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	<title>REFLEXes &#187; Non classé</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>A notre ami Pedro</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Dec 2015 08:40:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pedro, notre camarade et ami, a été emporté mercredi dernier par une saloperie de cancer. Sa sagesse, sa disponibilité, sa franchise, sa pugnacité aussi, nous manqueront à jamais. Si nos pensées vont d’abord à sa compagne et à sa famille, c’est aussi toute une communauté militante qui a perdu un être cher. Nous laisserons les [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pedro, notre camarade et ami, a été emporté mercredi dernier par une saloperie de cancer. Sa sagesse, sa disponibilité, sa franchise, sa pugnacité aussi, nous manqueront à jamais. Si nos pensées vont d’abord à sa compagne et à sa famille, c’est aussi toute une communauté militante qui a perdu un être cher.</p>
<p>Nous laisserons les copains de Samizdat parler de celui qui fut l’un des pionniers de l’Internet libre en France pour rendre hommage à un autre grand combat de sa vie, la lutte antifasciste. Pedro, ce grand voyageur, savait que le monde ne fait qu’un, que seuls des imbéciles peuvent vouloir l’éclater en petites parcelles étanches, que la rencontre et l’échange sont la base des rapports humains.</p>
<p>Principal animateur du collectif de soutien Solidarité Résistance Antifa (SRA) pendant plus de quinze ans, compagnon de route de REFLEXes et co-fondateur de la Horde, Pedro a été de tous les combats de l’antifascisme autonome. Il ne faisait pas de grands discours, il faisait, point, et pesait ses mots, car comme le dit la citation de Lao Tseu qui accompagnait chacun de ses e-mails, « Ceux qui savent ne parlent pas, ceux qui parlent ne savent pas. Le sage enseigne par ses actes, non par ses paroles. »</p>
<p>Sans ses conseils avisés, il va nous être bien difficile à l’avenir de prendre les bonnes décisions ; sans sa présence à nos côtés, de trouver la force d’avancer. Mais c’est ce que nous lui devons, car il n’aurait pas permis qu’on baisse les bras. Pedro, si tu nous vois, comme toujours sois patient : sans toi, on va faire comme on peut…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La Horde &amp; REFLEXes</p>
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		<title>Mentions Légales</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Oct 2014 08:56:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[REFLEXes, c'est quoi ?]]></category>

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		<description><![CDATA[  le site REFLEXes est un site de communication au public en ligne consacré à l’information antifasciste. Il est édité à titre non professionnel au sens de l’article 6, III, 2° de la loi 2004-575 du 21 juin 2004. Conformément aux dispositions de cet article, son éditeur a choisi de rester anonyme. Il est hébergé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p>le site REFLEXes est un site de communication au public en ligne consacré à l’information antifasciste.</p>
<p>Il est édité à titre non professionnel au sens de l’article 6, III, 2° de la loi 2004-575 du 21 juin 2004. Conformément aux dispositions de cet article, son éditeur a choisi de rester anonyme.</p>
<p>Il est hébergé par Samizdat (<a href="http://samizdat.net">http://samizdat.net</a> / adresse mail : <a href="https://www.samizdat.net/sqmail/src/compose.php?send_to=samizdat%40samizdat.net">samizdat@samizdat.net</a>)</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>La Rance en Action</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Aug 2007 17:37:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Comité d'Entraide aux Prisonniers Européens (CEPE)]]></category>
		<category><![CDATA[Dieudonné]]></category>
		<category><![CDATA[Ginette Hess-Skandrani]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Paul Cruse]]></category>
		<category><![CDATA[Maria Poumier]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Lajoye]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Roudier]]></category>

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		<description><![CDATA[Le week-end dernier, samedi 28 juillet, Libération a consacré sa rubrique «Portrait» à Zara Whites, “actrice porno convertie au végétarisme militant”. Rassurez-vous, nous ne traiterons pas dans cette brève de végétarisme ou antispécisme. Une malheureuse fois a suffit. Ni d&#8217;ailleurs des talents artistiques de l&#8217;actrice en question, n&#8217;étant pas des critiques avertis du genre. C&#8217;est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le week-end dernier, samedi 28 juillet, <em>Libération</em> a consacré sa rubrique «Portrait» à Zara Whites, “<em>actrice porno convertie au végétarisme militant</em>”.<br />
Rassurez-vous, nous ne traiterons pas dans cette brève de végétarisme ou antispécisme. Une malheureuse fois a suffit. Ni d&rsquo;ailleurs des talents artistiques de l&rsquo;actrice en question, n&rsquo;étant pas des critiques avertis du genre.<br />
C&rsquo;est tout autre chose qui attira notre attention.</p>
<p>A la fin de l&rsquo;article, on apprend incidemment qu&rsquo;Esther (le vrai prénom de l&rsquo;artiste) “<em>pendant la campagne présidentielle (&#8230;) a milité pour La France en Action, un nano mouvement politique qui défend les animaux, les handicapés et la médecine alternative</em>”. Rien que ça !!<br />
Sans plus de précision de la part de l&rsquo;auteur, on associe donc le végétarisme militant à un parti politique dénommé La France en Action, parti qui présenta des listes aux dernières législatives, et non à la présidentielle soit dit en passant.<br />
Première surprise : l&rsquo;auteur ne cite pas la dépêche AFP du 6 juin 2007, reprise entre autres par <em>Le Monde</em> ou <em>20 Minutes</em>, dans laquelle Georges Fenech, président de la commission d&rsquo;enquête parlementaire sur les sectes, dénonçait les liens entre ce parti et des mouvements sectaires<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-rance-en-action/#footnote_0_316" id="identifier_0_316" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&ldquo;Je tiens &agrave; informer l&rsquo;opinion et les &eacute;lecteurs des liens existants entre le parti France en action qui pr&eacute;sente des candidats dans la quasi totalit&eacute; des circonscriptions fran&ccedil;aises avec des organisations &agrave; caract&egrave;re sectaire tels que l&rsquo;OTS, le mouvement ra&eacute;lien, la scientologie, la kin&eacute;siologie, Moon et Krishna&rdquo;">1</a></sup>. Mais bon, un journaliste ne peut pas tout savoir, n&rsquo;est-ce pas ? Mais si, en ce qui nous concerne, cette dépêche ne nous avait pas échappé, c&rsquo;est qu&rsquo;elle évoquait un parti qui nous intéressait pour une toute autre raison.</p>
<p>C&rsquo;est en effet sous ces couleurs que se sont présentées certaines personnes déjà citées dans l&rsquo;<a href="http://reflexes.samizdat.net/dieudonne-par-le-pen-repris/">article sur Dieudonné</a> paru sur le site REFLEXes, et proche de ce que l&rsquo;on peut appeler la clique Dieudonné / Skandrani.</p>
<p>En premier lieu, Ahmed Moualek de <em>La Banlieue s&rsquo;exprime</em>. Il a été candidat dans la 9ème circonscription de Seine-Saint Denis à Bondy<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-rance-en-action/#footnote_1_316" id="identifier_1_316" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&nbsp; ">2</a></sup> ou il réalise le score de 0.70% (soit 202 voix). Présent au côté de Dieudo aux BBR en novembre 2006 (dans la foulée il interview Le Pen pour son site), ou l&rsquo;accompagnant au Liban l&rsquo;été dernier (en compagnie de Soral, Meyssan et Chatillon), il a donné une interview dans Minute (13 déc. 2006) dans laquelle il déclarait “<em>Le Pen n&rsquo;est ni raciste ni idiot</em>”. À ce niveau d&rsquo;analyse, nous ne nous sentons pas vraiment de débattre sur le fond. En tout cas il fit partie de ceux qui voulurent nous faire croire, dans la lignée d&rsquo;un Soral, que la «banlieue» (entendez par là les jeunes issus de l&rsquo;immigration maghrebine) allait voter massivement pour Le Pen. Comme chacun sait, cela ne s&rsquo;est pas exactement vérifié&#8230;</p>
<p>Autres candidats de choix pour ce «nano mouvement écolo», Smaïn Bedrouni et Christian Cotten, respectivement candidats dans la 2ème circonscription de Seine-Saint Denis à Saint-Denis (0.36% pour 85 voix) et dans la 9ème circonscription. des Hauts-de-Seine à Boulogne-Billancourt (0.53%, 199 voix). Tous deux ne sont pas des novices de ce type d&rsquo;engagement politique puisqu&rsquo;ils sont les dirigeants, en l&rsquo;occurrence président (Cotten) et vice-président (Bedrouni), d&rsquo;un mouvement créé en vue des élections européennes de 1994, Politique de Vie, parti/association traitant d&rsquo;écologie, spiritualité, médecine.</p>
<p>Mais les deux personnages se sont déjà illustrés pour d&rsquo;autres activités. Smaïn Bedrouni est l&rsquo;animateur du site <em>La Voix des Opprimés</em> (LVO), qui, malgré un nom fort sympathique, prône un Islam radical de la pire espèce et développe des thèses antisémites. Un des derniers articles posté sur le site a pour titre «<em>Exposer le réseau criminel sioniste derrière le 911 et la “guerre au terrorisme”</em>». Cela se passe de commentaires puisque cela reprend le thème du complot israélien derrière les attentats de septembre 2001.<br />
C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pour des propos antisémites et menaces de mort à l&rsquo;encontre de Mouloud Aounit du MRAP que le 26 janvier dernier la 17e chambre correctionnelle du TGI de Paris l&rsquo;a condamné à 6 mois de prisons avec sursis et 1000 euros d&rsquo;amendes. En novembre 2003 il avait envoyé au président du MRAP une lettre de menaces avec une balle de 7.65, accompagné d&rsquo;un petit mot “<em>la prochaine ne sera pas par la poste</em>” et <em>“Les juifs dehors”</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-rance-en-action/#footnote_2_316" id="identifier_2_316" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Hormis l&rsquo;expression &laquo; les juifs dehors &raquo; il est amusant de noter la similitude avec l&rsquo;affaire Rapha&euml;l Schoemann, condamn&eacute; en 2006 lui aussi pour menaces de mort accompagn&eacute; d&rsquo;une balle de 7.65, mais cette fois ci &agrave; l&rsquo;encontre de personnalit&eacute;s antisionistes comme le r&eacute;alisateur isra&eacute;lien Eyal Sivan, Alain Lipietz ou Jos&eacute; Bov&eacute; mais aussi contre d&rsquo;autres beaucoup plus douteuses dans leurs soutiens &agrave; la cause palestinienne (pour ne pas dire plus) comme Isabelle Coutant-Peyre, Gilles Munier, Maria Poumier, Ginette Skandrani ou Mondher Sfar
Comme quoi les idiots de tous bords manquent cruellement d&rsquo;imagination.">3</a></sup>.<br />
Il fût aussi interpellé après le 11/9 suite à certaines de ses déclarations publiées sur son site et qui furent alors considérées comme des appels au terrorime<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-rance-en-action/#footnote_3_316" id="identifier_3_316" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le Figaro 20 septembre 2001">4</a></sup>.</p>
<p>Christian Cotten quant à lui, est lié par son organisme de formation dénommé Stratégique à l&rsquo;Eglise de Scientologie. C&rsquo;est en tout cas ce que l&rsquo;on peut lire dans le rapport de la commission d&rsquo;enquête parlementaire sur «Les sectes et l&rsquo;argent» paru en juin 1999. D&rsquo;ailleurs l&rsquo;adresse de l&rsquo;organisme est celle de Christan Cotten, et le site est réalisé et hébergé par Smaïn Bedrouni, décidemment inséparables mais la vie privée des personnes ne nous intéresse pas.<br />
Plus récemment, il a fricoté avec Loïc Le Ribault, savant mélange de Professeur Tournesol et de Panoramix, inventeur du «Silicium Organique G5», grains de sables magiques, fabriqués dans un labo en Irlande et vendus uniquement par correspondance en France (sur le site de Cotten on peut lire: “<em>Le G5 est un produit puissant, à la hauteur de l&rsquo;énergie qu&rsquo;il véhicule : le G5 a besoin de paix et d&rsquo;amour</em>”). La encore, on met le doigt dans une autre dimension et on retrouve tous les ingrédients symptomatiques des mouvements sectaires : l&rsquo;argent, les médecines parallèles et les délires paranoïaques de persécutions.<br />
Pour l&rsquo;anecdote, Loic Le Ribault, récemment décédé, fût soutenu lors de ses démêlés avec la justice française par le CEPE, Comité d&rsquo;Entraide aux Prisonniers Européens, une association de la mouvance identitaire dirigée par Richard Roudier et ayant œuvré à la libération de Michel Lajoye. Il en fût même un « membre éminent » pour reprendre l&rsquo;expression employé par le CEPE dans son communiqué du 11 juin 2007 paru sur le site de la pseudo agence de presse indépendante et alternative mais réellement identitaire Novopress.</p>
