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	<title>REFLEXes &#187; Thor Steinar</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Les autonomes nationalistes en Allemagne/ Méfiez-vous des imitations !</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 16:04:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans l’extrême droite allemande, cohabitent deux tendances contraires qu’il importe de différencier. D’une part, une tendance forte avec une volonté de coopération qui gravite autour du NPD (Nationale Partei Deutschland). Dans cette mouvance, différents acteurs et groupes néonazis sont intégrés, et diverses actions parlementaires et extra-parlamentaires ont fusionné. D’autre part, un nombre considérable de néonazis [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans l’extrême droite allemande, cohabitent deux tendances contraires qu’il importe de différencier. D’une part, une tendance forte avec une volonté de coopération qui gravite autour du NPD (Nationale Partei Deutschland). Dans cette mouvance, différents acteurs et groupes néonazis sont intégrés, et diverses actions parlementaires et extra-parlamentaires ont fusionné. D’autre part, un nombre considérable de néonazis qui se refusent à une politique considérée comme bourgeoise et persistent dans des formes d’organisation autonomes. Depuis quelques années, cette tendance connait une croissance importante du nombre de ses militants ; militants qui par ailleurs n’adoptent pas la panoplie du parfait facho.Ils portent des vêtements noirs, leurs banderoles et leurs slogans sont très offensifs et pleins d’anglicismes, et ils cherchent volontiers la confrontation avec la police et les antifascistes. Par le look qu’ils arborent, ils cherchent à s’approprier un style généralement associé à l’extrême gauche, et par conséquent, il est difficile de les différencier, au premier coup d’œil, des autonomes et des antifascistes. Ils se désignent souvent eux-mêmes comme autonomes nationalistes. Dans la première moitié des années 1990, un certain nombre d’organisations néonazies ont été interdites en Allemagne, leurs militants ont alors été contraints de s’organiser en petits groupes informels sans statut officiel (dits « organisation sans organisation ») et à se connecter en réseaux. Si la notion d’autonomes nationalistes, apparue à cette période, a été remplacée par celle de « nationalistes libres » ou de « forces libres » dans un premier temps, elle est réapparue au début des années 2000, avec un sens modifié. Ces différents groupes et activistes néonazis propagent une politique strictement antiparlamentaire, choisissent des formes de lutte radicales et refusent et combattent les tentatives de récupération d’une « NPDVolksfront-Politik » (« politique de front populaire du NPD »). Les spécificités des autonomes nationalistes ne sont pas idéologiques, mais axées principalement sur les formes d’action et d’apparition qu‘ils adoptent ainsi que sur leur tenue, toutes empruntées à l‘extrême gauche. La tenue de rigueur se compose de vêtements noirs, de casquettes, de baskets, de lunettes de soleil et ainsi accoutrés, les militants se masquent également volontiers. Sur leurs banderoles comme sur leurs tracts, on peut voir des symboles de gauche, récupérés et parfois détournés, et pendant les manifestations, ils forment très souvent un black bloc. Ainsi, visuellement, ils se différencient fondamentalement de l’image « Biedermeier »(petite-bourgeoise) du NPD aussi bien que de l’image traditionnelle de la scène skinhead. Le but qu’ils poursuivent est clair : c’est une tentative visant à attirer et à mobiliser la nouvelle jeune génération et à créer le néonazi moderne.</p>
<p><em>« Peu importe quelle musique les gens écoutent, ou comment ils portent leurs cheveux ou quelles fringues ils mettent. Il s’agit plutôt de s’infiltrer et d’utiliser des franges de la jeunesse et de la société pour arriver à nos fins. »</em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatio4-79f19.gif"><img class="aligncenter wp-image-1375" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatio4-79f19.gif" alt="totonatio4-79f19" width="600" height="305" /></a></p>
