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	<title>REFLEXes &#187; Canada</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Le masque du FN tombe au Québec</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jan 2007 14:50:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Article publié en octobre1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes) Profitant de la tenue du Congrès Métropolis 1993 réunissant les grandes métropoles du monde à Montréal du 21 au 24 septembre dernier, le Front national a tenté une percée outre-Atlantique. Grâce au Conseil régional d&#8217;Île-de-France, deux membres du FN, Jean-Yves Le Gallou et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>(Article publié en octobre1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes)</strong></em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/01/FN-Quebec.jpg"><img class="aligncenter wp-image-2453" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/01/FN-Quebec.jpg" alt="FN-Quebec" width="600" height="164" /></a></p>
<p><strong>Profitant de la tenue du Congrès Métropolis 1993 réunissant les grandes métropoles du monde à Montréal du 21 au 24 septembre dernier, le Front national a tenté une percée outre-Atlantique. Grâce au Conseil régional d&rsquo;Île-de-France, deux membres du FN, Jean-Yves Le Gallou et Patrick Delmas, ont participé à ce congrès international en tant que membres de la délégation multipartite de ce Conseil, qui regroupait vingt-sept délégués dans un congrès en réunissant 800. Les deux élus du FN ont également été rejoints au Québec par Jacques Dore, chargé de missions aux Affaires étrangères du FN et conseiller de Bretagne.</strong></p>
<p>Dès l&rsquo;annonce de la tenue d&rsquo;une rencontre publique du FN au Québec à la fin juillet, plusieurs organismes ont réagi. Une coalition contre la présence du Front national et la montée de l&rsquo;extrême droite s&rsquo;est constituée pour s&rsquo;opposer aux plans du FN. L&rsquo;Association des hôteliers de Montréal a même invité ses membres à la prudence en les invitant à reconsidérer l&rsquo;impact qu&rsquo;aurait la location d&rsquo;une salle au FN pour la tenue d&rsquo;une rencontre. Malgré les garanties de M. Roger Alacoque, ex-bottier de Lyon et représentant du FN au Québec, que «50 malabars assureront la sécurité et qu&rsquo;ils sont prêts à tout pour moi», l&rsquo;Hôtel Maritime de Montréal a annulé sa réservation avec le FN à la fin juillet.<br />
À la suite des déclarations du représentant du FN au Québec voulant que le Ku klux klan soit un allié occasionnel du FN et le leader du KKK un «bon garçon», la véritable nature de cette assemblée est devenue évidente pour tous. Le FN voulait regrouper les membres xénophobes, ultra-nationalistes et racistes du Mouvement pour une immigration restreinte et francophone (MIREF), Jeunes Nations, SOS Génocide, le KKK sous sa bannière unifiée. Des représentants du Heritage front, un groupe suprématiste blanc canadien, allaient également faire partie de la rencontre. Bref, le Front national allait permettre aux racistes et aux néo-nazis de se rencontrer et de former une alliance pour faire progresser leur programme politique au pays.<br />
C&rsquo;est plutôt une bannière unifiée contre le racisme, l&rsquo;antisémitisme, le sexisme et l&rsquo;homophobie qui s&rsquo;est constituée, avec plus de 38 organisations-membres, recevant l&rsquo;appui de 39 organismes provenant des milieux syndicaux, antiracistes, politiques, de femmes, de gays et de lesbiennes, d&rsquo;immigrants et de communautaires. En fait, la plus grande coalition antiraciste des trente dernières années au Québec !</p>
<p><strong>Une arrivée houleuse<br />
</strong></p>
<p>Dès l&rsquo;arrivée des délégués FN, une trentaine de manifestants antiracistes les ont «chaleureusement» dénoncés à l&rsquo;aéroport de Montréal. Par la suite, Le Gallou s&rsquo;est dit amusé de la réaction ! Le maire de Montréal a ensuite annoncé son intention de refuser l&rsquo;accès au cocktail officiel de la ville aux délégués du FN. Le lendemain, 250 personnes manifestaient à l&rsquo;ouverture du Congrès Métropolis en dénonçant la présence du FN. Mais, le lendemain, la récréation était terminée pour le FN.<br />
Le 22 septembre 1993, le Front national organise une conférence de presse pour énoncer ses thèses politiques et répondre à la campagne de «diabolisation» dont il se dit victime. Encadré par une vingtaine de militants néo-nazis du KKK et du Heritage front, le Front national tente de présenter sa plate-forme politique. L&rsquo;arrivée de manifestants antiracistes provoque une certaine nervosité chez le service d&rsquo;ordre des chemises brunes, assemblé pour assurer la sécurité du FN sous la «gouverne» du leader du Ku klux klan, Michel Larocque. Alors que les médias ne cessent de questionner Le Gallou et Dore sur les liens qu&rsquo;entretiennent le FN et le KKK, et après plusieurs tentatives pour éluder la question, Dore tient à se distancer du KKK. Alors, le cirque du FN s&rsquo;emballe.<br />
