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	<title>REFLEXes &#187; Lyon</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Élections municipales 2014 à Lyon. Petite annonce : Rebeyne! recherche militants (crédibles) et stratégie politique (crédible) pour liste commune avec le Front National..</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Aug 2013 10:56:16 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Après l&#8217;échec politique du « Rassemblement pour la liberté » au printemps 2012, le constat est frappant, les identitaires lyonnais n&#8217;organisent plus de rassemblements ou de manifestations à Lyon, du moins officiellement. Leurs activités se concentrent sur le développement de leur local &#171;&#160;La Traboule&#160;&#187; qui ressemble de plus en plus à un « accueil jeune [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Après l&rsquo;<a href="http://reflexes.samizdat.net/14-mai-2011-a-lyon-les-cochons-a-masque-decouvert/">échec politique</a> du « Rassemblement pour la liberté » au printemps 2012, le constat est frappant, les identitaires lyonnais n&rsquo;organisent plus de rassemblements ou de manifestations à Lyon, du moins officiellement. Leurs activités se concentrent sur le développement de leur local &laquo;&nbsp;La Traboule&nbsp;&raquo; qui ressemble de plus en plus à un « accueil jeune » version nationaliste : Depuis un an et demi le groupuscule enchaîne randonnées pédestres ou à vélos, via ferrata, week-end de ski, bivouac en forêt et tournois de foot&#8230; Le caractère « politique » du local ressort à travers les conférences et débats organisés, entre autre, par le Cercle de Précy. Ils ont par exemple accueilli Robert Ménard ancien co-fondateur et président de Reporters Sans Frontières pour une conférence en février dernier.Malgré tous leurs efforts, le local des identitaires est <a href="http://www.rue89lyon.fr/2011/11/15/vieux-lyon-ne-veut-pas-devenir-facho-land/" target="_blank">régulièrement pointé du doigt</a><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_0_500" id="identifier_0_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Au del&agrave; de la pr&eacute;sence de leur local dans le quartier Saint-Jean, les identitaires lyonnais sont depuis les premi&egrave;res ann&eacute;es de leur existence &agrave; Lyon les acteurs r&eacute;guliers de violences et agressions, de par leurs militants ou sympathisants, comme de leurs alli&eacute;s occasionnels tel que certains hooligans. Pour s&rsquo;en faire une petite id&eacute;e le Collectif de vigilance contre l&rsquo;extr&ecirc;me-droite 69 y a d&eacute;di&eacute; une partie d&rsquo;un dossier sp&eacute;cial leur &eacute;tant consacr&eacute;.">1</a></sup> comme étant la base de replis, ou de départ, de violences commises dans le Vieux-Lyon comme lors de l&rsquo;attaque d&rsquo;un restaurateur<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_1_500" id="identifier_1_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le restaurateur finira, d&eacute;go&ucirc;t&eacute;, par vendre ses deux enseignes apr&egrave;s que deux de ses employ&eacute;s aient d&eacute;missionn&eacute; par peur d&rsquo;autres agressions.">2</a></sup> l&rsquo;été dernier ou plus récemment en février 2013 à l&rsquo;occasion des affrontements opposants des hooligans lyonnais avec des supporters de Tottenham<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_2_500" id="identifier_2_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le traitement m&eacute;diatique de ces affrontements, au niveau local comme national, s&rsquo;est empress&eacute; de donner un caract&egrave;re antis&eacute;mite &agrave; ces affrontements. Pour autant la r&eacute;alit&eacute; n&rsquo;est pas aussi simple bien que certains bras tendus et quelques slogans antis&eacute;mites aient pu &ecirc;tre entendus ce soir l&agrave;. Si l&rsquo;on en croit un hooligan lyonnais ayant donn&eacute; une interview au journal Le Progr&egrave;s, ces affrontements tenaient surtout du &laquo; folklore &raquo; footbalistique : La Yid Army, firm de hooligans du club de Tottenham, est l&nbsp;&raquo;une des plus r&eacute;put&eacute;e de Londres avec celles de Chelsea et Milwall. Elle joue &agrave; l&rsquo;instar des supporters de l&rsquo;Ajax d&rsquo;Amsterdam, sur l&rsquo;identit&eacute; juive du club. Pour les hools lyonnais il &eacute;tait peut-&ecirc;tre surtout question de se confronter &agrave; un adversaire s&eacute;rieu, et les provocations antis&eacute;mites, &eacute;taient autant politiques pour certains, qu&rsquo;une &laquo; r&eacute;ponse &raquo; au folklore yiddish mis en avant par les hools anglais pour d&rsquo;autres.">3</a></sup> . Pour lutter contre cette image délétère directement auprès de leurs voisins ils publient un journal<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_3_500" id="identifier_3_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Plus pr&eacute;cis&eacute;ment une feuille A3 recto-verso.">4</a></sup> depuis février 2012 qu&rsquo;ils distribuent dans les boites aux lettres du quartier. Audacieux et ne doutant de rien, ils essayent également de convaincre certains commerçants de leur servir de point de distribution, en promettant parfois de repasser pour le prochain numéro quand ceux-ci refusent&#8230;<br />
Toujours amateurs du buzz médiatique, ils sont parvenus à faire leur petit effet au début de l&rsquo;année 2013 en lançant une campagne de « <a href="http://rebellyon.info/Le-Prefet-autorise-la-distribution.html" target="_blank">maraudes solidaires</a> » qui attira en conférence de presse une bonne partie des médiats locaux. Pourtant, après un lancement en grandes pompes cette campagne s&rsquo;est limitée à deux distributions de nourritures et couvertures à des SDF sélectionnés sur critères ethnico-culturels. Une montagne accouchant d&rsquo;une sourie.</p>
<p>Avançant masqués derrière l&rsquo;association « <a href="http://rebellyon.info/Les-liens-evidents-entre-Lugdunum.html" target="_blank">Les Petits Lyonnais</a> » les identitaires continuent de défiler tous les <a href="http://rebellyon.info/Les-fachos-identitaires-dans-la.html" target="_blank">8 décembre</a> depuis 5 ans. A l’instar de la version parisienne<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_4_500" id="identifier_4_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;hommage rendu &agrave; sainte-Genevi&egrave;ve au pied de Notre-Dame chaque premier week-end de janvier.">5</a></sup>, le cortège lyonnais mêle les sympathisants et militants de tous les groupuscules nationalistes locaux, renforcé par des ultras du groupe Lyon 1950 et des hooligans du virage sud de Gerland. Cette déambulation qui s&rsquo;affiche plus culturelle que politique reste à ce jour la seule manifestation de rue dont les identitaires se font les organisateurs à Lyon. Ayant conscience qu&rsquo;un événement plus explicitement marqué politiquement pourrait se retourner contre eux en attirant les plus excités<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_5_500" id="identifier_5_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sachant que Lyon en regorge ces derni&egrave;res ann&eacute;es, que le rassemblement attirerait les plus radicaux et les plus castagneurs, les identitaires, tous courageux qu&rsquo;ils sont, ne pouvaient assumer politiquement, et en terme d&rsquo;image surtout, un rassemblement qui avait de grande chance de se transformer en ratonnade. Bilan : Pas un barbu ni de membre officiel de Rebeyne ! sur place le jour J mais quelques apprentis fascistes et une dizaine d&rsquo;antifa.">6</a></sup> comme en mai 2011, ils se font les relais d’événements soit-disant appelés par d&rsquo;autres, comme en <a href="http://rebellyon.info/A-Lyon-les-identitaires-de-rebeyne.html" target="_blank">septembre 2012</a> où ils invitaient leurs partisans à rejoindre un rassemblement censé s&rsquo;opposer à une manifestation d&rsquo;intégristes musulmans.<br />
Mouvement prêtant grande attention à son image et à sa communication, prétendant renouveler le discours, un peu, et surtout le militantisme nationaliste, les identitaires essayent de calculer au mieux leurs « coups » politiques. Le moins que l&rsquo;on puisse dire c&rsquo;est que se ne sont pas les chefs qui donnent le meilleur exemple.</p>
<p><strong>Faites ce que l&rsquo;on dit, pas ce que l&rsquo;on fait</strong></p>
<p>À écouter Damien Lefèvre, alias Damien Rieu<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_6_500" id="identifier_6_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ex-porte parole officiel de l&rsquo;association &laquo; Les petits lyonnais / Culture Lyon&raquo; dont il reste le vice-pr&eacute;sident administratif, il est le responsable communication et relations presse de Rebeyne !. Il faisait partie du bureau de l&rsquo;Autre Jeunesse, toujours membre du bureau directeur du Bloc Identitaire, il est l&rsquo;un des porte-parole national de G&eacute;n&eacute;ration Identitaire. Son engagement lui a valu d&rsquo;&ecirc;tre licenci&eacute; en novembre 2012 de son poste de communiquant d&rsquo;une maison d&rsquo;&eacute;dition lyonnaise. En r&eacute;action une p&eacute;tition de soutien en ligne avait m&ecirc;me &eacute;t&eacute; cr&eacute;e. Enfin, il fait partie des 19 interpell&eacute;s lors de l&rsquo;action contre le si&egrave;ge du Parti Socialiste le 26 mai 2013.">7</a></sup>, dans une interview donnée au site Lyon Capitale TV en avril dernier, les identitaires prépareraient d&rsquo;ors et déjà la future campagne pour les élections municipales de 2014 à Lyon. Rien d&rsquo;étonnant si l&rsquo;on prête attention à la stratégie identitaire depuis plusieurs années<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_7_500" id="identifier_7_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nous l&rsquo;&eacute;voquions d&rsquo;ailleurs d&egrave;s mai 2011 dans l&rsquo;article &laquo; Le 14 mai &agrave; Lyon, Alerte : propagation de la fi&egrave;vre porcine ! &raquo;">8</a></sup>. Si l&rsquo;on en croit également les propos tenus à <a href="http://www.rue89lyon.fr/2012/11/05/convention-des-identitaires-lyon-pourrait-etre-une-base-en-france/" target="_blank">Rue 89 Lyon</a> à l&rsquo;occasion de la convention de lancement de « Génération Identitaire » à Orange en novembre 2012, les identitaires lyonnais auraient déjà eu un appel du pied de la part du Front National du Rhône en vu de, peut-être, constituer des listes communes. Cette potentielle alliance avec le FN s&rsquo;inscrit dans le rapprochement observé depuis plusieurs mois entre les deux formations<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_8_500" id="identifier_8_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pour l&rsquo;anecdote, les identitaires lyonnais avaient &eacute;t&eacute; une bonne vingtaine &agrave; se rendre au meeting de Marine Le Pen lors de son passage &agrave; Lyon en avril 2012 durant la campagne pour les &eacute;lections pr&eacute;sidentielles.">9</a></sup>. Le dernier exemple en date étant la venue le 19 septembre prochain de Bruno Gollnisch<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_9_500" id="identifier_9_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Qui &laquo; &eacute;tait &raquo; proche d&rsquo;Yvan Benedetti, l&rsquo;ex chef de la d&eacute;funte &OElig;uvre Fran&ccedil;aise r&eacute;cemment dissoute. Rien d&rsquo;&eacute;tonnant dans son rapprochement explicite avec les identitaires, Bruno Gollnisch repr&eacute;sentant le frange &laquo; dur &raquo;, ou plut&ocirc;t &laquo; &agrave; l&rsquo;ancienne &raquo; au sein du FN. Son exclusion de Lyon III pendant 5 ans en 2006 pour des propos r&eacute;visionnistes en &eacute;tant le parfait exemple.">10</a></sup> à la Traboule. Ce sera la première fois qu&rsquo;un responsable national du FN soit invité par les identitaires, et qu&rsquo;il accepte !<br />
Les prochaines élections municipales sont un objectif politique d&rsquo;importance pour le Bloc Identitaire après plus de 10 ans d&rsquo;existence à Lyon et au niveau national. Après le <a href="http://reflexes.samizdat.net/que-la-bete-meure/">loupé de la candidature du grenoblois Arnaud Gouillon</a> à l&rsquo;élection présidentielle de 2012 et l&rsquo;échec de la tentative de Philippe Vardon d&rsquo;obtenir l&rsquo;investiture du FN aux dernières élections législatives, les identitaires se doivent de rebondir par un coup électoral s&rsquo;ils entendent toujours incarner le deuxième parti nationaliste derrière le FN.</p>
<p><div id="attachment_1750" style="width: 538px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/communique_Rebeyne-3c8d4.jpg"><img class="size-full wp-image-1750" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/communique_Rebeyne-3c8d4.jpg" alt="Décembre 2012. Après de multiples dégradations contre leur local les identitaires communiquent et jouent la carte « république et démocratie », morceau d'anthologie : « Nous[...] invitons nos adversaires à nous combattre par le débat et les urnes plutôt que par la « force » ou l'intimidation mafieuse »." width="528" height="827" /></a><p class="wp-caption-text">Décembre 2012. Après de multiples dégradations contre leur local les identitaires communiquent et jouent la carte « république et démocratie », morceau d&rsquo;anthologie : « Nous[...] invitons nos adversaires à nous combattre par le débat et les urnes plutôt que par la « force » ou l&rsquo;intimidation mafieuse ».</p></div>Si Rebeyne ! est le groupuscule nationaliste « jeune » le plus ancien existant sur Lyon, il est difficile de réellement peser son implantation dans la population. Les élections à ce titre seront un test grandeur nature s&rsquo;ils parviennent à constituer leurs propres listes, ce qui n&rsquo;est pas encore gagné. Ce que l&rsquo;on peut déjà voir par contre c&rsquo;est le profil de leurs militants et sympathisants. Le noyau dur est constitué d&rsquo;enfants de la classe moyenne et de la petite bourgeoisie lyonnaise, âgés entre 20 et 30 ans, pour la plupart salariés ou étudiants. Les sympathisants eux se retrouvent surtout dans le milieu hooligan, un peu le monde étudiant et dans une partie de la <a href="http://www.rue89lyon.fr/2012/12/11/les-monts-du-lyonnais-aux-prises-avec-lextreme-droite-radicale" target="_blank">jeunesse rurale et péri-urbaine de l&rsquo;ouest lyonnais</a>. Cette dernière est volatile, en recherche d&rsquo;adrénaline et change de crèmerie à la première occasion pour se tourner vers des groupuscules aux activités plus musclées comme le GUD. Des sympathisants aux profils relativement éloignés de leur cœur de cible marketing qui serait plutôt des jeunes issus de la classe moyenne, futurs diplômés, rompant avec le folklore nationaliste et les comportements de gros bras. Enfin ça c&rsquo;est leur com&rsquo;, la réalité est tout autre puisque même les leaders locaux sont impliqués dans des exactions diverses et variées qui les mènent, parfois, au tribunal.</p>
<div id="attachment_1751" style="width: 577px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/roblefmont-4eec6.jpg"><img class="size-full wp-image-1751" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/roblefmont-4eec6.jpg" alt="De gauche à droite : Pierre Robesson alias « Robloch », Damien Lefèvre alias Damien Rieu dit « Perry » et Damien Montant." width="567" height="258" /></a><p class="wp-caption-text">De gauche à droite : Pierre Robesson alias « Robloch », Damien Lefèvre alias Damien Rieu dit « Perry » et Damien Montant.</p></div>
<p>Depuis un an en effet les identitaires lyonnais enchaînent les passages devant la justice : Après les condamnations de Pierre Robesson<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_10_500" id="identifier_10_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&laquo; Secr&eacute;taire &raquo; dans les statuts administratifs du local &laquo;La Traboule&raquo;, signataire officiel de la &laquo;Marche des Cochons&raquo; &laquo; Rassemblement pour la libert&eacute; &raquo; en mai 2012, propri&eacute;taire du nom de domaine du site internet de Rebeyne ! , coordinateur du &laquo; R&eacute;seau des Maisons de l&rsquo;Identit&eacute; &raquo; et membre du bureau directeur du Bloc Identitaire. C&rsquo;est l&rsquo;un des &laquo; anciens &raquo;, investi d&egrave;s la cr&eacute;ation des Jeunesses Identitaires en 2002. Concernant Mr Robesson et le milieu hooligan lyonnais voir ici et l&agrave;.">11</a></sup> en mai 2012 et Damien Montant<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_11_500" id="identifier_11_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&laquo; Secr&eacute;taire &raquo; dans les statuts administratifs de l&rsquo;association &laquo;Les petits lyonnais&raquo;. Damien Montant a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; en d&eacute;cembre 2012 &agrave; 15 mois de prison dont 10 avec sursis et 5 fermes, ainsi qu&rsquo;&agrave; 5000 euros d&rsquo;amende pour une agression survenue &agrave; quelques m&egrave;tres de &laquo; La Traboule &raquo;, lire ici et l&agrave;">12</a></sup> en décembre 2012, c&rsquo;est au tour de Maxime Gaucher d&rsquo;avoir été condamné par la justice le 30 mai 2013 pour agression. Et d&rsquo;autres suivront puisque Maxime Frier fait partie des quatre mis en examen suite à <a href="http://rebellyon.info/Des-identitaires-a-la-mosquee-de.html" target="_blank">l&rsquo;occupation du chantier d&rsquo;une mosquée à Poitiers</a>. Là encore il s&rsquo;agit d&rsquo;un identitaire lyonnais proche du milieu hooligan, et si l&rsquo;on en croit <a href="http://www.liberation.fr/societe/2012/10/25/une-generation-bien-identifiee-par-la-police_856048" target="_blank">Libération</a>, fiché par la DCRI comme une bonne partie des lyonnais présents à cette action.<br />
Entre se présenter aux élections et participer aux affrontements entre supporters<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_12_500" id="identifier_12_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="On a pu voir Pierre Robesson participer aux affrontements entre supporters lyonnais des virages sud et nord en marge du Derby contre l&rsquo;ASSE en avril 2013.">13</a></sup>, il y a un fossé béant entre la théorie et la pratique, comme une certaine schizophrénie politique, un gros problème d&rsquo;identité&#8230;</p>
<p><strong>Des Magic Fans à la Mezza Lyon, du Front National à Rebeyne ! : gros transfert entre Loire et Rhône.</strong></p>
<p>Mardi 23 avril 2012. Jour de la promulgation de la loi autorisant le mariage de personnes de même sexe, les anti-mariages organisaient un rassemblement Place Carnot dans le 2ème arrondissement de Lyon. La présence mutuelle des identitaires, du GUD et des Jeunesses Nationalistes ne pouvaient laisser présager autre chose : s’en sont suivis une <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/04/24/fete-mariage-pour-tous-lyon-victoire-gout-amer/">tentative de blocage de l’autoroute, une manifestation sauvage et de multiples interpellations</a>.<br />
Dans le lot, Maxime Gaucher, 23 ans, apprenti en CAP frigoriste, poursuivi pour agression sur une photo-journaliste indépendante et pour violence sur agent, le commandant de la BAC en l’occurrence.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><div id="attachment_1753" style="width: 719px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/rebmanifpourts_Terreaux.jpg"><img class="size-full wp-image-1753" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/rebmanifpourts_Terreaux.jpg" alt="« Manif Pour Tous », Place des Terreaux à Lyon. Photo souvenir Rebeyne ! / Bloc Identitaire Lyon. 1 : Maxime Gaucher alias « Merc » 2 : Gérald Pichon<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_13_500" id="identifier_13_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="alias Franck Lancier quand il &eacute;tait responsable de Rebeyne ! de 2005 &agrave; 2009 avant son d&eacute;part pour Paris. Il est l&#039;auteur du livre &laquo; Sale Blanc ! &raquo; qu&#039;il est venu pr&eacute;sent&eacute; le 20 mars 2013 &agrave; &laquo; La Traboule &raquo;.">14</a></sup> 3 : Loris Chabrier<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_14_500" id="identifier_14_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce jeune homme &acirc;g&eacute; de 23 ans et ami de [Jonathan Chatain-&gt;http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article495] continue sa visite des groupuscules nationalistes lyonnais. Apr&egrave;s avoir gravit&eacute; un temps autour de Lyon Dissident, puis s&#039;&ecirc;tre tourn&eacute; vers le [GUD Lyon-&gt;http://fafwatchra.noblogs.org/post/2012/07/22/grand-jeu-concours-de-lete-mais-ou-est-loris/], il a rejoint les identitaires depuis quelques mois. Loris est surtout connu pour faire partie des 4 suspects principaux poursuivis dans le cadre de l&#039;[agression de Villeurbanne en janvier 2011-&gt;http://rebellyon.info/Un-an-apres-entretien-avec-l.html] dont le proc&egrave;s est toujours attendu &agrave; Lyon.  ">15</a></sup>" width="709" height="487" /></a><p class="wp-caption-text">« Manif Pour Tous », Place des Terreaux à Lyon. Photo souvenir Rebeyne ! / Bloc Identitaire Lyon. 1 : Maxime Gaucher alias « Merc » 2 : Gérald Pichon<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_15_500" id="identifier_15_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="alias Franck Lancier quand il &eacute;tait responsable de Rebeyne ! de 2005 &agrave; 2009 avant son d&eacute;part pour Paris. Il est l&rsquo;auteur du livre &laquo; Sale Blanc ! &raquo; qu&rsquo;il est venu pr&eacute;sent&eacute; le 20 mars 2013 &agrave; &laquo; La Traboule &raquo;.">16</a></sup> 3 : Loris Chabrier<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_16_500" id="identifier_16_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce jeune homme &acirc;g&eacute; de 23 ans et ami de&nbsp;Jonathan Chatain continue sa visite des groupuscules nationalistes lyonnais. Apr&egrave;s avoir gravit&eacute; un temps autour de Lyon Dissident, puis s&rsquo;&ecirc;tre tourn&eacute; vers le&nbsp;GUD Lyon, il a rejoint les identitaires depuis quelques mois. Loris est surtout connu pour faire partie des 4 suspects principaux poursuivis dans le cadre de l&rsquo;agression de Villeurbanne en janvier 2011 dont le proc&egrave;s est toujours attendu &agrave; Lyon.&nbsp; ">17</a></sup></p></div><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/loris_bunker.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1754" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/loris_bunker.jpg" alt="loris_bunker" width="576" height="328" /></a></p>
<p>« Merc », son petit surnom dans le milieu des tribunes, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis, 2100 euros de dommages et intérêts pour la journaliste et son avocat, une suspension de 3 ans de ses droits civiques, 5 ans d&rsquo;interdiction de participation à toute manifestation publique et de manifestation sportive. Et ce n&rsquo;est peut-être pas fini, le parquet ayant fait appel et demandant de la prison ferme. Maxime a tenté de se faire passer au tribunal pour un banal sympathisant de Rebeyne ! &#8211; Génération Identitaire, et pour un <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/05/31/anti-mariage-gay-un-catholique-identitaire-condamne-pour-avoir-agresse-une-journaliste/" target="_blank">gentil croyant catholique</a>.<br />
Bien essayé mais peu convainquant, car le jeune homme est bien plus qu&rsquo;un simple sympathisant de la mouvance identitaire lyonnaise, et loin d&rsquo;être un agneau. C&rsquo;est un militant actif de Rebeyne ! qui aime faire le coup de poing, petite présentation.<br />
Son engagement nationaliste remonte à plusieurs années et il a été notamment candidat aux élections cantonales de 2009 en Haute-Loire (canton Le Puy Ouest) pour le Front National.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/Maxime_Gaucherfn.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1755" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/Maxime_Gaucherfn.jpg" alt="Maxime_Gaucherfn" width="591" height="434" /></a></p>
<p>Depuis son arrivé à Lyon, c&rsquo;est un militant identitaire investi et participant, par exemple, en juillet 2011 à la préparation d&rsquo;un convoi « humanitaire » de Solidarité Kosovo, au séminaire organisé à Orange en mai 2012 dans le cadre de la campagne Une Autre Jeunesse ou encore à l&rsquo;occupation du chantier de la mosquée à Poitiers. Sa présence au séminaire d&rsquo;Orange en fait un des leaders de Rebeyne ! puisque celui-ci était réservé aux responsables des différents groupes locaux identitaires, le noyau dur hexagonal du mouvement en somme, qu&rsquo;ils nomment officieusement Le Clan.</p>
