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	<title>REFLEXes &#187; Thierry Dreschmann</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Quand un &#171;&#160;spécialiste&#160;&#187; nous parle de l&#8217;Iran et de Clotilde Reiss&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 22 May 2010 22:30:56 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Nations Presse Info (NPI) est, on le sait, le canal non officiel<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-un-specialiste-nous-parle-de-liran-et-de-clotilde-reiss/#footnote_0_460" id="identifier_0_460" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Si NPI soutient en effet la fille de Jean-Marie Le Pen, le contraire ne semble pas forc&eacute;ment vrai tant l&rsquo;&eacute;quipe de NPI est coutumi&egrave;re d&rsquo;articles intempestifs dont certains sont susceptibles de mettre Marine Le Pen en difficult&eacute;.">1</a></sup> du courant partisan de l&rsquo;arrivée de Marine Le Pen à la tête du FN. Animé principalement par Jacques Vassieux et Laurent Latruwe, alias Roland Machefer, ce blog se pose en concurrent de Novopress, site d&rsquo;information pseudo-indépendant du Bloc Identitaire dont le directeur de publication était jusqu&rsquo;il y a peu Fabrice Robert et qui est maintenant Bruno Larebière, alias Bruno Vendoire. Dans ce jeu d&rsquo;ombres chinoises, chacun, à de rares exceptions, écrit sous pseudonyme. C&rsquo;est le cas de <a href="http://reflexes.samizdat.net/christian-bouchet-docteur-jeckyll-ou-mister-hyde/">Christian Bouchet</a> qui, sous le pseudo de Lionel Placet<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-un-specialiste-nous-parle-de-liran-et-de-clotilde-reiss/#footnote_1_460" id="identifier_1_460" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Christian Bouchet utilise &eacute;galement celui de Lo&iuml;c Baudoin pour signer d&rsquo;autres articles.">2</a></sup>, a écrit récemment un <a href="http://www.nationspresse.info/?p=101959#more-101959" target="_blank">article très intéressant</a> sur une déclaration de Clotilde Reiss, récemment rapatriée d&rsquo;Iran. Bouchet étant assez calé sur tout ce qui porte sur cette région du monde et sur l&rsquo;aryanisme, les questions qu&rsquo;il soulève sont en effet pertinentes même s&rsquo;il faut évidemment toujours prendre ses écrits avec précaution. En effet, sachant que Christian Bouchet participe au magazine <em>Flash</em> qui est à l&rsquo;origine de la rencontre avec l&rsquo;ambassadeur d&rsquo;Iran (lire un compte-rendu <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/04/14/lambassadeur-diran-a-la-rencontre-de-lextreme-droite-radicale/" target="_blank">ici</a>) et ne cache pas une certaine admiration pour le régime iranien, on peut évidemment se demander quel est le but recherché par Christian Bouchet en exposant ces faits.</p>
<div id="attachment_2238" style="width: 610px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/Christian_Bouchet_Iran_Flash.jpg"><img class="wp-image-2238" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/Christian_Bouchet_Iran_Flash.jpg" alt="Christian bouchet dans Flash n° 21 du 27 août 2009" width="600" height="259" /></a><p class="wp-caption-text">Christian bouchet dans Flash n° 21 du 27 août 2009</p></div>
<p>Ils viennent en tout cas rappeler qu&rsquo;une certaine droite radicale a toujours entretenu des liens cordiaux quoiqu&rsquo;épisodiques avec le courant monarchiste et les zoroastres iraniens. À titre d&rsquo;exemple, une des dernières manifestations en date de ce type de contact est ainsi l&rsquo;organisation au début des années 2000 par <a href="http://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/">Thierry Dreschmann</a> d&rsquo;un colloque sur « l&rsquo;identité et les cultures européennes » qui avait réuni Roland Gaucher, Alexandre Chabanis, Guillaume Faye, Bernard Marillier, J.-P. Pagès-Schweitzer, Arnaud Guyot-Jeannin et Marc Questin et qui s&rsquo;était tenu dans les sous-sols du centre Pouya à Paris, centre culturel des zoroastres iraniens.<br />
À suivre&#8230;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_460" class="footnote">Si NPI soutient en effet la fille de Jean-Marie Le Pen, le contraire ne semble pas forcément vrai tant l&rsquo;équipe de NPI est coutumière d&rsquo;articles intempestifs dont certains sont susceptibles de mettre Marine Le Pen en difficulté.</li><li id="footnote_1_460" class="footnote">Christian Bouchet utilise également celui de Loïc Baudoin pour signer d&rsquo;autres articles.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Portrait Emmanuel Ratier &#8211; Printemps 2002</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Nov 2004 12:51:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Avertissement : cet article est extrait d&#8217;un pastiche du bulletin d&#8217;Emmanuel Ratier que REFLEXes a publié à l&#8217;automne 2001 puis au printemps 2002 comme supplément au magazine. En tant que pastiche, cet article met bien sûr un point d&#8217;honneur à copier certains travers de l&#8217;original. Toutes les informations ne sont peut-être pas complétement exactes mais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Avertissement : cet article est extrait d&rsquo;un pastiche du bulletin d&rsquo;Emmanuel Ratier que REFLEXes a publié à l&rsquo;automne 2001 puis au printemps 2002 comme supplément au magazine. En tant que pastiche, cet article met bien sûr un point d&rsquo;honneur à copier certains travers de l&rsquo;original. Toutes les informations ne sont peut-être pas complétement exactes mais notre bonne fois ne peut être prise en défaut. Sa présentation ne peut hélas être conforme à celle du support papier.</em></p>
<p><strong>Illustration vivante de la «grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf», Emmanuel Ratier aligne les déjections écrites depuis des années. Ses travaux offrent la particularité de s&rsquo;appuyer à la fois sur ses relations passées et sur ses très bons contacts avec des représentants du ministère de l&rsquo;Intérieur mais également sur un gros travail de documentation qui fait de lui l&rsquo;héritier proclamé de l&rsquo;antisémite Henri Coston, témoin à son mariage et décédé en août dernier.</strong></p>
