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	<title>REFLEXes &#187; Louis Aliot</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>de RSF à l&#8217;OAS, la nostalgie selon Robert Ménard</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Mar 2015 15:06:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les nostalgiques]]></category>
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		<description><![CDATA[Certainement bien moins médiatique que son affiche digne de l’époque du Far-West vantant les mérites d’une Police Municipale armée, la décision du Mairie de Béziers Robert Ménard de débaptiser la rue du 19 mars 1962 pour lui donner le nom de l’officier putschiste Hélie Denoix de Saint-Marc n’en est pas moins symbolique et lourde de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2677" style="width: 160px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/police-municiplae-Beziers.jpg"><img class="wp-image-2677 size-thumbnail" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/police-municiplae-Beziers-150x150.jpg" alt="photo Le Parisien" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">photo Le Parisien</p></div>
<p>Certainement bien moins médiatique que son affiche digne de l’époque du Far-West vantant les mérites d’une Police Municipale armée, la décision du Mairie de Béziers Robert Ménard de débaptiser la rue du 19 mars 1962 pour lui donner le nom de l’officier <em>putschiste</em> Hélie Denoix de Saint-Marc n’en est pas moins symbolique et lourde de messages.</p>
<p>Messages bien entendu adressés en premier lieu à la communauté pied-noir et harki de Béziers, et plus généralement de sa région, car Ménard le sait bien : il y a là une grosse part de son électorat. Electorat qu’il commence à flatter bien avant l’annonce de sa candidature pour les municipales de 2014, à tel point que l’on ne peut s’empêche de voir dans cette chronologie une véritable stratégie d’implantation locale. Stratégie qui fonctionne à merveille, il faut bien le reconnaitre, puisque Ménard tellement sûr de lui se permet même de se passer de l’étiquette RBM<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><sup><sup>[1]</sup></sup></a>, se contentant simplement de son soutien, et est élu avec plus de 12 points d’avance sur son concurrent direct Elie Aboud, une vieille figure de la droite dure à Béziers pourtant, et qui bénéficie lui d’une réelle implantation locale.</p>
<p>C’est en juin 2012 que Robert Ménard fait donc son <em>coming-out</em> « Algérie française » en publiant avec sa petite maison d’édition <em>Mordicus</em> « Vive l’Algérie française » co-écrit avec Thierry Rolando. Dès la couverture le ton est donné, et on sait à quoi s’attendre avec un tel titre (qui n’a rien de provocateur dans l’esprit des auteurs) ; quant à Rolando, il est le président du Cercle algérianiste, une des plus importantes et des plus ancienne association de rapatriés nostalgiques de l’Algérie française, créée en 1973, et qui gère en partenariat avec la ville de Perpignan le <em>Centre national de Documentation des français d&rsquo;Algérie</em>.</p>
<p>Dans une interview donnée au journal <em>Minute</em><a href="#_ftn2" name="_ftnref2"><sup><sup>[2]</sup></sup></a><em>,</em> Ménard explique ainsi son mal-être sur deux pages : coincé d’une part entre une famille et des origines très « Algérie française » et d’autre part son étiquette d’homme « de gauche », milieu où l’on considère que « l<em>es pieds-noirs étaient des fachos racistes, nostalgiques de Pétain, etc</em> ».</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/Minute.jpg"><img class="  wp-image-2649 aligncenter" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/Minute-1024x502.jpg" alt="Minute" width="602" height="295" /></a></p>
<p>Ses origines pied-noir ne suffisant peut-être pas à ses yeux, il déclare pour la première fois « <em>j’</em><em>aurais hésité à le dire par le passé, mais maintenant je l’</em><em>assume pleinement : mon père était un militant de l’OAS </em>». Pourtant, quelques semaines auparavant, dans une autre interview<a href="#_ftn3" name="_ftnref3"><sup><sup>[3]</sup></sup></a> faisant la promo de son livre, nulle allusion au passé de son père : Ménard se contente de se déclarer « <em>pied-noir, né à Oran, ayant quitté l’Algérie en juin 1962, quelques semaines avant l’indépendance</em> », et justifie son ouvrage comme un besoin « <em>de dénoncer, une fois de plus le manichéisme des médias, des intellectuels, des historiens</em> », bref, le sempiternel combat de l’extrême droite contre « <em>la pensée unique »<a href="#_ftn4" name="_ftnref4"><sup><strong><sup>[4]</sup></strong></sup></a></em>. Mais finalement, tant qu’à réécrire l’histoire, allons-y « Franco<em> »,</em> et pourquoi pas réécrire dans la foulée celle de son père. Il est en effet étonnant de ne trouver nulle part le nom du père de Ménard parmi les membres de l’OAS : on pense notamment aux bulletins de l’ADIMAD<a href="#_ftn5" name="_ftnref5"><sup><sup>[5]</sup></sup></a>, qui durant trois ans (de 2011 à 2014) consacre sept numéros aux « Obscurs et sans grades » de l’OAS, allant jusqu’à référencer les militants connus par leur seul prénom ou pseudo comme on peut le voir sur la couverture du 4ième numéro qui leur est dédié :</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/obscurs-et-sans-grades1.jpg"><img class="alignnone wp-image-2685 " src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/obscurs-et-sans-grades1-734x1024.jpg" alt="obscurs-et-sans-grades" width="433" height="604" /></a></p>
<p>Et si l’on lit le portrait de Robert Ménard fait par le très à droite <em>Observatoire des journalistes et de l’</em><em>information médiatique<a href="#_ftn6" name="_ftnref6"><sup><strong><sup>[6]</sup></strong></sup></a>,</em> l’unique source concernant la passé de son père Emile est … l’interview de Ménard <em>himself</em> dans <em>Minute</em> citée précédemment ! Cela reste relativement faible en termes de sources, et finalement il faut remonter à 2008 pour s’approcher de ce qui est très certainement la réalité, dans un portrait consacré au secrétaire général de Reporters Sans Frontière dans <em>Libération</em><a href="#_ftn7" name="_ftnref7"><sup><sup>[7]</sup></sup></a> : « <em>son père, communiste et cégétiste, a rejoint un temps l’OAS. Avec les tripes plus qu’avec là tête</em> », ce a quoi répond Ménard « <em>Cinq ans plus tard, il est revenu à gauche et à toujours voté </em><em>Mitterrand </em>». On est bien loin de l’image du combattant OAS fidèle à ses idéaux, surtout quand on sait ce que ce groupe a représenté pour les Européens à Oran, ville de naissance de Ménard, et destinée dans l’esprit de certains à devenir une enclave française en terre algérienne.</p>
<p>Au final, père à l’OAS ou pas, Ménard a définitivement choisi de s’inscrire dans cette histoire des nostalgiques de l’Algérie française. En effet, une fois la mairie de Béziers conquise il ne cesse de donner des gages de bonne volonté à son électorat, comme par exemple en participant à la cérémonie commémorative des « Massacres d’Oran du 5 Juillet 1962 »<a href="#_ftn8" name="_ftnref8"><em><sup><strong><sup>[8]</sup></strong></sup></em></a> ou il prononce un discours vantant les mérites de la colonisation<a href="#_ftn9" name="_ftnref9"><sup><sup>[9]</sup></sup></a>, et cela devant une stèle où figure les noms et photos de quatre des plus illustres militants de l’OAS, tous exécutés par le pouvoir gaulliste : Jean-Marie Bastien-Thiry, Roger Degueldre, Claude Piegts et Albert Dovecar<a href="#_ftn10" name="_ftnref10"><sup><sup>[10]</sup></sup></a>. L’Adimad utilise d’ailleurs depuis fort longtemps  ces figures symboliques pour le verso de ses cartes de membres :</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/carte_Adimad1.jpg"><img class=" size-medium wp-image-2682 aligncenter" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/carte_Adimad1-300x189.jpg" alt="carte_Adimad" width="300" height="189" /></a>Finalement Ménard va au bout de sa logique en annonçant qu’il souhaite renommer « rue Denoix de Saint-Marc <em>»</em> la rue du 19 mars 1962, une « date infamante » pour reprendre l’expression du journal de la ville de Béziers, qui fait bien sur la promotion de cette initiative. Et il convie donc ces concitoyens à une cérémonie le samedi 14 mars prochain à 14h30. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/journal-Beziers.jpg"><img class="  wp-image-2655 aligncenter" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/journal-Beziers.jpg" alt="journal-Beziers" width="503" height="341" /></a></p>
<p>Très rapidement les milieux des nostalgiques et/ou des anciens de l’OAS se mobilisent, avec en tête l’Adimad, le Comité Véritas, les Cercles Algérianistes. Tous annoncent leur soutien à l’initiative du maire, et des cars sont annoncés au départ des villes de Aix-en-Provence, de Marignane, de Marseille, Nice, Pau, Toulon… On peut donc s’attendre à une présence assez massive.</p>
<p>On aurait pu penser que cette démarche allait satisfaire tout ce petit monde de nostalgiques du « bon vieux temps des colonies » que chantait Michel Sardou, et pourtant quelques voix s’élèvent et risquent de ternir un peu cette cérémonie. Des voix qui ont une certaine écoute dans ce petit milieu…</p>
<p>Le premier à dégainer est Kader Hamiche. Ce « <em>fils de harki et fier de l’être »</em> (comme il se présente lui-même<a href="#_ftn11" name="_ftnref11"><sup><sup>[11]</sup></sup></a>) qui se déclare aussi français, patriote, et « <em>anti-communiste primaire</em><em> </em>», est un grand admirateur de Bastien-Thiry, et aussi, accessoirement, contributeur au Boulevard Voltaire, le site de Robert Ménard. Habitant de Béziers, Hamiche se fend d’une <em>Lettre ouverte à Robert Ménard</em> dans laquelle il déplore non pas le choix du nouveau nom bien sûr, mais son emplacement : la rue du 19 mars 1962 est effectivement une toute petite rue de quelques centaines de mètres, perdue dans un lotissement sans charme particulier. Une rue qu’il connait bien puisqu’il se vante d’avoir arraché la plaque portant la « date infamante » et de la conserver chez lui<a href="#_ftn12" name="_ftnref12"><sup><sup>[12]</sup></sup></a>. Cette rue ne lui semble pas à la hauteur d’un tel nom.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/rue-du-19-mars-1962.jpg"><img class="alignnone  wp-image-2653" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/rue-du-19-mars-1962.jpg" alt="rue du 19 mars 1962" width="692" height="280" /></a></p>
<p>Dans la foulée, c’est au tour de José Castano de réagir et de se fendre lui aussi d’une lettre au maire, avec un peu les mêmes revendications. Castano, lui aussi originaire de la région d’Oran et fils d’un militant de l’OAS, fut longtemps militant au Front national, avant d’en devenir un des candidats, notamment à Lunel<a href="#_ftn13" name="_ftnref13"><sup><sup>[13]</sup></sup></a> lors des élections cantonales de 2001, ou encore lors des législatives de 2012. Auteur de nombreux ouvrages sur cette question, notamment <em>Les seigneurs de la guerre<a href="#_ftn14" name="_ftnref14"><sup><strong><sup>[14]</sup></strong></sup></a>,</em> qui raconte la fin du 1<sup>re</sup> REP. Ce fameux régiment étranger de parachutistes fut l’un des fers de lance du putsch d’Alger, le 21 avril 1961, et comptait dans ses rangs le commandant Hélie de Saint-Marc, le lieutenant Roger Delgueldre et le sergent Albert Dovecar, mais aussi le capitaine Pierre Sergent<a href="#_ftn15" name="_ftnref15"><sup><sup>[15]</sup></sup></a> ou encore un certain lieutenant Jean-Marie Le Pen. En ce qui concerne ce dernier, il faut préciser toutefois qu’il n’était plus en service au moment du putsch d’Alger, puisqu’il était déjà retourné à ses activités de député à l’Assemblée nationale, mais il était en revanche actif lors de la Bataille d’Alger. En 2011, dans un ouvrage intitulé <em>Dans les archives inédites des Services Secrets, un siècle d’espionnage franç</em><em>ais (1870-1989)</em><a href="#_ftn16" name="_ftnref16"><sup><sup>[16]</sup></sup></a><em>,</em> on trouve une note des renseignements généraux datant d’octobre 1959, et qui montre que même de retour à Paris, Jean-Marie Le Pen entend bien continuer le combat :</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/note-RG-Le-Pen.jpg"><img class="alignnone  wp-image-2654" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/note-RG-Le-Pen.jpg" alt="note-RG-Le-Pen" width="446" height="348" /></a></p>
<div id="attachment_2683" style="width: 196px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/je-ne-regrette-rien1.jpg"><img class="size-medium wp-image-2683" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/je-ne-regrette-rien1-186x300.jpg" alt="Hélie de Saint-Marc à Alger devant ses troupes du 1er REP, photo tirée du livre de Pierre Sergent Je ne regrette rien" width="186" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Hélie de Saint-Marc à Alger devant ses troupes du 1er REP, photo tirée du livre de Pierre Sergent Je ne regrette rien</p></div>
<p class="size-medium wp-image-2666">Le 1<sup>er</sup> REP fut définitivement dissous dans les jours qui suivent la tentative de putsch et les légionnaires quittèrent leur camp de Zéralda en chantant le célèbre « Non, je ne regrette rien » d’Edith Piaf : dix ans plus tard, Pierre Sergent en fera le titre d’un de ses ouvrages.</p>
<p>Ménard va-t-il lui aussi reprendre la chanson de Piaf ? Possible, probable, souhaitable pour lui en tout cas, car on ne peut dignement passer sa vie à regretter ou à se renier, et Ménard a déjà fait beaucoup en ce sens : ses engagements de jeunesse, sa place dans la gauche caviar en tant que président de RSF…. Mais qu’il y prenne garde tout de même : cette nouvelle famille qu’il s’est choisi, le milieu « <em>algérianiste </em>», s’il peut s’avérer utile lors d’élections, n’est pas si facile à « gérer » le reste du temps. C’est un milieu qui a la rancune tenace, et pas seulement envers les Algériens ou le Général de Gaulle<a href="#_ftn17" name="_ftnref17"><sup><sup>[17]</sup></sup></a>, mais aussi aujourd’hui envers ceux qui trahiraient le souvenir de « leur » Algérie.</p>
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<p>Et le Front National en sait quelque chose, coincé lui aussi entre ce vivier électoral local (flatté par exemple par Louis Aliot, candidat à Perpignan) et sa recherche de dédiabolisation dont la plus belle illustration est l’ascension de Florian Philippot au sein du parti. Le chouchou de Marine Le Pen est en effet un adorateur de De Gaulle et il ne s’en cache pas, avec portrait du Général derrière son bureau et cérémonie à Colombey-les-Deux-Eglises le 9 novembre 2014 : voila de quoi faire bondir ceux qui considèrent le général comme « <em>le Plus Grand Traitre de l</em><em>’</em><em>Histoire de France</em> ».</p>
<div id="attachment_2668" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/9-novembre-2014-Colombey-les-Deux-Eglises-.jpg"><img class="wp-image-2668 size-medium" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/9-novembre-2014-Colombey-les-Deux-Eglises--300x225.jpg" alt="F. Philippot à Colombey-les-Deux-Eglises, Le Monde du 9 novembre 2014" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">F. Philippot à Colombey-les-Deux-Eglises, Le Monde 9 nov. 2014</p></div>
<p>Et il n’aura pas fallu longtemps pour que Ménard se trouve lui aussi face à cette contradiction : Florian Philippot, hasard du calendrier, souhaitait se rendre à Béziers le jour même de la cérémonie en l’honneur d’Hélie de Saint-Marc, afin d’y rencontrer les militants et candidats locaux du Front. Si la date tombe bien mal et peut expliquer l’indisponibilité du maire, il est évident que la personnalité du n°2 du FN y est aussi pour quelque chose : en effet, aucune autre date n’a été pour l’instant retenue, et il est fort probable que la tournée de Philippot dans cette région tourne court…</p>
<p>Voila donc notre maire Ménard forcé de jouer les équilibristes entre son électorat de base et la direction du parti censé le soutenir et être derrière lui. Nous lui souhaitons bien du courage !</p>
