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	<title>REFLEXes &#187; Jildaz Mahé O&rsquo;Chinal</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>9 mai 2010 : De Jeanne d&#8217;Arc à Deyzieu, une même Occupation</title>
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		<pubDate>Fri, 14 May 2010 14:29:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[La rue de Rivoli avait dimanche matin dernier un petit air de fin des années 1980. Il ne manquait à vrai dire qu’une Kübelwagen pour définitivement fixer l’ambiance mais on peut supposer que ce sera pour l’année prochaine… Voici donc un petit bilan du 9 mai 2010 qui restera, sans nul doute, un très bon cru en zone occupée.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La rue de Rivoli avait dimanche matin dernier un petit air de fin des années 1980. Il ne manquait à vrai dire qu’une Kübelwagen pour définitivement fixer l’ambiance mais on peut supposer que ce sera pour l’année prochaine… Voici donc un petit bilan du 9 mai 2010 qui restera, sans nul doute, un très bon cru en zone occupée.</p>
<p>Cette année le 9 mai se trouvait correspondre au deuxième dimanche du mois de mai et à la célébration de la Jeanne c’est-à-dire la fête de Jeanne d’Arc. Depuis que le FN a opté pour le 1er Mai, cette célébration ne réunissait que des groupuscules, principalement l’Action Française, l&rsquo;Œuvre Française, la CRC de l’abbé Georges de Nantes ou encore épisodiquement l’ex-Garde Franque / Renouveau Français. Le 9 mai pour sa part consiste en un hommage à Sébastien Deyzieu, ex-militant de l’œuvre décédé à la suite d’une manifestation anti-américaine le 8 mai 1994 qui était alors organisée par le GUD et les JNR de Serge Ayoub. La conjonction de dates créée par le calendrier cette année a permis à tout ce petit monde de se retrouver, du moins pour une partie d’entre eux, et de fusionner les mots d’ordre.</p>
<h3>La manifestation !</h3>
<p>Le matin donc, une manifestation réunissait un conglomérat d’organisations sur une thématique de « résistance nationale au mondialisme » pour laquelle était convoquée la figure de Jeanne d’Arc. Elle devait permettre à tous les groupes participants d’afficher leurs couleurs, de se compter et accessoirement de renouer avec une manifestation de commémoration pour la mort de S. Deyzieu qui n’avait pas eu lieu l’année dernière. Accessoirement car à l’évidence cette thématique n’était pas le sujet central de mobilisation des troupes. Une messe ayant eu lieu, comme l’année dernière, la veille au soir à Saint-Nicolas du Chardonnet, Serge Ayoub a du considérer qu’il avait rempli le minimum syndical sur cette question. Place aux grandes manœuvres politiques !</p>
<p>Sous un caractère « unitaire », il s’agissait pour chaque groupuscule de montrer qu’il existe et qu’il entend faire entendre sa petite musique dans la recomposition actuelle de l’extrême droite. À ce petit jeu, c’est indéniablement Ayoub le grand gagnant comme nous le verrons ci-dessous : la banderole C9M drainait derrière elle plus de 200 manifestants qui contournaient ainsi la logique partidaire des autres groupes. Malin comme un gorille, Serge Ayoub se place ainsi en figure centrale du milieu nationaliste parisien trois ans seulement après un retour qui à l’époque provoqua plus de ricanements que d’applaudissements émus. Pour le reste, le cortège s’apparentait largement au mariage de la carpe et du lapin, entre paganistes chevelus et contre-révolutionnaires catholiques. Encore manquait-il le réseau France Nationaliste de Thierry Maillard qui s’en était récemment retiré au profit d’une manifestation à Reims au même moment et sur une thématique moins « sociale ». Signe de ces tempêtes dans un crachat, Maillard, déguisé en parachutiste<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/#footnote_0_457" id="identifier_0_457" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="sans doute pour mieux tromper les services psychiatriques">1</a></sup>, avait menacé des militants du Renouveau Français à l’occasion du 1er Mai du FN et retourné leur table en guise de punition bien méritée : ces militants étaient bien moins gros que lui. Il faut dire que la participation de Maillard aurait été une curiosité.</p>
<h3>Les absents</h3>
<p>Il est en effet le responsable du FN sur Reims et surtout un ami proche de Laurent <a href="http://reflexes.samizdat.net/agitation-dans-le-bocal/">Latruwe</a>, ancien tout comme lui de l&rsquo;Œuvre française et surtout co-animateur du blog Nations Presse Info ainsi que de la revue éponyme sous le pseudonyme de Roland Mâchefer. Or NPI ne manque jamais une occasion d’attaquer le petit milieu gravitant autour de la NDP, de Robert Spieler à Roland Hélie et la revue <em>Synthèse Nationale</em>. Ce que l’on retrouve dans ce qu’écrivait Maillard en octobre 2008 à propos de la réunion annuelle organisée par <em>Synthèse Nationale</em> : « <em>Puisque le Réseau France nationaliste n’a surtout pas été convié à cette réunion publique, après avoir été contacté et pressenti pour y participer, et puisque Roland Hélie a dédaigné répondre aux inquiétudes et interrogations que notre porte-parole, Thierry Maillard, lui avait exposées par téléphone, nous ne voyons pas pourquoi nous nous gênerions pour afficher devant tout le monde ce que nous pensons de cet éphémère rassemblement hétéroclite et contre nature qui ressemble plus à une « Groupuscule’s Fiesta » parisienne. </em></p>
<p>« Si Le Pen arrive un jour au pouvoir, nous serons tous dans l’opposition ! » affirmait crânement Roland Hélie en janvier dernier, au moment de la campagne présidentielle. Tel devrait être l’intitulé de cette réunion du 27 octobre à Paris destinée à rassembler tous les anti-Le Pen, des plus ringards aux plus aigris en passant par les parasites et autres boulets notoires. Et question boulet, l’organisateur de cette petite sauterie s’y connaît&#8230;</p>
<p>Outre qu’il collectionne les désastres politiques et les inimitiés, le « directeur » de Synthèse nationale vit, depuis plus de 30 ans, avec une seule obsession pathologique : la haine de Le Pen, du FN et de ses militants. […] La paresse intellectuelle (et physique), entremêlée d’égoïsme, de couardise, fourberie et mégalomanie, n’a jamais rien donné de positif en politique ou ailleurs. Il paraît même qu’il se prend pour un « courant de pensée » à lui tout seul&#8230; Désespérant !</p>
<p>Feignant de s’entendre comme larrons en foire, la plupart des intervenants ne peuvent pas se sentir&#8230; et certains de façon viscérale ! Et comme toute politique se juge à ses résultats, il pourrait être édifiant d’étaler le bilan politique des uns et des autres de ces dix dernières années, en commençant par celui du maître d’œuvre, justement. La grotesque « revue » qui parraine cette réunion est, de loin, l’absolu contraire d’un travail consciencieux, soigné, appliqué, intelligent et réfléchi. En tout état de cause, tout l’opposé de ce qu’il est nécessaire (et même urgent !) de faire au sein de notre mouvance politique pour préparer les mois et années à venir. […] L’amoncellement d’intervenants épars qui nourrit péniblement cette « feuille » semble vivre dans une douillette bulle idéalisée, bien à l’abri de tout ce qui pourrait contredire sa vision hédoniste du ghetto de l’extrême-droite. Ceux-là mêmes s’imaginent que l’électorat national issu de la gauche ouvrière est forcément acquis, alors que chacun sait qu’aucun électorat n’est jamais définitivement assujetti et que, justement, le corpus électoral frontiste subit une érosion fâcheuse de cet électorat là depuis la dernière présidentielle. Mais il est tellement rassurant de s’isoler dans des a priori lénifiants&#8230; Ainsi, par flémingite aiguë, on multiplie les marronniers (article d&rsquo;information de faible<br />
importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible) et on s’autosatisfait de peu&#8230; de bien peu !<br />
Et 12 euros pour essuyer les résidus de la grosse commission, c’est quand même très cher&#8230;</p>
<p>L’intitulé interrogatif de cette réunion, « Comment défendre notre identité ? », témoigne des limites intellectuelles des organisateurs : après plus de trois décennies de présence ininterrompue à l’extrême-droite, ils s’interrogent encore sur la façon d’aborder ce sujet incontournable. Lamentable !</p>
<p>Outre le fait qu’aucun responsable de poids du Front National n’est invité à s’exprimer librement, il est à<br />
noter que Synthèse nationale est une des rares feuilles, se prétendant « nationale », qui refuse de s’associer, de près ou de loin, aux manifestations qui ont lieu ces derniers temps contre le mini traité européiste de Sarközy et pour la défense d’une France indépendante et souveraine. Rien d’étonnant lorsque l’on sait que parmi les organisateurs se trouve Robert Spieler, ex-président du groupuscule séparatiste Alsace d’Abord, cache sexe d’une Allemagne d’Abord au service des euromondialistes, et qui prône une idéologie supranationale en accord avec la Constitution européiste de Sarkozy. Au demeurant, on peut s’étonner de la présence d’un certain nombre de personnalités à cette assemblée de bras cassés, qui se différencient nettement de la piétaille.</p>
<p>Comme la venue annoncée de Pierre Sidos, fondateur de L’Œuvre Française, lui qui a su donner la croix celtique aux nationalistes radicaux comme signe de ralliement et a toujours été d’une rigueur absolue concernant la défense de notre sol, de notre langue, de notre peau. Cautionne-t-il les délires francophobes, voire cosmopolites, de certains au mental de métèques ? Et sait-il vraiment ce que Roland Hélie ose déverser sur lui dans son dos ? Nous nous refusons à croire que ce chef historique du nationalisme français puisse s’être laissé abuser par des individus aussi malfaisants dans une aventure aussi ouvertement antinationale. Ceci reste incompréhensible pour nous.</p>
<p>Ou bien encore, comme Jean-François Touzé<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/#footnote_1_457" id="identifier_1_457" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="On avait un peu perdu de vue Jean-Fran&ccedil;ois Touz&eacute; depuis qu&rsquo;il s&rsquo;&eacute;tait fait mettre &agrave; la porte de la Nouvelle Droite Populaire le 17 septembre 2008, soit 7 mois apr&egrave;s la cr&eacute;ation du parti. Ses anciens comp&egrave;res des ann&eacute;es 80 et 90 (soit la bande d&rsquo;ancien du PFN de Roland H&eacute;lie &hellip;) avaient peu gout&eacute; ses prises positions pro-sionistes et pro-atlantistes. Il avait lanc&eacute; dans la foul&eacute;e la Nouvelle Droite R&eacute;publicaine, rapidement transform&eacute;e en Alliance pour les Libert&eacute;s, petite officine ultra-lib&eacute;rale qui vient de mettre la cl&eacute; sous la porte et donc certains membres ont rejoint Riposte La&iuml;que.
