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	<title>REFLEXes &#187; Gilles-William Goldnadel</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Jean-Claude Nataf et Philippe Peninque sont sur un bateau&#8230; c&#8217;est le radeau d&#8217;la Marine !!</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Aug 2013 09:50:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le magazine photo Polka Magazine sort ce mois-ci un dossier intitulé « FN et Ultras ». Si nous avons déjà beaucoup écrit sur ces différentes relations, tenues et entretenues avec des Gudards actuels ou historiques, ou avec certains membres des JNR, il en est une toutefois qui mérite d’être précisée. Celle qu’entretient certains cadres et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le magazine photo <a href="http://www.polkamagazine.com/" target="_blank">Polka Magazine</a> sort ce mois-ci un dossier intitulé « FN et Ultras ».<br />
Si nous avons déjà beaucoup écrit sur ces différentes relations, tenues et entretenues avec des Gudards actuels ou historiques, ou avec certains membres des JNR, il en est une toutefois qui mérite d’être précisée. Celle qu’entretient certains cadres et dirigeants du Front National avec une partie des figures les plus radicales de la communauté juive de France, au premier plan desquelles figurent la Ligue de défense juive et son représentant Jean-Claude Nataf, dit Carlisle<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jean-claude-nataf-et-philippe-peninque-sont-sur-un-bateau-cest-le-radeau-dla-marine/#footnote_0_501" id="identifier_0_501" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Carlisle n&rsquo;est que l&rsquo;un des pseudos qu&rsquo;il utilise, celui que l&rsquo;on retrouve le plus fr&eacute;quemment, mais on pourrait citer aussi &laquo; Eliahou Tubiana &raquo; ou ces derni&egrave;res ann&eacute;es &laquo; Amon Cohen &raquo;">1</a></sup>.<br />
Sur une des photos publiées par Polka Magazine nous le voyons discuter, tout sourire, avec <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/">Philippe Peninque</a>, devenu une vedette bien malgré lui suite à l’affaire Cahuzac.</p>
<div id="attachment_1762" style="width: 518px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/Nataf_Peninque_Polka-2cc2b.jpg"><img class="size-full wp-image-1762" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/Nataf_Peninque_Polka-2cc2b.jpg" alt="Polka Magazine #23 Septembre 2013 p.62" width="508" height="584" /></a><p class="wp-caption-text">Polka Magazine #23 Septembre 2013 p.62</p></div>
<p>A première vue cette relation pourrait paraître totalement contre nature, pourtant elle n’est que l’aboutissement d’années de contacts divers et variés.</p>
<h3>LDJ &#8211; FN, je t&rsquo;aime moi non plus</h3>
<p>Les premiers contacts de Jean-Claude Nataf – Carlisle avec le « clan mariniste » datent du début des années 2000. A l’époque c’est avec Louis Aliot, le pourfendeur d’antisémites au sein de Front National que des contacts ont lieu. En 2010 Marc Georges<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jean-claude-nataf-et-philippe-peninque-sont-sur-un-bateau-cest-le-radeau-dla-marine/#footnote_1_501" id="identifier_1_501" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ex secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;Egalit&eacute; &amp; R&eacute;conciliation, nomm&eacute; membre du Comit&eacute; Central du FN en 2007 par Jean-Marie Le Pen, et aujourd&rsquo;hui en rupture avec un petit peu tout le monde">2</a></sup> raconte cette anecdote dans une interview donnée au journal Rivarol :<br />
« En 2006 Alain Soral, inquiet pour sa sécurité, avait sollicité Marine Le Pen dont il connaissait les accointances judéomanes [sic], pour qu’elle intervînt en sa faveur car il craignait d’être menacé par des bandes sionistes du type du Bétar ou de la LDJ. Et Marine Le Pen a appelé devant lui dans son bureau Michaël Carlisle, le chef de la Ligue de défense juive, pour lui demander si Soral était effectivement menacé. Ce à quoi Carlisle a répondu que non. Et pour cause, quand on sait qu’en contrepartie de ce service, Alain Soral, ce qui en étonnera plus d’un — c’est lui qui me l’a raconté — qui avait sympathisé avec Gilles-William Goldnadel, agent israélien notoire, ultra-sioniste, a présenté ce dernier à Marine Le Pen dans le cadre d’une rencontre tripartite. Edifiant ! »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jean-claude-nataf-et-philippe-peninque-sont-sur-un-bateau-cest-le-radeau-dla-marine/#footnote_2_501" id="identifier_2_501" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Rivarol n&deg;2952 du 14 mai 2010">3</a></sup></p>
<p>Cette interview fait l’objet d’un article dès le lendemain sur le <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/05/15/rivarol-gollnisch-le-baiser-qui-tue/" target="_blank">blog Droites Extrêmes</a> du Monde mais sans faire mention de cette anecdote. L’article du Monde est repris sur le site officiel du FN « Nations Presse Infos ». Peu étonnant, puisque débarrassé de ce passage, l’article au final servait les intérêts marinistes dans sa course à la présidence du FN, sa conclusion étant :<br />
« Bref, à l&rsquo;insu des protagonistes, les prises de position de Marc George et Jérôme Bourbon en faveur de Bruno Gollnisch, pourraient avoir des allures de baiser qui tue ». Etrange tout de même que ce coup de fil n’ait pas déclenché plus d’interrogations de la part des média à l’époque. Renseignement pris, il semblerait qu’il n’y ait pas eu appel, mais plus simplement un entretien direct.</p>
<p>Un des autres alliés de JCN-Carlisle au sein du FN est Jean-François Touzé, dont il est un proche. Ce dernier, véritable girouette de l’extrême droite<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jean-claude-nataf-et-philippe-peninque-sont-sur-un-bateau-cest-le-radeau-dla-marine/#footnote_3_501" id="identifier_3_501" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="N&rsquo;y voyez pas l&agrave; insulte, mais passer par autant de partis, et monter autant de mini-structures politiques au gr&eacute; des vents et mar&eacute;es qui soufflent sur le petit monde de la droite nationale nous fait dire que ce terme peut lui convenir tout &agrave; fait">4</a></sup> en faisait un interlocuteur parfait, mais sa ligne jugée trop « occidentaliste » débouchera sur son exclusion du Front. On le retrouvera quelques années plus tard, toujours aux côtés de JCN-Carlisle, prenant la parole lors de rassemblements de soutien à Israël, notamment ceux organisés par l’association Europe-Israël de Jean-Marc Moskowicz. Et à ceux qui s’inquiètent ou s’étonnent de sa présence (notamment lors de la manifestation devant l’ambassade d’Israël), il répondra sur le site ultra sioniste <em>JSS-News</em> : « il se trouve simplement que ce jour là mon ami « Mickaël C » de la LDJ m’a demandé de prendre le micro et d’improviser un discours ce que j’ai fait bien volontiers. » On ne peut faire plus clair.</p>
<p>Toutefois ces rencontres entre JCN-Carlisle et l’équipe mariniste rencontrent un obstacle de taille, l’attitude et les choix stratégiques d’un Jean-Marie Le Pen, qui au même moment, joue la carte du duo Dieudonné – Soral livré sur un plateau par Frédéric Chatillon<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jean-claude-nataf-et-philippe-peninque-sont-sur-un-bateau-cest-le-radeau-dla-marine/#footnote_4_501" id="identifier_4_501" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="cette strat&eacute;gie politique am&egrave;nera notamment le discours de Valmy r&eacute;dig&eacute; par A. Soral, ou encore la visite de Jean-Marie Le Pen sur la dalle d&rsquo;Argenteuil quelques mois plus tard">5</a></sup>. La consécration de cette nouvelle alliance est la venue de Dieudonné à la fête « Bleu blanc rouge » (BBR) du FN en 2006. Cela met un coup d’arrêt aux rencontres entre JCN-Carlisle et l’équipe mariniste. Pour ce dernier, présent aux BBR et menant la fronde contre Dieudo, F. Chatillon représente la quintessence de l’antisémitisme, et on peut dire qu’il connait fort bien ce sujet, tout comme il connait fort bien le monsieur.<br />
Mais pour comprendre cela il nous faut remonter un peu dans le temps, dans les années 1980 plus précisément. A cette époque la LDJ n’existe pas encore, et c’est au sein du Betar qu’évolue JCN-Carlisle. Il participe, entre autres, à la mise en place de ce qui deviendra quelques années plus tard le Service de Protection de la Communauté Juive (SPCJ), officiellement rattaché au CRIF depuis.<br />
Une de ses principales activités du moment est la « surveillance » des groupes d’extrême droite (ED), avec une préférence pour ceux définis comme antisémites. C’est à ce titre qu’il fréquente différentes librairies, au premier plan desquelles figurait Ogmios, librairie où officiait Frédéric Chatillon. Dans sa très complète biographie de François Duprat, Nicolas Lebourg nous apprend que Jean-Claude Nataf était présent au cimetière Montmartre pour la commémoration de la mort de François Duprat en 1998, année où Pierre Sidos était présent avec pas mal de militants de l’œuvre française, Nataf est présenté comme « cadre du Betar … qui se charge de longue date de garder un œil sur l’extrême droite antisémite »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jean-claude-nataf-et-philippe-peninque-sont-sur-un-bateau-cest-le-radeau-dla-marine/#footnote_5_501" id="identifier_5_501" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&laquo; Fran&ccedil;ois Duprat, l&rsquo;homme qui r&eacute;inventa l&rsquo;extr&ecirc;me-droite &raquo; Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard, Deno&euml;l, f&eacute;vrier 2012, page 327">6</a></sup>.<br />
Surveillance qu’il ne cessera jamais vraiment, faisant du monsieur un assez bon connaisseur de ce petit milieu. Mais si « connaissance » il y a, les réticences se limitent, elles, aux seuls groupes affichant leur antisémitisme viscéral, il est évident que les groupes d’ED ciblant l’immigration, l’Islam et/ou les populations d’origines arabes ne seront pas mis sur le même plan, et jugés de la même façon.</p>
<p>En 2008, signe que le torchon brule entre JCN-Carlisle et le FN, le Front met en ligne un article sur « Nations Presses Info » intitulé « Pour Michael Carlisle de la LDJ, les chrétiens en mission ne sont « pas les bienvenus » en Israël ! », qui se finit tout de même sous forme de menaces à peine voilées. Le plus important de l’article restant cette précision : « l’intéressé n’est pas n’importe qui. Michael Carlisle est un habitué de la mouvance nationale française depuis les années 60. Il a un temps fréquenté le Mouvement Occident jusqu’en 1968, pour se rapprocher par la suite du Betar et de l’ultra droite sioniste en France.»</p>
<h3>Du côté de chez les Identitaires</h3>
<p>Ne pouvant plus miser sur un FN « propre » qui arriverait à se débarrasser de ses éléments jugés un peu trop « antisionistes » puisque Jean-Marie le Pen ira même jusqu’à imposer Alain Soral et Marc Georges au Comité Central du FN (comme le règlement du parti l’y autorise), JCN-Carlisle se tourne un moment vers les cadres du Bloc Identitaire (BI), qui avec leur ligne « Ni keffieh ni kippa » ont l’air de vouloir rompre avec l’antisémitisme. De plus, leur discours très anti-islam et « anti-racailles » colle parfaitement à celui de la LDJ. Cela se concrétise par une rencontre à Paris, en marge d’une manifestation du BI entre Richard Roudier, Fabrice Robert et JCN-Carlisle<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jean-claude-nataf-et-philippe-peninque-sont-sur-un-bateau-cest-le-radeau-dla-marine/#footnote_6_501" id="identifier_6_501" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="JCN-Carlisle &eacute;tait d&eacute;j&agrave; en relation avec R. Roudier, depuis au moins 2005 selon Jean-Yves Camus ">7</a></sup>. Malgré quelques déconvenues, comme par exemple l’annonce d’une séance de dédicaces d’anciens combattants français de la Waffen-SS à la Librairie du Paillon à Nice (principal point d’encrage des Identitaires) révélée par Jean-Yves Camus dans <a href="http://blogs.rue89.com/jean-yves-camus/a-nice-une-seance-de-dedicaces-danciens-de-la-waffen-ss" target="_blank">Rue89</a>, les liens se maintiennent, au moins jusqu’aux Assises contre l’islamisation de l’Europe, co-organisées par le BI et Riposte Laïque où l’on voit une partie de la LDJ venir prêter main forte au Service d’Ordre géré par les Roudier père et fils<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jean-claude-nataf-et-philippe-peninque-sont-sur-un-bateau-cest-le-radeau-dla-marine/#footnote_7_501" id="identifier_7_501" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ces Assises se d&eacute;rouleront bien mieux pour la LDJ et ses affid&eacute;s que les deux &laquo; ap&eacute;ros saucisson-pinard &raquo; de juin et septembre organis&eacute;s par la m&ecirc;me bande, puisque dans les 2 cas la pr&eacute;sence remarqu&eacute;e de Serge Ayoub fera sauter le &laquo; vernis &raquo; et d&eacute;bouchera sur des altercations entre militants de la LDJ et skinheads-fafs">8</a></sup>.</p>
<h3>Avec les gars d&rsquo;la &laquo;&nbsp;Marine&nbsp;&raquo;</h3>
<p>Enfin arrive le congrès de Tours du FN en janvier 2011, l’élection de Marine Le Pen à la présidence du FN, mais aussi et surtout (du moins pour JCN-Carlisle) la défaite de Bruno Gollnisch et de ses troupes, au premier rang desquelles figurent pas mal de militants de l’Œuvre française, véritable bête noire pour JCN-Carlisle. A nouveau il va peut-être y avoir moyen de s’entendre entre véritables patriotes français, et les exclusions des militants de l’Œuvre française par la nouvelle équipe dirigeante du FN dans les mois qui vont suivre ne pourront que le confirmer<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jean-claude-nataf-et-philippe-peninque-sont-sur-un-bateau-cest-le-radeau-dla-marine/#footnote_8_501" id="identifier_8_501" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Parmi lesquels Yvan Benedetti, Alexandre Gabriac, Christophe Georgy, Olivier Wyssa ou encore Edouard de Brisoult">9</a></sup>. Soral n’est plus un obstacle : il a quitté le FN en 2009 faute d’obtenir la tête de liste FN en Ile-de-France pour les Européennes de 2009 (Marine Le Pen s’y étant opposée fermement).<br />
De plus, dans le cadre de sa stratégie de dédiabolisation mais aussi dans sa course à l’élection présidentielle, où elle a bien conscience que l’accès au second tour pourrait se jouer à quelques points près, Marine Le Pen lance des appels du pied à la communauté juive de France, et multiplie les gages de bonne conduite<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jean-claude-nataf-et-philippe-peninque-sont-sur-un-bateau-cest-le-radeau-dla-marine/#footnote_9_501" id="identifier_9_501" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="D&eacute;claration sur la Shoah &laquo; summum de la barbarie &raquo;, interview dans Isra&euml;l Magazine (tr&egrave;s &agrave; droite, o&ugrave; participent Alexandre Del Valle et des anciens de la LDJ), voyage de Louis Aliot en Isra&euml;l (la venue de MLP f&ucirc;t refus&eacute;e au dernier moment), rencontre avec l&rsquo;ambassadeur d&rsquo;Isra&euml;l &agrave; l&rsquo;ONU, cr&eacute;ation d&rsquo;une Union des Fran&ccedil;ais Juifs li&eacute;e au FN, coquille vide qui regroupera au plus fort de sa courte existence 4 militants &hellip;">10</a></sup>.</p>
<p>Dès le mois d’avril suivant, « Amon Cohen », autre pseudo utilisé par Jean-Claude Nataf, déclare <a href="www.leparisien.fr/paris-75/bijoutier-tue-a-paris-l-hommage-de-son-quartier-17-04-2011-1411445.php" target="_blank">au Parisien</a> suite à la mort lors d’un braquage d’un bijoutier membre de la communauté juive à Paris boulevard des Batignolles : « certains [ndlr : dans la communauté] avouent être tentés « de plus en plus pour un vote protestataire en faveur du Front national ».</p>
<p>Les contacts peuvent donc reprendre, et ce malgré l’opposition de Claude Barouch l’ancien président de la très influente Union des Patrons Juifs de France (UPJF) et ami de JCN-Carlisle. Si nous l’évoquons ici c’est qu’il est aussi un très proche de Claude Guéant, ministre de l’Intérieur de l’époque, et certains y trouvent là une possible explication quant à l’indulgence flagrante dont bénéficient les membres de la LDJ lors de leurs diverses interpellations pour violences.<br />
Toutefois, un obstacle de taille empêche ces rencontres d’aboutir à une prise de position du leader de la LDJ en faveur de Marine Le Pen, un obstacle dénommé Frédéric Chatillon. Ce dernier, ce n’est plus un secret pour personne, est non seulement un ami personnel de Marine Le Pen, mais il en est aussi un très proche conseiller, en charge notamment de la communication du FN. On le dit très présent lors de la campagne de 2012, ce qui entraîne de nombreuses frictions au siège du boulevard Malesherbes lorsqu’il croise l’équipe de l’Union des Français Juifs &#8211; UFJ amenée par Michel Ciardi.</p>
<p>Bizarrement il semblerait que Philippe Peninque malgré sa proximité avec <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/">F.  Chatillon</a> ne bénéficie pas du même traitement de la part de JCN-Carlisle, et que ces deux là entretiennent des relations plutôt courtoises, et ce depuis les premières prises de contact avec le FN au début des années 2000. D’aucuns pourraient se demander pourquoi.<br />
Peninque étant réputé avocat d’affaire brillant<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jean-claude-nataf-et-philippe-peninque-sont-sur-un-bateau-cest-le-radeau-dla-marine/#footnote_10_501" id="identifier_10_501" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Et ce malgr&eacute; un rat&eacute; de taille : c&rsquo;est lui qui a conseill&eacute; au clan Le Pen de ne pas r&eacute;gler les factures d&rsquo;imprimerie &agrave; F. Le Rachinel, amenant le FN au bord de la faillite, et l&rsquo;obligeant &agrave; vendre son si&egrave;ge de Saint-Cloud &laquo; Le Paquebot &raquo;">11</a></sup>, on aurait pu penser qu’il y avait d’autres motifs que la politique. Sauf que dans le cas JCN-Carlisle c’est totalement impossible, celui-ci étant interdit de gérance et devant des sommes folles au fisc<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jean-claude-nataf-et-philippe-peninque-sont-sur-un-bateau-cest-le-radeau-dla-marine/#footnote_11_501" id="identifier_11_501" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il f&ucirc;t li&eacute; par le pass&eacute; &agrave; un grand truand &agrave; qui il servira d&rsquo;homme de paille, et sera condamn&eacute; dans une affaire d&rsquo;escroquerie &agrave; sa place. Ce dernier ayant &eacute;t&eacute; ex&eacute;cut&eacute; &agrave; Moscou, peu de chance qu&rsquo;il revienne un jour le disculper">12</a></sup> . C’est d’ailleurs pour cela qu’il travaille comme simple salarié dans la société de son frère Marc<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jean-claude-nataf-et-philippe-peninque-sont-sur-un-bateau-cest-le-radeau-dla-marine/#footnote_12_501" id="identifier_12_501" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Bien que non militant, on le voit occasionnellement &agrave; des rassemblements de la LDJ, et il peut s&rsquo;av&eacute;rer aussi &ecirc;tre un v&eacute;ritable soutien financier pour le groupe">13</a></sup>, Impexit, qui fait de l’import de jouets et cadeaux provenant du marché chinois. C’est à cette adresse que les RG viendront (par 2 fois au moins) interroger JCN-Carlisle suite à des exactions commises par des membres de la LDJ, une fois lors de l’attaque de la Librairie Résistance<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jean-claude-nataf-et-philippe-peninque-sont-sur-un-bateau-cest-le-radeau-dla-marine/#footnote_13_501" id="identifier_13_501" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Gr&eacute;gory Chelly, David Benaroch, Yoni Sulman et Ruben Chocron, tous membres de la LDJ, seront interpell&eacute;s et condamn&eacute;s pour le saccage &agrave; Paris de la librairie R&eacute;sistance le 3 juillet 2009. Un 5&egrave;me, mineur au moment des faits sera jug&eacute; &agrave; huis clos">14</a></sup>, et une autre fois lors d’une agression au bord du lycée Janson de Sailly. La vitrine remplie de figurines de policiers ou de gendarmes a du bien les amuser.</p>
