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	<title>REFLEXes &#187; Union nationale inter-universitaire (UNI)</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Elections aux CROUS 2010 : La droite universitaire à la croisée des chemins</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jan 2010 23:52:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Gitakos]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Klein]]></category>
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		<category><![CDATA[Ligue de Défense Juive (LDJ)]]></category>
		<category><![CDATA[Minute]]></category>
		<category><![CDATA[Rassemblement des Etudiants de Droite (RED)]]></category>
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		<description><![CDATA[En cette année 2010, des recompositions inattendues se dessinent dans la droite universitaire parisienne, voire nationale. Rapide état des lieux.Les élections pour désigner les représentants aux CROUS qui se tiendront dans les universités en mars-avril prochains risquent d’être très mouvementées à droite. Non pas tant à cause d&#8217;un activisme qui n&#8217;a jamais été aussi faible [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>En cette année 2010, des recompositions inattendues se dessinent dans la droite universitaire parisienne, voire nationale. Rapide état des lieux.Les élections pour désigner les représentants aux CROUS qui se tiendront dans les universités en mars-avril prochains risquent d’être très mouvementées à droite. Non pas tant à cause d&rsquo;un activisme qui n&rsquo;a jamais été aussi faible que parce qu&rsquo;une recomposition se profile à l&rsquo;horizon, avec des conséquences qu&rsquo;il est difficile de prévoir.</p>
<h3>L&rsquo;UNI dans la tourmente</h3>
<p>En effet, l’UNI<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_0_449" id="identifier_0_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Union Nationale Interuniversitaire">1</a></sup>, principale composante de la droite universitaire depuis plus de 40 ans, pourrait disparaître en 2010 sous la pression de l’UMP. Symptôme de cette crise : <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/">Jacques Rougeot</a>, membre fondateur du MIL et président historique de l’UNI, a démissionné fin 2009 du poste qu&rsquo;il occupait depuis les origines de l&rsquo;organisation sans raison officielle.<br />
Les plus hautes instances de l’UMP auraient décidé d’en finir avec l’UNI et de la remplacer par une nouvelle structure : le Mouvement Etudiant ou Mouvement Populaire Etudiant, directement lié aux Jeunes Populaires, la structure jeune de l’UMP, très mal en point en termes d’effectifs. Benoist Apparu a annoncé la décision aux RDJ (Responsables Départementaux de la Jeunesse) de l’UMP fin 2009 lors d’une réunion à Paris, et semble avoir oublié de le dire aux cadres de l’UNI. La décision semble venir directement de l’Elysée. C’est là une bien vilaine façon de remercier un mouvement qui depuis le début des années 2000 était rentré dans le rang, après une première menace de dissolution en 2002. L’UNI n’est pas le seul mouvement droitiste à subir les foudres de l’Elysée. Le MIL, structure qui a pris le relais en 1982 après la dissolution du SAC, a récemment vu sa subvention allouée par l’UMP passer de 475.000 à 144.000 euros !</p>
<p>Il n’est pas certain que cette évolution et ces méthodes si peu « démocratiques » soient du goût de tout le monde au sein de l’organisation. Certains commencent à s’organiser et cherchent de nouveaux alliés, principalement à la droite de la droite. C’est tout du moins ce que laissent penser certains évènements comme la série d’actions musclées contre les locaux du PCF lors des « commémorations de la chute du mur de Berlin » début novembre un peu partout en France ou ces alliances locales avec l’extrême droite comme à Bordeaux, où l’UNI semble avoir des contacts individuels avec les Identitaires. Enfin récemment, l’UNI de Tours, qui a pris officiellement position contre la dissolution du mouvement, a diffusé un clip officiel sur Youtube avec en fond sonore le groupe de Rock Identitaire Français <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-4/">In Memoriam</a>. Le message est très clair !</p>
<h3>GUD le retour</h3>
