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	<title>REFLEXes &#187; Michel Faci (Michel Leloup)</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Les phalanges du désordre noir</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 17:34:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Article publié en octobre 1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes) L&#8217;habitude pour les militants d&#8217;extrême droite d&#8217;aller courir les champs de batailles pour aller combattre le communisme est très ancienne. Sans remonter jusqu&#8217;à l&#8217;armée de Denikine ou jusqu&#8217;aux volontaires étrangers dans les divisions SS, on nepeut que constater que la liste des [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>(Article publié en octobre 1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes)</em></strong></p>
<p>L&rsquo;habitude pour les militants d&rsquo;extrême droite d&rsquo;aller courir les champs de batailles pour aller combattre le communisme est très ancienne. Sans remonter jusqu&rsquo;à l&rsquo;armée de Denikine ou jusqu&rsquo;aux volontaires étrangers dans les divisions SS, on nepeut que constater que la liste des pays et des conflits ayant attiré des activistes néo-fascistes est longue : Liban (chez les phalangistes), Birmanie (chez les Karens &#8211; une minorité nationale catholique qui affrontent le gouvernement), Angola (dans l&rsquo;Unita de Jonas Savimbi), Afrique du Sud, Rhodésie, Afghanistant, Irak&#8230; et aujourd&rsquo;hui la Croatie</p>
<p>Fin 1991, des mercenaires français s’engagent dans la Légion noire croate (ou Brigade spéciale anti-terroriste) dirigée et financée par un Croate, Mladen (surnommé Mladen le Noir). La Légion et son chef tirent leur surnom de la couleur de leurs uniformes. Mladen aurait vécu sept ans en Suède où il tenait un restaurant avant de rentrer en 1990 en Croatie à Zagreb où il créa une agence de voyage et une entreprise d’import-export de fruits et légumes. Il aurait vendu l’ensemble de ses biens 550 000 DM pour financer son groupe militaire.</p>
<div id="attachment_2295" style="width: 610px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/phalanges_Croatie.jpg"><img class="wp-image-2295" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/phalanges_Croatie.jpg" alt="photo tirée du n° 40 de la revue REFLEXes" width="600" height="421" /></a><p class="wp-caption-text">photo tirée du n° 40 de la revue REFLEXes</p></div>
<p>Parmi les Français engagés dans cette Légion noire croate, des militants de l’organisation nationaliste-révolutionnaire Nouvelle Résistance : Nouvelle Résistance était en pleine création pendant l’été 1991, lorsque des militants de la région Rhône-Alpes et de Nice partirent chez les Croates. Les premiers à partir ont été deux Lyonnais : un militant NR Damien Lamotte et un militant NS Stéphane Pezon (alias Le Fauconnier). Ensuite, un groupe de Grenoblois s’est rendu à l’automne en Croatie, dont le leader local de Nouvelle Résistance André-Yves Beck. Des militants du Sud-Est et d’Angers ont aussi combattu dans les rangs croates. Nouvelle Résistance aurait maintenu une présence chez les Croates depuis ce temps-là, même si ses militants ne sont restés pour la plupart que quelques mois. Fin 1991, un de leurs militants, « Pierre André B. » fut grièvement blessé par l’explosion d’un obus et un militant nationaliste-révolutionnaire britannique « David C. » capturé par les troupes serbes, fut torturé et exécuté. En juillet 1992, le membre du bureau exécutif de NR chargé de ce secteur (il aurait combattu lui aussi en Croatie)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-phalanges-du-desordre-noir/#footnote_0_430" id="identifier_0_430" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="C&rsquo;est vraisemblablement Andr&eacute;-Yves Beck de Grenoble.">1</a></sup> fait sa tournée d’inspection parmi ses camarades ; à son retour, il est interrogé et gardé à vue pendant seize heures. Il précisera plus tard que chez les militants de Nouvelle Résistance engagés dans les combats en Croatie, certains ont été para, certains ont déjà combattu et l’un d’entre eux se serait même engagé dans le mouvement de guérilla anticommuniste angolais l’UNITA. Des militants tercéristes espagnols et italiens se trouveraient aussi en Croatie dont Alemano (ex-secrétaire général du Front de la Jeunesse, un partisan de la tendance Rauti)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-phalanges-du-desordre-noir/#footnote_1_430" id="identifier_1_430" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le quotidien La Truffe avait &agrave; l&rsquo;automne 1991 d&eacute;couvert que les mercenaires italiens utilisaient des journaux de petites annonces. Le recrutement des activistes passaient par le mouvement Renaissance Nationale, 71 Palombara Sabina &agrave; Rome, dirig&eacute; par un n&eacute;o-fasciste Andrea Insabato.">2</a></sup>. Les militants nationaux-révolutionnaire participent aussi au soutien humanitaire : en effet, deux des principaux dirigeants de Forum Provence, Thierry Mudry et sa femme Christiane Pigace (par ailleurs prof à l’Institut d’Études politiques d’Aix-Marseille) organisent depuis le début de l’année 1993 des convois humanitaires (pour ramener des blessés) à travers l’association Secours Ambulancier de France et l’association Bosnia qui a participé pendant l’été 1993 à l’opération Mir Sada (la Paix Maintenant) avec l’association lyonnaise Équilibre.</p>
<p>En novembre 1991, Michel Faci se rend en Croatie avec son comparse Nicolas Peucelle (alias Müller<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-phalanges-du-desordre-noir/#footnote_2_430" id="identifier_2_430" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nicolas Peucelle est n&eacute; en 1963 &agrave; Berlin, il aurait &eacute;t&eacute; un des premiers &agrave; p&eacute;n&eacute;trer dans le palais pr&eacute;sidentiel de Ceaucescu en d&eacute;cembre 1989. Un an plus tard, il part avec Faci en Irak puis rentre sans combattre. En f&eacute;vrier 1991, toujours avec Faci, il cr&eacute;e l&rsquo;association des Amis de l&rsquo;Irak. Peucelle &agrave; deux grandes passions : le culte du Dieu Thor et les armes. Il collabore &agrave; des journaux de militaria et collectionne les armes (Ren&eacute; Monzat, Enqu&ecirc;tes sur la droite extr&ecirc;me, op. cit p. 28). Le 6 juillet 1991 &agrave; 2 heures du matin, la remise &agrave; Courbevoie o&ugrave; il entreposait une partie de sa collection explose et blesse gri&egrave;vement un pompier. Combattant en Slov&eacute;nie, il apprend cette histoire et rentre en France se constituer prisonnier. (Lib&eacute;ration 25/07/1991). Malgr&eacute; une inculpation pour blessures involontaires et pour infraction &agrave; la l&eacute;gislation sur les armes et explosifs, il