<p>En conclusion, ce que nous révèle cette photo publiée dans Polka Magazine montrant JCN-Carlisle et Philippe Peninque en grande conversation, c’est que bien au-delà des divergences politiques, et malgré les déclarations hostiles de JCN-Carlisle envers l’équipe Chatillon, ce dernier continue à penser qu’il y a une carte à jouer au sein du FN.<br />
Pas sûr que le résultat soit réellement là, car Marine Le Pen en réalité n’est ni pro-sioniste ni pro-musulman, elle est tout simplement pro-FN, et contrairement à son père, elle est à la conquête du (d’un ?) pouvoir. Si pour cela il lui manque quelques voix, elle les prendra bien volontiers tant chez les uns que chez les autres !!</p>
<p><strong> <strong><br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</strong> </strong></p>
<div id="attachment_1763" style="width: 484px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/Jean-Claude-Nataf-Carlisle-2012.jpg"><img class="size-large wp-image-1763" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/Jean-Claude-Nataf-Carlisle-2012-1024x734.jpg" alt="Jean-Claude Nataf étudiant de près un spécimen de facho." width="474" height="339" /></a><p class="wp-caption-text">Jean-Claude Nataf étudiant de près un spécimen de facho.</p></div>
<p>A la lecture ce qui précède, quoi de plus normal ?<br />
Et si l’on vous dit qu’il s’agit d’un rassemblement de l’Œuvre française et des Jeunesses Nationalistes, cela parait encore plus logique. Là où le bat blesse, c’est qu’il s’agit de leur très éphémère rassemblement du 29 septembre 2012 à Paris <a href="http://reflexes.samizdat.net/manifestation-des-jeunesses-nationalistes-a-paris-du-29-septembre-2012-essai-non-transforme/">sur le Parvis de Notre-Dame</a>. Ce rassemblement était initialement prévu place de la République, mais une interdiction de la préfecture au dernier moment (la veille) viendra perturber ce programme, c’est donc sur le parvis Notre-Dame que se rabattront les militants de l’Œuvre française et des JN. Ce qui est étrange c’est que le lieu de remplacement fût gardé secret (même pour les militants déjà présent sur Paris) jusqu’au moment de prendre le métro au départ du local de l’Œuvre française dans le XIIIe arrondissement.</p>
<p>Alors ? la LDJ aurait-elle réussi à infiltrer l’Œuvre française ? JCN-Carlisle serait-il devin ? Pur hasard ? ou renseignement obtenu par un contact chez les RG ??<br />
Nous vous laissons libre de votre choix, le notre est fait !!</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_501" class="footnote">Carlisle n’est que l’un des pseudos qu’il utilise, celui que l’on retrouve le plus fréquemment, mais on pourrait citer aussi « Eliahou Tubiana » ou ces dernières années « Amon Cohen »</li><li id="footnote_1_501" class="footnote">Ex secrétaire général d’Egalité &amp; Réconciliation, nommé membre du Comité Central du FN en 2007 par Jean-Marie Le Pen, et aujourd’hui en rupture avec un petit peu tout le monde</li><li id="footnote_2_501" class="footnote">Rivarol n°2952 du 14 mai 2010</li><li id="footnote_3_501" class="footnote">N’y voyez pas là insulte, mais passer par autant de partis, et monter autant de mini-structures politiques au gré des vents et marées qui soufflent sur le petit monde de la droite nationale nous fait dire que ce terme peut lui convenir tout à fait</li><li id="footnote_4_501" class="footnote">cette stratégie politique amènera notamment le discours de Valmy rédigé par A. Soral, ou encore la visite de Jean-Marie Le Pen sur la dalle d’Argenteuil quelques mois plus tard</li><li id="footnote_5_501" class="footnote">« François Duprat, l&rsquo;homme qui réinventa l&rsquo;extrême-droite » Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard, Denoël, février 2012, page 327</li><li id="footnote_6_501" class="footnote">JCN-Carlisle était déjà en relation avec R. Roudier, depuis au moins 2005 selon <a href="http://tempspresents.files.wordpress.com/2009/09/jean-yves-camus-strategies-contre-lextreme-droite-france.pdf" target="_blank">Jean-Yves Camus</a> </li><li id="footnote_7_501" class="footnote">Ces Assises se dérouleront bien mieux pour la LDJ et ses affidés que les deux « apéros saucisson-pinard » de juin et septembre organisés par la même bande, puisque dans les 2 cas la présence remarquée de Serge Ayoub fera sauter le « vernis » et débouchera sur des altercations entre militants de la LDJ et skinheads-fafs</li><li id="footnote_8_501" class="footnote">Parmi lesquels Yvan Benedetti, Alexandre Gabriac, Christophe Georgy, Olivier Wyssa ou encore Edouard de Brisoult</li><li id="footnote_9_501" class="footnote">Déclaration sur la Shoah « summum de la barbarie », interview dans Israël Magazine (très à droite, où participent Alexandre Del Valle et des anciens de la LDJ), voyage de Louis Aliot en Israël (la venue de MLP fût refusée au dernier moment), rencontre avec l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, création d’une Union des Français Juifs liée au FN, coquille vide qui regroupera au plus fort de sa courte existence 4 militants …</li><li id="footnote_10_501" class="footnote">Et ce malgré un raté de taille : c’est lui qui a conseillé au clan Le Pen de ne pas régler les factures d’imprimerie à F. Le Rachinel, amenant le FN au bord de la faillite, et l’obligeant à vendre son siège de Saint-Cloud « Le Paquebot »</li><li id="footnote_11_501" class="footnote">Il fût lié par le passé à un grand truand à qui il servira d’homme de paille, et sera condamné dans une affaire d’escroquerie à sa place. Ce dernier ayant été exécuté à Moscou, peu de chance qu’il revienne un jour le disculper</li><li id="footnote_12_501" class="footnote">Bien que non militant, on le voit occasionnellement à des rassemblements de la LDJ, et il peut s’avérer aussi être un véritable soutien financier pour le groupe</li><li id="footnote_13_501" class="footnote">Grégory Chelly, David Benaroch, Yoni Sulman et Ruben Chocron, tous membres de la LDJ, seront interpellés et condamnés pour le saccage à Paris de la librairie Résistance le 3 juillet 2009. Un 5ème, mineur au moment des faits sera jugé à huis clos</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Elections aux CROUS 2010 : La droite universitaire à la croisée des chemins</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jan 2010 23:52:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Gitakos]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Klein]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles-William Goldnadel]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe union défense (GUD)]]></category>
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		<category><![CDATA[Ligue de Défense Juive (LDJ)]]></category>
		<category><![CDATA[Minute]]></category>
		<category><![CDATA[Rassemblement des Etudiants de Droite (RED)]]></category>
		<category><![CDATA[Tony Baroud]]></category>
		<category><![CDATA[Union nationale inter-universitaire (UNI)]]></category>

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		<description><![CDATA[En cette année 2010, des recompositions inattendues se dessinent dans la droite universitaire parisienne, voire nationale. Rapide état des lieux.Les élections pour désigner les représentants aux CROUS qui se tiendront dans les universités en mars-avril prochains risquent d’être très mouvementées à droite. Non pas tant à cause d&#8217;un activisme qui n&#8217;a jamais été aussi faible [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>En cette année 2010, des recompositions inattendues se dessinent dans la droite universitaire parisienne, voire nationale. Rapide état des lieux.Les élections pour désigner les représentants aux CROUS qui se tiendront dans les universités en mars-avril prochains risquent d’être très mouvementées à droite. Non pas tant à cause d&rsquo;un activisme qui n&rsquo;a jamais été aussi faible que parce qu&rsquo;une recomposition se profile à l&rsquo;horizon, avec des conséquences qu&rsquo;il est difficile de prévoir.</p>
<h3>L&rsquo;UNI dans la tourmente</h3>
<p>En effet, l’UNI<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_0_449" id="identifier_0_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Union Nationale Interuniversitaire">1</a></sup>, principale composante de la droite universitaire depuis plus de 40 ans, pourrait disparaître en 2010 sous la pression de l’UMP. Symptôme de cette crise : <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/">Jacques Rougeot</a>, membre fondateur du MIL et président historique de l’UNI, a démissionné fin 2009 du poste qu&rsquo;il occupait depuis les origines de l&rsquo;organisation sans raison officielle.<br />
Les plus hautes instances de l’UMP auraient décidé d’en finir avec l’UNI et de la remplacer par une nouvelle structure : le Mouvement Etudiant ou Mouvement Populaire Etudiant, directement lié aux Jeunes Populaires, la structure jeune de l’UMP, très mal en point en termes d’effectifs. Benoist Apparu a annoncé la décision aux RDJ (Responsables Départementaux de la Jeunesse) de l’UMP fin 2009 lors d’une réunion à Paris, et semble avoir oublié de le dire aux cadres de l’UNI. La décision semble venir directement de l’Elysée. C’est là une bien vilaine façon de remercier un mouvement qui depuis le début des années 2000 était rentré dans le rang, après une première menace de dissolution en 2002. L’UNI n’est pas le seul mouvement droitiste à subir les foudres de l’Elysée. Le MIL, structure qui a pris le relais en 1982 après la dissolution du SAC, a récemment vu sa subvention allouée par l’UMP passer de 475.000 à 144.000 euros !</p>
<p>Il n’est pas certain que cette évolution et ces méthodes si peu « démocratiques » soient du goût de tout le monde au sein de l’organisation. Certains commencent à s’organiser et cherchent de nouveaux alliés, principalement à la droite de la droite. C’est tout du moins ce que laissent penser certains évènements comme la série d’actions musclées contre les locaux du PCF lors des « commémorations de la chute du mur de Berlin » début novembre un peu partout en France ou ces alliances locales avec l’extrême droite comme à Bordeaux, où l’UNI semble avoir des contacts individuels avec les Identitaires. Enfin récemment, l’UNI de Tours, qui a pris officiellement position contre la dissolution du mouvement, a diffusé un clip officiel sur Youtube avec en fond sonore le groupe de Rock Identitaire Français <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-4/">In Memoriam</a>. Le message est très clair !</p>
<h3>GUD le retour</h3>
<p>Parallèlement, en novembre, <em>Minute</em> éventait les projets de reformation d&rsquo;un <a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a>, 40 ans après la création de ce groupe. Menée par Edouard Klein, fils de militants de l&rsquo;extrême droite historique (papa aurait été au GUD et maman à Ordre Nouveau), l&rsquo;initiative était ainsi sûre d&rsquo;être torpillée et ce n&rsquo;est évidemment pas surprenant de la part de <em>Minute</em> dont le rédacteur en chef est Bruno Larebière, membre du bureau exécutif du Bloc Identitaire sous le pseudonyme de Bruno Vendoire<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_1_449" id="identifier_1_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Agrave; ne pas confondre avec Bruno Vendi&egrave;re, alias Bruno Archier, en charge du secteur international du Renouveau Fran&ccedil;ais.">2</a></sup>. Le journal est de fait devenu l&rsquo;organe officieux du Bloc et sert à Bruno Larebière à envoyer des torpilles plus ou moins efficaces en direction de ce qui peut apparaître comme une gêne pour le développement du Bloc, en particulier les structures concurrentes. Un nouveau GUD se placerait dans ce cas de figure puisqu’il serait susceptible de venir compléter une offre déjà pléthorique en terme de groupuscules sur la scène parisienne. D’autant que certains contacts montrent que ce GUD nouvelle mouture ne serait pas exactement sur la ligne des « anciens »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_2_449" id="identifier_2_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Entendre la g&eacute;n&eacute;ration de militants gudards des ann&eacute;es 1980 puis celle des ann&eacute;es 1990.">3</a></sup>.</p>
<p>Il semble en effet que l’initiative ait suscité l’intérêt des milieux les plus droitiers et groupusculaires de la communauté juive et que des liens se soient noués, Assas oblige, entre Edouard Klein et Alexandre Gitakos. Or celui-ci est une figure particulièrement active du milieu droitier universitaire. Animateur du blog pro-israélien <em>Le Lion Ardent</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_3_449" id="identifier_3_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La r&eacute;ouverture du Lion Ardent fut vivement salu&eacute;e par la Ligue de D&eacute;fense Juive en mai 2009.">4</a></sup> , qui se revendique « occidentaliste, libéral et patriote », il a derrière lui et depuis 2005 un passé bien rempli à la droite extrême. De France-Israël Jeunes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_4_449" id="identifier_4_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Alexandre Gitakos restera l&rsquo;inoubliable auteur, au nom de France-Isra&euml;l Jeunes, d&rsquo;un communiqu&eacute; de soutien &agrave; Beno&icirc;t Fleury lorsque celui-ci est entr&eacute; au conseil g&eacute;n&eacute;ral de Vend&eacute;e au d&eacute;but de l&rsquo;automne 2009. Le m&ecirc;me Fleury qui, rappelons-le, d&eacute;clarait dans l&rsquo;Echo des Savanes en mars 1999 qu&rsquo;il fallait rayer Isra&euml;l de la carte (sic) et que le GUD avait mis une danse (re-sic) au B&eacute;tar lors du proc&egrave;s Garaudy. La solidarit&eacute;, c&rsquo;est &eacute;mouvant. Pour autant, France-Isra&euml;l n&rsquo;&eacute;tait pas une association d&rsquo;extr&ecirc;me droite avant que William Goldnadel en prenne la direction il y a quelques ann&eacute;es. Fond&eacute;e en 1933 par Justin Godard sous le nom de &laquo;&nbsp;France-Palestine&nbsp;&raquo;, l&rsquo;association a eu pour pr&eacute;sident le g&eacute;n&eacute;ral Koenig et &eacute;tait jusqu&rsquo;en 1967 largemet compos&eacute;e de gaullistes issus de la r&eacute;sistance. Se reporter &agrave; l&rsquo;ouvrage de Samy Cohen De Gaulle, Isra&euml;l et les Juifs pour plus de d&eacute;tails.">5</a></sup>, dont il se vante d’avoir gravi peu à peu tous les échelons, à l’UNI en passant par des associations comme « Stop la grève » ou le collectif « Etudiants Contre les Blocages », il n’est tout naturellement pas étonnant de le découvrir dans le nouveau parti &#8211; mouchoir de poche de Jean-François Touzé, l’Alliance pour les Libertés (APL)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_5_449" id="identifier_5_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Parti sur lequel nous aurons l&rsquo;occasion de revenir, d&rsquo;autant qu&rsquo;il comporte quelques figures pittoresques comme Ma&icirc;tre Philibert Lepy dont nous avons d&eacute;j&agrave; eu l&rsquo;occasion de parler et qui poursuit une trajectoire toute en coh&eacute;rence&hellip;">6</a></sup>.</p>
<p>Cette activité débordante dont se souviennent certains militants sur Assas ne pouvait que l’amener à rencontrer Edouard Klein, activiste du RED sur Assas, groupuscule dont il prit la direction à partir de l’automne 2008<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_6_449" id="identifier_6_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il succ&eacute;da ainsi &agrave; Romain Vincent dit &laquo;&nbsp;La B&ecirc;te&nbsp;&raquo; et Romain Riedberger, aux orientations politiques relativement dissemblables : proche de Marine Le Pen pour le premier et nationaliste et catholique pour le second.">7</a></sup>, alors que le groupe étudiant était en proie à des remous internes sur la stratégie à adopter, en particulier à l’égard du FN et de la montée en puissance de Marine Le Pen.</p>
<div id="attachment_2255" style="width: 719px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/01/action_RED_20051.jpg"><img class="wp-image-2255 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/01/action_RED_20051.jpg" alt="Une des actions organisées par le RED à ses origines en octobre 2005, contre le salon homosexuel Rainbow attitude. Les militants font alors incursion sur le podium emmenés par deux dirigeants des Jeunesses Libanaises Chrétiennes, Tony Baroud et Philippe Sfeir." width="709" height="473" /></a><p class="wp-caption-text">Une des actions organisées par le RED à ses origines en octobre 2005, contre le salon homosexuel Rainbow attitude. Les militants font alors incursion sur le podium emmenés par deux dirigeants des Jeunesses Libanaises Chrétiennes, Tony Baroud et Philippe Sfeir.</p></div>
<div id="attachment_2256" style="width: 610px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/01/action_RED_20052.jpg"><img class="wp-image-2256" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/01/action_RED_20052.jpg" alt="Photographie de groupe. Les organisateurs de l'action, Romain Vincent et Frédéric Pichon, avaient pris soin de rester en dehors de l'action." width="600" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Photographie de groupe. Les organisateurs de l&rsquo;action, Romain Vincent et Frédéric Pichon, avaient pris soin de rester en dehors de l&rsquo;action.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’absence de positionnement clair, entre ligne NR et marinisme, entre soutien pro-palestinien à fondement antisémite et refus de défiler aux côtés du centre Zahra, finit par provoquer l’implosion du RED au printemps 2009. Edouard Klein ne semble d’ailleurs pas lui-même savoir sur quel positionnement politique danser, entre présence assidue aux repas mensuels amicaux du GRECE à Paris au bar Le Jadis, ligne « <em>Ni keffieh, ni kippa</em> » ou encore participation au 9 mai 2009 avec la casquette de responsable du SO<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_7_449" id="identifier_7_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le 9 mai 2009 &eacute;tait organis&eacute; par Serge Ayoub qui n&rsquo;est pas r&eacute;put&eacute; pour son philos&eacute;mitisme&hellip;">8</a></sup>. Plus qu’un véritable accord politique entre des milieux au demeurant dissemblables, le point de jonction pourrait se situer sur une volonté commune d’en découdre dans les facultés parisiennes avec les « islamo-gauchistes » selon la terminologie employée depuis quelques années par Maître Goldnadel puis par d&rsquo;autres, y compris dans certains journaux de la communauté juive. Une telle entreprise pourrait alors trouver le renfort de cogneurs patentés comme Maxime Benhaïm, lui-aussi bien connu pour ses frasques à l’UNI &#8211; où il devint un proche de Gitakos &#8211; et son appartenance à la LDJ. C’est d’ailleurs au titre de cette appartenance politique que nous avions évoqué son activisme dans un précédent <a href="http://reflexes.samizdat.net/un-an-plus-tard/">article</a>. Cet intérêt pour une refondation du GUD représenterait un véritable saut qualitatif pour celui qui signait il y a encore peu ses mails de menaces d’un explicite « Maxime, un Français de pur souche ». D’autant qu’il reste l’un des membres les plus virulents et les plus actifs de la LDJ, comme le montre par exemple la photo suivante prise lors d’un très rares collages de la LDJ sur Paris et qui sert d’illustration au site de la fantomatique section lyonnaise de la LDJ :</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/01/Maxime_LDJ_Lyon.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1388" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/01/Maxime_LDJ_Lyon.jpg" alt="Maxime_LDJ_Lyon" width="604" height="453" /></a></p>
