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	<title>REFLEXes &#187; Marie d&rsquo;Herbais</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Loustau, le vigile de Marine Le Pen</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Apr 2013 00:26:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis quelques jours, les organisateurs de la mobilisation contre la loi sur le « mariage pour tous » déclarent ne rien avoir en commun avec les « extrémistes » qui provoquent les affrontements avec la police en fin de manif, réclament l’intervention de Manuel Valls et des forces de l’ordre, et souhaitent carrément les envoyer [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques jours, les organisateurs de la mobilisation contre la loi sur le « mariage pour tous » déclarent ne rien avoir en commun avec les « extrémistes » qui provoquent les affrontements avec la police en fin de manif, réclament l’intervention de Manuel Valls et des forces de l’ordre, et souhaitent carrément les envoyer en prison, comme l’a récemment déclaré sur Canal + leur égérie… pardon, leur porte-parole, Frigide Barjot. Et cela semble marcher tant bien que mal. La manif parisienne de dimanche dernier a été effectivement un peu plus « propre » que les précédentes. Il faut dire que le service d’ordre avait été passablement renforcé par du personnel professionnel provenant de deux sociétés de sécurité, et que les policiers en civil surveillaient tout particulièrement le lieu servant de rendez-vous pour les militants de Civitas, et par conséquent pour ceux du Gud, du RF et autres JN.<br />
Mais revenons un peu sur la nouvelle coqueluche des médias (en passe de supplanter Marine Le Pen, pourtant fort appréciée dans les rédactions) et son passage au <a href="http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3351-c-le-petit-journal.html?vid=854087" target="_blank">Petit Journal de Canal +</a> vendredi dernier. Frigide Barjot se plaint donc allègrement de la présence de « groupuscules identitaires » dans ses manifs, les désigne, les montre du doigt et réclame, tant qu’à y être, de les envoyer « en taule ».<br />
C’est la diffusion en tout début d’émission d’images de la fin de la manifestation du mardi 16 avril qui provoqua ces réactions.<br />
Madame Barjot nous montre à son tour sur son portable la même scène, mais prise dès le début. On y voit un responsable de la manif appeler à la dissolution, et se faire insulter par un solide gaillard. Le ton monte rapidement entre le SO et l’effronté accompagné de quelques amis, qui en viennent aux mains avec le SO, tout en insultant au passage les journalistes.<br />
Cela pourrait être une scène classique de manif, celle d’un SO officiel au prise avec des jeunes gens un peu plus énervés ou des militants plus radicaux (que celui qui n’a jamais jeté une pierre nous jette la première !), sauf que dans le cas présent, les jeunes gens énervés ne sont plus si jeunes que cela, puisque l’agitateur de fin de manif n’est autre qu’Axel Loustau, un ancien du Gud. On aurait dû (ou pu) s’en douter : là où il y a de l’agitation, il y a du « gudard » !</p>
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<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/LOUSTAU_CANAL_.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1689" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/LOUSTAU_CANAL_-937x1024.jpg" alt="LOUSTAU CANAL +" width="600" height="656" /></a></p>
<p>Tout chef d’entreprise qu’il est devenu, il semble avoir du mal à rompre avec sa jeunesse<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/loustau-le-vigile-de-marine-le-pen/#footnote_0_493" id="identifier_0_493" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="En parlant de jeunesse, on tient &agrave; remercier ici Corentin Denis, r&eacute;alisateur du documentaire L&eacute;on Degrelle, la f&uuml;hrer de vivre et ancien du GUD des ann&eacute;es 1990 pour ces images &eacute;mouvantes d&rsquo;un tout jeune Axel Loustau se faisant d&eacute;dicacer un ouvrage par un de ses h&eacute;ros, au son de &laquo; mon G&eacute;n&eacute;ral, c&rsquo;est un tr&egrave;s grand honneur &raquo; :
">1</a></sup> . Ayant déjà beaucoup écrit sur [<a href="http://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/">le monsieur et ses amis</a>], au premier plan desquels Frédéric Chatillon, nous nous contenterons ici de revenir sur ces deux ou trois dernières années…</p>
<p><strong>Après Chatillon, un autre « prestataire de service » du FN ?</strong></p>
<p>Bien qu’aimant la discrétion, Axel Loustau refait parler de lui dès 2009. C’est Le Canard Enchainé qui s’étonne de voir sa société Vendôme assurer la sécurité d’un colloque en présence de Nicolas Sarkozy à l’Ecole Militaire, alors que selon le palmipède « la famille Loustau a, aux RG, une fiche épaisse comme le Bottin » (Le Canard Enchainé du 18 mars 2009). L’année suivante, c’est le groupe des Verts à la Mairie de Paris qui dénonce l’attribution de la sécurité du 104 (haut lieu de la bobo-attitude parisienne) à Vendôme, et là encore la presse ressort les liens entre Vendôme, Loustau, le Gud et le FN<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/loustau-le-vigile-de-marine-le-pen/#footnote_1_493" id="identifier_1_493" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="rappelant entre autre que Loustau a &eacute;t&eacute; un candidat FN, notamment aux l&eacute;gislatives de 1997 dans les Hauts-de-Seine.">2</a></sup> (Le Parisien du 19 juillet 2010). D’ailleurs, un an plus tard, en novembre 2011, la sécurité autour de ce lieu posa problème lorsque les catholiques intégristes de Civitas sont venus perturber la pièce de Romeo Castellucci Sur le concept du visage du fils de Dieu. Ne pouvant être au four et au moulin, certains employés de Vendôme ont dû choisir entre protéger le site et soutenir leurs camarades intégristes ! 2011 fut par ailleurs vraiment une mauvaise année pour lui, entre un contrôle fiscal, l’inspection du travail et même la Halde qui s’y met… Pas toujours facile de cumuler activités professionnelles et activisme politique !</p>
<div id="attachment_1691" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Loustau_et_Identitaires.jpg"><img class="wp-image-1691" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Loustau_et_Identitaires-1024x588.jpg" alt="23 octobre 2010 à la manif « une autre jeunesse » des Identitaires, Loustau en meneur de bande, avec entre autre Alexandre Ayroulet (ancien directeur du FNJ, passé au Parti de la France) en tête et Samuel Moineau (également ancien du FN aujourd'hui au Mouvement d'Action Social) à ses côtés." width="600" height="345" /></a><p class="wp-caption-text">23 octobre 2010 à la <a href="http://reflexes.samizdat.net/une-autre-jeunesse/">manif « une autre jeunesse » des Identitaires</a>, Loustau en meneur de bande, avec entre autre Alexandre Ayroulet (ancien directeur du FNJ, passé au Parti de la France) en tête et Samuel Moineau (également ancien du FN aujourd&rsquo;hui au Mouvement d&rsquo;Action Social) à ses côtés.</p></div>
<p>Enfin, en 2012, c’est le retour aux affaires. Marine Le Pen a repris en main le FN, et il semblerait qu’il y ait moyen de bien, et même très bien, s’entendre avec elle. N’étant pas plus adhérent au FN que ne l’est son ami Chatillon, c’est très certainement en tant que prestataire de service (toujours dans le domaine de la sécurité) qu’on le voit au plus près de <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-1er-mai-2012-du-front-national-du-neuf-avec-du-vieux/">Marine Le Pen lors du Premier mai</a>. Cela ne nous avait guère surpris à l’époque, les débordements récurrents du DPS (service d’ordre historique du Front) ne correspondant plus du tout à la stratégie de dédiabolisation engagée par MLP : il nous était apparu évident que, tout comme elle avait confié sa communication à un prestataire de service (<a href="http://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/">Frédéric Chatillon, et sa société Riwal</a>), elle allait s’adresser à une société de sécurité pour ses manifestations de grandes ampleurs, et pour cela il n’y avait pas à chercher bien loin, car c’est le métier de notre ami Loustau. C’est très certainement à ce titre qu’on le voit participer à la protection rapprochée du cortège de tête. En effet, comme le montre les photos suivantes, le « prestataire de service » A. Loustau se trouve au cœur du dispositif de protection de la candidate Marine Le Pen, évoluant sereinement entre les membres du DPS et ceux du SPHP (Service de Protection des Hautes Personnalités, anciennement dénommé VO, Voyages Officiels) présents pour assurer la sécurité de Marine Le Pen durant la campagne présidentielle (comme c’est le cas pour tous les candidats, disons un tant soit peu sérieux).</p>
<div id="attachment_1692" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Premier_mai_Loustau.jpg"><img class="wp-image-1692" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Premier_mai_Loustau-1024x956.jpg" alt="Photo 1 : Jean-Marie Le Pen, Marine Le Pen, Steeve Briois, Gilbert Collard, Jean-Michel Dubois et Mathieu Spieser. Ce dernier, chef de groupe DPS, eu droit à son heure de gloire grâce au site antifasciste Fafwatch" width="600" height="560" /></a><p class="wp-caption-text">Photo 1 : Jean-Marie Le Pen, Marine Le Pen, Steeve Briois, Gilbert Collard, Jean-Michel Dubois et Mathieu Spieser. Ce dernier, chef de groupe DPS, eu droit à son heure de gloire grâce au site antifasciste <a href="http://fafwatch.noblogs.org/post/2012/02/29/marine-le-fn-et-ses-nazis/" target="_blank">Fafwatch</a></p></div>
<p>Quelques jours plus tard, le 13 mai, c’est en marge du <a href="http://reflexes.samizdat.net/13-mai-2012-3eme-edition-de-la-facho-pride-de-batskin/">défilé du « Comité du 9 mai »</a> organisé par Serge Ayoub, que nous le croisons, donnant l’accolade à <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-paris-se-la-coule-douce-au-front-national-de-marine-le-pen/">Edouard Klein</a>, responsable du Gud du moment, et accessoirement fils d’une vielle amie du couple Chatillon-Loustau…</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Loustau_et_GUD.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1693" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Loustau_et_GUD-1024x342.jpg" alt="Loustau et GUD" width="600" height="201" /></a></p>
<p>À moins qu’il ne soit venu saluer un collègue, <a href="http://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/">Daniel Mack</a>, qui, quinze jours auparavant, assurait lui aussi la protection de Marine Le Pen (juste devant le père et la fille) : mais ce jour-là, il défilait fièrement sous les couleurs des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires (JNR) de Serge Ayoub, alias Batskin…</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1694" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/MACK.jpg"><img class="wp-image-1694" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/MACK-1024x622.jpg" alt="Barbichette et presque chevelu pour le FN, mais rasé à blanc pour le beau Serge !!" width="600" height="365" /></a><p class="wp-caption-text">Barbichette et presque chevelu pour le FN, mais rasé à blanc pour le beau Serge !!</p></div>
<p><em><strong><br />
</strong> </em></p>
<p>Mack réussit l’exploit d’être à la fois membre du DPS et des JNR, dont la devise est « Croire Combattre Obéir » : mais dans ce cas là, qui croire ? Qui combattre ? les skins dont Marine Le Pen ne veut plus ? C’est-à-dire ceux-là même que Daniel Mack va encadrer 15 jours plus tard ! Et surtout, pour le soldat Mack, à qui obéir ? C’est la question qu’il se pose peut-être avec son « grand» ami Olivier, qui lui aussi jongle entre ses prestations pour le Front national et ses apparitions au sein des JNR. Les voici tous les deux côte à côte dans la manif du Premier mai, puis en compagnie de Gilles Dussauge<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/loustau-le-vigile-de-marine-le-pen/#footnote_2_493" id="identifier_2_493" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Gilles Dussauge (le fameux &laquo; Grand Gilles &raquo;) &eacute;tait d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s proche de Serge Ayoub, du temps o&ugrave; celui-ci se faisait appeler Batskin, il sera lui aussi inqui&eacute;t&eacute; et interrog&eacute; lors du proc&egrave;s de R&eacute;gis Kerhuel">3</a></sup>, historique bras droit de Serge Ayoub, ou encore en porte-drapeau des JNR à ce même « 9 mai »…</p>
<div id="attachment_1695" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Gilles_Dussauge.jpg"><img class="wp-image-1695" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Gilles_Dussauge-1024x556.jpg" alt="Photo 1 : défilé du 1er mai 2012 Photo 2 : Gilles Dussauge, Daniel Mack et Olivier Photo 3 : défilé du 13 mai 2012" width="600" height="326" /></a><p class="wp-caption-text">Photo 1 : défilé du 1er mai 2012 Photo 2 : Gilles Dussauge, Daniel Mack et Olivier Photo 3 : défilé du 13 mai 2012</p></div>
<p>À première vue ,les problèmes que soulèvent le cumul des mandats ne se posent pas qu’aux élu(e)s !!</p>
<p><strong>Quand il y en a plus, il y en a encore ! </strong></p>
<p>Pour en revenir, et en finir, avec Axel Loustau, on peut noter qu’il n’était pas venu tout seul faire de l’agit-prop’ autour de la « Manif pour Tous » puisque dès le début de l’altercation, nous voyons Lancelot Galley et Albéric d’Herbais venir l’épauler :</p>
<div id="attachment_1696" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Amis_de_Lousteau_Canal_.jpg"><img class="wp-image-1696" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Amis_de_Lousteau_Canal_-1024x464.jpg" alt="sur cette image : Lancelot Galley qui intervient et Albéric d’Herbais, le frère de Marie d’Herbais " width="600" height="272" /></a><p class="wp-caption-text">Sur cette image : Lancelot Galley qui intervient et Albéric d’Herbais, le frère de Marie d’Herbais</p></div>
<p><em> <strong><br />
</strong> </em></p>
<p>Albéric d’Herbais<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/loustau-le-vigile-de-marine-le-pen/#footnote_3_493" id="identifier_3_493" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Avant de travailler dans la s&eacute;curit&eacute;, Alb&eacute;ric d&rsquo;Herbais louait de pauvres roulottes sur l&rsquo;ex-propri&eacute;t&eacute; familiale du ch&acirc;teau d&rsquo;Alincourt &agrave; des gens du voyage, qui voulaient le tra&icirc;ner en justice pour escroquerie, en raison de l&rsquo;absence de permis de construire. Cf. Courrier Picard du mercredi 4 mars 2009">4</a></sup> a l’honneur d’être à la fois le beau-frère de Chatillon, puisque frère de Marie d’Herbais<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/loustau-le-vigile-de-marine-le-pen/#footnote_4_493" id="identifier_4_493" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cette derni&egrave;re, apr&egrave;s des ann&eacute;es de bons et loyaux services au sein du Front, annon&ccedil;a en f&eacute;vrier dernier sur son compte Facebook ne plus se reconnaitre en &laquo; tant que Natio au Front National &raquo;, &eacute;gratignant au passage le &laquo; Philippot de Merde &raquo; (lu sur le site du Parti de la France Bretagne de Jean-Marie Lebreau, qui doit bien doucement ricaner, lui qui a pass&eacute; 17 ans comme DPS au Paquebot !). Last but not least, 2 jours plus tard c&rsquo;est la LDJ qui enfonce le clou en mettant en ligne une autre de ses d&eacute;clarations &laquo; L&rsquo;Islam est un Instrument de la Juiverie Internationale. Point Final ! &raquo;, tout en rappelant sa proximit&eacute; avec Marine Le Pen. Sans surprise elle a perdu son poste au FN dans les jours qui suivront. Encore une victime de la &laquo; doctrine Philippot &raquo; ?">5</a></sup>, et d’avoir été l’employé de Loustau jusqu’en septembre dernier (il était responsable de la sécurité de sites Microsoft pour la société Vendôme). Quant à Lancelot (si ! si ! c’est son vrai prénom !), s’il n’est pas vraiment de la même génération, il a réussi à faire sa place dans le petit monde des « anciens du Gud ». Il est devenu notamment chef de projet chez Cigales Médias<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/loustau-le-vigile-de-marine-le-pen/#footnote_5_493" id="identifier_5_493" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Soci&eacute;t&eacute; de r&eacute;gie publicitaire pour les commer&ccedil;ants et propri&eacute;t&eacute; de la soci&eacute;t&eacute;&nbsp;Taliesin de Philippe Peninque, devenu gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;affaire Cahuzac une v&eacute;ritable vedette.">6</a></sup>, montrant là une fois encore à quel point ce petit milieu fonctionne en réseau très fermé, tout en restant dans le giron du FN<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/loustau-le-vigile-de-marine-le-pen/#footnote_6_493" id="identifier_6_493" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Autre exemple de proximit&eacute; : dans un&nbsp;article en 2004, nous parlions d&rsquo;une SARL de presse, les &eacute;ditions Objectif France, mont&eacute;e par quatre jeunes cadres du FN, parmi lesquels figuraient Thomas Lagagne (un tr&egrave;s proche de Loustau et Chatillon) qui est devenu cadre chez Vend&ocirc;me (charg&eacute; des Ressources Humaines) et un certain &hellip; Louis Alliot, qui a men&eacute; depuis la carri&egrave;re qu&rsquo;on lui connait au sein du FN et qui est devenu le compagnon de Marine Le Pen.">7</a></sup> .</p>
<p>Tout récemment, Marine Le Pen, après la diffusion de photos de sa nièce montrée en fort mauvaise compagnie<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/loustau-le-vigile-de-marine-le-pen/#footnote_7_493" id="identifier_7_493" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cette diffusion vaudrait &agrave; elle seule un article tant elle est repr&eacute;sentative d&rsquo;une certaine presse et de ses m&eacute;thodes. En f&eacute;vrier, REFLEXes publie un article o&ugrave; sont moqu&eacute;s certains fiers guerriers du Gud reconvertis aujourd&rsquo;hui dans le dandysme frontiste. Le Point reprendra infos et photos sans citer la source, et surtout en modifiera profond&eacute;ment le sens, sous-entendant qu&rsquo;un FN d&eacute;barrass&eacute; des ses &eacute;l&eacute;ments les plus voyants deviendrait un parti tout &agrave; fait acceptable !">8</a></sup>, a déclaré qu’elle remerciait « les balances » qui l’aidaient à faire le ménage dans son parti tout nouveau tout propre. On lui rétorquera tout simplement : « Marine, paye ta cotise ! ».</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_493" class="footnote">En parlant de jeunesse, on tient à remercier ici <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/">Corentin Denis</a>, réalisateur du documentaire Léon Degrelle, la führer de vivre et ancien du GUD des années 1990 pour ces images émouvantes d’un tout jeune Axel Loustau se faisant dédicacer un ouvrage par un de ses héros, au son de « mon Général, c’est un très grand honneur » :<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Loustau_Degrelle.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1690" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Loustau_Degrelle.jpg" alt="Loustau_Degrelle" width="600" height="186" /></a></li><li id="footnote_1_493" class="footnote">rappelant entre autre que Loustau a été un candidat FN, notamment aux législatives de 1997 dans les Hauts-de-Seine.</li><li id="footnote_2_493" class="footnote">Gilles Dussauge (le fameux « Grand Gilles ») était déjà très proche de Serge Ayoub, du temps où celui-ci se faisait appeler Batskin, il sera lui aussi inquiété et interrogé lors du procès de Régis Kerhuel</li><li id="footnote_3_493" class="footnote">Avant de travailler dans la sécurité, Albéric d’Herbais louait de pauvres roulottes sur l’ex-propriété familiale du château d’Alincourt à des gens du voyage, qui voulaient le traîner en justice pour escroquerie, en raison de l’absence de permis de construire. Cf. Courrier Picard du mercredi 4 mars 2009</li><li id="footnote_4_493" class="footnote">Cette dernière, après des années de bons et loyaux services au sein du Front, annonça en février dernier sur son compte Facebook ne plus se reconnaitre en « tant que Natio au Front National », égratignant au passage le « Philippot de Merde » (lu sur le site du Parti de la France Bretagne de Jean-Marie Lebreau, qui doit bien doucement ricaner, lui qui a passé 17 ans comme DPS au Paquebot !). Last but not least, 2 jours plus tard c’est la LDJ qui enfonce le clou en mettant en ligne une autre de ses déclarations « L’Islam est un Instrument de la Juiverie Internationale. Point Final ! », tout en rappelant sa proximité avec Marine Le Pen. Sans surprise elle a perdu son poste au FN dans les jours qui suivront. Encore une victime de la « doctrine Philippot » ?</li><li id="footnote_5_493" class="footnote">Société de régie publicitaire pour les commerçants et propriété de la société <a href="http://reflexes.samizdat.net/de-damas-a-paris-de-lamitie-de-largent-et-des-emmerdes/">Taliesin de Philippe Peninque</a>, devenu grâce à l’affaire Cahuzac une véritable vedette.</li><li id="footnote_6_493" class="footnote">Autre exemple de proximité : dans un <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/">article en 2004</a>, nous parlions d’une SARL de presse, les éditions Objectif France, montée par quatre jeunes cadres du FN, parmi lesquels figuraient Thomas Lagagne (un très proche de Loustau et Chatillon) qui est devenu cadre chez Vendôme (chargé des Ressources Humaines) et un certain &#8230; Louis Alliot, qui a mené depuis la carrière qu’on lui connait au sein du FN et qui est devenu le compagnon de Marine Le Pen.</li><li id="footnote_7_493" class="footnote">Cette diffusion vaudrait à elle seule un article tant elle est représentative d’une certaine presse et de ses méthodes. En février, REFLEXes publie un article où sont moqués certains fiers guerriers du Gud reconvertis aujourd’hui dans le dandysme frontiste. Le Point reprendra infos et photos sans citer la source, et surtout en modifiera profondément le sens, sous-entendant qu’un FN débarrassé des ses éléments les plus voyants deviendrait un parti tout à fait acceptable !</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Le chemin de Damas de Monsieur C.</title>
		<link>https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Aug 2011 13:58:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[C’est moi le roi de la route, j&#8217;m&#8217;amuse à 200 à l’heure, Je peux faire Paris-Beyrouth, en une demie heure… Les Nonnes Troppo Début juin, le site Égalité et Réconciliation se faisait l’écho du lancement d’un nouveau site, Infosyrie, présenté comme un site de “réinformation” sur les événements syriens dont la réalité serait outrageusement travestie par [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>C’est moi le roi de la route, j&rsquo;m&rsquo;amuse à 200 à l’heure,</em><br />
<em>Je peux faire Paris-Beyrouth, en une demie heure…</em></p>
<p>Les Nonnes Troppo</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Ex-libris-fff60.gif"><img class="alignleft wp-image-1566 size-medium" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Ex-libris-fff60-300x230.gif" alt="Ex-libris-fff60" width="300" height="230" /></a>Début juin, le site Égalité et Réconciliation se faisait l’écho du lancement d’un nouveau site, <em><a href="http://www.infosyrie.fr/?gclid=CKup5ce03aoCFc0e3wodqD1K6w" target="_blank">Infosyrie</a></em>, présenté comme un site de “réinformation” sur les événements syriens dont la réalité serait outrageusement travestie par les media occidentaux à la solde des États-Unis et, cela va sans dire mais mieux en le disant, d’Israël. A priori rien d’étonnant : ce courant de l’extrême droite nationaliste et ses compagnons de route se sont fait une spécialité de ce type de dénonciation, de la Lybie à la Côte d’Ivoire.</p>
<p>Pour les mêmes raisons, il n’est donc guère surprenant de retrouver derrière ce site l’inévitable Frédéric Chatillon.</p>
<p>Ce n’est en effet pas la première fois que nous sommes amenés à évoquer ce tropisme chatillonesque pour le pays des Alaouites et le Proche-Orient en général. Ce fut le cas il y a quelques années à propos d’un <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">curieux montage</a> politico-policier. Mais cet intérêt a connu depuis quelques années un regain de vitalité dont l’administration du site <em>Info-Syrie</em> n’est qu’une énième manifestation et qui mélange comme toujours affinités politiques et intérêts commerciaux bien compris.</p>
<h3>Les feux de la rampe</h3>
<p>Sur le plan médiatico-politique, les liens entre Frédéric Chatillon et la Syrie ont connu une nouvelle visibilité avec l’implication de l’ancien dirigeant du GUD dans le rapprochement de Dieudonné avec le parti de Jean-Marie Le Pen et l’extrême droite en général. Ce rapprochement, on s’en souvient, est la conséquence de l’influence grandissante de Chatillon auprès de Dieudonné et s’est manifesté en fanfare avec quelques événements médiatisés, parfois à l’insu du plein gré des intéressés.</p>
<div id="attachment_1567" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Dieudonne_Gollnisch_Soral_Mahe_Chatillon_Joly_Dubois.jpg"><img class="wp-image-1567" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Dieudonne_Gollnisch_Soral_Mahe_Chatillon_Joly_Dubois.jpg" alt="Zenith, décembre 2006 : A. Soral, JM Dubois, B. Gollnish, D. Joly, Jany Le Pen, F. Chatillon, G. Mahé, Dieudonné... et les autres " width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Zenith, décembre 2006 : A. Soral, JM Dubois, B. Gollnish, D. Joly, Jany Le Pen, F. Chatillon, G. Mahé, Dieudonné&#8230; et les autres</p></div>