<p><div id="attachment_1756" style="width: 713px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/clan.jpg"><img class="size-full wp-image-1756" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/clan.jpg" alt="Séminaire du « Clan » dans le cadre de l'animation de la campagne « Une Autre Jeunesse », 12 &amp; 13 mai 2012 à Orange. 1 : Philippe Vardon, 2 : Pierre Robesson 3 : Damien Lefèvre 4 : Romain Castel<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_17_500" id="identifier_17_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Lyonnais, Conseiller F&eacute;d&eacute;ral de G&eacute;n&eacute;ration Identitaire.">18</a></sup> 5 : Arnaud Martin alias Arnaud Delrieux<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_18_500" id="identifier_18_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Porte-parole et &laquo; Pr&eacute;sident &raquo; dans les statuts administratifs de G&eacute;n&eacute;ration Identitaire, [&laquo;Pr&eacute;sident&raquo; dans les statuts administratifs du local &laquo;La Traboule&raquo;-&gt;http://rebellyon.info/Les-liens-evidents-entre-Lugdunum.html], [signataire officiel de la &laquo;Marche des Cochons&raquo;/ &laquo; Rassemblement pour la libert&eacute; &raquo; en mai 2012-&gt;http://fafwatchra.noblogs.org/files/2012/12/p442_f85e0e5eea4fecbe03f1690c417bccde2011SPECIAL0506BIS.pdf].">19</a></sup> 6 : Maxime Gaucher." width="703" height="827" /></a><p class="wp-caption-text">Séminaire du « Clan » dans le cadre de l&rsquo;animation de la campagne « Une Autre Jeunesse », 12 &amp; 13 mai 2012 à Orange. 1 : Philippe Vardon, 2 : Pierre Robesson 3 : Damien Lefèvre 4 : Romain Castel<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_17_500" id="identifier_19_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Lyonnais, Conseiller F&eacute;d&eacute;ral de G&eacute;n&eacute;ration Identitaire.">18</a></sup> 5 : Arnaud Martin alias Arnaud Delrieux<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_19_500" id="identifier_20_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Porte-parole et &laquo; Pr&eacute;sident &raquo; dans les statuts administratifs de G&eacute;n&eacute;ration Identitaire, &laquo;Pr&eacute;sident&raquo; dans les statuts administratifs du local &laquo;La Traboule&raquo;,&nbsp;signataire officiel de la &laquo;Marche des Cochons&raquo;/ &laquo; Rassemblement pour la libert&eacute; &raquo; en mai 2012.">20</a></sup> 6 : Maxime Gaucher.</p></div>Mais la politique n&rsquo;est pas sa seule passion, « Merc » aime aussi le foot, enfin surtout les tribunes et la tape. Jusqu&rsquo;en 2010, son club c&rsquo;était l&rsquo;ASSE et son groupe les Magic Fans jusqu&rsquo;à ce que son prosélytisme politique au stade ne le conduise à être exclu du groupe de supporters. Certainement vexé et revanchard, il passa à l&rsquo;ennemi juré, direction Lyon, le virage sud de Gerland et les hooligans-fascistes de la <a href="http://rebellyon.info/OL-derriere-les-supporters-nazis.html" target="_blank">Mezza Lyon</a>. Une recrue de choix puisqu&rsquo;il n&rsquo;hésita pas à balancer des infos sur les Magic Fans à ses nouveaux amis, participant même aux expéditions contre le local des MF en <a href="http://www.rue89lyon.fr/2012/02/04/six-supporters-ol-arretes-pour-tags-nazis/" target="_blank">octobre et novembre 2011</a>. Déjà en avril 2010, lors d&rsquo;une [<a href="http://rebellyon.info/Une-riposte-antifasciste-massive.html" target="_blank">manifestation antifasciste</a> passant par le quartier du Vieux-Lyon on le retrouva en première ligne (photo ci-dessous) de la cinquantaine de nationalistes et hooligans venus pour en découdre.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/10avril2010.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1757" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/10avril2010.jpg" alt="10avril2010" width="827" height="223" /></a></p>
<p>Une chose est sure il aime la torgnole, et à l'image de tout bon hools qui se respecte il est amateur de MMA. Ainsi il participa avec son acolyte "Willo"<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_20_500" id="identifier_21_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Voir aussi&nbsp;ici-">21</a></sup>, au <a href="http://rebellyon.info/Fafland-Panorama-de-l-implantation.html#8" target="_blank">tournoi de free fight organisé le 5 décembre 2010 à la Vlaams Huis de Lille</a>.</p>
<p><div id="attachment_1758" style="width: 484px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/Maxime_Gaucher-3.jpg"><img class="size-large wp-image-1758" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/Maxime_Gaucher-3-1024x768.jpg" alt="Décembre 2012, Vlaams Huis, Tournoi de MMA. Maxime Gaucher (casquette) portant un t-shirt d'une éphémère marque de vêtement nationaliste : DISSROP pour « Dissident Européen », lancée par des sympathisants et militants de [Lyon Dissident-&gt;http://rebellyon.info/Collectif-de-vigilance-69-contre-l.html]." width="474" height="355" /></a><p class="wp-caption-text">Décembre 2012, Vlaams Huis, Tournoi de MMA. Maxime Gaucher (casquette) portant un t-shirt d&rsquo;une éphémère marque de vêtement nationaliste : DISSROP pour « Dissident Européen », lancée par des sympathisants et militants de <a href="http://rebellyon.info/Collectif-de-vigilance-69-contre-l.html" target="_blank">Lyon Dissident</a>.</p></div>Lors de son procès<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_21_500" id="identifier_22_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Proc&egrave;s &agrave; l&rsquo;occasion duquel on apprendra que &laquo; Merc &raquo; appela Gabriac lors de cette manifestation sauvage pour lui d&eacute;conseiller de s&rsquo;y rendre. Plut&ocirc;t &eacute;tonnant alors que 6 mois avant un des leaders des identitaires affirmaient dans une interview que les liens avec les Jeunesses Nationalistes n&rsquo;&eacute;taient plus d&rsquo;actualit&eacute;. On leur accordera que vu le profil de bourrin de l&rsquo;ancien st&eacute;phanois, il ne peut que s&rsquo;entendre avec l&rsquo;ancien grenoblois.">22</a></sup>, preuve de son engagement militant, « Merc » a pu compter sur la présence et le soutien de Pierre Robesson. Une solidarité toute naturelle entre les deux complices des attaques anti-MF évoquées plus haut.<br />
Malgré ce profil de bastonneur nationaliste, « Merc » devrait échapper à une nouvelle comparution au tribunal pour l’agression d’un membre du Collectif de Vigilance 69 lors d’une distribution de tracts en février 2013 Place du Change, l’affaire semblant ne pas avoir de suite. Ce soir-là, la présence de Gérald Pichon n’avait pas suffit à le calmer, il n’avait pu s’empêcher de donner du coup de poing.</p>
<p><strong>L&rsquo;effet « manif pour tous » ?</strong></p>
<p>Depuis un an et demi les identitaires lyonnais font face à une grosse concurrence, le créneau nationaliste étant bien occupé par le GUD et les Jeunesses Nationalistes. Autant dire qu&rsquo;ils ont eu bien du mal à se faire une place, le GUD jouant l&rsquo;activisme de rue à font et Alexandre Gabriac attirant à lui caméras et micros. Comme une offrande inespérée la dissolution des JN<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_22_500" id="identifier_23_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;Oeuvre Fran&ccedil;aise et sa branche &laquo; jeune &raquo; les Jeunesses Nationalistes dissoutes, Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti s&rsquo;empress&egrave;rent, sans surprise, d&eacute;but ao&ucirc;t d&rsquo;exhumer Jeune Nation.">23</a></sup>, jumelée à la course à la radicalité du GUD, va permettre une redistribution des cartes au sein du milieu nationaliste local<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_23_500" id="identifier_24_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="A ce titre, la section lyonnaise de 3&egrave;me Voie, men&eacute;e et fond&eacute;e par les ex de Lyon Dissident mais n&rsquo;existant plus depuis un peu plus d&rsquo;un an, l&rsquo;auto-dissolution du groupuscule ne devrait pas avoir de r&eacute;elle incidence entre Rh&ocirc;ne et Sa&ocirc;ne. De fait, Mannheim et comparse semblent &ecirc;tre retourn&eacute;s &agrave; leur seul r&eacute;el engagement, la &laquo; musique &raquo;, son groupe Match Retour continuant les concerts comme le 29 juin 2013 lors d&rsquo;un concert en soutien aux militants du GUD Lyon condamn&eacute;s r&eacute;cemment.">24</a></sup>. Un bonheur n&rsquo;arrivant pas seul, la dissolution de 3ème Voie entraînera une recomposition du milieu au niveau national dont les identitaires pourraient tirer avantage en restant la seule alternative crédible au Front national pour les sympathisants et militants nationalistes.<br />
Si les identitaires ont délaissé, de façade, l&rsquo;action de rue par stratégie politico-médiatique depuis longtemps, préférant ces dernières années jouer la carte du &laquo;&nbsp;buzz&nbsp;&raquo;, la dynamique crée par l&rsquo;opposition au « mariage pour tous » aurait du les y replonger. Pourtant leur bilan est plutôt mitigé, puisque sur Lyon entre les actions de bourrins du GUD ou de <a href="http://www.leprogres.fr/rhone/2013/04/18/le-prefet-de-lyon-condamne-fermement-les-manifestations-de-l-extreme-droite" target="_blank">martyrs</a> des <a href="http://www.lyonmag.com/article/49117/mariage-pour-tous-les-jeunesses-nationalistes-denoncent-l-arrestation-de-trois-militants-a-lyon" target="_blank">JN</a>, les identitaires ne se sont pas beaucoup fait voir ni entendre. Ils se sont même fait couper l&rsquo;herbe sous le pied par un collectif apparu en novembre 2012 appelé « Les Enfants des Terreaux ». Un groupe maniant l&rsquo;agit-prop et la com&rsquo; &#8230;aussi bien qu&rsquo;eux. A croire que cela pourrait être eux, et ce ne serait pas étonnant, tant ils sont amateurs de faux nez pour avancer masqués. Ce groupuscule émane pourtant des milieux catholiques traditionalistes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_24_500" id="identifier_25_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Isabelle Fradot militante et leadeur des EDT participera, &agrave; Lyon, &agrave; une r&eacute;union organis&eacute;e par le Cercle Anthin&eacute;a et ayant pour titre &laquo; Du printemps fran&ccedil;ais &agrave; la prise du pouvoir &raquo;. Cette r&eacute;union cl&ocirc;turant le &laquo; Camp Maxime Real del Sarte &raquo;, soit l&rsquo;universit&eacute; d&rsquo;&eacute;t&eacute; de l&rsquo;Action Fran&ccedil;aise, se d&eacute;roulant cette ann&eacute;e du 25 au 30 ao&ucirc;t &agrave; c&ocirc;t&eacute; de Roanne.">25</a></sup> et assume totalement les coups de main donnés par les Jeunesses Nationalistes ou les identitaires. Enfin, même si ces derniers ont participé aux cortèges de la « manif pour tous » et à quelques actions « bon enfant », ce n&rsquo;est pas leur présence qui aura défrayée la chronique. Les leaders lyonnais se sont surtout faits présents dans les cortèges parisiens, participant aux diverses échauffourées tout en ayant la prudence de ne pas le revendiquer explicitement. Bons communicants ils ont attendu la dernière grosse mobilisation parisienne du 26 mai dernier pour créer leur « buzz » en occupant<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/#footnote_25_500" id="identifier_26_500" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="19 interpell&eacute;s mis sous contr&ocirc;le judiciaire. Le jugement rendu le 25 juillet dernier d&eacute;boucha sur la condamnation de 15 identitaires &agrave; une amende de 500 euros avec sursis, 3 &agrave; une amende de 500 euros et le dernier &agrave; une peine de 90 jours-amendes &agrave; 10 euros, soit 900 euros au total. Le proc&egrave;s fut instructif sur la capacit&eacute; des identitaires &agrave; assumer leur engagement et leur volont&eacute; farouche, par peur certainement d&rsquo;une dissolution, de ne pas m&ecirc;ler G&eacute;n&eacute;ration Identitaire &agrave; l&rsquo;action.">26</a></sup> la <a href="http://www.rue89.com/2013/05/26/hollande-demission-militants-dextreme-droite-terrasse-siege-ps-242676" target="_blank">terrasse du siège national du Parti « socialiste »</a>, un « coup » comme ils en raffolent, partant du principe qu&rsquo;on se souvient de ce qui est arrivé en dernier.</p>
<div id="attachment_1759" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/manif-pour-tous.jpg"><img class="size-full wp-image-1759" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/08/manif-pour-tous.jpg" alt="« Manif Pour Tous », Paris. Les quatre du milieu, de gauche à droite : Robert, Martin, Lefèvre, Vardon bas dessus-bras dessous." width="640" height="480" /></a><p class="wp-caption-text">« Manif Pour Tous », Paris. Les quatre du milieu, de gauche à droite : Robert, Martin, Lefèvre, Vardon bas dessus-bras dessous.</p></div>
<p>Les mois qui viennent nous le diront, quand l&rsquo;euphorie et les fantasmes de « printemps français » se seront essoufflés, si les identitaires arrivent localement, et nationalement, à trouver un second souffle, à être initiateurs et leaders plus que suiveurs d&rsquo;un mouvement qui s&rsquo;impose à eux.<br />
D&rsquo;ici là, ce que nous ont appris les derniers mois, c&rsquo;est surtout qu&rsquo;entre le discours de façade et la réalité des exactions de ses militants, la mouvance identitaire lyonnaise n&rsquo;a rien a envier à la bêtise brutale du GUD, et ce n&rsquo;est pas le discours léché de Damien Lefèvre lors de ses interviews qui parviendra à faire croire le contraire : Rebeyne ! est bien un groupuscule nationaliste radical comme les autres&#8230;avec de meilleurs web-designers et graphistes ; C&rsquo;est tout.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_500" class="footnote">Au delà de la présence de leur local dans le quartier Saint-Jean, les identitaires lyonnais sont depuis les premières années de leur existence à Lyon les acteurs réguliers de violences et agressions, de par leurs militants ou sympathisants, comme de leurs alliés occasionnels tel que certains hooligans. Pour s&rsquo;en faire une petite idée le Collectif de vigilance contre l&rsquo;extrême-droite 69 y a dédié une partie d&rsquo;un <a href="http://collectifvigilance69.over-blog.com/page-dossier-identitaire-8553987.html" target="_blank">dossier spécial</a> leur étant consacré.</li><li id="footnote_1_500" class="footnote">Le restaurateur finira, <a href="http://www.leprogres.fr/rhone/2012/07/04/cible-d-insultes-racistes-le-restaurateur-de-saint-jean-ferme-ses-deux-bouchons" target="_blank">dégoûté</a>, par vendre ses deux enseignes après que deux de ses employés aient démissionné par peur d&rsquo;autres agressions.</li><li id="footnote_2_500" class="footnote">Le traitement médiatique de ces affrontements, au niveau local comme national, s&rsquo;est empressé de donner un caractère antisémite à ces affrontements. Pour autant la réalité n&rsquo;est pas aussi simple bien que certains bras tendus et quelques slogans antisémites aient pu être entendus ce soir là. Si l&rsquo;on en croit <a href="http://www.leprogres.fr/rhone/2013/02/24/un-hooligan-lyonnais-c-etait-une-bagarre-comme-il-y-en-dans-le-foot" target="_blank">un hooligan lyonnais ayant donné une interview au journal Le Progrès</a>, ces affrontements tenaient surtout du « folklore » footbalistique : La Yid Army, firm de hooligans du club de Tottenham, est l&nbsp;&raquo;une des plus réputée de Londres avec celles de Chelsea et Milwall. Elle joue à l&rsquo;instar des supporters de l&rsquo;Ajax d&rsquo;Amsterdam, sur l&rsquo;identité juive du club. Pour les hools lyonnais il était peut-être surtout question de se confronter à un adversaire sérieu, et les provocations antisémites, étaient autant politiques pour certains, qu&rsquo;une « réponse » au folklore yiddish mis en avant par les hools anglais pour d&rsquo;autres.</li><li id="footnote_3_500" class="footnote">Plus précisément une feuille A3 recto-verso.</li><li id="footnote_4_500" class="footnote">L’hommage rendu à sainte-Geneviève au pied de Notre-Dame chaque premier week-end de janvier.</li><li id="footnote_5_500" class="footnote">Sachant que Lyon en regorge ces dernières années, que le rassemblement attirerait les plus radicaux et les plus castagneurs, les identitaires, tous courageux qu&rsquo;ils sont, ne pouvaient assumer politiquement, et en terme d&rsquo;image surtout, un rassemblement qui avait de grande chance de se transformer en ratonnade. Bilan : Pas un barbu ni de membre officiel de Rebeyne ! sur place le jour J mais quelques apprentis fascistes et une <a href="http://rebellyon.info/Non-aux-racailles-identitaires.html" target="_blank">dizaine d&rsquo;antifa</a>.</li><li id="footnote_6_500" class="footnote">Ex-porte parole officiel de l&rsquo;association « Les petits lyonnais / Culture Lyon» dont il reste le <a href="http://rebellyon.info/Les-liens-evidents-entre-Lugdunum.html" target="_blank">vice-président administratif</a>, il est le responsable communication et relations presse de Rebeyne !. Il faisait partie du bureau de l&rsquo;Autre Jeunesse, toujours membre du bureau directeur du Bloc Identitaire, il est l&rsquo;un des porte-parole national de Génération Identitaire. Son engagement lui a valu d&rsquo;être licencié en novembre 2012 de son poste de communiquant d&rsquo;une maison d&rsquo;édition lyonnaise. En réaction une pétition de soutien en ligne avait même été crée. Enfin, il fait partie des 19 interpellés lors de l&rsquo;action contre le siège du Parti Socialiste le 26 mai 2013.</li><li id="footnote_7_500" class="footnote">Nous l&rsquo;évoquions d&rsquo;ailleurs dès mai 2011 dans l&rsquo;article « <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-14-mai-a-lyon-alerte-propagation-de-la-fievre-porcine/">Le 14 mai à Lyon, Alerte : propagation de la fièvre porcine !</a> »</li><li id="footnote_8_500" class="footnote">Pour l&rsquo;anecdote, les identitaires lyonnais avaient été une bonne vingtaine à se rendre au meeting de Marine Le Pen lors de son passage à Lyon en avril 2012 durant la campagne pour les élections présidentielles.</li><li id="footnote_9_500" class="footnote">Qui « était » proche d&rsquo;Yvan Benedetti, l&rsquo;ex chef de la défunte Œuvre Française récemment dissoute. Rien d&rsquo;étonnant dans son rapprochement explicite avec les identitaires, Bruno Gollnisch représentant le frange « dur », ou plutôt « à l&rsquo;ancienne » au sein du FN. Son <a href="http://rebellyon.info/Lyon-3-Gollnisch-reprend-ses-cours.html" target="_blank">exclusion</a> de Lyon III pendant 5 ans en 2006 pour des propos révisionnistes en étant le parfait exemple.</li><li id="footnote_10_500" class="footnote">« <a href="http://rebellyon.info/Les-liens-evidents-entre-Lugdunum.html" target="_blank">Secrétaire » dans les statuts administratifs du local «La Traboule»</a>, <a href="http://fafwatchra.noblogs.org/files/2012/12/p442_f85e0e5eea4fecbe03f1690c417bccde2011SPECIAL0506BIS.pdf" target="_blank">signataire officiel de la «Marche des Cochons»</a> « Rassemblement pour la liberté » en mai 2012, <a href="http://fafwatchra.noblogs.org/post/2012/12/05/lyon-le-foot-et-la-politique/" target="_blank">propriétaire du nom de domaine du site internet de Rebeyne !</a> , coordinateur du « Réseau des Maisons de l&rsquo;Identité » et membre du bureau directeur du Bloc Identitaire. C&rsquo;est l&rsquo;un des « anciens », investi dès la création des Jeunesses Identitaires en 2002. Concernant Mr Robesson et le milieu hooligan lyonnais voir <a href="http://rebellyon.info/OL-derriere-les-supporters-nazis.html" target="_blank">ici</a> et <a href="http://collectifvigilance69.over-blog.com/article-le-secretaire-de-l-association-les-petits-lyonnais-condamne-pour-agression-113109934.html" target="_blank">là</a>.</li><li id="footnote_11_500" class="footnote"><a href="http://rebellyon.info/Les-liens-evidents-entre-Lugdunum.html" target="_blank">« Secrétaire » dans les statuts administratifs de l’association «Les petits lyonnais»</a>. Damien Montant a été condamné en décembre 2012 à 15 mois de prison dont 10 avec sursis et 5 fermes, ainsi qu&rsquo;à 5000 euros d’amende pour une agression survenue à quelques mètres de « La Traboule », lire <a href="http://www.rue89lyon.fr/2012/12/05/un-militant-identitaire-condamne-a-5-mois-de-prison-ferme-pour-des-violences/" target="_blank">ici</a> et <a href="http://collectifvigilance69.over-blog.com/article-le-secretaire-de-l-association-les-petits-lyonnais-condamne-pour-agression-113109934.html" target="_blank">là</a></li><li id="footnote_12_500" class="footnote">On a pu voir Pierre Robesson participer aux affrontements entre supporters lyonnais des virages sud et nord en marge du Derby contre l&rsquo;ASSE en avril 2013.</li><li id="footnote_13_500" class="footnote">alias Franck Lancier quand il était responsable de Rebeyne ! de 2005 à 2009 avant son départ pour Paris. Il est l'auteur du livre « Sale Blanc ! » qu'il est venu présenté le 20 mars 2013 à « La Traboule ».</li><li id="footnote_14_500" class="footnote">Ce jeune homme âgé de 23 ans et ami de [Jonathan Chatain-&gt;http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article495] continue sa visite des groupuscules nationalistes lyonnais. Après avoir gravité un temps autour de Lyon Dissident, puis s'être tourné vers le [GUD Lyon-&gt;http://fafwatchra.noblogs.org/post/2012/07/22/grand-jeu-concours-de-lete-mais-ou-est-loris/], il a rejoint les identitaires depuis quelques mois. Loris est surtout connu pour faire partie des 4 suspects principaux poursuivis dans le cadre de l'[agression de Villeurbanne en janvier 2011-&gt;http://rebellyon.info/Un-an-apres-entretien-avec-l.html] dont le procès est toujours attendu à Lyon.  </li><li id="footnote_15_500" class="footnote">alias Franck Lancier quand il était responsable de Rebeyne ! de 2005 à 2009 avant son départ pour Paris. Il est l&rsquo;auteur du livre « Sale Blanc ! » qu&rsquo;il est venu présenté le 20 mars 2013 à « La Traboule ».</li><li id="footnote_16_500" class="footnote">Ce jeune homme âgé de 23 ans et ami de <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/">Jonathan Chatain</a> continue sa visite des groupuscules nationalistes lyonnais. Après avoir gravité un temps autour de Lyon Dissident, puis s&rsquo;être tourné vers le <a href="http://fafwatchra.noblogs.org/post/2012/07/22/grand-jeu-concours-de-lete-mais-ou-est-loris/">GUD Lyon</a>, il a rejoint les identitaires depuis quelques mois. Loris est surtout connu pour faire partie des 4 suspects principaux poursuivis dans le cadre de l&rsquo;<a href="http://rebellyon.info/Un-an-apres-entretien-avec-l.html" target="_blank">agression de Villeurbanne en janvier 2011</a> dont le procès est toujours attendu à Lyon.  </li><li id="footnote_17_500" class="footnote">Lyonnais, Conseiller Fédéral de Génération Identitaire.</li><li id="footnote_18_500" class="footnote">Porte-parole et « Président » dans les statuts administratifs de Génération Identitaire, [«Président» dans les statuts administratifs du local «La Traboule»-&gt;http://rebellyon.info/Les-liens-evidents-entre-Lugdunum.html], [signataire officiel de la «Marche des Cochons»/ « Rassemblement pour la liberté » en mai 2012-&gt;http://fafwatchra.noblogs.org/files/2012/12/p442_f85e0e5eea4fecbe03f1690c417bccde2011SPECIAL0506BIS.pdf].</li><li id="footnote_19_500" class="footnote">Porte-parole et « Président » dans les statuts administratifs de Génération Identitaire, <a href="http://rebellyon.info/Les-liens-evidents-entre-Lugdunum.html" target="_blank">«Président» dans les statuts administratifs du local «La Traboule»</a>, <a href="http://fafwatchra.noblogs.org/files/2012/12/p442_f85e0e5eea4fecbe03f1690c417bccde2011SPECIAL0506BIS.pdf" target="_blank">signataire officiel de la «Marche des Cochons»/ « Rassemblement pour la liberté » en mai 2012</a>.</li><li id="footnote_20_500" class="footnote">Voir aussi <a href="http://fafwatchra.noblogs.org/post/tag/nicolas-andre/" target="_blank">ici-</a></li><li id="footnote_21_500" class="footnote">Procès à l&rsquo;occasion duquel on apprendra que « Merc » appela Gabriac lors de cette manifestation sauvage pour lui déconseiller de s&rsquo;y rendre. Plutôt étonnant alors que 6 mois avant un des leaders des identitaires affirmaient dans une <a href="http://www.rue89lyon.fr/2012/11/05/convention-des-identitaires-lyon-pourrait-etre-une-base-en-france/" target="_blank">interview</a> que les liens avec les Jeunesses Nationalistes n&rsquo;étaient plus d&rsquo;actualité. On leur accordera que vu le profil de bourrin de l&rsquo;ancien stéphanois, il ne peut que s&rsquo;entendre avec l&rsquo;ancien grenoblois.</li><li id="footnote_22_500" class="footnote">L&rsquo;Oeuvre Française et sa branche « jeune » les Jeunesses Nationalistes dissoutes, Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti s&rsquo;empressèrent, sans surprise, début août d’exhumer <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2013/08/07/yvan-benedetti-et-alexandre-gabriac-reactivent-jeune-nation/#xtor=RSS-32280322" target="_blank">Jeune Nation</a>.</li><li id="footnote_23_500" class="footnote">A ce titre, la section lyonnaise de 3ème Voie, menée et fondée par les ex de Lyon Dissident mais n&rsquo;existant plus depuis un peu plus d&rsquo;un an, l&rsquo;auto-dissolution du groupuscule ne devrait pas avoir de réelle incidence entre Rhône et Saône. De fait, Mannheim et comparse semblent être retournés à leur seul réel engagement, la « musique », son groupe Match Retour continuant les concerts comme le 29 juin 2013 lors d&rsquo;un concert en soutien aux militants du <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/06/20/ratonnade-a-lyon-deux-membres-du-gud-condamnes-a-1-an-et-6-mois-de-prison-ferme" target="_blank">GUD Lyon condamnés récemment</a>.</li><li id="footnote_24_500" class="footnote">Isabelle Fradot militante et leadeur des EDT participera, à Lyon, à une réunion organisée par le Cercle Anthinéa et ayant pour titre « Du printemps français à la prise du pouvoir ». Cette réunion clôturant le « Camp Maxime Real del Sarte », soit l&rsquo;université d&rsquo;été de l&rsquo;Action Française, se déroulant cette année du 25 au 30 août à côté de Roanne.</li><li id="footnote_25_500" class="footnote">19 interpellés mis sous contrôle judiciaire. Le jugement rendu le 25 juillet dernier déboucha sur la condamnation de 15 identitaires à une amende de 500 euros avec sursis, 3 à une amende de 500 euros et le dernier à une peine de 90 jours-amendes à 10 euros, soit 900 euros au total. Le <a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/07/26/des-amendes-en-correctionnelle-pour-la-banderole-anti-hollande-au-siege-du-ps_3453911_3224.html" target="_blank">procès</a> fut instructif sur la capacité des identitaires à assumer leur engagement et leur volonté farouche, par peur certainement d&rsquo;une dissolution, de ne pas mêler Génération Identitaire à l&rsquo;action.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Le GUD Lyon : Le rat des villes porteur de peste brune</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 19:35:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Gabriac]]></category>
