<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>REFLEXes &#187; Kop de Boulogne</title>
	<atom:link href="https://reflexes.samizdat.net/tag/kop-de-boulogne/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://reflexes.samizdat.net</link>
	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
	<lastBuildDate>Fri, 18 Dec 2015 08:40:56 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.9.2</generator>
	<item>
		<title>14 Mai 2011 à Lyon : les cochons à masque découvert</title>
		<link>https://reflexes.samizdat.net/14-mai-2011-a-lyon-les-cochons-a-masque-decouvert/</link>
		<comments>https://reflexes.samizdat.net/14-mai-2011-a-lyon-les-cochons-a-masque-decouvert/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 May 2011 23:54:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Gouillon]]></category>
		<category><![CDATA[Baptiste Coquelle]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe union défense (GUD)]]></category>
		<category><![CDATA[Identitaires]]></category>
		<category><![CDATA[Kop de Boulogne]]></category>
		<category><![CDATA[Lyon]]></category>
		<category><![CDATA[Rebeyne]]></category>

		<guid isPermaLink="false"></guid>
		<description><![CDATA[Bilan d&#8217;un après-midi calamiteux pour les Identitaires dans la capitale des Gaules&#8230; Rebeyne ! ou l&#8217;art de créer le buzz&#8230; (Merci Fabrice, bravo Pierre.) En annonçant près de deux mois à l&#8217;avance (début mars) leur &#171;&#160;marche des cochons&#160;&#187; les identitaires lyonnais entendaient organiser une manfestation d&#8217;envergure, au retentissement national, dans la continuité de la manifestation [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Bilan d&rsquo;un après-midi calamiteux pour les Identitaires dans la capitale des Gaules&#8230;</p>
<h3>Rebeyne ! ou l&rsquo;art de créer le buzz&#8230;<br />
(Merci Fabrice, bravo Pierre.)</h3>
<p>En annonçant près de deux mois à l&rsquo;avance (début mars) leur &laquo;&nbsp;marche des cochons&nbsp;&raquo; les identitaires lyonnais entendaient organiser une manfestation d&rsquo;envergure, au retentissement national, dans la continuité de la manifestation Une Autre Jeunesse du 23 octobre 2010 à Paris. L&rsquo;appel se voulait large en espérant attirer un public hors des milieux nationalistes. La communication Internet reprenait le modèle des &laquo;&nbsp;apéros saucissons pinards&nbsp;&raquo;, gentillette et bon enfant, afin de ne pas rebuter les sympathisants potentiels et ménager les autorités locales dans un contexte lyonnais tendu depuis près de <a href="http://rebellyon.info/Retour-sur-2-ans-de-lutte-a-Lyon.html" target="_blank">2 ans</a>. Pour autant la Préfecture du Rhône ne s&rsquo;y est, dans un premier temps, pas laisser prendre en interdisant la manifestation par crainte avant tout d&rsquo;affrontements en plein centre-ville entre cortège nationaliste et <a href="http://www.leprogres.fr/rhone/2011/05/04/la-marche-des-cochons-du-14-mai-devrait-etre-annulee" target="_blank">cortège antiraciste</a>. Mais une question peut être posée : les identitaires avaient-ils vraiment pour objectif de défiler ? En effet, si l&rsquo;on considère que leur dépôt de la manifestation n&rsquo;a été fait que le lundi 2 mai au matin (et l&rsquo;annonce du point de départ sur le site de l&rsquo;évènement et le groupe facebook associé, place Saint-Jean, la veille), les identitaires ont pris sciemment le risque que leurs opposants télescopent leur démarche en déposant à la même date une contre-manifestation, ce qui a été fait dès le 29 avril par le Collectif de Vigilance 69. Les identitaires auraient-ils volontairement fait en sorte que la manifestation soit interdite pour pouvoir créer &laquo;&nbsp;l&rsquo;évènement&nbsp;&raquo; et se mettre dans la posture de victime du système et de résistant face au politiquement correct ? En tout cas ils auraient voulu le faire qu&rsquo;ils ne s&rsquo;y seraient pas pris autrement.</p>
<h3>Les médias lyonnais comme agence de com&rsquo;</h3>
<p>Après avoir attiré l&rsquo;attention des médias suite à l&rsquo;annulation par la préfecture, les jeunes identitaires de Rebeyne ont voulu tirer un profit maximal de l&rsquo;événement. Ils organisèrent alors une conférence de presse dans leur tout nouveau local en invitant avec insistance <a href="http://rebellyon.info/A-Lyon-apres-l-interdiction-les.html" target="_blank">les journalistes lyonnais</a>. Il ne faut pas l&rsquo;oublier, le Bloc Identitaire est en campagne. L&rsquo;organisation de cette manifestation ne devait servir au final qu&rsquo;à donner de la visibilité médiatique à la candidature <a href="http://reflexes.samizdat.net/presidentielle-2012-du-gouillon-dans-la-soupe-aux-vardon/">d&rsquo;Arnaud Gouillon</a> qui a pour l&rsquo;instant bien du mal a attirer les journalistes et à se rendre audible face à l&rsquo;omnipotence de Marine Le Pen. Quand on est pas &laquo;&nbsp;bancable&nbsp;&raquo;, on crée son propre plan médiatique. Autant dire que cela a marché, de manière limitée certes, puisqu&rsquo;avant le &laquo;&nbsp;Jour J&nbsp;&raquo; le rassemblement identitaire ne faisait pas la une des journaux mais générait un relatif buzz par les nombreux articles ou reprises de dépêches AFP parus sur les sites des médias locaux et nationaux.<br />
Ils ont su donner clé en main un sujet aux journalistes, ceux-ci ne sachant fonctionner qu&rsquo;avec de l&rsquo;évènementiel. Voilà près de deux ans que la situation face aux droites nationalistes inquiète et mobilise sur Lyon et que les médias locaux s&rsquo;en désintéressent parce que certainement pas assez rentabilisable. Cela ne fait que quelques mois qu&rsquo;ils se penchent vraiment sur la question, le goût du sang et de la violence finissant toujours par susciter l&rsquo;intérêt, et puis une &laquo;&nbsp;Une&nbsp;&raquo; racoleuse rapporte toujours un peu. Bien plus que de remercier ironiquement les organisations de gauche ou d&rsquo;extrême-gauche, les identitaires devraient remercier certains journalistes avec qui ils savent entretenir les relations qu&rsquo;il faut.</p>