<p>Les modifications sémantiques ont le même but : s’adresser à un public qui n’était pas, jusqu’ici, réceptif à l’idéologie de l’extrême droite. La ressemblance avec l’extrême gauche et ses codes et en particulier avec les autonomes est loin d’être le fruit du hasard : elle est tout à fait voulue et recherchée. C’est une tendance qui attire la jeunesse et en même temps un mode de camouflage grâce auquel les néonazis échappent aux attaques et à la chasse qui leur est faite. Idéologiquement, les autonomes nationalistes restent très superficiels. Aucun document fondateur n’existe, qui pourrait représenter une base idéologique de cette mouvance. Même s’ils soulignent en permanence qu’ils s’inspirent du mouvement national-révolutionaire des années 1920, il est rare de trouver une vraie relation à cela dans leur argumentation.<br />
Les références à l’idéologie des gauchistes du NSDAP, aux frères Strasser, à Gottfried Feder et au jeune Goebbels restent tout aussi nébuleuses. Certes, les autonomes nationalistes reprennent la question sociale et s’autoproclament fers de lance d’un anticapitalisme populiste, mais il s’agit là d’une tendance globale qui se dessine dans l’extrême droite en Allemagne, et non d’une nouvelle tendance dont il serait les instigateurs.</p>
<p><em>« Le bloc national-révolutionaire et noir ne se différencie pas principalement par son apparence physique d’avec les autres participants de la manifestation, mais par les contenus et actions révolutionnaires (blocus, occupations et refus etc.) : nous ne croyons pas que le système capitaliste peut être réformé ou amélioré &#8211; le système prédominant est l’erreur et doit être remplacé par une nouvelle forme de société, libre, juste, nationale et sociale. »</em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatio3-a098c.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-1376" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatio3-a098c.gif" alt="totonatio3-a098c" width="226" height="257" /></a></p>
<p>Pour conclure, on peut noter que l’apparition des autonomes nationalistes marque surtout l’émergence d’une nouvelle génération de néonazis, relookés. Idéologiquement, on ne constate pas de changement radical de paradigme. En Allemagne, il existerait environ 30 à 40 groupuscules d’autonomes nationalistes plus ou moins actifs. Le premier a été fondé, en 2002, à Berlin, par des militants de la mouvance de la Kameradschaft Tor. Aujourd’hui, on trouve l’épicentre des autonomes nationalistes à Dortmund et dans la région de la Ruhr. Depuis 2004, chaque année, au 5 septembre, des militants proches de la Nationaler Widerstand Dortmund organisent une journée nationale contre la guerre avec une manifestation à Dortmund. Cette année, 700 néonazis, pour la plupart des autonomes nationalistes, ont pris part à cette manifestation. Les antifascistes étaient dix fois plus nombreux…</p>
<p><em>« Organisez le black bloc national ! Bientôt il n’y aura plus ni droite ni gauche ! Alors, il ne restera que les autonomes nationalistes. »<br />
« Pour en finir avec la justice d’opinion, liberté pour tous les nationalistes ! »<br />
« Ensemble contre le capitalisme ! Pour un socialisme national ! »<br />
« Celui qui n’est pas son propre maître, restera toujours valet !<br />
Combattez la terreur de gauche ! »</em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatio2-f90fe.gif"><img class="alignleft wp-image-1377 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatio2-f90fe.gif" alt="totonatio2-f90fe" width="445" height="265" /></a><br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatio1.gif"><img class="alignright wp-image-1378" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatio1.gif" alt="totonatio1" width="600" height="263" /></a></p>
<p><strong><a href="http://nopasaran.samizdat.net" target="_blank">No Pasaran</a> n°76 octobre/novembre 2009</strong></p>
<p><strong>La réalité du phénomène en France</strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/symbole-france-toto-b90ce.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1379" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/symbole-france-toto-b90ce.jpg" alt="symbole-france-toto-b90ce" width="142" height="115" /></a></p>
