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Élections municipales 2014 à Lyon. Petite annonce : Rebeyne ! recherche militants (crédibles) et stratégie politique (crédible) pour liste commune avec le Front National..

Publié le 15 août 2013, mise à jour le 17 août 2013
par REFLEXes

Après l’échec politique du « Rassemblement pour la liberté » au printemps 2012, le constat est frappant, les identitaires lyonnais n’organisent plus de rassemblements ou de manifestations à Lyon, du moins officiellement. Leurs activités se concentrent sur le développement de leur local "La Traboule" qui ressemble de plus en plus à un « accueil jeune » version nationaliste : Depuis un an et demi le groupuscule enchaîne randonnées pédestres ou à vélos, via ferrata, week-end de ski, bivouac en forêt et tournois de foot... Le caractère « politique » du local ressort à travers les conférences et débats organisés, entre autre, par le Cercle de Précy. Ils ont par exemple accueilli Robert Ménard ancien co-fondateur et président de Reporters Sans Frontières pour une conférence en février dernier.


Malgré tous leurs efforts, le local des identitaires est régulièrement pointé du doigt [1] comme étant la base de replis, ou de départ, de violences commises dans le Vieux-Lyon comme lors de l’attaque d’un restaurateur [2] l’été dernier ou plus récemment en février 2013 à l’occasion des affrontements opposants des hooligans lyonnais avec des supporters de Tottenham [3] . Pour lutter contre cette image délétère directement auprès de leurs voisins ils publient un journal [4] depuis février 2012 qu’ils distribuent dans les boites aux lettres du quartier. Audacieux et ne doutant de rien, ils essayent également de convaincre certains commerçants de leur servir de point de distribution, en promettant parfois de repasser pour le prochain numéro quand ceux-ci refusent... Toujours amateurs du buzz médiatique, ils sont parvenus à faire leur petit effet au début de l’année 2013 en lançant une campagne de « maraudes solidaires » qui attira en conférence de presse une bonne partie des médiats locaux. Pourtant, après un lancement en grandes pompes cette campagne s’est limitée à deux distributions de nourritures et couvertures à des SDF sélectionnés sur critères ethnico-culturels. Une montagne accouchant d’une sourie.

Avançant masqués derrière l’association « Les Petits Lyonnais » les identitaires continuent de défiler tous les 8 décembre depuis 5 ans. A l’instar de la version parisienne [5], le cortège lyonnais mêle les sympathisants et militants de tous les groupuscules nationalistes locaux, renforcé par des ultras du groupe Lyon 1950 et des hooligans du virage sud de Gerland. Cette déambulation qui s’affiche plus culturelle que politique reste à ce jour la seule manifestation de rue dont les identitaires se font les organisateurs à Lyon. Ayant conscience qu’un événement plus explicitement marqué politiquement pourrait se retourner contre eux en attirant les plus excités [6] comme en mai 2011, ils se font les relais d’événements soit-disant appelés par d’autres, comme en septembre 2012 où ils invitaient leurs partisans à rejoindre un rassemblement censé s’opposer à une manifestation d’intégristes musulmans. Mouvement prêtant grande attention à son image et à sa communication, prétendant renouveler le discours, un peu, et surtout le militantisme nationaliste, les identitaires essayent de calculer au mieux leurs « coups » politiques. Le moins que l’on puisse dire c’est que se ne sont pas les chefs qui donnent le meilleur exemple.

