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	<title>REFLEXes &#187; Jeanne d&rsquo;Arc</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Le 1er mai 2012 du Front National : du neuf avec du vieux&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 06 May 2012 17:22:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y avait bien longtemps que la « Jeanne » n’avait pas été autant à la fête. Plusieurs milliers de personnes avaient répondu présent à l’appel de Marine Le Pen pour ce traditionnel défilé du Front National en l’honneur de Jeanne d’Arc, empruntant pour l’occasion le trajet de la manif FN des grandes années de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y avait bien longtemps que la « Jeanne » n’avait pas été autant à la fête. Plusieurs milliers de personnes avaient répondu présent à l’appel de Marine Le Pen pour ce traditionnel défilé du Front National en l’honneur de Jeanne d’Arc, empruntant pour l’occasion le trajet de la manif FN des grandes années de mobilisation. À savoir, départ place des pyramides et arrivée place de l’Opéra.Sans revenir aux effectifs du milieu des années 1990, ce défilé 2012 avait des relents old-school : si « On est chez nous » et « Français réveille-toi, tu es ici chez toi » étaient les deux slogans les plus repris, « Communistes assassins ! » a été très souvent entendu et massivement repris (on retrouvait d’ailleurs cette même ambiance anti-communiste quelques heures plus tard place du Trocadéro dans le discours de Nicolas Sarkozy et chez les militants de l’UMP). Plus classique, « Islam hors d&rsquo;Europe » a remporté lui aussi un vif succès, le FNJ tentant même un « Les Françaises aux Français ». On peut remarquer au passage que le soit-disant tournant « social et syndicaliste » du FN tant mis en avant par la presse en 2011 avait complètement disparu du cortège cette année. La manifestation de 2012 était nettement plus dynamique et moins bordélique que les années passées. L’arrivée massive de nouveaux adhérents &#8211; on parle de plusieurs milliers &#8211; ces derniers mois et le retour à la maison mère de nombreux militants et cadres, qui s’étaient perdus dans les marais du nationalisme groupusculaire, ne sont sans doute pas étrangers à cette impression.</p>
<p>Sur la place de l’Opéra à moitié pleine, occupée pour presqu’un quart par une immense tribune réservée à la presse (ce qui a fait râler dans les rangs frontistes), c’est Jean-Marie Le Pen, cette année, qui a ouvert le bal, se réservant la partie historique sur Jeanne d&rsquo;Arc (dont on a appris qu’elle avait été la première victime de la « diabolisation », et que JMLP a fini par comparer à sa fille !). Même si son cours d’histoire grandiloquent a quelque peu endormi la place de l’Opéra, on a pu constater que sa cote de popularité est toujours intacte. On ne peut pas en dire autant de Bruno Gollnisch : ce dernier a traversé la foule pour rejoindre la tribune dans l&rsquo;indifférence quasi-générale juste avant le discours des chefs.</p>
<p>Niveau folklore, là aussi, c’était le retour aux années 1990, quand le FN drainait toute l’extrême droite radicale dans son sillon. On pouvait croiser pêle-mêle des membres du Projet Apache, Bastkin venu distribuer son journal et faire la promotion de la manif du 13 mai, le GUD, des membres du MAS et plusieurs générations passées du GUD et des anciens du MNR. Cette présence montre une nouvelle fois que, malgré toutes les tentatives pour s’organiser en marge du Front National, dès le retour de succès électoraux, les radicaux rappliquent immédiatement dans l’orbite du Front National, tel un ours se précipitant au salon du miel.<br />
La présence du Projet Apache à ce 1er mai et l’insistance avec laquelle Philippe Vardon a cherché à recevoir l’investiture du FN pour les législatives démontrent bien que même pour les courants qui avaient tenté de s’émanciper au maximum de l’emprise du parti frontiste, il est désormais compliqué d’exister en s’opposant frontalement à Marine Le Pen.<br />
Pour terminer dans le folklore, le FNJ de l’Oise, au cortège assez conséquent, s’est fait remarquer par l’ambiance stade qui régnait dans ses rangs avec des slogans comme « Jeunesse Nation Rébellion ».</p>
<p>Côté sécurité, la clique Lousteau/Châtillon était aux commandes, ce qui n’étonnera personne. Conséquence directe, le DPS, très présent, était assez hétéroclite, donnant lieu à des situations étonnantes comme ces jeunes skins d’extrême droite repoussés par le DPS, alors que quelques dizaines de mètres plus loin, un autre groupe de DPS était composé essentiellement de skins nazis !<br />