sort tr&egrave;s rapidement de prison, et en novembre 1991, on le retrouve aux c&ocirc;t&eacute;s de Faci en Croatie.">3</a></sup>) pour prendre contact avec le Parti du peuple croate (HSP) et son armée, la Force de défense croate (HOS — Hrvatske Oruzane Snage). Le Parti du Peuple croate est dirigé par Dobroslav Paraga, qui serait un ancien étudiant militant des droits de l’Homme, plusieurs fois emprisonné sous le régime de Tito<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-phalanges-du-desordre-noir/#footnote_3_430" id="identifier_3_430" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Selon Lib&eacute;ration du 23 et 24 novembre 1991.">4</a></sup>. Le HSP se revendique l’héritier du mouvement nationaliste Oustacha. Certains des militants du HSP arborent même l’insigne des oustachis. Le mouvement Oustacha a été créé en 1929 par Ante Pavelic qui fut à la tête du nouvel État croate d’avril 1941 à 19456. En totale collaboration avec l’armée allemande, les oustachis participèrent aux persécutions contre les Juifs et aux massacres d’une partie de la population serbe.</p>
<p>Faci et Peucelle sont envoyés avec d’autres combattants français à Vinkovci dans l’unité de Tomislav Madi — qui tire son surnom de Major Chikago du fait qu’il aurait vécu dans cette ville américaine. C’est dans cette unité de 60 à 90 hommes aussi appelée brigade Condor que l’on trouve des volontaires allemands, autrichiens, belges et britanniques. Faci crée un groupe spécial appelé groupe Jacques Doriot. Du nom de cet ancien responsable du Parti communiste français qui fonda en 1936 le Parti populaire français, puis en 1941 la Légion des volontaires français contre le bolchévisme (Légion qui ira combattre sur le front de l’Est avant d’être intégrée au début de 1945 à la division SS Charlemagne). Doriot s’y engage en juillet 1941 et meurt le 22 février 1945 mitraillé par deux avions, probablement allemands<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-phalanges-du-desordre-noir/#footnote_4_430" id="identifier_4_430" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pierre Milza, Le fascisme, p 76-77 et 149-150, &Eacute;ditions MA, Paris, 1986.">5</a></sup>.</p>
<div id="attachment_2296" style="width: 410px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/groupe-Doriot.jpg"><img class="wp-image-2296" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/groupe-Doriot-672x1024.jpg" alt="photo tirée du n° 40 de la revue REFLEXes" width="400" height="609" /></a><p class="wp-caption-text">photo tirée du n° 40 de la revue REFLEXes</p></div>
<p>Faci était présent en Croatie pendant la campagne d’automne-hiver 1991-1992 et il y repart pendant l’hiver 1992. En décembre 1992, il est blessé. Une partie de la logistique de la brigade de Faci (en particulier « l’aide humanitaire ») transite par une association de La Garenne-Colombes Slavonie libre. Cette association est dirigée par Michel Faci, son frère Thierry, Bruno Renoult, un vieux complice de Faci et Jean-Michel Gateau. Jean-Michel Gateau est le frère de Georges-Alain Gateau qui fut membre de la FANE (comme Faci) puis du Parti nationaliste français puis se rapprocha du MNR. C’est aussi un familier des pèlerinages de Dixmuide et des repas anniversaires de la naissance de Hitler. Il est aujourd’hui proche du Cercle franco-hispanique.</p>
<p>Le groupe des volontaires étrangers est au repos depuis le début de l’année 1993, le président Franjo Tudjman ayant visiblement décidé de camoufler les unités trop marquées politiquement. En effet, il s’attaque à son aile d’extrême droite : Dobroslav Paraga, le leader du HSP a été inculpé le 18 février 1993 de terrorisme et trois autres responsables de son parti (Ante Dzapic, Mile Dedakovic et Ante Prkacin) ont été accusés d’activités contre l’État croate — dont la création d’une armée, le HOS, qui « a mis en péril l’ordre constitutionnel » dans le but de « prendre le pouvoir civil et militaire en Croatie. » Paraga avait déjà été arrêté le 22 novembre 1991 avec son adjoint Milan Vukovic après que le commandant de la défense de Vukovar (le lieutenant-colonel Mile Dedakovic) eut critiqué le laxisme du gouvernement dans l’organisation de la défense de Vukovar.</p>
<p>Un autre mercenaire français, Gaston Besson, 26 ans, a combattu dans le 6ème bataillon du HOS. Il décrit Chikago comme « <em>un fou furieux qui nous faisait faire n’importe quoi, sortir droit devant, dans les lignes, et accrocher l’ennemi au hasard</em> » et raconte les derniers mois du HOS sur le front : après une dure campagne en novembre et décembre 1991, arrive « <em>l’accalmie, la milice du HOS a commencé à recevoir moins d’armes. À la fin du mois de mars, le QG du HOS à Zagreb a mystérieusement sauté. C’était la fin du HOS. Sur le front, je commandais un groupe de douze hommes. Ça s’est très mal terminé. Tout le groupe a été fauché dans une opération.</em> »<br />
Après la liquidation du HOS, les mercenaires et volontaires étrangers ont été intégrés dans la Garde nationale croate (HVO) où combattait Dominique Gay (militant d’extrême droite du sud de la France, membre du groupe Edelweis, mouvement proche du Nouvel Ordre Européen) quand en juin 1992, il est tué en Bosnie-Herzégovine.</p>
<p>Fin 1991 est aussi formé le premier peloton de volontaires étrangers commandé par un Espagnol, Eduardo Flores. Eduardo Flores<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-phalanges-du-desordre-noir/#footnote_5_430" id="identifier_5_430" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ou Eduardo Roza Runtoflores.">6</a></sup>, 33 ans, est, selon le magazine <em>Searchlight</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-phalanges-du-desordre-noir/#footnote_6_430" id="identifier_6_430" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="In &laquo;Germany&rsquo;s secret balkans plan&raquo; Searchlight n&deg;205 juillet 1992.">7</a></sup>, né à Santa Cruz en Bolivie d’une mère catholique espagnole et d’un père juif hongrois. Flores passe de nombreuses années à Budapest où il est un membre actif des Jeunesses communistes avant de faire son service militaire comme garde frontière à l’aéroport de Budapest. En 1988-1989, il commence à travailler pour le correspondant du journal de droite barcelonais la Vanguardia, Ricardo Estarriol, par ailleurs membre de l’Opus Dei, un ordre catholique très conservateur qui fut un des piliers du franquisme. Estarriol et Flores se rendaient souvent dans les bureaux de l’Opus Dei à Vienne. Flores couvre pour son journal les événements de Hongrie, d’Albanie et de Slovénie. Fin août 1991, il se rend en Croatie et s’engage dans la Garde nationale croate, il se retrouve cantonné près de la frontière serbe dans le village de Slovo, au peuplement d’origine hongroise. Avec un américano-croate Johnny Kosic et un Hongrois du village, ils préparent ensemble leur idée de brigade internationale, créée le 3 octobre 1991 et qui sera tout de suite reconnue par le régime de Tudjman. De nombreux volontaires étrangers vont rejoindre cette unité dont un tireur d’élite portugais Alejandro Cuñan Fernandez, un mercenaire espagnol expert en explosif et en sabotage Alejandro Hernandez Mora et un Gallois, ancien de la Légion étrangère française, Stephen Hannock. De fortes suspicions portent sur l’implication de Hannock et de Flores dans la mort de deux journalistes, l’un suisse, Christian Würtenberg, qui s’était engagé dans la brigade internationale pour enquêter sur des liens possibles entre Flores et les trafics d’armes de drogue, et l’autre britannique, Paul Jenks, qui enquêtait sur la mort de Würtenberg.</p>
