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	<title>REFLEXes &#187; Club de l’Horloge</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Le 14 mai à Lyon, Alerte : propagation de la fièvre porcine !</title>
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		<pubDate>Thu, 05 May 2011 16:34:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le 14 mai prochain devrait avoir lieu à Lyon la &#171;&#160;Marche des cochons&#160;&#187; . Manifestation appelée et organisée par le groupe jeune de la mouvance identitaire lyonnaise &#171;&#160;Rebeyne!&#160;&#187;. Prétendant surfer sur le &#171;&#160;buzz&#160;&#187; internet de leur &#171;&#160;occupation&#160;&#187; du &#171;&#160;Quick hallal&#160;&#187; de Villeurbanne courant 20101, la mouvance identitaire veut transformer l&#8217;essai. Assurément pour eux cette manifestation [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 mai prochain devrait avoir lieu à Lyon la &laquo;&nbsp;Marche des cochons&nbsp;&raquo; . Manifestation appelée et organisée par le groupe jeune de la mouvance identitaire lyonnaise &laquo;&nbsp;Rebeyne!&nbsp;&raquo;. Prétendant surfer sur le &laquo;&nbsp;buzz&nbsp;&raquo; internet de leur &laquo;&nbsp;occupation&nbsp;&raquo; du &laquo;&nbsp;Quick hallal&nbsp;&raquo; de Villeurbanne courant 2010<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-14-mai-a-lyon-alerte-propagation-de-la-fievre-porcine/#footnote_0_474" id="identifier_0_474" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="http://rebellyon.info/Polemiques-a-propos-des-Quick.html et aussi http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Actualite/Polemique/Quand-des-porcs-anti-halal-envahissent-le-Quick-Villeurbanne ">1</a></sup>, la mouvance identitaire veut transformer l&rsquo;essai. Assurément pour eux cette manifestation a une importance nationale, et pour s&rsquo;en assurer il suffit de voir la communication faite autour de l&rsquo;évènement : des bus affrêtés de Bretagne, de Paris et Nice, et 500 masques porcins prévus pour l&rsquo;occasion. Après la manifestation parisienne sous l&rsquo;étiquette &laquo;&nbsp;<a href="http://reflexes.samizdat.net/une-autre-jeunesse/">Une Autre Jeunesse</a>&laquo;&nbsp;, les identitaires veulent faire mieux et le choix de Lyon n&rsquo;est pas anodin. Par ailleurs l&rsquo;appel se veut plus large que la simple famille identitaire et nationaliste : une main tendue aux artisans, aux laïcs xénophobes et aux protecteurs des animaux gravitant autour de la Fondation Brigitte Bardot et de la campagne contre l&rsquo; &laquo;&nbsp;Abattage Rituel&nbsp;&raquo;. Ce sera un test de plus pour les identitaires : sont-ils capables de rassembler sur leurs positions au delà de la famille nationaliste et de leurs propres réseaux ?</p>
<p><strong>Identitaires = ethno-différencialistes pour une Europe blanche</strong></p>
<p>Dans le corpus de pensée élaboré depuis les années 1970 par la &laquo;&nbsp;Nouvelle Droite&nbsp;&raquo;<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-14-mai-a-lyon-alerte-propagation-de-la-fievre-porcine/#footnote_1_474" id="identifier_1_474" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La &laquo;&nbsp;Nouvelle Droite&nbsp;&raquo; d&eacute;signe un courant politique et id&eacute;ologique repr&eacute;sent&eacute; par deux organisations : le Groupement de Recherche et d&rsquo;Etudes pour la Civilisation Europ&eacute;enne (GRECE) fond&eacute; le 17 janvier 1969 et le Culb de l&rsquo;Horloge apparu en 1974. ">2</a></sup>, un des principaux concepts est celui de l&rsquo;ethno-différencialisme. Il ne s&rsquo;agit plus de catégoriser des groupes humains sur des bases biologico-morphologiques et d&rsquo;en faire une hiérarchie (racisme et racialisme) mais de les appréhender sur des bases ethno-culturelles et sociales. Derrière le maniement du concept complexe, vague et large &laquo;&nbsp;d&rsquo;identité&nbsp;&raquo;, se camoufle la revendication d&rsquo;une homogénéité ethno-culturelle, autrement dit d&rsquo;une France, et dans l&rsquo;optique pan-européenne de cette mouvance, d&rsquo;une Europe blanche, païenne et chrétienne. On peut noter là une différence avec la pensée &laquo;&nbsp;originelle&nbsp;&raquo; gréciste qui critiquait l&rsquo;hégémonie culturelle et spirituelle chrétienne au détriment des cultures et spiritualités païennes (celtes ou scandinaves par exemple)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-14-mai-a-lyon-alerte-propagation-de-la-fievre-porcine/#footnote_2_474" id="identifier_2_474" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&laquo;&nbsp;[...] la christianisation de l&rsquo;Europe fut l&rsquo;&eacute;v&egrave;nement le plus d&eacute;sastreux de toute l&rsquo;histoire advenue &agrave; ce jour, la catastrophe au sens propre du terme.&nbsp;&raquo; Alain de Benoist, principal animateur et id&eacute;ologue de cette mouvance. ">3</a></sup>Pour les identitaires, le combat contre l&rsquo;Islam est un combat contre les musulmans, ni plus ni moins. Le paradigme politique actuel leur laisse un espace politique potentiel conséquent. La droite parlementaire en reprenant à son compte les thèmes &laquo;&nbsp;d&rsquo;identité nationale&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;la place de l&rsquo;Islam&nbsp;&raquo;, par effet de miroir, ne fait que donner du crédit et une certaine légitimité aux thèses et analyses développées depuis 20 ans par les différentes chapelles de la droite nationaliste. L&rsquo; &laquo;&nbsp;hégémonie culturelle&nbsp;&raquo;<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-14-mai-a-lyon-alerte-propagation-de-la-fievre-porcine/#footnote_3_474" id="identifier_3_474" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Pour la &laquo;&nbsp;Nouvelle Droite&nbsp;&raquo;, la prise du pouvoir politique, qui reste l&rsquo;objectif, passe par la conqu&ecirc;te du pouvoir culturel et le combat des id&eacute;es. En d&rsquo;autres termes, arriver &agrave; imposer ses th&eacute;matiques et ses analyses comme bases de d&eacute;bat.">4</a></sup> dans la pensée politique de la &laquo;&nbsp;Nouvelle Droite&nbsp;&raquo; semble finir par avoir fonctionné, puisque son but a toujours été d&rsquo;amener la droite gaulliste et libérale à épouser ses thématiques, par l&rsquo;intermédiaire de &laquo;&nbsp;boutiques&nbsp;&raquo; communes comme le Club de l&rsquo;Horloge<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-14-mai-a-lyon-alerte-propagation-de-la-fievre-porcine/#footnote_4_474" id="identifier_4_474" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce &laquo;&nbsp;club&nbsp;&raquo; d&eacute;veloppe une id&eacute;ologie lib&eacute;rale, nationale et autoritaire ayant avant tout pour vocation l&rsquo;entrisme dans la haute administration : &laquo;&nbsp;Ce dont nous avons besoin, c&rsquo;est d&rsquo;hommes influents ayant leur place dans les sph&egrave;res de d&eacute;cision d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et plus encore dans celles de demain&nbsp;&raquo; Nouvelle Ecole n&deg; 9 (revue proche du GRECE).">5</a></sup>. Le Club de l&rsquo;Horloge ayant eu à Lyon jusque dans les années quatre-vingt-dix une audience allant du Front National aux milieux barristes en passant par le Parti Républicain, et à un moindre niveau l&rsquo;UDF.</p>
<p>Pour les Identitaires, il ne s&rsquo;agit plus de critiquer le métissage à cause du sous-entendu raciste qu&rsquo;il induit, mais de lutter contre le multiculturalisme censé provoquer le délitement des &laquo;&nbsp;identités&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est par cette pirouette dialectique que cette droite radicale entend se défendre de toute pensée raciste (&laquo;&nbsp;100% identité, 0% racisme&nbsp;&raquo;), le mélange des cultures et des peuples conduisant à terme à une disparition de certaines au profit des autres ou à une homogénéisation considérée comme mortifère. Pour que la diversité des cultures et des identités reste possible, il faut construire des murs et des miradors entre elles : chaque terre a son peuple, chaque peuple a sa terre. Pour argumenter sur cette disparition des identités (régionales, nationales et continentales), le musulman tient le rôle de l&rsquo;envahisseur, qui impose son culte et sa culture. <a href="http://www.acrimed.org/article2106.html" target="_blank">Ici Novopress</a>, pseudo &laquo;&nbsp;agence d&rsquo;information indépendante&nbsp;&raquo; a pour mission de relever au quotidien tous les faits divers permettant de mettre à jour la guerre civilisationnelle en cours. Peu importe que tous les faits divers n&rsquo;aient pas de liens tangibles entre eux, le seul fait que ceux sélectionnés dans l&rsquo;actualité locale ou nationale concernent des musulmans, des personnes issues de l&rsquo;immigration ou d&rsquo;origine magrébine, sert de preuve en soi du péril qui nous guetterait. Les méchants musulmans et maghrébins (traduire &laquo;&nbsp;les Arabes&nbsp;&raquo;) d&rsquo;un côté et les gentils Français (traduire &laquo;&nbsp;blancs et non musulmans&nbsp;&raquo;) de l&rsquo;autre. Pour autant coller l&rsquo;étiquette de &laquo;&nbsp;fascistes&nbsp;&raquo; aux identitaires est une approximation politique. D&rsquo;une part, le mot est galvaudé et utilisé à tort et à travers et surtout il ne rend pas compte de la stratégie pernicieuse de la doctrine identitaire. Cela n&rsquo;empêche pas qu&rsquo;individuellement certains identitaires restent inspirés par les doctrines fascistes et néo-fascistes italiennes comme le montre les connexions entre une partie des identitaires français et les néo-fascistes de <a href="http://www.article11.info/spip/Retour-de-brun" target="_blank">Casapound</a>.</p>