Enfin, une petite anecdote pour finir. On a assisté à une scène étonnante sur le côté de la manif : quatre hommes ont déployé durant quelques minutes un drapeau syrien pour se prendre en photo devant le cortège du FN, avant de se faire gentiment dégager par les CRS qui ne voulaient pas de provocation. Cette présence avait-elle un rapport avec les responsabilités actuelles de Chatillon au sein du FN version Marine ? Nul ne le sait pour le moment et le ministère du tourisme syrien n&rsquo;a pas communiqué sur la question&#8230;</p>
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		<title>Sur les pavés ???</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 09:52:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
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		<category><![CDATA[Comité du 9 mai (C9M)]]></category>
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		<description><![CDATA[Année après année, le mois de mai confirme son statut de moment fort du calendrier nationaliste en France, avec néanmoins des variations qui ne sont que très largement conjoncturelles. Année après année, le mois de mai confirme son statut de moment fort du calendrier nationaliste en France, avec néanmoins des variations qui ne sont que [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Année après année, le mois de mai confirme son statut de moment fort du calendrier nationaliste en France, avec néanmoins des variations qui ne sont que très largement conjoncturelles. Année après année, le mois de mai confirme son statut de moment fort du calendrier nationaliste en France, avec néanmoins des variations qui ne sont que très largement conjoncturelles. Ainsi le traditionnel défilé en l&rsquo;honneur de Jeanne d&rsquo;Arc du FN n’a rassemblé environ que 2000 personnes et les bataillons régionaux étaient squelettiques, signe que les finances sont au plus bas, que ce défilé n’est plus une priorité et que la scission Lang fait sentir ses effets, en particulier chez les vieux cadres du parti. Les effectifs du FNJ étaient cependant tout aussi ridicules et la structure fait bien figure de survivance d’un passé révolu pour le parti. La seule véritable attraction était la présence de Serge &laquo;&nbsp;Batskin&nbsp;&raquo; Ayoub, qui ne cessait d&rsquo;étre sollicité par de jeunes fafs, tout émoustillés de se faire prendre en photo avec lui. Il faut dire que la popularité d&rsquo;Ayoub a bénéficié d&rsquo;un véritable lifting avec la sortie début 2009 du film &laquo;&nbsp;Sur les pavés&nbsp;&raquo;, production sensée raconter la vie des skins nationalistes en France dans les années 80 mais dont le visionnage rappelle plutôt une oeuvre de propagande à la gloire de l&rsquo;ancien JNR.</p>
<div id="attachment_2287" style="width: 610px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/Sur-les-pavés.jpg"><img class="wp-image-2287" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/Sur-les-pavés.jpg" alt="Pochette intérieure du DVD &quot;Sur les pavés&quot; 2009" width="600" height="401" /></a><p class="wp-caption-text">Pochette intérieure du DVD &laquo;&nbsp;Sur les pavés&nbsp;&raquo; 2009</p></div>
<p>Lors de ce défilé, les différents groupuscules nationalistes parisiens, qui d&rsquo;habitude font l&rsquo;effort d&rsquo;assurer une présence minimum, ont, cette fois-ci (une fois n&rsquo;est pas coutume ?) brillé par leur absence. Le clan Le Pen ne s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas éternisé place Jeanne d&rsquo;Arc, lieu du discours de Jean-Marie. Sans doute parce que le FN Paris avait prévu, au frais, dans le XVe arrondissement de Paris, un buffet campagnard pour le peu de militants frontistes encore actifs sur la capitale.</p>
<p>Une semaine plus tard, l&rsquo;extrême droite était de nouveau en ébullition, avec le week-end militant de l&rsquo;Œuvre Française, prévu les 8, 9 et 10 mai. Ce week-end venait conclure la tournée hexagonale de réunions semi-publiques assurées par l&rsquo;OF depuis plusieurs mois. Au final, pas de réelles nouveautés, puisque, une fois de plus, les militants et sympathisants de l&rsquo;OF eurent droit aux discours de Pierre Sidos, Yvan Benedetti, Fabrice « Jérôme » Bourbon (rédacteur en chef adjoint de <em>Rivarol</em>) et André Gandillon (rédacteur en chef de <em><a href="http://reflexes.samizdat.net/militant/">Militant</a></em>). La seule innovation notable était leur présence officielle aux commémorations du 9 mai, dirigées, cette année, d&rsquo;une main de fer par Batskin, participation consistant à assister à la messe donnée dans l&rsquo;église de Saint-Nicolas du Chardonnet (qui a déjà servi, cette année, de QG contre une attaque de militants syndicalistes lors de la mise en place de stands sur le trajet du 1er mai) puis d’assister à un concert dans le XIVe arrdt de Paris. Difficile de tirer un bilan de cette soirée tant les points de vue peuvent varier. Du point de vue de Batskin, c’est indéniablement un succès personnel. Toute la fine fleur du