<p>Pour l’instant, l’initiative semble en sommeil mais les contacts existants, ils ne demandent qu’à être réactivés, surtout qu’ils vont bien au-delà du seul Klein.</p>
<h3>Hors les murs</h3>
<p>En province, la situation semble plus calme si on excepte Bordeaux mais ce cas a déjà été traité par le <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2009/12/25/forum-etudiant-gud-la-petite-agitation-nationaliste-dans-les-facs/" target="_blank">blog</a> de Abel Mestre et Caroline Monnot et nous ne saurions rien rajouter de plus que ce qui y a été écrit. La seule autre interrogation pourrait être Nice. Même si les Jeunesses Identitaires sont restées pour l’instant à l’écart du combat universitaire, tirant ainsi sans doute les leçons du peu de retour des investissements passés (RE<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_8_449" id="identifier_8_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Renouveau Etudiant">9</a></sup>, UDEN<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_9_449" id="identifier_9_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Union et D&eacute;fense des Etudiants Nationalistes">10</a></sup>), il serait pourtant surprenant que leur poids relatif dans cette ville ne finisse pas par les pousser à occuper également ce créneau qui demeure fondamental dans le repérage et la formation des futurs cadres politiques qui font par ailleurs cruellement défaut au Bloc Identitaire.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_449" class="footnote">Union Nationale Interuniversitaire</li><li id="footnote_1_449" class="footnote">À ne pas confondre avec Bruno Vendière, alias Bruno Archier, en charge du secteur international du Renouveau Français.</li><li id="footnote_2_449" class="footnote">Entendre la génération de militants gudards des années 1980 puis celle des années 1990.</li><li id="footnote_3_449" class="footnote">La réouverture du <em>Lion Ardent</em> fut vivement saluée par la Ligue de Défense Juive en mai 2009.</li><li id="footnote_4_449" class="footnote">Alexandre Gitakos restera l’inoubliable auteur, au nom de France-Israël Jeunes, d’un communiqué de soutien à Benoît Fleury lorsque celui-ci est entré au conseil général de Vendée au début de l’automne 2009. Le même Fleury qui, rappelons-le, déclarait dans l&rsquo;<em>Echo des Savanes</em> en mars 1999 qu&rsquo;il fallait rayer Israël de la carte (sic) et que le GUD avait mis une danse (re-sic) au Bétar lors du procès Garaudy. La solidarité, c’est émouvant. Pour autant, France-Israël n&rsquo;était pas une association d&rsquo;extrême droite avant que William Goldnadel en prenne la direction il y a quelques années. Fondée en 1933 par Justin Godard sous le nom de &laquo;&nbsp;France-Palestine&nbsp;&raquo;, l&rsquo;association a eu pour président le général Koenig et était jusqu&rsquo;en 1967 largemet composée de gaullistes issus de la résistance. Se reporter à l&rsquo;ouvrage de Samy Cohen <em>De Gaulle, Israël et les Juifs</em> pour plus de détails.</li><li id="footnote_5_449" class="footnote">Parti sur lequel nous aurons l’occasion de revenir, d’autant qu’il comporte quelques figures pittoresques comme Maître Philibert Lepy dont nous avons déjà eu l’occasion de parler et qui poursuit une trajectoire toute en cohérence…</li><li id="footnote_6_449" class="footnote">Il succéda ainsi à Romain Vincent dit &laquo;&nbsp;La Bête&nbsp;&raquo; et Romain Riedberger, aux orientations politiques relativement dissemblables : proche de Marine Le Pen pour le premier et nationaliste et catholique pour le second.</li><li id="footnote_7_449" class="footnote">Le 9 mai 2009 était organisé par Serge Ayoub qui n&rsquo;est pas réputé pour son philosémitisme&#8230;</li><li id="footnote_8_449" class="footnote">Renouveau Etudiant</li><li id="footnote_9_449" class="footnote">Union et Défense des Etudiants Nationalistes</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>De SOS-Racisme à la LDJ ?</title>
		<link>https://reflexes.samizdat.net/de-sos-racisme-a-la-ldj/</link>
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		<pubDate>Thu, 22 Jan 2009 13:51:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[... Et les autres]]></category>
		<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Antony Attal]]></category>
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		<category><![CDATA[Gilles-William Goldnadel]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Nataf (Michael Carlisle)]]></category>
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		<description><![CDATA[Nous l’avouons bien volontiers, le titre est volontairement provocateur et réducteur. Pourtant, cette association d’idée n’est pas que pur plaisir ou pure bêtise au regard des quelques éléments suivants, lus, vus et entendus sur nos médias nationaux. SOS Racisme, ainsi que le MRAP, la Licra et bien d’autres viennent de dénoncer l’agression de 3 adolescents [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Nous l’avouons bien volontiers, le titre est volontairement provocateur et réducteur. Pourtant, cette association d’idée n’est pas que pur plaisir ou pure bêtise au regard des quelques éléments suivants, lus, vus et entendus sur nos médias nationaux.</p>
<p>SOS Racisme, ainsi que le MRAP, la Licra et bien d’autres viennent de dénoncer l’agression de 3 adolescents par des militants de la Ligue de Défense Juive (LDJ) lors d’une distribution de tract devant le lycée Janson de Sailly à Paris le jeudi 8 janvier. Fort bien !</p>
<p>Nous ne nous étendrons pas sur cette agression, ses origines et causes profondes, ni sur cette capacité étonnante qu’a la LDJ, ou du moins son responsable Michaël Carlisle<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/de-sos-racisme-a-la-ldj/#footnote_0_367" id="identifier_0_367" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&laquo; porte parole &raquo; de la LDJ selon Wikip&eacute;dia, mais que pour des questions de commodit&eacute; nous appellerons ici Jean-Claude !">1</a></sup>, à ne jamais assumer les actions de ses jeunes (voire parfois très jeunes) militants, généralement violents (voire parfois très violents), et leurs débordements<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/de-sos-racisme-a-la-ldj/#footnote_1_367" id="identifier_1_367" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce refus d&rsquo;assumer allant m&ecirc;me dans bien des cas, et notamment pour cette affaire, jusqu&rsquo;&agrave; la condamnation pure et simple, sympa la solidarit&eacute; &agrave; la LDJ. Ce fut aussi le cas pour l&rsquo;agression en avril 2008 de cinq personnes &agrave; la sortie d&rsquo;une soir&eacute;e de soutien &agrave; Georges Habache, en pr&eacute;sence de Georges Malbrunot auteur d&rsquo;une biographie de l&rsquo;ancien leader du FPLP sous forme d&rsquo;entretiens ou en f&eacute;vrier 2008 lors de l&rsquo;agression de deux jeunes en marge du rassemblement &agrave; la m&eacute;moire d&rsquo;Ilan Halimi &agrave; Paris. Il serait possible d&rsquo;allonger encore la liste mais cela deviendrait fastidieux&hellip;">2</a></sup>.</p>
<p>Par contre cela nous rappelle tout simplement un procès que nous avions suivi avec intérêt en novembre 2006, celui d’un des membres les plus illustres de la LDJ à l’époque, le bien nommé Antony Attal<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/de-sos-racisme-a-la-ldj/#footnote_2_367" id="identifier_2_367" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Mais oui ! Ce jeune homme distingu&eacute; qui se grattait l&rsquo;entre-jambes en signe d&rsquo;expression d&rsquo;un fort m&eacute;contentement face &agrave; des contre-manifestants lors du gala de soutien &agrave; Tsahal &agrave; Levallois, sc&egrave;ne inoubliable que nous devons &agrave; l&rsquo;&eacute;quipe de Lundi Investigation de Canal +. Et qui accessoirement avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; condamn&eacute; pour faits de violences en 2004 (10 mois de prison avec sursis et 2 ans de mise &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve), d&eacute;fendu &agrave; cette occasion par Gilles-William Goldnadel. &Eacute;tant aujourd&rsquo;hui plus souvent en Isra&euml;l qu&rsquo;en France, on le rassure, il ne manque &agrave; personne ici.">3</a></sup>. Ce dernier comparaissait alors pour la énième fois pour une agression physique commise en 2005 contre une enseignante qui faisait signer un appel de solidarité avec les travailleurs et syndicalistes palestiniens lors d’une manifestation de défense des services publics. Comme à son habitude il n’avait pas pris de risques et était accompagné de quelques amis quand même. Nous avions été fort surpris à l&rsquo;époque de voir que son avocat n’était autre que Me Léon-Lef Forster, un des avocats de SOS Racisme et de Julien Dray<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/de-sos-racisme-a-la-ldj/#footnote_3_367" id="identifier_3_367" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Julien Dray dont le fr&egrave;re cadet, Jean-Paul, &eacute;tait, pour m&eacute;moire, responsable du B&eacute;tar-Tagar en France avant de faire son Alyah et d&eacute;crit par L&rsquo;Express en juin 1994 comme &eacute;tant &laquo; un homme passionn&eacute;, capable de violence et proche de Jacques Kupfer &raquo; (sur Kupfer, ancien responsable du Betar France, du Likoud de France, puis du Likoud Mondial, signalons juste son dernier texte intitul&eacute; &laquo; Gaza doit pleurer &raquo; (sic !) et dont la phrase &laquo; Pour que notre victoire soit r&eacute;elle et efficace, un sentiment de d&eacute;faite et de d&eacute;sespoir doit submerger Gaza et TOUS ses habitants &raquo; r&eacute;sume &agrave; elle seule le ton g&eacute;n&eacute;ral de ce texte, qui bien entendu a trouv&eacute; imm&eacute;diatement sa place sur le site de la LDJ).">4</a></sup>.</p>
<p>C’est d’ailleurs au nom de SOS Racisme qu’il porta plainte l’année dernière contre Pierre Péan pour « diffamation raciale » et « discrimination raciste » à propos de son livre <em>Noires fureurs, blancs menteurs</em> (Ed. Fayard).<br />
Il est donc naturellement aujourd’hui l’avocat de Julien Dray dans ses déboires financiers avec les associations satellites de SOS-Racisme<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/de-sos-racisme-a-la-ldj/#footnote_4_367" id="identifier_4_367" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Affaires qui, vous vous en doutez, ne surprennent personne &agrave; REFLEXes.">5</a></sup>, mais… il est aussi celui de Charles Pasqua dans l’affaire de l’Angolagate, ou dans celle plus ancienne de son financement de campagne illégal pour les élections européennes de 1999.</p>
<p>Nous savons bien qu’en tant qu’avocat, on se doit de défendre tout le monde (Jacques Vergès l’a assez martelé par le passé !!)… Et finalement J. Dray et C. Pasqua n’étant guère pour nous que les deux facettes d’une même pièce, cela ne nous choque pas spécialement.<br />
Nous trouvons cependant plus étrange qu’en tant qu’avocat de SOS-Racisme on puisse non seulement défendre, mais même simplement avoir des relations avec un membre de la LDJ, sauf à penser que ce brave Antony l’aurait à l’époque choisi par hasard ? Mais est-ce crédible ?</p>
<div id="attachment_2377" style="width: 610px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/01/Attal-nov06.jpg"><img class="wp-image-2377" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/01/Attal-nov06-1024x884.jpg" alt="Antony Attal sortant de l’audience avec ses gants de velours !!! " width="600" height="518" /></a><p class="wp-caption-text">Antony Attal sortant de l’audience avec ses gants de velours !!!</p></div>
<p>Mais alors, extrapolons un peu, que ferait Me Forster s’il devait au nom de SOS-Racisme se porter partie civile contre les militants de la LDJ responsables de l’agression de jeudi dernier, et cela après en avoir défendu un des éléments les plus violents ?!<br />
Légère contradiction non ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_367" class="footnote">« porte parole » de la LDJ selon Wikipédia, mais que pour des questions de commodité nous appellerons ici Jean-Claude !</li><li id="footnote_1_367" class="footnote">Ce refus d’assumer allant même dans bien des cas, et notamment pour cette affaire, jusqu’à la condamnation pure et simple, sympa la solidarité à la LDJ. Ce fut aussi le cas pour l’agression en avril 2008 de cinq personnes à la sortie d’une soirée de soutien à Georges Habache, en présence de Georges Malbrunot auteur d’une biographie de l’ancien leader du FPLP sous forme d’entretiens ou en février 2008 lors de l’agression de deux jeunes en marge du rassemblement à la mémoire d’Ilan Halimi à Paris. Il serait possible d’allonger encore la liste mais cela deviendrait fastidieux…</li><li id="footnote_2_367" class="footnote">Mais oui ! Ce jeune homme distingué qui se grattait l’entre-jambes en signe d’expression d’un fort mécontentement face à des contre-manifestants lors du gala de soutien à Tsahal à Levallois, scène inoubliable que nous devons à l’équipe de Lundi Investigation de Canal +. Et qui accessoirement avait déjà été condamné pour faits de violences en 2004 (10 mois de prison avec sursis et 2 ans de mise à l’épreuve), défendu à cette occasion par Gilles-William Goldnadel. Étant aujourd’hui plus souvent en Israël qu’en France, on le rassure, il ne manque à personne ici.</li><li id="footnote_3_367" class="footnote">Julien Dray dont le frère cadet, Jean-Paul, était, pour mémoire, responsable du Bétar-Tagar en France avant de faire son Alyah et décrit par <em>L’Express</em> en juin 1994 comme étant « un homme passionné, capable de violence et proche de Jacques Kupfer » (sur Kupfer, ancien responsable du Betar France, du Likoud de France, puis du Likoud Mondial, signalons juste son dernier texte intitulé « Gaza doit pleurer » (sic !) et dont la phrase « Pour que notre victoire soit réelle et efficace, un sentiment de défaite et de désespoir doit submerger Gaza et TOUS ses habitants » résume à elle seule le ton général de ce texte, qui bien entendu a trouvé immédiatement sa place sur le site de la LDJ).</li><li id="footnote_4_367" class="footnote">Affaires qui, vous vous en doutez, ne surprennent personne à <em>REFLEXes</em>.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Réacs Sion</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Mar 2007 15:58:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ce texte est un extrait du dossier consacré au repli identitaire en France dans le prochain numéro de Réflexes et qui devrait paraître en avril-mai 2007.<em>Que des groupes s&rsquo;affirmant comme juifs déclarent défendre leur communauté contre la montée de l&rsquo;antisémitisme, c&rsquo;est fort bien. Dommage que ça ne s&rsquo;étende pas toujours à toutes les formes de racisme. Que la plupart d&rsquo;entre eux se donnent pour devoir de défendre l&rsquo;existence et la survie d&rsquo;Israël, c&rsquo;est compréhensible, même si quelques présupposés de cette défense nous semblent hautement contestables. Que certains confondent la défense d&rsquo;Israël et l&rsquo;alignement sur ses pires décisions gouvernementales, c&rsquo;est parfaitement intolérable. Que pour se faire, ils fassent l&rsquo;équation tout Juif = sioniste, ce qui leur permet de traiter d&rsquo;antisémite tout contradicteur, même juif, des politiques israéliennes, c&rsquo;est à vomir. Ca l&rsquo;est d&rsquo;autant plus que l&rsquo;on retrouve la même équation chez les salopards d&rsquo;en face, pour dissimuler leur antisémitisme sous couvert d&rsquo;antisionisme. On retrouve alors en miroir une expression raciste affirmée, des stratégies catastrophistes semant un lourd sentiment d&rsquo;insécurité dans les communautés, et par ce biais, des personnages et des alliances bien connues. En luttant contre cette mouvance, nous ne nous trompons pas de combat.</em></p>
<p>La montée des actes et attaques antisémites, réels et imaginaires, la deuxième Intifada en Israël/Palestine, les provocations de Sharon sur la France, « pays le plus antisémite du monde » et l&rsquo;invitation pour les Juifs français à gagner Israël au plus vite (opération « Sarcelles d&rsquo;abord » lancé en 2004 par l&rsquo;Agence Juive et le gouvernement israélien) ont littéralement paniqué une fraction de la communauté juive organisée, généralement sépharade ; celle-ci relève d&rsquo;un passé parfois douloureux, pour qui l&rsquo; « Arabe » est devenu l&rsquo;ennemi numéro 1 et le goy, le non-juif, un antisémite en puissance. Généralement plus sioniste que la plupart des Juifs de France, d&rsquo;autant que ses membres ont souvent de la famille en Israël, cette fraction a le sentiment d&rsquo;être constamment menacée ; lecteurs et auditeurs assidus de médias israéliens et surtout communautaires, ils se replient sur une réalité fantasmée où l&rsquo;on dit que tout porteur de kippa dans la rue est en danger d&rsquo;être agressé, et n&rsquo;ont guère de contacts extérieurs en termes d&rsquo;information. De toute façon, c&rsquo;est bien connu, les médias frankaoui sont aux mains des pro-palestiniens !&#8230;</p>
<p>Par intérêt, naïveté ou idéologie, diverses catégories de personnes ou de groupes suivent une politique qui mènent à l&rsquo;ultra-droitisation de cette partie de la communauté. En premier lieu, les fachos et les nationalistes juifs et/ou israéliens, qui, de par leurs idées racistes, leurs actions, leurs alliances ne laissent pas la moindre ambiguïté. En deuxième lieu les idiots utiles des premiers, dont la confusion qu&rsquo;ils font entre antisionisme et antisémitisme n&rsquo;est pas moindre que celle qu&rsquo;ils décèlent, ou croient déceler dans les mouvances pro-palestiniennes. Enfin, une poignée d&rsquo;intellectuels ou autoproclamés tels, donc censés éclairer les gens sur les événements et leurs significations, mais de fait plus spécialisés dans le rôle du pompier pyromane, par passion plus que raison, à moins d&rsquo;un alignement sur les thèses du « choc des civilisations », version post-11 septembre&#8230;</p>