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		<description><![CDATA[Le GUD Lyon créé durant l&#8217;été 2011, entendait reprendre le flambeau du syndicalisme étudiant, version nationaliste, dans les universités lyonnaises. Le créneau était laissé à l&#8217;abandon depuis la disparition en 2003 de l&#8217;UDEL1, émanation locale du GUD à l&#8217;époque. Cette nouvelle version a la particularité d’avoir été fondée à l&#8217;origine non pas par un étudiant mais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le <a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a> Lyon créé durant l&rsquo;été 2011, entendait reprendre le flambeau du syndicalisme étudiant, version nationaliste, dans les universités lyonnaises. Le créneau était laissé à l&rsquo;abandon depuis la disparition en 2003 de l&rsquo;UDEL<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/#footnote_0_495" id="identifier_0_495" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Union de D&eacute;fense des &Eacute;tudiants Lyonnais dont le dernier tractage sur le campus de Bron en septembre 2002 s&rsquo;&eacute;tait sold&eacute; par des affrontements avec des &eacute;tudiants et avait provoqu&eacute; la cr&eacute;ation du Collectif Anti Fasciste Anti Raciste (CAFAR).">1</a></sup>, émanation locale du GUD à l&rsquo;époque. Cette nouvelle version a la particularité d’avoir été fondée à l&rsquo;origine non pas par un étudiant mais par un lycéen, Steven Bissuel, nouveau venu dans le milieu nationaliste lyonnais. Le « come-back » des rats noirs ne fut pas du goût de tout le monde et en premier lieu de l&rsquo;Université Lyon III qui refusa de reconnaître <a href="http://www.preference-nationale.net/2011/10/28/le-gud-tente-un-retour-a-lyon-iii/" target="_blank">l&rsquo;organisation</a> comme une association étudiante.La première année d&rsquo;existence se fera sous l&rsquo;influence d’Alexandre Gabriac, chefaillon des Jeunesses Nationalistes, lui-même parrainé par Yvan Benedetti nouveau gourou de la secte Œuvre Française depuis la retraite de <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2012/02/07/pierre-sidos-quitte-la-presidence-de-loeuvre-francaise/" target="_blank">son fondateur Pierre Sidos</a>. Le GUD ressemble alors à une sous-division des Jeunesses Nationalistes et généralement là où l&rsquo;on trouve les JN on trouve souvent le GUD.</p>
<div id="attachment_1706" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_1.jpg"><img class="wp-image-1706" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_1.jpg" alt="Septembre 2011. Retour de Bruno Gollnisch à Lyon III : Alexandre Gabriac avec une minerve, Steven Bissuel avec un casque à la main et Yvan Benedetti à l'avant de profil" width="600" height="311" /></a><p class="wp-caption-text">Septembre 2011. Retour de Bruno Gollnisch à Lyon III : Alexandre Gabriac avec une minerve, Steven Bissuel avec un casque à la main et Yvan Benedetti à l&rsquo;avant de profil</p></div>
<div style="display: none;">Speel ook eens <a href="http://www.onlinecasinolegaal.com/online-blackjack/">online blackjack</a> in ons <a href="http://www.onlinecasinolegaal.com/ideal-casino/">ideal casino</a> en waag een gokje.</div>
<p>Affirmant au départ s&rsquo;impliquer dans les problématiques concernant les universités et laisser de côté l&rsquo;agitation de rue, les petits rats ne se sont pas très longtemps tenus à leurs belles promesses électorales, passant plus de temps à foutre le bordel dans les rues lyonnaises qu’à arpenter les couloirs des facs. De par son action, le GUD est rapidement apparu comme un énième groupuscule nationaliste, leurs « campagnes » et actions versant dans la démagogie et le populisme larvé :</p>
<p>- Une « action » de nettoyage des marches de la Cathédrale Saint-Jean. Bon prétexte pour se prendre en photos en train d’effacer des tags antifascistes.<br />
- Une campagne contre la hausse des contraventions de stationnement&#8230;. On a les combats qu&rsquo;on mérite.<br />
- Un peu de tapage autour de l&rsquo;organisation d&rsquo;une <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/03/07/le-gud-invente-une-milice-pour-traquer-le-violeur-de-lyon/" target="_blank">milice</a> pour partir à la recherche du « violeur du 8ème » et se positionner en tant que protecteur de ces dames&#8230; Comble du comble quand on sait qu&rsquo;un des leaders, « Malko » sur lequel on reviendra plus loin, fût poursuivi en justice, alors qu&rsquo;il était mineur, <a href="http://fafwatchra.noblogs.org/post/2012/12/05/lyon-le-foot-et-la-politique" target="_blank">pour agression sexuelle</a>. Bref, l&rsquo;occasion idéale pour se balader armé et agresser ceux dont la tête ne leur revient pas.</p>
<p>Un militantisme de bas étage qu&rsquo;ils tentent de compenser par l&rsquo;organisation de conférences. On retiendra celle du 9 février 2013 sur le thème « Offensive Mondialiste et Résistances identitaires »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/#footnote_1_495" id="identifier_1_495" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Une mani&egrave;re &agrave; peine voil&eacute;e de marcher sur les plates-bandes de Rebeyne ! alors que le GUD ne cesse de se revendiquer nationaliste-r&eacute;volutionnaire plus que de la mouvance dite &laquo; identitaire &raquo;. La proximit&eacute; des gudards avec Terre &amp; Peuple n&rsquo;y est certainement pas &eacute;trang&egrave;re.">2</a></sup> avec des animateurs de Casapound et celle sur « les indo-européens » menée par le <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/">gréciste</a> Jean Haudry dans les locaux de <a href="http://reflexes.samizdat.net/terre-peuple-quand-les-gaulois-sont-dans-la-peine/">Terre &amp; Peuple</a> en octobre 2012.</p>
<p>Si l&rsquo;on doit juger le GUD sur ce que ses têtes arrivent à produire, on ne peut faire l&rsquo;impasse sur la sortie en février 2013 de leur « journal » mensuel nommé Le Rat Libéré. Un journal qui ressemble en partie plus à une suite de tracts d&rsquo;auto-promotion qu&rsquo;à des articles traitant de sujets de fond. Après un édito original les présentant comme les sauveurs de la France, voire de la civilisation européenne, s’enchaînent des « articles » présentant tour à tour le GUD, l&rsquo;UDJ (vitrine légale du GUD à l&rsquo;université) et l&rsquo;ULN (section lycéenne). Viennent deux brèves sur la mobilisation contre le « mariage pour tous » et l&rsquo;intervention militaire française au Mali, un article de conseils sur la garde à vue et une page promo des activités et du merchandising gudard. Le plus intéressant se trouve dans les sites internet dont ils conseillent la consultation, avec entre autre celui du MAS, de Terre &amp; Peuple et du Blood &amp; Honour Hexagone. Enfin, la Kulture est abordée par la présentation du vieux groupe de RAC lyonnais Frakass et une interview pas anodine de Renaud Mannheim<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/#footnote_2_495" id="identifier_2_495" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; un des leaders n&eacute;o-nazis sur Lyon notamment au travers du local Bunker Korps Lyon, le monsieur s&rsquo;est fait beaucoup plus discret depuis plus d&rsquo;un an. La section 3&egrave;me Voie Lyon dont il a &eacute;t&eacute; l&rsquo;instigateur est une coquille vide, si elle n&rsquo;est pas morte, qui n&rsquo;exista r&eacute;ellement qu&rsquo;au travers de quelques taguages et un ou deux tractages. Occup&eacute; par la naissance de sa fille durant l&rsquo;hiver 2011, certainement un peu &eacute;chaud&eacute; d&rsquo;avoir mouill&eacute; son fr&egrave;re dans ses histoires, il se contente de quelques concerts RAC avec son groupe Match Retour comme le 27 avril 2013 par exemple. Son m&eacute;tier de convoyeur de fond, et son passage de Loomis (pour l&rsquo;anecdote : o&ugrave; il a travaill&eacute; avec Toni Musulin) &agrave; Prosegur lui ont, on peut l&rsquo;imaginer, conduit aussi &agrave; plus de discr&eacute;tion.">3</a></sup> chanteur du groupe de RAC lyonnais Match Retour, fondateur de Lyon Dissident, de 3ème Voie Lyon et ancien du Blood &amp; Honour Lugdunum. La feuille de chou se termine par une BD au dessin enfantin et à l&rsquo;humour antisémite.<br />
On tient alors entre ses mains un outil de propagande caricatural d&rsquo;une frange nationaliste jouant la surenchère de la radicalité, sans réelle stratégie politique et ni assise idéologique. La finalité étant pour eux de s&rsquo;affirmer comme les seuls vrais rebelles à la « matrice ».</p>
<p>Proches de différents groupuscules le GUD est par ailleurs en lien avec l&rsquo;Artam-Brotherhood, groupuscule néo-nazi, que Fafwatch Rhône-Alpes présente ainsi :<br />
<em>Artam-Brotherhood est une jeune organisation néo-nazie implantée dans la Loire, la Franche-Compté, la Haute-Savoie et la Suisse-Romande. Elle est le fruit de relations entretenues depuis un certain nombre d’années entre l’UNIF acronyme d’Union Nationaliste et Identitaire Française, (groupuscule présent dans la Loire, le Var et la Haute-Savoie et dont l’activité principale est l’organisation de camps de cohésion et d’entraînement à caractère militaire) et de jeunes néo-nazis de Neuchatel, Genève et <a href="http://fafwatchra.noblogs.org/post/2012/12/17/artam-brotherhood-geneve-non-conforme-le-developpement-des-neo-nazis-en-suisse-romande-et-leurs-liens-avec-la-fachosphere-soralienne/" target="_blank">leurs environs.</a></em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_2-2ee7d.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1707" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_2-2ee7d.jpg" alt="visuel_2-2ee7d" width="600" height="987" /></a></p>
<p><strong>Faux syndicat étudiant, faux hooligans, mais vrais chiens fous</strong></p>
<p>Certains quartiers de Lyon sont depuis le mois de décembre 2012 le théâtre d&rsquo;agressions et de violences quasi hebdomadaires. Il est prématuré d&rsquo;affirmer que toutes sont le fait des gudards mais la plupart semblent en porter la marque. La presse locale, elle, se focalise sur le milieu hooligan depuis plusieurs mois. Il est vrai que lors de certaines agressions leurs auteurs se sont revendiqués de ce milieu à grand renfort de slogan <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/03/19/dans-le-vieux-lyon-nouvelle-agression-aux-cris-de-hooligans-hooligans/" target="_blank">&laquo;&nbsp;Lyon ! Lyon ! Hooligan!!&nbsp;&raquo;</a>. Pour autant le slogan ne fait pas le hooligan. Et si l&rsquo;on regarde de plus près les modus operandi, on s&rsquo;aperçoit très vite qu&rsquo;on est bien loin d&rsquo;un certain code d&rsquo;honneur soi-disant existant dans le milieu hools. D&rsquo;aucun irait tirer une fierté à <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/02/22/apres-le-vieux-lyon-des-hooligans-attaquent-un-bar-de-la-guillotiere/" target="_blank">agresser les clients d&rsquo;un bar</a>, à une heure tardive, au seul prétexte que celui-ci, ou sa clientèle, soit <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/03/01/a-lyon-les-bars-de-gauchos-sont-ils-devenus-la-cible-des-hooligans/" target="_blank">étiquetée de « gauche »</a>. Il n&rsquo;y a pas beaucoup d&rsquo;honneur à s&rsquo;en prendre à des lieux et des personnes à des heures où ces courageux petits guerriers ne risquent pas de tomber sur une grande opposition. Jusqu&rsquo;à preuve du contraire, les hooligans favoriseraient les affrontements entre eux et dans l&rsquo;idéal à l’abri des regards indiscrets. Il semble que certains apprentis fascistes et postulants hooligans aient décidé de prouver leur bravoure et leur valeur à moindre frais, pour eux.</p>
<p>Après les identitaires et les néo-nazis de <a href="http://fafwatchra.noblogs.org/files/2012/06/Bunker-Korps-Lyon.pdf" target="_blank">Lyon Dissident-Bunker Korps Lyon</a>, la tendance de ces derniers mois laisse entendre que ce soit au tour du GUD de fricoter avec le milieu indépendant de Gerland. Le 20 septembre 2012, le GUD fait parler de lui avec une session de collage d’autocollants dans le virage sud pendant le match d&rsquo;Europa League contre le Sarta Prague. Peu au goût des leaders de Lyon 1950, le groupe d&rsquo;ultras de la curva sud publie dans la foulée un communiqué pour le moins clair et explicite :</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_3.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1708" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_3.jpg" alt="visuel_3" width="600" height="190" /></a></p>
<p>En février dernier, lors des affrontements entre hools lyonnais et supporters des spurs, l&rsquo;un des trois interpellés était membre du GUD Lyon<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/#footnote_3_495" id="identifier_3_495" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le GUD &eacute;tant suffisamment intelligent pour le revendiquer sur son facebook&hellip;. Mais comme on dit les cons &ccedil;a ose tout, c&rsquo;est m&ecirc;me &agrave; &ccedil;a qu&rsquo;on les reconna&icirc;t.">4</a></sup> et de la Mezza Lyon, firm fasciste active depuis 5 ans environ<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/#footnote_4_495" id="identifier_4_495" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Voir&nbsp;ici et&nbsp;l&agrave; ">5</a></sup> .</p>
<p>Bien loin du « gentleman fasciste » des débuts, l&rsquo;image que veut se donner le GUD ne souffre plus de doutes. Ils se veulent gros bras et violents. Les tractages se font casques à la main et comme on a pu l&rsquo;apprendre dans le cadre de l&rsquo;<a href="http://rebellyon.info/Suites-de-l-Operation-Lyon-Propre.html" target="_blank">Opération Lyon Propre</a> ils aspirent clairement à insuffler un climat de peur contre tout ce qui peut être plus ou moins « de gauche » au sein de l&rsquo;Université Lyon III, et dans la rue d&rsquo;une manière générale. Une stratégie poussée à son paroxysme ces derniers mois.</p>
<p><strong>Un GUD Lyon à deux neurones</strong></p>
<p>Jusqu&rsquo;à l&rsquo;autonome 2012, Steven Bissuel était le leader charismatique<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/#footnote_5_495" id="identifier_5_495" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="blague !">6</a></sup> du groupuscule nationaliste. Les choses semblent avoir changé et l&rsquo;arrivée dans les troupes d&rsquo;une vieille connaissance du milieu fasciste lyonnais n&rsquo;est peut-être pas étrangère au regain d&rsquo;actions violentes que connaît la capitale des Gaules. Depuis, le GUD Lyon compte parmi les siens &laquo;&nbsp;<a href="http://fafwatchra.noblogs.org/post/2012/12/05/lyon-le-foot-et-la-politique/" target="_blank">Malko</a>&laquo;&nbsp;, de son vrai nom Jonathan Chatain, habitant actuellement Tarare (ouest lyonnais), 24 ans et dans tous les mauvais coups depuis ses 17 ans au moins. Un personnage au passé lourd, fait de plusieurs passages au tribunal, pour des faits de violences, dont certains liés à sa passion&#8230;. du hooliganisme.</p>
<div id="attachment_1709" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_4.jpg"><img class="wp-image-1709" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_4.jpg" alt="La Young Army Lyon avant une rencontre forestière, Malko en second plan" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">La Young Army Lyon avant une rencontre forestière, Malko en second plan</p></div>
<p>Proche de la Mezza Lyon, membre de la Young Army Lyon, firm spécialisée dans les fights dans les bois, il a été un leader des jeunes hooligans nationalistes lyonnais pendant de nombreuses années. Il était également membre d&rsquo;une bande nommée Section Saint-Jean (2008-2011 environ), prétendant déjà à l&rsquo;époque faire régner leur loi dans le quartier du même nom. En 2010, il s&rsquo;était lancé dans la production d&rsquo;autocollants footballo-politiques pour le moins explicites comme on peut le voir dans cet article du collectif Article 31 sur Rebellyon. Son goût pour la propagande ne l&rsquo;a pas quitté puisqu&rsquo;il est le diffuseur de différents autocollants récemment apparus dans les rues :</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_article.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1710" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_article.jpg" alt="visuel_article" width="600" height="450" /></a></p>
<p>Porteur pendant 6 mois du bracelet électronique<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/#footnote_6_495" id="identifier_6_495" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Suite &agrave; des condamnations pour des faits de violences li&eacute;s au hooliganisme.">7</a></sup> , il fût en détention préventive pendant un an dans le cadre de l&rsquo;instruction sur la <a href="http://rebellyon.info/Une-attaque-fasciste-lors-d-un.html" target="_blank">violente agression</a> de sympathisants libertaires le 15 janvier 2011 à la sortie d&rsquo;un concert à Villeurbanne. Il fait partie des quatre accusés principaux de cette agression. Cette épée de Damoclès ne l&rsquo;a pas empêché le 27 septembre 2012 de participer (mener ?) à une <a href="http://www.rue89lyon.fr/2012/09/27/lyon-extreme-droite-vient-chercher-baston-siege-dparti-communiste/" target="_blank">action d&rsquo;intimidation </a>au siège du Parti Communiste dans le 3ème arrondissement de Lyon lors de laquelle <a href="http://rebellyon.info/Attaque-du-siege-du-PCF-par-des.html" target="_blank">il fût interpellé</a>. Une véritable tête brûlée, habitué du Bunker Korps Lyon et petit protégé de Renaud Mannheim qui lui promettait sur facebook quelques jours avant son incarcération en février 2011, de l&rsquo;emmener en Allemagne dès sa sortie de prison pour assister à un concert du groupe RAC Katégorie C<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/#footnote_7_495" id="identifier_7_495" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Puisqu&rsquo;il allait manquer le concert que Renaud organisait avec Lyon Dissident&nbsp; ">8</a></sup>.</p>
<div id="attachment_1711" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_7.jpg"><img class="wp-image-1711" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_7.jpg" alt="C9M 2010 à Paris. « Malko » tout a gauche avec casquette blanche en compagnie des néo-nazis du Bunker Korps (Lyon) et du Radikal Korps (Franche-Comté)." width="600" height="347" /></a><p class="wp-caption-text">C9M 2010 à Paris. « Malko » tout a gauche avec casquette blanche en compagnie des néo-nazis du Bunker Korps (Lyon) et du Radikal Korps (Franche-Comté).</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Auréolé d&rsquo;un passé sulfureux et d&rsquo;une solide réputation, &laquo;&nbsp;Malko&nbsp;&raquo; semble être devenu le leader, si ce n&rsquo;est officiel, naturel du GUD Lyon. Ses contacts et liens avec le milieu hooligan, même si a priori il ne s&rsquo;y implique plus, en font le relais idéal avec le GUD. On peut imaginer les yeux émerveillés de ses petits camarades lorsqu&rsquo;il leur raconte ses frasques dans les bois et l&rsquo;envie d&rsquo;en être qu&rsquo;il doit ainsi susciter chez eux. Il n&rsquo;est pas étonnant que certains, parfois très jeunes, militants et sympathisants entendent donc faire partie du milieu hools et en revendiquent l&rsquo;appartenance lors de leurs agressions.</p>
<p>Entre « Malko » et Bissuel on peut se demander qui mène vraiment la troupe, et les orientations très musclées du GUD ont déjà eu pour conséquence de créer une légère distance avec Alexandre Gabriac. L&rsquo;action sans concession oui, mais le monsieur n&rsquo;a certainement pas envie de passer pour plus bourrin encore qu&rsquo;il ne peut l&rsquo;être déjà en s’accoquinant avec une bande partie pour faire tout et n&rsquo;importe quoi, et avec un leader dont le futur à de fortes chances de s&rsquo;écrire derrière les barreaux d&rsquo;une cellule. D&rsquo;ailleurs pour eux <a href="http://rebellyon.info/Faux-meurtre-de-Lourdes-entre.html" target="_blank">qui aiment tant les héros et les martyrs</a>, voilà un postulant de premier choix.</p>
<p><strong>Des rats dans les pas des grenouilles de bénitiers</strong></p>
<p>Le GUD Lyon est le groupuscule qui a le vent en poupe depuis plusieurs mois, comptabilisant presque une cinquantaine de membres encartés. Ce qui n&rsquo;est pas rien il faut le reconnaître et plutôt inquiétant au regard de l&rsquo;âge de ses membres. La mobilisation contre le « mariage pour tous » a offert un tremplin médiatique que les gudards ont largement utilisé, comme d&rsquo;autres mouvances nationalistes, mais avec plus de succès, leur nom étant régulièrement cité dans les médias. Une exposition liée aux violences auxquelles ils ont participé leur donnant l&rsquo;espoir que quelque chose est en train se jouer. <a href="http://leplus.nouvelobs.com/contribution/818888-mariage-pour-tous-boutin-barjot-et-le-spectre-fantasme-du-6-fevrier-1934.html" target="_blank">Un fantasme du 6 février 1934</a> partagé avec d&rsquo;autres courants nationalistes, qui leur confère un sentiment d&rsquo;impunité et les pousse à mener des actions quasi quotidiennes dans le sillage ou non des manifestations du label « manif pour tous ». Ils participent à la radicalisation du mouvement et en profitent pour attirer à eux les plus radicaux des militants nationalistes et notamment des plus jeunes en manque de reconnaissance et d&rsquo;adrénaline.</p>
<p>Cette escalade dans la violence se finira mal et certains militants du GUD sont déjà dans le collimateur des autorités suite à certaines violentes agressions, notamment dans le quartier Saint-Jean, les semaines passées.</p>
<p>Chronologie non-exhaustive des actions plus ou moins violentes impliquant le GUD Lyon ces derniers mois :</p>
<p>- 26 Septembre 2012 : Intimidations au siège départemental du Parti Communiste par trois gudards.<br />
-16 Février 2013 : En marge de la manifestation à l’initiative du Collectif de Vigilance 69 pour faire <a href="http://rebellyon.info/Ensemble-fermons-le-local-fasciste.html" target="_blank">fermer le local identitaire «la Traboule»</a>, <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/02/16/antifascistes-defilent-saint-jean/" target="_blank">quatre apprentis fascistes viennent provoquer le cortège</a>, suivant un appel lancé par le GUD dans les jours précédant l&rsquo;événement au travers d&rsquo;une affiche folklorique :</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_8.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1712" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_8.jpg" alt="visuel_8" width="600" height="851" /></a></p>
<p>- 20 Février 2013 : Affrontements avec des supporters de Tottenham, trois personnes arrêtées dont un militant du GUD et membre de la Mezza Lyon.<br />
- 8 mars 2013 : Provocations de quelques jeunes fascistes en marge de <a href="http://rebellyon.info/Contre-le-patriarcat-je-me-leve-et.html" target="_blank">la marche non-mixte</a> au moment de son passage dans le quartier Saint-Jean.<br />
- 15 mars 2013 : Agression dans le Vieux-Lyon à proximité de la place Saint-Jean, cinq personnes attaquées par une dizaine de fascistes dont au moins un membre du GUD Lyon.<br />
- 24 mars 2013 : Manifestation des anti-mariage à Paris, affrontements avec les pandores, <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/03/19/dans-le-vieux-lyon-nouvelle-agression-aux-cris-de-hooligans-hooligans/" target="_blank">le GUD Lyon revendique d&rsquo;y avoir activement participé</a>.<br />
- 25 Mars 2013 : <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/03/27/lyon-taubira-huee-panti-mariage-gay/" target="_blank">Rassemblement de 200 militants contre l&rsquo;égalité lors du passage de Christiane Taubira à Lyon</a>, une trentaine de nationalistes présents, dont certains attaqueront un petit regroupement de contre-manifestants présents à quelques mètres, le GUD et les JN en tête.<br />
- 28 mars 2013 : Manifestation d’ « anti-mariage pour tous » place Bellecour, GUD, JN et Rebeyne ! main dans la main.<br />
- 30 mars 2013 : Agression dans le Vieux-Lyon, trois personnes blessées, quatre personnes arrêtées, trois poursuivies et actuellement en détention provisoire en attente de leur procès. Au moins un militant nationaliste sympathisant du GUD.<br />
- 4 avril 2013 : Environ 500 anti-mariage manifestent aux côtés du GUD, des JN et des identitaires. <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/04/05/a-lyon-entre-400-et-800-anti-mariage-gay-manifestent-avec-lextreme-droite/" target="_blank">Un gudard frappe une passante</a> montrant son hostilité au rassemblement, pas d&rsquo;arrestation. Le GUD revendiquera sur son facebook être parti en chasse « aux gauches » à la suite du rassemblement.<br />