Le leader du KKK dénonce l&rsquo;hypocrisie du Front national en soulignant qu&rsquo;il a reçu le mandat d&rsquo;assurer le service d&rsquo;ordre, que lui et ses «amis» sont membres du CFRE et qu&rsquo;il n&rsquo;admet pas que les skinheads néo-nazis soient maintenant rejetés publiquement. «Nous avons les mêmes idées, vous nous utilisez, vous n&rsquo;êtes qu&rsquo;un bourgeois, Monsieur Le Gallou !» s&rsquo;exclame le leader du KKK du Québec, alors que les représentants du FN prennent la fuite en voiture, sous le feu nourri de questions des représentants des médias.<br />
Remis de ses émotions, le leader du KKK en profite pour aller menacer les antiracistes, réunis à l&rsquo;extérieur, en affirmant : «Faites attention, si vous revenez ce soir, on est armés !». Et tout cela sur les ondes d&rsquo;une chaîne de télévision nationale !!! Michel Larocque avait même sorti son complet-cravate pour l&rsquo;occasion, le même qu&rsquo;il porte lorsqu&rsquo;il doit se rendre devant les tribunaux pour répondre à des accusations&#8230;<br />
Mais, malgré les apparences de Larocque, les membres du KKK arboraient «fièrement» leurs chemises brunes pour ce qui devait être un véritable «gala» mais qui s&rsquo;est transformé en farce monumentale pour le FN au Québec.</p>
<p><strong>La mobilisation populaire annule la rencontre du FN<br />
</strong></p>
<p>En soirée, plus de 1.000 personnes ont formé la plus grande manifestation antifasciste depuis des décennies à Montréal et ont marché vers la salle où devait se tenir la rencontre du Front national. Dès que cette information a été transmise aux néo-nazis réunis dans la salle et aux environs, Monsieur Le Gallou a préféré demeurer dans sa chambre d&rsquo;hôtel. Le leader du Heritage front, Wolfgang Droege, et ses trois sbires de Toronto ont rapidement quitté la ville. Les principaux leaders des groupes racistes du Québec ont également fui dans leurs voitures et le KKK n&rsquo;a réussi à retenir qu&rsquo;une quinzaine de skinheads sur place pour attendre le message de la population montréalaise, en leur promettant qu&rsquo;ils seraient protégés par la force anti-émeute de la police de Montréal. La réunion était annulée !<br />
À l&rsquo;arrivée de la manifestation, les fascistes ont bien tenté de faire quelques saluts hitlériens, mais ils ont dû partir rapidement sous le flot ininterrompu des manifestants. Ces «défenseurs de la race blanche» ont rapidement pris la fuite en offrant leur postérieur pour cible, dévoilant ainsi leur vrai visage. Malgré quelques gestes de provocation de la part du KKK, la seule arrestation opérée sur les lieux par les forces de l&rsquo;ordre fut celle d&rsquo;un sympathisant du FN, accusé d&rsquo;agression armée contre un policier.<br />
Dès le lendemain, les élus du FN ont pris le premier vol pour Paris, en ne prévoyant pas de remettre les pieds au Québec de sitôt, selon les dires de leur dirigeant au Québec. Ce même dirigeant, Roger Alacoque, a même soumis sa lettre de démission pour l&rsquo;embarras causé et l&rsquo;échec de la sortie du FN. Cette démission a été rejetée par le Front national ! Le 28 septembre, le FN a fait volte-face et accepté la démission de son responsable canadien&#8230;<br />
Les plans du FN ont donc été carrément annihilés par la mobilisation populaire. Nous devons nous inspirer de cette réussite pour bâtir un mouvement antiraciste encore plus fort dans les prochains mois.</p>
<p><em><strong>Centre canadien sur le racisme et les préjugés</strong></em></p>
<p><em>Mis en ligne le 3 janvier 2007</em></p>
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		<title>Boneheadmania</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Apr 2002 09:45:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
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		<description><![CDATA[Le contraste avec certains autres pays européens est évident. Que ce soit en Allemagne ou dans d’autres pays nordiques, la situation actuelle est très préoccupante. État des lieux de quelques situations nationales.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le contraste avec certains autres pays européens est évident. Que ce soit en Allemagne ou dans d’autres pays nordiques, la situation actuelle est très préoccupante. État des lieux de quelques situations nationales.</p>
<p><strong>ALLEMAGNE</strong></p>