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<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1"><sup><sup>[1]</sup></sup></a> Rassemblement Bleue Marine, structure <em>mariniste</em> permettant aux « tièdes » de rouler pour la présidente sans être toutefois étiqueté Front National. Du moins le pensent-ils !</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2"><sup><sup>[2]</sup></sup></a> n° 2570 du 27 juin 2012</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3"><sup><sup>[3]</sup></sup></a> Sur le site <em>Enquêtes &amp; Débats</em> de Jean Robin.</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4"><em><sup><strong><sup>[4]</sup></strong></sup></em></a> Un peu à la manière d’un Zemmour inventeur d’un Pétain sauveur des juifs de France !!</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5"><sup><sup>[5]</sup></sup></a> L&rsquo;Association pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus de l&rsquo;Algérie française, autrement dit les anciens de l’OAS.</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6"><em><sup><strong><sup>[6]</sup></strong></sup></em></a> Lancé en 2012 par Jean-Yves le Gallou, ancien FN et MNR, et aujourd’hui animateur de la Fondation Polémia</p>
<p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7"><sup><sup>[7]</sup></sup></a> <em>Libération</em> du 5 juin 2008 « Robert Ménard, l’agité du vocal »</p>
<p><a href="#_ftnref8" name="_ftn8"><em><sup><strong><sup>[8]</sup></strong></sup></em></a> Autre date symbolique, avec celle du 19 mars 1962, pour les nostalgiques de l’AF</p>
<p><a href="#_ftnref9" name="_ftn9"><sup><sup>[9]</sup></sup></a> allant même jusqu’à déclarer « sans la France, pas d&rsquo;Algérie ! ». Tout comme on pourrait dire « sans les nazis pas de grands résistants » ??</p>
<p><a href="#_ftnref10" name="_ftn10"><sup><sup>[10]</sup></sup></a> Voir à ce sujet l’article d’<a href="http://blogs.mediapart.fr/blog/henri-pouillot/100714/en-2014-la-nostalgie-nauseabonde-de-l-oas-reste-active">Henri Pouillot sur son blog</a>, ou encore celui du <em>Nouvel Obs</em> intitulé « <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140710.OBS3393/beziers-menard-s-incline-devant-une-stele-glorifiant-l-oas.html">Béziers : Ménard s&rsquo;incline devant une stèle glorifiant l&rsquo;OAS</a> »</p>
<p><a href="#_ftnref11" name="_ftn11"><sup><sup>[11]</sup></sup></a> Kader HAMICHE « <a href="http://www.kader-hamiche.fr/fils-de-harki-et-fier-de-letre/">Manifeste d&rsquo;un fils de Harki fier de l&rsquo;être</a> » auto-édité éditions Astofell</p>
<p><a href="#_ftnref12" name="_ftn12"><sup><sup>[12]</sup></sup></a> Cela nous rappelle les déboires de nos camarades antifascistes de Ras l’Front Vitrolles lorsque l’un d’entre-eux avait fait de même avec une rue Jean-Pierre Stirbois du temps des époux Megret.</p>
<p><a href="#_ftnref13" name="_ftn13"><sup><sup>[13]</sup></sup></a> Bien qu’habitant en réalité à Palavas-les-Flots (34).</p>
<p><a href="#_ftnref14" name="_ftn14"><em><sup><strong><sup>[14]</sup></strong></sup></em></a> C’est aussi un des sujets récurent de ses conférences, comme celle donnée au Cercle National des Combattants de Roger Holeindre lors de la fête annuelle du CNC au Chateau de la Chapelle d’Angillon en 2013</p>
<p><a href="#_ftnref15" name="_ftn15"><sup><sup>[15]</sup></sup></a> Ancien responsable de l’OAS Metro il crée avec JP Stirbois le Mouvement Jeune Révolution (M.J.R.) avant de rejoindre le CNIP et enfin le FN où il finira sa carrière politique jusqu’à son décès en 1992. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages sur la Légion étrangère s’appuyant sur sa propre histoire de l’Indochine à l’Algérie</p>
<p><a href="#_ftnref16" name="_ftn16"><sup><sup>[16]</sup></sup></a> Edition L’Iconoclaste, Paris 2011</p>
<p><a href="#_ftnref17" name="_ftn17"><sup><sup>[17]</sup></sup></a> Surnommé dans ce milieu « PGTHF » c’est-à-dire <em>le Plus Grand Traitre de l’Histoire de France</em>, ou encore <em>la grande Zohra</em></p>
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		<title>Le cirque Binder…bientôt la fin de la saga familiale ?</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 09:34:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
		<category><![CDATA[Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[Front national (FN)]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Aliot]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Binder]]></category>
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		<category><![CDATA[Wallerand de Saint-Just]]></category>

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		<description><![CDATA[Le FN alsacien est dirigé par le haut-rhinois Patrick Binder. Ce dernier, comme à son habitude, est empêtré dans des procès multiples que lui intente le Système. Petits rappels En octobre 2003, le journal satirique personnel de Patrick Binder intitulé le Petit Mulhousien , flanqué d’une croix celtique, compare l’immigration à une « colonisation musulmane [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le FN alsacien est dirigé par le haut-rhinois Patrick Binder. Ce dernier, comme à son habitude, est empêtré dans des procès multiples que lui intente le Système.</p>
<div id="attachment_2189" style="width: 310px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/12/Patrick_Binder_NPI.jpg"><img class="size-medium wp-image-2189" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/12/Patrick_Binder_NPI-300x200.jpg" alt="Patrick Binder. Photo vue sur le site du FN Nations Presse Info" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Patrick Binder. Photo vue sur le site du FN Nations Presse Info</p></div>
<p><strong>Petits rappels </strong></p>
<p>En octobre 2003, le journal satirique personnel de Patrick Binder intitulé le Petit Mulhousien , flanqué d’une croix celtique, compare l’immigration à une « colonisation musulmane ». Il écrit notamment : « La rue Sauvage porte bien son nom, puisque le samedi après-midi, elle se transforme en rue des Sarrasins. ». Le 26 février 2004, Binder comparaît devant le tribunal correctionnel de Mulhouse pour répondre de « provocation à la discrimination et diffamation raciale ». Il sera défendu par Odile Goutte et par Wallerand de Saint-Just. Mise en délibéré, la décision de justice sera rendue deux mois plus tard, après les élections. Les dessins et les textes parus dans la publication FN 68 Le Petit Mulhousien lui valent 7500€ d’amendes et les frais de publication du jugement dans la presse locale (soit environ 24 460€). Condamné en première instance, il fait appel. Une fois de plus, il sera relaxé en novembre 04 pour un vice de procédure dont Wallerand de Saint-Just est un fin dénicheur. Le tribunal n’a pas pris sa décision sur le fond mais sur la forme.</p>
<p>Plus récemment, Binder a été condamné en octobre 2005 par le tribunal correctionnel de Mulhouse à 2000€ d’amende et 1000€ dommages et intérêts pour avoir proféré des injures raciales à l’encontre d’un jeune d’origine étrangère qui s’opposait aux colleurs d’affiches du FN venus, dans son village, coller des affiches réclamant le rétablissement de la peine de mort. Seulement un mois après, le responsable du FN 68 et son homologue Bas-Rhinois sont condamnés à 5000€ d’amende pour incitation à la<br />
haine en raison de l’appartenance à une religion, sans compter les frais de justice.</p>
<p>Malgré la présence d’une cinquantaine de frontistes devant le tribunal, malgré le soutien apporté par Gollnisch et Bernard Antony, l’avocat Wallerand de Saint-Just n’évitera pas la sanction. A l’origine de cette nouvelle affaire, un tract islamophobe comportant une caricature de l’Angelus montrant une campagne alsacienne dévastée au-dessus de laquelle domine un minaret. Patrick Binder déclare alors «Nous sommes en France dans un Etat de type stalinien ou hitlérien.»</p>
<p>Eternelle victime, le conseiller régional et conseiller municipal de Mulhouse est condamné en avril 2011 à trois mois avec sursis et 5000€ d’amende pour « injures publics et incitation à la haine raciale ». L’élu FN a évidemment fait appel de la décision sur les conseils de ses avocats bien connus : Louis Aliot et Walerand de Saint Just. Dans l’attente des résultats du procès, une autre affaire écorne l’image de bon père de famille du chef de file FN. Juin 2011, l’entreprise de carrosserie industrielle Dorgler se sépare de son responsable administratif et financier après seulement 6 mois d’embauche : Patrick Binder serait parti avec la caisse destinée aux formations des salariés ! Alphonse Dorgler, directeur général de l’entreprise, a déposé plainte pour le détournement d’au moins 22 000€ au profit personnel de Patrick Binder. Voilà qui entache également l’image sociale d’un FN proche des ouvriers et ouvrières…</p>
<p>Mais Patrick n’est pas le seul à avoir des soucis financiers, moraux et politiques. Bernard Frey, actuel n°2 du FN Mulhousien, élu en 2008 -qui déteste magistralement Binder- est lui aussi acculé. Ce patron de bistrot louait depuis des années une dizaine de chambres situées au dessus de son troquet. Sordide, les piaules mesuraient 6 mètres carrés (le minimum légal est de 9…) pour 250€ mensuels. Moisissures, absence de boite aux lettres, toilettes communes, chaudière défectueuse, encore un amoureux – sans scrupule &#8211; du petit peuple de France « c’est presque du social. » ose-t-il déclarer. Contraint par diverses administrations d’arrêter d’exploiter la misère sociale, ce loueur de sommeil touche le fond « Depuis, je ne loue plus. C’est pour ça que je suis revenu en politique ». Les électeurs apprécieront la franchise. Outre ses déboires judiciaires, Binder qui a surfé un temps sur une image dynamique, n’arrive pas à faire décoller le nombre d’adhérents et voit ses initiatives sombrer. Son blog à l’instar du journal papier, est mort, <a href="http://reflexes.samizdat.net/patrick-binder-inventeur-de-la-wurst-halal/">son appel du « 18 juin » est resté sans écho</a>, son rassemblement de la Jeunesse d’Alsace est un bide, il n’est plus que l’ombre de lui-même au conseil municipal de Mulhouse…Les conflits internes au FN, exacerbés lors des « primaires » du parti pour désigner la succession de JMLP, ont définitivement affaibli les maigres structures alsaciennes.</p>
<p>Ainsi, le vieux second couteau Bernard Frey devrait &#8211; après plus de 25 ans de bons et loyaux services au FN &#8211; bénéficier de la prochaine mise au placard de Patrick Binder pour accéder à la tête de liste mulhousienne. Rien n’est moins sûr. Il semblerait qu’un revenant vienne jouer les troubles faits. Quelques indices : il est un jeune RPR durant ses années science-po à Strasbourg. Il intègre le FN en 1984 et devient le leader du FN Haut-Rhinois. Il est député frontiste de 1986 à 1988 et manque de peu être élu maire de Mulhouse en 1995 avec plus de 35% des voix au premier tour. Il se fâche avec JMLP et lors de la scission de 1998 part chez Mégret avec les 62 000 francs de la caisse de la fédération FN 68. En rupture de ban, il intègre le mouvement régionaliste brun Alsace d’Abord dont il sera lourdé en mai 2003 pour finir en souverainiste au MPF…Qui est ce professionnel de la politique girouette ?</p>
<p>Gérard Freulet ! Cela promet une ambiance joyeuse au sein du FN 68. Frey qui déteste Binder est aussi très en froid avec Freulet. Une vieille histoire de cassage de gueule et de voiture arrosée à coups de gros plombs en décembre 1991 ? Cela présage peut-être d’un rapprochement Binder-Frey puisque Binder est très fâché, lui aussi, avec Freulet. Les deux larrons étaient en procès, en avril 2001: suite à la scission de 1998, l’ambiance était abominable et Binder avait -lors d’une émission radio &#8211; laissé entendre que son domicile personnel avait été recouvert d’affiches par les sbires de Freulet. Ce dernier porte plainte mais finalement Binder sera relaxé de l’accusation de diffamation par le tribunal et le pauvre Freulet débouté. Bonne ambiance entre vieux compagnons de route. C’est certain, à l’approche des présidentielles, il va y avoir du sport !</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/12/FNBasRhin.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1596 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/12/FNBasRhin.jpg" alt="FNBasRhin" width="600" height="851" /></a></p>
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		<title>Marine Le Pen fait le ménage au FN ?</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Apr 2011 09:48:23 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi 25 mars une photo circule de rédaction en rédaction, montrant Alexandre Gabriac, candidat FN aux élections cantonales, en train de faire le salut hitlérien derrière un drapeau nazi. A peine contactés par les journalistes, Steeve Briois, Louis Aliot et Marine Le Pen, pourtant d’habitude si prompts à défendre les militants frontistes, condamnent immédiatement le candidat et annoncent sa suspension. Jusque là tout paraît simple : Marine Le Pen, comme les média aiment à nous le répéter, n’est pas aussi extrémiste que son père. Elle ne tolère plus aucun dérapage dans son parti et n’hésite plus à faire le ménage. Mais en y regardant de plus près, cette histoire, qui sent l’opération manipulation à plein nez, laisse à penser que Marine Le Pen a décidé de faire la chasse aux membres de l’Œuvre Française infiltrés au FN. Une très bonne opération pour la fille Le Pen qui affaiblit en interne Bruno Gollnisch, très entouré par les membres de l’OF, et qui se débarrasse dans le même temps de certains militants qui, potentiellement, pourraient venir ternir l’image lisse qu’elle tente de se construire pour la future campagne des présidentielles de 2012. Si Marine le Pen et Louis Aliot ont pu berner certains journalistes en leur faisant croire qu&rsquo;ils n&rsquo;étaient pas au courant <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110325.OBS0254/un-candidat-fn-aux-cantonales-photographie-faisant-le-salut-nazi.html">des orientations</a> du jeune Grenoblois, pour toute personne suivant un peu le Front National depuis plusieurs années, les options politiques d’Alexandre Gabriac ne sont pas mystérieuses. Acteur majeur d&rsquo;un FN grenoblois historiquement très radical<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/#footnote_0_473" id="identifier_0_473" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Agrave; l&rsquo;image d&rsquo;Andr&eacute;-Yves Beck, aujourd&rsquo;hui membre du bureau directeur du Bloc Identitaire et ancien pilier de Troisi&egrave;me Voie sur Grenoble.">1</a></sup> (on y retrouvait des anciens du SAC dans les années 1980 puis des nationalistes révolutionnaires dans les années 1990), Alexandre Gabriac est un pur produit du FN des années Jean-Marie Le Pen en comparaison de militants plus présentables comme David Racheline ou Julien Sanchez, mis en avant par Marine Le Pen.</p>
<div id="attachment_1510" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/9-mai-of-gabriac-2011.jpg"><img class="wp-image-1510" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/9-mai-of-gabriac-2011.jpg" alt="9-mai-of-gabriac-2011" width="600" height="345" /></a><p class="wp-caption-text">A. Gabriac (lunettes noires) et C. Georgy derrière lui (avec son gilet jaune et son Talkie-Walkie de S.O.)</p></div>
<p>Alexandre Gabriac n’est pas un obscur candidat frontiste. Adhérent au FN depuis 2007, encarté à l’Œuvre Française (on peut le voir faire le service d&rsquo;ordre de ce groupuscule le 9 mai 2010 à Paris au côté d&rsquo;Yvan Benedetti et <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/">Christophe Georgy</a> ou participer à des initiatives liées au groupuscule de Pierre Sidos), c&rsquo;est le plus jeune conseiller régional de France.<br />
Secrétaire Départemental FNJ de l&rsquo;Isère et secrétaire régional FNJ Rhône-Alpes, il a également été élu au comité central du FN lors du congrès de Tours du FN en 2011. Alexandre s’est également construit une réputation de petite frappe en n&rsquo;hésitant pas à faire le coup de poing dans les facs grenobloises ou lors de contre-manifestations anti-homosexuels. Il fut également entendu dans une obscure affaire de vol d&rsquo;armes commis par des sympathisants d’extrême droite <a href="http://www.mag2lyon.com/article/10764/Letrange-affaire-de-Saint-Andeol" target="_blank">qui se solda par la mort d’un gendarme en 2007</a>.</p>
