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	<title>REFLEXes &#187; Vitrolles</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Droogies : &#171;&#160;Faf moi ? Jamais !&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 13:13:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Caen]]></category>
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		<description><![CDATA[Evoquer les sites musicaux d&#8217;extrême droite sans parler de Droogies aurait été une erreur, incompréhensible pour beaucoup ; à l&#8217;inverse, sa présence dans ces pages va peut être en surprendre certains. C&#8217;est là toute l&#8217;ambiguïté de l&#8217;apolitisme, ou comment avoir été et prétendre n&#8217;être plus aujourd&#8217;hui (je sais c&#8217;est dur à suivre au début). Car [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Evoquer les sites musicaux d&rsquo;extrême droite sans parler de Droogies aurait été une erreur, incompréhensible pour beaucoup ; à l&rsquo;inverse, sa présence dans ces pages va peut être en surprendre certains. C&rsquo;est là toute l&rsquo;ambiguïté de l&rsquo;apolitisme, ou comment avoir été et prétendre n&rsquo;être plus aujourd&rsquo;hui (je sais c&rsquo;est dur à suivre au début). Car contrairement à ce que l&rsquo;on pourrait penser, l&rsquo;apolitisme pour certains skins, n&rsquo;est pas le fait de ne pas faire de politique mais plutôt de mettre sur le même plan toute forme de politique, qu&rsquo;elle soit d&rsquo;extrême gauche ou d&rsquo;extrême droite. Cela leur permet d&rsquo;écouter et d&rsquo;apprécier aussi bien des groupes fafs que non fafs. Les annonces de concerts «apo» sont souvent marquées du double signe : une croix gammée barrée d&rsquo;un coté, un marteau et une faucille également barrée de l&rsquo;autre. « Not politics, not stupids, just skinheads» est leur leitmotiv. Malheureusement, cette impartialité n&rsquo;est pas de mise dans la réalité. On a toujours vu l&rsquo;apo plus critique vis-à-vis des groupes clairement antifas que des groupes fafs : voir l&rsquo;interview d&rsquo;Olivier du Bulldogs Kop d&rsquo;Évry dans <em>Rude Boï</em> (zine apo publié par le même Olivier Firmanhac de Vigneux dans le 91) «&#8230;pas de politique mais c&rsquo;est vrai que l&rsquo;on voit plus de drapeau tricolore que de drapeau rouge dans nos tribunes». On évitera de passer en revue les «anciens» fafs reconvertis dans l&rsquo;apolitisme pour nous arrêter plus précisément sur un cas d&rsquo;école de l&rsquo;apolitisme : Dom, webmestre de Droogies.<br />
Originaire de Caen, Dominique Pipet est à l&rsquo;origine du label Bleach Records et de la feuille d&rsquo;info <em>Il Faudra Bien Vous Y Faire</em>. Bleach Records fut créé avec BB Skin (Vincent, actuel manager de Mass Prod et ancien skin normand) pour sortir le second 45t des Bleach Boys intitulé « Vinkland», groupe skin faf de Caen lié au PNFE. Ils sortiront plus tard un autre LP du groupe nommé «Le chant de Fidélité» ainsi qu&rsquo;une compil de soutien à <em>Il Faudra Bien Vous Y Faire</em>. Cette feuille d&rsquo;info a été créée au début des années 1990 par Dom Pipet et Franck Malandain, alias Franck Hammer ou Mr Clean (son label), lui aussi skin faf de Rouen. Petit à petit, Dom quitte la feuille pour crée la sienne propre, <em>Il Faudra Bien Qu&rsquo;Un Jour Tout Cela Change</em> et commence à s&rsquo;intéresser au web. Un premier site, Juraskin Site, voit le jour sous l&rsquo;impulsion de Pipet avant de devenir la référence historique de la culture skinhead : Droogies. Très rapidement, le site figure dans tous les liens ou moteurs de recherche sur la question skinhead (comme sur le webring Resistance ou sur Evilsearch où il est décrit comme la bible de la oï en France), que ce soit pour les militants nationalistes comme le GUD de Lille, ou le fanzine United spécialisé sur le RAC (décembre 1998), ou bien pour les apos.<br />
