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	<title>REFLEXes &#187; Roland Gaucher</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Synthèse Nationale (revue)</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 09:10:43 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Oubliés mais pas pardonnés]]></category>
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		<description><![CDATA[Synthèse Nationale est une revue nationaliste et « identitaire » dirigée par Roland Hélie, créée en octobre 2006, dont la ligne éditoriale pourrait être : « pas d’ennemi à l’extrême droite », et qui tiendrait le rôle de revue officieuse du parti Nouvelle Droite Populaire (NDP). Cette revue est le dernier avatar en date de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Synthèse Nationale est une revue nationaliste et « identitaire » dirigée par Roland Hélie, créée en octobre 2006, dont la ligne éditoriale pourrait être : « pas d’ennemi à l’extrême droite », et qui tiendrait le rôle de revue officieuse du parti Nouvelle Droite Populaire (NDP). Cette revue est le dernier avatar en date de l’équipe d’anciens du PFN, qui depuis le début des années 90, tente d’exister en marge du FN à travers de multiples structures (<a href="http://reflexes.samizdat.net/espace-nouveau/">Espace Nouveau</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/comite-espace-nouveau/">Comités Espace Nouveau</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/alliance-populaire/">Alliance Populaire</a>, [<a href="http://reflexes.samizdat.net/parti-national-republicain/">Parti National Républicain</a>, Club Ligne Droite), et que l’on retrouve aujourd’hui dans la NDP (Nouvelle Droite Populaire). De ce fait, il n’est pas étonnant de voir que Jean-François Touzé (jusqu’en 2008), Anne Kling, Robert Spieler …fassent partie de l’équipe rédactionnelle.</p>
<p>Le rédacteur en chef Roland Hélie commença sa carrière militante le 22 juin 1973, en décidant d’adhérer à Ordre Nouveau alors que celui-ci venait de tenir la veille un meeting qui allait lui être fatal puisqu’il aura pour conséquence la dissolution du groupe néo-fasciste quelques jours plus tard. Sa volonté de s’engager au sein d’ON ne peut donc pas se concrétiser…Il est ultérieurement contacté par des anciens d’ON qui l’invitent à rejoindre le Front National, fraîchement créé. Le temps que le père Roland réagisse, alors qu’il est décidé finalement à rejoindre ses nouveaux camarades au sein du parti frontiste, ces derniers ont, quant à eux, décidé de quitter le FN pour adhérer aux Comités Faire Front (qui donneront naissance au PFN), hostiles à la ligne défendue par Le Pen au FN ! Voilà comment Roland Hélie se retrouve au <a href="http://reflexes.samizdat.net/front-de-la-jeunesse/">Front de la jeunesse</a> et donc au PFN dans les années 70. En 1981 il est l'un des responsables du Parti des Forces Nouvelles au côté de Jack Marchal, Didier Lecerf et Olivier Cazal. En 1984, avec la fin du PFN, il rejoint le Front National, juste après les premiers succès électoraux du Front, pour renforcer l’équipe de Jean-Pierre Stirbois.<br />
En 1986 il intègre National-Hebdo, dirigé par <a href="http://reflexes.samizdat.net/ils-avaient-un-kamarade/">Roland Gaucher</a>, un autre ancien du PFN et fonde l'Institut d'Histoire et de Politique avec Philippe Colombani et Georges-Paul Wagner, futur centre de formation des cadres du Front National.<br />
Début des années 90, il s’éloigne du FN et fonde avec Jean-François Touzé les Comités Espace Nouveau, puis l’Alliance populaire et enfin le PNR.<br />
Synthèse Nationale, à la ligne éditoriale fortement islamophobe, a soutenu, au nom de l'union patriotique, la candidature de Jean-Marie Le Pen lors de la présidentielle d'avril 2007. La revue s’est fixé pour objectif de rassembler au sein de la droite nationale, toutes les familles politiques. La revue œuvre, pour ce faire, au rapprochement entre les différents mouvements qui composent cette famille politique, que leurs bannières « … soient frappées de la croix celtique ou du trident, du marteau de Thor ou du Sacré-Cœur, de la flamme tricolore ou de la feuille de chêne. » (Interview Roland Hélie, interview du 8 décembre 2008 site d’extrême droite GénérationFA8). En pratique, la revue fédère essentiellement des militants et des cadres nationalistes hostiles à Jean-Marie Le Pen et à sa fille.</p>
<div id="attachment_2269" style="width: 221px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/Synthese_Nationale.jpg"><img class="size-medium wp-image-2269" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/Synthese_Nationale-211x300.jpg" alt="Synthèse Nationale n°32 été 2013,  où Esteban Morillo devient victime d'un &quot;mensonge d'état&quot;" width="211" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Synthèse Nationale n°32 été 2013, où Esteban Morillo devient victime d&rsquo;un &laquo;&nbsp;mensonge d&rsquo;état&nbsp;&raquo;</p></div>
<p>Les participants de la 1ère journée de Synthèse Nationale pour le 1er anniversaire de la revue le 27 octobre 2007 :<br />
-Bernard Antony, ex FN, Président de Chrétienté Solidarité)<br />
-Alexis Arette, ancien syndicaliste agricole<br />
-Nicolas Bay, à l’époque n°2 du MNR et depuis dirigeant de Convergence Nationale<br />
-Martial Bild, FN<br />
-Odile Bonnivard, Porte- parole de <a href="http://reflexes.samizdat.net/identitaires-bloc-identitaire-jeunesses-identitaires-la-soupe-aux-vardon/">Solidarité des Français</a><br />
-Jérôme Bourbon, Journaliste à Rivarol<br />
-Filip Dewinter, Vlaams belang<br />
-Xavier Guillemot, Directeur de l’Idée bretonne<br />
-Roland Hélie, Directeur de Synthèse nationale<br />
-Anne Kling, Défendre notre identité<br />
-Bruno Larebière, rédacteur en chef de Minute et du Choc du Mois<br />
-Didier Lecerf, historien, rédacteur à Synthèse nationale<br />
-Thibaut de Chassey, directeur de l’Héritage et responsable du Renouveau français.<br />
-Hilde De Lobel, député au Parlement flamand (Vlaams belang)<br />
-Jack Marchal, fondateur du <a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a><br />
-Frédéric Pichon, président de Europae gentes<br />
-Olivier Pichon, Directeur de Monde et Vie<br />
-Philippe Randa, Ecrivain et éditeur<br />
-Fabrice Robert, ex FN et MNR, ancien membre de Troisième Voie et d’Unité Radicale, Président du Bloc identitaire<br />
-Catherine Robinson, Journaliste à Présent<br />
-Pierre Sidos, Président de l’Œuvre Française<br />
-Chantal Spieler, Présidente de Solidarité alsacienne (version alsacienne de la Soupe Identitaire)<br />
-Robert Spieler, ex FN et membre d’Alsace d’Abord à cette époque<br />
-Jean-François Touzé, ex PFN et ex FN, ex NDP et fondateur en 2008 de la Nouvelle Droite Républicaine<br />
-Pierre Vial, Président de Terre et Peuple, ex FN et ex MNR</p>
<p>Les participants à la 2ème journée de synthèse nationale, le 23 novembre 2008, avec pour thème : RENAISSANCE EUROPEENNE !<br />
-Pierre Descaves, ancien député, conseiller régional de Picardie, Président de France Résistance,<br />
-Filip Dewinter, député d&rsquo;Anvers, porte-parole du Vlaams belang,<br />
-André Gandillon, rédacteur en chef de <a href="http://reflexes.samizdat.net/militant/">Militant<br />
</a>-Nicolas Gauthier, directeur de FLASH<br />
-Pieter Kerstens, chef d&rsquo;entreprise<br />
-Anne Kling, écrivain<br />
-Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale,<br />
-Laurent Leclerc<br />
-Henry Nitzche, député au Bundestag (ex CDU – Pro Deutschland)<br />
-Frédéric Pichon, avocat, président d&rsquo;Europae gentes<br />
-Arnaud Raffard de Brienne, écrivain<br />
-Philippe Randa, éditeur et écrivain<br />
-Jean-Claude Rolinat, écrivain, élu local en Ile-de-France<br />
-Utta Scrembs. responsable de Pro Munich<br />
-Robert Spieler, ancien député, délégué général de la Nouvelle Droite Populaire<br />
-Nicolas Tandler, écrivain et journaliste</p>
<p>Lors de cette deuxième journée, Claude Hermant (ex mercenaire et ex DPS), responsable de Terre Celtique et de la Vlaams Huis, était également présent dans le public. A l’époque proche des Identitaires, il s’en est éloigné depuis.</p>
<p>Les participants de la 3ème journées de Synthèse Nationale le Mercredi 11 novembre 2009</p>
<p>- Gabriel Adinolfi, militant nationalise révolutionnaire fondateur de Terza Posizione, écrivain et journaliste (Rome)<br />
- Francis Bergeron, écrivain<br />
- Hilde Delobel, représentante du Vlaams belang (Anvers)<br />
- Andé Gandillon, directeur de Militant<br />
- Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale<br />
- Anne Kling, écrivain<br />
- Carl Lang, Président du Parti de la France<br />
- Annick Martin, secrétaire générale du MNR<br />
- Philippe Randa, écrivain et éditeur<br />
- Jean-Claude Rolinat, écrivain et journaliste<br />
- Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle Droite Populaire<br />
- Nicolas Tandler, écrivain et journaliste<br />
- Alberto Torresano, Identidad (Madrid)<br />
- Pierre Vial, président de <a href="http://reflexes.samizdat.net/terre-peuple-quand-les-gaulois-sont-dans-la-peine/">Terre et Peuple</a>-.</p>
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		<title>&#171;&#160;Ils&#160;&#187; avaient un Kamarade !</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Aug 2007 07:32:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Front national (FN)]]></category>