<h3>La préfecture du Rhône et les services de renseignements dans les choux farcis</h3>
<p>Complètement dans les choux ou sombrement incompétents ? La préfecture du Rhône semble ne pas bien connaître la situation réelle des bandes de jeunes apprentis fascistes qui font leurs certains quartiers de la ville. Quand dans les années 1990 les bandes de skins nationalistes polluaient le quartier de Perrache ou d&rsquo;Ainay, les nouvelles générations occupent les pavés de Saint-Jean ou le quartier du Stade de Gerland les jours de match. Des territoires entiers passés sous un &laquo;&nbsp;contrôle&nbsp;&raquo; informel, imperceptible mais bien réel si l&rsquo;on est un peu trop basané ou &laquo;&nbsp;potentiellement&nbsp;&raquo; de gauche. Un laissez-faire curieux quand l&rsquo;on connait le développement sécuritaire que vit le quartier populaire et cosmopolite de la Guillotière. Un deux poids deux mesures qui ne surprend guère. Certainement mal informée par les services de renseignements, eux-mêmes visiblement pas trop au fait et plus occupés avec le grand banditisme ou les réseaux islamistes, la préfecture résume la situation à un affrontement entre bandes : fachos contre gauchistes et vice versa. La meilleure manière d&rsquo;éluder la question et de dissimuler son incompétence. Le laisser-faire donne place à un contexte de tensions et de violences que les autorités locales ne savent plus gérer, et craignant une escalade avec les militants de gauche qui s&rsquo;en préoccupent, préfèrent miser sur la stigmatisation des deux camps ainsi formalisés par la rhétorique. En cela elles sont bien évidemment aidées par la presse locale et une partie des journalistes qui savent mettre dans leurs articles les informations directement données par des responsables de la SDIG, sans les recouper, comme Elise Blanchard ou Fabien Fournier de <em>Lyon Capitale</em> semblent s&rsquo;en être fait une spécialité.</p>
<p>L&rsquo;incompétence des autorités préfectorales s&rsquo;est affichée de manière concrète le 14 mai. Après l&rsquo;annonce d&rsquo;une ville sous total contrôle policier avant et après le rassemblement identitaire, les 400 agents des forces de l&rsquo;ordre apprêtées pour le week-end n&rsquo;ont pas empêché une centaine d&rsquo;activistes nationalistes (une majorité de boneheads et surtout de hooligans, en pointe pour le contact)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/14-mai-2011-a-lyon-les-cochons-a-masque-decouvert/#footnote_0_476" id="identifier_0_476" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Parmi eux on retrouvait quelques t&ecirc;tes connues comme Bodega, indep de Boulogne ou l&rsquo;in&eacute;nnarable Jean-Baptiste Coquelle du GUD, qui apr&egrave;s avoir &eacute;chapp&eacute; une premi&egrave;re fois de fa&ccedil;on myst&eacute;rieuse &agrave; une GAV apr&egrave;s sa vir&eacute;e nocturne du 9 mai 2011 est de nouveau pass&eacute; entre les mailles du filet &agrave; Lyon samedi dernier lors des affrontements avec les antifas et les flics.">1</a></sup> de tenter la traversée du pont La Feuillée pour rejoindre les pentes de la Croix-Rousse considérées comme le repère des &laquo;&nbsp;antifascistes radicaux&nbsp;&raquo;. La brève rencontre avec un groupe hétéroclite de 70 &laquo;&nbsp;antifascistes&nbsp;&raquo; arrêtera leur progression, la marée-chaussée finissant de les reconduire dans le quartier Saint-Paul après avoir pris soin de prendre en étau et d&rsquo;interpeller quatre des &laquo;&nbsp;antifascistes&nbsp;&raquo; présents. En retournant dans le vieux Lyon, la meute de boneheads s&rsquo;en prendra aux commerces tenus par des personnes d&rsquo;origine étrangère. La préfecture et les services de police étaient au courant des risques et avaient même agité ce chiffon rouge pour prévenir qu&rsquo;aucune faveur ne serait faite aux &laquo;&nbsp;deux côtés&nbsp;&raquo;, mais au final ils n&rsquo;ont rien évité et ce qui devait arriver arriva. On appelle ça un beau fiasco, sauf pour Albert Doutre, le directeur départemental de la sécurité publique, qui arrive quand même à déclarer : « <em>On a assuré la paix publique avec des gens déterminés dans les deux camps à mener des actions violentes</em> ». Pas sûr que les commerçants attaqués ou les personnes hospitalisées dans la nuit de samedi à dimanche partagent ce point de vue et il serait légitime qu&rsquo;ils demandent des comptes à qui de droit.</p>
<h3>Identitaires ? Non, plutôt Bones &amp; Hools Party</h3>
<p>C&rsquo;est sur la musique du groupe antiraciste anglais The Clash &#8211; la récupération culturelle est devenue une marque de fabrique de ce courant politique ! &#8211; que les militants et sympathisants nationalistes ont commencé à se rassembler place Saint-Jean à partir de 13h30. Arrivant par groupes de 10 à 50, par le métro ou par les rues de Saint-Jean, ils furent bien 400 au plus fort du rassemblement. Venus de plusieurs villes, et parfois de très loin (Bretagne, Lorraine, Var, Sud-Ouest&#8230;), les participants représentaient les tendances les plus radicales de la droite nationaliste. Comme attendue, la mouvance néo-nazie menée par Lyon Dissident était présente en force, partie à 13h00 du local de l&rsquo;Impasse de l&rsquo;Alphate par groupes de 50 ou moins, prenant le tramway ou le métro place Jean-Macé. Visiblement le mot d&rsquo;ordre de laisser les déguisements ne fut pas entendu par grand monde, le rassemblement ayant des airs de défilé de collection Fred Perry et Lonsdale.</p>