Depuis 2 ans le site n&rsquo;a cessé de gagner en réputation mais aussi en qualité ; en effet, durant l&rsquo;année 2000 il ouvre une section MP3, suivi d&rsquo;une section vidéo puis ouvre un nouveau forum (avec une nouvelle règle : «tenue correcte exigée sous peine d&rsquo;expulsion», ce qui se traduit pour les non-initiés : on peut se revendiquer NS, skin-faf, «88» mais on est tenu d&rsquo;éviter les propos tombant sous le coup de la loi Gayssot) ; enfin, il devient même propriétaire de son nom de domaine. À croire que le développement et la gestion de Droogies lui laissent suffisamment de temps, il se lance même dans la création du site de La Souris Déglinguée, vieux groupe adoré par Dom qui réussira à le faire sortir de sa tanière puisqu&rsquo;il ne ratera pas leur concert à Marseille cette année. Il est vrai que ses nouvelles fonctions peuvent l&rsquo;aider d&rsquo;un point de vue informatique, puisqu&rsquo;il est devenu le directeur de la Cyber-maison de Vitrolles, association créée par la nouvelle municipalité Mégret et qui a profité des locaux de l&rsquo;ancienne salle du Sous-Marin (expulsée par la mairie mégrétiste, comme on s&rsquo;en souvient). Nous ne participerons pas ici à colporter la rumeur selon laquelle il passerait ses journées de travail à développer son site et/ou à intervenir sur son forum (au prétexte que nombre de ses interventions sur son forum se font dans la journée)&#8230;<br />
En conclusion, gourou de la secte des apos, Pipet va avoir du mal à nous faire croire que son nouveau job à Vitrolles n&rsquo;a rien de politique, d&rsquo;autant que les skins-fafs reconvertis dans le petit personnel de la mairie ces cinq dernières années sont légion.</p>
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		<title>Portrait : Bruno Mégret</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Jan 2003 07:37:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Mégret]]></category>
		<category><![CDATA[Club de l’Horloge]]></category>
		<category><![CDATA[Comités d’Action Républicaine (CAR)]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Yves Le Gallou]]></category>
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		<description><![CDATA[Né le 4 avril 1949 dans le XVIe arrondissement de Paris, le petit Bruno grandit au sein d’une famille centriste, dont le père est conseiller d’État. Élève au lycée Louis-le-Grand en 1968, il enchaîne avec l’École polytechnique puis Ponts-et-Chaussées, et enfin des études scientifiques à Berkeley en Californie.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Né le 4 avril 1949 dans le XVIe arrondissement de Paris, le petit Bruno grandit au sein d’une famille centriste, dont le père est conseiller d’État. Élève au lycée Louis-le-Grand en 1968, il enchaîne avec l’École polytechnique puis Ponts-et-Chaussées, et enfin des études scientifiques à Berkeley en Californie.</p>
<p>Mégret s’engage rapidement en politique, précisément au RPR. Apparatchik par nature, il grimpe rapidement dans l’appareil et rentre en 1979 au comité central (chargé des argumentaires politiques), en particulier avec l’appui de Charles Pasqua. Il y reste jusqu’en 1982. Il mène parallèlement une carrière dans la haute administration, étant successivement chargé de mission au Commissariat au Plan puis à la DDE de l’Essonne avant de devenir conseiller technique au ministère de la Coopération jusqu’en 1981. Cependant, sur le plan idéologique, c’est au Club de l’Horloge qu’il trouve son bonheur dès 1974, et en devient l’administrateur jusqu’en 1981. Il y rencontre Yvan Blot et Jean-Yves Le Gallou, qu’il retrouvera plus tard au Front national.</p>