<p><em><br />
</em></p>
<p>La venue de Dieudonné à la Convention présidentielle Bleu Blanc Rouge organisée par le Front national en novembre 2006 dans le cadre de la candidature de Jean-Marie Le Pen à la présidentielle de 2007 en est l’élément médiatique fondateur et Chatillon en est à l’origine, même si c’est son épouse<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_0_477" id="identifier_0_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nous ne ferons aucun commentaire sur des rumeurs r&eacute;centes et d&rsquo;ordre priv&eacute;, m&ecirc;me si elles auront forc&eacute;ment des implications politiques.">1</a></sup>, Marie d’Herbais, qu’on peut alors apercevoir sur les photographies immortalisant l’événement. Mais d’autres épisodes viendront confirmer cette drôle de relation. C’est le cas en particulier du baptême d’une fille de Dieudonné en juillet 2008 par l’abbé Laguerie, ancienne figure de proue de la Fraternité Saint-Pie X et à présent en charge de l’église Saint-Eloi à Bordeaux, avec pour parrain Jean-Marie Le Pen. Chatillon semble alors avoir joué les intercesseurs, une de ses filles ayant pour parrain l’ancien président du FN.</p>
<p>Pour autant la proximité entre Dieudonné et Jean-Marie Le Pen datait d’au moins deux ans puisque M. M’Bala était présent à une soirée du président du FN datant probablement de 2006 à Montretout avec les époux Chatillon.</p>
<p>Le baptême, alors qu’il était avéré, provoqua en tout cas une mise sous pression par Chatillon des journalistes de <em>Minute</em> au courant de l’affaire, l’ancien meneur du GUD étant devenu tout à la fois agent, PR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_1_477" id="identifier_1_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Chatillon a en particulier sauv&eacute; la mise de &ldquo;l&rsquo;artiste&rdquo; le soir du 1er tour de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d&rsquo;avril 2007 lors de la f&ecirc;te qui se tenait au si&egrave;ge du FN et durant laquelle un petit groupe de hooligans semblait vouloir lui faire un mauvais parti.">2</a></sup> et pygmalion de Dieudonné. Jean-Marie Molitor rapportait ainsi l’épisode, dans un article tout en allusions éclairantes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_2_477" id="identifier_2_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Article paru dans le n&deg;2368 de Minute">3</a></sup> : « <em>L’information a beau être archi-confirmée, il faut encore joindre Dieudonné. Bruno Larebière s’en charge, lui laissant un message téléphonique. C’est à partir de là que tout va déraper. Dans l’heure qui suit ce message, alors que notre collaborateur s’apprête à rappeler l’humoriste, c’est Orléans</em> [c’est-à-dire Chatillon. NLDR] <em>qui se manifeste auprès de moi. Il appelle, explique-t-il, de la part de Dieudonné. Celui-ci ne veut pas qu’on parle de ce baptême. C’est une affaire privée. Et surtout, la divulgation de l’information ne peut que nuire à ses intérêts, au moment où il parvient à retrouver un peu de visibilité médiatique. Le ton est d’abord à peu près aimable, puis se fait sec, puis carrément comminatoire. </em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/2008-07_couv_Minute_Dieudo-2-9b01e.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-1568" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/2008-07_couv_Minute_Dieudo-2-9b01e.gif" alt="2008-07_couv_Minute_Dieudo-2-9b01e" width="227" height="305" /></a>Orléans téléphone aussi à Bruno Larebière. Deux fois. Tempêtant, exigeant qu’on ne publie pas l’information. Parlant comme s’il s’adressait à l’un de ses employés, si tant est qu’il existe encore des patrons qui osent encore parler comme cela à leurs employés. Essayant enfin de négocier, puisque l’intimidation ne fonctionne pas, jusqu’à ce que Bruno Larebière l’envoie paître […]. Cinq minutes plus tard, la soirée dominicale étant bien avancée, Dieudonné le rappelle enfin. Pour manifester sa colère ? Absolument pas. C’est un homme charmant que nous avons au téléphone. Aimable. Et courtois. […] Ce qu’il souhaite en fait, c’est laisser passer la « polémique » qui ne manquera pas de naître en raison de la personnalité du parrain. Puis il pourra parler de Dieu. À converser avec Dieudonné, qui ne demande rien, ne cherche pas à négocier, comme le très désobligeant intermédiaire, qu’on parle éventuellement du baptême de Plume mais en « omettant » la présence de Jean-Marie Le Pen, on comprend que sa démarche n’a rien à voir avec ce que Orléans a tenté de nous vendre&#8230; Un Orléans qui, excipant de son amitié avec Dieudonné, agissait plus comme s’il avait personnellement à perdre dans cette affaire, tel un dogue défendant son garde-manger, que pour protéger son « ami ». La journée qui suit va le confirmer.</p>
<p>Le lundi 14 juillet en effet, Orléans revient à la charge, encore plus déterminé. Appels et textos se succèdent. Cela devient si étrange que je décide de différer la publication de l’article, le temps de savoir qui manipule qui. L’information, de toute façon, sera publiée. Nous en avons informé, et Orléans, et Dieudonné. Un site d’informations en ligne est au courant. En raison d’échanges de bons procédés réguliers entre nous, et dans la mesure où nous étions au courant depuis mai, il avait été décidé que nous en aurions la primeur mais que, si nous ne publiions pas l’information, ce site serait averti et aurait la voie libre. Le lundi soir donc, à 23 h 55, la dépêche tombe sur le site de Novopress, diffusée par la branche aquitaine de l’agence de presse indépendante<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_3_477" id="identifier_3_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="J.-M. Molitor nous sert en l&rsquo;occurrence une aimable gal&eacute;jade, Novopress &eacute;tant rien moins qu&rsquo;une agence de presse et a fortiori ind&eacute;pendante.">4</a></sup>. Son titre : « Dieudonné, un parrain nommé Le Pen ».</p>
<p>La machine médiatique est-elle lancée ? Oui et non. Oui car, le lendemain, la nouvelle est sur la plupart des sites nationalistes. Mais c’est compter, encore une fois, sans Orléans, qui, ajoutant les courriers électroniques à sa panoplie de petit intimidateur déjà bien lourde, « ordonne » à tous ceux qui ont relayé l’information de Novopress de la retirer, n’hésitant pas à contourner ceux qui résistent en faisant intervenir directement auprès de l’hébergeur du site afin qu’il le censure, ou expliquant, histoire de discréditer du même coup, et l’information et l’agence Novopress, qu’il s’agit d’un « canular » ! Durant vingt-quatre heures, l’offensive est sur le point de réussir. Jusqu’à ce que la véracité des faits soit confirmée par Novopress et que « Libération », le mercredi, publie, sans citer bien sûr l’agence de presse, son « scoop » écrit au conditionnel et dégoulinant de fiel. Rage de Orléans, qui fait savoir à qui veut l’entendre qu’il se vengera (de qui ? de quoi ?), tandis que, de son côté, Dieudonné se montre serein&#8230; Comme si, décidément, Orléans avait des intérêts personnels en jeu, du genre de ceux qui mettent sur les nerfs les producteurs de spectacle quand le succès n’est pas garanti ou ceux qui rendent terriblement nerveux ceux qui, espérant un retour sur investissement, se sont portés caution pour la location d’une salle de grande dimension et craignent qu’elle ne soit à moitié vide le jour de la représentation venue. Est-ce de cela qu’il s’agit ?</p>
<p>Avec Orléans, difficile de savoir ce qui le motive. Cela fait plusieurs années que cet ancien dirigeant du GUD, le Groupe Union Défense qui fit tant pour la renommée de la faculté d’Assas et le chiffre d’affaires du rayon barres de fer du BHV, s’active dans l’ombre de l’humoriste ». Cet épisode est sans doute à l’origine d’un incident survenu le 18 juin 2010 lors du rassemblement organisé par le Bloc Identitaire et Riposte Laïque et qui vit Chatillon gifler magistralement Bruno Larebière. Celui-ci, ayant été agressé en tant que journaliste et non en tant que dirigeant identitaire, se réserva alors le droit de porter plainte. Nous ne savons à vrai dire ce qu’il en est advenu de cette éventualité.</p>
<p>On pourrait citer bien sûr d’autres épisodes tout aussi curieux comme ce projet de débat des finalistes du 2ème tour de l’élection présidentielle 2007 animé par Dieudonné, avec la participation de Jean-Marie Le Pen, et avec un spectacle du « comique » en ouverture de soirée.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/soiree_elections_avril2007.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1569" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/soiree_elections_avril2007.jpg" alt="soiree_elections_avril2007" width="600" height="300" /></a></p>
<p>Mais surtout cette présence constante dans l’ombre de Dieudonné va permettre à Chatillon d’élargir son cercle de connaissances à d’autres « parias » médiatiques que nous allons retrouver ci-après, Jacques Vergès ou Roland Dumas<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_4_477" id="identifier_4_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Qui tous deux, et sans surprise, ont r&eacute;pondu aux questions du site Info-Syrie.">5</a></sup>. Par ailleurs elle s’inscrit dans une démarche plus large cherchant à faire bouger les lignes puisqu’à la même époque Chatillon s’investit aux côtés d’Alain Soral dans les projets d’Égalité &amp; Réconciliation, en particulier l’ouverture du Local fin 2007 aux côtés de Philippe Peninque, personnage aux multiples facettes : proche conseiller de Marine Le Pen<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_5_477" id="identifier_5_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il semble que Philippe Peninque ait &eacute;t&eacute; pressenti pour devenir SG du FN en septembre 2009 en remplacement de Louis Aliot, &agrave; l&rsquo;instar de trois autres personnalit&eacute;s en l&rsquo;occurrence Michel Guiniot, Jean-Fran&ccedil;ois Jalkh et Steeve Briois. L&rsquo;&eacute;vocation de cette &eacute;ventualit&eacute; par Minute, sans citer d&rsquo;ailleurs les noms des pressentis, valut &agrave; l&rsquo;hebdomadaire un droit de r&eacute;ponse furibard de Jean-Marie Le Pen : &ldquo;Monsieur,
Mis en cause dans un article de votre hebdomadaire du mercredi 23 septembre 2009 consacr&eacute; &agrave; la libert&eacute; de la presse, vous faites &eacute;tat d&rsquo;informations qui sont fausses. [&hellip;] Vous &eacute;crivez, en effet, que le Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral du Front National ignore qu&rsquo;au moins quatre Cadres ont &eacute;t&eacute; approch&eacute;s pour lui succ&eacute;der. Vous admettrez qu&rsquo;il n&rsquo;y a que le Pr&eacute;sident du Front National qui puisse faire de telles d&eacute;marches. Or, je pose &agrave; cette affirmation un d&eacute;menti formel.
Il suffirait pour &eacute;tablir votre bonne foi, qui a peut-&ecirc;tre &eacute;t&eacute; surprise, que vous publiiez les noms, non pas de votre informateur, il est couvert par la confidentialit&eacute; des sources, mais des quatre personnes qui auraient &eacute;t&eacute; sollicit&eacute;es pour occuper le poste de Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral. Peut-&ecirc;tre auriez-vous pu m&rsquo;interroger sur le sujet ?
Sentiments sinc&egrave;res. Jean-Marie LE PEN &raquo;
Pour autant, Peninque semble &ecirc;tre accus&eacute; par certains cadres du parti d&rsquo;avoir ruiner le Front car c&rsquo;est sur ses conseils que Le Pen aurait refus&eacute; de payer Fernand Le Rachinel dans le conflit l&rsquo;opposant &agrave; l&rsquo;ancien imprimeur du FN.">6</a></sup>, ancien dirigeant du GUD dans les années 1970, ancien avocat radié du barreau de Paris à la suite de malversations financières et d’une sombre affaire de passeports et marié à une cadre supérieure de l’Oréal. Philippe Peninque joue par ailleurs un rôle économique important dans la galaxie Chatillon comme nous le verrons ci-après.</p>
<h3>L’Orient compliqué…</h3>
<p>Mais quel rapport entre cette relation soutenue avec Dieudonné et le Proche-Orient ? Durant l’été 2006, Chatillon avait joué les intercesseurs pour un voyage de Dieudonné, Alain Soral, Ahmed Moualek, Marc George et Thierry Meyssan au Liban. Malgré les fanfaronnades des trois sus-cités, le voyage ne débouchera sur rien, sinon quelques rencontres fortuites avec quelques « personnalités » locales mais pas seulement.</p>
<dl id="attachment_1570" class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt">
<div id="attachment_1570" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Dieudo_Jackson_liban_2006.jpg"><img class="wp-image-1570" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Dieudo_Jackson_liban_2006.jpg" alt="Dieudo_Jackson_liban_2006" width="600" height="421" /></a><p class="wp-caption-text">Ici avec Jesse Jackson qui a l&rsquo;air assez dubitatif sur la qualité de son interlocuteur, rencontré par hasard dans les ruines de Beyrouth</p></div>
</dt>
</dl>
<p>Jean-Marie Molitor en rend également compte en ces termes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_6_477" id="identifier_6_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Article cit&eacute;.">7</a></sup> : <em>«Eté 2006, quand Dieudonné, l’essayiste Alain Soral, le fondateur du Réseau Voltaire Thierry Meyssan et Ahmed Moualek, président de l’association La Banlieue s’exprime, s’envolent à destination de Damas, la capitale syrienne, pour gagner ensuite le Liban qui vient d’être bombardé par l’aviation israélienne, le voyage n’a été rendu possible que par l’entregent de Orléans. Celui-ci est d’ailleurs de la partie, prenant soin de se tenir à l’écart des photographes. Sauf une fois.<br />
Ce moment d’inattention – ou plutôt cet instant de vantardise<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_7_477" id="identifier_7_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce n&rsquo;est en fait pas le seul instant, en t&eacute;moignent les photos in&eacute;dites que nous publions ici. D&rsquo;ailleurs, ce ne fut pas le seul instant m&ecirc;me &agrave; l&rsquo;&eacute;poque puisque quibla.net, un site anim&eacute; par Fausto Guidice, publia &agrave; l&rsquo;&eacute;poque sous le pseudo d&rsquo;Ayman El Kayman une photographie de Chatillon, Dieudonn&eacute; et un cadre du Hezbollah pour mieux d&eacute;noncer les accointances entre Dieudonn&eacute; et l&rsquo;ancien Gudard.">8</a></sup> – va lui coûter cher. Sur cette photo, on le voit poser en compagnie de Soral, Dieudonné et Meyssan, tous assis sur un canapé surmonté des portraits du président syrien Bachar el-Assad et de son père, Hafez el-Assad. Et cette image, qui aurait dû rester une photo souvenir, va être publiée sur le site de La Banlieue s’exprime. Fureur, déjà, de Orléans, qui obtient d’Ahmed Moualek qu’il la retire, mais trop tard. Le mal est fait. Gérant et principal actionnaire d’une société spécialisée dans le conseil en communication, Orléans compte des clients qui n’apprécient ni son apparente complaisance à l’égard du régime syrien, ni son compagnonnage avec des individus qui ont la réputation, plutôt justifiée au demeurant, d’être des antisionistes fervents. Il y perdra un contrat, que l’on dit juteux, avec un « designer » renommé de la place de Paris»</em>.</p>
<div id="attachment_1571" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Chatillon_Dieudonne_et_Aoun.jpg"><img class="wp-image-1571 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Chatillon_Dieudonne_et_Aoun.jpg" alt="Chatillon_Dieudonne_et_Aoun" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Frédéric Chatillon &#8211; Général Michel Aoun &#8211; Dieudonné</p></div>
<div id="attachment_1572" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/getattachment_017b.jpg"><img class="wp-image-1572 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/getattachment_017b.jpg" alt="Dieudonné - Joseph &quot;Joss&quot; Elise - Frédéric Chatillon" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Dieudonné &#8211; Joseph &laquo;&nbsp;Joss&nbsp;&raquo; Elise &#8211; Frédéric Chatillon</p></div>
<p>Cela n’empêchera pas une partie des mêmes de repartir au Liban et en Syrie en mars 2008 sur le prétexte d’une série de spectacles de Dieudonné organisés par Michel Eleftériadés dans son cabaret à Beyrouth, le Music-Hall<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_8_477" id="identifier_8_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Une des principales sc&egrave;ne culturelle de Beyrouth, o&ugrave; se produisent des artistes aussi divers et vari&eacute;s que Bernard Lavilliers, Jane Birkin, les T&ecirc;tes Raides, Gnawa Diffusion&hellip; et Dieudonn&eacute;.">9</a></sup>, suivis d’une virée à Damas.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/getattachment_023.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1573" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/getattachment_023.jpg" alt="getattachment_023" width="474" height="355" /></a></p>
<p>Selon des sources locales, les cinq jours en Syrie comprenant hôtels, chauffeurs et visites touristiques auraient été largement financés par la famille Tlass<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_9_477" id="identifier_9_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sur le g&eacute;n&eacute;ral Mustapha Tlass, voir&nbsp;ici ou encore &ldquo;Petite le&ccedil;on de dictature Made in Syria&rdquo; dans Der Spiegel, 2005, repris par Le Courrier International, o&ugrave; l&rsquo;on d&eacute;couvre, entre autre, le go&ucirc;t prononc&eacute; pour la d&eacute;coration d&rsquo;int&eacute;rieur du G&eacute;n&eacute;ral puisque dans son salon, au milieu des portraits de famille figure &ldquo; [&hellip;] deux petits dessins &agrave; la craie repr&eacute;sentant des fleurs sauvages, sign&eacute;s&hellip; Adolf Hitler.&rdquo; ">10</a></sup>. Ces liens se manifesteront d’ailleurs par des rencontres avec des membres de la famille, notamment le fils Manaff, devenu à son tour général, et dont des sénateurs ont récemment demandé à ce que ses avoirs soient gelés en France en raison de son implication dans des massacres récent à Baniyas. C’est en effet un très proche de Bachar El-Assad, et il commande actuellement l’unité que Bachar commandait avant sa nomination à la tête de l’État.</p>
<div id="attachment_1574" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/diner_tlass_famille.jpg"><img class="size-full wp-image-1574" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/diner_tlass_famille.jpg" alt=" En cie de Manaff Tlass, au centre. Cette photo est très représentative de la place que Thierry Meyssan a du mal à se faire en Syrie et/ou au Liban. Il semblerait que son passé d'homme de gauche, laïc et homosexuel militant ne soit pas forcément un atout aux yeux de tous ses nouveaux amis. Bien isolé en bout de table notre voltairien... Encore moins sympa pour le pauvre Meyssan, même Dieudo ira jusqu'à se moquer de ses orientations sexuelles dans son dernier spectacle &quot;Mahmoud&quot;. On a les amis que l'on mérite !! " width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">En cie de Manaff Tlass, au centre.<br />Cette photo est très représentative de la place que Thierry Meyssan a du mal à se faire en Syrie et/ou au Liban. Il semblerait que son passé d&rsquo;homme de gauche, laïc et homosexuel militant ne soit pas forcément un atout aux yeux de tous ses nouveaux amis. Bien isolé en bout de table notre voltairien&#8230; Encore moins sympa pour le pauvre Meyssan, même Dieudo ira jusqu&rsquo;à se moquer de ses orientations sexuelles dans son dernier spectacle &laquo;&nbsp;Mahmoud&nbsp;&raquo;. On a les amis que l&rsquo;on mérite !!</p></div>
<p><em><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/diner.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1575" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/diner.jpg" alt="diner" width="600" height="450" /></a></em></p>
<p>Michel Eleftériadés est une “personnalité” de Beyrouth. Grec orthodoxe, très proche de Michel Aoun, Eleftériadés<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_10_477" id="identifier_10_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Michel Eleft&eacute;riad&eacute;s a une notice wikipedia ">11</a></sup><br />
est un ancien militant du MUR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_11_477" id="identifier_11_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le Mouvement Unifi&eacute; des R&eacute;sistances fut un mouvement nationaliste dirig&eacute; par Michel Aoun, compos&eacute; de chr&eacute;tiens, oppos&eacute; &agrave; la fois &agrave; l&rsquo;occupation syrienne du Liban et aux forces libanaises de Samir Geagea. Le Mouvement n&rsquo;existe plus et a &eacute;t&eacute; remplac&eacute; par le Courant Patriotique Libre (CPL), alli&eacute; du Hezbollah.">12</a></sup> et il est en bons termes avec la « résistance » libanaise, comprendre le Hezbollah, sans pour autant travailler avec ce parti ni même être membre du CPL. Il est aussi accessoirement très riche grâce, entre autres, à ses activités de gérant de spectacles dans son cabaret de Beyrouth. L’existence de ce lieu et les moyens financiers qu’Eleftériadès en tire en font un personnage intéressant pour beaucoup de personnes, y compris issues de milieux politiques travaillant sur les questions géopolitiques du Proche-Orient, en particulier la lutte contre les prétentions israéliennes et leurs funestes conséquences. Il est ainsi particulièrement précieux pour Frédéric Chatillon pour les opportunités de contacts libanais qu’il a pu ou qu’il pourrait lui offrir. C’est par exemple chez Michel Eleftériadés que se sont récemment<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_12_477" id="identifier_12_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="En avril 2010 apr&egrave;s une conf&eacute;rence internationale de soutien &agrave; la lib&eacute;ration du militant communiste et internationaliste Georges Ibrahim Abdallah, membre des FARL (Fractions Arm&eacute;es R&eacute;volutionnaires Libanaises) emprisonn&eacute; en France depuis 1984 et lib&eacute;rable depuis 2002 (cf&nbsp;blog du Collectif pour la Lib&eacute;ration de Georges Ibrahim Abdallah.">13</a></sup> revus Jacques Vergès<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_13_477" id="identifier_13_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Avocat en France d&rsquo;Anis Naccache.">14</a></sup> et Anis Naccache, personnalité très influente du paysage politique libanais, notamment par ses relations avec le pouvoir iranien. C’est ce dernier aspect qui peut bien évidemment intéresser certaines fractions de l’extrême droite française portant haut leur hostilité à « l’axe américano-sioniste »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_14_477" id="identifier_14_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="On peut rappeler &agrave; ce titre la conf&eacute;rence de l&rsquo;ambassadeur d&rsquo;Iran en France Seyed Mehdi Miraboutalebi au Doux Raisins organis&eacute;e par l&rsquo;hebdomadaire Flash ou encore son interview donn&eacute;e &agrave; R&eacute;fl&eacute;chir &amp; Agir. Tout comme les fanfaronnades de Blanrue pr&eacute;tendant avoir &eacute;t&eacute; re&ccedil;u dans cette m&ecirc;me ambassade. Ce qui est s&ucirc;r, c&rsquo;est qu&rsquo;il s&rsquo;est rendu en novembre dernier au festival du court-m&eacute;trage et du documentaire de T&eacute;h&eacute;ran en compagnie d&rsquo;Olivier Mukuna (journaliste belge proche de Dieudonn&eacute;), Thierry Meyssan ou encore&nbsp;Claudio Moffa. Blanrue dont on se souvient par ailleurs le r&ocirc;le aupr&egrave;s de Dieudonn&eacute;.">15</a></sup>, dès lors que par le passé, fin 2001, Chatillon avait déjà essayé de rencontrer le cheikh Nasralah, fondateur et responsable du Hezbollah au Liban fin 2001.</p>
<p>En sens inverse, l’influence grandissante de Chatillon auprès de certaines personnalités françaises peut s’avérer intéressante pour Eleftériadés. C’est le cas en particulier de Jacques Vergès<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_15_477" id="identifier_15_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Fr&eacute;d&eacute;ric Chatillon et d&rsquo;autres individus travaillant habituellement chez Vend&ocirc;me S&eacute;curit&eacute; ont en particulier d&eacute;j&agrave; accompagn&eacute; Jacques Verg&egrave;s lors de voyages au Liban, celui redoutant une &laquo; agression sioniste &raquo;. Chatillon semble &eacute;galement jouer ce r&ocirc;le en France puisqu&rsquo;on a pu le voir le 10 mars 2010 &agrave; l&rsquo;&eacute;mission de F. Tadde&iuml;