<p>Cela n&rsquo;empêche pas Cotten d&rsquo;intervenir sur des sujets plus politiques, par exemple en soutenant sa copine Ginette Skandrani lorsque celle-ci se fait interpeller lors d&rsquo;une manifestation de soutien à la Palestine qui regroupe toute la clique antisémite (cf article sur Dieudo).<br />
Est-ce à cause de cette proximité avec Cotten que Jean-Paul Cruse déclarera sur son site fin 2005 <em>“Ginette [...] doit s&rsquo;expliquer &#8211; cela lui a été demandé &#8211; sur ses faiblesses à l&rsquo;égard de groupes manipulés par des sectes néo-nazies&#8230;”</em>, pour justifier le refus d&rsquo;un texte proposé par Skandrani ?<br />
Rien n&rsquo;est moins sûr tant la dame Ginette se plait à s&rsquo;entourer de grands malades. Le dernier en date, Michel Dakar, passe son temps à dénoncer le “<em>génocide (sic !) du peuple palestinien</em>” et les <em>“complots menés par les instances sionistes”</em> (en parlant de la justice française) dont il est victime. Après des mois (voire des années) de harcèlement de toutes les instances judiciaires possibles et imaginables sur ces deux sujets, il a enfin obtenu une réponse de la Préfecture de Police de Paris en ce début d&rsquo;année : c&rsquo;est une convocation dans les services psychiatriques des Hôpitaux de Paris <em>“afin de décider si l&rsquo;état de Michel DAKAR nécessite un suivi psychiatrique et des soins”</em>. Si cela peut aider et économiser les deniers publiques, nous avons la réponse.<br />
Décidément, après la Tribu Ka, Dieudo, Serge Thion, Mondher Sfar ou Mohamed Latrêche, l&rsquo;entourage de Ginette Skandrani n&rsquo;a pas fini de nous surprendre.</p>
<p>Mais pour conclure, revenons à notre (triste) France en Action. Que certaines élections soient un lieu d&rsquo;expression et un moyen de financement pour des sectes n&rsquo;est une nouveauté pour personne. Que l&rsquo;on fasse régulièrement le lien entre ces mouvements sectaires et certaines franges de l&rsquo;extrême droite non plus. Ce qui nous gêne plus, c&rsquo;est que l&rsquo;on puisse les citer dans un quotidien à diffusion nationale sans aucune autre précision que “<em>nano mouvement politique qui défend les animaux, les handicapés et la médecine alternative</em>”. C&rsquo;est un peu court non ? Mais il est vrai que c&rsquo;est l&rsquo;été et qu&rsquo;au départ le sujet traitait d&rsquo;une ex-actrice de porno qui aujourd&rsquo;hui “<em>mange bio et trie ses déchets</em>”. Alors il ne faut sans doute pas trop attendre de professionnalisme&#8230;</p>
<p>Posté le 06 août 2007</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_316" class="footnote">“<em>Je tiens à informer l&rsquo;opinion et les électeurs des liens existants entre le parti France en action qui présente des candidats dans la quasi totalité des circonscriptions françaises avec des organisations à caractère sectaire tels que l&rsquo;OTS, le mouvement raélien, la scientologie, la kinésiologie, Moon et Krishna</em>”</li><li id="footnote_1_316" class="footnote"> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/08/FranceEnAction.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1096" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/08/FranceEnAction.jpg" alt="FranceEnAction" width="600" height="798" /></a> </li><li id="footnote_2_316" class="footnote">Hormis l&rsquo;expression « les juifs dehors » il est amusant de noter la similitude avec l&rsquo;affaire Raphaël Schoemann, condamné en 2006 lui aussi pour menaces de mort accompagné d&rsquo;une balle de 7.65, mais cette fois ci à l&rsquo;encontre de personnalités antisionistes comme le réalisateur israélien Eyal Sivan, Alain Lipietz ou José Bové mais aussi contre d&rsquo;autres beaucoup plus douteuses dans leurs soutiens à la cause palestinienne (pour ne pas dire plus) comme Isabelle Coutant-Peyre, Gilles Munier, Maria Poumier, Ginette Skandrani ou Mondher Sfar<br />
Comme quoi les idiots de tous bords manquent cruellement d&rsquo;imagination.</li><li id="footnote_3_316" class="footnote"><em>Le Figaro</em> 20 septembre 2001</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Montevideo et tu verras mon mythe !</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Oct 2005 13:28:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Tupamaros]]></category>
		<category><![CDATA[Uruguay]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Tupamaros en Uruguay Pour la gauche radicale des années 1970, et la plupart des groupes armés en Occident, il n&#8217;existe sans doute pas de référence plus mythique que celle des Tupamaros uruguayens, premiers praticiens modernes de la guérilla urbaine. Mais il n&#8217;est pas certain que leurs admirateurs aient tous été dignes de leur prestigieux [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les Tupamaros en Uruguay</p>
<p>Pour la gauche radicale des années 1970, et la plupart des groupes armés en Occident, il n&rsquo;existe sans doute pas de référence plus mythique que celle des Tupamaros uruguayens, premiers praticiens modernes de la guérilla urbaine. Mais il n&rsquo;est pas certain que leurs admirateurs aient tous été dignes de leur prestigieux référent.</p>
<p>L&rsquo;Uruguay a été pendant longtemps un havre de prospérité et de stabilité dans une Amérique latine par ailleurs très agitée&#8230; Deux partis, le Colorado (rouge) libéral et le Blanco (blanc) conservateur se partageaient le pouvoir selon une formule collégiale d&rsquo;inspiration helvétique. Depuis le début du siècle, des réformes audacieuses avaient placé le pays à l&rsquo;avant-garde du progrès : enseignement laïc et gratuit, protection sociale, aide à la famille, retraites généreuses, emploi pour tous&#8230;<br />
Mais à la fin des années 1950, l&rsquo;Uruguay s&rsquo;enfonce rapidement dans la crise économique avec l&rsquo;effondrement des prix de la viande et des céréales, principaux produits d&rsquo;exportation : l&rsquo;inflation galopante, la dégradation des conditions de vie, la perte de confiance dans les institutions provoquent la fin du consensus politique et la montée des tensions sociales. Les possédants répondent par l&rsquo;égoïsme (fin de l&rsquo;État providence) et les gouvernants par la rigidité. En 1968, le président Jorge Pacheco Areco a recours à l&rsquo;état de siège, face aux étudiants et aux syndicats. Les groupes fascistes sont actifs et impunis.<br />
Le Mouvement de Libération National (MLN) &nbsp;&raquo; Tupamaros &nbsp;&raquo; (de Tupac Amaru, dernier membre résistant de la famille royale inca, tué par les Espagnols en 1571) est né cinq ans plus tôt, en 1963, sous la direction de l&rsquo;universitaire et ex-dirigeant socialiste Raul Sendic. Celui-ci avait décidé quelques temps plus tôt avec des camarades de monter vers le Nord pour travailler avec les &nbsp;&raquo; caneros &laquo;&nbsp;, les coupeurs de canne, dont la situation sociale était particulièrement difficile. Les Tupas sont issus de leurs mobilisations et des marches nationales de 1962.<br />
Les bases théoriques du MLN sont les suivantes : fonder un mouvement et non un parti ; privilégier les actions, qui unissent, aux discussions, qui divisent ; nécessité de la lutte armée du fait de l&rsquo;impossibilité d&rsquo;accéder au pouvoir par la voie pacifique ; indépendance économique du mouvement (auto-financement) et indépendance politique vis-à-vis de Cuba, de la Chine ou de l&rsquo;URSS&#8230;<br />
En Uruguay, on est sensible aux thèses d&rsquo;Abraham Guillen, anarchiste vétéran de la révolution espagnole, vivant à Montevideo et auteur de Stratégie de la Guérilla urbaine. Dans cet intéressant ouvrage, Guillen estime que des groupes armés agissant dans les villes, &nbsp;&raquo; la jungle concrète &laquo;&nbsp;, peuvent être à l&rsquo;origine une révolution dans un contexte où la dictature est fragilisée par l&rsquo;hostilité de la population. Dans la dictature brésilienne, Carlos Marighella et son Acçao libertadora nacional ont fait de même. Le modèle est exporté dans nombre d&rsquo;autres pays latino-américains.<br />
La dictature ? On n&rsquo;en est pas encore là en Uruguay, mais la démocratie a montré ses limites. Dans leurs actions, les Tupas arrivent à bénéficier d&rsquo;une large sympathie dans la population, en dévoilant les turpitudes du système tout en évitant les confrontations sanglantes, avec des méthodes très Robin des bois : distribution de produits et d&rsquo;argent expropriés dans les quartiers pauvres de Montevideo, radio-pirate ou intervention surprise dans les émissions ou les cinémas, kidnappings contre rançons&#8230; Les cibles de leurs attentats (sans victimes) sont prioritairement les intérêts politiques et économiques américains (ambassade, consulats, General Motors, All American Cable, Western Telegraph&#8230;), mais la solidarité internationale est de rigueur (ambassade du Brésil, la société allemande Bayer qui participe à la guerre chimique au Viet-Nam&#8230;), sans oublier les hold-ups nécessaires à l&rsquo;auto-financement. Les exécutions ont été exceptionnelles et très ciblées, généralement sur des membres des forces de répression.<br />
À partir de 1970, les Tupas s&rsquo;orientent vers la création d&rsquo;un &nbsp;&raquo; double pouvoir &nbsp;&raquo; effectif, cherchant à équilibrer les forces révolutionnaires et les forces armées ; le MLN doit devenir l&rsquo;embryon du futur État socialiste, avec son système d&rsquo;enseignement, de soins, d&rsquo;aide aux miséreux &#8211; &nbsp;&raquo; il doit apparaître comme un pouvoir à l&rsquo;intérieur d&rsquo;un autre pouvoir &nbsp;&raquo; &#8211; Il ne s&rsquo;agit donc pas de la prise du pouvoir central mais de la création au sein de la société, dans l&rsquo;ici et maintenant, de structures différentes, dans lesquelles des tâches militaires devraient aussi être assumées ; ciao l&rsquo;avant-gardisme léniniste ! Puis vient l&rsquo;étape de &nbsp;&raquo; l&rsquo;alternative réelle au pouvoir &laquo;&nbsp;, qui devait précéder &nbsp;&raquo; l&rsquo;assaut du pouvoir &nbsp;&raquo; proprement dit, comme le précise un rapport du secrétariat exécutif au comité central du MLN, en mars 1972.<br />
Mais tout cela ne va pas forcément sur une logique insurrectionnaliste : la campagne électorale de 1971 voit l&rsquo;ébranlement du bipartisme traditionnel par la formation à gauche du Frente amplio (Front large), vaste regroupement de partis de gauche, auxquels s&rsquo;ajoutent de très larges secteurs de la société civile (syndicats, étudiants&#8230;) et même des éléments nationalistes &#8211; comprendre anti-impérialistes &#8211; de l&rsquo;armée ; le programme du Frente amplio est largement issu de celui de la puissante centrale syndicale CNT (Convención Nacional de Trabajadores), qui prône entre autres la nationalisation des banques et la réforme agraire. ÀA cette occasion, les Tupamaros observent une trêve, car une bonne partie du Frente amplio va dans la logique du &nbsp;&raquo; double pouvoir &laquo;&nbsp;, mais elle est rompue après la défaite de ce premier rassemblement, qui marque aussi pour beaucoup la fin de l&rsquo;espoir d&rsquo;un changement réformiste.<br />
À partir de cette date, ils redoublent d&rsquo;activisme et adoptent la politique du pire, cherchant à provoquer des réactions de l&rsquo;appareil d&rsquo;État, voire de forces étrangères (exécution d&rsquo;officiers de l&rsquo;armée, kidnapping de diplomates&#8230;). En contrepartie, ils comptent sur une évolution nationaliste et progressiste des militaires, comme au Pérou, et sur une réaction décisive de la société civile qui est en pleine ébullition, avec multiplication des grèves. L&rsquo;appareil militaire du MLN compte alors plusieurs milliers de combattants, et son organisation politique clandestine regroupe, selon l&rsquo;armée, plus de 10 000 personnes.<br />
La nouvelle tactique se révèle être une erreur : l&rsquo;armée choisit la doctrine de &nbsp;&raquo; sécurité nationale &nbsp;&raquo; enseignée dans les écoles militaires aux États-Unis, et qui conduit toutes les dictatures latino-américaines. Les Tupamaros connaissaient pourtant le poids politico-militaire de l&rsquo;impérialisme américain sur le pays : le 30 juillet 1970, ils avaient kidnappé Dan Mitrione, agent de la CIA en poste à Montevideo, conseiller ès torture et contre-insurrection auprès de la police et de l&rsquo;armée uruguayennes, déjà actif au Brésil. La seule présence de ce personnage en Uruguay montrait bien, par ailleurs, toute la relativité de la démocratie locale. Il est exécuté quelques jours plus tard. Le cinéaste Costa-Gavras a popularisé l&rsquo;épisode dans son excellent film État de siège.<br />
L&rsquo;essentiel du MLN est démantelé dans le courant de l&rsquo;année 1972, et ses dirigeants sont emprisonnés, dans un contexte d&rsquo;affrontements directs avec l&rsquo;armée, sur fond de grèves et de conflits sociaux : la CIA, qui n&rsquo;a pas oublié l&rsquo;affaire Mitrione, a fourni tous les moyens possibles aux forces de répression.</p>