Jusque l&agrave; rien qui puisse bouleverser l&rsquo;&eacute;quilibre des forces au sein de l&rsquo;extr&ecirc;me droite fran&ccedil;aise, d&rsquo;autant que l&rsquo;APL a eu peu d&rsquo;activit&eacute;, mise &agrave; part la pr&eacute;sence de l&rsquo;un de ses membres sur la liste identitaire de la &laquo; la Ligue du Sud &raquo; de Bompard et Vardon. Tout &ccedil;a commence &agrave; sentir le sapin pour l&rsquo;ancien pigiste de Rock&rsquo;n Folk. Il faut dire que la stabilit&eacute; et la coh&eacute;rence id&eacute;ologique n&rsquo;ont jamais &eacute;t&eacute; le fort de JFT. En 1984 il rejoint le FN mais fait coller ses affiches en 1986, &agrave; Paris par des militants de l&rsquo;UNI recrut&eacute;s via Alain Denizet, num&eacute;ro 3 du mouvement estudiantin proche du RPR et de l&rsquo;ancien SAC. En 1989 il quitte le FN avec des anciens du PFN et fondent plusieurs structures nationalistes, dont les Comit&eacute;s &laquo; Espace Nouveau &raquo; et l&rsquo;Alliance Populaire en 1992. L&rsquo;AP pr&eacute;sentera 80 candidats lors des l&eacute;gislatives de 1993, dont Serge Ayoub. La derni&egrave;re fantaisie de Touz&eacute; est sa signature (au c&ocirc;t&eacute; de Beno&icirc;t Fleury ancien chef du GUD parisien des ann&eacute;es 1990) pour une p&eacute;tition sur dialexis.org qui appelle &agrave; contrer un appel &agrave; l&rsquo;unit&eacute; lanc&eacute; par des sionistes de gauche paru dans le journal Le Monde.">2</a></sup>, élu régional d’Ile-de-France qui, après avoir laborieusement gravit ces dernières années nombre d’échelons au sein du FN &#8211; grâce à l’appui bienveillant de Jean-Marie Le Pen, du reste &#8211; se compromet ici dans une attitude forcément stérile. Aurait-il à ce point peur du pouvoir en politique, si modeste soit-il, pour rétrograder dix ans en arrière, sous l’influence pathétique et pleurnicharde d’un Hélie « Nouilles-Saucisses » ayant le sens politique d’un enfant de quatre ans ? A moins qu’il ne cherche à briller au milieu des médiocres, sans s’apercevoir qu’il est le dindon de la farce&#8230; Il y a quelques mois encore, il était plus lepéniste que Le Pen. « Mon avenir politique, c’est Marine », lançait-il comme pour se justifier. Et gare à celui qui aurait osé le contredire ! Mais il est vrai qu’il a toujours été très réceptif aux jérémiades incessantes de son égocentrique « ami » ; une sorte de substitut de p’tit frère attardé que l’on tire derrière soi comme sa croix. Pourtant, ce dernier ne s’était pas gêné, devant tout le monde, pour le traîner d’une façon particulièrement abjecte dans la boue, le couvrir d’insultes et de reproches en tous genres, et cela pendant plus d’un an&#8230; Est-il si nécessaire de le rappeler ?</p>
<p>Celui-là justement parle de retour aux « fondamentaux », au sein de son parti, principes intangibles qui firent jadis le succès de la Droite nationale. Suggestion certes louable, mais qui, à l’évidence, est hors sujet au regard de l’ubuesque composition hétéroclite des intervenants et de la conception même de la feuille de choux qui parraine cette réunion. Quels « fondamentaux » peut-on tirer des provocations bêtement racistes et primitives d’un Lamberterie, morveux simplet -amateur de poncifs gauchisants-, à l’égard de tout ce qui n’est pas magyar ? Quels « fondamentaux » peut-on espérer des délires antinationaux, francophobes et pangermanistes d’un Spieler ou des rêveries mytho-helvétiques d’un Vial qui a manifestement trop abusé du chocolat Milka ?<br />
[…] Et si l’on prétend « rassembler sans exclusive » tout ce qui compte au sein de la mouvance nationale, alors pourquoi ne pas avoir invité Thierry Mudry ? Il aurait pu s’associer avec Bernard Antony pour étaler son amour immodéré des islamistes des Balkans qui oeuvrent pour l’éradication des chrétiens orthodoxes. Pourquoi ne pas faire venir Dieudonné M’Bala M’Bala qui aurait pu partager avec Anne Kling son approche très particulière de la communauté de « l’entité » ? Et, encore, pourquoi ne pas avoir invité Paul-Marie Couteaux qui aurait pu papoter chiffons avec Eric Miné ?</p>
<p>De semblables réunions publiques ont déjà eu lieu ces dernières années : on se souvient de celles des Comités Espace Nouveau puis, plus proche de nous, des deux réunions de la Maison de l’Identité. Initiatives à chaque fois qualifiées sans rire par leurs initiateurs d’« énorme succès »&#8230; Initiatives éphémères, sans lendemain et au résultat politique nul. Initiatives justes bonnes à amuser la galerie du ghetto de l’extrême-droite. […] Comme nous le confiait, il y a quelques années, le regretté Roland Gaucher : « Ces gens-là ne font pas de politique, ils font des coups et c’est tout ce qu’ils sont capables de faire ! ».</p>
<p>Avec de tels spécimens, les tenants du régime peuvent dormir tranquilles. Le plus souvent inaptes à toute entreprise sérieuse, leur demander de travailler vraiment –et pas de profiter du travail des autres !- serait leur faire violence&#8230; Leur farouche volonté de vouloir absolument retourner en 1970 (époque bénie des groupuscules et des petits services négociés aux gens du Système&#8230;), prouve que nous ne risquons pas d’être démentis.</p>
<p>Pourtant, nous savons très bien que quelques intervenants sont d’une parfaite honnêteté intellectuelle, notamment ces provinciaux soucieux de défendre leur véritable Identité. Aussi, nous ne doutons pas de la sincérité de la plupart de ceux qui viendront à cette après-midi festive. Mais, outre les éternels boutiquiers orientaux en quête, jamais assouvie, de lucre (Randa, Larebière&#8230;), et les sempiternels touristes de la mouvance qui vont toujours là où il y a&#8230; quelque chose à boire ; quelque puissent être les motivations de chacun, ceux qui participeront à cette réunion publique peuvent être assurés que les bénéfices récoltés (car il y en aura forcément) ne serviront nullement à défendre notre identité, et encore moins la France et les Français, mais bien à combattre, même modestement, l’idéal d’une France souveraine et indépendante, le Front National et son Président, Jean-Marie Le Pen.</p>
<p>Et, cela, en tant qu’ultras du nationalisme français, ardents défenseurs d’une France une et indivisible,<br />
nous ne pouvons l’accepter ! »</p>
<p>Pouf pouf.</p>
<p>D’autres mouvements nationalistes étaient d’ailleurs absents, comme le PDF ou l&rsquo;Œuvre Française. Si dans ce dernier cas il semble qu’il s’agisse d’un refus de Pierre Sidos de servir la soupe à Serge Ayoub, le choix de Carl Lang de se tenir loin de cette pantalonnade répondait sans doute davantage à un réel souci de respectabilité et de sérieux politique autant qu’aux incertitudes sur la capacité de mobilisation du parti sur une telle initiative.</p>
<h3>Les présents</h3>
<p>Restaient donc les autres, à savoir et dans l’ordre :<br />
- <strong>Les « vieux »</strong>. Robert Spieler, Pierre Vial. La veille, les mêmes étaient intervenus lors du Conseil National de la NDP dans le Xe arrondissement de Paris. Une partie de ce conseil étant ouverte au public, cela nous a permis de constater une fois de plus que la NDP ne savait pas compter puisque bien loin des 150 cadres et militants annoncés sur le site du groupuscule, nous n’en avons pas compté plus de 80, soit la moitié. Pierre Vial s’est d’ailleurs montré à cette occasion égal à lui-même en multipliant les allusions et clins d’œil antisémites comme à chaque fois qu’il intervient en public.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/RF_2010.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1445" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/RF_2010-1024x576.jpg" alt="RF_2010" width="600" height="338" /></a></p>
<p>- <strong>Le Renouveau Français</strong>. L’enjeu était de taille pour le RF : il lui fallait absolument afficher plus de militants que le GUD ou Terre &amp; Peuple sous peine de passer une fois de plus pour des branquignoles, à 15 jours de la 3ème édition de leur congrès nationaliste à Villepreux. De Chassey, Jaurand, Revenaz et les autres ont dû être soulagés, c’était le cas. À noter que le principal slogan du RF était « <em>Aujourd’hui l’anarchie, demain l’ordre nouveau !</em> », slogan de toute première fraîcheur s’il en est, qui collait bien avec l’ambiance générale de la manifestation et qui faisait comme un écho au novateur « <em>Communistes assassins !</em> » lancé en boucle par le FNJ lors du défilé du 1er Mai dernier. Le groupuscule, sans peur ni reproche, avait osé confier son mégaphone à François Dussoubs, c’est dire si les dirigeants du RF aiment prendre des risques.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/RF_2010-2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1446" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/RF_2010-2-1024x576.jpg" alt="RF_2010-2" width="600" height="338" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/RF_2010-3.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1447" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/RF_2010-3-1024x576.jpg" alt="RF_2010-3" width="600" height="338" /></a></p>
<p>- <strong>La Nouvelle Droite Populaire</strong>. Il suffit d’aller sur le site de <em><a href="http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2010/05/09/contre-le-mondialisme-ce-matin-les-forces-nationalistes-et-i.html" target="_blank">Synthèse Nationale</a></em> pour constater la singulière exactitude du bilan de la NDP sur son propre cortège, « des centaines de manifestants… », au regard de la photographie publiée par la revue. Par ailleurs, étant donnée l’importance numérique des jeunes skinheads dans le cortège mais également parmi les participants au conseil national de la veille, la NDP aurait mieux fait de s’appeler NPD, cela aurait été plus conforme à la réalité. Derrière la NDP, une petite délégation des (encore) Belges de Nation tentait de se faire une petite place, sans qu’on sache bien s’ils étaient là pour Deyzieu, pour Jeanne d’Arc ou par erreur puisqu’ils avaient dans un premier temps annoncé leur participation à la manifestation de Civitas l’après-midi même. Ils ont malgré tout assuré le SO de cette dernière, avec quelques membres de la Vlaams Huis.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NDP_2010.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1448" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NDP_2010-1024x576.jpg" alt="NDP_2010" width="600" height="338" /></a></p>
<p>- <strong>Terre &amp; Peuple</strong>. La participation de l’association à prétention culturelle fondée par Pierre Vial à une manifestation politique était une première depuis longtemps puisque T&amp;P a toujours pratiqué un certain retrait à l’égard de ce type d’engagement. Le résultat fut à la hauteur, avec une petite dizaine de participants franciliens emmenés par Michel Colls, responsable de la bannière Ile-de-France. Ces militants auraient sans doute eu plus de succès s’ils avaient amené avec eux cette fameuse soupe au cochon à laquelle ils participent régulièrement. Penses-y pour l’année prochaine Raoul !</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/GUD_2010-1.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1449" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/GUD_2010-1-1024x576.jpg" alt="GUD_2010-1" width="600" height="338" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/GUD_2010-2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1450" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/GUD_2010-2-1024x576.jpg" alt="GUD_2010-2" width="600" height="338" /></a></p>
<p>-<strong> Le GUD</strong>. C’était évidemment le clou du spectacle puisque cette manifestation constituait la première sortie du groupe depuis sa « reconstitution » cet hiver. Autant dire que l’on n’a pas été déçu puisqu’on a pu y retrouver tous les agités du bocal qui tentent de se faire un nom en reprenant l’héritage laissé en déshérence depuis 2002. Outre <a href="http://aafparis.over-blog.com/article-facultes-du-mouvement-a-l-extreme-droite--43988195.html" target="_blank">Edouard Klein</a>, on pouvait donc reconnaître Baptiste Coquelle<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/#footnote_2_457" id="identifier_2_457" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Qui &eacute;ditait un fanzine naziskin il y a quelques ann&eacute;es quand il &eacute;tait dans la r&eacute;gion lilloise">3</a></sup>, Hadrien Palminteri, Valentin Bourgeois, Lancelot Galey ou encore Kevin « Gaven » Lamadieu. Ce dernier était d’ailleurs très en forme et visiblement pas le moins du monde assagi après <a href="http://aafparis.over-blog.com/article-gesticulations-fascistes-dans-le-quartier-latin-49319363.html" target="_blank">ses récentes frasques sorbonnesques</a>. Le jeune homme a pourtant déjà une casserole pénale avec l’agression de N. Rachedi il y a deux ans. Il faut croire que la vieille génération a cependant une confiance toute relative dans ce que les petits nouveaux vont faire de la marque de fabrique puisqu’elle n’a cessé de les chaperonner et de marquer sa présence. Il faut dire qu’elle était venue en nombre : outre Frédéric Chatillon<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/#footnote_3_457" id="identifier_3_457" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le grand Fred portait pour l&rsquo;occasion un T-Shirt arborant un d&eacute;licat Leben ist Kampf (la vie est un combat) sur fond bleu entour&eacute; d&rsquo;armes diverses et vari&eacute;es sans doute command&eacute; chez les kamarades d&rsquo;outre-rhin. Entre autres, chez les&nbsp;n&eacute;o-nazis autichiens ou celui-ci sur le site du&nbsp;NPD">4</a></sup>, Jildaz Mahé et Axel Loustau qui ont cru bon de se <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/05/09/9-mai-2010-un-ancien-du-gud-menace-des-journalistes/" target="_blank">faire remarquer</a>, on pouvait voir Antoine <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">Roucheray</a>, Fabien Bouttier ou encore Jean Denègre, soit toute la fine fleur du GUD vintage 90’. Tous ont d’ailleurs fort apprécié la pantalonnade anti-journaliste et on peut finalement en tirer la conclusion que la jeune génération n’est décidément pas à la hauteur des anciens puisque ce sont ceux-ci qui ont du se charger d’une besogne typiquement gudarde.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/GUD_2010-3.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1451" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/GUD_2010-3-1024x576.jpg" alt="GUD_2010-3" width="600" height="338" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NAL_2010.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1452" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NAL_2010-1024x576.jpg" alt="NAL_2010" width="600" height="338" /></a></p>