qui avait pour sujet &laquo; justice internationale ou injustice internationale &raquo;, avec notamment J. Verg&egrave;s et GW Goldnadel.">16</a></sup> et <a href="http://reflexes.samizdat.net/roland-dumas-lami-des-parias/">Roland Dumas</a><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_16_477" id="identifier_16_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Roland Dumas n&rsquo;est depuis longtemps plus trop regardant sur l&rsquo;&eacute;tiquette politique des hommes ou des structures qu&rsquo;il fr&eacute;quente. Ce printemps 2011 l&rsquo;aura ainsi vu accorder trois pages d&rsquo;entretien au journal Flash et surtout participer &agrave; la f&ecirc;te de Radio Courtoisie pour d&eacute;dicacer son livre de m&eacute;moires, flanqu&eacute; d&rsquo;un &ldquo;garde du corps&rdquo; un peu particulier puisqu&rsquo;il s&rsquo;agissait de l&rsquo;ineffable n&eacute;o-nazi Baptiste Coquelle qui travaille pour Vend&ocirc;me S&eacute;curit&eacute;, en charge de la s&eacute;curit&eacute; de la f&ecirc;te de la Courtoisie. Ce qu&rsquo;ignorait certainement Roland Dumas. Mais le monde est petit et les co&iuml;ncidences infinies&hellip;">17</a></sup>. En avril dernier, c’est ainsi Frédéric Chatillon qui a joué l’intermédiaire entre ces deux personnages et Michel Eleftériadés, fort désireux de faire valoir ses contacts internationaux et en particulier français pour décrocher un rôle politique au Liban – un poste de ministre par exemple ? – dans le cadre des tractations alors en cours dans le pays du Cèdre. À ce titre, Roland Dumas est bien sûr une figure en or, ex-ministre, ancien président du conseil constitutionnel, et ayant toujours eu d’excellents rapports avec certaines personnalités syriennes proches du régime baassiste<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_17_477" id="identifier_17_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Doux euph&eacute;misme, puisque Roland Dumas entretint une relation avec la fille du G&eacute;n&eacute;ral Tlass, Nahed Ojjed, du temps o&ugrave; il &eacute;tait ministre des Affaires Etrang&egrave;res, ce qui pour certains &ldquo;services&rdquo; cr&eacute;a de r&eacute;elles inqui&eacute;tudes. Cette derni&egrave;re, via la Fondation Tlass (bas&eacute; au Lichenstein) proposa de financer un scanner d&rsquo;un montant de huit millions de francs pour l&rsquo;h&ocirc;pital de Sarlat en Dordogne, fief &eacute;lectoral de Dumas. Cette affaire s&rsquo;&eacute;bruitant dans la presse il perdit les &eacute;lections l&eacute;gislatives de 1993 et se vit attribuer le surnom de &laquo; Lion de la Tlass &raquo;. Malgr&eacute; tout il eut le temps d&rsquo;&eacute;tablir via la fille, et surtout via son p&egrave;re Mustapha Tlass, un contact direct avec le Pr&eacute;sident Hafez el Assad qui d&eacute;boucha sur deux rendez-vous officieux. Plus r&eacute;cemment, c&rsquo;est le fils et nouveau maitre de la Syrie Bachar el Assad qui l&rsquo;a invit&eacute; lors de son passage &agrave; Paris. Dans l&rsquo;interview qu&rsquo;il donne ce mois &agrave; Info-Syrie, Dumas &eacute;voque ces entrevues en ces termes : &laquo; J&rsquo;ai obtenu mon premier rendez-vous avec le pr&eacute;sident syrien par l&rsquo;interm&eacute;diaire d&rsquo;un ami commun, ancien camarade de combat d&rsquo;Hafez el-Assad, un g&eacute;n&eacute;ral syrien &raquo; sans toutefois &eacute;voquer le nom de Mustapha Tlass, il n&rsquo;a pas cette pudeur virginale dans ses m&eacute;moires, parlant d&rsquo;un homme &laquo; tr&egrave;s francophile &raquo; qui &laquo; avait du chic et du charme &raquo;. Les esprits pervers tels que le n&ocirc;tre se demanderont tout de m&ecirc;me qu&rsquo;est-ce qui peut amener un homme, &agrave; 1re vue sain d&rsquo;esprit, r&eacute;sistant, fils de r&eacute;sistant fusill&eacute; par les nazis, &agrave; consid&eacute;rer un des principaux pourvoyeurs d&rsquo;&eacute;crits antis&eacute;mites et n&eacute;gationnistes &ndash; par le biais de sa maison d&rsquo;&eacute;dition Dar Tlass sise &agrave; Damas &ndash; comme un ami charmant ?">18</a></sup>.</p>
<p>Ce copinage a cependant des limites. Si Eleftériadés est peu étiquetable au regard des critères politiques occidentaux, ce n’est pas pour autant un « fasciste »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_18_477" id="identifier_18_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il ne manque d&rsquo;ailleurs jamais une occasion de rappeler son pass&eacute; &agrave; l&rsquo;extr&ecirc;me gauche, o&ugrave; sa proximit&eacute; avec certains partis communistes, notamment dans l&rsquo;interview qu&rsquo;il donna en avril dernier pour le site Egalit&eacute; &amp; R&eacute;conciliation.">19</a></sup> et on peut supposer que cette rencontre improbable avec l’ancien dirigeant du GUD l’amuse plus qu’autre chose. Par ailleurs il semble se méfier à plusieurs titres du « facho » comme il l’appelle. Il n’a ainsi pas favorisé une quelconque rencontre avec Anis Naccache, parce que celui-ci fait réellement de la politique et aussi sans doute pour des questions de sécurité. L’histoire pluri décennale du GUD fourmille en effet d’anecdotes de barbouzeries et de relations ambigües avec les « services » français. D’ailleurs il est à ce titre assez curieux de noter les liens entre Riwal, la société dirigée par Frédéric Chatillon, et la revue <em>Sentinel</em> dont le créneau est « l’antiterrorisme » et l’analyse des risques géopolitiques. Les numéros de téléphone et fax de la revue (notamment celui pour passer commande d’un numéro ou pour s’abonner<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_19_477" id="identifier_19_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="">20</a></sup>) sont en effet au nom de Riwal, ce qui ne laisse guère de doute sur les rapports entre les deux structures ! Tout comme le fameux « Frédéric Castillon » directeur commercial de la revue nous fait étrangement penser, allez savoir pourquoi, à notre spécialiste des pseudonymes foireux « Frédéric Chatillon »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_20_477" id="identifier_20_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sp&eacute;ciale mention au &laquo; Fr&eacute;d&eacute;ric Dalle &raquo; (= Que dalle) de la page &laquo; contacts &raquo; du site Riwal Communications :

Page aujourd&rsquo;hui disparue. Le besoin de discr&eacute;tion se faisant cruellement sentir, les noms ont &eacute;t&eacute; remplac&eacute;s par les fonctions occup&eacute;es dans l&rsquo;entreprise.">21</a></sup>. Une fois de plus, quel grand écart idéologique entre cette recherche systématique de contacts avec les « mouvements de résistance à l’impérialisme américain » syrien ou libanais, et la participation, même de nature professionnelle, à une revue où l’on retrouve la fine fleur des pseudos spécialistes des « menaces terroristes » et de l’analyse des risques… On pense notamment à Roland Jacquard<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_21_477" id="identifier_21_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pr&eacute;sident du fantomatique Observatoire international du terrorisme et pr&eacute;sident du conseil strat&eacute;gique de Sentinel. Lire &agrave; ce sujet le tr&egrave;s document&eacute; Au nom du 11 septembre&hellip; Les d&eacute;mocraties &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve de l&rsquo;antiterrorisme de Didier Bigo, Laurent Bonelli et Thomas Deltombe aux &eacute;ditions La D&eacute;couverte, et plus pr&eacute;cis&eacute;ment le chapitre &laquo;&nbsp;Armer les esprits : le business des &laquo;&nbsp;experts&nbsp;&raquo; &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision fran&ccedil;aise&nbsp;&raquo;.">22</a></sup>, Aymeric Chauprade<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_22_477" id="identifier_22_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Professeur au Coll&egrave;ge interarm&eacute;es, mis &agrave; l&rsquo;&eacute;cart par son ministre de tutelle, c-a-d- la D&eacute;fense, et tout r&eacute;cemment r&eacute;int&eacute;gr&eacute;, occasionnellement collaborateur de l&rsquo;Afrique R&eacute;elle de Bernard Lugan ou encore de la Nouvelle Revue d&rsquo;Histoire de Dominique Venner. Il serait en contacts occasionnels avec une bonne partie de l&rsquo;extr&ecirc;me droite identitaire tout en refusant de manifester le moindre engagement par souci de l&rsquo;impact sur sa r&eacute;putation&hellip;">23</a></sup>, Bernard Carayon<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_23_477" id="identifier_23_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancien du GUD aujourd&rsquo;hui &agrave; l&rsquo;UMP, tendance droite dure puisqu&rsquo;il a rejoint la Droite Populaire. Il est &eacute;galement sp&eacute;cialiste de l&rsquo;Intelligence &eacute;conomique et c&rsquo;est &agrave; ce titre qu&rsquo;il participe &agrave; la revue.">24</a></sup> et d’autres, tous plus marqués à droite les uns que les autres… Par ailleurs, il se trouve que la sœur de Chatillon est mariée avec un catholique libanais, un Kataëb, membre du bureau politique des Forces Libanaises, ce qui ne milite évidemment pas en sa faveur, même si cela lui assure forcément des contacts sur place.</p>
<p>Enfin le soutien du GUD dirigé par Chatillon aux forces croates contre les Serbes et les Bosniaques au début des années 1990 durant les premières guerres de l’ex Yougoslavie pourrait aussi être un obstacle à de meilleures relations entre F. Chatillon et M. Eleftériadès. Ce dernier fût en effet plutôt proche, voire très proche, des Serbes, alors que du côté gudard, on s’engagea résolument « aux côtés des combattants croates contre les tchetniks ». Ne faisant pas dans la demi-mesure, ils rejoignirent les milices de Dobroslav Paraga du Parti du Droit qui déclarait que la milice HOS « accueille tous ceux qui sont prêts à combattre les communistes et les Serbes ». Parallèlement à l’engagement sur le terrain de certains, le GUD organisa à Paris un meeting « pour la Croatie nationaliste » le 19 décembre 1991, puis envoya une nouvelle délégation du Gud à Zagreb .<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/meeting_croatie_dec1991.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1579" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/meeting_croatie_dec1991.jpg" alt="meeting_croatie_dec1991" width="592" height="807" /></a></p>
<h3>Quand l&rsquo;hiver fut venu…</h3>
<p>Cet intérêt pour la Syrie et le Liban a évidemment un pendant économique car Chatillon et ses proches sont des chefs d’entreprise. Chatillon a créé Riwal Communication en mars 1995 avec un petit capital et trois associés : sa compagne Marie d’Herbais, Axel Loustau qu’on ne présente plus<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_24_477" id="identifier_24_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sinon en quelques mots : fils de Fernand Loustau, fondateur de Normandy S&eacute;curit&eacute;, Axel a fait ses premi&egrave;res armes militantes au GUD aux c&ocirc;t&eacute;s de Chatillon. Durant la campagne des r&eacute;gionales de 1992, c&rsquo;est lui en particulier qui assurait la coordination entre Normandy et le GUD pour la fourniture de renforts au service d&rsquo;ordre du FN. Devenu administrateur de Normandy apr&egrave;s la mort de son p&egrave;re, il a &eacute;t&eacute; inqui&eacute;t&eacute; par la police dans le cadre de l&rsquo;enqu&ecirc;te sur la tentative d&rsquo;attentat contre Yves Derai de Tribune Juive en 1996. Il a &eacute;galement &eacute;t&eacute; par la suite candidat pour le FN, en particulier aux l&eacute;gislatives de 1997 dans les Hauts-de-Seine. Parall&egrave;lement &agrave; la transformation de Normandy en Vend&ocirc;me S&eacute;curit&eacute;, il est devenu actionnaire de la SARL IDeveloppement, cr&eacute;atrice du site iencheres.com en 2001. En janvier 2011, Axel Loustau a revendu une partie de ses parts dans Vend&ocirc;me &agrave; une autre soci&eacute;t&eacute; de s&eacute;curit&eacute;, Colis&eacute;e S&eacute;curit&eacute;, dirig&eacute;e par Nicolas Chazot, devenant ainsi actionnaire minoritaire. Cela n&rsquo;emp&ecirc;che pas d&rsquo;y retrouver comme vigiles certaines figures montantes de la sc&egrave;ne nationaliste parisienne, de Baptiste Coquelle &agrave; S&eacute;bastien Vannier en passant par Alb&eacute;ric d&rsquo;Herbais, fr&egrave;re de Marie ou encore Tony Baroud, l&rsquo;ancien animateur des Jeunesses Libanaises Chr&eacute;tienne &agrave; Paris, aujourd&rsquo;hui reconverti dans le nouveau GUD d&rsquo;Edouard Klein.">25</a></sup> et Virginie Barlemont<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_25_477" id="identifier_25_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Proche du GUD lors de ses &eacute;tudes au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, cette fille d&rsquo;un haut cadre du FN a elle-m&ecirc;me &eacute;t&eacute; candidate pour le FN dans la Sarthe dont elle est originaire avant de basculer avec son p&egrave;re dans l&rsquo;aventure m&eacute;gretiste du MNR &agrave; partir de 1999.">26</a></sup>. Mais depuis 1996, la société a connu plusieurs remaniements dans la distribution de son capital, au gré des cessions de parts. Dès 1996, Thomas Lagane remplace V. Barlemont puis des membres de la famille de Frédéric Chatillon intègrent le capital, celui-ci se limitant à Frédéric Chatillon et Axel Loustau à partir de 2005. Le capital de la société est demeuré longtemps le même avant que les deux associés ne se décident à une brutale augmentation en décembre 2009. Il est alors porté à hauteur de 180 000 euros, officiellement pour faire face à des difficultés de trésorerie de la société et amortir l’impact de la crise économique ainsi que pour financer le développement de l’activité sur des créneaux à fort potentiel. Le dernier bilan comptable déposé par la société remontant à 2006, il est bien évidemment difficile de juger de la réalité de ces justifications. Le chiffre d’affaire approchait alors 900 000 euros pour seulement plus de 20 000 euros de bénéfices, ce qui est loin d’être Byzance et signifie que la masse salariale et les frais généraux doivent être plus que conséquents. Par ailleurs les associés ont décidé d’ajouter de nouveaux noms commerciaux en sus des Éditions des Monts d’Arrée : Riwal Communication, Riwal l’Agence, Iona, Ivaos et Taliesin<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_26_477" id="identifier_26_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Figure de la mythologie celte, barde et po&egrave;te.">27</a></sup> ainsi que d’étendre à l’étranger l’objet de la société : le conseil en communication, le marketing direct, l’édition de livres et revues. Sans guère de surprise, le premier pays à voir naître une antenne de la société a été… la Syrie ! Riwal Syria est installée à Damas et dirigée par Thiebault El Bakjaji. L’agence affiche déjà quelques références clients, dont bien sûr le ministère syrien du tourisme… Rien d’étonnant donc à ce que Riwal soit à l’origine de certaines campagnes de promotion de ce ministère<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_27_477" id="identifier_27_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Voir &agrave; ce propos. La correspondante du Minist&egrave;re du Tourisme en contact avec Chatillon s&rsquo;appelle Rania Kardahi, en charge du d&eacute;partement Promotion et c&rsquo;est Riwal qui g&egrave;re le site syrievoyage.fr qui est le site de promotion du Minist&egrave;re du Tourisme syrien depuis 2008.">28</a></sup>, du moins jusqu’aux événements récents survenus dans ce pays.</p>
<p>L’augmentation de capital s’est faite par apport de fonds personnels de Frédéric Chatillon et par intégration d’une nouvelle associée, au demeurant salariée de la société, Sighild Blanc. Née en 1982, Mlle Blanc n’est évidemment pas issue de la même génération militante que les anciens qui travaillent à Riwal, Chatillon ou Jildaz Mahé<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_28_477" id="identifier_28_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Fils d&rsquo;un journaliste c&eacute;l&egrave;bre de Paris-Match, qui fut un proche d&rsquo;Occident et prit des responsabilit&eacute;s dans un groupuscule Pour une Jeune Europe (cr&eacute;&eacute; lors de la scission d&rsquo;Occident par une faction oppos&eacute; &agrave; Alain Robert), puis participa &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;Ordre Nouveau &agrave; contre coeur. Jildas est responsable du FNJ Paris au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990 et intervenant &agrave; ce titre au grand meeting unitaire des &eacute;tudiants nationalistes &agrave; Paris le 30 novembre 1993 m&ecirc;me s&rsquo;il est d&eacute;j&agrave; un compagnon de route de Chatillon et du GUD. Rapidement rep&eacute;r&eacute; sur Paris I en Histoire, &laquo;bani&raquo; de Tolbiac en 1994 lors de sa deuxi&egrave;me ann&eacute;e de DEUG, il semble s&rsquo;&ecirc;tre reconverti en Droit. On le retrouve aux c&ocirc;t&eacute;s de Chatillon dans diverses initiatives politiques, d&rsquo;UDVS en 1998 &agrave; la PR de Soral au retour du voyage en Palestine fin ao&ucirc;t 2006 et lors de l&rsquo;invitation aux 59e journ&eacute;es de d&eacute;dicace de Science-Po d&eacute;but d&eacute;cembre 2006. Il n&rsquo;est cependant pas pour autant l&rsquo;ombre du grand Fred puisqu&rsquo;il ne suit que de loin certaines options de son camarade et patron.">29</a></sup>Mais on la retrouve comme directrice artistique dans toutes les activités de la société depuis le début des années 2000 et comme compagnon de route de certaines initiatives politiques des années 2000. Entre autres, elle participe à l’élaboration du Crazypack en 2003-2004, un emballage amovible pour paquet de cigarette pouvant servir de support publicitaire pour lequel Riwal reçoit une récompense de la profession. Ce travail est d’ailleurs accompli avec la collaboration de Gauthier Guillet dont nous avons déjà été amenés à parler par le passé<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_29_477" id="identifier_29_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Apr&egrave;s&nbsp;l&rsquo;&eacute;pisode de 1996, Guillet fut un compagnon de route des M&eacute;gret sur Vitrolles, comme &eacute;lu municipal et adjoint &agrave; l&rsquo;urbanisme. Mais auparavant, les auteurs des Rats maudits rapportent comment il aurait &eacute;t&eacute; sauv&eacute; d&rsquo;une agression gauchiste par des militants iraniens &ndash; toujours l&rsquo;Iran ! &ndash; mais partisans du Shah. C&rsquo;&eacute;tait en 1982 ! Sighild Blanc a &eacute;galement travaill&eacute; en tant que directrice artistique avec une autre vieille connaissance de Fr&eacute;d&eacute;ric Chatillon, Erick Bonnier, photographe et directeur litt&eacute;raire des &eacute;ditions Encres d&rsquo;Orient qui comme leur nom l&rsquo;indique &eacute;ditent des ouvrages sur le Proche-Orient. Elles viennent en particulier de publier un ouvrage de Mohamed Siffaoui, journaliste alg&eacute;rien aux m&eacute;thodes controvers&eacute;es et dont on peut dire qu&rsquo;il est proche des milieux &ldquo;n&eacute;o-cons&rdquo;.">30</a></sup>. En 2005, elle est directrice de publication de <em>The Monde</em>, pastiche du quotidien du soir qui brocarde très largement la politique américaine et les positions souvent atlantistes du journal<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_30_477" id="identifier_30_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sighild Blanc a depuis laiss&eacute; sa place &agrave; Caroline H&eacute;naff, ancienne &ldquo;journaliste&rdquo; sur M6 et conaissance d&rsquo;Alain Soral, P.-E. Blanrue ainsi que de l&rsquo;&eacute;quipe de Riwal bien &eacute;videmment.">31</a></sup>. Mais on la retrouve également dans le bureau de l’association Envie de rêver, fondée en octobre 2007 par Serge Ayoub et qui marquait son retour sur la scène publique.</p>
<p>Cependant c’est évidemment son rôle dans la revue <em>Cigale</em> qui est le plus intéressant. <em>Cigale</em> est un mensuel gratuit distribué dans les boulangeries parisiennes depuis mars 2006. Son directeur de publication était alors Jildas Mahé et la société éditrice Dolmen<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_31_477" id="identifier_31_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Dolmen est une soci&eacute;t&eacute; don&rsquo;t l&rsquo;activit&eacute; principale d&eacute;clar&eacute;e est le conseil pour les affaires et la gestion, domicili&eacute;e au 39 rue Vineuse dans le XVIe arrdt de Paris mais qui a un statut de groupement de droit priv&eacute; non dot&eacute; de la personnalit&eacute; morale et qui n&rsquo;est pas inscrit au registre du commerce, ce qui emp&ecirc;che toute consultation publique des statuts. Cela n&rsquo;emp&ecirc;che pas pour des observateurs un peu attentifs de retrouver sa trace dans des activit&eacute;s politiques r&eacute;centes comme la publication de Au Front ou dans certaines activit&eacute;s de Riwal comme la fabrication du Crazy Pack.">32</a></sup> avant que ce rôle ne soit transféré à Taliesin. Se présentant comme un gratuit touche-à-tout, <em>Cigale Magazine</em> brouille les pistes en mélangeant habilement des univers différents. Dans les personnes qui éditent et participent au magazine tout d’abord. Une bonne partie de l’équipe, sans préjuger de leurs opinions politiques, ne présente pas d’engagement passé connu. Mais ce n’est pas le cas de tous et on reconnaît bien là la patte de Riwal. Taliesin a été fondée en août 2006 avec un petit capital de 10 000 euros par des associés qu’il n’est absolument pas étonnant de retrouver là : Jildas Mahé O’Chinal (245 parts), F. Chatillon (235), Françoise Cocault<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_32_477" id="identifier_32_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="M&egrave;re de Jildas Mah&eacute; O&rsquo;Chinal et d&eacute;j&agrave; associ&eacute;e par le pass&eacute; avec lui dans des SARL, en particulier Auto Net, dissoute en 2000.">33</a></sup> (25), Alain Lefebvre<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_33_477" id="identifier_33_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Alain Lefebvre, n&eacute; en 1947, est un ancien militant de la F&eacute;d&eacute;ration des &Eacute;tudiants Nationalistes (FEN) et &agrave; ce titre il contribuait aux Cahiers Universitaires, le journal du mouvement. En 1968, il compte parmi les membres fondateurs du GRECE et il participe tout naturellement &agrave; l&rsquo;aventure du Figaro magazine avec Alain de Benoist et d&rsquo;autres &laquo; grecistes&raquo;. En 1983, il fonde l&rsquo;&eacute;ph&eacute;m&egrave;re Magazine hebdo alors qu&rsquo;il dirige le groupe Media qui comprend des titres aussi divers que l&rsquo;Officiel protection-s&eacute;curit&eacute;, dont il devient directeur de la r&eacute;daction avec Serge Ferrand comme r&eacute;dacteur en chef, ou La Tribune parlementaire et L&rsquo;Histoire magazine. Il s&rsquo;est &eacute;galement int&eacute;ress&eacute; &agrave; l&rsquo;univers de la publicit&eacute; en collaboration avec le journaliste Christian Blachas, animateur de l&rsquo;&eacute;mission Culture-Pub. En juillet 2009, l&rsquo;Express  a &eacute;voqu&eacute; un d&icirc;ner ayant eu lieu chez lui en compagnie d&rsquo;Albert Spaggiari et Marc-Edouard Nabe.">34</a></sup> (20), Riwal (10) et P. Peninque (465). Ce dernier est d’ailleurs désigné gérant de la société. En décembre 2008, il accepte de céder son poste à Christophe Collet «<em>… en raison du projet de développement d’une télévision sur Internet accessible sur le téléphone mobile, secteur dont il est un expert reconnu.</em> » L’opération s’accompagne d’une augmentation de capital et c’est une société danoise, Mulvaney’s Ejendomme ApS, qui n’est qu’une filiale d’une SEP dirigée par Peninque, Artec, qui devient actionnaire majoritaire en rachetant les parts de Jildas Mahé, F. Chatillon, Riwal et Peninque lui-même.<br />
En juin 2009, la société continue à se développer en faisant entrer dans son capital un fonds d’investissement nommé Octans Investissements SCA, domicilié 39 rue Vineuse ainsi que trois nouveaux actionnaires. Le capital social de Taliesin est dorénavant de 100 000 € réparti entre Françoise Cocault, Alain Lefebvre, Mulvaney’s Ejendomme, Christophe Collet<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_34_477" id="identifier_34_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="En f&eacute;vrier 2011, Christophe Collet c&egrave;de ses parts &agrave; la soci&eacute;t&eacute; BIRDEE (dont il est le g&eacute;rant !! et au capital de 299.017,50 &euro;).">35</a></sup>, Eric Le Gall, Alexis Sainte Marie<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_35_477" id="identifier_35_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Membre de la r&eacute;daction de Cigale. Il a r&eacute;alis&eacute; un entretien avec Alain de Benoit pour le Cigale d&rsquo;octobre 2009, mais qui n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; publi&eacute;e.">36</a></sup>, Guy Thion de la Chaume et Octans Investissements. Dirigée par Philippe Nguyen-Cong-Duc<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_36_477" id="identifier_36_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cette soci&eacute;t&eacute; de Philippe Nguyen-Cong-Duc Philippe brasse &eacute;norm&eacute;ment d&rsquo;argent (on parle en millions d&rsquo;euros). Un exemple : cette soci&eacute;t&eacute; au capital de 2.868.570 &euro; dont il est le dirigeant et qui porte un nom assez &eacute;vocateur non ? :&laquo; M. NGUYEN-CONG-DUC Philippe est n&eacute;(e) le 31.01.1958 et est president de la soci&eacute;t&eacute; COMPAGNIE EUROPEENNE DE LUXE ET TRADITION OU CELT SAS. &raquo;">37</a></sup>, cette société est à distinguer d’Octans Gestion, dont l’adresse est la même, mais qui est dirigée par Philippe Peninque<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_37_477" id="identifier_37_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Philippe Peninque est investi dans de tr&egrave;s nombreuses soci&eacute;t&eacute;s. L&rsquo;une d&rsquo;elles &eacute;tait une soci&eacute;t&eacute; immobili&egrave;re du nom de SCI La Rumine. Il y &eacute;tait associ&eacute; avec un autre ancien du GUD des ann&eacute;es 1974 76 du nom de Lionel Queudot qui dirigeait entre autre une fiduciaire en suisse. Son nom a &eacute;t&eacute; &eacute;voqu&eacute; dans l&rsquo;affaire du faux passeport de Sirven puisque c&rsquo;est lui qui aurait achet&eacute; un vrai passeport &agrave; un ancien camarade, ex-gudard et ex-membre de l&rsquo;&eacute;quipe de Bob Denard. C&rsquo;est avec ce passeport que Sirven se serait enfui aux Philippines.