<p>On pouvait noter ensuite une bonne proportion de supporters indépendants et autres hooligans lyonnais, ainsi que des proches des Bad Gones ou de Lyon 1950. A ce titre d&rsquo;ailleurs, il semble que même chez certains hools ou ultras lyonnais la collusion forte actuellement entre politique et &laquo;&nbsp;football&nbsp;&raquo; commence à agacer. Ainsi un mot d&rsquo;ordre là aussi avait été donné par des leaders du groupe Lyon 1950 : pas de marque d&rsquo;appartenance au groupe de supporters lors du rassemblement identitaire. On a pu remarquer également la présence de supporters parisiens du Kop Of Boulogne, de militants du GUD Paris mais surtout une petite délégation de <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/10/30/amsterdam-point-de-convergence-du-hooliganisme-anti-islam/" target="_blank">l&rsquo;English Defense League</a> qui a du ravir tous les fans locaux du milieux hooligan anglais.</p>
<h3>Les Identitaires, bateau ivre de l&rsquo;extrême droite française</h3>
<p>Quel est le bilan politique pour les Identitaires ? Ne leur en <a href="http://www.bloc-identitaire.com/actualite/1933/rassemblement-liberte-pari-gagne" target="_blank">déplaise</a>, leur rassemblement est un magnifique échec. D&rsquo;une part le nombre de personnes présentes n&rsquo;était pas à la hauteur de ce qu&rsquo;ils pouvaient attendre. Qu&rsquo;ils se se gaussent d&rsquo;avoir rassemblé un peu plus de 600 personnes est une chose, la réalité en est une autre et n&rsquo;importe quel observateur présent sur place &#8211; sauf peut-être la police ? &#8211; aura pu constater que ce nombre affiché de 600 est ridicule.<br />
Mais l&rsquo;essentiel est ailleurs. Très embêtant pour eux, ils n&rsquo;ont pas mobilisé en dehors de leur famille politique et au contraire, ce sont les éléments les plus ingérables qui ont fourni l&rsquo;essentiel des troupes. Or, nous aurons l&rsquo;occasion d&rsquo;y revenir dans un autre article, il faut rappeler que toute la stratégie identitaire s&rsquo;est construite depuis 10 ans sur le paradigme de la &laquo;&nbsp;rupture&nbsp;&raquo; : rupture avec l&rsquo;extrême droite nationaliste et a fortiori néo-nazie, rupture avec les vieilles lunes thématiques de ce courant, rupture avec les formes connues de mobilisation. Ce 14 mai est venu démontrer que non seulement les identitaires n&rsquo;avaient pas les capacités pour imposer cette rupture dans leurs propres apparitions d&rsquo;envergure nationale mais surtout qu&rsquo;ils étaient les premiers responsables de cette situation par le manque d&rsquo;intelligence politique de leurs dirigeants. Face au phénomène Le Pen, les identitaires se sont en effet lancés dans une surenchère contre &laquo;&nbsp;l&rsquo;islamisation&nbsp;&raquo; de la France dont l&rsquo;invitation lancée à l&rsquo;EDL<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/14-mai-2011-a-lyon-les-cochons-a-masque-decouvert/#footnote_1_476" id="identifier_1_476" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Rappelons qu&rsquo;il y a encore un an le Bloc Identitaire avait d&eacute;clin&eacute; l&rsquo;invitation de l&rsquo;EDL &agrave; participer au rassemblement d&rsquo;Amsterdam, consid&eacute;rant que l&rsquo;association avec ce mouvement serait politiquement n&eacute;gatif. Tout change&hellip;">2</a></sup> est un signe manifeste. Il y a fort à parier que plus d&rsquo;un militant identitaire sera resté perplexe devant le décalage entre l&rsquo;image renvoyée par le calamiteux rassemblement de samedi et les prétentions affichées par la direction du mouvement. La fin de l&rsquo;après midi dans <a href="http://rebellyon.info/Rassemblement-des-islamophobes-le.html" target="_blank">le quartier Saint-Jean</a> en est <a href="http://rebellyon.info/A-Lyon-dans-la-rue-et-sous-la.html" target="_blank">l&rsquo;illustration</a>. D&rsquo;un côté le cousin un peu bas du front sans un poil sur le caillou et pas grandchose en dessous, de l&rsquo;autre le cousin éloigné qui rêve d&rsquo;être champion de MMA. Pas de familles, pas de délégations d&rsquo;artisans charcutiers, pas de groupe de défenseurs des animaux, non, surtout des skins et des hools, un soupçon de cathos tradis méchus et quelques étudiants de Lyon 2 et Lyon 3. Bref beaucoup d&rsquo;efforts médiatiques et d&rsquo;image pour que la réalité de leur auditoire s&rsquo;exprime dans l&rsquo;attaque de vitrines de kebabs. Diantre, on est toujours trahi par les siens !</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_476" class="footnote">Parmi eux on retrouvait quelques têtes connues comme Bodega, indep de Boulogne ou l’inénnarable Jean-Baptiste Coquelle du GUD, qui après avoir échappé une première fois de façon mystérieuse à une GAV après sa virée nocturne du 9 mai 2011 est de nouveau passé entre les mailles du filet à Lyon samedi dernier lors des affrontements avec les antifas et les flics.</li><li id="footnote_1_476" class="footnote">Rappelons qu&rsquo;il y a encore un an le Bloc Identitaire avait décliné l&rsquo;invitation de l&rsquo;EDL à participer au rassemblement d&rsquo;Amsterdam, considérant que l&rsquo;association avec ce mouvement serait politiquement négatif. Tout change&#8230;</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://reflexes.samizdat.net/14-mai-2011-a-lyon-les-cochons-a-masque-decouvert/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>D&#8217;une manifestation l&#8217;autre : 1er Mai et 9 Mai 2007</title>
		<link>https://reflexes.samizdat.net/dune-manifestation-lautre-1er-mai-et-9-mai-2007/</link>
		<comments>https://reflexes.samizdat.net/dune-manifestation-lautre-1er-mai-et-9-mai-2007/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 11 May 2007 10:44:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
		<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Soral]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Ayroulet]]></category>
