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	<title>REFLEXes &#187; Front National</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>L’histoire du FN en frise chronologique</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Nov 2014 10:34:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
		<category><![CDATA[Front National]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>

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		<description><![CDATA[Après la réalisation d’un schéma présentant les différentes familles et/ou composantes de l’extrême droite française, La Horde et REFLEXes renouvellent cette expérience de travail en commun pour vous offrir une chronologie du Front National de sa création en 1972 à aujourd’hui. Vous y trouverez les évènements marquants du Front : les arrivées et départs importants, les [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après la réalisation d’un <a href="http://reflexes.samizdat.net/schema-2014-lextreme-droite-mieux-la-connaitre-pour-mieux-la-combattre/">schéma</a> présentant les différentes familles et/ou composantes de l’extrême droite française,<a href="http://lahorde.samizdat.net" target="_blank"> La Horde</a> et REFLEXes renouvellent cette expérience de travail en commun pour vous offrir une chronologie du Front National de sa création en 1972 à aujourd’hui.</strong></p>
<p>Vous y trouverez les évènements marquants du Front : les arrivées et départs importants, les scissions, les affaires de violences ou encore les résultats significatifs lors de certaines élections… mais aussi l’influence en son sein des différents groupuscules ayant gravité dans son giron, de la Fane au<a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/"> Gud</a> en passant par l’<a href="http://reflexes.samizdat.net/tag/oeuvre-francaise/">Œuvre française</a> ou les solidaristes.</p>
<p>Tout comme le schéma, cette chronologie du Front se veut un outil, cette fois-ci pour la compréhension de ce qu’est l’histoire de ce mouvement qui se prétend 1<sup>er</sup> parti de France, et ceci à la veille de leur XVe congrès.</p>
<p>Vous pouvez la télécharger gratuitement en cliquant sur l’image ci-dessous, ou en commander des exemplaires sur papier (A3 couleur recto-verso) auprès de <a href="http://lahorde.samizdat.net/2014/11/25/lhistoire-du-fn-en-frise-chronologique/" target="_blank">la Horde</a></p>
<p>Bonne lecture !!</p>
<div id="attachment_2628" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Chrono-FN-.jpg"><img class="wp-image-2628" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Chrono-FN--729x1024.jpg" alt="cliquer sur l'image pour téléchrger la chrono" width="600" height="842" /></a><p class="wp-caption-text">cliquer sur l&rsquo;image pour télécharger la chrono</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Textes et notes figurant au verso de la plaquette :</em></p>
<h5>LES ANNÉES 1970</h5>
<p>Le Front national n’est, à l’origine, qu’un cache-sexe pour les nationalistes-révolutionnaires d’Ordre nouveau, qui souhaitent se présenter aux élections législatives de 1973, tout en poursuivant son agitation dans les rues et les universités. Pour cela, ses dirigeants imaginent de créer une structure plus large, avec le courant dit des « nationaux », héritiers du poujadisme et du soutien à l’Algérie française, courant auquel appartient Jean-Marie Le Pen. Ces deux composantes sont rejointes par des nationalistes-européens, des néonazis ou d’anciens collaborateurs. L’orientation du FN est, dès l’origine, nationale-populiste : le FN doit en effet être « le réceptacle de tous les mécontents ». Ordre nouveau retourne à l’activisme avant d’être finalement dissout en juin 1973 : Le Pen profite de cette désorganisation pour renforcer son pouvoir au sein du Front…</p>
<h5>LES ANNÉES 1980</h5>
<p>Du début des années 1980 au début des années 2000, l’extrême droite française est organisée de façon assez simple. Le Front National (FN), qui regroupe plusieurs familles de la mouvance nationaliste (catholiques, païens, anciens de l’Algérie française, nostalgiques du fascisme et du nazisme, anticommunistes, ultra-libéraux…) occupe la plus grande partie de l’espace politique et public de ce courant de pensée, laissant à sa périphérie divers groupuscules dont la marge de manœuvre est très limitée : l’Œuvre française, le GUD, le Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE), Troisième Voie… Si certains finissent par rallier le FN, d’autres choisissent la surenchère idéologique et la violence comme moyen d’expression, voire le terrorisme. La mainmise de Le Pen sur le FN et sa réussite médiatique ne laissent alors que peu de place à une autre personnalité ou mouvement venu le concurrencer, obligeant les autres formations à se soumettre ou à engager une longue traversée du désert.</p>
<h5>LES ANNÉES 1990</h5>
<p>Le FN connaît ses meilleures années au milieu des années 1990, que ce soit sur le plan électoral ou au niveau de son appareil militant. C’est alors une machine de guerre, avec un service d’ordre composé en grande partie d’anciens professionnels de la sécurité, mais surtout avec de nombreux militants capables de se mobiliser pour n’importe quel événement. Les années 1990 sont également marquées par une recrudescence de la violence d’extrême droite, avec plusieurs morts, tous français d’origine étrangère. La fin des années 1990 marque la fin de l’hégémonie du FN sur l’extrême droite française, avec en 1998 la scission provoquée par Bruno Mégret, numéro deux du FN, qui quitte le parti avec de très nombreux cadres et militants pour créer une nouvelle structure, le MNR. Cette brèche, ouverte dans la suprématie frontiste, permet à certains mouvements nationalistes de récupérer des cadres et militants du parti lepéniste, déçus par les tensions existant entre le FN et le MNR.</p>