<p>- <strong>Les Nationalistes Autonomes lorrains</strong>. Regroupant une petite cinquantaine de participants, le cortège des NA faisait flotter sur la manifestation une petite atmosphère d’Outre-Rhin. Nous avons déjà eu <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-autonomes-nationalistes-en-allemagne-mefiez-vous-des-imitations/">l’occasion de l’écrire</a>, la révolution culturelle allemande n’a pour l’instant pas générer un mouvement de fond en France et en particulier en Ile-de-France. Pour autant, ce cortège prouve que les expériences européennes continuent de fasciner une fraction du mouvement nationaliste français en recherche de formules à succès pour sortir de la division et d’un relatif marasme. Les NA ont largement essaimé en Europe de l’Est comme en témoignent les visuels et compte-rendus diffusés régulièrement par le blog Zentropa. La question se pose donc d’évaluer dans quelle mesure la greffe peut prendre en France. La Lorraine et plus particulièrement la Moselle, de par son histoire propre, ne constitue pas de ce point de vue un exemple généralisable. Cependant, la sensation provoquée par le cortège lorrain montre la réalité de l’intérêt porté par les jeunes natios.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NAL_2010-2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1453" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NAL_2010-2-1024x576.jpg" alt="NAL_2010-2" width="600" height="338" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NAL_2010-3.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1454" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NAL_2010-3-1024x576.jpg" alt="NAL_2010-3" width="600" height="338" /></a></p>
<p>- <strong>Le C9M</strong>. Sans conteste, le cortège numériquement le plus important puisqu’il regroupait tous ceux qui étaient là pour Sébastien Deyzieu et qui ne faisaient pas partie des groupes sus-nommés. Histoire de créer le buzz dans la jeunesse nationaliste, Ayoub avait décidé pour l’occasion de faire précéder le C9M d’une ligne de gros bras quarantenaires présentés comme des anciens JNR et affublés de jolis t-shirt siglés JNR Croire Combattre Obéir (chanson des Evil Skin), qui ont fait fureur chez les petites jeunes. Pour autant ils n’étaient pas tous retraités et à l’extrémité de cette ligne on pouvait voir Daniel Mack. Celui-ci a un profil des plus classiques puisqu’après avoir officié comme stewart du PSG il est devenu cogneur avec les indep de Boulogne. Autant dire qu’il était à sa place.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/C9M_2010-1.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1455" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/C9M_2010-1-1024x576.jpg" alt="C9M_2010-1" width="600" height="338" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/C9M_2010-2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1456" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/C9M_2010-2-1024x576.jpg" alt="C9M_2010-2" width="600" height="338" /></a></p>
<p>Côté sono, l’ambiance était assurée avec la musique de Militia Dei, un groupe de musique industriel du Nord, qui n’a rien de germanique comme certains ont pu le croire. Enfin la manifestation s’est terminée par des prises de parole des responsables, dont Serge Ayoub est largement sorti vainqueur à l’applaudimètre. Puis une grosse vingtaine de participants, essentiellement du GUD, sont partis déposés une gerbe rue des Chartreux, là où Deyzieu avait fait sa chute mortelle il y a 16 ans.</p>
<h3>Un bilan</h3>
<p>L’anecdotique étant posé, quel bilan peut-on tirer de ce 9 mai ? À l’évidence c’est un succès pour les organisateurs et il serait politiquement stupide d’affirmer le contraire. Ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle pour le FN et pour les Identitaires. Cela ne permet cependant pas d’en tirer des conclusions prospectives très claires. L’objectif pour tous les mouvements d’extrême droite est en effet à court terme : 2011, 2012 voire 2014 en gros. Le congrès du FN en janvier prochain, les élections cantonales de mars 2011, présidentielle de 2012 voire municipales de 2014 ouvrent en effet une période d’incertitude pour des mouvements en construction qui doivent donc renforcer leur base organisationnelle pour espérer durer. À ce titre, les perspectives de la NDP du MNR et du PDF sont limitées : leur base est faible est vieillissante. Cela explique largement la nécessité affirmée par ces trois mouvements lors du CN de la NDP de prolonger la coalition formée lors des dernières élections régionales. Cela devrait leur permettre d’exister lors des prochains rendez-vous électoraux et de jouer un vrai rôle de nuisance non seulement à l’égard du FN mais également envers le Bloc Identitaire. L’alliance NDP-MNR-PDF ne rate d’ailleurs jamais une occasion de placer ses mots d’ordre dans la double perspective du nationalisme et de l’identité, ce qui est tactiquement fondé puisqu’une majeure partie du public d’extrême droite peine à distinguer ces deux termes.<br />
Les perspectives de Serge Ayoub sont plus difficiles à définir. À l’évidence, ce 9 mai va lui bénéficier. Mais il n’a pour l’instant affiché aucune ambition électorale : son principal projet serait de sortir une marque de vêtements ! Au-delà du caractère quelque peu caricatural de l’annonce, il semble évident que le personnage ne devrait pas se contenter de cela. L’alternative est donc simple : soit construire quelque chose tout seul, soit monnayer cette aura régénérée auprès d’un des pôles nationalistes une fois la situation éclaircie, soit après le congrès du FN en janvier.<br />
Dans tous les cas, la concurrence des différents groupes les place à l’offensive. Écrire que les mois à venir vont être fondamentaux est donc une tautologie. Le mouvement antifasciste a des raisons d’être inquiet !</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_457" class="footnote">sans doute pour mieux tromper les services psychiatriques</li><li id="footnote_1_457" class="footnote">On avait un peu perdu de vue Jean-François Touzé depuis qu’il s’était fait mettre à la porte de la Nouvelle Droite Populaire le 17 septembre 2008, soit 7 mois après la création du parti. Ses anciens compères des années 80 et 90 (soit la bande d’ancien du PFN de Roland Hélie …) avaient peu gouté ses prises positions pro-sionistes et pro-atlantistes. Il avait lancé dans la foulée la Nouvelle Droite Républicaine, rapidement transformée en Alliance pour les Libertés, petite officine ultra-libérale qui vient de mettre la clé sous la porte et donc certains membres ont rejoint Riposte Laïque.<br />
Jusque là rien qui puisse bouleverser l’équilibre des forces au sein de l’extrême droite française, d’autant que l’APL a eu peu d’activité, mise à part la présence de l’un de ses membres sur la liste identitaire de la « la Ligue du Sud » de Bompard et Vardon. Tout ça commence à sentir le sapin pour l’ancien pigiste de <em>Rock’n Folk</em>. Il faut dire que la stabilité et la cohérence idéologique n’ont jamais été le fort de JFT. En 1984 il rejoint le FN mais fait coller ses affiches en 1986, à Paris par des militants de l’UNI recrutés via Alain Denizet, numéro 3 du mouvement estudiantin proche du RPR et de l’ancien SAC. En 1989 il quitte le FN avec des anciens du PFN et fondent plusieurs structures nationalistes, dont les Comités « Espace Nouveau » et l’Alliance Populaire en 1992. L’AP présentera 80 candidats lors des législatives de 1993, dont Serge Ayoub. La dernière fantaisie de Touzé est sa signature (au côté de Benoît Fleury ancien chef du GUD parisien des années 1990) pour une pétition sur dialexis.org qui appelle à contrer un <a href="http://www.rue89.com/la-tribune-du-vaticinateur/2010/05/01/jcall-lappel-des-juifs-deurope-pour-la-paix-149764" target="_blank">appel à l’unité</a> lancé par des sionistes de gauche paru dans le journal <em>Le Monde</em>.</li><li id="footnote_2_457" class="footnote">Qui éditait un fanzine naziskin il y a quelques années quand il était dans la région lilloise</li><li id="footnote_3_457" class="footnote">Le grand Fred portait pour l’occasion un T-Shirt arborant un délicat <em>Leben ist Kampf</em> (la vie est un combat) sur fond bleu entouré d&rsquo;armes diverses et variées sans doute commandé chez les kamarades d&rsquo;outre-rhin. Entre autres, chez les <a href="http://brodnig.org/index.php?/archives/160-Der-ORF-und-die-Neonazis.html" target="_blank">néo-nazis autichiens</a> ou celui-ci sur le site du <a href="http://www.ds-versand.de/product_info.php?info=p2353_Polo-Hemd-Leben-ist-Kampf.html&amp;XTCsid=iqc3n6tnko5cjild8v9uh73oc7" target="_blank">NPD</a></li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Groupe Union Défense (GUD)</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Feb 2009 14:56:38 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La synthèse qui suit a d&rsquo;abord été écrite pour le livre Bêtes et méchants, petite histoire des jeunes fascistes français, publié en 2002. Il a subi quelques retouches pour la présente édition.</strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Dessin_brochure_interne_1971-08e0d.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1285" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Dessin_brochure_interne_1971-08e0d.jpg" alt="Dessin_brochure_interne_1971-08e0d" width="273" height="261" /></a>Pour un observateur inattentif, le GUD pourrait apparaître légitimement comme l’un des mouvements nationalistes français ayant connu la plus grande longévité, avec plus d’une trentaine d’années au compteur. En fait, la réalité est bien sûr plus compliquée puisque ce n’est pas d’un GUD qu’il faut parler mais de GUD(s). Chaque génération a mis en effet dans cette organisation un contenu et des pratiques différents, excepté la violence politique, sans qu’il y ait réellement transmission de l’expérience, mis à part quelques exceptions, d’un groupe d’âge à ses successeurs.</p>
<p>Ce n’est donc pas tant du GUD dont nous allons considérer l’histoire que celle, trentenaire, de ce courant de jeunes nationalistes se reconnaissant rarement dans les organisations nationales et préférant militer dans un groupuscule nationaliste-révolutionnaire dont le nom est à lui seul une identité politique, basée sur la violence et l’absence de calcul politique. Une démarche que l’on pourrait qualifier d’« esprit Lansquenet » en quelque sorte. Ce faisant, il n’est pas question pour nous d’être exhaustif. Moult choses ont été écrites sur le GUD, en particulier dans sa version des premières années, et nous nous contenterons donc de donner des points de repère pour les deux premières décennies. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Brochure_interne_1973-a1bd8.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1286" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Brochure_interne_1973-a1bd8.jpg" alt="Brochure_interne_1973-a1bd8" width="285" height="254" /></a>Par contre, parce que l’intérêt militant en est évident, nous nous appesantirons nettement plus sur la dernière décennie, jusqu’au début des années 2000. L’exercice de la synthèse étant ce qu’il est, nous ne prétendons cependant pas faire des révélations sur un groupe dont la vie interne est pourtant riche d’embrouilles et de rebondissements !</p>
<h3>Genèse d’un mythe ou<br />
« Quand le GUD faisait (encore)<br />
de la politique »</h3>
<p>Le GUD est un pur produit de l’après-Mai 68. La dissolution du mouvement Occident a laissé la jeunesse nationaliste relativement orpheline et quelques structures en bénéficient : Restauration Nationale (Patrice de Plunkett), Œuvre Française (Pierre Sidos), Mouvement Jeune Révolution (Gérard Bouchet), Jeunesses Patriotes et Sociales (Roger Holeindre), Action Nationaliste (Jean-Gilles Malliarakis), Jeune Europe (Nicolas Tandler). Mais le résultat n’est qu’une concurrence féroce et stérile qui épuise le mouvement nationaliste. Une poignée de militants a alors l’idée de faire autre chose.<br />
Premièrement, mettre fin à l’émiettement en se concentrant sur un lieu, seul moyen de résister à l’expansion des structures d’extrême gauche. Deuxièmement, profiter des opportunités offertes par l’après-Mai. Or la principale de ces opportunités est la mise en place de la réforme universitaire d’Edgar Faure qui institue des conseils élus dans chaque université, ouvrant ainsi au maximum le jeu politique en supprimant le monopole syndical. Le lieu choisi est la faculté de Droit d’Assas, même si quasiment aucun militant n’y est inscrit. La structure se trouve affublée d’un nom, Union Droit, qui, en se transformant en Groupe Union Droit ou Groupe Union Défense (GUD), est appelée à un bel avenir.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Union_Droit.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1287" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Union_Droit.jpg" alt="Union_Droit" width="353" height="479" /></a></p>
<p>Elle rassemble quelques militants connus comme Alain Robert, Gérard Longuet ou Jack Marchal. Une campagne très dynamique et d’apparence sérieuse (Gérard Longuet, idéologue de ce groupe activiste, promulguera une <em>Charte Universitaire</em>) lui assure un confortable succès aux élections de février 1969. Malgré une fin d’année universitaire précaire, le GUD est installé à Assas pour quelques années…</p>
<p>Cela permet au groupe de mettre en place le deuxième étage de la fusée : un vrai mouvement politique, en l’occurrence Ordre Nouveau (ON), grâce au renfort de militants comme François Duprat. Le lancement d’ON en février 1970 ne met pas fin au développement du GUD, aussi bien à Assas que dans d’autres facs parisiennes. Le quotidien est alors composé d&rsquo;affrontements violents avec les étudiants gauchistes ou tout simplement de gauche : de nombreuses batailles rangées éclatent régulièrement, avec à la clé des dizaines de blessés graves. La police ne cesse d’intervenir pour séparer les adversaires, et le centre Assas sera fermé à maintes reprises pour d&rsquo;évidentes raisons de sécurité. Ainsi, le premier venu peut instaurer sa loi et filtrer les entrées, malgré la présence de vigiles musclés appelés en renfort par le rectorat. C&rsquo;est avec l&rsquo;essor de ces batailles rangées à Assas que le GUD va conquérir ses lettres de «noblesse», écrasant à plusieurs reprises les gauchistes venus attaquer «son centre». La peur règne alors dans la faculté, où la chasse au faciès va bon train ; des enseignants appartenant au syndicat SNESup sont également agressés : une enseignante est lacérée à coups de rasoir et enfermée dans un placard ! Les « durs » sont particulièrement bien entraînés et décidés à tout. Ils reçoivent en outre le renfort de Vietnamiens du Sud et de charmantes Iraniennes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_0_372" id="identifier_0_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Issues du mouvement nationaliste et zoroastriste du g&eacute;n&eacute;ral Aryana.">1</a></sup> spécialisées dans les arts martiaux. Même à Nanterre, le GUD obtient 13,5 % des voix, tandis que sa présence provoque des lynchages en règle de la part de l&rsquo;extrême gauche et une émeute qui dure deux jours (une centaine de policiers blessés). De par son rôle dans les élections, le local d’Assas est particulièrement stratégique et il est souvent l&rsquo;occasion d&rsquo;agressions diverses : les casques noirs ornés de la croix celtique sont accrochés aux porte-manteaux et… divers matériels « plus solides », faciles à cacher dans le sous-plafond. Dès 1970, le GUD est capable à Assas de mobiliser 200 militants et sympathisants pour les bagarres, avec un système de contact téléphonique particulièrement au point : quinze minutes au maximum pour rassembler les troupes !</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0004.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1292" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0004.jpg" alt="GUDtalement_urbain_en_0004" width="271" height="354" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0001-b3f8b.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1290" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0001-b3f8b.jpg" alt="GUDtalement_urbain_en_0001-b3f8b" width="474" height="642" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0002.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1291" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0002.jpg" alt="GUDtalement_urbain_en_0002" width="474" height="641" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDBrochure_1972_p.4-c8c80.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1288" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDBrochure_1972_p.4-c8c80.jpg" alt="GUDBrochure_1972_p.4-c8c80" width="549" height="736" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDBrochure_1972_p.5-b66c7.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1289" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDBrochure_1972_p.5-b66c7.jpg" alt="GUDBrochure_1972_p.5-b66c7" width="474" height="621" /></a></p>