<p><strong>Contre l&rsquo;antisémitisme, vive l&rsquo;extrême-droite !</strong></p>
<p>On n&rsquo;hésitera pas à placer l&rsquo;avocat Maitre Gilles-William Goldnadel en première place dans la catégorie facho, et pas forcément pour des sympathies qui vont clairement vers De Villiers, dues autant à son souverainisme qu&rsquo;à sa haine de la gauche et de l&rsquo;Islam . Président des Amitiés France-Israël depuis 2005, Goldnadel est tout d&rsquo;abord l&rsquo;un des principaux acteurs de la dissolution du terme « antisémitisme », en intentant un certain nombre de procès sur cette accusation et pour « incitation à la haine raciale » à des individus aussi « dangereux » que Daniel Mermet (trois fois !), ou Edgar Morin, Sami Naïr et Danièle Sallenave ainsi que J.M. Colombani du <em>Monde</em> qui a publié le texte incriminé des trois derniers. On n&rsquo;oubliera pas la cabale lancée aussi contre Pascal Boniface de l&rsquo;IRIS, (Institut de Relations Internationales et Stratégiques). Au final, tous les procès ont été perdus, la cabale démontée, mais cela permet à un certain nombre de gens moins fréquentables de se gausser quand on les accuse d&rsquo;antisémitisme : avec de tels précédents, n&rsquo;est-ce pas, ce n&rsquo;est plus si grave !&#8230; Et rien évidemment sur les salissures jetées sur les innocentés : même lavés du soupçon, il en restera toujours quelque chose. Les négationnistes et fachos antisémites diront merci à Goldnadel : n&rsquo;a-t-il pas assigné Mermet, entre autres, pour avoir diffusé le témoignage du dernier médecin vivant d&rsquo;Auschwitz, qui sera pourtant condamné suite à celà ? Ses victimes sont exclusivement à gauche : «<em>Il faut en finir</em>, déclare-t-il au Nouvel Obs, <em>avec cette hémiplégie intellectuelle qui ne réserve ses coups qu&rsquo;à l&rsquo;extrême-droite mais protège, voire explique, les dérapages des autres : sous prétexte d&rsquo;antiracisme et de générosité, on a vu des tenants d&rsquo;une certaine extrême-gauche se sentir tous les droits en termes de violence et d&rsquo;insolence verbales. En la matière, je suis pour l&rsquo;équité</em>!» Voire : Il a été l&rsquo;avocat d&rsquo;Anthony Attal de l&rsquo;ultra-violente et raciste Ligue de Défense Juive (LDJ), d&rsquo;Alexandre del Valle, de la journaliste et essayiste italienne Oriana Fallaci (« Les fils d&rsquo;Allah se multiplient comme des rats&#8230; »), et d&rsquo;Anne Kling, l&rsquo;une des dirigeantes d&rsquo;Alsace d&rsquo;Abord, ce qui fait beaucoup et indique des choix précis<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_0_311" id="identifier_0_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Et aussi du trafiquant d&rsquo;armes russo-canado-angolo-isra&eacute;lien Arkadi Gaydamak, r&eacute;fugi&eacute; en Isra&euml;l pour &eacute;chapper &agrave; un mandat d&rsquo;arr&ecirc;t international d&eacute;livr&eacute; contre lui dans l&rsquo;affaire de l&rsquo;&laquo;Angolagate&raquo;. Gaydamak a r&eacute;cemment achet&eacute; le club de foot tr&egrave;s droitier &laquo; B&eacute;tar &raquo; J&eacute;rusalem, mais c&rsquo;est un hasard, on vous jure !">1</a></sup>. Tout un programme avec ces gens-là&#8230;<br />
<em>«Je suis celui, sans doute, qui a le plus contribué à découpler la communauté juive de son inféodation à la gauche!»</em>déclare-t-il fièrement. En la déplaçant à l&rsquo;extrême-droite. Pour se faire, il a introduit Alexandre Del Valle, rencontré par l&rsquo;entremise d&rsquo;Alain Griotteray (Monsieur « pas d&rsquo;ennemis à droite ») dans divers milieux de la communauté organisée. Del Valle se dit spécialiste de l&rsquo;Islam (ce que démentent formellement les islamologues sérieux Olivier Roy et Gilles Kepel), et porte un solide passé d&rsquo;extrême-droite, des lefebvristes aux néo-païens<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_1_311" id="identifier_1_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sur le pass&eacute;( ?) tr&egrave;s n&eacute;o-nazi-pa&iuml;en-europ&eacute;en du monsieur, lire entre autres Portrait Alexandre Del Valle, ou R&eacute;flexes n&deg;4 (2001) pour la version papier.">2</a></sup><br />
et qu&rsquo;importe s&rsquo;il essaye de faire croire que son actuel reclassement à l&rsquo;UMP vaut adhésion aux valeurs démocratiques&#8230; Comme Sarkozy et bien d&rsquo;autres ? Qu&rsquo;à cela ne tienne : paradoxalement, Il se blanchit en contribuant à l&rsquo;ultradroitisation d&rsquo;une bonne partie de la communauté organisée. Grâce à Del Valle, d&rsquo;ailleurs co-signataire avec Goldnadel de l&rsquo;appel « Les Européens veulent la paix »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_2_311" id="identifier_2_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Rappelons que bien des signataires l&rsquo;ont sign&eacute; par sympathie pour une Serbie qui, depuis dix ans, luttait contre la &laquo; menace islamique &raquo; repr&eacute;sent&eacute;e selon eux par les musulmans de Bosnie et du Kosovo. Qu&rsquo;importe si ces derniers ont &eacute;t&eacute; les principales victimes des politiques de &laquo; purification ethnique &raquo;&hellip; ">3</a></sup>, la théorie du choc des civilisations et l&rsquo;islamophobie « intellectuelle » pénètre dans nombre de synagogues, y compris libérales, au B&rsquo;naï B&rsquo;rith qui va, en octobre 2001, l&rsquo;inviter à parler au Sénat des «nouveaux visages de l&rsquo;antisémitisme», dans les associations, au Likoud de France, à l&rsquo;Union des Patrons Juifs de France, dans les médias communautaires, De Radio J à Judaïques FM, d&rsquo;<em>Actualité juive à Information juive</em> en passant par TFJ&#8230; Il y mêlera allègrement islam, islamisme, terrorisme et dangers de l&rsquo;immigration « musulmane », ce qui répond fort bien à la dérive raciste d&rsquo;une fraction radicalisée de la communauté juive, mais aussi aux questionnements d&rsquo;autres fractions en perte de sens vu le contexte de montée de l&rsquo;antisémitisme. Mais notre homme ne devrait pas s&rsquo;inquiéter de savoir si ces amours fascisantes, continuées jusqu&rsquo;en 2004, déplaisent à ses nouveaux kamarades : <em>«Peu nous importe si Del Valle a donné des conférences à des parterres d&rsquo;extrême droite. Il est un de ceux qui</em> (&#8230;) <em>nous ont fait prendre conscience qu&rsquo;il existait un</em> Protocole des Sages de Médine », déclare André Darmon, le rédacteur en chef d&rsquo;<em>Israël Magazine.</em> O tempora ! O mores ! Président d&rsquo;honneur de France-Israël, l&rsquo;amiral Michel Darmon ajoute dans une interview à <em>Témoignage Chrétien</em> : <em>« Depuis dix ans, la communauté juive s&rsquo;est trompée de combat. Ce n&rsquo;est pas Le Pen notre ennemi, mais la politique étrangère de la France ».</em> Tout est dit!</p>
<p><strong>Les héritiers de Jabotinsky</strong></p>
<p>Le Likoud-France, présidé actuellement par Frédéric Nordmann n&rsquo;a jamais été bien puissant dans l&rsquo;Hexagone, mais il eut son heure de gloire et de déshonneur sous la présidence du sioniste ultra Jacques Kupfer. Lui et Nordmann sont des anciens du Bétar. Lors de la signature des accords d&rsquo;Oslo, Kupfer avait traité Yitzhak Rabin de « Pétain » et voulait le voir juger pour trahison. Les outrances du personnages n&rsquo;ont jamais cessé : « <em>L&rsquo;assimilation et les mariages mixtes sont une « Shoah culturelle »</em> ; <em>«Je suis persuadé qu&rsquo;il y a une guerre de l&rsquo;islam contre le monde occidental, judéo-chrétien. (&#8230;) Ou bien la France sera conquise, et ce sera conforme à la doctrine islamique, ça sera un Dar al-Islam, et les Français auront les droits des dhimmis, ou sinon ce sera véritablement la guerre.»</em>On dirait du Mégret ou du Oriana Fallaci. Aux congrès du Likoud mondial, en Israël, les Français conduits par Kupfer se font remarquer par leur extrémisme : le quotidien israélien Haaretz les décrit en décembre 1997 comme <em>« porteurs d&rsquo;un patriotisme (israélien) aveugle, doublé d&rsquo;un soutien absolu pour le « Grand Israël » plus souvent motivé par une haine des Arabes que par amour d&rsquo;Israël, et moins par haine des Arabes vivant dans les territoires- ils ne les connaissent pas vraiment- que par 1a haine de ces Arabes «</em>qui prennent le contrôle de la France<em>» Ils ne voient les Palestiniens que quelques fois par an, quand ils viennent pour affaire ou tourisme. (&#8230;) s&rsquo;ils n&rsquo;étaient pas juifs, Le Pen pourrait très bien les accueillir à bras ouverts. »</em> Il qualifie les Palestiniens de <em>« hordes barbares »</em>et de<em>« squatters arabes en Eretz Israël. Peut-être faut-il se rendre à l&rsquo;évidence : on ne peut plus vivre avec eux si tant est qu&rsquo;ils aient le droit de vivre »&#8230;(</em>éditorial de la radio israélienne Arouts Sheva 11/08/2002<em>)</em>. Kupfer, qui vit maintenant à Jérusalem, a été élu depuis président du Likoud mondial, dans des conditions telles qu&rsquo;il a réussi a déclencher une scission d&rsquo;avec la bande de Benyamin « Bibi » Netanyahou. Il n&rsquo;en garde pas moins son contrôle sur le mouvement français, Nordmann étant son homme-lige. C&rsquo;est également du Likoud de France que vient Alex Moïse, l&rsquo;un des membres les plus actifs de la campagne pour faire interdire les spectacles de Dieudonné, et qui a été condamné en 2004 pour s&rsquo;être envoyé à lui même des messages antisémites, histoire de faire monter une tension qui n&rsquo;avait vraiment pas besoin de ça. Nordmann quant à lui est aussi à la tête du Keren Kayemet Leisraël, très riche fondation destinée à reverdir Israël. Autre proche de Kupfer, le likoudnik Robert Zbili, à la tête de la Fédération des organisations sionistes de France (FOSF), au budget confortable. Dans son rapport 2005, le contrôleur de l&rsquo;Organisation sioniste mondiale a d&rsquo;ailleurs critiqué sa gestion opaque et des dépenses au profit du Likoud de France. C&rsquo;est du propre !</p>
<p>Kupfer est assez charismatique pour avoir influencé plusieurs générations de jeunes sionistes d&rsquo;ultra-droite du Bétar, adeptes des idées de Vladimir Zeev Jabotinski, dont notre homme ne cesse de se proclamer l&rsquo;héritier (voir encadré).</p>
<p>Le Bétar-France (Brit « mouvement »Yosef Trumpeldor), créé en 1929, s&rsquo;est surtout fait remarquer à partir des années 70 jusqu&rsquo;en 99 pour son activisme contre l&rsquo;extrême-droite française qui sera sa priorité dans l&rsquo;action militaire. Outre leur entrainement physique et politique dans un château des environs de Sarcelles, les militants suivront même des formations théoriques sur la question néofasciste, jusqu&rsquo;en 1997. C&rsquo;était nécessaire : les anciens jeunes fascistes d&rsquo;Occident, groupe mythique des années 60, se souviennent avec émotion d&rsquo;un de leur kamarades, « Serge Wolyner, karatéka virtuose qui milite à mi-temps chez les extrémistes sionistes du Bétar (dont il déplore la place envahissante qu&rsquo;y prennent les sépharades) »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_3_311" id="identifier_3_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Collectif : &laquo; Les Rats Maudits : histoire des &eacute;tudiants nationalistes 1965-2005 &raquo;, &eacute;ditions des Monts d&rsquo;Arr&eacute;e, 1995, p.15.">4</a></sup>. Les rumeurs d&rsquo;alliance entre le Bétar et Occident viennent, entre autres, de là&#8230;</p>
<p>A partir de 2000 et le début de la deuxième intifada, le Bétar, comme le Tagar (« Rébellion », groupe étudiant du Bétar, né en 1985), s&rsquo;offre d&rsquo;autres priorités : « <em>Aujourd&rsquo;hui, le Bétar milite pour dénoncer les mécanismes intellectuels de la nébuleuse altermondialiste et propalestinienne, dont le discours accusateur et mensonger à l&rsquo;égard d&rsquo;Israël ne vise qu&rsquo;à mieux nourrir le sentiment antijuif</em>», annonce leur site. De l&rsquo;attaque contre les fafs bons aryens, il n&rsquo;en est plus question, d&rsquo;autant moins qu&rsquo;au nom de la haine du bougnoule, pardon, de la géopolitique proche-orientale, d&rsquo;autres orientations et alliances voient le jour. Le responsable du très réac <em>Israël Magazine</em> en France, David Reinharc, lui même l&rsquo;un des anciens chefs du Bétar qu&rsquo;il a depuis quitté et ex-rédacteur en chef de sa revue trimestrielle <em>Altalena</em> (deux numéros parus, c&rsquo;est pauvre !), s&rsquo;est spécialisé dans les interviews complaisantes de personnalités connues pour leurs sentiments araboislamophobes, de De Villiers à la romancière franco-camerounaise Calixthe Beyala en passant naturellement par Alexandre Del Valle (par ailleurs co-interviewer de Beyala).</p>
<p>Le Bétar aujourd&rsquo;hui est mourant, ce qui nous ravit tous ; d&rsquo;abord pour cause de sionisme, ce qui peut sembler paradoxal ; en effet, ce parti est probablement le seul dont le sionisme ne soit pas seulement une idéologie, mais une mise en pratique : les bétarim pour la plupart s&rsquo;estiment plus Israéliens que Français, et sont préparés à l&rsquo;Aliya, la « montée » vers Israël. En 2005, ce sont une vingtaine de cadres du Bétar qui seraient partis, dont leur « chaliah », l&rsquo;envoyé d&rsquo;Israël, Arnaud Sayegh, événement généralement fatal à ce type de groupe. Auparavant, en 2003, la guerre interne au Likoud de France avait laissé le Bétar sans chef pendant près d&rsquo;un an, suite à l&rsquo;Aliya du « Chaliah » David Mansour. Enfin, mais aussi en conséquence, une partie des militants sont allés rejoindre la Ligue de Défense Juive (LDJ), réputée plus radicale. Les ingrats !</p>
<p><strong>Ligues et milices</strong></p>
<p>Déposée en préfecture sous le titre aux mêmes initiales « Liberté, Démocratie, Judaïsme » La LDJ française a été fondée en octobre 2000, par un ancien du Tagar, Pierre Itshak Lurçat. L&rsquo;homme a été aussi l&rsquo;animateur de l&rsquo; « association des Amis de Del Valle ». Devenu depuis avocat en Israël, il se fait aussi journaliste à l&rsquo;occasion, entre autre pour le bimensuel israélien francophone <em>L&rsquo;Enjeu. </em>Autres membres fondateurs, un directeur artistique bossant dans la pub connu sous le pseudonyme de « Michael Carlisle », et une brute épaisse du nom de Anthony Attal, au casier judiciaire chargé, et qui ne manquera pas de le charger un peu plus. Il vient cependant de justesse d&rsquo;échapper à une nouvelle condamnation pour l&rsquo;agression en janvier 2005 de syndicalistes distribuant un appel de solidarité avec les travailleurs palestiniens.</p>
<p>Lurçat nie depuis sa paternité et on le comprend, tant l&rsquo;histoire de son rejeton sent le souffre. Sa petite cinquantaine de militants parisiens (allez, un noyau d&rsquo;une vingtaine, pour être méchants) est entrainée au Krav Maga dans au moins deux salles de sports à Paris à côté de République et de Ledru-Rollin. Pour les références politiques, on touche le fond : Jabotinski le laïc pour l&rsquo;historique, le Hérout, scission de droite du Likoud, avec le Bloc Ihoud Leoumi (Union Nationale), rassemblement de plusieurs groupes fachos religieux, le Hazit Leoumit (Front National si, si) du fou furieux Baruch Marzel, tout ce beau monde prônant le « transfert » (au moins) des Palestiniens. Anthony Attal projette en outre de lancer la section française du parti israélien Moledet, l&rsquo;un des groupes de Ihoud Leoumi, qui vise à créer un « Etat juif pur » et dont l&rsquo;ancien chef, le raciste et mafieux [Rehavam Zeevi-&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Rehavam_Zeevi] avait été exécuté par le FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine)en 2001.</p>
<p>Le sigle et le logo de la LDJ reprennent celui d&rsquo;un parti américain (listé comme terroriste) représenté par le Kach en Israël (dissous pour&#8230; racisme en 1994) fondé par le rabbin extrémiste Meir Kahana, lui même tué à New York en 1990. Les responsables de la LDJ française nient la filiation idéologique et revendiquent l&rsquo;autonomie, tout en reconnaissant l&rsquo;emprunt. Pourtant, la référence à Marzel, héritier de Kahana, est sans ambiguïté, et nos doux anges organisent deux fois par an des voyages vers les colonies d&rsquo;Hébron et de Kyriat Arba, chez ceux qu&rsquo;en Israël même, on appelle les nazis juifs, tellement leur discours dégouline le racisme le plus abject et le plus meurtrier<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_4_311" id="identifier_4_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="C&rsquo;est de l&agrave; que vient Baruch Goldstein, militant LDJ puis Kach isra&eacute;lien, massacreur de 29 civils palestiniens au tombeau des patriarches en 1994 avant de se faire tuer. Le premier kamikaze du conflit. Les combattants-suicides palestiniens n&rsquo;ont fait qu&rsquo;imiter ce premier exemple.">5</a></sup>.</p>
<p>Pour la LDJ, contrairement au Bétar, le but premier n&rsquo;est pas la préparation à l&rsquo;Aliya, mais l&rsquo;autodéfense immédiate, ici ou là-bas : « <em>Juifs français et Juifs israéliens mènent la même lutte contre le fascisme islamique</em>», dans le concret, contre tout ce qui ressemble à un arabe ou/et à un musulman, ou un pro-palestinien, voire même des antiracistes, puisqu&rsquo;aidant des noirs ou des arabes, donc forcément antisémites. La ligue appelle « <em>les Juifs Français qui restent en France à rejoindre le combat (et) défendre notre sol et notre culture pour ne jamais avoir à subir la charia</em>.»</p>
<p>Sur la politique française, De Villiers semble avoir les faveurs de la LDJ. Mais comme on peut faire pire dans le mauvais goût, et le groupe ne s&rsquo;en prive pas, il aurait, paraît-il, protégé la délégation discrète du FN (Jean-Richard Sulzer, Secrétaire Général du Groupe au Conseil Régional d&rsquo;Ile-de-France, Sonia Arrouas, élue de PACA, Marie-Christine Arnautu, élue d&rsquo;île de France et Philippe Chevrier, proche de Marine Le Pen), lors de la manif du 26 février 2006 après l&rsquo;assassinat crapuleux du jeune Ilan Halimi, laissant le pauvre vicomte se faire interdire de manif par la LICRA.</p>
<p>Ces manifestations sont toutefois le moyen de juger de l&rsquo;influence de nos judéo-fachos. Et le bluff marche : un noyau de quelques drapeaux jaunes, amalgamant peu à peu autour de lui plusieurs dizaines de jeunes, parfois très jeunes, manifestants, porteurs de casques de scooters dont ils se servent à l&rsquo;occasion sur une tête maghrébine de passage ou un magasin tenu par un « antisémite ethnique ».</p>
<p>Depuis 2001, les actions violentes se sont multipliées. Il n&rsquo;est pas toujours facile de répertorier celles menées par le Bétar ou le Tagar de celles de la Ligue de Défense Juive, des deux ou trois à la fois à la fois, voire par des groupes plus autonomes. Mais en six ans, on a pu répertorier une quarantaine d&rsquo;attaques sur des manifs, des librairies, des rassemblements, ou en marge des manifs communautaires, jusqu&rsquo;en avril 2006. L&rsquo;action la plus complète et la plus spectaculaire reste la manif communautaire du 7 avril 2002, ou 200 nervis ratonnent allègrement maghrébins et africains, s&rsquo;attaquent aux membres du Service de Protection de la Communauté Juive (SPCJ, qui dépend du CRIF, du Consistoire et du Fonds Social Juif Unifié) qui tentent de les arrêter, aux Juifs pacifistes des « amis de Shalom Arshav », aux journalistes, et finissent par poignarder un commissaire de police&#8230;). Commentaire intéressant de l&rsquo;ex-présidentiable PS Dominique Strauss-Kahn : « je n&rsquo;ai pas l&rsquo;impression que la manifestation ait vraiment dégénéré ».</p>