<h5>LES ANNÉES 2000</h5>
<p>Le 11 septembre 2001, le conflit israélo-palestinien et l’émergence de certains communautarismes radicaux bouleversent le champ politique à l’extrême droite, avec d’un côté une extrême droite traditionnelle, restant sur ses bases, et de l’autre des mouvements prêt à passer ponctuellement des alliances inédites : on voit alors des groupes nationalistes s’allier avec militants en perdition venus de la gauche (Dieudonné, Riposte laïque) ou se prétendant venir de la gauche (Alain Soral). Parallèlement, l’émergence de Marine Le Pen à la tête du FN et ses orientations stratégiques ont entraîné un important désintérêt des jeunes d’extrême droite et des militants nationalistes radicaux pour le FN, même si le parti, surtout lors des périodes d’élections, attise toujours les ambitions et les intérêts de nombreux nationalistes. Alors que le parti n’est plus capable de recouvrir les murs des villes de France d’affiches ou de mettre dans la rue des milliers de gens comme par le passé, faute de militants de terrain, le FN enregistre de nombreuses adhésions de sympathisants, qui ne sont cependant pas prêts à se salir les mains.</p>
<h5>LES ANNÉES 2010</h5>
<p>La nouvelle stratégie du FN version Marine est basée essentiellement sur les médias. Bête médiatique comme son père, elle est présente quotidiennement à la télé ou la radio. Elle réussit à rallier à elle des personnalités médiatiques comme Gilbert Collard, ce que son père n’avait jamais réussi à faire. En interne, elle se débarrasse de tous ceux et celles qui pourraient s’opposer à elle ou dont les positions trop radicales pourraient la gêner dans sa quête de normalisation du FN. La situation actuelle du parti et le positionnement de sa présidente ont recréé un nouvel espace pour les mouvements radicaux, même si certains de ces radicaux rejoignent néanmoins le FN, comme les générations 1990 et 2010 du GUD.</p>
<h5>Compléments :</h5>
<p><i>1. Le Front National (FN) est créé le 5 octobre 1972 à l’initiative de l’équipe d’Ordre Nouveau, (ON) qui tente de regrouper toutes les tendances de l’extrême droite française. Ordre Nouveau, le journal </i>Militant<i>, François Brigneau, Alain Robert, Pierre Bousquet, François Duprat, Roland Gaucher, Roger Holeindre rejoignent le mouvement ; Jean-Marie Le Pen, plus jeune député de France, qui avait soutenu la campagne de Tixier-Vignancour, et était alors déconnecté politiquement, est choisi pour présider le mouvement, car les cadres d’ON espère pouvoir le manœuvrer facilement.</i></p>
<p>2. <i>Suite au meeting du 21 juin 1973 à Paris et aux affrontements avec la Ligue communiste, Ordre nouveau est dissout. Alain Robert et François Brigneau quittent le FN, emmenant avec eux les principaux cadres issus d’Ordre nouveau, du GUD et du Front de la Jeunesse. Le FN se réorganise alors autour de Jean-Marie Le Pen, tandis que François Duprat, homme de l’ombre, prend contact avec les néonazis de la FANE pour faire face au départ d’ON.</i><i> </i><i>Les anciens d’ON fondent le Parti des Forces Nouvelles (PFN) et soutiennent en sous main la candidature de Valéry Giscard d’Estaing à la présidentielle de 1974 (ils participent à son service d’ordre). Pierre Sidos de l’Œuvre française et Jean-Gilles Malliarakis, quant à eux, échouent à se présenter aux présidentielles.</i></p>
<p>3. <em>Le</em> <i>PFN et le FN tentent de participer ensemble aux européennes de 1978, mais le PFN, qui bénéficie des subsides du Movimento Social Italiano (MSI) de Giorgio Almirante et de Fuerza Nueva du franquiste Blas Piñar, écarte son rival et se présente seul aux élections sous le sigle Eurodroite : il obtient 1,3% des voix. Aux élections présidentielles de 1981, le PFN appelle à voter Chirac puis Giscard ; le FN, dont le candidat Jean-Marie Le Pen n’a pu se présenter faute des 500 signatures nécessaires, prône l’abstention. Aux élections législatives suivant l’élection de François Mitterrand, le FN atteint son score le plus bas, avec 0,18% des voix.</i></p>
<p><i>4. Le 19 juillet 1981, la tuerie d’Auriol, perpétrée par des militants du SAC contre un des leurs provoque la disparition de la structure, entraînant un départ vers le MIL et le FN.</i></p>
<p><i>5. À partir de 1977, les solidaristes, menés par Jean-Pierre Stirbois, intègrent le FN : opposés à l’économie libérale et favorables à l’association capital/travail, ils apportent une certaine rigidité politique, et le développement d’un travail d’implantation dans les communes de gauche. Lors d’élections locales en 1982 et 1983, le FN obtient ainsi ses premiers succès électoraux, à Dreux en particulier, où Jean-Pierre Stirbois, nommé secrétaire général du FN, obtient 16,7% aux municipales, fusionnant au second tour avec la liste de droite.</i></p>
<p><i> 6. </i><i>Intervention du président François Mitterand auprès des chaînes de télévision publiques afin que Le Pen soit invité plus souvent.</i></p>
<p><i>7. Le FN s’élargit. Bernard Antony, chef de file des catholiques intégristes, quitte le CNI pour le FN. François Brigneau et Jack Marchal quittent le PFN pour revenir au FN. Jean-Marie Le Chevallier quitte l’UDF pour rejoindre le FN.</i></p>
<p><i>8. En 1986, Bruno Mégret (RPR) et Jean-Yves Le Gallou, membres du Club de l’Horloge, rejoignent Jean-Marie Le Pen. La même année, le FN et ses listes ouvertes (le Rassemblement national) obtiennent 10%. 35 députés sont élus. Deux ans plus tard, suite à un changement de mode de scrutin, le FN perd tous ses députés.</i></p>