<p>Parallèlement, en novembre, <em>Minute</em> éventait les projets de reformation d&rsquo;un <a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a>, 40 ans après la création de ce groupe. Menée par Edouard Klein, fils de militants de l&rsquo;extrême droite historique (papa aurait été au GUD et maman à Ordre Nouveau), l&rsquo;initiative était ainsi sûre d&rsquo;être torpillée et ce n&rsquo;est évidemment pas surprenant de la part de <em>Minute</em> dont le rédacteur en chef est Bruno Larebière, membre du bureau exécutif du Bloc Identitaire sous le pseudonyme de Bruno Vendoire<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_1_449" id="identifier_1_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Agrave; ne pas confondre avec Bruno Vendi&egrave;re, alias Bruno Archier, en charge du secteur international du Renouveau Fran&ccedil;ais.">2</a></sup>. Le journal est de fait devenu l&rsquo;organe officieux du Bloc et sert à Bruno Larebière à envoyer des torpilles plus ou moins efficaces en direction de ce qui peut apparaître comme une gêne pour le développement du Bloc, en particulier les structures concurrentes. Un nouveau GUD se placerait dans ce cas de figure puisqu’il serait susceptible de venir compléter une offre déjà pléthorique en terme de groupuscules sur la scène parisienne. D’autant que certains contacts montrent que ce GUD nouvelle mouture ne serait pas exactement sur la ligne des « anciens »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_2_449" id="identifier_2_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Entendre la g&eacute;n&eacute;ration de militants gudards des ann&eacute;es 1980 puis celle des ann&eacute;es 1990.">3</a></sup>.</p>
<p>Il semble en effet que l’initiative ait suscité l’intérêt des milieux les plus droitiers et groupusculaires de la communauté juive et que des liens se soient noués, Assas oblige, entre Edouard Klein et Alexandre Gitakos. Or celui-ci est une figure particulièrement active du milieu droitier universitaire. Animateur du blog pro-israélien <em>Le Lion Ardent</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_3_449" id="identifier_3_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La r&eacute;ouverture du Lion Ardent fut vivement salu&eacute;e par la Ligue de D&eacute;fense Juive en mai 2009.">4</a></sup> , qui se revendique « occidentaliste, libéral et patriote », il a derrière lui et depuis 2005 un passé bien rempli à la droite extrême. De France-Israël Jeunes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_4_449" id="identifier_4_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Alexandre Gitakos restera l&rsquo;inoubliable auteur, au nom de France-Isra&euml;l Jeunes, d&rsquo;un communiqu&eacute; de soutien &agrave; Beno&icirc;t Fleury lorsque celui-ci est entr&eacute; au conseil g&eacute;n&eacute;ral de Vend&eacute;e au d&eacute;but de l&rsquo;automne 2009. Le m&ecirc;me Fleury qui, rappelons-le, d&eacute;clarait dans l&rsquo;Echo des Savanes en mars 1999 qu&rsquo;il fallait rayer Isra&euml;l de la carte (sic) et que le GUD avait mis une danse (re-sic) au B&eacute;tar lors du proc&egrave;s Garaudy. La solidarit&eacute;, c&rsquo;est &eacute;mouvant. Pour autant, France-Isra&euml;l n&rsquo;&eacute;tait pas une association d&rsquo;extr&ecirc;me droite avant que William Goldnadel en prenne la direction il y a quelques ann&eacute;es. Fond&eacute;e en 1933 par Justin Godard sous le nom de &laquo;&nbsp;France-Palestine&nbsp;&raquo;, l&rsquo;association a eu pour pr&eacute;sident le g&eacute;n&eacute;ral Koenig et &eacute;tait jusqu&rsquo;en 1967 largemet compos&eacute;e de gaullistes issus de la r&eacute;sistance. Se reporter &agrave; l&rsquo;ouvrage de Samy Cohen De Gaulle, Isra&euml;l et les Juifs pour plus de d&eacute;tails.">5</a></sup>, dont il se vante d’avoir gravi peu à peu tous les échelons, à l’UNI en passant par des associations comme « Stop la grève » ou le collectif « Etudiants Contre les Blocages », il n’est tout naturellement pas étonnant de le découvrir dans le nouveau parti &#8211; mouchoir de poche de Jean-François Touzé, l’Alliance pour les Libertés (APL)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_5_449" id="identifier_5_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Parti sur lequel nous aurons l&rsquo;occasion de revenir, d&rsquo;autant qu&rsquo;il comporte quelques figures pittoresques comme Ma&icirc;tre Philibert Lepy dont nous avons d&eacute;j&agrave; eu l&rsquo;occasion de parler et qui poursuit une trajectoire toute en coh&eacute;rence&hellip;">6</a></sup>.</p>