Faites ce que l’on dit, pas ce que l’on fait

À écouter Damien Lefèvre, alias Damien Rieu [7], dans une interview donnée au site Lyon Capitale TV en avril dernier, les identitaires prépareraient d’ors et déjà la future campagne pour les élections municipales de 2014 à Lyon. Rien d’étonnant si l’on prête attention à la stratégie identitaire depuis plusieurs années [8]. Si l’on en croit également les propos tenus à Rue 89 Lyon à l’occasion de la convention de lancement de « Génération Identitaire » à Orange en novembre 2012, les identitaires lyonnais auraient déjà eu un appel du pied de la part du Front National du Rhône en vu de, peut-être, constituer des listes communes. Cette potentielle alliance avec le FN s’inscrit dans le rapprochement observé depuis plusieurs mois entre les deux formations [9]. Le dernier exemple en date étant la venue le 19 septembre prochain de Bruno Gollnisch [10] à la Traboule. Ce sera la première fois qu’un responsable national du FN soit invité par les identitaires, et qu’il accepte ! Les prochaines élections municipales sont un objectif politique d’importance pour le Bloc Identitaire après plus de 10 ans d’existence à Lyon et au niveau national. Après le loupé de la candidature du grenoblois Arnaud Gouillon à l’élection présidentielle de 2012 et l’échec de la tentative de Philippe Vardon d’obtenir l’investiture du FN aux dernières élections législatives, les identitaires se doivent de rebondir par un coup électoral s’ils entendent toujours incarner le deuxième parti nationaliste derrière le FN.

Décembre 2012. Après de multiples dégradations contre leur local les identitaires communiquent et jouent la carte « république et démocratie », morceau d’anthologie : « Nous[...] invitons nos adversaires à nous combattre par le débat et les urnes plutôt que par la « force » ou l’intimidation mafieuse ».

Si Rebeyne ! est le groupuscule nationaliste « jeune » le plus ancien existant sur Lyon, il est difficile de réellement peser son implantation dans la population. Les élections à ce titre seront un test grandeur nature s’ils parviennent à constituer leurs propres listes, ce qui n’est pas encore gagné. Ce que l’on peut déjà voir par contre c’est le profil de leurs militants et sympathisants. Le noyau dur est constitué d’enfants de la classe moyenne et de la petite bourgeoisie lyonnaise, âgés entre 20 et 30 ans, pour la plupart salariés ou étudiants. Les sympathisants eux se retrouvent surtout dans le milieu hooligan, un peu le monde étudiant et dans une partie de la jeunesse rurale et péri-urbaine de l’ouest lyonnais. Cette dernière est volatile, en recherche d’adrénaline et change de crèmerie à la première occasion pour se tourner vers des groupuscules aux activités plus musclées comme le GUD. Des sympathisants aux profils relativement éloignés de leur cœur de cible marketing qui serait plutôt des jeunes issus de la classe moyenne, futurs diplômés, rompant avec le folklore nationaliste et les comportements de gros bras. Enfin ça c’est leur com’, la réalité est tout autre puisque même les leaders locaux sont impliqués dans des exactions diverses et variées qui les mènent, parfois, au tribunal. De gauche à droite : Pierre Robesson alias « Robloch », Damien Lefèvre alias Damien Rieu dit « Perry » et Damien Montant.

Depuis un an en effet les identitaires lyonnais enchaînent les passages devant la justice : Après les condamnations de Pierre Robesson [11] en mai 2012 et Damien Montant [12] en décembre 2012, c’est au tour de Maxime Gaucher d’avoir été condamné par la justice le 30 mai 2013 pour agression. Et d’autres suivront puisque Maxime Frier fait partie des quatre mis en examen suite à l’occupation du chantier d’une mosquée à Poitiers. Là encore il s’agit d’un identitaire lyonnais proche du milieu hooligan, et si l’on en croit Libération, fiché par la DCRI comme une bonne partie des lyonnais présents à cette action. Entre se présenter aux élections et participer aux affrontements entre supporters [13], il y a un fossé béant entre la théorie et la pratique, comme une certaine schizophrénie politique, un gros problème d’identité...

Des Magic Fans à la Mezza Lyon, du Front National à Rebeyne ! : gros transfert entre Loire et Rhône.