<p>Longtemps le phénomène ne s’est répandu qu’en Allemagne. Il se développe à présent très largement dans certains pays d’Europe de l’Est et même en Russie, avec un réseau de boutiques sur internet pour acheter la tenue complète du parfait Nationaliste Autonome, développant de nouveaux codes vestimentaires et des marques propres à ce mouvement, un peu comme cela avait pu se faire avec <a href="http://reflexes.samizdat.net/thor-steinar-tas-le-look-facho/">Thor Steinar</a>. Participent à ce succès aussi bien la fascination pour le nationalisme allemand de la part de jeunes générations à la mémoire courte que l’efficacité des VRP « autonomes » dans des pays d’Europe centrale considérés comme une terre d’influence allemande. En comparaison, le concept des nationalistes autonomes reste très marginal en France.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatiofrance-edcad.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1380" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/totonatiofrance-edcad.jpg" alt="totonatiofrance-edcad" width="272" height="238" /></a></p>
<p>À titre d’exemple, il ne reste plus qu’un seul site internet accessible aujourd’hui &#8211; novembre 2009 &#8211; revendiquant cette appellation, au demeurant peu alimenté et au contenu politique très léger. D’une façon générale, on peut donc dire que le courant « nationaliste autonome » en France ne prend pas. Cela n’a pourtant pas été faute d’essayer de la part de certains. C’était en effet clairement l’axe de développement choisi par Pro Patria en 2006-2007. Le groupuscule parisien, composé très largement de « vieux » militants fit en effet quelques apparitions avec un look calqué sur les NA d’outre-Rhin et développa un style graphique qui en était directement inspiré, en particulier par le choix du drapeau noir.</p>
<div id="attachment_1381" style="width: 520px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/0002-b5bf0.jpg"><img class="wp-image-1381 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/0002-b5bf0.jpg" alt="Pro Patria avec Arnaud Derville en tête" width="510" height="341" /></a><p class="wp-caption-text">Pro Patria avec Arnaud Derville en tête</p></div>
<p>Le tout était relayé par le blog Zentropa qui jouait ainsi le rôle de principal relais médiatique francophone de la scène nationaliste autonome européenne. Mais Pro Patria a fait long feu et il n’existe aucune perspective de développement pour ce courant en France. Depuis deux ans, seules deux actions ont été revendiquées par des militants se revendiquant « nationalistes autonomes », à savoir un rassemblement « anticapitaliste » en 2008 contre les traders à la Défense et une manifestation menée au pas de course dans les rues de Paris contre l’entrée de la Turquie en Europe. A chaque fois, il n’y avait pas plus d’une quinzaine d’individus présents. Par ailleurs, des militants nationalistes lorrains ont bien utilisé ce terme lors d’une apparition publique en 2009 mais sans pour autant donner le sentiment de revendiquer une filiation avec le modèle allemand. L’échec de la greffe peut recevoir une multitude d’explication. À l’évidence, la grande majorité des jeunes nationalistes français ne semblent pas prêts pour l’instant à abandonner le folklore et les références culturelles traditionnelles du milieu faf français. Bien que l’on puisse noter une certaine évolution dans la représentation et les symboles depuis une dizaine d’années, la rupture qu’implique ce courant politique est sans doute trop radicale pour être adoptée par le plus grand nombre. Par ailleurs, malgré les apparences, l’influence allemande est relativement marginale au regard d’autres influences étrangères au premier plan desquelles il faut citer l’influence italienne avec la scène « non conforme » autour de Zetazeroalfa et des centres occupés, en particulier à Rome. On retrouve cette influence aussi bien chez les Identitaires que dans d’autres milieux, en particulier ceux qui gravitaient autour de Pro Patria, et elle sous-tend très largement ce que diffuse la petite équipe italo-parisiano-quebecquoise qui anime Zentropa. Pas de quoi donc sonner le tocsin, surtout si l’on compare ce phénomène avec d’autres comme la montée en puissance de l’influence des stades de foot sur les milieux néo-fascistes européens.</p>
<p><strong>REFLEXes</strong></p>