<p><i>9. Les provocations de Le Pen sur les chambres à gaz, « point de détail de l’Histoire de la Seconde Guerre mondiale » (sept. 1987), et le jeu de mots « Durafour crématoire » (sept. 1988), provoquent des troubles au sein du FN, entre ceux qui prônent le rassemblement et les tenants d’une certaine orthodoxie.</i></p>
<p><i>10. L’implantation locale du FN s’est renforcée dans l’Est de la France et dans le Sud-Est, ce qui se solde aux municipales de 1995 par la conquête des mairies de Toulon, d’Orange et de Marignane, respectivement par Jean-Marie Le Chevallier, Jacques Bompard et Daniel Simonpiéri, sans compter Jacques Peyrat, ex-FN qui devient maire de Nice sous l’étiquette RPR, sans rien renier idéologiquement.</i></p>
<p>11. <i>Bruno Gollnisch devient secrétaire général du FN, soutenu par la veille garde du FN qui veut contrer l’influence de Bruno Mégret, délégué général. En décembre 1995, la France connaît un mouvement social de grande envergure : le FN condamne ces grèves. De son côté, Bruno Mégret tente de mettre en place des syndicats FN, à la RATP et dans la police…</i></p>
<p><i> 12. En 1985, le service d’ordre du FN, le Département Protection et Sécurité (DPS) dirigé par un ex-OAS, le Colonel Janbart, recrute chez les anciens policiers, militaires et mercenaires. Au congrès du FN en 1997, équipé comme des CRS, le DPS charge les contre-manifestants et utilise des fausses cartes de police pour contrôler des gens. À la fin des années 1990, il est l’objet d’une commission d’enquête parlementaire. Sous Marine Le Pen, on continue à voir des figures connues de l’extrême droite radicale (comme Axel Loustau) participer au DPS.</i></p>
<p><i>13. Les 29 et 30 mars 1997 se tient à Strasbourg le congrès du FN : Mégret arrive en tête des votes pour l’élection au bureau politique. Le 30 avril, Jean-Marie Le Pen agresse une élue socialiste à Mantes-La-Jolie suite à la présence de militants antifascistes : le 2 avril 1998 , il est déclaré inéligible. Mégret aurait dû se retrouver tête de liste aux européennes, mais Le Pen impose sa femme Jany, novice en politique. Le FN implose, avec d’un côté le FN de Le Pen et de l’autre le FN-MN (futur MNR) de Mégret.</i></p>
<p>14.  <i>Laissant le soin aux partis de droite comme de gauche de relayer son discours sur les questions de sécurité et d’immigration, le FN mène campagne contre l’euro, contre le « fiscalisme », contre les « affaires »… Stratégie payante, Le Pen se retrouvant pour la première fois au second tour de l’élection présidentielle de 2002.</i></p>
<p>15.  <i>Fabrice Robert et Christian Bouchet sont élus au conseil national du MNR en février. En avril ce dernier est écarté de la direction d’Unité Radicale (UR) par Fabrice Robert et Philippe Vardon. Pour la manifestation du 1<sup>er</sup> mai, Bruno Gollnisch contact UR ainsi que d’autres groupuscules pour les intégrer au service d’ordre. Le 14 juillet Maxime Brunerie, militant du MNR et d’UR tente de tuer Jacques Chirac. Unité radicale est dissoute, pour réapparaître quelques semaines plus tard comme Bloc Identitaire.</i></p>
<p><i>16. 20 septembre 2006 : Jean-Marie Le Pen prononce un discours à Valmy, au ton très républicain et social. Le texte aurait été écrit par Alain Soral qui s’est rapproché du FN. Quelques semaines plus tard, Dieudonné, grâce à quelques anciens du GUD, est invité aux BBR.</i></p>
<p><i>17. Juin 2007 : Alain Soral crée Égalité et Réconciliation. Lors de son université d’été les 8 et 9 septembre, on peut croiser des anciens du GUD, Serge Ayoub ou Christian Bouchet.</i></p>
<p><i>18. Carl Lang quitte le FN suite à la décision de Marine Le Pen de ne pas le nommer tête de liste pour le Nord Pas-de-Calais. Alain Soral, déçu de ne pas être nommé tête de liste du FN aux élections européennes de 2009 en Ile-de-France quitte le FN et rejoint Dieudonné pour mettre en place la « Liste antisioniste ».</i></p>
<p><i>19. Opposée à Bruno Gollnisch, Marine Le Pen devient présidente du parti. Dans les mois qui suivent, elle et son équipe font la chasse aux soutiens de Gollnisch jugés trop radicaux. Alexandre Gabriac, membre de l’Œuvre française, est exclu du FN suite à la parution de photos le montrant effectuant le salut fasciste. En juillet, Yvan Benedetti, chef de Jeune Nation, membre de l’Œuvre française et soutien de Bruno Gollnisch, est exclu à son tour. </i></p>
<p><i>20. Le 8 mai est lancé le Rassemblement Bleu Marine (RBM), coalition politique à vocation électorale,  à l’initiative du parti Souveraineté, Indépendance et Libertés (SIEL) de Paul-Marie Coûteaux, dont le but est de rassembler des militants et sympathisants hors du FN pour les législatives de 2012. Florian Philippot est son porte-parole.</i></p>
<p><i>21. Lors de la fête organisée pour les 40 ans du FN, des dirigeants du GUD (relancé deux ans plus tôt par Édouard Klein, fils d’anciens militant d’Ordre Nouveau et du GUD, avec l’aval de Frédéric Châtillon) sont pris en photos avec la direction du FNJ et Marion Maréchal-Le Pen.</i></p>
<p><i>22. Lors du défilé du 1<sup>er</sup> mai 2013, la sécurité du clan Le Pen et de la manifestation est assurée par des JNR de Serge Ayoub, employés par Axel Loustau, ancien dirigeant du GUD et associé de Frédéric Châtillon. Un mois plus tard, Le 5 juin, un militant antifasciste, Clément Méric, est tué par Esteban Morillo, proche d’Ayoub.</i></p>
