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	<title>REFLEXes &#187; Xavier Raufer</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Biographies rapides de certains militants cités dans les articles</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 13:11:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Bouchet]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Venner]]></category>
		<category><![CDATA[Fabrice Robert]]></category>
		<category><![CDATA[Front national (FN)]]></category>
		<category><![CDATA[Front National de la Jeunesse (FNJ)]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Mabire]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Aliot]]></category>
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		<description><![CDATA[- Alliot, Louis Né en 1969, il a été délégué régional FNJ à partir de 1996 et conseiller régional fn de Midi-Pyrénées. Il est secrétaire départemental de la fédération de Haute-Garonne depuis 2000 et participe à la campagne de 2002. - Barnay, Catherine Née en 1952, elle milite dans les structures nationalistes depuis la fin [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>- Alliot, Louis<br />
Né en 1969, il a été délégué régional FNJ à partir de 1996 et conseiller régional fn de Midi-Pyrénées. Il est secrétaire départemental de la fédération de Haute-Garonne depuis 2000 et participe à la campagne de 2002.</p>
<p>- Barnay, Catherine<br />
Née en 1952, elle milite dans les structures nationalistes depuis la fin des années 1960 et mène en marge des activités commerciales liées à ce milieu, en particulier dans l&rsquo;édition. Elle est de fait un pivot de la communication nationaliste.</p>
<p>- Beketch (de), Serge<br />
catholique traditionaliste, il est par ailleurs animateur d&rsquo;une émission sur radio-courtoisie.</p>
<p>- Bonnefoy, William<br />
Ancien responsable du GUD à la fin des années 1980. Il est l&rsquo;un des principaux colporteurs de ragots de l&rsquo;extrême droite activiste et est en conflit ouvert avec de nombreux militants comme Christian Bouchet par exemple.</p>
<p>- Borde, Jacques<br />
ancien militant d&rsquo;ordre nouveau et des JNR de François Duprat, il a été le responsable de l&rsquo;édition française de la lettre confidentielle world report, basée en Irlande, qui n&rsquo;est plus disponible que sur internet.</p>
<p>- Bouchet, Christian<br />
Principal dirigeant d&rsquo;unité radicale et auparavant de nouvelle résistance n&rsquo;est plus à présenter. Portrait détaillé dans Reflexes n°51.</p>
<p>- Bourre, Jean-Paul<br />
Ami personnel de Philippe Randa, il a déjà pondu plus de 80 livres dont certains très mauvais. Il a également été animateur d&rsquo;une émission sur la radio ici &amp; maintenant.</p>
<p>- Bouteiller (de), Denis<br />
Ancien militant du PFN, parti concurrent du fn, dans les années 1970, il est devenu membre du FN en 1984 et a occupé des responsabilités électorales pour ce parti en région Rhône-Alpes. Passé aux mégretistes en 1998 puis devenu divers droite.</p>
<p>- Brigneau, François<br />
Né en 1919, ancien collaborateur pendant la guerre, il a écumé toute la galaxie nationaliste et sa presse depuis les années 1950.</p>
<p>- Bru, Jean-Christophe<br />
Co-animateur du groupe Île-de-France. Ancien militant du renouveau étudiant.</p>
<p>- Colombani, Philippe<br />
adhérent au FN depuis 1983, il a été membre du bureau politique et conseiller régional d’Île-de-France. Lors de la scission, il est passé dans le camp mégretiste où il s&rsquo;occupe de la formation des cadres.</p>
<p>- Cousteau, Pierre-Antoine<br />
Frère collaborationniste du commandant Cousteau.</p>
<p>- Cuny Jean-Marie<br />
Vieux briscard nationaliste, il a à son actif une vingtaine d&rsquo;ouvrages consacrés à la lorraine et il anime la revue la lorraine populaire, fondée en 1974. Catholique traditionaliste, il a été longtemps militant du fn avant de passer au MNR de Bruno Mégret. Il est le père de Clément Cuny, militant d&rsquo;Unité radicale récemment condamné pour incitation à la haine raciale pour les slogans d&rsquo;une manifestation d&rsquo;UR à Nancy en 2000.</p>
<p>- Fornal, Eric<br />