<p>C’est l’âge d’or du GUD, car les évolutions politiques orientées par Ordre Nouveau à partir de 1972-1973 vont lourdement peser sur la vie du groupe. La constitution du Front National autour de J.-M. Le Pen en octobre 1972 prend en effet à froid une génération de gudards aux convictions nationalistes-révolutionnaires bien ancrées et qui n’ont guère envie de servir de roue de secours au « Menhir », vieux briscard politicien issu de la IVe République. Une partie de ces militants quitte donc le GUD fin 1972 et rejoint sous l’appellation Groupe Action Jeunesse (GAJ) le courant solidariste, favorisant une division qui va durer jusqu’à la fin des années 1970. Cet affaiblissement intervient alors que le printemps 1973 est marqué par de très violents affrontements, y compris à Assas, qui montrent que le gauchisme activiste a de beaux restes.</p>
<p>La dissolution d’ON en juin 1973 fait du GUD une base de repli pour tous ceux qui refusent l’aventure Front National. Mais c’est une base de repli en piteux état, qui se trouve à Assas confrontée à la vigueur du GAJ, héritier putatif du GUD de 1969-1970.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/alternative-3-233a7.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1293" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/alternative-3-233a7.jpg" alt="alternative-3-233a7" width="196" height="291" /></a>La situation est rapidement rétablie par quelques dirigeants efficaces, dont Olivier Carré, qui permettent au GUD de connaître une deuxième jeunesse. Ceci se manifeste entre autres par le lancement de la revue <em>Alternative</em>, au ton décapant, qui sans être la revue du GUD en est particulièrement proche. Toute la période 1973-1974 est ainsi marquée par des affrontements très violents entre GUD et GAJ, l’unité ne se reconstituant que contre l’ennemi gauchiste ou, moyennant finances, pour faire le SO de la campagne de Giscard en 1974. Le lancement du Parti des Forces Nouvelles par une partie des rescapés d’Ordre Nouveau donne au GUD une configuration qu’on retrouvera maintes fois par la suite, à savoir le rôle de courroie de transmission en milieu universitaire. Le GUD est alors, en principe, associé au Front de la Jeunesse (FJ)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_1_372" id="identifier_1_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="On voit la capacit&eacute; de recyclage des appellations par l&rsquo;extr&ecirc;me droite puisque ce nom sera r&eacute;utilis&eacute; en 1999 pour le lancement d&rsquo;une &eacute;ph&eacute;m&egrave;re structure unitaire post-scission !">2</a></sup> et dirigé par Philippe Penninque et J.-F. Santacroce. Les activités du GUD vont alors des inévitables bagarres avec les gauchistes aux combats à Beyrouth dans les rangs des Phalanges Chrétiennes, en passant par les SO de la droite libérale. À cette époque, le GUD a des contacts dans une centaine de centres universitaires en France. En 1977, son congrès rassemble plus de 150 délégués de 40 facultés et élit un bureau politique de trois membres, un bureau national de six et un comité national. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/45_tours_GUD-a30de.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1294" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/45_tours_GUD-a30de.jpg" alt="45_tours_GUD-a30de" width="189" height="197" /></a><br />
En 1978, une pétition lancée « <em>pour l&rsquo;arrêt immédiat des poursuites engagées contre les élus GUD au conseil d&rsquo;université de Paris II</em> » sera soutenue notamment par Tixier-Vignancourt, maître Isorni, l&rsquo;amiral Auphan, Thierry Maulnier, Eugène Ionesco, Michel Droit ou Jean Marcilly. Notons que les poursuites en question étaient liées à des exactions multiples.</p>
<p>Après 1977, les activités du GUD Assas marquent un net fléchissement, lié aux tensions avec le PFN et le Front de la Jeunesse. Ceci dit, ce relatif déclin n’est pas spécifique au camp nationaliste puisqu’il touche aussi les organisations gauchistes. Cette époque en demi-teinte est marquée par la gigantesque baston de Nanterre en 1980 qui voit des militants du GUD se faire lyncher dans la gare RER après une diffusion de tracts. L’échec de la campagne aux Européennes de 1979 puis celui des élections présidentielles de 1981 sonnent le glas d’un certain nationalisme.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Oxydant-bef7c.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1295" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Oxydant-bef7c.jpg" alt="Oxydant-bef7c" width="276" height="409" /></a>Le groupe « s’autodissout » le 17 juin 1981, après la victoire de la gauche aux présidentielles, au sein d’un regroupement plus large en ligne directe du PFN, le Renouveau Nationaliste (RN), tout en gardant ses positions à Assas. D’anciens militants tentent d’ailleurs de recréer la mystique du groupe en lançant la revue <em>Oxydant</em> dont la présentation et le ton s’inscrivent dans la continuité de feu <em>Alternative</em>. Le GUD est officiellement dissout début juillet 1981.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/rn-3-f2362.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1296" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/rn-3-f2362.jpg" alt="rn-3-f2362" width="197" height="265" /></a>Le RN vivote jusqu’en 1983 tout en faisant malgré tout des apparitions publiques, essentiellement anticommunistes. Le printemps 1983 et les manifestations étudiantes protestant contre la loi Savary de réforme de l’enseignement supérieur permettent au GUD de reprendre du poil de rongeur, en particulier à Paris, sous la férule de Charles-Henri Varaut et Fabrice Saulais. Il est temps pour le groupe ainsi reconstitué de larguer un RN qui se résume en grande partie à lui-même pour rejoindre une autre dynamique.</p>
<h3>Vers la Troisième Voie ?</h3>
<p>La nécessité de s’allier à quelqu’un va pousser le GUD dans les bras du vieux militant solidariste Jean-Gilles Malliarakis, alors à la tête d’un Mouvement Nationaliste Révolutionnaire (MNR) dont le discours anticommuniste et anticapitaliste rencontre un fort impact parmi tous ceux qui regardent d’un air suspicieux l’émergence du FN et son électoralisme.<br />
Ce discours rejoint d’ailleurs celui développé à ce moment par le GUD : « <em>Nous devons tous ensemble œuvrer à liquider les derniers restes d’infection marxiste</em> (ndlr : les syndicats étudiants) » (tract pour les élections à Paris II &#8211; Assas du 24 janvier 1984) ou « <em>L’Europe doit refuser d’être le 52e état américain</em> » (autre tract de 1984). Le rapprochement se fait à partir du printemps 1984 et le GUD rejoint officiellement le regroupement Jeune Garde en mai 1985 même si l’intégration de fait était déjà réalisée. Cet assemblage donne naissance au mouvement Troisième Voie (TV) en novembre 1985. Reprenant une appellation élaborée par les nationaux-bolchéviques allemands des années 1930, ce nom pose clairement la ligne politique qui se veut à égale distance du capitalisme privé et du capitalisme d’État, tout en faisant référence à une organisation sœur italienne et interdite pour terrorisme, Tersa Posizione. Si l’étiquette GUD est encore utilisée, il est clair que l’absorption par TV est poussée très loin. Les gudards s’y sentent en effet comme chez eux, leur style provocateur n’étant absolument pas bridé.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUD534812_07.bro-3c3f0.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1297" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUD534812_07.bro-3c3f0.jpg" alt="05/10/1986. National Front (FN) Joan of Arc day celebrations with Jean-Marie Le Pen" width="539" height="358" /></a><br />
On peut ainsi voir les militants faire les marioles lors de la fête Jeanne d’Arc 1986 avec une banderole « Madelin, paye ta cotise ! » ou attaquer les cortèges du mouvement anti-Devaquet à l’automne 1986. Malliarakis a su mettre sur pied une structure fédérative qui satisfait tout le monde, le GUD Paris pouvant s’épanouir dans son bastion et devenant l’organisation étudiante référente. Les GUD de province ne sont pas en reste avec parfois une imitation assez réussie du modèle parisien. C’est par exemple le cas dans la région Languedoc-Roussillon. Les statuts de l’association Jeune garde &#8211; Groupe Union Défense sont déposés à la préfecture le 21 février 1985 à Perpignan (Pyrénées-Orientales) avec Jürgen Greiner, de nationalité allemande, comme président, assisté de Michel Camrrubi (secrétaire) et de Christian Soulier (trésorier). Outre les classiques exactions (Jürgen Greiner est inculpé pour « coups et blessures » en avril 1986) ce noyau dur tente de tisser un réseau militant sur l’ensemble de la région. En mai 1986, une dizaine de militants du GUD, originaires de Perpignan et de Montpellier sont accueillis à Toulouse par Anne-Marie Prolongeau (Jeune Garde) et rencontrent un responsable départemental du Parti des Forces Nouvelles maintenu (PFN), Bruno Pouzac. Moment fort de toutes ces prises de contact : un camp d’ organisé dans le massif des Albères (Pyrénées-Orientales), près de Thuir.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Vaincre_no9_mai_1986-2-239d9.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1298" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Vaincre_no9_mai_1986-2-239d9.jpg" alt="Vaincre_no9_mai_1986-2-239d9" width="394" height="567" /></a></p>
<p>Au programme : « cours magistraux » et entraînements avec séances de tir à balles réelles (armes légères automatiques). Le camp accueille une vingtaine d’hommes et quatre femmes venus de la région parisienne, des Pyrénées-Orientales, du Var et de l’Hérault. Mais d’autres villes ou régions se signalent également, comme Strasbourg dont la composition sociologique de certains campus (médecine entre autres) explique bien des choses.</p>
<p>La dynamique dure jusqu’en 1988 mais le climat se dégrade au sein de TV. Malliarakis et quelques autres dirigeants sont en effet saisis du traditionnel virus organisationnel, c’est-à-dire que le dirigisme prime peu à peu sur l’autonomie interne. Cela s’explique sans doute en partie par un accroissement des ambitions politiques des uns et des autres. « Mallia » prend la grosse tête face à quelques manifestations ou meetings réussis et le ralliement à TV de Serge Ayoub et de ses boneheads regroupés au sein des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires (JNR) à partir de l’automne 1987. L’idée s’impose alors chez certains TV qu’il est peut-être possible de rafler la mise face au FN, d’où des attaques écrites et orales régulières et très violentes contre ce parti. Les gudards décident alors de rompre l’alliance et le font savoir en mai 1988 lors d’un meeting organisé par Christophe Pierre et William Bonnefoy.</p>
<h3>GUD revival</h3>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Rebelles_no0_-_1988-2-53ba1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1299" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Rebelles_no0_-_1988-2-53ba1.jpg" alt="Rebelles_no0_-_1988-2-53ba1" width="236" height="349" /></a>Une nouvelle période s’ouvre donc, avec une autonomie revendiquée et symbolisée par l’anniversaire des 20 ans du GUD fêté le 20 novembre 1988 à la Mutualité, en présence de quelques anciens dont Jack Marchal et Éric Delcroix. Signe d’une volonté de renaissance, les gudards relancent la perspective d’une implantation universitaire avec le dépôt le 29 décembre 1988, à la préfecture de police de Paris, des statuts de l’Union et Défense des Étudiants d’Assas (UDEA), étiquette légale et électorale du GUD qui officiellement n’existe plus.</p>
<p>Bonnefoy lance moult initiatives et tente de donner une légitimité « intellectuelle » au GUD avec un cercle de réflexion, des réunions et une revue : <em>Rebelle</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_2_372" id="identifier_2_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Elle-m&ecirc;me remplace une revue non officielle du GUD, Rebelles, qui s&rsquo;&eacute;tait substitu&eacute;e au Fil d&rsquo;Ariane, bulletin du temps de l&rsquo;int&eacute;gration dans TV. Parall&egrave;lement, une petite &eacute;quipe essaie de relancer Alternative mais l&rsquo;exp&eacute;rience p&acirc;tit de la m&eacute;diocrit&eacute; du journal.">3</a></sup> . On trouve dans celle-ci la Charte du GUD tandis que circule en copie séparée un document sur « l’éthique nationaliste » qui place la barre très haut : « <em>Il nous faut donc tenter d’établir une sorte de Code de l’Honneur, à l’image du Bushido du Samouraï nippon. Deux sources doivent principalement nous inspirer : les Eddas nordiques et le Code de la chevalerie médiévale</em> ». L’iconographie change également en privilégiant un style martial largement inspiré d’Arno Brecker dans lequel l’humour a disparu. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Rebelle-4fae5.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1300" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Rebelle-4fae5.jpg" alt="Rebelle-4fae5" width="157" height="227" /></a>Le tout se fait dans le contexte d’un climat d’affrontements accrus avec les organisations de jeunesse juives mais également de tensions internes au milieu nationaliste. William Bonnefoy est en effet particulièrement violent et caractériel et vit de la division. Les anciens amis de TV en font les frais en mai 1989 avec une attaque du GUD contre un meeting mais d’autres également en gardent quelques souvenirs. La transmission de flambeau à la direction du groupuscule est donc inéluctable.</p>