<p>La victoire des socialistes en mai 1981 est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. La rupture avec le RPR est totale, et Mégret ne voit aucun autre parti capable de l’accueillir (il faut dire que le FN est encore insignifiant). C’est pourquoi, au début de l’année 1982, il crée avec un ancien de l’Algérie française et du GRECE, Jean-Claude Bardet, les Comités d’Action Républicaine (CAR), sorte de clubs qui se donnent pour objectif de «mener des campagnes permanentes d’opposition pour préparer le retour d’un gouvernement non marxiste». Il en est le président de 1982 à 1988. Mais là encore, l’ambitieux Mégret trouve la structure insuffisante, et en 1985 il rejoint le FN. Il joue ainsi un rôle de figure symbolique de la volonté de rassemblement de la droite affichée par le FN en 1986 lors des élections législatives. En deux ans, il se retrouve directeur de la campagne présidentielle de Le Pen (il le sera à nouveau en 1995) ; un an après, il est nommé délégué général par Le Pen (le poste est créé pour l’occasion). On le voit, c’est son allégeance passée à Le Pen qui permet au moment de la scission à Mégret de considérer comme sien un parti dont il a contribué à structurer non seulement l’organisation mais aussi l’idéologie. Car c’est surtout au niveau du discours et de la propagande que Mégret s’est imposé, en particulier grâce à son Institut de Formation Nationale (IFN), véritable école des cadres FN, qui sont peu à peu devenus des cadres mégrétistes. La scission et le piège que constituait la campagne des «TSM» (Tout Sauf Mégret) relativise malgré tout les qualités tactiques qui pouvait lui être attribuées.</p>
<p>Parallèlement, dès 1987, il commence son travail d’implantation locale à Gardanne dans les Bouches du Rhône (il conduit la liste FN aux élections régionales de 1990 dans cette région).</p>
<p>Après avoir manqué de peu l’élection aux législatives de 1993, jouant décidément de malchance, il rate également de justesse l’élection municipale de juin 1995 à Vitrolles (43 % des voix). Un an et demi plus tard, à l’issue d’une véritable guerre électorale, il y fait élire sa femme Catherine (52,27% des voix) : la ville devient alors une vitrine de ce qu’il est capable de faire, à savoir le pire… Depuis il a tenté de s’implanter dans les Bouches-du-Rhône au niveau législatif en 1997, ce qui a de nouveau échoué. 2002 sera-t-il la bonne ?</p>
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		<title>RIFifi à Vitrolles</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Apr 2002 07:54:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Bruno Mégret]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles Sereau]]></category>
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		<category><![CDATA[Groupe union défense (GUD)]]></category>
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		<category><![CDATA[Memorial Records]]></category>
		<category><![CDATA[Rock Identitaire Français (RIF)]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans sa lutte pour la conquête du terrain culturel, l&#8217;extrême droite s&#8217;est découvert un nouveau vecteur, le Rock rebaptisé Identitaire Français (RIF). Depuis un an, une demi douzaine de groupes émergent, qui se revendiquent de ce courant musical. Dans un premier temps, seul le courant national-révolutionnaire, représenté par Nouvelle Résistance (l&#8217;organisation de Christian Bouchet) s&#8217;intéressait [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans sa lutte pour la conquête du terrain culturel, l&rsquo;extrême droite s&rsquo;est découvert un nouveau vecteur, le Rock rebaptisé Identitaire Français (RIF). Depuis un an, une demi douzaine de groupes émergent, qui se revendiquent de ce courant musical. Dans un premier temps, seul le courant national-révolutionnaire, représenté par Nouvelle Résistance (l&rsquo;organisation de Christian Bouchet) s&rsquo;intéressait à ce mouvement. Il était pour eux un porte-voix du mouvement nationaliste en direction de la jeunesse. Mais très vite, certains au sein du Front national se sont rendu compte de l&rsquo;intérêt qu&rsquo;il y avait à contrôler un tel mouvement.</p>
<p>L&rsquo;intérêt pour ce type de rock n&rsquo;est pas innocent, il permet de développer une culture de droite en direction des jeunes, mais il peut aussi permettre de créer des structures amies et donc de faire travailler des militants à temps partiel ou à plein temps. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;ont été réactivés les anciens réseaux du GUD. Cette stratégie s&rsquo;inscrit aussi dans le cadre de la prise de pouvoir des mégrétistes au sein du Front national qui s&rsquo;appuient sur la frange jeune proche des NR contre un FNJ «maréchalisé».</p>