- 14 avril 2013 : Environ 5000 anti-mariage dans la rue, une centaine de militants et sympathisants nationalistes, menés par Alexandre Gabriac et le GUD, partent en manif sauvage prenant de surprise la marée-chaussée.<br />
- 25 avril 2013 : Adoption de la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe. 200 opposants partent en manif sauvage, menés par les identitaires, les JN et le GUD. Un petit groupe d&rsquo;entre eux <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/04/24/fete-mariage-pour-tous-lyon-victoire-gout-amer/" target="_blank">agressent et frappent une photo-journaliste indépendante</a>. <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/04/26/lyon-manif-anti-mariage-gay-extreme-droite-radicale-justice/" target="_blank">Un membre de Rebeyne ! et un des Jeunesses Nationalistes sont arrêtés</a>. Plus tôt dans la soirée vers 19h, quelques dizaines de natios tentaient le blocage de l&rsquo;autoroute A7, une quinzaine d&rsquo;interpellations eurent lieu.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_495" class="footnote">Union de Défense des Étudiants Lyonnais dont le dernier tractage sur le campus de Bron en septembre 2002 s&rsquo;était soldé par des affrontements avec des étudiants et avait provoqué la création du Collectif Anti Fasciste Anti Raciste (CAFAR).</li><li id="footnote_1_495" class="footnote">Une manière à peine voilée de marcher sur les plates-bandes de Rebeyne ! alors que le GUD ne cesse de se revendiquer nationaliste-révolutionnaire plus que de la mouvance dite « identitaire ». La proximité des gudards avec Terre &amp; Peuple n&rsquo;y est certainement pas étrangère.</li><li id="footnote_2_495" class="footnote">Après avoir été un des leaders néo-nazis sur Lyon notamment au travers du local Bunker Korps Lyon, le monsieur s&rsquo;est fait beaucoup plus discret depuis plus d&rsquo;un an. La section 3ème Voie Lyon dont il a été l&rsquo;instigateur est une coquille vide, si elle n&rsquo;est pas morte, qui n&rsquo;exista réellement qu&rsquo;au travers de quelques taguages et un ou deux tractages. Occupé par la naissance de sa fille durant l&rsquo;hiver 2011, certainement un peu échaudé d&rsquo;avoir <a href="http://rebellyon.info/Samedi-la-creme-des-neo-nazis-c.html" target="_blank">mouillé son frère</a> dans ses histoires, il se contente de quelques concerts RAC avec son groupe Match Retour comme le 27 avril 2013 par exemple. Son métier de convoyeur de fond, et son passage de Loomis (pour l&rsquo;anecdote : où il a travaillé avec Toni Musulin) à Prosegur lui ont, on peut l&rsquo;imaginer, conduit aussi à plus de discrétion.</li><li id="footnote_3_495" class="footnote">Le GUD étant suffisamment intelligent pour le revendiquer sur son facebook&#8230;. Mais comme on dit les cons ça ose tout, c&rsquo;est même à ça qu&rsquo;on les reconnaît.</li><li id="footnote_4_495" class="footnote">Voir <a href="http://rebellyon.info/Fafland-Panorama-de-l-implantation" target="_blank">ici </a>et <a href="http://rebellyon.info/OL-derriere-les-supporters-nazis.html" target="_blank">là</a> </li><li id="footnote_5_495" class="footnote">blague !</li><li id="footnote_6_495" class="footnote">Suite à des condamnations pour des faits de violences liés au hooliganisme.</li><li id="footnote_7_495" class="footnote">Puisqu&rsquo;il allait manquer le concert que Renaud organisait avec <a href="http://rebellyon.info/Encore-un-concert-de-neo-nazes-a.html" target="_blank">Lyon Dissident</a>  </li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>14 Mai 2011 à Lyon : les cochons à masque découvert</title>
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		<pubDate>Thu, 19 May 2011 23:54:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Gouillon]]></category>
		<category><![CDATA[Baptiste Coquelle]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe union défense (GUD)]]></category>
		<category><![CDATA[Identitaires]]></category>
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		<description><![CDATA[Bilan d&#8217;un après-midi calamiteux pour les Identitaires dans la capitale des Gaules&#8230; Rebeyne ! ou l&#8217;art de créer le buzz&#8230; (Merci Fabrice, bravo Pierre.) En annonçant près de deux mois à l&#8217;avance (début mars) leur &#171;&#160;marche des cochons&#160;&#187; les identitaires lyonnais entendaient organiser une manfestation d&#8217;envergure, au retentissement national, dans la continuité de la manifestation [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Bilan d&rsquo;un après-midi calamiteux pour les Identitaires dans la capitale des Gaules&#8230;</p>
<h3>Rebeyne ! ou l&rsquo;art de créer le buzz&#8230;<br />
(Merci Fabrice, bravo Pierre.)</h3>
<p>En annonçant près de deux mois à l&rsquo;avance (début mars) leur &laquo;&nbsp;marche des cochons&nbsp;&raquo; les identitaires lyonnais entendaient organiser une manfestation d&rsquo;envergure, au retentissement national, dans la continuité de la manifestation Une Autre Jeunesse du 23 octobre 2010 à Paris. L&rsquo;appel se voulait large en espérant attirer un public hors des milieux nationalistes. La communication Internet reprenait le modèle des &laquo;&nbsp;apéros saucissons pinards&nbsp;&raquo;, gentillette et bon enfant, afin de ne pas rebuter les sympathisants potentiels et ménager les autorités locales dans un contexte lyonnais tendu depuis près de <a href="http://rebellyon.info/Retour-sur-2-ans-de-lutte-a-Lyon.html" target="_blank">2 ans</a>. Pour autant la Préfecture du Rhône ne s&rsquo;y est, dans un premier temps, pas laisser prendre en interdisant la manifestation par crainte avant tout d&rsquo;affrontements en plein centre-ville entre cortège nationaliste et <a href="http://www.leprogres.fr/rhone/2011/05/04/la-marche-des-cochons-du-14-mai-devrait-etre-annulee" target="_blank">cortège antiraciste</a>. Mais une question peut être posée : les identitaires avaient-ils vraiment pour objectif de défiler ? En effet, si l&rsquo;on considère que leur dépôt de la manifestation n&rsquo;a été fait que le lundi 2 mai au matin (et l&rsquo;annonce du point de départ sur le site de l&rsquo;évènement et le groupe facebook associé, place Saint-Jean, la veille), les identitaires ont pris sciemment le risque que leurs opposants télescopent leur démarche en déposant à la même date une contre-manifestation, ce qui a été fait dès le 29 avril par le Collectif de Vigilance 69. Les identitaires auraient-ils volontairement fait en sorte que la manifestation soit interdite pour pouvoir créer &laquo;&nbsp;l&rsquo;évènement&nbsp;&raquo; et se mettre dans la posture de victime du système et de résistant face au politiquement correct ? En tout cas ils auraient voulu le faire qu&rsquo;ils ne s&rsquo;y seraient pas pris autrement.</p>
<h3>Les médias lyonnais comme agence de com&rsquo;</h3>
<p>Après avoir attiré l&rsquo;attention des médias suite à l&rsquo;annulation par la préfecture, les jeunes identitaires de Rebeyne ont voulu tirer un profit maximal de l&rsquo;événement. Ils organisèrent alors une conférence de presse dans leur tout nouveau local en invitant avec insistance <a href="http://rebellyon.info/A-Lyon-apres-l-interdiction-les.html" target="_blank">les journalistes lyonnais</a>. Il ne faut pas l&rsquo;oublier, le Bloc Identitaire est en campagne. L&rsquo;organisation de cette manifestation ne devait servir au final qu&rsquo;à donner de la visibilité médiatique à la candidature <a href="http://reflexes.samizdat.net/presidentielle-2012-du-gouillon-dans-la-soupe-aux-vardon/">d&rsquo;Arnaud Gouillon</a> qui a pour l&rsquo;instant bien du mal a attirer les journalistes et à se rendre audible face à l&rsquo;omnipotence de Marine Le Pen. Quand on est pas &laquo;&nbsp;bancable&nbsp;&raquo;, on crée son propre plan médiatique. Autant dire que cela a marché, de manière limitée certes, puisqu&rsquo;avant le &laquo;&nbsp;Jour J&nbsp;&raquo; le rassemblement identitaire ne faisait pas la une des journaux mais générait un relatif buzz par les nombreux articles ou reprises de dépêches AFP parus sur les sites des médias locaux et nationaux.<br />
Ils ont su donner clé en main un sujet aux journalistes, ceux-ci ne sachant fonctionner qu&rsquo;avec de l&rsquo;évènementiel. Voilà près de deux ans que la situation face aux droites nationalistes inquiète et mobilise sur Lyon et que les médias locaux s&rsquo;en désintéressent parce que certainement pas assez rentabilisable. Cela ne fait que quelques mois qu&rsquo;ils se penchent vraiment sur la question, le goût du sang et de la violence finissant toujours par susciter l&rsquo;intérêt, et puis une &laquo;&nbsp;Une&nbsp;&raquo; racoleuse rapporte toujours un peu. Bien plus que de remercier ironiquement les organisations de gauche ou d&rsquo;extrême-gauche, les identitaires devraient remercier certains journalistes avec qui ils savent entretenir les relations qu&rsquo;il faut.</p>
<h3>La préfecture du Rhône et les services de renseignements dans les choux farcis</h3>
<p>Complètement dans les choux ou sombrement incompétents ? La préfecture du Rhône semble ne pas bien connaître la situation réelle des bandes de jeunes apprentis fascistes qui font leurs certains quartiers de la ville. Quand dans les années 1990 les bandes de skins nationalistes polluaient le quartier de Perrache ou d&rsquo;Ainay, les nouvelles générations occupent les pavés de Saint-Jean ou le quartier du Stade de Gerland les jours de match. Des territoires entiers passés sous un &laquo;&nbsp;contrôle&nbsp;&raquo; informel, imperceptible mais bien réel si l&rsquo;on est un peu trop basané ou &laquo;&nbsp;potentiellement&nbsp;&raquo; de gauche. Un laissez-faire curieux quand l&rsquo;on connait le développement sécuritaire que vit le quartier populaire et cosmopolite de la Guillotière. Un deux poids deux mesures qui ne surprend guère. Certainement mal informée par les services de renseignements, eux-mêmes visiblement pas trop au fait et plus occupés avec le grand banditisme ou les réseaux islamistes, la préfecture résume la situation à un affrontement entre bandes : fachos contre gauchistes et vice versa. La meilleure manière d&rsquo;éluder la question et de dissimuler son incompétence. Le laisser-faire donne place à un contexte de tensions et de violences que les autorités locales ne savent plus gérer, et craignant une escalade avec les militants de gauche qui s&rsquo;en préoccupent, préfèrent miser sur la stigmatisation des deux camps ainsi formalisés par la rhétorique. En cela elles sont bien évidemment aidées par la presse locale et une partie des journalistes qui savent mettre dans leurs articles les informations directement données par des responsables de la SDIG, sans les recouper, comme Elise Blanchard ou Fabien Fournier de <em>Lyon Capitale</em> semblent s&rsquo;en être fait une spécialité.</p>
<p>L&rsquo;incompétence des autorités préfectorales s&rsquo;est affichée de manière concrète le 14 mai. Après l&rsquo;annonce d&rsquo;une ville sous total contrôle policier avant et après le rassemblement identitaire, les 400 agents des forces de l&rsquo;ordre apprêtées pour le week-end n&rsquo;ont pas empêché une centaine d&rsquo;activistes nationalistes (une majorité de boneheads et surtout de hooligans, en pointe pour le contact)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/14-mai-2011-a-lyon-les-cochons-a-masque-decouvert/#footnote_0_476" id="identifier_0_476" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Parmi eux on retrouvait quelques t&ecirc;tes connues comme Bodega, indep de Boulogne ou l&rsquo;in&eacute;nnarable Jean-Baptiste Coquelle du GUD, qui apr&egrave;s avoir &eacute;chapp&eacute; une premi&egrave;re fois de fa&ccedil;on myst&eacute;rieuse &agrave; une GAV apr&egrave;s sa vir&eacute;e nocturne du 9 mai 2011 est de nouveau pass&eacute; entre les mailles du filet &agrave; Lyon samedi dernier lors des affrontements avec les antifas et les flics.">1</a></sup> de tenter la traversée du pont La Feuillée pour rejoindre les pentes de la Croix-Rousse considérées comme le repère des &laquo;&nbsp;antifascistes radicaux&nbsp;&raquo;. La brève rencontre avec un groupe hétéroclite de 70 &laquo;&nbsp;antifascistes&nbsp;&raquo; arrêtera leur progression, la marée-chaussée finissant de les reconduire dans le quartier Saint-Paul après avoir pris soin de prendre en étau et d&rsquo;interpeller quatre des &laquo;&nbsp;antifascistes&nbsp;&raquo; présents. En retournant dans le vieux Lyon, la meute de boneheads s&rsquo;en prendra aux commerces tenus par des personnes d&rsquo;origine étrangère. La préfecture et les services de police étaient au courant des risques et avaient même agité ce chiffon rouge pour prévenir qu&rsquo;aucune faveur ne serait faite aux &laquo;&nbsp;deux côtés&nbsp;&raquo;, mais au final ils n&rsquo;ont rien évité et ce qui devait arriver arriva. On appelle ça un beau fiasco, sauf pour Albert Doutre, le directeur départemental de la sécurité publique, qui arrive quand même à déclarer : « <em>On a assuré la paix publique avec des gens déterminés dans les deux camps à mener des actions violentes</em> ». Pas sûr que les commerçants attaqués ou les personnes hospitalisées dans la nuit de samedi à dimanche partagent ce point de vue et il serait légitime qu&rsquo;ils demandent des comptes à qui de droit.</p>
<h3>Identitaires ? Non, plutôt Bones &amp; Hools Party</h3>
<p>C&rsquo;est sur la musique du groupe antiraciste anglais The Clash &#8211; la récupération culturelle est devenue une marque de fabrique de ce courant politique ! &#8211; que les militants et sympathisants nationalistes ont commencé à se rassembler place Saint-Jean à partir de 13h30. Arrivant par groupes de 10 à 50, par le métro ou par les rues de Saint-Jean, ils furent bien 400 au plus fort du rassemblement. Venus de plusieurs villes, et parfois de très loin (Bretagne, Lorraine, Var, Sud-Ouest&#8230;), les participants représentaient les tendances les plus radicales de la droite nationaliste. Comme attendue, la mouvance néo-nazie menée par Lyon Dissident était présente en force, partie à 13h00 du local de l&rsquo;Impasse de l&rsquo;Alphate par groupes de 50 ou moins, prenant le tramway ou le métro place Jean-Macé. Visiblement le mot d&rsquo;ordre de laisser les déguisements ne fut pas entendu par grand monde, le rassemblement ayant des airs de défilé de collection Fred Perry et Lonsdale.</p>
<p>On pouvait noter ensuite une bonne proportion de supporters indépendants et autres hooligans lyonnais, ainsi que des proches des Bad Gones ou de Lyon 1950. A ce titre d&rsquo;ailleurs, il semble que même chez certains hools ou ultras lyonnais la collusion forte actuellement entre politique et &laquo;&nbsp;football&nbsp;&raquo; commence à agacer. Ainsi un mot d&rsquo;ordre là aussi avait été donné par des leaders du groupe Lyon 1950 : pas de marque d&rsquo;appartenance au groupe de supporters lors du rassemblement identitaire. On a pu remarquer également la présence de supporters parisiens du Kop Of Boulogne, de militants du GUD Paris mais surtout une petite délégation de <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/10/30/amsterdam-point-de-convergence-du-hooliganisme-anti-islam/" target="_blank">l&rsquo;English Defense League</a> qui a du ravir tous les fans locaux du milieux hooligan anglais.</p>
<h3>Les Identitaires, bateau ivre de l&rsquo;extrême droite française</h3>
<p>Quel est le bilan politique pour les Identitaires ? Ne leur en <a href="http://www.bloc-identitaire.com/actualite/1933/rassemblement-liberte-pari-gagne" target="_blank">déplaise</a>, leur rassemblement est un magnifique échec. D&rsquo;une part le nombre de personnes présentes n&rsquo;était pas à la hauteur de ce qu&rsquo;ils pouvaient attendre. Qu&rsquo;ils se se gaussent d&rsquo;avoir rassemblé un peu plus de 600 personnes est une chose, la réalité en est une autre et n&rsquo;importe quel observateur présent sur place &#8211; sauf peut-être la police ? &#8211; aura pu constater que ce nombre affiché de 600 est ridicule.<br />
Mais l&rsquo;essentiel est ailleurs. Très embêtant pour eux, ils n&rsquo;ont pas mobilisé en dehors de leur famille politique et au contraire, ce sont les éléments les plus ingérables qui ont fourni l&rsquo;essentiel des troupes. Or, nous aurons l&rsquo;occasion d&rsquo;y revenir dans un autre article, il faut rappeler que toute la stratégie identitaire s&rsquo;est construite depuis 10 ans sur le paradigme de la &laquo;&nbsp;rupture&nbsp;&raquo; : rupture avec l&rsquo;extrême droite nationaliste et a fortiori néo-nazie, rupture avec les vieilles lunes thématiques de ce courant, rupture avec les formes connues de mobilisation. Ce 14 mai est venu démontrer que non seulement les identitaires n&rsquo;avaient pas les capacités pour imposer cette rupture dans leurs propres apparitions d&rsquo;envergure nationale mais surtout qu&rsquo;ils étaient les premiers responsables de cette situation par le manque d&rsquo;intelligence politique de leurs dirigeants. Face au phénomène Le Pen, les identitaires se sont en effet lancés dans une surenchère contre &laquo;&nbsp;l&rsquo;islamisation&nbsp;&raquo; de la France dont l&rsquo;invitation lancée à l&rsquo;EDL<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/14-mai-2011-a-lyon-les-cochons-a-masque-decouvert/#footnote_1_476" id="identifier_1_476" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Rappelons qu&rsquo;il y a encore un an le Bloc Identitaire avait d&eacute;clin&eacute; l&rsquo;invitation de l&rsquo;EDL &agrave; participer au rassemblement d&rsquo;Amsterdam, consid&eacute;rant que l&rsquo;association avec ce mouvement serait politiquement n&eacute;gatif. Tout change&hellip;">2</a></sup> est un signe manifeste. Il y a fort à parier que plus d&rsquo;un militant identitaire sera resté perplexe devant le décalage entre l&rsquo;image renvoyée par le calamiteux rassemblement de samedi et les prétentions affichées par la direction du mouvement. La fin de l&rsquo;après midi dans <a href="http://rebellyon.info/Rassemblement-des-islamophobes-le.html" target="_blank">le quartier Saint-Jean</a> en est <a href="http://rebellyon.info/A-Lyon-dans-la-rue-et-sous-la.html" target="_blank">l&rsquo;illustration</a>. D&rsquo;un côté le cousin un peu bas du front sans un poil sur le caillou et pas grandchose en dessous, de l&rsquo;autre le cousin éloigné qui rêve d&rsquo;être champion de MMA. Pas de familles, pas de délégations d&rsquo;artisans charcutiers, pas de groupe de défenseurs des animaux, non, surtout des skins et des hools, un soupçon de cathos tradis méchus et quelques étudiants de Lyon 2 et Lyon 3. Bref beaucoup d&rsquo;efforts médiatiques et d&rsquo;image pour que la réalité de leur auditoire s&rsquo;exprime dans l&rsquo;attaque de vitrines de kebabs. Diantre, on est toujours trahi par les siens !</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_476" class="footnote">Parmi eux on retrouvait quelques têtes connues comme Bodega, indep de Boulogne ou l’inénnarable Jean-Baptiste Coquelle du GUD, qui après avoir échappé une première fois de façon mystérieuse à une GAV après sa virée nocturne du 9 mai 2011 est de nouveau passé entre les mailles du filet à Lyon samedi dernier lors des affrontements avec les antifas et les flics.</li><li id="footnote_1_476" class="footnote">Rappelons qu&rsquo;il y a encore un an le Bloc Identitaire avait décliné l&rsquo;invitation de l&rsquo;EDL à participer au rassemblement d&rsquo;Amsterdam, considérant que l&rsquo;association avec ce mouvement serait politiquement négatif. Tout change&#8230;</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Le 14 mai à Lyon, Alerte : propagation de la fièvre porcine !</title>
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		<pubDate>Thu, 05 May 2011 16:34:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le 14 mai prochain devrait avoir lieu à Lyon la &#171;&#160;Marche des cochons&#160;&#187; . Manifestation appelée et organisée par le groupe jeune de la mouvance identitaire lyonnaise &#171;&#160;Rebeyne!&#160;&#187;. Prétendant surfer sur le &#171;&#160;buzz&#160;&#187; internet de leur &#171;&#160;occupation&#160;&#187; du &#171;&#160;Quick hallal&#160;&#187; de Villeurbanne courant 20101, la mouvance identitaire veut transformer l&#8217;essai. Assurément pour eux cette manifestation [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 mai prochain devrait avoir lieu à Lyon la &laquo;&nbsp;Marche des cochons&nbsp;&raquo; . Manifestation appelée et organisée par le groupe jeune de la mouvance identitaire lyonnaise &laquo;&nbsp;Rebeyne!&nbsp;&raquo;. Prétendant surfer sur le &laquo;&nbsp;buzz&nbsp;&raquo; internet de leur &laquo;&nbsp;occupation&nbsp;&raquo; du &laquo;&nbsp;Quick hallal&nbsp;&raquo; de Villeurbanne courant 2010<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-14-mai-a-lyon-alerte-propagation-de-la-fievre-porcine/#footnote_0_474" id="identifier_0_474" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="http://rebellyon.info/Polemiques-a-propos-des-Quick.html et aussi http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Actualite/Polemique/Quand-des-porcs-anti-halal-envahissent-le-Quick-Villeurbanne ">1</a></sup>, la mouvance identitaire veut transformer l&rsquo;essai. Assurément pour eux cette manifestation a une importance nationale, et pour s&rsquo;en assurer il suffit de voir la communication faite autour de l&rsquo;évènement : des bus affrêtés de Bretagne, de Paris et Nice, et 500 masques porcins prévus pour l&rsquo;occasion. Après la manifestation parisienne sous l&rsquo;étiquette &laquo;&nbsp;<a href="http://reflexes.samizdat.net/une-autre-jeunesse/">Une Autre Jeunesse</a>&laquo;&nbsp;, les identitaires veulent faire mieux et le choix de Lyon n&rsquo;est pas anodin. Par ailleurs l&rsquo;appel se veut plus large que la simple famille identitaire et nationaliste : une main tendue aux artisans, aux laïcs xénophobes et aux protecteurs des animaux gravitant autour de la Fondation Brigitte Bardot et de la campagne contre l&rsquo; &laquo;&nbsp;Abattage Rituel&nbsp;&raquo;. Ce sera un test de plus pour les identitaires : sont-ils capables de rassembler sur leurs positions au delà de la famille nationaliste et de leurs propres réseaux ?</p>
<p><strong>Identitaires = ethno-différencialistes pour une Europe blanche</strong></p>
<p>Dans le corpus de pensée élaboré depuis les années 1970 par la &laquo;&nbsp;Nouvelle Droite&nbsp;&raquo;<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-14-mai-a-lyon-alerte-propagation-de-la-fievre-porcine/#footnote_1_474" id="identifier_1_474" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La &laquo;&nbsp;Nouvelle Droite&nbsp;&raquo; d&eacute;signe un courant politique et id&eacute;ologique repr&eacute;sent&eacute; par deux organisations : le Groupement de Recherche et d&rsquo;Etudes pour la Civilisation Europ&eacute;enne (GRECE) fond&eacute; le 17 janvier 1969 et le Culb de l&rsquo;Horloge apparu en 1974. ">2</a></sup>, un des principaux concepts est celui de l&rsquo;ethno-différencialisme. Il ne s&rsquo;agit plus de catégoriser des groupes humains sur des bases biologico-morphologiques et d&rsquo;en faire une hiérarchie (racisme et racialisme) mais de les appréhender sur des bases ethno-culturelles et sociales. Derrière le maniement du concept complexe, vague et large &laquo;&nbsp;d&rsquo;identité&nbsp;&raquo;, se camoufle la revendication d&rsquo;une homogénéité ethno-culturelle, autrement dit d&rsquo;une France, et dans l&rsquo;optique pan-européenne de cette mouvance, d&rsquo;une Europe blanche, païenne et chrétienne. On peut noter là une différence avec la pensée &laquo;&nbsp;originelle&nbsp;&raquo; gréciste qui critiquait l&rsquo;hégémonie culturelle et spirituelle chrétienne au détriment des cultures et spiritualités païennes (celtes ou scandinaves par exemple)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-14-mai-a-lyon-alerte-propagation-de-la-fievre-porcine/#footnote_2_474" id="identifier_2_474" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&laquo;&nbsp;[...] la christianisation de l&rsquo;Europe fut l&rsquo;&eacute;v&egrave;nement le plus d&eacute;sastreux de toute l&rsquo;histoire advenue &agrave; ce jour, la catastrophe au sens propre du terme.&nbsp;&raquo; Alain de Benoist, principal animateur et id&eacute;ologue de cette mouvance. ">3</a></sup>Pour les identitaires, le combat contre l&rsquo;Islam est un combat contre les musulmans, ni plus ni moins. Le paradigme politique actuel leur laisse un espace politique potentiel conséquent. La droite parlementaire en reprenant à son compte les thèmes &laquo;&nbsp;d&rsquo;identité nationale&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;la place de l&rsquo;Islam&nbsp;&raquo;, par effet de miroir, ne fait que donner du crédit et une certaine légitimité aux thèses et analyses développées depuis 20 ans par les différentes chapelles de la droite nationaliste. L&rsquo; &laquo;&nbsp;hégémonie culturelle&nbsp;&raquo;<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-14-mai-a-lyon-alerte-propagation-de-la-fievre-porcine/#footnote_3_474" id="identifier_3_474" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Pour la &laquo;&nbsp;Nouvelle Droite&nbsp;&raquo;, la prise du pouvoir politique, qui reste l&rsquo;objectif, passe par la conqu&ecirc;te du pouvoir culturel et le combat des id&eacute;es. En d&rsquo;autres termes, arriver &agrave; imposer ses th&eacute;matiques et ses analyses comme bases de d&eacute;bat.">4</a></sup> dans la pensée politique de la &laquo;&nbsp;Nouvelle Droite&nbsp;&raquo; semble finir par avoir fonctionné, puisque son but a toujours été d&rsquo;amener la droite gaulliste et libérale à épouser ses thématiques, par l&rsquo;intermédiaire de &laquo;&nbsp;boutiques&nbsp;&raquo; communes comme le Club de l&rsquo;Horloge<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-14-mai-a-lyon-alerte-propagation-de-la-fievre-porcine/#footnote_4_474" id="identifier_4_474" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce &laquo;&nbsp;club&nbsp;&raquo; d&eacute;veloppe une id&eacute;ologie lib&eacute;rale, nationale et autoritaire ayant avant tout pour vocation l&rsquo;entrisme dans la haute administration : &laquo;&nbsp;Ce dont nous avons besoin, c&rsquo;est d&rsquo;hommes influents ayant leur place dans les sph&egrave;res de d&eacute;cision d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et plus encore dans celles de demain&nbsp;&raquo; Nouvelle Ecole n&deg; 9 (revue proche du GRECE).">5</a></sup>. Le Club de l&rsquo;Horloge ayant eu à Lyon jusque dans les années quatre-vingt-dix une audience allant du Front National aux milieux barristes en passant par le Parti Républicain, et à un moindre niveau l&rsquo;UDF.</p>