nationalisme français était représentée, de Pierre Vial<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/sur-les-paves/#footnote_0_440" id="identifier_0_440" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="malgr&eacute; une belle unit&eacute; de fa&ccedil;ade le jour m&ecirc;me, Vial s&rsquo;est fait un malin plaisir dans son compte-rendu du 9 d&rsquo;allumer les Identitaires et le Renouveau Fran&ccedil;ais pour leur sectarisme !">1</a></sup>, à Pierre Sidos, de Paul Thore à Hervé Lalin en passant par Cyril Bozonnet. Serge Ayoub peut se targuer d’avoir réussi là où la commémoration avait été l’an passé un retentissant fiasco. La soirée a regroupé plus de 500 militants néo-nazis et le concert a pu se tenir dans une salle paroissiale. Du point de vue des organisations fascistes, seul le Renouveau Français peut également se féliciter du succès de la soirée, ses militants ayant largement assuré la logistique et l’encadrement de la messe, célébration religieuse qui ne peut d’ailleurs que ravir ces tenants de l’idéologie nationaliste et catholique la plus orthodoxe. La présence massive de skinheads néo-nazis montre par ailleurs que ce courant reste fort au sein d’une extrême droite pourtant travaillée par la thématique de la « révolution culturelle » identitaire<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/sur-les-paves/#footnote_1_440" id="identifier_1_440" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cela n&rsquo;a pas emp&ecirc;ch&eacute; le groupe H&ocirc;tel Stella, pseudopode musical du Projet Apache c&rsquo;est-&agrave;-dire des Jeunesses Identitaires d&rsquo;Ile-de-France, de jouer avec des groupes aussi marqu&eacute;s que Frakass ou Hais et Fiers. Cependant, l&rsquo;honneur est sauf : Gaetan Bertrand et ses amis ont r&eacute;ussi &agrave; emp&ecirc;cher Lemovice de jouer lors de ce concert">2</a></sup>. Pour autant, pour la première fois depuis 14 ans, les militants fascistes n’auront pas occupé la rue le 9 mai au soir. La volonté du sieur Ayoub d’éviter un nouvel échec qui aurait été peut-être fatal à la mobilisation y est pour beaucoup et cela n’augure rien pour l’année prochaine. La mobilisation antifasciste, aussi imparfaite soit-elle, y est aussi cependant pour quelque chose.</p>
<p>N&rsquo;en déplaise à certains, les militants et militantes antifascistes du Scalp, de la CNT, de RLF-MLV, de la FA, d&rsquo;AL, du MQJS et de SUD ont en effet, une fois de plus, uni leurs efforts pour organiser une contre-mobilisation. Celle-ci était placée cette année sous le signe de la mémoire et de l&rsquo;hommage aux résistants. Plusieurs rendez-vous étaient prévus à cet effet, dont un concert le vendredi soir, organisé par le collectif United Underground et une réunion publique en présence d&rsquo;un résistant antifranquiste et d&rsquo;un ancien combattant FTP. Si l&rsquo;on peut se féliciter du franc succès remporté par le concert donné en soutien aux sans papiers retenus à Vincennes (600 à 700 spectateurs), il est toutefois regrettable qu&rsquo;une partie du public n&rsquo;ait pas ressenti le besoin d&rsquo;assister aux débats du samedi (plus d&rsquo;une centaine de personnes quand même) et à la manifestation dont le parcours était celui emprunté par les fascistes depuis trois ans.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/photo-so-2.jpg"><img class="alignleft wp-image-1340" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/photo-so-2.jpg" alt="photo-so-2" width="600" height="342" /></a></p>
<p>A noter qu&rsquo;à la fin de la manifestation, une quinzaine de fafs, passés on ne sait trop comment au travers de l&rsquo;impressionnant dispositif policier, ont tenté de se frotter au cortège. Ils furent rapidement balayés par le SO et les manifestants. Profitant de l&rsquo;incident, des policiers en civil tentèrent alors vainement d&rsquo;interpeller des manifestants antifascistes isolés, mais c&rsquo;était sans compter sur la réaction rapide du SO de fin de cortège. Cette initiative policière n’est pas sans rappeler la provocation du 1er mai et démontre que certains responsables policiers poussent clairement à l’affrontement « préventif » en espérant ainsi garder la situation sous contrôle. Autant réaffirmer ici que ce ne sont pas les forces du désordre qui nous imposeront leur stratégie…</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/photo-so-1.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1341" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/photo-so-1.jpg" alt="photo-so-1" width="600" height="316" /></a></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_440" class="footnote">malgré une belle unité de façade le jour même, Vial s&rsquo;est fait un malin plaisir dans son compte-rendu du 9 d&rsquo;allumer les Identitaires et le Renouveau Français pour leur sectarisme !</li><li id="footnote_1_440" class="footnote">Cela n&rsquo;a pas empêché le groupe Hôtel Stella, pseudopode musical du Projet Apache c&rsquo;est-à-dire des Jeunesses Identitaires d&rsquo;Ile-de-France, de jouer avec des groupes aussi marqués que Frakass ou Hais et Fiers. Cependant, l&rsquo;honneur est sauf : Gaetan Bertrand et ses amis ont réussi à empêcher Lemovice de jouer lors de ce concert</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Jeune Garde</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Nov 2008 16:46:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Oubliés mais pas pardonnés]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Gilles Malliarakis]]></category>