<p>C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;en octobre 1998, la mairie de Vitrolles annonce dans son bulletin municipal la tenue d&rsquo;un concert de rock identitaire pour le 7 novembre au Stadium avec Vae Victis, In Memoriam et Île de France.</p>
<p>Cette initiative n&rsquo;a pas immédiatement déclenché l&rsquo;enthousiasme de toute l&rsquo;équipe municipale. L&rsquo;image qui colle au rock d&rsquo;extrême droite (skin, baston, bras tendus et apologie de la race blanche&#8230;) effrayait certains qui pensaient que ce concert risquait de donner une image de la mairie trop marquée. C&rsquo;est Mégret et son bras droit Fayard qui ont fait le forcing pour que le concert ait lieu. On verra ainsi qu&rsquo;à chaque stade de l&rsquo;organisation de ce concert ce sont des proches de Mégret que l&rsquo;on retrouve.</p>
<p>C&rsquo;est courant juillet que des contacts sont pris entre la mairie de Vitrolles et une société parisienne intitulée Memorial Records. C&rsquo;est elle qui produit et diffuse les groupes qui se revendiquent du RIF. Ses principaux animateurs sont Julien Beuzard, le gérant et Mathias Bricage, le directeur administratif et financier. Mais en fait le principal patron n&rsquo;est autre que Gilles Soulas, un pilier de l&rsquo;extrême droite activiste française. C&rsquo;est l&rsquo;un des propriétaires de la librairie néo-nazie l&rsquo;AEncre. Cet ancien du Front de la Jeunesse, branche jeune du PFN et du GUD, s&rsquo;est reconverti dans un business très lucratif : le minitel rose. On le retrouve derrière (c&rsquo;est le cas de le dire) le 3615 FAF (<strong>Femme aime Femme</strong>) mais aussi des minitels moins marqués comme 3615 Castings et le 3615 Boukin. Dans la galaxie Mégret, il joue un rôle important, un rôle de financier, mais il a aussi pour tâche de mettre au service de ce dernier ses anciens camarades du GUD aujourd&rsquo;hui bien installés. Il lui faut aussi récupérer dans l&rsquo;orbitre mégrétiste les NR comme la revue <em>Réflechir et Agir</em> qui est domiciliée par la société qui gère l&rsquo;AEncre. Depuis la scission du FN, Soulas est élu au conseil national et responsable du service d&rsquo;ordre de Mégret, rôle qui n&rsquo;est pas usurpé puisqu&rsquo;il est allé combattre en son temps avec les Phalanges chrétiennes au Liban.</p>
<p>Memorial Records et la mairie tombent rapidement d&rsquo;accord et trois groupes sont proposés : In Memoriam, Vae Victis et Île de France, le tout pour un montant de 80 000 francs (dont 30 000 francs de frais de transport en avion pour 27 personnes, 11 000 francs pour la sécurité et 14 400 francs de cachet). La boîte de sécurité chargée du concert est Ambassy Sécurité domiciliée 84 rue de Wattignies dans le douzième à Paris. À sa tête, on trouve un certain M. Serreau qui n&rsquo;est autre que l&rsquo;associé de Soulas à la librairie l&rsquo;AEncre. L&rsquo;autre fondateur d&rsquo;Ambassy est Michel Schneider, un nationaliste révolutionnaire ami des ultranationalistes serbes et russes qui est le bras droit de Jean-Jacques Susini à Marseille, chargé par Le Pen de faire la chasse au Mégret&#8230; Serreau a été candidat du Front national et Ambassy a plusieurs fois assuré la sécurité pour des manifestations du FN. Il est intéressant de noter que le contrat est signé entre Memorial et la Sarl GG Organisation, représentée par Michel Gaudin. Or dans l&rsquo;orbitre de Mégret, il existe une autre société GG Conseil, qui a contribué en 1994 pour 67 000 francs au budget du Front national, ce qui en faisait le deuxième contributeur après Plastic Omnium<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/rififi-a-vitrolles/#footnote_0_34" id="identifier_0_34" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="cf. REFLEXes n&deg;50">1</a></sup>.</p>