<p>Le 27 juin 1973, le président Bordaderry dissout l&rsquo;assemblée nationale et coopte les militaires au sein de l&rsquo;exécutif. C&rsquo;est le début d&rsquo;une dictature sanglante qui a duré douze ans. En septembre, le Chili tombe à son tour. Le coup d&rsquo;Etat de 1976 qui destitue Bordaderry n&rsquo;est qu&rsquo;une simple formalité, alors que les militaires s&rsquo;emparent la même année du pouvoir en Argentine. Les putschistes de ces pays, auxquels s&rsquo;ajoutent les dictateurs brésiliens et paraguayens finalisent le Plan Condor, opération combinée de répression et d&rsquo;exécutions dans chacun des pays concernés sur tout-e militant-e ou suspect-e qui en est issu-e.<br />
La plupart de ceux qui échappent à la répression prennent le chemin de l&rsquo;exil, et un certain nombre va grossir les rangs des guérillas salvadoriennes ou sandinistes au Nicaragua.<br />
En janvier 1973 naissait officiellement la Junta Coordinadora Revolucionaria (JCR). De fait, elle existait depuis deux ans, à l&rsquo;initiative du MIR chilien et de l&rsquo;ERP argentine. Outre ces deux groupes, elle rassemblait aussi ce qui restait de l&rsquo;ELN bolivienne après la mort de Che Guevara, et les Tupamaros. Installée dans le Chili d&rsquo;Allende, la JCR met en place une école de cadres, appuit financièrement l&rsquo;ELN, accueille les Tupamaros fuyant la répression et élabore des projets d&rsquo;armes semi-lourdes. Le putsch de Pinochet et le plan Condor ont mis fin à l&rsquo;expérience.<br />
Certains ont accusé les Tupamaros d&rsquo;avoir provoqué par leur stratégie rupturiste la montée au pouvoir de la dictature. Ceux-là oublient, ou feignent d&rsquo;oublier, que le MLN était déjà démantelé à cette date, mais les lourds conflits sociaux n&rsquo;étaient pas résolus, et que d&rsquo;autre part, la démocratie n&rsquo;existait en Amérique latine qu&rsquo;autant qu&rsquo;elle ne gênait pas les intérêts américains et ceux de la bourgeoisie compradore. Toute tentative progressiste réformiste a toujours été violemment étouffée : du Guatemala en 1954 au Chili de 1973, le tout orchestré par la CIA ; et aujourd&rsquo;hui encore au Vénézuela, quoiqu&rsquo;on pense par ailleurs de Chavez&#8230;</p>
<p>Depuis 1985 et la fin de la dictature, les Tupamaros assurent une présence active dans le Frente amplio reconstitué, en tant que mouvement politique militant (Mouvement de Participation Populaire &#8211; MPP-MLN-Tupamaros) et restent très présents dans les luttes sociales.<br />
Citizen Caïn</p>
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		<title>&#171;&#160;On chante ce qu&#8217;on vit et on vit ce qu&#8217;on chante&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Oct 2005 13:26:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[antifascisme]]></category>
		<category><![CDATA[Brigada Flores Magon]]></category>
		<category><![CDATA[Francs-tireurs Partisans (FTP)]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Wagner]]></category>
		<category><![CDATA[redskins]]></category>

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		<description><![CDATA[Interview Brigada Flores Magon, avec Matéo (chanteur) et Julien (Batteur) en octobre 2003 Pouvez-vous présenter le groupe ? Le groupe a été fondé par Victor et Matéo en 1993, au départ dans une veine anarcho-punk. On est ensuite parti pendant deux ans en Amérique du Sud, où le groupe a continué de jouer, avec des [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Interview Brigada Flores Magon, avec Matéo (chanteur) et Julien (Batteur) en octobre 2003</p>
<p>Pouvez-vous présenter le groupe ?<br />
Le groupe a été fondé par Victor et Matéo en 1993, au départ dans une veine anarcho-punk. On est ensuite parti pendant deux ans en Amérique du Sud, où le groupe a continué de jouer, avec des musiciens locaux. Il existe même un six titres et une compilation avec la Brigada version anarcho-punk en Amérique du Sud. Ensuite, retour en France, avec Julien comme batteur. Le premier concert de la BFM était un concert de soutien à la CNT, donné le 6 décembre 1997. Raymonde, du groupe Raymonde et les Blanc-Becs, nous a rejoint une dizaine de concerts après. Aujourd&rsquo;hui, la Brigada, c&rsquo;est Matéo, Julien et Tristan, Pâtre, Fred Alpi, 200 concerts, 2 albums et un maxi.</p>
<p>Comment avez-vous évolué vers un style plus oï ?<br />
En rentrant d&rsquo;Amérique Latine, on a commencé à s&rsquo;intéresser à la oï, au ska, aux vieux groupes anglais, et au fil du temps, les compos ont commencé à sonner plus oï. À l&rsquo;époque, la oï était plutôt connotée faf, avec justesse d&rsquo;ailleurs. (Julien) J&rsquo;ai bien connu la scène skin des années 1980, on va pas se mentir, 95% de la scène était faf en France dès 1985.</p>
<p>Ça devait être assez surprenant à l&rsquo;époque, parce qu&rsquo;en France, pratiquement aucun groupe dit “ redskin ” ne faisait de la oï. Ils étaient tous dans le ska ou le rock alternatif.<br />
Les premiers redskins, qui étaient moins nombreux qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, étaient repartis sur trois grandes villes, et c&rsquo;était un peu plus d&rsquo;une quarantaine d&rsquo;individus. Des reds, il n&rsquo;y en a jamais eu autant qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Aujourd&rsquo;hui il y a des concerts où 200 zéras se revendiquent redskin, en 1985, ça n&rsquo;existait pas.<br />
Les mecs qui faisaient de la musique dite Redskin, ne ressemblaient pas à des skins. Le look, c&rsquo;était à mi-chemin entre le punk et l&rsquo;alternatif, avec quelques attributs skins comme le bomber et les paras. Les mecs ils écoutaient Nuclear Device, les Kamionneurs du Suicide, Laids Thenardiers, les Bérus, et surtout pas de la oi. C&rsquo;était plus un état d&rsquo;esprit qu&rsquo;une affaire de look et de fringues. Tu te disais Redskin par opposition aux fafs qui tenaient la rue et qui eux étaient skins.</p>
<p>La Brigada, ça s&rsquo;adresse uniquement aux skins ?<br />
Non pas du tout. On ne sélectionne pas notre public par rapport à son look. On juge les gens par rapport à leurs actes. On va pas commencer à dire : “ je ne veux que des rasés dans la salle ” ou “ je ne veux que des keupons ” ou refuser un mec parce qu&rsquo;il a les cheveux longs et que nous on est rasé. On fait de la musique pour un maximum de gens, mais pas dans une logique mercantile. De toute façon ce n&rsquo;est pas avec le groupe qu&rsquo;on va gagner notre vie. Si on veut gagner de l&rsquo;argent avec la musique, il faut changer totalement de style. Et puis quand on débute, techniquement c&rsquo;est plus facile de faire du punk et de la oi, avec le temps on peut aborder d&rsquo;autres styles, même si notre base musicale ça reste du punk-rock. Avec le temps le public commence à s&rsquo;élargir.<br />
Après le public sur Paris, c&rsquo;est un peu spécial, parce qu&rsquo;on est chez nous, qu&rsquo;une bonne partie des gens qui vient nous voir, c&rsquo;est des copains ou des militants que l&rsquo;on retrouve aux Vignolles ou au CICP. En province et à l&rsquo;étranger, le public il est vachement mélangé. Il y a autant des anarcho-punks que des skins, des punks, des mecs et des filles qui viennent juste pour la musique sans revendiquer un look particulier.</p>
<p>Votre passage dans “ Rocksound ” (revue rock vendue en kiosque) a du pas mal vous aider<br />
On n&rsquo;a rien contre la grande diffusion, les moyens de communication notamment cette revue, tant que cela ne modifie pas le contenu de ton travail et de ton message. Jusqu&rsquo;à maintenant, toutes les portes qui se sont ouvertes à nous, elles se sont ouvertes à nous sans que l&rsquo;on soit aller y frapper. Si à la limite ça peut nous aider à toucher un autre public, à jouer devant des gens qui restent à convaincre, qu&rsquo;ils peuvent écouter nos textes et que cela les touchent, c&rsquo;est tant mieux. Un concert de la Brigada, ce n&rsquo;est pas juste un événement où tu viens consommer de la musique. Il y a toujours des tables de presse, des tracts pour des manifs, des actions. L&rsquo;idée, c&rsquo;est que le mec qui vient nous voir jouer, il reparte avec une envie, que ce soit de monter un groupe, organiser un concert, ou s&rsquo;impliquer dans une asso.</p>
<p>A quel niveau se situe l&rsquo;engagement des membres de la BFM ? (Pendant les concerts il y a toujours des gens pour gueuler contre les fafs, les flics, mais dans la rue, les manifs, les actions, il ne reste plus grand monde)<br />
Dans la Brigada, on est 5 à être militant à la CNT. Pour les groupes, chacun fait ce qu&rsquo;il veut. On ne va pas juger les autres groupes, sur la sincérité de leur engagement. Après on préfère que des groupes aient une chanson antifa, même si ils ne sont pas militants, plutôt que pas de chanson antifa. Avec la Brigada, on ne prétend pas être la référence, où tout ceux qui ne vont pas aussi loin que nous dans l&rsquo;engagement non pas droit de citer. Les musiciens de la BFM sont sur le terrain, dans les manifs. On chante ce qu&rsquo;on vit et on vit ce que l&rsquo;on chante. Dans le public, surtout à Paris, on sait qui fait quoi, ses actions. Il faut éviter de tomber dans un délire sectaire, où on ne tolère que ceux qui sont comme nous.<br />
Pour ce qui concerne le public, c&rsquo;est vrai certain qu&rsquo;une partie doit se contenter des concerts. En même temps on va pas non plus aller chercher les mecs avec un fusil : “ vous étiez hier au concert, maintenant il faut aller à la manif ”. Et puis on est persuadé qu&rsquo;il reste toujours quelque chose dans la tête des gens. La liberté, c&rsquo;est aussi la liberté de choisir jusqu&rsquo;où tu veux t&rsquo;impliquer. On incite les gens à s&rsquo;organiser, à rentrer en contact avec des militants à travers les tables de presse, via des concerts. Les jeunes qui viennent à nos concerts, ceux qui sont plus ou moins convaincus d&rsquo;un certain nombre de choses, ils peuvent s&rsquo;apercevoir qu&rsquo;ils ne sont pas seuls. Ceux qui n&rsquo;y connaissent absolument rien, ils le découvrent, ça leur plait, ça leur plait pas. C&rsquo;est notre envie, et on ne va pas critiquer des groupes qui n&rsquo;ont pas la même démarche.<br />
La Brigada c&rsquo;est une cinquantaine de concerts par an, dont une bonne partie en soutien à des associations ou des causes ( Mumia, les FTP &#8230;), faire des concerts parfois ça coûte de l&rsquo;argent au groupe, on doit des thunes à tout le monde. On n&rsquo;est pas dans un réseau subventionné, les gens qui nous font jouer la plupart du temps, c&rsquo;est des petites associations militantes. Ils utilisent un lieu qui n&rsquo;est pas forcement destiné à recevoir un concert punk ou skin. C&rsquo;est pour ça aussi que l&rsquo;on peut pas demander trop d&rsquo;argent, parce que sinon ce type de concert ne peut pas avoir lieu. On vient les soutenir dans leur démarche de vouloir organiser un concert, on va peut-être contribuer à lancer un truc, en aidant des gens à organiser des concerts en venant jouer, même si on sait que l&rsquo;on va se planter au niveau thune en faisant certains concerts. Ca nous permet aussi de “ mettre de l&rsquo;essence dans le camion ”. On est dans un système marchand, qu&rsquo;on le veuille ou non. Et ces concerts, nous permettent de jouer, de nous faire connaître, et donc de diffuser notre musique. La Brigada ça nous rapporte rien. Ca commence à ne plus rien nous coûter. Le seul salaire que l&rsquo;on peut maintenant en espérer, c&rsquo;est le plaisir de jouer, et tu prends jamais autant de plaisir en jouant de la musique que quand tu es sur scène. Nous on va jouer partout et pour que dalle parce que l&rsquo;idée c&rsquo;est jouer, parce que c&rsquo;est un plaisir intense. Le concert où on a été le mieux payé c&rsquo;était à Genève la première fois avec 900€. Quand tu loues un camion, l&rsquo;essence, le péage et la bouffe, et bien il ne reste pas grand-chose à la fin. Par comparaison, pour la fête de l&rsquo;Huma on a été payé 150€, et encore, on a eu du mal a les avoir.</p>
<p>Et si on parlait un peu de votre image de mauvais garçons, des rumeurs de bastons, de cassages de gueules en règles à vos concerts, de menaces de descentes à des concerts (genre 21 juin 2003) ?</p>
<p>Les mecs qui parlent de ça, c&rsquo;est leur raison de vivre. Ils ont tellement peu de chose à raconter. Pour la fête de la musique rue Keller, ils auraient bien aimé que l&rsquo;on descende pour avoir quelque chose à raconter. Nous on jouait en Suisse, et la plupart des Reds étaient à Limoges pour un concert antifasciste.<br />
Les concerts de la Brigada se passent de manière générale très bien. La scène apo est tellement vérolée par son manque de clarté, ils n&rsquo;ont rien d&rsquo;autre à faire que d&rsquo;inventer des histoires. C&rsquo;est des légendes toutes ces histoires, où des mecs sont venus à des concerts et se sont fait taper parce que ce n&rsquo;étaient pas des reds.<br />
Les seuls gens “ non politisés ” à Paris qui organisent des concerts comme Philippe Wagner et Agathe, c&rsquo;est des gens que l&rsquo;on connaît, on les côtoie sans problème, ils viennent à nos concerts. Pour revenir au concert de Hardcore rue Keller le 21 Juin, Philippe Wagner (ancien rédacteur du fanzine ZERA, organisateur du concert) savait qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait aucun problème à ce concert, parce que l&rsquo;on se voit et que l&rsquo;on discute.<br />