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		<description><![CDATA[ La Jeune Garde est crée en juillet 1984. Il s’agit de la branche étudiante du Mouvement Nationaliste Révolutionnaire (MNR) de Jean-Gilles Malliarakis. Le premier responsable national de cette nouvelle structure sera Philippe Dupouyet, fondateur de l&#8217;UJNO (Union des Jeunes Nationalistes Orléanais, créée en janvier 1983). En 1985, le GUD rejoint le MNR ainsi que des [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/logo-jeune-garde-2-c5a9a.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1189" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/logo-jeune-garde-2-c5a9a.jpg" alt="logo-jeune-garde-2-c5a9a" width="259" height="245" /></a> La Jeune Garde est crée en juillet 1984. Il s’agit de la branche étudiante du Mouvement Nationaliste Révolutionnaire (MNR) de Jean-Gilles Malliarakis. Le premier responsable national de cette nouvelle structure sera Philippe Dupouyet, fondateur de l&rsquo;UJNO (Union des Jeunes Nationalistes Orléanais, créée en janvier 1983). En 1985, le GUD rejoint le MNR ainsi que des membres du Parti des Forces Nouvelles (PFN) pour donner naissance à Troisième Voie. Le Jeune Garde devient alors la branche lycéenne et jeune de Troisième Voie.<br />
La Jeune Garde utilisera deux symboles pour ses apparitions publiques, le trident et une croix celtique traversée par une mouette blanche. La JG reprendra également le nom du journal du GUD des années 70, Vaincre, pour son organe de presse.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/journal-vaincre-36ff6.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1191" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/journal-vaincre-36ff6.jpg" alt="journal-vaincre-36ff6" width="442" height="632" /></a></p>
<p>La Jeune Garde s’est particulièrement fait remarquer lors des défilés de l’extrême droite en hommage à Jeanne d’Arc. En 1985, ils sont apparus avec des drapeaux à croix celtique et trident, avec à leur tête une Jeanne d’Arc en blouson de cuir et une Kubelwagen (voiture amphibie de l’armée allemande de la seconde guerre mondiale). Parmi les slogans scandés il y avait : « Balavoine on t&rsquo;a eu, Louis Chédid on t&rsquo;aura ! », « Aujourd&rsquo;hui Kaboul, demain mes boules », « Olélé, Olala, contre Mandela, on est toujours là ! », « Adolfo, Benito, Hiro-Hito ! », « Nous voulons, nous aurons, des crédits pour la lutte armée ».</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/jeune-garde-en-manif-6a230.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1192" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/jeune-garde-en-manif-6a230.jpg" alt="jeune-garde-en-manif-6a230" width="430" height="350" /></a></p>
<p>En 1986, aux côtés du GUD, ils marchent en fin de cortège avec la fameuse banderole : « Madelin paye ta cotise ». La Jeune Garde disparaîtra avec la fin de Troisième Voie. Par la suite l’appellation Jeune Garde sera souvent reprise dans différents mouvements d’extrême droite, sans qu&rsquo;il y ait un rapport direct avec la Jeune Garde du milieu des années 80.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/jeune-garde-nord-b9e2e.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1193" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/jeune-garde-nord-b9e2e.jpg" alt="jeune-garde-nord-b9e2e" width="421" height="393" /></a></p>
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		<title>Le 1er Mai, les cons osent tout !</title>
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		<pubDate>Wed, 03 May 2006 17:42:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Rassemblement des Etudiants de Droite (RED)]]></category>
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		<description><![CDATA[Les cons ça ose tout &#8230; &#8230; c&#8217;est même à ça qu&#8217;on les reconnaît. Les boneheads nous étonneront toujours. Cette année certains rasés s&#8217;étaient mis en tête de faire un rassemblement skinhead derrière le cortège du FN ! Un tract avait même été diffusé depuis 2 bons mois à cette occasion, principalement sur Internet. Cette [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les cons ça ose tout &#8230;<br />