<p>Cette activité débordante dont se souviennent certains militants sur Assas ne pouvait que l’amener à rencontrer Edouard Klein, activiste du RED sur Assas, groupuscule dont il prit la direction à partir de l’automne 2008<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_6_449" id="identifier_6_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il succ&eacute;da ainsi &agrave; Romain Vincent dit &laquo;&nbsp;La B&ecirc;te&nbsp;&raquo; et Romain Riedberger, aux orientations politiques relativement dissemblables : proche de Marine Le Pen pour le premier et nationaliste et catholique pour le second.">7</a></sup>, alors que le groupe étudiant était en proie à des remous internes sur la stratégie à adopter, en particulier à l’égard du FN et de la montée en puissance de Marine Le Pen.</p>
<div id="attachment_2255" style="width: 719px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/01/action_RED_20051.jpg"><img class="wp-image-2255 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/01/action_RED_20051.jpg" alt="Une des actions organisées par le RED à ses origines en octobre 2005, contre le salon homosexuel Rainbow attitude. Les militants font alors incursion sur le podium emmenés par deux dirigeants des Jeunesses Libanaises Chrétiennes, Tony Baroud et Philippe Sfeir." width="709" height="473" /></a><p class="wp-caption-text">Une des actions organisées par le RED à ses origines en octobre 2005, contre le salon homosexuel Rainbow attitude. Les militants font alors incursion sur le podium emmenés par deux dirigeants des Jeunesses Libanaises Chrétiennes, Tony Baroud et Philippe Sfeir.</p></div>
<div id="attachment_2256" style="width: 610px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/01/action_RED_20052.jpg"><img class="wp-image-2256" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/01/action_RED_20052.jpg" alt="Photographie de groupe. Les organisateurs de l'action, Romain Vincent et Frédéric Pichon, avaient pris soin de rester en dehors de l'action." width="600" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Photographie de groupe. Les organisateurs de l&rsquo;action, Romain Vincent et Frédéric Pichon, avaient pris soin de rester en dehors de l&rsquo;action.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’absence de positionnement clair, entre ligne NR et marinisme, entre soutien pro-palestinien à fondement antisémite et refus de défiler aux côtés du centre Zahra, finit par provoquer l’implosion du RED au printemps 2009. Edouard Klein ne semble d’ailleurs pas lui-même savoir sur quel positionnement politique danser, entre présence assidue aux repas mensuels amicaux du GRECE à Paris au bar Le Jadis, ligne « <em>Ni keffieh, ni kippa</em> » ou encore participation au 9 mai 2009 avec la casquette de responsable du SO<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_7_449" id="identifier_7_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le 9 mai 2009 &eacute;tait organis&eacute; par Serge Ayoub qui n&rsquo;est pas r&eacute;put&eacute; pour son philos&eacute;mitisme&hellip;">8</a></sup>. Plus qu’un véritable accord politique entre des milieux au demeurant dissemblables, le point de jonction pourrait se situer sur une volonté commune d’en découdre dans les facultés parisiennes avec les « islamo-gauchistes » selon la terminologie employée depuis quelques années par Maître Goldnadel puis par d&rsquo;autres, y compris dans certains journaux de la communauté juive. Une telle entreprise pourrait alors trouver le renfort de cogneurs patentés comme Maxime Benhaïm, lui-aussi bien connu pour ses frasques à l’UNI &#8211; où il devint un proche de Gitakos &#8211; et son appartenance à la LDJ. C’est d’ailleurs au titre de cette appartenance politique que nous avions évoqué son activisme dans un précédent <a href="http://reflexes.samizdat.net/un-an-plus-tard/">article</a>. Cet intérêt pour une refondation du GUD représenterait un véritable saut qualitatif pour celui qui signait il y a encore peu ses mails de menaces d’un explicite « Maxime, un Français de pur souche ». D’autant qu’il reste l’un des membres les plus virulents et les plus actifs de la LDJ, comme le montre par exemple la photo suivante prise lors d’un très rares collages de la LDJ sur Paris et qui sert d’illustration au site de la fantomatique section lyonnaise de la LDJ :</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/01/Maxime_LDJ_Lyon.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1388" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/01/Maxime_LDJ_Lyon.jpg" alt="Maxime_LDJ_Lyon" width="604" height="453" /></a></p>
