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	<title>REFLEXes &#187; Alain de Benoist</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>National-bolchevisme : de nouvelles convergences pour un front anti-système ?</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Mar 2009 15:50:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[... Et les autres]]></category>
		<category><![CDATA[Alain de Benoist]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Douguine]]></category>
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		<description><![CDATA[(Article publié en octobre 1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes) &#160; Fin juin, suite à une enquête de la journaliste Mariette Besnard et du romancier Didier Daeninckx, le Canard enchaîné révèle des liens unissant communistes et extrémistes de droite à notamment travers la collaboration à certains journaux comme l’Idiot International et le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>(Article publié en octobre 1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes)</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Fin juin, suite à une enquête de la journaliste Mariette Besnard et du romancier Didier Daeninckx, le <em>Canard enchaîné</em> révèle des liens unissant communistes et extrémistes de droite à notamment travers la collaboration à certains journaux comme l’<em>Idiot International</em> et le <em>Choc du Mois</em>. Histoire de remplir quelques pages de plus et de régler certains comptes, des rédactions parisiennes (dont <em>Libération</em>) n’hésiteront pas à parler de convergences entre bruns et rouges. Qu’en est-il exactement et se matérialisent-elles par des rapprochements entre organisations ?Publié en novembre 1993</strong></p>
<p>Dès juillet 1967, tirant les leçons de l’activisme de l’OAS et de l’échec du REL-MNP (Rassemblement européen de la Liberté-Mouvement nationaliste du Progrès) aux élections législatives de la même année, Dominique Venner<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences-pour-un-front-anti-systeme/#footnote_0_433" id="identifier_0_433" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Dominique Venner, ancien responsable de Jeune Nation et fondateur d&rsquo;Europe Action, est le r&eacute;dacteur de l&rsquo;essai Pour une critique positive (1962) sorte de Que faire ? des nationalistes.">1</a></sup> met en avant l’intérêt d’une stratégie culturelle, métapolitique sur l’action partisane pour conquérir le pouvoir. Afin d’apparaître de façon plus honorable et de sortir de la marginalité où l’avait poussée la fin de la seconde guerre mondiale, l’extrême droite, à travers ce qui allait devenir la nouvelle droite, cherche à en finir avec les commémorations folkloriques en se lançant dans un travail d’élaboration théorique, bien sûr, mais aussi organisationnelle et stratégique : Venner définit le GRECE (Groupement de recherche et d’étude pour la civilisation européenne) comme une structure « <em>extrêmement souple et diversifiée</em> » avec à sa tête, une direction dont le « <em>rôle interne serait celui d’une centrale idéologique diffusant aux membres un enseignement doctrinal actualisé et permanent. À la base, une organisation sans hiérarchie, sans délimitation territoriale, mais des membres qui fassent rayonner notre enseignement, suivant leur milieu, leurs capacités et leurs affinités. Cela signifie que chaque membre a l’obligation de militer dans une activité civique, sociale, politique ou culturelle qui lui donne une influence sur d’autres hommes.</em> » En effet, pour reprendre le pouvoir, l’extrême droite se doit de sortir de son isolement. La nouvelle droite le fait en tentant dans les années 1970 de noyauter les milieux du pouvoir, en investissant des journaux comme le <em>Figaro</em>, <em>Valeurs actuelles</em> et <em>Spectacle du Monde</em>, en influençant des hommes de droite comme Michel Poniatowski (ministre de l’Intérieur sous Giscard), ou encore Jacques Médecin. Le relatif échec de cette tentative, les évolutions d’une partie des membres du GRECE qui rejoignent le Front national, les changements politiques (chute du Mur, écroulement du communisme, consensus libéral en Europe) entraînent de nouvelles orientations : en 1989, Robert Steuckers<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences-pour-un-front-anti-systeme/#footnote_1_433" id="identifier_1_433" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Robert Steuckers, conf&eacute;rencier polyglotte, joue, depuis le d&eacute;part de Guillaume de Faye en 1986, le r&ocirc;le d&rsquo;animateur en second de la nouvelle droite au plan intellectuel. Il dirige la revue Vouloir.">2</a></sup> estime que « <em>la nouvelle droite se trouve confrontée à un défi : rénover son discours, s’annexer de nouvelles pistes intellectuelles (Foucault, Deleuze, Guattari, GusDorf, Péguy, etc.), opérer une greffe entre ces nouveaux adstrats et son corpus existant</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences-pour-un-front-anti-systeme/#footnote_2_433" id="identifier_2_433" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Robert Steuckers, Vouloir, n&deg;52-53, f&eacute;v-mars 1989.">3</a></sup> ». La nouvelle droite belge a été la première à étudier le national-bolchevik allemand Ernst Niekisch<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences-pour-un-front-anti-systeme/#footnote_3_433" id="identifier_3_433" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jean-Yves Camus et Ren&eacute; Monzat, Les droites nationales et radicales en France, PUL, 2&egrave;me trimestre 1992.">4</a></sup>. Par la suite, on voit fleurir dans la presse de la nouvelle droite les références aux philosophes, auteurs de gauche et la reprise pure et simple de mots d’ordre libertaires critiquant la société de consommation et l’idéologie du travail par exemple<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences-pour-un-front-anti-systeme/#footnote_4_433" id="identifier_4_433" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Eacute;l&eacute;ments, hiver 1992, n&deg;75.">5</a></sup>. Ceci dans le but, bien sûr, d’affirmer des idées inégalitaires, de développement séparé derrière une phraséologie gauchiste, mais aussi de gommer l’opposition droite-gauche et faire apparaître de nouvelles « convergences périphériques combattant l’univers de la marchandise et la toute puissance de la raison économique»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences-pour-un-front-anti-systeme/#footnote_5_433" id="identifier_5_433" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Eacute;l&eacute;ments, printemps 1992, n&deg;74.">6</a></sup>.</p>
<h3>Convergences idéologiques ?</h3>
<p>Le 12 mai 1993, Alain de Benoist, membre entre autres du GRECE, plaide pour l’abandon du clivage droite-gauche pour lui préférer la notion de « centre » et de « périphérie », le premier étant constitué par « l’idéologie dominante », la seconde regroupant « tous ceux qui n’acceptent pas cette idéologie »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences-pour-un-front-anti-systeme/#footnote_6_433" id="identifier_6_433" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ceci &eacute;tant une copie-adaptation des analyses sur les rapports entre les pays du centre, du nord et les pays p&eacute;riph&eacute;riques, du sud.">7</a></sup>. Cette intervention aurait été des plus banales si elle n’avait eu lieu à la Mutualité dans le cadre d’une conférence dirigée par Francette Lazare, membre du bureau politique du PCF. Personne dans les rangs communistes ne trouva rien à redire<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences-pour-un-front-anti-systeme/#footnote_7_433" id="identifier_7_433" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ren&eacute; Monzat, pr&eacute;sent dans la salle, fut le seul &agrave; intervenir et se fit remettre &agrave; sa place par Francette Lazare.">8</a></sup>. Une semaine plus tard, la revue <em>Éléments</em> (revue du GRECE) invite Marc Cohen, membre du PCF et rédacteur en chef de <em>L&rsquo;Idiot International</em>, journal fondé par Jean-Edern Hallier, à venir disserter là encore de la « recomposition du paysage intellectuel français ». De tels contacts ne sont pas extraordinaires : Edouard Limonov<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences-pour-un-front-anti-systeme/#footnote_8_433" id="identifier_8_433" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Eacute;douard Limonov est depuis mai 1993, le pr&eacute;sident du Front national-bolchevik &agrave; Moscou.">9</a></sup>, conseiller à la rédaction de <em>L’Idiot</em>, collabore aussi bien à <em>Révolution</em>, hebdo du PC pour intellectuels qu’au <em>Choc du Mois</em>, mensuel d’une extrême droite moderne, conquérante, intellectuellement agressive. Enfin, en mai dernier, <em>L’Idiot</em> publie l’appel <em>Vers un front national</em> de Jean-Paul Cruse. Ce communiste, délégué SNJ-CGT et membre de la rédaction de <em>Libération</em>, propose « <em>une politique autoritaire de redressement du pays</em> » rassemblant là encore « <em>les gens de l’esprit contre les gens des choses, la civilisation contre la marchandise — et la grandeur des nations contre la balkanisation du monde […] sous les ordre de Wall Street, du sionisme international, de la bourse de Francfort et des nains de Tokyo</em> ». Décidément, on y revient toujours, et surtout parce que « <em>la destruction précipitée de la vieille gauche n’ouvre sur rien de neuf, à l’intérieur du champ</em> ». Il faut donc en sortir « <em>pour forger une nouvelle alliance</em> », un « front » regroupant « <em>Pasqua, Chevènement, les communistes et les ultra-nationalistes</em> », un nouveau front pour « <em>un violent sursaut de nationalisme, industriel et culturel</em> ». Le bureau national du SNJ-CGT réagit dans un communiqué en réaffirmant la liberté d’expression de JP Cruse et en condamnant ses positions, rappelant que « <em>ces idées ne sont pas celle de la CGT</em> », qu’elle les combat « <em>même de toutes [ses] forces</em> ». Pas par opportunisme, mais par conviction profonde<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences-pour-un-front-anti-systeme/#footnote_9_433" id="identifier_9_433" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&laquo; &Agrave; propos d&rsquo;un article publi&eacute; par L&rsquo;Idiot International &raquo; communiqu&eacute; du SNJ-CGT du 25 juin 1993.">10</a></sup>.</p>