<p>En juin 1992, ce groupe est amalgamé à la 108ème brigade bosniaque, forte d’une soixantaine d’hommes, divisée en trois groupes dont un totalement composé d’Allemands, d’Anglais, de Canadiens et de Français. Parmi ces derniers, un Parisien de 25 ans « Robert<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-phalanges-du-desordre-noir/#footnote_7_430" id="identifier_7_430" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Vraisemblablement Gaston Besson qui a &eacute;crit avec Marc Charuell son r&eacute;cit de guerre dans les rangs croates Putain de Guerre.">8</a></sup>» qui se serait déjà battu chez les Karens puis au Surinam chez les Bushnegroes et « François », un Français de 31 ans mort le 26 décembre 1992.</p>
<p>Une autre famille de l’extrême droite participe au soutien des Croates : Le Front national.<br />
D’une part le FN fait dans le soutien humanitaire avec l’association Croatie Libre de Cagnes-sur-mer, animée par Daniel Perrier, responsable du FN à Cagnes-sur-mer, et l’avocate Marie-José Bertozzi. Cette association organisa un convoi en juillet 1991, puis en novembre 1991. C’est dans ce dernier convoi que prit place Marie-France Stirbois. En novembre 1992, des sympathisants du FN du Vaucluse (Dominique Blin, ancien militaire d’Orange, Bronzoni de Carpentras et Serge Michel de Vacqueras) organisent un convoi humanitaire ; à leur retour, ils sont interceptés par la douane slovène qui trouve plusieurs armes dont des kalachnikovs et des grenades. Dominique Blin avait donné comme contact l’adresse et le numéro de téléphone de la permanence à Orange de Jacques Bompart, conseiller régional et leader dans le Vaucluse du Front national.<br />
René Monzat, reprenant des informations de <em>Minute</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-phalanges-du-desordre-noir/#footnote_8_430" id="identifier_8_430" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="du 9 octobre 1991.">9</a></sup>, rapporte qu’une dizaine d’étudiants nationalistes et catholiques du Cercle Saint-Louis de St-Nicolas-du Chardonnet avaient quitté la France en direction de la Croatie fin septembre 1991, et même si le convoi était humanitaire, certains n’excluaient pas d’y rester. Monzat rappelle que le Cercle St-Louis organise des activités sportives toutes les semaines, dont du parachutisme sous les ordres d’un ancien de l’OAS, le colonel Chateau-Jobert. Toujours à l’automne 1991, Rémy et Michel Daillet, les deux fils du député CDS de la Manche Jean-Marie Daillet, combattaient dans la Garde nationale croate.<br />
Alain Sanders (Chrétienté-Solidarité et <em>Présent</em>) couvre pour le quotidien catholique intransigeant la guerre en ex-Yougoslavie et s’est régulièrement rendu en Croatie, comme par exemple pour la Toussaint 1991, puis il participa avec Bernard Anthony (dirigeant de Chrétienté-Solidarité et député européen du FN), Thibault de La Tocnaye (par ailleurs membre du comité central du FN et conseiller régional de la région PACA), Jean-Marie Le Chevallier (député européen du FN) et Jacques Barthélémy (un habitué des voyages en Croatie) au convoi humanitaire parti le 19 décembre 1991 d’Avignon. Ils ont rencontré pendant leur voyage Paraga et Mile Dedokavic du HSP. Chrétienté-Solidarité, qui développe trois axes de soutien à la Croatie (parrainage d’enfants, soutien aux blessés et aux combattants<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-phalanges-du-desordre-noir/#footnote_9_430" id="identifier_9_430" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ils recherchaient en juin 1993 une centaine de b&eacute;r&ecirc;ts verts de la L&eacute;gion !">10</a></sup>) a remis ça en juillet 1993 en organisant du 17 juillet au 24 juillet son camp d’été à Crikvenica en Croatie. Si le soutien humanitaire (rebaptisé moral et politique) semble être la première préoccupation de ces cathos intégristes, l’engagement militaire n’est pas exclu par Francis Bergeron : « <em>la Croatie c’est une aventure. C’est en Europe, à quelques heures de voiture, la possibilité pour nos jeunes militants de vivre une aventure utile grâce à l’action caritative ou de vivre une aventure militaire&#8230; Cette expérience-là quand on a vingt ans, il faut avoir eu l’occasion de la faire</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-phalanges-du-desordre-noir/#footnote_10_430" id="identifier_10_430" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pr&eacute;sent du 10/06/1993.">11</a></sup>.»</p>
<p>Publié en novembre 1993</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_430" class="footnote">C’est vraisemblablement André-Yves Beck de Grenoble.</li><li id="footnote_1_430" class="footnote">Le quotidien <em>La Truffe</em> avait à l’automne 1991 découvert que les mercenaires italiens utilisaient des journaux de petites annonces. Le recrutement des activistes passaient par le mouvement Renaissance Nationale, 71 Palombara Sabina à Rome, dirigé par un néo-fasciste Andrea Insabato.</li><li id="footnote_2_430" class="footnote">Nicolas Peucelle est né en 1963 à Berlin, il aurait été un des premiers à pénétrer dans le palais présidentiel de Ceaucescu en décembre 1989. Un an plus tard, il part avec Faci en Irak puis rentre sans combattre. En février 1991, toujours avec Faci, il crée l’association des Amis de l’Irak. Peucelle à deux grandes passions : le culte du Dieu Thor et les armes. Il collabore à des journaux de militaria et collectionne les armes (René Monzat, <em>Enquêtes sur la droite extrême</em>, op. cit p. 28). Le 6 juillet 1991 à 2 heures du matin, la remise à Courbevoie où il entreposait une partie de sa collection explose et blesse grièvement un pompier. Combattant en Slovénie, il apprend cette histoire et rentre en France se constituer prisonnier. (<em>Libération</em> 25/07/1991). Malgré une inculpation pour blessures involontaires et pour infraction à la législation sur les armes et explosifs, il sort très rapidement de prison, et en novembre 1991, on le retrouve aux côtés de Faci en Croatie.