<p>Pour les Identitaires, il ne s&rsquo;agit plus de critiquer le métissage à cause du sous-entendu raciste qu&rsquo;il induit, mais de lutter contre le multiculturalisme censé provoquer le délitement des &laquo;&nbsp;identités&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est par cette pirouette dialectique que cette droite radicale entend se défendre de toute pensée raciste (&laquo;&nbsp;100% identité, 0% racisme&nbsp;&raquo;), le mélange des cultures et des peuples conduisant à terme à une disparition de certaines au profit des autres ou à une homogénéisation considérée comme mortifère. Pour que la diversité des cultures et des identités reste possible, il faut construire des murs et des miradors entre elles : chaque terre a son peuple, chaque peuple a sa terre. Pour argumenter sur cette disparition des identités (régionales, nationales et continentales), le musulman tient le rôle de l&rsquo;envahisseur, qui impose son culte et sa culture. <a href="http://www.acrimed.org/article2106.html" target="_blank">Ici Novopress</a>, pseudo &laquo;&nbsp;agence d&rsquo;information indépendante&nbsp;&raquo; a pour mission de relever au quotidien tous les faits divers permettant de mettre à jour la guerre civilisationnelle en cours. Peu importe que tous les faits divers n&rsquo;aient pas de liens tangibles entre eux, le seul fait que ceux sélectionnés dans l&rsquo;actualité locale ou nationale concernent des musulmans, des personnes issues de l&rsquo;immigration ou d&rsquo;origine magrébine, sert de preuve en soi du péril qui nous guetterait. Les méchants musulmans et maghrébins (traduire &laquo;&nbsp;les Arabes&nbsp;&raquo;) d&rsquo;un côté et les gentils Français (traduire &laquo;&nbsp;blancs et non musulmans&nbsp;&raquo;) de l&rsquo;autre. Pour autant coller l&rsquo;étiquette de &laquo;&nbsp;fascistes&nbsp;&raquo; aux identitaires est une approximation politique. D&rsquo;une part, le mot est galvaudé et utilisé à tort et à travers et surtout il ne rend pas compte de la stratégie pernicieuse de la doctrine identitaire. Cela n&rsquo;empêche pas qu&rsquo;individuellement certains identitaires restent inspirés par les doctrines fascistes et néo-fascistes italiennes comme le montre les connexions entre une partie des identitaires français et les néo-fascistes de <a href="http://www.article11.info/spip/Retour-de-brun" target="_blank">Casapound</a>.</p>
<p><strong>Développement local et métapolitique</strong></p>
<p>La stratégie identitaire construite depuis 2003 s&rsquo;axe sur plusieurs aspects. D&rsquo;une part faire parler d&rsquo;elle par des &laquo;&nbsp;hapenning&nbsp;&raquo;, des coups médiatiques ou des &laquo;&nbsp;<a href="http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Politique/Extreme-droite/Apero-rosette-pinard-decryptage-d-un-gros-coup-de-pub-d-extreme-droite" target="_blank">buzz</a>&nbsp;&raquo; sur la toile comme l&rsquo;organisation de l&rsquo; &laquo;&nbsp;<a href="http://rebellyon.info/Communique-de-presse-du-Collectif.html" target="_blank">apéro rosette pinard</a>&nbsp;&raquo; . Ensuite, développer localement plusieurs façades associatives sur des thématiques sociales, culturelles et régionalistes. Enfin, et c&rsquo;est le dernier objectif, porter une voix au niveau national en profitant de la médiatisation autour <a href="http://reflexes.samizdat.net/presidentielle-2012-du-gouillon-dans-la-soupe-aux-vardon/">de la campagne présidentielle</a>. C&rsquo;est le concept de &laquo;&nbsp;métapolitique&nbsp;&raquo; développé par le GRECE et la &laquo;&nbsp;Nouvelle Droite&nbsp;&raquo; depuis la fin des années 1960. C&rsquo;est évidemment un défi que s&rsquo;est lancé cette mouvance, et on peut légitimement douter qu&rsquo;eux-même pensent en tirer un résultat dans les urnes, le but n&rsquo;étant pas là. Le Bloc Identitaire, principale organisation adulte de la mouvance du même nom,<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-14-mai-a-lyon-alerte-propagation-de-la-fievre-porcine/#footnote_5_474" id="identifier_5_474" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" La mouvance identitaire d&eacute;signe plusieurs organisations politiques qui s&rsquo;en r&eacute;clament comme Terre &amp; Peuple ou la Nouvelle Droite Populaire.">6</a></sup>, entend très certainement prendre une place dans le champ politique à droite du Front National, en caressant le rêve d&rsquo;acquérir suffisamment de poids pour pouvoir, au moins localement, négocier des accords électoraux en vu d&rsquo;élections locales. Cette dynamique est déjà enclenchée dans les villes de Nice et d&rsquo;Orange<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-14-mai-a-lyon-alerte-propagation-de-la-fievre-porcine/#footnote_6_474" id="identifier_6_474" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Dont le Maire, Jacques Bompard, est pr&eacute;sident de la Ligue du Sud. ">7</a></sup> où leur implantation n&rsquo;est pas anodine.<br />
Dans l&rsquo;optique &laquo;&nbsp;métapolitique&nbsp;&raquo; reprise de la pensée de la &laquo;&nbsp;Nouvelle Droite&nbsp;&raquo;, les identitaires construisent depuis leur création une stratégie de développement local d&rsquo;une part et &laquo;&nbsp;d&rsquo;agitation&nbsp;&raquo; culturelle et sociale à travers toute une galaxie d&rsquo; &laquo;&nbsp;associations&nbsp;&raquo; plus ou moins fictives dans le sens où l&rsquo;on retrouve souvent les mêmes personnes aux commandes.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/Lugdunumsuum3-1742f.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1520" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/Lugdunumsuum3-1742f.jpg" alt="Lugdunumsuum3-1742f" width="340" height="475" /></a></p>
<p>A Lyon les identitaires travaillent depuis plusieurs années à développer leur réseau local et à s&rsquo;implanter &laquo;&nbsp;culturellement&nbsp;&raquo;. Du côté culturel stricto sensu, après la courte expérience du &laquo;&nbsp;label&nbsp;&raquo; identitaire lyonnais Voraces productions<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-14-mai-a-lyon-alerte-propagation-de-la-fievre-porcine/#footnote_7_474" id="identifier_7_474" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="3 concerts organis&eacute;s entre 2006 et 2007 dans une salle lou&eacute;e &agrave; un particulier sur la commune de Planaise non loin de l&rsquo;a&eacute;roport Saint-Exup&eacute;ry. ">8</a></sup> (créé en son temps par Gérald Pichon alias Franck Lancier, monté à Paris depuis 2009), ils se sont recentrés sur le localisme culturel à travers l&rsquo;association Les Petits Lyonnais (appelé aussi Culture Lyon) qui organise depuis trois ans une montée aux flambeaux à Fourvière à l&rsquo;occasion du <a href="http://rebellyon.info/Les-fachos-identitaires-dans-la.html" target="_blank">8 décembre</a>, en développant tout un discours se voulant populaire et critiquant la folklorisation au profit du tourisme et du commerce.</p>
<div id="attachment_1521" style="width: 329px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/petits_lyonnais-8fb27.jpg"><img class="size-full wp-image-1521" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/petits_lyonnais-8fb27.jpg" alt="Le porte parole de l'asso &quot;Les Petits Lyonnais&quot;" width="319" height="285" /></a><p class="wp-caption-text">Le porte parole de l&rsquo;asso &laquo;&nbsp;Les Petits Lyonnais&nbsp;&raquo;</p></div>
<p>L&rsquo;étape la plus récemment franchie est l&rsquo;ouverture d&rsquo;un local, du nom convenu mais qui fait tellement &laquo;&nbsp;gone&nbsp;&raquo;, <a href="http://rebellyon.info/Un-nouveau-local-extremiste-dans.html" target="_blank">La Traboule</a>, situé dans le quartier Saint-Jean, à deux pas de la Place du Change<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-14-mai-a-lyon-alerte-propagation-de-la-fievre-porcine/#footnote_8_474" id="identifier_8_474" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ironie de l&rsquo;histoire, le GRECE lyonnais, en prenant au fil des d&eacute;cennies des noms diff&eacute;rents (Cercle Europe, Cercle Galil&eacute;e ou Cercle Henri Vincenot) a toujours &eacute;t&eacute; domicili&eacute; au 3 place du Change dans le 5e arrond de Lyon. ">9</a></sup>. Bien qu&rsquo;officialisé seulement le 13 avril dernier, les identitaires prétendent que son ouverture publique remonte au mois d&rsquo;octobre 2010, ce qui est un mensonge ridicule alors qu&rsquo;il y a encore quelques semaines, il était en pleins travaux. Peut-être confondent-ils les débats privés du Cercle de Précy (énième étiquette locale pour un groupe organisant des débats politico-théoriques) avec le &laquo;&nbsp;public&nbsp;&raquo; ? Plus anecdotique, et très certainement créé pour toucher un public jeune ainsi que les milieux indépendants et hooligans, les identitaires lyonnais ont mis sur pied le &laquo;&nbsp;club&nbsp;&raquo; de sports de combat Lugdunum Torgnole.</p>
<div id="attachment_1522" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/hools_1.jpg"><img class="wp-image-1522" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/hools_1-1024x692.jpg" alt="15 Septembre 2010 à Lyon : Rassemblement en soutien à &quot;Papy Gallinier&quot; organisé par le Bloc Identitaire Lyon, en présence de Fabrice Robert (en costard de profil sur la gauche de la photo) et de Renaud Mannheim leader de Lyon Dissident (sur la droite du cliché avec sa casquette et ses lunettes)" width="600" height="405" /></a><p class="wp-caption-text">15 Septembre 2010 à Lyon : Rassemblement en soutien à &laquo;&nbsp;Papy<br /> Gallinier&nbsp;&raquo; organisé par le Bloc Identitaire Lyon, en présence de<br /> Fabrice Robert (en costard de profil sur la gauche de la photo) et de<br /> Renaud Mannheim leader de Lyon Dissident (sur la droite du cliché avec sa casquette et ses lunettes)</p></div>
<p><em> </em></p>
<p>On peut supposer que la prochaine étape sera la présentation par le Bloc Identitaire Lyonnais d&rsquo;une liste pour les élections municipales de 2014, La Traboule faisant office de local de campagne. Les encouragements à l&rsquo;implantation locale sur le modèle de ce qui s&rsquo;est fait à Nice permettent aux identitaires de voir plus &laquo;&nbsp;grand&nbsp;&raquo;, en tentant de jouer de tout leur poid dans le champ politique d&rsquo;une grande agglomération. La difficulté pour eux sera très certainement l&rsquo;opposition au Front National local, tenu par <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/">les troupes</a> de Bruno Gollnisch et l&rsquo;Oeuvre Française, qui correspondent mieux aux tendances catholiques traditionalistes et intégristes très présentes entre Rhône et Saône depuis toujours. Lyon a longtemps été une ville très catholique et le paganisme des nationalistes-révolutionnaires ou des grécistes n&rsquo;a jamais eu forte audience. De plus la structure militante lyonnaise est plutôt faible, bien qu&rsquo;ils se targuent de compter sur une cinquantaine de militants actifs, les identitaires sont menés par un noyau dur de 10 à 15 personnes, comme c&rsquo;est le cas depuis leur création. Le cercle de sympathisants s&rsquo;est élargi mais reste volatile, en témoigne notamment les (plus) jeunes et les hooligans qui se sont depuis plusieurs mois rapprochés de la mouvance néo-nazie.</p>
<p><strong>Le 14 mai prochain : exposition porcine</strong></p>
<p>À la différence de celle de Paris, on peut s&rsquo;attendre à ce que les rangs de la manifestation soient composés d&rsquo;autres chapelles de la droite nationaliste, et notamment des milieux radicaux de manière plus importante. Le potentiel local est non négligeable de ce côté. On peut s&rsquo;attendre à ce que le &laquo;&nbsp;service d&rsquo;ordre&nbsp;&raquo; ait ainsi pour tâche de tenir les rangs et d&rsquo;éviter les dérapages. L&rsquo;avantage des masques de cochons sera de pouvoir dissimuler les têtes d&rsquo;os et d&rsquo;éviter de renvoyer l&rsquo;image d&rsquo;une manifestation de crânes rasés caricaturaux.</p>
<p>L&rsquo;influence qu&rsquo;a prise la mouvance néo-nazie sur l&rsquo;agglomération lyonnaise grâce aux &laquo;&nbsp;activités&nbsp;&raquo; du local Lyon Dissident / Bunker Korps Lyon peut être problématique pour la fine équipe de Rebeyne!. En effet, les camouflés du Blood &amp; Honour Lugdunum, par les nombreux concerts dans leur local, drainent à eux depuis un peu plus d&rsquo;un an tout ce que Lyon compte de jeunes racistes, xénophobes et apprentis nationalistes. Tous ces jeunes se contentent d&rsquo;un folklore fasciste et radical sans grande pensée politique bien établie. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;on a pu en voir un certain nombre qui gravitaient autour de Rebeyne! aller se blottir dans les bras tatoués des trentenaires de l&rsquo;association Rock &lsquo;N&rsquo; Gones.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/concertlyon21avrilxg4-0c225.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1523" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/concertlyon21avrilxg4-0c225.jpg" alt="concertlyon21avrilxg4-0c225" width="340" height="511" /></a></p>
<p>Les identitaires lyonnais depuis le début de la mobilisation contre le local Lyon Dissident s&rsquo;en tiennent le plus éloigné possible et n&rsquo;ont apporté aucun soutien officiel, niant toutes relations individuelles ou d&rsquo;organisations. Même s&rsquo;il est vrai qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de relations entre ces deux groupes, les connexions individuelles existent mais restes marginales et concernent surtout les moins de 25 ans. Certains leaders du BKL appellent leurs sympathisants à participer à la manifestation du 14 mai en prenant soin d&rsquo;avoir une tenue vestimentaire passe-partout et de laisser les rangers à la maison.<br />
Que feront-ils le 14 mai ? Comment les identitaires géreront-ils leur présence et l&rsquo;impact qu&rsquo;elle pourrait avoir sur l&rsquo;image qu&rsquo;ils entendent donner d&rsquo;eux-même et de leur évènement ?<br />
Pour conclure, la manifestation terroir (nous attendons avec impatience la campagne pour la défense de la quenelle au brochet&#8230;) promise par les identitaires lyonnais le 14 mai prochain sera l&rsquo;occasion d&rsquo;une démonstration de force nationaliste et xénophobe. En profitant des difficultés socio-économiques les identitaires entendent désigner l’ennemi intérieur responsable de tous les maux : le musulman. Dans le contexte actuel, le travail leur est déjà savamment mâché, de la gauche sociale-démocrate à la droite néo-libérale conservatrice. Outre les contre-manifestations ou rassemblements qui pourront être organisés ce même jour, il est urgent pour les progressistes de renverser les bases même du débat politique.</p>
<p>NB : Cet article sera prochainement mis à jour, augmenté, complété, illustré, et publié dans un autre format.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_474" class="footnote"><a href="http://rebellyon.info/Polemiques-a-propos-des-Quick.html" target="_blank">http://rebellyon.info/Polemiques-a-propos-des-Quick.html</a> et aussi<a href="%20http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Actualite/Polemique/Quand-des-porcs-anti-halal-envahissent-le-Quick-Villeurbanne" target="_blank"> http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Actualite/Polemique/Quand-des-porcs-anti-halal-envahissent-le-Quick-Villeurbanne</a> </li><li id="footnote_1_474" class="footnote">La &laquo;&nbsp;Nouvelle Droite&nbsp;&raquo; désigne un courant politique et idéologique représenté par deux organisations : le Groupement de Recherche et d&rsquo;Etudes pour la Civilisation Européenne (GRECE) fondé le 17 janvier 1969 et le Culb de l&rsquo;Horloge apparu en 1974. </li><li id="footnote_2_474" class="footnote">&laquo;&nbsp;[...] la christianisation de l&rsquo;Europe fut l&rsquo;évènement le plus désastreux de toute l&rsquo;histoire advenue à ce jour, la catastrophe au sens propre du terme.&nbsp;&raquo; <strong>Alain de Benoist</strong>, principal animateur et idéologue de cette mouvance. </li><li id="footnote_3_474" class="footnote"> Pour la &laquo;&nbsp;Nouvelle Droite&nbsp;&raquo;, la prise du pouvoir politique, qui reste l&rsquo;objectif, passe par la conquête du pouvoir culturel et le combat des idées. En d&rsquo;autres termes, arriver à imposer ses thématiques et ses analyses comme bases de débat.</li><li id="footnote_4_474" class="footnote">Ce &laquo;&nbsp;club&nbsp;&raquo; développe une idéologie libérale, nationale et autoritaire ayant avant tout pour vocation l&rsquo;entrisme dans la haute administration : &laquo;&nbsp;Ce dont nous avons besoin, c&rsquo;est d&rsquo;hommes influents ayant leur place dans les sphères de décision d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et plus encore dans celles de demain&nbsp;&raquo; <em>Nouvelle Ecole </em>n° 9 (revue proche du GRECE).</li><li id="footnote_5_474" class="footnote"> La mouvance identitaire désigne plusieurs organisations politiques qui s&rsquo;en réclament comme Terre &amp; Peuple ou la Nouvelle Droite Populaire.</li><li id="footnote_6_474" class="footnote">Dont le Maire, Jacques Bompard, est président de la Ligue du Sud. </li><li id="footnote_7_474" class="footnote">3 concerts organisés entre 2006 et 2007 dans une salle louée à un particulier sur la commune de Planaise non loin de l&rsquo;aéroport Saint-Exupéry. </li><li id="footnote_8_474" class="footnote">Ironie de l&rsquo;histoire, le GRECE lyonnais, en prenant au fil des décennies des noms différents (Cercle Europe, Cercle Galilée ou Cercle Henri Vincenot) a toujours été domicilié au 3 place du Change dans le 5e arrond de Lyon. </li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Quand l&#8217;extrême droite se met en culture</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 16:06:18 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[(Article publié en octobre1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes) À la lecture de l’article « Ces jeunes fachos qui peut-être, nous gouverneront&#8230; » (Réflexes n°39), on ne peut qu’être frappé par la rapidité et l’efficacité des implantations frontistes au sein des universités. Créés pour trouver et former les futurs cadres au sein [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-1.jpg"><img class="wp-image-2366 aligncenter" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-1-1024x356.jpg" alt="ED_culture-1" width="600" height="209" /></a><em><strong>(Article publié en octobre1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes)</strong></em> À la lecture de l’article « <a href="http://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/">Ces jeunes fachos qui peut-être, nous gouverneront&#8230;</a> » (<em>Réflexes</em> n°39), on ne peut qu’être frappé par la rapidité et l’efficacité des implantations frontistes au sein des universités. Créés pour trouver et former les futurs cadres au sein d’organisations regroupant toutes les parcelles de la droite et de l’extrême droite, les Cercles Nationaux des Étudiants ont apporté en moins de quatre années plus de cadres au parti qu’il ne pensait lui-même en obtenir ! Comment ne pas s’interroger alors sur les raisons d’une telle réussite ? Comment ne pas tenter d’expliquer cette soudaine facilité lorsque l’on connaît les rivalités qui existent au sein de l’extrême droite ? Si l’ébauche d’une réponse est apportée par le précédent article, l’observation et l’analyse à la loupe des universités concernées semblent vouloir nous donner bien plus d’indications. C’est donc fort logiquement que Lyon et son université, première à avoir créé un Cercle national des Étudiants, sont aujourd’hui sous le feu des projecteurs&#8230;</p>
<h3>Quand la droite fait le lit de l’extrême droite&#8230;</h3>
<p>Rien ne semblait prédestiner une ville calme et prospère comme Lyon à mériter un jour le titre, internationalement connu, de capitale universitaire de l’extrême droite et du négationnisme. Et pourtant les faits parlent d’eux mêmes. Pour n’en citer que quelques-uns, rappelons que l’université Lyon III détient le record de thèses universitaires négationnistes, le record du nombre de professeurs militants d’extrême droite et de droite extrême, un nombre fort élevé de groupes nationalistes en tous genres&#8230; C’est tout d’abord dans les conséquences de Mai 68 , lorsque l’université littéraire et juridique lyonnaise se partage en deux (1973-74) que cette triste histoire commence. Encloses à l’intérieur du même ensemble architectural, Lyon II devient une université rose pâle (majorité socialiste) à peine teintée de rouge, tandis que Lyon III (Jean Moulin !) repeint progressivement ses murs en vert-de-gris ! Seul bastion droitier au milieu d’une « invasion gauchiste », enclave culturelle et idéologique, l’université Jean Moulin devient tout d’abord un lieu de ralliement pour les diverses franges de la droite et de l’extrême droite. L’ennemi commun : le communisme. C’est réellement de 1978 à 1987, que Lyon III, gouvernée d’une main aussi ferme qu’adroite par l’italianisant Jacques Goudet, assisté de la non moins efficace Colette Demaizière<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_0_429" id="identifier_0_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Professeur de Grammaire &agrave; Lyon III, membre du RPR et Doyenne depuis 1989 de la Facult&eacute; de Lettres/Histoire/G&eacute;o. Elle est reconnue comme &eacute;tant l&rsquo;&eacute;minence grise de Goudet.">1</a></sup>, devient le lieu de collusion d’une droite dite classique (convenable, discrète&#8230;) et de l’extrême droite. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-2.jpg"><img class="alignleft wp-image-2368 size-thumbnail" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-2-150x150.jpg" alt="ED_culture-2" width="150" height="150" /></a> L’importance de Goudet dans cette volonté de faire cohabiter dans un même espace de réflexion toutes les franges de la droite et de l’extrême droite est considérable. Ce professeur d’italien avait envoyé en 1965 une « tribune libre » au <em>Monde</em>, dénonçant les dérives de l’Église après Vatican II. Puis au début des années 1970, il devient responsable du SAC (Service d’Action Civique) dans le Rhône, adhère au RPR, crée l’UNI (Union Nationale Inter-universitaire) dans cette même région avec l’aide d’André Decocq, professeur à Assas, responsable de l’UNI et du MIL<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_1_429" id="identifier_1_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. Rapport de la commission&hellip; Tome 1, page 220">2</a></sup>, puis prend en 1973 la direction de la faculté de langues de Lyon III. Cet homme de droite extrême, à la charnière politique entre la droite et l’extrême droite, persuadé de l’importance du combat culturel et partageant nombre de positions et d’actions du Club de l’Horloge, fait tout pour faire prendre en une même mayonnaise toutes les tendances alors présentes. Lorsqu’il arrive à la tête de l’université Jean Moulin en 1978, l’extrême droite a déjà fait sa place. Mais le succès de la politique Goudet, éclatant du moins durant son règne à la présidence de l’université, ne s’est pas obtenu sans le précieux appui de l’administration politique alors en place. Ainsi, Lyon III est l’objet, dès la scission de 1973 et sous toute la présidence de Valery Giscard d’Estaing, d’un favoritisme hors de toute limite. Le meilleur exemple semble être la profusion de crédits et de postes accordés par l&rsquo;ancienne ministre des universités, Alice Saunié-Seïté, à Lyon III dès la scission de 1973. Du mot prêté à Francisque Collomb (maire de Lyon de 1976 à 1989) « Lyon III Jean Moulin est notre université », à la Légion d’honneur attribuée à Goudet par le gouvernement Chirac (1988) et remise par Raymond Barre, jusqu’aux multiples contacts qu’il avait au Ministère de l’Éducation Nationale, c’est l’ensemble de l’establishment droitier qui s’est lancé dans la bataille lyonnaise. Ainsi, les professeurs sont nommés à Lyon III par affinité politique plutôt que pour leur compétence. On comprend mieux alors comment, dans un tel climat amical et complice, l’extrême droite universitaire lyonnaise n’aura aucun mal à asseoir chaque jour davantage son pouvoir, son influence et ses idées sur l’université, à tisser des réseaux de plus en plus larges et efficaces vers l’exterieur et à assurer sa pérennité pour de longues années. Quand on lui permet de s’installer, elle s’enracine !</p>