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		<title>Thor Steinar : T’as le look facho !</title>
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		<pubDate>Thu, 22 May 2008 18:44:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
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		<category><![CDATA[Ouvrages, revues et médias]]></category>
		<category><![CDATA[néo-nazis]]></category>
		<category><![CDATA[Thor Steinar]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis plusieurs années, les militants et sympathisants néo-nazis allemands tendent à délaisser le look skinhead classique au profit d’un nouveau style vestimentaire plus discret et plus « tendance ». Parmi les marques fafs les plus populaires dans la scène nazie, on trouve Thor Steinar. Depuis plusieurs années, les militants et sympathisants néo-nazis allemands tendent à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis plusieurs années, les militants et sympathisants néo-nazis allemands tendent à délaisser le look skinhead classique au profit d’un nouveau style vestimentaire plus discret et plus « tendance ». Parmi les marques fafs les plus populaires dans la scène nazie, on trouve Thor Steinar. Depuis plusieurs années, les militants et sympathisants néo-nazis allemands tendent à délaisser le look skinhead classique au profit d’un nouveau style vestimentaire plus discret et plus « tendance ». Parmi les marques fafs les plus populaires dans la scène nazie, on trouve Thor Steinar. Cette marque permet aux activistes d’extrême droite de s’habiller avec des vêtements de bonne qualité et plus classiques tout en continuant à afficher leurs idées, mais de façon plus subtile et codée, que seuls les adhérents et sympathisants d’extrême droite peuvent déchiffrer. Elle permet ainsi aux nationalistes de passer inaperçus dans la foule. La marque s’est rapidement implantée dans de <a href="http://reflexes.samizdat.net/nazis-shops/">nombreux magasins d’extrême droite</a>. Au fil du temps il est devenu impossible d’assister à un rassemblement en Allemagne sans voir ses participants porter ostensiblement cette marque. Mais Thor Steinar a réussi aussi à sortir de la sphère néo-nazie et à toucher le marché traditionnel des marques de vêtements sportswears. Des célèbres magasins de vêtements de sports ou des grands centres commerciaux se sont également mis à vendre cette marque, au point que de nombreuses personnes aujourd’hui ont adopté cette marque sans en connaître l’origine. <strong>Logo runique</strong> Le premier logo de Thor Steinar était composé d&rsquo;une combinaison de deux runes, la rune Tyr (rune de la mort) et la rune Gibor aussi appelée Wolfsangel. Ces deux runes ont été utilisées sous le III ème Reich comme insignes pour les écoles de formations de cadres des SS. Le Wolfsangel est précieux pour les néo-nazi puisque c’était l’un des symboles de la division Das Reich, mais également des unités Werwolf, ces petits groupes terroristes qui, à la fin de la seconde guerre mondiale en Allemagne, commettaient des attentats contre les alliés. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/05/1erlogoThorSteinar.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1157" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/05/1erlogoThorSteinar.jpg" alt="1erlogoThorSteinar" width="133" height="150" /></a> Cette utilisation des runes est très fréquente chez Thor Steinar. Les runes sont une forme d’écriture du Nord de l’Europe, assez mal connue, récupérée depuis plusieurs années par les néo-nazis qui voient dans cette antique forme d’expression les traces de leurs « mythiques racines germano-nordiques ». Le logo si particulier de Thor Steinar rappelle également celui de l’organisation Thule-Seminar de Pierre Krebs (membre de la Nouvelle Droite Française qui fonda un cercle de réflexion en Allemagne). Sur certains vêtements de la marque Thor Steinar, on peut voir également l’inscription « Ultima Thule », qui désigne une terre mythique, au Nord de l’Europe. Ce mythe remonte à l’époque de la Grèce Antique : un marin grecque affirme avoir découvert cette terre merveilleuse : l’Ultima Thule (il aurait en fait probablement découvert l’Islande). Ces t-shirts et sweats de la série « Ultima