&#8230; c&rsquo;est même à ça qu&rsquo;on les reconnaît. Les boneheads nous étonneront toujours. Cette année certains rasés s&rsquo;étaient mis en tête de faire un rassemblement skinhead derrière le cortège du FN ! Un tract avait même été diffusé depuis 2 bons mois à cette occasion, principalement sur Internet.<br />
Cette brillante idée était l&rsquo;œuvre de la petite bande qui tourne autour du fanzine <em>Werwolf</em> « le fanzine qui n&rsquo;aime pas les communistes et les punks », basé à Goudelin en Bretagne. Face à l&rsquo;énormité du projet (un tract avec des skins armés de battes de base-ball, signé NS SH pour « Nationale Socialiste SkinHead », demandant aux skins de venir sans tenues provocatrices !!!), un contre-appel avait été lancé par d&rsquo;autres skins, dénonçant le projet comme une manipulation policière. Finalement l&rsquo;idée a semble-t-il convaincu bon nombres d&rsquo;individus, ces derniers oubliant le sérieux contentieux qui existe entre leur sympathique mouvement et le FN. La plupart des skins motivés par l&rsquo;évènement ont donc profité des cars mis à disposition gratuitement par le FN en province pour monter sur Paris.<br />
Sauf que le parti de Jean-Marie Le Pen ne comptait pas laisser se former un rassemblement skinhead (même « digne et silencieux » dixit le tract) devant les caméras de télévision. Résultat les flics ont cerné le café (le seul ouvert à st-Augustin !) dans lequel une partie d&rsquo;entre eux s&rsquo;était installé et a systématiquement interpellé tout ce qui ressemblait à un skinhead, et en particulier les<br />
organisateurs, le tout sans incidents dès lors que pour les boneheads, « ACAB » n&rsquo;est qu&rsquo;un slogan. Le comique est évidemment que Marine Le Pen se trouvait également dans le café et qu&rsquo;elle a du apprécier le voisinage. Une partie des interpellés a été relâchée immédiatement après un petit contrôle d&rsquo;identité et ceux qui restaient ont été libérés une fois le discours du leader du FN terminé. Ceux qui avaient échappé au coup de filet policier se sont fondus dans la « masse » du cortèges FNJ, obligeant les cadres du FN à faire la police dans leur rang.</p>
<p>Ceci étant ils ne passaient pas inaperçus étant donné que les effectifs du cortège global demeuraient faibles, sans doute aux alentours de 4000 ou 4500 personnes. Par rapport aux années passées, on pouvait noter l&rsquo;absence du cortège Chrétienté-Solidarité qui avait l&rsquo;habitude de se placer en queue de défilé. Par ailleurs les fédérations du Sud, en particulier celle du Vaucluse étaient erratiques, l&rsquo;ensemble montrant les dégâts causés par l&rsquo;effet De Villiers. Signe de cet affaiblissement structurel du Front, la place de l&rsquo;Opéra n&rsquo;était qu&rsquo;à moitié remplie comme c&rsquo;est le cas depuis la scission mégretiste et la moyenne d&rsquo;âge toujours aussi élevée. Si engouement il y a pour les idées du FN comme nous le martèlent les différents sondages pré-présidentiels, il ne se traduit toujours pas par le nombre de militants.</p>
<p>Le défilé de Jeanne d&rsquo;Arc, c&rsquo;est également les stands installés sur la place de l&rsquo;Opéra. Comme d&rsquo;habitude, il y avait de tout. Les Identitaires étaient regroupés autour du stand SDF animé par les époux Bonnivard ; le syndicat étudiant RED tenait celui du CSVR (Comité de Soutien des Victimes de la Répression) monté pour collecter des fonds pour la dizaine de procès consécutifs à la manifestation du 16 mars dernier et dont l&rsquo;un concerne Bruno Pichon, responsable du RED sur Paris ; les jeunes nationalistes catholiques avaient droit au stand du label Patriotes Productions tenu par le Bûcheron, soit Paul Thore en personne. Le tout se visitait dans les effluves des chipolatas grillées et avec le discours de Le Pen en bruit de fond. Décidément, la vie n&rsquo;est pas ici !</p>
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		<title>La pucelle sous la flamme</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Oct 2005 13:07:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Bruno Mégret]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis un certain nombre d&rsquo;années, le personnage de Jeanne d&rsquo;Arc est associé au Front National et à son défilé annuel du 1er mai. Or, n&rsquo;en déplaise à nos chers amis les fafs, tel n&rsquo;a pas toujours été le cas, bien au contraire. En effet, avant d&rsquo;être récupérée, par les royalistes et les cléricaux pour finir canonisée, c&rsquo;est bien la figure de la femme condamnée au bûcher par un tribunal ecclésiastique qui était la plus présente dans l&rsquo;imaginaire populaire du XIXe siècle. Avec la publication en 1841 du tome V de l&rsquo;Histoire de France de Michelet, Jeanne était sur le point de devenir le symbole du peuple écrasé, mis à mal par l&rsquo;Eglise. La seule solution pour qu&rsquo;elle ne devienne pas une machine de guerre contre l&rsquo;Eglise est alors, pour cette dernière, de reprendre le personnage à son compte. Ce sera fait au terme d&rsquo;un des plus rapides procès en canonisation de l&rsquo;histoire et au prix de « subtils artifices » qui font que les minutes du procès dépassent largement en volume l&rsquo;ensemble des sources disponibles sans pour autant les reprendre dans leur intégralité ni dans leur intégrité.<br />