<p>Pour l’instant, l’initiative semble en sommeil mais les contacts existants, ils ne demandent qu’à être réactivés, surtout qu’ils vont bien au-delà du seul Klein.</p>
<h3>Hors les murs</h3>
<p>En province, la situation semble plus calme si on excepte Bordeaux mais ce cas a déjà été traité par le <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2009/12/25/forum-etudiant-gud-la-petite-agitation-nationaliste-dans-les-facs/" target="_blank">blog</a> de Abel Mestre et Caroline Monnot et nous ne saurions rien rajouter de plus que ce qui y a été écrit. La seule autre interrogation pourrait être Nice. Même si les Jeunesses Identitaires sont restées pour l’instant à l’écart du combat universitaire, tirant ainsi sans doute les leçons du peu de retour des investissements passés (RE<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_8_449" id="identifier_8_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Renouveau Etudiant">9</a></sup>, UDEN<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/#footnote_9_449" id="identifier_9_449" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Union et D&eacute;fense des Etudiants Nationalistes">10</a></sup>), il serait pourtant surprenant que leur poids relatif dans cette ville ne finisse pas par les pousser à occuper également ce créneau qui demeure fondamental dans le repérage et la formation des futurs cadres politiques qui font par ailleurs cruellement défaut au Bloc Identitaire.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_449" class="footnote">Union Nationale Interuniversitaire</li><li id="footnote_1_449" class="footnote">À ne pas confondre avec Bruno Vendière, alias Bruno Archier, en charge du secteur international du Renouveau Français.</li><li id="footnote_2_449" class="footnote">Entendre la génération de militants gudards des années 1980 puis celle des années 1990.</li><li id="footnote_3_449" class="footnote">La réouverture du <em>Lion Ardent</em> fut vivement saluée par la Ligue de Défense Juive en mai 2009.</li><li id="footnote_4_449" class="footnote">Alexandre Gitakos restera l’inoubliable auteur, au nom de France-Israël Jeunes, d’un communiqué de soutien à Benoît Fleury lorsque celui-ci est entré au conseil général de Vendée au début de l’automne 2009. Le même Fleury qui, rappelons-le, déclarait dans l&rsquo;<em>Echo des Savanes</em> en mars 1999 qu&rsquo;il fallait rayer Israël de la carte (sic) et que le GUD avait mis une danse (re-sic) au Bétar lors du procès Garaudy. La solidarité, c’est émouvant. Pour autant, France-Israël n&rsquo;était pas une association d&rsquo;extrême droite avant que William Goldnadel en prenne la direction il y a quelques années. Fondée en 1933 par Justin Godard sous le nom de &laquo;&nbsp;France-Palestine&nbsp;&raquo;, l&rsquo;association a eu pour président le général Koenig et était jusqu&rsquo;en 1967 largemet composée de gaullistes issus de la résistance. Se reporter à l&rsquo;ouvrage de Samy Cohen <em>De Gaulle, Israël et les Juifs</em> pour plus de détails.</li><li id="footnote_5_449" class="footnote">Parti sur lequel nous aurons l’occasion de revenir, d’autant qu’il comporte quelques figures pittoresques comme Maître Philibert Lepy dont nous avons déjà eu l’occasion de parler et qui poursuit une trajectoire toute en cohérence…</li><li id="footnote_6_449" class="footnote">Il succéda ainsi à Romain Vincent dit &laquo;&nbsp;La Bête&nbsp;&raquo; et Romain Riedberger, aux orientations politiques relativement dissemblables : proche de Marine Le Pen pour le premier et nationaliste et catholique pour le second.</li><li id="footnote_7_449" class="footnote">Le 9 mai 2009 était organisé par Serge Ayoub qui n&rsquo;est pas réputé pour son philosémitisme&#8230;</li><li id="footnote_8_449" class="footnote">Renouveau Etudiant</li><li id="footnote_9_449" class="footnote">Union et Défense des Etudiants Nationalistes</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Quand l&#8217;extrême droite se met en culture (suite)</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 16:16:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