Tous ces mecs qui nous critiquent, ils n&rsquo;ont aucune contenance dans leur culture de skinhead. En plus ce qui nous fait bien rire, c&rsquo;est qu&rsquo;au nom de l&rsquo;apolitisme, tous ces mecs ne viennent pas au CICP ou aux concerts de la Brigada, mais par contre ils n&rsquo;hésitent pas à aller au Belgique au Kastelein (Bar tenu par Suck, chanteur du groupe RAC des Vilains pour plus de détails voir Bêtes et Méchants) ou signent sur un label de RAC Allemand pour Haircut par exemple. Tu ne les verras jamais dans un concert antifasciste, au nom de l&rsquo;apolitisme. Pour eux le skin faf c&rsquo;est forcement le skin militant, qui a sa carte dans un parti et qui colle des affiches. Pour nous un skin faf, c&rsquo;est un mec qui va aux concerts RAC, qui achète des CD, ou un groupe qui joue dans un bar où des groupes RAC se produisent régulièrement. On pense que ces mecs là se disent apolitique, juste pour être tranquilles sur Paris, pour pas se faire éclater, et pour se lâcher, ils vont en Belgique. Ceux avec qui il y a eu des altercations, ils savent pourquoi. Les skins réellement apolitiques, comme les rédacteurs du zine Une vie pour rien par exemple, qui n&rsquo;ont pas de relations avec les fafs, il n&rsquo;y a aucun problème, ils peuvent venir à nos concerts. Ceux qui ne sont pas “ clairs ”, qui continuent à entretenir une ambiguïté vis-à-vis de la scène bonehead, ils n&rsquo;ont pas leur place dans le mouvement skin. La Brigada Flores Magon, contrairement à ce que certaines personnes voudraient faire croire, n&rsquo;est pas un groupe sectaire, qui ne tolère que ce qui lui ressemble. En plus ces mecs là on un manque de culture politique flagrant. Tu leur dis que tu es Red, tout de suite ils pensent à Staline, ou extrême gauche extrême droite c&rsquo;est pareil. Va leur expliquer ce qu&rsquo;est le communisme libertaire.</p>
<p>Vous pouvez nous dire quelques mots au sujet de la pochette du 6 titres ( où l&rsquo;on voyait entre autre un fusil à pompe, un coup de poing américain) ? Si on ne fait pas attention, on pourrait croire à une pochette d&rsquo;un groupe RAC des années 80 ?<br />
C&rsquo;était de la provocation par rapport à toutes les rumeurs qui couraient sur nous. Ca a marché plus que l&rsquo;on ne pensait. En plus ce genre de pochette, plein de groupes l&rsquo;on faite. On avait bien fait attention de mettre en plus un patch antifa, pour qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas d&rsquo;ambiguïté. C&rsquo;était aussi l&rsquo;époque où partout on arrivait, on était précédé d&rsquo;une espèce de légende de “ staliniens mangeurs de bébés ” et après le concert, les mecs venaient nous voir en disant en se marrant : “ si vous saviez ce que l&rsquo;on a entendu sur vous ”. On apprend comme ça que l&rsquo;on a retourné des concerts, que l&rsquo;on a tapé des gens dans des bars. Ces histoires-là à un moment, on prit beaucoup d&rsquo;ampleur.</p>
<p>Au niveau de la production, tous vos CD ont été auto-produit ? Vous avez quoi comme réseau de distribution ?<br />
Le premier est sorti sur CRASH disque, quand il y avait encore Raymonde dans le groupe. Le label au départ avait été monté par et pour sortir le disque de Raymonde et les Blancs-Becs. Par la suite d&rsquo;autres personnes sont arrivées dans cette structure. On se voyait difficilement sortir le disque ailleurs que sur CRASH. La finalité de l&rsquo;auto-prod, c&rsquo;est que tu contrôles tout, mais également t&rsquo;es plus motivé pour travailler sur ton disque. Un label, même indépendant, aussi dynamique soit-il, doit toujours gérer plusieurs groupes, il n&rsquo;y aura pas forcement la même implication si se sont les membres du groupe qui s&rsquo;occupent de sortir leur disque. Le choix de l&rsquo;auto-prod, après le premier disque, c&rsquo;est de “ zapper ” un intermédiaire, le label, qui prend de la tune sur un disque. Cela permet de faire baisser le prix du disque dans les bacs, et de récupérer plus de fric.<br />
Nos cd sont distribués par Tripsichord, ce qui nous permet d&rsquo;être distribué à la FNAC.<br />
On était naïvement convaincu que les gens qui écoutaient la BFM, ils n&rsquo;achetaient pas le disque à la FNAC. Quand on a reçu le premier relevé des ventes pour l&rsquo;album, sur 1300 albums vendus, plus de mille avaient été vendus à la FNAC. Et en tournant en province, on s&rsquo;est rendu compte que le public qui venait à notre concert, le seul endroit où il pouvait trouver notre disque, c&rsquo;était à la FNAC. Le système est fait de telle manière, que tous les disquaires passionnés, qui faisaient ça, mais à qui cela ne rapportait pas énormément de thunes, ont fini par mourir. On peu nous reprocher d&rsquo;être à la FNAC, mais si tu veux rester en dehors d&rsquo;un système de distribution grand public, tu va rester dans ton univers, et tu n&rsquo;auras pas d&rsquo;ouverture vers l&rsquo;extérieur. Et puis le discours “ nous on édite que des vynils, on est dans une logique anti-commercial ”, si tu regardes bien, les vynils, ils vont les faire presser dans les pays de l&rsquo;est, parce que c&rsquo;est moins cher, donc la loi du marché, ils sont bien obligé de s&rsquo;y plier aussi. Et il ne faut pas oublier que dans ces usines, les mecs qui bossent sont très mal payés, et non pas de droit syndicaux.<br />
On a fait le choix de participer au système de diffusion du grand commerce, mais avec un fonctionnement et une vie de groupe en accord avec nos idées politiques. Nous on a choisi d&rsquo;être dans le système tout en imposant certains de nos choix, comme le prix, pour que notre disque soit moins cher que les autres à la FNAC. De cette manière notre disque est rendu accessible au plus grand nombre. A côté de ça on se débrouille pour que les petits disquaires puissent vendre notre CD moins cher qu&rsquo;à la FNAC. Je vois pas ce qu&rsquo;on peut faire de plus. A un moment donné, pour lutter contre le système tu vas pas non plus vivre dans une grotte avec des peaux de bêtes. Pour l&rsquo;instant il n&rsquo;y a pas de commerce équitable. C&rsquo;est pourquoi il est important de militer à côté dans des organisations. Soyons réalistes.</p>
<p>Et avec votre label vous n&rsquo;avez pas envie de produire d&rsquo;autres groupes ?<br />
C&rsquo;est un projet qui est dans nos esprits, mais on veut le proposer à des groupes dans des conditions qui soient viables et intéressantes: bonnes conditions d&rsquo;enregistrement, bonnes conditions de distribution, leur trouver des concerts. Si on produit un groupe, on veut qu&rsquo;il ait un minimum de qualité musicale, qu&rsquo;il soit sur les mêmes bases idéologiques que nous. On met un peu d&rsquo;argent de côté pour ces projets. On ne veut pas faire connaître au groupe avec qui on va signer les conditions que l&rsquo;on a connues pour le premier album.</p>
<p>Vous avez déjà eu des grosses embrouilles avec les fafs durant vos concerts ?<br />
Au début oui. Les premiers concerts, lorsque le nom était pas trop connu. Les fafs voyaient marqué oi sur les flyers ou les affiches et ils débarquaient et la tension montait très vite. Dès le début on a eu un crew qui nous suivait, qui affichait clairement nos convictions. C&rsquo;est évident que des mecs louches sont venus à nos concerts, mais on part du principe que si ces mecs-là se tiennent correctement pendant nos concerts, il n&rsquo;y a aucune raison de passer la salle au scanner pour rechercher des fafs. On va pas non plus mettre un commissaire politique à l&rsquo;entrée de chacun de nos concerts. On est convaincu que des skins fafs qui viennent à nos concerts (mais habillés discrètement), parce qu&rsquo;ils aiment notre musique, ce qui les emmerdent bien d&rsquo;ailleurs. On en a même retourné des skins fafs, qui ont fini par rejeter leur passé. Je préfère les voir faire ce chemin là que l&rsquo;inverse. On fait la différence entre le mec un peu paumé, qui s&rsquo;est égaré chez les fafs, et le mec qui a théorisé son délire, a eu une démarche militante. Nous, on accepte tout le monde sauf les fafs, alors que les fafs ils n&rsquo;acceptent qu&rsquo;eux-mêmes, elle est là la grosse différence</p>
<p>Par rapport à la scène Red des années 80, j&rsquo;ai l&rsquo;impression que la nouvelle génération, et plus généralement le milieu antifa radical et libertaire, a complètement intégré la culture skinhead (musique, look &#8230;)<br />
C&rsquo;est vrai qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui il y a plus de monde qui peut assumer la dégaine de skin, il y a plus de groupes qui se revendiquent skins anti-fascistes. On a peut-être débarrassé la dégaine skin de toute cette connotation liée aux fafs.<br />
On a viré les fafs de la scène skin en France, et ils se sont tournés vers d&rsquo;autres scènes (Métal, Hardcore, Gothique &#8230;), à ces scènes là de les virer. Aujourd&rsquo;hui les skins fafs ne peuvent plus faire de concerts publics. Ils sont obligés de se cacher. Plus on est présent sur le terrain et on l&rsquo;occupe, moins l&rsquo;extrémisme de droite pourra progresser.<br />
Et puis les authentiques skins aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est les cailleras de banlieue. Rien n&rsquo;a changé, le Lacoste a juste remplacé le Fred Perry. Les mecs ont le même genre de délire, groupe affinitaire, codes musicaux, codes vestimentaires, embrouilles, rien à foutre de rien. C&rsquo;était ça un skin dans les années 60, en sachant quand même que les skins des années 60, contrairement à ce que certains veulent croire, ce n&rsquo;étaient pas vraiment des progressistes. A l&rsquo;époque, les skins ils se tapaient avec tout le monde, ils s&rsquo;embrouillaient avec tout le monde.</p>
<p>C&rsquo;est dans le même ordre d&rsquo;esprit que vous reprenez des groupes des années 80 ou un groupe comme la Souris Déglinguée( LSD) ?<br />
Reprendre LSD, ça fait partie de la culture musicale. Le premier album de LSD, il est excellent. C&rsquo;est quand même le groupe qui a raconté la vie de la rue, des keupons, des skins, des mecs qui zonaient. Après on a tous des affinités différentes par rapport à LSD. Ca me fait beaucoup rire de jouer LSD en concert avec la BFM en concert, parce que je (Julien) connais bien Luc, le chanteur. Et ça fait 20 ans qu&rsquo;il me dit qu&rsquo;il n&rsquo;y peut rien si il y a des fafs dans les concerts de LSD. Donc moi ça m&rsquo;éclate de jouer LSD devant une salle blindée de skins où je sais qu&rsquo;il y a pas de fafs. Les membres de LSD ne veulent pas s&rsquo;engager, ils ne veulent pas assumer un discours clair.<br />
Pour ce qui est de reprendre des groupes des années 80 (dont très peu étaient politisés), c&rsquo;est aussi ne pas laisser uniquement cette scène et cette culture aux skins apos et surtout fafs.</p>
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		<title>Cauchemarville. Dix ans de lutte dans l&#8217;immigration</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Dec 2004 14:59:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[luttes]]></category>

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		<description><![CDATA[A PROPOS DE DIX ANS DE LUTTES DANS L&#8217;IMMIGRATION, CONSTATS ET HYPOTHESES Avertissement : a/ Le tableau pourra paraître sombre et le bilan assez négatif, mais la réalité n&#8217;incite guère à l&#8217;optimisme (le 22° charter de personnes expulsées vient récemment de décoller vers l&#8217;Afrique et la situation est toujours bloquée à St Bernard). b/ Nous [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A PROPOS DE DIX ANS DE LUTTES<br />
DANS L&rsquo;IMMIGRATION,<br />
CONSTATS ET HYPOTHESES</strong></p>
<p><em>Avertissement :<br />
a/ Le tableau pourra paraître sombre et le bilan assez négatif, mais la réalité n&rsquo;incite guère à l&rsquo;optimisme (le 22° charter de personnes expulsées vient récemment de décoller vers l&rsquo;Afrique et la situation est toujours bloquée à St Bernard).<br />
b/ Nous ne présenterons pas ici de point de vue définitif, mais plutôt des constats, des esquisses d&rsquo;analyses, mais aussi des hypothèses que nous proposons pour qu&rsquo;avance la discussion et les luttes.</em></p>
<p><strong>1.</strong> De reculs légaux en reculs légaux et idéologiques, il ne semble y avoir eu que des batailles perdues. Certaines personnes parlent à ce propos d&rsquo;une fascisation de la société. La qualification de cette évolution est en soi un débat. Ce qui est certain c&rsquo;est qu&rsquo;après les marches de 1983 et de 1984 une certaine euphorie régnait avec le sentiment d&rsquo;avoir remporté une victoire : la carte de dix ans. Dans la foulée naissait la revendication de la nouvelle citoyenneté, beaucoup d&rsquo;associations se créaient. Mais dès cette époque la question du contrôle des flux migratoires était sur la sellette avec les mesures de Georgina Dufoix sur la restriction du regroupement familial et la création des centres de rétention.<br />