<p>Le remplacement de William Bonnefoy par Frédéric Chatillon à partir de 1991 va orienter le GUD dans une nouvelle direction. Chatillon a en effet bien compris que, pour survivre, le GUD devait abandonner son indépendance relative vis-à-vis de la principale formation d’extrême droite : le Front National (FN), que la première génération fustigeait dans les années 1970 mais qui est devenu incontournable. Ne se définissant pas comme un nazi mais plutôt comme un nationaliste français et européen, Châtillon n’avait d’ailleurs pas lui-même une réelle hostilité contre le FN. Les rats noirs vont en devenir des auxiliaires sans pour autant y être totalement inféodés. Ce que Chatillon résume lui-même en 1992 : « <em>On aide le Front parce que sinon on ne serait qu’une poignée</em> » et ce d’autant plus que quelques gudards, à l’instar de militants de TV, partent en cette année 1991 pour la Croatie en guerre.</p>
<p>Cela se traduit bien sûr sur le plan universitaire. Alors qu’à Paris II-Assas, aux élections de 1991, l’UDEA se présentait seule et totalisait 167 voix sur 17588 inscrits, ce qui lui donnait un élu et un local, l’année 1993 voit la mise en place effective du Renouveau Étudiant Parisien (REP), annoncée avec fracas lors d’un meeting en novembre. Cette structure est alors censée prendre le relais du Cercle national des étudiants parisiens (CNEP), dont Marine Le Pen fut la présidente, et qui a échoué dans sa tentative d’implantation politique durable dans les universités parisiennes. Sa création montre l’influence que peuvent avoir des gudards grâce à leur intérêt « militaire », puisque le préalable à cette alliance était la mise à l’écart de Richard Haddad, leader catholique traditionnaliste du CNEP, copieusement et régulièrement insulté dans l’organe du GUD, <em>Les Réprouvés</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_3_372" id="identifier_3_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;article te rappellera des choses Rico. Sp&eacute;ciale d&eacute;dicace !">4</a></sup>.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Article_Haddad_g-adfbe.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1301" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Article_Haddad_g-adfbe.jpg" alt="Article_Haddad_g-adfbe" width="354" height="686" /></a><br />
Haddad paye ainsi le fait qu’hormis à Assas et Clignancourt-Sorbonne où quelques résultats avaient été obtenus, les listes CNEP ont été partout contrées par leurs adversaires antifascistes, soit par l’annulation des élections (Paris X &#8211; Nanterre), soit par un vote massif des étudiants pour contrer l’avantage que leur donne la proportionnelle (Paris I &#8211; Tolbiac). Cette alliance laisse dire à Franck Timmermans, ancien dirigeant du FNJ, lors du meeting constitutif du REP : « <em>Au-delà des querelles passées, l’union est faite et nous allons leur en mettre plein la gueule</em> ».</p>
<p>De fait, ce rapprochement se traduit également physiquement. Outre les entraînements de Viet Vo Dao dirigés par maître Thi Tran Tien dans la salle de boxe gérée par l’Association sportive de Jussieu, dont Miguel Lliotier, militant du GUD surnommé « Wolfram », est le trésorier, les rats noirs sont associés à des entraînements plus pratiques organisés par le FNJ.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Les_Reprouves_no1_-_1992-00541.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1302" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Les_Reprouves_no1_-_1992-00541.jpg" alt="Les_Reprouves_no1_-_1992-00541" width="427" height="290" /></a></p>
<p>Le dimanche 15 mars 1992, ils sont une soixantaine de militants nationalistes à se rendre dans la propriété d’Alaincourt, dans l’Oise<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_4_372" id="identifier_4_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cette propri&eacute;t&eacute; est toujours accueillante puisqu&rsquo;elle semble avoir servi de cadre &agrave; un solstice d&rsquo;&eacute;t&eacute; en 2007.">5</a></sup>. Celle-ci appartient à la vicomtesse Katherine d’Herbais de Thun<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_5_372" id="identifier_5_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il est par ailleurs connu que sa fille Marie, elle-m&ecirc;me militante nationaliste, est mari&eacute;e avec F. Chatillon.">6</a></sup>, conseillère régionale du FN en Picardie, fille de M. Chereil de la Rivière, directeur de La France Monarchiste. Son mari, Pierre-Guillaume d’Herbais, est alors président depuis 1983 de la Société d’Études et de Gestion des Régimes Sociaux (SEGRS), et depuis 1987 d’Europension (« groupement européen de consultants en droit social et d’actuaires-conseils dont l’objet est d’assurer un service permanent aux entreprises de la CEE »). D’Herbais est aussi le repreneur de l’hebdomadaire Minute en janvier 1990. Bref, nos petits rats sont en de bonnes mains, d’autant plus que le programme du camp est alléchant : corps à corps (« <em>Si vous enfoncez bien votre doigt, l’œil de votre adversaire doit pendre par le nerf optique</em> », explique un conseiller militaire du service d’ordre du FN, le DPS, utilisation de la batte de base-ball (« <em>Devant une caméra, mieux vaut une bonne fracture qu’une blessure au sang : si un « gauche » chiale mais qu’il n’a pas de blessure apparente, les images ne passeront pas à la télé</em> ») et psychologie (« <em>En face, on va vous insulter, vous traiter de fascistes et de nazis. Bien que fascistes et nazis ne soient pas des insultes</em> »). Quelques jours plus tard, lors du meeting de mars 1992 de Jean-Marie Le Pen au Zénith, Carl Lang, ancien dirigeant du FNJ, salue ses troupes avec ce qui ressemble farouchement à un bras tendu. Les auxiliaires du GUD en font partie, aux côtés des skinheads des JNR de Serge Ayoub, mais cette fois-ci, à l’inverse du meeting de Le Pen à Rouen, le 6 mars, ils n’ont pas carte blanche pour attaquer la contre-manifestation. Ce qui ne sera pas le cas à Chartres avec des affrontements extrêmement violents.</p>
<p>La même unité dans l’exaction est présente à l’université. Le travail politique étant réduit à sa plus simple expression (dénonciation de « la dictature des gauches »), l’unique intérêt d’une descente dans une fac est de se donner des émotions et de taper dans le tas.<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_GUD_1992-25594.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1303" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_GUD_1992-25594.jpg" alt="Tract_GUD_1992-25594" width="197" height="289" /></a><br />
Les années 1991, 1992 et 1993 sont ainsi marquées par des violences chroniques et régulières, que ce soit à Assas même, place de la Sorbonne, à Sciences Po ou dans l’annexe de Châtillon (proche banlieue de Paris). On retrouve souvent le même noyau dur impliqué, qui forme les petits nouveaux : Frédéric Chatillon mais aussi Miguel Lliotier et son célèbre œil de verre, qu’il aurait gagné, selon la légende, à Jussieu lors de la grève contre le projet Devaquet, après avoir reçu un projectile lancé par… ses « kamarades » venus casser la grève ; ou Yvain Pottiez, habitué de l’univers carcéral pour « violences physiques » contre un étudiant de Paris XII (Saint-Maur &#8211; Créteil), ce qui ne l’a pas empêché de recommencer et qu’on retrouvera aux côtés de l’équipe Mégret à Vitrolles dans tous les mauvais coups ; ou Pierre Oldoni, dit « Urgo » (les sparadraps…), président de l’UDEA en 1993 et reconverti par la suite dans le mercenariat… Ou encore Jildaz Mahé O’Chinal, adhérent au GUD et au FNJ d’Assas alors qu’il est étudiant en histoire à Tolbiac (il est vrai que sa marge de manœuvre y fut limitée) qui fonde en 1992 l’association sportive du marteau de Thor, dont il était le président en compagnie de Chatillon (secrétaire) et Lliotier (trésorier). Son engagement politique reste dans la tradition familiale puisque son père, Patrick, fut proche du mouvement Occident avant de participer à la création d’Ordre Nouveau, puis de devenir l’un des rédacteurs en chef de <em>Paris-Match</em>.</p>
<p>De fait, ces années de direction Chatillon ont gardé une très bonne réputation parmi les militants nationalistes et pour cause. Il en reste la revue <em>Les Réprouvés</em>, vendue à partir de 1992 et dont le titre est une référence à un ouvrage d’Ernst Von Salomon mettant en scène les corps-francs allemands de 1918-1919.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/affiche_25_ans-e1088.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1304" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/affiche_25_ans-e1088.jpg" alt="affiche_25_ans-e1088" width="217" height="307" /></a>Il en reste également les 25 ans du groupuscule fêtés à la Mutualité le 3 mai 1993 devant 400 personnes. Le folklore est garanti avec des prestations du Choeur Montjoie Saint-Denis de l’ancien militant solidariste Jacques Arnould ainsi que du chanteur allemand Franck Rennincke et des stands mythos dont celui de la librairie Ogmios représentée par Jean-Dominique Larieu et Tristan Mordrel<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_6_372" id="identifier_6_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Devenue la Librairie, le local accueillera &agrave; son premier &eacute;tage les premi&egrave;res activit&eacute;s d&rsquo;&eacute;dition ert conception graphique de F. Chatillon.">7</a></sup>. La soirée est surtout ponctuée d’interventions d’anciens militants comme Jean- Pierre Émié<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_7_372" id="identifier_7_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il sera entre autres choses le d&eacute;fenseur de F. Chatillon en octobre 1993, celui-ci &eacute;tant accus&eacute; d&rsquo;avoir menac&eacute; &agrave; deux reprises le responsable du Collectif des &Eacute;tudiants Lib&eacute;raux de France (CELF) durant l&rsquo;ann&eacute;e universitaire 1992-1993. Chatillon sera relax&eacute; gr&acirc;ce &agrave; des pirouettes rh&eacute;toriques, niant les faits qui lui &eacute;taient reproch&eacute;s et justifiant sa pr&eacute;sence dans le grand hall du centre Assas lors des agressions par le fait que &laquo;&nbsp;le restaurant universitaire &eacute;tait meilleur que celui de Jussieu&nbsp;&raquo;. Chatillon pr&eacute;tendra en particulier ne pas conna&icirc;tre le GUD et &ecirc;tre apolitique !">8</a></sup> ou Fabrice Saulais et d’un diaporama récapitulant en images les 25 ans du groupuscule des Dieux. Enfin le soutien à la lutte palestinienne y est clairement affirmé par Chatillon, reflétant l’état de tension avec les organisations de défense de la communauté juive. Il en reste enfin, involontairement, un souvenir avec la mort d’un militant à la suite d’une manifestation anti-américaine le 7 mai 1994, organisée à l’appel des JNR et du GUD. La manifestation étant interdite, les participants furent immédiatement pourchassés par les forces de l’ordre et un sympathisant de l’Œuvre Française, Sébastien Deyzieu, fit une chute mortelle dans un immeuble à quelques dizaines de mètres d’Assas en essayant de s’échapper. Les semaines qui suivirent virent le GUD multiplier les actions de protestation, main dans la main avec le FNJ. C’est d’ailleurs également main dans la main qu’on les retrouvera un an plus tard en mars 1995 en train de s’affronter avec des membres du DPS au siège du FN après une soirée électorale trop arrosée.</p>
<p>Mais la présence du GUD ne se limite alors pas aux universités de la capitale. Des listes électorales sont régulièrement déposées dans certaines universités de province. Dans d’autres, il n’apparaît qu’à travers son message traditionnel : la violence. C’est par exemple le cas à Montpellier où plusieurs exactions contre des militants de gauche sont commises. Le noyau dur y est composé d’individus doublement encartés au GUD et au FNJ. Nicolas Arnoux, membre du GUD, est mis en examen le 13 avril 1994 pour « violences avec arme » (probablement un pistolet à grenaille) après un accrochage devant l’université de Lettres avec des militants de l’UNEF et des colleurs du… FNJ. À l’université, Jean-Pierre Gallaud milite au GUD et au FNJ à Lunel (banlieue de Montpellier). Olivier Diaz est au GUD ainsi que dans un groupe régionaliste d’extrême droite : Brigade Occitanie. Ces trois personnes sont soupçonnées d’avoir participé à un commando masqué, et coupable de plusieurs agressions contre des militants antifascistes et syndicalistes au cours de l’année 1994. Le 31 mai 1994, lors d’un meeting du FN à Palavas-les-Flots, Dominique Bessières, responsable du FNJ à Montpellier, organise une collecte de fonds en soutien au « kamarade » Arnoux mis en examen. À Montpellier comme à Paris, les membres du FNJ-GUD préfèrent ainsi comme souvent l’action violente semi-clandestine à l’implantation en milieu universitaire. Mais cette période du milieu des années 1990 correspond malgré tout à un creux de la vague pour ces pâles copies du GUD Paris. L’actualité est alors surtout animée par un commando itinérant venu en partie de Paris et qui laisse des traces dans le cuir chevelu des militants étudiants de gauche dans de nombreuses villes de province, que ce soit Limoges, Toulouse ou Bordeaux… Mais cela sort du champ politique pour entrer dans celui de la psychopathie…</p>
<h3>L’aventure, c’est l’aventure…</h3>
<p>Une bonne illustration des errements du petit milieu gudard réside dans l’affaire de Tribune Juive que les lecteurs de REFLEXes connaissent bien : <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">ici</a>.</p>
<h3>Crise du GUD moderne</h3>
<p>Loin de toutes ces facéties, force est de constater que, pour les jeunes excités nationalistes, la situation empire sur le terrain. Les relations avec le FNJ maréchalisé se dégradent, le harcèlement mené par les structures syndicales progressistes à Assas augmente et la sectorisation des universités parisiennes sape les possibilités de recrutement à Assas. Signe de ces changements, non seulement le GUD doit faire face à une UNEF-ID de plus en plus puissante grâce à ses relais extérieurs mais l’impunité interne à Assas tient de moins en moins. En avril 1995, suite à des agressions répétées en particulier contre l’UNI et dans lesquelles s&rsquo;illustre en particulier Pierre Oldoni, l’UDEA perd son droit de représentativité à Paris II et donc son local. Les deux années suivantes sont par conséquent nettement plus calmes, malgré quelques agressions sporadiques. La vieille génération a quitté les lieux, souvent attirée par le FN, et la nouvelle n’est pas encore prête. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_Union_Droit-e479a.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1305" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_Union_Droit-e479a.jpg" alt="Tract_Union_Droit-e479a" width="198" height="285" /></a>Plusieurs solutions s’offrent alors au petit milieu gudard : se relancer dans un activisme débridé, se rapprocher d’une structure plus large pour briser l’isolement ou essayer de reconquérir quelques miettes électorales. Cette triple tâche va être assumée, entre autres, par le tout jeune Benoît Fleury à partir de 1998.</p>