<p>L&rsquo;itinéraire politique d&rsquo;Emmanuel Ratier, né le 29 septembre 1957 à Avignon (Vaucluse), commence à Rouen en 1973 au sein du mouvement nationaliste et en particulier du Front de la Jeunesse pour lequel il assume à partir de 1976 la direction du périodique <em>Balder</em>. Selon le nazi pro-irakien Michel Faci, né à Paris le 13 avril 1956, ce fils d&rsquo;un architecte et d&rsquo;une ingénieur chimiste aurait été tenté dans les années 1976-1977 par les Groupes Nationalistes Révolutionnaires, dont M. Faci était lui-même un membre actif, mais serait resté attaché au FJ. Le Front de la Jeunesse est alors l&rsquo;organisation de jeunesse du Parti des Forces Nouvelles (PFN), concurrent direct du Front National de Jean-Marie Le Pen, né le 28 juin 1928 à la Trinité-sur-Mer. On trouve au sein du PFN quelques solides pointures militantes comme Roland Gaucher, à l&rsquo;époque membre du bureau politique du parti. Roland Gaucher, né le 13 avril 1919, intégrera par la suite le FN en 1979 et dirigera <em>National Hebdo</em> à partir de 1984 avant de quitter la direction de cet hebdomadaire puis le parti de Jean-Marie Le Pen par désaccord politique profond. Auteur de deux tomes sur l&rsquo;histoire des nationalistes en France depuis 1945 extrêmement instructifs et remplis d&rsquo;anecdotes &#8211; on y apprend par exemple que Carl Lang, né le 20 septembre 1957, remplaçant de Bruno Mégret à la tête de la délégation générale du FN s&rsquo;est marié suivant un rite païen &#8211; il multiplie les articles critiques contre la ligne politique suivie par Jean-Marie Le Pen et s&rsquo;est particulièrement rapproché de l&rsquo;équipe du journal <em>Militant</em> et des nationalistes-révolutionnaires d&rsquo;Unité radicale. On retrouve ainsi sa signature sur le ste Internet d&rsquo;UR ainsi que dans <em>Résistance !</em> au côté de Christian Bouchet, né en 1955. Il est également très proche de Philippe Randa, avec lequel il a commis un ouvrage sur les «antisémites de gauche» et on peut souvent le voir à la librairie parisienne La Licorne bleue (3 bis, rue Jules Vallès 75011 Paris). Celle-ci est gérée par Thierry Dreschmann, né le 21 février 1963, ancien animateur de la Librairie et de l&rsquo;Æncre, avant que celle-ci ne dépose son bilan et ne se fasse racheter par Gilles Sereau, né à Paris le 27 février 1939, gérant de la boîte de sécurité Ambassy et Gilles Soulas, né le 03 septembre 1955, membre du conseil national du FN-MN, dont une partie des revenus est tirée de l&rsquo;exploitation de minitels roses.</p>
<p>Rouen offre alors un terrain politique de choix pour ces militants nationalistes qui multiplient les initiatives : ouverture d&rsquo;un local rue Saint-André en novembre 1977, meetings variés, participation aux élections universitaires, agressions violentes&#8230; C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs celles-ci qui donnèrent sa véritable réputation au Front de la Jeunesse, ses membres s&rsquo;avérant être parfois de véritables incapables. Ce fut le cas d&rsquo;Arnaud Péritel et Jean-François Hess, dont les apparitions ponctuèrent les années scolaires et universitaires 1974, 1975 et 1976. Le fait d&rsquo;armes de J.-F. Hess fut de se faire attraper à la Faculté de Lettres en mai 1976 avec un cahier recensant l&rsquo;ensemble des militants nationalistes rouennais ainsi que son point de vue porté sur chacun d&rsquo;entre eux.<br />
Mais la principale originalité du Front de la Jeunesse rouennais fut de lancer le mensuel <em>Balder</em>, du nom du dieu scandinave de la Jeunesse et du Renouveau. Dirigé et administré par E. Ratier qui habitait alors rue Étoupée à Rouen, ce journal compta 17 numéros de 1976 à 1979 et fut repris en cours de route par le cercle PAIEN (Pour une Association d&rsquo;Informations et d&rsquo;Études Normandes). E. Ratier est d&rsquo;ailleurs à l&rsquo;époque très proche du GRECE (Groupement de Recherches et d&rsquo;Études pour la Civilisation Européenne) et ne manque pas une occasion d&rsquo;assurer une large publicité aux ouvrages édités par la Nouvelle Droite dont A. de Benoist, né le 11 décembre 1943 à Saint-Symphorien (Indre-et-Loire), est le principal représentant. <em>Balder</em> était alors clairement engagé dans une perspective nationaliste, anticommuniste et paienne, celle-ci se traduisant par l&rsquo;organisation de fêtes du solstice dans la propriété des parents d&rsquo;E. Ratier qui étaient l&rsquo;occasion de s&rsquo;entraîner physiquement. Destiné à la jeunesse, le périodique mêlait brèves politiques, articles et BD ou dessins. Ceux-ci n&rsquo;hésitaient pas à brocarder le chef du concurrent direct du PFN : Jean-Marie Le Pen.</p>
<p>E. Ratier quitte Rouen pour Paris à la rentrée universitaire de 1980 avec une licence obtenue à l&rsquo;université de Normandie et intègre l&rsquo;Institut d&rsquo;Études Politiques de Paris pour deux ans jusqu&rsquo;en 1982. Il rejoint l&rsquo;Union des Étudiants de Droite dont il devient l&rsquo;un des représentants au conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;IEP et dote cette structure militante d&rsquo;un périodique, <em>Réplique</em>, qui compta au moins 26 numéros sous son égide en tant que rédacteur en chef. Fabriqué de façon très artisanale, ce journal était tapé à la machine, photocopié, réduit et mis en page par E. Ratier, emporté par train à Rouen et dupliqué gratuitement chez ses parents. Les cibles privilégiées de <em>Réplique</em> étaient les syndicats de gauche, UNEF et PSA (Pour un Syndicalisme Autogestionnaire), mais également les regroupements libéraux, tel le Collectif des Étudiants Libéraux de France, ou gaullistes, Union Des Étudiants Gaullistes. Cela n&rsquo;empêche pas Emmanuel Ratier d&rsquo;être suppléant d&rsquo;André Danet, chirurgien-dentiste, conseiller général de Seine-Maritime, classé républicain indépendant et candidat UDF aux élections législatives de juin 1981. Cela lui permet d&rsquo;apparaître dans le journal <em>Paris-Normandie</em> et d&rsquo;être présenté comme «un jeune journaliste plein de dynamisme prêt à en découdre avec la gauche». Ce choix n&rsquo;est pas anodin : André Danet avait en