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		<description><![CDATA[Jeudi 26 juillet Roland Gaucher est décédé. Cet homme, peu connu du grand public, était un journaliste et un militant nationaliste, l&#8217;une des dernières grands plumes de l&#8217;extrême droite. Il a participé comme acteur et comme témoin à toute l&#8217;évolution de l&#8217;extrême droite française depuis plus de soixante ans. Il était l&#8217;un des derniers représentants [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Jeudi 26 juillet Roland Gaucher est décédé. Cet homme, peu connu du grand public, était un journaliste et un militant nationaliste, l&rsquo;une des dernières grands plumes de l&rsquo;extrême droite. Il a participé comme acteur et comme témoin à toute l&rsquo;évolution de l&rsquo;extrême droite française depuis plus de soixante ans. Il était l&rsquo;un des derniers représentants de cette génération de militant nationaliste dont l&rsquo;engagement avait commencé avant la seconde guerre mondiale. Roland Gaucher, de son vrai nom Roland Goguillot est né 13 avril 1921. Il a commencé à militer à l&rsquo;extrême gauche, à la Fédération des Etudiants Révolutionnaires, puis aux Jeunesses Socialistes Ouvrières. De cette période, il gardera un goût pour la formation et l&rsquo;organisation politique des partis socialistes et communistes et une certaine fascination pour l&rsquo;extrême gauche française. Pendant la guerre, il rejoint le camp de la collaboration, en adhérant aux Jeunesses Nationalistes Populaires, le mouvement de jeunesse du « Rassemblement National Populaire » de Marcel Déat en 1942. Il en devient le responsable de région parisienne de mai en novembre 1943. Il assure également le secrétariat du service de propagande du RNP. Il débute sa carrière de journaliste en travaillant pour le journal National-Populaire, journal antisémite pro-allemand. En 1945, Gaucher est contraint de quitter la France. Il s&rsquo;enfuit en Italie et en Suisse grâce au secours de certains prêtres catholiques. Rattrapé, il est emprisonné. Il fait alors la connaissance de Jean Castrillo, engagé chez les Waffen SS sur le Front de l&rsquo;Est. Libéré à la fin août 1948, Roland Gaucher intègre les réseaux anticommunistes de Georges Albertini (qui plus tard recyclera Alain Madelin !) via le BEPI (Bulletin d&rsquo;Etudes et d&rsquo;Informations politiques internationales) et le journal Est-Ouest. Son passé d&rsquo;ancien militant d&rsquo;extrême gauche lui permet de se créer au sein de l&rsquo;extrême droite le profil du « spécialiste du communisme » dont il est un des seuls à connaître et comprendre les mécanismes et les fonctionnements. Il reprend son activité militante au milieu des années 1950 avec Tixier-Vignancourt, en devenant secrétaire général du Rassemblement National. Il est employé en 1959-1960 par l&rsquo;ANFAN (Association National des Français d&rsquo;Afrique du Nord). En 1961, il est secrétaire de l&rsquo;AEIPI. Gaucher est mis en cause lors de la perquisition du 7 avril 1961 au siège de la FNAF (Front National Pour l&rsquo;Algérie Française) et le 2 septembre 1961 chez Bosquet, journaliste à Rivarol et inculpé pour complot contre l&rsquo;autorité de l&rsquo;État.</p>
<div id="attachment_2439" style="width: 228px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/08/Gaucher-URSS.jpg"><img class="wp-image-2439 size-medium" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/08/Gaucher-URSS-218x300.jpg" alt="Editions Albin Michel 1967" width="218" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Editions Albin Michel 1967</p></div>
<p>Il poursuit sa carrière de journaliste en travaillant pour l&rsquo;Auto-Journal (dont le propriétaire est Robert Hersant, lui-même condamné à la Libération pour collaboration) et les Ecrits de Paris, revue conservatrice. En 1965 il rentre à Minute, aux côtés de François Brigneau, ancien milicien, pour s&rsquo;occuper des questions politiques. En parallèle de ses activités de journaliste Roland Gaucher va publier plusieurs ouvrages sur l&rsquo;URSS et le PCF. <em>Editions Albin Michel 1967</em></p>
<div id="attachment_2440" style="width: 207px" class="wp-caption alignright"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/08/Gaucher-PCF.jpg"><img class="size-medium wp-image-2440" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/08/Gaucher-PCF-197x300.jpg" alt="idem 1974" width="197" height="300" /></a><p class="wp-caption-text"><em>idem 1974</em></p></div>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/08/roland_gaucher-41002.jpg"><img class="size-full wp-image-1109" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/08/roland_gaucher-41002.jpg" alt="Au centre, entre Alain Robert (Ordre Nouveau/ Parti des Forces Nouvelles) et Jean-Marie Le Pen. Le GUD et Le PFN tentent d’empêcher Jean-Marie Le Pen de tenir un meeting à la faculté d’Assas, fief du GUD, le 14 décembre 1977." width="451" height="412" /></a> <em>Au centre, entre Alain Robert (Ordre Nouveau/ Parti des Forces Nouvelles) et Jean-Marie Le Pen. Le GUD et Le PFN tentent d’empêcher Jean-Marie Le Pen de tenir un meeting à la faculté d’Assas, fief du GUD, le 14 décembre 1977.</em> C&rsquo;est en 1972, avec le lancement par Ordre Nouveau des réunions de préparation du Front National que Roland Gaucher retourne au militantisme pur et dur. Il devient membre du comité directeur du FN en octobre 72. En novembre 73 Roland Gaucher suit les militants d&rsquo;Ordre Nouveau qui quittent le FN, jugeant ses positions trop timorées, pour fonder le Parti des Forces Nouvelles (PFN) dont il intègre le bureau politique. Il devient l&rsquo;un des animateurs d&rsquo;Initiative Nationale, le mensuel du PFN.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/08/Gaucher-1977.jpg"><img class="wp-image-2435 aligncenter" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/08/Gaucher-1977.jpg" alt="Manif du PFN en novembre 1977. Roland Gaucher au centre " width="600" height="445" /></a><em>Manif du PFN en novembre 1977. Roland Gaucher au centre</em></p>
<p>Il prend la parole au nom du PFN lors du meeting de l&rsquo;Eurodroite (où l&rsquo;on retrouve le MSI italien et Fuerza Nueva d&rsquo;Espagne) à Paris le 28 juin 1978. L&rsquo;année suivante, il quitte le PFN avec François Brigneau pour revenir au FN, à la demande de Jean-Pierre Stirbois. Sous les couleurs FN, il sera élu au conseil régional de Picardie et député européen en 1989. Il sera un membre actif de 1981 à 1993 du Front, exerçant divers mandats électifs, dont celui de député européen de 1986 à 1989, de conseiller régional de Picardie (élu en 1986) puis de Franche-Comté (élu en 1992).</p>
<div id="attachment_2436" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/08/Gaucher-1978-.jpg"><img class="wp-image-2436" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/08/Gaucher-1978-.jpg" alt="Meeting de l'Eurodroite 1978" width="600" height="312" /></a><p class="wp-caption-text"><em>Meeting de l&rsquo;Eurodroite 1978. De gauche à droite : Roland gaucher, Blas Pinar, Giorgio Almirante, Joël Dupuy, Jean-Louis Tixier-Vignacourt et Pascal Gauchon.</em></p></div>
<p>En 1993 des révélations dans la presse sur son passé et des problèmes récurrents avec Jean-Marie Le Pen le font s&rsquo;éloigner du FN. Il quitte le FN en août 1994 par non-renouvellement d&rsquo;adhésion mais reste apparenté FN au Conseil régional. Il se rapproche alors de la nébuleuse des structures nationalistes qui tentent d&rsquo;exister hors du FN en se tournant vers l&rsquo;équipe du journal Militant, de son ami Jean Castrillo, et l&rsquo;Alliance Populaire de Jean-François Touzé.</p>
<div id="attachment_1110" style="width: 533px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/08/roland_gaucher_2-43d01.jpg"><img class="size-full wp-image-1110" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/08/roland_gaucher_2-43d01.jpg" alt="A droite, au côté de Pierre de Villemarest, membre du SDECE (services secrets de l’Armée) ancien OAS et du GRECE, responsable du DPS. Photo prise lors des fêtes BBR du FN." width="523" height="376" /></a><p class="wp-caption-text"><em>A droite, au côté de Pierre de Villemarest, membre du SDECE (services secrets de l’Armée) ancien OAS et du GRECE, responsable du DPS. Photo prise lors des fêtes BBR du FN.</em></p></div>
<p><em> </em> Au milieu des années 90, Roland Gaucher va prendre ses distances avec le militantisme classique. Il se consacre à l&rsquo;écriture de plusieurs livres dont une histoire des Nationalistes en France, qui fait la part belle aux anecdotes et révélations sur le passé de nombreux militants de droite et de l&rsquo;extrême droite. Il participe à la rédaction en 1996 du n°1 du journal L&rsquo;Insurgé édité par l&rsquo;association CMN. La revue était consacrée aux antisémites de gauche. Roland Gaucher fera quelques apparitions lors de meetings ou colloques d&rsquo;extrême droite dont le premier meeting de Nation en décembre 1999 ou les assises de la radicalité d&rsquo;Unité Radicale le 22 septembre 2001. Lors de cette conférence, Roland Gaucher était venu apporter tout son soutien aux jeunes NR, appelant de ses vœux à l&rsquo;unité de la mouvance nationaliste radicale tout en refusant de se lancer une nouvelle fois dans l&rsquo;aventure. Il signe l&rsquo;appel pour « l&rsquo;Unité du Mouvement National », appelant à la réconciliation entre le FN et le MNR en 2001. Il consacrera ses dernières années à écrire (dont certains textes extrêmement lucides sur les réalités et possibilités du camp nationaliste, les « tares de l&rsquo;extrême droite » où il dénonçait : l&rsquo;individualisme, l&rsquo;égoïsme, la lâcheté et la paranoïa du militant nationaliste). Il collaborera également avec Christian Bouchet jusqu&rsquo;en 2005 (à travers des éditos pour le site voxnr ou le journal Résistance) et Philippe Randa (quelques livres et une participation aux numéros 14 et 15 de Dualpha). Roland Gaucher fut également directeur de National-Hebdo de 1985 à 1993 et propriétaire du « Crapouillot » de 1991 à 1994. Inclassable, Roland Gaucher, qui dans l&rsquo;un de ses ouvrages se disait appartenir au courant national-populiste du FN, avait autant de liens avec les catholiques lefebvristes qu&rsquo;avec les Nationalistes Révolutionnaires, dont il peut être considéré comme un compagnon de route. Il fut également un temps cité au comité de patronage de Nouvelle Ecole, la revue du GRECE. <em>Mis en ligne le 11 aout 2007</em></p>
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		<title>Ces anciens fachos qui nous gouvernent</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Dec 2006 16:29:56 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Comme l&#8217;extrême gauche (trotskiste ou maoïste&#8230;) a pu fournir au Parti socialiste de nombreux députés et membres de l&#8217;appareil, l&#8217;extrême droite a servi pendant longtemps de réservoir de cadres pour la droite. Qui sont-ils ? Pour les militants activistes, les partis établis étaient le seul débouché jusqu&#8217;à l&#8217;installation du FN dans la vie politique. La [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comme l&rsquo;extrême gauche (trotskiste ou maoïste&#8230;) a pu fournir au Parti socialiste de nombreux députés et membres de l&rsquo;appareil, l&rsquo;extrême droite a servi pendant longtemps de réservoir de cadres pour la droite. Qui sont-ils ?</strong></p>