<p><strong>Développement local et métapolitique</strong></p>
<p>La stratégie identitaire construite depuis 2003 s&rsquo;axe sur plusieurs aspects. D&rsquo;une part faire parler d&rsquo;elle par des &laquo;&nbsp;hapenning&nbsp;&raquo;, des coups médiatiques ou des &laquo;&nbsp;<a href="http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Politique/Extreme-droite/Apero-rosette-pinard-decryptage-d-un-gros-coup-de-pub-d-extreme-droite" target="_blank">buzz</a>&nbsp;&raquo; sur la toile comme l&rsquo;organisation de l&rsquo; &laquo;&nbsp;<a href="http://rebellyon.info/Communique-de-presse-du-Collectif.html" target="_blank">apéro rosette pinard</a>&nbsp;&raquo; . Ensuite, développer localement plusieurs façades associatives sur des thématiques sociales, culturelles et régionalistes. Enfin, et c&rsquo;est le dernier objectif, porter une voix au niveau national en profitant de la médiatisation autour <a href="http://reflexes.samizdat.net/presidentielle-2012-du-gouillon-dans-la-soupe-aux-vardon/">de la campagne présidentielle</a>. C&rsquo;est le concept de &laquo;&nbsp;métapolitique&nbsp;&raquo; développé par le GRECE et la &laquo;&nbsp;Nouvelle Droite&nbsp;&raquo; depuis la fin des années 1960. C&rsquo;est évidemment un défi que s&rsquo;est lancé cette mouvance, et on peut légitimement douter qu&rsquo;eux-même pensent en tirer un résultat dans les urnes, le but n&rsquo;étant pas là. Le Bloc Identitaire, principale organisation adulte de la mouvance du même nom,<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-14-mai-a-lyon-alerte-propagation-de-la-fievre-porcine/#footnote_5_474" id="identifier_5_474" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" La mouvance identitaire d&eacute;signe plusieurs organisations politiques qui s&rsquo;en r&eacute;clament comme Terre &amp; Peuple ou la Nouvelle Droite Populaire.">6</a></sup>, entend très certainement prendre une place dans le champ politique à droite du Front National, en caressant le rêve d&rsquo;acquérir suffisamment de poids pour pouvoir, au moins localement, négocier des accords électoraux en vu d&rsquo;élections locales. Cette dynamique est déjà enclenchée dans les villes de Nice et d&rsquo;Orange<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-14-mai-a-lyon-alerte-propagation-de-la-fievre-porcine/#footnote_6_474" id="identifier_6_474" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Dont le Maire, Jacques Bompard, est pr&eacute;sident de la Ligue du Sud. ">7</a></sup> où leur implantation n&rsquo;est pas anodine.<br />
Dans l&rsquo;optique &laquo;&nbsp;métapolitique&nbsp;&raquo; reprise de la pensée de la &laquo;&nbsp;Nouvelle Droite&nbsp;&raquo;, les identitaires construisent depuis leur création une stratégie de développement local d&rsquo;une part et &laquo;&nbsp;d&rsquo;agitation&nbsp;&raquo; culturelle et sociale à travers toute une galaxie d&rsquo; &laquo;&nbsp;associations&nbsp;&raquo; plus ou moins fictives dans le sens où l&rsquo;on retrouve souvent les mêmes personnes aux commandes.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/Lugdunumsuum3-1742f.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1520" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/Lugdunumsuum3-1742f.jpg" alt="Lugdunumsuum3-1742f" width="340" height="475" /></a></p>
<p>A Lyon les identitaires travaillent depuis plusieurs années à développer leur réseau local et à s&rsquo;implanter &laquo;&nbsp;culturellement&nbsp;&raquo;. Du côté culturel stricto sensu, après la courte expérience du &laquo;&nbsp;label&nbsp;&raquo; identitaire lyonnais Voraces productions<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-14-mai-a-lyon-alerte-propagation-de-la-fievre-porcine/#footnote_7_474" id="identifier_7_474" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="3 concerts organis&eacute;s entre 2006 et 2007 dans une salle lou&eacute;e &agrave; un particulier sur la commune de Planaise non loin de l&rsquo;a&eacute;roport Saint-Exup&eacute;ry. ">8</a></sup> (créé en son temps par Gérald Pichon alias Franck Lancier, monté à Paris depuis 2009), ils se sont recentrés sur le localisme culturel à travers l&rsquo;association Les Petits Lyonnais (appelé aussi Culture Lyon) qui organise depuis trois ans une montée aux flambeaux à Fourvière à l&rsquo;occasion du <a href="http://rebellyon.info/Les-fachos-identitaires-dans-la.html" target="_blank">8 décembre</a>, en développant tout un discours se voulant populaire et critiquant la folklorisation au profit du tourisme et du commerce.</p>
<div id="attachment_1521" style="width: 329px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/petits_lyonnais-8fb27.jpg"><img class="size-full wp-image-1521" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/petits_lyonnais-8fb27.jpg" alt="Le porte parole de l'asso &quot;Les Petits Lyonnais&quot;" width="319" height="285" /></a><p class="wp-caption-text">Le porte parole de l&rsquo;asso &laquo;&nbsp;Les Petits Lyonnais&nbsp;&raquo;</p></div>
<p>L&rsquo;étape la plus récemment franchie est l&rsquo;ouverture d&rsquo;un local, du nom convenu mais qui fait tellement &laquo;&nbsp;gone&nbsp;&raquo;, <a href="http://rebellyon.info/Un-nouveau-local-extremiste-dans.html" target="_blank">La Traboule</a>, situé dans le quartier Saint-Jean, à deux pas de la Place du Change<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-14-mai-a-lyon-alerte-propagation-de-la-fievre-porcine/#footnote_8_474" id="identifier_8_474" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ironie de l&rsquo;histoire, le GRECE lyonnais, en prenant au fil des d&eacute;cennies des noms diff&eacute;rents (Cercle Europe, Cercle Galil&eacute;e ou Cercle Henri Vincenot) a toujours &eacute;t&eacute; domicili&eacute; au 3 place du Change dans le 5e arrond de Lyon. ">9</a></sup>. Bien qu&rsquo;officialisé seulement le 13 avril dernier, les identitaires prétendent que son ouverture publique remonte au mois d&rsquo;octobre 2010, ce qui est un mensonge ridicule alors qu&rsquo;il y a encore quelques semaines, il était en pleins travaux. Peut-être confondent-ils les débats privés du Cercle de Précy (énième étiquette locale pour un groupe organisant des débats politico-théoriques) avec le &laquo;&nbsp;public&nbsp;&raquo; ? Plus anecdotique, et très certainement créé pour toucher un public jeune ainsi que les milieux indépendants et hooligans, les identitaires lyonnais ont mis sur pied le &laquo;&nbsp;club&nbsp;&raquo; de sports de combat Lugdunum Torgnole.</p>
<div id="attachment_1522" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/hools_1.jpg"><img class="wp-image-1522" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/hools_1-1024x692.jpg" alt="15 Septembre 2010 à Lyon : Rassemblement en soutien à &quot;Papy Gallinier&quot; organisé par le Bloc Identitaire Lyon, en présence de Fabrice Robert (en costard de profil sur la gauche de la photo) et de Renaud Mannheim leader de Lyon Dissident (sur la droite du cliché avec sa casquette et ses lunettes)" width="600" height="405" /></a><p class="wp-caption-text">15 Septembre 2010 à Lyon : Rassemblement en soutien à &laquo;&nbsp;Papy<br /> Gallinier&nbsp;&raquo; organisé par le Bloc Identitaire Lyon, en présence de<br /> Fabrice Robert (en costard de profil sur la gauche de la photo) et de<br /> Renaud Mannheim leader de Lyon Dissident (sur la droite du cliché avec sa casquette et ses lunettes)</p></div>
<p><em> </em></p>