<p>Le site <em>Contre-info</em>, « agence de presse indépendante » directement liée au Renouveau Français (à l&rsquo;instar de <em>Novopress</em> et des Identitaires dont C-I est une pâle copie) et proche de l’Œuvre Française, a bien tenté dans la nuit de samedi à dimanche de démontrer, montages à l’appui, que les photos du <em>Nouvel Obs</em> étaient des faux, mais sans convaincre. On attend avec impatience leurs prochaines explications quand à la présence au côté d&rsquo;A. Gabriac sur la photo publié par le site « infonacional.com » et illustrant l&rsquo;article « <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/">Les bonnes œuvres de Bruno</a> », de Jérôme Guigue. Lui aussi militant de l&rsquo;Œuvre Française, il a rejoint le FN en 2006 et devient le responsable DPS pour la région Rhône-Alpes. Il sera candidat (malheureux) au Comité Central du Front en janvier dernier lors du Congrès de Tours et soutiendra la candidature de B. Gollnisch à la présidence du FN.</p>
<dl id="attachment_1512" class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt">
<div id="attachment_1512" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/jerome-guigue.jpg"><img class="wp-image-1512" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/jerome-guigue.jpg" alt="jerome-guigue" width="600" height="265" /></a><p class="wp-caption-text">Présentation officielle de J. Guigue pour sa candidature au Comité Central du FN lors du Congrès de Tours de janvier dernier</p></div>
</dt>
</dl>
<p><strong>La chasse aux sorcières des adeptes de l’Eglise de Sidologie</strong><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/#footnote_1_473" id="identifier_1_473" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Surnom donn&eacute; &agrave; L&rsquo;&OElig;uvre Fran&ccedil;aise par les militants NR des ann&eacute;es 80 et 90 devant le fonctionnement quasi-sectaire du mouvement fond&eacute; par Pierre Sidos.">2</a></sup></p>
<p>Au delà des déclarations <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110325.OBS0274/alexandre-gabriac-sera-exclu.html" target="_blank">à l’attention des médias</a> dans lesquelles Marine Le Pen rejette la radicalité de certains groupuscules comme l’OF, la présidente du FN fait d’une pierre deux coups. Elle apparaît comme plus présentable et règle ses comptes en se débarrassant d’individus sur lesquels elle n’avait aucune prise et qui avaient soutenu son concurrent.<br />
La présence dans les rangs du FN de militants de l’OF inquiète de plus en plus la nouvelle direction frontiste (mais la réciproque est tout aussi vrai) qui semble craindre les débordements et les activités de ces militants un peu particuliers. Ce n’est pas pour rien qu’Yvan Benedetti, président de Jeune Nation (avatar lyonnais de l’OF et successeur désigné de son chef Pierre Sidos), numéro deux de Bruno Gollnisch lors de sa campagne pour l’élection à la tête du FN, fut traduit devant la commission de discipline du parti pour cause de double appartenance au Front national et à l’Œuvre française. Une vaste blague quand on sait que l’OF avait la main mise sur le FN Lyonnais et que Benedetti avait déjà été candidat pour le FN par le passé. Histoire de bien faire passer le message par voie de presse, Steeve Briois n&rsquo;hésitera pas à parler d&rsquo;entrisme en évoquant L’Œuvre Française, rappelant qu’il n’y avait pas de place pour des personnes qui « … seraient tentés de venir au Front national pour faire de l’entrisme, et je pense à l’Œuvre française ».</p>
<p>Un avertissement répété par Marine Le Pen sur les ondes de 90 FM – Israël<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/#footnote_2_473" id="identifier_2_473" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="En lire le cr fait par le tr&egrave;s sioniste Jonathan-Simon Sellem sur son site. Site sur lequel &laquo; JSS &raquo; reprend les communiqu&eacute;s et les comptes-rendus d&rsquo;actions de la LDJ, mais qui pour une fois exprime l&agrave; une opinion bien diff&eacute;rente de la leur : en effet il ne semble pas &ecirc;tre pr&ecirc;t &agrave; se contenter du d&eacute;part d&rsquo;individus tels que C. Bouchet ou F. Chatillon dans l&rsquo;entourage de Marine Le Pen, comme le r&eacute;clame r&eacute;guli&egrave;rement Carlisle sur le site de la LDJ, pour en faire un interlocuteur comme les autres">3</a></sup> où elle a clairement accusé l’Œuvre Française d’avoir fait adhérer certains de ses militants pour influencer le vote lors du Congrès de Tour et tenter de prendre le contrôle du parti.</p>
<p>Au passage elle en a profité pour se désolidariser de Christian Bouchet, pourtant fervent supporter de Marine Le Pen, en affirmant qu’elle ne l’avait croisé qu’à deux reprises et qu’elle était fatiguée que le FN soit victime d’un certain nombre de personnes s’amusant à nourrir la suspicion d’antisémitisme au sujet du Front National.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/Marine_et_boubou_2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1513 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/Marine_et_boubou_2.jpg" alt="Marine_et_boubou_2" width="604" height="402" /></a></p>
<div id="attachment_1514" style="width: 614px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/Avec_Marine_Le_Pen_et_Brigitte_Neveux_septembre_2009-.jpg"><img class="size-full wp-image-1514" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/Avec_Marine_Le_Pen_et_Brigitte_Neveux_septembre_2009-.jpg" alt="Marine Le Pen en cie de Christian Bouchet et Brigitte Neveux" width="604" height="346" /></a><p class="wp-caption-text">Marine Le Pen en cie de Christian Bouchet et Brigitte Neveux</p></div>
<p>Christian Bouchet qui était récemment au centre de tous les intérêts dans une interview de Rémi Boyer dans la revue occultiste <em>HISTORIA OCCULTAE</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/#footnote_3_473" id="identifier_3_473" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="qui a visiblement laiss&eacute; plut&ocirc;t un bon souvenir dans le petit milieu occultiste fran&ccedil;ais">4</a></sup> et pour qui cette déclaration sent le sapin, puisqu’il avait déjà été la cible de nombreuses attaques durant la campagne pour le Congrès de Tour par les milieux catholiques.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/reseau_nationaliste_2-2707b.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1515 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/reseau_nationaliste_2-2707b.jpg" alt="reseau_nationaliste_2-2707b" width="450" height="318" /></a></p>
<p>Mais ces déclarations peuvent également sonner comme un signal d’alarme pour un autre trublion mariniste, <a href="http://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/">Thierry Maillard</a> responsable FN à Reims. Cet ancien de l’Œuvre Française n’est pas vraiment dans la ligne officielle du parti version Marine avec ses hommages appuyés à Jacques Doriot, François Duprat ou Saddam Hussein. Il aura marqué les esprits en détournant, avec son « Réseau France Nationaliste », l&rsquo;affiche du FNJ « Ici c&rsquo;est chez nous », changeant profondément le sens et la cible de ce message sans appel et un brin menaçant.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/2010_affiche_Ici_c_est_la_France_LDJ_Betar_Crif-f3e75.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1516" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/2010_affiche_Ici_c_est_la_France_LDJ_Betar_Crif-f3e75.jpg" alt="2010_affiche_Ici_c_est_la_France_LDJ_Betar_Crif-f3e75" width="302" height="394" /></a></p>
<p>Pourtant l’homme n’a pas ménagé ses efforts pour se faire bien voir de la nouvelle présidente, puisqu’il a attaqué Yvan Benedetti <a href="http://france-nationaliste.hautetfort.com/archive/2010/12/01/yvan-benedetti-voleur-menteur-tricheur1.html" target="_blank">en décembre 2010</a>. Mais il y a fort à parier que ses débordements lors des manifestations officielles du FN et ses cortèges de boneheads ne vont pas cadrer avec la nouvelle image que Marine souhaite donner à son parti.</p>
<div id="attachment_1517" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/reseau_nationaliste-9939a.jpg"><img class="wp-image-1517" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/reseau_nationaliste-9939a.jpg" alt="reseau_nationaliste-9939a" width="600" height="663" /></a><p class="wp-caption-text">Paris, le 22 septembre 2007, manif contre le traité européen à l&rsquo;appel du Collectif France Indépendante et à laquelle participera le Réseau Nationaliste mais aussi le F.N., l&rsquo;Action Française&#8230;</p></div>
<p><em><br />
</em></p>
<p>On pourrait à vrai dire multiplier les exemples de ce type au risque de lasser. Pour finir en beauté, on n’a pas entendu Marine Le Pen s’exprimer sur un autre cas, tout aussi amusant, d’un militant FN occupant son temps libre à grenouiller dans des milieux folkloriques. On veut bien sûr parler de Pierre-Olivier Sabalot, directeur de campagne du secrétaire départemental du FN <a href="http://www.laprovence.com/article/france-9948?page=7" target="_blank">Laurent Comas à Marseille</a>. Ce garçon, qui signe généralement ses articles sous le pseudo de Klaas Malan, est un ancien collaborateur de la revue <em>Réfléchir &amp; Agir</em> ainsi que de la revue belge <em>Devenir</em>, et s’est distingué à plusieurs reprises. En 2004, un jardinier municipal à Marseille déterre un sac dans un parc. Jetant un œil pour vérifier son contenu, il juge plus prudent de le confier aux services de police qui découvrent une kalachnikov, un bidon de chlorate de soude, des revues sur les explosifs. Les flics n’ont pas à chercher bien longtemps pour découvrir le nom de son propriétaire, ce dernier ayant oublié d’effacer son nom sur le sac.<br />
Pierre-Olivier Sabalot a logiquement droit à une perquisition à son domicile où la police aurait mis la main sur un disque dur comportant des images à caractère pédophile. À son procès, Sabalot avouera qu&rsquo;il s’agissait bien de son sac et qu’il l’avait enterré en apprenant qu’une vague de perquisitions touchait le milieu bonehead<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/#footnote_4_473" id="identifier_4_473" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" La police menait &agrave; l&rsquo;&eacute;poque une enqu&ecirc;te dans le milieu bonehead marseillais suite &agrave; la profanation d&rsquo;un cimeti&egrave;re juif.">5</a></sup>, milieu qu’il fréquentait assidûment puisqu’il leur organisait les solstices. Malgré des explications scabreuses, par exemple sur la détention d’explosifs<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/#footnote_5_473" id="identifier_5_473" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il tentera d&rsquo;expliquer qu&rsquo;il formait un groupe de r&eacute;servistes &agrave; la manipulation d&rsquo;explosifs, mais il sera d&eacute;savou&eacute; par leur chef, Luc Poussel, ancien candidat MNR &agrave; Gardannes et responsable local du CNI.">6</a></sup>, Sabalot sera condamné à 2 ans fermes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/#footnote_6_473" id="identifier_6_473" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Agrave; noter que l&rsquo;individu avait d&eacute;j&agrave; eu maille &agrave; partir avec les autorit&eacute;s en Espagne.">7</a></sup>. A sa sortie de prison, il écrira une biographie sur le fondateur de l&rsquo;apartheid en Afrique du sud, Verwoerd et a par conséquent été copieusement invité par de nombreux groupes nationalistes pour évoquer l&rsquo;assassinat d&rsquo;Eugène Terreblanche au printemps 2010, y compris par le site Nations Presse Info sous la signature de Loïc Baudoin<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/#footnote_7_473" id="identifier_7_473" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Mort de la sentinelle, un entretien avec Pierre-Olivier Sabalot &ndash; 6 mai 2010">8</a></sup>, alias Christian Bouchet.<br />
Suite à l&rsquo;évocation dans la presse des <a href="http://www.laprovence.com/article/cantonales/marseille-entre-le-ps-et-le-fn-du-rififi-a-la-capelette" target="_blank">exploits oubliés</a> de Sabalot , ce dernier va rapidement disparaître des rangs du FN marseillais, le candidat FN en profitant au passage pour se désolidariser de Sabalot, puisqu&rsquo;allant jusqu’à nier ses fonctions de bras droit sur le terrain<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/#footnote_8_473" id="identifier_8_473" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sabalot &agrave; l&rsquo;automne 2008 avait d&eacute;j&agrave; propos&eacute; ses services &agrave; la mairie d&rsquo;Orange, en particulier pour le service Communication, mais A-Y Beck avait dress&eacute; imm&eacute;diatement un pare-feu&hellip;">9</a></sup> : « <em>je n&rsquo;ai pas de directeur de campagne ou de communication. Je fais tout, tout seul. Des militants comme monsieur Sabalot qui n&rsquo;est même pas adhérent au FN me donne un coup de main mais je ne le connais pas plus que cela et je ne peux d&rsquo;ailleurs pas savoir qui sont les militants avec qui je fais ma campagne et je ne peux pas connaitre leur passé&#8230;</em> ».<br />
Des propos étonnants pour un secrétaire de la fédération départementale qui visiblement ne connait pas ses adhérents et qui tracterait avec n&rsquo;importe qui. Ou peut-être connaît-il trop bien certaines obsessions de Sabalot&#8230; L’une d’entre-elles étant gênante à l’heure où Marine Le Pen tente par tous les moyens de se rendre en Israël, faisant profil bas sur la question de l’antisémitisme. En effet Sabalot est aussi connu de certains pour régulièrement faire suivre des mails dénonçant la présence de journalistes d&rsquo;origine juive dans les médias français, une obsession qui fleure bon les années 1930 !</p>
<p>Une question demeure : le FN nouveau débarrassé de ses éléments «radicaux » deviendrait-il pour autant un parti « républicain » c’est-à-dire « démocratique » ? À l’évidence non ! Les idées et le programme du FN sont là pour nous le rappeler. Encore faudrait-il que certaines télés et radios françaises arrêtent d’occulter cette réalité en lui « servant la soupe » ! Depuis de nombreux mois il est incontestable que les média sont tombés sous le charme de Marine Le Pen en la présentant comme plus moderne et moins extrémiste que son père ou Bruno Gollnisch, au point qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui le FN n&rsquo;a plus vraiment besoin de faire campagne. Omniprésente sur les plateaux télés et radios, Marine le Pen, qui reste &laquo;&nbsp;une bonne cliente&nbsp;&raquo; comme on dit dans le métier, n&rsquo;a plus besoin de provoquer ou de hausser le ton, comme le faisait son père par le passé pour attirer l&rsquo;attention : elle se contente d&rsquo;attendre que les journalistes français viennent chercher ses commentaires à chaque<br />
nouvelle provocation de la droite parlementaire sur les questions d&rsquo;immigration et de sécurité, la plaçant ainsi dans la position de référence sur ces questions, les seules d&rsquo;ailleurs sur lesquelles le FN s&rsquo;exprime vraiment.</p>
<p>Au final cette nouvelle image du FN et cette surexposition permettent de pallier la faiblesse persistante d&rsquo;un appareil militant décapité par des décennies de scission et de purges. Le FN serait dans l’incapacité totale de gérer les affaires publiques et tout le monde le sait. Mais sa fonction n’est de toutes façons pas là…Parmi les victimes collatérales de cette nouvelle donne, on trouve les Identitaires. Tous leurs choix stratégiques (<a href="http://reflexes.samizdat.net/pierre-cassen-et-riposte-laique-on-tour/">Candidature jeune à la présidentielle</a>, tentative de dédiabolisation de leur image, discours populiste, instrumentalisation du thème de la laïcité<br />