<p>En Allemagne, la situation actuelle est essentiellement caractérisée par le développement de Blood &amp; Honour Germany. Sa croissance ces deux dernières années est impressionnante au point que cette culture nazi-skin a tendance à devenir la culture unique dans certaines régions, rurales en particulier. Ce dynamisme se traduit par la domination d’un look, d’un style de vie mais aussi d’un concert tous les deux jours et d’une manifestation de rue par semaine. Cela se traduit aussi par un volume de publications sans précédent. De fait, le phénomène nazi-skinhead ne peut plus être considéré simplement comme une scène mais comme un véritable mouvement qui a appuyé son développement sur l’émergence d’un leadership solide, Blood &amp; Honour. B&amp;H compte environ 300 membres et se reproduit sous forme de noyaux qui, à partir du moment où ils ont fait scission, connaissent leur propre logique de développement. De fait la mouvance B&amp;H est bien plus large et peut s’appuyer sur un mouvement estimé à 10 000 membres. Les relais et la mobilisation se font grâce aux concerts et à l’émergence de groupes musicaux à dimension nationale et internationale. Sur ce socle musical, B&amp;H a su greffer une construction politique. Cela a un rôle énorme de socialisation politique dans les campagnes allemandes.</p>
<p>B&amp;H est directement issu du mouvement de M. Kühnen, néo-nazi décédé du sida il y a quelques années. Les cadres du mouvement ont surtout amené sa dimension internationale à B&amp;H. Cette émergence ne s’est pas faite sans conflit avec les milieux politiques nationalistes mais la force de B&amp;H est de représenter une synthèse attrayante entre la musique et la politique, donc d’être solidement implanté dans la jeunesse. B&amp;H a d’ailleurs à présent la capacité à résister à la répression et même à rebondir dessus.</p>
<p><strong>SCANDINAVIE</strong></p>
<p>B&amp;H étend maintenant son influence en direction de la scène internationale, en particulier la Scandinavie, des hooligans mais aussi du Milieu avec des trafics d’armes, de stupéfiants et d’anabolisants. Ces activités criminelles ne sont pas nouvelles puisque déjà dans les années 1980 on avait observé cette dérive avec le groupe Hoffmann*. Cependant, même si cela a souvent tendance à initier une certaine dépolitisation, cela ne change rien car la dangerosité augmente. Ainsi il semblerait que B&amp;H fournisse des armes aux hools néerlandais. En outre, la dépolitisation est toute relative. Par ailleurs, la mouvance B&amp;H s’assure une implantation professionnelle dans les boîtes de tatoos et de sécurité.</p>
<p>En Scandinavie, l’essor de la musique White Power a commencé en 1994 avec la création de NS 88 et NS Records. Des problèmes judiciaires ont amené la création de B&amp;H Scandinavia en 1997. Le développement énorme de cette structure nazi-skin a poussé la police danoise à intervenir en août 1998. Cette action a permis la saisie du fichier clients fort de presque 10 000 noms, dont 5200 Allemands et 260 Français. Cette émergence s’est traduit en 1999 par une poussée très forte des activités terroristes nazies. La scène a malgré tout connu un contre-temps avec la destruction volontaire par incendie du studio et d’une partie des disques du groupe Ultima Thulé.</p>
<p><strong>GRANDE-BRETAGNE</strong></p>
<p>En Grande Bretagne, la place de Blood &amp; Honour s’est maintenue au sein de la scène internationale, essentiellement en raison de son passé mais aussi en raison de la langue. Le phénomène nazi-skin demeure une mode en Grande-Bretagne et les camarades antifa britanniques sont donc confrontés à une scène plus qu’à un réel mouvement. 1996 a marqué une césure avec les premiers attentats de C18. C’est l’aboutissement logique de l’évolution britannique et de la préparation de la «guerre raciale» depuis 1992. De la même façon, la création de ISD Records (Ian Stuart Donaldson Records) est aussi une manifestation de cette évolution. Le label produit 22 CD et a réalisé 20 000 £ de profit l’année dernière. Face à la répression, ISD Records s’est implanté en Scandinavie et a développé sa collaboration avec l’international, en particulier la Serbie, l’Autriche et le nazi allemand Thorsten Heise. Cette délocalisation n’a pas empêché le maintien des profits et des activités. Ainsi, pour la dernière compilation produite par ISD Records, les groupes sont anglais, la production allemande, la diffusion suisse à partir du réseau de la confrérie Hammer skins et les relais de diffusion en Scandinavie, aux Pays-Bas, etc. Cependant cette entrée d’argent a provoqué des divisions successives1, exacerbées par la répression. C18 est donc à présent en situation de fragilité. L’organisation s’est fragmentée en petits groupes ou individus, prêts à n’importe quoi. David Copeland et les attentats meurtriers qu’il a menés l’année dernière en sont une bonne illustration.</p>