		<category><![CDATA[antifascisme]]></category>
		<category><![CDATA[antifascisme radical]]></category>
		<category><![CDATA[Axel Loustau]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Archier]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Mégret]]></category>
		<category><![CDATA[Charles-Alban Schepens]]></category>
		<category><![CDATA[extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Chatillon]]></category>
		<category><![CDATA[Front National de la Jeunesse (FNJ)]]></category>
		<category><![CDATA[Gaëtan Bertrand]]></category>
		<category><![CDATA[Hervé Lalin-Ryssen]]></category>
		<category><![CDATA[Hooligans]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesses Identitaires (JI)]]></category>
		<category><![CDATA[Kop de Boulogne]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement National Républicain (MNR)]]></category>
		<category><![CDATA[Rassemblement des Etudiants de Droite (RED)]]></category>
		<category><![CDATA[Renouveau Français (RF)]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Deyzieu]]></category>
		<category><![CDATA[Serge Ayoub (Batskin)]]></category>
		<category><![CDATA[skinhead]]></category>
		<category><![CDATA[Thibaut de Chassey]]></category>

		<guid isPermaLink="false"></guid>
		<description><![CDATA[En l&#8217;espace de deux semaines, l&#8217;extrême droite parisienne &#8211; et dans une moindre mesure nationale &#8211; a montré que sa tendance la plus radicale avait encore de beaux jours devant elle et que les questions persistantes sur l&#8217;avenir du FN n&#8217;étaient pas un cas de conscience pour tout le monde. Un 1er Mai pêchu Le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>En l&rsquo;espace de deux semaines, l&rsquo;extrême droite parisienne &#8211; et dans une moindre mesure nationale &#8211; a montré que sa tendance la plus radicale avait encore de beaux jours devant elle et que les questions persistantes sur l&rsquo;avenir du FN n&rsquo;étaient pas un cas de conscience pour tout le monde.</p>
<h3>Un 1er Mai pêchu</h3>
<p>Le 1er Mai tout d&rsquo;abord. Si l&rsquo;année dernière tout le cortège ne bruissait que de commentaires sur De Villiers et ses tentatives d&rsquo;OPA inamicale sur les militants et les électeurs du FN, cette année le nom du Vicomte avait totalement disparu des préoccupations des participants. À la place, une partie du cortège semblait frappé de sidération face au braquage électoral sarközyste. Comment un homme qui semble si peu aimer ce pays dans ses réalités « charnelles » et dont la femme déclarait à <em>Libération</em> en 2004 qu&rsquo;elle était « fière de ne pas avoir une goutte de sang français dans les veines » pouvait-il bien avoir réussi un tel tour de prestidigitation patriotique ? Les commentaires allaient donc bon train sur l&rsquo;attitude à adopter au second tour et, inévitablement, sur les responsabilités à chercher du côté du Front National pour expliquer une défaite pour le moins cuisante. Cela se traduisait par quelques sifflets visant Marine Le Pen en provenance des rangs du FNJ lorsque la fille du chef rejoignait le cortège à Saint-Augustin. Il faut dire que les relations ont été mauvaises tout au long de la campagne entre la structure de jeunesse et Marine Le Pen au point que certain(e)s militant(e)s du FNJ en sont venu(e)s aux mains et aux larmes avec la structure des Jeunes avec Le Pen cet hiver lors d&rsquo;un meeting-débat à La Plaine-Saint-Denis. Les Jeunes avec Le Pen est en effet une création directe de l&rsquo;équipe de Marine Le Pen en vue de pouvoir compter sur une structure de jeunes plus docile et moins provocatrice. L&rsquo;attitude du FNJ tout au long du cortège a montré que la méfiance de Marine Le Pen n&rsquo;était pas usurpée. Emmenés par une direction nationale très en forme, en particulier Alexandre Ayroulet et Marie-Adélaïde Michel, les jeunes militants ont pu en effet se déchaîner, tant dans les slogans &#8211; « Europe, Jeunesse, Révolution », « Islam hors d&rsquo;Europe » &#8211; que dans les chansons avec Les Lansquenets. Si les têtes de cortège ne lançaient pas forcément tous les slogans, du moins ne faisaient-ils rien pour les freiner, donnant ainsi une tonalité très radicale au défilé&#8230;</p>
<p>Le cortège dans son ensemble présentait d&rsquo;ailleurs une tonicité assez surprenante pour un parti relégué à 10,5%. Il était par ailleurs plus étoffé que les deux années passées mais cela était peut-être du au fait que, par curiosité ou par intérêt, un certain nombre d&rsquo;ex-militants frontistes étaient venus faire un tour au défilé. C&rsquo;était par exemple le cas d&rsquo;une délégation MNR et en particulier de Bruno Mégret mais également de toute la galaxie groupusculaire d&rsquo;extrême droite, du Renouveau Français venu en masse vendre <em>L&rsquo;Héritage</em> aux Identaires venus non moins vendre <em>ID Magazine</em> en passant par le RED venu vendre <em>Le Dissident</em>. Tout ce petit monde compte évidemment bien prospérer sur les tensions internes du FN pour récupérer des militants, chacun se plongeant avec délice dans la surenchère ethnique ou nationaliste pour démontrer qu&rsquo;ils sont les seuls purs. On pouvait même voir circuler des tracts du fantomatique Réseau France Nationaliste de Thierry Maillard, à qui <em>Libération</em> avait fait l&rsquo;honneur de rendre compte de son appel à barrer la route à Nicolas Sarkozy quelques jours plutôt. Côté invidualités, on pouvait voir Alain Soral défiler avec une petite cour d&rsquo;aficionados ou la petite bande à ex-gudards, comprenez M. Chatillon lui-même avec femme, enfants et amis, visiblement remis de son altercation musclée avec des hools du PSG le soir du 1er tour au Paquebot, ces derniers ayant essayé de s&rsquo;en prendre à Dieudonné (<em>Minute</em> de la semaine dernière). En queue de cortège, on trouvait l&rsquo;habituelle cohorte de skins, avec leur panoplie familière en ce genre d&rsquo;occasion.</p>