</li><li id="footnote_3_430" class="footnote">Selon <em>Libération</em> du 23 et 24 novembre 1991.</li><li id="footnote_4_430" class="footnote">Pierre Milza, <em>Le fascisme</em>, p 76-77 et 149-150, Éditions MA, Paris, 1986.</li><li id="footnote_5_430" class="footnote">Ou Eduardo Roza Runtoflores.</li><li id="footnote_6_430" class="footnote">In «Germany’s secret balkans plan» <em>Searchlight</em> n°205 juillet 1992.</li><li id="footnote_7_430" class="footnote">Vraisemblablement Gaston Besson qui a écrit avec Marc Charuell son récit de guerre dans les rangs croates <em>Putain de Guerre</em>.</li><li id="footnote_8_430" class="footnote">du 9 octobre 1991.</li><li id="footnote_9_430" class="footnote">Ils recherchaient en juin 1993 une centaine de bérêts verts de la Légion !</li><li id="footnote_10_430" class="footnote"><em>Présent</em> du 10/06/1993.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Michel Faci alias Michel Leloup</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 17:18:34 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[François Duprat]]></category>
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		<category><![CDATA[Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE)]]></category>

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		<description><![CDATA[(Article publié en octobre 1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes) Il est né à Paris le 13 avril 1956 (37 ans). En 1975, il milite au GUD de Nanterre, puis entre au Front National où il est responsable du service d’ordre du Front National de la Jeunesse. Il est proche de la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>(Article publié en octobre 1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes)</em></strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/Michel-Faci.jpg"><img class="alignnone wp-image-2300" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/Michel-Faci.jpg" alt="Michel-Faci" width="600" height="316" /></a></p>
<p>Il est né à Paris le 13 avril 1956 (37 ans). En 1975, il milite au GUD de Nanterre, puis entre au Front National où il est responsable du service d’ordre du Front National de la Jeunesse. Il est proche de la mouvance de François Duprat ; à la mort de celui-ci, il rejoint la FANE de Marc Fredriksen<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/michel-faci-alias-michel-leloup/#footnote_0_431" id="identifier_0_431" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Selon le Front national, il aurait &eacute;t&eacute; exclu pour vol de ch&eacute;quiers.">1</a></sup>. En 1978 il devient rédacteur en chef du bulletin <em>Notre Europe</em>, il s’occupe par ailleurs de la revue <em>l’Immonde</em>, un pastiche antisémite du <em>Monde</em>. Professionnellement, il est représentant d’une grosse entreprise de produits pharmaceutiques, ce qui lui permet évidemment de beaucoup voyager pour son parti. VRP en France, il l’est aussi au niveau international : en Turquie (chez les Loups gris en 1978), au Mexique (en 1979)&#8230; Il est interpellé en Martinique en janvier 1981 pour vols de chéquiers et de passeports<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/michel-faci-alias-michel-leloup/#footnote_1_431" id="identifier_1_431" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ren&eacute; Monzat, Enqu&ecirc;tes sur la droite extr&ecirc;me, Le Monde &eacute;ditions, Paris, 1992, p.28.">2</a></sup>. En 1984, il aurait visité le Vénézuela et le Salvador mais en novembre 1984 il est arrêté avec Bruno Renoult dans la région de Toulouse pour des cambriolages et vols d’objets d’art. Il cambriolait avec son complice de toujours les églises et prieurés du Sud-Ouest, le butin estimé à un million de francs était « destiné à aider les groupes néo-nazis du monde entier et leurs militants emprisonnnés<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/michel-faci-alias-michel-leloup/#footnote_2_431" id="identifier_2_431" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Alain Rollat, Les Hommes de l&rsquo;extr&ecirc;me droite, Calmann-L&eacute;vy, Paris, 1985. cit&eacute; par Monzat op. cit.">3</a></sup> ». Peu avant son arrestation en 1984, Faci à court d’argent avait mis en vente au plus offrant sa collection de photos des meetings néo-nazis auxquels il avait participé. En 1990, notre VRP nazi aurait repris ces périgrinations en Argentine (il donne comme adresse Hacienda Gateau, Mendoza<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/michel-faci-alias-michel-leloup/#footnote_3_431" id="identifier_3_431" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ren&eacute; Monzat op. cit.">4</a></sup>) et au Chili. En décembre 1990, accompagné de ses amis néo-nazis Nicolas Peucelle («Muller») et Bruno Renoult («Harold»)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/michel-faci-alias-michel-leloup/#footnote_4_431" id="identifier_4_431" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Bruno Renoult a particip&eacute; en 1977 au plasticage de la permanence d&rsquo;un d&eacute;put&eacute; RPR de Paris, Pierre Ribes, il participe le 26 janvier 1980 au premier congr&egrave;s de la FANE, en 1981 il est proche des autonomistes bretons de Strollad Pobl Vreizh. Il vivait en 1990 &agrave; Barcelone et fr&eacute;quentait l&rsquo;organisation CEDADE. Ren&eacute; Monzat op. cit.">5</a></sup> et d’Albert Maltert (alias le Baron Noir, l’aviateur ayant survolé en 1988 les Champs Élysées, que Peucelle avait rencontré dans une boutique de militaria place de la République à Paris) se rendent en Irak pour soutenir Saddam Hussein. Là–bas, on ne les utilisera que pour la propagande. À leur retour, ils sont convoqués par la DST, puis curieusement relachés ; en février 1991, il crée avec Nicolas Peucelle l’association des Amis de l’Irak et raconte ses aventures irakiennes dans <em>Tribune Nationaliste</em> de mars 1991 : c’est son premier contact officiel avec le Parti nationaliste français et européen de Claude Cornilleau. Dans son interview à <em>Libération</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/michel-faci-alias-michel-leloup/#footnote_5_431" id="identifier_5_431" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="du 25/07/1991">6</a></sup> Faci annonce ainsi sa prochaine destination, l’Est : « <em>depuis deux ans —vu qu’on ne peut plus faire de politique en France— notre grande distraction c’est les pays de l’Est</em>. » Parti en novembre 1991 en Croatie, il y combat pendant l’hiver 1991-1992, en janvier 1992 il est présent à Caen à une réunion du PNFE et écrit sa « campagne » de Croatie dans les numéros de <em>Tribune Nationaliste</em> de janvier et février 1992. En octobre, il crée avec Thierry Faci, Bruno Renoult et Jean-Michel Gateau l’association Slavonie Libre. Il repart ensuite en Croatie avant d’être blessé