ce trentenaire a déjà un solide passé militant : Militant du cercle national des étudiants parisiens au début des années 1990, il a longtemps travaillé à la SERP. Passé aux mégretistes, il était au nom de Terre &amp; Peuple l&rsquo;un des animateurs du fantomatique front de la jeunesse lancé en février 1999. Il s&rsquo;investit tout azimut dans l&rsquo;édition.</p>
<p>- Gattegno, David<br />
Né en 1954, il gravite autour du milieu théâtral et est lié à Pardès depuis le début des années 1990 ainsi qu&rsquo;à Politica Hermetica, publiée par l&rsquo;âge d&rsquo;homme.</p>
<p>- Gaucher, Roland<br />
Né en 1919, il a été responsable des jeunesses du RNP de Marcel Déat pendant la guerre. Après l&rsquo;épuration, il devient journaliste, écrivain et militant politique. Il participe en particulier à la fondation du FN en 1972 et sera député européen de ce parti. Proche actuellement d&rsquo;unité radicale.</p>
<p>- Gauthier, Philippe<br />
Né en 1934, ayant participé à la guerre d’Algérie, il a publié essentiellement des romans d&rsquo;anticipation sur l&rsquo;invasion arabe de la France (la Toussaint blanche par exemple).</p>
<p>- Grazioli, Jean-Pierre<br />
Né en 1943, grand ami de thierry dreschmann, il a été mis en cause en février 2001 par clément cuny et deux de ses petits camarades pour leur avoir fourni des tracts racistes.</p>
<p>- Haddad, Richard<br />
Ancien responsable du cercle national des étudiants parisiens au début des années 1990, ce chrétien libanais né en 1968 est proche des phalangistes ; c&rsquo;est un militant du FN et de chrétienté-solidarité.</p>
<p>- Jolif, Thierry<br />
Proche de Christian Bouchet, ce passionné de musique électro-industrielle a longtemps animé lonsai maikov ainsi qu&rsquo;une émission de radio consacrée à cette musique à rennes.</p>
<p>- Lagane, Thomas<br />
né en 1968, il a été responsable du GUD et du FNJ avant d&rsquo;intégrer l&rsquo;atelier de propagande du FN en 1998. Propriétaire de plusieurs SARL de com&rsquo;.</p>
<p>- Le Digabel, Laurent<br />
Membre de terre &amp; peuple, il en était l&rsquo;un des animateurs sur Toulouse jusqu&rsquo;à l&rsquo;année dernière.</p>
<p>- Mabire, Jean<br />
Ancien des bataillons de choc parachutistes au début des années 1950, ce normand redevient journaliste dans la vie civile et participe à divers journaux, en particulier viking (1949-1958), avant de s&rsquo;engager pour l’Algérie française. Monté à paris au début des années 1960, il rejoint Dominique Venner et Europe-Action. Depuis, il n&rsquo;a plus quitté la scène nationaliste ou régionaliste.</p>
<p>- Mahe O&rsquo;Chinal, Jildaz<br />
Né en 1972, il est le fils d&rsquo;un journaliste célèbre de Paris-Match. Il a été très actif au fnj et dans le milieu gudard parisien au milieu des années 1990. Il est maintenant dans le secteur de la sécurité.</p>
<p>- Marmin, Michel<br />
Membre directeur du GRECE, passionné de cinéma et désigné rédacteur en chef d&rsquo;éléments depuis le début 2001.</p>
<p>- Matringhem, Jean-Jacques<br />
Il est le nouveau rédacteur en chef de la revue révisionniste l&rsquo;autre histoire et a donc repris à ce titre le pseudonyme d&rsquo;André Chelain utilisé par le passé par Henri Roques puis Tristan Mordrel. Professeur d&rsquo;histoire dans le secteur privé, ce nom est en fait le pseudonyme de Jimmy Pirson.</p>
<p>- Peltier, Martin<br />
Journaliste de formation ayant rejoint l&rsquo;orbite du FN dans les années 1980. Il a récemment publié un livre de mémoires.</p>
<p>- Peyrebonne (de), Micheline<br />
Vieille militante de la droite radicale, elle a longtemps animé la revue Europe-Notre Patrie fondée en 1965 et elle a participé à défense de l&rsquo;Occident. Elle continue de graviter autour de la mouvance nationaliste.</p>
<p>- Raufer, Xavier<br />
Pseudonyme de Christian de Bongain, militant néo-fasciste très actif dans les années 1970. Il continue d&rsquo;avoir des contacts fréquents et poussés avec la droite nationaliste.</p>
<p>- Robert, Fabrice<br />
Né en 1970, ce fils de militaire est une figure active de la mouvance NR : Responsable du journal Jeune Résistance, longtemps conseiller municipal FN de la Courneuve, guitariste du groupe Fraction&#8230; Il s&rsquo;occupe à présent plus particulièrement des contacts avec le milieu musical et anime les sites internet nr.</p>