<p>L’anti-américanisme a toujours été en France une valeur partagée pour des raisons différentes par beaucoup de forces politiques. Des gaullistes aux communistes en passant par l’extrême droite et l’extrême gauche, les États-Unis se retrouvent accusés de ne pas être une véritable nation historique, de reprendre sans les comprendre les principes des Lumières et les valeurs universelles de la Révolution française, et de vouloir dominer l’ensemble de la planète. L’écroulement du « communisme » et la guerre du Golfe ont ravivé ce sentiment.</p>
<h3>Rien de très neuf sous les auspices du national-bolchévisme</h3>
<p>Il est donc certain qu’un courant national-bolchevik existe en France, combattant la société marchande, l’Amérique, le « sionisme international » et la social-démocratie mais celui-ci n’a rien de nouveau. Déjà, dans les années 1970, l‘organisation Lutte du Peuple, fondée par des scissionnistes d’Ordre Nouveau, se réclamait du national-bolchévisme et employait « un vocabulaire calqué sur celui de la gauche extraparlementaire, notamment dans la critique du capitalisme et de la bourgeoisie »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences-pour-un-front-anti-systeme/#footnote_10_433" id="identifier_10_433" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jean-Yves Camus et Ren&eacute; Monzat, Les droites nationales et radicales en France, PUL, 2&egrave;me trimestre 1992.">11</a></sup>. Aujourd’hui, le mouvement Nouvelle Résistance est l’expression politique de ce courant et tente lui aussi de « mettre en œuvre une ligne stratégique » de « front anti-système »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences-pour-un-front-anti-systeme/#footnote_11_433" id="identifier_11_433" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="cf. R&eacute;flexes n&deg;37 pour en savoir plus sur Nouvelle R&eacute;sistance.">12</a></sup>.<br />
Il y a une véritable mode franco-russe du national-bolchévisme. Les amitiés du groupe Nouvelle Résistance avec les différents groupes qui se réclament peu ou prou du national-bolchévisme en Russie sont là pour le prouver. Dans leur journal <em>Lutte du Peuple</em>, on fait souvent mention des différents groupes et des alliances avec ceux-ci. La « haine » contre l’Occident, et Eltsine qui « brade » la Russie au profit du capitalisme, servent de fer de lance à un rapprochement entre anciens communistes et conservateurs. On peut citer A. Douguine (n°2 du Front national bolchévique), un des correspondants de Nouvelle Résistance en Russie, qui se félicite de la « <em>révoluton russe actuelle où respectivement les néo-communistes nationalistes représenteraient l’aile gauche et les néo-monarchistes l’aile droite</em> ». On le retrouvait aux côtés de Thiriart et Schneider (directeur de la revue <em>Nationalisme et République</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences-pour-un-front-anti-systeme/#footnote_12_433" id="identifier_12_433" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nationalisme et R&eacute;publique, disparue aujourd&rsquo;hui, se voulait une revue de soutien critique &agrave; JM Le Pen et au FN. Elle a &eacute;volu&eacute; sur la fin vers des positions proches du mouvement Nouvelle R&eacute;sistance.">13</a></sup>) lors d’un voyage au mois d’août 1992 dont l’objectif était de tisser des liens avec l’opposition à Eltsine. Il est encore avec A. De Benoist au début de l’année 1992 se félicite de la naissance du journal <em>Dien</em> (Le Jour) qui, à l’instar de <em>Krisis</em> en France, a «<em> introduit le non-conformisme et le radicalisme dans l’univers rouge-brun et a pour mot d’ordre la recherche d’une troisième voie nationale et russe</em> ». Quant à l’antisémitisme de ce journal, il faut d’après lui ne pas en exagérer la teneur. C’est aussi dans les anciens journaux communistes officiels que l’on retrouve ce type de discours. Dans les manifestations, il n’est pas rare de voir se côtoyer drapeaux rouges et tsaristes&#8230; C’est aujourd’hui une opposition structurée, qui a des relais et non des moindres dans l’armée. Staline est réhabilité et l’on voit dans différentes revues d’extrême droite (<em>Lutte du Peuple</em> ou <em>Orion</em>, revue italienne) des articles faisant référence au « petit père des peuples ». Décidément cela ne tourne pas très rond. Mais est-ce une raison pour perdre la boule comme le fait JP Cruse ? Sûrement pas.</p>
<p>À l’instar de JP Cruse, le PCF a souvent développé un anti-américanisme sans nuance. Le grand Satan américain d’un côté, le grand frère soviétique de l’autre&#8230; Le « Collectif communiste des travailleurs des médias » (PCF) se plaint dans un communiqué du 8 juillet 1993 du procès qui est fait à l’un de ses membres (en l’occurrence Marc Cohen), et qui vise « <em>à interdire tout débat politique, liant la question de la souveraineté nationale, contre l’hégémonie américaine, et les valeurs historiques du mouvement ouvrier international</em> ». Il est bien connu que les pays de l’Est ont défendu avec ardeur ces valeurs&#8230;<br />
Le rapprochement entre courants politiques théoriquement et idéologiquement opposés que les journalistes qualifient bien improprement de «bruns-rouges» est un remake des années 1930. Rappelons-nous Doriot, le national-populiste qui se séparait du PC pour fonder le PPF (Parti populaire français) et allait devenir collaborateur des nazis. Le « scoop » journalistique de F. Bonnet de <em>Libération</em> découvrant (il était temps) les « compagnons de route de la galaxie nationale-bolchevik » a pour but de démontrer que « le communisme est vraiment pourri puisqu’il n’hésite pas à s’allier au fascisme » et accessoirement « qu’extrême gauche et extrême droite, c’est pareil ». En 1990 déjà, un certain C. Bourseiller (acteur et journaliste, paraît-il), renvoyait dos à dos extrême droite et extrême gauche dans un livre s’intitulant <em>Les ennemis du système</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences-pour-un-front-anti-systeme/#footnote_13_433" id="identifier_13_433" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Voir R&eacute;flexes n&deg;31">14</a></sup>. De tels amalgames font peu de cas des dialogues établis entre l’extrême droite et les intellectuels de gauche et encore moins des évolutions idéologiques et politiques du Parti socialiste au pouvoir depuis dix ans (notamment sur l’immigration, la sécurité, le libéralisme&#8230;). Il est vrai qu’il serait gênant de dénoncer ses petits camarades.</p>
<h3>L’arbre cache-t-il une forêt ?</h3>
<p>Ceux qui mettent tant d’empressement à dénoncer la convergence entre les «rouges» et les «bruns» oublient souvent les errances idéologiques de leur propre milieu. À travers la revue <em>Krisis</em> se sont établis beaucoup de contacts entre intellectuels de la nouvelle droite et intellectuels de gauche. Durant l’été 1988, <em>Krisis</em>, dirigée par A. De Benoist, entend rompre l’isolement intellectuel de la nouvelle droite et asseoir son hégémonie idéologique. Y participent aussi bien des idéologues du GRECE que des penseurs de gauche. Les débuts sont marqués par quelques manipulations puisque la revue reproduit des articles déjà parus ailleurs sans l’autorisation de leurs auteurs. Mais Garaudy (aussi collaborateur à <em>Nationalisme et République</em>), Jean-Michel Palmier, André Comte-Sponville, Jean-François Kahn, Régis Debray, Jacques Domenach, Jacques Julliard, Bernard Langlois ou encore Claude Karnoouh, ont participé sans sourciller à la revue. Alain Decaux, ancien ministre d’un gouvernement socialiste, ne semble nullement gêné de côtoyer des personnes comme Jean Mabire, Jean-Jacques Mourreau et Pierre Vial, tous trois passés par le GRECE et le FN.</p>
<p>La confusion idéologique due à une perte des repères politiques et des marques référentielles à gauche a permis de telles accointances et la remise en selle de l’idéologie réactionnaire.<br />
Ces problèmes de glissements ou de rapprochements ne sont pas à prendre à la légère. Il s’agit bien de décortiquer le discours tenu par ces nationaux-bolcheviks qui reprennent à la fois les symboles révolutionnaires (Commune de Paris, Che Guevara, etc.), se veulent solidaires des luttes de libération nationale (basque, corse, irlandaise), reprennent à leur compte les luttes écologistes, s’en vont combattre en Bosnie ou en Croatie « contre le dépeçage de ces territoires » par les Serbes, se réclament libertaires, etc. et qui seraient prêts à « faire un bout de chemin avec tous les anti-systèmes » ; il ne resterait plus aujourd’hui que deux façons d’être : soit du côté de ceux qui « <em>acceptent le monde de la marchandise et la toute-puissance de la raison économique, [soit du côté de] ceux qui la refusent</em> »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences-pour-un-front-anti-systeme/#footnote_14_433" id="identifier_14_433" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Article de D. Barney dans &Eacute;l&eacute;ments n&deg;74.">15</a></sup>. Le danger est bien dans cette vision manichéenne promue par A. De Benoist, et par certains groupes dans le milieu révolutionnaire.</p>