<p>Place de la Concorde, le FN avait considérablement avancé la « tribune présidentielle » ce qui donnait l&rsquo;illusion d&rsquo;une place remplie. Du coup les stands des structures amies ou tout du moins tolérées étaient entassés dans un coin. Paul Thore et ses t-shirts faits main, les Bonnivard et leur soupe au cochon transgénique, Thibaud de Chassey et ses productions patriotes, Paul Pittet et ses décorations mélusiennes avaient quand même réussi à se faire une petite place. Le discours de Le Pen était peu audible mais la ferveur de ses militants toujours intacte. Qui a dit que notre époque moderne ne recèle plus de grand mystère ?</p>
<h3>Un 9 Mai confus</h3>
<p>Une semaine plus tard, le nationaliste de base était convié à ressortir son plus bel habit du mercredi pour commémorer la mort de Sébastien Deyzieu. La confusion semble avoir régné tout le début de semaine, les antifas étant prévenus par la Préfecture de Police de Paris de certaines dispositions qui, à l&rsquo;évidence, s&rsquo;appliquaient à la manifestation nationaliste et à la contre-manifestation antifa. Après avoir été sérieusement limitées, les manifestations étaient finalement autorisées le mercredi après-midi mais sur des distances très limitées et avec une multitude de rues interdites.</p>
<p>De fait, c&rsquo;est peu dire que ce 9 mai du côté des antifas ne restera pas dans les annales ! Les manifestations anti-sarko de dimanche, lundi et mardi soir (ainsi que leur lot d&rsquo;arrestations), les pressions policières sur certaines organisations politiques, ont sans doute eu un impact sur la faible mobilisation de notre côté. Mais ne nous voilons pas la face, nous n&rsquo;avons pas su gérer le casse-tête administratif mis en place par la police pour nous gêner. Un réel manque de réactivité nous a empêché de retourner la situation à notre avantage. Résultat à 19h30, un peu plus d&rsquo;une centaine de sympathisants ou militants se rassemblaient à Saint-Michel. On était bien loin des effectifs habituels pour un 9 mai ! Malgré tout, cela n&rsquo;a pas empêché les personnes présentes de passer outre les ordres de la Préfecture de Police et de marcher en direction de Port-Royal, vers le point de rassemblement des militants d&rsquo;extrême droite. Finalement la police encerclera assez rapidement les antifas pour ensuite les embarquer vers un commissariat du 18e arrondissement de Paris. Soyons clair et que cela nous serve de leçon : si tout le monde avait décidé de se rassembler, nous aurions pu engager un rapport de force avec la police, mais devant notre très faible nombre, les organisateurs nationalistes du 9 mai avaient le champ libre pour négocier l&rsquo;autorisation de leur manifestation.</p>
<p>En effet et fin de compte, le cortège nationaliste se formait et recevait à l&rsquo;évidence l&rsquo;aval de la préfecture, permettant ainsi à 350 militants ou sympathisants auxquels s&rsquo;étaient adjoints une soixantaine de hooligans du PSG de faire leur balade nocturne, encadrés par un service d&rsquo;ordre lourdement équipé. Organisé cette année par Pro Patria, un réseau de vieux militants parisiens d&rsquo;origine diverse qui semble s&rsquo;être formé l&rsquo;automne dernier et qui s&rsquo;est déjà signalé par divers collages ou bombages, le cortège réunissait des militants des différentes organisations natio : FNJ (sans son directeur national cette année), Renouveau Français (Thibaud de Chassey, Bruno Archier, Charles-Alban Schepens, Sylvain Jaurand, François Dussoubs, etc), Jeunesses Identitaires, nazis skins divers et variés de toutes générations (Batskin et quelques vieux JNR, etc&#8230;), ex-gudards (Frédéric Chatillon, Axel Loustau, etc&#8230;), individualités comme Hervé Lalin ou Éric Iorio, membre de la direction du FN et époux de Marine Le Pen&#8230; Le trajet emprunté était le même que l&rsquo;année dernière et finissait sans incident notable rue des Chartreux.</p>
<h3>De drôles de paroissiens</h3>
<p>Après la traditionnelle chansonnette agrémentée de quelques slogans hools, tout ce petit monde repartait vers Montparnasse et, tandis que les hooligans divaguaient en direction de Port-Royal, ce qui restait des manifestants allait sagement rue de la Tombe Issoire (14e arrdt) se mettre au chaud dans la salle paroissiale de l&rsquo;église Sainte-Dominique pour écouter deux groupes ayant une ressemblance somme toute assez sommaire avec la chorale des Petits Enfants à la croix de bois, à savoir les Italiens de Zetazeroalfa et les crypto-identitaires parisiens d&rsquo;Hôtel Stella. Le groupe emmené par Gaëtan Bertrand avec le renfort de Richard Pareti (ex-In Memoriam) est censé jouer du « rock hussard » en s&rsquo;inspirant du courant littéraire du même nom. En fait, la référence à la littérature n&rsquo;a pas semblé heurter les skins présents, en particulier Batskin, qui se sont lancés dans des pogos dignes d&rsquo;un groupe de RAC et le groupe lui-même d&rsquo;ailleurs n&rsquo;a pas semblé gêné outre mesure par la gerbe de bras tendus saluant certaines de leurs chansons ou reprises. Le tout s&rsquo;est de nouveau passé sans incident, du moins tant que nous y étions.</p>