Thule » sont très populaires, certains y voyant une référence au groupe de rock suédois d’extrême droite du même nom . La marque Thor Steinar joue également la provocation avec des T-Shirts aux motifs et slogans clairement ambigus : par exemple, le T-shirt « Ski Heil ! » rappelant fortement le salut nazi « Sieg Heil » ou encore l’inscription « Nordmark »sur certains vêtements alors même qu’un camp d’éducation et de travail de la SS à Kiel portait ce nom. Thor Steinar a également mis en vente des sweat shirts avec le titre « No Inquisition ». Le motif du dos représente un aigle attrapant entre ses serres un poisson, symbole du christianisme. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/05/noinquisition-58f09.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1158" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/05/noinquisition-58f09.jpg" alt="noinquisition-58f09" width="433" height="382" /></a> Ce logo a été déposé par Jürgen Rieger, avocat de mouvements néo-nazis, en janvier 2003. Cet homme fait également parti du NPD (Parti National-Démocratique allemand) et de la « Wiking-Jugend e.V. », interdite depuis. Dans son ensemble, le milieu néo-nazi allemand a plutôt bien accueilli cette marque « identitaire », discrète, alors peu connue des antifas. De plus, l’idée qu’acheter Thor Steinar représente un véritable acte militant et apporte un soutien financier à la cause s’est répandue dans les milieux d’extrême droite. Dans ses conditions la marque fut rapidement adoptée par toutes les mouvances nationalistes et néo-nazies. <strong>A l’origine</strong> Le 9 octobre 2002, Axel Kopelke fait enregistrer au niveau international la marque Thor Steinar et son logo. Axel Kopelke et Uwe Meusel deviennent les gérants de MediaTex GmbH (Thor Steinar-Vertrieb). Selon les antifascistes, Kopelke est en contact avec la scène d’extrême droite. Il a été vu à des « völkischen Sonnenwendfeiern », au côté du barde néonazi Frank Rennicke ainsi qu’à une NPD-Reichsgründungsfeier en 2000 dans un petit village du nom de Frieders. Il est également en contact avec l’ancien cadre néonazi Carsten Szczepanski. Kopelke a commencé dans les affaires en 1997, en investissant dans le magasin « Explosif » dans le Bahnhofstrasse à Königs Wusterhausen. Ce magasin était le point de rencontre de la jeune scène régionale d’extrême droite. Les jeunes sympathisants nationalistes pouvaient même y effectuer des stages pour leur cursus scolaire. <strong>Querelles juridiques&#8230;</strong> Le 17 novembre 2004 la police fait irruption dans les locaux de Thor Steinar Zeesen. Des produits sont saisis et le dépôt scellé. MediaTex est accusé de produire des articles avec un logo anticonstitutionnel. La justice de Brandebourg ordonne en novembre 2004 la saisie des vêtements affichant le logo de runes Thor Steinar et menace de lancer contre toute personne portant publiquement les vêtements de ladite marque. La marque a également été interdite en République Tchèque. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/05/2emelogo-54770.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1159" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/05/2emelogo-54770.jpg" alt="2emelogo-54770" width="160" height="172" /></a> Pour contourner l’interdit, Thor Steinar modifie son logo (toujours d’inspiration runique) et relance la production de vêtements tout en faisant appel de la condamnation. Après plusieurs mois de procédures judiciaires, l’ancien logo de la marque est de nouveau autorisé. Entre temps le gouvernement norvégien s’est officiellement ému de l’usage abusif par Thor Steinar du drapeau national norvégien, assimilant ainsi aux yeux du public le drapeau norvégien à un symbole nazi. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/05/norvege-6489e.