<p>Très récemment, les fachos de la LDJ ont « invité » la très antisémite tribu Kâ (cf article sur eux dans ce numéro) qui les cherchaient dans toutes les salles de Krav Maga à venir directement les trouver rue des Rosiers. Ce qu&rsquo;elle fit de bon coeur , sans trouver personne. Mais si la démonstration de force et de gros muscles des Kémites, fortement médiatisée et exagérée, a conduit à leur dissolution officielle par Sarkozy, c&rsquo;est toute la rue des Rosiers qui a remarqué l&rsquo;absence tonitruante de ses défenseurs autoproclamés. Depuis, la LDJ n&rsquo;a plus fait parler d&rsquo;elle ! Gone with the wind, les sbires de « Carlisle »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_5_311" id="identifier_5_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="E.S. alias Micha&euml;l Carlisle, d&eacute;pressif, ayant annonc&eacute; son intention de se retirer, nous ne tirerons pas sur l&rsquo;ambulance, sauf, &eacute;videmment, si elle revient&hellip;">6</a></sup> ?</p>
<p>On hésitera à leur attribuer l&rsquo;agression contre une conférence de l&rsquo;AFPS (Association France Palestine Solidarités) à Paris le 20 juin et l&rsquo;attaque de la Librairie Résistance le 7 décembre dernier, et celle, dans un autre registre, du néo-FN Alain Soral le 13 septembre 2006 dans le quartier du Marais. Le mode opératoire est certes très similaire à celui de la LDJ : tentative d&rsquo;intrusion musclée par une quinzaine de jeunes casqués pour l&rsquo;une, d&rsquo;une demi douzaine pour l&rsquo;autre, agression à la bombe lacrymogène par 2 jeunes en scooter pour le dernier. Pas de revendication, classique, mais surtout, chose inhabituelle, pas de rumeur persistante dans un milieu où ça bavarde pourtant beaucoup !&#8230; On notera que depuis le retrait de Carlisle, c&rsquo;est Attal qui a repris en main le groupe, ce qui ne plaide pas en faveur de la discrétion quand on connait le bonhomme.</p>
<p>La dissolution des deux groupes, Bétar/Tagar et LDJ, maintes fois réclamée par diverses organisations antiracistes et des droits de l&rsquo;homme, n&rsquo;a semble-t-il pas ému outre mesure le ministère de l&rsquo;intérieur, ce qui fait réagir beaucoup de monde sur le deux poids deux mesures appliqués vers d&rsquo;autres « milices » ou supposées telles, comme les tout aussi antipathiques Unité Radicale ou la Tribu Kâ. S&rsquo;il est évident que le Bétar ou ses acronymes (GAJ, OJC, OJD&#8230;) ont bénéficié dans leur histoire de hautes protections, il est non moins vrai que le Bétar, comme la LDJ, ne revendiquent pas leurs actions violentes, voire les nient, si ce n&rsquo;est sur le registre de l&rsquo;auto-défense communautaire. Juridiquement, ça aide. D&rsquo;autre part, le Bétar a une foule d&rsquo;autres activités, sportives, culturelles, d&rsquo;organisation de voyage en Israël qui rend difficile la simple accusation de « milice ». Quant à la LDJ, elle ne semble pas avoir plus de problèmes. Michel Thooris, patron de Action-Police CFTC et Villiériste de choc, « légitime » et soutient ouvertement les milices ultra-sionistes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_6_311" id="identifier_6_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Thooris a pris la t&ecirc;te d&rsquo;Action Police CFTC en 2004. Le syndicat a pes&eacute; vaillamment 1,44% lors des derni&egrave;res &eacute;lections professionnelles de novembre 2006, avec une &eacute;quipe de campagne farcie d&rsquo;anciens du syndicat d&rsquo;extr&ecirc;me-droite FPIP comme J.C. Carme, David Orlandi ou Flavien B&eacute;nazet. La section Corse de Pierre Deplanque a depuis rejoint le FN. Lors des &eacute;meutes des banlieues, ces flics ont r&eacute;clam&eacute; &laquo; l&rsquo;intervention de l&rsquo;arm&eacute;e &raquo;&hellip; Trop, c&rsquo;est trop, et la CFTC a mis Action Police sous tutelle !">7</a></sup>. Il est vrai que le site du syndicat fait le e-lien avec bien des ultra-droites de la communauté juive, et diverses soirées ont été protégées par les amis de Thooris. Mais gare à celui qui se fait prendre et n&rsquo;a pas eu le temps de fuir avec armes et bagages en Israël, terre d&rsquo;asile d&rsquo;un certain nombre de fous furieux : 4 mois de prison dont deux avec sursis pour William Benichou, après la ratonnade du 7 avril 2002, 4 mois de prison ferme par contumace pour Joseph Ayache (Bétar) pour agression à caractère raciste en 2004, et enfin, 10 mois de prison avec sursis et amendes diverses pour Anthony Attal, déjà cité, mythomane violent et déjà condamné pour escroquerie, ami d&rsquo;Alexandre Attali que nous allons revoir très bientôt&#8230;</p>
<p><strong>Agit&rsquo;sale et « lobby juif »</strong></p>
<p>L&rsquo;association Migdal (« La tour de garde ») du chauffagiste David Bittan et de Franky Pérez, professionnel du spectacle (Victor Pérez ayant fait son Aliya mais ne se prive pas d&rsquo;intervenir sur le site migdal.org) est une association de défense des politiques israéliennes, tendance « faucon ». Cela leur donne le droit, selon eux, de marquer les « mauvais Juifs », ce qui rappelle les « mauvais Français » d&rsquo;autres traditions. Les signataires pacifistes de l&rsquo;appel « Nous, Juifs contre les frappes d&rsquo;Israël », sont donc catalogués comme petites « frappes juives », et l&rsquo;acteur et humoriste Gad Elmaleh est dénoncé pour son manque d&rsquo;enthousiasme dans le soutien à Israël lors d&rsquo;une Ardissonerie. Le site de Migdal est très axé sur les outils de propagande multimédia : détournements de pub, montages vidéo, clips musicaux et titres originaux. On ne fait pas dans la finesse, et parfois carrément dans le gras et l&rsquo;ignoble, comme la nauséeuse chanson « Mahmoud, le petit Palestinien ». Autre secteur d&rsquo;action, Migdal a cédé à la mode lancée par d&rsquo;autres groupements, comme l&rsquo;Association pour le Bien-Être du Soldat Israélien (ABSI-Keren Or) et le Libi israélien, qui récoltent des fonds pour les soldats de Tsahal. Migdal s&rsquo;occupe particulièrement du Magav, les garde-frontières, dont il est le représentant officiel en France, et dont on connaît le rôle peu gracieux dans les territoires occupés. Arno Klarsfeld, le chien de garde de Sarkozy, a parrainé le gala de mars dernier, en tant que vétéran, et Enrico Macias celui du 22 Janvier, et pour les admirateurs éventuels de ce chanteur humaniste, on regrette, ce n&rsquo;est pas une erreur, il savait où il mettait les pieds. Or depuis janvier, les galas de soutien à Magav ne sont plus protégés par le SPCJ, le service d&rsquo;ordre communautaire.<br />
Il est vrai que le CRIF trouve ces agités racistes et extrémistes de plus en plus pesants. Des amis de Migdal ont suppléé au problème en créant leur propre « garde de protection communautaire », baptisée en toute simplicité Fier d&rsquo;Etre Juif (FEJ). FEJ a défilé une première fois en service d&rsquo;ordre lors de la première manifestation communautaire après l&rsquo;assassinat du jeune Ilan Halimi, le 19 février dernier. Ce ne sont apparemment pas des tout jeunes, comme la LDJ. En sont-ils moins dangereux ? Vu le contenu de migdal.org, on ne le pariera pas. Mais il y a eu aussi le 22 janvier l&rsquo;aide de la société PSPB (Protection et Sécurité des Personnes et des Biens) spécialisée dans la protection rapprochée et dirigée par Avi Attlan, instructeur Krav-Maga en Ile-de-France. On l&rsquo;avait déjà vu gérer la sécurité au Bataclan le 14 mai 2002 pour la soirée soutien a Tsahal organisée par l&rsquo;UPJF. Certes, Business is Business, mais quand même&#8230;</p>
<p>Migdal.org n&rsquo;est pas sans rappeler à plus d&rsquo;un titre le site arabislamophobe France-Echos. Ce n&rsquo;est peut-être pas un hasard : l&rsquo;un des administrateurs de ce dernier, Charles Dalger, intervient aussi sur Migdal &#8230; Comme Henri Dahan, d&rsquo;ailleurs, qui se vante de faire le lien entre la communauté et De Villiers&#8230; Les deux sites se sont pourtant méchamment accrochés ces derniers temps, France-Echos reprochant à Migdal ses liens avec&#8230; un vieux nazi reconverti dans le sionisme militant, Joël Tropée. Sortez les camisoles !</p>
<p>Le marquage des mauvais juifs entrepris par Migdal avait un précédent : le site amisraelhai.org (<em>« le peuple d&rsquo;Israël vit »</em>), où Alexandre Attali appelait les internautes à infliger crachats et coups de battes de base-ball à certaines personnalités d&rsquo;origine juive, marquée d&rsquo;une petite étoile bleue à six branches. Cette marque à l&rsquo;étoile avait ému autant que la liste. Le site faisait partie du réseau liberty-web.net qui a réussi, de février 2001 à mars 2003, le tour de force de créer les conditions d&rsquo;un rapprochement <em>« judéo-chrétien »</em> entre nationalistes français et ultra-sionistes sur la base de la haine araboislamophobe et de ses « collabos » antiracistes ou simplement mous : la page d&rsquo;acueil de l&rsquo;hébergeur fustigeait la « Ripoublique bananière islamique de Francarabia » et son président « Ben Shirak ». Le portail regroupait 24 sites qui proposait des liens renvoyant vers les autres. Colonne vertébrale du réseau : le forum de discussion d&rsquo;un des sites hébergés par Liberty-web, Sos-Racaille. L&rsquo;animateur de ce dernier, Joël Sambuis, nationaliste français réfugié en Russie, était aussi l&rsquo;administrateur de Liberty-Web. Un autre site d&rsquo;intérêt, qui d&rsquo;ailleurs existe toujours en plus « modéré » est aipj.net, une sorte d&rsquo;agence de presse spécialisée dans la <em>« rectification »</em> des dépêches AFP et dans la dénonciation de la couverture du conflit israélo-palestinien par les médias, systématiquement accusés d&rsquo;épouser la cause <em>« terroriste » et le « totalitarisme islamiste »</em>&#8230; Fallaci et Del Valle étaient naturellement des références maintes fois signalées</p>
<p>Après plus de deux ans d&rsquo;activité, le 7 mars 2003, l&rsquo;administrateur de liberty-web.net a fermé l&rsquo;ensemble des sites hébergés, à la surprise générale, à commencer par celle des militants de base du réseau et des webmasters des sites hébergés. Attali, d&rsquo;amisraelhai.org, a depuis été jugé et condamné à quatre mois de prison avec sursis et environ 13 000 euros de dommages-intérêts pour incitation à la haine raciale. Lors de son procès, on a pu assister aux grands moments d&rsquo;Anthony Attal et de ses petits copains de la LDJ : « <em>Auschwitz n&rsquo;est pas fini</em> ! », a-t-il subtilement lancé à Rony Brauman, l&rsquo;un des « mauvais juifs » de la liste noire d&rsquo;Attali, tandis que Michel Warshawski essuyait un « <em>Traitre à ta race !</em> » se voulant définitif !</p>
<p>Migdal entretient d&rsquo;excellents contacts avec l&rsquo;Union des Patrons Juifs de France (UPJF) de Claude Barouch. L&rsquo;UPJF rassemble surtout des professions libérales et des petits patrons aigris, mais ne cherche pas à ressembler à une sorte de MEDEF ethnique afin de défendre les intérêts économiques et patronaux juifs. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un lobby politique, sur le modèle américain de l&rsquo;AIPAC (American Israeli Political Affairs Committee) avec qui l&rsquo;UPJF entretient certaines relations. Mais des liens plus étroits la ratttachent à l&rsquo;American Jewish Congress, à ne pas confondre avec l&rsquo;American Jewish Committee. Le premier étant moins important et beaucoup plus droitier que le second. <em>«Il y a un véritable lobby musulman en France, beaucoup plus puissant que vous ne pouvez l&rsquo;imaginer. Il faut construire un véritable lobby juif pro-israélien derrière l&rsquo;Union des patrons juifs de France !»</em> proclame le vice-président de cette organisation très liée à Alexandre Del Valle. Cela ressemble aussi aux souhaits de la très sharoniste Elizabeth Schemla et de son pote Sylvain Attal, du site d&rsquo;informations Proche-Orient Info, qui avait par ailleurs essayé de passer sur son site une interview très complaisante de Le Pen père. Sur Paris, ils remplissent un Bataclan, et encore, sur des thèmes consensuellement ultrasionistes. Mais comme tout le monde se connaît, il faut relativiser l&rsquo;importance du réseau d&rsquo;influence&#8230; Avec tous les noms cités et leurs amis, on remplit déjà la moitié de la salle&#8230;</p>
<p>En 2002, tout ce beau petit monde s&rsquo;est retrouvé pour la remise au journaliste de France2 en charge du conflit israélo-palestinien, Charles Enderlin du « prix Goebbels de la désinformation ». Kolossale finesse ! Les organisations n&rsquo;avaient pas apprécié sa couverture de la mort très médiatisée du petit palestinien Mohamed Al-Dura ; elles estimaient que l&rsquo;enfant, tué par les tireurs israéliens dans les bras de son père lors d&rsquo;un échange de tir, aurait en fait été abattu par les Palestiniens, voire même serait encore vivant, de toute façon, son père était un dealer, etc&#8230; Tsahal a depuis reconnu sa responsabilité&#8230; Le rassemblement était appelé par un collectif contre la désinformation derrière laquelle on retrouvait, entre autres, toutes les associations animées par l&rsquo;inénarrable Goldnadel, dont le fils est un petit caïd du Bétar, et notre vieille connaissance représentant la LDJ Pierre Itshak Lurçat, contre qui plainte a été portée pour diffamation&#8230; Pour la même raison, Philippe Karsenty, de l&rsquo;UPJF, directeur de Media-Ratings, une des très nombreuses « agences de presse contre la désinformation » comme Guysen ou Metula News Agency (la Mena) vient d&rsquo;être condamné à 1000 euros d&rsquo;amende..</p>
<p>Ce harcèlement du journaliste, fut-il juif, surtout d&rsquo;ailleurs s&rsquo;il est juif, est devenu une habitude : On rappellera la cabale menée contre Alexandra Schwartzbrod, correspondante de <em>Libération</em> à Jérusalem juste avant la seconde Intifada. Elle a dû rapidement regagner Paris. La Mena, entre autres, l&rsquo;accusait systématiquement depuis janvier 2002 d&rsquo;<em>« incitation à la haine ethnique »</em> et de <em>« propagande anti-israélienne »&#8230;</em></p>
<p><strong>Les idiots utiles</strong></p>
<p>La liste est prodigieusement longue de ceux et celles, sionistes convaincus mais démocrates et humanistes sincères, ou qui se croient tels, qui « pètent les plombs » dès que l&rsquo;on critique Israël, et se muent en inquisiteurs bornés hurlant aussitôt à « l&rsquo;antisémitisme » sans peur des confusions et de leurs conséquences politiques et humaines. Pour ceux qui justement, construisent et alimentent cette confusion par haine de la gauche et/ou de l&rsquo;Islam et des arabes, c&rsquo;est tout bénéfice. Par facilité et manque de place (il faudrait un bottin) nous ne citerons ici que quelques individus et groupes qui, à un moment ou à un autre, ont accepté de travailler ou s&rsquo;afficher avec les tenants réacSionistes ou fachosionistes de la communauté.</p>
<p>Outre Cukierman (voir encadré), nous citerons parmi les idiots utiles à l&rsquo;extrême-droite sioniste le B&rsquo;naï Brith qui a énormément travaillé pour faire connaître Del Valle dans la communauté, où qui ne cesse de harceler l&rsquo;Association France Palestine Solidarité (AFPS) par le biais de plaintes à la Mairie de Paris 11ème , mais comme leur président Marc Lumbroso se démarque du radicalisme de sa base, nous serons bons princes et ne les rangerons pas dans le tiroir facho. Difficile aussi de ranger Marc Knobel (association « J&rsquo;accuse », Centre Simon Wiesenthal, CRIF&#8230;) dans le même tiroir, mais quelqu&rsquo;un qui signe avec Del Valle dans le Figaro (22 avril 2002) sur l&rsquo;axe rouge (anars compris), vert brun ne nous permet pas de lui décerner un brevet d&rsquo;intelligence politique. Ne nous gênons pas pour y mettre tous les médias, télé (TFJ), radios et magazines, qui contribuent largement à la confusion et la perte de sens de la communauté, notamment ceux qui appellent régulièrement sur leurs ondes ou dans leurs colonnes Alexandre Del Valle ou le « libertarien » Guy Millière, aussi connu et adulé dans toute l&rsquo;extrême-droite pour son racisme arabislamophobe revendiqué. Spéciale dédicace pour <em>Radio J</em> de Serge Hajdenberg, qui reçoit régulièrement la chronique de Goldnadel.</p>
<p>Dans la séquence « mettons de l&rsquo;huile sur le feu » par les médias, on rappellera Elie Chouraqui et son documentaire sur l&rsquo;antisémitisme « ordinaire » entre lycéens de deux établissements à Montreuil en 2004. Des riverains et les directrices des deux établissements avaient immédiatement contesté le parti-pris sulfureux du réalisateur, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;un travail commun existait entre les deux établissements, occulté par Chouraqui. Le maire Jean-Pierre Brard était intervenu, mais en des termes qui permirent à Chouraqui de gagner contre lui un procès en diffamation.</p>
<p>L&rsquo;Union des Etudiants Juifs de France (UEJF) a des responsables haïs par les judéo-fachos, ce qui devrait nous les rendre sympathiques. Ils ne sont pas responsables non plus du fait que « Carlisle », de la LDJ, soit issu de leurs rangs. Ils déclarent qu&rsquo;il ne faut pas « importer le conflit proche-oriental dans les universités » ; c&rsquo;est raisonnable mais contradictoire avec un engagement militant sioniste sans faille qui dégénère : En janvier 2003, le rassemblement de protestation organisé par l&rsquo;UEJF contre la suspension de la coopération universitaire contre Israël avait tourné en chasse à « l&rsquo;antisioniste », avec Bétar et LDJ qui en profitent. Autre exemple : lors de la double agression contre des étudiants antisionistes radicaux de l&rsquo;AGEN la même année par la LDJ qui aboutira à la condamnation d&rsquo;Anthony Attal, l&rsquo;implication de Maxime Pérez responsable de l&rsquo;UEJF-ParisX, mais aussi infiltré du Bétar, sera formellement reconnue. Pire encore, la participation de l&rsquo;UEJF aux côtés de Goldnadel à la cabale anti-Mermet et anti-Boniface. Même s&rsquo;ils se retirent quand il est question d&rsquo;Edgar Morin, les conneries, ça se paye ! Hop ! Dans le tiroir. En plus, ils participent à SOS-Racisme, ce qui, en matière d&rsquo;idiotie, tient du pléonasme&#8230;</p>