effet un fils bien connu d&rsquo;Emmanuel Ratier puisqu&rsquo;Olivier Danet, avant de devenir mercenaire au Liban et en Rhodésie, de faire un séjour en prison et d&rsquo;être recherché par la justice italienne à propos de l&rsquo;attentat fasciste de Bologne qui fit 89 morts, militait avec le Front de la Jeunesse et s&rsquo;était en particulier fait remarquer lors d&rsquo;une attaque contre des militants d&rsquo;extrême gauche rue du Gros-Horloge à Rouen en mars 1976. Mais il fréquente également d&rsquo;autres personnages à l&rsquo;UED de Sciences-Po, que ce soit Patrice Henry Duchene, titulaire d&rsquo;un DESS «Études de marché et d&rsquo;opinion», ancien associé du journal mégretiste Le Français et ancien membre du CSA, Yves Boverro, ancien directeur de cabinet de Bruno Mégret à Vitrolles, Antoine Gabizon, également membre du GUD, Jean-Baptiste Bobin, directeur de cabinet du préfet en région PACA ou Frédéric Sauvegrain, cadre du FN. E. Ratier se fait d&rsquo;ailleurs remarquer avec tout ce petit monde lors de la violente bagarre qui oppose en janvier 1982 des militants de l&rsquo;UED et du GUD à des militants de gauche, affrontement au cours duquel est blessé Gauthier Guillet, adjoint à l&rsquo;urbanisme de B. Mégret à Vitrolles. Cela ne fut d&rsquo;ailleurs pas concluant pour E. Ratier qui choisit sans doute à ce moment là de troquer la barre de fer contre le stylo, ce qui présente évidemment moins de risques physiques&#8230;</p>
<p>Complétant sa formation en sciences politiques par une formation de journaliste au CFJ en 1982, il place quelques papiers au <em>Figaro-magazine</em> qui sort à peine de l&rsquo;influence de la Nouvelle Droite, entre en 1983 au service société de <em>Valeurs actuelles</em> puis à <em>Magazine-Hebdo</em>. Cela lui laisse le temps de travailler à l&rsquo;Anti Defamation League of B&rsquo;nai B&rsquo;rith, organisation juive américaine installée à l&rsquo;époque rue de Rennes et dirigée par Shimon Samuels, actuel responsable européen du Centre Simon Wiesenthal. Ne reculant devant aucun procédé pour gagner sa vie, il se fait embaucher comme consultant pour écrire une étude sur l&rsquo;extrême gauche mais est rapidement identifié et licencié. Il finit par rejoindre <em>Minute</em> en 1984. Il s&rsquo;occupe du secteur Grandes enquêtes &amp; documents et devient le rédacteur en chef de la lettre hebdomadaire confidentielle <em>La Lettre bleue</em> de 1986 à 1987. Représentant FO, il se retrouve en conflit avec la rédaction lors de la tentative de rachat de <em>Minute</em> en juillet 1986 par Yves de Montenay, industriel millionnaire, membre du Club de l&rsquo;Horloge et proche des ultra-libéraux du Parti républicain. Soutenue par E. Ratier, cette candidature se verra opposer un net refus des journalistes de <em>Minute</em>, dont une partie ira créer <em>Le Choc du Mois</em>. Participant à quelques numéros du <em>Spectacle du Monde</em>, du <em>Crapouillot</em>, propriété de Roland Gaucher à cette époque et des Dossiers de <em>National-Hebdo</em>, il finit par rejoindre le groupe de presse des époux Lefebvre, éditeurs de <em>Magazine-Hebdo</em>, qui comprend des titres aussi divers que <em>l&rsquo;Officiel protection-sécurité</em>, dont il devient directeur de la rédaction avec Serge Ferrand comme rédacteur en chef, ou <em>La Tribune parlementaire</em>. Alain Lefebvre, né le 1° avril 1947 dans le XVI° arrt. de Paris fut militant de la Fédération des Étudiants Nationalistes avant d&rsquo;entrer au GRECE et de s&rsquo;intéresser à l&rsquo;univers de la publicité en collaboration avec le journaliste Christian Blachas, animateur de l&rsquo;émission Culture-Pub. De 1989 à 1996, E. Ratier est avec Jean-Claude Valla le principal rédacteur de <em>La Lettre de Magazine-Hebdo</em>, lettre confidentielle qui apparaît comme l&rsquo;ébauche de celle qu&rsquo;il lance en 1996 avec l&rsquo;aide de F. Brigneau, <em>Faits &amp; Documents</em>, qui traite de la vie politique, des parutions périodiques et de l&rsquo;influence supposée des franc-maçons. C&rsquo;est d&rsquo;ailleur un domaine qu&rsquo;il connaît bien puisqu&rsquo;il a été initié à la loge La Nef de Saint Jean de la Grande Loge Nationale Française, à la Garenne-Colombes. Il apparaît ainsi en 1989 comme membre du bureau de la loge, qui a été dissoute par la suite par la GLNF.</p>
<p>Parallèlement à cette activité de journaliste de presse, E. Ratier édite de multiples ouvrages antimaçonniques, «antisionnistes» ou plus récemment anti-antifascistes. Bien implantés au sein de la mouvance nationaliste, ses ouvrages et sa lettre confidentielle jouissent d&rsquo;un soutien qui ne s&rsquo;est jamais démenti, en particulier de la part du Front National dont le journal <em>Français d&rsquo;abord !</em> lui achetait régulièrement des informations. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs sous la plume élogieuse de Damien Barillet, né en 1968, rédacteur en chef et lieutenant de Bruno Mégret qu&rsquo;a été annoncée en décembre 1996 la publication de <em>Faits &amp; Documents</em>.<br />
E. Ratier est néanmoins bien placé pour s&rsquo;assurer une véritable autopromotion au sein du mouvement national puisqu&rsquo;il jouit d&rsquo;une véritable tribune régulière à <em>National-Hebdo</em> sous la signature de Gabriel Lindon. Par le passé, E. Ratier a pu malgré tout s&rsquo;attirer de solides inimitiés par un comportement étrangement opportuniste pour un véritable militant de la cause nationale. C&rsquo;est ainsi que la publication en novembre 1996 par <em>WOTAN</em>, journal des Charlemagne Hammer Skins, d&rsquo;une lettre qui lui était attribuée provoqua sa fureur et une plainte pour diffamation de sa part : «<em>Chers amis de Wotan, je tiens à vous remercier pour votre sympathique envoi. Je suis très enthousiaste de constater que votre combat contre le sous-homme Juif est en bonne voie. WOTAN est un venin redoutable et nos amis sémites ne devraient pas tarder à entreprendre certaines mesures pour limiter les dégâts à son encontre mais tenez bon ! J&rsquo;ai été très peiné de savoir que WOTAN avait été retiré de la vente à l&rsquo;Æncre suite à la répression de la Juiverie française. J&rsquo;espère que vous continuerez plus que jamais la lutte contre tous ceux qui se mettent sur votre chemin, et ce, quels qu&rsquo;ils soient. M.A.J. !