<p>Pour les militants activistes, les partis établis étaient le seul débouché jusqu&rsquo;à l&rsquo;installation du FN dans la vie politique. La droite a recyclé trois générations de militants d&rsquo;extrême droite qui se retrouvent aujourd&rsquo;hui aux postes de commande des partis ou de l&rsquo;État. La première génération sera celle des partisans de l&rsquo;Algérie française (Hubert Bassot, Alain Griotteray, Jean Taoussan&#8230;), la deuxième (Patrick Devedjan, Gérard Longuet, Alain Madelin&#8230;) vient d&rsquo;Occident. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;après l&rsquo;échec du Parti des forces nouvelles, ou celui du GUD que certains activistes rallieront la droite classique (Gérard Ecorcheville, Alain Robert, Philippe Guignache, José Bruneau de la Salle, Hervé Novelli, Serge Didier, Guy Teissier&#8230;). Le passage vers l&rsquo;extrême droite ne s&rsquo;est pas fait directement, la plupart de ces anciens fascistes a été retraitée par «la machine Albertini». Sous ce terme, on désigne les instituts (Institut d&rsquo;histoire sociale (IHS), Institut supérieur du travail (IST), la revue <em>Est-Ouest</em>) fondés par Georges Albertini, un ancien collaborateur cadre du Rassemblement national populaire ; l&rsquo;obsession de ces boîtes à penser est l&rsquo;anticommunisme ; ce qui est une passerelle idéale entre la droite, l&rsquo;extrême droite voire même une partie de la gauche anticommuniste<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-anciens-fachos-qui-nous-gouvernent/#footnote_0_268" id="identifier_0_268" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ainsi Andr&eacute; Bergeron a pr&eacute;sid&eacute; l&rsquo;Institut Sup&eacute;rieur du Travail. cf Ren&eacute; Monzat Enqu&ecirc;tes sur la droite extr&ecirc;me p. 279.">1</a></sup>. Roland Gaucher écrira à propos de ces instituts «Tout ce que je puis dire à ce sujet, c&rsquo;est qu&rsquo;un certain nombre de ces récupérés (Madelin, Ecorcheville, Van Ghele., Nicolas Tandler&#8230;) sont passés par la machine à laver ultra-silencieuse de feu Albertini et de l&rsquo;IST»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-anciens-fachos-qui-nous-gouvernent/#footnote_1_268" id="identifier_1_268" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="RLP Hebdo n&deg;139 janvier 1984 cit&eacute; par Ren&eacute; Monzat op. cit. p.281.">2</a></sup>.<br />
L&rsquo;autre centre de retraitement des activistes d&rsquo;extrême droite est le Centre national des indépendants (et paysans) ; créé en 1949, ce parti permit à d&rsquo;anciens pétainistes de se refaire une virginité politique ; constitué de notables, il végéta jusqu&rsquo;au milieu des années 1970 où après avoir été violemment gaulliste, il se rapprocha du RPR. À la fin des années 1970 et pendant les années 1980, il accueillit de nombreux activistes, en particulier du Parti des forces nouvelles. Alain Robert, Hervé Novelli, Philippe Guignache, Yves Van Ghele, entre autres, sont passés par le CNIP avant de rejoindre la droite classique. Le CNIP était le carrefour idéal et nombre de personnalités d&rsquo;extrême droite en ont été membres : Pierre Sergent (avant le FN), Yvon Briant (après le FN), Michel de Rostolan (avant le FN)&#8230;</p>
<p>Deux partis vont largement accueillir les anciens fascistes, au RPR on trouvera le plus d&rsquo;activistes d&rsquo;extrême droite auprès de Charles Pasqua (Patrick Devedjan, Bruno Tellenne, Jean Taoussan, Jean-Jacques Guillet&#8230;) ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;UDF ; c&rsquo;est au Parti républicain que l&rsquo;on retrouve Alain Griotteray, Hubert Bassot, Alain Madelin, Gérard Longuet, Guy Tessier, Serge Didier, Hervé Novelli. Une fois ralliés à la droite, leurs ascensions seront diverses mais certains atteindront des postes-clefs.</p>
<p>•<strong>Les sinistres ministres</strong></p>
<p>- Alain Madelin, né le 26 mars 1946 à Paris. En 1963, il est à la Fédération des étudiants nationalistes où il est responsable de l&rsquo;action militante. Il sera blessé à l&rsquo;entrée du lycée Turgot dans une bagarre entre lycéens communistes et membres de la FEN. De 1964 à 1968, il fonde et anime le mouvement activiste Occident, il sera membre du commando d&rsquo;Occident qui attaqua le 12 janvier 1967 des étudiants de gauche à Mont Saint-Aignan : cette attaque fera un blessé grave. Il quitte Occident juste avant mai 1968, pour rallier deux ans plus tard Albertini à <em>Est-Ouest</em>. Il est directeur de publication du journal antisocialiste <em>Spécial banlieue</em> lors de la campagne présidentielle de 1974. Ce journal financé par le patronat est créé par la société SERVICE dirigée par cinq anciens d&rsquo;Ordre nouveau dont Gérard Penciolelli<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-anciens-fachos-qui-nous-gouvernent/#footnote_2_268" id="identifier_2_268" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Aujourd&rsquo;hui patron de presse proche du FN (Minute, Le Choc du mois, Enqu&ecirc;te sur l&rsquo;histoire&hellip;).">3</a></sup>. Il rallie les Républicains indépendants, devient l&rsquo;adjoint de Hubert Bassot, puis secrétaire national, avant d&rsquo;être élu député en 1978, 1981, 1986, 1988 et 1993. Ministre en 1986, il l&rsquo;est à nouveau en 1993. Il est membre, comme Margaret Thatcher, du Mont-Pèlerin, association néolibérale adepte des théories de Milton Frydman.</p>
<p>- Gérard Longuet, fondateur d&rsquo;Occident comme son compère Madelin. Il y est chargé de la doctrine, il fonde le GUD, puis quitte Occident avant 1968. Il est actionnaire de la société SERVICE spécialisée dans les coups politiques anticommunistes et antisocialistes. Lui aussi membre du Parti républicain, sera ministre en 1986 et en 1993. C&rsquo;est un proche d&rsquo;Alain Madelin.</p>
<p>•<strong>Les députés</strong></p>
<p>- Charles Millon président du groupe UDF à l&rsquo;Assemblée nationale, militait pour l&rsquo;Algérie française. À vingt ans en 1965, il est membre du club contre-révolutionnaire l&rsquo;Astrolabe de Michel Delsol. Il fonde en 1966 le club Charles Péguy puis dirige en 1968 le mouvement autonome des étudiants lyonnais. C&rsquo;est un catholique pratiquant, favorable à la peine de mort et opposé à l&rsquo;avortement.</p>
<p>- Alain Griotteray est né en 1922 et sera résistant pendant le Seconde Guerre mondiale. Favorable à l&rsquo;Algérie française, il sera en 1963 actionnaire et cofondateur de <em>Minute</em>. Depuis 1978, il est éditorialiste au <em>Figaro-magazine.<br />
</em><br />
- Serge Didier, élu député de la 3e circonscription de la Haute-Garonne, est né le 24 octobre 1951 ; c&rsquo;est un ancien du groupe solidariste Mouvement jeune révolution et du Groupe action jeunesse ; par ailleurs, il était l&rsquo;organisateur toulousain des réunions de <em>Nouvelle École</em>. Il est membre du Parti républicain, adjoint du maire de Toulouse depuis 1983 et conseiller régional depuis 1986.</p>
<p>- Philippe de Villiers, député de Vendée, principal animateur du mouvement de droite extrême «Combat pour les valeurs» était en 1968 royaliste tendance Restauration nationale.</p>
<p>- Guy Tessier, député de la 6e circonscription des Bouches-du-Rhône, est un ancien officier parachutiste et membre du Parti des forces nouvelles, avant de rentrer en 1978 au Parti républicain. Il est conseiller général depuis 1982, maire du sixième secteur de Marseille de 1983 à 1989 et conseiller municipal. Il est élu député en 1988, mais à la suite de l&rsquo;annulation, il est battu par Bernard Tapie en janvier 1989.</p>
<p>- Hervé Novelli, né le 6 mars 1949 à Paris, serait un des fondateurs d&rsquo;Ordre nouveau, il quitte le PFN pour le CNIP avant de rejoindre le Parti républicain dont il sera désigné secrétaire en 1992. Il fut chef de cabinet d&rsquo;Alain Madelin.</p>
<p>- Yann Piat. Cette ancienne du Front national auquel elle avait adhéré en 1972 fut la seule élue du FN en 1988, ce qui lui vaudra une place au Bureau politique. Exclue peu après, elle est réélue dans la 3e circonscription du Var avec 53,7% des voix en 1992.</p>
<p>- Hubert Bassot est un ancien militant d&rsquo;extrême droite. Partisan de l&rsquo;Algérie française, il sera directeur du journal <em>l&rsquo;Esprit public</em> (créé en 1960 pour servir de relais politique à l&rsquo;OAS-Métro). Il participa en 1963 à la création du Rassemblement pour l&rsquo;esprit public qui se voulait le prolongement légal des partisans de l&rsquo;Algérie française. En 1965, il soutient la candidature de Tixier-Vignancourt puis celle de Jean Lecanuet avant de rejoindre deux ans plus tard les Républicains indépendants. Conseiller de Giscard, il est l&rsquo;intermédiaire entre les activistes de l&rsquo;ex-Ordre nouveau et les Républicains indépendants pour les services d&rsquo;ordre. Député depuis 1978.</p>
<p><strong>• Les Conseillers</strong></p>
<p>Charles Pasqua semble avoir une prédilection pour recruter ses conseillers dans l&rsquo;extrême droite. En effet en 1988 on trouve dans son cabinet :</p>
<p>- Bruno Tellenne, son nègre pour ses discours les plus musclés, animateur du groupe Jalons ; il est aujourd&rsquo;hui resté au Sénat.</p>
<p>- Jean Taousson était chargé des relations avec les Français musulmans. Ancien de l&rsquo;OAS, c&rsquo;est un des amis de Pierre Lagaillarde, il est aussi un lobbyste efficace pour l&rsquo;Afrique du Sud.</p>
<p>- Patrick Devedjan, chargé des relations entre l&rsquo;état-major du RPR et les fédérations. C&rsquo;est un ancien d&rsquo;Occident.<br />
En 1992 il va recruter :</p>
<p>Jean-Jacques Guillet, proche d&rsquo;Occident, c&rsquo;est un ami de Pierre Pasqua (le fils de Charles) ;</p>
<p>Alain Robert, animateur d&rsquo;Occident (créé en 1964), il a fait partie du commando qui avait attaqué le 2 juin 1964 le cinéma «le Savoie». Il participe à la tendance européaniste et nationaliste ; en 1966, il est responsable du service d&rsquo;ordre et membre du comité central, il dirige le GUD en 1968. Il est condamné à un an de prison avec sursis pour avoir attaqué un groupe d&rsquo;étudiants de gauche à Mont-St-Aignan près de Rouen. Responsable d&rsquo;Ordre nouveau, il participe à la création du Front national, il en sera secrétaire général le 5 octobre 1972. Après la dissolution d&rsquo;Ordre nouveau, il crée Faire Front puis le PFN, avant de rejoindre le CNIP. Animateur du Mouvement national des élus locaux, il s&rsquo;occupe au cabinet de Pasqua des relations avec les collectivités territoriales ;<br />
William Abitbol, lui aussi est un ancien d&rsquo;Occident. Ami de Guillet et de Pasqua fils, il est président de l&rsquo;agence Marianne conseil en stratégie et études d&rsquo;opinion.</p>
<p>•<strong>Les seconds couteaux</strong></p>
<p>On peut citer dans cette liste :</p>
<p>- Philippe Guignache, CNI, ami d&rsquo;Alain Robert ; c&rsquo;est un ancien du GUD.</p>
<p>- José Bruneau de la Salle : ancien d&rsquo;Ordre nouveau (il a été membre du Bureau politique), il rejoint le PFN (membre du Comité central) et a été conseiller d&rsquo;arrondissement à Paris sur une liste RPR.</p>
<p>- Yves Van Ghele : basé à Aulnay-sous-Bois, cet ancien phalangiste libanais est membre du CNI et ami d&rsquo;Alain Robert.</p>