<p>À la mairie de Vitrolles, on voit les choses en grand, on prévoit de mettre à la disposition du public des cars au départ de Paris, Lyon, Nice et Toulouse ; le prix d&rsquo;entrée du concert est faible (50 francs). Le but est d&rsquo;attirer un maximum de spectateurs. Au service culturel, on parle même de plusieurs milliers de jeunes. La réalité sera heureusement moins rose. Tout d&rsquo;abord, la FNAC refuse de prendre les billets du concert en location, l&rsquo;affichage est inexistant sauf à Vitrolles. Les cars prévus ne seront jamais remplis (les deux cars de Paris ne prendront pas la route). La pub fonctionne à l&rsquo;envers, personne n&rsquo;a envie de bosser sur un tel concert.</p>
<p>Dans la nuit du 29 octobre 1998, une charge explosive détruit l&rsquo;installation électrique de la salle louée (le Stadium), la rendant inutilisable pour le concert. L&rsquo;attentat est d&rsquo;abord revendiqué au nom du groupe FTP puis démenti quelques heures plus tard. Pour les enquêteurs, l&rsquo;opération s&rsquo;apparente à une opération «menée par des professionnels» à l&rsquo;inverse des autres attentats de ce groupe.</p>
<p>Or le Stadium s&rsquo;est trouvé être un enjeu électoral durant la campagne des municipales, Mégret en faisant le symbole du gaspillage de l&rsquo;argent public de l&rsquo;ancien maire PS Jean-Jacques Anglade. Dans les tracts de Mégret, le Stadium était comparé à la pierre noire de la Mecque (dont il a la forme), un lieu destiné aux «Arabes et aux pédés». De plus, le contrat d&rsquo;exploitation liant la mairie à la société en charge de gérer le Stadium arrivait à expiration. On peut se poser beaucoup de questions sur les auteurs et les motivations de cet attentat. Évidemment, Mégret se pose en victime et annonce que le concert aura quand même lieu. Mais ses ennuis ne sont pas finis. La mairie décide que le concert se passera sur le parking du Stadium et veut installer un chapiteau. Comme par hasard, les candidats ne se bousculent pas pour louer leur matériel. Seule une boîte de Géménos, Azur Chapiteaux, accepte. Reste le problème de la sono, là encore aucune boîte de matériel de sononorisation, tout semble loué. Le jour du concert à quatre heures de l&rsquo;après midi, toujours pas de sono et les balances ne sont pas faites.</p>
<p>En désespoir de cause, la mairie décide de se servir de la sono de la salle des fêtes de Vitrolles et envoie une équipe d&rsquo;employés municipaux la chercher. Là encore, il y a un contretemps lorsqu&rsquo;ils veulent démarrer le camion, l&rsquo;antivol a été cassé et le camion ne veut pas partir. Après ces nombreux contretemps et une balance expédiée en quatrième vitesse, la soirée commence. La zone autour du concert est quadrillée d&rsquo;une part par la police nationale, par la police municipale mais aussi par la sécurité du Stadium. Ces derniers semblent trop métissés aux yeux du responsable du concert qui demande au chef de la sécu du Stadium de relever ses vigiles trop «bronzés» du parking. Le responsable de la sécu promet de lui éclater personnellement la tête s&rsquo;il arrive quoi que ce soit à un de ses gars. Du coup l&rsquo;autre préfère ne pas insister. Sur le parking, il y a peu de voitures, et encore moins de voitures immatriculées en dehors de la région (deux de la Seine-Saint-Denis et une bande de skins lyonnais au drapeau tricolore).</p>
<p>À l&rsquo;entrée du chapiteau, les appareils photos sont interdits, l&rsquo;équipe de France 2 qui voulait filmer le concert est refoulée. Tous les journalistes sont obligés de présenter leur carte de presse, de décliner leur nom et le titre de leur journal. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;une journaliste de <em>L&rsquo;Humanité</em> se fait bousculer par quelques courageux sous les yeux impassibles de la sécu d&rsquo;Ambassy et d&rsquo;Yvain Pottiez, un contractuel à qui la chasse aux journalistes a dû rappeler des souvenirs.</p>