">38</a></sup>. On retrouve d’ailleurs celle-ci dans l’augmentation récente de capital de la <em>Lettre Sentinel</em>, son directeur Christophe Boucher justifiant son choix par le fait que Octans Gestion “partage notre [la Lettre Sentinel. NDLR] vision du long terme comme nos objectifs éditoriaux”. On ne saurait mieux dire. Le 39 rue Vineuse et le 36 rue Scheffer sont décidemment un tout petit monde…</p>
<p>Dans l’équipe de rédaction, certains profils sont tout aussi marqués. On y retrouve Françoise Cocault sous le nom de Françoise Lemoine comme directrice de la rédaction après avoir travaillé plus de vingt ans au <em>Figaro</em> mais également son fils Jildaz dans les différents postes possibles, de directeur de la publication à simple collaborateur<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_38_477" id="identifier_38_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Depuis ce printemps 2011, l&rsquo;OURS du magazine a vu dispara&icirc;tre tous les noms des personnes que nous citons &agrave; l&rsquo;exception de Fran&ccedil;oise Lemoine qui demeure directrice de la r&eacute;daction.">39</a></sup>. Le rédacteur en chef est par ailleurs depuis le numéro un Christian Rol<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_39_477" id="identifier_39_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf note pr&eacute;c&eacute;dente, ce qui a peut-&ecirc;tre un rapport avec la sortie de l&rsquo;ouvrage de Maxime Brunerie.">40</a></sup>. Ancien de Troisième Voie et du GRECE, son dernier fait d’armes est d’avoir co-écrit le livre de “mémoires” de Maxime Brunerie, livre qui a soulevé quelques légitimes <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/05/14/maxime-brunerie-un-livre-ambivalent/" target="_blank">interrogations</a><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_40_477" id="identifier_40_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Un vieux fond d&rsquo;&eacute;ducation chr&eacute;tienne nous poussera &agrave; faire preuve de charit&eacute; envers le pr&eacute;facier de l&rsquo;ouvrage, l&rsquo;ineffable Bourseiller, qui a rat&eacute; une fois de plus l&rsquo;occasion de ne pas se ridiculiser.">41</a></sup>. Mais on croise aussi, le temps de quelques numéros, d’autres figures connues. C’est le cas par exemple d’Alexandre Parmentier, qui fut en charge de la publicité et qui a fréquenté les groupuscules radicaux parisiens depuis le début des années 2000 : Unité Radicale, Jeunesses Identitaires… Il est d’ailleurs le compagnon de Marie-Céline Bruneaut, ancienne militante et candidate du MNJ-MNR, du FN mais aussi des JI et du Bloc Identitaire. D’une génération bien antérieure, on peut citer Minh Tran Long qui avec son frère Yann militait à la fin des années 1970 à la FANE avant de s’engager dans la Légion Étrangère et qui a assuré une chronique NTIC dans <em>Cigale</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_41_477" id="identifier_41_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sous la signature du &ldquo;v&eacute;n&eacute;rable Minh tran Long&rdquo;.">42</a></sup>.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Cigale_Minh_Tran_Long.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1580" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Cigale_Minh_Tran_Long-1024x296.jpg" alt="Cigale_Minh_Tran_Long" width="474" height="137" /></a></p>
<p>Le contenu est à <a href="http://www.cigalemag.com/magazine/index.htm" target="_blank">l’avenant</a>. Bien sûr, <em>Cigale</em> parle de beaucoup de choses, sans que l’on puisse noter une quelconque orientation politique et ses animateurs ne manqueront pas de le faire remarquer. C’est un gratuit qui est là pour récolter des recettes publicitaires et assurer des publi-reportages soignés et gratifiants pour les entreprises concernées ou les lieux évoqués. Disons-le tout net : le but est atteint et <em>Cigale</em> est une excellente démonstration du savoir-faire de Riwal en terme de communication.<br />
Cependant il n’est guère difficile pour un lecteur averti de déceler, au fil des numéros, des petites manifestations de l’ancrage politique des concepteurs de <em>Cigale</em>.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Cigale_Michel_Elefteriades_1_.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1581" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Cigale_Michel_Elefteriades_1_-1024x475.jpg" alt="Cigale_Michel_Elefteriades_1_" width="474" height="219" /></a><br />
Parmi de multiples exemples : articles réguliers sur l’actualité de la Fondation Bardot qui figure depuis longtemps dans les références clients de Riwal Communication et dont la fondatrice clame depuis aussi longtemps son amitié pour Jean-Marie Le Pen, promotion de lieux emblématiques comme le domaine de Grand’Maisons<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_42_477" id="identifier_42_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Domaine des Yvelines qui est la propri&eacute;t&eacute; de catholiques traditionnalistes et qui sert de lieu d&rsquo;accueil pour une multitude de r&eacute;unions d&rsquo;extr&ecirc;me droite depuis une bonne d&eacute;cennie, de Renaissance Catholique &agrave; Terre &amp; Peuple en passant par &Eacute;galit&eacute; &amp; R&eacute;conciliation.">43</a></sup> à Villepreux ou de produits très tendances tel que « Pur Rosée » de Didier Sicot<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_43_477" id="identifier_43_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sicot dirigeait auparavant une boite de s&eacute;curit&eacute; Body S&eacute;curit&eacute; Priv&eacute;e et a &eacute;t&eacute; incarc&eacute;r&eacute; au moment de l&rsquo;affaire Elf- Sirven pour vol de scell&eacute;es &agrave; la brigade financi&egrave;re ; il organise deux voyages d&rsquo;Alfred Sirven en France alors qu&rsquo;il est recherch&eacute; et a &eacute;t&eacute; l&rsquo;ancien garde du corps de Loic Le Floc Prigent et Christine Deviers Joncour maitresse de Dumas.">44</a></sup>, publicité pour la société spécialisée dans l’événementiel Crossroads, fondée et dirigée par Minh Tran long déjà cité ci-dessus, ou un projet internet fumeux de Michel Eleftériadés, nowheristan.org.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/cover_108-fe9b3.jpg"><img class="alignleft wp-image-1582" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/cover_108-fe9b3.jpg" alt="cover_108-fe9b3" width="200" height="274" /></a>Et numéro spécial sur la Syrie en 2008. Bien sûr, là aussi, Cigale a déjà évoqué de très nombreuses destinations touristiques. Mais ce numéro dithyrambique sur la Syrie ne sort pas de nulle part et peu de numéros du magazine ont été aussi complets sur une proposition de voyage…</p>
<h3>Et la politique bordel ?</h3>
<p>Quel commentaire politique peut-on faire sur tous ces éléments factuels ? À l’évidence, il est difficile de cerner un projet clair à partir de toutes ces initiatives mélangeant politique, show-bizness et intérêts financiers. Surout lorsqu’on rajoute d’autres éléments comme la proximité jamais démentie entre Chatillon, ses amis et Marine Le Pen.<br />
Chatillon n’est pas un idéologue et s’il est souvent présenté comme un NR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_44_477" id="identifier_44_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nationaliste-R&eacute;volutionnaire">45</a></sup> par des journalistes ou des « spécialistes de l’extrême droite », il n’en conserve apparemment qu’un nombre limité de fondamentaux : aversion affichée envers le monde juif et admiration toute aussi évidente pour certains régimes politiques nationalistes et socialistes européens des années 1930<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_45_477" id="identifier_45_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Outre Les rats maudits, les &eacute;ditions des Monts d&rsquo;Arr&eacute;e publi&egrave;rent &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque une plaquette sur la r&eacute;publique sociale italienne, c&rsquo;est-&agrave;-dire le dernier r&eacute;duit mussolinien, appel&eacute;e r&eacute;publique de Salo.">46</a></sup>. Il se trouve que le régime baasiste réunit ces deux dimensions même si l’idéologie baasiste n’est plus depuis longtemps qu’un aimable folklore politique à la “Potemkine”<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_46_477" id="identifier_46_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Auquel Chatillon n&rsquo;est pas le seul &agrave; se r&eacute;f&eacute;rer, en t&eacute;moigne cet&nbsp;article estival de Christian Bouchet.">47</a></sup>. Les liens avec la famille Tlass font le reste… En France, cette farouche hostilité à Israël et à la judéité en général est sans doute la seule ligne politique un tant soit peu constante de la bande à Chatillon depuis les années 1990. Cela explique sa présence dans des manifestations comme celle contre l’intervention israélienne à Gaza en janvier 2009 ou un intérêt récurrent pour la question du révisionnisme, d’<a href="http://reflexes.samizdat.net/politique/">UDVS</a> créée avec Roger Garaudy au procès de Dieudonné pour contestation de crimes contre l’humanité en présence des frères Faurisson.</p>
<div id="attachment_1583" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Dieudonne_Chatillon_Loustau_Skandrani.jpg"><img class="size-full wp-image-1583" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Dieudonne_Chatillon_Loustau_Skandrani.jpg" alt="Janvier 2009, manif pour Gaza durant l’opération &quot;Plomb durci&quot;, F. Chatillon et A. Lousteau accompagnent Dieudo et Ginette Skandrani lors d’une très brève apparition dans le cortège du Collectif Cheick Yassine, les seuls suceptibles de les accueillir, et surtout de laisser le micro à Dieudonné comme le fit Nelly Leboucher, l’épouse convertie du gourou du collectif Abdelhakim Sefrioui. " width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Janvier 2009, manif pour Gaza durant l’opération &laquo;&nbsp;Plomb durci&nbsp;&raquo;, F. Chatillon et A. Lousteau accompagnent Dieudo et Ginette Skandrani lors d’une très brève apparition dans le cortège du Collectif Cheick Yassine, les seuls suceptibles de les accueillir, et surtout de laisser le micro à Dieudonné comme le fit Nelly Leboucher, l’épouse convertie du gourou du collectif Abdelhakim Sefrioui.</p></div>
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<div id="attachment_1584" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Chatillon_Dieudonne_et_Faurisson.jpg"><img class="size-full wp-image-1584" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Chatillon_Dieudonne_et_Faurisson.jpg" alt="2009, théâtre de la Main d’Or : Chatillon, Dieudo et Faurisson, à qui l’ont vient certainement d’expliquer que cette photo n’existe pas et que cette rencontre n’a jamais eu lieu !!" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">2009, théâtre de la Main d’Or : Chatillon, Dieudo et Faurisson, à qui l’ont vient certainement d’expliquer que cette photo n’existe pas et que cette rencontre n’a jamais eu lieu !!</p></div>
<p>On aura bien sûr beau jeu de nous opposer la présence de Chatillon et de ses amis à une multitude de manifestations, les dernières en date étant par exemple celles du 9 mai 2010 avec Axel Loustau ou le 8 mai 2011<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_47_477" id="identifier_47_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jildaz Mah&eacute; y &eacute;tait seul, la petite bande ayant s&eacute;v&egrave;rement arros&eacute; l&rsquo;anniversaire d&rsquo;Axel Loustau sur une p&eacute;niche la veille au soir&hellip;">48</a></sup>, ou encore l’apéro saucisson-pinard du 18 juin 2010 ou la manifestation de l’Autre Jeunesse, c’est-à-dire les ex-Jeunesses Identitaires le 23 octobre 2010. Mais si cette très courte liste peut sembler incohérente, elle ne fait que refléter une autre constante de Chatillon, Loustau et cie, qui est d’essayer d’être la référence occulte de tout ce qui se monte ou se déroule sur Paris. Cette prétention n’est pas usurpée puisque les années 2000 ont vu défiler auprès de Chatillon et Loustau tout ce que Paris a vu se créer comme nouveaux mouvements droitistes, des Jeunesses Identitaires<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_48_477" id="identifier_48_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Exemple, la soir&eacute;e des Lambdas au printemps 2009 qui &eacute;tait pr&eacute;sent&eacute; en interne comme &laquo; une soir&eacute;e de Gala destin&eacute;e &agrave; pr&eacute;senter les militants identitaires &agrave; nos soutiens (financiers ou autres) et aux anciens afin de r&eacute;colter quelques menus argents &raquo;. Mais il y eut &eacute;galement un petit nombre de rencontres lors de repas entre les &laquo; Anciens &raquo; et les dirigeants des JI Paris, Ga&euml;tan Bertrand en particulier.">49</a></sup> au néo-GUD en passant par Pro Patria<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_49_477" id="identifier_49_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le petit groupe NR se r&eacute;unissait dans le sous-sol d&rsquo;un local de Vend&ocirc;me S&eacute;curit&eacute; dans le XVIe arrdt de Paris">50</a></sup>. Ce qui était recherché auprès des « Anciens » comme ils sont appelés n’était d’ailleurs pas tant la caution politique que les moyens financiers et matériels dont dispose la fine équipe. Mais toutes ces tentatives ont en général fait long feu, les « Anciens » rechignant à soutenir ce qu’ils ne contrôlent pas totalement.</p>
<p>Ce tropisme pour le Proche-Orient de la clique Chatillon engage-t-il politiquement Marine Le Pen ? La réponse est évidemment oui et non, la réciproque étant également vraie. Si Chatillon est un ami de la présidente du FN et un prestatire de services<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_50_477" id="identifier_50_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il semble &eacute;vident que les perspectives &eacute;lectorales de Marine Le Pen suffisent &agrave; expliquer la pr&eacute;sence renforc&eacute;e de Riwal dans l&rsquo;orbite de la pr&eacute;sidente du FN car ce sont &eacute;galement des perspectives financi&egrave;res. Cela justifie largement de passer sur des d&eacute;saccords politiques. Gageons qu&rsquo;au gr&eacute; des sondages positifs, le FN va redevenir un p&ocirc;le attractif pour une grande partie des militants d&rsquo;extr&ecirc;me droite.">51</a></sup>, il n’en est pas un conseiller et une partie non négligeable des orientations du FN ne correspond pas à ses choix personnels. Pour autant, cela n’exclut pas une influence ponctuelle comme a pu le montrer la création du matériel de propagande de la campagne 2007 et l’orientation générale de celle-ci. D’ailleurs au congrès de Tours en janvier dernier, Riwal avait installé ses bureaux au deuxième étage du bâtiment utilisé par le parti pour ses débats. Chatillon aime avant tout être près de ce qui brille, tout en ayant l’impression de tirer les ficelles. Cela explique largement ce grand écart apparent entre la proximité avec le FN marinisé et ses options politiques.<br />
Par ailleurs, si Chatillon n’est pas un conseiller de Marine Le Pen, Philippe Peninque en est un. C’est lui qui s’est par exemple chargé ces dernières années des manœuvres d’approche en direction des milieux susceptibles de travailler avec la future présidente du FN, comme le 19 octobre 2009 lorsqu’il a appelé Fabrice Robert pour lui proposer de le rencontrer car selon lui, il n&rsquo;y avait plus que Marine et le Bloc Identitaire, soit des « gens intelligents en rupture avec l&rsquo;extrême-droite », ce qui imposait qu&rsquo;à terme, un accord politique soit conclu entre le Bloc et Marine Le Pen, en particulier pour s&rsquo;entendre localement pour des élections&#8230; Difficile de croire, étant donnée la proximité entre Frédéric Chatillon et Philippe Peninque, que les deux hommes n’échangent pas de points de vue politiques.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Le_pirate_vous_salue_bien-4-c4541.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1585" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Le_pirate_vous_salue_bien-4-c4541.jpg" alt="Le_pirate_vous_salue_bien----4-c4541" width="234" height="283" /></a></p>
<p>Les mois à venir nous diront si les amitiés syriennes de Frédéric Chatillon sont devenues plus qu’une anecdote pour une direction du FN aspirant à autre chose qu’au rôle dans lequel le fondateur du FN s’est complu à demeurer et dont le barnum chatillonesque est une manifestation parmi d’autres.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_477" class="footnote">Nous ne ferons aucun commentaire sur des rumeurs récentes et d’ordre privé, même si elles auront forcément des implications politiques.</li><li id="footnote_1_477" class="footnote">Chatillon a en particulier sauvé la mise de “l’artiste” le soir du 1er tour de l’élection présidentielle d’avril 2007 lors de la fête qui se tenait au siège du FN et durant laquelle un petit groupe de hooligans semblait vouloir lui faire un mauvais parti.</li><li id="footnote_2_477" class="footnote">Article paru dans le n°2368 de <em>Minute</em></li><li id="footnote_3_477" class="footnote">J.-M. Molitor nous sert en l’occurrence une aimable galéjade, Novopress étant rien moins qu’une agence de presse et a fortiori indépendante.</li><li id="footnote_4_477" class="footnote">Qui tous deux, et sans surprise, ont répondu aux questions du site Info-Syrie.</li><li id="footnote_5_477" class="footnote">Il semble que Philippe Peninque ait été pressenti pour devenir SG du FN en septembre 2009 en remplacement de Louis Aliot, à l’instar de trois autres personnalités en l’occurrence Michel Guiniot, Jean-François Jalkh et Steeve Briois. L’évocation de cette éventualité par <em>Minute</em>, sans citer d’ailleurs les noms des pressentis, valut à l’hebdomadaire un droit de réponse furibard de Jean-Marie Le Pen : “<em>Monsieur,<br />
Mis en cause dans un article de votre hebdomadaire du mercredi 23 septembre 2009 consacré à la liberté de la presse, vous faites état d’informations qui sont fausses. […] Vous écrivez, en effet, que le Secrétaire Général du Front National ignore qu’au moins quatre Cadres ont été approchés pour lui succéder. Vous admettrez qu’il n’y a que le Président du Front National qui puisse faire de telles démarches. Or, je pose à cette affirmation un démenti formel.<br />
Il suffirait pour établir votre bonne foi, qui a peut-être été surprise, que vous publiiez les noms, non pas de votre informateur, il est couvert par la confidentialité des sources, mais des quatre personnes qui auraient été sollicitées pour occuper le poste de Secrétaire Général. Peut-être auriez-vous pu m’interroger sur le sujet ?<br />
Sentiments sincères. Jean-Marie LE PEN</em> »<br />
Pour autant, Peninque semble être accusé par certains cadres du parti d&rsquo;avoir ruiner le Front car c&rsquo;est sur ses conseils que Le Pen aurait refusé de payer Fernand Le Rachinel dans le conflit l’opposant à l’ancien imprimeur du FN.</li><li id="footnote_6_477" class="footnote">Article cité.</li><li id="footnote_7_477" class="footnote">Ce n’est en fait pas le seul instant, en témoignent les photos inédites que nous publions ici. D’ailleurs, ce ne fut pas le seul instant même à l’époque puisque <em>quibla.net</em>, un site animé par Fausto Guidice, publia à l’époque sous le pseudo d&rsquo;Ayman El Kayman une photographie de Chatillon, Dieudonné et un cadre du Hezbollah pour mieux dénoncer les accointances entre Dieudonné et l’ancien Gudard.</li><li id="footnote_8_477" class="footnote">Une des principales scène culturelle de Beyrouth, où se produisent des artistes aussi divers et variés que Bernard Lavilliers, Jane Birkin, les Têtes Raides, Gnawa Diffusion… et Dieudonné.</li><li id="footnote_9_477" class="footnote">Sur le général Mustapha Tlass, voir <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">ici</a> ou encore “<em>Petite leçon de dictature Made in Syria</em>” dans <em>Der Spiegel</em>, 2005, repris par <a href="http://www.courrierinternational.com/article/2005/03/10/petite-lecon-de-dictature-made-in-syria" target="_blank"><em>Le Courrier International</em></a>, où l’on découvre, entre autre, le goût prononcé pour la décoration d’intérieur du Général puisque dans son salon, au milieu des portraits de famille figure “ […]<em> deux petits dessins à la craie représentant des fleurs sauvages, signés… Adolf Hitler.</em>” </li><li id="footnote_10_477" class="footnote">Michel Eleftériadés a une notice <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_%C3%89l%C3%A9ft%C3%A9riad%C3%A8s" target="_blank">wikipedia</a> </li><li id="footnote_11_477" class="footnote">Le Mouvement Unifié des Résistances fut un mouvement nationaliste dirigé par Michel Aoun, composé de chrétiens, opposé à la fois à l’occupation syrienne du Liban et aux forces libanaises de Samir Geagea. Le Mouvement n’existe plus et a été remplacé par le Courant Patriotique Libre (CPL), allié du Hezbollah.</li><li id="footnote_12_477" class="footnote">En avril 2010 après une conférence internationale de soutien à la libération du militant communiste et internationaliste Georges Ibrahim Abdallah, membre des FARL (Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises) emprisonné en France depuis 1984 et libérable depuis 2002 (cf <a href="http://liberonsgeorges.over-blog.com" target="_blank">blog</a> du Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah.</li><li id="footnote_13_477" class="footnote">Avocat en France d’Anis Naccache.</li><li id="footnote_14_477" class="footnote">On peut rappeler à ce titre la conférence de l’ambassadeur d’Iran en France Seyed Mehdi Miraboutalebi au Doux Raisins organisée par l’hebdomadaire <em>Flash</em> ou encore son interview donnée à <em>Réfléchir &amp; Agir</em>. Tout comme les fanfaronnades de Blanrue prétendant avoir été reçu dans cette même ambassade. Ce qui est sûr, c’est qu’il s’est rendu en novembre dernier au festival du court-métrage et du documentaire de Téhéran en compagnie d’Olivier Mukuna (journaliste belge proche de Dieudonné), Thierry Meyssan ou encore <a href="http://reflexes.samizdat.net/proces-dieudonne-faurisson-la-cour-des-miracles-negationnistes/">Claudio Moffa</a>. Blanrue dont on se souvient par ailleurs le rôle auprès de Dieudonné.</li><li id="footnote_15_477" class="footnote">Frédéric Chatillon et d’autres individus travaillant habituellement chez Vendôme Sécurité ont en particulier déjà accompagné Jacques Vergès lors de voyages au Liban, celui redoutant une « agression sioniste ». Chatillon semble également jouer ce rôle en France puisqu’on a pu le voir le 10 mars 2010 à l’émission de F. Taddeï<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Chat_Tadei__10mars2010.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1576" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Chat_Tadei__10mars2010.jpg" alt="Chat_Tadei__10mars2010" width="425" height="246" /></a><br />
qui avait pour sujet « justice internationale ou injustice internationale », avec notamment J. Vergès et GW Goldnadel.</li><li id="footnote_16_477" class="footnote">Roland Dumas n’est depuis longtemps plus trop regardant sur l’étiquette politique des hommes ou des structures qu’il fréquente. Ce printemps 2011 l’aura ainsi vu accorder trois pages d’entretien au journal <em>Flash</em> et surtout participer à la fête de Radio Courtoisie pour dédicacer son livre de mémoires, flanqué d’un “garde du corps” un peu particulier puisqu’il s’agissait de l’ineffable néo-nazi Baptiste Coquelle qui travaille pour Vendôme Sécurité, en charge de la sécurité de la fête de la Courtoisie. Ce qu’ignorait certainement Roland Dumas. Mais le monde est petit et les coïncidences infinies…</li><li id="footnote_17_477" class="footnote">Doux euphémisme, puisque Roland Dumas entretint une relation avec la fille du Général Tlass, Nahed Ojjed, du temps où il était ministre des Affaires Etrangères, ce qui pour certains “services” créa de réelles inquiétudes. Cette dernière, via la Fondation Tlass (basé au Lichenstein) proposa de financer un scanner d’un montant de huit millions de francs pour l’hôpital de Sarlat en Dordogne, fief électoral de Dumas. Cette affaire s’ébruitant dans la presse il perdit les élections législatives de 1993 et se vit attribuer le surnom de « Lion de la Tlass ». Malgré tout il eut le temps d’établir via la fille, et surtout via son père Mustapha Tlass, un contact direct avec le Président Hafez el Assad qui déboucha sur deux rendez-vous officieux. Plus récemment, c’est le fils et nouveau maitre de la Syrie Bachar el Assad qui l’a invité lors de son passage à Paris. Dans l’interview qu’il donne ce mois à <em>Info-Syrie</em>, Dumas évoque ces entrevues en ces termes : « J’ai obtenu mon premier rendez-vous avec le président syrien par l’intermédiaire d’un ami commun, ancien camarade de combat d’Hafez el-Assad, un général syrien » sans toutefois évoquer le nom de Mustapha Tlass, il n’a pas cette pudeur virginale dans ses mémoires, parlant d’un homme « très francophile » qui « avait du chic et du charme ». Les esprits pervers tels que le nôtre se demanderont tout de même qu’est-ce qui peut amener un homme, à 1re vue sain d’esprit, résistant, fils de résistant fusillé par les nazis, à considérer un des principaux pourvoyeurs d’écrits antisémites et négationnistes – par le biais de sa maison d’édition Dar Tlass sise à Damas &#8211; comme un ami charmant ?</li><li id="footnote_18_477" class="footnote">Il ne manque d’ailleurs jamais une occasion de rappeler son passé à l’extrême gauche, où sa proximité avec certains partis communistes, notamment dans l’interview qu’il donna en avril dernier pour le site Egalité &amp; Réconciliation.</li><li id="footnote_19_477" class="footnote"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/sentinel_commande.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1578" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/sentinel_commande.jpg" alt="sentinel_commande" width="600" height="849" /></a></li><li id="footnote_20_477" class="footnote">Spéciale mention au « Frédéric Dalle » (= Que dalle) de la page « contacts » du site Riwal Communications :<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Riwal_l_equipe-2.gif"><img class="alignleft wp-image-1577" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Riwal_l_equipe-2.gif" alt="Riwal_l_equipe-2" width="600" height="206" /></a><br />