<p>Tous ces anciens activistes assurent que leurs engagements à l&rsquo;extrême droite étaient des erreurs de jeunesse. Mais ils n&rsquo;ont rejoint la droite que parce que l&rsquo;extrême droite ne leur fournissait pas de débouchés politiques. C&rsquo;est maintenant, pour une grande part, le FN qui attire les transfuges de la droite extrême. Qui peut nous assurer que ces anciens fascistes ne rallieront pas à nouveau l&rsquo;extrême droite si celle-ci est capable de leurs fournir des postes satisfaisant leurs ambitions politiques ? Le cas de Gérard Ecorcheville est éclairant. Cet ancien d&rsquo;Occident, fondateur du GUD, participa à l&rsquo;aventure d&rsquo;Ordre nouveau (il sera même membre du Conseil national d&rsquo;ON en 1970). Retraité par la machine Albertini, il se rapproche du RPR via Alain Robert (dont il est le beau-frère) ; élu RPR à Gennevilliers, il annonce lors d&rsquo;une campagne municipale qu&rsquo;il ne verrait aucun inconvénient à voter pour le candidat du FN si celui-ci le devançait au premier tour. Il rallia ensuite le Front National.</p>
<p>Publié en juin 1993</p>
<p><em>Mis en ligne le 7 décembre 2006</em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_268" class="footnote">Ainsi André Bergeron a présidé l&rsquo;Institut Supérieur du Travail. cf René Monzat <em>Enquêtes sur la droite extrême</em> p. 279.</li><li id="footnote_1_268" class="footnote"><em>RLP Hebdo</em> n°139 janvier 1984 cité par René Monzat op. cit. p.281.</li><li id="footnote_2_268" class="footnote">Aujourd&rsquo;hui patron de presse proche du FN (<em>Minute</em>, <em>Le Choc du mois</em>, <em>Enquête sur l&rsquo;histoire</em>&#8230;).</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Le pognon du Front</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Dec 2004 11:58:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
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		<description><![CDATA[Publié en décembre 1997 Le principal financier du Front National reste l&#8217;Etat, avec presque 50% des recettes du FN. Sans l&#8217;aide publique, le FN ne pourrait pas continuer à se développer. Ironie de l&#8217;histoire, c&#8217;est la démocratie qui finance un parti fondamentalement anti-démocratique. Un livre paru dernièrement Les Filières Noires de Guy Konopnicki tentait de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Publié en décembre 1997</p>
<p><strong>Le principal financier du Front National reste l&rsquo;Etat, avec presque 50% des recettes du FN. Sans l&rsquo;aide publique, le FN ne pourrait pas continuer à se développer. Ironie de l&rsquo;histoire, c&rsquo;est la démocratie qui finance un parti fondamentalement anti-démocratique.</strong></p>
<p>Un livre paru dernièrement <em>Les Filières Noires</em> de Guy Konopnicki tentait de déterminer quelles étaient les sources de financement du Front National. Diverses pistes sont évoquées, notamment en Afrique et au Moyen Orient. Certaines se sont avérées intéressantes et inédites, comme l&rsquo;aide d&rsquo;une banque saoudienne au quotidien de Bruno Mégret <em>Le Français</em>. Mais elles n&rsquo;ont pas véritablement débouchées sur de grosses révélations. Il reste que les finances du FN restent toujours aussi opaques et il est difficile de connaître son mode de financement. Pourtant depuis 1993 tous les partis politiques sont tenus de par la loi de publier leurs comptes, ainsi que la liste des entreprises qui lui ont fait un don. La publication de ceux de 1994 n&rsquo;apprennent rien de plus . Néanmoins ils nous permettent de tirer quelques indications intéressantes sur l&rsquo;état du FN et même de soulever une piste financière inédite à ce jour.</p>
<h3>Des tendances lourdes</h3>
<p>D&rsquo;un point de vue général, les recettes du Front National ont peu varié entre 1993 et 1994 : 72 millions pour la première année contre 75 millions pour la dernière. Si on regarde d&rsquo;un peu plus près on s&rsquo;aperçoit que la tendance générale est à la baisse. Ainsi on observe qu&rsquo;en 1994 le poste «Cotisation des adhérents» a perdu 2,5 millions par rapport à 1993. Si l&rsquo;on prend la cotisation de base à 200 frs, cela signifierait qu&rsquo;entre 1993 et 1994 le FN aurait perdu près de 12 000 adhérents. En fait il faut être très prudent et relativiser ces chiffres, le parti lepéniste comme tous les autres partis ayant tendance à gonfler le chiffre de ses adhérents. Néanmoins on peut expliquer cette différence par le fait que pour beaucoup de gens l&rsquo;adhésion reste ponctuelle : on prend sa carte une année, puis on ne la renouvelle pas forcément. Le FN reste un parti passoire qui a du mal à fidéliser ses adhérents. Par contre ceux qui restent forment une base très solide, ce sont les purs et durs. Le FN est donc définitivement ancré dans la vie politique et il ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Au contraire sa stratégie actuelle n&rsquo;en est que plus préoccupante : formation de cadres et embrigadement de toutes les catégories sociales, au moyen de cercles, de manière à toucher de nouveaux publics et à ramener vers lui des gens qui ont voté FN un jour, sans donner suite après. Cela signifie que le FN n&rsquo;a pas encore fait le plein de toutes ses voix et qu&rsquo;il dispose d&rsquo;un important réservoir de voix qu&rsquo;il entend bien à ce niveau transformer en militants purs et durs.</p>
<p>Le poste «Cotisation des élus» a subi lui aussi une baisse, de l&rsquo;ordre de 900 000 frs. Il est clair que sans représentation nationale (députés) et ses avantages, le FN a du mal à pouvoir vivre de manière totalement autonome d&rsquo;un point de vue financier, d&rsquo;autant plus que les dons d&rsquo;entreprises ou de particuliers suivent la même courbe. En fait le principal pourvoyeur de fonds du FN reste l&rsquo;État avec 36 millions de francs en 1994 ce qui représente presque 50% des recettes du Front, soit 10% de plus qu&rsquo;en 1993. Sans l&rsquo;aide publique le Front National ne pourrait pas continuer à se développer. Ironie de l&rsquo;histoire, c&rsquo;est la démocratie qui finance son pire ennemi. Mais cela signifie aussi que le FN vit à crédit, il emprunte de l&rsquo;argent en spéculant sur ses résultats aux élections. Si jamais le pronostic s&rsquo;avère faux un jour, le Front risque alors de connaître de gros problèmes financiers (c&rsquo;est notamment le cas de la Fédération des Bouches du Rhône). D&rsquo;où la nécessité de trouver d&rsquo;autres sources de financement que celle de l&rsquo;État, les entreprises et les particuliers.</p>
<h3>Le grand Kapital sur la réserve&#8230;</h3>
<p>Pour les entreprises, les sommes ne pourront jamais atteindre des niveaux très importants car les grosses entreprises qui financent traditionnellement les partis politiques (BTP, eaux&#8230;) ne souhaitent pas voir leur nom accolé à celui du Front National, par peur de perdre de gros marchés. Quant à celles qui font des dons, ce sont généralement des petites PME, installées localement ou bien des entreprises dirigées par des militants du FN. La liste des dons des personnes morales publiées en 1994 vient confirmer cette analyse.<br />
C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;en 1994, le FN a perdu son principal financeur la Compagnie des Bateaux Mouches dirigée par Jean Bruel, celui-ci lui préférant son rival le Vicomte De Villiers et son Mouvement pour la France à qui il a versé 300 000 frs. Peut être que la mauvaise publicité occasionnée par son don de 250 000 frs au FN en 1993, surtout à l&rsquo;étranger, l&rsquo;a fait réfléchir à deux fois.</p>
<h3>Business is Business</h3>
<p>Un autre financeur habituel du Front et de ses candidats a disparu ; il s&rsquo;agit des laboratoires pharmaceutiques Beaujour. Eux aussi ont préféré changer de monture. En 1994, ils ont choisi le RPR en lui octroyant un don de 100 000 frs. Il faut toujours être au mieux avec le parti au pouvoir.<br />
Seul Plastic Omnium est resté fidèle au Front national, doublant même sa contribution (de 50 000 à 100 000 frs) au parti de Jean Marie Le Pen. A titre de comparaison, Plastic Omnium a versé 30 000 frs au Parti Républicain, 50 000 frs au PC, 112 000 frs au PS et 300 000 frs au RPR. Le fait que Plastic Omnium ait persévéré dans sa démarche indique bien que le Front est en passe de devenir un partenaire comme les autres pour cette société, d&rsquo;autant plus que le FN est à la tête de trois mairies aujourd&rsquo;hui et qu&rsquo;un de ses anciens dirigeants dirige celle de Nice. Plastic Omnium spécialisé dans le nettoyage (les poubelles) et le chauffage vit des contrat qu&rsquo;elle passe avec les collectivités locales, ce qui explique sûrement la continuité et l&rsquo;importance de ses dons au Front. Autre fidèle du FN, la SARL SMP Joly et la SA SARCA Intermarché.</p>
<p>Plus militant le Comité de soutien aux libertés, la SA Jean Paul Jamet dont la famille comprend Alain Jamet, responsable du Front pour l&rsquo;Hérault, ou encore l&rsquo;association Rilleux fait Front. Quelques nouveaux apparaissent dont la SARL GG Conseil dont nous parlerons plus loin. Bref, on ne se bouscule pas pour financer le Front et surtout on redoute de voir son nom apparaître publiquement. D&rsquo;où la nécessité d&rsquo;avoir d&rsquo;autres filières de financement, plus opaques, voire détournées.</p>
<h3>Des partis fantômes</h3>
<p>C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;outre des dons de sociétés et de personnes physiques, le FN a reçu un don de 60 000 frs provenant d&rsquo;un petit parti politique jusqu&rsquo;alors inconnu : le Rassemblement des Démocrates Républicains de Progrès (RDRP). Celui-ci est domicilié en Seine-et-Marne et dirigé par un certain Jacques Prost, père des frères Prost, militants du FNJ. Ce parti apparaît pour la première fois en mars 1993 à la faveur des élections législatives. Il présente à cette occasion 69 candidats qui obtiendront un total de 47 000 voix. Mais bizarrement ce n&rsquo;est pas sous le sigle du RDPR qu&rsquo;ils vont se présenter mais sous celui de Génération Verte.</p>
<p>A l&rsquo;époque l&rsquo;écologie est à la mode et les divisions du mouvement écologiste ont fait éclater celui-ci en plusieurs organisations, les Verts d&rsquo;un côté, Génération Écologie de l&rsquo;autre, l&rsquo;Alliance pour l&rsquo;Écologie et la Démocratie&#8230; La mère Terre n&rsquo;y retrouverait pas ses petits. Certains semblent l&rsquo;avoir bien compris et en jouant sur la confusion des sigles et la sympathie envers l&rsquo;écologie en général, vont ainsi récolter quelques milliers de voix mais surtout de l&rsquo;argent, sous forme de remboursement de frais de campagne et l&rsquo;aide financière publique déterminée par le nombre de voix obtenues. À ce petit jeu c&rsquo;est un avocat marseillais Bernard Manovelli qui va décrocher le gros lot, en présentant 551 candidats choisit pour certains sans leur consentement sur des listes de donateurs de la Société Protectrice des Animaux, sous l&rsquo;étiquette des Nouveaux Écologistes du Rassemblement Nature et Animaux. Résultat : l&rsquo;État lui versera 3 millions au titre de l&rsquo;aide publique puis 2 millions en 1994.</p>