<p>- Rouger, Philippe<br />
Né en 1967, il a été nommé délégué régional du FNJ à partir de 1996 puis directeur national adjoint à partir de 1998. Il est ensuite devenu secrétaire départemental FN de Loire-Atlantique.</p>
<p>- Roux (de), Dominique<br />
Militant nationaliste ayant joué un certain rôle dans quelques barbouzeries des années 1970.</p>
<p>- Thore, Paul<br />
Ex du FNJ, principal animateur de la revue l&rsquo;épervier et de la groupusculaire LNC (cf. Reflexes n°3).</p>
<p>- Venner, Dominique<br />
Vieux routier de l&rsquo;extrême droite passé par Jeune nation dans les années 1950 puis Europe-Action dans les années 1960 après avoir purgé une peine de prison pour ses activités pro-Algérie française. Retiré du militantisme depuis cette époque, il poursuit une activité éditoriale intense.</p>
<p>- Verdurier, Pierre<br />
Né en 1920, ce vieux monsieur a été proche de la collaboration et se trouvait à Berlin à la fin de la deuxième guerre mondiale pour filmer le conflit.</p>
<p>- Vouzellaud, Guillaume<br />
Né en 1968, il a été délégué régional du FNJ à partir de 1996 puis il a intégré la direction du service des adhésions du FN à partir de 2000 tout en devenant secrétaire départemental de Vendée.</p>
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		<title>Portrait Alexandre Del Valle</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 13:10:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Ouvrages, revues et médias]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Del Valle]]></category>
		<category><![CDATA[association France-Israël]]></category>
		<category><![CDATA[B'nai B'rith]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Bouchet]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe de Recherches et d'Études sur la Civilisation Européenne (GRECE)]]></category>
		<category><![CDATA[Synergies européennes]]></category>
		<category><![CDATA[Terre et Peuple (T&P)]]></category>
		<category><![CDATA[William Bonnefoy]]></category>
		<category><![CDATA[Xavier Raufer]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;après 11 septembre a été la triste occasion de voir (ré)apparaître dans les médias quelques sales faces dont la légitimité intellectuelle est très largement sujette à caution. C&rsquo;est le cas de quelques chevaux de retour comme Roland Jacquard ou Xavier Raufer, dont les orientations extrême droitières ne sont plus à démontrer. Mais de nouvelles têtes se sont mises à dépasser dont certaines ne nous sont pas inconnues. Alexandre Del Valle par exemple, pour qui le 11 septembre a été une chance historique. Vous n&rsquo;avez pas pu le rater : cet obsédé de la reconnaissance médiatique, né en 1968 dans le sud de la France dans une famille pied-noir, connaît depuis deux mois une surexposition télévisuelle et radiophonique. LCI, TF1, Le Figaro&#8230; La liste de ses interventions serait trop longue à établir. Del Valle a pu y étaler ses thèses, bloubiboulga intellectuel à mi-chemin entre le «choc des civilisations» de Huntington et le «grand complot américain contre l&rsquo;Europe» de la Nouvelle Droite. Pragmatique, notre «expert» a cependant compris à temps que le 11 septembre modifiait la donne et qu&rsquo;il fallait passer à une démarche «schmittienne» de désignation de l&rsquo;ennemi. Le monde arabo-musulman a tout naturellement endossé ce rôle, les USA se voyant reléguer au rang de simples adversaires. Cette orientation lui a permis d&rsquo;être en phase avec ce que les médias et les masses voulaient entendre. Mais la consécration est venue d&rsquo;ailleurs : de la communauté juive. Depuis deux mois en effet, Marc D&rsquo;Anna, puisque tel est son vrai nom enchaîne les conférences à l&rsquo;invitation de tout ce que la communauté juive parisienne compte d&rsquo;organisations droitières ou simplement pro-israéliennes, du B&rsquo;nai B&rsquo;rith à l&rsquo;association France-Israël. Le discours de D&rsquo;Anna vient en effet à point nommé rencontrer la lente dérive raciste d&rsquo;une fraction radicalisée de la