<p>Que dire de cette soirée ? Évidemment que c&rsquo;est une défaite pour les antifas comme nous le soulignions précédemment et il serait stupide de nier le contraire. Mais ce triste constat appelle cependant quelques nuances. Tout d&rsquo;abord la préfecture semble avoir clairement choisi la manifestation nationaliste, ses représentants sur place tolérant même que des individus défilent casque sur la tête et manche de pioche à la main. Le préfet ne pouvant être soupçonné de quelque sympathie que ce soit eu égard à son attitude face à la soupe identitaire, cela vient donc sans doute de la prise en compte de la situation en début de soirée, à savoir d&rsquo;un côté 400 gugusses bien équipés, de l&rsquo;autre entre 100 et 200 personnes peu organisées, non armées et à la dangerosité fort limitée. Le dispositif policier a donc entièrement été mis au service des natios et le plus cocasse de cette soirée aura finalement été de voir tous ces militants, profondément révolutionnaires comme chacun sait, rouler des mécaniques dans un espace totalement nettoyé d&rsquo;une quelconque opposition par l&rsquo;intervention des forces de l&rsquo;ordre. Cela ne sembla pas gêner les hools et cela n&rsquo;empêcha pas les militants de crier « Pouvoir assassin ! » en fin de manifestation. Comme c&rsquo;étaient les mêmes qui criaient « Les CRS avec nous ! » lors des manifestations anti anti-CPE de mars 2006, la boucle est bouclée&#8230;</p>
<p>Ensuite le milieu nationaliste radical parisien semble engagé dans une dynamique unitaire qui lui donne le nombre, la force et les moyens. Cette dynamique naît bien évidemment d&rsquo;un contexte plus général qui lui est favorable : échec du FN et remise en question de la stratégie frontiste, débat public récurrent sur l&rsquo;identité nationale&#8230; Autant dire que les thématiques anti-autoritaires et égalitaires n&rsquo;ont pas exactement le vent en poupe&#8230;<br />
Enfin, au delà du fait qu&rsquo;on peut se demander si le prêtre de la paroisse Sainte-Domique était bien au courant de la nature exacte des activités qui avaient lieu dans son sous-sol, si même dieu se met de la partie et contre nous&#8230;</p>
<p>Publié le 11 mai 2007</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://reflexes.samizdat.net/dune-manifestation-lautre-1er-mai-et-9-mai-2007/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Du bon usage des morts</title>
		<link>https://reflexes.samizdat.net/du-bon-usage-des-morts/</link>
		<comments>https://reflexes.samizdat.net/du-bon-usage-des-morts/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 12 May 2006 14:19:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Ayroulet]]></category>
		<category><![CDATA[antifascisme radical]]></category>
		<category><![CDATA[Bloc Identitaire (BI)]]></category>
		<category><![CDATA[Comité du 9 mai (C9M)]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe union défense (GUD)]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesses Identitaires (JI)]]></category>
		<category><![CDATA[Kop de Boulogne]]></category>
		<category><![CDATA[Odile Bonnivard]]></category>
		<category><![CDATA[Renouveau Français (RF)]]></category>
		<category><![CDATA[Scalp-Reflex Paris]]></category>
		<category><![CDATA[skinhead]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarité Résistance Antifa (SRA)]]></category>
		<category><![CDATA[Thibaut de Chassey]]></category>

		<guid isPermaLink="false"></guid>
		<description><![CDATA[Pour la quatrième année consécutive, les antifas s&#8217;étaient donnés rendez-vous le 9 mai pour perturber la commémoration du 9 mai des fafs. Si l&#8217;évènement était toujours organisé conjointement par le Scalp, la CNT, Ras l&#8217;Front Noisy-Le-Grand, cette année SUD-étudiant, les JCR et Alternative Libertaire s&#8217;étaient joints à nous pour signer notre appel. Tirant les enseignements [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la quatrième année consécutive, les antifas s&rsquo;étaient donnés rendez-vous le 9 mai pour perturber la commémoration du 9 mai des fafs. Si l&rsquo;évènement était toujours organisé conjointement par le Scalp, la CNT, Ras l&rsquo;Front Noisy-Le-Grand, cette année SUD-étudiant, les JCR et Alternative Libertaire s&rsquo;étaient joints à nous pour signer notre appel.</p>
<p>Tirant les enseignements des années passées, le rassemblement a été déposé officiellement, et une agit-prop avait été préparée, afin d&rsquo;être le plus nombreux possible. Premier signe positif, au point de départ, nous étions bien plus nombreux que les autres années. Arrivés au Luxembourg, nous avons remonté rapidement le boulevard Saint-Michel pour nous positionner au niveau de la station RER Port-Royal, à quelques dizaines de mètres des fafs. Après un face-à-face tendu avec les policiers, ces derniers abandonnent l&rsquo;idée de nous repousser sur la place Ernest Denis. Ensuite nous avons le droit aux habituelles « visites de touristes », dont plusieurs ont eu le droit de goûter à la vigilance et la détermination des militants et militantes encadrant le rassemblement.</p>
<p>L&rsquo;agit-prop se met en place à partir de 21h00, tandis que les fafs partent en direction de la place Denfert-Rochereau. Elle remporte un vif succès. Mais les choses s&rsquo;accélèrent. Les fafs déboulent dans la rue d&rsquo;Assas après être passés par Montparnasse. La préfecture commence à déployer ses forces autour de la rue des Chartreux. Alors que les premières personnes partent en direction des fafs, le so antifa sécurise la place et organise le départ du camion. Finalement tout le rassemblement fonce vers la rue des Chartreux du côté du jardin de la place Ernest Denis. Les premiers échanges sont très violents et se font dans la confusion la plus totale.</p>
<p>Comme décrit ci-dessous, les fafs repliés derrière les cars de flics balancent des fumigènes, tandis que les gendarmes mobiles arrosent les antifas de grenades lacrymogènes. Ca vole dans tous les sens au-dessus de la tête des keufs. Boulons, boules de pétanque, pavés, fumigènes, tout y passe. Au bout de quelques minutes nous nous replions dans le jardin public de la place Ernest Denis d&rsquo;où partent à nouveau un maximum de projectiles. Les gendarmes mobiles tentent une sortie, mais hésitent à entrer dans le jardin public et préfèrent continuer à nous balancer à distance des grenades lacrymogènes avec des tirs tendus. Entre-temps les camions de flics, avec les canons à eaux, avancent sur le boulevard Saint-Michel pour nous prendre à revers. Des inspecteurs de la BAC, équipés de casques et de barres font irruption au coin des rues pour interpeller les antifas isolés.</p>