<p>En tout cas, il n’est pas question d’avoir des rapports avec l’extrême droite ou la nouvelle droite. Déjà en 1991, pendant la guerre du Golfe, des militants nationalistes-révolutionnaires et de la nouvelle droite (A. De Benoist signataire de l’Appel des 30 aux côté de C. Cheysson, M. Gallo, A. Waechter, eh oui !) voulaient participer aux manifestations ainsi que des révisionnistes. Les militants antifascistes radicaux leur avaient indiqué le chemin à suivre&#8230;<br />
Couper avec la peste &#8211; en l’occurrence la « gauche caviar » &#8211; pour s’associer avec le choléra, comme l’appelle de tous ses voeux JP Cruse n’est pas un choix. Les marges de manœuvre pour la fondation d’une alternative politique et sociale aux politiques autoritaires et nationalistes se rétrécissent de jour en jour. Les repères idéologiques se font de plus en plus flous. Les fractures au sein de la société s’agrandissent et c’est là-dessus qu’espèrent prospérer les extrêmes droites, les pouvoirs sécuritaires et totalitaires en Europe et ailleurs. La clairvoyance, les bases et les alliances à construire pour résister à l’ordre établi en sont d’autant plus nécessaires.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_433" class="footnote">Dominique Venner, ancien responsable de Jeune Nation et fondateur d’Europe Action, est le rédacteur de l’essai <em>Pour une critique positive</em> (1962) sorte de <em>Que faire ?</em> des nationalistes.</li><li id="footnote_1_433" class="footnote">Robert Steuckers, conférencier polyglotte, joue, depuis le départ de Guillaume de Faye en 1986, le rôle d’animateur en second de la nouvelle droite au plan intellectuel. Il dirige la revue Vouloir.</li><li id="footnote_2_433" class="footnote">Robert Steuckers, <em>Vouloir</em>, n°52-53, fév-mars 1989.</li><li id="footnote_3_433" class="footnote">Jean-Yves Camus et René Monzat, <em>Les droites nationales et radicales en France</em>, PUL, 2ème trimestre 1992.</li><li id="footnote_4_433" class="footnote"><em>Éléments</em>, hiver 1992, n°75.</li><li id="footnote_5_433" class="footnote"><em>Éléments</em>, printemps 1992, n°74.</li><li id="footnote_6_433" class="footnote">Ceci étant une copie-adaptation des analyses sur les rapports entre les pays du centre, du nord et les pays périphériques, du sud.</li><li id="footnote_7_433" class="footnote">René Monzat, présent dans la salle, fut le seul à intervenir et se fit remettre à sa place par Francette Lazare.</li><li id="footnote_8_433" class="footnote">Édouard Limonov est depuis mai 1993, le président du Front national-bolchevik à Moscou.</li><li id="footnote_9_433" class="footnote">« À propos d’un article publié par <em>L’Idiot International</em> » communiqué du SNJ-CGT du 25 juin 1993.</li><li id="footnote_10_433" class="footnote">Jean-Yves Camus et René Monzat, Les droites nationales et radicales en France, PUL, 2ème trimestre 1992.</li><li id="footnote_11_433" class="footnote">cf. <em>Réflexes</em> n°37 pour en savoir plus sur Nouvelle Résistance.</li><li id="footnote_12_433" class="footnote"><em>Nationalisme et République</em>, disparue aujourd’hui, se voulait une revue de soutien critique à JM Le Pen et au FN. Elle a évolué sur la fin vers des positions proches du mouvement Nouvelle Résistance.</li><li id="footnote_13_433" class="footnote">Voir <em>Réflexes</em> n°31</li><li id="footnote_14_433" class="footnote">Article de D. Barney dans Éléments n°74.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>National-bolchevisme : de nouvelles convergences</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jan 2007 13:11:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[(Article publié en octobre1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes) Fin juin, suite à une enquête de la journaliste Mariette Besnard et du romancier Didier Daeninckx, le Canard enchaîné révèle des liens unissant communistes et extrémistes de droite à notamment travers la collaboration à certains journaux comme l&#8217;Idiot International et le Choc du [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>(Article publié en octobre1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes)</strong></em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/01/nazbol-convergence.jpg"><img class="wp-image-2481 aligncenter" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/01/nazbol-convergence.jpg" alt="nazbol-convergence" width="600" height="174" /></a>Fin juin, suite à une enquête de la journaliste Mariette Besnard et du romancier Didier Daeninckx, <em>le Canard enchaîné</em> révèle des liens unissant communistes et extrémistes de droite à notamment travers la collaboration à certains journaux comme <em>l&rsquo;Idiot International</em> et <em>le Choc du Mois</em>. Histoire de remplir quelques pages de plus et de régler certains comptes, des rédactions parisiennes (dont <em>Libération</em>) n&rsquo;hésiteront pas à parler de convergences entre bruns et rouges. Qu&rsquo;en est-il exactement et se matérialisent-elles par des rapprochements entre organisations ?</p>
<p>Dès juillet 1967, tirant les leçons de l&rsquo;activisme de l&rsquo;OAS et de l&rsquo;échec du REL-MNP (Rassemblement européen de la liberté &#8211; Mouvement nationaliste du progrès) aux élections législatives de la même année, Dominique Venner<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_0_294" id="identifier_0_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Dominique Venner, ancien responsable de Jeune Nation et fondateur d&rsquo;Europe Action, est le r&eacute;dacteur de l&rsquo;essai Pour une critique positive (1962), sorte de &laquo; Que faire ? &raquo; des nationalistes.">1</a></sup> met en avant l&rsquo;intérêt d&rsquo;une stratégie culturelle, métapolitique sur l&rsquo;action partisane pour conquérir le pouvoir. Afin d&rsquo;apparaître de façon plus honorable et de sortir de la marginalité où l&rsquo;avait poussée la fin de la seconde guerre mondiale, l&rsquo;extrême droite, à travers ce qui allait devenir la Nouvelle droite, cherche à en finir avec les commémorations folkloriques en se lançant dans un travail d&rsquo;élaboration théorique, bien sûr, mais aussi organisationnelle et stratégique : Venner définit le GRECE (Groupement de recherche et d&rsquo;étude pour la civilisation européenne) comme une structure «extrêmement souple et diversifiée», avec à sa tête une direction dont le «rôle interne serait celui d&rsquo;une centrale idéologique diffusant aux membres un enseignement doctrinal actualisé et permanent. À la base, une organisation sans hiérarchie, sans délimitation territoriale, mais des membres qui fassent rayonner notre enseignement, suivant leur milieu, leurs capacités et leurs affinités. Cela signifie que chaque membre a l&rsquo;obligation de militer dans une activité civique, sociale, politique ou culturelle qui lui donne une influence sur d&rsquo;autres hommes.» En effet, pour reprendre le pouvoir, l&rsquo;extrême droite se doit de sortir de son isolement. La Nouvelle droite le fait en tentant dans les années 1970 de noyauter les milieux du pouvoir, en investissant des journaux comme <em>le Figaro</em>, <em>Valeurs actuelles</em> et <em>Spectacle du Monde</em>, en influençant des hommes de droite comme Michel Poniatowski (ministre de l&rsquo;Intérieur sous Giscard), ou encore Jacques Médecin. Le relatif échec de cette tentative, les évolutions d&rsquo;une partie des membres du GRECE qui rejoignent le Front national, les changements politiques (chute du Mur, écroulement du communisme, consensus libéral en Europe) entraînent de nouvelles orientations : en 1989, Robert Steuckers<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_1_294" id="identifier_1_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Robert Steuckers, conf&eacute;rencier polyglotte, joue, depuis le d&eacute;part de Guillaume de Faye en 1986, le r&ocirc;le d&rsquo;animateur en second de la Nouvelle droite au plan intellectuel. Il dirige la revue Vouloir.">2</a></sup> estime que «la Nouvelle droite se trouve confrontée à un défi : rénover son discours, s&rsquo;annexer de nouvelles pistes intellectuelles (Foucault, Deleuze, Guattari, Gus Dorf, Péguy, etc.), opérer une greffe entre ces nouveaux adstrats et son corpus existant»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_2_294" id="identifier_2_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Robert Steuckers, Vouloir, n&deg;52-53, f&eacute;v-mars 1989.">3</a></sup>.La Nouvelle droite belge a été la première à étudier le national-bolchevik allemand Ernst Niekisch<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_3_294" id="identifier_3_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jean-Yves Camus et Ren&eacute; Monzat, Les droites nationales et radicales en France, PUL, 2&egrave;me trimestre 1992.">4</a></sup>. Par la suite, on voit fleurir dans la presse de la Nouvelle droite les références aux philosophes, auteurs de gauche et la reprise pure et simple de mots d&rsquo;ordre libertaires critiquant la société de consommation et l&rsquo;idéologie du travail par exemple<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_4_294" id="identifier_4_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Eacute;l&eacute;ments, hiver 1992, n&deg;75.">5</a></sup>. Ceci dans le but, bien sûr, d&rsquo;affirmer des idées inégalitaires, de développement séparé derrière une phraséologie gauchiste, mais aussi de gommer l&rsquo;opposition droite / gauche et faire apparaître de nouvelles «convergences périphériques», «combattant l&rsquo;univers de la marchandise et la toute puissance de la raison économique»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_5_294" id="identifier_5_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Eacute;l&eacute;ments, printemps 1992, n&deg;74.">6</a></sup>.</p>