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		<category><![CDATA[extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[Jean_Claude Martinez]]></category>
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		<description><![CDATA[(Article publié en janvier1994 dans le n° 41 de la revue REFLEXes) L’extrême droite est fortement présente sur les universités parisiennes depuis leur création par l’intermédiaire entre autres dès 1902 de l’Action française. Mais au lendemain de mai 1968, les universitaires de droite se regroupent au sein d’universités comme Assas ou Paris IV. Très influente [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-1.jpg"><img class="aligncenter wp-image-2360" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-1.jpg" alt="ED_culture-suite-1" width="600" height="150" /></a><em><strong>(Article publié en janvier1994 dans le n° 41 de la revue REFLEXes)</strong></em></p>
<p>L’extrême droite est fortement présente sur les universités parisiennes depuis leur création par l’intermédiaire entre autres dès 1902 de l’Action française. Mais au lendemain de mai 1968, les universitaires de droite se regroupent au sein d’universités comme Assas ou Paris IV. Très influente par la suite sur les gouvernements de droite, elle est au fait du combat de «l’école libre» et du projet de loi Devaquet.Mais aujourd’hui, presque 26 ans plus tard, qui sont ces professeurs qui luttent pour les valeurs de la droite extrême au sein des universités parisiennes ? Quelles sont ces facs et quels contacts entretiennent-elles ? Quelles sont les organisations auxquelles ils appartiennent ? Finalement, à l’aube d’un regain d’une «guerre scolaire», l’extrême droite est-elle toujours en passe de servir de base idéologique et d’influencer le pouvoir politique en place ? S’est-elle alors développée qualitativement et quantitativement ?<br />
<em><strong> PARIS I (Panthéon Sorbonne)</strong></em><br />
Plusieurs personnalités de l’extrême droite arpentent les couloirs de cette université qui peut se vanter d’avoir dans ses murs des lepénistes, des royalistes, des catholiques intégristes et des membres de la droite dite classique, qui fricotent avec l’extrême. Le RPR trouve son principal représentant en la personne du professeur de géographie Gérard-François Dumont, chargé du secteur démographie. Passionné de démographie, il crée en 1980 la «Démographie politique» ; il travaille avec Pierre Chaunu pour le projet de loi sur la famille (1986-1988), il est membre de l’Institut National des Hautes Études Démographiques (INHED) et directeur-adjoint de l’Institut d’Urbanisme et d’Aménagement de la Sorbonne, qui organise des séminaires pour les DEA, des réunions ouvertes au public<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_0_434" id="identifier_0_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="M. Le professeur G&eacute;rard-Fran&ccedil;ois Dumont, universit&eacute; de Paris-Sorbonne, 191, rue St Jacques 75005 Paris, T&eacute;l : 44 32 14 00.">1</a></sup>… Yves-Marie Adeline, docteur à l’université de Paris I, auteur de nombreux ouvrages dont L’aube royale ou encore Notre combat culturel, milite dans son quotidien pour ses aspirations légitimistes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_1_434" id="identifier_1_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Consulter l&rsquo;excellent Que sais-je ? du professeur St&eacute;phane Rials.">2</a></sup>. Ainsi, il intervenait à la dernière université d’été<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_2_434" id="identifier_2_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Elle s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute;e du 8 au 15 ao&ucirc;t 1993.">3</a></sup> des légitimistes. Plutôt minoritaires au sein des royalistes, les légitimistes se réunissent dans l’Association des légitimistes de France, créée en 1957. Pour premier président, elle avait choisi le comte Édouard de Roquefeuil-Anduze, ancien attaché au cabinet du maréchal Pétain. Quant au Front national, il peut également se vanter d’avoir un représentant de marque en la personne de Pierre-Guillaume D’Herbais, professeur à Paris I, consultant de la Société d’Études et de Gestion des Régimes Sociaux (SEGRS). Mais ce dernier n’est pas officiellement au FN alors qu’il est marié à Katherine D’Herbais, conseiller régional FN dans l’Oise (60) et qu’il est repreneur du journal Minute avec Jean-Claude Martinez, Serge de Beketch et Alain Renault !</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-2.jpg"><img class="alignnone wp-image-2361 size-medium" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-2-300x240.jpg" alt="ED_culture-suite-2" width="300" height="240" /></a><br />
