



Depuis un an et demi le Scalp-Reflex Paris a repris l’organisation de concerts au CICP. Interrompus suite au départ de la célèbre et regrettée Rue de Nanteuil vers la nouvelle Rue Voltaire, il nous a paru important, dès que cela fut possible (insonorisation, sécurité des lieux…), de renouer avec cette tradition de mélange de culture et d’information, « Besta Baï Boroka Ere Baï » comme le disent si bien les Basques (la fête oui, la lutte aussi).
Depuis un an et demi le Scalp-Reflex Paris a repris l’organisation de concerts au CICP. Interrompus suite au départ de la célèbre et regrettée Rue de Nanteuil vers la nouvelle Rue Voltaire, il nous a paru important, dès que cela fut possible (insonorisation, sécurité des lieux…), de renouer avec cette tradition de mélange de culture et d’information, « Besta Baï Boroka Ere Baï » comme le disent si bien les Basques (la fête oui, la lutte aussi).
En effet depuis le début, le parcours du Scalp-Reflex Paris, comme beaucoup de groupes du réseau No Pasaran, fut étroitement lié à celui d’une certaine scène musicale. Scène qui se définissait non pas par un style de musique mais plutôt par un comportement et une attitude clairs : concerts pas chers ou gratuits, participation aux concerts de soutien, textes clairs, engagement à divers niveaux des musiciens, invitation pour des tables de presses… Pendant des années au 14 rue de Nanteuil, une fois par mois, un concert de soutien était organisé. Le soutien n’était pas exclusivement pour Reflex mais aussi pour d’autres assos ou causes qu’il nous paraissait important de soutenir (Mouvement des Objecteurs de Conscience, Nitassinan, prisonniers politiques basques ou d’ailleurs…). Ces concerts étaient des journées de fête à petit prix mais aussi l’occasion de s’informer des luttes en cours et de rencontrer d’autres assos, labels, fanzines.
C’est tout cela que nous avons cherché à recréer dans ce nouveau lieu rue de Voltaire, et c’est dans le même esprit que nous avons voulu organiser ces concerts avec d’autres assos de la maison CICP qui représentent parfaitement cette scène culturelle et militante : CRASH DISQUES (label indé), LE KIOSK (info-shop), RASTAQUOUERE (assos) et UNITY ROCKERS (ex-fanzine, label).
Cela a permis de nouer des contacts avec de nouveaux groupes, de toucher un public plus large et varié et nous a aussi appris à fonctionner de manière collective, chacun amenant sa touche personnelle. Après une dizaine de concerts organisés ensemble, il est sûr que l’aventure au CICP va se poursuivre sur ces mêmes bases. Les deux prochains concerts seront en soutien respectivement à Léonard Peltier (militant de l’American Indian Movement en prison depuis 25 ans) et à Fréquence Paris Plurielle (la « radio des associations » qui ne peut plus émettre depuis la tempête), les tables de presse y seront toujours aussi nombreuses et l’ambiance aussi bonne.
Merci à Action Directe, les Slitzs, La Fraction, K2R Rididm, Rageous Gratoons, Decrepit, Acrid, Brigada Flores Magon, Big Mama, Les Fils de Teuhpu, Turtle Ramblers, Les Ogres de Barback, Mascarade, Mokoka, Les Pélicans Frisés, les Rude Boys System et au public pour leur participation à ces concerts.
PROCHAIN CONCERT :
le dimanche 2 juillet
avec Raymorah,
Rue de la Gouaille
et Rue de Montreuil.
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