<p><strong>Convergences idéologiques ?<br />
</strong></p>
<p>Le 12 mai 1993, Alain de Benoist, membre entre autres du GRECE, plaide pour l&rsquo;abandon du clivage droite / gauche pour lui préférer la notion d&rsquo;un «centre» et de «périphérie», le premier étant constitué par «l&rsquo;idéologie dominante», la seconde regroupant «tous ceux qui n&rsquo;acceptent pas cette idéologie». (Ceci étant une copie / adaptation des analyses sur les rapports entre les pays du centre, du nord et les pays périphériques, du sud). Cette intervention aurait été des plus banales si elle n&rsquo;avait eu lieu à la Mutualité dans le cadre d&rsquo;une conférence dirigée par Francette Lazare, membre du bureau politique du PCF. Personne dans les rangs communistes ne trouva rien à redire<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_6_294" id="identifier_6_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ren&eacute; Monzat, pr&eacute;sent dans la salle, fut le seul &agrave; intervenir et se fit remettre &agrave; sa place par Francette Lazare.">7</a></sup>. Une semaine plus tard, la revue <em>Éléments</em> (revue du GRECE) invite Marc Cohen, membre du PCF et rédacteur en chef de <em>l&rsquo;Idiot international</em>, journal fondé par Jean-Edern Hallier, à venir disserter là encore de la «recomposition du paysage intellectuel français». Edouard Limonov<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_7_294" id="identifier_7_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Eacute;douard Limonov est depuis mai 1993, le pr&eacute;sident du Front national-bolchevik &agrave; Moscou.">8</a></sup>, conseiller à la rédaction de <em>l&rsquo;Idiot</em>, collabore aussi bien à <em>Révolution</em>, hebdo du PC pour intellectuels qu&rsquo;au <em>Choc du Mois</em>, mensuel d&rsquo;une extrême droite moderne, conquérante, intellectuellement agressive<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_8_294" id="identifier_8_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Droites nationales et radicales en France,op. cit.">9</a></sup>. Enfin, en mai dernier, <em>l&rsquo;Idiot</em> publie l&rsquo;appel «Vers un Front national» de Jean-Paul Cruse. Ce communiste, délégué SNJ-CGT et membre de la rédaction de <em>Libération</em>, propose «une politique autoritaire de redressement du pays» rassemblant là encore «les gens de l&rsquo;esprit contre les gens des choses, la civilisation contre la marchandise &#8211; et la grandeur des nations contre la balkanisation du monde [...] sous les ordres de Wall Street, du sionisme international, de la bourse de Francfort et des nains de Tokyo». Décidément, on y revient toujours, et surtout parce que «la destruction précipitée de la vieille gauche n&rsquo;ouvre sur rien de neuf, à l&rsquo;intérieur du champ.» Il faut donc en sortir «pour forger une nouvelle alliance», un «front» regroupant «Pasqua, Chevènement, les communistes et les ultra-nationalistes», un nouveau front pour «un violent sursaut de nationalisme, industriel et culturel». Le bureau national du SNJ-CGT réagit dans un communiqué en réaffirmant la liberté d&rsquo;expression de J-P Cruse et en condamnant ses positions, rappelant que «ces idées ne sont pas celles de la CGT», qu&rsquo;elle les combat «même de toutes [ses] forces». Pas par opportunisme, mais par conviction profonde<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_9_294" id="identifier_9_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&laquo;&Agrave; propos d&rsquo;un article publi&eacute; par l&rsquo;Idiot international&raquo;, communiqu&eacute; du SNJ-CGT du 25 juin 1993.">10</a></sup>.</p>
<p>L&rsquo;anti-américanisme a toujours été en France une valeur partagée pour des raisons différentes par beaucoup de forces politiques. Des gaullistes aux communistes en passant par l&rsquo;extrême droite et l&rsquo;extrême gauche, l&rsquo;Amérique se retrouve accusée de ne pas être une véritable nation historique, de reprendre sans les comprendre les principes des Lumières et les valeurs universelles de la Révolution française, et de vouloir dominer l&rsquo;ensemble de la planète. L&rsquo;écroulement du «communisme» et la guerre du Golfe ont ravivé ce sentiment.</p>
<p><strong>Rien de très neuf sous les auspices du national-bolchevisme<br />
</strong></p>
<p>Il est donc certain qu&rsquo;un courant national-bolchevik existe en France, combattant la société marchande, l&rsquo;Amérique, le «sionisme international» et la social-démocratie mais celui-ci n&rsquo;a rien de nouveau. Déjà, dans les années 1970, l&rsquo;organisation Lutte du peuple, fondée par des scissionnistes d&rsquo;Ordre nouveau, se réclamait du national-bolchevisme et employait «un vocabulaire calqué sur celui de la gauche extraparlementaire, notamment dans la critique du capitalisme et de la bourgeoisie»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_10_294" id="identifier_10_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Droites nationales et radicales en France,op.cit.">11</a></sup>. Aujourd&rsquo;hui, le mouvement Nouvelle résistance est l&rsquo;expression politique de ce courant et tente lui aussi de «mettre en oeuvre une ligne stratégique» de «front anti-système»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_11_294" id="identifier_11_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="cf. REFLEXes n&deg;37 pour en savoir plus sur Nouvelle r&eacute;sistance.">12</a></sup>.<br />
Il y a une véritable mode franco-russe du national-bolchevisme. Les amitiés du groupe Nouvelle résistance avec les différents groupes qui se réclament peu ou prou du national-bolchevisme en Russie sont là pour le prouver. Dans leur journal <em>Lutte du Peuple</em>, on fait souvent mention des différents groupes et des alliances avec ceux-ci. La «haine» contre l&rsquo;Occident, et Eltsine qui «brade» la Russie au profit du capitalisme, servent de fer de lance à un rapprochement entre anciens communistes et conservateurs. On peut citer A. Douguine (n°2 du Front national bolchevique), un des correspondants de Nouvelle résistance en Russie, qui se félicite de la «révolution russe actuelle où respectivement les néo-communistes nationalistes représenteraient l&rsquo;aile gauche et les néo-monarchistes l&rsquo;aile droite». On le retrouvait aux côtés de Thiriart et Schneider (directeur de la revue <em>Nationalisme et République<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_12_294" id="identifier_12_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nationalisme et R&eacute;publique, disparue aujourd&rsquo;hui, se voulait une revue de soutien critique &agrave; JM Le Pen et au FN. Elle a &eacute;volu&eacute; sur la fin vers des positions proches du mouvement Nouvelle r&eacute;sistance.">13</a></sup></em>) lors d&rsquo;un voyage au mois d&rsquo;août 1992 dont l&rsquo;objectif était de tisser des liens avec l&rsquo;opposition à Eltsine. Il est encore avec A. De Benoist au début de l&rsquo;année 1992 et se félicite de la naissance du journal <em>Dien</em> (Le Jour) qui, à l&rsquo;instar de <em>Krisis</em> en France, a «introduit le non-conformisme et le radicalisme dans l&rsquo;univers rouge-brun et a pour mot d&rsquo;ordre la recherche d&rsquo;une troisième voie nationale et russe». Quant à l&rsquo;antisémitisme de ce journal, il faut d&rsquo;après lui ne pas en exagérer la teneur. C&rsquo;est aussi dans les anciens journaux communistes officiels que l&rsquo;on retrouve ce type de discours. Dans les manifestations, il n&rsquo;est pas rare de voir se côtoyer drapeaux rouges et tsaristes&#8230; C&rsquo;est aujourd&rsquo;hui une opposition structurée, qui a des relais et non des moindres dans l&rsquo;armée. Staline est réhabilité et l&rsquo;on voit dans différentes revues d&rsquo;extrême droite (<em>Lutte du Peupl</em>e ou <em>Orion</em>, revue italienne) des articles faisant référence au «petit père des peuples». Décidément cela ne tourne pas très rond. Mais est-ce une raison pour perdre la boule comme le fait J-P Cruse ? Sûrement pas.</p>
<p>À l&rsquo;instar de J-P Cruse, le PCF a souvent développé un anti-américanisme sans nuance. Le grand Satan américain d&rsquo;un côté, le grand frère soviétique de l&rsquo;autre&#8230; Le «Collectif communiste des travailleurs des médias» (PCF) se plaint dans un communiqué du 8 juillet 1993 du procès qui est fait à l&rsquo;un de ses membres (en l&rsquo;occurrence Marc Cohen), et qui vise «à interdire tout débat politique, liant la question de la souveraineté nationale, contre l&rsquo;hégémonie américaine, et les valeurs historiques du mouvement ouvrier international.» Il est bien connu que les pays de l&rsquo;Est ont défendu avec ardeur ces valeurs&#8230;<br />
Le rapprochement bruns-rouges est un remake des années 1930. Rappelons-nous Doriot, le national-populiste qui se séparait du PC pour fonder le PPF (Parti populaire français) et allait devenir collaborateur des nazis. Le «scoop» journalistique de F. Bonnet de <em>Libération</em> découvrant (il était temps) les «compagnons de route de la galaxie nationale-bolchevik» a pour but de démontrer que «le communisme est vraiment pourri puisqu&rsquo;il n&rsquo;hésite pas à s&rsquo;allier au fascisme» et accessoirement «qu&rsquo;extrême gauche et extrême droite, c&rsquo;est pareil». En 1990 déjà, un certain C. Bourseiller (acteur et journaliste, paraît-il), renvoyait dos à dos extrême droite et extrême gauche dans un livre s&rsquo;intitulant <em>Les ennemis du système</em> (voir <em>REFLEXes</em> n°31). De tels amalgames font peu de cas des dialogues établis entre l&rsquo;extrême droite et les intellectuels de gauche et encore moins des évolutions idéologiques et politiques du Parti socialiste au pouvoir depuis dix ans (notamment sur l&rsquo;immigration, la sécurité, le libéralisme&#8230;). Il est vrai qu&rsquo;il serait gênant de dénoncer ses petits camarades.</p>