En 1986 le rapport Marceau-Long, les luttes étudiantes et la mort de Malik Oussékine incitent le gouvernement Chirac Pasqua à enterrer son projet de modification du Code de la nationalité. Mais les attentats permettent à Pasqua d&rsquo;instaurer les visas.<br />
En 1996 la situation est connue, pour nous c&rsquo;est la &laquo;&nbsp;xénophobie au pouvoir&nbsp;&raquo; (cf <em>Réflexes</em> n° 49 du printemps 1996). Ce qui est certain c&rsquo;est que l&rsquo;opinion approuve les lois actuelles et a tendance à revendiquer encore plus de répression (enquête intitulée &laquo;&nbsp;Conditions de vie et aspirations des Français&nbsp;&raquo; rapportée par Ouest France du 13/08/1996).</p>
<p><strong>2.</strong> Ce qui est également certain, c&rsquo;est qu&rsquo;au cours de ces dix ans il y a toujours eu des luttes dans le secteur de l&rsquo;immigration :<br />
* Des luttes contre les expulsions, contre la rétention, contre la double peine avec le Comité contre la Double peine en particulier.<br />
* Il y a eu les luttes pour le droit d&rsquo;asile, pour pouvoir déposer sa demande d&rsquo;asile, pour en finir avec le scandale de l&rsquo;Ofpra qui est devenu une machine à refuser l&rsquo;asile, des luttes pour la régularisation des déboutés (en particulier les manifs et grèves de la faim des années 90 / 91, où la communauté kurde a été fortement impliquée).<br />
* Rappelons les luttes contre les assassinats de clandestins sur les cargos (lors de l&rsquo;affaire du Mac Ruby par exemple).<br />
* Des luttes pour pouvoir rentrer en France, pour l&rsquo;ouverture des frontières.<br />
* Des luttes régulières ont eu lieu pour le droit au séjour et les papiers.<br />
* Une lutte pour le droit des femmes (asile suite à l&rsquo;oppression due à leur sexe) a été commencée, elle continue.<br />
* La lutte contre l&rsquo;expulsion des malades suite au développement de l&rsquo;épidémie du SIDA avec entre autre l&rsquo;ADMEF continue elle aussi.<br />
* Citons également la lutte contre les refus de visas (pour l&rsquo;Algérie en particulier).<br />
* Il y a eu des luttes contre les restrictions d&rsquo;accès à la nationalité avant même le nouveau code de la nationalité.<br />
* Notons aussi les luttes pour le droit aux études à propos des mesures sur les étudiants étrangers avec les CDEE entre autre.<br />
* La jeunesse s&rsquo;est maintes fois mobilisée contre l&rsquo;attitude de la police, lutte qui rejoignait souvent celle de la population contre les meurtres racistes. Le délire sécuritaire frappe en effet depuis longtemps et la justice n&rsquo;est pas en reste dans cette affaire. Il y a bien une justice à deux vitesses, une pour les “ blancs ” et une pour les “ colorés ”. Si on a besoin de preuves on peut se référer au livre de Fausto Guidice Arabicides paru aux éditions de la Découverte. Ce livre date de quelques années et la situation ne s&rsquo;est pas améliorée, la majorité de ces meurtres ne sont pas classés dans la catégorie “ meurtres racistes ” mais considérés comme des faits divers. On peut aussi se renseigner en étudiant le rapport annuel de la Commission Nationale des Droits de l&rsquo;Homme, c&rsquo;est édifiant, malgré sa complaisance à l&rsquo;égard du gouvernement, elle confirme d&rsquo;année en année la montée du racisme.<br />
* Il y a eu des luttes contre la séparation des familles (conjoints ou enfants) depuis longtemps, la cour européenne a souvent condamné la France pour ces faits, c&rsquo;est à dire pour non-respect de l&rsquo;article 8 de la Convention Européenne des droits de l&rsquo;homme.<br />
* On connaît les rebondissements actuels de ce genre de lutte où le droit de vivre en famille n&rsquo;est pas respecté. Ceci témoigne bien d&rsquo;un grave recul, puisqu&rsquo;il faut se référer à la nationalité française pour tenter d&rsquo;obtenir des papiers (conjoints et enfants “ français ” !).<br />
* Rappelons aussi les luttes pour le logement où de nombreuses personnes d&rsquo;origine immigrée ont participé (Place de la Réunion, quai de la Gare, Vincennes, etc&#8230;). Citons aussi les luttes dans les foyers pour des conditions de vie décentes. Là aussi le recul est net, le foyer Nouvelle France a été expulsé au début de l&rsquo;été, le rapport Cuq préconise de raser les foyers et les désigne comme le lieu de tous les trafics. Notons que dans cette conception les foyers empêchent l&rsquo;intégration en favorisant le particularisme par le maintien de modes de vie et de coutume archaïques. En fait c&rsquo;est une attaque des solidarités et des échanges qui échappent à la marchandisation officielle.</p>
<p><strong>3.</strong> Certes il y a eu quelques régularisations, certaines expulsions ont été bloquées, des policiers ont été un tout petit peu condamnés pour leurs actes, mais dans l&rsquo;ensemble c&rsquo;est bien le sentiment d&rsquo;une défaite qui domine. De plus on peut facilement noter le parallélisme des luttes, l&rsquo;absence de connexion entre les luttes, le peu de suivi dans la durée vis à vis de toutes ces luttes.<br />
Les formes de lutte sont de plus en plus désespérées (les grèves de la faim sont devenues banales et aujourd&rsquo;hui certaines personnes ont recours à la grève de la soif). On a la sensation que c&rsquo;est toujours à reprendre, comme s&rsquo;il n&rsquo;y avait rien eu avant. Il y a bien un problème de mémoire, de transmission et de liaison. Est-ce un problème de rapport de force ou une question de maturité politique, de programme sur le plan des analyses et des revendications, ou le tout ensemble ?<br />
Les regroupements issus de l&rsquo;immigration qui développaient une pensée politique propre n&rsquo;existent plus, les échecs du CAIF et de Mémoire Fertile sont significatifs de cette difficulté à se situer de façon autonome et radicale. C&rsquo;est ce que note Saïd Bouamama dans son livre Dix ans de marche des Beurs (éditions Desclée de Brouwer). Le sous-titre est clair : Chronique d&rsquo;un mouvement avorté.<br />
Tout ceci montre l&rsquo;importance d&rsquo;une question souvent considérée comme secondaire : la multiculturalité ou l&rsquo;interculturalité. Souvent l&rsquo;interculturel est cantonné dans le parascolaire ou dans les fêtes communautaires. Il peut aller jusqu&rsquo;à devenir un des éléments du folklore local ou une partie de la world-culture marchandisée, ce qui explique certainement le mépris des “ politiques ” pour cet aspect de la vie sociale. Le refus de la politique par les tenants de “ l&rsquo;interculturel ” renforce la coupure entre les composantes de l&rsquo;immigration.<br />
De plus il ne suffit pas que soit affirmée la volonté politique multiculturelle pour qu&rsquo;elle réussisse, dans son bilan de Convergence 84 Saïd Bouamama est assez circonspect :<br />
«<em>La multiculturalité, proclamée comme élément essentiel de Convergence, ne mobilise pas l&rsquo;ensemble des cultures qui sont censées la constituer. La tendance à conclure à la nécessité d&rsquo;une action communautaire se développe à l&rsquo;issue d&rsquo;une initiative qui avait un but contraire</em>». (dans Saïd Bouamama, opus cité, page 111).</p>
<p>La question de l&rsquo;autonomie radicale se repose régulièrement, elle est au coeur de plusieurs tentatives en ce moment, le projet du MIB (Pour un Mouvement Inter Banlieues), le Collectif “ Des papiers pour tous ! ” et les luttes actuelles comme celle de St Ambroise / Pajol / St Bernard. Mais elle n&rsquo;est pas résolue définitivement ni partout en France, ces regroupements et ces mobilisations sont encore très faibles et fragiles. On sait maintenant un peu ce qu&rsquo;il ne faut pas faire, mais pas toujours ce qu&rsquo;il faut faire.<br />
Plusieurs questions émergent suite à tous ces mouvements. En premier lieu, la coupure quasi permanente entre les communautés en lutte est un obstacle pénible qui semble difficile à dépasser. On peut décréter ce qu&rsquo;on veut, l&rsquo;union va rarement de soi.<br />
Deuxièmement on note souvent le peu d&rsquo;implication des personnes concernées par la politique xénophobe. Il arrive fréquemment qu&rsquo;elles restent dans une position d&rsquo;assistées lorsqu&rsquo;elles font appel à une association pour tenter de résoudre leur problème. Les luttes actuelles des sans-papiers, comme celle du Comité contre la Double Peine il y a quelques temps déjà, constituent en ce sens une évolution intéressante. Dans le même temps un certain nombre de membres des associations en question y trouvent une valorisation facile comme s&rsquo;ils jouaient à Zorro, ce qui ne facilite pas la citoyenneté. L&rsquo;attitude paternaliste et néocoloniale a été souvent remarquée vis à vis des africains, en particulier à St Ambroise et au foyer Nouvelle France.<br />
La troisième question est celle de la valeur des luttes au sens moral et politique. Souvent le débat se focalisait à partir de la centralité ouvrière héritée du marxisme, la classe ouvrière était au centre du processus révolutionnaire dans les pays impérialistes. On parlait même de contradiction principale et secondaire. Dans nos pays la contradiction principale était celle qui opposait le prolétariat à la bourgeoisie, une des contradictions secondaires était celle entre les hommes et les femmes suite à l&rsquo;oppression machiste de l&rsquo;ordre patriarcal. Dans les années soixante-dix il y eut une modification avec la notion “ des plus exploités ”, c&rsquo;est à dire les immigrés, les femmes et les jeunes, dont la figure marquante était les OS (ouvriers spécialisés des grandes usines). Aujourd&rsquo;hui certaines personnes ou courants identifient classe ouvrière et immigration pour pouvoir justifier les combats du présent.<br />
La mise en avant de l&rsquo;économie par les marxistes tendaient à dévaloriser les luttes qui n&rsquo;avaient pas une origine économique ou anti-impérialiste. Ce schéma ne tient pas, aucune lutte n&rsquo;est inférieure ou supérieure aux autres au moins sur le plan moral. Sur le plan politique non plus, tant que la question d&rsquo;une attaque frontale et centrale du système n&rsquo;est pas à l&rsquo;ordre du jour ; si un jour cela était le cas, la question de l&rsquo;union ou de la fédération des luttes deviendrait fondamentale et donc centrale. Dans l&rsquo;éparpillement actuel qui peut affirmer être au centre ? Personne, alors la question de la complémentarité se pose politiquement pour tout le monde.</p>
<p>4. Un autre constat s&rsquo;impose, celui du poids de la nullité de la gauche, et ce du P.S. à l&rsquo;extrême gauche. Cet échec de la gauche prend plusieurs visages, le premier est celui de l&rsquo;instrumentalisation. En effet les luttes sont régulièrement utilisées par la gauche pour se valoriser ou pour exister. Il est naturel quand on mène une lutte de s&rsquo;adresser aux regroupements qui disent condamner l&rsquo;exploitation, l&rsquo;oppression et les discriminations ou soutenir les droits de l&rsquo;homme, bref on fait appel à la gauche, d&rsquo;ailleurs souvent celle-ci se présente spontanément. Mais le résultat n&rsquo;est pas à la hauteur des espérances, le soutien devient souvent un contrôle. L&rsquo;exemple de St Ambroise renseigne bien sur cette attitude spontanée de la gauche. SOS Racisme a poussé la logique jusqu&rsquo;à son terme c&rsquo;est à dire l&rsquo;utilisation de sa puissance pour la protection de certains “ dossiers ” en échange de leur soumission, attitude plus proche du proxénétisme que de l&rsquo;action de solidarité. D&rsquo;autre part le refus de l&rsquo;extension de la lutte témoigne bien d&rsquo;une volonté que les choses n&rsquo;aillent pas trop loin. En toile de fond il y a la pensée “ socialiste ” et son acceptation des lois et la justification : “ on ne peut accueillir toute la misère du monde ”, l&rsquo;accord avec la volonté de contrôler les flux migratoires.<br />
En réponse certains courants adoptent souvent l&rsquo;attitude suivante : “ on se replie et se ferme ”, quitte à faire dans la provocation ou à soutenir l&rsquo;islam, si on est méchant autant l&rsquo;être au moins au niveau des apparences puisqu&rsquo;il n&rsquo;y a aucune issue. La faiblesse des radicaux et des libertaires, leur coupure d&rsquo;avec le terrain renforce le désarroi.<br />
Cette crise de la gauche, qui soutient les accords de Schengen, s&rsquo;accompagne d&rsquo;un crise profonde des associations dites “ antiracistes ” ou de “ solidarité ”. Les associations ont tendance à exister pour elles-mêmes, à ne fonctionner qu&rsquo;avec des permanents professionnels et une base militante faible, à manifester un parisianisme outrancier et arrogant. Souvent leur financement dépend de subventions étatiques ou parapubliques, ce qui les incitent à être compatibles avec le “ politiquement correct ”. Elles ont tendance à devenir des groupes de pression, des lobbies. Ceci a comme corollaire un partage du “ marché ” : les droits de l&rsquo;homme à la LDH, les noirs pour SOS, les arabes pour le Mrap, le juridique au Gisti, les “ SDF ” pour la Fondation de l&rsquo;Abbé Pierre, la santé à Médecins du monde, le logement pour le DAL, etc. Droits Devants a dû jouer des coudes pour s&rsquo;imposer au début de la lutte de St Ambroise puis devenir une association comme les autres, c&rsquo;est à dire quasiment disparaître devant la détermination et l&rsquo;autogestion des personnes en lutte.<br />