<p>On n&rsquo;oubliera évidemment pas la Ligue Internationale Contre le Racisme et l&rsquo;Antisémitisme (LICRA), membre du CRIF, spécialisée dans les procès pour antisémitisme, avec ou sans guillemets, et qu&rsquo;on retrouve généralement plus près de SOS-Racisme que des autres organisations dans les mobilisations antiracistes. Soit, nous savons que la LICRA a attaqué Fallaci, n&rsquo;apprécie pas l&rsquo;araboislamophobie de De Villiers et nous avons bien rigolé quand elle a attaqué Anne Kling pour incitation à la haine raciale, défendue par son compère Goldnadel&#8230; Mais, outre les habituelles accusations pour « antisémitisme », on a beaucoup moins rigolé quand on a vu que la LICRA s&rsquo;associait à Goldnadel pour attaquer Mermet, exemple le plus spectaculaire d&rsquo;une confusion générale, même si elle aussi a reculé devant un procès à Edgar Morin. Enfin, à pleurer, l&rsquo;implication de son président Patrick Gaubert dans l&rsquo;affaire des « massacres du Beach » au Congo Brazzaville : à partir du mois de juillet 2004 jusqu&rsquo;au procès en 2005 qui s&rsquo;est terminé en tragique farce, Gaubert n&rsquo;a cessé de faire pression sur les familles des victimes du Beach pour qu&rsquo;elles abandonnent les poursuites intentées en France contre plusieurs responsables du régime de Denis Sassou Nguesso. On attendait autre chose du bonhomme ; la section locale de la LICRA aussi&#8230;</p>
<p><strong>Débranchez les « intellos » !</strong></p>
<p><em>« Au fond, Tarik Ramadan, il n&rsquo;est ni affreux, ni sympathique. Je suis beaucoup plus choqué par des traîtres juifs comme les Brauman et autres. Alors évidemment, Monsieur Mermet, le journaliste Brejnievien, monsieur Langlois, le chef de Politis, quelques autres, ils savent dire les choses autrement. Et c&rsquo;est comme ça qu&rsquo;on peut pas les coincer ceux-là. Ces gens là me semblent infiniment plus méprisables, infiniment plus répugnants. »</em>C&rsquo;est du Alexandre Adler dans le texte, sur Proche-Orient-info. Cela donne une idée du style de certains intellectuels, ou proclamés tels, qui ont remplacés l&rsquo;analyse, ou le semblant dans le cas d&rsquo;Adler, par l&rsquo;invective. Plus de débats, plus de dialogue, plus de sens sinon la destruction de l&rsquo;adversaire, <em>« l&rsquo;antisioniste/antisémite ou le traître juif »</em> par les gros mots qui tuent. Petit florilège : Pierre-André Taguieff accuse pêle-mêle de <em>« judéophobie »</em> islamistes, antisionistes, gauchistes, altermondialistes et &#8211; là encore &#8211; Juifs en proie à la haine d&rsquo;eux-mêmes. Quelle misère pour nous, à Réflexes, qui avons chacun au moins trois livres de lui dans nos bibliothèques, de constater où peuvent conduire les ravages de l&rsquo;âge. Histoire de nazifier un peu tout ça au cas où l&rsquo;on n&rsquo;aurait pas encore compris (horresco referens !), Adler, au moment du boycott universitaire de 2003, fulmine : <em>« le mot abject de boycott qui nous replonge dans le souvenir des années 30 »</em> ; on rappellera de notre côté question souvenir qu&rsquo;Adler fut mao, stal un jour, stal toujours a la mode du procureur Vychinski et que question boycott, notre génération se rappellera aussi celui plus récent contre le régime d&rsquo;apartheid sud-africain&#8230; soutenu depuis les années 50 par les gouvernements israéliens successifs. Ah, le problème des mémoires sélectives &#8230; Ancien gauchiste lui aussi, Jacques Tarnero brode sur <em>« l&rsquo;habillage neuf, relooké des mots du progressisme, qui donne à la vieille passion antijuive une saveur acceptable, presque vertueuse.</em> C&rsquo;est inepte, mais mieux écrit, ça résume la pensée actuelle du bonhomme qu&rsquo;il développe ad nauseam un peu partout, surtout dans les sites pré-cités. La palme revient sans aucun doute à Alain Finkielkraut, qui accuse le cinéaste israélien Eyal Sivan d&rsquo;être antisémite au motif qu&rsquo;il a réalisé un film très critique sur la politique menée par le gouvernement d&rsquo;Israël à l&rsquo;égard des Palestiniens (route 181, avec Michel Khleifi). Ce « philosophe » néo-réac avait déjà sorti un certain nombre d&rsquo;énormités comme ce jugement lapidaire sur les émeutes dans les banlieues de fin 2005 : <em>« Il est clair que nous avons affaire à une révolte à caractère ethnico-religieux »</em>. Devant une telle lucidité, on ne s&rsquo;étonnera pas de l&rsquo;entendre balancer ce type de raisonnement : <em>« Dans l&rsquo;idéologie communiste, l&rsquo;oppresseur avait le visage du bourgeois. Dans l&rsquo;idéologie antiraciste, l&rsquo;oppresseur a le visage du nazi. Les juifs n&rsquo;étant plus les opprimés, il faut donc qu&rsquo;ils soient des nazis. »</em></p>
<p>C&rsquo;est peut-être à cause de tout celà, ou bien des paroles de Goldnadel, qui appelle à ne pas sataniser des <em>«personnalités aussi considérable que Bruno Mégret et Jean-Marie Le Pen »</em> que ces deux-là se sont mis en embuscade : <em>« Face à l&rsquo;intégrisme islamique, nous partageons des inquiétudes communes avec les organisations représentatives des juifs de France »</em>, balance Mégret dans <em>Le Parisien</em>. Les observateurs notent que le vote pour Le Pen, même s&rsquo;il ne rejoint pas la moyenne nationale, n&rsquo;est plus un tabou. Le portable de Marine est ouvert pour tout appel venant de la communauté, instance ou média. On ne s&rsquo;étonnera donc pas, après la ballade de Sulzer protégé par la LDJ, de voir quelques figures du milieu arpenter les stands de la dernière fête BBR : on a cru voir Attal (Anthony) de la LDJ, qui a démenti aussitot, mais peut-être a-t-on confondu avec Attal (Sylvain), de Proche-Orient Info, qui a tenté d&rsquo;ailleurs d&rsquo;y placer une interview complaisante de Le Pen père. La peu sympathique mais lucide Elizabeth Schemla l&rsquo;a fait passer à la corbeille, Mais Sylvain en a rajouté en se faisant tout aussi complaisamment interviewer dans <em>Le Choc du Mois</em>, mensuel aux amitiés nationalistes sans ambiguités. <em>Le Monde</em> de son côté a formellement reconnu « Michaël Carlisle », venu «à titre personnel», mais avec deux acolytes apparemment plus discrets. Ont-ils croisé et salué Dieudonné ? La côte de Villiers, on l&rsquo;a vu, est aussi en hausse : Le Vicomte, qui dispose d&rsquo;un véritable fan-club dans le milieu judéo-facho, de Goldnadel à Migdal en passant par la LDJ et l&rsquo;UPJF, a multiplié les actes de présence et de solidarité au moindre incident (assassinat d&rsquo;Ilan ou Tribu Ka) dans la rue ou sur les médias. Cela suffira-t-il ? La communauté juive est bien plus large que sa représentation, institutionnelle ou fantasmée, et si la solidarité y a son importance, ce sont des intérêts beaucoup plus classiques qui jouent, qui heureusement dépassent de loin le communautarisme.</p>
<p>Citizen Caïn</p>
<p><strong>ENCADRE : LES PARADOXES DE GOLDNADEL</strong></p>
<p>Outre les amitiés de Goldnadel avec un Del Valle qui a fréquenté assidument les milieux les plus néo-nazis, on pourra parler de sa propre signature aux côtés de la plupart des grands noms de la Nouvelle Droite et des néo-païens dans l&rsquo;appel « Les Européens veulent la paix » en 99 contre les frappes en Serbie. Mais il peut plaider l&rsquo;ignorance, d&rsquo;autres l&rsquo;ont fait. Il est quand meme piquant de voir son nom figurer aux cotes d&rsquo;une bonne poignée d&rsquo;antisémites reconnus, sans compter l&rsquo;antisioniste radicale Ginette Skandrani, copine de toute la mouvance négationniste en France.</p>
<p>Sa copine Anne Kling, la dirigeante du parti d&rsquo;extrême-droite Alsace d&rsquo;Abord qu&rsquo;il a défendu contre ses potes de la LICRA (un des rares procès qu&rsquo;il a gagné), vient de commettre un bouquin chez Dualpha : « La France LICRAtisée », préfacé par Alain Soral, lui-même compère de Dieudonné, ennemi de Goldnadel. Finalement, dans la haine, tout le monde se retrouve.</p>
<p>Goldnadel est aussi le président d&rsquo; « Avocats sans Frontières » (aucun rapport avec l&rsquo;association de solidarité internationale du même nom), aussi spécialisée dans l&rsquo;inquisition anti-« antisémite », mais dont le principal titre de gloire a été le « contrôle », au Gabon, de la « régularité » de l&rsquo;élection du président Bongo, dénoncée par tous les autres observateurs ! Normal pourtant pour cet ami de Charles Pasqua, l&rsquo;homme-symbole des réseaux françafricains. Sait-il par ailleurs que l&rsquo;un des conseillers de Bongo n&rsquo;est autre que Tawfik Mathlouti, le créateur de Mecca-Cola, président sur Paris de Radio-Méditerranée, l&rsquo;un des principaux vecteurs en France des négateurs de la Shoah<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_7_311" id="identifier_7_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Selon Luiza Toscane, du media ind&eacute;pendant Le R&eacute;veil Tunisien, 25 juin 2003">8</a></sup> ? Parmi les avocats de cette association d&rsquo;avocats non reconnue par la profession, il nous faut citer la très active Aude Weill-Reynal, soeur du journaliste haut placé à France-Télévision Clément Weill-Reynal, lui-même grand pote de Goldnadel dans le registre inquisitorial et président de l&rsquo;Association des journalistes juifs de la presse française. On se gardera par contre de le confondre avec Guillaume Weill-Reynal, auteur d&rsquo;une bienvenue Contre-enquête sur le «nouvel antisémitisme», paru en 2005 chez Armand Collin ; mais ce sera difficile : ils sont frères jumeaux !</p>
<p><strong>ENCADRE : A L&rsquo;ORIGINE DU NATIONALISME ET DU FASCISME JUIF</strong></p>
<p>Les idées de Jabotinski, aussi appelées « révisionnisme » (aucun rapport avec les négationnistes), allait clairement dès les années 20 à droite et à l&rsquo;extrême-droite du sionisme, ce qui n&rsquo;ira pas tout seul avec les autres courants qui se veulent partie prenante du mouvement ouvrier. Plus tard, les politiques des différents gouvernements israéliens rendront les différences plus ténues, voire nulles. Les « révisionnistes » rêv(ai)ent du grand Israël, englobant le sud-Liban et la Jordanie et ne sont pas trop regardant sur les moyens. On leur reconnaîtra une franchise qui détonne par rapport à la gauche sioniste qui décrit cyniquement une « terre sans peuple pour un peuple sans terre »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_8_311" id="identifier_8_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="A l&rsquo;exception notable de Martin Buber et du parti Ihud (Union), travaillant &agrave; une meilleure entente entre Isra&eacute;liens et Arabes, se faisant les ap&ocirc;tres d&rsquo;un &Eacute;tat bi-national et d&eacute;mocratique en Palestine. On r&ecirc;vait utopie et kibboutz socialistes libertaires en ces temps-l&agrave;&hellip;">9</a></sup> : Jabotinski reconnaît l&rsquo;existence des Palestiniens et leur légitimité sur leurs terres. Mais, estimant que deux légitimités ne peuvent s&rsquo;entendre sur une même terre, celle-ci sera au vainqueur, qui sera juif. Entretemps, par antibolchevisme, il se lie en Ukraine avec l&rsquo;ataman nationaliste et pogromiste Semion Petlioura, ennemis des blancs, des rouges et de Makhno. En Pologne, ses hommes feront de même avec les nationalistes antisémites polonais de la Endécia, et une partie d&rsquo;entre eux, allemands, avec les nazis dans les années 30, quand ces derniers n&rsquo;avaient pas encore entériné la « solution finale »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_9_311" id="identifier_9_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pendant la guerre, les ultras du Lehi (groupe Stern) proposeront m&ecirc;me une alliance avec les nazis pour chasser les Britanniques de Palestine. L&rsquo;Irgoun quant &agrave; elle se rangera du c&ocirc;t&eacute; des alli&eacute;s. Dans l&rsquo;insurrection du ghetto de Varsovie, le B&eacute;tar jouera un r&ocirc;le h&eacute;ro&iuml;que, mais un peu tardif au vu de ses politiques ant&eacute;rieures et s&eacute;par&eacute; des autres unit&eacute;s juives, qui m&ecirc;me &agrave; ce moment, avaient du mal &agrave; frayer avec les chefs &laquo; r&eacute;visionnistes &raquo;. ">10</a></sup> N&rsquo;avaient-ils pas tous le même objectif ? Le départ des Juifs d&rsquo;Europe &#8230; et la même haine pour les communistes et la gauche en général. Le Bétar, né en 1923, jouera du gourdin contre les grévistes et autres « gauchistes ». L&rsquo;habitude est prise&#8230;</p>
<p>Comme pas mal de mouvements de l&rsquo;époque, les révisionnistes seront tentés par les idées fascistes : uniforme brun (devenu depuis bleu azur, ça passe mieux), discipline et culte du chef, et racisme : Jabotinski refuse la mixité. Mussolini est un grand admirateur de notre homme et accueillera une école navale du Bétar à Civita Vecchia. Touchée par tant de gentillesse, la nouvelle promotion entonnera « Giovinezza », l&rsquo;hymne fasciste. Entre 45 et 47, l&rsquo;Irgoun et le Lehi (groupe Stern) n&rsquo;hésiteront pas à pratiquer l&rsquo;assassinat politique (Comte Bernadotte&#8230;) et le terrorisme aveugle ( bombe au King David de Jérusalem &#8211; 200 morts, massacre de civils palestiniens à Deir Yassine &#8211; 250 morts). Le Hérout, puis le Likoud, avec Menahem Begin et Yitzhak Shamir, puis Sharon et Netanyahou, sont les successeurs directs du révisionnisme de Jabotinski. Quand ces tristes sires s&rsquo;expriment sur « le terrorisme », c&rsquo;est en experts particulièrement sanglants de la chose.</p>
<p>C.C.</p>
<p><strong>ENCADRE : CUKIERMAN SORT SON CRIF</strong></p>
<p>Cukierman, le président du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) est de par son rôle et ses responsabilités le premier des idiots utiles du fachosionisme. Le bougre en rajoute volontiers et donne du coup une très sale image du Conseil qui n&rsquo;en mérite pas autant qu&rsquo;on voudrait bien lui reprocher : en septembre 2001 il déclare à <em>Haaretz</em> : <em>« Lorsque Sharon est venu en France, je lui ai dit qu&rsquo;il doit absolument mettre en place un ministère de la propagande, comme Goebbels. »</em> Décidément, avec le prix du même nom, le personnage marque beaucoup de gens !! Encore à <em>Haaretz,</em>entre les deux tours de la présidentielle de 2002 <em>: « Le succès de Le Pen est un message aux Musulmans de se tenir tranquilles, parce qu&rsquo;il s&rsquo;est toujours opposé à l&rsquo;immigration musulmane ».</em> (23 avril 2002). Avec le 7 avril 2002, Cukierman, sans l&rsquo;avis du bureau du CRIF, a inventé la manif communautaire, où le rejet de l&rsquo;antisémitisme colle tellement le soutien à Israël qu&rsquo;elle perd toute visée universaliste, donc crédibilité. Rebelote avec la manif du 16 mai 2004 : cortège contre l&rsquo;antisémitisme devant avec les organisations de la communauté, contre le racisme derrière avec les associations des Droits de l&rsquo;Homme. Enfin, lors des dîners du CRIF, où se pressent la plupart des responsables politiques français, il se prend plus pour l&rsquo;ambassadeur d&rsquo;Israël (qui n&rsquo;en peut mais) que pour un porte-parole communautaire. Même si le CRIF ne cache pas son soutien à Israël, ça fait désordre&#8230; Lors du dîner de janvier 2003, Roger Cukierman dénonça <em>« un axe rouge-Vert-brun, dérapant de l&rsquo;antisionisme à l&rsquo;antisémitisme ».</em> Cela lui vaudra un claquage de&#8230; porte du représentant des Verts et une assignation en justice de la part de la LCR et de LO. Seuls quelques initiés noteront qu&rsquo;il a repris exactement la formule inventée par Alexandre Del Valle, ce qui est logique vu que les rédacteurs de ses discours ne sont autres que Goldnadel et Weill-Reynal (Clément !). La LDJ l&rsquo;apprécie, c&rsquo;est bien normal, et elle n&rsquo;est pas la seule dans le petit ghetto judéo-facho. Mais l&rsquo;homme est toutefois plus con que facho, et est capable de prodigieux rattrapages, ce qu&rsquo;il est bon de souligner : changeant rapidement son uzi d&rsquo;épaule après le fameux dîner, il organisera une visite de conciliation chez les Verts. Il est aussi l&rsquo;homme qui a engagé le dialogue avec une organisation musulmane, et pas la plus tendre puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de l&rsquo;UOIF (cf « Allah va comme je te pousse »).</p>
<p>Au sein du CRIF, on s&rsquo;arrache quand même la kippa sur cet incontrôlable mais on le réélira : vu que le CRIF est plus enclin au clientélisme qu&rsquo;à la transparence démocratique, les logiques politiques sont un peu obscures pour des libertaires. C&rsquo;est dire où cette institution est tombée pour ceux qui se rappellent Théo Klein&#8230; Le CRIF est le rassemblement d&rsquo;une kyrielle d&rsquo;associations religieuses, laiques, politiques ou culturelles, dont pas mal de coquilles vides d&rsquo;ailleurs, qui peuvent être politiquement très éloignées les unes des autres. Cela dément toute possibilité de travail d&rsquo;influence et de rôle de « lobby »que certains lui reprochent souvent. Certes, les athées, les anticommunautaristes, les antisionistes trouveront à bon droit toutes les raisons possibles de détester cette institution, mais on constatera qu&rsquo;elle est loin de rassembler les ultras de Sion : La LDJ n&rsquo;a jamais essayé d&rsquo;y entrer ; le Bétar l&rsquo;avait quitté après les accords d&rsquo;Oslo&#8230; Si on retrouve Goldnadel ou Weill-Reynal, ou les militaristes israéliens de l&rsquo;ABSI- Keren Or, on rencontrera aussi les yiddishistes de l&rsquo;Arbeter ring/cercle amical ou les soç-dem gauche sioniste pacifiste d&rsquo;Hashomer Hatzaïr, impliqués dans les Amis de La Paix Maintenant. C&rsquo;est bien d&rsquo;ailleurs ce que lui reprochent les ultras qui estiment que le CRIF ne représente plus la rue juive. Eux, par contre&#8230;</p>