<p>Entre-temps, côté universitaire, la relance se fait sous l’appellation Union Droit qui prend la place de l’UDEA. Déclarée en préfecture le 20 octobre 1995 avec Guillaume Coudry comme président, Victor de Verthamon comme secrétaire et Dominique Joly comme trésorier, l’association recueille 6,87 % des suffrages en mars 1997 soit 251 voix. Cette stabilité n’est pas pour satisfaire les gudards qui retournent à ce qu’ils savent le mieux faire.<br />
Durant toute cette période qui va de 1998 à l’année 2000, le GUD Paris renoue en effet avec sa tradition d’activisme violent. À Assas bien sûr, où les incidents se succèdent, mais en dehors des locaux de la faculté également où la régularité des agressions devient une donnée parmi d’autres : affrontements avec le Betar lors du procès Garaudy, attaque d’une librairie parisienne proche de Ras L’Front, attaque d’une réunion du Comité National de Vigilance, attaque d’une réunion du Parti des Travailleurs consacrée à Mumia Abu Jamal, attaque du Lycée autogéré parisien et attaque surtout, à la mi-novembre 1999, d’un rassemblement du comité de vigilance du XIe arrondissement. de Paris contre la petite librairie nazie La Licorne Bleue. Cette action emmenée par B. Fleury fait alors une dizaine de blessés dont des policiers présents sur place.<br />
Mais les gudards essaient également de penser. S’ils s’avèrent toujours incapables de faire des tracts corrects, ils privilégient le support magazine avec <em>Le Rongeur Masqué</em> qui revendique l’héritage des <em>Réprouvés</em> puis surtout <em>Jusqu’à nouvel ordre</em>.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Les_Reprouves-a1cb1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1306" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Les_Reprouves-a1cb1.jpg" alt="Les_Reprouves-a1cb1" width="197" height="273" /></a><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Le_Rongeur_masque-8275e.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1307" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Le_Rongeur_masque-8275e.jpg" alt="Le_Rongeur_masque-8275e" width="194" height="273" /></a></p>
<p>Lancée en septembre 1999 grâce à l’argent obtenu en collant pour la campagne européenne de Jean-Marie Le Pen (tandis qu’ils collaient gratuitement pour Bruno Mégret), la revue se présente d’emblée comme une concurrence sérieuse pour d’autres revues alors existantes. Animée entre autres par le franco-polonais Adam Gwiazda et par Alexandre Kartzeff, <em>Jusqu’à nouvel ordre</em> aligne en effet articles de fond et brèves « humoristiques » et même dans son numéro 1 diffuse un appel à soutenir les militants prisonniers d’Action Directe. La régularité affichée, avec un numéro tous les trois mois, et la pagination copieuse semblent également devoir rompre avec le cycle des revues précédentes qui ne comptaient qu’un ou deux numéros et présentaient un contenu erratique.</p>
<p>Enfin, le GUD Paris sort de son isolement en prenant langue avec Fabrice Robert et au-delà de lui les nationalistes-révolutionnaires issus de la défunte Nouvelle Résistance. L’alliance est annoncée au printemps 1998 et fait suite à l’Appel des 31 pour l’unité des nationalistes révolutionnaires, lancé entre autres par Christian Bouchet et Fabrice Robert.<br />
Avec Unité Radicale, qui regroupe les cercles Résistance, Jeune Résistance et le GUD, celui-ci se retrouve dans le schéma de TV, en charge du créneau étudiant. Mais la faiblesse des autres composantes lui garantit son autonomie.</p>
<p>Dans ce contexte général, les 30 ans du GUD fêtés avec 200 personnes dans une salle du XVe arrondissement le 22 octobre 1999 sont l’occasion d’une auto-célébration et d’une exultation de la nouvelle génération qui pense avoir retrouvé la magie des premières années. D’ailleurs, dans le respect de la tradition, ces 30 ans donnent immédiatement lieu à des violences lors du repas qui réunit après le meeting les membres actuels et sympathisants du groupe. Le patron du restaurant est passé à tabac et un passant martiniquais se fait planter au couteau à la sortie. Quatre gudards sont alors arrêtés, mais vite relâchés faute de preuves de leur implication.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/30_ans_GUD-9c01b.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1308" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/30_ans_GUD-9c01b.jpg" alt="30_ans_GUD-9c01b" width="256" height="325" /></a><br />
L’autre occasion pour le GUD de montrer sa force est le mois de mai. À une semaine d’intervalle, le 1er et le 9, les gudards parisiens battent en effet le pavé avec une force relative. Le 1er mai 2000, décidés à rassembler toute la mouvance la plus radicale, le cortège est séparé de celui du FN avec une nette tonalité contre ce parti. La centaine de participants fait alors la manifestation à l’allemande, c’est-à-dire complètement cernée par les flics du début à la fin. Les slogans visaient nettement à attirer les plus radicaux puisque certains étaient issus de l’Œuvre Française ou du PNFE. La manifestation du 1er mai 2001 se fit totalement à part avec 250 personnes, les Belges de <em>Devenir</em> assurant le SO de queue et le GUD le SO de tête. Enfin, chaque année, le 9 mai avec la retraite aux flambeaux en hommage à Sébastien Deyzieu est l’occasion pour le GUD de montrer qu’il existe, même si les participants sont d’origines multiples.</p>
<p>Cette situation générale parisienne va forcément avoir des conséquences ailleurs. À partir du printemps 1999, le GUD essaime timidement en province, profitant de la notoriété reconquise du GUD Paris :<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Autocollant_2000-30bfa.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1309" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Autocollant_2000-30bfa.jpg" alt="Autocollant_2000-30bfa" width="117" height="162" /></a>présence du GUD Strasbourg à la manifestation organisée par la communauté serbe de la ville le 31 mars ; participation du GUD Lille à la manifestation anti-OTAN organisée à Bruxelles le 4 avril, puis à Lille contre l’agression US en Serbie le 22 avril ; implantation d’un GUD à l’université de Toulouse ; scandale de la disparition d’un dossier d’instruction sur les violences du GUD de Nice ; disparition dénoncée par le nouveau procureur de la ville. Dans le même ordre d’idées, on peut signaler la manifestation à Nancy en présence de Marc Frederiksen le 28 octobre 2000 qui réunit une petite cinquantaine de militants ou l’agression contre l’écrivain et militant antifasciste Maurice Rajsfus lors d’un salon du livre dans la même ville. Un groupe s’est également constitué sur Valenciennes et a effectué des collages et des tractages anti-MacDo, tractages avec l’aide du GUD Lille à l’université de Mons et à celle des Tertiales. Mais les vrais groupes organisés sont malgré tout rares et l’étiquette est souvent utilisée par des individus isolés ou très peu nombreux. Malgré tout, cette prolifération (toute relative) du GUD est intéressante, organisationellement parlant, pour Unité Radicale qui tente alors de mettre en place une coordination nationale des différents GUD.</p>
<p>Cependant le GUD Paris ne pouvait pas échapper au débat central des nationalistes en 1999 : quid de la scission du FN ? Cette année-là le groupuscule a montré qu’il était bien difficile de se tenir au-dessus de la mêlée, même lorsqu’on fait profession d’être des « électrons libres ». Dans le Rongeur masqué du printemps 1999, le groupe affirmait ainsi : « <em>Le GUD n’a pas à se sentir impliqué au-delà du raisonnable dans les bagarres auxquelles se livrent FN-UF et FN-MN et n’a pas à y contribuer. Il compte des amis d’un côté comme de l’autre […]. Il a au cours de sa longue carrière vu fleurir et dépérir tant de mouvements et partis qu’un de plus ou de moins, bof. […] Cela dit, on peut augurer que tôt ou tard émergera un mouvement unitaire. Dans quelques années ou quelques semaines, tout peut arriver.</em> » Et de conclure par cette phrase terriblement révélatrice : « <em>Mais ça, c’est de la politique et est-ce qu’on en a réellement quelque chose à foutre ?</em> »… La plus grande confusion semble alors régner dans cette mouvance et des embrouilles à répétition laissent entrevoir quelques solides règlements de compte… Ainsi, alors que le printemps 1999 avait vu le GUD et Unité radicale assurer un soutien critique mais sincère au MN, en particulier au sein du Front de la Jeunesse, le mois de septembre vint brouiller cet attachement. Il semble en effet que le MN ait alors décidé l’intégration d’office des différentes sections du GUD au sein du Renouveau étudiant, sans que les dirigeants du groupuscule aient donné leur accord. Leur refus et les engueulades qui suivirent instaurèrent une tension qui faillit se traduire par des affrontements lors de la fête régionale Ile-de-France du MN fin septembre. Les militants furent en effet empêchés d’entrer dans le pavillon Baltard mais qui plus est, le DPA (équivalent du DPS) les empêcha également de distribuer leurs tracts à la sortie de la fête. Puis, coup de théâtre : on retrouve le GUD une semaine plus tard à la fête des BBR avec un stand dans l’espace FNJ et sa nouvelle publication, <em>Jusqu’à nouvel ordre</em>.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_UDEN-0813a.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1310" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_UDEN-0813a.jpg" alt="Tract_UDEN-0813a" width="118" height="166" /></a>Il est alors clair que les membres du groupe naviguent à vue en essayant de préserver ce qui peut l’être. Cela sera confirmé au printemps 2000 avec la liste commune avec le FNJ pour les élections du CROUS-Paris, liste intitulée Union et Défense des Étudiants Nationalistes (UDEN). Cela leur permet de profiter de l’infrastructure du FNJ, en particulier du Forum Jeunesse, local situé dans le XIIIe arrondissement. et de montrer leur désaccord avec le MNJ, décidé à faire liste perso.</p>
<p>Mais, comme bien souvent, les choses se gâtent peu à peu et ce dès la fin 1999-début 2000. On l’a vu, l’objectif universitaire n’est pas atteint sur Paris II-Assas. Ceci est dû tout autant à des éléments conjoncturels (c’est un travail qui n’intéresse pas les gudards de cette fin de décennie) qu’à des éléments structurels : en cette année 2000, les gudards ne sont plus à Assas ! Les étudiants en Droit sont devenus plus que minoritaires au GUD et il n’est ainsi plus question de pouvoir tenir le « bastion », ce qui était une des conditions de survie du groupe. Cela explique en partie la possibilité pour la direction de Paris II d’exclure Union Droit le 30 juin 1999 après une campagne opiniâtre de l’UNEF-ID.<br />
Il en va de même par rapport à la violence. Le degré de violence politique est devenu tellement faible en France que le moindre dérapage fait immédiatement l’effet d’un coup de tonnerre et qu’il est d’autant plus mal vécu par nos contemporains. De fait l’impunité sur laquelle pouvaient compter les gudards est devenue toute relative. Pour peu que les mêmes n’aient pas envie de sacrifier une éventuelle carrière (en particulier universitaire) sur l’autel nationaliste, les procédures judiciaires qui ne manqueront pas d’être engagées deviennent vite gênantes…</p>
<p>Dès la fin de l’année 1999, Benoît Fleury se met ainsi en retrait et passe le flambeau, en particulier à Gaëtan Dirand, ce qui explique la reprise des actions au printemps 2000. Mais un autre élément intervient alors qui pourrait n’être interprété que comme une nouvelle péripétie du « je t’aime, moi non plus » qui prévaut dans les relations entre gudards et nationalistes-révolutionnaires.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/720351_04.bro-2-fb764.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1311" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/720351_04.bro-2-fb764.jpg" alt="05/01/2000. Maxime Brunerie, who attempted to shoot French President Jacques Chirac on the French National Day, is seen here taking part in a far right wing parade during the celebration of Joan of Arc day" width="253" height="200" /></a><br />
Il est en effet évident qu’en rejoignant les débris de Nouvelle Résistance, le GUD risquait de se retrouver dans la même situation qu’avec Troisième Voie et Malliarakis au milieu des années 1980. De fait, si Unité Radicale a bien un discours « fédéraliste » et des velleités de réseau, elle n’en reste pas moins une organisation avec sa logique. Or à partir de 2000, la possibilité de pouvoir jouer dans la cour des grands avec le FN et le MNR pousse les dirigeants d’UR et en particulier Christian Bouchet à adopter une démarche plus politique. Un peu de violence est positif et fait parler de soit mais trop de violence peut s’avérer contre-productif, surtout lorsqu’une partie de cette violence s’exerce contre d’autres militants nationalistes. C’est ainsi que Philippe Schleiter, dirigeant du MNJ, fera les frais en septembre 2000 du mauvais caractère de Gaëtan Dirand qui sait se rendre parfaitement odieux. Plus question alors de « tribus d’hommes libres » et autres arguties autonomes… Les gudards parisiens sont priés de rentrer dans le rang, ce que fait une bonne partie d’entre eux, ou de dégager. Ainsi l’année 2000 se termine-t-elle de façon très morose pour le GUD Paris. En particulier, le groupuscule ne tire que fort peu profit des affrontements au Proche-Orient et de leurs répercussions en France. Les actions se limitent alors à quelques graffitages et le principal clash a lieu à Assas où des militants brûlent un drapeau israëlien lors de la rentrée universitaire et distribuent des baffes à des étudiants portant la kippa. L’autre action notable aura été un lancer de grenade lacrymogène, le 10 novembre, dans un cinéma de Paris lors d’une projection du film <em>Le Secret</em> qui met en scène une relation amoureuse entre une Blanche et un Noir. Signe que rien ne va plus, le dernier numéro de <em>Jusqu’à nouvel ordre</em> sort en juin 2000.</p>
<h3>No future ?</h3>
<p>Se pose donc alors la question rituelle, aussi vieille que le GUD : quel avenir politique pour ce groupe ? Une fois de plus tous les éléments semblaient réunis pour pronostiquer une mort certaine, ce qui s’est avéré cette fois-ci exact au regard de ces dernières années. Le 3 décembre 2000 a lieu à Montélimar un conseil national d’Unité Radicale. Une structure étudiante y est lancée qui devait combler le vide laissé par la disparition du RE et intégrer les GUD : l’UDEN, déjà entrevue précédemment. Les GUD perdaient donc leur autonomie en tant que telle même si l’étiquette pouvait être utilisée pour des actions extra-légales et pour continuer à entretenir le mythe auprès des médias et militants de gauche. Mais à l’évidence le cœur n’y est plus. Au delà de ces considérations politiques, certains éléments concordaient pour constater un reflux de la dernière génération GUD à Paris. Celle-ci avait en effet atteint l’âge où on songe à arrêter les rigolades pour passer à quelque chose de plus sérieux, en particulier fonder une famille ou se garantir une situation professionnelle, tous ces jeunes gens n’envisageant pas une descension sociale. En outre, une multitude de plaintes était en cours d’instruction et parvenaient à leur conclusion judiciaire.</p>