en décembre 1992. Il revient en France et devient membre du Bureau Politique du PNFE tout en étant très proche du mouvement néo-nazi basé aux USA, le NSDAP-AO<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/michel-faci-alias-michel-leloup/#footnote_6_431" id="identifier_6_431" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Parti national-socialiste des ouvriers allemands&ndash;organisation ext&eacute;rieure.">7</a></sup> de Gary (Gerhard) Lauck qui se veut l’embryon du futur Parti national-socialiste des travailleurs allemands<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/michel-faci-alias-michel-leloup/#footnote_7_431" id="identifier_7_431" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Agrave; noter qu&rsquo;&eacute;taient membres du NSDAP-AO le leader n&eacute;o-nazi allemand Micha&euml;l Kuhnen et vraisemblablement Harald Neubauer, aujourd&rsquo;hui leader de la Deutsche Liga f&uuml;r Volk und Heimat, la Ligue allemande pour le peuple et la patrie, l&rsquo;organisation li&eacute;e au FN fran&ccedil;ais aux sein du Groupe technique des droites europ&eacute;ennes. Voir le film La Peste brune de Michael Schmidt ainsi que son livre N&eacute;o-nazis, la terrible enqu&ecirc;te, Jean Claude Latt&egrave;s, 1993.">8</a></sup>. Faci a assisté dans les Vosges le 4 avril 1993 au congrès du PNFE en compagnie de Mark Fredriksen des FNE, juste avant que ces deux organisations fusionnent.</p>
<p>Publié en novembre 1993</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_431" class="footnote">Selon le Front national, il aurait été exclu pour vol de chéquiers.</li><li id="footnote_1_431" class="footnote">René Monzat, <em>Enquêtes sur la droite extrême</em>, Le Monde éditions, Paris, 1992, p.28.</li><li id="footnote_2_431" class="footnote">Alain Rollat, <em>Les Hommes de l’extrême droite</em>, Calmann-Lévy, Paris, 1985. cité par Monzat op. cit.</li><li id="footnote_3_431" class="footnote">René Monzat op. cit.</li><li id="footnote_4_431" class="footnote">Bruno Renoult a participé en 1977 au plasticage de la permanence d’un député RPR de Paris, Pierre Ribes, il participe le 26 janvier 1980 au premier congrès de la FANE, en 1981 il est proche des autonomistes bretons de Strollad Pobl Vreizh. Il vivait en 1990 à Barcelone et fréquentait l’organisation CEDADE. René Monzat op. cit.</li><li id="footnote_5_431" class="footnote">du 25/07/1991</li><li id="footnote_6_431" class="footnote">Parti national-socialiste des ouvriers allemands–organisation extérieure.</li><li id="footnote_7_431" class="footnote">À noter qu’étaient membres du NSDAP-AO le leader néo-nazi allemand Michaël Kuhnen et vraisemblablement Harald Neubauer, aujourd’hui leader de la Deutsche Liga für Volk und Heimat, la Ligue allemande pour le peuple et la patrie, l’organisation liée au FN français aux sein du Groupe technique des droites européennes. Voir le film La Peste brune de Michael Schmidt ainsi que son livre Néo-nazis, la terrible enquête, Jean Claude Lattès, 1993.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>PNFE, le retour</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 16:11:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
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		<category><![CDATA[Claude Cornilleau]]></category>
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		<category><![CDATA[Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE)]]></category>

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		<description><![CDATA[(Article publié en octobre 1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes) Depuis l’attentat du foyer Sonacotra de Cagnes-sur-Mer, dans lequel étaient impliqués certains de ses membres, et les arrestations et la détention de ses principaux dirigeants fin 1989 (voir Réflexes n° 23-24 et n° 25-26), le PNFE n’avait plus beaucoup fait parler de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>(Article publié en octobre 1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes)</strong></em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/PNFE-le-retour11.jpg"><img class="alignnone wp-image-2304" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/PNFE-le-retour11-1024x302.jpg" alt="PNFE-le-retour1" width="600" height="177" /></a></p>
<p><strong>Depuis l’attentat du foyer Sonacotra de Cagnes-sur-Mer, dans lequel étaient impliqués certains de ses membres, et les arrestations et la détention de ses principaux dirigeants fin 1989 (voir Réflexes n° 23-24 et n° 25-26), le PNFE n’avait plus beaucoup fait parler de lui, entamant une traversée du désert ponctuée par les départs de cadres et de militants, par l’interdiction de ses manifestations publiques et de son journal Tribune nationaliste. Il semble aujourd’hui que cette période soit terminée, le parti de Cornilleau ayant été réorganisé au niveau interne et connaissant une nouvelle vague d’adhésions dont notamment celle d’une vieille figure de la scène néo-nazie française, Michel Faci (voir portrait). Un renouveau confirmé par le développement de liens privilégiés avec plusieurs groupes néo-nazis internationaux et la tenue de son 5ème congrès le 3 avril 1993 où a été annoncée la fusion des FNE (Faisceaux nationalistes européens) de Mark Frederiksen avec le parti de Cornilleau. Un congrès significatif à plus d’un titre puisque y a été exposée la future stratégie du PNFE.</strong></p>
<p>Résumé des chapitres précédents : créé en 1987 par Claude Cornilleau (un ex-membre du FN), le PNFE PNF (bis) —ne pas confondre avec PNF (marque déposée antérieurement chez Militant and Co)— se fait très vite remarquer par son discours violemment raciste et antisémite, l’intérêt qu’il porte au mouvement skinhead et le port d’un uniforme (chemise brune de préférence). Très vite, il attire les déçus du FN, les rasés, et les nazis pur sucre. Mais son ascension est brutalement stoppée au milieu de l’année 1989, quand des militants niçois de son organisation, Michel Gouge et Gilbert Hervochon, sont arrêtés à la suite de plusieurs attentats sur la Côte d’Azur, attentats qui feront un mort. À cette occasion, on a découvert que le PNFE avait créé un réseau néo-nazi dans la police par l’intermédiaire de policiers membres de la FPIP, syndicat d’extrême droite.<br />
Du coup, les principaux dirigeants du PNFE, son président Cornilleau, son secrétaire général Allouchery et l’inspecteur Lecanu sont interpellés et incarcérés ainsi que plusieurs militants.<br />
Après 5 mois d’incarcération, c’est d’un PNFE moribond que Cornilleau reprend la direction. Une situation aggravée par la démission fin mai 1989 de Allouchery (sorti de prison avant son chef). Il explique son départ par un changement radical de ses conceptions politiques puisqu’il proclame être devenu, au contact de la prison, «un militant révolutionnaire anti-impérialiste, anti-capitaliste» bien évidemment opposé au néo-nazisme de son ancienne organisation.<br />