Mardi 23 avril 2012. Jour de la promulgation de la loi autorisant le mariage de personnes de même sexe, les anti-mariages organisaient un rassemblement Place Carnot dans le 2ème arrondissement de Lyon. La présence mutuelle des identitaires, du GUD et des Jeunesses Nationalistes ne pouvaient laisser présager autre chose : s’en sont suivis une tentative de blocage de l’autoroute, une manifestation sauvage et de multiples interpellations. Dans le lot, Maxime Gaucher, 23 ans, apprenti en CAP frigoriste, poursuivi pour agression sur une photo-journaliste indépendante et pour violence sur agent, le commandant de la BAC en l’occurrence.

« Manif Pour Tous », Place des Terreaux à Lyon. Photo souvenir Rebeyne ! / Bloc Identitaire Lyon. 1 : Maxime Gaucher alias « Merc » 2 : Gérald Pichon [14] 3 : Loris Chabrier [15]

« Merc », son petit surnom dans le milieu des tribunes, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis, 2100 euros de dommages et intérêts pour la journaliste et son avocat, une suspension de 3 ans de ses droits civiques, 5 ans d’interdiction de participation à toute manifestation publique et de manifestation sportive. Et ce n’est peut-être pas fini, le parquet ayant fait appel et demandant de la prison ferme. Maxime a tenté de se faire passer au tribunal pour un banal sympathisant de Rebeyne ! - Génération Identitaire, et pour un gentil croyant catholique. Bien essayé mais peu convainquant, car le jeune homme est bien plus qu’un simple sympathisant de la mouvance identitaire lyonnaise, et loin d’être un agneau. C’est un militant actif de Rebeyne ! qui aime faire le coup de poing, petite présentation. Son engagement nationaliste remonte à plusieurs années et il a été notamment candidat aux élections cantonales de 2009 en Haute-Loire (canton Le Puy Ouest) pour le Front National.

Depuis son arrivé à Lyon, c’est un militant identitaire investi et participant, par exemple, en juillet 2011 à la préparation d’un convoi « humanitaire » de Solidarité Kosovo, au séminaire organisé à Orange en mai 2012 dans le cadre de la campagne Une Autre Jeunesse ou encore à l’occupation du chantier de la mosquée à Poitiers. Sa présence au séminaire d’Orange en fait un des leaders de Rebeyne ! puisque celui-ci était réservé aux responsables des différents groupes locaux identitaires, le noyau dur hexagonal du mouvement en somme, qu’ils nomment officieusement Le Clan.

Séminaire du « Clan » dans le cadre de l’animation de la campagne « Une Autre Jeunesse », 12 & 13 mai 2012 à Orange. 1 : Philippe Vardon, 2 : Pierre Robesson 3 : Damien Lefèvre 4 : Romain Castel [16] 5 : Arnaud Martin alias Arnaud Delrieux [17] 6 : Maxime Gaucher.

Mais la politique n’est pas sa seule passion, « Merc » aime aussi le foot, enfin surtout les tribunes et la tape. Jusqu’en 2010, son club c’était l’ASSE et son groupe les Magic Fans jusqu’à ce que son prosélytisme politique au stade ne le conduise à être exclu du groupe de supporters. Certainement vexé et revanchard, il passa à l’ennemi juré, direction Lyon, le virage sud de Gerland et les hooligans-fascistes de la Mezza Lyon. Une recrue de choix puisqu’il n’hésita pas à balancer des infos sur les Magic Fans à ses nouveaux amis, participant même aux expéditions contre le local des MF en octobre et novembre 2011. Déjà en avril 2010, lors d’une manifestation antifasciste passant par le quartier du Vieux-Lyon on le retrouva en première ligne (photo ci-dessous) de la cinquantaine de nationalistes et hooligans venus pour en découdre.

Une chose est sure il aime la torgnole, et à l’image de tout bon hools qui se respecte il est amateur de MMA. Ainsi il participa avec son acolyte "Willo" [18], au tournoi de free fight organisé le 5 décembre 2010 à la Vlaams Huis de Lille.

Décembre 2012, Vlaams Huis, Tournoi de MMA. Maxime Gaucher (casquette) portant un t-shirt d’une éphémère marque de vêtement nationaliste : DISSROP pour « Dissident Européen », lancée par des sympathisants et militants de Lyon Dissident.