<p><i>23. Aux élections municipales, le FN obtient 1544 postes de conseillers municipaux, et plusieurs mairies  : Hénin-Beaumont (Steeve Briois) dès le premier tour, Fréjus (David Rachline), le septième secteur de Marseille (Stéphane Ravier), Beaucaire, Villers-Cotterêts, Hayange, Le Pontet, Le Luc, Cogolin, Mantes-la-Ville. Robert Ménard, soutenu par le FN, est élu à Béziers.</i></p>
<p><i>24. Congrès du FN les 29 et 30 novembre à Lyon. Mi-octobre, Julien Rochedy, qui avait nettoyé le FNJ pour le compte de Marine Le Pen, est débarqué de son poste à la surprise générale.</i></p>
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		<title>Zik &amp; Zina. Quand la musique fait boum&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Dec 2004 20:18:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
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		<description><![CDATA[Publié en décembre 1997 Carpentras, Toulon, rien de commun à priori si se n&#8217;est la profanation de tombes dans un cimetière. D&#8217;un côté une bande de skin de l&#8217;autre des garçons et des filles adeptes d&#8217;un culte à Satan. Et pourtant entre les deux affaires, il existe plus de points communs qu&#8217;on ne pourrait croire. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Publié en décembre 1997</p>
<p><strong>Carpentras, Toulon, rien de commun à priori si se n&rsquo;est la profanation de tombes dans un cimetière. D&rsquo;un côté une bande de skin de l&rsquo;autre des garçons et des filles adeptes d&rsquo;un culte à Satan. Et pourtant entre les deux affaires, il existe plus de points communs qu&rsquo;on ne pourrait croire.</strong></p>
<p>À la fin des années 1970 l&rsquo;extrême droite a compris la nécessité d&rsquo;investir le champ culturel et notamment le terrain musical. Celui-ci et notamment le Rock sont perçus comme un vecteur capable de porter plus facilement le message politique de ces groupes notamment en direction de la jeunesse.<br />
Pendant longtemps une telle stratégie va rester cantonnée dans un ghetto, principalement celui de la scène skinhead. Mais depuis quelques années s&rsquo;est amorcée une nouvelle évolution : outre les groupes issus de la scène skinhead, on trouve dorénavant des formations qui représentent des genres musicaux nouveaux : le Black Metal, la musique industrielle et le Hard Rock&#8230;<br />
Il faut aussi ajouter que ce renouveau musical s&rsquo;est accompagné de la création de véritables réseaux visant exclusivement à reprendre les idées nationalistes par l&rsquo;organisation de concerts, la publication de bulletin d&rsquo;infos mêlant rubriques musicales et politiques, la production de disques, la diffusion de tee-shirts, K7 vidéo&#8230;</p>
<p>De nouvelles alliances se forment en vue de diffuser plus largement leur programme. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui se côtoient et collaborent ensemble des skinheads nationaux-socialistes, des adeptes du satanisme et des anciennes traditions païennes.</p>
<h3>Tout d&rsquo;abord un petit retour historique<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/zik-zina-quand-la-musique-fait-boum/#footnote_0_228" id="identifier_0_228" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Tir&eacute; de Rage n&deg;9.">1</a></sup></h3>
<p>Le Rock et ses dérivés a toujours dégagé une odeur de souffre&#8230; Pour les plus vieux, citons pour mémoire «Sympathie for the Devil» des Rolling Stones ainsi que les rumeurs malveillantes sur Led Zeppelin et Deep Purple. Avec l&rsquo;apparition de Black Sabbat commence à se développer un style aux références plus marquées. Mais c&rsquo;est en 1979 que va apparaître le groupe qui va donner son nom à ce nouveau style de rock, il s&rsquo;agit de Venom avec son deuxième album intitulé <em>Black Metal</em>. Celui-ci va influencer toute une nouvelle scène qui pointe dans le Nord de l&rsquo;Europe et surtout en Scandinavie. Le style mêle à la fois maquillage provoquant, pseudonymes ronflants, références à Lovercraft, Aleister Crowley, pratiques satanistes&#8230; Le style va connaître son apogée en 1991 avec le suicide de la formation phare de l&rsquo;époque : Mayhem. Ce suicide va faire basculer la scène Black Metal norvégienne dans le fait divers. C&rsquo;est ainsi que va se développer une organisation pseudo-terroriste intitulée Black Metal Mafia, apparemment sous l&rsquo;impulsion des membres du groupe norvégien Darkthrone, qui s&rsquo;était fait remarquer par ses communiqués antisémites : «<em>Toute personne se permettant de critiquer notre disque sera considéré comme ayant une attitude de Juif</em>». Ce délire va culminer en 1992 et 1993 avec l&rsquo;arrestation de la quasi intégralité des membres d&rsquo;Emperor, un autre groupe norvégien, pour des incendies criminels d&rsquo;églises, vol et meurtre, homicide volontaire sur un homosexuel.</p>
<p>Est aussi arrêté Christian «Vag» Vikernes, 20 ans, alias Count Grishmqckh, leader du groupe Burzum pour meurtre et incendie d&rsquo;église. Condamné à 21 ans de prison, celui-ci est devenu une sorte de héros pour la scène Black Metal du monde entier. Ses déclarations sont souvent reproduites dans les fanzines des adeptes de ce genre musical. Elles dévoilent la vision politique du personnage et d&rsquo;une certaine partie des musiciens et des fans de Black Métal : «<em>Je suis nationaliste. Mon but est de glorifier le royaume de Norvège. Nous avons la peau blanche, les yeux bleus, les cheveux blonds, nous sommes des demi-dieux. Les autres n&rsquo;ont pas de place ici</em>». «<em>Je soutiens toutes les dictatures : Staline, Hitler, Ceaucescu</em>&#8230;». «<em>Je hais la paix et j&rsquo;aime “enculer” les gens stupides qui marchent autour et s&rsquo;aiment entre eux. Nous faisons la guerre</em>». «<em>Il n&rsquo;y a pas de meilleure chose dans l&rsquo;esprit que la violence. Juste marcher dans la rue et frapper un garçon c&rsquo;est stimulant</em>».<br />
