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	<title>REFLEXes &#187; Kurdes</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Interview</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Feb 2003 11:34:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Nous avons interviewé une personne connaissant bien la situation et qui souhaite pour des raisons évidentes garder l’anonymat. REFLEXes : Peux-tu nous définir en quelques mots les limites entre la nécessité et le danger d’un parti pro-kurde comme le PKK ? Déjà, pour comprendre la situation du PKK, il faut savoir comment ce parti s’est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons interviewé une personne connaissant bien la situation et qui souhaite pour des raisons évidentes garder l’anonymat.</p>
<h3>REFLEXes : Peux-tu nous définir en quelques mots les limites entre la nécessité et le danger d’un parti pro-kurde comme le PKK ?</h3>
<p>Déjà, pour comprendre la situation du PKK, il faut savoir comment ce parti s’est créé et dans quelles conditions. Quand la Turquie a voulu coloniser les régions du Kurdistan, elle n’a jamais basé sa politique sur l’intégration ou l’assimilation, mais sur la discrimination par la force. Au lieu de contrôler de façon économique, politique ou culturelle, elle a directement envoyé l’armée pour prendre le pouvoir par les armes, en essayant de diviser les structures kurdes. Le PKK a adapté sa politique sur cette réalité et a pu développer ses forces militaires, de façon légitime, contre les répressions de la Turquie. Parallèlement, il a lutté contre les autres organisations kurdes pour créer une politique de masse. C’est par la terreur et par les armes qu’il a fait sa place sur le terrain politique, en interdisant aux autres groupes kurdes de se développer. Après le putsch de 1980, la grande majorité des organisations kurdes se sont exilées en Europe pour lutter contre le pouvoir turc, avec le soutien des partis internationaux. Le PKK a lui reculé dans les régions kurdes des pays voisins (Syrie, Liban…) pour organiser sa structure militaire. À ce moment-là, la Turquie a déclaré «la terreur ouverte» et a provoqué l’éclatement de la gauche kurde et turque. En 1985, le PKK, seul parti luttant contre l’État et l’armée, reste malheureusement la dernière alternative face à la «guerre ouverte» déclarée par la Turquie. L’intellectualisme y est considéré comme un luxe. ll n’y a pas de temps pour la discussion, toute prise de décision est unilatérale et chaque militant est prêt à mourir pour la liberté. Le danger de ces organisations de masse est la négation de l’individu au nom de l’organisation et le développement de sa structure sur un mode militaire et non culturel ou social.</p>
<p><em>REFLEXes : Les mouvements fondamentalistes se sont largement développés en Turquie : quelles sont les relations entre les différents groupes islamistes comme le Hezbollah et le Refah (Parti de la Prosperité), par exemple ?<br />
</em></p>
<p>Le peuple kurde est un peuple musulman sunnite, le Kurdistan a toujours été fidèle à l’Islam. La Turquie s’est servie de cela pour manipuler les régions kurdes contre l’idée de nation qui commençait à se répandre, en prétextant le sentiment de «fraternité de religion». Le Hezbollah est une organisation d’extremistes islamistes illégale, qui s’est créée en 1990 au Kurdistan. Il est vraisemblable qu’elle a été montée de toutes pièces par l’État turc et qu’elle travaille avec la police. Le Hezbollah turc n’a aucune relation avec celui du Liban. Ce groupe lutte contre les indépendantistes kurdes. Le Refah est un parti islamiste, le seul qui n’est pas panturkiste, ce qui explique qu’il récupère facilement des voix kurdes. Le Refah rassemble tous les groupuscules extrémistes islamistes, dont le Hezbollah.</p>
<h3>REFLEXes : Comment expliques-tu la quasi inexistence de la gauche en Turquie, mise à part les partis pro-kurdes comme le PKK ?</h3>
<p>Avant le push de 1980, les organisations de gauche turques et kurdes travaillaient ensemble.<br />
Comme je l’ai déjà expliqué, l’État a tout fait pour éclater les forces d’opposition, et les techniques du PKK n’ont fait qu’accentuer ce phénomène. De plus, comme partout ailleurs, la chute du mur de Berlin et les événements en Russie ont amené à un recul des valeurs de la gauche. Depuis dix ans, seuls les groupes kurdes arrivent à se mobiliser face aux événements qui ont lieu au Kurdistan, mais la gauche turque refuse de prendre parti pour le PKK ou pour l’État et reste de ce fait silencieuse face aux problèmes de la Turquie. Aussi, le nationalisme en profite pour prendre du pouvoir.<br />