<h3>Grandeur et décadence du GRECE : 1973 &#8211; 1988</h3>
<p>Lorsque l’on parle de l’implantation de l’extrême droite en milieu culturel dans les années 1970, facilitée par la complicité de l’administration de droite en place, on ne peut être étonné de la présence d’un cercle local du Groupe de Recherche sur la Civilisation Européenne (GRECE), d’un cercle local du Club de l’Horloge&#8230; donc de la Nouvelle Droite (ND) ! C’est effectivement une fois de plus le cas ici où, fortement implanté depuis 1969 à Lyon grâce principalement à Pierre Vial, le GRECE a joué au sein de Lyon III (Cercle Galilée) le rôle principal jusqu’en 1988. Personnage fondamental dans le développement de la ND aussi bien nationalement que régionalement, Vial n’est pour rien dans l’implantation du GRECE sur Lyon III puisqu’il n’y est nommé qu’en 1987 en tant que professeur d’histoire médiévale. Cette implantation est plutôt à mettre à l’actif de ce que l’on pourrait appeler « la troïka indo-européenne » composée de Jean Varenne, Jean-Paul Allard et Jean Haudry. Véritablement obsédés par la question des origines puisqu’il apparaît comme « une priorité politique que de justifier la notion d’identité française et européenne en remontant à nos racines indo-européennes » (Pierre Vial), ces trois hommes sont devenus des « spécialistes » de la civilisation indo-européenne. Ainsi, Haudry est professeur de linguistique et de sanskrit à Lyon III, ancien doyen de la faculté de lettres, directeur d’étude à l’École Pratique des Hautes Études, il est au comité de patronage de <em>Nouvelle École</em> en 1974-75, au Club de l’Horloge, participe à <em>Elemente</em>, revue de la nouvelle droite italienne avec Sigir Hinle, Alain de Benoist et Guillaume Faye. Il préside le 13ème colloque du GRECE en décembre 78, collabore à <em>Sol Invictus</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_2_429" id="identifier_2_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Revue d&rsquo;&eacute;tudes traditionnelles, &ldquo;Soleil invaincu&rdquo; est d&rsquo;orientation &eacute;volo-gu&eacute;nonienne melant d&rsquo;ancien SS comme L&eacute;on Colas et des membres de la nouvelle droite (Haudry-Christian Bouchet, Jean R&eacute;my, Christian J. Guyonvarc&rsquo;h&hellip;">3</a></sup>), aux Après-midi du Livre organisé par le Cercle Horizons<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_3_429" id="identifier_3_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ex Cercle Cadoudal, ce cercle organise des conf&eacute;rences et des manifestations o&ugrave; se retrouvent les tendances les plus oppos&eacute;es notamment lors de l&rsquo;Apr&egrave;s-midi du Livre de Droite &agrave; laquelle assistent 600 personnes environ. B&eacute;n&eacute;ficiant d&rsquo;un stand &agrave; la f&ecirc;te des Bleu-Blanc-Rouge tout en &eacute;tant mentionn&eacute; dans Le Figaro, Le Matin de Paris, National Hebdo, Lectures fran&ccedil;aises, Le Choc du Mois&hellip; Ce cercle est largement &ldquo;respect&eacute;&rdquo;.">4</a></sup>, participe à la maison d’édition Le Porte Glaive<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_4_429" id="identifier_4_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Maison d&rsquo;&eacute;dition dans la mouvance de la ND, elle publie sous la direction de R&eacute;gis Boyer des ouvrages de litt&eacute;rature classique du Nord, une collection &ldquo;Patrimoine de l&rsquo;Europe&rdquo; dirig&eacute;e par Jean-Paul Allard qui couvrait seulement l&rsquo;Europe nordique et germanique. La plus &eacute;tonnante production de ces &eacute;ditions est &ldquo;R&eacute;volution / Contre-R&eacute;volution&rdquo;, actes d&rsquo;un colloque organis&eacute;, au sein de Lyon III en Mai 1989, par le Centre d&rsquo;Histoire et d&rsquo;Analyse Politique de l&rsquo;universit&eacute;. Cf REFLEXes 39">5</a></sup>&#8230; Toujours prêt à faire plus, comme on peut s’en rendre compte, pour la promotion des idées de la nouvelle droite jusqu’à ce qu’elles deviennent culturellement hégémoniques, Haudry a posé les premières pierres de normalisation et d’institutionnalisation des thèses du GRECE en milieu universitaire. Il publie tout d’abord en 1979 un premier Que Sais-Je intitulé <em>L’indo-européen</em>, puis crée en 1981 au sein de Lyon III, l’Institut d’études indo-européennes et publie un autre Que Sais-Je sur <em>Les Indo-européens</em> dont la conclusion est un « mini-traité de racisme nordiciste » (P.A. Taguieff). Toujours prêt à faire plus pour la collaboration de toutes les parcelles de la droite et de l’extrême droite grâce à la position centrale qu’il occupe à cheval sur toutes les organisations et au sein de Lyon III sur deux départements (voir tableau), Haudry est une pièce stratégique dans l’architecture lyonnaise. Jean-Paul Allard est quant à lui professeur de langues à Lyon III Président du GRECE lyonnais (Cercle Galilée), directeur de « Patrimoine de l’Europe » aux Editions Le Porte Glaive, alors que Jean Varennne est un spécialiste de Sanskrit et de civilisation indienne, également collaborateur au <em>Figaro Magazine</em> à partir de 1977, directeur de <em>Panorama des idées actuelles</em> édité par le GRECE et devient en 1984 président national du GRECE après Roger Lemoine. Ces trois hommes très respectés au sein de l’université, développent avec l’aide de professeurs, de chercheurs de Lyon III membres du Club de l’Horloge<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_5_429" id="identifier_5_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="On citera : Denis-Clair Lambert (Professeur d&rsquo;&eacute;conomie politique), Jules Monnerot (Premier Pr&eacute;sident du Conseil Scientifique du FN, d&eacute;missionnaire en ao&ucirc;t 1990">6</a></sup>), de l’UNI, du CNIP&#8230; et la participation non moins active de groupes nationalistes révolutionnaires ou de sectes (voir encadré), toutes sortes de colloques et activités culturelles toujours couverts par une bonne dose d’intellectualisme. Ainsi, après la création de l’Institut d’études indo-européennes, véritable centre de formation néo-droitier, on a vu naître au fil des ans, le Centre d’histoire et d’analyse politique dirigé par Demotz<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_6_429" id="identifier_6_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Professeur d&rsquo;Histoire du Moyen-Age &agrave; Lyon III">7</a></sup>, le Centre d’études linguistiques Jacques Goudet, ainsi qu’une association étudiante, Aurore<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_7_429" id="identifier_7_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cette association loi 1901 d&eacute;pendante administrativement de Lyon III, organise des bourses aux livres et des conf&eacute;rences-d&eacute;bats. Pr&eacute;sid&eacute; par le tr&egrave;s c&eacute;l&egrave;bre Bernard Notin, elle est tr&egrave;s proche du GRECE mais sait &eacute;galement s&rsquo;ouvrir vers la droite classique comme le d&eacute;montre la pr&eacute;sence d&rsquo;Henri-Christian Giraud, r&eacute;dacteur en chef au Figaro-Magazine et secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Institut d&rsquo;&eacute;tudes de la d&eacute;sinformation &agrave; un colloque d&rsquo;Aurore sur &laquo; Les rapports entre De Gaulle et les communistes &raquo;.">8</a></sup>. Véritables chapelles idéologiques au sein de l’université, il en ressort nombre de livres, de thèses et conférences proposés aux étudiants comme base de recherche ou de cours. Ce sont également des lieux de rencontre et de débat avec des intervenants, de sensibilité politique différente, extérieurs à la faculté. Royalistes, catholiques intégristes, nationalistes révolutionaires, néo-droitiers, révisionnistes et gaullistes se côtoient ainsi de colloque en colloque. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-3.jpg"><img class="size-medium wp-image-2369 alignleft" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-3-212x300.jpg" alt="ED_culture-3" width="212" height="300" /></a> Cette stratégie d’implantation préconisée par la nouvelle droite peu intéressée dans un premier temps par le pouvoir et préférant rendre hégémonique la pensée néo-droitière, développe en réseaux, des cercles de pensée, des clubs, et investi le milieu associatif et culturel de la fac, des autres facs8 puis progressivement de la ville. Appliquant par là même une stratégie défendue ardemment par Alain de Benoist qui dénonçant les «structures rigides et opaques du centre» a su contribuer à rendre les structures de la «périphérie» suffisamment souples afin que puissent s’estomper les barrières entre militants et sympathisants, entre partisans convaincus et simples compagnons de route, entre membres de la droite, de l’extrême droite voire même de gauche&#8230; Cette stratégie parfaitement adaptée au milieu universitaire et des grandes écoles de par le fait qu’elle dépasse l’engagement politique et se situe au niveau de la reflexion intellectuelle sur l’histoire, le social, la culture, la politique, etc. Ainsi, dès mai 68 puis sous le règne de Goudet à la présidence de l’université et de Francisque Collomb à la mairie de Lyon, la «nouvelle droite» renforcée par la peur suscitée par la gauchisante université Lyon II, a su profiter d’hommes comme Goudet, à la charnière de la droite républicaine et de l’activisme, sachant séduire et rassurer la bourgeoisie locale. Laissant ainsi se déployer les foyers nationalistes et fascistes tout en donnant des gages au gaullisme, il s’est organisé, institutionnalisé, un foyer intellectuel, un lieu de réflexion et d’analyse composé principalement de professeurs mais aussi de personnels administratifs de la fac. Ce foyer, quant à lui, a su laisser dans chacune de ses activités (ou actions) une place à ces hommes ou femmes de la droite qui luttent à son côté. Ainsi, l’ancienne ministre des universités, Alice Saunié-Seïté et Jacques Goudet, interviennent à un colloque du Club de l’Horloge en mars 1983. Il faut dire que le thème, «Quelle Université pour la France ? Guérir du socialisme», les interressait tout particulièrement ! Considérée tout d’abord comme un pôle anticommuniste, capable de faire contrepoids sur le plan idéologique aux débordements de la pensée subversive, la nouvelle droite, convaincue très tôt du fait que «le marxisme sera bientôt entrainé dans un interminable mouvement de reflux», se présente non plus comme un rempart au communisme mais bien plutôt comme une alternative. Cette influence grandissante de la nouvelle droite à Lyon III, accompagnée du sentiment d’impunité auquel elle semble s’être très bien habituée, relayée par les nombreux réseaux qu’elle a su et pu lier dans les autres sphères culturelles ainsi que l’imprégnation des esprits qui en découle lui assurent un avenir radieux&#8230; Mais l’émergence du Front national qui attire, dès 1983, bon nombre de néo-droitiers met un frein au développement de la nouvelle droite. Et lorsqu’en 1985 à Nantes, sous la direction de Jean-Claude Rivière, universitaire nantais, fondateur du GRECE et membre de Nouvelle École depuis 1968, Henri Roques, digne descendant de Faurisson, qui présenta et soutint une thèse mettant en doute la réalité des chambres à gaz obtint mention «très bien», le scandale éclata, le futur s’assombrit encore davantage. La thèse fut annulée par Devaquet et pour la première fois un membre du GRECE se retrouvait démis de ses fonctions pour un an et mis à la disposition du Centre National d’Enseignement à distance (CNED) ! Il semble tout de même important de noter que ce jury était présidé par Jean Haudry en personne accompagné de Jean-Paul Allard, tous deux professeur à Jean Moulin, et qu’il ne furent nullement inquiétés ! Serait-on mieux couvert à Lyon qu’à Nantes&#8230;? Cet «incident», ombre de l’objectif néo-droitier, entame notablement sa notoriété, son institutionnalité et marquera ainsi une première perte significative de son influence, de son impunité. Mais les problèmes du GRECE ne font que commencer puisque Goudet quitte trois ans plus tard la présidence pour une retraite bien méritée, Franscisque Collomb est remplacé par Michel Noir et les appuis deviennent de plus en plus rares. Le Club de l’Horloge, autre composante de la nouvelle droite, semble le plus affecté par ces départs. Il faut dire que l’initiateur et premier dirigeant du Club lyonnais n’est autre qu’Yvan Chiaverini, directeur de cabinet de Francisque Collomb. Chiaverini est encore un exemple de ces hommes de droite, prêts a tout pour banaliser l’extrême droite. Ainsi tout au long de sa carrière auprès du maire, il a permis et facilité l’organisation des activités du Club de l’Horloge ou du GRECE. L’apogée de sa stratégie semble atteinte un jour de mars 1982, où enfin il réussit à réunir, dans un diner-débat organisé par des horlogers et des grécistes, Charles Beraudier, Francisque Collomb et Raymond Barre! Malgré cela, le groupement de recherche lyonnais accueille avec joie (1987-1988), le retour de Jacques Marlaud d’Afrique du Sud et l’arrivée de Pierre Vial, Bernard Notin, Georges Pinault (Goulven Pernaod) au sein de l’université. Le groupe lyonnais composé alors de sept militants de pointe atteint un record national en la matière. Mais cet apport ne se mesure pas uniquement quantitativement mais également qualitativement. En effet, Jacques Marlaud séjourna durant plus de quinze ans en Afrique du Sud tout en étant rattaché à l’université Lyon III (!), présida en 1977 à Johannesbourg un cercle du GRECE dénommé Cercle Villebois-Mareuil et fut correspondant de Nouvelle École en Afrique du Sud. La puissance de ce maître de conférence en Infocom au sein du GRECE se mesure au regard du fait que dès son retour en France en 1988, il a immédiatement été nommé à la présidence du GRECE, remplaçant ainsi Jean Varenne. Pierre Vial accède enfin à l’université Jean Moulin en tant que professeur d’histoire médiévale. Ce ténor de la remise à jour sur papier glacé des thèses inégalitaires, déterministes, néo-paganistes tendance celte et germaine, a une longue histoire de militant qu’il serait trop long de détailler. Notons tout de même qu’il fit son éducation politique à travers le Dictionnaire du Militant édité en 1965 par Europe-Action et rédigé par son compagnon de toujours Dominique Venner. Il pouvait y apprendre entre autres à la lettre S : «&#8230;prenons par exemple, sous-développés : notion iréelle d’après laquelle l’incapacité des peuples de couleur à résoudre par eux-mêmes les problèmes de l’existence, proviendrait du sous-développement technique. Une observation réelle des choses permet de constater que le sous-développement technique est dû à une sous capacité de ces peuples. A notre contact, ils n’ont rien appris sinon à revendiquer, à profiter et à nous haïr». Pour Vial tout est alors dit. Cependant après son échec au sein du Mouvement nationaliste du Progrès aux législatives de 1967, il décide que la bonne voie pour la prise du pouvoir politique, c’est tout d’abord la reconquête du pouvoir culturel, le combat des idées, bref la stratégie métapolitique. Encore étudiant, il commence par être le directeur de publication d’une revue lyonnaise ronéotypée intitulée Socialisme européen (n°1 fin 1967), domiciliée au 3 place du Change à Lyon. Mais il n’y reste que peu de temps. Dès la création du GRECE en 1969, il deviendra successivement un des responsables de ses multiples antennes, membre du comité de rédaction de Nouvelle École, président de l’Union régionale du lyonnais, membre du conseil d’administration du GRECE et de la commission des traditions, membre fondateur de la SARL des Editions Copernic et principal porteur de parts avec Jean-Claude Valla, il en sera d’ailleurs le premier gérant (1976). Il participe en 1975 à la création du mouvement de scoutisme du GRECE, Europe Jeunesse (NOTE). Directeur de la revue Eléments, auteur de deux ouvrages édités par le GRECE : Pour une renaissance culturelle et Les solstices en collaboration avec Jean Mabire. En 1978, c’est enfin la consécration puisqu’il accède au poste de secrétaire général du groupement et y reste jusqu’en 1984. Lorsqu’il arrive à Lyon III, il est toujours place du Change et est alors président du cercle Henri Vincennot. Bien qu’ayant entretenu des rapports privilégiés de 1983 à 1986 avec le Mouvement Nationaliste Revolutionnaire(MNR) en compagnie d’Alain de Benoist et Guillaume Faye, Vial saura se forger au sein de Lyon III, une image de «personnalité respectueuse de la démocratie et très compétente dans son travail». On n’en doute pas ! Quant à Pinault et Notin (voir Réflexes n°39), «militants de choc», ils vont, une fois de plus, montrer clairement ce qui se cache derrière le métapolitique du GRECE&#8230; <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-4.jpg"><img class="wp-image-2370 size-large alignleft" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-4-218x1024.jpg" alt="ED_culture-4" width="218" height="1024" /></a> Cet apport en militants de pointe, constituant par là même la plus grosse unité gréciste qu’une université eut jusqu’alors comptée, aurait certainement pu permettre au GRECE de réagir. Mais cette réaction ne verra jamais le jour car comme lors de l’emergence du Front national dans les années 1983 (qui avait attirée par sa nouveauté bon nombre de néo-droitiers, venus principalement du Club de l’Horloge, en quête d’une vie politique) le second souffle du FN après la mort de Jean Pierre Stirbois, va décimer les rangs du groupement. Ajoutez à cela les «exploits» des nouveaux révisionnistes lyonnais, Pinault, Lugan et Notin (voir encadré), on comprend mieux encore comment le groupe lyonnais va perdre au fil des ans ses principaux militants, Jean Haudry et Pierre Vial en tête. Ce dernier, militant acharné, jusque-là persuadé du bien fondé du combat métapolitique mené par le Groupement et qui déclarait dix ans plus tôt : «c’est dans les forêts celtiques que nous allons chercher nos modèles», semble avoir, l’effet Le Pen aidant, perdu le Nord ! Pourtant, cet agrégé d’histoire né en 1944, affichait quatre ans plus tôt sa sympathie pour tous les mouvements révolutionnaires, Che Guevara, bande à Baader, Brigades rouges et se disait «prêt à [se] battre et à mourir dans l’espoir de changer un monde insupportable» ! La même année (1984), il déclarait : «Monsieur Le Pen pose bien les bonnes questions simplement nous n’avons pas exactement les mêmes réponses que lui» (cité par Taguieff, cf Les droites radicales et nationales en France p 791). Mais les évènements et bouleversements qui surviennent dès 1988 au sein de l’université, redistribuent les cartes. Ainsi, les plus partisans du combat métapolitique vont rejoindre au fur et à mesure les horlogers (Club de l’Horloge), qui attirés dès 1983 par le parti frontiste forment alors l’essentiel de l’armature de son conseil scientifique et montrent qu’il est possible de continuer à influencer la société, former l’élite de demain tout en menant un combat politique au sein d’un parti.   Ainsi, dès 1988, les trois quarts du groupe lyonnais tentent de garder un pied dans chaque organisation, menant ainsi le combat sur plusieurs niveaux. Mais la double appartenance (GRECE + autre) a été interdite par Vial lorsqu’il était secrétaire général du groupement. Ainsi, après de vives explications, le 25 Mars 1991, Vial démissionne en invitant dans une lettre ses compagnons de toujours «à quitter la chapelle idéologique marginalisée et fière de l’être (GRECE) pour le rejoindre, afin d’être une force d’implusion donnant une armature idéologique à un mouvement populiste (FN)». Cette démission ou plutôt cette exclusion vient mettre un terme aux relations conflictuelles qui opposaient les membres tentés par les sirènes nationalistes (Vial, Varenne, Haudry, Notin&#8230;) et les partisans du «métapolitique maintenu» (A. de Benoist, J. Marlaud). C’est alors l’éclatement. Varenne, Haudry, Allard et Notin suivent leur chef charismatique et vénéré, Pierre Vial, pour prendre place dans l’organigramme du parti. Rappelons que Vial est conseiller régional Rhones-Alpes, conseiller municipal de Villeurbanne, membre du Comité central du FN, de la direction générale, du centre d’études et argumentaires. Alors qu’Haudry, Varenne, Lugan et Notin participent ou ont participé à la formation des cadres du FN, soit en participant aux journées de formation organisées par le Centre d’Études et Argumentaires et le Conseil scientifique, soit en écrivant des articles dans diverses revues dites théoriques. Ainsi, Vial, Varenne et Haudry sont actuellement membre du comité de patronage d’Identité, revue du conseil scientifique du FN. Après de longues années d’hégémonie et de grands services rendus, le groupement lyonnais, dont Vial est le principal créateur et Varenne, Haudry, Notin et Allard les principaux animateurs, se retrouve en moins de dix ans aussi bas qu’il était vingt ans plus tôt. Même si les réseaux du GRECE restent efficients comme en témoignent les colloques encore organisés à Lyon III, ou la création en 1989 de la «nouvelle droite jeunesse», le FN grapille doucement mais sûrement dans le capital gréciste. Lorsqu’au mois de septembre 1991 on apprend l’ouverture d’un nouveau local du Front national à Lyon au 3 de la Place du Change, en lieu et place des locaux du GRECE depuis sa création, on mesure la mesquinerie de Vial. Lorsque Colette Demaizière nomme Bruno Gollnish à la présidence de l’université de langues de Lyon III alors qu’il n’est là que depuis un an, on mesure mieux son influence, son pouvoir. Certes ce pouvoir est aujourd’hui au service du FN et les relations entre les anciens grécistes et les convaincus du combat métapolitique semblent très envenimés. Mais n’etait-ce pas là qu’une apparence ? En effet, au delà d’un désaccord sur l’immigration et l’abandon du combat métapolitique pour un combat politique, les valeurs des anciens grécistes restent proches de celles de la nouvelle droite. Leur travail d’endoctrinement idéologique au sein des universités reste le même. Depuis vingt ans, ils travaillent, militent, forment, réflechissent, écrivent&#8230; en toute impunité, dans un silence qui fait parfois frémir, sans jamais perdre de vue l’idéal européen qui est le leur avec tout ce que cela comporte (voir encadré). Lyon III s’est construite sur toutes les franges de la droite et de l’extrême droite, avec toutes les divergences que cela comporte et ce n’est pas un désaccord de stratégie qui va rompre l’unité légendaire de Lyon III, qui va ternir l’image que l’on se fait ici du mot «collaboration»&#8230; Bien au contraire, le FN, le GRECE, L’UNI, Nouvelle Acropole, les cathos intégristes, les révisos et autres négationnistes en tout genre, Aurore, La Librairie de France, les charmants défenseurs des petits animaux style Brigitte Bardot, continuent, tous ensemble ou presque, main dans la main à endoctriner la future élite lyonnaise. C’est alors que l’importance du groupement n’apparait plus comme un critère pour juger de sa force, de son influence car les valeurs et l’idéal politique de personnages comme Vial n’ont pas changé en changeant d’étiquette politique. Comment pourrait on croire que l’homme «fort, viril, aryen» n’est plus un modele pour Vial et ses amis ? L’essentiel de l’objectif néo-droitier semble donc être réalisé : Lyon III est pour longtemps maintenant un laboratoire, un lieu d’échange, de rencontre, d’alliance, de recrutement pour l’extrême droite. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-5.jpg"><img class="wp-image-2371 size-large alignright" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-5-299x1024.jpg" alt="ED_culture-5" width="299" height="1024" /></a> L’histoire de l’université Lyon III, Jean Moulin éclaire donc d’un jour nouveau, les facilités d’implantation du Front national au sein de cette université. Partant d’un combat commun contre le communisme, la droite aura permis à l’extrême droite de trouver un fort point d’ancrage, de développer ses idées, de tisser des réseaux qu’elle ne peut aujourd’hui plus arrêter. Après le GRECE et le Club de l’Horloge, c’est aujourd’hui le Front national qui récupère les fruits de cette reconquête de l’université. Ainsi, lorsque Carl Lang et Jean-Marie Le Pen décident la création de Cercle national des Étudiants sur toutes les universités, regroupant toutes les parcelles de la «droite nationaliste» afin de trouver les futurs cadres du parti frontiste, c’est au regard de ce qui se pratique dans ce qui est aujourd’hui, son laboratoire, Lyon III. Lorsque Degrave, leader du groupe frontiste lyonnais dit «qu’il faut repérer, dans un premier temps, les gauchistes puis prendre contact avec le personnel enseignant et administratif de l’université», il ne fait que répéter clairement ce que toute l’extrême droite lyonnaise sait déjà et met en oeuvre depuis plus de 20 ans. Il n’a d’ailleurs pas besoin de nommer les professeurs puisque tout le monde les connaît, les reconnaît depuis longtemps. L’implantation frontiste sur Lyon, menée par Bruno Gollnish, Pierre Vial, jean Varenne, Jean Haudry&#8230;tous professeurs à Lyon III, s’appuie sur les réseaux tissés par la nouvelle droite depuis 1973 et l’expérience de ces professeurs. Le FN est aujourd’hui le porte-drapeau de l’extrême droite lyonnaise et de sa force impulsive, tout comme l’était la nouvelle droite hier. Mais au delà d’une simple passation de pouvoir ponctuée de quelques mouvements d’humeurs qui pourraient laisser croire à une réelle séparation, il s’agit peut-être de la naissance d’une force centrifuge. En effet, au regard de l’évolution et de la redistribution des pouvoirs au sein de l’université et de la ville, le nombre de professeurs et de militants d’extrême droite ou de droite extrême, tout comme la profusion de revues et matériaux théoriques, colloques, universités d’été&#8230; est aujourd’hui considérable. Les contributions apportées par Lyon III «à l’effort de guerre» entrepris par l’extrême droite pour reconquerir le pouvoir, est plus que jamais conséquent. Les appuis au sein de la droite classique existent toujours et le nouveau président de l’université Jean Moulin, Pierre Vialle (à ne pas confondre avec Pierre Vial) continue de marcher sur les traces de Goudet. Malgré la montagne d’articles de presse parus sur cette université lors des «exploits» de Notin, Lugan, Pinault, ou lors de la parution de thèses antisémites comme celle d’Abdelhamid Bdioui, rien ne semble avoir changé ! Bien au contraire, comme peuvent l’illustrer les déclarations d’un bras droit de Michel Noir, ex-doyen de la faculté de droit de Lyon III, Serge Guinchard, à Libération Lyon : «Les supposés rapports de Lyon III à l’extrême droite sont notablement exagérés». Mais tous les euphémismes du monde ne nous feront pas oublier que cette université, modèle au sein de la droite et l’extrême droite, en perpétuelle ébulition brune, est aujourd’hui capable d’être une force hétérogène, proposant un éventail de sensibilités et d’engagements politiques, une véritable machine à sensibiliser, à attirer des jeunes, à former des militants, des cadres, des nationalistes, des fascistes&#8230; Article publié initialement en octobre 1993</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_429" class="footnote">Professeur de Grammaire à Lyon III, membre du RPR et Doyenne depuis 1989 de la Faculté de Lettres/Histoire/Géo. Elle est reconnue comme étant l’éminence grise de Goudet.</li><li id="footnote_1_429" class="footnote">Cf. Rapport de la commission&#8230; Tome 1, page 220</li><li id="footnote_2_429" class="footnote">Revue d’études traditionnelles, “Soleil invaincu” est d’orientation évolo-guénonienne melant d’ancien SS comme Léon Colas et des membres de la nouvelle droite (Haudry-Christian Bouchet, Jean Rémy, Christian J. Guyonvarc’h&#8230;</li><li id="footnote_3_429" class="footnote">Ex Cercle Cadoudal, ce cercle organise des conférences et des manifestations où se retrouvent les tendances les plus opposées notamment lors de l’Après-midi du Livre de Droite à laquelle assistent 600 personnes environ. Bénéficiant d’un stand à la fête des Bleu-Blanc-Rouge tout en étant mentionné dans <em>Le Figaro</em>, <em>Le Matin de Paris</em>, <em>National Hebdo</em>, <em>Lectures françaises</em>, <em>Le Choc du Mois</em>&#8230; Ce cercle est largement “respecté”.</li><li id="footnote_4_429" class="footnote">Maison d’édition dans la mouvance de la ND, elle publie sous la direction de Régis Boyer des ouvrages de littérature classique du Nord, une collection “Patrimoine de l’Europe” dirigée par Jean-Paul Allard qui couvrait seulement l’Europe nordique et germanique. La plus étonnante production de ces éditions est “Révolution / Contre-Révolution”, actes d’un colloque organisé, au sein de Lyon III en Mai 1989, par le Centre d’Histoire et d’Analyse Politique de l’université. Cf REFLEXes 39</li><li id="footnote_5_429" class="footnote">On citera : Denis-Clair Lambert (Professeur d’économie politique), Jules Monnerot (Premier Président du Conseil Scientifique du FN, démissionnaire en août 1990</li><li id="footnote_6_429" class="footnote">Professeur d’Histoire du Moyen-Age à Lyon III</li><li id="footnote_7_429" class="footnote">Cette association loi 1901 dépendante administrativement de Lyon III, organise des bourses aux livres et des conférences-débats. Présidé par le très célèbre Bernard Notin, elle est très proche du GRECE mais sait également s’ouvrir vers la droite classique comme le démontre la présence d’Henri-Christian Giraud, rédacteur en chef au <em>Figaro-Magazine</em> et secrétaire général de l’Institut d’études de la désinformation à un colloque d’Aurore sur « Les rapports entre De Gaulle et les communistes ».</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Ces jeunes fachos qui, peut-être, nous gouverneront&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Dec 2006 16:30:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;évolution électorale du Front national n&rsquo;est pas l&rsquo;élément le plus important pour jauger la progression du parti et encore moins pour juger de l&rsquo;évolution des nationalistes et fascistes, de la diffusion de leurs idées. Mais l&rsquo;évolution des stratégies du FN montre la progression idéologique du parti ainsi que son ascension sur l&rsquo;échelle du but toujours présent : l&rsquo;arrivée au pouvoir.</strong></p>
<p>Publié en juin 1993</p>
<p>Depuis sa création en octobre 1972, le FN semble persuadé qu&rsquo;il trouvera son électorat dans les couches dites populaires de la société et développe la stratégie adéquate.</p>
<p>Message simple («CSG : je paye, tu payes, ils touchent !» désignant par là même le bouc émissaire) et politique de comptoir, le plus souvent basée sur l&rsquo;affect («La vie d&rsquo;un criminel compte-t-elle plus que celle d&rsquo;un enfant ?»). Cette stratégie donnera des résultats mais elle n&rsquo;apportera que peu de cadres au parti en lui-même.</p>
<p>Jusque-là hostile aux implantations en milieu culturel, à la différence de la Nouvelle droite, le FN, inquiet du manque de renouvellement de ses cadres, a finalement décidé d&rsquo;aller les chercher, comme tous les autres partis, dans les lycées, universités et grandes écoles.</p>
<p>C&rsquo;est donc fort logiquement qu&rsquo;en août/septembre 1987, J.M Le Pen et Carl Lang (ex-président du FNJ), décident de s&rsquo;implanter réellement au sein de la jeunesse en créant dans les facs et les lycées des organisations proches du FN, capables de divulguer leurs idées mais surtout capables de recruter des militants, futurs cadres du parti lorsqu&rsquo;il «arrivera au pouvoir».</p>
<p>Peu habitué aux implantations de ce style, le FN par l&rsquo;intermédiaire du Front national de la Jeunesse (organisation créée en 1974 mais qui vivotera jusqu&rsquo;à la percée de Le Pen) préfère dès 1987 infiltrer l&rsquo;organisation de droite-extrême, très proche du RPR, qu&rsquo;est l&rsquo;UNI (Union nationale inter-universitaire). Cette stratégie permettra de prendre conscience des réalités du milieu éducatif, de préparer une stratégie de séduction différente de celle plus simpliste développée dans les quartiers, mais aussi, de créer les futures conditions d&rsquo;implantation d&rsquo;organisations officiellement rattachées au FN. Il faudra entre autres faire éclater au sein de l&rsquo;UNI des débats et dissensions capables d&rsquo;influencer, de créer des fractures, de radicaliser une partie de ses militants, de BANALISER les idées d&rsquo;extrême droite&#8230;</p>
<p>Cette stratégie se traduira par l&rsquo;élection, en 1991, 1992 et 1993 à Brest, de la présidente du FNJ local, candidate du FN pour les municipales de 1989 et les cantonales de mars 1992, en tant que représentante de l&rsquo;UNI au conseil d&rsquo;UFR de droit. Il faut ajouter à cela l&rsquo;infiltration de groupuscules d&rsquo;extrême droite style le GUD (Groupe union défense / Droit), le GAJ (Groupe action jeunesse)&#8230;</p>
<p>Mais l&rsquo;activité des nationalistes frontistes ne se limitera pas à une simple infiltration puisque, durant près de trois ans, ils vont rédiger un programme pour un Renouveau lycéen et étudiant (R.L &#8211; R.E). On verra alors apparaître, on ne sait par quel miracle (UNI), des tracts et brochures signés Renouveau étudiant, nettement plus radicaux. Aucune raison de croire à l&rsquo;époque, pour quelqu&rsquo;un de non averti, que c&rsquo;est un sous-marin du FN tellement le discours en est différent, et la thèse du nouveau groupuscule est la plus souvent retenue. Fait éminemment étrange, aucun contact ni adresse ne figure en bas de ces documents durant ces trois années. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1990 que l&rsquo;on verra apparaître l&rsquo;adresse de la rue de la Clergerie, ex-siège du FN, mais on est alors entré dans la deuxième phase d&rsquo;implantation.</p>
<p>Cette première étape aura donc vu l&rsquo;infiltration de l&rsquo;UNI comme base arrière, permettant la banalisation des idées du FN et capable de créer par la suite les conditions d&rsquo;implantation des futures organisations frontistes (stratégie d&rsquo;ailleurs appliquée au niveau national envers le RPR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_0_269" id="identifier_0_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pour exemple, du 13 au 16 novembre 1989 se tiendront &agrave; Nice les premi&egrave;res Assises internationales de la d&eacute;sinformation (IED), gr&acirc;ce &agrave; la pr&eacute;cieuse aide et aux interventions de Jacques M&eacute;decin, Martine Daugreilh et Pierre M&eacute;decin, tous trois membres notoires du RPR (cf Camus et Monzat,. p.358">1</a></sup> )). La radicalité des propos tenus par Renouveau étudiant a ainsi ouvert le chemin de la banalisation au FN dont le discours ne choquera pas, apparaîtra comme raisonnable en comparaison de celui de Renouveau.</p>
<p>Mais c&rsquo;est également une période de prise de contact avec les organisations «à la droite de l&rsquo;UNI» et le départ de la constitution d&rsquo;un réseau reliant les différents groupes de la droite radicale mais également le monde des jeunes (lycées, facs, organisations culturelles&#8230;) et celui du FN, par l&rsquo;intermédiaire du Conseil scientifique, de l&rsquo;Institut de formation nationale et des Cercles (entreprises, cabinets, professions&#8230;)</p>
<p>C&rsquo;est en septembre 1989 que J-M Le Pen et Carl Lang décideront qu&rsquo;il est «maintenant temps d&rsquo;entendre la voix de la droite nationale dans les lycées et universités», c&rsquo;est à dire en clair, de passer à la seconde étape d&rsquo;implantation.</p>
<p>« <em>Alors que 18% des jeunes Français ont fait confiance à J.M Le Pen en 1988, il est maintenant temps que tous les étudiants nationalistes, d&rsquo;où qu&rsquo;ils viennent, se fédèrent pour réaliser ce véritable barrage à la gauche et à la droite toujours trop molle </em>» (Martial Bild, président du FNJ, 11 mai 1990).</p>
<p>Il va ainsi naître une fédération de groupes nationalistes au sein des universités et lycées, et cela en dépassant le cadre trop étroit du FN. Cette exigence prend en compte la réalité des implantations nationalistes dans les universités et affirme déjà un constat d&rsquo;échec sur les capacités d&rsquo;implantation du FN en milieu culturel.</p>
<p>Mais l&rsquo;évolution du Réseau semble ensuite facile et rapide et prend son véritable essor lors du Congrès du FNJ de 1990, date à laquelle tous les FNJ prétendent «travailler à pied d&rsquo;oeuvre pour réaliser cette coordination». Le rapport des villes «bénéficiant» d&rsquo;une implantation du FNJ est dans son ensemble plus que positif puisque chaque ville prétend avoir fédéré en moyenne trois groupes jusque-là isolés, rivaux&#8230; (<em>L&rsquo;Étincelle</em> juillet 1990)<br />
Ce résultat se confirme tout d&rsquo;abord à la vue de la décomposition de l&rsquo;UNI qui perd ses adhérents au profit du FN tout en radicalisant son discours et ses actions. À Sceaux (Hauts-de-Seine), les effectifs militants de l&rsquo;UNI (une quinzaine) sont tombés à cinq alors que l&rsquo;AEI, appellation locale du Renouveau, créée en février 1990 par Michel Murat<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_1_269" id="identifier_1_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Responsable du Renouveau &eacute;tudiant et membre du directoire du FNJ">2</a></sup>, engrangeait une cinquantaine d&rsquo;adhérents. À Nancy, le responsable local de l&rsquo;UNI représentait le FN aux cantonales de mars 1992. Tandis qu&rsquo;à Montpellier (Hérault), toute l&rsquo;UNI, président en tête, passait dans le camp lepéniste !</p>
<p>Mais le résultat se voit également à la vue du rapprochement de groupes d&rsquo;extrême droite jusque-là rivaux. C&rsquo;est entre autres le cas du GUD qui bénéficiait jusque-là d&rsquo;un rapport de force en sa faveur (il mettait des claques aux «bouffons du FNJ»). Il se montrera par la suite très docile, allant même jusqu&rsquo;à servir de «troupe de choc» lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agira d&rsquo;imposer la présence d&rsquo;une organisation frontiste en faisant régner la peur. L&rsquo;aboutissement de cette union, verra des membres du Renouveau parisien et du GUD, attaquer ensemble le 16 février la fac de Nanterre, et le 31 mars la fac de Tolbiac.</p>
<p>Cette stratégie ne s&rsquo;est bien évidemment pas décidée démocratiquement entre tous les FNJ puisque Carl Lang avait nommé, quelques mois plus tôt, «au mérite» Christophe Degrave charger de lancer et défendre l&rsquo;idée d&rsquo;un réseau reliant tous les groupes d&rsquo;extrême droite, quels que soient les courants dont ils font partie, et ainsi placer des organisations nationalistes dans toutes les universités.</p>
<p>Pourquoi Degrave ? Pour la simple et unique raison qu&rsquo;il est le meneur du groupe de «francs-tireurs» qui, sous le nom de Liste indépendante des étudiants de droite (LIED), ont rapporté au FNJ ses premiers succès électoraux (1990). En plaçant 11 élus dans différents conseils avec près de 30% des voix en droit et plus de 50% en médecine, le groupe rouennais montrait le chemin à suivre. «Jusqu&rsquo;ici nous avions mal appréhendé notre capacité à nous implanter dans le milieu universitaire mais aujourd&rsquo;hui nous sommes en droit d&rsquo;affirmer qu&rsquo;en 1991 nous serons présents dans toutes les universités» (M.Bild).</p>
<p>C&rsquo;est donc au mérite que Degrave est d&rsquo;un coup propulsé à la tête du programme d&rsquo;implantation du FNJ qu&rsquo;il va mener avec tout «l&rsquo;enthousiasme nationaliste» qui le caractérise !</p>
<p>Développant, peut-être trop d&rsquo;ailleurs, l&rsquo;idée d&rsquo;une confédération de tous les groupes d&rsquo;extrême droite quelles que soient leurs tendances, on verra naître dans les années 1992 et 1993 des fédérations régionales.</p>
<p>C&rsquo;est fort logiquement le cas à Lyon où va naître le Cercle national des étudiants de Lyon (CNEL). Dans une ville où les universités sont parfois fréquentées par des enseignants révisionnistes ou membres du FN, il n&rsquo;a pas été dur de mettre en pratique les bonnes idées de Degrave. Il est, paraît-il, essentiel de «repérer dans un premier temps les gauchistes puis de prendre contact avec le personnel enseignant ou administratif, souvent proche de nous en droit et en économie». Ce sera effectivement le cas à Lyon, où le FNJ local se servira des profs en les invitant à des meetings sur des thèmes aussi divers que «l&rsquo;école unique et le mythe égalitaire» ou «l&rsquo;Europe entre Identité et Indépendance». Et les profs de les remercier en organisant avec l&rsquo;aide du Centre d&rsquo;histoire et d&rsquo;analyse politique de l&rsquo;Université de Lyon III, des colloques réunissant des membres du GRECE et des intégristes catholiques proches du FN<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_2_269" id="identifier_2_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce sera en effet le cas au mois de mai 1989, lors d&rsquo;un colloque sur le th&egrave;me de &laquo;R&eacute;volution contre r&eacute;volution&raquo;, r&eacute;unissant une vingtaine de militants de premier rang du GRECE (Jean-Paul Allard, Jean Haudry, Jacques Marlaud, Bernard Notin, Pierre Vial&hellip;) et des catholiques int&eacute;gristes (Etienne Couvert, Brigitte Horiot, Bernard Lafargue, Jean Vaqui&eacute;). Ils y exposeront les convergences possibles du discours anti-r&eacute;volutionnaire des deux courants. Seul sp&eacute;cialiste universitaire du sujet, Jean Tulard apporte la caution de son autorit&eacute; en quatre courtes pages sur Joseph de Maistre.">3</a></sup>.</p>
<p>Des profs ! Non, rassurez-vous, ce ne sont que Bruno Gollnisch-Flourens, membre du Bureau politique du FN, directeur national aux études et argumentaires, adhérent du Cercle Renaissance depuis 1973, et Pierre Vial<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_3_269" id="identifier_3_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pierre Vial dira de Robert Dun, ancien SS et membre du Groupe druidique des Gaules : &laquo; C&rsquo;est un s&ucirc;r compagnon de route et de combat. C&rsquo;est aussi un homme habit&eacute; par cette flamme int&eacute;rieure qui fait vivre quelques-uns d&rsquo;entre nous. &raquo;. D&eacute;cid&eacute;ment, Vial aime les jeunes puisqu&rsquo;il est &eacute;galement fondateur du mouvement de scoutisme du GRECE, Europe Jeunesse cr&eacute;&eacute; en 1975 !">4</a></sup>, 50 ans, pilier du GRECE depuis sa création, professeur agrégé d&rsquo;histoire médiévale, conseiller régional Rhône-Alpes, conseiller municipal de Villeurbanne, membre du Comité central du FN, de la Direction générale, du Comité national des Français juifs, du Centre d&rsquo;études et argumentaires (CEA) et responsable du social au sein du FN. Certes, ils sont tous deux profs à l&rsquo;Université de Lyon III, membres du Conseil scientifique du FN et chargés d&rsquo;aider Degrave pour l&rsquo;assaut du FNJ sur les facs ! Ils peuvent également compter sur les précieuses aides de Georges Pinault<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_4_269" id="identifier_4_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Collaborateur de Nouvelle &Eacute;cole, Goulven Pennaod, alias Georges Pinault, a &eacute;t&eacute; charg&eacute; d&rsquo;enseignement &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Lyon III puisqu&rsquo;il est sp&eacute;cialiste de linguistique celtique. Compagnon de route d&rsquo;Europe Action, militant national-socialiste, collaborateur du Devenir europ&eacute;en, de La Bretagne r&eacute;elleet druide, on retiendra ce passage de l&rsquo;un de ses articles dans la Bretagne r&eacute;elle : &laquo; Nous ha&iuml;ssons la France d&rsquo;une haine rabique et d&eacute;finitive, le chancelier Adolf Hitler &eacute;tait un grand homme et l&rsquo;exemple du XX&egrave;me si&egrave;cle, le christianisme et les autres juiveries devaient &ecirc;tre d&eacute;truits (&hellip;)&raquo;.">5</a></sup> et Bernard Notin<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_5_269" id="identifier_5_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Malgr&eacute; les nombreux titres r&eacute;visionnistes et autres qu&rsquo;il a d&eacute;j&agrave;, Bernard Notin est l&rsquo;un des membres les plus actifs du GRECE.">6</a></sup>, également profs à l&rsquo;université de Lyon III.</p>
<p>C&rsquo;est ensuite le cas à Paris où naît le 27 février 1990, dans les locaux d&rsquo;Entreprise moderne et Liberté<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_6_269" id="identifier_6_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Entreprise moderne et Libert&eacute; est une association satellite du FN pr&eacute;sid&eacute;e par Jean-Michel Dubois et dont le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral est Andr&eacute; Dufraisse. Cet ancien permanent du Parti populaire fran&ccedil;ais de Doriot, puis de la LVF (Ligue des volontaires fran&ccedil;ais contre le bolch&eacute;visme), n&eacute; le 8 Ao&ucirc;t 1918 et adh&eacute;rent du FN depuis 1972 est aujourd&rsquo;hui membre du Bureau politique du FN. Sa femme, Martine Lehideux, n&eacute;e le 27 Mai 1933 et adh&eacute;rente du FN depuis 1972, ni&egrave;ce de Fran&ccedil;ois Lehideux, ministre du travail de P&eacute;tain et pr&eacute;sident de l&rsquo;Association pour d&eacute;fendre la m&eacute;moire du Mar&eacute;chal P&eacute;tain (ADMP) est, quant &agrave; elle, membre du Bureau politique du FN, du conseil d&rsquo;administration d&rsquo;Entreprise moderne et Libert&eacute;, conseiller r&eacute;gional d&rsquo;&Icirc;le-de-France, et pr&eacute;sidente fondatrice du Cercle national des femmes d&rsquo;Europe">7</a></sup>, le Cercle national des étudiants de Paris (CNEP), comprenant le Cercle national des grandes écoles, le Cercle national Science-Po, l&rsquo;Union des étudiants de droite (UED) d&rsquo;Assas et de Malakoff ainsi que l&rsquo;Association indépendante des étudiants de Sceaux (AIE). Le cercle parisien est en 1990 dirigé par Régis le Poitevin de la Croix-Vaubois, Habib Haddad (appelez-moi Richard !), Claude Baret du Couderc, Nathalie Stirbois, Marine Le Pen&#8230;</p>
<p>Progressivement le CNEP va s&rsquo;agrandir avec le Cercle national Dauphine (avril 1991), le Cercle national Sorbonne (février 1991) et va engranger quelques succès électoraux jusqu&rsquo;à l&rsquo;élection en mars 1991 de Régis Le Poitevin de la Croix-Vaubois au Conseil régional des oeuvres universitaires et sociales (CROUS) avec 7% des voix. Cette date sonnera d&rsquo;ailleurs le début de la débâcle.</p>
<p>En effet l&rsquo;année suivante, fort de ses résultats électoraux, le CNEP tentera de prendre les autres facs de Paris. Il essaiera ainsi de créer le Cercle national Nanterre avec l&rsquo;espoir de se présenter aux élections. Sachant la tâche difficile, c&rsquo;est Marie-Laurence Ginisty, ex-présidente du Cercle national Dauphine (maîtrise de gestion) et Habib/Richard Haddad, principal animateur du CNEP depuis deux ans puisqu&rsquo;il est chargé de mission au FNJ et responsable de l&rsquo;argumentaire, qui se chargeront de l&rsquo;implantation.</p>
<p>Mais c&rsquo;était faire un pas de trop et cette nouvelle tentative d&rsquo;implantation allait soulever un élan de dénonciation et d&rsquo;opposition. Les élections universitaires de Nanterre furent annulées par deux fois par les antifascistes radicaux de Paris, alors qu&rsquo;à Assas et à la Sorbonne, le CNEP (CNS) se prenait une formidable gifle électorale ! (cf tableau)</p>
<p>Tant qu&rsquo;ils se contentaient d&rsquo;être présents dans les facs plutôt de droite, ils surclassaient leurs camarades de l&rsquo;UNI et ne dérangeaient pas trop mais dès qu&rsquo;ils eurent envie de s&rsquo;agrandir, la réaction a permis de mettre au grand jour l&rsquo;arrivée du FN dans les facs et a interdit le chemin de la banalisation aux nationaux frontistes.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, le Cercle parisien semble donc avoir du mal à trouver son second souffle et à conserver son unité.</p>
<p>Reste que cette expérience aura formé bon nombre de militants, de cadres qui, leurs cursus universitaires aujourd&rsquo;hui terminés, militent au FN.</p>
<p>Fini le temps des petits, ce sont aujourd&rsquo;hui de vrais «hommes politiques» !</p>
<p>On revoit alors Régis le Poitevin de la Croix-Vaubois, 25 ans le 24 juin, habitant du 16ème arrondissement de Paris, conseiller régional FN dans la Nièvre, assistant parlementaire diplômé de l&rsquo;IEP (Science-Po), administrateur au CROUS et successeur en tant que président d&rsquo;honneur du CNEP de Marine Le Pen. Il faut dire que ce dernier est adhérent au FN depuis 1984, il avait 15 ans et demi !</p>
<p>Quant à Marine Le Pen, elle était candidate du FN aux dernières élections à Neuilly-sur-Seine. Alors que Michel Hubault, 30 ans, licencié d&rsquo;histoire à la Sorbonne, lieutenant de réserve (Prytanée militaire), membre fondateur du Cercle Science-Po, préfère militer au sein du groupe des Droites européennes.</p>
<p>Martial Bild (31 ans), est lui adhérent du FN depuis 1980, licencié d&rsquo;histoire à l&rsquo;Université de Tolbiac, il collectionne les postes puisqu&rsquo;il est membre du Bureau politique du FN, attaché parlementaire européen, conseiller régional d&rsquo;Île-de-France, conseiller municipal de Rosny-sous-Bois, animateur de la Radio Le Pen, secrétaire général à l&rsquo;information et à la communication interne, délégué national aux actions catégorielles et trésorier du Mouvement Jeunesse d&rsquo;Europe !<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_7_269" id="identifier_7_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Mouvement cr&eacute;&eacute; en m&ecirc;me temps que le Renouveau &eacute;tudiant en 1987 &agrave; l&rsquo;initiative de Carl Lang, Yves Dupont, Martial Bild et Jean-Pierre Gendron. Tous sont aujourd&rsquo;hui membres du Bureau politique du FN !">8</a></sup></p>
<p>N&rsquo;oublions pas bien sûr, Samuel Maréchal, président du FNJ depuis novembre 1993, présent depuis plusieurs années sur les listes électorales du FN à Nantes puisqu&rsquo;il est le petit protégé de René-Marie Bouin<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_8_269" id="identifier_8_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ren&eacute;-Marie Bouin : secr&eacute;taire d&eacute;partemental du Morbihan, secr&eacute;taire r&eacute;gional dans les Pays de Loire en tant qu&rsquo;&eacute;lu de Loire-Atlantique et pr&eacute;sident de la F&eacute;d&eacute;ration nationale des &eacute;tudiants de France">9</a></sup>. Quant aux futures promotions, il semble que Gwënael Le Brazidec ait, avec l&rsquo;échec de Habib Haddad, le vent en poupe au sein du FN et pourrait devenir (s&rsquo;il se tient bien !), responsable de l&rsquo;Île-de-France.</p>