<p>Génération Verte ou plutôt le RDRP, lui se contentera plus modestement de 460 000 frs en 1993 et 580 000 frs en 1994, soit au total un million de francs en deux ans ce qui est loin d&rsquo;être négligeable. En poursuivant notre enquête nous avons découvert que les militants de Génération Verte appartiennent en grande majorité à la tendance «vert de gris». Ainsi Roger Johnstone candidat RDRP-Génération Verte à Paris 7e. En 1989, il est alors candidat aux Européenne sur la liste du FN en 14e position. À Rosny-sous-Bois, RDRP-Génération Verte présente une certaine Jacqueline Lambert. En fait, cette dernière se présente sous son nom de jeune fille puisqu&rsquo;en réalité elle s&rsquo;appelle Jacqueline Lambert Pancrazi et se retrouve loin de chez elle puisqu&rsquo;elle habite Marseille, où elle occupe le poste de secrétaire de la section 8e et 9e arrondissement du FN. Son mari Claude Pancrazi est lui aussi candidat Génération Verte mais à Compiègne. À Brie-Comte-Robert, c&rsquo;est Marie-Odile Raye qui se présente est elle aussi marseillaise et membre du FN, responsable de la section du 3e, dont elle sera tête de liste aux municipales de mars 1995.<br />
Jacques Prost lui-même n&rsquo;est pas inconnu puisqu&rsquo;il est le président du Cercle National des Automobilistes lié au FN et le père de Karl et Grégory Prost, militants du FNJ. On pourrait continuer encore longtemps, car en fait la plupart des candidats présentés par Génération Verte et le RDRP sont membres ou proche du FN.</p>
<h3>Le RDRP est-il une succursale du FN ?</h3>
<p>En tout cas, outre le fait d&rsquo;avoir présenté plusieurs de ses membres sous cette étiquette, il n&rsquo;hésite pas à lui faire plusieurs dons financiers. Pour service rendu ? Ainsi en 1993, le RDRP va faire un don de 20 000 frs à la fédération FN de Seine et Marne. En 1994, nous l&rsquo;avons déjà évoqué, trois dons pour un total de 60 000 frs. Autre don singulier, celui de l&rsquo;association St Louis, qui est en fait une émanation du Front national. Elle est depuis cette année la gérante d&rsquo;une SCI Saint Louis qui est devenue la propriétaire du Château de Neuvy le Barangeon, siège du Cercle National des Combattants, un cercle dirigé par Roger Holeindre, un des plus vieux cadres du Front national. Ce château accueille entre autre l&rsquo;Université d&rsquo;été du FNJ.</p>
<p>Alors pour qui roule ce parti Génération Verte ? Un élément de réponse intéressant nous est fourni par son adresse qui correspondait à celui de la secte Moon. Autre élément, Roger Johnstone candidat du RPRD-Génération Verte (et du FN en 1989) a été présenté dans les médias comme très proche de la secte. En plus Moon a toujours été proche du FN .</p>
<p>Le FN qui brandit haut et fort la préférence nationale, n&rsquo;est pas sectaire en ce qui concerne son mode de financement. Très dépendant de l&rsquo;État, il reste fragile quand à son fonctionnement financier. Mais l&rsquo;arrivée à la tête de plusieurs mairies lui ont permis d&rsquo;avoir accès à d&rsquo;autres formes de financement comme celui des marchés publics. C&rsquo;est aussi un bon moyen de se payer des permanents politiques comme Serge de Beketch, responsable du service communication à Toulon, mais surtout de devenir des interlocuteurs intéressants pour certaines sociétés qui vivent des marchés publics (comme Omnium plastic). Nul doute que si le Front obtient quelques sièges de députés le monde des affaires reconsidérera sa position vis-à-vis du parti de Jean Marie Le Pen, avec tout ce que cela suppose en terme de progression pour le FN.</p>
<p>ENCART : LE FN ET MOON</p>
<p>CEYRAC Pierre, représentant de Causa en France, ancien membre du Comité central du Front national. ancien député du Nord de 1986 à 1988 et député européen. Au sein du Front national, les catholiques intégristes dont Romain Marie menèrent une très forte campagne contre Ceyrac et la secte Moon. Ceyrac a fait partie de la rédaction de nouvel Espoir le journal de Causa, qui lancera Causa en France en 1985.</p>
<p>Fin 1980, les moonistes qui animent une association intitulé Résistance et Solidarité distribuent des tracts anticommunistes. C&rsquo;est à cette époque que des contacts seront pris avec les comités Chrétienté-Solidarité, dont l&rsquo;animateur est Romain Marie, membre à l&rsquo;époque du CNIP, il rejoindra ensuite le Front national. Causa liera aussi des liens avec la rédaction du journal <em>Présent</em>.</p>
<p>En septembre 1983 six dirigeants de Causa sont arrêtés par la police, ils transportaient un stock d&rsquo;affiches signés Comités Chrétienté-Solidarité. Parmi eux Henri Blanchard président de Moon en France.</p>
<p>Le journaliste Jean Marcilly, ancienne éminence grise et biographe de Le Pen (de 1983 à octobre 1984), participe à de nombreuses missions et conférences de Causa.</p>
<p>Le député européen (en 1984) du Front national Gustave Pordéa est un mooniste, tout en étant proche de l&rsquo;ambassade de Roumanie en France. Selon Jean Marcilly CAUSA aurait payé 500 000 $ pour avoir un député européen.</p>
<p>Roland Gaucher, du Front national et ancien rédacteur en chef de <em>National Hebdo</em> (FN), a participé en février 1985 à une conférence de l&rsquo;International Security Council, où participaient aussi des généraux latino et nord-américains sur la menace soviétique dans les Caraïbes</p>
<p><em>Causa</em> publia &laquo;&nbsp;La Vocation spirituelle de la France&nbsp;&raquo;, proche des thèses de la France.</p>
<p>Le siège de <em>Causa</em> et celui de la secte Moon (9 rue de Chatillon 75014 Paris) a été utilisé pour la campagne présidentielle de Le Pen en 1988.</p>
<p>Michel de Rostolan, Cercle Renaissance. Ancien militant d&rsquo;Occident (néo-nazi) puis membre du parti CNIP avant de rejoindre le Front national en 1988. Membre associé de la Ligue mondiale Anticommunisme. Il a été élu conseiller régional d&rsquo;Île de France en mars 1992.</p>
<p>(Sce principale : Jean François Boyer l&rsquo;empire Moon, La découverte, 1986)</p>
<p>ENCART : Candidats Génération Verte RDRP en mars 1993, en gras les membres ou sympathisants du FN</p>
<p>Prénom et Nom Circonscription<br />
Pierre Beteille Montreuil<br />
Jacqueline Lambert Pancrazi Rosny sous Bois<br />
Cécile Pabour Senan<br />
Louise Cartier Noisy le Grand<br />
Christian Dehosse Pontoise<br />
Gérard Lodame Taverny<br />
Simone Guyon Franconville<br />
Brigitte Midoux Argenteuil<br />
Franck Landouch Enghien<br />
Lucette Allier Sarcelles<br />
Jacques Girard Goussainville<br />
Alberto Mondales Versailles<br />
J.F. Cordet Versailles<br />
François Rudolf Le Chesnay<br />
Dominique Hoel Houille<br />
Marie Thérese Bouffard Sartrouville<br />
Marc Honmin Saint Germain en Laye<br />
Catherine Simon Conflans St Honorine<br />
Stéphanie Gasnat Mantes la Jolie<br />
Jacky Grudez Aubergenvielle<br />
Fernand Verdière Rambouillet<br />
Maurice Prost Trappes<br />
Gilbert Dehosse Poissy<br />
Laurent Plomb Chartres<br />
Angeline Glehen Dreux<br />
Jean Claude Gueguen Nogent le Rotrou<br />
Julien Hoel Troyes<br />
Christophe Lemaitre Paris 2<br />
Mauricette Segard Paris 5<br />
Jean Paul Chaudy Paris 6<br />
Roger Johnstone Paris 7<br />
Eliane Povagratopoulos Paris 9<br />
Gérard Alliala Paris 11<br />
Jacques Bouffard Corbeil Essonne<br />
Jean Caze Paris 21<br />
Christiane Dor Arpajon<br />
Solange Fress Longjumeau<br />
Pierre Mogue Orsay<br />
Stéphane Chaton Massy<br />
Virginie Prost Viry Chatillon<br />
Jean Casalongua Draveil<br />
Harry Marguerite Meudon<br />
Jean Peynaud Issy les Moulineaux<br />
Jurgen Davy Chatillon<br />
Jacques Caillaux Antony<br />
Marie Angèle Gerberon Melun sud<br />
Lionel Beard Fontainebleau<br />
Robert Domenech Melun<br />
Breznislaw Kierzkowski Meaux<br />
Jocelyne Michel Meaux<br />
Pascal Billard Claye<br />
Marcel Mares Torcy<br />
Marie Odile Raye Brie-Comte-Robert<br />
Colette Verdiere Troyes<br />
Frédéric Gillet Reims<br />
Corinne Laure Vitry le François<br />
Pierrette Honmin Besançon<br />
Christiane Gosseau Audincourt<br />
Louis Prost Lons le Saulnier<br />
Maryse Verdière St Claude<br />
Christine Verdière Dole<br />
Emmanuelle Flachot Argentans<br />
Giselle Turco Creil<br />
Georges Hilmoine Senlis<br />
Claude Pancrazi Compiègne sud<br />
Albert Ferra Compiègne<br />
Georges Mouillet Clermont</p>
<p>ENCART : FINANCEMENT DU FRONT NATIONAL</p>
<p>1993 1994<br />
Cotisation adhérents 10 700 000 8 195 000<br />
Cotisation élus 5 500 000 4 680 000<br />
Financement public 29 000 000 36 400 000<br />
Dons pers.physiques 13 000 000 11 000 000<br />
Dons pers. morales 470 000 370 000<br />
Contri. partis pol. 60 000<br />
Manifs et colloques 6 600 000 6 800 000<br />
Produits exploitations 1 900 000<br />
Autres produits 4 8000 000 2 300 000<br />
Produits financiers 945 000 2 650 000<br />
Amortissement 1 000 000 500 000<br />
Total 72 000 000 74 800 000</p>
<p>ENCART LISTE DON DES PERSONNES MORALES</p>
<p>1993 1994<br />
Cie bâteaux mouches 250 000 Plastic Omnium 100 000<br />
Plastic Omnium 50 000 SARL GG Conseil 67 000<br />
SARL SMP Joly 44 000 Com sout. Libertés 35 000<br />
SA National Hebdo 24 000 SARL SMP Joly 37 000<br />
AC SRN 92 20 000 SA J.P. Jamet 33 000<br />
AC SES 16 000 Ets. Blanck SA 20 000<br />
SA SARCA Intermarc. 10 000 SOFIBE 12 000<br />
SCI Ray. Expansion 10 000 Gérard Paguez 10 000<br />
SNFI 10 000 Marcel Bouvier 8 000<br />
Frabnce LI XXXX 10 000 SA Sarca Intermarc. 8 500<br />
Rilleux Fait Front 8 000</p>
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		<title>Portrait Emmanuel Ratier &#8211; Printemps 2002</title>
		<link>https://reflexes.samizdat.net/portrait-emmanuel-ratier-printemps-2002/</link>
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		<pubDate>Tue, 30 Nov 2004 12:51:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les nostalgiques]]></category>
		<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Ouvrages, revues et médias]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Ratier]]></category>
		<category><![CDATA[Faits & Documents]]></category>
		<category><![CDATA[National Hebdo]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Parti des Forces Nouvelles (PFN)]]></category>
		<category><![CDATA[Roland Gaucher]]></category>
		<category><![CDATA[Rouen]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Dreschmann]]></category>