Parallèlement, les républicains de gauche ne l&rsquo;entendent pas de cette oreille. Lucien Herr, écrit dans Le Parti ouvrier du 14 mai 1890, sous le pseudonyme de Pierre Breton, un article intitulé « Notre Jeanne d&rsquo;Arc » qui dénie à L&rsquo;Eglise catholique le droit d&rsquo;instaurer le culte de celle qui a été brûlée sur son ordre : « Jeanne est des notre, elle est à nous ; et nous ne voulons pas qu&rsquo;on y touche. ». Plus tard, Charles Peguy compose sa première Jeanne d&rsquo;Arc qu&rsquo;il dédie « à toutes celles et à tous ceux qui seront morts de leur mort humaine pour l&rsquo;établissement de la république socialiste universelle ». En 1910, Jean Jaurès rendra à son tour hommage à Jeanne dans L&rsquo;Armée nouvelle.<br />
Cependant, au cœur de l&rsquo;affaire Dreyfus, le mouvement nationaliste va faire sien l&rsquo;étendard de Jeanne d&rsquo;Arc. Elle n&rsquo;apparaît alors plus seulement pour eux comme l&rsquo;emblème de leur foi et de leur Eglise mais aussi, ce qu&rsquo;en avait fait Michelet et qu&rsquo;ils récupèrent : la sainte patronne de la patrie. Dès lors, Jeanne d&rsquo;Arc, c&rsquo;est la France ! Pas n&rsquo;importe quelle France : ni celle des protestants, ni celle des francs-maçons, ni celle des Juifs, ni celle des étrangers récemment naturalisés, ni celle des intellectuels. Edouard Drumont, antisémite bien connu, ira même jusqu&rsquo;à affirmer : »C&rsquo;est une Celte que Jeanne d&rsquo;Arc, qui sauva la patrie. ». Les cris de « Vive Jeanne d&rsquo;Arc ! » et « A bas les Juifs! » se répandirent dans les réunions nationalistes au tournant du XIXe et du XXe siècle.<br />
En 1904, on note tout de même une évolution dans le camp de la gauche concernant la figure de Jeanne d&rsquo;Arc. Face aux manifestations antisémites et, même si une partie des républicains et des socialistes reste attachée à la défense d&rsquo;une Jeanne d&rsquo;Arc fille du peuple et victime de l&rsquo;inquisition, une bonne partie des libres penseurs tend à laisser cet emblème au camp d&rsquo;en face. Ainsi, Henry Bérenger écrit-il dans L&rsquo;Action du 17 avril 1904 « La Pucelle militariste et bondieusarde est un fétiche entre les mains des généraux et des évêques. C&rsquo;en est assez pour que tout républicain et tout libre penseur s&rsquo;emploie sans retard à jeter à bas ce fétiche. » On voit alors réapparaître les railleries voltairiennes.<br />
En 1920, juste après la canonisation, la Chambre bleu horizon, composée de nombreux anciens combattants, vote le projet de loi instaurant une fête de Jeanne d&rsquo;Arc le 8 mai de chaque année (en souvenir de la levée du siège d&rsquo;Orléans le 8 mai 1429). C&rsquo;est une aubaine pour les formations de la droite dite nationale qui, pendant le front populaire et la guerre d&rsquo;Espagne, opposeront l&rsquo;étendard de Jeanne d&rsquo;Arc au drapeau rouge.<br />
Sous Pétain, elle sera portée aux nues, non pas comme une figure de l&rsquo;indépendance de la France (difficile quand on collabore avec l&rsquo;occupant) mais comme la terrienne, la catholique et l&rsquo;anglophobe. En 1944, alors que la presse collaborationniste se déchaîne contre les bombardements anglais, un tract distribué à l&rsquo;occasion de la fête de Jeanne d&rsquo;Arc, proclame : « Hier comme aujourd&rsquo;hui, un seul ennemi : l&rsquo;anglais! Pour que la France vive, il faut comme Jeanne d&rsquo;Arc bouter les Anglais hors d&rsquo;Europe. »</p>
<p>Mettre en illustration l&rsquo;affiche de vichy avec Rouen en flammes.</p>
<p>Après la seconde guerre mondiale, c&rsquo;est essentiellement l&rsquo;Action Française qui continura à rendre hommage à Jeanne le 8 mai (ou le dimanche le plus proche d&rsquo;ailleurs). Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1979 que le Front National de Jean-Marie Le Pen décide à son tour de célébrer Jeanne d&rsquo;Arc. La date choisie à l&rsquo;époque est celle, traditionnelle, du 8 mai. Alors pourquoi nous retrouvons-nous aujourd&rsquo;hui avec le pathétique défilé frontiste (tout au plus étaient-ils 20 000 sur les 100 000 annoncés en 2002&#8230;) le 1er mai ? En effet cette date n&rsquo;a rien à voir avec la mythologie johannique. Il s&rsquo;agit de la journée internationale commémorant les luttes des travailleurs et des travailleuses contre l&rsquo;oppression capitaliste. La fête de Jeanne d&rsquo;Arc n&rsquo;a été avancée par le Front à la date du 1er mai qu&rsquo;en 1988 car le 8 mai était jour d&rsquo;élection. Cependant, une fois instauré l&rsquo;hommage à cette date, il était bien pratique de le maintenir afin de permettre une utile confusion entre la célébration du symbole de l&rsquo; « unité » de la France et la fête des travailleurs et travailleuses.<br />