<p>Surtout, on ne voit pas trop ce qu’aurait pu inventer un groupe ayant perdu toute capacité d’initiative politique et se bornant à recycler un passé mythique fait de légendes, d’iconographie et de slogans vaseux. En outre, l’environnement politique des gudards avait changé depuis le début des années 2000 et cela modifiait un certain nombre de paramètres. On a beaucoup glosé sur le recyclage de figures en vue du GUD ou d’Occident par la droite parlementaire dans les années soixante-dix. Mais cela s’expliquait tout naturellement par l’absence de débouchés politiques ou même professionnels au sein de la mouvance nationaliste. La montée du FN dans les années quatre-vingt et sa force politique dans les années quatre-vingt-dix ont profondément modifié cette situation en permettant à de jeunes activistes s’approchant de la trentaine de retrouver une situation stable. Or, la scission de 1998, en restreignant la mouvance nationale et en introduisant une vraie incertitude sur son avenir, aura de nouveau obligé les petits jeunes tentés par l’activisme violent à réfléchir aux conséquences de leurs actes. Cela en fit sans doute hésiter plus d’un à se lancer dans de folles aventures…</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Jusqu_a_Nouvel_Ordre_no1_-_2002-6006a.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1312" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Jusqu_a_Nouvel_Ordre_no1_-_2002-6006a.jpg" alt="Jusqu_a_Nouvel_Ordre_no1_-_2002-6006a" width="315" height="433" /></a>Une petite équipe de rescapés fera tout de même paraître un nouveau numéro de <em>Jusqu’à nouvel ordre</em> courant 2002. Ce sera le dernier, marquant une très nette rupture avec certaines orientations de 1999-2000 puisqu’il comporte de violentes attaques contre Alexandre Del Valle et Guillaume Faye, accusés d’avoir trahi le camp nationaliste au profit de l&rsquo;extrême droite sioniste au nom d&rsquo;une interprétation abusive de la doxa schmittienne. Or le même Guillaume Faye faisait la une du numéro 4 paru en 2000.<br />
Depuis plus rien. Certes le RED tente bien de gudifier son image comme le prouve son blason et sa participation récente à la manifestation propalestinienne de Égalité &amp; Réconciliation. Mais on est très loin de l’original et cela tient plus du frisson que de vraies velléités gudesques. Certains militants de la dernière génération sont passer faire un tour à Pro Patria. Le chapitre semble clos.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_372" class="footnote">Issues du mouvement nationaliste et zoroastriste du général Aryana.</li><li id="footnote_1_372" class="footnote">On voit la capacité de recyclage des appellations par l’extrême droite puisque ce nom sera réutilisé en 1999 pour le lancement d’une éphémère structure unitaire post-scission !</li><li id="footnote_2_372" class="footnote">Elle-même remplace une revue non officielle du GUD, <em>Rebelles</em>, qui s’était substituée au <em>Fil d’Ariane</em>, bulletin du temps de l’intégration dans TV. Parallèlement, une petite équipe essaie de relancer <em>Alternative</em> mais l’expérience pâtit de la médiocrité du journal.</li><li id="footnote_3_372" class="footnote">L&rsquo;article te rappellera des choses Rico. Spéciale dédicace !</li><li id="footnote_4_372" class="footnote">Cette propriété est toujours accueillante puisqu&rsquo;elle semble avoir servi de cadre à un solstice d&rsquo;été en 2007.</li><li id="footnote_5_372" class="footnote">Il est par ailleurs connu que sa fille Marie, elle-même militante nationaliste, est mariée avec F. Chatillon.</li><li id="footnote_6_372" class="footnote">Devenue la Librairie, le local accueillera à son premier étage les premières activités d’édition ert conception graphique de F. Chatillon.</li><li id="footnote_7_372" class="footnote">Il sera entre autres choses le défenseur de F. Chatillon en octobre 1993, celui-ci étant accusé d’avoir menacé à deux reprises le responsable du Collectif des Étudiants Libéraux de France (CELF) durant l’année universitaire 1992-1993. Chatillon sera relaxé grâce à des pirouettes rhétoriques, niant les faits qui lui étaient reprochés et justifiant sa présence dans le grand hall du centre Assas lors des agressions par le fait que &laquo;&nbsp;le restaurant universitaire était meilleur que celui de Jussieu&nbsp;&raquo;. Chatillon prétendra en particulier ne pas connaître le GUD et être apolitique !</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Agitation dans le bocal</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Oct 2007 15:24:25 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Cette rentrée 2007 a vu se préciser ce que devraient être les deux grands axes de recomposition de l’extrême droite en vue de l’après Le Pen. Même si celui-ci devrait se succéder sans problème lors du prochain congrès du FN à Bordeaux début novembre, il est évident que le temps joue contre lui. Il le sait bien et les semaines passant, le vieux chef continue de souffler le chaud et le froid sur des prétendants à la succession contraints à l’attentisme, en l’absence de perspectives chronologiques bien claires. Bruno Gollnisch ayant été mis provisoirement KO cet été par un quadruple pontage coronarien, Carl Lang a officiellement repris la tête du courant « conservateur » au sein du FN et clairement annoncé qu’il serait candidat à la présidence du parti lorsque J.-M. Le Pen passerait la main. Cela lui a immédiatement valu une réplique de l’intéressé qui a indiqué que sa fille serait bien plus apte que lui pour remplir la fonction de dirigeant du FN. J.-M. Le Pen ne s’était sans doute jamais aussi clairement exprimé en faveur de sa fille et il faut sans doute y voir un agacement certain face aux manœuvres qui se précisent au fur et à mesure du temps qui passe. Dans la même vaine, on peut évidemment inscrire le méchant coup de patte en direction de J.-F. Touzé, pourtant très proche des Le Pen depuis 2002, mais qui s’est rendu coupable de lèse-majesté lors d’un bureau politique du FN début septembre en réclamant un recadrage de la ligne frontiste après la défaite d’avril dernier. Ce coup de pouce à Marine ne peut bien évidemment surprendre que ceux ou celles qui n’auraient pas compris que J.-M. Le Pen a toujours géré son parti comme une PME. Or les patrons de PME aiment bien que le patrimoine reste dans la famille…</p>
<p>Indépendamment de ces manœuvres et tout en gardant un œil dessus, les marges du FN ont d’ores et déjà entrepris une recomposition qui fait émerger deux lignes antithétiques – d’aucuns ont parlé du « partage des eaux » nationalistes &#8211; et réapparaître quelques vieilles figures de l’extrême droite française. La première est évidemment le pôle constitué par Alain Soral et son association Égalité &amp; Réconciliation. Celle-ci a tenu sa 1ère « Université d’été » le week-end des 8 et 9 septembre dernier. Le week-end a réuni plus de 200 personnes aux personnalités et options politiques pour le moins hétéroclites : représentants du vieux courant nationaliste-révolutionnaire (C. Bouchet par exemple), anciens du GUD du début des années 1990 (F. Chatillon, Jildaz Mahé, P. Pennequin), « célébrités » diverses et (a)variées (Dieudonné, Batskin), militants du FN, islamistes militants… L’axe développé est qu’il faut accepter comme un fait définitif la présence sur le sol français de populations (et de jeunes en particulier) issues de l’immigration d’origine africaine et qu’il faut refonder avec elles, notamment avec les jeunes arabo-musulmans, un pacte national pour empêcher une dissolution dans le mondialisme. Pour y parvenir, le meilleur moyen est encore de désigner un ennemi commun qui se trouve être « l’axe américano-sioniste ». De fait, si l’antisémitisme n’est sans doute pas la 1ère motivation des animateurs d’E&amp;R, il constitue un élément de cohésion puissant qui a attiré à l’UdT des personnalités très marquées comme le révisionniste Pierre Guillaume, présent le samedi. La liste des intervenants pourrait laisser supposer que ce courant est voué à l’échec dès lors que, par le passé, ce type de discours s’est soldé par des échecs organisationnels retentissants. Les mauvaises langues donnent d’ailleurs comme preuve de cet échec programmé le fait que le projet est soutenu par Christian Bouchet dont toutes les entreprises politiques ont irrémédiablement sombré depuis la fin des années 1980 : Troisième Voie, Lutte du Peuple, Unité Radicale, l’infiltration du MNR, etc. Mais il faut demeurer cependant prudent dans ce genre de pronostics. Égalité &amp; Réconciliation a sans doute bénéficié d’un succès de curiosité les 8 et 9 septembre derniers. Mais elle possède quelques vrais atouts : l’appui de Jean-Marie Le Pen venu discourir le dimanche et qui a décerné un véritable satisfecit à l’association, la présence de quelques figures célèbres susceptibles d’attirer des adhérents (Soral bien sûr mais Batskin aussi tant l’aura de l’ancien skinhead demeure puissante), des soutiens financiers solides grâce à des adhérents dont la situation sociale est plus que confortable (F. Châtillon en 1er lieu)… et une incertitude sur l’influence qu’E&amp;R est susceptible d’avoir sur Marine Le Pen en cas de prise de contrôle de l’appareil frontiste dans quelques mois. La petite bande de F. Châtillon est en effet très proche de la cadette Le Pen, tout comme certaines personnalités comme Nicolas Gauthier, journaliste à <em>National Hebdo</em>, et qui a fait un compte-rendu dithyrambique de la réunion. Par ailleurs, le discours d’E&amp;R correspond à une tendance de fonds au sein de l’encadrement du FN, en particulier celui ayant connu l’empire colonial. Il peut donc recevoir un vrai écho. Mais dans le même temps, il brouille le message de Marine Le Pen en direction d’une partie de la communauté juive dès lors que certaines personnalités ne peuvent que lui hérisser les poils, Dieudonné en 1er lieu.</p>
<p>En réaction, un autre courant est lui aussi en train d’essayer de se structurer, en réunissant des structures et personnalités toutes aussi hétéroclités : Les Identitaires, Terre &amp; Peuple, Alsace d’Abord mais également des structures représentant le vieux nationalisme français comme l’Œuvre Française ou son surgeon le réseau France-Nationaliste de Thierry Maillard<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/agitation-dans-le-bocal/#footnote_0_320" id="identifier_0_320" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pr&eacute;sent &agrave; la manifestation avec des drapeaux rouges &agrave; croix celtique et des militants tondus de pr&egrave;s, d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;agacement de Paul-Marie Co&ucirc;teaux, principal organisateur de la manifestation.">1</a></sup>. Le seul point commun à tous ces groupes qui n’ont par ailleurs pas forcément beaucoup d’affinités est de s’opposer au « national-cosmopolitisme » comme l’a récemment désigné Fabrice Robert, principal responsable du Bloc Identitaire. Cela ne les amène pas encore évidemment à des initiatives communes. La structuration du courant identitaire se fait sans les vieilles structures nationalistes et assez largement contre le FN alors que l’OF est bien implantée dans la fédération frontiste du Rhône. Dans le même registre, la manifestation parisienne contre le projet de traité européen light du 22 septembre dernier a réuni certaines organisations opposées au « national-cosmopolitisme » (le Renouveau Français par exemple, squelettique en fin de manifestation) mais sans les Identitaires et avec au contraire la présence d’E&amp;R. Les espaces de rencontres sont donc limités, l’un d’entre eux pouvant être la revue <em>Synthèse Nationale</em>. Comme l’a dénoncé l’un de ses anciens collaborateurs<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/agitation-dans-le-bocal/#footnote_1_320" id="identifier_1_320" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Lettre ouverte &agrave; Roland H&eacute;lie">2</a></sup>, Laurent Latruwe, la revue n’est qu’un remake d’une vieille revue de Philippe Randa, <em>Dualpha</em>, dont celui-ci s’est contenté de garder la maquette et l’esthétique redoutablement moche. Mais alors que <em>Dualpha</em> était largement animée par la mouvance d’Unité Radicale, <em>Synthèse Nationale</em> « roule » pour les Identitaires. Les rencontres auxquelles sa 1ère année d’existence sert de prétexte le 27 octobre prochain devraient permettre de voir si ce courant a réellement des velléités unitaires.</p>
<p>C’est donc peu dire que les mois prochains devraient être fertiles en rebondissements et psychodrames divers…</p>
<p>Publié le 11 octobre 2007</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_320" class="footnote">Présent à la manifestation avec des drapeaux rouges à croix celtique et des militants tondus de près, d&rsquo;où l&rsquo;agacement de Paul-Marie Coûteaux, principal organisateur de la manifestation.</li><li id="footnote_1_320" class="footnote"><a href="http://jacques.vassieux.free.fr/modules/news/print.php?storyid=415" target="_blank">Lettre ouverte à Roland Hélie</a></li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>2007, l&#8217;année des idiots utiles ?</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jan 2007 00:42:08 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[... Et les autres]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Soral]]></category>
		<category><![CDATA[Dieudonné]]></category>
		<category><![CDATA[Front national (FN)]]></category>
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		<description><![CDATA[Posté le 1er janvier 2007 En ce 31 décembre, il est sans doute temps de faire un petit bilan de ce qui aura constitué la principale actualité de l&#8217;extrême droite française cet automne : l&#8217;affaire Dieudonné-Soral-Kemi Seba. Notre analyse ne prétend pas être exacte puisqu&#8217;il est évident que certains points demeurent obscurs. Néanmoins on peut [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Posté le 1er janvier 2007</p>
<p>En ce 31 décembre, il est sans doute temps de faire un petit bilan de ce qui aura constitué la principale actualité de l&rsquo;extrême droite française cet automne : l&rsquo;affaire Dieudonné-Soral-Kemi Seba. Notre analyse ne prétend pas être exacte puisqu&rsquo;il est évident que certains points demeurent obscurs. Néanmoins on peut commencer à émettre une opinion sur la polémique.</p>