<p>Le SO et les coordinateurs décident alors de rassembler les troupes et de se replier vers le RER. Le retour se fera sans encombre, malgré les multiples provocations de la part des flics.</p>
<p>Côté nationaliste, la manifestation n&rsquo;a pas été moins classique que les années passées. Suite au flottement et aux déconvenues des deux premières années où ils avaient face à eux notre contre-manifestation, la micro-galaxie natio s&rsquo;est réorganisée et la manifestation est déposée en préfecture, en l&rsquo;occurrence par Odile Bonnivard, responsable du Bloc Identitaire en Ile-de-France. Pour autant les Identitaires ne semblent pas avoir jouer un grand rôle dans l&rsquo;organisation de la soirée même si les époux Bonnivard étaient présents.</p>
<p>Toutes les tendances étaient représentées et on pouvait reconnaître malgré sa casquette Alexandre Ayroulet<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/du-bon-usage-des-morts/#footnote_0_258" id="identifier_0_258" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le jeune Ayroulet &eacute;tait sans doute l&agrave; pour distribuer des tracts comme lors du 16 mars dernier, quand il fut arr&ecirc;ter dans la manifestation anti-anti-CPE&hellip;">1</a></sup>, responsable national du FNJ, Thibaut de Chassey<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/du-bon-usage-des-morts/#footnote_1_258" id="identifier_1_258" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sigdebert va encore dire qu&rsquo;on ne raconte que des b&ecirc;tises sur lui mais il &eacute;tait visible comme la moustache au milieu de la figure de &laquo;&nbsp;celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom&nbsp;&raquo; !!!">2</a></sup>, responsable du Renouveau Français, Gaëtan Bertrand, responsable des Jeunesses Identitaires Ile-de-France, ainsi qu&rsquo;une tripotée d&rsquo;anciens militants des années 1990, qu&rsquo;ils soient passées par le GUD, le FNJ ou le MNJ, ainsi que les inoxydables et traditionnels skinheads.</p>
<p>Après une première incursion de militants antifas à 20h00 qui contribue à vider le bar qui leur sert de point de rendez-vous, le cortège se déroule sans incidents notables derrière des drapeaux à croix celtique ou avec le sigle C9M.</p>
<p>C&rsquo;est en arrivant rue des Chartreux que la situation dégénère très vite. Alors que les organisateurs prennent position devant l&rsquo;immeuble, les plus excités vont jeter un œil au bout de la rue où ils s&rsquo;aperçoivent très vite que le dispositif policier est plus que léger. Un pauvre cordon de gendarmes mobiles est en effet sensé interdire l&rsquo;accès de la rue aux antifas et les premiers projectiles donnent le signal de l&rsquo;affrontement. Un groupe largement dominé par les hooligans de Boulogne tente d&rsquo;aller au contact dans la plus grande confusion et aux cris de « La France aux Français ! » ou « PSG, PSG ! ». La reprise en main de la situation par les mobiles contribue à ramener un peu de calme et la cérémonie s&rsquo;achève sans incidents.</p>
<p>Que dire sur cette soirée de mobilisation ? Nous autres antifas étions bien plus nombreux que les autres années. Sans doute aux alentours de 300 tandis que les natio peuvent être estimés à 250. Certes les fafs et leur comité du 9 mai ont finalement pu manifester, mais devant les risques d&rsquo;affrontements, la préfecture leur a imposé un parcours bien moins direct que d&rsquo;habitude. Affrontement qui finalement a eu lieu, à distance, perturbant leur cérémonie et leur prise de parole, démontrant que la belle discipline et les attitudes martiales ne sont qu&rsquo;une belle façade à la « Potemkine ».</p>
<p>On a mis un joyeux merdier dans le quartier et fait monter de plusieurs crans la pression autour de cet évènement. Le degré d&rsquo;affrontement, comme on a pu le voir lors du mouvement dit « anti-CPE », a également gagné en intensité par rapport aux dernières années. Le bras de fer contre les flics et les fafs ne fait que commencer. Nous répondrons présents une nouvelle fois l&rsquo;année prochaine.</p>
<p><em>Posté le 12 mai 2006</em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_258" class="footnote">Le jeune Ayroulet était sans doute là pour distribuer des tracts comme lors du 16 mars dernier, quand il fut arrêter dans la manifestation anti-anti-CPE&#8230;</li><li id="footnote_1_258" class="footnote">Sigdebert va encore dire qu&rsquo;on ne raconte que des bêtises sur lui mais il était visible comme la moustache au milieu de la figure de &laquo;&nbsp;celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom&nbsp;&raquo; !!!</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://reflexes.samizdat.net/du-bon-usage-des-morts/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Gros plan sur Eric Rossi</title>
		<link>https://reflexes.samizdat.net/gros-plan-sur-eric-rossi/</link>
		<comments>https://reflexes.samizdat.net/gros-plan-sur-eric-rossi/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 Jan 2003 13:59:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les nostalgiques]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Rossi]]></category>
		<category><![CDATA[Front national (FN)]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires (JNR)]]></category>
		<category><![CDATA[Klan]]></category>
		<category><![CDATA[Kop de Boulogne]]></category>
		<category><![CDATA[Réfléchir & Agir]]></category>
		<category><![CDATA[Troisième Voie]]></category>

		<guid isPermaLink="false"></guid>