En prison il s&rsquo;est attaqué à la lecture de <em>Mein Kampf</em> et possède même un fan club en France.</p>
<h3>En France</h3>
<p>En effet la scène Black Metal s&rsquo;est développée au début des années 1990 en France, avec l&rsquo;éclosion de plusieurs groupes et de divers fanzines liés à ce mouvement. En mars 1995 paraît le premier numéro d&rsquo;un nouveau zine intitulé <em>Deo Occidi</em> (Dieu est mort). Il est l&rsquo;oeuvre d&rsquo;un certain Rudy Potyralla. Pour celui-ci, <em>Deo Occidi</em> n&rsquo;est pas un nouveau fanzine de Black Metal, comme il s&rsquo;en créait chaque année. Il se veut avant tout anti-chrétien et veut surtout former politiquement le public du Black Metal. Dès le deuxième numéro, paru en juillet 1995, Potyralla précise un peu ses idées : «<em>Jésus est en train de mourir, la guerre raciale est en train de commencer. Encourager le combat racial/nationaliste contre le Gouvernement d&rsquo;Occupation Sioniste (ZOG), le communisme, les musulmans et les ordures de drogués et les homosexuels</em>».</p>
<p>Le numéro 3 paru à l&rsquo;automne 1995 annonce clairement la couleur : «<em>Deo Occidi n°2 a eu un grand succès et vous a informé qu&rsquo;il existait une nouvelle génération de nationaux socialistes dans toute l&rsquo;Europe et en France. Aussi nous avons décidé de créer une organisation de groupes de Black Metal qui approuvent notre idéologie</em>». Le zine mêle interviews de groupes français et étrangers et articles sur le satanisme, la torture, Lovecraft&#8230; Au fil des numéros vont apparaître des articles sur la Waffen SS, l&rsquo;antisémitisme marquant notamment l&rsquo;orientation de la revue. Une vision politique qui semble partagé par nombre de groupes français comme le prouvent ces extraits d&rsquo;interviews.</p>
<p>Ainsi Osculum, un groupe de Montreuil, qui à la question «<em>Êtes-vous intéressés par le nationalisme</em> ?» répond : «<em>Intéressés ? Nous sommes nationalistes français et fier de l&rsquo;être. La guerre en France est proche.<br />
- Que pensez-vous des Juifs, des musulmans ?<br />
- Nous les aimons&#8230;quand ils sont morts. Nous avons un totale répugnance pour les musulmans, ce n&rsquo;est pas une race c&rsquo;est de la merde</em>».</p>
<p>Articulo Mortis de l&rsquo;Isle sur Sorgues dans le Vaucluse :<br />
«- <em>Quel serait le monde parfois pour vous ?<br />
- Le monde parfait serait, un monde sans chrétien et autres inférieurs comme les arabes et les nègres<br />
- Êtes-vous intéressés par le nationalisme<br />
- Nous sommes très nationalistes et racistes, nous aimons les arabes surtout quand ils ne savent pas nager</em>».</p>
<p>Dark Sanctuary de Paris :<br />
«- <em>Que pensez-vous des essais nucléaires sur Mururoa les approuvez-vous ?<br />
- Je suis contre les essais nucléaires à Mururoa. C&rsquo;est un endroit superbe et cela coûte beaucoup d&rsquo;argent. Ne testons plus la bombe sur des poissons. testons là sur Alger ou sur Israël</em>».</p>
<p>Lord, un groupe du Nord de la France :<br />
«- <em>J&rsquo;ai vu que certains groupes français de BM (Black Metal) sont racistes. Comment expliquez-vous cela et quel est votre point de vue ?<br />
- Si certains groupes ne sont pas racistes, c&rsquo;est qu&rsquo;ils ne connaissent pas vraiment les arabes et les Nègres. Il est temps maintenant de détruire ces races. Gloire au pouvoir blanc. Guerre contre les musulmans</em>».</p>
<p>Prophecy de Blois :<br />
«- <em>Parlons un peu de la France : je pense que nous somme sur la bonne voie : 15% pour le FN aux présidentielles, un président de droite, les essais nucléaires, qu&rsquo;en pensez-vous ?<br />
- nous sommes sur la bonne voie avec le FN. Les gens ont finalement réagi face à la menace de l&rsquo;immigration, le règne de l&rsquo;insécurité; etc. imposé par ces primitifs qui souillent notre sol. Il est temps de se battre contre ça. Sur la mafia juive, ils contrôlent beaucoup de choses (média, économie, politique&#8230;), mais en ce moment en France personne ne bouge ou ne réagit contre cela, par peur d&rsquo;être néo-nazis ! Battons-nous contre cette vermine, donnons leur un vrai holocauste cette fois&#8230; Nous devons sauver la race blanche contre les hordes de bâtards primitifs. Nous devons instituer la terreur nous devons instituer un ordre nouveau</em>».<br />
Étienne Van Acker, l&rsquo;un des membres du groupe, écrira une apologie des Waffen SS dans <em>Deo Occidi</em> n°3.</p>
<h3>J&rsquo;ai voté Front National</h3>
<p>Cette scène semble surtout s&rsquo;être développée dans le Sud de la France et plus particulièrement dans la région de Toulon. C&rsquo;est ainsi que dans le n°2 de <em>Deo Occidi</em> on peut lire l&rsquo;interview d&rsquo;un groupe de Toulon, Blessed in Sin :<br />
«- <em>Actuellement votre ville est dirigée par le FN, que pensez-vous de cela ?<br />
Pensez-vous que la vie dans votre ville est meilleure avec ces nouveaux dirigeants, êtes-vous intéressés par la politique.<br />
- J&rsquo;espère que la vie sera meilleure, c&rsquo;est pourquoi j&rsquo;ai voté FN. Ce sont des enculés de chrétiens mais ce sont les plus extrémistes en politique, ici, en France et j&rsquo;espère qu&rsquo;ils feront quelques choses contre l&rsquo;immigration. Je hais les gens mais les pires ce sont les arabes et les négros qui sont beaucoup trop dans nos rues. Comme avec tous les chrétiens, les juifs et les musulmans, il faut brûler toute cette merde, tous les gazer, pas de pitié pour les inférieurs.<br />
- Comment voyez-vous, le futur de la scène Black Metal en France ?<br />