</em> » Accusant les CHS dans National-Hebdo d&rsquo;être des faussaires, E. Ratier n&rsquo;avait en fait pas du tout apprécié que ces derniers publient auparavant sa lettre de demande de service de presse que ponctuaient des amitiés sans ambiguité. En retour, <em>WOTAN</em> accusa à son tour E. Ratier d&rsquo;être à l&rsquo;origine du refus de dépôt-vente de la revue par l&rsquo;Æncre, refus dont le motif officiel était une saisie du journal par la police. Les principaux actionnaires de l&rsquo;Æncre étaient à cette époque Thierry Dreschmann et Philippe Randa, dont l&rsquo;amitié pour l&rsquo;écrivain nationaliste anti-skinheads Jean-Paul Bourre ne s&rsquo;est jamais démentie. Les CHS portaient alors ce jugement sur E. Ratier : «<em>Qui est Ratier ? Rien, si ce n&rsquo;est un «pseudo-universitaire», un «historien» à deux sous qui se prend pour le David Irving français, un affabulateur mythomane [...] dont l&rsquo;intérêt est de rester un individu respectable, histoire de fourguer ses bouquins de merde aux bibliothèques des mairies FN. Il est intéressant de remarquer comment un «antijuif» tel que M. Ratier va se plaindre auprès d&rsquo;un agent de ZOG.</em>»<br />
Et de conclure : «<em>L&rsquo;ensemble des CHS lance un appel national à tous nos lecteurs afin d&rsquo;obtenir l&rsquo;adresse personnelle de M. Emmanuel Ratier afin qu&rsquo;il lui soit donné l&rsquo;occasion de nous démontrer en personne et au plus vite si le gratte-papier scribouillard de merde qu&rsquo;il est a autant de courage en actes qu&rsquo;en paroles</em>&#8230;» Les CHS ne semblent pas avoir su à l&rsquo;époque que les deux adresses officielles d&rsquo;E. Ratier sont situées rue Creuvier à Rouen et rue de Maubeuge dans le neuvième arrt. de Paris, cette dernière étant au nom de Véronique Malandain, mais qu&rsquo;il est également courant de le rencontrer dans le quartier de la rue Daguerre dans le XIV° arrt.. L&rsquo;arrestation début 1997 des principaux animateurs de ce réseau néo-nazi, en particulier le Marseillais réfugié à Londres Hervé Guttuso, n&rsquo;a pu que réjouir E. Ratier.</p>
<p>De fait, sa principale limite semble être son ambition démesurée, alimentée par un ego surdimensionné. Cela se traduit par des lettres d&rsquo;autopromotion dithyrambiques qui alignent les petites phrases à la gloire de ce «grand journaliste indépendant» : lettre de remerciement et félicitations de Jean-Marie Le Pen, louanges de F. Brigneau, <em>Réfléchir &amp; Agir</em> ou <em>Haute Protection</em>, revue du «capitaine» Paul Barril. Cette ambition le pousse également à produire des livres dont il sait parfaitement qu&rsquo;ils en feront un auteur incontournable au sein du courant nationaliste, même si son travail n&rsquo;est souvent qu&rsquo;un réchauffement de la soupe élaborée par le défunt Yann Moncomble. Mais E. Ratier rêve également d&rsquo;une véritable reconnaissance par ses ennemis, ce qui explique ses sempiternelles jérémiades sur le pillage dont il serait victime, les «attaques» dont il serait la cible ou les très nombreuses informations sur les mouvements nationalistes contenues dans <em>Faits &amp; Documents</em>. E. Ratier n&rsquo;a jamais hésité à sacrifier les siens pour son propre intérêt particulier. Cela le pousse d&rsquo;ailleurs à être prudent plutôt que téméraire et à racheter à l&rsquo;agence Sygma tous les clichés pris lors de l&rsquo;université d&rsquo;été 1998 du FN sur lesquels on pouvait ne serait-ce que l&rsquo;apercevoir. Pour autant, il sait ménager son milieu et il a fait preuve de la plus haute circonspection dans la crise qui a secoué le mouvement national fin 1998. Lié aux «putchistes» menés par Bruno Mégret, comme par exemple Jean-Claude Bardet qui était un invité particulier à son mariage et n&rsquo;a jamais caché son mépris pour Le Pen qu&rsquo;il considère depuis longtemps comme dépassé, il a dans un premier temps accusé le coup. Désaffection du public, baisse des réabonnements, querelle avec Le Pen lors d&rsquo;un banquet des directeurs de presse nationalistes, suppression de sa rubrique dans <em>National-Hebdo</em>&#8230; 1999 a été indéniablement une année difficile. Mais Ratier a réussi à rétablir la barque et a retrouver une situation comparable à l&rsquo;avant-scission. On a pu le voir aux BBR 2000 et 2001 et il a repris sa rubrique de <em>National-Hebdo</em> sous le pseudonyme de Michel Limier. Signe de ce rapprochement avec les lepénistes, il est intervenu lors du dernier conseil scientifique du FN début décembre. Il a par ailleurs resserré les rangs avec les autres directeurs de presse en lançant l&rsquo;année dernière avec Jean-Claude Varanne (National-Hebdo), Serge de Beketch (Libre Journal de la France Courtoise), Camille Galic (Rivarol) et Claude Giraud (Monde &amp; Vie) un appel au gouvernement pour que celui-ci revienne sur sa décision d&rsquo;accorder une subvention de 15 millions de frs à l&rsquo;<em>Humanité</em> ainsi que sur la suppression de l&rsquo;aide de 700000 frs à <em>Présent</em> décidée en 1997 par Jack Lang. Il a par ailleurs eu le plaisir de voir ses ouvrages sortir de la sphère européenne grâce à l&rsquo;édition en langue arabe de deux ouvrages consacrés aux organisations juives (Betar et B&rsquo;nai B&rsquo;rith). Il le doit à la petite maison d&rsquo;édition Dar Tlass, propriété du très antisémite général syrien Mustapha Tlass, ministre de la Défense de son pays et vieux contact des néo-fascistes français (cf <em>REFLEXes</em> n°51). Par ailleurs, la mort récente d&rsquo;Henri Coston fait de lui à présent le seul archiviste de la droite nationaliste ce qui devrait bien arranger ses affaires, même si les archives en tant que telles lui ont échappé.</p>
<p>Signe que cet homme est éclectique, on a pu le voir cet été au Pakistan visiter les Kalash, petit peuple d&rsquo;origine indoeuropéenne persécuté par le gouvernement pakistanais ou cet automne faire l&rsquo;indien sous un tipi du côté de Pontoise tout en gardant un oeil sur le groupe informel de rencontres qu&rsquo;il a mis sur pied le dernier lundi de chaque mois&#8230; Mais lorsqu&rsquo;on est franc-maçon et que l&rsquo;on a travaillé pour l&rsquo;ADL, on sait tout faire&#8230;</p>