En fait, plus prosaïquement, il semble que, profitant de l’incarcération de son chef, il a tout simplement, avec la complicité de sa petite amie Christelle Duguet, la responsable du cercle féminin du PNFE, empoché le fric des cotisations et du soutien financier des militants et sympathisants. Fric dont il se serait servi pour s’acheter une voiture et partir en vacances. Il faut ajouter des soupçons portant sur les relations d’Allouchery avec la police. En clair, il aurait balancé. Depuis, il serait parti outre-mer.<br />
Autre départ forcé, celui de l’inspecteur Lecanu, viré de la police, reconverti depuis dans le gardiennage pour une société privée de sécurité dirigée par d’anciens militants d’extrême droite (on ne se refait pas).<br />
Au niveau des militants, c’est la fuite de ceux qui s’auto-proclamaient les plus durs et les plus purs, à force de croix gammées dans leurs zines, et de la tendance skin «mytho-bière».</p>
<h3>Réorganisation du mouvement</h3>
<p>Dans un premier temps, Cornilleau réorganise la direction en nommant Michelle Dall’ara secrétaire nationale et son mari Alain trésorier (deux transfuges du RPR), et en s’entourant d’une équipe de jeunes comme Olivier Revet, Marc Nicoud de Lyon, Philippe Debonnet de Metz et Erik Sausset de Caen.</p>
<div id="attachment_2305" style="width: 610px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/PNFE-le-retour2.jpg"><img class="wp-image-2305" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/PNFE-le-retour2.jpg" alt="Michel Faci, Claude Cornilleau et Eric Sausset" width="600" height="442" /></a><p class="wp-caption-text">Michel Faci, Claude Cornilleau et Eric Sausset</p></div>
<p>Pour pallier à l’interruption du journal, <em>Ultime Ralliement</em>, la revue du groupe Horst Wessel devient la « lettre de combat » du parti. Au niveau des activités, le PNFE s’investit dans le soutien aux prisonniers nationalistes en réactivant le COBRA (Comité Objectif Boycott de la Répression antinationaliste) créé par Olivier Devalez dans les années 1980 et dont le nouveau responsable est Rolf Guillou, un skin du Havre et ancien responsable du service d’ordre des FNE, et en créant un comité de soutien à Aruni et Lajoye, deux activistes d’extrême droite responsables de plusieurs attentats dans la région de Caen, dont l’assassinat d’un épicier maghrébin. Lajoye, ayant adhéré depuis au PNFE en prison, est devenu le « héros » de toute une partie de l’extrême droite néo-nazie pour ses actions et ses écrits abondamment publiés, notamment dans <em>l’Empire invisible</em>, le bulletin de la branche française du KKK.</p>
<p>Autre activité du PNFE, le soutien au courant révisionniste par l’intermédiaire de l’ANEC (Association normande pour l’Éveil du Citoyen) basée à Caen et dirigée par un élève-ingénieur, Vincent Reynouard, qui se fait très vite remarquer en diffusant des tracts révisionnistes sur le campus de la fac. Dès lors, il grimpe dans la hiérarchie du parti jusqu’à en devenir le secrétaire général à la place de Michelle Dall’ara (qui a quitté le Parti avec son mari, là encore pour «divergences politiques»), lors du 4ème congrès du PNFE en mars 1991. Cette nouvelle année commence par ressembler aux précédentes. Interdit de défilé Jeanne d’Arc en 1990 par le préfet de police, le PNFE a beaucoup de mal à organiser des réunions publiques. La création d’une association des Amis de <em>Tribune Nationaliste</em> vise alors à contourner ces interdictions. La seule réunion qui est organisée le 21 avril dans un restaurant de l’Aisne et qui réunit une cinquantaine de militants, est troublée par la gendarmerie. Les mauvaises nouvelles s’accumulent, c’est l’interdiction de publicité et de vente aux mineurs de <em>TN</em>, puis la suppression de sa commission paritaire, ce qui signifie l’interdiction de fait de la parution du journal ; enfin, en septembre, le procès intenté contre son tout nouveau secrétaire Vincent Reynouard (qui quitte le PNFE mais continue ses activités révisionnistes). Ces nouveaux ennuis entraînent une nouvelle réorganisation du parti. Erik Sausset remplace Reynouard, tandis que Yannick Jordan est nommé responsable pour l’Ile-de-France. Mais une fois de plus, ce sont les médias qui provoquent le retour du PNFE au premier plan, en décembre 1991, grâce à une émission de télé consacrée à l’extrême droite en France, animée par Daniel Bilalian. Plusieurs groupes peuvent s’y exprimer sans retenue et notamment le PNFE, par l’intermédiaire de Cornilleau, Sausset et Jordan. Résultat, les adhésions ne tardent pas à suivre, tandis que le journal du parti reparaît avec le début du récit des « exploits » de Michel Faci en Croatie, déjà auteur dans le n°49 de <em>TN</em> de l’histoire des volontaires français en Irak lors de la guerre du Golfe. Un Faci que l’on retrouvera le 11 janvier 1992, présent aux côtés de Cornilleau lors d’une réunion du PNFE dans la région de Caen : cela augure déjà de son adhésion au parti.</p>
<div id="attachment_2306" style="width: 410px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/PNFE-le-retour3.jpg"><img class="wp-image-2306" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/PNFE-le-retour3.jpg" alt="Après un attentat contre un foyer de la Sonacotra" width="400" height="543" /></a><p class="wp-caption-text">Après un attentat contre un foyer de la Sonacotra</p></div>
<p>Entre temps, fin 1991 naît le parti «frère» de celui de Cornilleau, le PNSE (Parti nationaliste suisse européen), créé à la Chaud-de-fond à l’initiative de Pierre Barbezat, qui en laisse vite la direction à un skin, Cedrik Pythoud. Regonflé par toutes ces arrivées, le PNFE envisage même de présenter des candidats aux cantonales de 1992 : Jacky Charpentier et Claude Cornilleau en Seine-et-Marne et Xavier Bourdin en Seine-Saint-Denis, mais le projet n’aboutit pas. Le parti en profite pour développer ses relations avec d’autres mouvement néo-nazis en Europe ; une politique engagée dès 1987 avec sa participation à l’Euro Ring, une initiative créé à l’initiative du VMO belge qui a cessé toute apparition publique depuis 1989. C’est lors de ces congrès que sont noués des liens avec pour l’Allemagne, le FAP de Michael Kühnen (aujourd’hui décédé). En juin 1989, une délégation du Cercle nationaliste féminin du PNFE est invitée à Hambourg pour rencontrer ses consorts du FAP qui lui rendra la politesse en venant les voir en France. De plus, des liens très étroits sont noués entre la section du PNFE de l’Est de la France (Strasbourg, Metz) et ses voisins allemands. Durant 1992, le PNFE est invité par la Nationaliste List et l’AVÖ à participer au défilé commémoratif de la mort de Rudolf Hess. Une délégation composée d’une vingtaine de militants fait le déplacement.<br />