<p>On peut supposer que la prochaine étape sera la présentation par le Bloc Identitaire Lyonnais d&rsquo;une liste pour les élections municipales de 2014, La Traboule faisant office de local de campagne. Les encouragements à l&rsquo;implantation locale sur le modèle de ce qui s&rsquo;est fait à Nice permettent aux identitaires de voir plus &laquo;&nbsp;grand&nbsp;&raquo;, en tentant de jouer de tout leur poid dans le champ politique d&rsquo;une grande agglomération. La difficulté pour eux sera très certainement l&rsquo;opposition au Front National local, tenu par <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/">les troupes</a> de Bruno Gollnisch et l&rsquo;Oeuvre Française, qui correspondent mieux aux tendances catholiques traditionalistes et intégristes très présentes entre Rhône et Saône depuis toujours. Lyon a longtemps été une ville très catholique et le paganisme des nationalistes-révolutionnaires ou des grécistes n&rsquo;a jamais eu forte audience. De plus la structure militante lyonnaise est plutôt faible, bien qu&rsquo;ils se targuent de compter sur une cinquantaine de militants actifs, les identitaires sont menés par un noyau dur de 10 à 15 personnes, comme c&rsquo;est le cas depuis leur création. Le cercle de sympathisants s&rsquo;est élargi mais reste volatile, en témoigne notamment les (plus) jeunes et les hooligans qui se sont depuis plusieurs mois rapprochés de la mouvance néo-nazie.</p>
<p><strong>Le 14 mai prochain : exposition porcine</strong></p>
<p>À la différence de celle de Paris, on peut s&rsquo;attendre à ce que les rangs de la manifestation soient composés d&rsquo;autres chapelles de la droite nationaliste, et notamment des milieux radicaux de manière plus importante. Le potentiel local est non négligeable de ce côté. On peut s&rsquo;attendre à ce que le &laquo;&nbsp;service d&rsquo;ordre&nbsp;&raquo; ait ainsi pour tâche de tenir les rangs et d&rsquo;éviter les dérapages. L&rsquo;avantage des masques de cochons sera de pouvoir dissimuler les têtes d&rsquo;os et d&rsquo;éviter de renvoyer l&rsquo;image d&rsquo;une manifestation de crânes rasés caricaturaux.</p>
<p>L&rsquo;influence qu&rsquo;a prise la mouvance néo-nazie sur l&rsquo;agglomération lyonnaise grâce aux &laquo;&nbsp;activités&nbsp;&raquo; du local Lyon Dissident / Bunker Korps Lyon peut être problématique pour la fine équipe de Rebeyne!. En effet, les camouflés du Blood &amp; Honour Lugdunum, par les nombreux concerts dans leur local, drainent à eux depuis un peu plus d&rsquo;un an tout ce que Lyon compte de jeunes racistes, xénophobes et apprentis nationalistes. Tous ces jeunes se contentent d&rsquo;un folklore fasciste et radical sans grande pensée politique bien établie. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;on a pu en voir un certain nombre qui gravitaient autour de Rebeyne! aller se blottir dans les bras tatoués des trentenaires de l&rsquo;association Rock &lsquo;N&rsquo; Gones.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/concertlyon21avrilxg4-0c225.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1523" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/concertlyon21avrilxg4-0c225.jpg" alt="concertlyon21avrilxg4-0c225" width="340" height="511" /></a></p>
<p>Les identitaires lyonnais depuis le début de la mobilisation contre le local Lyon Dissident s&rsquo;en tiennent le plus éloigné possible et n&rsquo;ont apporté aucun soutien officiel, niant toutes relations individuelles ou d&rsquo;organisations. Même s&rsquo;il est vrai qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de relations entre ces deux groupes, les connexions individuelles existent mais restes marginales et concernent surtout les moins de 25 ans. Certains leaders du BKL appellent leurs sympathisants à participer à la manifestation du 14 mai en prenant soin d&rsquo;avoir une tenue vestimentaire passe-partout et de laisser les rangers à la maison.<br />
Que feront-ils le 14 mai ? Comment les identitaires géreront-ils leur présence et l&rsquo;impact qu&rsquo;elle pourrait avoir sur l&rsquo;image qu&rsquo;ils entendent donner d&rsquo;eux-même et de leur évènement ?<br />
Pour conclure, la manifestation terroir (nous attendons avec impatience la campagne pour la défense de la quenelle au brochet&#8230;) promise par les identitaires lyonnais le 14 mai prochain sera l&rsquo;occasion d&rsquo;une démonstration de force nationaliste et xénophobe. En profitant des difficultés socio-économiques les identitaires entendent désigner l’ennemi intérieur responsable de tous les maux : le musulman. Dans le contexte actuel, le travail leur est déjà savamment mâché, de la gauche sociale-démocrate à la droite néo-libérale conservatrice. Outre les contre-manifestations ou rassemblements qui pourront être organisés ce même jour, il est urgent pour les progressistes de renverser les bases même du débat politique.</p>
<p>NB : Cet article sera prochainement mis à jour, augmenté, complété, illustré, et publié dans un autre format.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_474" class="footnote"><a href="http://rebellyon.info/Polemiques-a-propos-des-Quick.html" target="_blank">http://rebellyon.info/Polemiques-a-propos-des-Quick.html</a> et aussi<a href="%20http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Actualite/Polemique/Quand-des-porcs-anti-halal-envahissent-le-Quick-Villeurbanne" target="_blank"> http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Actualite/Polemique/Quand-des-porcs-anti-halal-envahissent-le-Quick-Villeurbanne</a> </li><li id="footnote_1_474" class="footnote">La &laquo;&nbsp;Nouvelle Droite&nbsp;&raquo; désigne un courant politique et idéologique représenté par deux organisations : le Groupement de Recherche et d&rsquo;Etudes pour la Civilisation Européenne (GRECE) fondé le 17 janvier 1969 et le Culb de l&rsquo;Horloge apparu en 1974. </li><li id="footnote_2_474" class="footnote">&laquo;&nbsp;[...] la christianisation de l&rsquo;Europe fut l&rsquo;évènement le plus désastreux de toute l&rsquo;histoire advenue à ce jour, la catastrophe au sens propre du terme.&nbsp;&raquo; <strong>Alain de Benoist</strong>, principal animateur et idéologue de cette mouvance. </li><li id="footnote_3_474" class="footnote"> Pour la &laquo;&nbsp;Nouvelle Droite&nbsp;&raquo;, la prise du pouvoir politique, qui reste l&rsquo;objectif, passe par la conquête du pouvoir culturel et le combat des idées. En d&rsquo;autres termes, arriver à imposer ses thématiques et ses analyses comme bases de débat.</li><li id="footnote_4_474" class="footnote">Ce &laquo;&nbsp;club&nbsp;&raquo; développe une idéologie libérale, nationale et autoritaire ayant avant tout pour vocation l&rsquo;entrisme dans la haute administration : &laquo;&nbsp;Ce dont nous avons besoin, c&rsquo;est d&rsquo;hommes influents ayant leur place dans les sphères de décision d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et plus encore dans celles de demain&nbsp;&raquo; <em>Nouvelle Ecole </em>n° 9 (revue proche du GRECE).</li><li id="footnote_5_474" class="footnote"> La mouvance identitaire désigne plusieurs organisations politiques qui s&rsquo;en réclament comme Terre &amp; Peuple ou la Nouvelle Droite Populaire.</li><li id="footnote_6_474" class="footnote">Dont le Maire, Jacques Bompard, est président de la Ligue du Sud. </li><li id="footnote_7_474" class="footnote">3 concerts organisés entre 2006 et 2007 dans une salle louée à un particulier sur la commune de Planaise non loin de l&rsquo;aéroport Saint-Exupéry. </li><li id="footnote_8_474" class="footnote">Ironie de l&rsquo;histoire, le GRECE lyonnais, en prenant au fil des décennies des noms différents (Cercle Europe, Cercle Galilée ou Cercle Henri Vincenot) a toujours été domicilié au 3 place du Change dans le 5e arrond de Lyon. </li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Quand l&#8217;extrême droite se met en culture</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 16:06:18 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[(Article publié en octobre1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes) À la lecture de l’article « Ces jeunes fachos qui peut-être, nous gouverneront&#8230; » (Réflexes n°39), on ne peut qu’être frappé par la rapidité et l’efficacité des implantations frontistes au sein des universités. Créés pour trouver et former les futurs cadres au sein [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-1.jpg"><img class="wp-image-2366 aligncenter" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-1-1024x356.jpg" alt="ED_culture-1" width="600" height="209" /></a><em><strong>(Article publié en octobre1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes)</strong></em> À la lecture de l’article « <a href="http://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/">Ces jeunes fachos qui peut-être, nous gouverneront&#8230;</a> » (<em>Réflexes</em> n°39), on ne peut qu’être frappé par la rapidité et l’efficacité des implantations frontistes au sein des universités. Créés pour trouver et former les futurs cadres au sein d’organisations regroupant toutes les parcelles de la droite et de l’extrême droite, les Cercles Nationaux des Étudiants ont apporté en moins de quatre années plus de cadres au parti qu’il ne pensait lui-même en obtenir ! Comment ne pas s’interroger alors sur les raisons d’une telle réussite ? Comment ne pas tenter d’expliquer cette soudaine facilité lorsque l’on connaît les rivalités qui existent au sein de l’extrême droite ? Si l’ébauche d’une réponse est apportée par le précédent article, l’observation et l’analyse à la loupe des universités concernées semblent vouloir nous donner bien plus d’indications. C’est donc fort logiquement que Lyon et son université, première à avoir créé un Cercle national des Étudiants, sont aujourd’hui sous le feu des projecteurs&#8230;</p>