Actuellement, une nouvelle gauche essaie de se restructurer, mais elle fait face à de nombreuses difficultés, que ce soient les répressions continuelles de l’État, la montée du nationalisme, celle de l’islamisme, les massacres perpétrés par l’armée dans les régions kurdes et la prise de position face à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Ses actions sont, actuellement, la création de différents journaux publiés légalement ou pas.</p>
<p>Paru dans REFLEXes N° 47, oct./nov. 1995</p>
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		<title>Historique</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Feb 2003 11:29:51 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[L’origine kurde est encore aujourd’hui une problématique contreversée entre scientifiques, historiens et linguistes. C’est avec la révolte (21 mars 612 av JC) contre le pouvoir assyrien que les Kurdes fêtent communément leur jour de libération : le Newroz ou nouvel an kurde. En 1919-22, Mustapha Kémal, (fondateur de la Turquie), proclame un «État turc homogène», [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L’origine kurde est encore aujourd’hui une problématique contreversée entre scientifiques, historiens et linguistes. C’est avec la révolte (21 mars 612 av JC) contre le pouvoir assyrien que les Kurdes fêtent communément leur jour de libération : le Newroz ou nouvel an kurde. En 1919-22, Mustapha Kémal, (fondateur de la Turquie), proclame un «État turc homogène», interdit les écoles religieuses (kurdes au Kurdistan) et la langue kurde. Après de nombreuses révoltes, suivies de répressions turques entre 1925 et 1960, ainsi que des transferts massifs des populations kurdes vers 1’Ouest, naissent des partis d’inspiration «marxiste-léniniste»,<br />
En 1978, l’un d’eux, le PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan), proclame la lutte armée et la terreur révolutionnaire contre la droite turque et les féodaux».<br />
En septembre 1980, l’armée prend le pouvoir, la constitution ne permet aucune liberté d’expression, de réunion, d’association pour les Kurdes : parler kurde devient un délit.</p>
<p>En 1984, le gouvernement met en place une milice kurde de «protecteurs de villages» et place les onze provinces du sud-est sous régime militaire, avec un super-préfet à Diyarbakir, qui a les pleins pouvoir.</p>
<p>En août 1990, la convention des Droits de l’Homme est suspendue pour cette région.</p>
<p>En avril 1991 passe une loi anti-terreur : revendiquer l’identité kurde est un crime contre l’État turc. Les députés du HEP (Parti du Travail du Peuple) demandent une solution politique au problème. Le Procureur de la Cour de Sûreté de l’État leur répond en les traînant en justice, pour «séparatisme».</p>
<p>En 1993, le HEP devient le DEP (Parti de la Démocratie), et la même année, Tancu Ciller est nommée premier ministre et donne carte blanche à l’armée, en affirmant «qu’il n’y a ni Kurdes, ni problème kurde en Turquie», mais «un problème de terrorisme qu’il faut éradiquer avec force».</p>
<p>Entre 1992 et 1993, 74 dirigeants nationaux ou régionaux du DEP ont été assassinés, ainsi qu’un de leur député.<br />
Au cours de 1’année 1994 est votée à Ankara la levée de l’immunité parlementaire de six députés du DEP, d’autres, de retour du Parlement européen de Strasbourg, ont été arrêtés et condamnés à quinze ans de prison.</p>
<p>Le bilan de l’année 1994 montre clairement la volonté de la part de la Turquie de résoudre le problème kurde, et ce de façon radicale. 35 millions de francs ont été dépensés par l’armée en un an, pas moins de trente mille soldats ont été envoyés dans les zones kurdes, plus de deux mille villages ont été détruits. L’association des Droit de l’Homme en Turquie (HID) a publié au cours du mois de décembre 1994 les chiffres suivants relatifs aux violations des Droits de l’Homme : 164 arrestations, 326 morts dans les conflits, 17 personnes tuées par des inconnus, 21 morts en détention ou sous la torture, et 107 prisonniers d’opinions. Actuellement, la plupart des partis pro-kurdes cherchent des solutions aux conflits, en exil. L’Europe reste, pour les Kurdes comme pour les Turcs, la seule ouverture possible pour résoudre leurs problèmes. Que ce soit le PKK (signataire de la convention de Genève depuis le 24 janvier 1995) qui essaie de sensibiliser les autorités de l’Europe et des Nations-Unies, ou les différents partis turcs qui appuient leur gouvernement afin de pouvoir entrer dans la CEE. Le fait que la France, l’Allemagne et les État-Unis soient les principaux vendeurs d’armes de la Turquie, et de ce fait les premiers protagonistes de cette guerre, pourrait sembler en contradiction avec les demandes de résolution qui leur sont faites. Cette volonté d’adhésion à 1’Union européenne est motivée par le besoin d’un développement économique et industriel des métropoles turques. La Turquie souffre d’un grand déficit économique ; la cause principale est la politique militaire exercée, qui a eu comme conséquence de porter 1’inflation à 120%. L’ouverture vers 1’Europe implique, en contrepartie, un droit de regard sur la politique appliquée, et donc, un respect des lois «démocratiques», raison pour laquelle les partis kurdes soutiennent cette demande.</p>