<p>Mais cette liste est bien loin d&rsquo;être exhaustive<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_9_269" id="identifier_9_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Suite au prochain num&eacute;ro&hellip; !">10</a></sup>, ce qui porterait à dire qu&rsquo;au-delà des reflux électoraux que l&rsquo;ensemble du FNJ a pu enregistrer ces derniers temps, le FN trouve aujourd&rsquo;hui un écho chez les jeunes et remplit ainsi son objectif de trouver et former de jeunes cadres, futurs dirigeants du parti.</p>
<p>Comment ne pas s&rsquo;étonner de tels résultats lorsque l&rsquo;on connaît la réticence du FN à s&rsquo;implanter dans des milieux culturels, la pauvreté et la simplicité des réflexions qu&rsquo;il mène sur le système éducatif et la forte place déjà tenue par des groupes rivaux comme le GUD ? La rapidité des réponses données à ces problèmes et l&rsquo;évolution stratégique qui s&rsquo;est ensuite opérée sont des facteurs bien plus importants pour juger de l&rsquo;évolution idéologique et de l&rsquo;enracinement du parti. C&rsquo;est dans une analyse largement différente que le FNJ a réussi à s&rsquo;implanter de façon à trouver rapidement des cadres.</p>
<p>Certes, le but poursuivi par le FNJ n&rsquo;était d&rsquo;emblée pas le même que celui du FN puisque ce dernier court, comme les autres partis, après quelques voix éparpillées par-ci par-là, alors que le FNJ sert à former les futurs cadres et a pour objectif de faire avancer les idées et les valeurs du Front en les faisant connaître, version intellectuelle, à la future élite de la nation. Familiarisant, banalisant ainsi la présence et les idées d&rsquo;un mouvement d&rsquo;extrême droite dans l&rsquo;aquarium universitaire, dans le monde culturel. L&rsquo;obtention d&rsquo;une représentativité électorale ou le nombre d&rsquo;actions menées ne peuvent plus être les seuls critères pris en compte. Les professeurs<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_10_269" id="identifier_10_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jean-Claude Soyer, prof &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Paris II et Georges Lane, ma&icirc;tre de conf&eacute;rence &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Dauphine, tous deux membres du Club de l&rsquo;Horloge, seront des plus actifs.">11</a></sup> et les personnels administratifs affirment de plus en plus ouvertement ou revendiquent, avec fierté, d&rsquo;être du FN ou proche du FN. Ils n&rsquo;hésitent plus non plus à prendre la parole dans des meetings, à donner leurs précieux avis au président de la fac lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de sécurité, de drogue, d&rsquo;invasion d&rsquo;étudiants étrangers, à tenir des propos racistes ou révisionnistes. Autant ne pas parler de leurs cours !</p>
<p>Ce n&rsquo;est donc plus dans les instances de pouvoir du type conseil d&rsquo;administration qu&rsquo;il faut s&rsquo;enquérir de la nuisance frontiste mais plutôt dans les lieux d&rsquo;influence, là où s&rsquo;élaborent les recherches, les décisions, là où se forme l&rsquo;élite de demain. Laissant ainsi, un temps soit peu, de côté la bonne vieille violence qui doit «faire peur» et «ouvrir le passage», il apparaît semble-t-il plus intéressant de tenter de pénétrer dans ces hautes sphères et tenter de rendre culturellement hégémonique la pensée d&rsquo;extrême droite. Rien n&rsquo;empêche bien sûr, quand la cause le mérite, d&rsquo;avoir recours à des opérations «coup de poing». Ce fut ainsi le cas à Tolbiac et à Nanterre où, poursuivis par des antifascistes parisiens, neuf militants du CNEP et du GUD, dont Lalun, De Molder et Puisségurd, seront interpellés par la police avec barres de fer, flingues à grenailles et tracts du CNEP.</p>
<p>Ainsi les FNJ, tout en n&rsquo;abandonnant pas totalement le militantisme de papa, semblent considérer qu&rsquo;étant censés s&rsquo;implanter dans un milieu culturel ils doivent adopter une stratégie spécifique, proche de celle de la Nouvelle droite. Alain de Benoist, membre fondateur du GRECE (Groupe de recherches et d&rsquo;études pour la civilisation européenne), étroitement lié à la Nouvelle droite, a toujours considéré qu&rsquo;il fallait influencer l&rsquo;orientation idéologique de la société et être présent là où se façonne l&rsquo;opinion publique, à commencer bien évidemment par les médias, mais aussi les universités et grandes écoles ! Le GRECE se dotera alors de deux revues, <em>Nouvelle École</em> puis <em>Éléments</em>, en en faisant des lieux de rencontre et de discussion, des «laboratoires idéologiques», destinés tant à attirer les sympathisants de droite qu&rsquo;à séduire les soi-disant adversaires de gauche.</p>
<p>Le FNJ tentera de faire de même avec la <em>revue des Droites européennes</em>, <em>L&rsquo;Europe des Patries</em> et son bulletin interne <em>L&rsquo;Étincelle</em>. On y verra des auteurs comme Vial, Mabire, Yves Dupont<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_11_269" id="identifier_11_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce professeur, n&eacute; le 26 Juin 1957 et adh&eacute;rent du FN depuis 1975 est aujourd&rsquo;hui animateur national, secr&eacute;taire d&eacute;partemental et conseiller r&eacute;gional de l&rsquo;Eure, membre du Comit&eacute; de soutien &agrave; J-M Le Pen et secr&eacute;taire du Mouvement de la jeunesse d&rsquo;Europe (MJE">12</a></sup>) et Alika Lindbergh<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_12_269" id="identifier_12_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pr&eacute;sidente du Cercle national pour la d&eacute;fense de la vie, de la nature et de l&rsquo;animal, fond&eacute; en 1985. Figurent notamment au comit&eacute; d&rsquo;honneur du cercle : le professeur Th&eacute;odore Monod (membre de l&rsquo;Acad&eacute;mie des Sciences, professeur honoraire au Mus&eacute;um), Madame Pierre-Paul Grass&eacute;, veuve du professeur membre de l&rsquo;Acad&eacute;mie des Sciences, Bruno Laure, pr&eacute;sident de la ligue antivivisectionniste D&eacute;fense des animaux martyrs (LAF-DAM). Sans oublier l&rsquo;aide apport&eacute;e par Brigitte Bardot qui d&eacute;noncera dans un article de Pr&eacute;sent les cruaut&eacute;s des abattages rituels juifs et musulmans&hellip;">13</a></sup> mais également des jeunes du FNJ comme Claude Baret du Couderc et Christophe Degrave y faire l&rsquo;éloge du racisme différentialiste, de «l&rsquo;intégrisme de la différence».</p>
<p>N&rsquo;oublions pas non plus que la Nouvelle droite a depuis longtemps trouvé une audience dans les universités où elle a mis en place des réseaux inter-disciplinaires qui organisent des colloques. Ainsi, c&rsquo;est de Lyon que partira la dynamique des jeunes frontistes sur les facs, là où ces réseaux montrent, avec la précieuse aide de Vial et Notin, le plus d&rsquo;efficacité.</p>
<p>Mais les similitudes ne s&rsquo;arrêtent pas là, car lors de la percée du FN dans les années 1980, la «nouvelle culture», appelée par ses adversaires, «Nouvelle droite» subira de sérieux revers.</p>
<p>D&rsquo;après le livre de Camus et Monzat<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_13_269" id="identifier_13_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Les droites nationales et radicales en France (PUF), Jean-Yves Camus et Ren&eacute; Monzat.">14</a></sup> la Nouvelle droite a été pillée idéologiquement par le FN avec entre autres, l&rsquo;arrivée des solidaristes de Stirbois incluant certains éléments fascistes, et elle semble aujourd&rsquo;hui avoir réagi à cette situation en développant deux axes majeurs :</p>
<p>• tenter d&rsquo;influencer malgré tout l&rsquo;orientation idéologique du FN, à défaut de pouvoir en contrôler la direction. Ainsi, selon Monzat, «le GRECE apparaît de facto comme un des trois piliers de l&rsquo;école de formation du Front national, avec l&rsquo;équipe de <em>Présent</em> et avec les membres du Club de l&rsquo;Horloge : il joue donc un rôle significatif dans l&rsquo;équilibre interne du parti». Et Monzat communique une liste des membres du GRECE appartenant aussi au «conseil scientifique» et à l&rsquo;Institut de formation nationale du FN. Ces deux groupes entretiennent des rapports privilégiés avec le FNJ dont ils forment les militants lors de «stages de formation». Tout comme l&rsquo;Université d&rsquo;été du FNJ, ces stages se déroulent le plus souvent à Neuvy-sur-Barangeon dans la résidence de Roger Holleindre avec comme principaux professeurs Pierre Vial, Jean-François Jalkh<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_14_269" id="identifier_14_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jean-Fran&ccedil;ois Jalkh est lui aussi, apr&egrave;s Jean-Fran&ccedil;ois Touz&eacute;, un ancien pr&eacute;sident du FNJ. Ce journaliste, n&eacute; le 23 Mai 1957 et adh&eacute;rent du FN depuis 1974 est aujourd&rsquo;hui conseiller r&eacute;gional d&rsquo;&Icirc;le-de-france, conseiller municipal de Melun, secr&eacute;taire national aux &eacute;lections et aux sondages, membre de l&rsquo;Institut de formation nationale, du Comit&eacute; central et du Bureau politique du FN depuis 1981. Il a &eacute;galement &eacute;crit en collaboration avec J.P Stirbois le &laquo;Dossier Immigration&raquo;.">15</a></sup>, Chritaine Pigacé, Jean-Claude Bardet, rédacteur en chef d&rsquo;<em>Identité</em> (revue du Conseil scientifique).</p>
<p>• poursuivre son objectif de toujours par l&rsquo;intermédiaire autonome d&rsquo;Alain de Benoist et de sa revue <em>Krisis</em> c&rsquo;est-à-dire rendre hégémonique la pensée de la Nouvelle droite en obtenant une caution et une légitimité pour la culture fasciste qui est la sienne.</p>
<p>Les similitudes de stratégie et de discours entre les jeunes du Front national et les païens du GRECE ne sont donc pas le fruit du hasard et on comprend mieux comment les petits jeunots du FNJ ont fait pour fédérer des groupes nationaux-révolutionnaires jusque-là rivaux, tout en arrivant à se servir d&rsquo;eux comme troupes de choc !</p>
<p>Mais elle montre également comment, par l&rsquo;intermédiaire du Conseil scientifique, de l&rsquo;Institut de formation nationale et des cercles d&rsquo;entreprises, tous trois chargés de la formation de la future élite du FN, la Nouvelle droite se met en place pour prendre (tel reste son but inavoué) la direction du FN.</p>
<p>Reste qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, cette influence de la Nouvelle droite, relayée par une étonnante volonté de collaboration entre tous les courants parfois rivaux, représentés dans ces différents groupes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_15_269" id="identifier_15_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="On retrouve en effet la pr&eacute;sence d&rsquo;individus de toutes tendances aussi bien au sein du Conseil scientifique que de l&rsquo;Institut de formation nationale. Ainsi, notons la pr&eacute;sence de Chritaine Pigac&eacute;, Pierre Vial et Jean-Claude Bardet du GRECE, Georges Paul Wagner, monarchiste, Fran&ccedil;oise Monestier, Pierre Durand de Pr&eacute;sent, Yvan Blot du Club de l&rsquo;Horloge, Pascal Gannat issu de Chr&eacute;tient&eacute;-Solidarit&eacute;&hellip;etc.">16</a></sup>, est en train de donner au FN les capacités de devenir un parti de pouvoir.</p>
<p>On ne peut par conséquent, se réclamer antifasciste et croire, par exemple, «qu&rsquo;un vote massif aux élections universitaires interdira toute implantation fasciste sur notre faculté» ou bien encore «qu&rsquo;il faut faire confiance aux citoyens, à la démocratie !»</p>
<p>Désolé pour ceux qui lisent et se sentent visés (UNEF-ID) mais vos espérances dans un front démocratique et votre antifascisme de pacotille qui en découle, sont largement dépassés car la démocratie et la liberté d&rsquo;expression sont les deux piliers essentiels sur lesquels le Front s&rsquo;appuie pour banaliser ses théories, idées et valeurs ! Ajoutez à cela, l&rsquo;appui idéologique du GRECE&#8230;</p>
<p>La stratégie choisie par les antifascistes parisiens lorsqu&rsquo;ils se sont réunis et organisés afin d&rsquo;interdire toute banalisation, tout discours voire même compromis avec l&rsquo;extrême droite par tous les moyens, comme ce fut le cas à Nanterre, a montré son efficacité. Interdire toute implantation, banalisation des jeunes frontistes, c&rsquo;est éviter, un tant soit peu, que demain ils nous gouvernent&#8230;</p>
<p><em>Mis en ligne le 7 décembre 2006</em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_269" class="footnote">Pour exemple, du 13 au 16 novembre 1989 se tiendront à Nice les premières Assises internationales de la désinformation (IED), grâce à la précieuse aide et aux interventions de Jacques Médecin, Martine Daugreilh et Pierre Médecin, tous trois membres notoires du RPR (cf Camus et Monzat,. p.358</li><li id="footnote_1_269" class="footnote">Responsable du Renouveau étudiant et membre du directoire du FNJ</li><li id="footnote_2_269" class="footnote">Ce sera en effet le cas au mois de mai 1989, lors d&rsquo;un colloque sur le thème de «Révolution contre révolution», réunissant une vingtaine de militants de premier rang du GRECE (Jean-Paul Allard, Jean Haudry, Jacques Marlaud, Bernard Notin, Pierre Vial&#8230;) et des catholiques intégristes (Etienne Couvert, Brigitte Horiot, Bernard Lafargue, Jean Vaquié). Ils y exposeront les convergences possibles du discours anti-révolutionnaire des deux courants. Seul spécialiste universitaire du sujet, Jean Tulard apporte la caution de son autorité en quatre courtes pages sur Joseph de Maistre.</li><li id="footnote_3_269" class="footnote">Pierre Vial dira de Robert Dun, ancien SS et membre du Groupe druidique des Gaules : « <em>C&rsquo;est un sûr compagnon de route et de combat. C&rsquo;est aussi un homme habité par cette flamme intérieure qui fait vivre quelques-uns d&rsquo;entre nous.</em> ». Décidément, Vial aime les jeunes puisqu&rsquo;il est également fondateur du mouvement de scoutisme du GRECE, Europe Jeunesse créé en 1975 !</li><li id="footnote_4_269" class="footnote">Collaborateur de <em>Nouvelle École</em>, Goulven Pennaod, alias Georges Pinault, a été chargé d&rsquo;enseignement à l&rsquo;université de Lyon III puisqu&rsquo;il est spécialiste de linguistique celtique. Compagnon de route d&rsquo;Europe Action, militant national-socialiste, collaborateur du <em>Devenir européen</em>, de <em>La Bretagne réelle</em>et druide, on retiendra ce passage de l&rsquo;un de ses articles dans <em>la Bretagne réelle</em> : « <em>Nous haïssons la France d&rsquo;une haine rabique et définitive, le chancelier Adolf Hitler était un grand homme et l&rsquo;exemple du XXème siècle, le christianisme et les autres juiveries devaient être détruits (&#8230;)</em>».</li><li id="footnote_5_269" class="footnote">Malgré les nombreux titres révisionnistes et autres qu&rsquo;il a déjà, Bernard Notin est l&rsquo;un des membres les plus actifs du GRECE.</li><li id="footnote_6_269" class="footnote">Entreprise moderne et Liberté est une association satellite du FN présidée par Jean-Michel Dubois et dont le secrétaire général est André Dufraisse. Cet ancien permanent du Parti populaire français de Doriot, puis de la LVF (Ligue des volontaires français contre le bolchévisme), né le 8 Août 1918 et adhérent du FN depuis 1972 est aujourd&rsquo;hui membre du Bureau politique du FN. Sa femme, Martine Lehideux, née le 27 Mai 1933 et adhérente du FN depuis 1972, nièce de François Lehideux, ministre du travail de Pétain et président de l&rsquo;Association pour défendre la mémoire du Maréchal Pétain (ADMP) est, quant à elle, membre du Bureau politique du FN, du conseil d&rsquo;administration d&rsquo;Entreprise moderne et Liberté, conseiller régional d&rsquo;Île-de-France, et présidente fondatrice du Cercle national des femmes d&rsquo;Europe</li><li id="footnote_7_269" class="footnote">Mouvement créé en même temps que le Renouveau étudiant en 1987 à l&rsquo;initiative de Carl Lang, Yves Dupont, Martial Bild et Jean-Pierre Gendron. Tous sont aujourd&rsquo;hui membres du Bureau politique du FN !</li><li id="footnote_8_269" class="footnote">René-Marie Bouin : secrétaire départemental du Morbihan, secrétaire régional dans les Pays de Loire en tant qu&rsquo;élu de Loire-Atlantique et président de la Fédération nationale des étudiants de France</li><li id="footnote_9_269" class="footnote">Suite au prochain numéro&#8230; !</li><li id="footnote_10_269" class="footnote">Jean-Claude Soyer, prof à l&rsquo;Université de Paris II et Georges Lane, maître de conférence à l&rsquo;Université de Dauphine, tous deux membres du Club de l&rsquo;Horloge, seront des plus actifs.</li><li id="footnote_11_269" class="footnote">Ce professeur, né le 26 Juin 1957 et adhérent du FN depuis 1975 est aujourd&rsquo;hui animateur national, secrétaire départemental et conseiller régional de l&rsquo;Eure, membre du Comité de soutien à J-M Le Pen et secrétaire du Mouvement de la jeunesse d&rsquo;Europe (MJE</li><li id="footnote_12_269" class="footnote">Présidente du Cercle national pour la défense de la vie, de la nature et de l&rsquo;animal, fondé en 1985. Figurent notamment au comité d&rsquo;honneur du cercle : le professeur Théodore Monod (membre de l&rsquo;Académie des Sciences, professeur honoraire au Muséum), Madame Pierre-Paul Grassé, veuve du professeur membre de l&rsquo;Académie des Sciences, Bruno Laure, président de la ligue antivivisectionniste Défense des animaux martyrs (LAF-DAM). Sans oublier l&rsquo;aide apportée par Brigitte Bardot qui dénoncera dans un article de <em>Présent</em> les cruautés des abattages rituels juifs et musulmans&#8230;</li><li id="footnote_13_269" class="footnote"><em>Les droites nationales et radicales en France</em> (PUF), Jean-Yves Camus et René Monzat.</li><li id="footnote_14_269" class="footnote">Jean-François Jalkh est lui aussi, après Jean-François Touzé, un ancien président du FNJ. Ce journaliste, né le 23 Mai 1957 et adhérent du FN depuis 1974 est aujourd&rsquo;hui conseiller régional d&rsquo;Île-de-france, conseiller municipal de Melun, secrétaire national aux élections et aux sondages, membre de l&rsquo;Institut de formation nationale, du Comité central et du Bureau politique du FN depuis 1981. Il a également écrit en collaboration avec J.P Stirbois le «<em>Dossier Immigration</em>».</li><li id="footnote_15_269" class="footnote">On retrouve en effet la présence d&rsquo;individus de toutes tendances aussi bien au sein du Conseil scientifique que de l&rsquo;Institut de formation nationale. Ainsi, notons la présence de Chritaine Pigacé, Pierre Vial et Jean-Claude Bardet du GRECE, Georges Paul Wagner, monarchiste, Françoise Monestier, Pierre Durand de <em>Présent</em>, Yvan Blot du Club de l&rsquo;Horloge, Pascal Gannat issu de Chrétienté-Solidarité&#8230;etc.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Bruno Gollnisch : l’ombre</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Jan 2003 08:16:46 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Bruno Gollnisch est né le 28 janvier 1950 à Neuilly, au sein d’une famille bourgeoise : élève à Janson-de-Sailly, il poursuit ses études en droit à Nanterre. Il fait alors ses premiers pas militants au sein de la Fédération nationale des Étudiants de France, qui se voulait une anti-UNEF. il y rencontre Marie-France Charles, future madame Stirbois, et, au sein des Comités unis de soutien au Sud-Vietnam, Roger Holeindre.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Bruno Gollnisch est né le 28 janvier 1950 à Neuilly, au sein d’une famille bourgeoise : élève à Janson-de-Sailly, il poursuit ses études en droit à Nanterre. Il fait alors ses premiers pas militants au sein de la Fédération nationale des Étudiants de France, qui se voulait une anti-UNEF. il y rencontre Marie-France Charles, future madame Stirbois, et, au sein des Comités unis de soutien au Sud-Vietnam, Roger Holeindre. Enfin, en novembre 1972, il assiste au premier meeting du Front national. Après avoir fait son service militaire dans la marine en tant qu’officier, il retrouve le chemin de la fac, mais au Japon, où il est attaché de recherche à la faculté de droit de Kyôto. De retour en France, il entame une double carrière en tant qu’avocat et au sein de l’université.</p>
<p>Pendant dix ans, son militantisme se limite au Cercle Renaissance de Michel de Rostolan (auquel il adhère en 1973), puis à quelques contacts avec le Cercle National des Indépendants (CNI), la mouvance royaliste et le milieu catholique intégriste. Puis il entame une carrière politicienne en devenant l’assistant parlementaire de Jean-Louis Beaumont, un député particulièrement réactionnaire, de 1978 à 1980. Marié en octobre 1981 à une Japonaise, docteur en droit, il est professeur de droit japonais à l’université Lyon III à partir de 1981 ; en 1984, il est doyen de cette faculté.</p>
<p>Et c’est à ce titre que, contacté par le mari de son ancienne amie, Jean-Pierre Stirbois, il accepte de présider (c’est-à-dire de servir de caution de respectabilité) un meeting animé par Germaine Burgaz, vice-présidente du FN, meeting qui réunit plus de 2000 personnes. Dès lors, son ascension dans l’appareil du Front est fulgurante : secrétaire départemental du Rhône en 1984, il est 81e sur la liste FN pour les élections européennes de la même année et participe à la rédaction du programme du Front. Deux ans plus tard, en 1986, il est élu au Comité central et au Bureau politique, et il obtient ses premiers mandats (député et conseiller régional) ; puis il devient député européen en 1989. Il se fait remarquer dans ces diverses assemblées par son goût prononcé pour l’agitation et les petits scandales.</p>
<p>En 1990, il invite à la Foire internationale de Lyon Franz Schönhuber, ancien Waffen SS et chef de file des Republikaner, un parti d’extrême droite allemand. Scandale à la Foire bien sûr, mais aussi au FN, où certains (Mégret, pour ne pas le citer), qui cherchent désespérément à présenter une image respectable du FN, trouvent l’initiative regrettable. Notons à ce propos que Gollnisch est l’un des rares cadres du FN à se risquer dans le domaine réservé à Le Pen, les relations internationales : ainsi, en 1996, il se rend à Moscou pour un congrès de Jirinovski, et plus récemment, en mai 2001, il a répondu à l’invitation du mouvement nationaliste polonais Alternatywa.</p>
<p>En 1993, Jean-Marie Le Pen parle de Gollnisch comme d’un «dauphin» potentiel, au même titre que Mégret ou Lang. Il faut dire que le grand Bruno reste toujours dans l’ombre de Le Pen, prenant garde de ne jamais le contrarier. Ainsi, à la mort de Jean-Pierre Stirbois en 1988, des cadres importants du Front (Collinot, Baeckeroot, Touzé…) le pressent pour qu’il se porte candidat au poste de secrétaire général, pour contrer un Mégret jugé un peu envahissant : Gollnisch refuse, de peur de froisser Le Pen, qui désigne alors Carl Lang, un personnage plus consensuel. Au sein du Front, Gollnisch s’est toujours appuyé sur la frange catholique intégriste (Chrétienté-Solidarité, le journal Présent) pour des raisons à la fois personnelles et stratégiques : malgré une volonté affichée aujourd’hui de maintenir les «cathos tradis» à leur place, ce soutien ne s’est pas démenti, comme le prouve sa participation à l’université d’été de Chrétienté Solidarité en juillet 2000.</p>
<p>Gollnisch, on l’a vu, a établi son fief dans la région lyonnaise. Lors de la scission de 1998, il est exclu par les mégrétistes de la fédération FN 69, une association créée en juin 1986 dont il était le président. Il fonde alors l’AFFN 69 en septembre 1999, afin de conserver une base locale. Il est d’ailleurs nommé sans surprise secrétaire départemental de la fédération du Rhône en 2000.</p>
<p>Mais c’est surtout au niveau national que son rôle au sein du FN s’est affirmé : outre la présidence du Cercle national de la Fonction publique (contrôlé par l’EML) et la responsabilité des argumentaires sur les questions d’éducation, il est régulièrement élu au comité central depuis 1986 (en troisième position en mars 1990), pour finir Secrétaire général en octobre 1996, lorsque Carl Lang jette l’éponge. Resté fidèle à Le Pen, il est nommé délégué général en novembre 1999, et devient ainsi le véritable numéro deux du Front : dernière responsabilité en date, il fut le directeur de campagne de Le Pen pour les présidentielles de 2002.</p>
<p>Enfin, en bon apparatchik, il a su profiter des opportunités que lui offraient son poste politique : il a été actionnaire jusqu’en décembre 1999 de la SA Telegone fondée en avril 1988, devenue une SARL en 1992, basée sur Lyon, dont le but est «la communication sous toutes ses formes», et qui est actionnaire de la SCI de la Liberté, propriétaire des locaux du FN Rhône-Alpes…</p>
<p><em>NOTA : La majeure partie des informations liées à la jeunesse de Bruno Gollnisch sont empruntées à Michel Soudais,</em>Le Front national en face<em>, Flammarion, 1996.</em></p>
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