		<description><![CDATA[Publié à l&#8217;automne 1998 Bien qu&#8217;âgé de seulement une trentaine d&#8217;années, ce vieux militant a une carrière bien remplie. Dans une interview au fanzine NR Napalm Rock (n°3) il retrace son itinéraire politique. «Sympathisant du FN en 1982, adhérent et militant actif entre 1983 et 1985, j&#8217;en suis exclu pour mon appartenance revendiquée au mouvement [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Publié à l&rsquo;automne 1998</p>
<p>Bien qu&rsquo;âgé de seulement une trentaine d&rsquo;années, ce vieux militant a une carrière bien remplie. Dans une interview au fanzine NR Napalm Rock (n°3) il retrace son itinéraire politique. «Sympathisant du FN en 1982, adhérent et militant actif entre 1983 et 1985, j&rsquo;en suis exclu pour mon appartenance revendiquée au mouvement skinhead. Membre du Klan, un groupe de skins parisiens en 1986-1987 puis un des animateurs des Jeunesses nationalistes révolutionnaires entre 1987 et 1989, alors ralliées au mouvement Troisième Voie de Malliarakis. J&rsquo;ai pris progressivement et logiquement mes distances avec ces skinheads parisiens, à la fois violence stérile et plus intéressés par leur image médiatique (muscu, gros bras et têtes vides) et les délires nocturnes que par l&rsquo;action politique militante. J&rsquo;ai pris le temps de réfléchir&#8230; Je suis depuis plusieurs années en contact régulier avec les appareils militants nationalistes et surtout beaucoup de jeunes militants autonome. J&rsquo;ai lancé le bulletin Réfléchir &amp; Agir à la rentrée 1993.» Curieusement, Rossi omet quelques-uns de ses faits d&rsquo;armes : oubli ou mémoire sélective ? Tâchons de la lui rafraîchir.</p>
<p>Eric Rossi a également fréquenté en 1985 le Kop de Boulogne, et s&rsquo;y est fait remarqué avec quelques-uns de ses copains, à tel point que sa photo fera la une du Nouvel Observateur, et qu&rsquo;elle servira à de nombreux journaux à chaque fois que les «supporters» du PSG feront parler d&rsquo;eux. Si Rossi préfère ne pas mentionner cet épisode, c&rsquo;est qu&rsquo;il entretenait à l&rsquo;époque de très bonnes relations avec certains services de la Préfecture de Police de Paris, ce qui explique certainement la mansuétude de cette dernière vis-à-vis des activités des skins du PSG. En échange de quoi les RG purent se constituer à l&rsquo;époque un superbe fichier de crânes rasés, avec nom, adresse et activités politiques. Rossi confiera d&rsquo;ailleurs à un journaliste allemand des détails sur les protections policières dont il bénéficiait alors. Mais tout a un temps, et le 28 mai 1988, il est arrêté à Brest en possession d&rsquo;un fusil à pompe, à la suite d&rsquo;un concert skin organisé par le label Rebelles européens, et il est condamné à trois mois de prison ferme.</p>
<p>Ce sont certainement ces péripéties et leurs conséquences qui décidèrent Rossi à quitter le mouvement skin pour faire de la politique autrement.<br />
Il mit malgré tout à profit son expérience pour entreprendre un travail universitaire critique sur «la mouvance nationaliste radicale».<br />
Ce travail a abouti à un mémoire de maîtrise intitulé «Jeunesse française des années 1980-1990 : la tentation néo-fasciste» et présenté à l&rsquo;université Paris II (Panthéon-Assas). Cette enquête, intéressante parce que vécue de l&rsquo;intérieur, montre bien, à travers l&rsquo;exemple skinhead, comment l&rsquo;emprise des idées nationalistes s&rsquo;effectue sur des franges diverses de la jeunesse par l&rsquo;action des groupuscules, et s&rsquo;alimente notamment par le jeu des médias. Dans sa conclusion, l&rsquo;étudiant Rossi explore les diverses voies qui s&rsquo;offrent demain à cette jeunesse radicale nationaliste :</p>
<p>1) La crise sociale politique et économique s&rsquo;atténue, ce qui implique que l&rsquo;afflux de jeunes militants en direction des groupes constitués se tarit petit à petit ;</p>
<p>2) La crise s&rsquo;accentue, mais la mouvance nationaliste ne s&rsquo;homogénéise pas, la structuration des groupes reste faible, le «potentiel» que représentent les jeunes nationalistes est perdu ;</p>
<p>3) La crise s&rsquo;accentue et les groupes se fédèrent pour capter, canaliser et gérer idéologiquement ces jeunes.<br />
L&rsquo;étudiant Rossi rejoint alors le militant Rossi quand il écrit : «Ainsi il conviendrait de s&rsquo;interroger sur la capacité évidente d&rsquo;une partie des jeunes nationalistes à abandonner le coup de poing pour diffuser le message par la parole et la plume. La maturité pourrait devenir alors plus dangereuse même si elle ne concerne qu&rsquo;une minorité de ces jeunes, convaincue du bien-fondé de son action et de l&rsquo;irréversibilité du phénomène.» Dans son mémoire, Rossi n&rsquo;oubliait pas de consacrer un chapitre aux jeunes antifascistes et au développement des groupes antifas, principalement au SCALP / REFLEX, n&rsquo;hésitant pas pour cela à nous contacter pour nous demander des infos, pensant peut-être que nous l&rsquo;avions oublié&#8230;</p>
<p><strong>Eric Rossi en quelques dates :<br />
</strong><br />
1982<br />
Sympathisant Front national</p>
<p>1983-1985<br />
Adhérent et militant actif du Front national. Participe au Kop de Boulogne</p>
<p>1985<br />
Exclu du FN pour appartenance revendiquée au mouvement skinhead</p>
<p>1986-1987<br />
Membre du Klan, un groupe de skins parisiens</p>
<p>1987-1989<br />
Arrêté le 28 mai 1988 en possession d&rsquo;un fusil à pompe, à la suite d&rsquo;un concert skin.<br />
Animateur des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires (JNR)</p>
<p>1990<br />
Entame un travail universitaire sur «la mouvance nationaliste radicale»</p>
<p>1993<br />
Lance <em>Réfléchir &amp; Agir</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://reflexes.samizdat.net/gros-plan-sur-eric-rossi/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