<h3>Quand la droite fait le lit de l’extrême droite&#8230;</h3>
<p>Rien ne semblait prédestiner une ville calme et prospère comme Lyon à mériter un jour le titre, internationalement connu, de capitale universitaire de l’extrême droite et du négationnisme. Et pourtant les faits parlent d’eux mêmes. Pour n’en citer que quelques-uns, rappelons que l’université Lyon III détient le record de thèses universitaires négationnistes, le record du nombre de professeurs militants d’extrême droite et de droite extrême, un nombre fort élevé de groupes nationalistes en tous genres&#8230; C’est tout d’abord dans les conséquences de Mai 68 , lorsque l’université littéraire et juridique lyonnaise se partage en deux (1973-74) que cette triste histoire commence. Encloses à l’intérieur du même ensemble architectural, Lyon II devient une université rose pâle (majorité socialiste) à peine teintée de rouge, tandis que Lyon III (Jean Moulin !) repeint progressivement ses murs en vert-de-gris ! Seul bastion droitier au milieu d’une « invasion gauchiste », enclave culturelle et idéologique, l’université Jean Moulin devient tout d’abord un lieu de ralliement pour les diverses franges de la droite et de l’extrême droite. L’ennemi commun : le communisme. C’est réellement de 1978 à 1987, que Lyon III, gouvernée d’une main aussi ferme qu’adroite par l’italianisant Jacques Goudet, assisté de la non moins efficace Colette Demaizière<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_0_429" id="identifier_0_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Professeur de Grammaire &agrave; Lyon III, membre du RPR et Doyenne depuis 1989 de la Facult&eacute; de Lettres/Histoire/G&eacute;o. Elle est reconnue comme &eacute;tant l&rsquo;&eacute;minence grise de Goudet.">1</a></sup>, devient le lieu de collusion d’une droite dite classique (convenable, discrète&#8230;) et de l’extrême droite. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-2.jpg"><img class="alignleft wp-image-2368 size-thumbnail" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-2-150x150.jpg" alt="ED_culture-2" width="150" height="150" /></a> L’importance de Goudet dans cette volonté de faire cohabiter dans un même espace de réflexion toutes les franges de la droite et de l’extrême droite est considérable. Ce professeur d’italien avait envoyé en 1965 une « tribune libre » au <em>Monde</em>, dénonçant les dérives de l’Église après Vatican II. Puis au début des années 1970, il devient responsable du SAC (Service d’Action Civique) dans le Rhône, adhère au RPR, crée l’UNI (Union Nationale Inter-universitaire) dans cette même région avec l’aide d’André Decocq, professeur à Assas, responsable de l’UNI et du MIL<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_1_429" id="identifier_1_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. Rapport de la commission&hellip; Tome 1, page 220">2</a></sup>, puis prend en 1973 la direction de la faculté de langues de Lyon III. Cet homme de droite extrême, à la charnière politique entre la droite et l’extrême droite, persuadé de l’importance du combat culturel et partageant nombre de positions et d’actions du Club de l’Horloge, fait tout pour faire prendre en une même mayonnaise toutes les tendances alors présentes. Lorsqu’il arrive à la tête de l’université Jean Moulin en 1978, l’extrême droite a déjà fait sa place. Mais le succès de la politique Goudet, éclatant du moins durant son règne à la présidence de l’université, ne s’est pas obtenu sans le précieux appui de l’administration politique alors en place. Ainsi, Lyon III est l’objet, dès la scission de 1973 et sous toute la présidence de Valery Giscard d’Estaing, d’un favoritisme hors de toute limite. Le meilleur exemple semble être la profusion de crédits et de postes accordés par l&rsquo;ancienne ministre des universités, Alice Saunié-Seïté, à Lyon III dès la scission de 1973. Du mot prêté à Francisque Collomb (maire de Lyon de 1976 à 1989) « Lyon III Jean Moulin est notre université », à la Légion d’honneur attribuée à Goudet par le gouvernement Chirac (1988) et remise par Raymond Barre, jusqu’aux multiples contacts qu’il avait au Ministère de l’Éducation Nationale, c’est l’ensemble de l’establishment droitier qui s’est lancé dans la bataille lyonnaise. Ainsi, les professeurs sont nommés à Lyon III par affinité politique plutôt que pour leur compétence. On comprend mieux alors comment, dans un tel climat amical et complice, l’extrême droite universitaire lyonnaise n’aura aucun mal à asseoir chaque jour davantage son pouvoir, son influence et ses idées sur l’université, à tisser des réseaux de plus en plus larges et efficaces vers l’exterieur et à assurer sa pérennité pour de longues années. Quand on lui permet de s’installer, elle s’enracine !</p>
<h3>Grandeur et décadence du GRECE : 1973 &#8211; 1988</h3>
<p>Lorsque l’on parle de l’implantation de l’extrême droite en milieu culturel dans les années 1970, facilitée par la complicité de l’administration de droite en place, on ne peut être étonné de la présence d’un cercle local du Groupe de Recherche sur la Civilisation Européenne (GRECE), d’un cercle local du Club de l’Horloge&#8230; donc de la Nouvelle Droite (ND) ! C’est effectivement une fois de plus le cas ici où, fortement implanté depuis 1969 à Lyon grâce principalement à Pierre Vial, le GRECE a joué au sein de Lyon III (Cercle Galilée) le rôle principal jusqu’en 1988. Personnage fondamental dans le développement de la ND aussi bien nationalement que régionalement, Vial n’est pour rien dans l’implantation du GRECE sur Lyon III puisqu’il n’y est nommé qu’en 1987 en tant que professeur d’histoire médiévale. Cette implantation est plutôt à mettre à l’actif de ce que l’on pourrait appeler « la troïka indo-européenne » composée de Jean Varenne, Jean-Paul Allard et Jean Haudry. Véritablement obsédés par la question des origines puisqu’il apparaît comme « une priorité politique que de justifier la notion d’identité française et européenne en remontant à nos racines indo-européennes » (Pierre Vial), ces trois hommes sont devenus des « spécialistes » de la civilisation indo-européenne. Ainsi, Haudry est professeur de linguistique et de sanskrit à Lyon III, ancien doyen de la faculté de lettres, directeur d’étude à l’École Pratique des Hautes Études, il est au comité de patronage de <em>Nouvelle École</em> en 1974-75, au Club de l’Horloge, participe à <em>Elemente</em>, revue de la nouvelle droite italienne avec Sigir Hinle, Alain de Benoist et Guillaume Faye. Il préside le 13ème colloque du GRECE en décembre 78, collabore à <em>Sol Invictus</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_2_429" id="identifier_2_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Revue d&rsquo;&eacute;tudes traditionnelles, &ldquo;Soleil invaincu&rdquo; est d&rsquo;orientation &eacute;volo-gu&eacute;nonienne melant d&rsquo;ancien SS comme L&eacute;on Colas et des membres de la nouvelle droite (Haudry-Christian Bouchet, Jean R&eacute;my, Christian J. Guyonvarc&rsquo;h&hellip;">3</a></sup>), aux Après-midi du Livre organisé par le Cercle Horizons<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_3_429" id="identifier_3_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ex Cercle Cadoudal, ce cercle organise des conf&eacute;rences et des manifestations o&ugrave; se retrouvent les tendances les plus oppos&eacute;es notamment lors de l&rsquo;Apr&egrave;s-midi du Livre de Droite &agrave; laquelle assistent 600 personnes environ. B&eacute;n&eacute;ficiant d&rsquo;un stand &agrave; la f&ecirc;te des Bleu-Blanc-Rouge tout en &eacute;tant mentionn&eacute; dans Le Figaro, Le Matin de Paris, National Hebdo, Lectures fran&ccedil;aises, Le Choc du Mois&hellip; Ce cercle est largement &ldquo;respect&eacute;&rdquo;.">4</a></sup>, participe à la maison d’édition Le Porte Glaive<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_4_429" id="identifier_4_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Maison d&rsquo;&eacute;dition dans la mouvance de la ND, elle publie sous la direction de R&eacute;gis Boyer des ouvrages de litt&eacute;rature classique du Nord, une collection &ldquo;Patrimoine de l&rsquo;Europe&rdquo; dirig&eacute;e par Jean-Paul Allard qui couvrait seulement l&rsquo;Europe nordique et germanique. La plus &eacute;tonnante production de ces &eacute;ditions est &ldquo;R&eacute;volution / Contre-R&eacute;volution&rdquo;, actes d&rsquo;un colloque organis&eacute;, au sein de Lyon III en Mai 1989, par le Centre d&rsquo;Histoire et d&rsquo;Analyse Politique de