<p><strong>L&rsquo;arbre cache-t-il une forêt ?<br />
</strong></p>
<p>Ceux qui mettent tant d&rsquo;empressement à dénoncer la convergence entre les rouges et les bruns oublient souvent les errances idéologiques de leur propre milieu. À travers la revue <em>Krisis</em> se sont établis beaucoup de contacts entre intellectuels de la Nouvelle droite et intellectuels de gauche. Durant l&rsquo;été 1988, <em>Krisis</em>, dirigée par A. De Benoist, entend rompre l&rsquo;isolement intellectuel de la nouvelle droite et asseoir son hégémonie idéologique. Y participent aussi bien des idéologues du GRECE que des penseurs de gauche. Les débuts sont marqués par quelques manipulations puisque la revue reproduit des articles déjà parus ailleurs sans l&rsquo;autorisation de leurs auteurs. Mais Garaudy (aussi collaborateur à <em>Nationalisme et République</em>), Jean-Michel Palmier, André Comte-Sponville, Jean-François Kahn, Régis Debray, Jacques Domenach, Jacques Julliard, Bernard Langlois ou encore Claude Karenooh, collaborateur assidu (qui se prétend libertaire), ont participé sans sourciller à la revue. Alain Decaux, ancien ministre d&rsquo;un gouvernement socialiste, ne semble nullement gêné de côtoyer des personnes comme Jean Mabire, Jean-Jacques Mourreau et Pierre Vial, tous trois passés par le GRECE et le FN.<br />
La confusion idéologique due à une perte des repères politiques et des marques référentielles à gauche a permis de telles accointances et la remise en selle de l&rsquo;idéologie réactionnaire.<br />
Ces problèmes de glissements ou de rapprochements ne sont pas à prendre à la légère. Il s&rsquo;agit bien de décortiquer le discours tenu par ces nationaux-bolcheviks qui reprennent à la fois les symboles révolutionnaires (Commune de Paris, Che Guevara, etc.), se veulent solidaires des luttes de libération nationale (basque, corse, irlandaise), reprennent à leur compte les luttes écologistes, s&rsquo;en vont combattre en Bosnie ou en Croatie «contre le dépeçage de ces territoires» par les Serbes, se réclament libertaires, etc. et seraient prêts à «faire un bout de chemin avec tous les anti-systèmes» ; il ne resterait plus aujourd&rsquo;hui que deux façons d&rsquo;être : soit du côté de ceux qui «acceptent le monde de la marchandise et la toute-puissance de la raison économique, [soit du côté de] ceux qui la refusent»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_13_294" id="identifier_13_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Article de D. Barney dans &Eacute;l&eacute;ments n&deg;74, op. cit.">14</a></sup>. Le danger est bien dans cette vision manichéenne promue par A. De Benoist, et par certains groupes dans le milieu révolutionnaire.</p>
<p>En tout cas, il n&rsquo;est pas question d&rsquo;avoir des rapports avec l&rsquo;extrême droite ou la Nouvelle droite. Déjà en 1991, pendant la guerre du Golfe, des militants nationalistes-révolutionnaires et de la Nouvelle droite (A. De Benoist signataire de l&rsquo;Appel des 30 aux côté de C. Cheysson, M. Gallo, A. Waechter, eh oui !) voulaient participer aux manifestations ainsi que des révisionnistes. Les militants antifascistes radicaux leur ont indiqué le chemin à suivre&#8230;<br />
Couper avec la peste &#8211; en l&rsquo;occurrence la «gauche caviar» &#8211; pour s&rsquo;associer avec le choléra, comme l&rsquo;appelle de tous ses voeux J-P Cruse n&rsquo;est pas un choix. Les marges de manoeuvre pour la fondation d&rsquo;une alternative politique et sociale aux politiques autoritaires et nationalistes se rétrécissent de jour en jour. Les repères idéologiques se font de plus en plus flous. Les fractures au sein de la société s&rsquo;agrandissent et c&rsquo;est là-dessus qu&rsquo;espèrent prospérer les extrêmes droites, les pouvoirs sécuritaires et totalitaires en Europe et ailleurs. La clairvoyance, les bases et les alliances à construire pour résister à l&rsquo;ordre établi en sont d&rsquo;autant plus nécessaires.</p>
<p><em>Mis en ligne le 3 janvier 2007</em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_294" class="footnote">Dominique Venner, ancien responsable de Jeune Nation et fondateur d&rsquo;Europe Action, est le rédacteur de l&rsquo;essai <em>Pour une critique positive</em> (1962), sorte de « <em>Que faire ?</em> » des nationalistes.</li><li id="footnote_1_294" class="footnote">Robert Steuckers, conférencier polyglotte, joue, depuis le départ de Guillaume de Faye en 1986, le rôle d&rsquo;animateur en second de la Nouvelle droite au plan intellectuel. Il dirige la revue <em>Vouloir</em>.</li><li id="footnote_2_294" class="footnote">Robert Steuckers, <em>Vouloir</em>, n°52-53, fév-mars 1989.</li><li id="footnote_3_294" class="footnote">Jean-Yves Camus et René Monzat, <em>Les droites nationales et radicales en France</em>, PUL, 2ème trimestre 1992.</li><li id="footnote_4_294" class="footnote"><em>Éléments</em>, hiver 1992, n°75.</li><li id="footnote_5_294" class="footnote"><em>Éléments</em>, printemps 1992, n°74.</li><li id="footnote_6_294" class="footnote">René Monzat, présent dans la salle, fut le seul à intervenir et se fit remettre à sa place par Francette Lazare.</li><li id="footnote_7_294" class="footnote">Édouard Limonov est depuis mai 1993, le président du Front national-bolchevik à Moscou.</li><li id="footnote_8_294" class="footnote"><em>Droites nationales et radicales en France,</em>op. cit.</li><li id="footnote_9_294" class="footnote">«À propos d&rsquo;un article publié par <em>l&rsquo;Idiot international</em>», communiqué du SNJ-CGT du 25 juin 1993.</li><li id="footnote_10_294" class="footnote"><em>Droites nationales et radicales en France,</em>op.cit.</li><li id="footnote_11_294" class="footnote">cf. <em>REFLEXes</em> n°37 pour en savoir plus sur Nouvelle résistance.</li><li id="footnote_12_294" class="footnote"><em>Nationalisme et République</em>, disparue aujourd&rsquo;hui, se voulait une revue de soutien critique à JM Le Pen et au FN. Elle a évolué sur la fin vers des positions proches du mouvement Nouvelle résistance.</li><li id="footnote_13_294" class="footnote">Article de D. Barney dans <em>Éléments</em> n°74, op. cit.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Portrait Guillaume Faye</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 14:09:54 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Guillaume Faye occupe une place à part dans le petit monde de la droite radicale. Né en 1949, il est issu de la grande bourgeoisie, avec une famille plutôt de droite bonapartiste. Fort d’une thèse de Sciences-Po, il intègre le GRECE au début des années 1970. Orateur efficace et écrivain assez brillant, il multiplie les activités jusqu’en 1986, au point de devenir durant un moment un permanent du GRECE. Il est alors plutôt proche de tout le courant païen et radical et il participe d’ailleurs au Serment de Delphes prononcé au début des années 1980 à l’instigation de Pierre Vial. Il mène en parallèle une carrière de journaliste au <em>Figaro-Magazine</em>, <em>Paris-Match</em>, <em>VSD</em>…<br />
Mais, en désaccord avec Alain de Benoist et en particulier avec certaines habitudes financières (gros moyens pour lui-même, miettes pour les autres et en particulier Faye), il est mis sur la touche en 1986. Il semble alors s’éloigner de la sphère politique et prend en charge d’autres activités : grâce à l’amitié du PDG de Skyrock il devient Skyman sur cette radio. Il participe également à l’émission Télématin sur France 2 de 1991 à 1993. On peut ajouter à cela une activité maintenue de journaliste de la presse écrite mais également des participations à des films pornos.<br />
Il revient à la politique en 1998 avec un livre important publié par l’Æncre, <em>L’Archéofuturisme</em>, après lequel il enchaîne avec La colonisation de l’Europe. Électron libre, il multiplie les activités avec toutes les chapelles nationalistes : conférences avec des proches du GRECE (par exemple celle de septembre 1999 avec C. Champetier, A. Del Valle et A. Guyot-Jeannin), avec des royalistes (participation à l’université légitimiste 2000), avec des jeunes radicaux catholiques (invitation de la LNC de novembre 2000 à Châteauroux), solstice d’été à la Domus Europa, etc. Mais alors que le retour de Faye s’était plutôt bien déroulé (le meeting de septembre 1999 en est une illustration parmi d’autres), l’année 2000 a vu les anciens compagnons s’étriper par le biais d’articles et d’ouvrages acerbes. La plus grosse attaque a été celle de Alain de Benoist et Charles Champetier traitant Faye de raciste dans une publication italienne proche de l’Alliance nationale de Fini. Cette accusation a évidemment fait l’effet d’une bombe au moment où Faye et son éditeur étaient attaqués en justice pour incitation à la haine raciale. On peut sans doute expliquer cette situation par la rivalité existant entre le GRECE et Terre &amp; Peuple et le refus de Faye de choisir son camp. Refus d’ailleurs aggravé par le fait que Faye s’entend par ailleurs très bien avec Robert Steuckers, principal animateur de Synergies européennes, issue d’une scission du GRECE doublée d’une excommunication par Alain de Benoist au début de la décennie 1990 et qui a réussi à se développer. Finalement Faye a été exclu du GRECE par une assemblée fédérale des cadres convoquée en mai 2000 par Alain de Benoist, histoire de donner une apparence de légitimité à l’oukase du Grand Maître du GRECE. Cela n’a évidemment fait ni chaud ni froid à Faye qui continue ses activités avec qui veut l’entendre : Terre &amp; Peuple, l’Æncre et même le FN puisqu’il participera au prochain colloque du conseil scientifique du FN début décembre.<br />