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		<description><![CDATA[Avertissement : cet article est extrait d&#8217;un pastiche du bulletin d&#8217;Emmanuel Ratier que REFLEXes a publié à l&#8217;automne 2001 puis au printemps 2002 comme supplément au magazine. En tant que pastiche, cet article met bien sûr un point d&#8217;honneur à copier certains travers de l&#8217;original. Toutes les informations ne sont peut-être pas complétement exactes mais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Avertissement : cet article est extrait d&rsquo;un pastiche du bulletin d&rsquo;Emmanuel Ratier que REFLEXes a publié à l&rsquo;automne 2001 puis au printemps 2002 comme supplément au magazine. En tant que pastiche, cet article met bien sûr un point d&rsquo;honneur à copier certains travers de l&rsquo;original. Toutes les informations ne sont peut-être pas complétement exactes mais notre bonne fois ne peut être prise en défaut. Sa présentation ne peut hélas être conforme à celle du support papier.</em></p>
<p><strong>Illustration vivante de la «grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf», Emmanuel Ratier aligne les déjections écrites depuis des années. Ses travaux offrent la particularité de s&rsquo;appuyer à la fois sur ses relations passées et sur ses très bons contacts avec des représentants du ministère de l&rsquo;Intérieur mais également sur un gros travail de documentation qui fait de lui l&rsquo;héritier proclamé de l&rsquo;antisémite Henri Coston, témoin à son mariage et décédé en août dernier.</strong></p>
<p>L&rsquo;itinéraire politique d&rsquo;Emmanuel Ratier, né le 29 septembre 1957 à Avignon (Vaucluse), commence à Rouen en 1973 au sein du mouvement nationaliste et en particulier du Front de la Jeunesse pour lequel il assume à partir de 1976 la direction du périodique <em>Balder</em>. Selon le nazi pro-irakien Michel Faci, né à Paris le 13 avril 1956, ce fils d&rsquo;un architecte et d&rsquo;une ingénieur chimiste aurait été tenté dans les années 1976-1977 par les Groupes Nationalistes Révolutionnaires, dont M. Faci était lui-même un membre actif, mais serait resté attaché au FJ. Le Front de la Jeunesse est alors l&rsquo;organisation de jeunesse du Parti des Forces Nouvelles (PFN), concurrent direct du Front National de Jean-Marie Le Pen, né le 28 juin 1928 à la Trinité-sur-Mer. On trouve au sein du PFN quelques solides pointures militantes comme Roland Gaucher, à l&rsquo;époque membre du bureau politique du parti. Roland Gaucher, né le 13 avril 1919, intégrera par la suite le FN en 1979 et dirigera <em>National Hebdo</em> à partir de 1984 avant de quitter la direction de cet hebdomadaire puis le parti de Jean-Marie Le Pen par désaccord politique profond. Auteur de deux tomes sur l&rsquo;histoire des nationalistes en France depuis 1945 extrêmement instructifs et remplis d&rsquo;anecdotes &#8211; on y apprend par exemple que Carl Lang, né le 20 septembre 1957, remplaçant de Bruno Mégret à la tête de la délégation générale du FN s&rsquo;est marié suivant un rite païen &#8211; il multiplie les articles critiques contre la ligne politique suivie par Jean-Marie Le Pen et s&rsquo;est particulièrement rapproché de l&rsquo;équipe du journal <em>Militant</em> et des nationalistes-révolutionnaires d&rsquo;Unité radicale. On retrouve ainsi sa signature sur le ste Internet d&rsquo;UR ainsi que dans <em>Résistance !</em> au côté de Christian Bouchet, né en 1955. Il est également très proche de Philippe Randa, avec lequel il a commis un ouvrage sur les «antisémites de gauche» et on peut souvent le voir à la librairie parisienne La Licorne bleue (3 bis, rue Jules Vallès 75011 Paris). Celle-ci est gérée par Thierry Dreschmann, né le 21 février 1963, ancien animateur de la Librairie et de l&rsquo;Æncre, avant que celle-ci ne dépose son bilan et ne se fasse racheter par Gilles Sereau, né à Paris le 27 février 1939, gérant de la boîte de sécurité Ambassy et Gilles Soulas, né le 03 septembre 1955, membre du conseil national du FN-MN, dont une partie des revenus est tirée de l&rsquo;exploitation de minitels roses.</p>
<p>Rouen offre alors un terrain politique de choix pour ces militants nationalistes qui multiplient les initiatives : ouverture d&rsquo;un local rue Saint-André en novembre 1977, meetings variés, participation aux élections universitaires, agressions violentes&#8230; C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs celles-ci qui donnèrent sa véritable réputation au Front de la Jeunesse, ses membres s&rsquo;avérant être parfois de véritables incapables. Ce fut le cas d&rsquo;Arnaud Péritel et Jean-François Hess, dont les apparitions ponctuèrent les années scolaires et universitaires 1974, 1975 et 1976. Le fait d&rsquo;armes de J.-F. Hess fut de se faire attraper à la Faculté de Lettres en mai 1976 avec un cahier recensant l&rsquo;ensemble des militants nationalistes rouennais ainsi que son point de vue porté sur chacun d&rsquo;entre eux.<br />
Mais la principale originalité du Front de la Jeunesse rouennais fut de lancer le mensuel <em>Balder</em>, du nom du dieu scandinave de la Jeunesse et du Renouveau. Dirigé et administré par E. Ratier qui habitait alors rue Étoupée à Rouen, ce journal compta 17 numéros de 1976 à 1979 et fut repris en cours de route par le cercle PAIEN (Pour une Association d&rsquo;Informations et d&rsquo;Études Normandes). E. Ratier est d&rsquo;ailleurs à l&rsquo;époque très proche du GRECE (Groupement de Recherches et d&rsquo;Études pour la Civilisation Européenne) et ne manque pas une occasion d&rsquo;assurer une large publicité aux ouvrages édités par la Nouvelle Droite dont A. de Benoist, né le 11 décembre 1943 à Saint-Symphorien (Indre-et-Loire), est le principal représentant. <em>Balder</em> était alors clairement engagé dans une perspective nationaliste, anticommuniste et paienne, celle-ci se traduisant par l&rsquo;organisation de fêtes du solstice dans la propriété des parents d&rsquo;E. Ratier qui étaient l&rsquo;occasion de s&rsquo;entraîner physiquement. Destiné à la jeunesse, le périodique mêlait brèves politiques, articles et BD ou dessins. Ceux-ci n&rsquo;hésitaient pas à brocarder le chef du concurrent direct du PFN : Jean-Marie Le Pen.</p>
<p>E. Ratier quitte Rouen pour Paris à la rentrée universitaire de 1980 avec une licence obtenue à l&rsquo;université de Normandie et intègre l&rsquo;Institut d&rsquo;Études Politiques de Paris pour deux ans jusqu&rsquo;en 1982. Il rejoint l&rsquo;Union des Étudiants de Droite dont il devient l&rsquo;un des représentants au conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;IEP et dote cette structure militante d&rsquo;un périodique, <em>Réplique</em>, qui compta au moins 26 numéros sous son égide en tant que rédacteur en chef. Fabriqué de façon très artisanale, ce journal était tapé à la machine, photocopié, réduit et mis en page par E. Ratier, emporté par train à Rouen et dupliqué gratuitement chez ses parents. Les cibles privilégiées de <em>Réplique</em> étaient les syndicats de gauche, UNEF et PSA (Pour un Syndicalisme Autogestionnaire), mais également les regroupements libéraux, tel le Collectif des Étudiants Libéraux de France, ou gaullistes, Union Des Étudiants Gaullistes. Cela n&rsquo;empêche pas Emmanuel Ratier d&rsquo;être suppléant d&rsquo;André Danet, chirurgien-dentiste, conseiller général de Seine-Maritime, classé républicain indépendant et candidat UDF aux élections législatives de juin 1981. Cela lui permet d&rsquo;apparaître dans le journal <em>Paris-Normandie</em> et d&rsquo;être présenté comme «un jeune journaliste plein de dynamisme prêt à en découdre avec la gauche». Ce choix n&rsquo;est pas anodin : André Danet avait en effet un fils bien connu d&rsquo;Emmanuel Ratier puisqu&rsquo;Olivier Danet, avant de devenir mercenaire au Liban et en Rhodésie, de faire un séjour en prison et d&rsquo;être recherché par la justice italienne à propos de l&rsquo;attentat fasciste de Bologne qui fit 89 morts, militait avec le Front de la Jeunesse et s&rsquo;était en particulier fait remarquer lors d&rsquo;une attaque contre des militants d&rsquo;extrême gauche rue du Gros-Horloge à Rouen en mars 1976. Mais il fréquente également d&rsquo;autres personnages à l&rsquo;UED de Sciences-Po, que ce soit Patrice Henry Duchene, titulaire d&rsquo;un DESS «Études de marché et d&rsquo;opinion», ancien associé du journal mégretiste Le Français et ancien membre du CSA, Yves Boverro, ancien directeur de cabinet de Bruno Mégret à Vitrolles, Antoine Gabizon, également membre du GUD, Jean-Baptiste Bobin, directeur de cabinet du préfet en région PACA ou Frédéric Sauvegrain, cadre du FN. E. Ratier se fait d&rsquo;ailleurs remarquer avec tout ce petit monde lors de la violente bagarre qui oppose en janvier 1982 des militants de l&rsquo;UED et du GUD à des militants de gauche, affrontement au cours duquel est blessé Gauthier Guillet, adjoint à l&rsquo;urbanisme de B. Mégret à Vitrolles. Cela ne fut d&rsquo;ailleurs pas concluant pour E. Ratier qui choisit sans doute à ce moment là de troquer la barre de fer contre le stylo, ce qui présente évidemment moins de risques physiques&#8230;</p>
<p>Complétant sa formation en sciences politiques par une formation de journaliste au CFJ en 1982, il place quelques papiers au <em>Figaro-magazine</em> qui sort à peine de l&rsquo;influence de la Nouvelle Droite, entre en 1983 au service société de <em>Valeurs actuelles</em> puis à <em>Magazine-Hebdo</em>. Cela lui laisse le temps de travailler à l&rsquo;Anti Defamation League of B&rsquo;nai B&rsquo;rith, organisation juive américaine installée à l&rsquo;époque rue de Rennes et dirigée par Shimon Samuels, actuel responsable européen du Centre Simon Wiesenthal. Ne reculant devant aucun procédé pour gagner sa vie, il se fait embaucher comme consultant pour écrire une étude sur l&rsquo;extrême gauche mais est rapidement identifié et licencié. Il finit par rejoindre <em>Minute</em> en 1984. Il s&rsquo;occupe du secteur Grandes enquêtes &amp; documents et devient le rédacteur en chef de la lettre hebdomadaire confidentielle <em>La Lettre bleue</em> de 1986 à 1987. Représentant FO, il se retrouve en conflit avec la rédaction lors de la tentative de rachat de <em>Minute</em> en juillet 1986 par Yves de Montenay, industriel millionnaire, membre du Club de l&rsquo;Horloge et proche des ultra-libéraux du Parti républicain. Soutenue par E. Ratier, cette candidature se verra opposer un net refus des journalistes de <em>Minute</em>, dont une partie ira créer <em>Le Choc du Mois</em>. Participant à quelques numéros du <em>Spectacle du Monde</em>, du <em>Crapouillot</em>, propriété de Roland Gaucher à cette époque et des Dossiers de <em>National-Hebdo</em>, il finit par rejoindre le groupe de presse des époux Lefebvre, éditeurs de <em>Magazine-Hebdo</em>, qui comprend des titres aussi divers que <em>l&rsquo;Officiel protection-sécurité</em>, dont il devient directeur de la rédaction avec Serge Ferrand comme rédacteur en chef, ou <em>La Tribune parlementaire</em>. Alain Lefebvre, né le 1° avril 1947 dans le XVI° arrt. de Paris fut militant de la Fédération des Étudiants Nationalistes avant d&rsquo;entrer au GRECE et de s&rsquo;intéresser à l&rsquo;univers de la publicité en collaboration avec le journaliste Christian Blachas, animateur de l&rsquo;émission Culture-Pub. De 1989 à 1996, E. Ratier est avec Jean-Claude Valla le principal rédacteur de <em>La Lettre de Magazine-Hebdo</em>, lettre confidentielle qui apparaît comme l&rsquo;ébauche de celle qu&rsquo;il lance en 1996 avec l&rsquo;aide de F. Brigneau, <em>Faits &amp; Documents</em>, qui traite de la vie politique, des parutions périodiques et de l&rsquo;influence supposée des franc-maçons. C&rsquo;est d&rsquo;ailleur un domaine qu&rsquo;il connaît bien puisqu&rsquo;il a été initié à la loge La Nef de Saint Jean de la Grande Loge Nationale Française, à la Garenne-Colombes. Il apparaît ainsi en 1989 comme membre du bureau de la loge, qui a été dissoute par la suite par la GLNF.</p>