<em><strong> PARIS II (Assas)</strong></em><br />
L’université de Paris II n’est plus à présenter aujourd’hui. Elle fait l’objet, chaque année, de tout un tas d’articles relatant les faits et méfaits de l’extrême droite. Mais plus rares sont les articles consacrés aux professeurs qui y enseignent. Et pourtant, de Jean-Pierre Brancourt<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_3_434" id="identifier_3_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Collabore aux activit&eacute;s des catholiques lefebvristes.">4</a></sup> à Jean Lamarque en passant par Guy Augé pour les légitimistes, de Roland Drago, à Jean Foyer en passant par François Terre, Jean-Claude Soyer et André Decocq pour la famille de la droite et Jean-Claude Martinez pour le FN, le corps professoral de cette université mériterait aussi toutes les attentions. Si Jean-Claude Martinez n’est, semble-t-il, plus à présenter (voir ci-dessous), son acolyte du FN et membre du conseil scientifique, Jean Lamarque, professeur de droit public et légitimiste, reste souvent dans l’ombre. Quant à Brancourt et Augé, ils sont largement connus de par leur implication au sein du journal La Légitimité. Si André Decocq<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_4_434" id="identifier_4_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. le rapport de la commission d&rsquo;enqu&ecirc;te sur le SAC.">5</a></sup> n’est plus à présenter non plus, ses amis du RPR ou de la Nouvelle Droite libérale du Club de l’Horloge sont, pour la plupart, d’illustres inconnus. Et pourtant, Jean Foyer, professeur de droit, est l’ancien garde des sceaux du général De Gaulle. Il est également membre du comité directeur de l’association pour le Développement de la Démocratie Directe (A3D), parrainée par le Club de l’Horloge et qui a comme président Yvan Blot, transfuge du RPR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_5_434" id="identifier_5_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Membre du comit&eacute; central du RPR de 1978 &agrave; 1989, conseiller g&eacute;n&eacute;ral de 1985 &agrave; 1992, d&eacute;put&eacute; RPR du Pas-de-Calais de 1986 &agrave; 1988, ancien charg&eacute; de mission aupr&egrave;s de Ch. Pasqua.">6</a></sup>, membre du bureau politique du FN depuis mai 1989.<br />
Jean-Claude Soyer est professeur de droit pénal, membre de la commission européenne des droits de l’Homme, éditorialiste au Figaro, auteur de Justice en perdition. Il participe également aux activités du Club comme ce fut le cas lors de l’un de ses séminaires politiques<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_6_434" id="identifier_6_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&laquo;Terrorisme, criminalit&eacute;, d&eacute;linquance : &eacute;checs, illusions, propositions&raquo;.">7</a></sup>. François Terre, professeur de droit est lui aussi éditorialiste au Figaro<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_7_434" id="identifier_7_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Du moins jusqu&rsquo;en 1985.">8</a></sup> et très proche du Club. Tout comme Michel Drago, professeur de droit et administrateur de l’association «Enseignement et Liberté»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_8_434" id="identifier_8_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. La lettre d&rsquo;Article 31 septembre 1993.">9</a></sup>.<br />
<em><strong> PARIS IV (Sorbonne)</strong></em><br />
L’université Paris IV est depuis 1973 le bastion de la droite réactionnaire et de l’extrême droite. On y dénombre encore aujourd’hui plus d’une vingtaine de professeurs engagés dans le combat anticommuniste, pour la défense de la culture française, le retour de l’ordre moral… Tous les courants de la droite et de l’extrême droite y sont représentés. Ainsi, tout comme Lyon III, outre le fait que la force dominante n’est pas ici le GRECE mais plutôt la partie la plus dure de la droite classique, cette université est un laboratoire de pensée, un lieu de collusion de toutes ces tendances. Depuis sa création, elle ne cesse de produire des cadres qui, formés au milieu d’une élite droitière, de toutes tendances, peuvent prendre place dans l’organigramme de l’UDF, du RPR ou du FN.<br />