Finalement, la seule chose qui mettra sans doute Faye hors de combat un jour prochain est son amour immodéré de l’alcool qui le rend incontrôlable !</p>
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		<title>Colloque du GRECE</title>
		<link>https://reflexes.samizdat.net/colloque-du-grece/</link>
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		<pubDate>Wed, 29 Jan 2003 11:02:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Guillaume Faye]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 19 janvier dernier avait lieu à Paris, à la Maison de la Chimie, le colloque annuel du GRECE ou plus précisément les &#171;&#160;Rencontres de la pensée rebelle organisées par le Club des Mille&#160;&#187;. Ce colloque a été une occasion de plus de mesurer l&#8217;impact de plus en plus restreint que peut avoir le GRECE [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 19 janvier dernier avait lieu à Paris, à la Maison de la Chimie, le colloque annuel du GRECE ou plus précisément les &laquo;&nbsp;Rencontres de la pensée rebelle organisées par le Club des Mille&nbsp;&raquo;. Ce colloque a été une occasion de plus de mesurer l&rsquo;impact de plus en plus restreint que peut avoir le GRECE dans sa famille politique d&rsquo;origine et dans l&rsquo;espace politique en général. Il n&rsquo;y a sans doute pas eu plus de 250 participants dans la journée et le nombre de stands était restreint à une bonne douzaine. Par ailleurs les auteurs étaient pour la plupart des anciens du GRECE ou des sympathisants de longue date d&rsquo;Alain de Benoist : Jean-Claude Albert-Weil, Gilles Comte, Philippe Conrad, Slobodan Despot, Jean Haudry, Claude Karnoouh, Jean Mabire, Jacques Marlaud ou encore Pierre Vial. Malgré l&rsquo;auto-satisfecit accordé en début de journée par Jean-Claude Jacquard, président du GRECE, il est évident que le GRECE n&rsquo;est plus que l&rsquo;ombre de lui-même, centré sur le seul Alain de Benoist.<br />
Ce dernier a malgré tout essayé de faire entendre sa différence en prenant &laquo;&nbsp;l&rsquo;extrême droite&nbsp;&raquo; à contre-courant. Alors que le discours anti-musulman et pro-occidental emmené par Guillaume Faye est de plus en plus influent, en particulier grâce à de multiples relais dans la sphère politique, Alain de Benoist a essayé de rétablir la lutte contre les USA comme objectif prioritaire dans un discours de clôture assez vigoureux. Cette position est dans la lignée de ce qu&rsquo;a pu développer le GRECE depuis la fin des années 1970. Mais on peut juste se demander (sans que cela nous tracasse bien évidemment !) s&rsquo;il a encore les moyens de faire passer ses idées ?</p>
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		<title>Notes de lecture</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Apr 2002 17:04:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Ouvrages, revues et médias]]></category>
		<category><![CDATA[Alain de Benoist]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe de Recherches et d'Études sur la Civilisation Européenne (GRECE)]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume Faye]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle Droite (ND)]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Vial]]></category>

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		<description><![CDATA[Le courant dit de «Nouvelle Droite» (ND) est depuis trente ans l’objet de multiples fantasmes, plus ou moins exprimés et plus ou moins vifs. Mais cela fait bien longtemps que ce courant a quitté l’espace de la polémique et de l’influence politique pour se replier sur une vie organisationnelle faite de colloques et de publications. Celles-ci abondent il est vrai, et les quelques titres que nous indiquons dans cette note de lecture en sont un témoignage. Mais un témoignage de quoi, sinon des déchirements qui traversent ce courant, au point qu’on ne saurait plus parler de la Nouvelle Droite qu’au pluriel ?]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>A. de Benoist et Ch. Champetier, Manifeste pour une renaissance européenne, GRECE, 2000</p>
<p>Alain de Benoist, Dernière année. Notes pour conclure le siècle, L’Age d’Homme, 2001</p>
<p>Guillaume Faye, L’Archéofuturisme, L’AEncre, 1999</p>
<p>Guillaume Faye, La colonisation de l’Europe. Discours vrai sur l’immigration et l’Islam, L’AEncre, 2000</p>
<p>Guillaume Faye, Pourquoi nous combattons. Manifeste de la résistance européenne, L’AEncre, 2001</p>
<p>Pierre Vial, Une terre, un peuple, Éd. Terre &amp; Peuple, 2000</p>
<p>Arnaud Guyot-Jeannin, Aux sources de la droite, L’Age d’Homme, 2000</p>
<p>&amp; Le courant dit de «Nouvelle Droite» (ND) est depuis trente ans l’objet de multiples fantasmes, plus ou moins exprimés et plus ou moins vifs. Mais cela fait bien longtemps que ce courant a quitté l’espace de la polémique et de l’influence politique pour se replier sur une vie organisationnelle faite de colloques et de publications. Celles-ci abondent il est vrai, et les quelques titres que nous indiquons dans cette note de lecture en sont un témoignage. Mais un témoignage de quoi, sinon des déchirements qui traversent ce courant, au point qu’on ne saurait plus parler de la Nouvelle Droite qu’au pluriel ? Car il y a bien aujourd’hui trois ND. La première, la plus connue, maintient derrière Alain de Benoist l’apparence d’une existence bien remplie avec deux publications, Éléments et Nouvelle École, un colloque et un banquet annuels, une organisation de jeunesse, une propriété communautaire et une activité éditoriale dynamique. Mais ces éléments font de moins en moins illusion par rapport à une évolution très claire : le GRECE mérite de moins en moins l’appellation de «Nouvelle Droite». C’est une situation que l’on pouvait percevoir dans les travaux de P.-A. Taguieff et qui est flagrante dans le petit manifeste publié à l’occasion du colloque 2000 de l’organisation comme dans les derniers thèmes traités par Éléments. Est-ce le souci de devenir respectable comme l’en accusent ses dissidents et ceux qu’elle a déçus ? Si tel était le cas, cela traduirait une erreur grossière d’analyse sur la façon dont fonctionne le petit monde médiatico-intellectuel parisien et français, peu enclin à réintégrer dans ses rangs des moutons noirs de longue date. Mais cette évolution correspond sans doute plus exactement à l’évolution personnelle d’Alain de Benoist, tant il est vrai que celui-ci demeure le seul maître à bord d’une structure qui lui est entièrement assujettie. On peut ainsi sans doute appliquer à Alain de Benoist une citation d’Ernst Jünger reprise dans Dernière année : «Le temps rend spectateur. On prend ses distances. Notamment avec l’histoire et la politique. C’est le cas de chaque homme intelligent.» Le discours du GRECE est de plus en plus «universitaire», c’est-à-dire descriptif et analytique sans vocation pratique, et cela explique largement le fait que toute polémique ait disparu. Le GRECE et ses dirigeants ne produisent plus que des points de vue sur le monde tel qu’il est, Alain de Benoist en étant la manifestation vivante avec son dernier ouvrage de «notes» qui fait la part belle aux aphorismes. Mais fait-on de la politique avec des «bons mots», aussi justes et excellents soient-ils ?</p>
<p>Alors que reste-t-il de la ND ? Il y a tout d’abord le courant emmené entre autres par Robert Steuckers, à savoir Synergies européennes, issu d’une scission du GRECE et d’une excommunication par Alain de Benoist au début de la décennie 1990 dont nous étions alors fait l’écho dans REFLEXes. Contrairement aux désirs d’Alain de Benoist, Synergies européennes a réussi à se maintenir mais en se délocalisant largement hors de l’espace francophone puisque l’essentiel des activités de la structure se font dans les pays de langue germanique et en Italie. Synergies Européennes a malgré tout un solide point d’appui en France avec la petite équipe regroupée autour de Laurent Schang à Metz.</p>
<p>Mais il y a surtout tout le courant emmené par Guillaume Faye et Pierre Vial, c’est-à-dire deux membres certes historiques du GRECE, mais en rupture avec celui-ci depuis le milieu des années 1980. L’itinéraire des deux hommes n’est pas identique. Alors que Pierre Vial quittait le GRECE pour s’engager au Front national et essayer d’influencer celui-ci, Guillaume Faye quittait l’espace politique pour tenter des expériences n’ayant qu’un lien très approximatif avec ses engagements antérieurs : films X, radio libre (Skyrock en l’occurrence)… Cependant leur discours est actuellement le même et touche le même milieu nationaliste radicalisé. Quels en sont les quelques éléments structurants ? Selon eux, rien dans notre monde européen occidental actuel n’est destiné à durer encore longtemps. Tout se désagrège pour aboutir à une convergence des catastrophes dont les deux principales sont d’une part la ruine écologique de notre environnement et d’autre part la disparition du «socle ethno-biologique» de la population européenne par submersion des populations immigrées extra-européennes. Faye diagnostique donc la possibilité d’une guerre ethnique en Europe d’ici 2010 ou 2020, guerre qui permettra la «Reconquista», c’est-à-dire l’expulsion hors d’Europe de toutes les populations considérées comme non européennes. À terme, l’objectif devra être la constitution d’un espace eurosibérien vivant en autarcie et n’ayant que le strict minimum de relations avec les autres espaces de civilisation, en particulier musulman. Diable ! Avons-nous des arguments à opposer à ce schéma général ? En ce qui concerne le simple diagnostic des périls, certes non. Il est clair que le capitalisme mondialisé est en train de creuser la tombe d’un monde qui a permis la vie humaine (et la vie tout court d’ailleurs) pendant quelques millénaires. Tous les théoriciens communistes