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		<title>Petites boutiques des horreurs</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 13:08:42 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>De fait, l’essentiel de la communication publique nationaliste pure et dure est portée par les librairies. On compte en gros une dizaine de librairies diffusant des écrits d’extrême droite, presse ou livres et du matériel musical. La province n’est que faiblement représentée : Librairie lyonnaise, Librairie lorraine de Jean-Marie Cuny et boutique (fermée) l’Oriflamme de Jean-Pierre Grazioli à Nancy, librairie Dobrée à Nantes… L’essentiel de ces boutiques se trouve donc à Paris avec sept lieux de ventes dont trois clairement inscrits dans la sphère nationale-catholique, comme la librairie Duquesne par exemple ou la librairie de Saint-Nicolas du Chardonnet. Les quatre autres sont la Librairie nationale (ex-L’Æncre), la Licorne bleue, la librairie roumaine dite «librairie antitotalitaire» et la librairie Première ligne, encore que celle-ci, fondée en 1998 par Didier Coquard, Stéphane Burazovitch et William Bonnefoy ait un statut particulier puisqu’elle tient plus du bouquiniste que de la «vraie» librairie. Son gérant, Jean-Christophe Alexandridis, est un habitué de ce type de commerce puisqu’il fut gérant de la librairie Ulysse<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/#footnote_0_202" id="identifier_0_202" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le g&eacute;rant de cette librairie, Jean-Luc Lundi, a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; en juin 1996 &agrave; un mois de prison avec sursis et 5000 francs d&rsquo;amende pour vente et exposition d&rsquo;ouvrages interdits. Ces revues n&eacute;gationnistes ont par ailleurs &eacute;t&eacute; d&eacute;truites et Lundi soumis &agrave; cinq ans de mise &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve.">1</a></sup> à Bordeaux, incriminée pour diffusion d’écrits négationnistes. Ancien du PNFE, Alexandridis participa d’ailleurs à la revue d’ultra-gauche négationniste Maintenant le communisme. Les deux librairies principales sont donc la Licorne et la Librairie nationale, même si la librairie roumaine a fait parler d’elle lors de l’affaire Garaudy et qu’elle a racheté le fonds de la SERP<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/#footnote_1_202" id="identifier_1_202" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancienne maison d&rsquo;&eacute;dition audio de J.-M. Le Pen dirig&eacute;e par l&rsquo;une de ses filles pass&eacute;e aux m&eacute;gretistes en 1999 et contre laquelle Le Pen a port&eacute; plainte. Ayant gagn&eacute; la proc&eacute;dure, le vieux chef a obtenu la faillite de son ancienne entreprise.">2</a></sup> pour 60 000 francs, ce qui est donné au regard de l’importance de ce fonds. Mais le gérant se retrouve avec beaucoup de vinyles sur les bras, en particulier des chants historiques de toute origine…</p>
<h3>Daaaaallas !</h3>
<p>Historiquement, la Librairie nationale est la plus ancienne puisqu’elle s’inscrit dans la lignée Ogmios (La Librairie), L’Æncre, lignée qui a un lourd passé commercial. Ogmios<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/#footnote_2_202" id="identifier_2_202" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. REFLEXes n&deg;40, 41 et 42.">3</a></sup> s’est en effet surtout fait connaître dans les années 1980 par divers scandales, de la vente de titres interdits par arrêté gouvernemental à des financements et scandales financiers en tout genre. Ogmios, c’est un chèque d’un montant de 120 000 francs signé en 1987 par Wahid Gordji de l’ambassade d’Iran alors qu’il était retranché dans ses locaux suite à la vague d’attentats perpétrés à Paris en 1986, l’argent ayant a priori servi à l’édition d’une brochure. Mais c’est aussi une communauté d’entreprise, la Noroît Suroît, créée en 1988 en tant que SARL et dans laquelle on trouve à l’époque toute la fine fleur de l’extrême droite nazie et amatrice de coups tordus, en particulier Jean-Dominique Larrieu et Tristan Mordrel. Tout ce petit monde emmené par Larrieu et sa folie des grandeurs va investir dans divers châteaux. Cette multitude de sociétés-écrans visant à piéger répression et infiltration n’empêche pas, au contraire, la librairie Ogmios de fermer et d’être remplacée par La Librairie en 1991. Cette technique d’ouverture / fermeture a d’ailleurs un avantage bien connu des aigrefins : elle permet de ne pas rembourser les fournisseurs ! Animée par la même équipe qu’Ogmios, La Librairie voit l’arrivée d’un vendeur appelé à un certain avenir dans la profession, Thierry Dreschmann, et des soutiens de poids avec Frédéric Châtillon, alors meneur du GUD. Jean-Dominique Larrieu est alors gérant de Noroît Suroît avec pour tâche de contrôler l’ensemble des publications du groupe. Le seul problème réside bien sûr dans ses condamnations, dont dix ans d’interdiction de gérer des sociétés pour avoir causé la faillite de la SARL Ogmios, et celle de la Société française de documentation et de prospective pour laquelle il sera retenu responsable d’une perte de 977 300 francs. De fait l’année 1993 est marquée par une interdiction définitive de gestion pour banqueroute, détournements d’actifs et défaut de comptabilité et en décembre par une perquisition à la librairie avec l’interpellation de quatre personnes, dont Frédéric Châtillon, dont les bureaux sont au premier étage du local, et Philippe Duquesne alias Philippe Randa, directeur à cette époque de Pas de panique à bord. Larrieu est alors arrêté quelques jours plus tard dans ses locaux et incarcéré. La Librairie survit quelques temps avec les mêmes mais ne peut échapper à la fermeture début 1995. Elle est immédiatement remplacée en mai de la même année par l’Æncre, située au 12, rue de la Sourdière dans le IIe arrdt où elle se trouve toujours. L’équipe Larrieu s’étant mise au vert, L’Æncre est lancée par Philippe Randa, Thierry Dreschmann, Ghislaine Allard et Odile Wenger. Le