pour développer des <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-assises-internationales-contre-lislamisation-de-leurope-un-diner-de-neocons-pour-le-bloc-identitaire-et-riposte-laique/">thèmes islamophobes</a>) se sont retrouvés invalidés par la nouvelle tactique médiatique de Marine Le Pen et nous aurons l’occasion d’y revenir sous peu. La marge de manœuvre à droite du FN reste par ailleurs faible. Comme le montre l&rsquo;interview dans Rivarol des anciens de Pro Patria, reconverti en MAS (Mouvement d&rsquo;Action Social) ou le communiqué de Pierre Vial le 12 mars dernier, si l&rsquo;extrême droite radicale reste attentive à l&rsquo;évolution du FN, elle ne peut rivaliser avec lui. Il reste alors deux solutions, attendre dans l&rsquo;ombre un (plus qu’) hypothétique déclin du FN (cf la Nouvelle Droite Populaire) ou l&rsquo;intégrer. Mais aux vues des dernières évolutions, il semble évident que les militants d&rsquo;extrême droite devront accepter de se soumettre à la<br />
ligne définie par l’héritière Le Pen, ou prendre leur bâton de pèlerin et entamer une nouvelle traversée du désert, en attendant une éventuelle opportunité pour tenter à nouveau leur chance. Charmante perspective…</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_473" class="footnote">À l&rsquo;image d&rsquo;André-Yves Beck, aujourd&rsquo;hui membre du bureau directeur du Bloc Identitaire et ancien pilier de Troisième Voie sur Grenoble.</li><li id="footnote_1_473" class="footnote">Surnom donné à L’Œuvre Française par les militants NR des années 80 et 90 devant le fonctionnement quasi-sectaire du mouvement fondé par Pierre Sidos.</li><li id="footnote_2_473" class="footnote">En lire le cr fait par le très sioniste Jonathan-Simon Sellem sur <a href="http://jssnews.com/2011/03/30/itw-lepen-israel/" target="_blank">son site</a>. Site sur lequel « JSS » reprend les communiqués et les comptes-rendus d&rsquo;actions de la LDJ, mais qui pour une fois exprime là une opinion bien différente de la leur : en effet il ne semble pas être prêt à se contenter du départ d&rsquo;individus tels que C. Bouchet ou F. Chatillon dans l&rsquo;entourage de Marine Le Pen, comme le réclame régulièrement Carlisle sur le site de la LDJ, pour en faire un interlocuteur comme les autres</li><li id="footnote_3_473" class="footnote">qui a visiblement laissé plutôt un bon souvenir dans le petit milieu occultiste français</li><li id="footnote_4_473" class="footnote"> La police menait à l’époque une enquête dans le milieu bonehead marseillais suite à la profanation d’un cimetière juif.</li><li id="footnote_5_473" class="footnote">Il tentera d’expliquer qu’il formait un groupe de réservistes à la manipulation d’explosifs, mais il sera désavoué par leur chef, Luc Poussel, ancien candidat MNR à Gardannes et responsable local du CNI.</li><li id="footnote_6_473" class="footnote">À noter que l&rsquo;individu avait déjà eu maille à partir avec les autorités en Espagne.</li><li id="footnote_7_473" class="footnote"><em>Mort de la sentinelle, un entretien avec Pierre-Olivier Sabalot</em> &#8211; 6 mai 2010</li><li id="footnote_8_473" class="footnote">Sabalot à l&rsquo;automne 2008 avait déjà proposé ses services à la mairie d&rsquo;Orange, en particulier pour le service Communication, mais A-Y Beck avait dressé immédiatement un pare-feu&#8230;</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Roland Dumas, l&#8217;ami des parias</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 20:13:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
		<category><![CDATA[Ouvrages, revues et médias]]></category>
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		<description><![CDATA[On le sait, la Mitterrandie a toujours eu des amitiés ambigües, héritées d’un passé qui ne l’était pas moins, entre engagement nationaliste de jeunesse, compagnonnage vichyste de circonstance et participation de raison à la Résistance. Il n’est donc guère surprenant de constater que certains représentants encore vivants de cette coterie reproduisent les mêmes travers. Comme [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>On le sait, la Mitterrandie a toujours eu des amitiés ambigües, héritées d’un passé qui ne l’était pas moins, entre engagement nationaliste de jeunesse, compagnonnage vichyste de circonstance et participation de raison à la Résistance. Il n’est donc guère surprenant de constater que certains représentants encore vivants de cette coterie reproduisent les mêmes travers. Comme le rapportent ce <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/05/02/quand-roland-dumas-recommande-louis-aliot/" target="_blank">blog</a> et cet <a href="http://www.rue89.com/2010/05/04/les-amities-frontistes-de-roland-dumas-ressurgissent-150175?page=0#commentaires" target="_blank">article</a>, Roland Dumas serait ainsi l’un des soutiens sur lesquels Louis Aliot, à présent ex-secrétaire général du FN, pourrait compter pour envisager un retour dans le monde du travail. Ce soutien est mis au compte du copinage et il semble en effet que Roland Dumas soit peu farouche et très cordial à la ville. En décembre 2006, alors que Dieudonné commençait à rendre public un rapprochement très net avec les milieux de la droite radicale et antisémite, l’ancien ministre des Affaires étrangères avait affiché son soutien au « comique » lors d’un spectacle au Zénith. Si cette présence avait été rapportée par divers media et montée en épingle par les <a href="http://lesogres.info/article.php3?id_article=2751" target="_blank">proches de Dieudonné</a>, les échanges amicaux qu’elle avait engendré avec les personnalités nationalistes présentes au spectacle avaient reçu moins de publicité. La photo ci-dessous témoigne pourtant de leur réalité :</p>
<div id="attachment_2488" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/ZENITH_2006.jpg"><img class="wp-image-2488" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/ZENITH_2006.jpg" alt="Autour de Roland Dumas et Dieudonné : Bruno Gollnisch, Jean-Michel Dubois, Alain Soral et Jany Le Pen" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text"><em>Autour de Roland Dumas et Dieudonné : Bruno Gollnisch, Jean-Michel Dubois, Alain Soral et Jany Le Pen</em></p></div>
<p>D’autres figures, absentes de cette photo, étaient pourtant à proximité comme en témoigne celle-ci :</p>
<div id="attachment_2489" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/ZENITH_2006-2.jpg"><img class="wp-image-2489" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/ZENITH_2006-2.jpg" alt="Outre les précédents, on aperçoit derrière deux anciens du GUD en la personne de Dominique Joly et de Frédéric Chatillon" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text"><em>Outre les précédents, on aperçoit derrière deux anciens du GUD en la personne de Dominique Joly et de Frédéric Chatillon</em></p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Plus récemment, le 9 mars dernier, Roland Dumas était l’invité de l’émission <em>Chroniques de la vieille Europe</em> sur Radio Courtoisie. Ce medium radiophonique n’est plus à présenter et on ne peut guère soupçonner l’ancien ministre d’avoir ignorer où il mettait les pieds. Cependant Radio Courtoisie étant une auberge espagnole des droites françaises, l’émission aurait pu être animée par un quarteron de vieux gaullistes. Le fait est qu’il s’agit plutôt en l’occurrence d’un quarteron de (plus très) jeunes néo-droitistes. Les <em>Chroniques</em> sont en effet portées par des figures connues quoique devenues assez discrètes de la droite radicale : Patrick Lusinchi alias Patrick Péhèle<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/roland-dumas-lami-des-parias/#footnote_0_456" id="identifier_0_456" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="P&eacute;h&egrave;le = PL = Patrick Lusinchi. Ce pseudonyme &eacute;tait d&eacute;j&agrave; le sien du temps de l&rsquo;association m&eacute;tapolitique L&rsquo;Art s&rsquo;affiche au milieu des ann&eacute;es 1990">1</a></sup>, Philippe Schleiter alias Philippe Christèle, Christophe Dungelhoeff alias Xavier Van Lierde ou encore Grégoire Tingaud alias Grégoire Gambier. Tous ces vieux trentenaires sont en effet représentatifs de cette génération passée dans les années 1990 par les cercles de formation de la Nouvelle Droite et qui s’engagea politiquement au FN puis au MNR ou encore au Renouveau Étudiant. Certains d’entre eux occupant à présent des situations professionnelles confortables, ces anciens radicaux évitent les feux de la rampe. Par contre leurs anciennes activités leur ont fait conserver des relations politiques bien utiles, tel Henri de Grossouvre, lui aussi passé par les cercles alsaciens de la Nouvelle Droite et qui s’affaire à présent dans les milieux partisans du rapprochement entre les puissances européennes et la Russie. Henri de Grossouvre étant le fils de l’ancien proche de François Mitterrand, François de Grossouvre, on voit que le monde est décidément petit.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_456" class="footnote">Péhèle = PL = Patrick Lusinchi. Ce pseudonyme était déjà le sien du temps de l&rsquo;association métapolitique L&rsquo;Art s&rsquo;affiche au milieu des années 1990</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>La géopolitique pour les nuls</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Jan 2009 22:59:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Bétar-France]]></category>
		<category><![CDATA[Égalité & Réconciliation (E&R)]]></category>
		<category><![CDATA[Front national (FN)]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue de Défense Juive (LDJ)]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Aliot]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Georges]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Solidaire Français (PSF)]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette semaine n’aura pas été facile pour les militants nationalistes. Alors que lundi Marc George, ancien FN et responsable d’Egalité et Réconciliation, évoquait vaguement l’idée d’un cortège « patriotique » sur le site d’E&#38;R pour une manifestation en soutien à la Palestine le samedi 17 janvier, Jean-Marie Le Pen dans le même temps refusait, quant [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Cette semaine n’aura pas été facile pour les militants nationalistes.<br />
Alors que lundi Marc George, ancien FN et responsable d’Egalité et<br />
Réconciliation, évoquait vaguement l’idée d’un cortège « patriotique » sur le site d’E&amp;R pour une manifestation en soutien à la Palestine le samedi 17 janvier, Jean-Marie Le Pen dans le même temps refusait, quant à lui, de prendre position, allant jusqu’à assimiler les manifestants à un ramassis de « racailles ». Plus problématique, Egalité et Réconciliation, mais aussi le Parti Solidaire Français, ex Droite Socialiste, appelait à venir prendre part à une manifestation qui n’existait pas encore<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-geopolitique-pour-les-nuls/#footnote_0_368" id="identifier_0_368" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="en effet, si les 2 pr&eacute;c&eacute;dents samedi un appel du &laquo; Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Isra&eacute;liens &raquo; a rassembl&eacute; plusieurs dizaines de milliers de personnes dans les rues de Paris, au moment du communiqu&eacute; d&rsquo;E&amp;R il n&rsquo;y avait pas d&rsquo;appel &agrave; manifestation pour le samedi 17 en question. Quels organisateurs-n&eacute;s, quand m&ecirc;me, &agrave; Egalit&eacute; &amp; R&eacute;conciliation !!
Rassembler autour d&rsquo;une manifestation qui n&rsquo;existe pas, &ccedil;a nous laisse sans voix. Entre temps un appel sera lanc&eacute; entre autre par la CAPJPO-Europalestine et Droits Devants.">1</a></sup> … tandis que Louis Aliot, le bras droit de Marine Le Pen, faisait interdire une manifestation à Perpignan contre l’offensive de Tsahal.</p>
<p>Finalement, surtout après avoir tenté d’intégrer le collectif Palestine et s’en être fait jeter comme des malpropres, E&amp;R repoussait son « cortège patriotique » au samedi 24 janvier. Visiblement, le message ne sera pas totalement passé du côté des <a href="http://reflexes.samizdat.net/de-loxymore-en-politique/">jeunes de l’ex DS</a>, à en croire les 5 boneheads qui naviguaient en marge de la manifestation en soutien à la Palestine ce samedi 17 janvier.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/01/fafpal11.jpg"><img class="wp-image-2380 size-full aligncenter" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/01/fafpal11.jpg" alt="fafpal1" width="600" height="421" /></a><br />
En fin de compte, ils auront préféré prendre leurs jambes à leur cou en direction du quartier Saint-Lazare quand de jeunes manifestants ont commencé à vouloir forcer le barrage de gendarmes mobiles. Celui-ci protégeait un jeune activiste pro-israélien bien connu, que nous avions plutôt l’habitude de voir agir en bande avec ses amis de la LDJ et/ou du Betar<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-geopolitique-pour-les-nuls/#footnote_1_368" id="identifier_1_368" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="de la LDJ et/ou du Betar, car &agrave; l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; ce jeune militant commen&ccedil;a ses activit&eacute;s (2003-2004), les 2 structures pouvaient se confondre encore, du moins sur le terrain">2</a></sup>.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/01/fafpal21.jpg"><img class="wp-image-2381 size-full aligncenter" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/01/fafpal21.jpg" alt="fafpal2" width="600" height="504" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_368" class="footnote">en effet, si les 2 précédents samedi un appel du « Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens » a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes dans les rues de Paris, au moment du communiqué d’E&amp;R il n’y avait pas d’appel à manifestation pour le samedi 17 en question. Quels organisateurs-nés, quand même, à Egalité &amp; Réconciliation !!<br />
Rassembler autour d’une manifestation qui n’existe pas, ça nous laisse sans voix. Entre temps un appel sera lancé entre autre par la CAPJPO-Europalestine et Droits Devants.</li><li id="footnote_1_368" class="footnote">de la LDJ et/ou du Betar, car à l&rsquo;époque où ce jeune militant commença ses activités (2003-2004), les 2 structures pouvaient se confondre encore, du moins sur le terrain</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Biographies rapides de certains militants cités dans les articles</title>
		<link>https://reflexes.samizdat.net/biographies-rapides-de-certains-militants-cites-dans-les-articles/</link>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 13:11:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Bouchet]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Venner]]></category>
		<category><![CDATA[Fabrice Robert]]></category>
		<category><![CDATA[Front national (FN)]]></category>
		<category><![CDATA[Front National de la Jeunesse (FNJ)]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Mabire]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Aliot]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Thore]]></category>
		<category><![CDATA[William Bonnefoy]]></category>
		<category><![CDATA[Xavier Raufer]]></category>

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		<description><![CDATA[- Alliot, Louis Né en 1969, il a été délégué régional FNJ à partir de 1996 et conseiller régional fn de Midi-Pyrénées. Il est secrétaire départemental de la fédération de Haute-Garonne depuis 2000 et participe à la campagne de 2002. - Barnay, Catherine Née en 1952, elle milite dans les structures nationalistes depuis la fin [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>- Alliot, Louis<br />
Né en 1969, il a été délégué régional FNJ à partir de 1996 et conseiller régional fn de Midi-Pyrénées. Il est secrétaire départemental de la fédération de Haute-Garonne depuis 2000 et participe à la campagne de 2002.</p>
<p>- Barnay, Catherine<br />
Née en 1952, elle milite dans les structures nationalistes depuis la fin des années 1960 et mène en marge des activités commerciales liées à ce milieu, en particulier dans l&rsquo;édition. Elle est de fait un pivot de la communication nationaliste.</p>
<p>- Beketch (de), Serge<br />
catholique traditionaliste, il est par ailleurs animateur d&rsquo;une émission sur radio-courtoisie.</p>
<p>- Bonnefoy, William<br />