l&rsquo;universit&eacute;. Cf REFLEXes 39">5</a></sup>&#8230; Toujours prêt à faire plus, comme on peut s’en rendre compte, pour la promotion des idées de la nouvelle droite jusqu’à ce qu’elles deviennent culturellement hégémoniques, Haudry a posé les premières pierres de normalisation et d’institutionnalisation des thèses du GRECE en milieu universitaire. Il publie tout d’abord en 1979 un premier Que Sais-Je intitulé <em>L’indo-européen</em>, puis crée en 1981 au sein de Lyon III, l’Institut d’études indo-européennes et publie un autre Que Sais-Je sur <em>Les Indo-européens</em> dont la conclusion est un « mini-traité de racisme nordiciste » (P.A. Taguieff). Toujours prêt à faire plus pour la collaboration de toutes les parcelles de la droite et de l’extrême droite grâce à la position centrale qu’il occupe à cheval sur toutes les organisations et au sein de Lyon III sur deux départements (voir tableau), Haudry est une pièce stratégique dans l’architecture lyonnaise. Jean-Paul Allard est quant à lui professeur de langues à Lyon III Président du GRECE lyonnais (Cercle Galilée), directeur de « Patrimoine de l’Europe » aux Editions Le Porte Glaive, alors que Jean Varennne est un spécialiste de Sanskrit et de civilisation indienne, également collaborateur au <em>Figaro Magazine</em> à partir de 1977, directeur de <em>Panorama des idées actuelles</em> édité par le GRECE et devient en 1984 président national du GRECE après Roger Lemoine. Ces trois hommes très respectés au sein de l’université, développent avec l’aide de professeurs, de chercheurs de Lyon III membres du Club de l’Horloge<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_5_429" id="identifier_5_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="On citera : Denis-Clair Lambert (Professeur d&rsquo;&eacute;conomie politique), Jules Monnerot (Premier Pr&eacute;sident du Conseil Scientifique du FN, d&eacute;missionnaire en ao&ucirc;t 1990">6</a></sup>), de l’UNI, du CNIP&#8230; et la participation non moins active de groupes nationalistes révolutionnaires ou de sectes (voir encadré), toutes sortes de colloques et activités culturelles toujours couverts par une bonne dose d’intellectualisme. Ainsi, après la création de l’Institut d’études indo-européennes, véritable centre de formation néo-droitier, on a vu naître au fil des ans, le Centre d’histoire et d’analyse politique dirigé par Demotz<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_6_429" id="identifier_6_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Professeur d&rsquo;Histoire du Moyen-Age &agrave; Lyon III">7</a></sup>, le Centre d’études linguistiques Jacques Goudet, ainsi qu’une association étudiante, Aurore<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_7_429" id="identifier_7_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cette association loi 1901 d&eacute;pendante administrativement de Lyon III, organise des bourses aux livres et des conf&eacute;rences-d&eacute;bats. Pr&eacute;sid&eacute; par le tr&egrave;s c&eacute;l&egrave;bre Bernard Notin, elle est tr&egrave;s proche du GRECE mais sait &eacute;galement s&rsquo;ouvrir vers la droite classique comme le d&eacute;montre la pr&eacute;sence d&rsquo;Henri-Christian Giraud, r&eacute;dacteur en chef au Figaro-Magazine et secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Institut d&rsquo;&eacute;tudes de la d&eacute;sinformation &agrave; un colloque d&rsquo;Aurore sur &laquo; Les rapports entre De Gaulle et les communistes &raquo;.">8</a></sup>. Véritables chapelles idéologiques au sein de l’université, il en ressort nombre de livres, de thèses et conférences proposés aux étudiants comme base de recherche ou de cours. Ce sont également des lieux de rencontre et de débat avec des intervenants, de sensibilité politique différente, extérieurs à la faculté. Royalistes, catholiques intégristes, nationalistes révolutionaires, néo-droitiers, révisionnistes et gaullistes se côtoient ainsi de colloque en colloque. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-3.jpg"><img class="size-medium wp-image-2369 alignleft" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-3-212x300.jpg" alt="ED_culture-3" width="212" height="300" /></a> Cette stratégie d’implantation préconisée par la nouvelle droite peu intéressée dans un premier temps par le pouvoir et préférant rendre hégémonique la pensée néo-droitière, développe en réseaux, des cercles de pensée, des clubs, et investi le milieu associatif et culturel de la fac, des autres facs8 puis progressivement de la ville. Appliquant par là même une stratégie défendue ardemment par Alain de Benoist qui dénonçant les «structures rigides et opaques du centre» a su contribuer à rendre les structures de la «périphérie» suffisamment souples afin que puissent s’estomper les barrières entre militants et sympathisants, entre partisans convaincus et simples compagnons de route, entre membres de la droite, de l’extrême droite voire même de gauche&#8230; Cette stratégie parfaitement adaptée au milieu universitaire et des grandes écoles de par le fait qu’elle dépasse l’engagement politique et se situe au niveau de la reflexion intellectuelle sur l’histoire, le social, la culture, la politique, etc. Ainsi, dès mai 68 puis sous le règne de Goudet à la présidence de l’université et de Francisque Collomb à la mairie de Lyon, la «nouvelle droite» renforcée par la peur suscitée par la gauchisante université Lyon II, a su profiter d’hommes comme Goudet, à la charnière de la droite républicaine et de l’activisme, sachant séduire et rassurer la bourgeoisie locale. Laissant ainsi se déployer les foyers nationalistes et fascistes tout en donnant des gages au gaullisme, il s’est organisé, institutionnalisé, un foyer intellectuel, un lieu de réflexion et d’analyse composé principalement de professeurs mais aussi de personnels administratifs de la fac. Ce foyer, quant à lui, a su laisser dans chacune de ses activités (ou actions) une place à ces hommes ou femmes de la droite qui luttent à son côté. Ainsi, l’ancienne ministre des universités, Alice Saunié-Seïté et Jacques Goudet, interviennent à un colloque du Club de l’Horloge en mars 1983. Il faut dire que le thème, «Quelle Université pour la France ? Guérir du socialisme», les interressait tout particulièrement ! Considérée tout d’abord comme un pôle anticommuniste, capable de faire contrepoids sur le plan idéologique aux débordements de la pensée subversive, la nouvelle droite, convaincue très tôt du fait que «le marxisme sera bientôt entrainé dans un interminable mouvement de reflux», se présente non plus comme un rempart au communisme mais bien plutôt comme une alternative. Cette influence grandissante de la nouvelle droite à Lyon III, accompagnée du sentiment d’impunité auquel elle semble s’être très bien habituée, relayée par les nombreux réseaux qu’elle a su et pu lier dans les autres sphères culturelles ainsi que l’imprégnation des esprits qui en découle lui assurent un avenir radieux&#8230; Mais l’émergence du Front national qui attire, dès 1983, bon nombre de néo-droitiers met un frein au développement de la nouvelle droite. Et lorsqu’en 1985 à Nantes, sous la direction de Jean-Claude Rivière, universitaire nantais, fondateur du GRECE et membre de Nouvelle École depuis 1968, Henri Roques, digne descendant de Faurisson, qui présenta et soutint une thèse mettant en doute la réalité des chambres à gaz obtint mention «très bien», le scandale éclata, le futur s’assombrit encore davantage. La thèse fut annulée par Devaquet et pour la première fois un membre du GRECE se retrouvait démis de ses fonctions pour un an et mis à la disposition du Centre National d’Enseignement à distance (CNED) ! Il semble tout de même important de noter que ce jury était présidé par Jean Haudry en personne accompagné de Jean-Paul Allard, tous deux professeur à Jean Moulin, et qu’il ne furent nullement inquiétés ! Serait-on mieux couvert à Lyon qu’à Nantes&#8230;? Cet «incident», ombre de l’objectif néo-droitier, entame notablement sa notoriété, son institutionnalité et marquera ainsi une première perte significative de son influence, de son impunité. Mais les problèmes du GRECE ne font que commencer puisque Goudet quitte trois ans plus tard la présidence pour une retraite bien méritée, Franscisque Collomb est remplacé par Michel Noir et les appuis deviennent de plus en plus rares. Le Club de l’Horloge, autre composante de la nouvelle droite, semble le plus affecté par ces départs. Il faut dire que l’initiateur et premier dirigeant du Club lyonnais n’est autre qu’Yvan Chiaverini, directeur de cabinet de Francisque Collomb. Chiaverini est encore un exemple de ces hommes de droite, prêts a tout pour banaliser l’extrême droite. Ainsi tout au long de sa carrière auprès du maire, il a permis et facilité l’organisation des activités du Club de l’Horloge