Page aujourd’hui disparue. Le besoin de discrétion se faisant cruellement sentir, les noms ont été remplacés par les fonctions occupées dans l’entreprise.</li><li id="footnote_21_477" class="footnote">Président du fantomatique <em>Observatoire international du terrorisme</em> et président du conseil stratégique de <em>Sentinel</em>. Lire à ce sujet le très documenté <em>Au nom du 11 septembre… Les démocraties à l’épreuve de l’antiterrorisme</em> de Didier Bigo, Laurent Bonelli et Thomas Deltombe aux éditions La Découverte, et plus précisément le chapitre &laquo;&nbsp;Armer les esprits : le business des &laquo;&nbsp;experts&nbsp;&raquo; à la télévision française&nbsp;&raquo;.</li><li id="footnote_22_477" class="footnote">Professeur au Collège interarmées, mis à l’écart par son ministre de tutelle, c-a-d- la Défense, et tout récemment réintégré, occasionnellement collaborateur de l’<em>Afrique Réelle</em> de Bernard Lugan ou encore de la <em>Nouvelle Revue d’Histoire</em> de Dominique Venner. Il serait en contacts occasionnels avec une bonne partie de l’extrême droite identitaire tout en refusant de manifester le moindre engagement par souci de l’impact sur sa réputation&#8230;</li><li id="footnote_23_477" class="footnote">Ancien du GUD aujourd’hui à l’UMP, tendance droite dure puisqu’il a rejoint la Droite Populaire. Il est également spécialiste de l’Intelligence économique et c’est à ce titre qu’il participe à la revue.</li><li id="footnote_24_477" class="footnote">Sinon en quelques mots : fils de Fernand Loustau, fondateur de Normandy Sécurité, Axel a fait ses premières armes militantes au GUD aux côtés de Chatillon. Durant la campagne des régionales de 1992, c’est lui en particulier qui assurait la coordination entre Normandy et le GUD pour la fourniture de renforts au service d’ordre du FN. Devenu administrateur de Normandy après la mort de son père, il a été inquiété par la police dans le cadre de l’enquête sur la tentative d’attentat contre Yves Derai de <em>Tribune Juive</em> en 1996. Il a également été par la suite candidat pour le FN, en particulier aux législatives de 1997 dans les Hauts-de-Seine. Parallèlement à la transformation de Normandy en Vendôme Sécurité, il est devenu actionnaire de la SARL IDeveloppement, créatrice du site iencheres.com en 2001. En janvier 2011, Axel Loustau a revendu une partie de ses parts dans Vendôme à une autre société de sécurité, Colisée Sécurité, dirigée par Nicolas Chazot, devenant ainsi actionnaire minoritaire. Cela n’empêche pas d’y retrouver comme vigiles certaines figures montantes de la scène nationaliste parisienne, de Baptiste Coquelle à Sébastien Vannier en passant par Albéric d’Herbais, frère de Marie ou encore Tony Baroud, l’ancien animateur des Jeunesses Libanaises Chrétienne à Paris, aujourd’hui reconverti dans le nouveau GUD d’Edouard Klein.</li><li id="footnote_25_477" class="footnote">Proche du GUD lors de ses études au début des années 1990, cette fille d’un haut cadre du FN a elle-même été candidate pour le FN dans la Sarthe dont elle est originaire avant de basculer avec son père dans l’aventure mégretiste du MNR à partir de 1999.</li><li id="footnote_26_477" class="footnote">Figure de la mythologie celte, barde et poète.</li><li id="footnote_27_477" class="footnote"><a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2009/12/18" target="_blank">Voir à ce propos</a>. La correspondante du Ministère du Tourisme en contact avec Chatillon s’appelle Rania Kardahi, en charge du département Promotion et c’est Riwal qui gère le site <em>syrievoyage.fr</em> qui est le site de promotion du Ministère du Tourisme syrien depuis 2008.</li><li id="footnote_28_477" class="footnote">Fils d’un journaliste célèbre de <em>Paris-Match</em>, qui fut un proche d&rsquo;Occident et prit des responsabilités dans un groupuscule Pour une Jeune Europe (créé lors de la scission d&rsquo;Occident par une faction opposé à Alain Robert), puis participa à la création d&rsquo;Ordre Nouveau à contre coeur. Jildas est responsable du FNJ Paris au début des années 1990 et intervenant à ce titre au grand meeting unitaire des étudiants nationalistes à Paris le 30 novembre 1993 même s&rsquo;il est déjà un compagnon de route de Chatillon et du GUD. Rapidement repéré sur Paris I en Histoire, «bani» de Tolbiac en 1994 lors de sa deuxième année de DEUG, il semble s’être reconverti en Droit. On le retrouve aux côtés de Chatillon dans diverses initiatives politiques, d&rsquo;UDVS en 1998 à la PR de Soral au retour du voyage en Palestine fin août 2006 et lors de l’invitation aux 59e journées de dédicace de Science-Po début décembre 2006. Il n&rsquo;est cependant pas pour autant l&rsquo;ombre du grand Fred puisqu&rsquo;il ne suit que de loin certaines options de son camarade et patron.</li><li id="footnote_29_477" class="footnote">Après <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">l’épisode de 1996</a>, Guillet fut un compagnon de route des Mégret sur Vitrolles, comme élu municipal et adjoint à l’urbanisme. Mais auparavant, les auteurs des Rats maudits rapportent comment il aurait été sauvé d’une agression gauchiste par des militants iraniens – toujours l’Iran ! – mais partisans du Shah. C’était en 1982 ! Sighild Blanc a également travaillé en tant que directrice artistique avec une autre vieille connaissance de Frédéric Chatillon, Erick Bonnier, photographe et directeur littéraire des éditions Encres d’Orient qui comme leur nom l’indique éditent des ouvrages sur le Proche-Orient. Elles viennent en particulier de publier un ouvrage de Mohamed Siffaoui, journaliste algérien aux méthodes controversées et dont on peut dire qu’il est proche des milieux “néo-cons”.</li><li id="footnote_30_477" class="footnote">Sighild Blanc a depuis laissé sa place à Caroline Hénaff, ancienne “journaliste” sur M6 et conaissance d’Alain Soral, P.-E. Blanrue ainsi que de l’équipe de Riwal bien évidemment.</li><li id="footnote_31_477" class="footnote">Dolmen est une société don’t l’activité principale déclarée est le conseil pour les affaires et la gestion, domiciliée au 39 rue Vineuse dans le XVIe arrdt de Paris mais qui a un statut de groupement de droit privé non doté de la personnalité morale et qui n’est pas inscrit au registre du commerce, ce qui empêche toute consultation publique des statuts. Cela n’empêche pas pour des observateurs un peu attentifs de retrouver sa trace dans des activités politiques récentes comme la publication de Au Front ou dans certaines activités de Riwal comme la fabrication du Crazy Pack.</li><li id="footnote_32_477" class="footnote">Mère de Jildas Mahé O’Chinal et déjà associée par le passé avec lui dans des SARL, en particulier Auto Net, dissoute en 2000.</li><li id="footnote_33_477" class="footnote">Alain Lefebvre, né en 1947, est un ancien militant de la Fédération des Étudiants Nationalistes (FEN) et à ce titre il contribuait aux <em>Cahiers Universitaires</em>, le journal du mouvement. En 1968, il compte parmi les membres fondateurs du GRECE et il participe tout naturellement à l’aventure du <em>Figaro magazine</em> avec Alain de Benoist et d&rsquo;autres « grecistes». En 1983, il fonde l&rsquo;éphémère <em>Magazine hebdo</em> alors qu&rsquo;il dirige le groupe Media qui comprend des titres aussi divers que l’<em>Officiel protection-sécurité</em>, dont il devient directeur de la rédaction avec Serge Ferrand comme rédacteur en chef, ou <em>La Tribune parlementaire</em> et <em>L&rsquo;Histoire magazine</em>. Il s’est également intéressé à l’univers de la publicité en collaboration avec le journaliste Christian Blachas, animateur de l’émission Culture-Pub. En juillet 2009, <em>l’Express </em> a évoqué un dîner ayant eu lieu chez lui en compagnie d’Albert Spaggiari et Marc-Edouard Nabe.</li><li id="footnote_34_477" class="footnote">En février 2011, Christophe Collet cède ses parts à la société BIRDEE (dont il est le gérant !! et au capital de 299.017,50 €).</li><li id="footnote_35_477" class="footnote">Membre de la rédaction de <em>Cigale</em>. Il a réalisé un entretien avec Alain de Benoit pour le <em>Cigale</em> d’octobre 2009, mais qui n’a jamais été publiée.</li><li id="footnote_36_477" class="footnote">Cette société de Philippe Nguyen-Cong-Duc Philippe brasse énormément d’argent (on parle en millions d’euros). Un exemple : cette société au capital de 2.868.570 € dont il est le dirigeant et qui porte un nom assez évocateur non ? :« M. NGUYEN-CONG-DUC Philippe est né(e) le 31.01.1958 et est president de la société COMPAGNIE EUROPEENNE DE LUXE ET TRADITION OU CELT SAS. »</li><li id="footnote_37_477" class="footnote">Philippe Peninque est investi dans de très nombreuses sociétés. L’une d’elles était une société immobilière du nom de SCI La Rumine. Il y était associé avec un autre ancien du GUD des années 1974 76 du nom de Lionel Queudot qui dirigeait entre autre une fiduciaire en suisse. Son nom a été évoqué dans l’affaire du faux passeport de Sirven puisque c&rsquo;est lui qui aurait acheté un vrai passeport à un ancien camarade, ex-gudard et ex-membre de l&rsquo;équipe de Bob Denard. C&rsquo;est avec ce passeport que <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/faux-passeport-vrais-complices_492579.html" target="_blank">Sirven se serait enfui aux Philippines</a>.<br />
</li><li id="footnote_38_477" class="footnote">Depuis ce printemps 2011, l&rsquo;OURS du magazine a vu disparaître tous les noms des personnes que nous citons à l&rsquo;exception de Françoise Lemoine qui demeure directrice de la rédaction.</li><li id="footnote_39_477" class="footnote">Cf note précédente, ce qui a peut-être un rapport avec la sortie de l&rsquo;ouvrage de Maxime Brunerie.</li><li id="footnote_40_477" class="footnote">Un vieux fond d’éducation chrétienne nous poussera à faire preuve de charité envers le préfacier de l’ouvrage, l’ineffable Bourseiller, qui a raté une fois de plus l’occasion de ne pas se ridiculiser.</li><li id="footnote_41_477" class="footnote">Sous la signature du “vénérable Minh tran Long”.</li><li id="footnote_42_477" class="footnote">Domaine des Yvelines qui est la propriété de catholiques traditionnalistes et qui sert de lieu d’accueil pour une multitude de réunions d’extrême droite depuis une bonne décennie, de Renaissance Catholique à Terre &amp; Peuple en passant par Égalité &amp; Réconciliation.</li><li id="footnote_43_477" class="footnote">Sicot dirigeait auparavant une boite de sécurité Body Sécurité Privée et a été incarcéré au moment de l’affaire Elf- Sirven pour vol de scellées à la brigade financière ; il organise deux voyages d’Alfred Sirven en France alors qu’il est recherché et a été l&rsquo;ancien garde du corps de Loic Le Floc Prigent et Christine Deviers Joncour maitresse de Dumas.</li><li id="footnote_44_477" class="footnote">Nationaliste-Révolutionnaire</li><li id="footnote_45_477" class="footnote">Outre <em>Les rats maudits</em>, les éditions des Monts d’Arrée publièrent à la même époque une plaquette sur la république sociale italienne, c’est-à-dire le dernier réduit mussolinien, appelée république de Salo.</li><li id="footnote_46_477" class="footnote">Auquel Chatillon n’est pas le seul à se référer, en témoigne cet <a href="http://www.infosyrie.fr/contributeurs/un-francais-dit-ce-quil-vient-de-voir-en-syrie/" target="_blank">article estival</a> de Christian Bouchet.</li><li id="footnote_47_477" class="footnote">Jildaz Mahé y était seul, la petite bande ayant sévèrement arrosé l’anniversaire d’Axel Loustau sur une péniche la veille au soir…</li><li id="footnote_48_477" class="footnote">Exemple, la soirée des Lambdas au printemps 2009 qui était présenté en interne comme « <em>une soirée de Gala destinée à présenter les militants identitaires à nos soutiens (financiers ou autres) et aux anciens afin de récolter quelques menus argents</em> ». Mais il y eut également un petit nombre de rencontres lors de repas entre les « Anciens » et les dirigeants des JI Paris, Gaëtan Bertrand en particulier.</li><li id="footnote_49_477" class="footnote">Le petit groupe NR se réunissait dans le sous-sol d&rsquo;un local de Vendôme Sécurité dans le XVIe arrdt de Paris</li><li id="footnote_50_477" class="footnote">Il semble évident que les perspectives électorales de Marine Le Pen suffisent à expliquer la présence renforcée de Riwal dans l’orbite de la présidente du FN car ce sont également des perspectives financières. Cela justifie largement de passer sur des désaccords politiques. Gageons qu’au gré des sondages positifs, le FN va redevenir un pôle attractif pour une grande partie des militants d’extrême droite.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Groupe Union Défense (GUD)</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Feb 2009 14:56:38 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La synthèse qui suit a d&rsquo;abord été écrite pour le livre Bêtes et méchants, petite histoire des jeunes fascistes français, publié en 2002. Il a subi quelques retouches pour la présente édition.</strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Dessin_brochure_interne_1971-08e0d.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1285" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Dessin_brochure_interne_1971-08e0d.jpg" alt="Dessin_brochure_interne_1971-08e0d" width="273" height="261" /></a>Pour un observateur inattentif, le GUD pourrait apparaître légitimement comme l’un des mouvements nationalistes français ayant connu la plus grande longévité, avec plus d’une trentaine d’années au compteur. En fait, la réalité est bien sûr plus compliquée puisque ce n’est pas d’un GUD qu’il faut parler mais de GUD(s). Chaque génération a mis en effet dans cette organisation un contenu et des pratiques différents, excepté la violence politique, sans qu’il y ait réellement transmission de l’expérience, mis à part quelques exceptions, d’un groupe d’âge à ses successeurs.</p>
<p>Ce n’est donc pas tant du GUD dont nous allons considérer l’histoire que celle, trentenaire, de ce courant de jeunes nationalistes se reconnaissant rarement dans les organisations nationales et préférant militer dans un groupuscule nationaliste-révolutionnaire dont le nom est à lui seul une identité politique, basée sur la violence et l’absence de calcul politique. Une démarche que l’on pourrait qualifier d’« esprit Lansquenet » en quelque sorte. Ce faisant, il n’est pas question pour nous d’être exhaustif. Moult choses ont été écrites sur le GUD, en particulier dans sa version des premières années, et nous nous contenterons donc de donner des points de repère pour les deux premières décennies. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Brochure_interne_1973-a1bd8.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1286" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Brochure_interne_1973-a1bd8.jpg" alt="Brochure_interne_1973-a1bd8" width="285" height="254" /></a>Par contre, parce que l’intérêt militant en est évident, nous nous appesantirons nettement plus sur la dernière décennie, jusqu’au début des années 2000. L’exercice de la synthèse étant ce qu’il est, nous ne prétendons cependant pas faire des révélations sur un groupe dont la vie interne est pourtant riche d’embrouilles et de rebondissements !</p>
<h3>Genèse d’un mythe ou<br />
« Quand le GUD faisait (encore)<br />
de la politique »</h3>
<p>Le GUD est un pur produit de l’après-Mai 68. La dissolution du mouvement Occident a laissé la jeunesse nationaliste relativement orpheline et quelques structures en bénéficient : Restauration Nationale (Patrice de Plunkett), Œuvre Française (Pierre Sidos), Mouvement Jeune Révolution (Gérard Bouchet), Jeunesses Patriotes et Sociales (Roger Holeindre), Action Nationaliste (Jean-Gilles Malliarakis), Jeune Europe (Nicolas Tandler). Mais le résultat n’est qu’une concurrence féroce et stérile qui épuise le mouvement nationaliste. Une poignée de militants a alors l’idée de faire autre chose.<br />
Premièrement, mettre fin à l’émiettement en se concentrant sur un lieu, seul moyen de résister à l’expansion des structures d’extrême gauche. Deuxièmement, profiter des opportunités offertes par l’après-Mai. Or la principale de ces opportunités est la mise en place de la réforme universitaire d’Edgar Faure qui institue des conseils élus dans chaque université, ouvrant ainsi au maximum le jeu politique en supprimant le monopole syndical. Le lieu choisi est la faculté de Droit d’Assas, même si quasiment aucun militant n’y est inscrit. La structure se trouve affublée d’un nom, Union Droit, qui, en se transformant en Groupe Union Droit ou Groupe Union Défense (GUD), est appelée à un bel avenir.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Union_Droit.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1287" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Union_Droit.jpg" alt="Union_Droit" width="353" height="479" /></a></p>
<p>Elle rassemble quelques militants connus comme Alain Robert, Gérard Longuet ou Jack Marchal. Une campagne très dynamique et d’apparence sérieuse (Gérard Longuet, idéologue de ce groupe activiste, promulguera une <em>Charte Universitaire</em>) lui assure un confortable succès aux élections de février 1969. Malgré une fin d’année universitaire précaire, le GUD est installé à Assas pour quelques années…</p>
<p>Cela permet au groupe de mettre en place le deuxième étage de la fusée : un vrai mouvement politique, en l’occurrence Ordre Nouveau (ON), grâce au renfort de militants comme François Duprat. Le lancement d’ON en février 1970 ne met pas fin au développement du GUD, aussi bien à Assas que dans d’autres facs parisiennes. Le quotidien est alors composé d&rsquo;affrontements violents avec les étudiants gauchistes ou tout simplement de gauche : de nombreuses batailles rangées éclatent régulièrement, avec à la clé des dizaines de blessés graves. La police ne cesse d’intervenir pour séparer les adversaires, et le centre Assas sera fermé à maintes reprises pour d&rsquo;évidentes raisons de sécurité. Ainsi, le premier venu peut instaurer sa loi et filtrer les entrées, malgré la présence de vigiles musclés appelés en renfort par le rectorat. C&rsquo;est avec l&rsquo;essor de ces batailles rangées à Assas que le GUD va conquérir ses lettres de «noblesse», écrasant à plusieurs reprises les gauchistes venus attaquer «son centre». La peur règne alors dans la faculté, où la chasse au faciès va bon train ; des enseignants appartenant au syndicat SNESup sont également agressés : une enseignante est lacérée à coups de rasoir et enfermée dans un placard ! Les « durs » sont particulièrement bien entraînés et décidés à tout. Ils reçoivent en outre le renfort de Vietnamiens du Sud et de charmantes Iraniennes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_0_372" id="identifier_0_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Issues du mouvement nationaliste et zoroastriste du g&eacute;n&eacute;ral Aryana.">1</a></sup> spécialisées dans les arts martiaux. Même à Nanterre, le GUD obtient 13,5 % des voix, tandis que sa présence provoque des lynchages en règle de la part de l&rsquo;extrême gauche et une émeute qui dure deux jours (une centaine de policiers blessés). De par son rôle dans les élections, le local d’Assas est particulièrement stratégique et il est souvent l&rsquo;occasion d&rsquo;agressions diverses : les casques noirs ornés de la croix celtique sont accrochés aux porte-manteaux et… divers matériels « plus solides », faciles à cacher dans le sous-plafond. Dès 1970, le GUD est capable à Assas de mobiliser 200 militants et sympathisants pour les bagarres, avec un système de contact téléphonique particulièrement au point : quinze minutes au maximum pour rassembler les troupes !</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0004.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1292" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0004.jpg" alt="GUDtalement_urbain_en_0004" width="271" height="354" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0001-b3f8b.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1290" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0001-b3f8b.jpg" alt="GUDtalement_urbain_en_0001-b3f8b" width="474" height="642" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0002.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1291" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0002.jpg" alt="GUDtalement_urbain_en_0002" width="474" height="641" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDBrochure_1972_p.4-c8c80.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1288" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDBrochure_1972_p.4-c8c80.jpg" alt="GUDBrochure_1972_p.4-c8c80" width="549" height="736" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDBrochure_1972_p.5-b66c7.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1289" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDBrochure_1972_p.5-b66c7.jpg" alt="GUDBrochure_1972_p.5-b66c7" width="474" height="621" /></a></p>
<p>C’est l’âge d’or du GUD, car les évolutions politiques orientées par Ordre Nouveau à partir de 1972-1973 vont lourdement peser sur la vie du groupe. La constitution du Front National autour de J.-M. Le Pen en octobre 1972 prend en effet à froid une génération de gudards aux convictions nationalistes-révolutionnaires bien ancrées et qui n’ont guère envie de servir de roue de secours au « Menhir », vieux briscard politicien issu de la IVe République. Une partie de ces militants quitte donc le GUD fin 1972 et rejoint sous l’appellation Groupe Action Jeunesse (GAJ) le courant solidariste, favorisant une division qui va durer jusqu’à la fin des années 1970. Cet affaiblissement intervient alors que le printemps 1973 est marqué par de très violents affrontements, y compris à Assas, qui montrent que le gauchisme activiste a de beaux restes.</p>
<p>La dissolution d’ON en juin 1973 fait du GUD une base de repli pour tous ceux qui refusent l’aventure Front National. Mais c’est une base de repli en piteux état, qui se trouve à Assas confrontée à la vigueur du GAJ, héritier putatif du GUD de 1969-1970.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/alternative-3-233a7.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1293" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/alternative-3-233a7.jpg" alt="alternative-3-233a7" width="196" height="291" /></a>La situation est rapidement rétablie par quelques dirigeants efficaces, dont Olivier Carré, qui permettent au GUD de connaître une deuxième jeunesse. Ceci se manifeste entre autres par le lancement de la revue <em>Alternative</em>, au ton décapant, qui sans être la revue du GUD en est particulièrement proche. Toute la période 1973-1974 est ainsi marquée par des affrontements très violents entre GUD et GAJ, l’unité ne se reconstituant que contre l’ennemi gauchiste ou, moyennant finances, pour faire le SO de la campagne de Giscard en 1974. Le lancement du Parti des Forces Nouvelles par une partie des rescapés d’Ordre Nouveau donne au GUD une configuration qu’on retrouvera maintes fois par la suite, à savoir le rôle de courroie de transmission en milieu universitaire. Le GUD est alors, en principe, associé au Front de la Jeunesse (FJ)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_1_372" id="identifier_1_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="On voit la capacit&eacute; de recyclage des appellations par l&rsquo;extr&ecirc;me droite puisque ce nom sera r&eacute;utilis&eacute; en 1999 pour le lancement d&rsquo;une &eacute;ph&eacute;m&egrave;re structure unitaire post-scission !">2</a></sup> et dirigé par Philippe Penninque et J.-F. Santacroce. Les activités du GUD vont alors des inévitables bagarres avec les gauchistes aux combats à Beyrouth dans les rangs des Phalanges Chrétiennes, en passant par les SO de la droite libérale. À cette époque, le GUD a des contacts dans une centaine de centres universitaires en France. En 1977, son congrès rassemble plus de 150 délégués de 40 facultés et élit un bureau politique de trois membres, un bureau national de six et un comité national. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/45_tours_GUD-a30de.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1294" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/45_tours_GUD-a30de.jpg" alt="45_tours_GUD-a30de" width="189" height="197" /></a><br />
En 1978, une pétition lancée « <em>pour l&rsquo;arrêt immédiat des poursuites engagées contre les élus GUD au conseil d&rsquo;université de Paris II</em> » sera soutenue notamment par Tixier-Vignancourt, maître Isorni, l&rsquo;amiral Auphan, Thierry Maulnier, Eugène Ionesco, Michel Droit ou Jean Marcilly. Notons que les poursuites en question étaient liées à des exactions multiples.</p>