Lors de son procès [19], preuve de son engagement militant, « Merc » a pu compter sur la présence et le soutien de Pierre Robesson. Une solidarité toute naturelle entre les deux complices des attaques anti-MF évoquées plus haut. Malgré ce profil de bastonneur nationaliste, « Merc » devrait échapper à une nouvelle comparution au tribunal pour l’agression d’un membre du Collectif de Vigilance 69 lors d’une distribution de tracts en février 2013 Place du Change, l’affaire semblant ne pas avoir de suite. Ce soir-là, la présence de Gérald Pichon n’avait pas suffit à le calmer, il n’avait pu s’empêcher de donner du coup de poing.

L’effet « manif pour tous » ?

Depuis un an et demi les identitaires lyonnais font face à une grosse concurrence, le créneau nationaliste étant bien occupé par le GUD et les Jeunesses Nationalistes. Autant dire qu’ils ont eu bien du mal à se faire une place, le GUD jouant l’activisme de rue à font et Alexandre Gabriac attirant à lui caméras et micros. Comme une offrande inespérée la dissolution des JN [20], jumelée à la course à la radicalité du GUD, va permettre une redistribution des cartes au sein du milieu nationaliste local [21]. Un bonheur n’arrivant pas seul, la dissolution de 3ème Voie entraînera une recomposition du milieu au niveau national dont les identitaires pourraient tirer avantage en restant la seule alternative crédible au Front national pour les sympathisants et militants nationalistes. Si les identitaires ont délaissé, de façade, l’action de rue par stratégie politico-médiatique depuis longtemps, préférant ces dernières années jouer la carte du "buzz", la dynamique crée par l’opposition au « mariage pour tous » aurait du les y replonger. Pourtant leur bilan est plutôt mitigé, puisque sur Lyon entre les actions de bourrins du GUD ou de martyrs desJN, les identitaires ne se sont pas beaucoup fait voir ni entendre. Ils se sont même fait couper l’herbe sous le pied par un collectif apparu en novembre 2012 appelé « Les Enfants des Terreaux ». Un groupe maniant l’agit-prop et la com’ ...aussi bien qu’eux. A croire que cela pourrait être eux, et ce ne serait pas étonnant, tant ils sont amateurs de faux nez pour avancer masqués. Ce groupuscule émane pourtant des milieux catholiques traditionalistes [22] et assume totalement les coups de main donnés par les Jeunesses Nationalistes ou les identitaires. Enfin, même si ces derniers ont participé aux cortèges de la « manif pour tous » et à quelques actions « bon enfant », ce n’est pas leur présence qui aura défrayée la chronique. Les leaders lyonnais se sont surtout faits présents dans les cortèges parisiens, participant aux diverses échauffourées tout en ayant la prudence de ne pas le revendiquer explicitement. Bons communicants ils ont attendu la dernière grosse mobilisation parisienne du 26 mai dernier pour créer leur « buzz » en occupant [23] la terrasse du siège national du Parti « socialiste », un « coup » comme ils en raffolent, partant du principe qu’on se souvient de ce qui est arrivé en dernier.

« Manif Pour Tous », Paris. Les quatre du milieu, de gauche à droite : Robert, Martin, Lefèvre, Vardon bas dessus-bras dessous.

Les mois qui viennent nous le diront, quand l’euphorie et les fantasmes de « printemps français » se seront essoufflés, si les identitaires arrivent localement, et nationalement, à trouver un second souffle, à être initiateurs et leaders plus que suiveurs d’un mouvement qui s’impose à eux. D’ici là, ce que nous ont appris les derniers mois, c’est surtout qu’entre le discours de façade et la réalité des exactions de ses militants, la mouvance identitaire lyonnaise n’a rien a envier à la bêtise brutale du GUD, et ce n’est pas le discours léché de Damien Lefèvre lors de ses interviews qui parviendra à faire croire le contraire : Rebeyne ! est bien un groupuscule nationaliste radical comme les autres...avec de meilleurs web-designers et graphistes ; C’est tout.