<p>Parallèlement à cette activité de journaliste de presse, E. Ratier édite de multiples ouvrages antimaçonniques, «antisionnistes» ou plus récemment anti-antifascistes. Bien implantés au sein de la mouvance nationaliste, ses ouvrages et sa lettre confidentielle jouissent d&rsquo;un soutien qui ne s&rsquo;est jamais démenti, en particulier de la part du Front National dont le journal <em>Français d&rsquo;abord !</em> lui achetait régulièrement des informations. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs sous la plume élogieuse de Damien Barillet, né en 1968, rédacteur en chef et lieutenant de Bruno Mégret qu&rsquo;a été annoncée en décembre 1996 la publication de <em>Faits &amp; Documents</em>.<br />
E. Ratier est néanmoins bien placé pour s&rsquo;assurer une véritable autopromotion au sein du mouvement national puisqu&rsquo;il jouit d&rsquo;une véritable tribune régulière à <em>National-Hebdo</em> sous la signature de Gabriel Lindon. Par le passé, E. Ratier a pu malgré tout s&rsquo;attirer de solides inimitiés par un comportement étrangement opportuniste pour un véritable militant de la cause nationale. C&rsquo;est ainsi que la publication en novembre 1996 par <em>WOTAN</em>, journal des Charlemagne Hammer Skins, d&rsquo;une lettre qui lui était attribuée provoqua sa fureur et une plainte pour diffamation de sa part : «<em>Chers amis de Wotan, je tiens à vous remercier pour votre sympathique envoi. Je suis très enthousiaste de constater que votre combat contre le sous-homme Juif est en bonne voie. WOTAN est un venin redoutable et nos amis sémites ne devraient pas tarder à entreprendre certaines mesures pour limiter les dégâts à son encontre mais tenez bon ! J&rsquo;ai été très peiné de savoir que WOTAN avait été retiré de la vente à l&rsquo;Æncre suite à la répression de la Juiverie française. J&rsquo;espère que vous continuerez plus que jamais la lutte contre tous ceux qui se mettent sur votre chemin, et ce, quels qu&rsquo;ils soient. M.A.J. !</em> » Accusant les CHS dans National-Hebdo d&rsquo;être des faussaires, E. Ratier n&rsquo;avait en fait pas du tout apprécié que ces derniers publient auparavant sa lettre de demande de service de presse que ponctuaient des amitiés sans ambiguité. En retour, <em>WOTAN</em> accusa à son tour E. Ratier d&rsquo;être à l&rsquo;origine du refus de dépôt-vente de la revue par l&rsquo;Æncre, refus dont le motif officiel était une saisie du journal par la police. Les principaux actionnaires de l&rsquo;Æncre étaient à cette époque Thierry Dreschmann et Philippe Randa, dont l&rsquo;amitié pour l&rsquo;écrivain nationaliste anti-skinheads Jean-Paul Bourre ne s&rsquo;est jamais démentie. Les CHS portaient alors ce jugement sur E. Ratier : «<em>Qui est Ratier ? Rien, si ce n&rsquo;est un «pseudo-universitaire», un «historien» à deux sous qui se prend pour le David Irving français, un affabulateur mythomane [...] dont l&rsquo;intérêt est de rester un individu respectable, histoire de fourguer ses bouquins de merde aux bibliothèques des mairies FN. Il est intéressant de remarquer comment un «antijuif» tel que M. Ratier va se plaindre auprès d&rsquo;un agent de ZOG.</em>»<br />
Et de conclure : «<em>L&rsquo;ensemble des CHS lance un appel national à tous nos lecteurs afin d&rsquo;obtenir l&rsquo;adresse personnelle de M. Emmanuel Ratier afin qu&rsquo;il lui soit donné l&rsquo;occasion de nous démontrer en personne et au plus vite si le gratte-papier scribouillard de merde qu&rsquo;il est a autant de courage en actes qu&rsquo;en paroles</em>&#8230;» Les CHS ne semblent pas avoir su à l&rsquo;époque que les deux adresses officielles d&rsquo;E. Ratier sont situées rue Creuvier à Rouen et rue de Maubeuge dans le neuvième arrt. de Paris, cette dernière étant au nom de Véronique Malandain, mais qu&rsquo;il est également courant de le rencontrer dans le quartier de la rue Daguerre dans le XIV° arrt.. L&rsquo;arrestation début 1997 des principaux animateurs de ce réseau néo-nazi, en particulier le Marseillais réfugié à Londres Hervé Guttuso, n&rsquo;a pu que réjouir E. Ratier.</p>
<p>De fait, sa principale limite semble être son ambition démesurée, alimentée par un ego surdimensionné. Cela se traduit par des lettres d&rsquo;autopromotion dithyrambiques qui alignent les petites phrases à la gloire de ce «grand journaliste indépendant» : lettre de remerciement et félicitations de Jean-Marie Le Pen, louanges de F. Brigneau, <em>Réfléchir &amp; Agir</em> ou <em>Haute Protection</em>, revue du «capitaine» Paul Barril. Cette ambition le pousse également à produire des livres dont il sait parfaitement qu&rsquo;ils en feront un auteur incontournable au sein du courant nationaliste, même si son travail n&rsquo;est souvent qu&rsquo;un réchauffement de la soupe élaborée par le défunt Yann Moncomble. Mais E. Ratier rêve également d&rsquo;une véritable reconnaissance par ses ennemis, ce qui explique ses sempiternelles jérémiades sur le pillage dont il serait victime, les «attaques» dont il serait la cible ou les très nombreuses informations sur les mouvements nationalistes contenues dans <em>Faits &amp; Documents</em>. E. Ratier n&rsquo;a jamais hésité à sacrifier les siens pour son propre intérêt particulier. Cela le pousse d&rsquo;ailleurs à être prudent plutôt que téméraire et à racheter à l&rsquo;agence Sygma tous les clichés pris lors de l&rsquo;université d&rsquo;été 1998 du FN sur lesquels on pouvait ne serait-ce que l&rsquo;apercevoir. Pour autant, il sait ménager son milieu et il a fait preuve de la plus haute circonspection dans la crise qui a secoué le mouvement national fin 1998. Lié aux «putchistes» menés par Bruno Mégret, comme par exemple Jean-Claude Bardet qui était un invité particulier à son mariage et n&rsquo;a jamais caché son mépris pour Le Pen qu&rsquo;il considère depuis longtemps comme dépassé, il a dans un premier temps accusé le coup. Désaffection du public, baisse des réabonnements, querelle avec Le Pen lors d&rsquo;un banquet des directeurs de presse nationalistes, suppression de sa rubrique dans <em>National-Hebdo</em>&#8230; 1999 a été indéniablement une année difficile. Mais Ratier a réussi à rétablir la barque et a retrouver une situation comparable à l&rsquo;avant-scission. On a pu le voir aux BBR 2000 et 2001 et il a repris sa rubrique de <em>National-Hebdo</em> sous le pseudonyme de Michel Limier. Signe de ce rapprochement avec les lepénistes, il est intervenu lors du dernier conseil scientifique du FN début décembre. Il a par ailleurs resserré les rangs avec les autres directeurs de presse en lançant l&rsquo;année dernière avec Jean-Claude Varanne (National-Hebdo), Serge de Beketch (Libre Journal de la France Courtoise), Camille Galic (Rivarol) et Claude Giraud (Monde &amp; Vie) un appel au gouvernement pour que celui-ci revienne sur sa décision d&rsquo;accorder une subvention de 15 millions de frs à l&rsquo;<em>Humanité</em> ainsi que sur la suppression de l&rsquo;aide de 700000 frs à <em>Présent</em> décidée en 1997 par Jack Lang. Il a par ailleurs eu le plaisir de voir ses ouvrages sortir de la sphère européenne grâce à l&rsquo;édition en langue arabe de deux ouvrages consacrés aux organisations juives (Betar et B&rsquo;nai B&rsquo;rith). Il le doit à la petite maison d&rsquo;édition Dar Tlass, propriété du très antisémite général syrien Mustapha Tlass, ministre de la Défense de son pays et vieux contact des néo-fascistes français (cf <em>REFLEXes</em> n°51). Par ailleurs, la mort récente d&rsquo;Henri Coston fait de lui à présent le seul archiviste de la droite nationaliste ce qui devrait bien arranger ses affaires, même si les archives en tant que telles lui ont échappé.</p>
<p>Signe que cet homme est éclectique, on a pu le voir cet été au Pakistan visiter les Kalash, petit peuple d&rsquo;origine indoeuropéenne persécuté par le gouvernement pakistanais ou cet automne faire l&rsquo;indien sous un tipi du côté de Pontoise tout en gardant un oeil sur le groupe informel de rencontres qu&rsquo;il a mis sur pied le dernier lundi de chaque mois&#8230; Mais lorsqu&rsquo;on est franc-maçon et que l&rsquo;on a travaillé pour l&rsquo;ADL, on sait tout faire&#8230;</p>
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		<title>Notes de lecture</title>
		<link>https://reflexes.samizdat.net/notes-de-lecture-2/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Apr 2002 09:14:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Ouvrages, revues et médias]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Randa]]></category>
		<category><![CDATA[Roland Gaucher]]></category>

		<guid isPermaLink="false"></guid>
		<description><![CDATA[Ce livre est paru l’année dernière. Ce n’est donc pas en raison de son actualité que nous en faisons la critique. Par contre il est clair que son sujet est politiquement intéressant… R. Gaucher et P. Randa sont deux figures connues de l’extrême droite française, quoique d’inégale valeur.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>R. Gaucher &amp; P. Randa, <em>Les « antisémites » de gauche</em><strong>,</strong> Éditions Déterna, 434 p., 225 frs</p>