<p>Après 1977, les activités du GUD Assas marquent un net fléchissement, lié aux tensions avec le PFN et le Front de la Jeunesse. Ceci dit, ce relatif déclin n’est pas spécifique au camp nationaliste puisqu’il touche aussi les organisations gauchistes. Cette époque en demi-teinte est marquée par la gigantesque baston de Nanterre en 1980 qui voit des militants du GUD se faire lyncher dans la gare RER après une diffusion de tracts. L’échec de la campagne aux Européennes de 1979 puis celui des élections présidentielles de 1981 sonnent le glas d’un certain nationalisme.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Oxydant-bef7c.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1295" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Oxydant-bef7c.jpg" alt="Oxydant-bef7c" width="276" height="409" /></a>Le groupe « s’autodissout » le 17 juin 1981, après la victoire de la gauche aux présidentielles, au sein d’un regroupement plus large en ligne directe du PFN, le Renouveau Nationaliste (RN), tout en gardant ses positions à Assas. D’anciens militants tentent d’ailleurs de recréer la mystique du groupe en lançant la revue <em>Oxydant</em> dont la présentation et le ton s’inscrivent dans la continuité de feu <em>Alternative</em>. Le GUD est officiellement dissout début juillet 1981.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/rn-3-f2362.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1296" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/rn-3-f2362.jpg" alt="rn-3-f2362" width="197" height="265" /></a>Le RN vivote jusqu’en 1983 tout en faisant malgré tout des apparitions publiques, essentiellement anticommunistes. Le printemps 1983 et les manifestations étudiantes protestant contre la loi Savary de réforme de l’enseignement supérieur permettent au GUD de reprendre du poil de rongeur, en particulier à Paris, sous la férule de Charles-Henri Varaut et Fabrice Saulais. Il est temps pour le groupe ainsi reconstitué de larguer un RN qui se résume en grande partie à lui-même pour rejoindre une autre dynamique.</p>
<h3>Vers la Troisième Voie ?</h3>
<p>La nécessité de s’allier à quelqu’un va pousser le GUD dans les bras du vieux militant solidariste Jean-Gilles Malliarakis, alors à la tête d’un Mouvement Nationaliste Révolutionnaire (MNR) dont le discours anticommuniste et anticapitaliste rencontre un fort impact parmi tous ceux qui regardent d’un air suspicieux l’émergence du FN et son électoralisme.<br />
Ce discours rejoint d’ailleurs celui développé à ce moment par le GUD : « <em>Nous devons tous ensemble œuvrer à liquider les derniers restes d’infection marxiste</em> (ndlr : les syndicats étudiants) » (tract pour les élections à Paris II &#8211; Assas du 24 janvier 1984) ou « <em>L’Europe doit refuser d’être le 52e état américain</em> » (autre tract de 1984). Le rapprochement se fait à partir du printemps 1984 et le GUD rejoint officiellement le regroupement Jeune Garde en mai 1985 même si l’intégration de fait était déjà réalisée. Cet assemblage donne naissance au mouvement Troisième Voie (TV) en novembre 1985. Reprenant une appellation élaborée par les nationaux-bolchéviques allemands des années 1930, ce nom pose clairement la ligne politique qui se veut à égale distance du capitalisme privé et du capitalisme d’État, tout en faisant référence à une organisation sœur italienne et interdite pour terrorisme, Tersa Posizione. Si l’étiquette GUD est encore utilisée, il est clair que l’absorption par TV est poussée très loin. Les gudards s’y sentent en effet comme chez eux, leur style provocateur n’étant absolument pas bridé.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUD534812_07.bro-3c3f0.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1297" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUD534812_07.bro-3c3f0.jpg" alt="05/10/1986. National Front (FN) Joan of Arc day celebrations with Jean-Marie Le Pen" width="539" height="358" /></a><br />
On peut ainsi voir les militants faire les marioles lors de la fête Jeanne d’Arc 1986 avec une banderole « Madelin, paye ta cotise ! » ou attaquer les cortèges du mouvement anti-Devaquet à l’automne 1986. Malliarakis a su mettre sur pied une structure fédérative qui satisfait tout le monde, le GUD Paris pouvant s’épanouir dans son bastion et devenant l’organisation étudiante référente. Les GUD de province ne sont pas en reste avec parfois une imitation assez réussie du modèle parisien. C’est par exemple le cas dans la région Languedoc-Roussillon. Les statuts de l’association Jeune garde &#8211; Groupe Union Défense sont déposés à la préfecture le 21 février 1985 à Perpignan (Pyrénées-Orientales) avec Jürgen Greiner, de nationalité allemande, comme président, assisté de Michel Camrrubi (secrétaire) et de Christian Soulier (trésorier). Outre les classiques exactions (Jürgen Greiner est inculpé pour « coups et blessures » en avril 1986) ce noyau dur tente de tisser un réseau militant sur l’ensemble de la région. En mai 1986, une dizaine de militants du GUD, originaires de Perpignan et de Montpellier sont accueillis à Toulouse par Anne-Marie Prolongeau (Jeune Garde) et rencontrent un responsable départemental du Parti des Forces Nouvelles maintenu (PFN), Bruno Pouzac. Moment fort de toutes ces prises de contact : un camp d’ organisé dans le massif des Albères (Pyrénées-Orientales), près de Thuir.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Vaincre_no9_mai_1986-2-239d9.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1298" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Vaincre_no9_mai_1986-2-239d9.jpg" alt="Vaincre_no9_mai_1986-2-239d9" width="394" height="567" /></a></p>
<p>Au programme : « cours magistraux » et entraînements avec séances de tir à balles réelles (armes légères automatiques). Le camp accueille une vingtaine d’hommes et quatre femmes venus de la région parisienne, des Pyrénées-Orientales, du Var et de l’Hérault. Mais d’autres villes ou régions se signalent également, comme Strasbourg dont la composition sociologique de certains campus (médecine entre autres) explique bien des choses.</p>
<p>La dynamique dure jusqu’en 1988 mais le climat se dégrade au sein de TV. Malliarakis et quelques autres dirigeants sont en effet saisis du traditionnel virus organisationnel, c’est-à-dire que le dirigisme prime peu à peu sur l’autonomie interne. Cela s’explique sans doute en partie par un accroissement des ambitions politiques des uns et des autres. « Mallia » prend la grosse tête face à quelques manifestations ou meetings réussis et le ralliement à TV de Serge Ayoub et de ses boneheads regroupés au sein des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires (JNR) à partir de l’automne 1987. L’idée s’impose alors chez certains TV qu’il est peut-être possible de rafler la mise face au FN, d’où des attaques écrites et orales régulières et très violentes contre ce parti. Les gudards décident alors de rompre l’alliance et le font savoir en mai 1988 lors d’un meeting organisé par Christophe Pierre et William Bonnefoy.</p>
<h3>GUD revival</h3>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Rebelles_no0_-_1988-2-53ba1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1299" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Rebelles_no0_-_1988-2-53ba1.jpg" alt="Rebelles_no0_-_1988-2-53ba1" width="236" height="349" /></a>Une nouvelle période s’ouvre donc, avec une autonomie revendiquée et symbolisée par l’anniversaire des 20 ans du GUD fêté le 20 novembre 1988 à la Mutualité, en présence de quelques anciens dont Jack Marchal et Éric Delcroix. Signe d’une volonté de renaissance, les gudards relancent la perspective d’une implantation universitaire avec le dépôt le 29 décembre 1988, à la préfecture de police de Paris, des statuts de l’Union et Défense des Étudiants d’Assas (UDEA), étiquette légale et électorale du GUD qui officiellement n’existe plus.</p>
<p>Bonnefoy lance moult initiatives et tente de donner une légitimité « intellectuelle » au GUD avec un cercle de réflexion, des réunions et une revue : <em>Rebelle</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_2_372" id="identifier_2_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Elle-m&ecirc;me remplace une revue non officielle du GUD, Rebelles, qui s&rsquo;&eacute;tait substitu&eacute;e au Fil d&rsquo;Ariane, bulletin du temps de l&rsquo;int&eacute;gration dans TV. Parall&egrave;lement, une petite &eacute;quipe essaie de relancer Alternative mais l&rsquo;exp&eacute;rience p&acirc;tit de la m&eacute;diocrit&eacute; du journal.">3</a></sup> . On trouve dans celle-ci la Charte du GUD tandis que circule en copie séparée un document sur « l’éthique nationaliste » qui place la barre très haut : « <em>Il nous faut donc tenter d’établir une sorte de Code de l’Honneur, à l’image du Bushido du Samouraï nippon. Deux sources doivent principalement nous inspirer : les Eddas nordiques et le Code de la chevalerie médiévale</em> ». L’iconographie change également en privilégiant un style martial largement inspiré d’Arno Brecker dans lequel l’humour a disparu. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Rebelle-4fae5.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1300" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Rebelle-4fae5.jpg" alt="Rebelle-4fae5" width="157" height="227" /></a>Le tout se fait dans le contexte d’un climat d’affrontements accrus avec les organisations de jeunesse juives mais également de tensions internes au milieu nationaliste. William Bonnefoy est en effet particulièrement violent et caractériel et vit de la division. Les anciens amis de TV en font les frais en mai 1989 avec une attaque du GUD contre un meeting mais d’autres également en gardent quelques souvenirs. La transmission de flambeau à la direction du groupuscule est donc inéluctable.</p>
<p>Le remplacement de William Bonnefoy par Frédéric Chatillon à partir de 1991 va orienter le GUD dans une nouvelle direction. Chatillon a en effet bien compris que, pour survivre, le GUD devait abandonner son indépendance relative vis-à-vis de la principale formation d’extrême droite : le Front National (FN), que la première génération fustigeait dans les années 1970 mais qui est devenu incontournable. Ne se définissant pas comme un nazi mais plutôt comme un nationaliste français et européen, Châtillon n’avait d’ailleurs pas lui-même une réelle hostilité contre le FN. Les rats noirs vont en devenir des auxiliaires sans pour autant y être totalement inféodés. Ce que Chatillon résume lui-même en 1992 : « <em>On aide le Front parce que sinon on ne serait qu’une poignée</em> » et ce d’autant plus que quelques gudards, à l’instar de militants de TV, partent en cette année 1991 pour la Croatie en guerre.</p>
<p>Cela se traduit bien sûr sur le plan universitaire. Alors qu’à Paris II-Assas, aux élections de 1991, l’UDEA se présentait seule et totalisait 167 voix sur 17588 inscrits, ce qui lui donnait un élu et un local, l’année 1993 voit la mise en place effective du Renouveau Étudiant Parisien (REP), annoncée avec fracas lors d’un meeting en novembre. Cette structure est alors censée prendre le relais du Cercle national des étudiants parisiens (CNEP), dont Marine Le Pen fut la présidente, et qui a échoué dans sa tentative d’implantation politique durable dans les universités parisiennes. Sa création montre l’influence que peuvent avoir des gudards grâce à leur intérêt « militaire », puisque le préalable à cette alliance était la mise à l’écart de Richard Haddad, leader catholique traditionnaliste du CNEP, copieusement et régulièrement insulté dans l’organe du GUD, <em>Les Réprouvés</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_3_372" id="identifier_3_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;article te rappellera des choses Rico. Sp&eacute;ciale d&eacute;dicace !">4</a></sup>.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Article_Haddad_g-adfbe.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1301" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Article_Haddad_g-adfbe.jpg" alt="Article_Haddad_g-adfbe" width="354" height="686" /></a><br />
Haddad paye ainsi le fait qu’hormis à Assas et Clignancourt-Sorbonne où quelques résultats avaient été obtenus, les listes CNEP ont été partout contrées par leurs adversaires antifascistes, soit par l’annulation des élections (Paris X &#8211; Nanterre), soit par un vote massif des étudiants pour contrer l’avantage que leur donne la proportionnelle (Paris I &#8211; Tolbiac). Cette alliance laisse dire à Franck Timmermans, ancien dirigeant du FNJ, lors du meeting constitutif du REP : « <em>Au-delà des querelles passées, l’union est faite et nous allons leur en mettre plein la gueule</em> ».</p>
<p>De fait, ce rapprochement se traduit également physiquement. Outre les entraînements de Viet Vo Dao dirigés par maître Thi Tran Tien dans la salle de boxe gérée par l’Association sportive de Jussieu, dont Miguel Lliotier, militant du GUD surnommé « Wolfram », est le trésorier, les rats noirs sont associés à des entraînements plus pratiques organisés par le FNJ.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Les_Reprouves_no1_-_1992-00541.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1302" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Les_Reprouves_no1_-_1992-00541.jpg" alt="Les_Reprouves_no1_-_1992-00541" width="427" height="290" /></a></p>
<p>Le dimanche 15 mars 1992, ils sont une soixantaine de militants nationalistes à se rendre dans la propriété d’Alaincourt, dans l’Oise<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_4_372" id="identifier_4_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cette propri&eacute;t&eacute; est toujours accueillante puisqu&rsquo;elle semble avoir servi de cadre &agrave; un solstice d&rsquo;&eacute;t&eacute; en 2007.">5</a></sup>. Celle-ci appartient à la vicomtesse Katherine d’Herbais de Thun<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_5_372" id="identifier_5_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il est par ailleurs connu que sa fille Marie, elle-m&ecirc;me militante nationaliste, est mari&eacute;e avec F. Chatillon.">6</a></sup>, conseillère régionale du FN en Picardie, fille de M. Chereil de la Rivière, directeur de La France Monarchiste. Son mari, Pierre-Guillaume d’Herbais, est alors président depuis 1983 de la Société d’Études et de Gestion des Régimes Sociaux (SEGRS), et depuis 1987 d’Europension (« groupement européen de consultants en droit social et d’actuaires-conseils dont l’objet est d’assurer un service permanent aux entreprises de la CEE »). D’Herbais est aussi le repreneur de l’hebdomadaire Minute en janvier 1990. Bref, nos petits rats sont en de bonnes mains, d’autant plus que le programme du camp est alléchant : corps à corps (« <em>Si vous enfoncez bien votre doigt, l’œil de votre adversaire doit pendre par le nerf optique</em> », explique un conseiller militaire du service d’ordre du FN, le DPS, utilisation de la batte de base-ball (« <em>Devant une caméra, mieux vaut une bonne fracture qu’une blessure au sang : si un « gauche » chiale mais qu’il n’a pas de blessure apparente, les images ne passeront pas à la télé</em> ») et psychologie (« <em>En face, on va vous insulter, vous traiter de fascistes et de nazis. Bien que fascistes et nazis ne soient pas des insultes</em> »). Quelques jours plus tard, lors du meeting de mars 1992 de Jean-Marie Le Pen au Zénith, Carl Lang, ancien dirigeant du FNJ, salue ses troupes avec ce qui ressemble farouchement à un bras tendu. Les auxiliaires du GUD en font partie, aux côtés des skinheads des JNR de Serge Ayoub, mais cette fois-ci, à l’inverse du meeting de Le Pen à Rouen, le 6 mars, ils n’ont pas carte blanche pour attaquer la contre-manifestation. Ce qui ne sera pas le cas à Chartres avec des affrontements extrêmement violents.</p>
<p>La même unité dans l’exaction est présente à l’université. Le travail politique étant réduit à sa plus simple expression (dénonciation de « la dictature des gauches »), l’unique intérêt d’une descente dans une fac est de se donner des émotions et de taper dans le tas.<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_GUD_1992-25594.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1303" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_GUD_1992-25594.jpg" alt="Tract_GUD_1992-25594" width="197" height="289" /></a><br />
Les années 1991, 1992 et 1993 sont ainsi marquées par des violences chroniques et régulières, que ce soit à Assas même, place de la Sorbonne, à Sciences Po ou dans l’annexe de Châtillon (proche banlieue de Paris). On retrouve souvent le même noyau dur impliqué, qui forme les petits nouveaux : Frédéric Chatillon mais aussi Miguel Lliotier et son célèbre œil de verre, qu’il aurait gagné, selon la légende, à Jussieu lors de la grève contre le projet Devaquet, après avoir reçu un projectile lancé par… ses « kamarades » venus casser la grève ; ou Yvain Pottiez, habitué de l’univers carcéral pour « violences physiques » contre un étudiant de Paris XII (Saint-Maur &#8211; Créteil), ce qui ne l’a pas empêché de recommencer et qu’on retrouvera aux côtés de l’équipe Mégret à Vitrolles dans tous les mauvais coups ; ou Pierre Oldoni, dit « Urgo » (les sparadraps…), président de l’UDEA en 1993 et reconverti par la suite dans le mercenariat… Ou encore Jildaz Mahé O’Chinal, adhérent au GUD et au FNJ d’Assas alors qu’il est étudiant en histoire à Tolbiac (il est vrai que sa marge de manœuvre y fut limitée) qui fonde en 1992 l’association sportive du marteau de Thor, dont il était le président en compagnie de Chatillon (secrétaire) et Lliotier (trésorier). Son engagement politique reste dans la tradition familiale puisque son père, Patrick, fut proche du mouvement Occident avant de participer à la création d’Ordre Nouveau, puis de devenir l’un des rédacteurs en chef de <em>Paris-Match</em>.</p>
<p>De fait, ces années de direction Chatillon ont gardé une très bonne réputation parmi les militants nationalistes et pour cause. Il en reste la revue <em>Les Réprouvés</em>, vendue à partir de 1992 et dont le titre est une référence à un ouvrage d’Ernst Von Salomon mettant en scène les corps-francs allemands de 1918-1919.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/affiche_25_ans-e1088.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1304" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/affiche_25_ans-e1088.jpg" alt="affiche_25_ans-e1088" width="217" height="307" /></a>Il en reste également les 25 ans du groupuscule fêtés à la Mutualité le 3 mai 1993 devant 400 personnes. Le folklore est garanti avec des prestations du Choeur Montjoie Saint-Denis de l’ancien militant solidariste Jacques Arnould ainsi que du chanteur allemand Franck Rennincke et des stands mythos dont celui de la librairie Ogmios représentée par Jean-Dominique Larieu et Tristan Mordrel<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_6_372" id="identifier_6_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Devenue la Librairie, le local accueillera &agrave; son premier &eacute;tage les premi&egrave;res activit&eacute;s d&rsquo;&eacute;dition ert conception graphique de F. Chatillon.">7</a></sup>. La soirée est surtout ponctuée d’interventions d’anciens militants comme Jean- Pierre Émié<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_7_372" id="identifier_7_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il sera entre autres choses le d&eacute;fenseur de F. Chatillon en octobre 1993, celui-ci &eacute;tant accus&eacute; d&rsquo;avoir menac&eacute; &agrave; deux reprises le responsable du Collectif des &Eacute;tudiants Lib&eacute;raux de France (CELF) durant l&rsquo;ann&eacute;e universitaire 1992-1993. Chatillon sera relax&eacute; gr&acirc;ce &agrave; des pirouettes rh&eacute;toriques, niant les faits qui lui &eacute;taient reproch&eacute;s et justifiant sa pr&eacute;sence dans le grand hall du centre Assas lors des agressions par le fait que &laquo;&nbsp;le restaurant universitaire &eacute;tait meilleur que celui de Jussieu&nbsp;&raquo;. Chatillon pr&eacute;tendra en particulier ne pas conna&icirc;tre le GUD et &ecirc;tre apolitique !">8</a></sup> ou Fabrice Saulais et d’un diaporama récapitulant en images les 25 ans du groupuscule des Dieux. Enfin le soutien à la lutte palestinienne y est clairement affirmé par Chatillon, reflétant l’état de tension avec les organisations de défense de la communauté juive. Il en reste enfin, involontairement, un souvenir avec la mort d’un militant à la suite d’une manifestation anti-américaine le 7 mai 1994, organisée à l’appel des JNR et du GUD. La manifestation étant interdite, les participants furent immédiatement pourchassés par les forces de l’ordre et un sympathisant de l’Œuvre Française, Sébastien Deyzieu, fit une chute mortelle dans un immeuble à quelques dizaines de mètres d’Assas en essayant de s’échapper. Les semaines qui suivirent virent le GUD multiplier les actions de protestation, main dans la main avec le FNJ. C’est d’ailleurs également main dans la main qu’on les retrouvera un an plus tard en mars 1995 en train de s’affronter avec des membres du DPS au siège du FN après une soirée électorale trop arrosée.</p>
<p>Mais la présence du GUD ne se limite alors pas aux universités de la capitale. Des listes électorales sont régulièrement déposées dans certaines universités de province. Dans d’autres, il n’apparaît qu’à travers son message traditionnel : la violence. C’est par exemple le cas à Montpellier où plusieurs exactions contre des militants de gauche sont commises. Le noyau dur y est composé d’individus doublement encartés au GUD et au FNJ. Nicolas Arnoux, membre du GUD, est mis en examen le 13 avril 1994 pour « violences avec arme » (probablement un pistolet à grenaille) après un accrochage devant l’université de Lettres avec des militants de l’UNEF et des colleurs du… FNJ. À l’université, Jean-Pierre Gallaud milite au GUD et au FNJ à Lunel (banlieue de Montpellier). Olivier Diaz est au GUD ainsi que dans un groupe régionaliste d’extrême droite : Brigade Occitanie. Ces trois personnes sont soupçonnées d’avoir participé à un commando masqué, et coupable de plusieurs agressions contre des militants antifascistes et syndicalistes au cours de l’année 1994. Le 31 mai 1994, lors d’un meeting du FN à Palavas-les-Flots, Dominique Bessières, responsable du FNJ à Montpellier, organise une collecte de fonds en soutien au « kamarade » Arnoux mis en examen. À Montpellier comme à Paris, les membres du FNJ-GUD préfèrent ainsi comme souvent l’action violente semi-clandestine à l’implantation en milieu universitaire. Mais cette période du milieu des années 1990 correspond malgré tout à un creux de la vague pour ces pâles copies du GUD Paris. L’actualité est alors surtout animée par un commando itinérant venu en partie de Paris et qui laisse des traces dans le cuir chevelu des militants étudiants de gauche dans de nombreuses villes de province, que ce soit Limoges, Toulouse ou Bordeaux… Mais cela sort du champ politique pour entrer dans celui de la psychopathie…</p>
<h3>L’aventure, c’est l’aventure…</h3>
<p>Une bonne illustration des errements du petit milieu gudard réside dans l’affaire de Tribune Juive que les lecteurs de REFLEXes connaissent bien : <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">ici</a>.</p>
<h3>Crise du GUD moderne</h3>
<p>Loin de toutes ces facéties, force est de constater que, pour les jeunes excités nationalistes, la situation empire sur le terrain. Les relations avec le FNJ maréchalisé se dégradent, le harcèlement mené par les structures syndicales progressistes à Assas augmente et la sectorisation des universités parisiennes sape les possibilités de recrutement à Assas. Signe de ces changements, non seulement le GUD doit faire face à une UNEF-ID de plus en plus puissante grâce à ses relais extérieurs mais l’impunité interne à Assas tient de moins en moins. En avril 1995, suite à des agressions répétées en particulier contre l’UNI et dans lesquelles s&rsquo;illustre en particulier Pierre Oldoni, l’UDEA perd son droit de représentativité à Paris II et donc son local. Les deux années suivantes sont par conséquent nettement plus calmes, malgré quelques agressions sporadiques. La vieille génération a quitté les lieux, souvent attirée par le FN, et la nouvelle n’est pas encore prête. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_Union_Droit-e479a.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1305" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_Union_Droit-e479a.jpg" alt="Tract_Union_Droit-e479a" width="198" height="285" /></a>Plusieurs solutions s’offrent alors au petit milieu gudard : se relancer dans un activisme débridé, se rapprocher d’une structure plus large pour briser l’isolement ou essayer de reconquérir quelques miettes électorales. Cette triple tâche va être assumée, entre autres, par le tout jeune Benoît Fleury à partir de 1998.</p>
<p>Entre-temps, côté universitaire, la relance se fait sous l’appellation Union Droit qui prend la place de l’UDEA. Déclarée en préfecture le 20 octobre 1995 avec Guillaume Coudry comme président, Victor de Verthamon comme secrétaire et Dominique Joly comme trésorier, l’association recueille 6,87 % des suffrages en mars 1997 soit 251 voix. Cette stabilité n’est pas pour satisfaire les gudards qui retournent à ce qu’ils savent le mieux faire.<br />
Durant toute cette période qui va de 1998 à l’année 2000, le GUD Paris renoue en effet avec sa tradition d’activisme violent. À Assas bien sûr, où les incidents se succèdent, mais en dehors des locaux de la faculté également où la régularité des agressions devient une donnée parmi d’autres : affrontements avec le Betar lors du procès Garaudy, attaque d’une librairie parisienne proche de Ras L’Front, attaque d’une réunion du Comité National de Vigilance, attaque d’une réunion du Parti des Travailleurs consacrée à Mumia Abu Jamal, attaque du Lycée autogéré parisien et attaque surtout, à la mi-novembre 1999, d’un rassemblement du comité de vigilance du XIe arrondissement. de Paris contre la petite librairie nazie La Licorne Bleue. Cette action emmenée par B. Fleury fait alors une dizaine de blessés dont des policiers présents sur place.<br />
Mais les gudards essaient également de penser. S’ils s’avèrent toujours incapables de faire des tracts corrects, ils privilégient le support magazine avec <em>Le Rongeur Masqué</em> qui revendique l’héritage des <em>Réprouvés</em> puis surtout <em>Jusqu’à nouvel ordre</em>.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Les_Reprouves-a1cb1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1306" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Les_Reprouves-a1cb1.jpg" alt="Les_Reprouves-a1cb1" width="197" height="273" /></a><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Le_Rongeur_masque-8275e.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1307" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Le_Rongeur_masque-8275e.jpg" alt="Le_Rongeur_masque-8275e" width="194" height="273" /></a></p>