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[1] Au delà de la présence de leur local dans le quartier Saint-Jean, les identitaires lyonnais sont depuis les premières années de leur existence à Lyon les acteurs réguliers de violences et agressions, de par leurs militants ou sympathisants, comme de leurs alliés occasionnels tel que certains hooligans. Pour s’en faire une petite idée le Collectif de vigilance contre l’extrême-droite 69 y a dédié une partie d’un dossier spécial leur étant consacré.

[2] Le restaurateur finira, dégoûté, par vendre ses deux enseignes après que deux de ses employés aient démissionné par peur d’autres agressions.

[3] Le traitement médiatique de ces affrontements, au niveau local comme national, s’est empressé de donner un caractère antisémite à ces affrontements. Pour autant la réalité n’est pas aussi simple bien que certains bras tendus et quelques slogans antisémites aient pu être entendus ce soir là. Si l’on en croit un hooligan lyonnais ayant donné une interview au journal Le Progrès, ces affrontements tenaient surtout du « folklore » footbalistique : La Yid Army, firm de hooligans du club de Tottenham, est l’’une des plus réputée de Londres avec celles de Chelsea et Milwall. Elle joue à l’instar des supporters de l’Ajax d’Amsterdam, sur l’identité juive du club. Pour les hools lyonnais il était peut-être surtout question de se confronter à un adversaire sérieu, et les provocations antisémites, étaient autant politiques pour certains, qu’une « réponse » au folklore yiddish mis en avant par les hools anglais pour d’autres.

[4] Plus précisément une feuille A3 recto-verso.

[5] L’hommage rendu à sainte-Geneviève au pied de Notre-Dame chaque premier week-end de janvier.

[6] Sachant que Lyon en regorge ces dernières années, que le rassemblement attirerait les plus radicaux et les plus castagneurs, les identitaires, tous courageux qu’ils sont, ne pouvaient assumer politiquement, et en terme d’image surtout, un rassemblement qui avait de grande chance de se transformer en ratonnade. Bilan : Pas un barbu ni de membre officiel de Rebeyne ! sur place le jour J mais quelques apprentis fascistes et une dizaine d’antifa.

[7] Ex-porte parole officiel de l’association « Les petits lyonnais / Culture Lyon » dont il reste le vice-président administratif, il est le responsable communication et relations presse de Rebeyne !. Il faisait partie du bureau de l’Autre Jeunesse, toujours membre du bureau directeur du Bloc Identitaire, il est l’un des porte-parole national de Génération Identitaire. Son engagement lui a valu d’être licencié en novembre 2012 de son poste de communiquant d’une maison d’édition lyonnaise. En réaction une pétition de soutien en ligne avait même été crée. Enfin, il fait partie des 19 interpellés lors de l’action contre le siège du Parti Socialiste le 26 mai 2013.

[8] Nous l’évoquions d’ailleurs dès mai 2011 dans l’article « Le 14 mai à Lyon, Alerte : propagation de la fièvre porcine ! »

[9] Pour l’anecdote, les identitaires lyonnais avaient été une bonne vingtaine à se rendre au meeting de Marine Le Pen lors de son passage à Lyon en avril 2012 durant la campagne pour les élections présidentielles.

[10] Qui « était » proche d’Yvan Benedetti, l’ex chef de la défunte Œuvre Française récemment dissoute. Rien d’étonnant dans son rapprochement explicite avec les identitaires, Bruno Gollnisch représentant le frange « dur », ou plutôt « à l’ancienne » au sein du FN. Son exclusion de Lyon III pendant 5 ans en 2006 pour des propos révisionnistes en étant le parfait exemple.