<p>POLOGNE</p>
<p>Quelques pays connaissent une situation moins dramatique. Ainsi en Pologne, la scène bonehead a été erratique jusque dans les années 1990. Les groupes étaient peu nombreux et présentaient une situation de très grand amateurisme. À partir du début des années 1990 ont émergé des structures de type professionnel copiées sur l’Allemagne. Cependant, ce renforcement a plus porté sur la qualité que sur l’influence. Le premier procès date de 1996 pour atteinte à la sûreté de l’État. Mais cela n’a pas freiné la professionnalisation et d’une façon générale, on observe un très grand laxisme de la part des autorités judiciaires. La scène skinhead s’appuie pourtant sur environ 10 000 individus, une vingtaine de fanzines et la production d’une soixantaine de CD et K7. Par ailleurs, les liens avec les milieux politiques nationalistes se sont renforcés, en particulier avec les nationalistes-révolutionnaires. Sur le plan international, la haine traditionnelle entre les Polonais et les Allemands empêche des contacts suivis. Par contre les liens sont importants avec la Grande-Bretagne et la France (les groupes de RIF), ainsi que la Tchécoslovaquie et l’Ukraine.</p>
<p><strong>PAYS-BAS</strong></p>
<p>De même aux Pays-Bas, l’intérêt pour la musique dans les milieux nationalistes date seulement des années 1990. Auparavant cela se portait plutôt sur le football et le milieu hooligan. À partir de 1991, la scène skinhead s’intéresse à ce qui se passe en Grande-Bretagne mais cela ne débouche pas réellement sur l’émergence de groupes d’envergure nationale ou internationale, à part Landstorm. En outre, le développement de la techno détourne une fraction de la jeunesse de la scène skinhead. Cela se traduit à partir de 1995 par le développement de la Gabber Music. Cette techno hard-core explose à Rotterdam et touche les milieux populaires, au style de vie très rangé. Le phénomène s’appuie sur la consommation de stupéfiants et sur un racisme virulent. Cette image bien réelle de «musique blanche» pousse le mouvement CP 862 à soutenir le mouvement mais ce soutien trouve rapidement ses limites avec la condamnation de l’usage de drogues. En outre, les jeunes Gabber refusent globalement un engagement militant plus poussé. À partir de 1999, on voit donc réapparaître une scène skinhead avec le renforcement de Nordisc (crée en 1995) et Viking Sounds. Les liens se sont par ailleurs renforcés avec la Flandre, en particulier grâce à l’activisme des nazi-skins de Brugges regroupés autour du fanzine <em>Skinside</em> et du café Kastelein.</p>
<p><strong>CANADA</strong></p>
<p>Pour finir ce tour d’horizon partiel, il faut franchir l’Atlantique et observer aux États-Unis ce qui pourrait bien être le futur de la musique White Power en Europe si le mouvement antifasciste ne réagit pas plus vigoureusement. Le principal label de musique White Power y est Resistance Records. Il a été racheté par William Pierce, vieux nazi de 88 ans et auteur de la bible raciste <em>Turner’s Diaries</em>. Le label compte 50 boîtes de diffusion et produit plus de 100 groupes de style très variés. Il participe donc totalement au mouvement «Nation Skinhead» qui existe indépendamment de mouvements comme le KKK ou la White Aryan Resistance.</p>
<p>Le développement s’est fait à partir de 1993, Resistance Records étant lancé par le mouvement nazi de L’Église du Créateur. C’était à l’origine un fanzine s’appuyant sur 30000 abonnés. En 1997, l’État fédéral s’est attaqué à Resistance Records sur la plan fiscal. La fraude du label a amené la confiscation de 50000 CD et une amende de 60000 $. W. Pierce l’a alors racheté. Son but est évidemment un saut qualitatif dans le recrutement de la jeunesse avec le but revendiqué de mener une révolution blanche.</p>
<p>Resistance Records a organisé 10 gros concerts l’année dernière et a passé un accord avec les autres boîtes de diffusion pour éviter une guerre commerciale inutile. De fait, le label a un objectif financier tout aussi important que la motivation politique et attend un bénéfice de un million de dollars cette année. On reconnaît bien là le sens des affaires yankee.</p>
<p>La situation européenne est donc fort contrastée. Mais il est clair que le style de vie bonehead continue de constituer une façon privilégiée d’exprimer sa révolte pour une fraction de la jeunesse européenne. Il participe ainsi à la diffusion des idées nationalistes et racialistes dans les milieux populaires. À nous, dans l’unité européenne, de savoir les combattre pour un jour les éliminer.</p>
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