communauté juive pour qui l&rsquo;Arabe devient peu à peu l&rsquo;ennemi à abattre. De certains sites Internet abjects au récent rapport du CRIF sur les violences antijuives qui désigne certains agresseurs par leur appartenance supposée à l&rsquo;ethnie arabe, c&rsquo;est la même perte de sang-froid qu&rsquo;on peut observer et qui laisse mal augurer de l&rsquo;avenir. Or les représentants de la communauté seraient bien inspirés de mieux choisir leurs nouveaux amis, surtout lorsqu&rsquo;ils ont la prétention de soutenir la «seule démocratie du Proche-Orient». Marc D&rsquo;Anna est en effet un digne représentant du courant politique français le plus droitier avec tout ce que cela implique. Ancien élève d&rsquo;institutions catholiques, son passage à l&rsquo;IEP d&rsquo;Aix au début des années 1990 n&rsquo;est pas passé inaperçu. Il y côtoie toute une fraction de la droite radicale et ses fréquentations le poussent à participer aux activités d&rsquo;Yggdrasill, petite secte païenne ultra-droitière, pour laquelle il écrit quelques articles dans la revue <em>Muninn</em>. Même si son itinéraire universitaire l&rsquo;éloigne ensuite quelque peu de ce courant pour le rapprocher de celui du général souverainiste Pierre-Marie Gallois au milieu des années 1990, les liens ne sont pas rompus. Tout naturellement, c&rsquo;est l&rsquo;extrême droite qui l&rsquo;invite dans ses conférences à partir de 1998 : néo-droitiers (Terre &amp; Peuple, GRECE), catholiques ultra (Chrétienté-Solidarité, JAC, lefebvristes)&#8230; D&rsquo;Anna parle là où on veut bien l&rsquo;écouter. Publier une brochure pour Synergies européennes dans la même collection que le négationniste Bernard Notin (sous pseudonyme de Frédéric Valentin) n&rsquo;embête pas non plus ce compagnon d&rsquo;une jeune femme juive argentine. En novembre 1998 n&rsquo;écrivait-il pas que «<em>l&rsquo;Européen n&rsquo;a pas à s&rsquo;excuser éternellement pour les Croisades, l&rsquo;Inquisition, la Colonisation ou la Shoah. L&rsquo;utilisation systématique, obscène même, des drames de la IIème Guerre mondiale pour discréditer les Patriotes européens est devenu tout simplement insupportable</em>» ?<br />
Mais tout ceci ne semble hélas pas être contradictoire. Si professionnellement, D&rsquo;Anna a bien compris le profit à tirer des liens avec la communauté juive, il semble que politiquement ses objectifs soient tout aussi clairs : profiter du contexte actuel, inespéré, pour faire sortir la droite radicale du ghetto politique dans lequel l&rsquo;a placé son antisémitisme dogmatique, le tout grâce à un ennemi commun : l&rsquo;Arabo-musulman. Il y a ainsi deux D&rsquo;Anna : celui qui s&rsquo;incruste dans la communauté juive et multiplie les gages de bonne conduite Politiquement Correcte en attaquant les «nazis» et celui qui continue à écrire dans des revues extrême droitières comme <em>Relève politique</em>, lancée en septembre dernier par Christophe Dungelhoeff (sous pseudonyme Xavier Van Lierde) avec d&rsquo;autres anciens Aixois et continuerait à rencontrer quelques représentants de la droite la plus nazifiante comme William Bonnefoy pour leur expliquer sa démarche. Des attaques récentes d&rsquo;Emmanuel Ratier et de Christian Bouchet (UR) montrent qu&rsquo;une fraction du milieu nationaliste renâcle à ce rapprochement jugé contre-nature. Mais il y a fort à parier qu&rsquo;une majeure partie de l&rsquo;extrême droite comprenne tout l&rsquo;intérêt politique que présente ce Guillaume Faye nettement plus présentable et adopte une attitude pragmatique consistant à considérer que le succès de D&rsquo;Anna est objectivement une bonne chose puisqu&rsquo;il permet la diffusion dans les grands médias d&rsquo;un discours proche du sien. De fait, les représentants juifs ont-ils mesuré toute leur responsabilité ? On peut hélas répondre non. Jupiter rend fou ceux qu&rsquo;il veut perdre&#8230;</p>
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		<title>Médiatisation d’une élection : la foire de l’intox</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Jan 2003 08:44:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