<p>Mais la Turquie, elle, se trouve divisée en deux ; les partis pour le développement économique comme le YDH (Parti de la Nouvelle Démocratie) et le DYP (Parti de la Juste Voie, celui de Mme Ciller), qui ont déjà industrialisé certaines métropoles grâce au soutien européen (Alcatel, Telecom…), et de l’autre côté, l’armée et les fondamentalismes (RP, Parti de la Prospérité), qui détiennent les trois grandes métropoles (Ankara, Istanbul, Diyarbakir) et refusent toute adhésion à l’Europe. Dans les années 1970, le Refah (RP) s’était déjà intégré à la vie politique : il est à l’origine de la création de nombreuses écoles religieuses. En Turquie, les mouvements de fondamentalistes ne cessent de se développer et de prendre de l’importance dans les décisions de l’État, car il n’existe aucune résistance opposée.</p>
<p>Paru dans REFLEXes N°47, oct./nov. 1995</p>
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		<title>Voir Dyarbakir&#8230; pour y croupir ?</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Feb 2003 11:25:23 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La ville la plus importante du sud-ouest anatolien kurde dresse ses remparts à une centaine de kilomètres au nord-est de la frontière irakienne Bien éloignée de l’agitation militaro-médiatique qui secoue la région depuis l’intervention turque dans la zone de protection de l’ONU, la ville de Diyarbakir est un microcosme résumant toute la complexité de la situation des Kurdes en Turquie.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La ville la plus importante du sud-ouest anatolien kurde dresse ses remparts à une centaine de kilomètres au nord-est de la frontière irakienne Bien éloignée de l’agitation militaro-médiatique qui secoue la région depuis l’intervention turque dans la zone de protection de l’ONU, la ville de Diyarbakir est un microcosme résumant toute la complexité de la situation des Kurdes en Turquie.<br />
</strong></p>
<p>«Il y a deux ans, nous étions trois cent cinquante mille habitants ici, aujourd’hui, nous en comptons près de deux millions». Dans les rues des bidonvilles, Mehmet ne retient pas sa colère contre un gouvernement qui l’oblige à vivre ici : «Le premier drame fut d’être chassés de nos villages et regroupés de force en ville». La raison de cet exode forcé des campagnes vers les villes, c’est la paranoïa du gouvernement, persuadé que chaque village sert de base au PKK. «Sans aucune structure prévue pour nous accueillir, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, et c’est là notre second drame.</p>
<p>Pas de travail, pas de logements, aucune aide de l’État ou de l’extérieur car les organisations humanitaires ne sont pas autorisées à nous rendre visite. Il reste seulement les petits boulots occasionnels pour nous, mais aussi pour les enfants qui ne peuvent êtres scolarisés. D’une part, c’est un problème financier insurmontable pour les parents, et de plus, un enfant qui travaille permet toujours une amélioration de l’ordinaire.» La vie quotidienne des populations victimes de la politique de regroupement du gouvernement se révèle une catastrophe sociale dont personne ne veut ou ne peut s’occuper.</p>
<p>À travers toute la Turquie, les victimes de la diaspora kurde perdent peu à peu toute illusion quant à une éventuelle amélioration de leurs conditions de vie. «De plus, nous constituons ainsi une main d’œuvre bon rnarché, facilement malléable. Quel pays pourrait ainsi se passer de plusieurs millions de travailleurs presque réduits à l’esclavage !». Sur cette situation de précarité vient se greffer un sentiment plus fort que tout : la peur. Peur de la répression, des arrestations arbitraires, des disparitions inexpliquées. Dans Diyarbakir, la police et l’armée sont omniprésentes, organisées en un remarquable réseau de surveillance auditive et visuelle. Impossible de faire un pas sans être suivi, de sortir du centre ville sans être arrêté, de parler librement aux gens dans la rue, il est dangereux pour tous, témoins ou acteurs, de raconter la réalité