<p>Lancée en septembre 1999 grâce à l’argent obtenu en collant pour la campagne européenne de Jean-Marie Le Pen (tandis qu’ils collaient gratuitement pour Bruno Mégret), la revue se présente d’emblée comme une concurrence sérieuse pour d’autres revues alors existantes. Animée entre autres par le franco-polonais Adam Gwiazda et par Alexandre Kartzeff, <em>Jusqu’à nouvel ordre</em> aligne en effet articles de fond et brèves « humoristiques » et même dans son numéro 1 diffuse un appel à soutenir les militants prisonniers d’Action Directe. La régularité affichée, avec un numéro tous les trois mois, et la pagination copieuse semblent également devoir rompre avec le cycle des revues précédentes qui ne comptaient qu’un ou deux numéros et présentaient un contenu erratique.</p>
<p>Enfin, le GUD Paris sort de son isolement en prenant langue avec Fabrice Robert et au-delà de lui les nationalistes-révolutionnaires issus de la défunte Nouvelle Résistance. L’alliance est annoncée au printemps 1998 et fait suite à l’Appel des 31 pour l’unité des nationalistes révolutionnaires, lancé entre autres par Christian Bouchet et Fabrice Robert.<br />
Avec Unité Radicale, qui regroupe les cercles Résistance, Jeune Résistance et le GUD, celui-ci se retrouve dans le schéma de TV, en charge du créneau étudiant. Mais la faiblesse des autres composantes lui garantit son autonomie.</p>
<p>Dans ce contexte général, les 30 ans du GUD fêtés avec 200 personnes dans une salle du XVe arrondissement le 22 octobre 1999 sont l’occasion d’une auto-célébration et d’une exultation de la nouvelle génération qui pense avoir retrouvé la magie des premières années. D’ailleurs, dans le respect de la tradition, ces 30 ans donnent immédiatement lieu à des violences lors du repas qui réunit après le meeting les membres actuels et sympathisants du groupe. Le patron du restaurant est passé à tabac et un passant martiniquais se fait planter au couteau à la sortie. Quatre gudards sont alors arrêtés, mais vite relâchés faute de preuves de leur implication.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/30_ans_GUD-9c01b.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1308" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/30_ans_GUD-9c01b.jpg" alt="30_ans_GUD-9c01b" width="256" height="325" /></a><br />
L’autre occasion pour le GUD de montrer sa force est le mois de mai. À une semaine d’intervalle, le 1er et le 9, les gudards parisiens battent en effet le pavé avec une force relative. Le 1er mai 2000, décidés à rassembler toute la mouvance la plus radicale, le cortège est séparé de celui du FN avec une nette tonalité contre ce parti. La centaine de participants fait alors la manifestation à l’allemande, c’est-à-dire complètement cernée par les flics du début à la fin. Les slogans visaient nettement à attirer les plus radicaux puisque certains étaient issus de l’Œuvre Française ou du PNFE. La manifestation du 1er mai 2001 se fit totalement à part avec 250 personnes, les Belges de <em>Devenir</em> assurant le SO de queue et le GUD le SO de tête. Enfin, chaque année, le 9 mai avec la retraite aux flambeaux en hommage à Sébastien Deyzieu est l’occasion pour le GUD de montrer qu’il existe, même si les participants sont d’origines multiples.</p>
<p>Cette situation générale parisienne va forcément avoir des conséquences ailleurs. À partir du printemps 1999, le GUD essaime timidement en province, profitant de la notoriété reconquise du GUD Paris :<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Autocollant_2000-30bfa.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1309" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Autocollant_2000-30bfa.jpg" alt="Autocollant_2000-30bfa" width="117" height="162" /></a>présence du GUD Strasbourg à la manifestation organisée par la communauté serbe de la ville le 31 mars ; participation du GUD Lille à la manifestation anti-OTAN organisée à Bruxelles le 4 avril, puis à Lille contre l’agression US en Serbie le 22 avril ; implantation d’un GUD à l’université de Toulouse ; scandale de la disparition d’un dossier d’instruction sur les violences du GUD de Nice ; disparition dénoncée par le nouveau procureur de la ville. Dans le même ordre d’idées, on peut signaler la manifestation à Nancy en présence de Marc Frederiksen le 28 octobre 2000 qui réunit une petite cinquantaine de militants ou l’agression contre l’écrivain et militant antifasciste Maurice Rajsfus lors d’un salon du livre dans la même ville. Un groupe s’est également constitué sur Valenciennes et a effectué des collages et des tractages anti-MacDo, tractages avec l’aide du GUD Lille à l’université de Mons et à celle des Tertiales. Mais les vrais groupes organisés sont malgré tout rares et l’étiquette est souvent utilisée par des individus isolés ou très peu nombreux. Malgré tout, cette prolifération (toute relative) du GUD est intéressante, organisationellement parlant, pour Unité Radicale qui tente alors de mettre en place une coordination nationale des différents GUD.</p>
<p>Cependant le GUD Paris ne pouvait pas échapper au débat central des nationalistes en 1999 : quid de la scission du FN ? Cette année-là le groupuscule a montré qu’il était bien difficile de se tenir au-dessus de la mêlée, même lorsqu’on fait profession d’être des « électrons libres ». Dans le Rongeur masqué du printemps 1999, le groupe affirmait ainsi : « <em>Le GUD n’a pas à se sentir impliqué au-delà du raisonnable dans les bagarres auxquelles se livrent FN-UF et FN-MN et n’a pas à y contribuer. Il compte des amis d’un côté comme de l’autre […]. Il a au cours de sa longue carrière vu fleurir et dépérir tant de mouvements et partis qu’un de plus ou de moins, bof. […] Cela dit, on peut augurer que tôt ou tard émergera un mouvement unitaire. Dans quelques années ou quelques semaines, tout peut arriver.</em> » Et de conclure par cette phrase terriblement révélatrice : « <em>Mais ça, c’est de la politique et est-ce qu’on en a réellement quelque chose à foutre ?</em> »… La plus grande confusion semble alors régner dans cette mouvance et des embrouilles à répétition laissent entrevoir quelques solides règlements de compte… Ainsi, alors que le printemps 1999 avait vu le GUD et Unité radicale assurer un soutien critique mais sincère au MN, en particulier au sein du Front de la Jeunesse, le mois de septembre vint brouiller cet attachement. Il semble en effet que le MN ait alors décidé l’intégration d’office des différentes sections du GUD au sein du Renouveau étudiant, sans que les dirigeants du groupuscule aient donné leur accord. Leur refus et les engueulades qui suivirent instaurèrent une tension qui faillit se traduire par des affrontements lors de la fête régionale Ile-de-France du MN fin septembre. Les militants furent en effet empêchés d’entrer dans le pavillon Baltard mais qui plus est, le DPA (équivalent du DPS) les empêcha également de distribuer leurs tracts à la sortie de la fête. Puis, coup de théâtre : on retrouve le GUD une semaine plus tard à la fête des BBR avec un stand dans l’espace FNJ et sa nouvelle publication, <em>Jusqu’à nouvel ordre</em>.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_UDEN-0813a.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1310" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_UDEN-0813a.jpg" alt="Tract_UDEN-0813a" width="118" height="166" /></a>Il est alors clair que les membres du groupe naviguent à vue en essayant de préserver ce qui peut l’être. Cela sera confirmé au printemps 2000 avec la liste commune avec le FNJ pour les élections du CROUS-Paris, liste intitulée Union et Défense des Étudiants Nationalistes (UDEN). Cela leur permet de profiter de l’infrastructure du FNJ, en particulier du Forum Jeunesse, local situé dans le XIIIe arrondissement. et de montrer leur désaccord avec le MNJ, décidé à faire liste perso.</p>
<p>Mais, comme bien souvent, les choses se gâtent peu à peu et ce dès la fin 1999-début 2000. On l’a vu, l’objectif universitaire n’est pas atteint sur Paris II-Assas. Ceci est dû tout autant à des éléments conjoncturels (c’est un travail qui n’intéresse pas les gudards de cette fin de décennie) qu’à des éléments structurels : en cette année 2000, les gudards ne sont plus à Assas ! Les étudiants en Droit sont devenus plus que minoritaires au GUD et il n’est ainsi plus question de pouvoir tenir le « bastion », ce qui était une des conditions de survie du groupe. Cela explique en partie la possibilité pour la direction de Paris II d’exclure Union Droit le 30 juin 1999 après une campagne opiniâtre de l’UNEF-ID.<br />
Il en va de même par rapport à la violence. Le degré de violence politique est devenu tellement faible en France que le moindre dérapage fait immédiatement l’effet d’un coup de tonnerre et qu’il est d’autant plus mal vécu par nos contemporains. De fait l’impunité sur laquelle pouvaient compter les gudards est devenue toute relative. Pour peu que les mêmes n’aient pas envie de sacrifier une éventuelle carrière (en particulier universitaire) sur l’autel nationaliste, les procédures judiciaires qui ne manqueront pas d’être engagées deviennent vite gênantes…</p>
<p>Dès la fin de l’année 1999, Benoît Fleury se met ainsi en retrait et passe le flambeau, en particulier à Gaëtan Dirand, ce qui explique la reprise des actions au printemps 2000. Mais un autre élément intervient alors qui pourrait n’être interprété que comme une nouvelle péripétie du « je t’aime, moi non plus » qui prévaut dans les relations entre gudards et nationalistes-révolutionnaires.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/720351_04.bro-2-fb764.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1311" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/720351_04.bro-2-fb764.jpg" alt="05/01/2000. Maxime Brunerie, who attempted to shoot French President Jacques Chirac on the French National Day, is seen here taking part in a far right wing parade during the celebration of Joan of Arc day" width="253" height="200" /></a><br />
Il est en effet évident qu’en rejoignant les débris de Nouvelle Résistance, le GUD risquait de se retrouver dans la même situation qu’avec Troisième Voie et Malliarakis au milieu des années 1980. De fait, si Unité Radicale a bien un discours « fédéraliste » et des velleités de réseau, elle n’en reste pas moins une organisation avec sa logique. Or à partir de 2000, la possibilité de pouvoir jouer dans la cour des grands avec le FN et le MNR pousse les dirigeants d’UR et en particulier Christian Bouchet à adopter une démarche plus politique. Un peu de violence est positif et fait parler de soit mais trop de violence peut s’avérer contre-productif, surtout lorsqu’une partie de cette violence s’exerce contre d’autres militants nationalistes. C’est ainsi que Philippe Schleiter, dirigeant du MNJ, fera les frais en septembre 2000 du mauvais caractère de Gaëtan Dirand qui sait se rendre parfaitement odieux. Plus question alors de « tribus d’hommes libres » et autres arguties autonomes… Les gudards parisiens sont priés de rentrer dans le rang, ce que fait une bonne partie d’entre eux, ou de dégager. Ainsi l’année 2000 se termine-t-elle de façon très morose pour le GUD Paris. En particulier, le groupuscule ne tire que fort peu profit des affrontements au Proche-Orient et de leurs répercussions en France. Les actions se limitent alors à quelques graffitages et le principal clash a lieu à Assas où des militants brûlent un drapeau israëlien lors de la rentrée universitaire et distribuent des baffes à des étudiants portant la kippa. L’autre action notable aura été un lancer de grenade lacrymogène, le 10 novembre, dans un cinéma de Paris lors d’une projection du film <em>Le Secret</em> qui met en scène une relation amoureuse entre une Blanche et un Noir. Signe que rien ne va plus, le dernier numéro de <em>Jusqu’à nouvel ordre</em> sort en juin 2000.</p>
<h3>No future ?</h3>
<p>Se pose donc alors la question rituelle, aussi vieille que le GUD : quel avenir politique pour ce groupe ? Une fois de plus tous les éléments semblaient réunis pour pronostiquer une mort certaine, ce qui s’est avéré cette fois-ci exact au regard de ces dernières années. Le 3 décembre 2000 a lieu à Montélimar un conseil national d’Unité Radicale. Une structure étudiante y est lancée qui devait combler le vide laissé par la disparition du RE et intégrer les GUD : l’UDEN, déjà entrevue précédemment. Les GUD perdaient donc leur autonomie en tant que telle même si l’étiquette pouvait être utilisée pour des actions extra-légales et pour continuer à entretenir le mythe auprès des médias et militants de gauche. Mais à l’évidence le cœur n’y est plus. Au delà de ces considérations politiques, certains éléments concordaient pour constater un reflux de la dernière génération GUD à Paris. Celle-ci avait en effet atteint l’âge où on songe à arrêter les rigolades pour passer à quelque chose de plus sérieux, en particulier fonder une famille ou se garantir une situation professionnelle, tous ces jeunes gens n’envisageant pas une descension sociale. En outre, une multitude de plaintes était en cours d’instruction et parvenaient à leur conclusion judiciaire.</p>
<p>Surtout, on ne voit pas trop ce qu’aurait pu inventer un groupe ayant perdu toute capacité d’initiative politique et se bornant à recycler un passé mythique fait de légendes, d’iconographie et de slogans vaseux. En outre, l’environnement politique des gudards avait changé depuis le début des années 2000 et cela modifiait un certain nombre de paramètres. On a beaucoup glosé sur le recyclage de figures en vue du GUD ou d’Occident par la droite parlementaire dans les années soixante-dix. Mais cela s’expliquait tout naturellement par l’absence de débouchés politiques ou même professionnels au sein de la mouvance nationaliste. La montée du FN dans les années quatre-vingt et sa force politique dans les années quatre-vingt-dix ont profondément modifié cette situation en permettant à de jeunes activistes s’approchant de la trentaine de retrouver une situation stable. Or, la scission de 1998, en restreignant la mouvance nationale et en introduisant une vraie incertitude sur son avenir, aura de nouveau obligé les petits jeunes tentés par l’activisme violent à réfléchir aux conséquences de leurs actes. Cela en fit sans doute hésiter plus d’un à se lancer dans de folles aventures…</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Jusqu_a_Nouvel_Ordre_no1_-_2002-6006a.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1312" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Jusqu_a_Nouvel_Ordre_no1_-_2002-6006a.jpg" alt="Jusqu_a_Nouvel_Ordre_no1_-_2002-6006a" width="315" height="433" /></a>Une petite équipe de rescapés fera tout de même paraître un nouveau numéro de <em>Jusqu’à nouvel ordre</em> courant 2002. Ce sera le dernier, marquant une très nette rupture avec certaines orientations de 1999-2000 puisqu’il comporte de violentes attaques contre Alexandre Del Valle et Guillaume Faye, accusés d’avoir trahi le camp nationaliste au profit de l&rsquo;extrême droite sioniste au nom d&rsquo;une interprétation abusive de la doxa schmittienne. Or le même Guillaume Faye faisait la une du numéro 4 paru en 2000.<br />
Depuis plus rien. Certes le RED tente bien de gudifier son image comme le prouve son blason et sa participation récente à la manifestation propalestinienne de Égalité &amp; Réconciliation. Mais on est très loin de l’original et cela tient plus du frisson que de vraies velléités gudesques. Certains militants de la dernière génération sont passer faire un tour à Pro Patria. Le chapitre semble clos.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_372" class="footnote">Issues du mouvement nationaliste et zoroastriste du général Aryana.</li><li id="footnote_1_372" class="footnote">On voit la capacité de recyclage des appellations par l’extrême droite puisque ce nom sera réutilisé en 1999 pour le lancement d’une éphémère structure unitaire post-scission !</li><li id="footnote_2_372" class="footnote">Elle-même remplace une revue non officielle du GUD, <em>Rebelles</em>, qui s’était substituée au <em>Fil d’Ariane</em>, bulletin du temps de l’intégration dans TV. Parallèlement, une petite équipe essaie de relancer <em>Alternative</em> mais l’expérience pâtit de la médiocrité du journal.</li><li id="footnote_3_372" class="footnote">L&rsquo;article te rappellera des choses Rico. Spéciale dédicace !</li><li id="footnote_4_372" class="footnote">Cette propriété est toujours accueillante puisqu&rsquo;elle semble avoir servi de cadre à un solstice d&rsquo;été en 2007.</li><li id="footnote_5_372" class="footnote">Il est par ailleurs connu que sa fille Marie, elle-même militante nationaliste, est mariée avec F. Chatillon.</li><li id="footnote_6_372" class="footnote">Devenue la Librairie, le local accueillera à son premier étage les premières activités d’édition ert conception graphique de F. Chatillon.</li><li id="footnote_7_372" class="footnote">Il sera entre autres choses le défenseur de F. Chatillon en octobre 1993, celui-ci étant accusé d’avoir menacé à deux reprises le responsable du Collectif des Étudiants Libéraux de France (CELF) durant l’année universitaire 1992-1993. Chatillon sera relaxé grâce à des pirouettes rhétoriques, niant les faits qui lui étaient reprochés et justifiant sa présence dans le grand hall du centre Assas lors des agressions par le fait que &laquo;&nbsp;le restaurant universitaire était meilleur que celui de Jussieu&nbsp;&raquo;. Chatillon prétendra en particulier ne pas connaître le GUD et être apolitique !</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>La fête à Dieudo</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Nov 2006 13:28:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Les BBR ont donc eu lieu ce week-end. Côté affluence, rien de bien différent de l&rsquo;année dernière. La durée de trois jours, le nombre de militants ou adhérents rendant service et entrant ainsi gratuitement empêche toute évaluation sérieuse. L&rsquo;espace loué avait été par ailleurs recomposé, avec nettement plus de volume occupé mais également plus d&rsquo;espace libre entre les stands. Les stands mis en valeur (les partis partenaires au niveau européen, Générations Le Pen, le FNJ) avaient une structure ouverte et occupaient une position centrale. Dans le cas du FNJ, il s&rsquo;agissait à l&rsquo;évidence d&rsquo;éviter que le stand ne devienne un point de fixation des éléments « indésirables » et que l&rsquo;alcoolémie aidant, des bagarres éclatent comme ce fut le cas l&rsquo;année dernière. Le FN demeurant un parti d&rsquo;électeurs et pas de cadres, le FN avait ratissé large dans les bonnes volontés et nombre de membres du DPS ou de l&rsquo;encadrement du salon n&rsquo;étaient pas des militants réguliers, voire encartés, du parti. Côté public, toutes les mouvances étaient présentes et le FN a clairement réintégré d‘anciens militants MNR dans la perspective des élections à venir, qu&rsquo;elles soient législatives ou municipales. Militants du Renouveau Français, des Jeunesses Identitaires ou du RED (rassemblement des Étudiants de Droite), skinheads relookés et anciens activistes du GUD se côtoyaient ainsi au gré des stands. Si tous sont extrêmement critiques envers le FN, son évolution et les options stratégiques du vieux chef, aucun ne se permet d&rsquo;attaquer publiquement le parti toujours aussi incontournable. Certains seront d&rsquo;ailleurs candidats au printemps prochain, tel Romain Vincent, figure centrale du RED qui portera les couleurs frontistes dans la petite couronne parisienne.</p>
<p>Le discours de Jean-Marie Le Pen dimanche après-midi n&rsquo;a pas apporté de grande surprise et a surtout alimenté les rumeurs dont bruisse le milieu nationaliste. La principale porte évidemment sur l&rsquo;existence réelle ou supposée d&rsquo;accords, ou tout du moins de discussions, entre Jean-Marie Le Pen et Nicolas Sarkozy. Elle n&rsquo;est pas inconcevable puisque le FN a toujours recherché des accords, ne se réfugiant dans l&rsquo;opposition frontale et la « rupture » que parce que la droite parlementaire l&rsquo;y avait contraint, tout comme le mode de suffrage majoritaire. Par ailleurs une interview récente de Jean-Marie Le Pen sur Radio Courtoisie (le 8 novembre dernier, dans l&rsquo;émission de Serge de Beketch) démontrait à l&rsquo;envie que le vieux chef n&rsquo;est pas persuadé que la candidature de Nicolas Sarkozy arrivera à terme, privilégiant (et souhaitant) plutôt une candidature Chirac. Dans tous les cas de figure, les déclarations récentes de Bernard Accoyer tendent à démontrer, sous couvert d&rsquo;argument « démocratique » par ailleurs tout à fait recevable en démocratie libérale, que l&rsquo;UMP et le FN ont d&rsquo;ores et déjà langue liée. Toute la question est jusqu&rsquo;à quel point ?</p>
<p>Les BBR n&rsquo;apportant évidemment pas de réponse sur ce plan, leur principale attraction aura été la présence de deux figures de l&rsquo;histrionisme politique, à savoir Dieudonné et Alain Soral. Pour ce dernier, ce n&rsquo;était guère une surprise. Il est maintenant de notoriété publique que c&rsquo;est lui qui a rédigé la majeure partie du discours de Valmy de Jean-Marie Le Pen, ce qui en explique la tonalité très républicaine. La présence de Soral aux BBR démontre simplement que l&rsquo;écrivain entend à présent assumer toute sa dimension de compagnon de route du FN, voire sans doute plus si affinités électorales. Dans le cas Dieudonné, sa présence était évidemment plus surprenante. On peut bien sûr se demander qui a joué le rôle d&rsquo;intermédiaire pour le faire venir, d&rsquo;Alain Soral ou de Frédéric Chatillon. La présence avec Dieudonné de Marie d&rsquo;Herbais, épouse Chatillon, par ailleurs présentatrice vidéo sur le site FN, accréditerait bien évidemment cette hypothèse. Mais l&rsquo;option Soral, voire l&rsquo;option Smahi est à vrai dire tout aussi possible. La présence du « comique » métis sert en tout cas et en tout point le dossier de campagne de Jean-Marie Le Pen et dans une autre mesure la stratégie d&rsquo;ouverture et de « dédiabolisation » du parti voulue par Marine Le Pen, même si celle-ci semble avoir été plutôt irritée par cette visite. Il faut dire que c&rsquo;était sans doute de nature à gêner son opération de charme en direction de la communauté kuive. De fait, si on voit bien l&rsquo;intérêt frontiste, celui de Dieudonné est nettement plus obscur, d&rsquo;autant plus que sa réception n&rsquo;a pas été aussi bonne qu&rsquo;il le raconte après coup. À moins que Dieudonné ignore la signification de certains cris&#8230;</p>
<p>Autre visite surprenante, mais beaucoup moins remarquée celle-ci, celle d&rsquo;Antony Attal (tout le monde n&rsquo;est pas une star ou n&rsquo;est pas passé par l&rsquo;Ile de la Tentation)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-fete-a-dieudo/#footnote_0_264" id="identifier_0_264" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il semble que A. Attal n&rsquo;&eacute;tait pas pr&eacute;sent &agrave; ces BBR, la confusion provenant de d&eacute;clarations de Wallerand de Saint-Just au journaliste de Lib&eacute;ration C. Forcari. Par contre, un autre ancien responsable du Betar &eacute;tait bien l&agrave;, M. Carlisle, qui aurait provoqu&eacute; une esclandre autour de la pr&eacute;sence de Dieudonn&eacute;. Compl&eacute;ment en date du 03 octobre 2007">1</a></sup>. Présenté par l&rsquo;AFP comme le président de la Ligue de Défense Juive alors qu&rsquo;il en est au mieux le trublion en chef, il s&rsquo;y serait rendu sur invitation. Si sa présence est bien confirmée par le FN, entre autre par Martial Bild et Wallerand de St Just, l&rsquo;invitation en revanche est démentie par la LDJ.</p>
<p>Pourtant on se souvient des déclarations de Jean-Richard Sulzer, Secrétaire Général du Groupe FN en IDF, présent avec d&rsquo;autres élus FN à la manif pour Ilan Halimi en février 2006 où il déclarait s&rsquo;y être rendu sur invitation (et sous la protection) de la LDJ. On le voit d&rsquo;ailleurs très nettement entouré de membres de la LDJ lors de son interview réalisée par France2 ce jour là.</p>
<p>Alors s&rsquo;agit-il d&rsquo;un retour d&rsquo;ascenseur ?? d&rsquo;un échange de politesse ??</p>
<p>Ou bien, le petit Antony était-il à la recherche de nouveaux soutiens à 4 jours de son procès pour l&rsquo;agression en janvier 2005 de syndicalistes distribuant un appel de solidarité avec les travailleurs palestiniens lors de la manif pour la défense du service public. Reconnu sur des photos prises durant l&rsquo;agression, il passe ce mercredi 15 novembre devant la 16ème chambre correctionnelle du TGI de Paris. On peut comprendre son inquiétude puisque il fût déjà condamné en décembre 2004 à 10 mois de prison avec sursis et de lourdes amendes pour l&rsquo;agression de militants pro-palestiniens, amendes jamais payées, puisqu&rsquo;il était, semble-t-il introuvable.</p>
<p>Affaires à suivre dans tous les cas !</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_264" class="footnote">Il semble que A. Attal n&rsquo;était pas présent à ces BBR, la confusion provenant de déclarations de Wallerand de Saint-Just au journaliste de Libération C. Forcari. Par contre, un autre ancien responsable du Betar était bien là, M. Carlisle, qui aurait provoqué une esclandre autour de la présence de Dieudonné. Complément en date du 03 octobre 2007</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Nuit d&#8217;ivresse</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Mar 2003 12:44:57 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Dans la nuit du 20 au 21 février dernier, la police, alertée pour tapage nocturne, s&#8217;est rendue dans le XVIe arrondissement de Paris au domicile de Marie et Frédéric Chatillon, qui fêtait bruyamment son anniversaire : ce père de trois enfants, ancien leader du GUD, gérant de la librairie d&#8217;extrême droite Ogmios (cf. REFLEXes n°4) [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la nuit du 20 au 21 février dernier, la police, alertée pour tapage nocturne, s&rsquo;est rendue dans le XVIe arrondissement de Paris au domicile de Marie et Frédéric Chatillon, qui fêtait bruyamment son anniversaire : ce père de trois enfants, ancien leader du GUD, gérant de la librairie d&rsquo;extrême droite Ogmios (cf. <em>REFLEXes</em> n°4) et toujours actif politiquement, est aujourd&rsquo;hui le patron d&rsquo;une société de communication, Riwal Communication, dont une grande partie de la prospérité provient de ses nombreux contrats avec des structures d&rsquo;extrême droite ou assimilées, la dernière en date étant la revue dirigée par Dominique Venner, La <em>Nouvelle Revue d&rsquo;Histoire</em>. Chatillon est également à la tête d&rsquo;autres sociétés de communication telle IDeveloppement, créatrice du site iencheres.com, qui travaille également à l&rsquo;occasion pour le FN ou le MNR. Enfin les frasques passées du monsieur sont tellement nombreuses que nous lui avons déjà maintes fois consacré un article (cf. <em>REFLEXes</em> n°51).</p>