Ancien responsable du GUD à la fin des années 1980. Il est l&rsquo;un des principaux colporteurs de ragots de l&rsquo;extrême droite activiste et est en conflit ouvert avec de nombreux militants comme Christian Bouchet par exemple.</p>
<p>- Borde, Jacques<br />
ancien militant d&rsquo;ordre nouveau et des JNR de François Duprat, il a été le responsable de l&rsquo;édition française de la lettre confidentielle world report, basée en Irlande, qui n&rsquo;est plus disponible que sur internet.</p>
<p>- Bouchet, Christian<br />
Principal dirigeant d&rsquo;unité radicale et auparavant de nouvelle résistance n&rsquo;est plus à présenter. Portrait détaillé dans Reflexes n°51.</p>
<p>- Bourre, Jean-Paul<br />
Ami personnel de Philippe Randa, il a déjà pondu plus de 80 livres dont certains très mauvais. Il a également été animateur d&rsquo;une émission sur la radio ici &amp; maintenant.</p>
<p>- Bouteiller (de), Denis<br />
Ancien militant du PFN, parti concurrent du fn, dans les années 1970, il est devenu membre du FN en 1984 et a occupé des responsabilités électorales pour ce parti en région Rhône-Alpes. Passé aux mégretistes en 1998 puis devenu divers droite.</p>
<p>- Brigneau, François<br />
Né en 1919, ancien collaborateur pendant la guerre, il a écumé toute la galaxie nationaliste et sa presse depuis les années 1950.</p>
<p>- Bru, Jean-Christophe<br />
Co-animateur du groupe Île-de-France. Ancien militant du renouveau étudiant.</p>
<p>- Colombani, Philippe<br />
adhérent au FN depuis 1983, il a été membre du bureau politique et conseiller régional d’Île-de-France. Lors de la scission, il est passé dans le camp mégretiste où il s&rsquo;occupe de la formation des cadres.</p>
<p>- Cousteau, Pierre-Antoine<br />
Frère collaborationniste du commandant Cousteau.</p>
<p>- Cuny Jean-Marie<br />
Vieux briscard nationaliste, il a à son actif une vingtaine d&rsquo;ouvrages consacrés à la lorraine et il anime la revue la lorraine populaire, fondée en 1974. Catholique traditionaliste, il a été longtemps militant du fn avant de passer au MNR de Bruno Mégret. Il est le père de Clément Cuny, militant d&rsquo;Unité radicale récemment condamné pour incitation à la haine raciale pour les slogans d&rsquo;une manifestation d&rsquo;UR à Nancy en 2000.</p>
<p>- Fornal, Eric<br />
ce trentenaire a déjà un solide passé militant : Militant du cercle national des étudiants parisiens au début des années 1990, il a longtemps travaillé à la SERP. Passé aux mégretistes, il était au nom de Terre &amp; Peuple l&rsquo;un des animateurs du fantomatique front de la jeunesse lancé en février 1999. Il s&rsquo;investit tout azimut dans l&rsquo;édition.</p>
<p>- Gattegno, David<br />
Né en 1954, il gravite autour du milieu théâtral et est lié à Pardès depuis le début des années 1990 ainsi qu&rsquo;à Politica Hermetica, publiée par l&rsquo;âge d&rsquo;homme.</p>
<p>- Gaucher, Roland<br />
Né en 1919, il a été responsable des jeunesses du RNP de Marcel Déat pendant la guerre. Après l&rsquo;épuration, il devient journaliste, écrivain et militant politique. Il participe en particulier à la fondation du FN en 1972 et sera député européen de ce parti. Proche actuellement d&rsquo;unité radicale.</p>
<p>- Gauthier, Philippe<br />
Né en 1934, ayant participé à la guerre d’Algérie, il a publié essentiellement des romans d&rsquo;anticipation sur l&rsquo;invasion arabe de la France (la Toussaint blanche par exemple).</p>
<p>- Grazioli, Jean-Pierre<br />
Né en 1943, grand ami de thierry dreschmann, il a été mis en cause en février 2001 par clément cuny et deux de ses petits camarades pour leur avoir fourni des tracts racistes.</p>
<p>- Haddad, Richard<br />
Ancien responsable du cercle national des étudiants parisiens au début des années 1990, ce chrétien libanais né en 1968 est proche des phalangistes ; c&rsquo;est un militant du FN et de chrétienté-solidarité.</p>
<p>- Jolif, Thierry<br />
Proche de Christian Bouchet, ce passionné de musique électro-industrielle a longtemps animé lonsai maikov ainsi qu&rsquo;une émission de radio consacrée à cette musique à rennes.</p>
<p>- Lagane, Thomas<br />
né en 1968, il a été responsable du GUD et du FNJ avant d&rsquo;intégrer l&rsquo;atelier de propagande du FN en 1998. Propriétaire de plusieurs SARL de com&rsquo;.</p>
<p>- Le Digabel, Laurent<br />
Membre de terre &amp; peuple, il en était l&rsquo;un des animateurs sur Toulouse jusqu&rsquo;à l&rsquo;année dernière.</p>
<p>- Mabire, Jean<br />
Ancien des bataillons de choc parachutistes au début des années 1950, ce normand redevient journaliste dans la vie civile et participe à divers journaux, en particulier viking (1949-1958), avant de s&rsquo;engager pour l’Algérie française. Monté à paris au début des années 1960, il rejoint Dominique Venner et Europe-Action. Depuis, il n&rsquo;a plus quitté la scène nationaliste ou régionaliste.</p>
<p>- Mahe O&rsquo;Chinal, Jildaz<br />
Né en 1972, il est le fils d&rsquo;un journaliste célèbre de Paris-Match. Il a été très actif au fnj et dans le milieu gudard parisien au milieu des années 1990. Il est maintenant dans le secteur de la sécurité.</p>
<p>- Marmin, Michel<br />
Membre directeur du GRECE, passionné de cinéma et désigné rédacteur en chef d&rsquo;éléments depuis le début 2001.</p>
<p>- Matringhem, Jean-Jacques<br />
Il est le nouveau rédacteur en chef de la revue révisionniste l&rsquo;autre histoire et a donc repris à ce titre le pseudonyme d&rsquo;André Chelain utilisé par le passé par Henri Roques puis Tristan Mordrel. Professeur d&rsquo;histoire dans le secteur privé, ce nom est en fait le pseudonyme de Jimmy Pirson.</p>
<p>- Peltier, Martin<br />
Journaliste de formation ayant rejoint l&rsquo;orbite du FN dans les années 1980. Il a récemment publié un livre de mémoires.</p>
<p>- Peyrebonne (de), Micheline<br />
Vieille militante de la droite radicale, elle a longtemps animé la revue Europe-Notre Patrie fondée en 1965 et elle a participé à défense de l&rsquo;Occident. Elle continue de graviter autour de la mouvance nationaliste.</p>
<p>- Raufer, Xavier<br />
Pseudonyme de Christian de Bongain, militant néo-fasciste très actif dans les années 1970. Il continue d&rsquo;avoir des contacts fréquents et poussés avec la droite nationaliste.</p>
<p>- Robert, Fabrice<br />
Né en 1970, ce fils de militaire est une figure active de la mouvance NR : Responsable du journal Jeune Résistance, longtemps conseiller municipal FN de la Courneuve, guitariste du groupe Fraction&#8230; Il s&rsquo;occupe à présent plus particulièrement des contacts avec le milieu musical et anime les sites internet nr.</p>
<p>- Rouger, Philippe<br />
Né en 1967, il a été nommé délégué régional du FNJ à partir de 1996 puis directeur national adjoint à partir de 1998. Il est ensuite devenu secrétaire départemental FN de Loire-Atlantique.</p>
<p>- Roux (de), Dominique<br />
Militant nationaliste ayant joué un certain rôle dans quelques barbouzeries des années 1970.</p>
<p>- Thore, Paul<br />
Ex du FNJ, principal animateur de la revue l&rsquo;épervier et de la groupusculaire LNC (cf. Reflexes n°3).</p>
<p>- Venner, Dominique<br />
Vieux routier de l&rsquo;extrême droite passé par Jeune nation dans les années 1950 puis Europe-Action dans les années 1960 après avoir purgé une peine de prison pour ses activités pro-Algérie française. Retiré du militantisme depuis cette époque, il poursuit une activité éditoriale intense.</p>
<p>- Verdurier, Pierre<br />
Né en 1920, ce vieux monsieur a été proche de la collaboration et se trouvait à Berlin à la fin de la deuxième guerre mondiale pour filmer le conflit.</p>
<p>- Vouzellaud, Guillaume<br />
Né en 1968, il a été délégué régional du FNJ à partir de 1996 puis il a intégré la direction du service des adhésions du FN à partir de 2000 tout en devenant secrétaire départemental de Vendée.</p>
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		<title>Les pets &amp; la plume</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 14:08:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Un mouvement ou un courant politique ne peut vivre sans communication. Et plus ce courant est marginal, plus celle-ci devient un impératif. Lénine, obsédé par les questions de tactique politique, avait bien identifié l'enjeu en considérant qu'avoir un organe de presse était le premier devoir du parti révolutionnaire. L'extrême droite n'échappe pas à cette règle, d'autant plus qu'elle est, à l'instar d'autres mouvements politiques marginaux (le nôtre par exemple !), globalement exclue des grands médias ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un mouvement ou un courant politique ne peut vivre sans communication. Et plus ce courant est marginal, plus celle-ci devient un impératif. Lénine, obsédé par les questions de tactique politique, avait bien identifié l&rsquo;enjeu en considérant qu&rsquo;avoir un organe de presse était le premier devoir du parti révolutionnaire. L&rsquo;extrême droite n&rsquo;échappe pas à cette règle, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;elle est, à l&rsquo;instar d&rsquo;autres mouvements politiques marginaux (le nôtre par exemple !), globalement exclue des grands médias<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_0_201" id="identifier_0_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;importance de cette question est &eacute;vidente comme en t&eacute;moigne la conf&eacute;rence organis&eacute;e par la revue autrichienne d&rsquo;extr&ecirc;me droite Zur Zeit le 10 novembre dernier avec la cr&egrave;me de l&rsquo;extr&ecirc;me droite europ&eacute;enne et autour du th&egrave;me &laquo;Les m&eacute;dias &amp; les droites&raquo;.">1</a></sup>.</strong></p>
<p>Cet état de fait s&rsquo;est renforcé depuis la scission du FN fin 1998 et nous avons déjà eu l&rsquo;occasion de dénoncer cette situation qui nous paraît fort dangereuse. Nous allons donc essayer de dresser un panorama tout aussi rapide que non exhaustif du Paysage Communicant Fasciste (PCF) pour constater, si besoin en était, que l&rsquo;extrême droite n&rsquo;est pas morte et qu&rsquo;elle communique encore&#8230;<br />
De ce PCF, nous avons volontairement exclu les royalistes dans leurs différentes versions organisées, même si de nombreux militants nationalistes peuvent se définir comme maurrassiens, tout autant que les catholiques dans leur non moins très grande variété. Ce n&rsquo;est pas par manque d&rsquo;intérêt, et J.-Y. Camus et René Monzat en leur temps<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_1_201" id="identifier_1_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Les droites nationales et radicales en France, PUL, 1992.">2</a></sup> s&rsquo;y sont essayés. Mais mis à part certains titres de presse que nous signalerons, cette communication fonctionne en circuit fermé, en particulier quand il s&rsquo;agit de la multitude de petits bulletins traditionalistes ou intégristes, schismatiques ou ralliés à Popaul II. Or c&rsquo;est la communication ouverte à la société (ou du moins celle qui fait vœu de l&rsquo;être) qui nous intéresse. De la même façon, mises à part quelques exceptions, nous n&rsquo;avons pas travaillé sur le fond c&rsquo;est-à-dire sur le discours porté par cette communication. Nous avons déjà eu l&rsquo;occasion de le faire, nous l&rsquo;aurons encore dans le futur. Nous allons donc nous attacher à la forme de cette communication et ce en trois volets : la presse et l&rsquo;édition, puis les lieux de diffusion et enfin le créneau de l&rsquo;identitaire.</p>
<h3>Ne pas prendre les canards du führer pour des enfants du Bon Dieu</h3>
<p>Il est souvent dit que la culture anarchiste est une culture de l&rsquo;écrit. Ce constat s&rsquo;applique parfaitement au courant nationaliste, même si cette communication écrite est particulièrement protéiforme. Elle s&rsquo;appuie sur un bloc dur de structures directement liées au mouvement militant. C&rsquo;est en particulier le cas de la presse<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_2_201" id="identifier_2_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il n&rsquo;est pas question de refaire l&rsquo;historique de ces titres et nous renverrons les lecteurs int&eacute;ress&eacute;s &agrave; des ouvrages traitant de ce point. &Agrave; titre de rappel, Rivarol a &eacute;t&eacute; fond&eacute; en 1951, Minute en 1962, Pr&eacute;sent en 1975 dans sa version mensuelle et 1982 en quotidien, National Hebdo en 1984.">3</a></sup> : <em>Minute</em>, <em>Présent</em>, <em>National Hebdo</em>, <em>Rivarol</em>. Il est globalement de bon ton d&rsquo;entendre les responsables de cette presse se plaindre : de l&rsquo;ostracisme de la «grande presse», des embûches de l&rsquo;État, des procès des «lobbies», des difficultés financières&#8230;</p>
<p>Or, force est de constater que cette presse nationaliste diffusée en kiosque ne se porte pas si mal que cela. Tout du moins qu&rsquo;elle ne se porte pas plus mal que toute autre presse politique, en particulier d&rsquo;extrême gauche, et même pas plus mal que la «grande presse» centriste si on tient compte du fait qu&rsquo;elle n&rsquo;a que fort peu accès aux recettes publicitaires. C&rsquo;est en effet toute la presse politique qui est en crise en France et les journaux nationalistes, hebdomadaires ou quotidiens, n&rsquo;échappent pas à la règle. Il n&rsquo;en reste pas moins vrai que le créneau est étroit et que toute nouvelle tentative de création est plus ou moins vouée à l&rsquo;échec. Ce fut particulièrement le cas du <em>Français</em>, quotidien lancé en octobre 1994 et dirigé par Philippe Colombani, transfuge de <em>Présent</em>. Ses initiateurs avaient pourtant des ambitions modestes : maquette claire, rubriques classiques, des articles au ton plus mesuré que ceux de <em>Minute</em> ou de <em>National Hebdo</em>, pas de reportages ni d&rsquo;enquêtes, aucune recherche du sensationnel. Officiellement, Colombani annonçait vouloir faire le quotidien d&rsquo;une «vaste force politique nationale et populaire», des «cinq millions de personnes, qui, à droite, ont refusé l&rsquo;esprit de système» en votant, lors du scrutin européen pour les listes Le Pen, Villiers et Goustat<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_3_201" id="identifier_3_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Candidat des chasseurs cette ann&eacute;e-l&agrave;.">4</a></sup>. Or s&rsquo;il se plaçait incontestablement à droite du <em>Figaro</em>, <em>Le Français</em> n&rsquo;a pas donné de signes tangibles de sa volonté de rassemblement. L&rsquo;équipe du journal était proche du Front national et plusieurs rédacteurs venaient du mensuel <em>Le Choc du Mois</em>. La société éditrice, Carnix<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_4_201" id="identifier_4_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce nom a refait surface au moment de la scission du FN, puis cette structure a &eacute;t&eacute; accus&eacute;e par Le Pen d&rsquo;&ecirc;tre une des bases du complot m&eacute;gretiste.">5</a></sup>, était une SA au capital de 1 500 000 francs où on trouvait des actionnaires proches de la Nouvelle Droite (ND) et de Bruno Mégret. Les préoccupations politiques et culturelles du journal faisaient écho, sans ostentation, à celles de la ND. C&rsquo;était net en matière de géopolitique avec de nombreux articles opposant Europe et Occident ou présentant les pays arabes comme des alliés incontournables de l&rsquo;Europe. Mais on y trouvait également des entretiens avec Jean Mabire, Michel Marmin ou Dominique Venner. Le problème était sans doute là, à savoir que <em>Le Français</em>, en étant un instrument de communication et d&rsquo;influence aux mains d&rsquo;une équipe liée à Bruno Mégret, s&rsquo;est coupé l&rsquo;herbe sous le pied. Jean-Marie Le Pen a tenu à préciser dès le début qu&rsquo;il n&rsquo;était en rien engagé dans cette aventure et <em>Présent</em> a réagi très négativement au lancement d&rsquo;un autre quotidien sur le créneau très étroit du lectorat lepéniste. En moins de deux ans, <em>Le Français</em> disparaissait des kiosques.</p>