du siècle dernier n’ont jamais pronostiqué un autre futur. Mais le remède ethnique proposé par Faye et le courant nationaliste radical, à défaut d’être acceptable, est-il nouveau ? Bien sûr que non. Il n’est innovant que par rapport aux vieilles références du nationalisme français par la rupture qu’il entend promouvoir avec le cadre de l’État-nation et par la clarté de l’argument raciste. Faye reprend le raisonnement ethno-différencialiste là où le GRECE l’avait laissé. C’est sans doute cette captation d’héritage qui explique la vigueur de la polémique survenue l’année dernière entre les trois courants de la ND. En effet, alors que le retour de Guillaume Faye en 1997 s’était plutôt bien déroulé et qu’un meeting commun avait encore lieu fin 1999, l’année 2000 a vu les anciens compagnons s’étriper par le biais d’articles et d’ouvrages acerbes. Ce sont Alain de Benoist et Charles Champetier traitant Faye de raciste dans une publication italienne (accusation parfaitement justifiée si le racisme consiste à interpréter le monde par une analyse de race). Ce sont Pierre Vial et Guillaume Faye attaquant les intellectuels parisiens (entendre : Alain de Benoist et Charles Champetier) dans leurs ouvrages respectifs. Malgré la présence de Terre &amp; Peuple et de la Librairie nationale de Gilles Soulas au colloque 2001 du GRECE, il est clair que tout ce petit monde est sur des bases relativement irréconciliables. Ce qui est en soi plutôt amusant car des scissions, des excommunications, des attaques personnelles, cela ne vous rappelle rien ? Bon sang, mais c’est bien sûr ! C’est du trotskisme ! ! !</p>
<p>Jean-Luc Marret,</p>
<p>Techniques du terrorisme, PUF, 2000</p>
<p>&amp; Autant le dire tout de suite, lire ce livre, c’est économiser du temps. Il n’y a en effet nulle nécessité de dépasser la première page de l’introduction qui comporte un intertitre qui résume l’ensemble de l’ouvrage : «Faire du neuf avec du vieux». Car le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on n’apprend rien qu’on ne sache déjà dans cet inventaire des «techniques du terrorisme». Ce qui n’est guère étonnant dans la mesure où l’auteur fait partie de l’écurie Raufer. Qui ne connaît Xavier Raufer ? Ancien d’Occident puis d’Ordre nouveau, Christian de Bongain (puisque tel est son vrai patronyme) a collaboré dans les années 1970 à de multiples revues néofascistes comme Défense de l’Occident de Maurice Bardèche ou Est &amp; Ouest de Georges Albertini avant, dans les années 1980, de trouver un créneau porteur : le «terrorisme» et les violences sociales.</p>
<p>Cela nous a valu des quantités d’ouvrages affligeants comme Terrorisme : maintenant la France ? (1982), Sur la violence sociale (1983), Le cimetière des utopies (1986), La nébuleuse : le terrorisme du Moyen-Orient (1987), Les superpuissances du crime : enquête sur le narco-terrorisme (1993), etc. Signalons néanmoins à sa décharge qu’il n’était pas le seul à ce moment-là à faire de l’argent sur ce thème. C’était également le cas de plumitifs comme Roland Jacquard (Les dossiers secrets du terrorisme ou La longue traque d’Action directe) ou Charles Villeneuve (Histoire secrète du terrorisme). Cela marchait d’ailleurs tellement bien que certains, dont d’ailleurs Roland Jacquard, imaginaient de créer des bases de données payantes sur le «terrorisme» avec déjà la rubrique «techniques»! Las, l’époque ayant bien changé, il a fallu se reconvertir. Xavier Raufer est aujourd’hui directeur d’études au Centre de recherche sur les menaces criminelles contemporaines de Paris II – Assas et chargé de cours à l’Institut de criminologie de Paris.</p>
<p>Occupant solidement le créneau , il a été propulsé directeur de collection aux PUF sur le thème de la criminalité internationale. Cette collection étant l’une des seules à traiter le sujet de façon variée et relativement complète (mafias diverses et variées, délinquance financière internationale, criminalité informatique…) et faisant donc autorité, Jean-Luc Marret aurait bien voulu que son ouvrage en fasse partie. L’auteur est après tout docteur en sciences politiques et chargé de cours à Paris XIII. Mais malgré ce superbe pedigree, il n’a eu droit qu’à un strapontin et se retrouve donc dans la collection Défense &amp; Défis nouveaux, moins connue et donc moins rentable mais toute autant dirigée par Xavier Raufer ! À la lecture du livre (car nous avons dépassé la première page de l’introduction malgré tout !), on comprend mieux pourquoi. Comment peut-on honnêtement prétendre traiter «du» terrorisme et des techniques du «terrorisme» sans aligner les poncifs et enfoncer les portes ouvertes ? Mystère. Mais si vous ne vous posez pas la question, vous apprendrez avec ce livre que le «terrorisme» utilise les attentats à la bombe, les assassinats, les enlèvements et les détournements d’avion ! Et pas le lavage de cerveau ? Non, car pour l’abrutissement, il suffit de lire ce livre. Et ça, ce n’est pas un avis de «Docteur en sciences politiques» !</p>
<p>En bref…</p>
<p>&amp; Nous aurions voulu les lire car ils ont l’air «excellents» (mais le temps nous joue des tours !) :</p>
<p>Du côté des nationalistes :</p>
<p>o Éric Werner, L’après-démocratie,</p>
<p>L’Age d’Homme, 2001</p>
<p>o Martin Peltier, J’ai choisi la bête immonde,</p>
<p>ICM (auto-édition), 2000</p>
<p>Et aussi, par d’autres auteurs :</p>
<p>o Norman G. Finkelstein, L’industrie de l’holocauste, La Fabrique, 2000</p>
<p>o Bertrand Warusfel, Contre-espionnage &amp; Protection du secret. Histoire, droit et organisation de la sécurité nationale en France, Lavauzelle, 2000</p>
<p>&amp; Nous aurions voulu ne pas les lire mais la bêtise et l’orgueil sont toujours captivants à observer.</p>
<p>Amnistia.net</p>
<p>Les enquêtes</p>
<p>interdites, la revue.</p>
<p>Au secours ! Non content de squatter un site internet, Didier Daeninckx et ses petits amis paranoïaques éditent à présent une version papier de leurs délires. «Grands reportages», «enquêtes exclusives», la revue est égale à la modestie de son mentor et principal animateur. Ne comptez pas par contre apprendre la seule chose intéressante, à savoir en quoi les «enquêtes» de amnistia.net seraient interdites, ce n’est pas dit dans l’histoire. Si vous tenez malgré tout vraiment à mettre le nez dans cette boursouflure, consultez le site internet, c’est gratuit !</p>
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		<title>REFLEXes Numéro 44 – Hiver 1994</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Dec 1994 08:44:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Numéros]]></category>
		<category><![CDATA[Alain de Benoist]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe de Recherches et d'Études sur la Civilisation Européenne (GRECE)]]></category>
		<category><![CDATA[Jalons]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle Droite (ND)]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe de Villiers]]></category>

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		<description><![CDATA[(cliquez sur l&#8217;image pour télécharger le pdf du numéro) SOMMAIRE : Immigration : Roms : Histoire de lieux communs (page 4) Droite extrême : A propos de Jimmy Goldsmith (page 6) De Villiers : le vicomte à dormir debout (page 8) Livret Etranger : République Tchèque : des tchèques en blanc et brun (page 11) Waffen SS : passé recomposé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/09/ReflexesNum44-Hiver1994.pdf"><img class="aligncenter wp-image-1852" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/09/ReflexesNum44-Hiver1994-718x1024.jpg" alt="ReflexesNum44-Hiver1994" width="600" height="855" /></a><strong><em>(cliquez sur l&rsquo;image pour télécharger le pdf du numéro)</em></strong></p>
<p><strong><em>SOMMAIRE :</em></strong></p>
<p>Immigration :</p>
<p><strong>Roms : Histoire de lieux communs (</strong>page 4<strong>)</strong></p>
<p>Droite extrême :</p>
<p><strong>A propos de Jimmy Goldsmith </strong>(page 6)</p>
<p><strong>De Villiers : le vicomte à dormir debout </strong>(page 8)</p>
<p>Livret Etranger :</p>
<p><strong>République Tchèque : des tchèques en blanc et brun (</strong>page 11)</p>
<p><strong>Waffen SS : passé recomposé (</strong>page 13)</p>
<p><strong>Rwanda : la solution finale (</strong>page 16)</p>
<p><strong>Allemagne : l’antifa de Göttingen (</strong>page 17)</p>
<p><strong>Palestine : des négociations ? quelles négociations ? (</strong>page 19)</p>
<p><strong>Afrique du Sud : « oublions le passé » (</strong>page 24)</p>
<p><strong>Searchlight / SRA (</strong>page 25/26)</p>
<p>Sécurité :</p>
<p><strong>Police : l&rsquo;arme au poing </strong>(page 27)</p>
<p>Nouvelle droite :</p>
<p><strong>A propos de l&rsquo;affaire Watzal-Korinman&#8230;  (</strong>page 30<strong>)</strong></p>
<p>NOTES DE LECTURE (page 33)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>REFLEXes Numéro 43 – Eté 1994</title>
		<link>https://reflexes.samizdat.net/reflexes-numero-43-ete-1994/</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Aug 1994 14:22:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Numéros]]></category>
		<category><![CDATA[Alain de Benoist]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Antony (Romain Marie)]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Mégret]]></category>
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		<category><![CDATA[Front national (FN)]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Yves Le Gallou]]></category>
		<category><![CDATA[Jean_Claude Martinez]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Nicoud]]></category>
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		<category><![CDATA[Nouvelle Droite (ND)]]></category>
		<category><![CDATA[Ogmios]]></category>