En Angleterre, c’est avec le BNP (British National Party) que le mouvement de Cornilleau entretient les meilleures relations, comme le prouve la présence du PNFE aux trois derniers congrès du BNP en 1990, 1991 et septembre 1992.<br />
Aux États-Unis, il faut noter des contacts avec l’Église du Créateur, une secte catholique national-socialiste dont le leader le révérend Ben Klaessen a été interviewé dans le n°50 de <em>TN</em> (il s’est suicidé au mois d’août).</p>
<p>Au niveau national, c’est le rapprochement de plus en plus prononcé avec les FNE de Fredericksen, entamé dès 1989 lorsque les FNE mirent la boîte postale de leur journal <em>Notre Europe combattante</em> au service du Comité de soutien du PNFE. Rapprochement confirmé par un meeting en avril dans une brasserie de la Place de la République bien connue des vitriers. Il est vrai que les FNE, descendants directs de la FANE (Faisceaux Actions Nationales Européens) n’ont jamais réussi à redevenir ce qu’ils ont été ; leur activité principale se bornant à la diffusion de leur journal et aux divers dîners-anniversaires en l’honneur d’Adolf Hitler. Le dernier en date, prévu en 1991 dans un restaurant de Bagnolet a été annulé, le nombre de participants se montant à une trentaine.</p>
<p>C’est ce renouveau qu’est venu confirmer le 5ème congrès du PNFE le 3 avril 1993. De nombreuses délégations étrangères étaient présentes. Les Anglais du BNP avec à leur tête leur président John Tyndall, une délégation allemande, l’AVÖ et son leader Ewald Althans, les Suisses du PNSE venus avec Cedryk Pythoud ainsi qu’une importante délégation belge.<br />
Hervé Van Laethem, du groupe belge l’Assaut, et l’Américain Gerhard Lauck du NSDAP-AO n’ayant pu être présents avaient envoyé un message de soutien.<br />
Ce sont environ 200 personnes qui ont tour à tour écouté Erik Sausset, le vice-président du PNFE, Michel Faci, membre du Bureau politique, John Tyndall, le président du BNP, Mark Fredricksen des FNE et enfin Claude Cornilleau qui a fait un récapitulatif de toutes les difficultés auxquelles s’est heurté le parti avant de faire un point sur la situation sociale et les dernières élections.<br />
Le «Flan national», dixit Cornilleau, ne trouve pas même grâce à ses yeux, car il est lui aussi «démocrate» et se compose de juifs (référence au Cercle d’amitié française juive et chrétienne créé par Bernard Anthony). Au niveau stratégique, le PNFE va chercher à « <em>adopter une voie étroite consistant à développer une opposition extra-parlementaire totalement en dehors du système</em> » et se fixe comme but de « <em>le renverser pour instaurer un ordre nouveau sans pour cela s’interdire de descendre dans l’arène électorale</em> ». Bien que, pour Cornilleau, les élections ne changent rien : « <em>Toutes les élections [de mai 1992] sont symbolisées à mes yeux par celles de Sarcelles où un Juif de gauche, Strauss-Kahn, a été battu par un Juif de droite, un certain Lellouche : nous n’avons fait que changer de Juif, un point c’est tout.</em> »<br />
L’action du PNFE se centre donc sur la propagande ; ainsi Cornilleau a-t-il annoncé la reparution de son journal en dépit de l’interdiction qui l’a frappé, mais à partir de l’étranger.<br />
La police n’étant plus capable d’assurer la sécurité des biens et des personnes, le PNFE assurera lui-même sa propre sécurité, et Cornilleau d’ajouter : « <em>Je ne saurais trop vous conseiller de vous procurer toutes les armes que vous pouvez encore acquérir légalement, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit</em> » (Ah, les dits et les non-dits !) et enfin « <em>Dans le régime actuel, nous sommes tous en état de légitime défense et il n’est pas impossible que l’avenir voit la création de communautés nationalistes dans la France profonde, qui serviraient de base à la reconquête de notre pays envahi et avachi aux mains d’une équipe mafieuse vendue à la juiverie internationale.</em> »<br />
On peut voir dans cette dernière proposition l’influence de groupes américains tels que The Order ou Aryan Nation. Alors, à quand des communautés de skins agricoles ?</p>
<p>Enfin, le PNFE prône le resserrement des liens entre tous les nationalistes européens car « <em>nous tous, nationalistes européens, nationalistes blancs de tous les continents, nous n’avons qu’un seul et même ennemi c’est la juiverie internationale.</em> »<br />
En conclusion, suite à ce congrès, on peut penser que le PNFE est amené à jouer dans les mois qui viennent un rôle important au sein de l’Internationale néo-nazie. Le message envoyé par Gerhard Lauck du NSDAP-AO (qui devait participer à ce congrès) est significatif à cet égard.<br />
Le PNFE va-t-il être amené à jouer le même rôle que l’ANS ou le FAP en Allemagne, celui de la branche politique du NSDAP-AO ? L’arrivée de Faci, très proche de cette organisation, au sein du bureau politique et la fusion avec les FNE prononcée après le congrès sont déjà des éléments de réponse (Fredricksen est devenu vice-président suite à la fusion).<br />
La présence au congrès de Ewald Althans, considéré comme un des successeurs de Michael Kühnen, la participation pour la deuxième année consécutive d’une délégation d’une quarantaine de militants du PNFE et la prise de parole de Cornilleau au cours de la manifestation en sont comme une confirmation.<br />
La suite au prochain numéro…</p>
<p>Publié en novembre 1993</p>
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		<title>REFLEXes Numéro 43 – Eté 1994</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Aug 1994 14:22:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Numéros]]></category>
		<category><![CDATA[Alain de Benoist]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Antony (Romain Marie)]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Mégret]]></category>
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		<category><![CDATA[Front national (FN)]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Dominique Larrieu]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Chevallier]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Yves Le Gallou]]></category>
		<category><![CDATA[Jean_Claude Martinez]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Nicoud]]></category>
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		<category><![CDATA[Ogmios]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE)]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Touvier]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Steuckers]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; (cliquez sur l&#8217;image pour télécharger le pdf du numéro) SOMMAIRE : Immigration : UV Préfecture : spécial étudiants étrangers (page 4) Extrême droite : Le nouveau catalogue des 3 fafs (page 6) Mémoire : Touvier : compte-rendu du procès (page 8) Extrême droite : Le Front National après les européennes, l’œil de Strasbourg (page 11) Reflex [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/1994/08/ReflexesNum43-Ete-1994.pdf"><img class="aligncenter wp-image-2024" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Reflexes0043-716x1024.jpg" alt="Reflexes0043" width="600" height="857" /></a><em><strong>(cliquez sur l&rsquo;image pour télécharger le pdf du numéro)</strong></em></p>