<p>On a pu encore une fois vérifier le rôle indirect du FN dans la presse nationaliste avec les conséquences de la crise de 1998. Sentant le danger d&rsquo;être entraînés dans une guerre de clans commercialement suicidaire, les différents journaux ont essayé de se tenir au-dessus de la mêlée. Le moins que l&rsquo;on puisse dire, c&rsquo;est qu&rsquo;ils n&rsquo;y sont pas parvenus, Le Pen ne leur en laissant pas la possibilité. 1999 a ainsi été une annus horribilis : <em>National Hebdo</em> a connu une hémorragie de lecteurs et de rédacteurs, en particulier son rédacteur en chef Martin Peltier, passé aux mégretistes. <em>Présent</em> est passé à 4 pages et a licencié du personnel, la diffusion en kiosque semblant être tombée de 3000 à 1200 exemplaires et les abonnés de 7000 à 4000 environ. Le besoin de liquidités (environ un million de francs !) l&rsquo;a amené à vendre un immeuble de sa filiale Difralivre pour regonfler son capital. L&rsquo;hostilité du FN s&rsquo;est en effet traduite par des gestes de malveillance comme la consigne transmise aux militants de se désabonner, le refus de louer un stand aux BBR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_5_201" id="identifier_5_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Bleu-Blanc-Rouge : f&ecirc;te annuelle du FN.">6</a></sup> 99 ou même l&rsquo;édition d&rsquo;un pastiche intitulé <em>Pesant</em> par l&rsquo;équipe du journal <em>Béret Baguette</em>. Le quotidien n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs toujours pas cité comme «presse amie» par le FN. <em>Minute</em>, appartenant au vieux routier nationaliste Gérard Penciolleli depuis 1993, a quant à lui carrément déposé le bilan en avril 1999. Même si cette situation n&rsquo;est pas directement imputable à la crise du FN, celle-ci n&rsquo;a évidemment rien amélioré. Cette liquidation judiciaire fut l&rsquo;occasion pour une partie de la rédaction de laver son linge sale en public par le biais d&rsquo;un pastiche de quatre pages, <em>Un Faux Minute</em>, dans lequel étaient dévoilées les frasques politico-financières de Penciolleli et ses liens avec les Renseignements généraux. L&rsquo;équipe attaquait également Nicolas Miguet, escroc notoire qui sans attendre la décision du tribunal de commerce avait essayé de faire main basse sur le titre. Cela n&rsquo;a pas empêché le tribunal de désigner Catherine Barnay comme repreneur, malgré ses liens connus avec Penciolleli et un passé de militante néo-fasciste particulièrement chargé. L&rsquo;hebdomadaire vivote donc de nouveau depuis janvier 2000, d&rsquo;abord sur abonnement et à présent en kiosque. Le seul à avoir tiré son épingle du jeu est finalement <em>Rivarol</em>. Non seulement le vieil hebdomadaire a récupéré une partie du lectorat des autres titres, mais il apparaît de nouveau comme le porte-voix le plus radical de la droite nationaliste, ce qui n&rsquo;est pas usurpé&#8230; Le titre a de fait fêté ses 50 années d&rsquo;existence début 2001. Dans ce contexte, certains journalistes dont Martin Peltier et François Brigneau ont cru pouvoir essayer d&rsquo;atteindre la viabilité économique en remplaçant le papier par l&rsquo;électronique. Intitulé <em>Le Quotidien de France</em>, ce projet devait prendre la forme d&rsquo;un quotidien diffusé sur Internet par abonnement. Las ! Le montant prohibitif de cet abonnement, plus de 900 francs, n&rsquo;a convaincu que&#8230; neuf courageux lecteurs et après quelques semaines d&rsquo;activités en 2000, le projet a avorté.</p>
<p>Mais ce secteur de la presse de kiosque n&rsquo;est sans doute pas le principal support de la communication nationaliste. Car en matière d&rsquo;écrit, celle-ci est surtout portée par une myriade de bulletins et de revues, indépendantes ou militantes, pour lesquelles l&rsquo;abonnement est vital. On retiendra entre autres pour les principales <em>Le Libre Journal de la France Courtoise</em> de Serge de Beketch, <em>Jeune Nation</em> du groupe homonyme lyonnais, <em>Reconquête</em> de Chrétienté-Solidarité, <em>Jeune Résistance</em> et <em>Résistance !</em> d&rsquo;Unité Radicale (UR), <em>Le Chêne</em> du MNR, <em>Français d&rsquo;Abord</em> du FN, <em>Éléments</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_6_201" id="identifier_6_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le r&eacute;dacteur en chef depuis le d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, Charles Champetier, a &eacute;t&eacute; d&eacute;barqu&eacute; du GRECE en fin d&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re. Faisant trop d&rsquo;ombre au gourou Alain de Benoist, il &eacute;tait in&eacute;vitable qu&rsquo;il soit &eacute;limin&eacute; comme bien d&rsquo;autres le furent avant lui.">7</a></sup> du GRECE<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_7_201" id="identifier_7_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Groupement de Recherches et d&rsquo;&Eacute;tudes sur la Civilisation Europ&eacute;enne, fond&eacute; en 1968 et longtemps principal repr&eacute;sentant de la Nouvelle Droite en France.">8</a></sup> auxquelles il faudrait rajouter tous les bulletins de moindre envergure comme <em>Fier de l&rsquo;être</em> (région parisienne), <em>L&rsquo;Épervier</em> (Châteauroux) ou les fanzines, boneheads en particulier<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_8_201" id="identifier_8_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. REFLEXes n&deg;1 nouvelle s&eacute;rie.">9</a></sup>. Cette presse est souvent fragile et repose très largement sur l&rsquo;engagement humain et financier de ses rédacteurs. <em>Jeune Résistance</em> a ainsi connu depuis un an un gain qualitatif lié à l&rsquo;injection de fonds par ses concepteurs et quelques généreux donateurs.<br />
C&rsquo;est également le cas de la dernière sortie en date, <em>Relève politique</em>, lancée et animée par Christophe Dungelhoeff.</p>
<h3>Papier gâché</h3>
<p>Le deuxième gros secteur de la communication nationaliste est l&rsquo;édition. Celle-ci repose sur un nombre limité de structures, en général assez fragiles. Deux font exception : Faits &amp; Documents et Deterna. La première n&rsquo;est plus à présenter pour les lecteurs assidus de <em>REFLEXes</em>. Cette maison d&rsquo;édition a été créée et dirigée par Yann Moncomble jusqu&rsquo;à sa mort en 1990 et reprise par Emmanuel Ratier<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_9_201" id="identifier_9_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. suppl&eacute;ment M&eacute;faits et Documents dans ce num&eacute;ro de REFLEXes.">10</a></sup>. Elle permet à ce dernier d&rsquo;approfondir ce qui constitue son fonds de commerce et qu&rsquo;il développe déjà dans sa lettre confidentielle homonyme : la dénonciation des Juifs et des francs-maçons. Indépendant, Ratier a relativement bien manœuvré lors de la crise du FN. Bien que touché lui aussi par une certaine désaffection du public et un taux de réabonnement en baisse, il a réussi à retrouver sa situation d&rsquo;avant la crise. Présent chaque année aux BBR, il a également retrouvé sa rubrique dans <em>National Hebdo</em> sous le pseudonyme de Michel Limier. La mort récente d&rsquo;Henri Coston (voir portrait ci-dessous) vient évidemment à point nommé pour consolider son monopole des «informations confidentielles». Il semblerait par ailleurs qu&rsquo;il ait réussi à placer deux de ses livres en traduction arabe en&#8230; Syrie. L&rsquo;éditeur est les Éditions DarTlass, obscure petite maison d&rsquo;édition si elle n&rsquo;appartenait au très antisémite général Tlass qui est ministre de la défense syrien et dont les liens avec l&rsquo;extrême droite (en particulier certains gudards) sont<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_10_201" id="identifier_10_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="anciens Cf. REFLEXes n&deg;51.">11</a></sup>. Les deux livres sont bien sûr consacrés au pouvoir occulte des organisations juives. Il s&rsquo;est également associé en 2000 aux directeurs de <em>National Hebdo</em> (Jean-Claude Varanne), du <em>Libre Journal de la France courtoise</em> (Serge de Beketch), de <em>Rivarol</em> (Camille Galic) et de <em>Monde &amp; Vie</em> (Claude Giraud) pour exiger que le gouvernement revienne sur sa décision d&rsquo;accorder une subvention de 15 millions de francs à <em>L&rsquo;Humanité</em> (et un effacement de la dette de 13 millions de francs). Les cinq directeurs réclament aussi le rétablissement de l&rsquo;aide de 700 000 francs à Présent, supprimée par Jack Lang depuis 1997.</p>
<p>L&rsquo;autre pôle est la maison Randa, dont le principal fleuron est Deterna. Né en 1960, Philippe-André Duquesne, alias Philippe Randa du nom de son père Peter Randa, est l&rsquo;un des piliers de l&rsquo;édition nationaliste comme auteur et comme éditeur. Cela fait en effet 20 ans qu&rsquo;il compense un talent médiocre par une activité débordante, parfois dans certaines maisons d&rsquo;édition commerciales comme les Presses de la Cité et la collection Fleuve Noir qui éditait déjà son père. Parmi une tripotée de romans SF et policiers dont il ne revendique plus vraiment la paternité pour certains<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_11_201" id="identifier_11_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="C&rsquo;est le cas de L&rsquo;assassin sentimental paru chez Fleuve Noir en 1987 qui est vraiment de la tr&egrave;s grande litt&eacute;rature.">12</a></sup>, ses fleurons restent <em>Poitiers demain</em> et <em>Apocalypse Yankee</em> qui imaginent des conflits sanglants dans lesquels les Européens finissent toujours par gagner. Doté d&rsquo;une morale simple, Randa présente la même simplicité politique. Interrogé en 1989 dans <em>Alternative</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_12_201" id="identifier_12_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Titre repris &agrave; la fin des ann&eacute;es 1980 par Roland Helie et qui &eacute;tait dans les ann&eacute;es 1970 celui du journal proche du GUD dans lequel dessinait Jack Marchal, inventeur des rats noirs du GUD.">13</a></sup> sur les raisons de la sortie le 20 avril de la même année de la réédition <em>d&rsquo;Apocalypse Yankee</em>, il déclarait : «Oh comme ça, pour le centenaire [d'Adolf Hitler, ndlr]». Après avoir animé l&rsquo;Æncre et le magazine «satirique» <em>Pas de panique à bord !</em> puis s&rsquo;être fâché avec Gilles Soulas, il a lancé les éditions Deterna qui lui permettent de diffuser tous les auteurs dont il est proche : Jean Mabire, Roland Gaucher, Philippe Gauthier, Jean-Paul Bourre, Jacques Borde alias Yag Bazhdid&#8230; et ses propres «œuvres». Il a également essayé de relancer une revue généraliste, <em>Dualpha</em>, dans laquelle on retrouve exactement les mêmes auteurs et dont l&rsquo;intérêt et le prix étaient tels qu&rsquo;elle s&rsquo;est arrêtée cet été pour devenir un site Internet.</p>
<p>Mais il existe une multitude d&rsquo;autres petites structures travaillant sur des créneaux étroits et donc fragiles. On peut citer les Éditions de L&rsquo;Homme Libre, animées par William Bonnefoy, qui, après une année 2000 sans publication, ont sorti quatre ouvrages dont l&rsquo;orientation est assez simple : racialiste, antisémite et nostalgique du nazisme. Malin comme un singe, le caractériel Bonnefoy a pris la peine de doter l&rsquo;un de ces livres, <em>Avant qu&rsquo;Hitler ne vienne</em> de Rudolf Von Sebottendorff, d&rsquo;un avertissement hilarant qui a beaucoup fait rire le petit milieu néo-nazi : «<em>Nous vivons en des temps malheureusement marqués par un retour des idées nauséabondes qui ont failli emporter l&rsquo;Europe au siècle dernier. Des esprits malfaisants [il parle de lui ! ndlr], issus du ventre fécond d&rsquo;où est déjà sortie la bête immonde, tentent à nouveau de nous faire croire aux bienfaits du nationalisme et des théories fumeuses sur l&rsquo;inégalité des races. Voilà pourquoi il est nécessaire de rappeler à des esprits ouverts comment ces théories ont vu le jour et quels contenus et idéologies répugnants les caractérisent. Le livre proposé contient, dans sa dimension criminelle et inhumaine un contenu pédagogique incontestable. L&rsquo;ignominie des théories proposées, l&rsquo;incohérence des raisonnements politiquement incorrects, leur caractère sinistre et aberrant frapperont tous les cerveaux normalement constitués et même les autres. [...] Félicitons-nous, alors que les nazis brûlaient les livres interdits par leur fanatisme politique que la démocratie soit suffisamment courageuse et forte pour tolérer la diffusion d&rsquo;un tel livre</em>.» Dans la même orientation, il y a également les éditions lyonnaises Irminsul créées par Lionel Bosserelle. Ce dernier est également le gérant d&rsquo;Irminsul Diffusion dont le nom commercial est la Librairie Lyonnaise et qui a été lancée en 1997 avec l&rsquo;aide de Denis de Bouteiller. La dernière publication d&rsquo;Irminsul est un album souvenir sur les Waffen SS écrit par Jean Mabire et vendu 1500 francs. Ce livre aurait dû être édité par les éditions des frères Prost, les Éditions Gergovie, si elles n&rsquo;avaient pas déposé le bilan en septembre 2000. Issus d&rsquo;une famille faf de faf, Grégory et Karl s&rsquo;étaient spécialisés dans la publication d&rsquo;anciens Waffen SS comme Louis Levast ou d&rsquo;anciens Malgré-Nous comme Roger Mouminou alias Guy Sajer alias Dimitri, l&rsquo;auteur de la BD <em>Le Goulag</em>. Bien qu&rsquo;ayant essayé de relancer l&rsquo;entreprise avec ce qui ressemble furieusement à un prête-nom, les deux frères ont jeté l&rsquo;éponge et ainsi confirmé la mauvaise réputation commerciale de la famille (en cas de faillite, les auteurs publiés peuvent s&rsquo;asseoir sur leurs droits d&rsquo;auteurs).</p>
<p>Toujours sur le même créneau, on trouve l&rsquo;association éditrice Les Amis de la Culture Européenne animée par Éric Fornal et fondée par Franck Petit, dont le fonds d&rsquo;édition est essentiellement composé des livres de l&rsquo;ancien Waffen SS Robert Dun et des romans d&rsquo;Éric Lhomme alias Erik Robert, qui tire son inspiration de la situation, bien réelle, du peuple Kalash, petit peuple d&rsquo;origine indo-européenne vivant dans le nord Pakistan. Plus généralistes, on peut citer les éditions Godefroy de Bouillon proches du FN et animées par Richard Haddad ou les éditions Rémi Perrin du nom de son propriétaire. Plus militantes, il existe les auto-éditions de Christophe Picard alias Henri de Fersan, qui s&rsquo;est spécialisé sur le «racisme anti-Français» et dont le dernier livre est largement inspiré, à la limite du plagiat, des écrits d&rsquo;Emmanuel Ratier. Enfin le FN et le MNR se sont chacun dotés d&rsquo;une maison d&rsquo;édition. Le FN d&rsquo;avant la scission pouvait en effet compter sur les Éditions nationales mais celles-ci sont passées dans le camp des «félons». Quatre de ses jeunes cadres, Philippe Rouger, Thomas Lagane, Louis Alliot et Guillaume Vouzellaud, ont donc lancé une SARL de presse, les éditions Objectif France, qui diffusent la littérature FN, comme Crime contre le FN par exemple, petit ouvrage antimégretiste écrit par Xavier Cheneseau alias François Delancourt. De son côté le MNR n&rsquo;est pas demeuré en reste et s&rsquo;est doté des éditions Cité-Liberté, nom commercial de la SARL Publi-Sites.</p>
<p>Mais le tableau de la communication nationaliste ne serait pas complet si on n&rsquo;évoquait pas d&rsquo;autres outils comme Radio Courtoisie dont la présentation n&rsquo;est plus à faire, les conférences diverses et variées dont la majeure partie se fait à Paris à la Société d&rsquo;Encouragement à l&rsquo;Industrie Nationale (SEIN), les tracts et autocollants anonymes comme celui provenant de l&rsquo;équipe de l&rsquo;<em>Épervier</em> et dont nous avons déjà parlé dans <em>No Pasaran</em> (cf. ci-dessous) ou les multiples petites structures de communication comme Riwal de Frédéric Châtillon. Le même s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs doté d&rsquo;une autre structure, petite SARL de presse, Unité et Développement d&rsquo;une Vision Symphonique, fondée avec Thomas Lagane, Jildaz Mahé O&rsquo;Chinal et&#8230; Roger Garaudy ! Il est assez amusant de constater que les initiales de la SARL UDVS conviennent tout à fait à un autre sigle comme Union et Défense des Victimes du Sionisme par exemple&#8230; Union et Défense des Victimes du Sionisme qui était le sigle utilisé pour signer les «mystérieuses» grandes affiches apparues en région parisienne en 1996<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_13_201" id="identifier_13_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. REFLEXes n&deg;51">14</a></sup>. Mais tout ceci n&rsquo;est évidemment que pure coïncidence !</p>