premier gérant est Éric Mine, ancien du PFN, de la FANE et militant de l’Œuvre française, dont la maman est Ghislaine Allard / Maskelevitch. Tout se passe en famille à l’extrême droite ! Quoique recommandée par <em>Français d’Abord</em>, journal officiel du FN, la librairie vivote, subit les attaques des organisations antiracistes comme l’UEJF<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/#footnote_3_202" id="identifier_3_202" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Union des &Eacute;tudiants Juifs de France.">4</a></sup> et Éric Mine la quitte à l’automne 1996. La boutique poursuit alors ses activités grâce au tandem Randa-Dreschmann mais ne peut éviter la liquidation judiciaire au printemps 1997. C’est à partir de ce moment qu’entre en piste le tandem Soulas-Sereau. Fondateurs de la Société Européenne de Diffusion et d’Édition (SEDE)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/#footnote_4_202" id="identifier_4_202" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. REFLEXes n&deg;52. ">5</a></sup>, les deux hommes sont des vieux routiers du nationalisme. Ils commencent par s’entendre avec Philippe Randa à qui ils confient <em>le Flambeau littéraire</em>, bulletin d’information de la librairie, et par réembaucher Thierry Dreschmann comme gérant mais ne lui pardonnent pas certaines «maladresses» comme la vente sous le manteau d’ouvrages interdits, «maladresses» qui ont déjà en partie coûté leur existence à la Librairie et à l’Æncre. Dreschmann est donc débarqué et remplacé par un jeune militant nettement plus docile, ancien hooligan du PSG, Jean Denègre alias Petitjean. Dreschmann cherche alors quelques soutiens pour faire la seule chose qu’il sait faire : ouvrir une librairie ! Il en trouve auprès de Pierre Verdurier, Roland Gaucher, Éric Mine et Jean-Pierre Grazioli, ce qui lui permet de fonder la Licorne bleue fin 1998. À partir de ce moment-là, le climat se détériore brutalement dans le petit monde de la librairie nationaliste. Menaces de cassage de gueule, bâtons dans les roues pour diffuser certains titres… Gilles Soulas n’épargne rien à son concurrent et une guerre picrocholine fait rage tout au long de 1999. Il faut dire que la crise survenue au FN fin 1998 n’arrange pas le petit commerce&#8230; L’Æncre rebaptisée Librairie nationale ayant clairement choisi le camp mégretiste subit durement la scission et doit lancer un appel à souscription de 200 000 francs. Dans ce contexte, les ennuis rencontrés par la Licorne en décembre 1999 sont loin de déplaire à l’équipe Soulas qui y voit une preuve du bien-fondé de l’abandon de la littérature «provocatrice», comprenez ouvertement nazie. La Licorne a en effet alors été agressée par l’UEJF<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/#footnote_5_202" id="identifier_5_202" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Des &eacute;l&eacute;ments du Betar (extr&ecirc;me droite juive) infiltr&eacute;s dans la manifestation ont entrepris de ruiner la librairie, voire de carr&eacute;ment la br&ucirc;ler !">6</a></sup> lors d’une manifestation de protestation contre l’attaque par le GUD d’un rassemblement du comité de vigilance du XIe arrondissement demandant la fermeture de la librairie 15 jours auparavant.<br />
Malgré tout, la Licorne s’étant durablement installée dans le paysage grâce à quelques soutiens efficaces comme celui de Philippe Randa, Gilles Soulas a dû calmer ses ardeurs, et l’été 2000 a vu les librairies parisiennes se raccommoder. Elles sont ainsi parvenues à un accord portant sur le partage des tâches : l’Æncre édite, en particulier Guillaume Faye, et fait de la VPC, et la Licorne est le point de vente officiel des livres de Philippe Randa, de Tristan Mordrel alias André Chelain, de Roland Gaucher…<br />
Cet accord devait débuter aux BBR à la barbe du FN où Dreschmann avait un stand et Soulas non, en raison de son engagement au MNR. En fait, Dreschmann s’est fait expulsé dès le samedi après-midi, accusé par le DPS de vendre des livres faisant l’apologie du IIIe Reich. Étaient en particulier désignés comme tels des livres de Jean Mabire en dépit de ses bonnes relations avec le FN. Malgré ce raté, l’accord continue même s’il est fragile. En témoigne l’entourloupe survenue ce printemps autour du livre <em>Tintin mon copain</em>. C’est à l’origine un livre du vieux fasciste belge Léon Degrelle, réédité sauvagement l’année dernière par un éditeur belge totalement clandestin, Le Pélican d’Or. Pour cause : non seulement les droits d’auteur n’ont pas été payés à la veuve Degrelle mais il est en outre bien connu que la Fondation Hergé a la dent dure contre tout ce qui se fait en dehors d’elle, surtout lorsque cela peut «porter atteinte à l’image» du héros inventé par Hergé. Édité en nombre limité, l’ouvrage est diffusé en France par la Licorne bleue et la librairie Première Ligne à un prix conséquent. Tout cela donne des idées à Gilles Soulas qui s’empresse alors de faire le voyage en Espagne, accompagné d’Éric Delcroix, pour racheter les droits d’auteur à la veuve Degrelle, vieille dame de plus de 80 ans qui accepte la transaction pour une bouchée de pain. Celle-ci se fait alors qu’en France, une plainte a été déposée contre le livre et qu’un certain nombre de personnes, dont Dreschmann, sont convoquées à la Direction des Libertés Publiques comme témoins. Gilles Soulas se trouve donc à présent légalement en situation d’attaquer tous ceux qui diffuseraient le livre… Qui a parlé de Dallas-sur-Seine ? Toutes ces petites plaisanteries n’empêchent malgré tout pas les deux commerces de cohabiter lors de réunions publiques comme la dernière table ronde de Terre &amp; Peuple début octobre.</p>
<h3>Arrête tes Soulasseries !</h3>