ou du GRECE. L’apogée de sa stratégie semble atteinte un jour de mars 1982, où enfin il réussit à réunir, dans un diner-débat organisé par des horlogers et des grécistes, Charles Beraudier, Francisque Collomb et Raymond Barre! Malgré cela, le groupement de recherche lyonnais accueille avec joie (1987-1988), le retour de Jacques Marlaud d’Afrique du Sud et l’arrivée de Pierre Vial, Bernard Notin, Georges Pinault (Goulven Pernaod) au sein de l’université. Le groupe lyonnais composé alors de sept militants de pointe atteint un record national en la matière. Mais cet apport ne se mesure pas uniquement quantitativement mais également qualitativement. En effet, Jacques Marlaud séjourna durant plus de quinze ans en Afrique du Sud tout en étant rattaché à l’université Lyon III (!), présida en 1977 à Johannesbourg un cercle du GRECE dénommé Cercle Villebois-Mareuil et fut correspondant de Nouvelle École en Afrique du Sud. La puissance de ce maître de conférence en Infocom au sein du GRECE se mesure au regard du fait que dès son retour en France en 1988, il a immédiatement été nommé à la présidence du GRECE, remplaçant ainsi Jean Varenne. Pierre Vial accède enfin à l’université Jean Moulin en tant que professeur d’histoire médiévale. Ce ténor de la remise à jour sur papier glacé des thèses inégalitaires, déterministes, néo-paganistes tendance celte et germaine, a une longue histoire de militant qu’il serait trop long de détailler. Notons tout de même qu’il fit son éducation politique à travers le Dictionnaire du Militant édité en 1965 par Europe-Action et rédigé par son compagnon de toujours Dominique Venner. Il pouvait y apprendre entre autres à la lettre S : «&#8230;prenons par exemple, sous-développés : notion iréelle d’après laquelle l’incapacité des peuples de couleur à résoudre par eux-mêmes les problèmes de l’existence, proviendrait du sous-développement technique. Une observation réelle des choses permet de constater que le sous-développement technique est dû à une sous capacité de ces peuples. A notre contact, ils n’ont rien appris sinon à revendiquer, à profiter et à nous haïr». Pour Vial tout est alors dit. Cependant après son échec au sein du Mouvement nationaliste du Progrès aux législatives de 1967, il décide que la bonne voie pour la prise du pouvoir politique, c’est tout d’abord la reconquête du pouvoir culturel, le combat des idées, bref la stratégie métapolitique. Encore étudiant, il commence par être le directeur de publication d’une revue lyonnaise ronéotypée intitulée Socialisme européen (n°1 fin 1967), domiciliée au 3 place du Change à Lyon. Mais il n’y reste que peu de temps. Dès la création du GRECE en 1969, il deviendra successivement un des responsables de ses multiples antennes, membre du comité de rédaction de Nouvelle École, président de l’Union régionale du lyonnais, membre du conseil d’administration du GRECE et de la commission des traditions, membre fondateur de la SARL des Editions Copernic et principal porteur de parts avec Jean-Claude Valla, il en sera d’ailleurs le premier gérant (1976). Il participe en 1975 à la création du mouvement de scoutisme du GRECE, Europe Jeunesse (NOTE). Directeur de la revue Eléments, auteur de deux ouvrages édités par le GRECE : Pour une renaissance culturelle et Les solstices en collaboration avec Jean Mabire. En 1978, c’est enfin la consécration puisqu’il accède au poste de secrétaire général du groupement et y reste jusqu’en 1984. Lorsqu’il arrive à Lyon III, il est toujours place du Change et est alors président du cercle Henri Vincennot. Bien qu’ayant entretenu des rapports privilégiés de 1983 à 1986 avec le Mouvement Nationaliste Revolutionnaire(MNR) en compagnie d’Alain de Benoist et Guillaume Faye, Vial saura se forger au sein de Lyon III, une image de «personnalité respectueuse de la démocratie et très compétente dans son travail». On n’en doute pas ! Quant à Pinault et Notin (voir Réflexes n°39), «militants de choc», ils vont, une fois de plus, montrer clairement ce qui se cache derrière le métapolitique du GRECE&#8230; <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-4.jpg"><img class="wp-image-2370 size-large alignleft" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-4-218x1024.jpg" alt="ED_culture-4" width="218" height="1024" /></a> Cet apport en militants de pointe, constituant par là même la plus grosse unité gréciste qu’une université eut jusqu’alors comptée, aurait certainement pu permettre au GRECE de réagir. Mais cette réaction ne verra jamais le jour car comme lors de l’emergence du Front national dans les années 1983 (qui avait attirée par sa nouveauté bon nombre de néo-droitiers, venus principalement du Club de l’Horloge, en quête d’une vie politique) le second souffle du FN après la mort de Jean Pierre Stirbois, va décimer les rangs du groupement. Ajoutez à cela les «exploits» des nouveaux révisionnistes lyonnais, Pinault, Lugan et Notin (voir encadré), on comprend mieux encore comment le groupe lyonnais va perdre au fil des ans ses principaux militants, Jean Haudry et Pierre Vial en tête. Ce dernier, militant acharné, jusque-là persuadé du bien fondé du combat métapolitique mené par le Groupement et qui déclarait dix ans plus tôt : «c’est dans les forêts celtiques que nous allons chercher nos modèles», semble avoir, l’effet Le Pen aidant, perdu le Nord ! Pourtant, cet agrégé d’histoire né en 1944, affichait quatre ans plus tôt sa sympathie pour tous les mouvements révolutionnaires, Che Guevara, bande à Baader, Brigades rouges et se disait «prêt à [se] battre et à mourir dans l’espoir de changer un monde insupportable» ! La même année (1984), il déclarait : «Monsieur Le Pen pose bien les bonnes questions simplement nous n’avons pas exactement les mêmes réponses que lui» (cité par Taguieff, cf Les droites radicales et nationales en France p 791). Mais les évènements et bouleversements qui surviennent dès 1988 au sein de l’université, redistribuent les cartes. Ainsi, les plus partisans du combat métapolitique vont rejoindre au fur et à mesure les horlogers (Club de l’Horloge), qui attirés dès 1983 par le parti frontiste forment alors l’essentiel de l’armature de son conseil scientifique et montrent qu’il est possible de continuer à influencer la société, former l’élite de demain tout en menant un combat politique au sein d’un parti.   Ainsi, dès 1988, les trois quarts du groupe lyonnais tentent de garder un pied dans chaque organisation, menant ainsi le combat sur plusieurs niveaux. Mais la double appartenance (GRECE + autre) a été interdite par Vial lorsqu’il était secrétaire général du groupement. Ainsi, après de vives explications, le 25 Mars 1991, Vial démissionne en invitant dans une lettre ses compagnons de toujours «à quitter la chapelle idéologique marginalisée et fière de l’être (GRECE) pour le rejoindre, afin d’être une force d’implusion donnant une armature idéologique à un mouvement populiste (FN)». Cette démission ou plutôt cette exclusion vient mettre un terme aux relations conflictuelles qui opposaient les membres tentés par les sirènes nationalistes (Vial, Varenne, Haudry, Notin&#8230;) et les partisans du «métapolitique maintenu» (A. de Benoist, J. Marlaud). C’est alors l’éclatement. Varenne, Haudry, Allard et Notin suivent leur chef charismatique et vénéré, Pierre Vial, pour prendre place dans l’organigramme du parti. Rappelons que Vial est conseiller régional Rhones-Alpes, conseiller municipal de Villeurbanne, membre du Comité central du FN, de la direction générale, du centre d’études et argumentaires. Alors qu’Haudry, Varenne, Lugan et Notin participent ou ont participé à la formation des cadres du FN, soit en participant aux journées de formation organisées par le Centre d’Études et Argumentaires et le Conseil scientifique, soit en écrivant des articles dans diverses revues dites théoriques. Ainsi, Vial, Varenne et Haudry sont actuellement membre du comité de patronage d’Identité, revue du conseil scientifique du FN. Après de longues années d’hégémonie et de grands services rendus, le groupement lyonnais, dont Vial est le principal créateur et Varenne, Haudry, Notin et Allard les principaux animateurs, se retrouve en moins de dix ans aussi bas qu’il était vingt ans plus tôt. Même si les réseaux du GRECE restent efficients comme en témoignent les colloques encore organisés à Lyon III, ou la création en 1989 de la «nouvelle droite jeunesse», le FN grapille doucement mais sûrement dans le capital gréciste. Lorsqu’au mois de septembre 1991 on apprend l’ouverture d’un nouveau local du Front national à Lyon au 3 de la Place du Change, en lieu et place des locaux du GRECE depuis sa création, on mesure la mesquinerie de Vial. Lorsque Colette Demaizière nomme Bruno Gollnish à la présidence de l’université de langues de Lyon III alors qu’il n’est là que depuis un an, on mesure mieux son