<h3>Les «idiots utiles»</h3>
<p>Cependant, malgré toute cette richesse de publication, certains lecteurs ou lectrices pourraient nous objecter avec raison que cela ne touche que deux nazis trois rasés et que c&rsquo;est donc leur accorder beaucoup d&rsquo;importance. L&rsquo;objection est valable et a d&rsquo;ailleurs été moult fois prononcée. Aussi faut-il nous pencher sur les «idiots utiles». On sait que cette expression fut utilisée par Lénine (un tel mépris ne pouvait d&rsquo;ailleurs venir que de lui !) pour désigner les compagnons de route intellectuels du parti bolchevik puis communiste. Cette notion peut parfaitement s&rsquo;appliquer à un certain nombre de structures qui de façon plus ou moins volontaire servent la soupe aux auteurs nationalistes et donc à leurs idées. Quoi de mieux en effet pour sortir du ghetto que d&rsquo;utiliser des maisons d&rsquo;édition peu ou pas connotées ?</p>
<p>La principale à jouer ce rôle est depuis quelques années l&rsquo;Âge d&rsquo;Homme. C&rsquo;est à l&rsquo;origine une petite maison d&rsquo;édition suisse, fondée en 1966 par un dissident yougoslave ayant fui le régime communiste : Vladimir Dimitrijevic. Pendant 30 ans, l&rsquo;Âge d&rsquo;Homme a fait un énorme travail de diffusion de la littérature slave contemporaine, souvent méconnue du fait des dictatures communistes d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est. Puis l&rsquo;Âge d&rsquo;Homme dérive lentement à partir du début des années 1990 vers un soutien sans faille au nationalisme grand-serbe à la faveur de la guerre civile yougoslave et avec l&rsquo;objectif officiel de «rétablir la vérité». Longtemps proche des catholiques traditionalistes en France, Dimitrijevic se rapproche alors de tous ceux qui affichent leur soutien aux Serbes ou leur opposition à l&rsquo;Islam. Cette orientation se confirme lors du conflit au Kosovo et des bombardements massifs menés par l&rsquo;OTAN en Serbie. De fait, l&rsquo;Âge d&rsquo;Homme est à présent la principale maison d&rsquo;édition de la Nouvelle Droite française, en particulier de sa branche «greciste»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_14_201" id="identifier_14_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Du GRECE.">15</a></sup> (Alain de Benoist, Arnaud Guyot-Jeannin, Jean-Claude Albert-Weil, Eric Werner) mais également du courant païen emmené par le Belge Christopher Gerard, proche de la ND dans ses différentes versions (GRECE, Terre &amp; Peuple, Synergies européennes). Gerard est d&rsquo;ailleurs à présent directeur de collection au sein de l&rsquo;Âge d&rsquo;Homme. L&rsquo;antenne française de l&rsquo;éditeur attire enfin autour d&rsquo;elle des personnages fantasques comme Jean Parvulesco, ancien dissident roumain, longtemps proche du GRECE après avoir côtoyé l&rsquo;OAS dans les années 1960 et les milieux nationalistes-révolutionnaires dans les années 1970, ou encore Patrick Gofman, ancien de l&rsquo;OCI passé au nationalisme. Par ailleurs la librairie parisienne est devenue un diffuseur zélé d&rsquo;autres productions comme les livres de Guillaume Faye parus à l&rsquo;Æncre (voir portrait ci-dessous). L&rsquo;Âge d&rsquo;Homme contribue ainsi à banaliser un petit milieu qui profite de son caractère prestigieux pour toucher un public qui sinon lui échapperait. Le GRECE a en effet ses propres éditions, les éditions du Labyrinthe, mais leur aire d&rsquo;influence ne dépasse guère celle du GRECE, c&rsquo;est-à-dire de moins en moins de monde, et la technique du coucou est donc bien plus rentable pour peu que les auteurs aient un minimum de talent (comme c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le cas).</p>
<p>Autre tactique rentable : prendre carrément le contrôle d&rsquo;une structure existante d&rsquo;apparence neutre. C&rsquo;est ce qu&rsquo;a fait Philippe Randa avec les Éditions Didro. Celles-ci sont une petite structure fondée en 1994 qui édite des revues diffusées en kiosque, traitant essentiellement d&rsquo;Histoire. Composées de plusieurs titres de collection : <em>Boulevard du Crime</em>, <em>Visages de l&rsquo;Histoire</em>, <em>Aventures de l&rsquo;Histoire</em>, <em>Le Journal de l&rsquo;Insolite</em> et <em>Dossiers secrets de l&rsquo;Histoire</em> (ces derniers sont dirigés par le Français d&rsquo;origine tunisienne Philippe Aziz, ami de Philippe Randa), les publications gérées par Jacky Perroy permettent à Randa de placer ses écrits et ses amis. <em>Boulevard du Crime</em> est en effet constituée chaque mois par les romans policiers de l&rsquo;auteur Philippe Randa et de son père, ce qui en fait un produit très bon marché pour le rédacteur en chef Philippe Randa. Dans <em>Visages de l&rsquo;Histoire</em> et le <em>Journal de l&rsquo;Insolite</em>, on retrouve des signatures connues du petit monde «randanien» déjà entrevues précédemment : Jean-Paul Bourre, Henri de Fersan, Guillaume Faye, David Gattegno, Bruno Favrit, Micheline de Peyrebonne, Nicolas Gauthier, Jean-Jacques Matringhem, Christian Bouchet entre autres. Ces monuments de sous-littérature ne servent pas forcément en soi à diffuser des idées même si ces auteurs mettent un malin plaisir à tout placer sur le même plan en ce qui concerne la deuxième guerre mondiale ou si «l&rsquo;insolite» surfe sur un certain racolage, quitte à inventer certaines informations. En revanche, ces collections ont un but alimentaire indéniable et y parviennent car le créneau historique en kiosque se porte assez bien. Sans rouler sur l&rsquo;or, les éditions Didro sont bénéficiaires et complètent leur chiffre d&rsquo;affaire par de la VPC dans laquelle on retrouve les ouvrages publiés par les éditions Deterna et Dualpha. On n&rsquo;est jamais aussi bien servi que par soi-même !</p>
<p>Dernier moyen pour se faire connaître : publier une collection grand public assez anodine pour entrer dans les circuits de diffusion tout en véhiculant une vision du monde spécifique. C&rsquo;est ce qu&rsquo;ont fait les éditions Pardès avec la collection B.A.-BA. Fondée en 1982 par Georges Gondinet, cette maison d&rsquo;édition occupe le créneau assez étroit de la pensée traditionnelle sous tous ses aspects : politique, ésotérique, philosophique, sexuelle&#8230; Même si certains auteurs comme Julius Evola ont un succès qui ne se dément pas chez une fraction du public nationaliste, il est certain que ce type de littérature n&rsquo;est pas susceptible de toucher les masses. Pardès a donc eu l&rsquo;idée de génie de sortir une collection de vulgarisation, à un prix modéré et avec une présentation attrayante tant dans la maquette que dans l&rsquo;iconographie. Cela a donné la collection B.A.-BA : il s&rsquo;agit d&rsquo;une soixantaine de titres qu&rsquo;on peut trouver n&rsquo;importe où et en particulier dans les FNAC. Les thèmes sont tout aussi variés que les auteurs : <em>Les Fées</em>, <em>Les Lutins</em>,<em> La Diététique</em>, <em>Les Templiers</em>, <em>Le Yi King</em>, <em>Les Indo-Européens</em>, etc. Si un certain nombre d&rsquo;auteurs n&rsquo;ont jamais fait parler d&rsquo;eux, on retrouve plusieurs signatures connues pour leur engagement militant dans les sphères nationalistes ou néo-fascistes: Christian Bouchet, Bernard Marillier (militant d&rsquo;UR), Jean-Paul Bourre, David Gattegno, les époux d&rsquo;Apremont<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_15_201" id="identifier_15_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf REFLEXes n&deg;51">16</a></sup>, Thierry Jolif, Jean-Paul Ronecker, etc. Au-delà d&rsquo;une certaine neutralité affichée, ces synthèses de qualité inégale diffusent une vision du monde qui ne se caractérise pas par un amour immodéré de l&rsquo;égalité sociale ou de la démocratie libérale. Comme en plus la collection marche bien, c&rsquo;est tout bénéfice pour ces auteurs. La même description pourrait être faite avec les éditions normandes Heimdal, présentes par le passé aux BBR et qui élargissent leur créneau militaria par deux publications diffusées en kiosque : <em>39-45 magazine</em> et <em>Moyen-Age</em>.</p>
<p>Mais un panorama des «idiots utiles» ne saurait prétendre être un tant soit peu complet si on n&rsquo;y ajoutait toutes ces petites maisons d&rsquo;édition droitières qui publient à intervalles plus ou moins réguliers des auteurs nationalistes militants : les éditions Grancher chez qui on retrouve Jean Mabire, Dominique Venner, Thierry Bouzard ou Jean-Paul Ronecker ; les éditions Jean Curutchet, très «Algérie Française» ; Jean Picollec Éditeur chez qui on retrouve Roland Gaucher, Philippe Randa ou des personnages plus flous comme Roland Jacquard ; Guy Trédaniel Éditeur sur le créneau ésotérico-païen ; les éditions des Scyrtes enfin, fondées par le fils de Dominique de Roux et qui ont contribué à lancer Alexandre Del Valle (voir portrait ci-dessous). Enfin on pourrait ajouter à ces éditeurs tous les auteurs qui, à l&rsquo;instar de Gérard de Villiers (le père de SAS) ou Xavier Raufer, véhiculent des thématiques servant objectivement l&rsquo;extrême droite. Toutes ces structures suppléent donc au principal handicap de la communication nationaliste qui est la faible visibilité extérieure au milieu militant et sympathisant.</p>
<p>Mais on ne saurait finir sans faire une remarque évidente : quid de l&rsquo;audiovisuel ? Il sautera en effet aux yeux du lecteur que nous n&rsquo;avons évoqué comme vecteurs de communication que les supports écrits. Cela s&rsquo;explique par le fait qu&rsquo;il faut bien constater que l&rsquo;extrême droite est globalement exclue de toute intervention autre qu&rsquo;écrite. Aussi peut-on s&rsquo;interroger sur le rôle de personnages comme Michel Houellebecq ou Bertrand Burgalat. Il n&rsquo;est pas question ici d&rsquo;affirmer que ces deux personnages sont des militants nationalistes puisque ce n&rsquo;est pas le cas. Mais on peut rappeler un certain nombre d&rsquo;éléments troublants. Il est connu que Bertrand Burgalat a été dans les années 1980 un cadre dirigeant du MNR de Jean-Gilles Malliarakis puis de Troisième Voie lorsque le MNR s&rsquo;est agrégé au GUD. Il en a été le représentant à Assas et s&rsquo;occupait de la presse du mouvement. Christophe Bourseiller dressait de lui en 1989 ce portrait complaisant<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_16_201" id="identifier_16_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La mouvance n&eacute;ofasciste semble bien l&rsquo;avoir compris et multiplie les articles de soutien, comme dans le dernier Terre &amp; Peuple. Par ailleurs le MNR s&rsquo;est d&eacute;solidaris&eacute; de la d&eacute;marche de l&rsquo;association Promouvoir qui a attaqu&eacute; Houellebecq en justice pour obsc&eacute;nit&eacute;.">17</a></sup> : <em>«“Je ne suis pas quelqu&rsquo;un de droite et je ne me suis jamais considéré comme quelqu&rsquo;un de droite”. Venant d&rsquo;un des responsables du mouvement Troisième Voie, ces paroles ont quelque chose de surprenant. Mais celui qui les prononce est sans doute l&rsquo;un des plus brillants militants d&rsquo;extrême droite jusqu&rsquo;ici rencontrés. Allons bon ! Bertrand est d&rsquo;extrême droite mais pas de droite. Il appartient à un courant politique en plein développement [on reconnaît là la qualité d'analyse de Bourseiller ! ndlr] qu&rsquo;on pourrait appeler “nationaliste-révolutionnaire de gauche”. Âgé de 25 ans, Bertrand a toutes les caractéristiques du “branché”. Élégant, cultivé, il connaît par cœur les moindres raffinements du rock alternatif et tous les lieux nocturnes de la capitale. Le contraire du fasciste de base. Il habite chez ses parents, dans un gigantesque appartement bourgeois du XVIIe arrdt de Paris. [...] Cet ancien écologiste a rejoint le MNR en 1982. Mais aujourd&rsquo;hui Bertrand milite moins. Il mène une carrière professionnelle dans les milieux du rock</em>.» Burgalat semble en effet avoir abandonné toute activité politique au début des années 1990 et a reconnu son engagement lors d&rsquo;une interview des Inrockuptibles, en considérant que c&rsquo;était une erreur de jeunesse. Il s&rsquo;est reconverti dans l&rsquo;easy listening et son label Tricatel marche du feu de Dieu. Soit. Nous ne pouvons malgré tout nous empêcher d&rsquo;être sceptiques devant cet abandon total de convictions et nous ne serions pas surpris si un jour on apprenait que Burgalat est toujours sympathisant NR et qu&rsquo;il aide financièrement ses anciens amis&#8230; Surtout lorsque c&rsquo;est vers lui que Michel Houellebecq se tourne lorsqu&rsquo;il veut pousser la chansonnette. Houellebecq qui exècre le monde arabe et l&rsquo;Islam et peut être considéré par ses provocations comme l&rsquo;un de ceux qui actuellement fait le plus pour banaliser des points de vue racistes rebaptisés abusivement «politiquement incorrects». Ce n&rsquo;est donc pas pratiquer l&rsquo;amalgame que d&rsquo;exprimer toute notre perplexité face à ces deux personnages qui ont sans doute bien plus en commun que leur simple activité d&rsquo;artistes. Un rôle d&rsquo;idiots utiles par exemple ?</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_201" class="footnote">L&rsquo;importance de cette question est évidente comme en témoigne la conférence organisée par la revue autrichienne d&rsquo;extrême droite <em>Zur Zeit</em> le 10 novembre dernier avec la crème de l&rsquo;extrême droite européenne et autour du thème «Les médias &amp; les droites».</li><li id="footnote_1_201" class="footnote"><em>Les droites nationales et radicales en France</em>, PUL, 1992.</li><li id="footnote_2_201" class="footnote">Il n&rsquo;est pas question de refaire l&rsquo;historique de ces titres et nous renverrons les lecteurs intéressés à des ouvrages traitant de ce point. À titre de rappel, <em>Rivarol</em> a été fondé en 1951, <em>Minute</em> en 1962, <em>Présent</em> en 1975 dans sa version mensuelle et 1982 en quotidien, <em>National Hebdo</em> en 1984.</li><li id="footnote_3_201" class="footnote">Candidat des chasseurs cette année-là.</li><li id="footnote_4_201" class="footnote">Ce nom a refait surface au moment de la scission du FN, puis cette structure a été accusée par Le Pen d&rsquo;être une des bases du complot mégretiste.</li><li id="footnote_5_201" class="footnote">Bleu-Blanc-Rouge : fête annuelle du FN.</li><li id="footnote_6_201" class="footnote">Le rédacteur en chef depuis le début des années 1990, Charles Champetier, a été débarqué du GRECE en fin d&rsquo;année dernière. Faisant trop d&rsquo;ombre au gourou Alain de Benoist, il était inévitable qu&rsquo;il soit éliminé comme bien d&rsquo;autres le furent avant lui.</li><li id="footnote_7_201" class="footnote">Groupement de Recherches et d&rsquo;Études sur la Civilisation Européenne, fondé en 1968 et longtemps principal représentant de la Nouvelle Droite en France.</li><li id="footnote_8_201" class="footnote">Cf. <em>REFLEXes</em> n°1 nouvelle série.</li><li id="footnote_9_201" class="footnote">Cf. supplément <em>Méfaits et Documents</em> dans ce numéro de REFLEXes.</li><li id="footnote_10_201" class="footnote">anciens Cf. <em>REFLEXes</em> n°51.</li><li id="footnote_11_201" class="footnote">C&rsquo;est le cas de <em>L&rsquo;assassin sentimental</em> paru chez Fleuve Noir en 1987 qui est vraiment de la très grande littérature.</li><li id="footnote_12_201" class="footnote">Titre repris à la fin des années 1980 par Roland Helie et qui était dans les années 1970 celui du journal proche du GUD dans lequel dessinait Jack Marchal, inventeur des rats noirs du GUD.</li><li id="footnote_13_201" class="footnote">Cf. <em>REFLEXes</em> n°51</li><li id="footnote_14_201" class="footnote">Du GRECE.</li><li id="footnote_15_201" class="footnote">Cf <em>REFLEXes</em> n°51</li><li id="footnote_16_201" class="footnote">La mouvance néofasciste semble bien l&rsquo;avoir compris et multiplie les articles de soutien, comme dans le dernier <em>Terre &amp; Peuple</em>. Par ailleurs le MNR s&rsquo;est désolidarisé de la démarche de l&rsquo;association Promouvoir qui a attaqué Houellebecq en justice pour obscénité.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Jean-Yves Camus : « Le FN peut survivre à Le Pen »</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Jan 2003 07:48:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