de la situation. Pour survivre ici, il faut aussi savoir se taire et fermer les yeux. Suprême raffinement de ce système de surveillance : les guides spontanés, qui abordent tous les étrangers et se proposent de leur faire visiter la région. Simples informateurs ou policiers en civil, ils se disent tous sympathisants de la cause kurde, mais veulent surtout connaître les raisons de la présence des étrangers, les personnes rencontrées, leur avis sur la question kurde. Tout ceci afin de donner une vision plus correcte de la situation, de montrer des populations kurdes vivant en paix dans des sites touristiques remarquables, là où la philosophie kémaliste prend toute sa signification, à savoir «qu’en Turquie, il n’y a que des Turcs».</p>
<p>Si une partie des Kurdes exige l’indépendance, la majorité se contenterait d’une reconnaissance de sa culture et surtout de sa langue. Mais le gouvernement d’Ankara a toujours fait la sourde oreille à ces revendications, et il applique une politique de répression qui, paraphrasant Goebbels, peut se résumer ainsi : «Quand j’entends le mot kurde, je sors mon revolver». Seule concession faite, l’autorisation de se différencier par la dénomination de l’une des montagnes. Autrement dit, rien de bien significatif, puisque même les fêtes traditionnelles sont interdites.</p>
<p>Par exemple le nouvel an qui, pour le peuple kurde, se fête le 21 mars. Toute la nuit, ils chantent et dansent à la lueur de gigantesques brasiers érigés ainsi chaque année depuis plus de deux mille ans : c’est le Newroz. À Diyarbakir, cette cérémonie est devenue le symbole des revendications kurdes. Ces dernières années, les célébrations ont été marquées par de violents affrontements avec les forces de l’ordre. Diyarbakir est désormais présente dans la longue liste des civils-martyrs. Mais cette année, rien ne se passe, aucune clameur ne résonne dans les rues, aucun brasier ne vient illuminer les vieilles rues du centre. Cette année, le gouvernement a fait du Newroz une fête turque, selon la plus pure doctrine kémaliste, et malgré leur extrême nervosité, les forces de l’ordre présentes à chaque coin de rue resteront calmes. La «turquisation» de la fête a conduit les Kurdes à un acte politique de résistance pacifique. Pas de bruit, pas de fumées, rien qui puisse légitimer la naissance de ce Newroz turc. Toute manifestation organisée dans un but de pure propagande comporte des trésors d’ingéniosité déployés dans des scènes grandioses, certes, mais qui confinent parfois à la farce, voire à la bouffonnerie, lorsque les acteurs et organisateurs en font trop. Le Newroz à la sauce turque fait hésiter entre la condescendance et la franche rigolade. Un seul détail empêche d’éclater franchement de rire, c’est la présence de gardes armés tout autour du gymnase qui sert de décor à cette magnifique opération de relations publiques. Rien ne manque à la mise en scène. Une dizaine d’équipes vidéo filment en permanence une série d’intervenants locaux, issus des milieux notables expliquent à un public attentif les bienfaits de la civilisation des Kurdes en Turquie. Petit problème : le public en question est composé de deux-tiers d’enfants, et le reste de policiers en civil. De temps en temps, des écoliers en costume bleu ciel présentent chants et danses traditionnels sous le sévère regard d’un immense portrait de Mustapha Kémal entouré de fleurs. Dommage que Leni Riefenstahl ne soit pas venue filmer tout cela. À la fin de l’après-midi, tout était fini, la fraîche nuit anatolienne recouvrit Diyarbakir de son paisible manteau. La nouvelle année kurde s’annonce calme, mais combien de temps encore les millions de Kurdes de Turquie accepteront-ils ce genre de clownerie politique ? Le seul espoir pour les populations kurdes d’être reconnues, c’est la possibilité d’une entrée de la Turquie au sein de la communauté européenne, ce qui obligerait le gouvernement à respecter et à appliquer la convention internationale des Droits de l’Homme. Cela permettrait une résolution pacifique du conflit, et pas seulement en Turquie. Car dans cette région du monde, les Kurdes sont une sorte de «Wargame» international et tous les pays viennent jouer.</p>
<p>Malheureusement, une semaine après la signature d’un accord commercial entre l’Union européenne et la Turquie, les troupes turques franchissaient la frontière irakienne, violant ainsi les règles les plus élémentaires du droit international et faisant de nombreuses victimes parmi les populations civiles placées sous la protection de l’ONU.</p>
<p>Paru dans REFLEXes N°47, oct./nov. 1995</p>
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