<p>C.C.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_311" class="footnote">Et aussi du trafiquant d&rsquo;armes russo-canado-angolo-israélien Arkadi Gaydamak, réfugié en Israël pour échapper à un mandat d&rsquo;arrêt international délivré contre lui dans l&rsquo;affaire de l&rsquo;«Angolagate». Gaydamak a récemment acheté le club de foot très droitier « Bétar » Jérusalem, mais c&rsquo;est un hasard, on vous jure !</li><li id="footnote_1_311" class="footnote">Sur le passé( ?) très néo-nazi-païen-européen du monsieur, lire entre autres <a href="http://reflexes.samizdat.net/portrait-alexandre-del-valle/">Portrait Alexandre Del Valle</a>, ou Réflexes n°4 (2001) pour la version papier.</li><li id="footnote_2_311" class="footnote">Rappelons que bien des signataires l&rsquo;ont signé par sympathie pour une Serbie qui, depuis dix ans, luttait contre la « menace islamique » représentée selon eux par les musulmans de Bosnie et du Kosovo. Qu&rsquo;importe si ces derniers ont été les principales victimes des politiques de « purification ethnique »&#8230; </li><li id="footnote_3_311" class="footnote">Collectif : « Les Rats Maudits : histoire des étudiants nationalistes 1965-2005 », éditions des Monts d&rsquo;Arrée, 1995, p.15.</li><li id="footnote_4_311" class="footnote">C&rsquo;est de là que vient Baruch Goldstein, militant LDJ puis Kach israélien, massacreur de 29 civils palestiniens au tombeau des patriarches en 1994 avant de se faire tuer. Le premier kamikaze du conflit. Les combattants-suicides palestiniens n&rsquo;ont fait qu&rsquo;imiter ce premier exemple.</li><li id="footnote_5_311" class="footnote">E.S. alias Michaël Carlisle, dépressif, ayant annoncé son intention de se retirer, nous ne tirerons pas sur l&rsquo;ambulance, sauf, évidemment, si elle revient&#8230;</li><li id="footnote_6_311" class="footnote">Thooris a pris la tête d&rsquo;Action Police CFTC en 2004. Le syndicat a pesé vaillamment 1,44% lors des dernières élections professionnelles de novembre 2006, avec une équipe de campagne farcie d&rsquo;anciens du syndicat d&rsquo;extrême-droite FPIP comme J.C. Carme, David Orlandi ou Flavien Bénazet. La section Corse de Pierre Deplanque a depuis rejoint le FN. Lors des émeutes des banlieues, ces flics ont réclamé « l&rsquo;intervention de l&rsquo;armée »&#8230; Trop, c&rsquo;est trop, et la CFTC a mis Action Police sous tutelle !</li><li id="footnote_7_311" class="footnote">Selon Luiza Toscane, du media indépendant <em>Le Réveil Tunisien</em>, 25 juin 2003</li><li id="footnote_8_311" class="footnote">A l&rsquo;exception notable de Martin Buber et du parti Ihud (Union), travaillant à une meilleure entente entre Israéliens et Arabes, se faisant les apôtres d&rsquo;un État bi-national et démocratique en Palestine. On rêvait utopie et kibboutz socialistes libertaires en ces temps-là&#8230;</li><li id="footnote_9_311" class="footnote">Pendant la guerre, les ultras du Lehi (groupe Stern) proposeront même une alliance avec les nazis pour chasser les Britanniques de Palestine. L&rsquo;Irgoun quant à elle se rangera du côté des alliés. Dans l&rsquo;insurrection du ghetto de Varsovie, le Bétar jouera un rôle héroïque, mais un peu tardif au vu de ses politiques antérieures et séparé des autres unités juives, qui même à ce moment, avaient du mal à frayer avec les chefs « révisionnistes ». </li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>« Chirac n&#8217;aurait rien risqué s&#8217;il avait été en prison… »</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jan 2004 11:10:20 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Que restera-t-il de la tragi-comédie de cet été sinon cette citation très juste d'un mel posté par un sympathisant nationaliste sur le forum du site Unite-radicale.com le 15 juillet ? Trois mois après, on peut commencer à tirer quelques conclusions de l'affaire même si elle est loin d'être terminée : le procès promet en effet d'être un épisode assez gratiné. Que nous a inspiré cette triste histoire ? ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Que restera-t-il de la tragi-comédie de cet été sinon cette citation très juste d&rsquo;un mel posté par un sympathisant nationaliste sur le forum du site Unite-radicale.com le 15 juillet ? Trois mois après, on peut commencer à tirer quelques conclusions de l&rsquo;affaire même si elle est loin d&rsquo;être terminée : le procès promet en effet d&rsquo;être un épisode assez gratiné. Que nous a inspiré<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_0_184" id="identifier_0_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="cf. No Pasaran, septembre 2002.">1</a></sup> cette triste histoire ?</p>
<p>SUR MAXIME BRUNERIE</p>
<p>Interrogé par une journaliste de <em>Libération</em> au lendemain de la tentative d&rsquo;attentat, un de nos militants affirma que « Brunerie était un cramé », affirmation à laquelle les porte-parole d&rsquo;UR répondirent indirectement dans un communiqué en déclarant que « jusqu&rsquo;à ce 14 juillet 2002, Maxime Brunerie était un jeune militant identitaire comme beaucoup d&rsquo;autres : enthousiaste, déterminé et sérieux. » Réponse qui nous fit bien rire. Car s&rsquo;il y avait bien un militant typique du profil psychologique que l&rsquo;on peut parfois rencontrer aux extrêmes de l&rsquo;échiquier politique (nous en savons quelque chose pour ce qui concerne notre propre mouvance !), c&rsquo;était lui, avec sa mythomanie, son désir de reconnaissance, sa surenchère (racialiste en l&rsquo;occurrence), bref sa tentative inconsciente de régler des problèmes personnels en s&rsquo;inventant une nouvelle famille. Ce qu&rsquo;on peut appeler « un militant identitaire comme beaucoup d&rsquo;autres » finalement ! C&rsquo;est en gardant cette dimension humaine en tête qu&rsquo;on peut mieux apprécier son passé militant, assez classique<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_1_184" id="identifier_1_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Tout aussi classique est le fait qu&rsquo;il travaillait pour une soci&eacute;t&eacute; de s&eacute;curit&eacute;, Normandy, dont le patron, Axel Loustau, avait eu l&rsquo;insigne honneur d&rsquo;&ecirc;tre impliqu&eacute; dans l&rsquo;enqu&ecirc;te sur la tentative d&rsquo;attentat contre le directeur de Tribune juive en 1996 aux c&ocirc;t&eacute;s d&rsquo;autres anciens gudards comme Fr&eacute;d&eacute;ric Chatillon ou Antoine Roucheray. cf. REFLEXes n&deg;52, automne 1998.">2</a></sup> pour le petit milieu radical parisien, mais qui montre une instabilité politique évidente : hooligan du PSG, en contact avec les débris du PNFE puis gudard dans le sillage de la génération 1998-2000 puis UR et MNR… La seule cohérence dans cet itinéraire est sans doute la xénophobie et c&rsquo;est sans doute également le seul élément « rationnel » qui explique le choix de Jacques Chirac comme cible. Cela réduit presque totalement la portée politique de son acte, surtout si l&rsquo;on y ajoute son âge (25 ans !) et l&rsquo;aspect sentimental révélé au grand public par <em>VSD</em> et qui n&rsquo;est pas une invention<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_2_184" id="identifier_2_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Toujours &agrave; l&rsquo;aff&ucirc;t, il semble d&rsquo;ailleurs que Canal + veuille faire un reportage sur Maxime Brunerie et &laquo; Aur&eacute;lie &raquo;, pr&eacute;nom de substitution attribu&eacute; par VSD &agrave; cette militante du MNJ et MNR.">3</a></sup> de journaliste en mal de scoop.</p>
<p>Quelques jours après son arrestation, plusieurs textes ont circulé sur Internet pour dénoncer une manipulation. Ils s&rsquo;appuyaient sur quelques évidences simples :</p>
<p>• Un individu psychologiquement fragile peut être facilement manipulable ;</p>
<p>• Les « services » (comme on dit) ont plus d&rsquo;un tour dans leur sac pour manipuler quelqu&rsquo;un, ils l&rsquo;ont montré par le passé ;</p>
<p>• Le gouvernement au pouvoir ne pouvait que bénéficier d&rsquo;une tentative ratée comme celle du 14 juillet.</p>
<p>Dans ce scénario à la Oswald, les auteurs de ces textes pointaient par ailleurs certaines contradictions ou éléments troublants concernant les premiers flashs d&rsquo;information, les premiers reportages de la télévision ou les circonstances de l&rsquo;arrestation. Soit. Pourquoi pas ? Mais il y a fort à parier que Maxime Brunerie n&rsquo;a eu besoin de personne pour tenter ce qu&rsquo;il a fait, étant donné son profil psychologique et nous privilégions pour notre part ce cas de figure. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le scénario que nous envisagions dans <em>REFLEXes</em> n°3 (été 2001) consacré au terrorisme d&rsquo;extrême droite. Nous avons eu hélas raison.</p>
<p>SUR UR ET LA VIOLENCE</p>
<p>Les quinze jours qui ont suivi ont donné lieu à une flambée d&rsquo;articles, de retours en arrière, de « focus » divers et variés de la part de journalistes besogneux<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_3_184" id="identifier_3_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le comble a &eacute;t&eacute; atteint par le verbatim de Christiane Chombeau dans Le Monde du 16 juillet dans laquelle la journaliste recycle des notes prises par elle le 22 septembre 2001 lors des Assises de la Radicalit&eacute; tenues &agrave; Paris par UR. Outre l&rsquo;aspect tr&egrave;s limite du proc&eacute;d&eacute;, l&rsquo;ensemble p&ecirc;che par le fait qu&rsquo;&eacute;tant nous-m&ecirc;mes pr&eacute;sents lors de ces assises, nous n&rsquo;y avons pas entendu les appels au meurtre attribu&eacute;s par la journaliste aux intervenants, ce qui n&rsquo;exclut pas le fait qu&rsquo;ils aient pu &ecirc;tre tenus par des personnes dans la salle. Alors, probl&egrave;me d&rsquo;audition ou d&rsquo;invention ? En m&ecirc;me temps, cette petite anecdote montre qu&rsquo;&agrave; force de rechercher les projecteurs m&eacute;diatiques, UR a pu se rendre compte de ce que cela signifiait. Le vieux gag de l&rsquo;arroseur arros&eacute; en quelque sorte&hellip;">4</a></sup> qui avaient globalement arrêté de suivre cette mouvance depuis quelques années. Ils ont donc essayé de remettre à jour leurs petites fiches de documentation en puisant à deux sources : Internet et les RG. Cela nous a donc valu quelques solides pensum sur la mouvance néo-nazie en France, son histoire, son importance, etc. avec parfois quelques perles comme un article du Figaro ressuscitant le PNFE, Christophe Bourseiller promouvant sa nouvelle escroquerie sur France Info<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_4_184" id="identifier_4_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La nouvelle extr&ecirc;me droite, r&eacute;&eacute;dition par Le Rocher en mai de cette ann&eacute;e d&rsquo;un livre creux publi&eacute; en 1991 et intitul&eacute; Extr&ecirc;me droite, l&rsquo;enqu&ecirc;te. L&agrave; o&ugrave; il y a escroquerie, c&rsquo;est qu&rsquo;&agrave; part une introduction de neuf pages torch&eacute;e pour donner un peu de cr&eacute;dibilit&eacute; &agrave; la nouveaut&eacute; de l&rsquo;opus, les deux &eacute;ditions sont rigoureusement identiques ! Mais cela permet &agrave; notre Hibernatus de l&rsquo;extr&ecirc;me droite de passer pour un sp&eacute;cialiste &agrave; la radio. CQFD !">5</a></sup> ou <em>Prochoix</em> assurant la promotion de sa spécialiste ès « mobilisations de l&rsquo;entre-soi » Fiametta Venner. Las ! Ce battage médiatique en plein de mois de juillet, mois creux pour l&rsquo;actualité s&rsquo;il en est, n&rsquo;aura finalement permis qu&rsquo;à une petite structure d&rsquo;une centaine d&rsquo;adhérents et guère le double de sympathisants de sortir de l&rsquo;anonymat. Ce dont elle rêve depuis toujours et que même des provocations multiples comme la venue du semi-jobard Horst Mahler en mars 2002 à Paris ne lui ont pas permis d&rsquo;atteindre. Un bon moyen de masquer cette relative vacuité a été de tonitruer sur la violence d&rsquo;UR, violence qui serait inscrite au coeur même de l&rsquo;organisation. Cela a bien évidemment provoqué des protestations indignées des porte-parole d&rsquo;UR, jurant la main sur le coeur que l&rsquo;on se méprenait et que pour elle, « l&rsquo;action terroriste (…) ne saurait constituer une solution à la crise politique et morale que traverse la France ». Bien, bien. Hélas pour Fabrice Robert et Guillaume Luyt, la réalité d&rsquo;UR et plus généralement de sa mouvance depuis deux ou trois décennies vient démentir cette belle condamnation. Pour se limiter dans le temps, nous ne rappellerons pas les faits d&rsquo;armes du GUD Paris de 1998 à 2000 alors que ce groupe était officiellement partie prenante d&rsquo;UR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_5_184" id="identifier_5_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. B&ecirc;tes et m&eacute;chants. Petite histoire des jeunes fascistes fran&ccedil;ais, &Eacute;ditions REFLEX, 2001">6</a></sup> mais on ne voit pas trop comment on pourrait appeler cela sinon de l&rsquo;action violente, à défaut d&rsquo;être terroriste. Mais plus que des actes, UR a surtout toujours drainé avec elle des cohortes d&rsquo;adhérents ou sympathisants fascinés par cette violence. Certains sont passés à l&rsquo;acte, la plupart non. Mais on peut affirmer que des individus aussi peu équilibrés que Frédéric Merra<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_6_184" id="identifier_6_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il s&rsquo;agit d&rsquo;un sympathisant d&rsquo;UR &agrave; Nice, abonn&eacute; au journal, ayant effectu&eacute; un stage paramilitaire au Liban il y a quelques ann&eacute;es dans les milieux islamistes. Ce charmant jeune homme a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; le 10 novembre 2001 pour avoir tir&eacute; &agrave; bout portant au gum-cogne contre un p&egrave;re de famille dont la petite fille avait &eacute;t&eacute; effray&eacute;e par son chien. ">7</a></sup> étaient assez représentatifs d&rsquo;une bonne fraction des sympathisants d&rsquo;UR, tout comme la famille Roudier<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_7_184" id="identifier_7_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le p&egrave;re, Richard Roudier, &eacute;tait membre de la direction d&rsquo;UR sous le pseudonyme de Jorgi Roumegas et participe &agrave; la revue Monts&eacute;gur. Il a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; condamn&eacute; pour violences par le pass&eacute;, tout comme l&rsquo;un de ses deux fils, Olivier.">8</a></sup>, les militants du GUD Nice ou encore les boneheads de Limoges gravitant autour du groupe Lemovice… Force est de constater qu&rsquo;UR n&rsquo;a jamais rien fait pour bannir cet aspect des choses si pratique pour attirer des adhérents ou sympathisants, comme en témoigne le matériel produit par l&rsquo;organisation ou ses satellites (<em>cf.</em> les couvertures de magazines ci-contre) ou le contenu de certains articles : interview de Carlos, soutien au terrorisme du Hamas, etc. La remarque vaut pour le groupe musical de Fabrice Robert, Fraction.</p>
<p>Entendons-nous bien : ce n&rsquo;est pas la violence réelle ou supposée d&rsquo;UR que nous attaquons ici en l&rsquo;occurrence mais bien le fait que voir UR dans le rôle du pompier incendiaire nous fait bien rire. Nous avons en effet toujours pensé que la violence politique était un moyen parmi d&rsquo;autres (contre les fafs par exemple !) et qu&rsquo;elle était parfois nécessaire sans être toutefois évidemment souhaitable. Encore faut-il l&rsquo;assumer. Condamner le folklore nazi tout en étant le principal chef d&rsquo;orchestre<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_8_184" id="identifier_8_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Au figur&eacute; tout autant qu&rsquo;au propre puisque le groupe de Fabrice Robert, Fraction, n&rsquo;a jamais rechign&eacute; &agrave; jouer avec des groupes ouvertement nazis ou m&ecirc;me &agrave; reprendre certains titres de ces derniers.">9</a></sup> de ce folklore est une posture dans laquelle les porte-parole d&rsquo;UR semblent être passé maîtres, comme en témoigne l&rsquo;intervention très virulente de Guillaume Luyt au congrès du MNR en février dernier. C&rsquo;est sans doute ce qu&rsquo;on peut reprocher le plus à la presse par rapport à la campagne de l&rsquo;été dernier : avoir pris tout ce petit monde et ce qu&rsquo;il disait au sérieux. Le sensationnalisme n&rsquo;excuse pas tout et la manipulation politique n&rsquo;est jamais très loin, nous aurons l&rsquo;occasion d&rsquo;y revenir un peu plus loin !</p>
<p>Les journalistes auraient mieux fait de s&rsquo;intéresser un peu plus au MNR dont les prises de position peuvent se résumer en deux mots : veulerie et duplicité. Duplicité car Bruno Mégret et Franck Timmermans étaient parfaitement au courant de la double adhésion des militants d&rsquo;UR : ce sont eux-mêmes qui l&rsquo;avaient autorisée lors d&rsquo;une rencontre entre Mégret et une délégation emmenée par Christian Bouchet le 1er février 2002 : c&rsquo;est cette entrevue qui permit à Christian Bouchet et Fabrice Robert de devenir officiellement membres du Conseil national du MNR au congrès de février 2002 après y être entrés en juin 2001. Par ailleurs, Philippe Schleiter, directeur national du MNJ et cadre du MNR, avait rencontré Fabrice Robert et Guillaume Luyt en septembre 2000 à la fête Ile-de-France du MNR pour discuter du lancement de la CoordiNation, structure « unitaire » visant à réclamer la réunification du mouvement national. Mais bien d&rsquo;autres cadres nationalistes-révolutionnaires accompagnaient le mouvement, entre autres :</p>
<p>• Philippe Vardon, membre du comité exécutif d&rsquo;UR et secrétaire départemental MNJ des Alpes-Maritimes, inculpé le 2 mars 2002 de port d&rsquo;armes prohibées suite aux violences ayant accompagné l&rsquo;examen de la plainte d&rsquo;Elisabeth Pascal contre des militants de Ras l&rsquo;Front ;</p>
<p>• Stéphane Parédé, responsable régional MNJ du Languedoc-Roussillon et cadre UR ;</p>
<p>• Olivier Roudier, militant d&rsquo;UR sur Montpellier et candidat MNR dans la Drôme aux dernières législatives, lui aussi inculpé le 2 mars pour les mêmes raisons que Vardon ;</p>
<p>• Richard Deu, militant d&rsquo;UR et secrétaire départemental du MNR en Haute-Garonne nommé en juin 2001 ;</p>
<p>• Alexandre Faria, cadre UR et MNJ sur Toulouse ;</p>
<p>• Sylvain Averty, cadre UR sur Rennes et membre du bureau national du MNJ ;</p>
<p>• Pierre Muller, militant UR et responsable MNJ d&rsquo;Alsace, élu conseiller municipal MNR de Cernay en 2001, intervenant au congrès du MNR à Nice en février 2002 ;</p>
<p>• Elisabeth Pascal, conseillère régionale MNR de Languedoc-Roussillon et membre d&rsquo;UR depuis avril 2001 ;</p>
<p>• Frédéric Cantiani, cadre d&rsquo;UR et secrétaire départemental MNR du Gers ;</p>
<p>À la liste de tous ces militants dont faisaient partie Brunerie et ses proches, comme Cyril Bozonnet par exemple, il faudrait ajouter les manifestations du MNR auxquelles étaient conviés les militants d&rsquo;UR, sans que Bruno Mégret fasse la fine bouche en repoussant cette ignoble « extrême droite » : manifestation de Poitiers, congrès national ou départementaux, conseils nationaux MNR et MNJ, etc. Et pour cause : le MNR, confronté à un affaiblissement structurel lié aux départs successifs causés par le caporalisme des dirigeants parisiens ou par des désaccords idéologiques, était bien en peine de refuser du sang neuf et des énergies militantes, d&rsquo;où qu&rsquo;elles viennent. L&rsquo;absence de ligne politique très claire d&rsquo;UR, à part un virulent discours sur la « fracture ethnique », semblait en outre une garantie pour les dirigeants du MNR que cet entrisme serait totalement inoffensif. Comme en plus les militants de base du MNR pratiquaient eux-mêmes la surenchère raciste, tout le monde était content. D&rsquo;où le terme de veulerie qui peut servir à caractériser l&rsquo;attitude d&rsquo;un Bruno Mégret aux abois préférant au lendemain du 14 juillet tout renier plutôt que tout assumer. Le contraste est de fait saisissant avec le sens politique de Jean-Marie Le Pen condamnant la dissolution d&rsquo;une structure l&rsquo;ayant conchié depuis des mois : il a parfaitement compris qu&rsquo;un tel soutien laisserait totalement indifférente l&rsquo;opinion publique mais ravirait les militants de base, quelle que soit leur chapelle d&rsquo;appartenance. Il a ainsi prouvé qu&rsquo;il avait parfaitement tiré les leçons de l&rsquo;assassinat d&rsquo;Ibrahim Ali en 1998 à Marseille, lorsque la fermeté du soutien de Bruno Mégret aux militants FN impliqués avait assuré à ce dernier une véritable vague de sympathie à la base<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_9_184" id="identifier_9_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Un des assassins d&rsquo;Ibrahim Ali, Mario D&rsquo;Ambrosio, a d&rsquo;ailleurs r&eacute;cemment obtenu un poste de contractuel ouvrant &agrave; la titularisation &agrave; la mairie de Vitrolles, gr&acirc;ce &agrave; un simple arr&ecirc;t&eacute; de stagiarisation pris par la mairie.">10</a></sup>.</p>
<p>SUR LA DISSOLUTION D&rsquo;UR</p>