- Pour être un vrai groupe de BM, vous devez être contre les fausses religions et encourager notre guerre. Ceux qui n&rsquo;aiment pas brûler les églises, profaner des cimetières n&rsquo;ont rien à faire dans notre scène</em>».</p>
<p>Dans <em>Deo Occidi</em> n°3, c&rsquo;est au tour d&rsquo;un autre groupe de Toulon, Funeral, d&rsquo;être interviewé :<br />
«- <em>Pensez-vous que les idées sont plus importantes que la musique pour un groupe de BM ?<br />
- J&rsquo;ai créé Funeral seulement pour exprimer mes idées qui sont basées sur le génocide de la race humaine, la destruction des religions juive, chrétienne, musulmane, la pureté et la suprématie de la vraie race aryenne. Nous sommes les successeurs des SS. Nous allons finir le travail qu&rsquo;ils ont commencé pour protéger notre sang et votre honneur</em>».<br />
L&rsquo;interview est illustrée par la photo de deux adeptes de BM au pied d&rsquo;une tombe, maquillés et porteurs d&rsquo;un brassard à croix gammée. Des paroles, il semble que l&rsquo;on soit très vite passé aux actes. Début juin, une tombe est profanée dans le cimetière de Toulon, un crucifix est planté à l&rsquo;envers dans un cadre embaumé tiré de sa tombe. Très vite la police arrête les auteurs de la profanation : deux garçons et deux filles. Les deux garçons sont Antony Mignoni, membre du groupe Funeral, et Christophe Magnoni, membre du groupe Blessed in Sin.</p>
<p>L&rsquo;orientation politique de <em>Deo Occidi</em> semble s&rsquo;être accentuée, depuis que celle-ci a établi des liens étroits de collaboration avec une vielle connaissance, Hervé Guttuso, et les <a href="http://reflexes.samizdat.net/skinheads-ou-le-le-pen-proletariat/">Charlemagne Hammer Skins</a>. Celui-ci, suite à des problèmes avec la justice pour ses écrits dans sa revue <em>Terreur d&rsquo;Élite</em>, a du arrêter la publication de celle-ci et arrêter sa boîte de distribution 88 Diffusion. Ayant quitté Marseille, il se réfugie un temps à Paris chez un militant du PNFE, Pascal Biaux, avant de partir en Angleterre chez ses copain de C18. Avec leur appui, il relance les CHS tout d&rsquo;abord en diffusant deux nouvelles publications : <em>14 mots</em> “Bulletin de liaison des authentiques Aryens Révolutionnaires” et <em>Wotan</em> bulletin d&rsquo;infos des CHS.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2004/12/WOTAN-214b1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-952" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2004/12/WOTAN-214b1.jpg" alt="WOTAN-214b1" width="394" height="547" /></a></p>
<p>Ces deux revues avaient d&rsquo;abord élu domicile aux États-Unis chez 14 words press, une boîte de diffusion tenue par Katya Lane, la femme de <a href="http://reflexes.samizdat.net/skinheads-ou-le-le-pen-proletariat/">David Lane</a>. Mais s&rsquo;étant rendu compte du côté un peu délirant du personnage, ses amis américains ont demandé à Guttuso d&rsquo;aller se faire voir ailleurs. Du coup les nouvelles publications des CHS sont domiciliées en Angleterre à la boite postale de C18. Les CHS ont aussi ouvert un site sur Internet qui change souvent d&rsquo;emplacement. La presse des CHS présente les obsessions de Guttuso et de ses petits camarades : ZOG (le fameux gouvernement d&rsquo;occupation sioniste), des conseils sur la fabrication d&rsquo;armes, des textes de militants américains, des conseils juridiques mais aussi des règlements de compte avec certaines personnalité de la scène skin, en particulier avec le PNFE et son ancien camarade Greg Reemers, un skin du Havre responsable du zine <em>Viking</em>. En froid avec une bonne partie des skins français, les CHS cherchent de nouveaux liens avec la scène Black Metal. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;on peut lire un article de présentation des CHS dans <em>Deo Occidi</em>, qui renvoit l&rsquo;ascenseur en le présentant dans <em>14 Mots</em>. Dans celle-ci, la personne interrogée présente une organisation dont il est aussi membre, Black Order, qui est une organisation sataniste internationale dont le siège se trouve en Nouvelle Zélande, avec un relais en Angleterre pour l&rsquo;Europe : «<em>Black Order fait la promotion des racines occultes à travers ses religions (comme l&rsquo;Odinisme) ou sa philosophie (Nietzsche en particulier) tout comme sa politique (nous sommes tous nazis), rétablit le côté sombre et naturel de l&rsquo;homme et cherche à établir un culture politique qui sied à l&rsquo;homme blanc</em>».(&#8230;) «<em>Notre but est aussi une société blanche dominant culturellement et scientifiquement le monde civilisé régnant sur les races inférieures. Nos moyens sont les mêmes que ceux des Juifs, le noyautage ! C&rsquo;est-à-dire imposer une contre-culture. Nous gagnons beaucoup de supporters par notre action idéologique. Il faut ensuite les faire passer de l&rsquo;état de combattants anti-chrétien à celui de combattant politique racial. À travers mon fanzine Deo Occidi je démonte le mensonge chrétien, la manipulation des esprits et la grande machination juive, il est logique que l&rsquo;étape suivante soit le national socialisme&#8230; Pour le moment je juge plus utile de parfaire l&rsquo;éducation des Blacks Metals fan, de les introduire dans les milieux NS afin qu&rsquo;ils y apprennent le plus de choses possibles. Eux-mêmes logiquement s&rsquo;engageront par la suite dans la lutte au niveau individuel. Notre association (action indépendante du Black Order) supervise regroupe les groupes satanistes NS, nous avons créés une charte que nous leurs imposons tel un code d&rsquo;honneur, nous développons les liens entre gens sûrs</em>&#8230;»<br />