<p>Mais qui les policiers trouvent-ils à ses côtés lorsque la porte s¹ouvre ? Marine Le Pen, en état d&rsquo;ébriété avancée selon le rapport de police : elle les aurait insultés, les traitant de &laquo;&nbsp;trous du cul&nbsp;&raquo; et autres noms d&rsquo;oiseaux, égratignant Sarkozy au passage (la force de l&rsquo;habitude,peut-être) et déclarant qu&rsquo; &laquo;&nbsp;il est plus facile de s&rsquo;en prendre à des bons Français plutôt qu&rsquo;aux bougnoules&nbsp;&raquo; et que &laquo;&nbsp;les droits des Français n&rsquo;étaient plus respectés&nbsp;&raquo;. Les fêtards refusant aux policiers l&rsquo;entrée de l&rsquo;appartement au motif qu&rsquo;ils n¹avaient pas de mandat, la situation semble avoir un peu dégénéré. Conclusion, une procédure pour &laquo;&nbsp;outrage à agents&nbsp;&raquo; a été engagée contre la benjamine de Jean-Marie Le Pen et contre les époux Chatillon.<br />
Celle qui, il n&rsquo;y a pas si longtemps, pestait contre &laquo;&nbsp;l&rsquo;inefficacité de Sarkozy&nbsp;&raquo; (Le Monde du 31.12.02) devrait se réjouir : au lieu de cela, dans une lettre adressée à Nicolas Sarkozy, elle fustige les policiers qui auraient &laquo;&nbsp;fait preuve d&rsquo;une agressivité inouïe&nbsp;&raquo; et dénonce &laquo;&nbsp;un véritable abus de pouvoir&nbsp;&raquo;. Marine Le Pen a d&rsquo;ailleurs annoncé le dépôt d&rsquo;une plainte pour &laquo;&nbsp;abus d&rsquo;autorité&nbsp;&raquo;. Il n&rsquo;est pas certain que cela calme les conflits internes au FN, puisque cela ne va que compléter sa réputation de fêtarde. La bière, qu&rsquo;a-t-elle fait de moi la bière ???</p>
<p>Posté le 08 mars 2003</p>
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		<title>Quand le GUD prend le parti de l&#8217;étranger</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jan 2003 13:50:56 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le 3 décembre 1996, Y. Derai, directeur du Journal Tribune juive, recevait au siège de ce journal une cassette vidéo piégée : cette tentative d'attentat fut revendiquée par des personnes déclarant faire «partie de la grande nation arabe comme certains font partie de la grande nation juive» et être solidaires «du sort qui est fait à [leurs] frères palestiniens». L'enquête de police déboucha sur une douzaine d'interpellations et sur plusieurs perquisitions chez des membres ou des proches du GUD ((Groupe Union Défense)). Les résultats de cette enquête à prétexte permirent d'établir des liens financiers, idéologiques et matériels entre ce milieu et des pays arabes tels que la Syrie ou l'Irak, et confirmèrent les relations étroites qu'ils entretiennent avec certaines factions du Front national. Pour notre part, nous avons essayé d'en savoir plus, histoire que l'État n'ait pas le monopole de l'information.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;ŒIL DE DAMAS </strong></p>
<p><strong>Le 3 décembre 1996, Y. Derai, directeur du Journal Tribune juive, recevait au siège de ce journal une cassette vidéo piégée : cette tentative d&rsquo;attentat fut revendiquée par des personnes déclarant faire «partie de la grande nation arabe comme certains font partie de la grande nation juive» et être solidaires «du sort qui est fait à [leurs] frères palestiniens». L&rsquo;enquête de police déboucha sur une douzaine d&rsquo;interpellations et sur plusieurs perquisitions chez des membres ou des proches du GUD</strong><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/#footnote_0_82" id="identifier_0_82" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Groupe Union D&eacute;fense">1</a></sup>. <strong>Les résultats de cette enquête à prétexte permirent d&rsquo;établir des liens financiers, idéologiques et matériels entre ce milieu et des pays arabes tels que la Syrie ou l&rsquo;Irak, et confirmèrent les relations étroites qu&rsquo;ils entretiennent avec certaines factions du Front national. Pour notre part, nous avons essayé d&rsquo;en savoir plus, histoire que l&rsquo;État n&rsquo;ait pas le monopole de l&rsquo;information.</strong></p>
<p>Alors que la tentative d&rsquo;attentat contre <em>Tribune juive</em> a lieu le même jour que celui perpétré dans le RER à Paris, ce n&rsquo;est pas à la piste islamiste que s&rsquo;intéressent les policiers. Au vu de l&rsquo;objectif visé et du contenu du texte de revendication, les RG de la préfecture de police de Paris font le rapprochement avec une série d&rsquo;affiches collées sur Paris entre janvier et juin 1996. L&rsquo;une de ces affiches, signée par le GUD, met à l&rsquo;honneur l&rsquo;artificier du Hamas Yehia Ayache, tué par les services spéciaux israéliens ; une autre proclamant «Israël tue, ONU complice», sortie lors du massacre de Cana, est signée «Union et Défense des Victimes du Sionisme» ; une autre encore, «Et si l&rsquo;abbé Pierre avait raison ?» porte la signature d&rsquo;une «Union et Défense de la Liberté d&rsquo;Expression». Pour les RG il n&rsquo;y a aucun doute, le GUD se cache derrière ces différentes signatures. C&rsquo;est donc vers lui que s&rsquo;oriente l&rsquo;enquête, même si les certitudes policières sont bien faibles<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/#footnote_1_82" id="identifier_1_82" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Mais nos milieux militants sont tellement habitu&eacute;s &agrave; ce type d&rsquo;enqu&ecirc;te &agrave; pr&eacute;texte, que ce soit pour un plan de prison publi&eacute;, une lunette de vis&eacute;e laser vol&eacute;e &agrave; l&rsquo;arm&eacute;e ou des affiches ridiculisant la police, que celle visant des militants nationalistes ne nous a ni surprise, ni vraiment attrist&eacute;e. Ainsi va la vie, ainsi vont les faux-semblants&hellip;">2</a></sup>.</p>
<p><strong>Honneur au chef !</strong></p>
<p>À tout seigneur tout honneur, le premier à recevoir la «visite» de la brigade criminelle fut Frédéric Chatillon, ancien responsable du GUD. À son domicile de la rue du Renard dans le IVe arrondissement de Paris, la police trouve un calibre. Coup dur pour Chatillon qui aspire depuis quelque temps à une certaine respectabilité. En effet, en épousant Marie d&rsquo;Herbais, il est devenu le gendre de la comtesse Katherine d&rsquo;Herbais, qui, outre le fait d&rsquo;être riche, est conseillère régionale FN et a longtemps été l&rsquo;une des principales actionnaires avec son mari du journal Minute. Elle possède par ailleurs un château qui défraya la chronique en servant de décor au film X «Les Visiteuses», remake du film de J.-M. Poiré avec Tabata Cash en interprète star&#8230; Il faut ajouter à cela que Chatillon est maintenant le papa d&rsquo;une charmante gamine dont le parrain n&rsquo;est autre qu&rsquo;un certain Jean-Marie Le Pen. Enfin, pour parfaire sa reconversion, il a créé une société en communication intitulée Riwal Communication (<em>cf. infra</em>). Bref, cette vilaine histoire avec la police risque de mettre à mal ses envies d&rsquo;embourgoisement.<br />
Il finit par avouer que le flingue appartient à un autre membre du GUD, Antoine Roucheray (c&rsquo;est pas bien de balancer un camarade, Frédéric&#8230;) qui est à son tour interpellé. La police se rend ensuite rue Pierre Demours (dans le XVIIe arrondissement) chez Thomas Lagane, lui aussi membre du GUD. Les inspecteurs trouvent chez lui quelques «souvenirs» rapportés de Croatie où il s&rsquo;était rendu en compagnie de Chatillon.</p>
<p><strong>Fidélité à la famille !</strong></p>
<p>C&rsquo;est au tour d&rsquo;Axel Loustau, demeurant boulevard de Saint-Julien à Meudon (92), d&rsquo;être l&rsquo;objet de la curiosité policière. Cadre dans une banque, il fait partie d&rsquo;une famille très connue à l&rsquo;extrême droite : son père Fernand Loustau, mort en 1993, dirigeait une société de gardiennage, Normandy Sécurité, impliquée en février 1997 dans le «vidage» de la fromagerie Besnier à Isigny, occupée par des grévistes. À cette occasion, cet ancien officier du 3e REP avait fait appel à une trentaine d&rsquo;anciens paras, membres comme lui de l&rsquo;UNP (Union Nationale des Parachutistes). On retrouve Fernand Loustau comme actionnaire d&rsquo;une société intitulée Veronica SA, qui offre la particularité d&rsquo;avoir pour actionnaires le gratin de l&rsquo;extrême droite française. Qu&rsquo;on en juge :</p>
<p>• Anne Meaux, actuelle attachée à la communication d&rsquo;Alain Madelin (après avoir été celle de Giscard, époque à laquelle elle gagna le surnom d&rsquo;Eva Braun), est une ancienne militante d&rsquo;Ordre nouveau et du PFN ;</p>
<p>• Gérald Penciolelli, actuel directeur de Minute, ancien d&rsquo;Ordre nouveau et du PFN ; très proche de certains milieux patronaux et d&rsquo;Alain Madelin ;</p>
<p>• Bernard Lehideux, permanent au Parti républicain, et dont la sœur Martine est vice-présidente du FN et responsable du Cercle national des Femmes d&rsquo;Europe ;</p>
<p>• Jean-Pax Méfret, «le chanteur de l&rsquo;Occident» ;</p>
<p>• Gérard Écorcheville, ancien d&rsquo;Occident, du GUD, d&rsquo;Ordre nouveau et du PFN, recyclé au RPR par Pasqua avant de finir au FN ;</p>
<p>• le «Prince noir» Henri de Bourbon.</p>
<p>Fernand Loustau est par ailleurs un vieil ami de Jean-Marie Le Pen, à qui il prêta des locaux en 1985 pour héberger la «radio libre» proche du FN, Radio Courtoisie. Il fut également l&rsquo;un des actionnaires de <em>National Hebdo</em>. Sa société Normandy Sécurité (reprise par sa femme) assura le service d&rsquo;ordre de plusieurs manifestations du FN, tandis que plusieurs militants d&rsquo;extrême droite (dont certains du GUD) y furent embauchés. C&rsquo;est maintenant son fils Axel qui a repris le flambeau. Membre du FNJ, il fut candidat frontiste aux dernières élections législatives dans la 10e circonscription des Hauts-de-Seine. À noter que la police interpella, en même temps qu&rsquo;Axel, son frère et sa mère : quelle famille !<br />
Ainsi, la nouvelle génération du GUD est dans le collimateur des flics<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/#footnote_2_82" id="identifier_2_82" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;analyse de Pierre Guillaume, l&rsquo;animateur de La Vieille Taupe, diff&egrave;re en partie de celle-ci. Pour lui, ce qui aurait motiv&eacute; les enqu&ecirc;teurs, ce serait la diffusion du Droit de r&eacute;ponse de Roger Garaudy &agrave; ses calomniateurs et toutes les activit&eacute;s men&eacute;es autour de cette affaire. D&rsquo;apr&egrave;s lui, &laquo;pendant les perquisitions et les gardes-&agrave;-vue, les policiers n&rsquo;ont m&ecirc;me pas fait semblant de croire un instant &agrave; une &eacute;ventuelle responsabilit&eacute; des interpell&eacute;s dans l&rsquo;envoi de la cassette (mal)-pi&eacute;g&eacute;e &agrave; Tribune juive. Manifestement, ils cherchaient &agrave; se renseigner sur la mani&egrave;re dont les interpell&eacute;s avaient d&eacute;couvert le r&eacute;visionnisme historique&raquo; (Bulletin confidentiel n&deg;4 &ndash; janvier 1997). Et Pierre Guillaume est le nombril du monde&hellip;">3</a></sup>. Mais l&rsquo;ancienne n&rsquo;est pas oubliée pour autant : pour preuve, l&rsquo;arrestation d&rsquo;Alban Druet. La police fut moins chanceuse rue Singer (Paris XVIe), où, après avoir pénétré par effraction dans l&rsquo;appartement de Gauthier Guillet, elle s&rsquo;aperçut de l&rsquo;absence de son propriétaire. Ce dernier, chef d&rsquo;entreprise, se trouvait en effet à Vitrolles, où il était candidat en 7e position sur la liste de Mégret aux municipales. De quoi décevoir son grand frère Jean-Jacques Guillet, ex-député RPR, ancien d&rsquo;Occident converti au gaullisme par les bons soins de Charles Pasqua dont il est un des proches. D&rsquo;après <em>Wotan</em>, journal des CHS (démantelés depuis février de cette année avec l&rsquo;arrestation d&rsquo;Hervé Guttuso et de ses petits camarades), cet intérêt pour le GUD proviendrait des dénonciations de Bonnefoy, ancien responsable du GUD avant la reprise en main de celui-ci par Chatillon au début des années 1990. Cette collaboration avec la police daterait de longtemps et expliquerait la réapparition de Bonnefoy au sein du Parti national républicain, groupuscule soutenu en sous-main par les réseaux d&rsquo;un ancien ministre de l&rsquo;Intérieur&#8230;</p>
<p><strong>Mains sales&#8230;</strong></p>
<p>Après Chatillon lui-même et ses petits copains, c&rsquo;est au tour de sa société, Riwal Communication, de connaître les délices de la perquisition.<br />
Créée en mars 1995 avec un capital de 100 000 francs, elle a pour principales activités le conseil en communication, le marketing direct, l&rsquo;édition de livres et de revues et la vente par correspondance. Elle était à l&rsquo;origine domiciliée 6 rue Saint-Bon (Paris IVe). Un an plus tard, la société a déménagé au 10 rue Laurent Pichat (Paris XVIe), son adresse actuelle. Le gérant de la société est Axel Loustau, avec pour associée Marie d&rsquo;Herbais. Parmi les actionnaires de Rivoal on retrouve :</p>
<p>• Chatillon et sa femme Marie d&rsquo;Herbais (260 parts à eux deux) ;</p>
<p>• Anne-Christine Delaunay, sœur de Chatillon, à qui il a vendu 260 parts en septembre 1996 (sur les 470 qu&rsquo;il possédait auparavant) ;</p>
<p>• Axel Loustau (240 parts) ;</p>
<p>• Thomas Lagane (240 parts).</p>
<p>Entre autres productions, Riwal maquette la lettre d&rsquo;informations d&rsquo;Emmanuel Ratier <em>Faits &amp; Documents</em> ainsi que quelques numéros du journal municipal de Marignane. Par le biais des Éditions des Monts d&rsquo;Arrée, créées en août 1995 et rattachées à Riwal Communication, Chatillon diffuse deux livres : le premier, <em>Les Rats maudits</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/#footnote_3_82" id="identifier_3_82" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Livre par ailleurs tr&egrave;s riche du point de vue iconographique et globalement int&eacute;ressant. &Agrave; compl&eacute;ter bien entendu par la lecture de la brochure publi&eacute;e par REFLEX, Le GUD, autopsie d&rsquo;un moribond">4</a></sup>, raconte l&rsquo;histoire du GUD depuis sa création, le second décrit la république fasciste de Salo, créée par Mussolini vers la fin de la guerre. Le texte de présentation de ce livre a été rédigé pas un «expert» en la matière, l&rsquo;ancien Waffen SS Christian de la Mazière, qui fut un temps directeur de publication du <em>Choc du Mois</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/#footnote_4_82" id="identifier_4_82" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Christian de la Mazi&egrave;re est relativement atypique et plus du tout militant. Il essaime des interview dont certaines sont parfois surprenantes, comme celle d&eacute;livr&eacute;e il y a quelques ann&eacute;es &agrave; Historia et dans laquelle il r&eacute;v&eacute;lait son adh&eacute;sion totale au mouvement de la jeunesse de mai 1968, y d&eacute;celant les m&ecirc;mes motivations que les siennes durant la guerre et son engagement dans la Waffen SS.">5</a></sup>.<br />
À l&rsquo;issue de cette opération, les policiers auraient saisi des armes à feu, des armes blanches, de la littérature antisémite, des manuels de fabrication d&rsquo;explosifs.<br />
Mais, plus intéressant, nous avons découvert de notre côté que les fameuses affiches pro-Hamas et révisionnistes collées par le GUD ont été payées et fabriquées à Damas, avec l&rsquo;autorisation du Ministre syrien de la Défense, le général Tlass.<br />
Les premiers contacts entre Chatillon et Tlass datent d&rsquo;octobre 1994 : Frédéric Chatillon, lors d&rsquo;un séjour à Damas, aurait rencontré le général pour discuter de l&rsquo;aide que celui-ci pouvait apporter à son mouvement.<br />
À son retour en France, le leader du GUD fut interrogé par les services spéciaux français sur les raisons de ce voyage et sur ses contacts avec les autorités syriennes.<br />
Par ailleurs, en plus des affiches, Damas finance très largement l&rsquo;édition par Chatillon et ses petits copains de textes révisionnistes qui sont ensuite traduits en arabe et diffusés au Moyen Orient : <em>L&rsquo;Holocauste au scanner</em> de Jurgen Graf<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/#footnote_5_82" id="identifier_5_82" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le livre de J&uuml;rgen Graf a &eacute;t&eacute; re&eacute;dit&eacute; il y a quelques mois en langue arabe par l&rsquo;&eacute;diteur &eacute;gyptien Madbouli qui en a fait un deuxi&egrave;me tirage de 50 000 exemplaires.">6</a></sup>, <em>Les Mythes fondateurs de la politique israëlienne</em> de Garaudy, <em>Critique de la Raison juive occidentale</em> de David Warlet (cf. article sur <em>Réfléchir &amp; Agir</em> aux pages suivantes)&#8230; Tous ces textes ayant pour particularité d&rsquo;avoir été traduits par la même personne, Jawad Bashara, qui participa également à l&rsquo;écriture du livre de Warlet (<em>cf. infra</em>).</p>
<p><strong>&#8230; et tête Baas !</strong></p>
<p>Ce n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas la première fois que la Syrie finance les activités de l&rsquo;extrême droite française.<br />
Dans les années 1970, François Duprat, un des théoriciens du FN, avait reçu des fonds de pays arabes, dont la Syrie, pour la création de son comité de soutien à la Palestine ainsi que pour la diffusion des premiers écrits révisionnistes connus, comme la version française du livre de l&rsquo;anglais Richard Harwood <em>Did six million really die ?.</em><br />
Plus près de nous, lors des élections européennes de 1984, Rifaad El Assad, chef des services secrets syriens et frère du président Haffez El Assad, accorda une obole de 20 000 francs au FN via la candidature de Soraya Djebbours à ces élections.<br />
D&rsquo;autres liens plus étroits semblent avoir été établi grâce à l&rsquo;association Citoyen de France créée en décembre 1992. Cette association se donnait pour but de «réconcilier les Français et de lutter contre l&rsquo;exclusion et la discrimination». On trouvait à sa tête Sid Ahmed Yahiaoui, conseiller régional FN à l&rsquo;époque (il a depuis démissionné). Au bureau de l&rsquo;association on trouvait également :</p>
<p>• Pascal Gannat, ancien du PFN, conseiller régional FN, membre du cabinet de Jean-Marie Le Pen et connu pour être un de ses «nègres», chargé d&rsquo;écrire ses discours ;</p>
<p>• Martin Pelletier, ancien journaliste au Quotidien de Paris, actuel rédacteur en chef de National Hebdo ;</p>
<p>• Adnan Azzam, né en Syrie, connu dans les milieux spécialisés pour être un proche des services secrets syriens, propriétaire en outre du restaurant Zenobie, à Paris, fréquenté par Rifaad El Assad, et où eurent lieu, dit-on, d&rsquo;intéressantes rencontres entre ce dernier et des membres du FN&#8230;</p>
<p>Cet appel au monde arabe pour de vulgaires histoires d&rsquo;argent devient d&rsquo;ailleurs une habitude dans les milieux nationalistes et nationalistes-révolutionnaires français. La Lybie semble en effet un généreux donateur pour tous ceux qui courtisent son chef vénéré Mouammar El Khadafi. En témoigne la participation en septembre 1997 d&rsquo;une délégation du Parti communautaire national-européen à la conférence annuelle organisée par le pouvoir lybien, le Camp de Jeunesse pour les Mouvements verts, pacifistes et alternatifs. Le PCN prend en cela la relève de Nouvclle Résistance et c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;ancien responsable Ile-de-France de ce mouvement, Fabrice Beaur, qui emmenait les Français du PCN. M. El Khadafi a d&rsquo;ailleurs des vertus de grand rassembleur puisqu&rsquo;il est cité comme référence nationaliste-révolutionnaire par Christian Bouchet, à l&rsquo;instar de Nasser ou de Peron.<br />
La descente de police dans les milieux gudards ou assimilés n&rsquo;avait sans doute finalement pour seul but que de rappeler à tout ce petit monde que l&rsquo;État français n&rsquo;entend pas laisser se développer des contacts susceptibles de le gêner dans la difficile partie d&rsquo;échecs qui se joue au Moyen-Orient.<br />
Mais certains ont l&rsquo;habitude de jouer les pions malgré eux, tant il est vrai qu&rsquo;un nationaliste est toujours prêt à avoir le petit doigt sur la couture&#8230;</p>
<p><strong>Publié à l&rsquo;automne 1998</strong></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_82" class="footnote">Groupe Union Défense</li><li id="footnote_1_82" class="footnote">Mais nos milieux militants sont tellement habitués à ce type d&rsquo;enquête à prétexte, que ce soit pour un plan de prison publié, une lunette de visée laser volée à l&rsquo;armée ou des affiches ridiculisant la police, que celle visant des militants nationalistes ne nous a ni surprise, ni vraiment attristée. Ainsi va la vie, ainsi vont les faux-semblants&#8230;</li><li id="footnote_2_82" class="footnote">L&rsquo;analyse de Pierre Guillaume, l&rsquo;animateur de La Vieille Taupe, diffère en partie de celle-ci. Pour lui, ce qui aurait motivé les enquêteurs, ce serait la diffusion du Droit de réponse de Roger Garaudy à ses calomniateurs et toutes les activités menées autour de cette affaire. D&rsquo;après lui, «pendant les perquisitions et les gardes-à-vue, les policiers n&rsquo;ont même pas fait semblant de croire un instant à une éventuelle responsabilité des interpellés dans l&rsquo;envoi de la cassette (mal)-piégée à Tribune juive. Manifestement, ils cherchaient à se renseigner sur la manière dont les interpellés avaient découvert le révisionnisme historique» (<em>Bulletin confidentiel</em> n°4 &#8211; janvier 1997). Et Pierre Guillaume est le nombril du monde&#8230;</li><li id="footnote_3_82" class="footnote">Livre par ailleurs très riche du point de vue iconographique et globalement intéressant. À compléter bien entendu par la lecture de la brochure publiée par REFLEX, <em>Le GUD, autopsie d&rsquo;un moribond</em></li><li id="footnote_4_82" class="footnote">Christian de la Mazière est relativement atypique et plus du tout militant. Il essaime des interview dont certaines sont parfois surprenantes, comme celle délivrée il y a quelques années à Historia et dans laquelle il révélait son adhésion totale au mouvement de la jeunesse de mai 1968, y décelant les mêmes motivations que les siennes durant la guerre et son engagement dans la Waffen SS.</li><li id="footnote_5_82" class="footnote">Le livre de Jürgen Graf a été reédité il y a quelques mois en langue arabe par l&rsquo;éditeur égyptien Madbouli qui en a fait un deuxième tirage de 50 000 exemplaires.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>REFLEXes Numéro 51 &#8211; Septembre 1998</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Sep 1998 14:36:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Numéros]]></category>
		<category><![CDATA[Axel Loustau]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Bouchet]]></category>
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		<category><![CDATA[Fernand Loustau]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Chatillon]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard Penciolelli]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe union défense (GUD)]]></category>
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		<category><![CDATA[Thomas Lagane]]></category>
		<category><![CDATA[Tlass]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; (cliquez sur l’image pour télécharger le pdf du numéro) SOMMAIRE : Occultisme Christian Bouchet : Docteur Jeckyll ou Mister Hyde (page 3) Extreme droite Quand le GUD prend le parti de l’étranger (page 8) Extreme droite Réfléchir ou Agir il faut choisir ! (page 11) Gros plan sur Eric Rossi Enfermement entretien avec Parloir libre : LE [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/09/ReflexesNum51-09-1998.pdf"><img class="aligncenter wp-image-1833" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/09/ReflexesNum51-09-1998-728x1024.jpg" alt="ReflexesNum51-09-1998" width="600" height="844" /></a><em><strong>(cliquez sur l’image pour télécharger le pdf du numéro)</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>SOMMAIRE :</strong></em></p>
<p>Occultisme</p>
<p><strong>Christian Bouchet : Docteur Jeckyll ou Mister Hyde </strong><strong> (</strong>page <strong>3)</strong></p>
<p>Extreme droite</p>
<p><strong>Quand le GUD prend le parti de l’étranger </strong><strong> (</strong>page 8)</p>
<p>Extreme droite</p>
<p><strong>Réfléchir ou Agir il faut choisir ! (</strong>page 11)</p>
<p><strong>Gros plan sur Eric Rossi</strong></p>
<p>Enfermement</p>
<p><strong>entretien avec Parloir libre : LE MONDE DU SILENCE</strong><strong> (</strong>page 16)</p>
<p>Xénophobie d’état</p>
<p><strong>Centres de rétention : LA FRANCE DES CAMPS </strong><strong> (</strong>page 20)</p>
<p>Mémoire</p>
<p><strong>entretien avec Laurent Join : LE CAMP DE COMPIEGNE</strong><strong> (</strong>page 22)</p>
<p>Répression</p>
<p><strong>entretien avec Helyette Bess : OUBLI DIRECT </strong><strong>(</strong>page 25)</p>
<p>Urbanisme</p>
<p><strong>Chronique d’une ville annoncée(</strong>page 26)</p>
<p>NOTES DE LECTURE (page 29)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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