influence, son pouvoir. Certes ce pouvoir est aujourd’hui au service du FN et les relations entre les anciens grécistes et les convaincus du combat métapolitique semblent très envenimés. Mais n’etait-ce pas là qu’une apparence ? En effet, au delà d’un désaccord sur l’immigration et l’abandon du combat métapolitique pour un combat politique, les valeurs des anciens grécistes restent proches de celles de la nouvelle droite. Leur travail d’endoctrinement idéologique au sein des universités reste le même. Depuis vingt ans, ils travaillent, militent, forment, réflechissent, écrivent&#8230; en toute impunité, dans un silence qui fait parfois frémir, sans jamais perdre de vue l’idéal européen qui est le leur avec tout ce que cela comporte (voir encadré). Lyon III s’est construite sur toutes les franges de la droite et de l’extrême droite, avec toutes les divergences que cela comporte et ce n’est pas un désaccord de stratégie qui va rompre l’unité légendaire de Lyon III, qui va ternir l’image que l’on se fait ici du mot «collaboration»&#8230; Bien au contraire, le FN, le GRECE, L’UNI, Nouvelle Acropole, les cathos intégristes, les révisos et autres négationnistes en tout genre, Aurore, La Librairie de France, les charmants défenseurs des petits animaux style Brigitte Bardot, continuent, tous ensemble ou presque, main dans la main à endoctriner la future élite lyonnaise. C’est alors que l’importance du groupement n’apparait plus comme un critère pour juger de sa force, de son influence car les valeurs et l’idéal politique de personnages comme Vial n’ont pas changé en changeant d’étiquette politique. Comment pourrait on croire que l’homme «fort, viril, aryen» n’est plus un modele pour Vial et ses amis ? L’essentiel de l’objectif néo-droitier semble donc être réalisé : Lyon III est pour longtemps maintenant un laboratoire, un lieu d’échange, de rencontre, d’alliance, de recrutement pour l’extrême droite. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-5.jpg"><img class="wp-image-2371 size-large alignright" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-5-299x1024.jpg" alt="ED_culture-5" width="299" height="1024" /></a> L’histoire de l’université Lyon III, Jean Moulin éclaire donc d’un jour nouveau, les facilités d’implantation du Front national au sein de cette université. Partant d’un combat commun contre le communisme, la droite aura permis à l’extrême droite de trouver un fort point d’ancrage, de développer ses idées, de tisser des réseaux qu’elle ne peut aujourd’hui plus arrêter. Après le GRECE et le Club de l’Horloge, c’est aujourd’hui le Front national qui récupère les fruits de cette reconquête de l’université. Ainsi, lorsque Carl Lang et Jean-Marie Le Pen décident la création de Cercle national des Étudiants sur toutes les universités, regroupant toutes les parcelles de la «droite nationaliste» afin de trouver les futurs cadres du parti frontiste, c’est au regard de ce qui se pratique dans ce qui est aujourd’hui, son laboratoire, Lyon III. Lorsque Degrave, leader du groupe frontiste lyonnais dit «qu’il faut repérer, dans un premier temps, les gauchistes puis prendre contact avec le personnel enseignant et administratif de l’université», il ne fait que répéter clairement ce que toute l’extrême droite lyonnaise sait déjà et met en oeuvre depuis plus de 20 ans. Il n’a d’ailleurs pas besoin de nommer les professeurs puisque tout le monde les connaît, les reconnaît depuis longtemps. L’implantation frontiste sur Lyon, menée par Bruno Gollnish, Pierre Vial, jean Varenne, Jean Haudry&#8230;tous professeurs à Lyon III, s’appuie sur les réseaux tissés par la nouvelle droite depuis 1973 et l’expérience de ces professeurs. Le FN est aujourd’hui le porte-drapeau de l’extrême droite lyonnaise et de sa force impulsive, tout comme l’était la nouvelle droite hier. Mais au delà d’une simple passation de pouvoir ponctuée de quelques mouvements d’humeurs qui pourraient laisser croire à une réelle séparation, il s’agit peut-être de la naissance d’une force centrifuge. En effet, au regard de l’évolution et de la redistribution des pouvoirs au sein de l’université et de la ville, le nombre de professeurs et de militants d’extrême droite ou de droite extrême, tout comme la profusion de revues et matériaux théoriques, colloques, universités d’été&#8230; est aujourd’hui considérable. Les contributions apportées par Lyon III «à l’effort de guerre» entrepris par l’extrême droite pour reconquerir le pouvoir, est plus que jamais conséquent. Les appuis au sein de la droite classique existent toujours et le nouveau président de l’université Jean Moulin, Pierre Vialle (à ne pas confondre avec Pierre Vial) continue de marcher sur les traces de Goudet. Malgré la montagne d’articles de presse parus sur cette université lors des «exploits» de Notin, Lugan, Pinault, ou lors de la parution de thèses antisémites comme celle d’Abdelhamid Bdioui, rien ne semble avoir changé ! Bien au contraire, comme peuvent l’illustrer les déclarations d’un bras droit de Michel Noir, ex-doyen de la faculté de droit de Lyon III, Serge Guinchard, à Libération Lyon : «Les supposés rapports de Lyon III à l’extrême droite sont notablement exagérés». Mais tous les euphémismes du monde ne nous feront pas oublier que cette université, modèle au sein de la droite et l’extrême droite, en perpétuelle ébulition brune, est aujourd’hui capable d’être une force hétérogène, proposant un éventail de sensibilités et d’engagements politiques, une véritable machine à sensibiliser, à attirer des jeunes, à former des militants, des cadres, des nationalistes, des fascistes&#8230; Article publié initialement en octobre 1993</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_429" class="footnote">Professeur de Grammaire à Lyon III, membre du RPR et Doyenne depuis 1989 de la Faculté de Lettres/Histoire/Géo. Elle est reconnue comme étant l’éminence grise de Goudet.</li><li id="footnote_1_429" class="footnote">Cf. Rapport de la commission&#8230; Tome 1, page 220</li><li id="footnote_2_429" class="footnote">Revue d’études traditionnelles, “Soleil invaincu” est d’orientation évolo-guénonienne melant d’ancien SS comme Léon Colas et des membres de la nouvelle droite (Haudry-Christian Bouchet, Jean Rémy, Christian J. Guyonvarc’h&#8230;</li><li id="footnote_3_429" class="footnote">Ex Cercle Cadoudal, ce cercle organise des conférences et des manifestations où se retrouvent les tendances les plus opposées notamment lors de l’Après-midi du Livre de Droite à laquelle assistent 600 personnes environ. Bénéficiant d’un stand à la fête des Bleu-Blanc-Rouge tout en étant mentionné dans <em>Le Figaro</em>, <em>Le Matin de Paris</em>, <em>National Hebdo</em>, <em>Lectures françaises</em>, <em>Le Choc du Mois</em>&#8230; Ce cercle est largement “respecté”.</li><li id="footnote_4_429" class="footnote">Maison d’édition dans la mouvance de la ND, elle publie sous la direction de Régis Boyer des ouvrages de littérature classique du Nord, une collection “Patrimoine de l’Europe” dirigée par Jean-Paul Allard qui couvrait seulement l’Europe nordique et germanique. La plus étonnante production de ces éditions est “Révolution / Contre-Révolution”, actes d’un colloque organisé, au sein de Lyon III en Mai 1989, par le Centre d’Histoire et d’Analyse Politique de l’université. Cf REFLEXes 39</li><li id="footnote_5_429" class="footnote">On citera : Denis-Clair Lambert (Professeur d’économie politique), Jules Monnerot (Premier Président du Conseil Scientifique du FN, démissionnaire en août 1990</li><li id="footnote_6_429" class="footnote">Professeur d’Histoire du Moyen-Age à Lyon III</li><li id="footnote_7_429" class="footnote">Cette association loi 1901 dépendante administrativement de Lyon III, organise des bourses aux livres et des conférences-débats. Présidé par le très célèbre Bernard Notin, elle est très proche du GRECE mais sait également s’ouvrir vers la droite classique comme le démontre la présence d’Henri-Christian Giraud, rédacteur en chef au <em>Figaro-Magazine</em> et secrétaire général de l’Institut d’études de la désinformation à un colloque d’Aurore sur « Les rapports entre De Gaulle et les communistes ».</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Méthode à revoir</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Dec 2008 12:37:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Bloc Identitaire (BI)]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Lu dans Le Monde daté d&rsquo;aujourd&rsquo;hui à propos du Club de l&rsquo;Horloge qui tenait son université annuelle ce week-end à laquelle participait Fabrice Robert pour le Bloc Identitaire : «<em>A la tribune, M. Robert a vanté les actions du Bloc identitaire comme &laquo;&nbsp;les rondes de militants devant les établissements où il y a du racket&nbsp;&raquo; et les &laquo;&nbsp;distributions de soupe au cochon&nbsp;&raquo; pour les SDF &#8211; mesures à chaque fois fortement applaudies par la salle. Mais Fabrice Robert a aussi dévoilé une part de la stratégie de son groupe politique : &laquo;&nbsp;On veut conquérir les esprits et intervenir sur le terrain social. On a une logique d&rsquo;entrisme dans des syndicats comme FO ou la CFTC. On a d&rsquo;ailleurs quelques délégués FO qui appartiennent au Bloc identitaire</em>».<br />