Les discours de Jean-Marie Le Pen à cette occasion sont un bon exemple de cette confusion et de la volonté frontiste d&rsquo;accommoder Jeanne d&rsquo;Arc à toutes les sauces. On ne compte plus les approximations historiques voire carrément les inventions qui émaillent les passages se référant à Jeanne lors des discours du 1er mai.<br />
Le parallèle qui existerait entre la situation au début du XVe siècle et la situation actuelle sert de fil conducteur aux élucubrations johanniques de Jean-Marie. Pour lui, le traité de Maastricht et celui d&rsquo;Amsterdam s&rsquo;apparenteraient à « l&rsquo;ignoble Traité signé à Troyes par la Reine Isabeau de Bavière » et qui livre le pays « à l&rsquo;étranger » . Selon lui, à l&rsquo;époque, la France était la proie de l&rsquo;Angleterre, aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est l&rsquo;Europe qui serait menacée par la puissance des Etats-Unis d&rsquo;Amérique qui « se servent pour cela d&rsquo;un cheval de Troie, l&rsquo;Europe de Bruxelles, pour soumettre les Nations d&rsquo;Europe et d&rsquo;un bras armé l&rsquo;OTAN avec cynisme et cruauté pour imposer leur volonté à ceux qui voudraient résister et en particulier à la petite nation serbe héroïque sous la poigne de fer qui entend la briser. » On retrouve bien là la propension à l&rsquo;amalgame caractéristique du discours frontiste.</p>
<p>Jeanne n&rsquo;est pucelle qu&rsquo;on croyait</p>
<p>Chaque année ou presque, on découvre de nouveaux détails de la vie de Jeanne d&rsquo;Arc grâce aux fabuleuses connaissances historiques dont fait preuve Jean-Marie Le Pen !<br />
A plusieurs reprises, il est fait référence au fait que Jeanne d&rsquo;Arc aurait été « le plus jeune général de notre Histoire » , un chef militaire hors pairs, qui se serait mis à la tête de l&rsquo;armée et aurait libéré à elle seul Orléans où elle serait entrée comme « général en chef à 18 ans » . Il semble plus que nécessaire de tempérer ces ardeurs chevaleresques pour se rapprocher des faits avérés relatifs aux réelles fonctions militaires de Jeanne. En effet, le roi Charles VII ne la fit pas son « lieutenant général » (commandant en chef), elle ne se vit pas non plus attribuer les titres de capitaine ou de chef de guerre. Elle reçu bien un étendard, signe de pouvoir, mais d&rsquo;un pouvoir subalterne car le roi ne la plaçait qu&rsquo;à la tête d&rsquo;une des multitudes de composantes de l&rsquo;armée royale. Et même, lors du siège d&rsquo;Orléans, elle ne fut pas admise au sein du conseil de guerre. Si aucune source ne remet en cause sa vaillance, parfois considérée comme une inconsciente témérité, c&rsquo;est surtout aux yeux de ses fidèles qu&rsquo;elle est apparue comme un chef de guerre. Et c&rsquo;est son compagnon Gilles de Rais qui fut fait maréchal de France le jour même du sacre de Charles VII à Reims, le 17 juillet 1429. De même, lorsque Jean-Marie Le Pen annonce, sans sembler émettre le moindre doute sur la véracité de ce qu&rsquo;il affirme, qu&rsquo;à la bataille de Patay, le 18 juin 1429, les pertes anglaises s&rsquo;élevèrent à 20 000 soldats alors que les français ne perdirent que trois de leurs hommes , on manque de s&rsquo;étouffer de rire.<br />
Les épisodes qui risqueraient d&rsquo;entacher l&rsquo;image de « l&rsquo;héroïne immaculée » sont bien sûr éludés. Ainsi en est-il du « saut de Beaurevoir ». Jeanne d&rsquo;Arc s&rsquo;était jetée de cette tour où elle avait été enfermée et avait manqué de se tuer. Elle déclara même à ses juges qu&rsquo;à ce moment « elle aimait mieux mourir que vivre ». La tentative de suicide ne cadrait pas vraiment avec la figure de la sainte véhiculée par l&rsquo;Eglise depuis la fin du XIXe siècle ni avec l&rsquo;image de la « Sainte de la Patrie » .<br />