L&rsquo;emblème du Black Order est un svastika à l&rsquo;intérieur d&rsquo;un cercle formé par un serpent qui se mord la queue. Il existe une section du Black Order en France, dirigée par Sacha Titeux de Reims. C&rsquo;est un ancien skin qui au début des années 1990 diffusait un zine intitulé <em>Sang et Honneur</em>. Les rédacteurs de <em>Deo Occidi</em> ont créé une association basée à Rouen et intitulé AMSG (Ad Majorem Satanae Gloria). Celle-ci distribue et produit les disques et démos des groupes français de Black Metal national-socialiste. Une de leur première production est celle de Osculum et de Funeral. Une compilation d&rsquo;autres groupes est en préparation. À la même adresse que AMSG on trouve une association intitulé SD 88 qui diffuse toute une série de zines skinheads comme ceux de Guttuso, <em>Resistance</em>, <em>Gestapo</em>, <em>White Spirit</em> fait par Philippe Bourdon de Béthune, <em>Pittbul</em> de Alex Billochon&#8230;</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2004/12/Gestapo_1992_-d50ae.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-953" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2004/12/Gestapo_1992_-d50ae.jpg" alt="Gestapo_1992_-d50ae" width="394" height="561" /></a></p>
<h3>Chacun doit s&rsquo;armer</h3>
<p>La charte à laquelle les groupes de Black Metal qui veulent travailler avec AMSG doivent adhérer comprend 13 articles. Elle stipule :<br />
«<em>Article 1 : Tout terrorisme se pratique de manière individuelle sans impliquer la totalité du mouvement BM ou en revendiquant son affiliation à ce mouvement, à cause de l&rsquo;infiltration probable qui s&rsquo;en suivrait de la part des RG ou des groupes de défense juifs. Nous tous approuverons ces gestes sans être le commanditaire.<br />
Article 2 : Chacun doit s&rsquo;armer, de manière individuelle en vue de combattre tout opposant. Tout les moyens devront être utilisés pour se procurer un armement légal et illégal.<br />
Article 3 : Chacun groupe et personne devra tisser des liens avec les milieux nationaux nationalistes classiques.<br />
Article 8 : Nos vrais ennemis sont les chrétiens et leur morale, les Juifs dominent le monde en vue de la mort de la race aryenne, les musulmans sur notre territoire européen (mais dans la perspective d&rsquo;un nouveau conflit israélo-arabe, il est profitable de soutenir l&rsquo;islamisme au Moyen Orient) enfin la gauche en général (socialistes et communistes) est notre ennemie évident. Sans oublier les handicaps mentaux d&rsquo;homosexuel à rejeter du sol européen.<br />
Article 9 : Tout mélange racial est interdit. Seul l&rsquo;eugénisme peut purifier notre race. Les non-blancs sont des parasites inférieurs</em>.»</p>
<p>La coupure avec la scène skin française et l&rsquo;alliance avec les adeptes de Black Metal est définitivement scellée dans <em>Wotan</em> avec un article intitulé « Notre musique n&rsquo;est pas celle que l&rsquo;on croit » où l&rsquo;on peut lire : «<em>La Oï en France n&rsquo;est pas, n&rsquo;a jamais été, et ne sera jamais une musique nationaliste. En revanche il y a d&rsquo;autres formes d&rsquo;expression musicale comme le heavy metal, le gothic, le death metal, ou le black metal, de talentueux musiciens partagent à 100% les convictions de la rédaction de Wotan&#8230; À ce titre on peut dire que le Black Metal est un courant musical NS, non lucratif (les groupes perdent de l&rsquo;argent en tournée), et qui plus est composés d&rsquo;Aryens de pure race</em>.»<br />
Mais il n&rsquo;y a pas que les CHS à s&rsquo;intéresser au death/black metal ou au rock sataniste. En effet, les flics ont découvert chez Antony Mignoni, l&rsquo;un des profanateurs du cimetière de Toulon, un tract constitué d&rsquo;un <em>Avis de Recherche</em>, sur lequel figure le visage du Christ et sur lequel on pouvait lire : «<em>On recherche pour crimes contre l&rsquo;humanité Jésus, il est accusé s&rsquo;être l&rsquo;initiateur de persécutions et de meurtres de millions de personnes. Il est le fondateur du christianisme, une religion de fanatiques qui promet la vie éternelle mais à comme finalité l&rsquo;esclavage. Attention les partisans de Jésus (dit le Christ) ont pris le contrôle de dizaines de nations et de millions d&rsquo;esprits. Ils sont armés et dangereux à la fois politiquement et idéologiquement</em>».</p>
<p>Or ce tract est issu du n°4 d&rsquo;une revue, <em>Napalm Rock</em>, qui se définit comme « Magazine Rock, NR, Païen et européen de contre culture ». Elle succède, en plus politique, à une autre revue créée en 1989 et intitulée <em>Métal Assaut</em>. A leur tête, Grégory Ombruck, un aixois d&rsquo;un trentaine d&rsquo;année, responsable de Nouvelle Résistance pour la région d&rsquo;Aix Marseille. En fait <em>Napalm Rock</em> et Gregory Ombruck ont pris la succession de l&rsquo;équipe de Forum Provence. En effet cette dernière s&rsquo;est dissoute en janvier 1995 et a quitté Nouvelle Résistance : ses principaux animateurs Thierry Mudry et Christiane Pigace, choisissant de rejoindre la scission du GRECE, Synergies Européennes. Nouvelle Résistance qui avait essayé de noyauter cette structure a finalement été virée de celle-ci.</p>
<h3>Concert à Orange</h3>
<p>C&rsquo;est au début de juin 1996 que Ombruck reforme un groupe de Nouvelle Résistance sur Aix-Marseille avant de créer une coordination avec le groupe de Toulon, dirigé par Gilles Pilard. En juillet de la même année, on retrouve Ombruck à l&rsquo;université d&rsquo;été du GRECE qui se déroule comme chaque année dans une propriété appartenant au groupe de recherche depuis 1972, la Domus Europa. Cette propriété se trouve non loin de Aix, dans un village du nom de Ventabren. Le mois suivant, Ombruck va participer au deuxième congrès de NR qui a lieu à Valenciennes. À la fin de celui-ci il fera partie d&rsquo;une délégation qui se rendra au grand rassemblement nationaliste de Dixmude.<br />