[11] « Secrétaire » dans les statuts administratifs du local « La Traboule », signataire officiel de la « Marche des Cochons »/ « Rassemblement pour la liberté » en mai 2012, propriétaire du nom de domaine du site internet de Rebeyne ! , coordinateur du « Réseau des Maisons de l’Identité » et membre du bureau directeur du Bloc Identitaire. C’est l’un des « anciens », investi dès la création des Jeunesses Identitaires en 2002. Concernant Mr Robesson et le milieu hooligan lyonnais voir ici et .

[12] « Secrétaire » dans les statuts administratifs de l’association « Les petits lyonnais ». Damien Montant a été condamné en décembre 2012 à 15 mois de prison dont 10 avec sursis et 5 fermes, ainsi qu’à 5000 euros d’amende pour une agression survenue à quelques mètres de « La Traboule », lire ici et

[13] On a pu voir Pierre Robesson participer aux affrontements entre supporters lyonnais des virages sud et nord en marge du Derby contre l’ASSE en avril 2013.

[14] alias Franck Lancier quand il était responsable de Rebeyne ! de 2005 à 2009 avant son départ pour Paris. Il est l’auteur du livre « Sale Blanc ! » qu’il est venu présenté le 20 mars 2013 à « La Traboule ».

[15] Ce jeune homme âgé de 23 ans et ami de Jonathan Chatain continue sa visite des groupuscules nationalistes lyonnais. Après avoir gravité un temps autour de Lyon Dissident, puis s’être tourné vers le GUD Lyon, il a rejoint les identitaires depuis quelques mois. Loris est surtout connu pour faire partie des 4 suspects principaux poursuivis dans le cadre de l’agression de Villeurbanne en janvier 2011 dont le procès est toujours attendu à Lyon.

[16] Lyonnais, Conseiller Fédéral de Génération Identitaire.

[17] Porte-parole et « Président » dans les statuts administratifs de Génération Identitaire, « Président » dans les statuts administratifs du local « La Traboule », signataire officiel de la « Marche des Cochons »/ « Rassemblement pour la liberté » en mai 2012.

[18] Voir aussi ici

[19] Procès à l’occasion duquel on apprendra que « Merc » appela Gabriac lors de cette manifestation sauvage pour lui déconseiller de s’y rendre. Plutôt étonnant alors que 6 mois avant un des leaders des identitaires affirmaient dans uneinterview que les liens avec les Jeunesses Nationalistes n’étaient plus d’actualité. On leur accordera que vu le profil de bourrin de l’ancien stéphanois, il ne peut que s’entendre avec l’ancien grenoblois.

[20] L’Oeuvre Française et sa branche « jeune » les Jeunesses Nationalistes dissoutes, Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti s’empressèrent, sans surprise, début août d’exhumer Jeune Nation.

[21] A ce titre, la section lyonnaise de 3ème Voie, menée et fondée par les ex de Lyon Dissident mais n’existant plus depuis un peu plus d’un an, l’auto-dissolution du groupuscule ne devrait pas avoir de réelle incidence entre Rhône et Saône. De fait, Mannheim et comparse semblent être retournés à leur seul réel engagement, la « musique », son groupe Match Retour continuant les concerts comme le 29 juin 2013 lors d’un concert en soutien aux militants du GUD Lyon condamnés récemment.

[22] Isabelle Fradot militante et leadeur des EDT participera, à Lyon, à une réunion organisée par le Cercle Anthinéa et ayant pour titre « Du printemps français à la prise du pouvoir ». Cette réunion clôturant le « Camp Maxime Real del Sarte », soit l’université d’été de l’Action Française, se déroulant cette année du 25 au 30 août à côté de Roanne.

[23] 19 interpellés mis sous contrôle judiciaire. Le jugement rendu le 25 juillet dernier déboucha sur la condamnation de 15 identitaires à une amende de 500 euros avec sursis, 3 à une amende de 500 euros et le dernier à une peine de 90 jours-amendes à 10 euros, soit 900 euros au total. Le procès fut instructif sur la capacité des identitaires à assumer leur engagement et leur volonté farouche, par peur certainement d’une dissolution, de ne pas mêler Génération Identitaire à l’action.

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