<p>Écartons tout d&rsquo;abord un point évident : cette affaire ne se résume pas à une simple collusion d&rsquo;antisémites. Certes l&rsquo;hostilité à la figure du Juif est largement partagée à des degrés divers par ses acteurs. Mais elle ne constitue pas à nos yeux un élément d&rsquo;explication valable et efficace. Si on excepte le cas Seba, elle est tout au plus un point de connivence et le CRIF ne joue que le rôle d&rsquo;adversaire commun contre lequel il est facile de s&rsquo;entendre. Les vrais motifs sont à chercher ailleurs et n&rsquo;ont pas forcément grand-chose de commun aux différents acteurs considérés.</p>
<p>Du côté du FN, l&rsquo;intérêt de cette polémique est évident. Cela fait plus de trente ans que le parti est isolé sur une scène politique qui est parvenue à contourner ses quatre millions d&rsquo;électeurs. Cet isolement s&rsquo;est reproduit dans la sphère médiatique et intellectuelle dans laquelle le FN est un parti de pestiférés : pas ou peu de figures de premier plan pour le soutenir, pas de mouvement d&rsquo;opinion pour propager une autre image que celle forgée par ses adversaires et par les provocations de son vieux chef. La vieille garde pouvait se satisfaire de cette situation qui sentait bon la pureté doctrinale et l&rsquo;absence de compromis. Mais cette génération lâche prise peu à peu et ceux qui les remplacent aspirent manifestement à sortir de l&rsquo;enclavement. Il n&rsquo;y a que les vrais nationalistes pour préférer la défaite sur des idées à la victoire par compromis. Or le FN n&rsquo;est pas (ou n&rsquo;est plus ?) nationaliste. Jean-Marie Le Pen a toujours diffusé un discours axé sur le slogan « Un drapeau, trois couleurs » à forte teneur nationaliste coloniale dont le principal point fort était la « préférence nationale ». Il y a vingt ans, cette revendication pouvait encore être interprétée comme « raciale » puisque la part de la population française issue de l&rsquo;immigration extra-européenne n&rsquo;excédait sans doute pas les 10%. À présent que cette part a dépassé les 20% toutes origines confondues, la revendication de la « préférence nationale » ne peut plus être comprise comme la défense intransigeante de la « race blanche » mais comme un slogan protectionniste et néo-intégrationniste déjà en vigueur dans d&rsquo;autres démocraties libérales. L&rsquo;affiche de campagne qui a fait polémique au sein du FN ne vient finalement qu&rsquo;entériner ce fait et l&rsquo;on peut supposer qu&rsquo;elle est plutôt bien reçue par l&rsquo;électorat FN à défaut de l&rsquo;être par certains militants. La majeure partie des sympathisants FN n&rsquo;a en effet sans doute jamais vraiment compris l&rsquo;ostracisme qu&rsquo;elle subissait et aspire donc clairement à être réintégrée dans la sphère politique nationale. Toute stratégie permettant d&rsquo;atteindre ce but est forcément acceptée par ces personnes, quelles que soient les formes prises et les personnes la menant, a fortiori si elles portent le nom du vieux patron ou qu&rsquo;elles ont une certaine aura. Le FN n&rsquo;est pas l&rsquo;opposition au système mais l&rsquo;opposition du système, à l&rsquo;instar de l&rsquo;extrême gauche finalement.</p>
<p>Du côté d&rsquo;Alain Soral, il y a évidemment une parfaite compréhension de cette situation associée à des intérêts personnels eux aussi bien compris. Nous ne savons pas si Alain Soral est ou n&rsquo;est pas marxiste. Il revendique généralement cette filiation idéologique avec arrogance et sur un ton pontifiant. Pour autant il n&rsquo;y a pas de raisons de mettre en doute ses convictions nationales-républicaines. Il ne serait pas le premier à établir l&rsquo;équation « nation française = république française » puisque cette formule est le principe fondateur de la première république renouvelé avec la troisième du nom. Son discours intégrationniste est donc parfaitement cohérent même si s&rsquo;y ajoute sans doute le secret désir de voir le système politique actuel se gripper. Il se trouve que le FN est sans doute le seul parti actuellement à pouvoir porter ce discours pour plusieurs raisons : d&rsquo;une part toutes celles que l&rsquo;on a vues précédemment et que l&rsquo;équipe de Marine Le Pen incarne parfaitement, d&rsquo;autre part la faiblesse structurelle et intellectuelle du FN &#8211; peu de militants, encore moins de cadres &#8211; qui en fait un parti à prendre, pour peu que le prétendant ait un peu de charisme et de sens médiatique. Alain Soral réunit ces deux qualités et l&rsquo;ascendant qu&rsquo;il a pris dans le parti en quelques semaines a évidemment de quoi ébouriffer les plus fidèles des cadres lepénistes. À titre personnel, Soral n&rsquo;a sans doute pas à se plaindre de son changement de situation. Certes il a déjà été agressé trois fois par des individus dont on peut supposer qu&rsquo;ils étaient proches ou militants de l&rsquo;extrême droite juive et loin de nous l&rsquo;idée de prendre cela pour de l&rsquo;esbroufe. Cependant, une simple comparaison entre son statut d&rsquo;avant glissement vers le FN et celui d&rsquo;après est assez évocateur. Avant, Soral n&rsquo;était qu&rsquo;un sociologue de gauche parmi des dizaines d&rsquo;individus du même acabit, ne sortant d&rsquo;un relatif anonymat que par des prises de position tapageuses contre le « lobby homosexuel » ou les « féministes ». Maintenant, Soral est largement connu et ses livres se vendent. Certes il n&rsquo;est plus invité à certains endroits mais est-ce bien important pour lui ?</p>
<p>Du côté de Dieudonné, la situation est plus confuse. Nous ne pensons pas qu&rsquo;il se soit rallié au FN stricto sensu, contrairement à la voie choisie par Alain Soral. Par contre plusieurs éléments ont sans doute joué en faveur du rapprochement entre le comique et le parti frontiste. Il y a tout d&rsquo;abord la volonté de dynamiter le système politique actuel en substituant, pour reprendre ses propres termes, la « <em>vraie gauche</em> » (lui) et la « <em>vraie droite</em> » (le FN) au jeu des partis de gouvernement. Dieudonné n&rsquo;ayant que fort peu de perspectives d&rsquo;atteindre ce but, il a sans doute misé sur le FN pour atteindre ce but dans la mesure où une victoire électorale de Jean-Marie Le Pen serait le seul événement capable de provoquer une crise de régime et une paralysie du système, en dehors d&rsquo;une révolution sociale bien improbable actuellement. Il sait très bien qu&rsquo;en dédiabolisant le FN, il devient une propagande vivante pour ce parti. Dans le même temps, les liens avec les kemites ne sont pas rompus comme en témoigne la présence de Kemi Seba au spectacle de Dieudonné du 18 décembre dernier et cela contribue évidemment à accentuer les traits antisémites et communautaristes noirs de Dieudonné.<br />
Ensuite on peut sans doute voir dans ce rapprochement la connivence des parias qui n&rsquo;a rien d&rsquo;exceptionnel si on songe à ce qui peut se passer en prison entre adversaires politiques.<br />
Enfin il y a le rôle joué par Marc Robert, assistant de Dieudonné et ancien militant du FN. C&rsquo;est par exemple lui qui a sollicité la première interview de Dieudonné sur Novopress, point de départ d&rsquo;un rapprochement visible avec l&rsquo;extrême droite militante. Gageons qu&rsquo;il a largement influencé l&rsquo;évolution récente de Dieudonné.</p>
<p>Du côté de Chatillon et de ses amis, le soutien à Dieudonné et Soral et les contacts approfondis avec ces deux figures ne peut se comprendre que par la personnalité même de Frédéric Chatillon qui a toujours aimé cultiver le « non-conformisme » et qui a par ailleurs un point de vue politique foncièrement antisémite. En même temps, il faut toujours garder à l&rsquo;esprit que Chatillon est un proche de Marine Le Pen, même si cette amitié n&rsquo;interfère sans doute pas dans les positions politiques des uns et des autres. Cela facilite malgré tout les contacts et une certaine convergence de points de vue, en particulier par rapport au rôle d&rsquo;Alain Soral. Celui-ci aimant le scandale et la polémique, cela ne peut que plaire à d&rsquo;anciens gudards ayant gardé toute leur fraîcheur comme en témoignent les effets de manche de Chatillon, Jildaz Mahé<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/2007-lannee-des-idiots-utiles/#footnote_0_287" id="identifier_0_287" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Rappelons pour ceux de nos lecteurs qui auraient rat&eacute; des &eacute;pisodes ou qui auraient la flemme de chercher sur le site que Jildaz Mah&eacute; O&rsquo;Chinal, n&eacute; en 1972, est accessoirement le fils d&rsquo;un ancien journaliste de Paris-Match pass&eacute; &agrave; T&eacute;l&eacute; 7 jours et surtout un ancien militant du FNJ et du GUD au d&eacute;but et milieu des ann&eacute;es 1990.">1</a></sup> et les autres le 02 décembre dernier à Science-Po.</p>
<p>Du côté des groupuscules, c&rsquo;est comme toujours la course à l’échalote. Les Identitaires ont été globalement cohérents puisqu&rsquo;ils ne se sont pas particulièrement engagés dans le soutien aux trois larrons. L&rsquo;essentiel des contacts s&rsquo;est fait par Novopress dont la mythologie identitaire veut que ce soit une « agence de presse » indépendante. Novopress n&rsquo;est bien sûr indépendante que dans la mesure où ses rédacteurs identitaires n&rsquo;engagent pas le mouvement en diffusant telle ou telle information ou interview. Novopress a ainsi mis en ligne des interviews de Dieudonné, Kemi Seba et Alain Soral sans que le Bloc Identitaire puisse être impliqué et les journalistes qui se sont risqués dans cette voie se sont cassés les dents comme en témoigne l&rsquo;anecdote du procès de Kemi Seba le 18 septembre 2006 où le journaliste de l&rsquo;AFP vit un militant identitaire là où il n&rsquo;y avait qu&rsquo;un militant du RF, Charles-Alban Scheppens, s&rsquo;emmêlant laborieusement les pinceaux entre le FN et le RF : <a href="http://www.dailymotion.com/visited/search/uejf%2B%2B%2Btribu%2Bk/video/xep98_uejfkemi-seba-le-180906" target="_blank">http://www.dailymotion.com/visited/search/uejf%2B%2B%2Btribu%2Bk/video/xep98_uejfkemi-seba-le-180906</a>.<br />
Par contre le Bloc a bien sûr directement essayé de profiter de l&rsquo;évolution du FN pour réaffirmer sa différence et sa ligne politico-ethnique, d&rsquo;où des attaques directes contre le parti de Jean-Marie Le Pen sur les différents sites du mouvement.</p>
<p>La cohérence n&rsquo;a par contre pas été le fort du Renouveau Français, engagé sur tous les fronts sans qu&rsquo;on puisse y deviner une quelconque ligne directrice. Des militants du RF ont en effet été présents à toutes les apparitions de Kemi Seba, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des meetings ou du procès. Ces contacts sont logiques puisque les deux mouvements sont sur des positions farouchement antisémites et hostiles à tout métissage. Par contre le RF a dans le même temps assuré la protection rapprochée d&rsquo;Alain Soral, en particulier lors de la dédicace à Sciences-Po le 02 décembre dernier et là tout devient plus obscur. Quel intérêt de protéger une « personnalité » aussi marquée politiquement dans le sens de l&rsquo;intégration républicaine alors que le FN lui-même ne le fait pas officiellement ? Bon prince, Soral ne rate à présent jamais une occasion de saluer l&rsquo;esprit de « chevalerie » et la droiture des milieux catholiques traditionalistes. Cela ne modifie cependant en rien ses options politiques personnelles. Certains esprits un peu tortueux pourraient bien sûr y voir la volonté du mouvement contre-révolutionnaire et catholique de se positionner par rapport aux enjeux internes du FN dans les mois à venir et donc de marquer des points par rapport au courant « mariniste<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/2007-lannee-des-idiots-utiles/#footnote_1_287" id="identifier_1_287" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Le courant des partisans de Marine Le Pen.">2</a></sup> ». Mais on entrerait là dans des calculs assez échevelés étant données les dernières prises de position du FN sur l&rsquo;avortement, positions qui sont celles que Marine Le Pen a toujours défendu. Nous nous contenterons donc de voir dans le soutien du RF à Soral un activisme débridé et le plaisir d&rsquo;être là où les choses se passent. Cela ne dénote évidemment pas un sens politique aiguë.</p>
<p>Sauf surprise de taille, le gros de la polémique est sans doute passé. Deux hirondelles ne font pas le printemps et le ralliement ou le rapprochement de Soral et Dieudonné avec le FN ne semble pas devoir annoncer un désenclavement en profondeur du FN. Ils sont malgré tout le symptôme que la question du FN ne peut plus être abordée et comprise comme il y a 10 ans ou même comme en 2002. À chacun d&rsquo;en tirer des éléments de réflexion et d&rsquo;action.</p>
<p>PS : Dans une de ses interviews récentes, Alain Soral a cru bon de prétendre que le FN attirait à lui les milieux les plus divers et que d&rsquo;anciens militants d&rsquo;Action Directe étaient ainsi présents aux BBR 2006. Il n&rsquo;est jamais inutile de rappeler que cette affirmation est évidemment une grosse couillonnade. Les militants ainsi évoqués par le sociologue et dont Gilles C. est la principale figure n&rsquo;ont en effet jamais fait partie d&rsquo;Action Directe. Ils étaient certes partie prenante jusqu&rsquo;au début des années 1980 d&rsquo;une mouvance autonome qui a pu alimenter l&rsquo;organisation de lutte armée en militants mais ces derniers sont connus et Gilles C. et ses camarades n&rsquo;en faisaient pas partie. Ils ne peuvent donc pas être considérés comme des compagnons de la défunte Joelle Aubron et des militants d&rsquo;AD encore emprisonnés, de Jean-Marc Rouillan à Régis Schleicher en passant par Nathalie Méningon ou Georges Cipriani.</p>
<p>Pour autant, Soral n&rsquo;est pas totalement responsable de son affirmation erronée puisqu&rsquo;il se trouve que ce sont ces anciens activistes eux-mêmes, et en particulier Gilles C., qui se sont construit une légende d&rsquo;activisme armé. La vérité ne pouvant souffrir d&rsquo;être travestie, elle est ainsi rétablie et nous laissons Gilles et ses amis hanter les couloirs de la mouvance nationaliste, de BBR en solstices de Terre &amp; Peuple. À titre préventif, nous pouvons aussi rappeler à d&rsquo;éventuels journalistes alléchés par le syndrome de la « collusion des extrêmes » que certains de leurs confrères étaient déjà tombés dans le panneau en 1999 lorsque Benoît Fleury et ses petits camarades du GUD avaient fait paraître un pseudo appel à soutien à AD dans la revue <em>Jusqu&rsquo;à nouvel ordre</em>. Inutile donc de nous resservir le même plat.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_287" class="footnote">Rappelons pour ceux de nos lecteurs qui auraient raté des épisodes ou qui auraient la flemme de chercher sur le site que Jildaz Mahé O&rsquo;Chinal, né en 1972, est accessoirement le fils d&rsquo;un ancien journaliste de Paris-Match passé à Télé 7 jours et surtout un ancien militant du FNJ et du GUD au début et milieu des années 1990.</li><li id="footnote_1_287" class="footnote"> Le courant des partisans de Marine Le Pen.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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