<p>En tout cas, cela montre une chose : Gilles Soulas est difficilement contournable dans le petit monde de la communication nationaliste, en particulier dans la sphère mégretiste. Cela tient à une raison essentielle : il est le seul à avoir les reins assez solides financièrement parlant pour financer une pléiade d’activités. Non seulement la librairie de la rue Sourdière prospère (il faut dire qu’un contrôle fiscal se traduisant par un redressement de 800 francs sur trois ans ou le départ du gérant Jean Denègre en Pologne constituent des avanies bien infimes) mais les éditions de l’Æncre se portent bien avec deux poids lourds : <em>les Cahiers libres d’Histoire</em> animés par l’ancien cadre du GRECE Jean-Claude Valla et les ouvrages de Guillaume Faye. Avoir récupéré ce dernier aura été une aubaine pour Soulas, car le retour de Faye, il y a maintenant de cela plus de trois ans, a été tonitruant sous forme de trois livres<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/#footnote_6_202" id="identifier_6_202" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le prochain, intitul&eacute; Avant-Guerre, devrait sortir en janvier prochain.">7</a></sup> à scandale : <em>L’Archéofuturisme</em>, <em>La Colonisation de l’Europe</em> et <em>Pourquoi nous combattons</em>. <em>La Colonisation de l’Europe</em> a d’ailleurs donné matière à procès en novembre 2000 devant la XVIIe chambre correctionnelle de Paris pour incitation à la haine raciale. Faye en tant qu’auteur et de Gilles Soulas en tant qu’éditeur étaient défendus par Me Éric Delcroix. Ils ont été condamnés chacun à 50 000 francs d’amende et ont interjeté appel de la condamnation pénale<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/#footnote_7_202" id="identifier_7_202" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;appel sera jug&eacute; le 13 d&eacute;cembre prochain devant la XVIIe chambre correctionnelle de Paris.">8</a></sup> mais ont accepté la condamnation au civil. Non seulement cela n’a pas empêché Faye de publier un autre ouvrage, mais cela l’a poussé, officiellement pour payer sa condamnation, à éditer avec l’aide de Soulas un bulletin mensuel intitulé <em>J’ai tout compris !</em> et axé sur la dénonciation de l’islamisation de la France et de l’Europe en général. Ce bulletin compterait environ 1500 abonnés, ce qui est un score honorable étant donné le rapport prix / nombre de pages (250 francs pour huit pages mensuelles !) Le réseau de correspondants est de fait assez étoffé et compte quelques hauts fonctionnaires. Le succès a permis à Soulas de lancer une version téléphonée du bulletin intitulée Radio-Vérité et animée par Faye qui a fait de la radio. La teneur de ce bulletin oral est la même que celle de la version papier, à savoir largement paranoïaque et complotiste. Le prix de la minute en tout cas fait de ce media un outil très rentable. Mais les projets de Soulas ne s’arrêtent pas là. Il aide le nouveau journal lancé début septembre par l’équipe de l’association Promouvoir<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/#footnote_8_202" id="identifier_8_202" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Association catholique proche du MNR qui a lanc&eacute; les proc&eacute;dures juridiques contre le film Baise-Moi en 2000">9</a></sup> : intitulé <em>France-Demain</em>, il paraît à un rythme semi-quotidien et s’apparente assez à un Présent mégretiste. Il aurait aussi des projets informatiques comme celui de lancer une télévision Internet. Mais le coût d’une telle expérience demeure prohibitif. Surtout que la librairie tente d’ouvrir des petites sœurs en province. C’est le cas à Nice depuis ce printemps 2001 avec la librairie du Paillon, ouverte conjointement par la SEDE et Xavier Caitucoli, brillant polytechnicien de 30 ans. Gérée par Benoît Lœuillet, auteur d’une étude sur Pierre-Antoine Cousteau, cette consœur est spacieuse, bien garnie et bénéficie de l’appui du milieu radical local, bien implanté. Pour autant, il n’est pas évident qu’elle tienne la distance.<br />
Il y a en effet de cela quelques années une tentative similaire avait eu lieu à Toulon en 1996 avec la librairie Alaïs, petite sœur de l’Æncre à laquelle avait succédé Anthinéa, tenue par Frédéric Boccaletti. Celui-ci avait finalement dû mettre la clé sous la porte en 1998. On peut ainsi espérer, même si le contexte n’est pas le même, que la librairie du Paillon rencontrera également moult problèmes financiers ou autres… Ceci étant, Gilles Soulas n’est pas le seul à essayer d’élargir le cercle de diffusion des idées nationalistes. Ainsi, le principal associé de Soulas, Gilles Sereau, qui dirige la boîte de sécurité Ambassy, essaye d’investir le petit monde des jeux de rôle avec l’ouverture ou la prise de contrôle de boutiques sur Paris. C’est par exemple le cas de la boutique Extrême Marine, domiciliée au siège social d’Ambassy dans le XIIe arrdt de Paris. Associées au réseau Workshop, a priori sans que cela implique politiquement celui-ci, il est évident qu’elles ne vont avoir aucun mal à se faire une place tant l’idéologie développée colle bien avec certaines représentations ou certains jeux. Si cela marche, il est possible que Sereau tente la même chose en province. Enfin, Soulas n’oublie pas de continuer à soutenir les initiatives qui sont dans son orbite, comme la revue <em>Réfléchir &amp; Agir</em>, à présent dirigée par Éric Fornal et Bertrand Le Digabel ou Memorial Records, l’un des deux labels de Rock Identitaire Français (RIF), pour vague et imprécis que soit le terme.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_202" class="footnote">Le gérant de cette librairie, Jean-Luc Lundi, a été condamné en juin 1996 à un mois de prison avec sursis et 5000 francs d’amende pour vente et exposition d’ouvrages interdits. Ces revues négationnistes ont par ailleurs été détruites et Lundi soumis à cinq ans de mise à l’épreuve.</li><li id="footnote_1_202" class="footnote">Ancienne maison d’édition audio de J.-M. Le Pen dirigée par l’une de ses filles passée aux mégretistes en 1999 et contre laquelle Le Pen a porté plainte. Ayant gagné la procédure, le vieux chef a obtenu la faillite de son ancienne entreprise.</li><li id="footnote_2_202" class="footnote">Cf. REFLEXes n°40, 41 et 42.</li><li id="footnote_3_202" class="footnote">Union des Étudiants Juifs de France.</li><li id="footnote_4_202" class="footnote">Cf. REFLEXes n°52. </li><li id="footnote_5_202" class="footnote">Des éléments du Betar (extrême droite juive) infiltrés dans la manifestation ont entrepris de ruiner la librairie, voire de carrément la brûler !</li><li id="footnote_6_202" class="footnote">Le prochain, intitulé Avant-Guerre, devrait sortir en janvier prochain.</li><li id="footnote_7_202" class="footnote">L’appel sera jugé le 13 décembre prochain devant la XVIIe chambre correctionnelle de Paris.</li><li id="footnote_8_202" class="footnote">Association catholique proche du MNR qui a lancé les procédures juridiques contre le film Baise-Moi en 2000</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Les affres du petit commerce</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Apr 2002 21:26:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Ouvrages, revues et médias]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles Soulas]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe union défense (GUD)]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Deyzieu]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Dreschmann]]></category>

