





Le 10 mars prochain, le Bloc Identitaire (BI) va essayer de réoccuper l’espace médiatique par le biais d’une grande messe prétendument laïciste comme il en a le secret...
En cette fin d’année 2011, l’extrême droite française s’active et multiplie les déplacements hors de France. C’était le cas par exemple de Thibault de Chassey pour le RF qui était en Russie en novembre 2011 ou encore de Batskin qui, après s’être lancé dans un tour de France des groupes nationalistes indépendants en 2011, s’est récemment rendu au Québec pour soutenir le lancement d’une section Troisième Voie Québec en décembre. Sans oublier l’inénarrable « président fondateur » du PSF Thomas Werlet dont c’est le grand (tout est relatif) retour. Accompagné du porte-parole de son groupuscule, Olivier Lemoine, il s’est rendu en Iran en octobre dernier pour une conférence sur la liberté d’expression. On peut supposer que comme tant d’autres avant lui, il n’est pas revenu les poches vides, le gouvernement iranien ayant la réputation d’être fort généreux avec les « défenseurs de la liberté d’expression ». [1]
Nous vivons décidément des heures bien étranges, une période de l’histoire militante où il devient de plus en plus difficile de décrypter l’actualité, les enjeux, les stratégies, les alliances. A l’heure où des noirs suprématistes s’allient à des néo-nazis, alors que des juifs d’extrême droite prennent position pour des musulmans intégristes et que les nationalistes s’engueulent avec les identitaires, à une époque où le Front National arrive à passer pour un parti aux idées sociales, j’en viens à regretter les années 80. Nous étions mal fringué, certes, mais au moins nous savions reconnaître nos amis et donc, par extension, nos ennemis politique. Oui, la vie était pleine de certitudes et de rubiscubes…il n’y avait pas internet ni de portables et pourtant, rappelez vous, nous vivions intensément (vieux con !).
Le FN alsacien est dirigé par le haut-rhinois Patrick Binder. Ce dernier, comme à son habitude, est empêtré dans des procès multiples que lui intente le Système.
À quoi ressemble l’extrême droite aujourd’hui ? Quelle est la place du Front national ? Combien de groupes y a-t-il à sa marge, et que représentent-ils vraiment ? Pas facile aujourd’hui de répondre. Face à une extrême droite en perpétuelle évolution, cherchant de plus en plus souvent à brouiller les cartes pour mieux se refaire une virginité et apparaître plus forte qu’elle ne l’est, il vaut mieux connaître les histoires, les alliances et les positionnements de ces différents mouvements pour mieux anticiper leurs actions et leurs politiques. Le schéma que vous trouverez ci-joint, ainsi que les repères historiques ci-dessous, permettent d’y voir plus clair.
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