<p>Ce livre est paru l’année dernière. Ce n’est donc pas en raison de son actualité que nous en faisons la critique. Par contre il est clair que son sujet est politiquement intéressant… R. Gaucher et P. Randa sont deux figures connues de l’extrême droite française, quoique d’inégale valeur. R. Gaucher est un vieux militant, de gauche avant guerre et collaborationniste sous Pétain. Ayant repris une activité de journaliste à partir des années 1950, il a fréquenté tous les courants nationalistes français avant d’atterir durant les années 1980 au FN et de le quitter il y a trois ans. Doté d’une bonne plume, ses livres sur le parti communiste, le réseau Curiel ou les nationalistes en France sont d’un certain intérêt pour comprendre le point de vue néo-fasciste sur certains problèmes politiques. P. Randa est une autre pointure : fils d’écrivain, il tente vainement d’être écrivain lui-même. De fait son « oeuvre » reflète une ambition démesurée et mal satisfaite. Elle compte quelques ouvrages politiques et de nombreux « polars » dont la médiocrité ferait frémir n’importe quel lecteur blasé de SAS (nous vous conseillons <em>L’assassin sentimental</em> paru chez Fleuve noir en 1987, un must du genre !). L’ouvrage qui nous occupe reflète ce déséquilibre entre un certain talent et une réelle médiocrité. Le sujet est pourtant, répétons-le, intéressant. Quelle est en effet la place de l’antisémitisme au sein des courants politiques se réclamant de gauche ? Le livre y répond peu ou mal dès lors que ses auteurs tentent par tous les moyens d’accréditer la thèse que l’antisémitisme est uniquement de gauche. Las ! Le livre est surtout basé sur ce que les deux auteurs ont pû récolter dans la presse et les passages sur La Vieille Taupe, sur le conflit Daeninckx-Quadruppani-Perrault ou sur Action Directe montrent qu’on est loin du compte. Les éléments les plus solides du livre sont alors ceux qui portent sur les thèmes de référence des auteurs, comme l’antisémitisme en URSS pour R. Gaucher, pour autant que l’on considére comme lui le stalinisme comme de gauche, ce qui est fort douteux. Mais ces passages n’ont rien de novateur et dénoncent un phénomène identifié depuis les années 1960 par tous les antistaliniens convaincus. Aussi le livre jette-t-il en pâture des dizaines de noms pour mieux attirer le client et compenser cette faiblesse intrinsèque. Il est évident que cela ne suffit pas et que ce livre est un mauvais livre. Un de plus venant de ce courant politique serions-nous tentés d’écrire…</p>
<p>George L. Mosse,</p>
<p><em>L’image de l’Homme &#8211; L’invention de la virilité</em><strong>,</strong></p>
<p>Abbeville Press, 219 p., 139 frs</p>
<p>Cet ouvrage est le dernier au sens propre du terme de ce grand historien américain et c’est également le seul traduit en français. Cette situation n’est sans doute pas pour déplaire à quelques historiens français qui n’ont pas hésité à le piller pour s’assurer une petite notoriété. Discrètement, G. Mosse est en effet sans doute l’un de ceux qui aura le plus contribué à rendre compréhensible ce siècle qui s’achève et qui a commencé par une boucherie. De fait, G. Mosse a particulièrement travaillé sur la première guerre mondiale, montrant en quoi elle plongeait ses racines dans la révolution française et en quoi le phénomène de « brutalisation » qu’elle a inauguré en Europe explique très largement les catastrophes successives, de la deuxième guerre mondiale aux politiques d’élimination politico-raciales. Dans cet ouvrage, il essaie là-aussi de pratiquer une véritable généalogie de la virilité moderne et de l’image de l’Homme. Celle-ci est en effet une invention moderne, qui ne remonte certainement pas au-delà du XVIII° siècle et est directement issue de la montée en puissance de la bourgeoisie européenne. À partir de là, ses avatars ont été extrêmement nombreux, du soldat moderne au « nouvel homme » fasciste, tout comme l’ont été ses contre-modèles. Nous nous trouvons actuellement à une croisée des chemins, à un moment historique où l’image de l’Homme telle que la cerne G. Mosse est sans doute à nouveau en train de changer. Cet ouvrage nous aide à comprendre quel peut être sa mutation future…</p>
<p>Claude Guillon,</p>
<p><em>Le siège de l’âme &#8211; Éloge de la sodomie</em><strong>,</strong></p>
<p>Zulma, 207 p., 89 frs</p>
<p>Tous les deux ou trois ans, Claude Guillon nous offre un livre qui compense toutes les stupidités publiées à longueur d’année par des éditeurs incontinents. « Politiques » ou « littéraires » &#8211; quoique l’auteur réfute ce terme &#8211; ses ouvrages viennent gratter notre temps là où il a mal et sont simplement jubilatoires. <em>Le siège de l’âme</em> ne déroge pas à cette règle. La sodomie n’y est pas qu’un prétexte littéraire et C. Guillon traite réellement de cette pratique amoureuse dans son livre. Mais c’est pour mieux nous entraîner dans des perspectives critiques sur les rapports amoureux actuels, l’ordre moral religieux ou tout simplement quelques exercices de saine érudition. Le lecteur ou la lectrice averti(e) ne manqueront pas d’enchaîner avec d’autres opuscules du personnage, en particulier <em>De la Révolution</em> et <em>42 bonnes raisons pour les femmes de m’éviter</em>.</p>
<p>Noam Chomsky,</p>
<p><em>Responsabilités des intellectuels</em><strong>,</strong></p>
<p>Agone éditeur, 167 p., 68 frs</p>
<p>Nul besoin de présenter Noam Chomsky. Linguiste de renom, militant libertaire, il est l’un des intellectuels américains les plus contestés dans son pays et en France. Refusant de transiger avec la notion de liberté d’expression quelles que soient les idées exprimées, il s’est attiré les foudres de nombreux intellectuels français dans les années 1980 pour avoir soutenu R. Faurisson et ses acolytes négationnistes contre la machine judiciaire étatique. Cela lui valut un ostracisme caractérisé qui n’a été levé que très récemment par <em>Le Monde</em>. Ses ouvrages politiques sont pourtant d’une lucidité exemplaire et valent bien à eux seuls les oeuvres complètes de B.-H. Lévy gravées dans du marbre en trois exemplaires. Le présent ouvrage revient sur la complicité de la quasi totalité des intellectuels avec les pouvoirs en place et démontre que ceux-ci ne sont en général que les porteurs de l’idéologie dominante, en l’occurence libérale. Des auteurs français ont pu traiter ce sujet par rapport à notre pays, c’est en particulier le cas de J.-P. Garnier ou Louis Janover. N. Chomsky en présente la facette américaine et même s’il n’y a rien pour vraiment nous surprendre dans ce petit livre, ces quelques vérités méritent d’être lues.</p>
<p>René Berthier,</p>
<p><em>Israël-Palestine. Mondialisation et micro-nationalismes</em><strong>.</strong></p>
<p>Editions Acratie, 1998.</p>
<p>Rares sont les livres écrits par des libertaires qui traitent de questions internationales autres que celles ayant trait au mouvement anarchiste. Ceux de René Berthier font partie des exceptions. Ce militant suit de près la situation au Proche-Orient, les problèmes géopolitiques qu’elle sous-tend et la manière dont le nouvel ordre mondial s’organise.</p>
<p>Les éditions Acratie ont publié son dernier travail sur le sujet : <em>Israël-Palestine. Mondialisation et micro-nationalismes</em>. Il ne s’agit en aucun cas d’une énième histoire de l’État hébreu ou du conflit israélo-palestinien : l’ouvrage constitue plutôt une synthèse des questions soulevées par ce conflit. Berthier soumet au crible de son analyse libertaire les forces en présence et leurs politiques respectives. Autre originalité du livre : le postulat que l’État d’Israël doit être appréhendé avec les critères d’analyse couramment appliqués à n’importe quel État. Seulement cette région du monde et cette lutte entre deux «micro-nationalités» sont, comme l’écrit l’auteur «le centre de gravité d’antagonismes internationaux qui dépassent largement les protagonistes directs», et il faut voir dans ce conflit «l’illustration parfaite, jusqu’à la caricature, d’un type de rapport instauré entre métropoles industrielles et pays dominés».</p>
<p>Berthier a saisi l’importance des tensions et des luttes de pouvoir qui règnent dans les deux camps. Au fil des décennies, les rapports de force évoluent. Avant les années 1980, peu d’islamistes soutenaient la cause palestienne. Israël a encouragé cette résistance croyante qui faisait contrepoids à l’OLP, et qui permettait ainsi à l’État hébreu de se proclamer rempart contre l’islamisme. Ces manoeuvres et la manière dont le religieux s’est emparé de la lutte palestienne radicale sont bien décrites dans le livre. Berthier retrace la genèse des accords de paix. Il explique que des divergences profondes (dues à des différences de classes) entre Palestiniens de l’intérieur et Palestiniens de l’extérieur ont affaibli le poids d’Arafat. Israël, en position de force face à l’OLP, pouvait signer les accords d’Oslo. Ces «accords de dupe» profitent à Israël qui a mis sous son joug l’économie palestienne : dominé économiquement et en situation difficile, Arafat a muselé ses opposants, et des luttes internes minent la société palestienne.</p>
<p>Des conflits de classes perdurent aussi en Israël. Berthier rappelle que la création de l’État hébreu concernait avant tout les Ashkénazes. Les Juifs orientaux (sépharades) sont désormais plus nombreux. Pourtant, les Ashkénazes détiennent l’essentiel du pouvoir politique, militaire, économique et culturel. Cette appropriation suscite des tensions entre les deux communautés. L’auteur souligne l’importance de la question démographique en Israël depuis cinquante ans, chiffres officieux à l’appui, et il en analyse les enjeux. La lutte pour la terre est aussi fondamentale et quotidienne. Berthier dresse un petit historique des méthodes utilisées par les Israéliens depuis 1896 : achat, expropriation, expulsion… Mais la politique sioniste (et c’est en cela qu’elle diffère du colonialisme classique) ne vise pas seulement à exploiter la terre, elle a pour objectif de chasser les populations autochtones. Aujourd’hui, une des méthodes consiste à créer des colonies de peuplement sur des territoires convoités afin d’inciter les Palestiniens à partir. Pour comprendre l’attachement d’Israël à certains territoires, il faut savoir que l’eau représente un enjeu vital pour ce pays. La grande majorité de la consommation en eau vient des territoires annexés depuis 1948 ou de pays voisins.</p>
<p>Beaucoup d’autres points sont abordés dans le livre. En s’appuyant sur deux textes sionistes, Berthier traite de la politique israélienne vis-à-vis des États voisins et de ses adversaires. L’auteur se penche aussi sur les forces politiques présentes en Israël, et notamment sur la place des colons fanatiques. Il explique l’importance et les raisons du soutien politique et économique des États-Unis. À partir des travaux des nouveaux historiens israéliens, il revient sur «l’exode» soi-disant volontaire des Palestiniens ; il démonte ce mythe, fruit de la propagande israélienne.</p>
<p>Ce livre constitue donc un travail solide. Il traite de nombreux thèmes et apporte des éléments souvent occultés qui permettent de mieux saisir les ressorts de ce conflit. On peut regretter le côté patchwork, et il manque peut-être un fil conducteur plus explicite. Cependant, et c’est là sa force, Berthier analyse avec clairvoyance les deux camps. Il dépasse les considérations purement idéologiques pour montrer l’importance des facteurs économiques et la soif de pouvoir de certains. Car une nouvelle fois, les peuples se retrouvent dominés et exploités.</p>
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