Ainsi, le remplaçant de Jules Monnerot à la présidence du conseil scientifique du FN est un membre éminent de l’UNI et ancien professeur de littérature française de Paris IV. Jacques Robichez, agrégé de lettres, né le 11 décembre 1914, docteur ès lettres, chevalier de la Légion d’Honneur, officier de l’ordre national du mérite, n’a pas perdu son temps sur les bancs de l’université. Dès son entrée à la Sorbonne en 1984, il se charge de reconstituer et de développer les activités de l’UNI, dont il est membre actif depuis 1974. Très proche de l’ancienne ministre des universités, Alice Saunié-Seïté<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_9_434" id="identifier_9_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="D&eacute;cid&eacute;ment, on retrouve toujours les m&ecirc;mes ! Cf. REFLEXes n&deg;40.">10</a></sup>, il participa à cette époque à l’élaboration d’une «charte de l’enseignement» en compagnie de Jacques Goudet. Très au fait auprès de la droite classique, il sait en 1987 donner des gages à l’extrême droite. Il fait tout d’abord partie des cinq universitaires qui lancent un «appel des universitaires pour une réforme du code de la nationalité»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_10_434" id="identifier_10_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le Monde 17/06/1987.">11</a></sup>. Puis en 1988, il est membre du Comité National de Soutien à la candidature de J.M. Le Pen (CNS)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_11_434" id="identifier_11_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le Figaro 07/04/1988.">12</a></sup>.<br />
Aujourd’hui, il anime fréquemment les pages littéraires de Présent. Il est d’autre part auteur de nombreux ouvrages sur le théâtre, la littérature française ou d’outils pédagogiques destinés aux bacheliers et aux universitaires. Dans son entreprise de «reconquête culturelle», il peut compter sur l’aide des vingt-cinq autres professeurs qui composent ce conseil, et plus particulièrement sur celle de deux royalistes légitimistes, Claude Rousseau et Claude Polin, avec lesquels il a eu l’habitude de travailler au sein de Paris IV. Le premier est agrégé de philosophie, maître de conférence et professeur à l’École des hautes études. Cet universitaire, qui vient de fêter ses 57 ans, est lui aussi auteur de tout un tas d’ouvrages tels que L’anti-marxisme à visage nouveau, Du conservatisme à la révolution, L’exemple de Pascal<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_12_434" id="identifier_12_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La pens&eacute;e catholique n&deg;195, 1981.">13</a></sup>… Le second lui est très proche puisqu’il est également professeur de philosophie politique à Paris IV. Ils font tous deux partie des cinq universitaires qui lancent l’appel pour une réforme du code de la nationalité, ils sont, bien entendu, membres du CNS, participent à une table ronde des Assises de la désinformation en décembre 1989, écrivent dans La Légitimité et dans Réaction… Ils sont infatigables ! Notons, auprès d’eux, la présence d’un membre du Conseil scientifique du FN et professeur à Paris IV, Jacqueline Ysquierdo. Docteur ès lettres, intégrée au groupe de recherches et d’études comparatistes ibéro-françaises de la Sorbonne, elle est également signataire au CNS. Mais au-delà des membres du conseil scientifique, le FN peut aussi compter sur l’aide de professeurs membres du FN comme Roger Asselineau<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_13_434" id="identifier_13_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Aujourd&rsquo;hui professeur honoraire, il est d&eacute;l&eacute;gu&eacute; FN dans le 92.">14</a></sup>, Henry Bouiller<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_14_434" id="identifier_14_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Lui non plus n&rsquo;exerce plus.">15</a></sup> ou Jacqueline Hellegouarc’h, ou de professeurs proches du FN comme Philippe Menard, Michel Crouzet ou encore Maurice Boudot<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_15_434" id="identifier_15_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Professeur de philosophie &agrave; Paris IV, proche du Club de l&rsquo;Horloge et &agrave; l&rsquo;initiative de &laquo;l&rsquo;appel des universitaires pour une r&eacute;forme du code de la nationalit&eacute;&raquo;.">16</a></sup>. Tous sont signataires du CNS. Ainsi, ils se servent de leur influence dans l’université pour faire avancer leurs idées et savent se souder autour d’un texte ou d’un comité afin de contrer toute idée «progressiste» ou bloquer la nomination de profs «politiquement incorrects» !</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-3.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2362" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-3-300x225.jpg" alt="ED_culture-suite-3" width="300" height="225" /></a></p>