<p>À l&rsquo;intérieur, c&rsquo;est le désert, pas plus de 300 personnes à vue de nez, et parmi elles pas mal de représentants de la municipalité, certains mêmes ceints de leur écharpe tricolore. D&rsquo;autres plus âgés accompagnent leur progéniture. Parmi les plus jeunes, on pouvait reconnaître des fachos aixois regroupés autour de Damien Leclère, responsable de Renouveau étudiant, Ombruck et ses acolytes de <em>Impact</em> (la revue qui remplace <em>Napalm Rock</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/rififi-a-vitrolles/#footnote_0_34" id="identifier_1_34" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="cf. REFLEXes n&deg;50">1</a></sup>, les Niçois de Fraction Hexagone accompagnés de leurs copines, quelques Italiens. Le bide complet. Fraction Hexagone demande à jouer, mais le staff de Memorial refuse. Ils ont juste droit à quelques dédicaces de la part des groupes sur scène. Question stands, peu de choses, à part la boutique grenobloise Terres Celtiques. Question ambiance, c&rsquo;est froid. Les plus excités sont les skins de Lyon, qui n&rsquo;arrêtent pas de lever le bras mais on calme rapidement leur ardeur intempestive, trop politiquement incorrecte. La soirée s&rsquo;étire jusqu&rsquo;à deux heures du matin, devant un public de plus en plus clairsemé. Ils ne sont qu&rsquo;une centaine à tout casser à la fin.</p>
<p>Le concert a été un bide et un crash financier, il a coûté 150 000 francs en comptant les groupes, la location du chapitau, les groupes électrogènes, les sonorisateurs et les techniciens. Il n&rsquo;a réussi à attirer que 300 personnes (en comptant le fort contingent de conseillers municipaux), ce qui fait <strong>500 (15 000) francs par entrée payante (50 francs)</strong>. Un concert de rock nazi subventionné à 90% est un bel exemple de gestion mégrétiste. Pour le RIF, l&rsquo;opération financière est plutôt positive (80 000 francs) mais politiquement il se sont compromis avec Mégret. Ce n&rsquo;est peut être pas le cheval idéal&#8230;</p>
<h3>Ce qu&rsquo;en ont dit les intéressés&#8230;</h3>
<p>Pas de surprise. Pour la municipalité de Vitrolles, le concert du 07 novembre a bien sûr été un pur succès et a attiré près d&rsquo;un millier de jeunes de Vitrolles et de ses environs. Son <em>Bulletin municipal</em> lui consacre une page entière, dont une large partie consiste en un descriptif des groupes musicaux participants. Ce communiqué triomphal est évidemment de bonne guerre. Las ! Il était démenti peu de temps après par un petit article dans <em>Français d&rsquo;Abord</em> qui montrait un peu plus de lucidité dans sa présentation de la soirée. Le nombre de participants était ramené à 300, le concert s&rsquo;était «étiré de 21 heures à 2 heures du matin». Restait «le courage de Catherine Mégret, Gilles Soulas et des groupes musicaux invités», confrontés aux «sabotages au sein des services techniques de la ville où sévissent encore quelques syndicalistes zélés et allergiques au verdict du suffrage universel». Sans doute des gens qui ne savent pas reconnaître la vraie kultur et la bonne musique&#8230;</p>
<p>Par ailleurs, <em>Le Lansquenet</em>, magazine du Renouveau Etudiant aixois, a consacré une page au concert, sur un ton dithyrambique cela va de soi. Ne se posant aucune question sur l&rsquo;origine de l&rsquo;attentat, l&rsquo;auteur de l&rsquo;article entonne le traditionnel refrain de la persécution et du courage des nationalistes. Mais c&rsquo;est une chanson que l&rsquo;on connaît&#8230;</p>
<h3>RIF &amp; boneheads</h3>
<p>Non moins sans surprise, le FN-MN oppose le gentil RIF à la musique de brute skinhead, dénonçant lors du concert une «campagne de presse mensongère amalgamant musique skinhead et RIF». Il faut dire que depuis un Premier mai de triste mémoire qui vit l&rsquo;assassinat d&rsquo;un homme d&rsquo;origine marocaine par des boneheads, les relations entre ces derniers et les FNs se sont pour le moins distendus&#8230; De fait, à première vue, peu de rapports entre les gentils Vae Victis, leur princesse gauloise et leurs «chansons évoquant la terre ancestrale, les épopées lyriques et épiques de nos aïeux» et les affreux de la 9°Panzer Symphonie, boneheads de la région parisienne dont on retrouve l&rsquo;humour pince-sans-rire dans le fanzine <em>Engrenage