La politique spectacle impose ses règles, on a besoin d&rsquo;exister par les médias ou des médias pour exister, ce qui accentue la difficulté pour le travail de “ terrain ”. La parade devant les caméras, les grandes déclarations devant les micros tendus sont toujours plus faciles que l&rsquo;investissement concret et quotidien.<br />
Il est temps de s&rsquo;interroger sur le phénomène des “ personnalités ”. Le recul des partis entraîne le recours à la “ société civile ”, c&rsquo;est à dire à des personnes ayant un poids social reconnu ou une autorité morale. Mais ne renforçons-nous pas le phénomène de personnalisation de notabilités qui se conjoint avec l&rsquo;attitude des médias qui s&rsquo;adressent toujours à des personnalités sauf si on peut faire dans le sensationnel comme avec les femmes voilées. Les gens de base sont souvent émus et ne s&rsquo;expriment pas aussi bien que les habitués de la vie sociale. Tout ceci concourt à déposséder les acteurs réels des luttes de la parole politique au profit du spectacle.</p>
<p>On peut aussi noter le poids de la volonté d&rsquo;être “ responsable ”, elle implique inévitablement la notion de dossiers “ défendables ”, donc de choix. La justification du clientélisme peut passer par la notion d&rsquo;efficacité, comme on ne peut défendre tout le monde, autant gagner pour quelques personnes. Chemin faisant on a laissé de coté la question du combat politique contre l&rsquo;Etat et le système qui génère tant d&rsquo;ignominies.<br />
On remarquera également la fâcheuse tendance à en rester aux “ droits de l&rsquo;homme ”, c&rsquo;est une agréable façon d&rsquo;être dans la bonne conscience tout en restant dans l&rsquo;impuissance. C&rsquo;est typique de la pensée de “ gôche ”. Il y a toujours une bonne raison pour justifier l&rsquo;injustifiable de la part du PS et de ses zones d&rsquo;influence.<br />
C&rsquo;est pour ne pas en rester là que nous pointerons l&rsquo;énorme responsabilité de Mitterrand. Pourquoi n&rsquo;a-t-il pas agi pour que les immigrés obtiennent le droit de vote en 1981 ? La revendication de la régularisation révèle après coup les limites du possible. Sans faire l&rsquo;apologie de l&rsquo;électoralisme on remarquera que pour avoir le droit de vote il aurait fallu être régulier, donc la régularisation pouvait être contenue dans le droit de vote. En effet on a régularisé presque tout le monde.<br />
Il y a une nette différence d&rsquo;appréciation entre l&rsquo;abolition de la peine de mort et la question des “ étrangers en France ”, la question de la justification par l&rsquo;opinion est un bon écran de fumée. Dans le premier cas on loue le grand politique qui a fait avancer la cause de l&rsquo;humanité et dans le second on le décrit prisonnier des Français réactionnaires. Mais s&rsquo;il avait été un aussi grand politique qu&rsquo;on le dit, il aurait pris facilement le risque de mettre les français devant le fait accompli comme De Gaulle avec l&rsquo;Algérie. Ensuite comme pour l&rsquo;avortement il aurait été beaucoup plus difficile de revenir en arrière, car les politiciens auraient eu besoin des voix des immigrés pour se faire élire. En fait Mitterrand a été un politicien timoré plus soucieux de son image que d&rsquo;avancée politique.<br />
De plus on ne peut passer sous silence son rôle dans la montée du FN, il a joué un jeu dangereux avec la mise en place de la proportionnelle, grâce à lui le FN a pu passer la barre des 15%.</p>
<p>5. Dans l&rsquo;étude de la situation il faut remarquer la puissance de la société du spectacle. Celle-ci explique en partie pourquoi nous avons toujours une difficulté pour exister. La norme transmise socialement est la marchandise où la sphère personnelle est valorisée pour son développement. L&rsquo;écart entre l&rsquo;individualisme et la massification des comportements n&rsquo;est qu&rsquo;apparente. Ce sont bien deux volets du même phénomène : le capitalisme et sa consommation de masse dans nos pays.<br />
D&rsquo;ailleurs les immigrés ou les personnes issues de l&rsquo;immigration ne sont pas moins intégrées que les personnes d&rsquo;origine autochtone. Le poids des modèles culturels est si fort que la soumission au marché est la règle. La notion de “ look ” dans la jeunesse montre à souhait que l&rsquo;intégration est réussie. La valorisation passe essentiellement par les modes du système, c&rsquo;est le résultat de la conjonction entre la télé et la marchandise.<br />
Ce que note Saïd Bouamama dans son livre sur les querelles internes et le rôle des individualités dans les mouvement associatifs issus de l&rsquo;immigration témoigne de cela, pour réussir les associations peuvent être un bon moyen, surtout si on réussit à passer à la télé. Si les problèmes identitaires sont si forts c&rsquo;est aussi à cause de cela, la valorisation politique et culturelle entre en contradiction avec la réalité sociale qui elle est pluri-culturelle, multiculturelle et interculturelle tout en étant soumise à la marchandise.<br />
Dans ce cadre souvent la communauté est présentée comme une parade à l&rsquo;isolement individualiste, la solidarité communautaire est invoquée contre l&rsquo;atomisation, le sens contre le vide. Si le débat en reste à cette seule alternative : individualisme / communauté, ceci devient un exemple de faux débat.</p>
<p>6. La vraie question est celle de la liaison entre l&rsquo;interculturalité et l&rsquo;égalité sociale et politique. Pour aller dans ce sens il faudrait pouvoir sortir du cadre de la gestion des populations où c&rsquo;est le ministère de l&rsquo;intérieur qui règle la situation. La question de l&rsquo;immigration est devenue une question d&rsquo;ordre public. C&rsquo;est le cas pour toute l&rsquo;Europe, c&rsquo;est donc dans un ensemble supra national que la question se pose. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une forteresse qui est un camp de consommation, forteresse informatique et policière. Cette donnée légitime le thème de la préservation qui sous-tend tout le débat public européen.<br />
Il est impossible d&rsquo;avoir une vision mondialiste des problèmes de l&rsquo;humanité si on en reste à un particularisme fut-il européen. Si on veut absolument garder notre richesse, forcément on va contre le reste du monde. Mais nous devons faire attention à l&rsquo;angélisme, on sait bien que l&rsquo;ouverture des l&rsquo;ouverture des frontières qui signifierait inévitablement l&rsquo;extension de la crise et un abaissement du niveau de vie général au moins dans un premier temps. La liaison entre les problèmes locaux et ceux du monde est alors évidente.</p>
<p>7. Pour l&rsquo;instant ce n&rsquo;est pas la voie du mondialisme qui est prise, au contraire le particularisme l&rsquo;emporte aisément. Ceci ne va pas sans contradictions, par exemple en France le fascisme et le racisme sont interdits, est-ce seulement un paradoxe au regard de la situation réelle ?<br />
La banalisation du racisme quotidien et du racisme d&rsquo;Etat semble conjoint avec une fascisation ou une dérive droitière généralisée. Si on examine le bain mental de la société, on s&rsquo;aperçoit assez vite que les idées du FN deviennent majoritaires dans la société. Ceci explique sans doute la violence de la situation.</p>
<p>8. Le constat sur la violence :<br />
a / La montée en puissance de la violence officielle “légitime” :<br />
* La violence est d&rsquo;abord étatique et légale (lois sur l&rsquo;entrée et le séjour, code de la nationalité, textes sur les droits sociaux, réglementation des visas, etc&#8230;).<br />
* Sa mise en oeuvre est policière (expulsions, surveillance, suspicion, répressions, violences, mort, etc&#8230;).<br />
* La justice fournit un bon complément (double peine, justice à deux vitesse, etc&#8230;).<br />
* Elle est également institutionnelle, administrative (tracasseries administratives, abus de pouvoirs, mise en situation d&rsquo;irrégularité, maintien en situation d&rsquo;inconfort administratif, etc&#8230;).<br />
* C&rsquo;est aussi la répression des activités de solidarité (texte Pasqua de décembre 1994, poursuites judiciaires, suppression des subventions, etc&#8230;).<br />
* La violence est aussi très présente dans le travail (précarité, salaire dérisoire, conditions de travail lamentables, etc&#8230;).<br />
* On observe aussi une montée du racisme quotidien (c&rsquo;est une sorte de fascisme rampant avec le développement des milices, des discriminations, des violences et des crimes racistes).</p>
<p>Le constat général est assez simple, c&rsquo;est l&rsquo;apartheid social : chômage, vie urbaine dégradée, ghettoïsation dans les “ cités ”, absence de perspectives d&rsquo;ascension sociale, décalage entre l&rsquo;intégration par la norme et l&rsquo;exclusion de fait, destruction des foyers, etc&#8230;<br />
La violence a bien sûr une composante symbolique importante, c&rsquo;est l&rsquo;équation “ immigration = problème ”. Alors que le vrai problème est cette domination violente, ce refus de la diversité multiculturelle et la puissance de l&rsquo;unité nationale laïque et républicaine, le refus de la représentation politique au contraire de ce qui s&rsquo;est passé historiquement pour le mouvement ouvrier, une dévalorisation systématique par la reprise du conflit occident / orient dans le cadre nord / sud avec les restes du colonialisme dans le cadre de l&rsquo;impérialisme actuel.</p>
<p>b / La violence réactive ou corollaire à tous ces phénomène est claire :<br />
* C&rsquo;est la recherche de tous les moyens possibles pour “ passer ” (faux papiers, détournements de procédure, passages clandestins, passeurs, etc&#8230;).<br />
* Ce sont les luttes sociales (les grèves de la faim, les émeutes urbaines, voire le terrorisme, etc&#8230;). Comme le décrit Baudrillard (cf son livre L&rsquo;échange symbolique et la mort) la mort devient monnaie d&rsquo;échange, c&rsquo;est même dans certaines situations la seule chose que l&rsquo;on peut mettre en jeu. Si on n&rsquo;est rien alors il reste la mort pour exister, les zapatistes du Chiapas disent à peu près la même chose.<br />
* C&rsquo;est la violence de la vie avec son lot de délinquance parfois sordide, la situation tend à ressembler à la pauvreté du 19ème siècle. Le recours à la violence a lieu à un âge de plus en plus jeune.<br />
* C&rsquo;est également la violence dans les communautés et entre les communautés (les agressions, les viols, les mariages forcés, les arnaques au mariage, le tribalisme maffieux, les trafics de survie, les bandes, etc&#8230;).<br />
* La montée de l&rsquo;islamisme comme salut et reconnaissance de la différence.<br />
* Le racisme inversé anti-blanc et antisémite, le machisme exacerbé.<br />
* Une certaine tendance à l&rsquo;autodestruction.<br />
* La violence symbolique (le langage, les échanges dans les rapports humains, la religion, les signes identitaires, le soutien à Khelkal, etc&#8230;).</p>
<p>Bref la violence comme mode d&rsquo;être dans un univers destroy !</p>
<p>La revendication “ je veux qu&rsquo;on s&rsquo;occupe de moi ! ” que l&rsquo;on entend si souvent est encore une fois une preuve de l&rsquo;intégration. C&rsquo;est une forme politique de la volonté de participer au chapitre, parce que l&rsquo;intégration politique est refusée, alors que l&rsquo;intégration sociale et idéologique est déjà réalisée.<br />
Le résultat de la situation est une extrême difficulté à penser politique autrement que dans le cadre défini par le système. Le système tend en effet à déposséder ses membres de la citoyenneté réelle en leur faisant croire qu&rsquo;ils sont libres tout en leur assignant une place dont ils ne doivent pas bouger.</p>
<p>9. Un constat est devenu banal, mais dramatique, est celui du repli ethnique ou communautaire.<br />
L&rsquo;intériorisation de l&rsquo;association “ immigration = problème ” ou celle de “ banlieue = immigration ” est présente partout, dans la population immigrée et aussi dans les associations. L&rsquo;étude des difficultés par l&rsquo;approche de la domination montre au contraire qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un problème ethnique ou communautaire, mais bien d&rsquo;un problème social et politique. Le rapport de force entre les groupes sociaux, le rôle de l&rsquo;Etat sont clairs, la domination capitaliste produit l&rsquo;apartheid social, tant sur le plan économique que sur le plan politique et tout baigne dans un bain idéologique qui cherche à légitimer la situation, la normalité.<br />