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1160" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/05/norvege-6489e.jpg" alt="norvege-6489e" width="356" height="257" /></a> <strong>L’argent n’a pas d’odeur…</strong> Les ventes des vêtements Thor Steinar sont extrêmement lucratives. Selon le journal antifa allemand Antifaschistisches Infoblatt, pour les soldes de Noël 2003, Mediatex GmbH a enregistré des bénéfices de plus de 95 000 euros en à peine quelques semaines. Ces bénéfices sont le résultat d’un équilibre prix de vente élevés / coût de production très faibles (grâce à une production délocalisée en Turquie et même en Chine !). En 2005, la Mediatex GmbH a officiellement annoncé un chiffre d’affaire annuel de deux millions d’Euros ! En plus de la vente sur Internet, Thor Steinar a ouvert son propre magasin « TØNSBERG » à Berlin, puis quelques temps plus tard à Rostock et à Potsdam. Et depuis peu, les invendus sont disponibles à la vente sur un site de solde spécial consacré à Thor Steinar. <strong>La vente à l&rsquo;étranger</strong> Thor Steinar est également distribué à l’international, le plus souvent par le biais d’activistes néo-nazis, comme en Suède, en Norvège et au Danemark. En Suisse, ce sont les Hammerskins d’Adrian Segessenmann qui se sont chargés de la diffusion de la marque. En France, la marque a été distribuée un temps par William Bonnefoy, ancien chef du GUD et animateur de la maison d’édition <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/">L’Homme Libre</a>, mais continue de l’être par le biais de la liste de VPC RAC Death To Zog. Devant la réputation sulfureuse de la marque, peu de boutiques « skins » ou nationalistes ont osé distribuer Thor Steinar, laissant les éventuels acheteurs trouver leur bonheur sur le site Internet ou sur E-bay. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/05/Thor-steinar.jpg"><img class="size-medium wp-image-2414 alignleft" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/05/Thor-steinar-300x180.jpg" alt="Thor-steinar" width="300" height="180" /></a> Au final, comme souvent à l’extrême droite, des militants nationalistes s’enrichissent grâce à la crédulité de leurs sympathisants, en affichant un prix excessif qu’ils justifient en prétextant un soutien à leur cause. C’était déjà le cas avec les nombreux labels de musique RAC en France, aux Etats-Unis et à travers le monde. Bien que membre du NPD, il y a fort à parier qu’Axel Kopelke ne reverse pas un seul centime au NPD ou à toute autre structure nationaliste. Mais l’idée de créer une marque de vêtements nationaliste, pour les nationalistes a fait son chemin. Ainsi, des nationalistes français ont tenté de lancer leur propre marque comme « Guerilla t-shirts » du célèbre Paul Thor, pour l’instant sans grand succès.   Ce texte est tiré d’un document antifa allemand intitulé « thor steinar stoppen » disponible sur Internet. Il a été traduit et adapté par des militants et militantes antifas français et allemands. Pour télécharger le document cliquez là : <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/05/thorsteinarstoppen.pdf">thorsteinarstoppen</a></p>
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		<title>Nazis Shops</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Feb 2008 12:25:24 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Pas moins de 45 magasins détenus par des fascistes fournissent aujourd&rsquo;hui des vêtements aux jeunes d&rsquo;extrême droite en Allemagne, dont 10 dans la seule Saxe. Il y a encore une dizaine d&rsquo;années les nazis n&rsquo;osaient pas montrer le bout de leur nez dans beaucoup de régions du pays. Quelques-uns de ses petits détaillants à succès ne vendent que des biens provenant de <a href="http://reflexes.samizdat.net/thor-steinar-tas-le-look-facho/">Thor Steinar</a>, que les jeunes nazis considèrent comme leur propre label. Ces magasins se trouvent généralement dans des lieux très chics comme Narvik, qui colporte les vêtements griffés nazis dans l&rsquo;arcade commerciale de Hundertwasser House, l&rsquo;une des principales attractions touristiques de Magdeburg.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/02/ThorSteinar-0f341.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1146" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/02/ThorSteinar-0f341.jpg" alt="ThorSteinar-0f341" width="469" height="313" /></a></p>
<p>Les autres labels vendus sont Masterrace et Consdaple, un nom inventé par Siegfried Birl, membre du Parti National Démocrate (NPD), pour afficher les lettres NSDAP, initiales du parti nazi d&rsquo;Hitler. La marque est particulièrement populaire chez les jeunes nazis car il est interdit de promouvoir le Parti Nazi en Allemagne.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/02/consdaple-d01ae.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1147" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/02/consdaple-d01ae.jpg" alt="consdaple-d01ae" width="200" height="150" /></a></p>