infernal</em>. Pourtant, on retrouve ces deux groupes sur une compilation de 1995, France explosion vol.1, en compagnie d&rsquo;autres lascars. Mais la concurrence musicale est rude et face à une scène bonehead qui reprend du poil de la bête, le RIF a intérêt à marquer sa différence. Le créneau «rock dur» étant occupé par les groupes Oï ou RAC, les groupes de RIF essayent de profiter du regain d&rsquo;intérêt pour la musique d&rsquo;inspiration celtique en mélangeant certains accords. Mails il est évident que le soutien qu&rsquo;ils rencontrent au sein de la jeunesse nationaliste est avant tout idéologique, plus que qualitatif. Le RIF profite des réseaux de distribution mis en place par les FNs et joue la carte de l&rsquo;ouverture en se moquant éperdument du soutien bonehead. Il n&rsquo;est pas évident que celui-ci soit dupe longtemps&#8230;</p>
<h3>Encadré de l&rsquo;édition papier</h3>
<p>Tout passe par le service culturel de la mairie ; à sa tête se trouve Brigitte Marandat, déléguée à la culture. C&rsquo;est une militante de longue date, sa famille aussi. On retrouve des membres de la famille dans l&rsquo;OAS dans les années 1960, puis au PFN dans les années 1970. <strong>Les deux frères</strong> ont vécu les beaux jours du Groupe Union Droit : Bernard, le docteur, était responsable du GUD à la faculté de médecine de Marseille. Il intègre vite le Front national quand celui-ci devient porteur et il s&rsquo;occupe un temps du FNJ. Avec l&rsquo;âge et les diplômes, il devient le responsable du Cercle National Santé Phocéa, une structure FN créée en direction du monde médical, <strong>longtemps en sommeil</strong>. Il est actuellement conseiller municipal de Marseille. Au moment de la scission, il a choisi Mégret, et il était présent au congrès de Marignane. Il est un des maillon essentiels dans la stratégie municipale de Mégret, comme responsable des Cercles Marseille Renouveau, une structure destinée à faire passer le message mégrétiste chez les décideurs économiques de la ville. Son frère Jacques était lui responsable du GUD à la faculté de droit d&rsquo;Aix-en-Provence. En 1976, à la sortie d&rsquo;un cinéma sur le cours Mirabeau il se retrouva nez à nez avec un responsables des JC locaux qui lui mit un coup de tête et l&rsquo;envoya à l&rsquo;hôpital. Le GUD national décida de le transformer en martyr et décréta une journée d&rsquo;action à Assas le 9 avril 1976.</p>
<p>Aux côtés de Mme Marendat, on trouve Sandrine Lagardère, qui présente la particularité de porter en pendentif une croix celtique. Toujours dans l&rsquo;organisation du concert, il y a Yves Bovero, président de l&rsquo;association Marseille Liberté, association qui servait à recueillir les chèques pour la création de la SCI Liberté 13. Cette SCI était chargée d&rsquo;acquérir le nouveau siège du Front national pour les municipales de 2001. Avec la scission, les fonds se sont taris et il n&rsquo;est plus question de SCI pour le moment.</p>
<p><strong>Publié à l&rsquo;automne 1998</strong></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_34" class="footnote"><em>cf.</em> <em>REFLEXes</em> n°50</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>REFLEXes Numéro 52 – Mai 1999</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 1999 14:36:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Numéros]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Mégret]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles Soulas]]></category>
		<category><![CDATA[In Memoriam]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement National Républicain (MNR)]]></category>
		<category><![CDATA[Vitrolles]]></category>

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		<description><![CDATA[(cliquez sur l&#8217;image pour télécharger le pdf du numéro) SOMMAIRE : Extrême droite : Gilles Soulas, Faf de petite vertu (page 3) Extrême droite : Rock identitaire, RIFifi à Vitrolles (page 7) Répression : Oubli direct: mise au point (page 11) Antimilitarisme : Reinventer le pacifisme (page 13) Interview avec Indree Michel La crise de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/1999/03/ReflexesNum52-03-1999.pdf"><img class="aligncenter wp-image-2037" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Reflexes0052-721x1024.jpg" alt="Reflexes0052" width="600" height="851" /></a><em><strong>(cliquez sur l&rsquo;image pour télécharger le pdf du numéro)</strong></em></p>