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		<description><![CDATA[Jean-Yves Camus est politologue, spécialiste de l’extrême droite en France et en Europe. Il est l’auteur, entre autres, de Front national, Histoire et analyses, aux éditions Laurens.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Jean-Yves Camus est politologue, spécialiste de l’extrême droite en France et en Europe. Il est l’auteur, entre autres, de Front national, Histoire et analyses, aux éditions Laurens.</p>
<p></em><strong>En quoi, selon vous, peut-on dire que l’équation FN = fascisme n’est plus pertinente ?</strong></p>
<p>Lorsque le Front national rassemblait toutes les tendances, y compris les plus dures de l’ultra-droite, disons entre la création en 1972 jusque dans le milieu des années 1980, cela avait effectivement une part de vérité. Quand Duprat était le numéro deux du parti, quand Victor Barthélémy était numéro deux du parti, quand François Brigneau était là, on pouvait effectivement dire, compte tenu de l’itinéraire politique des gens que je viens de citer, qu’il y avait des tendances fascistes, et même néo-nazies, à l’intérieur du FN. Mais aujourd’hui le parti en tant que tel, c’est-à-dire ses structures dirigeantes, et son électorat, ne peuvent pas être assimilés à un fascisme qui, stricto sensu, n’a jamais existé en France de manière autre que marginale. Historiquement, le fascisme, c’est l’expérience historique du fascisme italien. Le nazisme, c’est celle du national-socialisme allemand entre 1933 et 1945. Le reste, ce sont des idéologies autoritaires qui peuvent être celle de l’Action française dans les années 1930, celles des Ligues, mais cela n’est pas du fascisme à proprement parler, notamment à cause de la question essentielle du rôle assigné à l’État dans le projet politique. C’est un rôle minimum dans le projet frontiste, alors que c’est un rôle d’asservissement total des libertés individuelles et d’hégémonie totale sur la société civile dans le fascisme.</p>
<p><strong>Ne peut-on rajouter à cela une autre caractéristique, à savoir que le Front national ne propose pas une rupture vraiment marquée avec l’ordre établi ?</strong></p>
<p>Le FN ne propose absolument aucune rupture radicale avec l’ordre constitutionnel. Son slogan «Pour une Sixième République» veut dire qu’il accepte l’ordre constitutionnel existant tout en souhaitant le modifier, et le FN s’inscrit dans le cadre de la démocratie parlementaire ; quoi qu’on ait pu dire du DPS, le FN ne possède pas, à mon sens, de mouvement de masse paramilitaire. Sa politique économique est une politique ultra-libérale, qui n’a rien à voir avec le corporatisme : il n’y a pas d’équivalent du Front du Travail comme dans le parti nazi et il n’y a pas non plus de volonté anticapitaliste très affirmée, c’est le moins qu’on puisse dire. Donc, le seul item, qui le rapprocherait un peu du fascisme serait cette volonté de régénération à la fois de l’individu et de la nation qui reste cependant extrêmement floue. Elle se borne en fait à une distinction entre le peuple, naturellement bon, et les élites, naturellement corrompues, et ça, c’est du populisme. Par ailleurs, le temps passe, et les gens qui avaient véritablement un passé fasciste, notamment ceux qui avaient appartenu au mouvement collaborationiste pendant la Seconde Guerre mondiale, sont morts ou n’ont plus de responsabilités. Roland Gaucher et François Brigneau sont partis, Barthélémy et Duprat sont morts, les néo-nazis de la FANE ont progressivement quitté le Front national et sont politiquement insignifiants. Ceci dit, dans la préhistoire du FN, on trouve effectivement toutes les tendances de ce qu’ils appellent la droite nationale, y compris les plus néo-nazies. La tendance qui s’appelait Militant, par exemple, a quitté le FN en 1981-1982, et, à une ou deux exceptions près, n’y est jamais revenue.</p>
<p><strong>De la même façon que le FN n’est pas fasciste, son électorat, même s’il traverse une crise de confiance à l’égard de la classe politique, ne rejette pas en bloc la démocratie…</strong></p>
<p>Parlons de l’électorat du FN au sens strict, parce que pour l’électorat du MNR, cela se passe un peu différemment. La question est de savoir s’il s’agit toujours d’un vote protestataire, ou bien si le vote FN est devenu un vote d’adhésion. Cela me semble être les deux à la fois. C’est incontestablement un vote protestataire en ce sens que les motivations principales du vote restent quand même la volonté de donner une leçon à la classe politique et de voir changer les élites dirigeantes françaises qui sont les plus vieilles et les plus sclérosées d’Europe ; mais en même temps, on constate une solidification du vote FN, puisque d’élection en élection, on retrouve en fait un pourcentage qui va croissant, mais qui n’est pas en explosion, comme le montrent les chiffres depuis 1988. À l’élection présidentielle de 1988, Le Pen fait 14,4%, il monte à 15,3% au premier tour de la présidentielle de 1995, il fait 15% aux législatives de 1997 puis 16,88% au premier tour de la présidentielle de 2002 et un peu moins de 18% au second tour. C’est une montée progressive, mais cela n’est pas une explosion. Rien à voir avec les Pays-Bas, où la liste Fortuyn est passée de 0%, puisqu’elle n’existait pas trois mois avant le scrutin, à 17%. On a non seulement une montée continue en pourcentages, mais également une montée continue en voix, qui là encore ne tient pas de l’explosion, mais plutôt du grignotage.</p>
<p>De scrutin en scrutin, il y a une part de plus en plus importante de l’électorat français qui renouvelle son choix pour le FN, et qui le fait à mon avis par adhésion à un programme extrêmement simple, qui s’ordonne autour d’items qui peuvent être représentatifs de la composante autoritaire de la culture ouvrière : une certaine xénophobie, un certain machisme (c’est un vote essentiellement masculin), une propension à combiner des revendications purement salariales avec une volonté de structuration de la société dans le sens de davantage d’ordre. Je ne suis pas certain que les électeurs du FN adhèrent à la totalité du programme, mais ils se mobilisent sur des choses très simples comme la préférence nationale, la loi et l’ordre, la volonté de donner une leçon aux élites, etc.</p>
<p><strong>Durant sa campagne, Le Pen a toujours lié son destin personnel à celui du pays : comment cela est-il perçu par l’électorat ? Est-ce que l’item «homme providentiel» peut jouer aussi ?</strong></p>
<p>C’est une partie importante du message, mais je ne suis pas sûr que ce soit le symptôme de la volonté de jouer l’homme providentiel. Je crois que le FN est en train de devenir ce que, en sciences politiques, on appelle un parti-entreprise : le meilleur exemple est Forza Italia avec Berlusconi, mais la liste Fortuyn était aussi dans ce cas-là. Au fond, le programme se confond avec la personne de celui qui dirige le parti et essaie de proposer un modèle de société qui est le modèle de l’efficacité économique. Il dit : «Votez pour nous parce que nous sommes de bons gestionnaires. Ce que nous voulons faire dans la sphère privée, nous pouvons le faire dans la sphère publique.» La différence est que Le Pen n’est pas chef d’entreprise : mais on note malgré tout une façon de vendre l’image de Le Pen, de ramener perpétuellement le parti à la personne, qui s’apparente un petit peu à cela.</p>
<p><strong>On a beau chercher, il n’existe aucune trace de contestation au sein du FN.</strong></p>
<p>Il n’y a pas de contestation interne, mais il y a localement des gens qui jouent la carte de la notabilisation personnelle : Descaves dans l’Oise, Bompard à Orange, pour mordre un peu plus sur la droite classique. Il n’y a plus de tendances depuis le début des années 1980, et de ce fait il n’y a pas de contestation. Les quelques signes de contestation qu’on a vus pendant la campagne, pensons aux velleités de Martinez de retoucher un peu le programme économique, ont été étouffées dans l’oeuf, et sont des initiatives individuelles. La seule petite rébellion s’est autour de la question de la société multi-religieuse et avec le départ de Guillaume Luyt au congrès de 2000, opposé qu’il était à l’accession de Farid Smahi au bureau politique.</p>
<p><strong>Deux mots sur les élections à venir ?</strong></p>
<p>Il faut avoir trois choses simples en tête sur les législatives. La première : le Front national est déterminé à provoquer autant de triangulaires que possible. La multiplication des candidatures facilite en quelque sorte sa tâche, puisque beaucoup de candidats ne dépasseront pas la barre des 12,5%, il y a en outre un émiettement à droite, le FN a donc effectivement des chances de provoquer beaucoup de triangulaires.</p>
<p>La deuxième chose, c’est que l’objectif de Le Pen est bel et bien d’aboutir à une nouvelle cohabitation, parce que toute cohabitation force à gouverner au centre, en compromis permanent. Cela renforce donc encore ce qu’il appelle «la bande des quatre» et il peut donc encore davantage capitaliser sur le ressentiment à l’égard des partis au pouvoir.</p>
<p>Troisième et dernière chose : il faudra observer non seulement le pourcentage national du FN mais également le nombre de voix par le FN par rapport aux présidentielles mais aussi par rapport à ses enracinements. Il est en effet très clair, au vu des résultats électoraux des présidentielles, qu’il y a aujourd’hui une modification de la carte électorale du FN avec une nationalisation du vote FN. Il n’y a plus la distinction entre zones de force d’une part et terres de mission d’autre part, il y a l’émergence d’un électorat rural ou semi-rural du Front national, ainsi qu’une diminution du nombre de départements où il fait des scores inférieurs ou égaux à 5% des voix, et on a également des zones de très fort enracinement : le Nord-Pas-de-Calais, la région Lorraine, l’Alsace, la partie de Rhône-Alpes frontalière de la Suisse (Ain, Haute-Savoie), et puis toujours la zone entre Perpignan et Nice.</p>
<p><strong>On évoque la possibilité d’une présidence de conseil régional pour Le Pen ? Pensez-vous qu’il s’agisse d’une menace sérieuse ?</strong></p>
<p>Si les états-majors sont fidèles à la ligne de conduite qui consiste à refuser les accords au sommet, il y a la quasi-certitude qu’à la base, la droite classique sera contrainte de repasser des accords régionaux pour garder ses postes. Cela paraît encore plus vrai qu’en 1998. Quant à la présidence de région, elle nécessiterait à mon sens que les états-majors cèdent sur la tactique du cordon sanitaire. Au jour d’aujourd’hui, cela me paraît difficilement envisageable. Mais la participation aux exécutifs régionaux est envisageable : contrairement à ce que beaucoup ont écrit et dit, la participation aux exécutifs régionaux en 1998 n’était pas due à des compromis de couloirs, c’était une participation négociée sur la foi d’un accord écrit en six clauses, dont certaines étaient le calque régional du programme national du FN, notamment sur la préférence régionale, concept dont je n’ai jamais bien compris le sens…</p>
<p><strong>Des voix s’élevaient alors pour un «grand rassemblement de la droite», de l’UDF au FN…</strong></p>
<p>Au plan national, l’opposition de la personne de Le Pen à celle de Chirac l’empêche : mais des accords locaux, oui, bien sûr. Il y a toujours eu à droite des individus favorables à ce type de rassemblement : Pierre Bernard à Montfermeil, Jean-Marie André dans le Gard, des personnalités du Languedoc-Roussillon. Et puis il ya le cas Robert Spieler, qui est à la fois dirigeant d’un parti régionaliste alsacien, ancien du FN et qui a l’appui d’une partie de la droite conservatrice. Mais il y a une autre question importante : savoir si on ne va pas vers une lepénisation des programme de la droite au pouvoir, sans qu’il y ait accord. On peut envisager, notamment sur les questions liées à l’immigration et à la sécurité, un victoire par défaut, ou par contamination, du Front national. Le risque, c’est d’essayer de se débarrasser du poids politique du FN, en faisant de la surenchère sur ses propositions. C’est ce que l’on peut voir au Danemark sur les questions liées à l’immigration : on n’en est pas là, car l’on a heureusement jamais vu en France des lois telles que celles que veut imposer le Parti du Peuple danois. Mais il est intéressant de constater qu’actuellement en Europe, émergent des partis qui en fait ne sont que des droites plus dures, qui prennent la suite des formations d’extrême droite proprement dites. C’est le cas de la liste Fortuyn en Hollande, dont le programme se réduit à deux points : la loi et l’ordre, et l’immigration.</p>
<p>Après la période électorale animée des législatives et des régionales, une période de creux semble s’annoncer entre 2004 et 2007…</p>
<p>Ce qui me semble intéressant, c’est la façon dont la gauche va aborder cette période. Malgré les proclamations d’après les présidentielles, et le fait que la droite va très vraisemblablement gagner les législatives, les cadres du PS n’ont qu’un seul sujet de conversation : savoir le nom du futur premier ministre socialiste, font de la politique fiction, au lieu de s’interroger sur les moyens de renouer avec un électorat populaire qui est de plus en plus est sensible aux thèses du FN. S’il n’y a pas une recomposition à gauche, il y a des chances que le FN continue à se consolider, malgré les difficultés posées par la question de l’après-Le Pen.</p>
<p><strong>Hors élection, le FN a encore du mal à avoir une activité régulière…</strong></p>
<p>Mais ce qui est justement inquiétant, c’est que hors élection, avec une scission, une visibilité médiatique très diminuée, le FN a réussi à poursuivre sa progression. Car les périodes de creux lui permettent aussi de travailler à la restructuration de son appareil et à son implantation locale, de faire le travail de terrain que les autres partis ne font pas. De plus, l’amélioration du personnel politique du Front est incontestable : le FN, ce n’était que Le Pen, et aujourd’hui il y a des gens susceptibles d’aller sur des plateaux de télévision, de tenir la route, avec une argumentation qui vaut celle de Le Pen. Carl Lang, en particulier, s’est vraiment amélioré, Marine Le Pen également, et Bruno Gollnisch n’est pas si mauvais qu’on veut bien le croire. D’autres, comme Louis Alliot, sont également solides. La scission, d’un certain côté, a profité au Front, car les éléments «durs» sont partis et se sont groupuscularisés, et les anciens plus modérés et les nouveaux arrivants ont réussi à adoucir l’image du parti et de son président.</p>
<p><strong>Ce sont aussi des gens qui ne se mettent pas en avant.</strong></p>
<p>Effectivement, contrairement à Mégret en son temps, ils ne visent pas trop haut et savent rester à leur place. Comme l’a fait Gianfranco Fini : quand le MSI était aux mains d’Almirante, ce dernier était plus vieux que Le Pen, et personne ne croyait en Fini, qui était un jeune journaliste sans grand charisme. Mais il n’a jamais ouvertement déclaré avoir un destin national, ni n’a essayé de prendre le pouvoir par la force : il a attendu son heure. C’est ce que font Lang et Gollnisch. On peut donc penser que le FN va survivre à Le Pen. Là encore, il faut regarder ce qui se passe à l’étranger. Par exemple, le Vlaams Blok, c’était la personnalité de Karen Dillen pendant vingt ans : Dillen est parti, et le Vlaams Blok est toujours présent et dirigé de façon collégiale, ce qui est assez unique pour un parti d’extrême droite. On peut tout à fait imaginer une situation identique au Front national dans les années à venir.</p>
<p><em>[ Interview réalisée le 28 mai 2002 à Paris ]</em></p>
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