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		<description><![CDATA[Avertissement : En dépit d’une présentation volontairement racoleuse, les informations ci-dessus sont certifiées authentiques.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Avertissement : En dépit d’une présentation volontairement racoleuse, les informations ci-dessus sont certifiées authentiques.</p>
<h3>Humilié, menacé, thierry D. n’arrive plus à s’en sortir</h3>
<p>Depuis son ouverture il y a bientôt trois ans, la Licorne bleue accumule les avanies. Alors qu’il croyait être tranquille en devenant son propre patron, le gérant T. Dreischmann subit les efforts conjugués de multiples ennemis pour l’abattre dans son entreprise. Nombreux ils ne sont pas forcément du côté que l’on croit…</p>
<h3>Menacé par son ex-patron</h3>
<p>En effet, licencié par G. Soulas de son poste de gérant de la librairie l’AEncre (devenue Librairie Nationale) alors qu’il était immobilisé à l’hôpital, il n’a cessé depuis de subir les menaces et pressions (y compris physiques) de son ancien patron. Il faut dire que le domaine de la librairie nationaliste est un créneau étroit et la concurrence y est rude… En refusant de vendre des ouvrages et objets «provocateurs» (entendre : antisémites, négationnistes et racistes), G. Soulas s’est coupé d’une partie de sa clientèle.</p>
<p>Même si la faillite récente de la SERP (suite au procès opposant J.-M. Le Pen à sa fille félonne) va lui donner un bol d’air commercial, les affaires sont dures, en témoignent les appels réguliers à l’aide financière. Il est tout à fait clair que T. Dreischmann n’a pas ces soucis-là… La camelote nazie sous toutes ses formes (figurines, briquets, ceintures, tue-mouches, coton-tiges) se porte bien !</p>
<p>En plus, la Licorne est maintenant l’une des librairies les plus célèbres de France. Pas tant grâce à ses publicités répétées dans tous les journaux nationalistes qu’à la suite des agressions subies ou provoquées ces derniers mois. C’est d’ailleurs T. Dreischmann qui a ouvert le feu en appelant à l’aide des gudards parisiens contre un rassemblement du comité de vigilance du XIe arrondissement de Paris.</p>
<h3>Une débauche de violence</h3>
<p>Fins comme du gros lard, ces jeunes gens emmenés par B. Fleury (qui s’est mis en pré-retraite depuis) ont par leur action provoqué une question sénatoriale le 25 novembre dernier au ministre de l’Intérieur. Ils ont également entraîné début décembre la double riposte de militants sionistes bien décidés à ruiner la librairie et venger la destruction par le GUD d’un distributeur de sandwich casher à la fac de St-Maur. Même si le blindage de sa vitrine lui a coûté quelques dépenses, Dreischmann en a finalement bien profité puisque tout cela a renforcé son assise dans le mouvement nationaliste. Mais dernière avanie en date, il semblerait qu’il se soit fait voler son fichier clients et sympathisants de presque 2000 noms… Une plainte a en tout cas été déposée en ce sens auprès du procureur de la République.</p>
<p>Ah, le petit commerce n’est plus ce qu’il était…</p>
<h3>De jeunes désoeuvrés lâchés dans la ville</h3>
<p>Privée d’autorité tutélaire depuis la scission du FN, la jeunesse nationaliste dérive lentement vers l’ultra-droite, en particulier en région parisienne. C’est le cas du GUD bien sûr dont certains membres ont fêté les 111 ans de la naissance d’Hitler le 20 avril dernier au restaurent l’Alsaco et en présence d’anciens Waffen SS comme R. Perrier (dit «tonton Sieg Heil»). Cela se traduit par de multiples actions qui vont de l’attaque de librairies (Fédération anarchiste, librairie du Point du Jour) à celle de réunions du comité de vigilance contre l’extrême droite ou comité Mumia.</p>
<p>Mais c’est aussi le cas du FNJ. Allié au GUD dans le cadre des élections pour les CROUS ce printemps, il subit son attraction et son influence, profitant de la fâcherie entre le GUD et le MNJ (jeunesse du MNR de Mégret). Numériquement, il n’est pas évident que cette radicalisation profite à tous ces petits jeunes de bonne famille. Ils étaient une petite centaine pour le défilé des «radicaux» du premier mai et environ 150 pour le défilé anniversaire de la mort de Sébastien Deyzieu, tombé d’une gouttière il y a cinq ans, soit la moitié du défilé de l’année dernière. Par la sainte moustache, qu’il est dur de défendre la race des seigneurs !</p>
<h3>Mémoire courte</h3>
<p>Les archives, cela a souvent du bon… Dans son numéro 36, le journal de l’OEuvre française <em>Jeune Nation</em> vient rappeler à la fille de François Mitterrand, Mazarine Pingeot, le passé de son papa. Début mars, miss Pingeot avait en effet contre-attaqué dans <em>Le Figaro</em> par rapport aux affirmations de Giscard d’Estaing sur le passé maréchaliste de son père. Auréolé de son image antiraciste, philosémite, F. Mitterand ne pouvait avoir fait cela ! La reproduction par <em>Jeune Nation</em> de la couverture de la revue <em>France</em>, revue de l’État nouveau daté de décembre 1942 avec côte à côte des articles de P. Pétain et F. Mitterand vient nous rappeler que l’ancien président était une vieille crapule opportuniste et qu’avant d’être socialiste ou maréchaliste, F. Mitterrand a toujours été surtout mitterrandiste.</p>
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