Outre son zine, Ombruck organise par l&rsquo;intermédiaire de son association Metal Assaut des concerts, l&rsquo;un d&rsquo;entre eux l&rsquo;a été en collaboration avec l&rsquo;office municipal de la culture et de la ville d&rsquo;Orange. Il est vrai que l&rsquo;on trouve au service de communication de ville un militant NR, André-Yves Beck. Bizarrement, alors que le nom de la revue a été abondamment citée dans la presse et à la télévision, Ombruck et ses petit camarades n&rsquo;ont pas été inquiétés par les services de police chargé de l&rsquo;affaire.</p>
<p>Nouvelle Résistance ne s&rsquo;intéresse pas uniquement au Rock païen ou satanique, il dispose même d&rsquo;un groupe maison, Fraction Hexagone, basé à Nice. Celui-ci se revendique skin nationaliste révolutionnaire adepte du Rock against Capitalism, à la différence du Rock against Communism habituel dans la mouvance skin. Néanmoins les influences restent communes : «<em>Légion 88, Bunker 84, Storkraft, Condemned 84, de plus nous écoutons beaucoup de trash, death metal hard core</em>». La différence entre NR et NS ? «<em>Elle est diffuse. Nous avons surtout voulu démontrer que nous avons le regard tourné vers l&rsquo;avenir, et non vers des formes passées qui n&rsquo;ont aucune chance de vaincre actuellement. Tout dépend de savoir si tu veux gagner ou seulement te faire plaisir. C&rsquo;est ce qu&rsquo;ont compris certains NS, qui militent dans différentes organisations NR. Cela ne sert à rien de se proclamer NS devant un public NS, ce qui me paraît important, c&rsquo;est de diffuser l&rsquo;idéal nationaliste chez des gens qui au départ, ne font pas partie de votre camp</em>.»<br />
En fait il s&rsquo;agit juste d&rsquo;un problème de forme, sur le fond Fraction Hexagone reste bien un groupe skin. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il ont joué à Bordeaux pour l&rsquo;association Un jour Viendra et qu&rsquo;ils devaient jouer à Marseille pour Guttuso et ses petits copains. Mais, pas de chance, le concert a été annulé sous la pression de la police. Du coup, les skins ont du s&rsquo;expatrier à 150 km de là dans les environs de Cannes. En octobre 1995, c&rsquo;est en plein Printemps de Bourges que Fraction Hexagone a joué pour les skins du zine <em>Sound of Hammer</em> édité par Sébastien Legentil. Tout dernièrement, le 11 mai 1996 à Passy sur Eure, le groupe s&rsquo;est produit lors d&rsquo;un RAC. Mais là encore, cela s&rsquo;est plutôt mal passé puisqu&rsquo;ils n&rsquo;ont joué qu&rsquo;à 4 heures du mat devant une salle quasiment vide, avec un son pourri. Du coup au bout d&rsquo;une demi-heure, ils ont remballé leur matos avec la haine. Le leader de Fraction Hexagone est un étudiant niçois, Fabrice Robert. En compagnie d&rsquo;un autre militant de Nouvelle Résistance de Nice, ils avaient été arrêtés et condamnés en 1991 pour avoir diffusé devant certains lycées de Nice des tracts négationnistes. Il est aussi le responsable de la feuille d&rsquo;info <em>Jeune Résistance</em>. Enfin Fraction Hexagone était un des groupes qui s&rsquo;est produit au festival rock d&rsquo;Orange, organisé par Ombruck, ils y ont même gagné un prix, étonnant non ?</p>
<p>Outre le death metal et la Oï anticapitaliste, Nouvelle Résistance s&rsquo;intéresse aussi de très près à la musique industrielle dont elle rend compte régulièrement dans une chronique intitulée «Bruits européens» qui recense les dernières productions de ce courant musical. Notamment ceux des groupes politiquement proches, comme celle de Jean-Marc Vivenza, qui préside aux destinés de l&rsquo;Œuvre bruitiste et qui fut un cadre du Mouvement Nationaliste Révolutionnaire, de Troisième Voie et de Nouvelle Résistance et qui est aujourd&rsquo;hui proche de Synergies Européennes. Dans les publications de NR, on informe sur des groupes comme Laibach dont le fan club en France s&rsquo;intitule Nouvel Art Slovène, ou encore Sol Invictus, Non, Current 93 et surtout les préférés de NR qui sont Death in June dont le nom fait référence à la nuit où les SA furent liquidés par les SS d&rsquo;Himmler et Blood Axis dont le leader Michaël Mognihan se revendique lui-même comme fasciste.</p>
<p>En revanche aucune publicité pour le disque de Valérie Lemercier « Mange des frites » dont le producteur et le compositeur est pourtant Bertrand Burgalat. Cet ancien du Groupe Union Défense, du MNR puis de Troisième Voie s&rsquo;est d&rsquo;abord reconverti dans un premier temps dans le rock en produisant Jad Whio, avant de poursuivre avec Valérie Lemercier.</p>
<p>L&rsquo;extrême droite a évolué, abandonnant le terrain trop marqué de la scène skin, au profit d&rsquo;autres types de musiques comme le black métal, la musique industrielle voire la techno. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;on assiste à des recyclages étonnants comme celui de l&rsquo;ancien chanteur de Légion 88 Alain Perez devenu celui du groupe de hard core Tribal Zone. Les cheveux ont repoussés pour certains mais le message reste le même : haine des Juifs, des noirs, des homos et apologie du fascisme et du nazisme !</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_228" class="footnote">Tiré de <em>Rage</em> n°9.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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