<hr />
<p><em><strong>SOMMAIRE :</strong></em></p>
<p>Extrême droite :</p>
<p><strong>Gilles Soulas, Faf de petite vertu (</strong>page <strong>3)</strong></p>
<p>Extrême droite :</p>
<p><strong>Rock identitaire, RIFifi</strong> <strong>à</strong> <strong>Vitrolles (</strong>page 7)</p>
<p>Répression :</p>
<p><strong>Oubli direct: mise au point (</strong>page 11)</p>
<p>Antimilitarisme :</p>
<p><strong>Reinventer le pacifisme (</strong>page 13)</p>
<p><strong>Interview avec Indree Michel</strong></p>
<p><strong>La crise de l&rsquo;armement (</strong>page 16)</p>
<p>Guerre en ex-Yougoslavie</p>
<p><strong>Le drame attendu du Kossovo (</strong>page 18)</p>
<p><strong>Dernière minute (</strong>page 21)</p>
<p><strong>Les rescapés de Srebrenica (</strong>page 22)</p>
<p>Sécurité :</p>
<p><strong>Transports en commun</strong></p>
<p><strong>RATP </strong>: <strong>la meilleure façon de réprimer (</strong>page 24)</p>
<p>NOTES DE LECTURE (page 29)</p>
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		<title>REFLEXes Numéro 45 – Mars 1995</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Mar 1995 08:38:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Numéros]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Mégret]]></category>
		<category><![CDATA[Cercle Renaissance]]></category>
		<category><![CDATA[Fédération professionnelle indépendante de la police (FPIP)]]></category>
		<category><![CDATA[Front national (FN)]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe de Recherches et d'Études sur la Civilisation Européenne (GRECE)]]></category>
		<category><![CDATA[Jacque Peyrat]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Michel Dubois]]></category>
		<category><![CDATA[Michel de Rostolan]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Bitault]]></category>
		<category><![CDATA[Vitrolles]]></category>

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		<description><![CDATA[(cliquez sur l&#8217;image pour télécharger le pdf du numéro) SOMMAIRE : Extreme droite : Le Front National et l’argent (page 3) Parti humaniste : la sale secte près de chez vous (page 5) Immigration : Roms : un crime annoncé (page 8) Livret Europe : Hooligans : des pains et des jeux (page 10) Autriche : L’Autriche en gris (page 14) [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/09/ReflexesNum45-03-1995.pdf"><img class="aligncenter wp-image-1847" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/09/ReflexesNum45-mars1995-714x1024.jpg" alt="ReflexesNum45-mars1995" width="600" height="860" /></a><strong><em>(cliquez sur l&rsquo;image pour télécharger le pdf du numéro)</em></strong></p>
<p style="text-align: left;">
<p><strong><em>SOMMAIRE :</em></strong></p>
<p>Extreme droite :</p>
<p><strong>Le Front National et l’argent (</strong>page 3<strong>)</strong></p>
<p><strong>Parti humaniste : la sale secte près de chez vous </strong>(page 5)</p>
<p>Immigration :</p>
<p><strong>Roms : un crime annoncé (</strong>page 8)</p>
<p>Livret Europe :</p>
<p><strong>Hooligans : des pains et des jeux (</strong>page 10)</p>
<p><strong>Autriche : L’Autriche en gris (</strong>page 14)</p>
<p><strong>Italie : Ciao, Gian Maria (</strong>page 16)</p>
<p><strong>Searchlight (</strong>page 18)</p>
<p>Police &#8211; Extreme droite :</p>
<p><strong>FPIP : FPIP pas on est des fafs (</strong>page 19)</p>
<p>Anarchisme :</p>
<p><strong>Liugi Fabbri : un effort de lucidité à l’aube du fascisme et du bolchévisme (</strong>page 21)</p>
<p>Histoire :</p>
<p><strong>Michel Taubmann : à propos de l’affaire Guingouin (</strong>page 24)</p>
<p>NOTES DE LECTURE (page 26)</p>
<p>&nbsp;</p>
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