<p>Mais le tableau n&rsquo;aurait pas été complet s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu l&rsquo;épisode de la dissolution… Une fois de plus, on a pu voir toutes les organisations « démocratiques »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_10_184" id="identifier_10_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Inventaire &agrave; la Pr&eacute;vert avec la LICRA, Prochoix, le Cercle Marc Bloch, etc.">11</a></sup> réclamer à cor et à cri l&rsquo;intervention de l&rsquo;État, rappelant Chirac à ses devoirs de premier antifasciste de France… Triste pantalonnade<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_11_184" id="identifier_11_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. No Pasaran ! de septembre 2002.">12</a></sup> ! Tous nos bons « démocrates » n&rsquo;ont toujours pas compris que la loi ne pouvait en aucun cas être considéré comme un outil politique et que ce que l&rsquo;État utilise contre l&rsquo;extrême droite peut fort bien être retourné contre l&rsquo;extrême gauche, surtout lorsqu&rsquo;on constate l&rsquo;inanité du motif (UR organisation « paramilitaire » ! Tous ceux qui connaissent la structure auront bien ri !) et le fait qu&rsquo;UR n&rsquo;avait aucune existence légale… La loi, excellent paravent pour masquer la faiblesse des mobilisations militantes dans la rue contre les nationalistes ! À un niveau plus politique, il est toujours aussi navrant de constater que l&rsquo;une des maximes les plus stupides de l&rsquo;histoire politique française et européenne, « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! », continue de servir de gage de radicalité à la social-démocratie en déroute. Il est en effet bien difficile pour tous nos stratèges de gôôôche de reconnaître que l&rsquo;appel au vote Chirac en avril dernier a été une faute politique majeure et qu&rsquo;ils sont, ne serait-ce que moralement, coresponsables de la dérive sécuritaire du gouvernement Raffarin. Aussi est-il bien plus facile de s&rsquo;acharner sur une petite organisation folklorique transformée en golem médiatique et offrir à Chirac l&rsquo;occasion inespérée de jouer la partition du courage et de « l&rsquo;engagement antifasciste ». Il n&rsquo;est pourtant pas difficile de comprendre, même si cela ne fera pas plaisir aux uns et aux autres, qu&rsquo;il n&rsquo;y a guère de différence entre l&rsquo;embastillement de José Bové en mai dernier, la répression contre les militants participant à l&rsquo;initiative No Border en juillet et la dissolution d&rsquo;UR. Dans tous les cas, l&rsquo;État montre sa fermeté face à tous les mouvements susceptibles pour des raisons idéologiques diverses de le mettre en difficulté. La droite libérale sait que sa marge de manoeuvre est étroite et tous les coups sont donc permis : l&rsquo;Ordre doit régner ! En outre, comme il fallait s&rsquo;y attendre, la dissolution a permis aux duettistes Robert et Luyt de poursuivre leur numéro en rendant publique une lettre à Chirac et en prétendant que le vrai motif de la dissolution de leur organisation résidait dans son engagement antisioniste. Même si cette dernière bouffonnerie n&rsquo;a trompé personne, le simple fait qu&rsquo;ils aient pu l&rsquo;étaler dans la presse suffit à décrédibiliser tout ce battage médiatique assez indigent.</p>
<p>L&rsquo;argument le plus fréquent pour justifier une dissolution sur l&rsquo;efficacité de laquelle, à les entendre, ses partisans ne se faisaient pourtant guère d&rsquo;illusions, a été que « cela allait les gêner ». La belle affaire ! Pour cela, il aurait fallu qu&rsquo;UR soit une organisation digne de ce nom. Or depuis le départ, ou la mise sur la touche de Christian Bouchet en mars dernier, il était évident qu&rsquo;UR était en pleine perte de vitesse. La direction, relativement collégiale<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_12_184" id="identifier_12_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Christian Bouchet, Fabrice Robert, Guillaume Luyt, Richard Roudier, Andr&eacute;-Yves Beck, S&eacute;bastien Legentil, Philippe Vardon et Bernard Marillier.">13</a></sup>, n&rsquo;était plus remplacée que par une administration tricéphale Robert / Luyt / Roudier. La structure révélait sa faiblesse en se fractionnant en activisme local essentiellement concentré au sud de la Loire et il n&rsquo;existait quasiment plus de groupes locaux dignes de ce nom. Quant à la trésorerie, elle était au plus mal du fait du départ de Bouchet, principal argentier du mouvement grâce à Ars Magna<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_13_184" id="identifier_13_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Petite structure associative bas&eacute;e &agrave; Nantes, produisant brochures, livres et T-Shirts.">14</a></sup>. Restaient quelques vitrines : le site Internet, la revue <em>Jeune Résistance</em> et une ou deux apparitions publiques tapageuses. Soit finalement exactement la même chose qu&rsquo;après la dissolution. Des réunions publiques dans le sud de la France en août et à Bourges en septembre n&rsquo;ont pour l&rsquo;instant pas permis qu&rsquo;une nouvelle structuration nationale sorte réellement des limbes malgré un nom ronflant sur lequel la presse s&rsquo;est jeté comme un pitbull nourri au yaourt : Les Jeunesses identitaires. La volonté affichée de récupérer les cadres déçus du MNR n&rsquo;est qu&rsquo;une rodomontade (si ce n&rsquo;est quelques cadres ou militants du MNJ, mais ces derniers étaient déjà largement radicalisés) et le créneau identitaire est déjà bien encombré, comme en témoigne le lancement en ce début novembre de la Maison des Identités<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_14_184" id="identifier_14_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. article suivant">15</a></sup>, premier avatar du MNR en ruine. Enfin la seule action un peu virulente de ce début d&rsquo;automne 2002, l&rsquo;agression contre le curé de la basilique Saint-Denis, a été menée par une équipe de militants du MNR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_15_184" id="identifier_15_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="dont Guillaume Duchesne par exemple, qui a &eacute;t&eacute; candidat MNR aux l&eacute;gislatives 2002 dans la 11e circonscription des Yvelines (219 voix, 0,67 %). Ce surveillant p&eacute;nitentiaire &eacute;tait aussi membre du groupe Dernier Rempart, et proche de l&rsquo;&eacute;quipe de Fier de l&rsquo;&Ecirc;&Ecirc;tre et L&rsquo;Avant-Garde.">16</a></sup>, proches il est vrai de l&rsquo;ex-UR, mais sur une initiative strictement personnelle.</p>
<p>Bref, une fois de plus, le grand barnum politique a pu dérouler ses fastes en satisfaisant tout le monde. Qui a parlé d&rsquo;effets miroir ?</p>
<p><strong>Encart Internet</strong></p>
<p>En marge de la dissolution a eu lieu la procédure d&rsquo;interdiction du site Internet d&rsquo;UR, sur plainte de l&rsquo;UEJF et de l&rsquo;association J&rsquo;accuse !, principalement animée par Marc Knobel. Cette procédure, qui a abouti puisque le site a été interdit début août dernier<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_16_184" id="identifier_16_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Agrave; noter que le site n&rsquo;a pas eu &agrave; chercher tr&egrave;s loin sa d&eacute;fense puisqu&rsquo;il &eacute;tait d&eacute;fendu par une vieille connaissance, Christophe Pierre. Responsable du GUD &agrave; Assas &agrave; la fin des ann&eacute;es 1980 avec William Bonnefoy, il a &eacute;t&eacute; en particulier l&rsquo;organisateur d&rsquo;un meeting et d&rsquo;une tentative de coordination des jeunes nationalistes en avril 1988, menant les gudards &agrave; la rupture avec le MNR de J.-G. Malliarakis. Il a &eacute;galement laiss&eacute; quelques souvenirs un peu plus physiques par son implication dans diverses bagarres sur les campus universitaires parisiens. Plus r&eacute;cemment, il a sign&eacute; &laquo; l&rsquo;Appel de la Coordination de janvier 2001 pour l&rsquo;unit&eacute; du mouvement national &raquo; lanc&eacute; &agrave; l&rsquo;initiative d&rsquo;UR.">17</a></sup>, appelle plusieurs remarques en forme de points d&rsquo;interrogation. C&rsquo;est en effet peu dire que nous restons sceptiques face à ce type de démarche et que nous avons plus de questions que de réponses même si, souvent, poser la question revient à y répondre…</p>
<p>Ainsi pourquoi porter plainte fin juillet alors que le site existe depuis deux ans et que son contenu est globalement le même depuis cette époque ? Pourquoi essayer d&rsquo;interdire un site dont on sait parfaitement que grâce aux sites miroirs, il réapparaîtra quelques jours plus tard et que ses concepteurs seront auréolés du statut de martyrs de la liberté d&rsquo;expression et <strong>du soutien pro-palestinien</strong> qu&rsquo;ils ne méritent pas ? Enfin, surtout, pourquoi ne pas appliquer la même procédure à tous les sites ayant un contenu similaire à celui d&rsquo;UR, quoique sur des bases politiques différentes ? Or cette dernière question n&rsquo;est pas innocente : pourquoi l&rsquo;UEJF et Marc Knobel n&rsquo;ont-ils pas mis le même empressement à poursuivre le site raciste <a href="http://www.amisraelhai.org" target="_blank">www.amisraelhai.org</a> ? Il a en effet fallu attendre le mois d&rsquo;août pour que la presse s&rsquo;intéresse d&rsquo;un peu plus près à ce site au sionisme délirant sévissant pourtant depuis au moins un an et s&rsquo;inscrivant dans la mouvance droitière de la communauté juive franco-israélienne : la même qui soutient Alexandre Del Valle ou Oriana Fallaci et qui a pour principal mentor William Goldnadel. La même qui soutient les actions crapuleuses et parfois criminelles du Betar nouvelle génération ou même de la LDJ. La même qui profite de l&rsquo;indifférente bienveillance du CRIF qui a, une fois de plus, fait la preuve de sa mauvaise foi en minimisant le rôle de ce type de site, pourtant pas moins criminel au regard de la loi que les sites néo-nazis. Le site du CRIF a d&rsquo;ailleurs longtemps proposé un lien avec amisraelhai.org au nom de « la lutte contre la propagande anti-israélienne » et n&rsquo;a à notre connaissance absolument pas répondu à la Lettre ouverte de personnalités juives attaquées par <a href="http://www.amisraelhai.org" target="_blank">amisraelhai.org</a>, parue dans <em>Le Monde</em> du 18 septembre dernier. Cela étant, bien d&rsquo;autres sites de la même mouvance juive d&rsquo;extrême droite pourrait être concernés par ces remarques : aipj, sos-racaille ou islam-verite. On constate donc que la règle du « deux poids, deux mesures » a encore de bien solides partisans et on peut s&rsquo;interroger à nouveau sur l&rsquo;irresponsabilité politique des principales instances communautaires juives en France.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_184" class="footnote"><em>cf. No Pasaran</em>, septembre 2002.</li><li id="footnote_1_184" class="footnote">Tout aussi classique est le fait qu&rsquo;il travaillait pour une société de sécurité, Normandy, dont le patron, Axel Loustau, avait eu l&rsquo;insigne honneur d&rsquo;être impliqué dans l&rsquo;enquête sur la tentative d&rsquo;attentat contre le directeur de <em>Tribune juive</em> en 1996 aux côtés d&rsquo;autres anciens gudards comme Frédéric Chatillon ou Antoine Roucheray. <em>cf.</em> <em>REFLEXes</em> n°52, automne 1998.</li><li id="footnote_2_184" class="footnote">Toujours à l&rsquo;affût, il semble d&rsquo;ailleurs que Canal + veuille faire un reportage sur Maxime Brunerie et « Aurélie », prénom de substitution attribué par VSD à cette militante du MNJ et MNR.</li><li id="footnote_3_184" class="footnote">Le comble a été atteint par le verbatim de Christiane Chombeau dans <em>Le Monde</em> du 16 juillet dans laquelle la journaliste recycle des notes prises par elle le 22 septembre 2001 lors des Assises de la Radicalité tenues à Paris par UR. Outre l&rsquo;aspect très limite du procédé, l&rsquo;ensemble pêche par le fait qu&rsquo;étant nous-mêmes présents lors de ces assises, nous n&rsquo;y avons pas entendu les appels au meurtre attribués par la journaliste aux intervenants, ce qui n&rsquo;exclut pas le fait qu&rsquo;ils aient pu être tenus par des personnes dans la salle. Alors, problème d&rsquo;audition ou d&rsquo;invention ? En même temps, cette petite anecdote montre qu&rsquo;à force de rechercher les projecteurs médiatiques, UR a pu se rendre compte de ce que cela signifiait. Le vieux gag de l&rsquo;arroseur arrosé en quelque sorte…</li><li id="footnote_4_184" class="footnote"><em>La nouvelle extrême droite</em>, réédition par Le Rocher en mai de cette année d&rsquo;un livre creux publié en 1991 et intitulé <em>Extrême droite, l&rsquo;enquête</em>. Là où il y a escroquerie, c&rsquo;est qu&rsquo;à part une introduction de neuf pages torchée pour donner un peu de crédibilité à la nouveauté de l&rsquo;opus, les deux éditions sont rigoureusement identiques ! Mais cela permet à notre Hibernatus de l&rsquo;extrême droite de passer pour un spécialiste à la radio. CQFD !</li><li id="footnote_5_184" class="footnote"><em>Cf.</em> <em>Bêtes et méchants. Petite histoire des jeunes fascistes français</em>, Éditions REFLEX, 2001</li><li id="footnote_6_184" class="footnote">Il s&rsquo;agit d&rsquo;un sympathisant d&rsquo;UR à Nice, <strong>abonné au journal</strong>, ayant effectué un stage paramilitaire au Liban il y a quelques années dans les milieux islamistes. Ce charmant jeune homme a été arrêté le 10 novembre 2001 pour avoir tiré à bout portant au <strong>gum-cogne</strong> contre un père de famille dont la petite fille avait été effrayée par son chien. </li><li id="footnote_7_184" class="footnote">Le père, Richard Roudier, était membre de la direction d&rsquo;UR sous le pseudonyme de Jorgi Roumegas et participe à la revue <em>Montségur</em>. Il a déjà été condamné pour violences par le passé, tout comme l&rsquo;un de ses deux fils, Olivier.</li><li id="footnote_8_184" class="footnote">Au figuré tout autant qu&rsquo;au propre puisque le groupe de Fabrice Robert, Fraction, n&rsquo;a jamais rechigné à jouer avec des groupes ouvertement nazis ou même à reprendre certains titres de ces derniers.</li><li id="footnote_9_184" class="footnote">Un des assassins d&rsquo;Ibrahim Ali, Mario D&rsquo;Ambrosio, a d&rsquo;ailleurs récemment obtenu un poste de contractuel ouvrant à la titularisation à la mairie de Vitrolles, grâce à un simple arrêté de stagiarisation pris par la mairie.</li><li id="footnote_10_184" class="footnote">Inventaire à la Prévert avec la LICRA, Prochoix, le Cercle Marc Bloch, etc.</li><li id="footnote_11_184" class="footnote"><em>Cf. No Pasaran !</em> de septembre 2002.</li><li id="footnote_12_184" class="footnote">Christian Bouchet, Fabrice Robert, Guillaume Luyt, Richard Roudier, André-Yves Beck, Sébastien Legentil, Philippe Vardon et Bernard Marillier.</li><li id="footnote_13_184" class="footnote">Petite structure associative basée à Nantes, produisant brochures, livres et T-Shirts.</li><li id="footnote_14_184" class="footnote">Cf. article suivant</li><li id="footnote_15_184" class="footnote">dont Guillaume Duchesne par exemple, qui a été candidat MNR aux législatives 2002 dans la 11e circonscription des Yvelines (219 voix, 0,67 %). Ce surveillant pénitentiaire était aussi membre du groupe Dernier Rempart, et proche de l&rsquo;équipe de <em>Fier de l&rsquo;ÊÊtre</em> et <em>L&rsquo;Avant-Garde</em>.</li><li id="footnote_16_184" class="footnote">À noter que le site n&rsquo;a pas eu à chercher très loin sa défense puisqu&rsquo;il était défendu par une vieille connaissance, Christophe Pierre. Responsable du GUD à Assas à la fin des années 1980 avec William Bonnefoy, il a été en particulier l&rsquo;organisateur d&rsquo;un meeting et d&rsquo;une tentative de coordination des jeunes nationalistes en avril 1988, menant les gudards à la rupture avec le MNR de J.-G. Malliarakis. Il a également laissé quelques souvenirs un peu plus physiques par son implication dans diverses bagarres sur les campus universitaires parisiens. Plus récemment, il a signé « l&rsquo;Appel de la Coordination de janvier 2001 pour l&rsquo;unité du mouvement national » lancé à l&rsquo;initiative d&rsquo;UR.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Mais où va le CRIF ?</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jan 2003 18:14:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[... Et les autres]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Del Valle]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF)]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles-William Goldnadel]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue de Défense Juive (LDJ)]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Lurçat]]></category>

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		<description><![CDATA[Le repas annuel du CRIF samedi 25 janvier a vu le président de cette &#160;&#187; instance représentative &#160;&#187; faire une nouvelle sortie. M. Cukiermann a en effet profité de cette occasion pour stigmatiser une prétendue alliance antisémite entre islamistes, néo-fascistes et militants révolutionnaires, ce qui donne une alliance &#160;&#187; vert-brun-rouge &#171;&#160;. &#160;&#187; Vert-brun-rouge &#160;&#187; ? [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le repas annuel du CRIF samedi 25 janvier a vu le président de cette &nbsp;&raquo; instance représentative &nbsp;&raquo; faire une nouvelle sortie. M. Cukiermann a en effet profité de cette occasion pour stigmatiser une prétendue alliance antisémite entre islamistes, néo-fascistes et militants révolutionnaires, ce qui donne une alliance &nbsp;&raquo; vert-brun-rouge &laquo;&nbsp;. &nbsp;&raquo; Vert-brun-rouge &nbsp;&raquo; ? Ce n&rsquo;est ni plus ni moins que l&rsquo;expression utilisée il ya quelques mois par Alexandre Del Valle et Marc Knobel dans un article du Figaro (22 avril 2002) et repris par Del Valle dans son récent ouvrage sur le &nbsp;&raquo; totalitarisme islamiste &laquo;&nbsp;. Cela prouve une fois de plus l&rsquo;influence grandissante de la frange la plus réactionnaire et la plus sioniste de la communauté juive au sein même de cette communauté. Le rôle joué par Del Valle prend en effet toute sa valeur dans ce contexte. Nous ne reviendrons pas sur le pedigree du personnage : nous l&rsquo;avons déjà exposé dans REFLEXes n°4 (février 2002) et cela a été approfondi par Ras L&rsquo;Front en avril 2002.</p>
<p>Rappelons juste que l&rsquo;individu tenait officiellement des conférences avec des orateurs nationalistes il y a encore deux ans et que le fanzine Le Lansquenet n°16 rappelle avec gourmandise comment Marc d&rsquo;Anna (alias Del Valle) beuglait des chants fascistes ou nazis dans les rues de Marseille en 1995 après un meeting de Le Pen. Quoiqu&rsquo;il en soit on ne sera pas surpris de retrouver Del Valle dans la sphère de Maître Goldnadel, défenseur d&rsquo;Oriana Fallaci et dont le fils est l&rsquo;un des animateurs du BETAR, ou dans celle de Pierre Lurçat, meneur de la Ligue de Défense Juive et animateur de l&rsquo;association des Amis de Del Valle. Tous ces éléments montrent que M. Cukiermann est très mal placé pour donner des leçons de tolérance et de fraternité républicaine. On peut juste espérer que l&rsquo;immense majorité de la communauté juive française se débarrasse un jour de ces représentants qui ne représentent qu&rsquo;eux-mêmes.</p>
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