<p style="text-align: left;">
<p><em><strong>SOMMAIRE :</strong></em></p>
<p>Immigration :</p>
<p><strong>UV Préfecture : spécial étudiants étrangers </strong>(page 4)</p>
<p>Extrême droite :</p>
<p><strong>Le nouveau catalogue des 3 fafs (</strong>page 6<strong>)</strong></p>
<p>Mémoire :</p>
<p><strong>Touvier : compte-rendu du procès </strong>(page 8)</p>
<p>Extrême droite :</p>
<p><strong>Le Front National après les européennes, l’œil de Strasbourg (</strong>page 11)</p>
<p><strong>Reflex Europe</strong></p>
<p><strong>Espagne : l’auberge espagnole (</strong>page 13)</p>
<p><strong>Les résultats de l’extrême droite aux élections européennes (</strong>page 16)</p>
<p><strong>Allemagne : les fils de Rudolf baissent (</strong>page 18)</p>
<p><strong>Italie : interview de Nero non Solo, groupe antiraciste italien (</strong>page 20)</p>
<p><strong>Angleterre : le BNP à 8%, le bon faf près de chez vous (</strong>page 22)</p>
<p>Justice :</p>
<p><strong>Paolo, persécuté par les lois fascistissime </strong>(page 25)</p>
<p>Répression :</p>
<p><strong>Sécurité ? CIP EU !  (</strong>page 27<strong>)</strong></p>
<p>Sécurité :</p>
<p><strong>Sécurité et ordre social (suite)  (</strong>page 29<strong>)</strong></p>
<p><strong>Pour la police : objectif immigration zéro </strong><strong>(page 32)</strong></p>
<p>NOTES DE LECTURE (page 34)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>REFLEXes Numéro 42 – Avril 1994</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Apr 1994 14:19:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[(cliquez sur l&#8217;image pour télécharger le pdf du numéro) SOMMAIRE : Extrême droite : Facs : ils sont partout (page 4) PNFE : d’un château l’autre (page 6) GTDE : Le Pen parle et ment européen (page 8) SOS Bosnia : derrière l’humanitaire se cache la croix celtique (page 11) Reflex Etranger : Bosnie : contre la partition la confédération [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/1994/04/ReflexesNum42-04-1994.pdf"><img class="aligncenter wp-image-2021" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Reflexes0042-721x1024.jpg" alt="Reflexes0042" width="600" height="851" /></a><em><strong>(cliquez sur l&rsquo;image pour télécharger le pdf du numéro)</strong></em></p>
<p style="text-align: left;">
<p><em><strong>SOMMAIRE :</strong></em></p>
<p>Extrême droite :</p>
<p><strong>Facs : ils sont partout </strong>(page 4)</p>
<p><strong>PNFE : d’un château l’autre (</strong>page 6<strong>)</strong></p>
<p><strong>GTDE : Le Pen parle et ment européen </strong>(page 8)</p>
<p><strong>SOS Bosnia : derrière l’humanitaire se cache la croix celtique </strong>(page 11)</p>
<p>Reflex Etranger :</p>
<p><strong>Bosnie : contre la partition la confédération </strong>(page 15)</p>
<p><strong>Angleterre : Searchlight (</strong>page 17<strong>)</strong></p>
<p><strong>Afrique du Sud : Eugène veut sa terre blanche  (</strong>page 19<strong>)</strong></p>
<p><strong>Russie : IIIe Rome ou IVe Reich </strong>(page 23)</p>
<p><strong>Allemagne : la sécurité en campagne électorale (</strong>page 25<strong>)</strong></p>
<p><strong>Italie : postface de <em>A visage découvert</em> de Renato Curcio (</strong>page 28<strong>)</strong></p>
<p>Sectes :</p>
<p><strong>Nouvelle Acropole, vieilles idoles </strong>(page 31)</p>
<p>Sécurité :</p>
<p><strong>Sécurité et ordre social </strong>(page 33)</p>
<p>NOTES DE LECTURE (page 35)</p>
<p>Culture :</p>
<p><strong>Interview d’Emmetrop / Est qui libre </strong>(page 31)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>REFLEXes Numéro 41 – Janvier 1994</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Jan 1994 14:15:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Numéros]]></category>
		<category><![CDATA[Alain de Benoist]]></category>
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		<category><![CDATA[Club de l’Horloge]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Dominique Larrieu]]></category>
		<category><![CDATA[Jean_Claude Martinez]]></category>
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		<category><![CDATA[Tristan Mordrel]]></category>
		<category><![CDATA[Union nationale inter-universitaire (UNI)]]></category>

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		<description><![CDATA[(cliquez sur l&#8217;image pour télécharger le pdf du numéro) SOMMAIRE : Extrême droite : L’invasion dans les facs (page 4) PNFE : la vie de château de l’extrême droite (page 8) La nouvelle droite en sandales (page 10) Le NSDAP-AO a l’assault de l’Europe (page 12) Reflex Etranger : Blood &#38; Honour : les orphelins du sang [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/1994/01/ReflexesNum41-01-1994.pdf"><img class="aligncenter wp-image-2015" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Reflexes0041-691x1024.jpg" alt="Reflexes0041" width="600" height="888" /></a><em><strong>(cliquez sur l&rsquo;image pour télécharger le pdf du numéro)</strong></em></p>
<p style="text-align: left;">
<p><em><strong>SOMMAIRE :</strong></em></p>
<p>Extrême droite :</p>
<p><strong>L’invasion dans les facs </strong>(page 4)</p>
<p><strong>PNFE : la vie de château de l’extrême droite (</strong>page 8<strong>)</strong></p>
<p><strong>La nouvelle droite en sandales </strong>(page 10)</p>
<p><strong>Le NSDAP-AO a l’assault de l’Europe </strong>(page 12)</p>
<p>Reflex Etranger :</p>
<p><strong>Blood &amp; Honour : les orphelins du sang et de l’Europe </strong>(page 19)</p>
<p><strong>Brème, laboratoire de l’extrême droite (</strong>page 21<strong>)</strong></p>
<p><strong>Les élections en Italie  (</strong>page 23<strong>)</strong></p>
<p><strong>L’Europe forteresse se construit à l’Est </strong>(page 25)</p>
<p><strong>Searchlight : la violence porte un sacré coup à l’image du BNP </strong>(page 29)</p>
<p>Immigration :</p>
<p><strong>Défendre la multiculturalité et la citoyenneté </strong>(page 36)</p>
<p>Sécurité :</p>
<p><strong>MétroPolice : la sécurité dans les transports </strong>(page 38)</p>
<p>Immigration :</p>
<p><strong>Aperçu du dispositif déployé contre les étrangers </strong>(page 41)</p>
<p>NOTES DE LECTURE (page 43)</p>
<p>Musique :</p>
<p><strong>Interview de Kochise </strong>(page 46)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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