La litanie des actions menées par les Identitaires n&rsquo;a pas du surprendre grand-monde : cela constitue l&rsquo;unique propos du président du BI à chacun de ses discours. Par contre, pour ce qui est de l&rsquo;entrisme, en l&rsquo;occurence dans les syndicats, il n&rsquo;a pas tout compris à la méthode le camarade Robert. L&rsquo;ambiance survoltée de ce type d&rsquo;assemblée a du le pousser à fanfaronner. Il va devoir aller en stage chez les trotskisssstes&#8230;</p>
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		<title>Portrait : Bruno Mégret</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Jan 2003 07:37:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Mégret]]></category>
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		<category><![CDATA[Comités d’Action Républicaine (CAR)]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Yves Le Gallou]]></category>
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		<description><![CDATA[Né le 4 avril 1949 dans le XVIe arrondissement de Paris, le petit Bruno grandit au sein d’une famille centriste, dont le père est conseiller d’État. Élève au lycée Louis-le-Grand en 1968, il enchaîne avec l’École polytechnique puis Ponts-et-Chaussées, et enfin des études scientifiques à Berkeley en Californie.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Né le 4 avril 1949 dans le XVIe arrondissement de Paris, le petit Bruno grandit au sein d’une famille centriste, dont le père est conseiller d’État. Élève au lycée Louis-le-Grand en 1968, il enchaîne avec l’École polytechnique puis Ponts-et-Chaussées, et enfin des études scientifiques à Berkeley en Californie.</p>
<p>Mégret s’engage rapidement en politique, précisément au RPR. Apparatchik par nature, il grimpe rapidement dans l’appareil et rentre en 1979 au comité central (chargé des argumentaires politiques), en particulier avec l’appui de Charles Pasqua. Il y reste jusqu’en 1982. Il mène parallèlement une carrière dans la haute administration, étant successivement chargé de mission au Commissariat au Plan puis à la DDE de l’Essonne avant de devenir conseiller technique au ministère de la Coopération jusqu’en 1981. Cependant, sur le plan idéologique, c’est au Club de l’Horloge qu’il trouve son bonheur dès 1974, et en devient l’administrateur jusqu’en 1981. Il y rencontre Yvan Blot et Jean-Yves Le Gallou, qu’il retrouvera plus tard au Front national.</p>
<p>La victoire des socialistes en mai 1981 est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. La rupture avec le RPR est totale, et Mégret ne voit aucun autre parti capable de l’accueillir (il faut dire que le FN est encore insignifiant). C’est pourquoi, au début de l’année 1982, il crée avec un ancien de l’Algérie française et du GRECE, Jean-Claude Bardet, les Comités d’Action Républicaine (CAR), sorte de clubs qui se donnent pour objectif de «mener des campagnes permanentes d’opposition pour préparer le retour d’un gouvernement non marxiste». Il en est le président de 1982 à 1988. Mais là encore, l’ambitieux Mégret trouve la structure insuffisante, et en 1985 il rejoint le FN. Il joue ainsi un rôle de figure symbolique de la volonté de rassemblement de la droite affichée par le FN en 1986 lors des élections législatives. En deux ans, il se retrouve directeur de la campagne présidentielle de Le Pen (il le sera à nouveau en 1995) ; un an après, il est nommé délégué général par Le Pen (le poste est créé pour l’occasion). On le voit, c’est son allégeance passée à Le Pen qui permet au moment de la scission à Mégret de considérer comme sien un parti dont il a contribué à structurer non seulement l’organisation mais aussi l’idéologie. Car c’est surtout au niveau du discours et de la propagande que Mégret s’est imposé, en particulier grâce à son Institut de Formation Nationale (IFN), véritable école des cadres FN, qui sont peu à peu devenus des cadres mégrétistes. La scission et le piège que constituait la campagne des «TSM» (Tout Sauf Mégret) relativise malgré tout les qualités tactiques qui pouvait lui être attribuées.</p>
<p>Parallèlement, dès 1987, il commence son travail d’implantation locale à Gardanne dans les Bouches du Rhône (il conduit la liste FN aux élections régionales de 1990 dans cette région).</p>
<p>Après avoir manqué de peu l’élection aux législatives de 1993, jouant décidément de malchance, il rate également de justesse l’élection municipale de juin 1995 à Vitrolles (43 % des voix). Un an et demi plus tard, à l’issue d’une véritable guerre électorale, il y fait élire sa femme Catherine (52,27% des voix) : la ville devient alors une vitrine de ce qu’il est capable de faire, à savoir le pire… Depuis il a tenté de s’implanter dans les Bouches-du-Rhône au niveau législatif en 1997, ce qui a de nouveau échoué. 2002 sera-t-il la bonne ?</p>
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		<title>REFLEXes Numéro 41 – Janvier 1994</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Jan 1994 14:15:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Numéros]]></category>
		<category><![CDATA[Alain de Benoist]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Sanders]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Gollnisch]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Cornilleau]]></category>
		<category><![CDATA[Club de l’Horloge]]></category>
		<category><![CDATA[Faisceaux actions nationales européens (FANE)]]></category>
		<category><![CDATA[Faits & Documents]]></category>
		<category><![CDATA[Front national (FN)]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe de Recherches et d'Études sur la Civilisation Européenne (GRECE)]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Dominique Larrieu]]></category>
		<category><![CDATA[Jean_Claude Martinez]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Faci (Michel Leloup)]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement Nationaliste Révolutionnaire (MNR)]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle Droite (ND)]]></category>
		<category><![CDATA[Ogmios]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE)]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Vial]]></category>
		<category><![CDATA[Tristan Mordrel]]></category>
		<category><![CDATA[Union nationale inter-universitaire (UNI)]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://reflexes.samizdat.net/?p=2013</guid>
		<description><![CDATA[(cliquez sur l&#8217;image pour télécharger le pdf du numéro) SOMMAIRE : Extrême droite : L’invasion dans les facs (page 4) PNFE : la vie de château de l’extrême droite (page 8) La nouvelle droite en sandales (page 10) Le NSDAP-AO a l’assault de l’Europe (page 12) Reflex Etranger : Blood &#38; Honour : les orphelins du sang [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/1994/01/ReflexesNum41-01-1994.pdf"><img class="aligncenter wp-image-2015" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Reflexes0041-691x1024.jpg" alt="Reflexes0041" width="600" height="888" /></a><em><strong>(cliquez sur l&rsquo;image pour télécharger le pdf du numéro)</strong></em></p>
<p style="text-align: left;">
<p><em><strong>SOMMAIRE :</strong></em></p>
<p>Extrême droite :</p>
<p><strong>L’invasion dans les facs </strong>(page 4)</p>
<p><strong>PNFE : la vie de château de l’extrême droite (</strong>page 8<strong>)</strong></p>
<p><strong>La nouvelle droite en sandales </strong>(page 10)</p>
<p><strong>Le NSDAP-AO a l’assault de l’Europe </strong>(page 12)</p>
<p>Reflex Etranger :</p>
<p><strong>Blood &amp; Honour : les orphelins du sang et de l’Europe </strong>(page 19)</p>
<p><strong>Brème, laboratoire de l’extrême droite (</strong>page 21<strong>)</strong></p>
<p><strong>Les élections en Italie  (</strong>page 23<strong>)</strong></p>
<p><strong>L’Europe forteresse se construit à l’Est </strong>(page 25)</p>
<p><strong>Searchlight : la violence porte un sacré coup à l’image du BNP </strong>(page 29)</p>
<p>Immigration :</p>
<p><strong>Défendre la multiculturalité et la citoyenneté </strong>(page 36)</p>
<p>Sécurité :</p>
<p><strong>MétroPolice : la sécurité dans les transports </strong>(page 38)</p>
<p>Immigration :</p>
<p><strong>Aperçu du dispositif déployé contre les étrangers </strong>(page 41)</p>
<p>NOTES DE LECTURE (page 43)</p>
<p>Musique :</p>
<p><strong>Interview de Kochise </strong>(page 46)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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