		<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Faisceaux actions nationales européens (FANE)]]></category>
		<category><![CDATA[Front national (FN)]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Gilles Malliarakis]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement Nationaliste Révolutionnaire (MNR)]]></category>
		<category><![CDATA[Occident]]></category>
		<category><![CDATA[Xavier Raufer]]></category>

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		<description><![CDATA[Avant les résultats, les journaux s’accordent tous à dire que la campagne est inintéressante, que le résultat pour le deuxième tour est couru d’avance, avec un duel Jospin-Chirac. Le Pen est alors donné à 14% dans les sondages et Jospin à 18%. Le Pen est qualifié de troisième homme fort, après ce titre visiblement si envié ait été attribué à Laguillier et Chevènement.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Avant les résultats, les journaux s’accordent tous à dire que la campagne est inintéressante, que le résultat pour le deuxième tour est couru d’avance, avec un duel Jospin-Chirac. Le Pen est alors donné à 14% dans les sondages et Jospin à 18%. Le Pen est qualifié de troisième homme fort, après ce titre visiblement si envié ait été attribué à Laguillier et Chevènement.</p>
<p>On peut lire à travers les différents articles consacrés à Le Pen que le Front national a réservé des salles pour des meetings au second tour. À ce moment-là pourtant, personne ne croit à la possibilité de Le Pen au deuxième tour dans les médias. Ne s’attendant pas à cette éventualité, les médias vont être obligés de réagir en urgence, ce qui explique parfois des articles, des analyses pas toujours très justes.</p>
<p>Le lendemain du premier tour, les mots qui reviennent le plus sont «le choc», «le séisme», «Non». Pour Le Figaro, on peut penser que le séisme en question concerne peut-être plus l’absence de Lionel Jospin que la présence de l’extrême droite pour le second tour.</p>
<p>Pendant les 15 jours qui séparent les deux tours les journaux vont multiplier les effets de Une.</p>
<p>Si l’on prend Libération, Le Pen fait la Une deux fois, à chaque fois au lendemain des scrutins. Le 6 avril on voit Le Pen en couverture, avec un «Non» prenant la moitié de la Une. La seconde fois, le 6 mai, la mise en page est calquée sur celle du 26 avril, avec un «Oui», prenant la moitié de la page, avec cette fois Le Pen, de dos en bas de page. Tout au long de ces deux tours, Libération va souvent proposer en une des images des manifestations anti-FN. L’Humanité le 26 avril, aura pratiquement la même Une que Libération, une image de Le Pen, barré, avec «Non» écrit en première page. On peut noter que bon nombre de manifestants reprendront les Unes de Libération, L’Humanité et Charlie Hebdo («plutôt baisé par Chirac que violé par Le Pen») pour fabriquer leurs banderoles.</p>
<p>Globalement, l’ensemble de la presse de «gauche» (Libération, Charlie Hebdo, Le Canard Enchaîné, L’Humanité) adopte la rhétorique du PS, qui consiste à dire qu’il faut utiliser le vote Chirac pour battre Le Pen et assumer le vote escroc plutôt que le vote facho.</p>
<p>Assez vite, dans les jours qui suivent, on voit fleurir des portraits et des analyses des programmes du FN (Libération et Le Monde), avec parfois pas mal d’erreurs. On apprend dans Libération du 26 avril que le MNR (Mouvement Nationaliste Révolutionnaire, futur Troisième Voie) de Malliarakis ou que la FANE de Fredriksen intègrent le FN dans les années 1970. Or, la FANE n’a été intégrée au FN, pour le service d’ordre et les collages que du vivant de François Duprat. Le MNR de Malliarakis n’a jamais appartenu au FN, au contraire, il était composé d’individus ne se reconnaissant pas dans la ligne du FN.<br />
Le plus intéressant étant le numéro du 30 avril, où la légende d’une photo indique que le groupe Occident (!) défile le premier mai. Au vu des images, il s’agit plutôt de membres d’Unité radicale… Pour information, signalons que le mouvement Occident n’a jamais défilé pour la fête de Jeanne d’Arc, et encore moins le premier mai. Ce mouvement a été dissout par le Conseil des Ministres le 31 octobre 1968.</p>