<p>La plupart de ces magasins vendent également des CD correspondant à différents styles de musique haineuse et un bon nombre d&rsquo;objet kitsch comme les bagues avec le nombre 88, pour Heil Hitler ou encore des runes à porter en collier ou en bracelet.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/02/sym_master-38159.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1148" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/02/sym_master-38159.jpg" alt="sym_master-38159" width="408" height="344" /></a></p>
<p>L&rsquo;expansion du commerce de détails nazis fournit un revenu aux propriétaires des magasins et contribue à soutenir d&rsquo;autres activités nazies. Par exemple, Andreas Klosterreit et Simon Fiedler, qui possède le magasin Outlaw à Wallersdorf en Bavière, dirige également le label de musique raciste 2yt4u<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nazis-shops/#footnote_0_330" id="identifier_0_330" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Langage texto : &laquo; Too whity for you &raquo;, cad &laquo; Trop blanc pour toi &raquo;">1</a></sup>. Martin Seidel du magasin Devil&rsquo;s right hand<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nazis-shops/#footnote_1_330" id="identifier_1_330" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La main droite du Diable">2</a></sup> possède également Rebel Records, et Yves Rahmel à Chemnitz possède un magasin et un commerce de musique sous le nom de PC Records.<br />
Un rapport des ministères de l&rsquo;Intérieur de 16 Etats allemands soulignait l&rsquo;été dernier qu&rsquo;après les fonds de l&rsquo;Etat pour les partis reconnus légalement comme le NPD et l&rsquo;Union du Peuple Allemand, le commerce de musique White Power, la vente au détail et par correspondance constituent la source de revenus la plus importante pour les fascistes.<br />
Il n&rsquo;est par conséquent pas étonnant que les nazis organisés déploient une énergie considérable pour leurs activités commerciales. Martin Schaffrath est propriétaire d’un magasin appelé The Store à Pirna en Saxe qui s&rsquo;adresse aux hooligans et à la scène des sports de combat aussi bien qu&rsquo;aux nazis. Il a été membre de la violente organisation Skinheads Sächsische Schweiz, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle soit interdite en 2001, et il est aujourd&rsquo;hui militant dans la branche jeunesse du NPD, les Jeunes Nationaux-Démocrates. Le NPD possède sa propre maison d&rsquo;édition, son label de musique et son service de vente par correspondance Deutsche Stimme Versand, à Risa en Saxe, dont l&rsquo;entrepôt sert également de magasin.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/02/logothorsteinar-cae51.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1149" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/02/logothorsteinar-cae51.jpg" alt="logothorsteinar-cae51" width="200" height="200" /></a></p>
<p>Les antifascistes allemands se battent pour mettre fin à l&rsquo;expansion du commerce fasciste. Le slogan de leur campagne, qui a donné lieu à des manifestations le 15 décembre à Karlsruhe, Freiberg et Dresde, est « Schöner Leben ohne Nazi Läden » (La vie est plus belle sans magasin nazi). Leurs efforts n&rsquo;ont pas été sans succès, comme à Dortmund où une longue campagne l&rsquo;été dernier a conduit à la fermeture du magasin nazi local Donnerschlag.</p>
<p>Gunnar André pour <a href="http://www.der-rechte-rand.de" target="_blank">Der Rechte Rand</a> et Antifa-Net<br />
Article paru dans <a href="http://www.searchlightmagazine.com/" target="_blank">Searchlight</a> n°392</p>
<p>Traduction REFLEXes</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_330" class="footnote">Langage texto : « Too whity for you », cad « Trop blanc pour toi »</li><li id="footnote_1_330" class="footnote">La main droite du Diable</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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