L&rsquo;abord des problèmes par le biais de l&rsquo;exclusion n&rsquo;a pas arrangé les choses, c&rsquo;est un concept fourre-tout qui tend à cacher qu&rsquo;il s&rsquo;agit en fait d&rsquo;inclusion différentielle. Le poids du débat public, du “ sens commun ” est indéniable, car toujours il s&rsquo;agit de rejouer la différence contre l&rsquo;assimilation républicaine, le particularisme contre l&rsquo;unité. L&rsquo;exemple du foulard est très significatif. Pas question de poser la question de l&rsquo;égalité dans la différence.<br />
A cet égard le rôle de Le Pen a été fondamental, il a permis de faire sauter des verrous idéologiques importants. Aujourd&rsquo;hui ce sont ses thèses qui marquent la situation. Le séparatisme gagne sur tous les fronts.<br />
Ici nous sommes aussi face à problème de définition. Faut-il le qualifier de réactionnaire ou de fasciste ?<br />
Le concept de fascisme était employé avant la seconde guerre pour qualifier des courants qui visaient une “ rupture ” (la révolution nationale socialiste pour le nazisme et la révolution nationale en France pour Pétain). La crise du contexte économique s&rsquo;est résolue avec le new-deal et le fordisme, c&rsquo;est à dire un compromis social avec les représentants de la classe ouvrière. Aujourd&rsquo;hui l&rsquo;issue de la crise semble plus improbable. Le FN est pro-libéral, ce qui semble identique c&rsquo;est l&rsquo;attaque des “ pauvres ” pour maintenir les privilèges des autres, donc c&rsquo;est plutôt une politique réactionnaire.<br />
Ce qui est en débat sur le plan politique c&rsquo;est le front républicain, l&rsquo;union antifasciste politicienne ou la liaison entre l&rsquo;attaque de fond du capitalisme et la lutte antifasciste et antiraciste.</p>
<p>10. Le dernier constat c&rsquo;est celui de l&rsquo;ambiguïté du système avec les étrangers. Il est vrai que l&rsquo;on peut constater le même genre d&rsquo;ambiguïté pour la drogue ou les armes.<br />
En effet d&rsquo;un coté il les exclut politiquement et idéologiquement, mais de l&rsquo;autre il s&rsquo;en sert allègrement. Le système capitaliste a toujours besoin d&rsquo;immigrés, on le voit pour les conditions de travail (salissures, temps de travail, pénibilité, horaires, etc..). C&rsquo;est le cas dans le bâtiment, la restauration, les emplois de maison, le nettoyage, les entretiens divers (les exemples des centrales nucléaires ou de l&rsquo;amiante sont connus). Il en a besoin pour le coût du temps de travail et la baisse des minimums admissibles.<br />
Les lois anti-immigrés servent bien à faire pression sur la main-d&rsquo;oeuvre salariée notamment celle d&rsquo;origine étrangère puisqu&rsquo;il est impossible d&rsquo;expulser tous les irréguliers. Cela a entre autres comme conséquence de faire monter les prix du passage des frontières et non pas de les dissuader ou des empêcher.<br />
De plus il dit les refuser ici alors qu&rsquo;il les crée au niveau mondial, ce qui questionne la notion de réfugié. Vu la puissance du système au niveau mondial est-il encore raisonnable de faire une différence entre les sortes de réfugiés : politique, économiques, écologiques, en fonction de leur âge ou de leur sexe pour les femmes et les enfants ?<br />
En clair ce système est incapable d&rsquo;assumer les conséquences humaines de son fonctionnement autrement qu&rsquo;en maintenant la séparation et les discriminations, l&rsquo;oppression et l&rsquo;exploitation.Nous sommes bien en face du problème de la reproduction et de la continuation de la domination capitaliste et impérialiste.</p>
<p>11. En conséquence se posent quelques questions.<br />
Tout d&rsquo;abord pourquoi demander aux “ étrangers ”, “ immigrés ” d&rsquo;être plus clairs que les français ?<br />
Nous avons déjà un problème de dénomination, combien de temps demeure-t-on un “ étranger ” ?<br />
Comment penser construire l&rsquo;Europe sans accepter l&rsquo;étrangeté des autres cultures, sans assumer l&rsquo;unité dans la diversité ? Notre incapacité à accepter notre propre diversité augure mal de la construction européenne d&rsquo;un point de vue humain, le marché, lui, accepte toutes les diversités, le multiple à condition que cela se vende où s&rsquo;achète, qu&rsquo;augmente le capital.<br />
Il faut noter ensuite l&rsquo;incapacité de la gauche à comprendre l&rsquo;évolution du capitalisme. Le poids de la gestion a remplacé la volonté de transformer la réalité sociale. Nous sommes face à une crise du progrès et une crise du sens, une crise de notre civilisation où penser à l&rsquo;avenir de l&rsquo;humanité c&rsquo;est forcément se poser la question de l&rsquo;action politique ou du laisser faire.<br />
L&rsquo;importance du différentialisme est à souligner, c&rsquo;est une solution interne aux pays impérialistes, comme l&rsquo;est l&rsquo;humanitaire pour les dégâts de l&rsquo;impérialisme sur le plan externe. Ce différentialisme a un volet économique, un volet politique et un autre idéologique. Le résultat c&rsquo;est cet apartheid social que nous voyons se développer partout dans le monde et en particulier en France.<br />
On comprend alors la nécessité de ne jamais se poser la question pourquoi, donc du rôle du sens commun médiatique et spectaculaire qui donne les réponses avant les questions.<br />
Si les mouvements de population ont des causes, pourquoi en rester seulement aux droits et droits de l&rsquo;homme en particulier. Le droit est déjà différentialiste au niveau français et européen en étant officiellement compatible avec les droits de l&rsquo;homme. En ce qui concerne les droits politiques ou sociaux il est net que les droits sont inégaux, pour les personnes “ étrangères ” pas de droit de vote, liaison entre la régularité du séjour et les droits sociaux (la préférence nationale est en marche depuis 1993). Remarquons aussi l&rsquo;absence de liberté de circulation en Europe pour les non-européens.<br />
A ce sujet il faut noter l&rsquo;humour de la dernière trouvaille de Debré : la notion de “ sans-titre ”. La nomination policière renvoie ici à celle de “ sans qualité ”, d&rsquo;inexistant, de sans être. Debré est devenu “ l&rsquo;effaceur ”. Il faut gommer le nom pour pouvoir expulser les personnes.<br />
Ne pas poser la question du changement du droit et de la transformation sociale, c&rsquo;est penser qu&rsquo;il peut y avoir un capitalisme “ propre ” et réformable.<br />
Mettre la gauche face à ses responsabilités et ses carences c&rsquo;est une nécessité pour aller de l&rsquo;avant. Premièrement sans la gauche un certain nombre de mesures n&rsquo;auraient jamais pu être prises. Ensuite nous devons dépasser le blocage mental qu&rsquo;elle induit pour tenter de résoudre la question de la crise politique dans la quelle nous sommes plongés.<br />
C&rsquo;est pour cette raison que nous devons reposer la question de la citoyenneté et de la représentation politique. La notion de citoyenneté est issue de la révolution française, elle est liée à la démocratie parlementaire. On peut la reprendre telle qu&rsquo;elle a été développée dans la revendication de “ nouvelle citoyenneté ”, c&rsquo;est à dire en la déconnectant de la nationalité et en lui donnant un contenu actif et autogestionnaire et de démocratie directe quel que soit le lieu, les domaines concernés, l&rsquo;âge ou l&rsquo;origine des personnes qui la mette en oeuvre.<br />
Participer aux luttes c&rsquo;est une évidence, mais en acceptant le multiple, le mouvant, l&rsquo;éphémère, la liaison entre la forme et le fond. Si possible ou à chaque fois que l&rsquo;on peut il est nécessaire de transmettre la mémoire des luttes, de tirer le ou les bilans pour l&rsquo;avenir. Il est également nécessaire de respecter les possibilités d&rsquo;appropriation des personnes en mouvement pour éviter le rejet de la politique par crainte d&rsquo;être récupéré.<br />
Bien sûr il faut connecter les luttes et les courants, confronter les expériences, développer la critique et la pensée politique. Il semble indispensable de viser la durée dans l&rsquo;affirmation politique sans retomber dans les erreurs du passé où la durée signifiait ou signifie reproduction du pouvoir et bureaucratisation (vie des regroupements pour eux-mêmes), c&rsquo;est à dire en essayant que les fins et les moyens soient un peu en cohérence.<br />
Autre nécessité, penser à construire et reconstruire des réseaux, des associations en vue de l&rsquo;autonomie radicale pour dépasser l&rsquo;éparpillement actuel.<br />
Sur le plan des revendications il serait souhaitable de reprendre la notion de réfugié en l&rsquo;étendant à tous les domaines en suivant en cela l&rsquo;exemple de la lutte des femmes pour l&rsquo;asile en raison des persécutions ou oppressions liées à leur sexe.<br />
Lier les revendications ponctuelles avec la critique de fond du système tend à éviter d&rsquo;être piégé par le seul travail de dossier, le cas par cas et la guérilla juridique.<br />
La connaissance des difficultés à allier le travail de terrain concret (cas personnels, luttes, suivi militant pour l&rsquo;action politique et pratique, coût financier, élargissement de la mobilisation, etc&#8230;) et la critique globale de la société incite à la prudence sans céder sur le fond.<br />
La lutte pour l&rsquo;interculturel devient importante. Elle peut rejoindre la question de l&rsquo;affirmation politique et culturelle, on peut se référer à l&rsquo;exemple du Brésil où la musique et la danse permettent l&rsquo;affirmation plurielle.<br />
On peut se poser la question de savoir si l&rsquo;ethnicisation n&rsquo;est pas négative parce qu&rsquo;elle est réactive. Mais pour devenir positive il serait nécessaire que saute le verrou de “ l&rsquo;unité nationale ”, c&rsquo;est à dire le modèle de l&rsquo;unicité républicaine française centralisatrice et assimilatrice. Il faudrait que les communautés puissent s&rsquo;affirmer dans la positivité, en particulier dans le domaine culturel ou politique et pas seulement de façon religieuse ou marchande.<br />
La question de savoir si le problème de l&rsquo;interculturel devient primordial fait partie des questions à résoudre. Inévitablement ceci amène à réfléchir à ce que doit être la ou les solidarités. La voie du mélange et de l&rsquo;autonomie radicale est notre horizon, c&rsquo;est un défi que nous tenterons de relever.</p>
<p>P.C. Nantes le 14/08/96</p>
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		<title>CLF par CLF</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 14:17:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Unity Rockers]]></category>

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		<description><![CDATA[Le site Crie le fort ! est une association à but non lucratif légalement déclarée ; fondée en avril 2001 par le trio Unity Rockers, elle vise, comme toujours, à la promotion des cultures et musiques revendicatives. Signe des temps, nous sommes passés comme beaucoup de la photocopieuse monochrome aux multiples possibilités d&#8217;action qu&#8217;offre Internet. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le site Crie le fort ! est une association à but non lucratif légalement déclarée ; fondée en avril 2001 par le trio Unity Rockers, elle vise, comme toujours, à la promotion des cultures et musiques revendicatives.<br />
Signe des temps, nous sommes passés comme beaucoup de la photocopieuse monochrome aux multiples possibilités d&rsquo;action qu&rsquo;offre Internet.<br />
En ouvrant notre site http://www.crie-le-fort.org/ en septembre de cette année, nous voulions travailler sur deux domaines indissociables et complémentaires :<br />
- LE SKACTIVISTE<br />
(www.webzinemaker.com/skactiviste), un Webzine critique et sans concessions autres qu&rsquo;amicales ou affinitaires, selon notre degré de bienveillance ! Une formule de parution quinzomadaire (mises à jour les 1ers et 15 de chaque mois) et une filiation revendiquée aux 26 numéros de la feuille d&rsquo;info papier évoquée plus haut, la fête et la lutte, sans baisser la garde !<br />
- CLF DISTRIBUTION<br />
Ce site (www.crie-le-fort.org) a pour objectif de rassembler les multiples productions d&rsquo;autant d&rsquo;associations, groupes musicaux ou structures informelles développant et finançant leurs activités en éditant dans leur coin tee-shirts, fanzines ou bouquins. (intervention du président de l&rsquo;asso : «T&rsquo;as fait l&rsquo;ENA en accéléré durant l&rsquo;été pour nous sortir des formules langue de bois comme ça ?»)</p>
<p>En gros, quand on croise un tee-shirt qui nous plaît, soit parce qu&rsquo;il se rapporte à la scène ska/reggae, soit parce que son discours politique nous séduit, au lieu d&rsquo;en acheter un, on en prend dix ou vingt et on les diffuse ! Donc si toi aussi ami lecteur de REFLEXes, tu as des modèles de tee-shirt à distribuer, fais le nous savoir !</p>
<p>Le vêtement comme outil de propagande et vecteur de la contestation ?<br />
Soyons réalistes, nous y cédons toutes et tous !</p>
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		<title>Crie-le-fort !.org, le site qui rend sourd</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 14:17:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[antifascisme radical]]></category>