<p>On peut s’étonner parfois de voir certains s’ériger en donneurs de leçons et spécialiste de la lutte anti-fasciste comme Charlie Hebdo, qui quelques semaines auparavant citaient Xavier Raufer dans un de leur article, sans préciser le parcours du personnage (ancien d’Occident et toujours proche des milieux barbouzes).</p>
<p>La presse redécouvre les mouvements anti-fascistes, enfin surtout Ras l’Front, qui était cliniquement mort. Pour la presse, assez vite, l’élément moteur de la mobilisation anti-FN dans les rues se résume à Ras l’Front. Dans son numéro du 26 avril, dans le portrait d’une militante de Ras l’Front (mouvement fondé en 1991) on apprend que le Scalp-Reflex et le réseau No Pasaran «ont suivi» Ras l’Front sur la lutte contre l’extrême droite. Cela fera sans doute plaisir aux scalpeurs des années 1980…</p>
<p><strong>La télévision</strong></p>
<p>Signe des temps, «Envoyé Spécial» repart comme au bon vieux temps avec des émissions spéciales sur le FN. Les spécialistes maisons et les journalistes chargés de couvrir le FN les années précédentes, reviennent sur le devant de la scène, alors que la plupart ont arrêté de suivre l’actualité de l’extrême droite depuis des années. Visiblement obligés de faire du zèle, les journalistes nous proposent même des sujets sur Unité radicale, ce qui n’arrivait jamais auparavant.</p>
<p>Ce qui frappe dans les sujets sur le FN après le premier tour, c’est la facilité avec laquelle les électeurs et militants se laissent filmer et revendiquent le vote ou l’appartenance au FN. Comme les autres années, on a droit au reportage dans le petit village où le FN dépasse les 50%. Alors qu’auparavant les journalistes ne pouvaient jamais trouver les éventuels électeurs du FN, cette année les gens assument leur vote, interpellent les journalistes pour le revendiquer, et pas seulement dans les petits villages. La peur ou la honte du vote ou de l’appartenance au FN semblent avoir disparu. Ce qu’il faut retenir, c’est que les sympathisants du FN ne veulent plus se cacher, un tabou a été levé avec les 18% du cyclope de Montretout.</p>
<p><strong>Le délire Internet</strong></p>
<p>Internet n’est pas en reste dans ce débordement de bons sentiments républicains. Les messages les plus délirants ont circulé, sans que personne ou presque ne prenne le temps de les lire sérieusement, s’empressant de les envoyer à ses correspondant.</p>
<p>On peut prendre l’exemple du fameux «socialement à gauche, économiquement à droite …» de Le Pen, phrase prononcée le soir du premier tour.</p>
<p>Très vite un mail circule, émanant d’un professeur d’histoire inconnu, où cette phrase est mise en parallèle avec un discours d’Hitler du 29 novembre 1932, où l’on retrouve la même formule.</p>
<p>Outre le fait qu’Hitler n’a jamais dit être socialement à gauche, il n’y a pas eu de congrès du NSDAP ce jour-là. Il s’agit de la date de naissance de Jacques Chirac et de la signature du pacte de non-agression franco-soviétique. De plus le message indique que le NSDAP signifie Nationalsozialistische Demokratische Partei, soit le Parti National Socialiste Démocratique… Les fafs doivent en rigoler encore (pour rappel, NSDAP signifie Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, Parti National-Socialiste Ouvrier Allemand). On peut s’interroger sur l’origine de ce genre de message et sur la réelle volonté de son auteur.</p>
<p>Une autre rumeur circula sur Internet, d’une autre nature, pour inciter les abstentionnistes à se déplacer. C’est celle d’un rapport des RG, commandé par la Mairie de Paris et reçu au Cabinet d’Henri Emmanuelli, annonçant Le Pen à plus de 40% au deuxième tour.</p>
<p>Les RG ne font plus de sondages depuis quelques années. En théorie, ils ne sont plus autorisés à le faire. De plus, il n’y a aucune raison pour que ce soit Henri Emmanuelli qui ait pris connaissance de ce sondage, pour la simple raison qu’il n’est pas au gouvernement, ni à l’Assemblée nationale et qu’il n’a plus de fonction officielles au PS. Les renseignements généraux dépendent par ailleurs du gouvernement et pas de la Mairie de Paris…</p>
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