Il est par ailleurs assez drôle de voir par quel tour de passe-passe Jean-Marie Le Pen tente de réconcilier les catholiques fervents et les sceptiques, voire païens, dans le culte johannique. Il présente Jeanne d&rsquo;Arc comme « une espèce de sainte ‘laïque&rsquo;, de ‘prophétesse&rsquo; politique, ne recevant ses lumières et ses ordres que de Dieu » . L&rsquo;auteur de cet article ne peut réprimer l&rsquo;envie de citer un passage in extenso afin de montrer l&rsquo;incohérence des propos qui n&rsquo;ont d&rsquo;autre but que de créer une confusion chez l&rsquo;auditeur et faire se rejoindre deux positions apparemment incompatibles : « Cela devrait réconforter certains des nôtres qui, étant tombés dans la marmite du scepticisme ‘quand ils étaient petits&rsquo;, ne voient pas trop bien ce que Jeanne fait ici, chez nous, au Front National, qui n&rsquo;a rien d&rsquo;une sacristie [Pourtant, à cette époque, les catholiques intégristes de Chrétienté-Solidarité, dirigé par Bernard Anthony alias Romain Marie étaient toujours membres du Front, nda], et c&rsquo;est vrai ! En réalité, il ne s&rsquo;agit ici ni de laïcisme, ni de cléricalisme [Pourquoi alors un tel développement qui cherche à justifier l'importance accordée à Jeanne d'Arc, canonisée après avoir été condamné à mort pour hérésie par un tribunal ecclésiastique ? Cela semble au contraire être le nœud du problème.] , mais de la distinction nécessaire entre ce que nos anciens appelaient les ‘Deux Glaives&rsquo;, c&rsquo;est à dire entre le pouvoir spirituel et le pouvoir politique (ou temporel)[On a du mal à suivre son argumentation. Que vient donc faire cet ancien concept thomiste, utilisé par les tenants d'une monarchie forte, indépendante de la tutelle vaticane, dans un propos censé traiter de Jeanne d'Arc]. »<br />
En opposant dieu et clergé, il cherche à montrer que ce n&rsquo;est pas la religion qui serait condamnable mais ses représentants (le clergé), à l&rsquo;exemple de l&rsquo;évêque Cauchon, présenté comme le seul responsable, avec l&rsquo;Université de Paris , de la condamnation à mort de la Pucelle.<br />
Rions encore un peu. L&rsquo;usage du « copier-coller » dans les discours de Jean-Marie est plus que fréquent. La plupart du temps, il ne s&rsquo;agit que de petits passages qui sont repris tels quels d&rsquo;une année sur l&rsquo;autre mais parfois ce sont des pans entiers du discours que l&rsquo;on retrouve à quelques années d&rsquo;intervalle. Ainsi en est-il du passage sur Jeanne d&rsquo;Arc dans les discours de 1998 et de 2003. Les deux discours sont totalement identiques sur ce point, jusque dans les interjections utilisées ! C&rsquo;en est pathétique. Surtout qu&rsquo;ils sont disponibles sur Internet et qu&rsquo;il est alors très facile de s&rsquo;en rendre compte. C&rsquo;est donc bien considérer que l&rsquo;auditoire naturel du Front est trop bête pour s&rsquo;en apercevoir !<br />
Par ailleurs, on peut aussi relever la tendance chez notre ami Jean-Marie à s&rsquo;identifier à Jeanne d&rsquo;Arc ou plutôt à l&rsquo;identifier à lui (rien que ça !). En effet, il fait un parallèle entre les obstacles et les difficultés auxquelles elle a eu à faire face et ses propres difficultés, politique ou judiciaires. On retrouve quasiment le même passage faisant ce rapprochement dans les discours de 1998, 1999, 2001 et 2003 : « Rien ne lui sera épargné en échange de sa gloire immortelle, ni les abandons, ni les trahisons [ Ah, ce cher ‘Naboléon'(un des surnoms de Bruno Mégret au Front...), nda], ni les lâchetés, ni les plus basses insultes, ni même les plus ignobles calomnies. Elle fut même déjà victime de la désinformation et de la diabolisation ». Comme on peut le voir, rien ne l&rsquo;arrête !<br />
Alors, soyons chics, accordons lui cette joie ultime et, pour que l&rsquo;identification avec Jeanne soit complète, dressons un bûcher, ça nous fera un beau méchoui !</p>
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		<title>La contre révolution en marche !!</title>
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		<pubDate>Sun, 18 May 2003 18:29:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Dix jours après le Front National, les royalistes ont organisé leur défilé en l&rsquo;honneur de Jeanne d&rsquo;Arc. Deux défilés se sont succédés de la place de l&rsquo;Opéra à la rue de Rivoli. La contre-réforme catholique (adepte de Saint Pie X) a réuni entre 200 et 250 pour la célébration de la Sainte. Leur cortège a rejoint la statue au son de chants religieux et patriotiques. Après le discours du prêtre qui a appelé à l&rsquo;action, «une action française et catholique» bien sûr, et rappelé qu&rsquo;il fallait reprendre aux «musulmans le terme de parti de Dieu comme ils avaient déjà repris le drapeau rouge aux communistes» (ils y ont quand même rajouté un sacré coeur, faut pas exagérer), ils se sont séparés. Une quinzaine de minutes plus tard, une quarantaine de militants de l&rsquo;Action française défilait, suivie des 10 militants contre-révolutionnaires de la Garde Franque, qui ont rappelé leur proximité au FN en scandant un «ni droite, ni gauche, Garde franque». Ils se sont séparés après une brève cérémonie devant la statue de Jeanne d&rsquo;Arc.</p>
<p>Posté le 18 mai 2003</p>
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