		<category><![CDATA[REFLEXes]]></category>
		<category><![CDATA[Réseau No Pasaran]]></category>
		<category><![CDATA[SCALP]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarité Résistance Antifa (SRA)]]></category>
		<category><![CDATA[Unity Rockers]]></category>

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		<description><![CDATA[REFLEXes : Comment est né le projet ? CLF : Nous avons stoppé la parution de Unity Rockers en janvier 2000 un peu brutalement, j&#8217;en endosse la responsabilité totale, mea culpa maxima ! Après une sévère phase de doute, une tentative de professionnalisation autour du journal ayant échoué, une nouvelle idée a fait son chemin. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>REFLEXes : Comment est né le projet ?</h3>
<p><strong>CLF</strong> : Nous avons stoppé la parution de Unity Rockers en janvier 2000 un peu brutalement, j&rsquo;en endosse la responsabilité totale, mea culpa maxima ! Après une sévère phase de doute, une tentative de professionnalisation autour du journal ayant échoué, une nouvelle idée a fait son chemin.<br />
D&rsquo;un constat tout simple aussi, à propos des fortunes dépensées en merchandising, fanzines et autres trucs dès que je mets les pieds dans un concert. Comme dit Loïc, je suis gourmand, pas gourmet ! M&rsquo;étant aussi retrouvé au chômage sans grande envie de continuer ma longue carrière de magasinier, permanent associatif même en CES, ça me va bien !</p>
<p><strong>Gridalo Forte en Italie, Esan Ozenki au pays basque, c&rsquo;est quoi pour vous, des grands frères ? Des exemples à suivre ? Le début d&rsquo;une même Internationale ?</strong></p>
<p>C&rsquo;est vrai, nous sommes officieusement la section française de l&rsquo;Internationale des Braillards dont je suis le porte-parole ! On me demande fréquemment de baisser les watts, spécialement quand je rigole, vous le savez bien ! Juste un nom qui sonne bien, un clin d&rsquo;œil représentant bien l&rsquo;esprit de l&rsquo;asso, musiques et luttes sociales, la fête et la lutte. Esan Ozenki est en pleine mutation pour cause de mise en orbite du gars Firmin et Gridalo Forte ne répond à personne, nous ne faisons pas exception. C&rsquo;est compliqué et laborieux les relations internationales ! Ce sont avant tout de grandes références pour nous !<br />
Même si Gridalo forte est pour le moins réticent face à la scène française suite à des expériences désagréables, nous aimerions travailler ensemble plus étroitement.</p>
<p><strong>Des tee-shirts du Scalp ou du SRA, des briquets Ras l&rsquo;Front ou No Pasaran !, des casquettes No G8 du GSF, la revue REFLEXes, le fanzine du Rash ! On ne trouve pas que des tee-shirts de nos groupes favoris sur votre site ?</strong></p>
<p>Que voulez-vous, Ska, Reggae, Soul et Luttes sociales, on en démord pas ! C&rsquo;est vraiment une volonté de départ et un pilier du fonctionnement maison que de rassembler l&rsquo;éparpillé et de le proposer en un lieu, même virtuel. Visiblement, le mélange des genres entre musiques et politique de notre VPC séduit pas mal de monde, tout spécialement les gens habitant loin des centres urbains et voyant donc peu de concerts ou de tables de presse. Il faut aussi reconnaître que l&rsquo;Underground par définition a du mal à dépasser le cercle d&rsquo;initié(e)s, alors dès qu&rsquo;on popularise un peu, en règle générale l&rsquo;accueil est favorable, on joue sur l&rsquo;effet de surprise !<br />
C&rsquo;est vraiment chouette de voir des gens bloquer sur le motif d&rsquo;un tee-shirt («Ah la vache, ils ont osé!») ou la couverture d&rsquo;un zine !<br />
Le public de l&rsquo;actuelle scène ska-reggae internationale est aussi beaucoup plus conscient socialement parlant que le hard-rockeux de base, faut l&rsquo;avouer quand même !</p>
<p><strong>Au passage on remarque l&rsquo;absence du rayon cassette et CDs ?</strong></p>
<p>C&rsquo;est tout à fait volontaire car c&rsquo;est l&rsquo;affaire de Ronan RHM, notre trésorier rennais ! Sur son site <a href="http://www.redheadman.org/" target="_blank">http://www.redheadman.org/</a> il y a déjà tout ou presque en vinyls et CDs, et à de forts raisonnables tarifs ! C&rsquo;est vraiment un label et une distribution de qualité, le bougre a du flair ! On bosse ensemble et on développe nos assos en réseau avec plein d&rsquo;autres, c&rsquo;est la famille quoi !</p>
<p><strong>Votre webzine mis à jour tous les 15 jours recense entre autres les concerts mais aussi beaucoup d&rsquo;activités militantes. Comment fonctionnent votre service de presse et votre comité de censure?</strong></p>
<p>Là aussi, avec Unity Rockers, le ménage s&rsquo;est fait tout seul et on ne reçoit jamais de faferies ! Et entre Loïc, Ronan et ma pomme, on connaît un peu tous les protagonistes de la scène dont certains depuis belle lurette ! Pas facile de nous embrouiller, nous ne sommes plus jeunes, frais et naïfs (!?Arf !) et nous avons les moyens de faire parler les archives et les mémoires !</p>
<p><strong>Quels sont vos liens avec le milieu militant et la scène alternative (d&rsquo;ailleurs existe-t-elle encore cette fameuse scène dite alternative) ?</strong></p>
<p>En ce qui me concerne, pas d&rsquo;affiliation ou d&rsquo;encartage particulier, mais pas mal de liens amicaux persistants et de fréquentes rencontres en concerts et manifs ! Et bien sûr que l&rsquo;alternative existe encore, les concerts du CICP ou la revigorante émergence du RASH peuvent en attester de belle manière! En ce qui me concerne toujours, je pense en être totalement partie prenante. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse du milieu militant ou de la scène alternative. Je crois que nous en sommes un des nombreux éléments. C&rsquo;est ce nombre et la diversité des modes et des lieux d&rsquo;intervention qui font que la scène alternative est toujours si riche dans un monde qui favorise pourtant la norme et l&rsquo;uniformité.</p>
<p><strong>En dehors du site CLF, que pensez-vous du monde récent d&rsquo;Internet ? Qu&rsquo;a-t-il apporté de plus selon vous au milieu alternatif ou militant ? On y trouve tout et n&rsquo;importe quoi, de belles crapuleries et saloperies aussi !</strong></p>
<p>En tout cas, c&rsquo;est un moyen de communication rapide et économique, plein d&rsquo;infos qui tombent au quotidien et qui ne demandent qu&rsquo;à être répercutées dans le webzine pour la plus grande édification des masses ! Et comme tout le monde, un peu de rigolade avec les nombreuses conneries en circulation sur le réseau !</p>
<p><strong>Quelle est votre position par rapport à la «professionnalisation» de certaines structures ?</strong></p>
<p>Je suis vraiment pour la professionnalisation de nos structures, mais uniquement sur un mode associatif, réellement sans but lucratif ou alors coopératif de type SCOP, où les salariés-associés sont seuls propriétaires de l&rsquo;outil de travail.</p>
<p><strong>Pensez-vous qu&rsquo;il faille développer ce genre de structures, éventuellement au détriment des structures associatives ?</strong></p>
<p>Difficile de combattre le capitalisme tout en l&rsquo;entretenant, même à petite échelle ! À nous aussi d&rsquo;avoir des structures efficaces, basées sur des modes d&rsquo;échanges différents et proposant réellement quelque chose d&rsquo;attrayant ! D&rsquo;un autre côté, j&rsquo;achète mes clopes, des disques et des bouquins dans des boutiques n&rsquo;ayant rien d&rsquo;associatif et je fais mes courses au supermarket du coin, donc j&rsquo;y participe aussi au grand cirque capitaliste !</p>
<p><strong>Tribune libre et mot de la fin&#8230;</strong></p>
<p>Merci pour vos questions et félicitations pour le retour de REFLEXes ! Et contactez-nous pour nous faire part de vos productions, tee-shirts, fanzines, caleçons&#8230; sur les thèmes qui nous tiennent à cœur !<br />
SKA, REGGAE, SOUL ET LUTTES SOCIALES!<br />
Interview réalisée en novembre 2001</p>
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		<title>Editorial</title>
		<link>https://reflexes.samizdat.net/editorial-5/</link>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 14:07:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[DIX ANS. DIX ANS QU’EN DIVERS POINTS DU GLOBE LES POPULATIONS CIVILES MESURENT CE QUE VEUT DIRE NOUVEL ORDRE MONDIAL DANS LE LANGAGE CAPITALISTE : IRAK, PALESTINE, SOMALIE, SIERRE LEONE, BOSNIE, YOUGOSLAVIE… LE 11 SEPTEMBRE DERNIER CELA A ÉTÉ AU TOUR DE CIVILS VIVANT DANS LE PLUS GRAND ÉTAT-VOYOU DE LA PLANÈTE DE SUBIR L’INHUMANITÉ [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>DIX ANS. DIX ANS QU’EN DIVERS POINTS DU GLOBE LES POPULATIONS CIVILES MESURENT CE QUE VEUT DIRE NOUVEL ORDRE MONDIAL DANS LE LANGAGE CAPITALISTE : IRAK, PALESTINE, SOMALIE, SIERRE LEONE, BOSNIE, YOUGOSLAVIE… LE 11 SEPTEMBRE DERNIER CELA A ÉTÉ AU TOUR DE CIVILS VIVANT DANS LE PLUS GRAND ÉTAT-VOYOU DE LA PLANÈTE DE SUBIR L’INHUMANITÉ DU SYSTÈME. DANS TOUS LES PAYS RICHES, CELA A ÉTÉ L’OCCASION INESPÉRÉE POUR UNE POIGNÉE DE FAUX PROPHÈTES DE POPULARISER LA THÈSE RANCIE DU «CHOC DES CIVILISATIONS». AU DELÀ DE SON INVENTEUR SAMUEL HUNTINGTON, LE CONCEPT NE VIENT PAS DE NULLE PART. CELA FAIT DES ANNÉES QUE LES MOUVEMENTS NATIONALISTES EUROPÉENS FONT TOUT POUR LE DIFFUSER. JUSQU’À PRÉSENT L’IMPACT EN ÉTAIT LIMITÉ. MAIS IL SEMBLE QUE PAR L’ENTREMISE DE QUELQUES INDIVIDUS, COMME ALEXANDRE DEL VALLE PAR EXEMPLE, CES PETITS MILIEUX CONFINÉS SOIENT EN PASSE DE RÉUSSIR LEUR COUP. CE CONTEXTE EXPLIQUE POURQUOI IL NOUS A SEMBLÉ INTÉRESSANT DE TRAVAILLER SUR LA COMMUNICATION NATIONALISTE AUJOURD’HUI, NON SEULEMENT EN FRANCE MAIS ÉGALEMENT EN EUROPE ET EN AUTRICHE PLUS PARTICULIÈREMENT. DE L’ÉCRIT À INTERNET EN PASSANT PAR LE VECTEUR MUSICAL, TOUS LES MÉDIAS SONT MIS À CONTRIBUTION PAR LES MILIEUX NÉO-DROITIERS OU NÉO-FASCISTES POUR SORTIR DU GHETTO, AVEC IL EST VRAI DES SUCCÈS DIVERS. LOIN D’ÊTRE MARGINAUX, CES OUTILS SONT PEUT-ÊTRE CE QUI VA PERMETTRE À L’EXTRÊME DROITE FRANÇAISE DE SE RELEVER DU COUP PORTÉ PAR LA SCISSION SURVENUE AU SEIN DU FN IL Y A MAINTENANT TROIS ANS.<br />
POUR NOTRE PART, PLUS QUE JAMAIS, NOUS SAVONS QUE LA LUTTE CONTINUE ET QU’ELLE VA MÊME SANS DOUTE S’ÉTENDRE. LE PROCESSUS DE FASCISATION DES ÉTATS OCCIDENTAUX A CONNU UN GAIN QUALITATIF CONSIDÉRABLE GRÂCE AUX ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE QUI ILLUSTRENT, SI BESOIN EN ÉTAIT, UNE RÉALITÉ SIMPLE : L’ORDRE A BESOIN DU DÉSORDRE POUR EXISTER ET POUR CASSER TOUTE VELLÉITÉ DE CONTESTATION SOCIALE. ATTENTATS, «CHOC DES CIVILISATIONS» ET LUTTE CONTRE LE TERRORISME OU L’INSÉCURITÉ SONT AINSI LES TENANTS D’UN MÊME PROCESSUS VISANT À EMPÊCHER LA SEULE GUERRE QUE PEUT CRAINDRE LA CLASSE GOUVERNANTE NÉO-BOURGEOISE : LA GUERRE DES CLASSES. DANS CELLE-CI, CHACUN D’ENTRE NOUS A SA PLACE !</p>
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		<title>Sommaire n° 5 / hiver 2002-2003</title>
		<link>https://reflexes.samizdat.net/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Jan 2004 12:06:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Opinion : Retour sur l’affaire Brunerie &#171; Chirac n’aurait rien risqué s’il avait été en prison &#187; À propos du site d’Unité radicale… Écran total À propos de répression… Que fait la police ? Humeur : Du côté du journalisme poubelle Le Point…dans la gueule !!! Actualité : la Fête de l’Identité et des Libertés [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Opinion : Retour sur l’affaire Brunerie</p>
<p><strong>&#171; Chirac n’aurait rien risqué s’il avait été en prison &#187;</strong></p>
<p>À propos du site d’Unité radicale… Écran total</p>
<p>À propos de répression… Que fait la police ?</p>
<p>Humeur : Du côté du journalisme poubelle</p>
<p><em>Le Point…</em><strong>dans la gueule !!!</strong></p>
<p>Actualité : la Fête de l’Identité et des Libertés</p>
<p><strong>Nazis et cotillons !</strong></p>
<p>Analyse : le point sur le MNR</p>
<p><strong>&#171;Combien de marins, combien de capitaines…&#187;</strong></p>
<p>Dossier : Conservatisme</p>
<p><strong>Qu’est-ce que le conservatisme ?</strong></p>
<p>Royalistes : <strong>Une espèce en voie de disparition ?</strong></p>
<p>Chevènement : <strong>Rira bien curare le dernier</strong>… </p>
<p>Autriche : <strong>les Burschenschaften</strong>, la conservation des élites à la mode autrichienne</p>
<p><strong>Notes de lectures</strong></p>
<p>Samizdat.net, Gênes 19-20-21 juillet 2001 Multitudes en marche contre l’empire Éd. REFLEX, 2001, 334 pages</p>
<p>François-Xavier Sidos, Les soldats libres L’AEncre, 2002, 350 pages</p>
<p>Jean-Jacques Matringhem &#038; Philippe Randa (sous la dir. de) , Vers la société multiraciste Dualpha, 2002, 294 pages</p>
<p>Guillaume Faye, Avant-guerre. Chronique d’un cataclysme annoncé L’AEncre, 2002, 382 pages</p>
<p>Yves Daoudal, Le tour infernal 21 avril &#8211; 5 mai 2002 Analyse d’une fantasmagorie électorale Godefroy de Bouillon, 2002, 224 pages</p>
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