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		<category><![CDATA[Paul Touvier]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Steuckers]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; (cliquez sur l&#8217;image pour télécharger le pdf du numéro) SOMMAIRE : Immigration : UV Préfecture : spécial étudiants étrangers (page 4) Extrême droite : Le nouveau catalogue des 3 fafs (page 6) Mémoire : Touvier : compte-rendu du procès (page 8) Extrême droite : Le Front National après les européennes, l’œil de Strasbourg (page 11) Reflex [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/1994/08/ReflexesNum43-Ete-1994.pdf"><img class="aligncenter wp-image-2024" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Reflexes0043-716x1024.jpg" alt="Reflexes0043" width="600" height="857" /></a><em><strong>(cliquez sur l&rsquo;image pour télécharger le pdf du numéro)</strong></em></p>
<p style="text-align: left;">
<p><em><strong>SOMMAIRE :</strong></em></p>
<p>Immigration :</p>
<p><strong>UV Préfecture : spécial étudiants étrangers </strong>(page 4)</p>
<p>Extrême droite :</p>
<p><strong>Le nouveau catalogue des 3 fafs (</strong>page 6<strong>)</strong></p>
<p>Mémoire :</p>
<p><strong>Touvier : compte-rendu du procès </strong>(page 8)</p>
<p>Extrême droite :</p>
<p><strong>Le Front National après les européennes, l’œil de Strasbourg (</strong>page 11)</p>
<p><strong>Reflex Europe</strong></p>
<p><strong>Espagne : l’auberge espagnole (</strong>page 13)</p>
<p><strong>Les résultats de l’extrême droite aux élections européennes (</strong>page 16)</p>
<p><strong>Allemagne : les fils de Rudolf baissent (</strong>page 18)</p>
<p><strong>Italie : interview de Nero non Solo, groupe antiraciste italien (</strong>page 20)</p>
<p><strong>Angleterre : le BNP à 8%, le bon faf près de chez vous (</strong>page 22)</p>
<p>Justice :</p>
<p><strong>Paolo, persécuté par les lois fascistissime </strong>(page 25)</p>
<p>Répression :</p>
<p><strong>Sécurité ? CIP EU !  (</strong>page 27<strong>)</strong></p>
<p>Sécurité :</p>
<p><strong>Sécurité et ordre social (suite)  (</strong>page 29<strong>)</strong></p>
<p><strong>Pour la police : objectif immigration zéro </strong><strong>(page 32)</strong></p>
<p>NOTES DE LECTURE (page 34)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>REFLEXes Numéro 42 – Avril 1994</title>
		<link>https://reflexes.samizdat.net/reflexes-numero-42-avril-1994/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Apr 1994 14:19:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Numéros]]></category>
		<category><![CDATA[Alain de Benoist]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Gollnisch]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Bouchet]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Cornilleau]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Sausset]]></category>
		<category><![CDATA[Faisceaux actions nationales européens (FANE)]]></category>
		<category><![CDATA[Front national (FN)]]></category>
		<category><![CDATA[Gilbert Collard]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe de Recherches et d'Études sur la Civilisation Européenne (GRECE)]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume Fabien Nichols]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Dominique Larrieu]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre Stirbois]]></category>
		<category><![CDATA[Jean_Claude Martinez]]></category>
		<category><![CDATA[Léon Degrelle]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Nicoud]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Faci (Michel Leloup)]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Schneider]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement Nationaliste Révolutionnaire (MNR)]]></category>
		<category><![CDATA[Nationalisme et République]]></category>
		<category><![CDATA[Parti des Forces Nouvelles (PFN)]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Nationaliste Français (PNF)]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE)]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Mudry]]></category>
		<category><![CDATA[Troisième Voie]]></category>
		<category><![CDATA[Union nationale inter-universitaire (UNI)]]></category>
		<category><![CDATA[Yves Bataille]]></category>

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		<description><![CDATA[(cliquez sur l&#8217;image pour télécharger le pdf du numéro) SOMMAIRE : Extrême droite : Facs : ils sont partout (page 4) PNFE : d’un château l’autre (page 6) GTDE : Le Pen parle et ment européen (page 8) SOS Bosnia : derrière l’humanitaire se cache la croix celtique (page 11) Reflex Etranger : Bosnie : contre la partition la confédération [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/1994/04/ReflexesNum42-04-1994.pdf"><img class="aligncenter wp-image-2021" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Reflexes0042-721x1024.jpg" alt="Reflexes0042" width="600" height="851" /></a><em><strong>(cliquez sur l&rsquo;image pour télécharger le pdf du numéro)</strong></em></p>
<p style="text-align: left;">
<p><em><strong>SOMMAIRE :</strong></em></p>
<p>Extrême droite :</p>
<p><strong>Facs : ils sont partout </strong>(page 4)</p>
<p><strong>PNFE : d’un château l’autre (</strong>page 6<strong>)</strong></p>
<p><strong>GTDE : Le Pen parle et ment européen </strong>(page 8)</p>
<p><strong>SOS Bosnia : derrière l’humanitaire se cache la croix celtique </strong>(page 11)</p>
<p>Reflex Etranger :</p>
<p><strong>Bosnie : contre la partition la confédération </strong>(page 15)</p>
<p><strong>Angleterre : Searchlight (</strong>page 17<strong>)</strong></p>
<p><strong>Afrique du Sud : Eugène veut sa terre blanche  (</strong>page 19<strong>)</strong></p>
<p><strong>Russie : IIIe Rome ou IVe Reich </strong>(page 23)</p>
<p><strong>Allemagne : la sécurité en campagne électorale (</strong>page 25<strong>)</strong></p>
<p><strong>Italie : postface de <em>A visage découvert</em> de Renato Curcio (</strong>page 28<strong>)</strong></p>
<p>Sectes :</p>
<p><strong>Nouvelle Acropole, vieilles idoles </strong>(page 31)</p>
<p>Sécurité :</p>
<p><strong>Sécurité et ordre social </strong>(page 33)</p>
<p>NOTES DE LECTURE (page 35)</p>
<p>Culture :</p>
<p><strong>Interview d’Emmetrop / Est qui libre </strong>(page 31)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>REFLEXes Numéro 41 – Janvier 1994</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Jan 1994 14:15:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Alain de Benoist]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Sanders]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Gollnisch]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Cornilleau]]></category>
		<category><![CDATA[Club de l’Horloge]]></category>
		<category><![CDATA[Faisceaux actions nationales européens (FANE)]]></category>
		<category><![CDATA[Faits & Documents]]></category>
		<category><![CDATA[Front national (FN)]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe de Recherches et d'Études sur la Civilisation Européenne (GRECE)]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Dominique Larrieu]]></category>
		<category><![CDATA[Jean_Claude Martinez]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Faci (Michel Leloup)]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement Nationaliste Révolutionnaire (MNR)]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle Droite (ND)]]></category>
		<category><![CDATA[Ogmios]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE)]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Vial]]></category>
		<category><![CDATA[Tristan Mordrel]]></category>
		<category><![CDATA[Union nationale inter-universitaire (UNI)]]></category>

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		<description><![CDATA[(cliquez sur l&#8217;image pour télécharger le pdf du numéro) SOMMAIRE : Extrême droite : L’invasion dans les facs (page 4) PNFE : la vie de château de l’extrême droite (page 8) La nouvelle droite en sandales (page 10) Le NSDAP-AO a l’assault de l’Europe (page 12) Reflex Etranger : Blood &#38; Honour : les orphelins du sang [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/1994/01/ReflexesNum41-01-1994.pdf"><img class="aligncenter wp-image-2015" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Reflexes0041-691x1024.jpg" alt="Reflexes0041" width="600" height="888" /></a><em><strong>(cliquez sur l&rsquo;image pour télécharger le pdf du numéro)</strong></em></p>
<p style="text-align: left;">
<p><em><strong>SOMMAIRE :</strong></em></p>
<p>Extrême droite :</p>
<p><strong>L’invasion dans les facs </strong>(page 4)</p>
<p><strong>PNFE : la vie de château de l’extrême droite (</strong>page 8<strong>)</strong></p>
<p><strong>La nouvelle droite en sandales </strong>(page 10)</p>
<p><strong>Le NSDAP-AO a l’assault de l’Europe </strong>(page 12)</p>
<p>Reflex Etranger :</p>
<p><strong>Blood &amp; Honour : les orphelins du sang et de l’Europe </strong>(page 19)</p>
<p><strong>Brème, laboratoire de l’extrême droite (</strong>page 21<strong>)</strong></p>
<p><strong>Les élections en Italie  (</strong>page 23<strong>)</strong></p>
<p><strong>L’Europe forteresse se construit à l’Est </strong>(page 25)</p>
<p><strong>Searchlight : la violence porte un sacré coup à l’image du BNP </strong>(page 29)</p>
<p>Immigration :</p>
<p><strong>Défendre la multiculturalité et la citoyenneté </strong>(page 36)</p>
<p>Sécurité :</p>
<p><strong>MétroPolice : la sécurité dans les transports </strong>(page 38)</p>
<p>Immigration :</p>
<p><strong>Aperçu du dispositif déployé contre les étrangers </strong>(page 41)</p>
<p>NOTES DE LECTURE (page 43)</p>
<p>Musique :</p>
<p><strong>Interview de Kochise </strong>(page 46)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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