<p>L’UNI, dont Jacques Rougeot (voir ci-dessus) est président-fondateur, est réputée pour bloquer la nomination de professeurs dits de gauche sur l’université, de par les liens étroits qu’elle entretient avec le Conseil National Universitaire (CNU) et qu’elle sait établir avec les présidents d’université. Rappelons que Jacques Bompaire, ancien recteur de Paris IV, était membre fondateur de l’UNI<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_16_434" id="identifier_16_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. Studia, n&deg;1.">17</a></sup>, tout comme le doyen Malaurie de la faculté de droit de Nanterre (Paris X) et Pierre Magnin, recteur de Versailles après 1987. Avec ces deux derniers, Nanterre (Paris X) et Orsay (Paris XI) sont à portée de tir… Rougeot, Malaurie et Magnin peuvent dans cette entreprise compter sur l’aide d’Yves Durand et de Pierre Chaunu. Le premier est aujourd’hui professeur d’histoire moderne à Paris IV, alors qu’il était hier professeur à l’université de Nantes <sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_17_434" id="identifier_17_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Depuis le scandale de la th&egrave;se de Rocques en 1985 &agrave; Nantes, cette universit&eacute; semble aujourd&rsquo;hui avoir retrouv&eacute; un peu de calme ! Merci au SCALP et &agrave; Virus Mutinerie.">18</a></sup>, puis recteur d’Aix-Marseille, puis dès le 16 mars 1986, conseiller de Jacques Chirac pour l’Éducation. Fondateur de l’UNI, proche du Club, du GRECE et plus encore de J.C Rivière, co-fondateur du GRECE, personnage essentiel dans l’architecture de l’extrême droite universitaire, il a su s’appuyer sur l’ensemble du travail effectué depuis 1974 par la droite universitaire et regroupé au sein du Centre d’études et de diffusion<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_18_434" id="identifier_18_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Centre cr&eacute;&eacute; par l&rsquo;UNI et dirig&eacute; jusqu&rsquo;en 1986 par Durand.">19</a></sup>, pour concocter le projet Devaquet. Mais comment ne pas s’étonner de voir celui qui fut l’un des rédacteurs de ce projet, nostalgique vendéen, monarchiste convaincu qui ne connaît qu’épuration et noyautage des institutions comme pratique politique, persuadé qu’il faut supprimer l’Éducation nationale, directeur de l’UFR d’histoire qui couvrit les activités de Rocques et permit la nomination d’André Delaporte, pourfendeur de la philosophie des lumières fasciné par les questions de caste, de lignage, de parenté, trouver encore sa place dans une université parisienne ! Le deuxième est également très connu de par son activité au sein du gouvernement Chirac, son activité au sein de l’INHED, au sein du Club de l’Horloge ou encore de par «l’appel des universitaires» dont il est l’un des instigateurs. Ce professeur d’histoire moderne depuis 1970 est tout de même membre du conseil scientifique du CNRS, secteur histoire, depuis 1980 et membre de l’Académie des sciences morales et politiques depuis 1982… Tous ces professeurs se sentiraient bien seuls s’il n’y avait pas des membres du GRECE ou des monarchistes-lefebvristes comme Jacques Bompaire, professeur de littérature grecque, ancien recteur de Nantes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_19_434" id="identifier_19_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="D&eacute;cid&eacute;ment !">20</a></sup> et Nancy, ancien vice-recteur de l’académie de Paris, ancien attaché de recherche au CNRS, membre de l’UNI, présent à de nombreux colloques du GRECE et membre du comité de patronage de la revue Nouvelle École ou comme Roland Mousnier, professeur d’histoire, signataire de «l’appel des universitaires».<br />
<em><strong>PARIS V (René Descartes)</strong></em><br />
On note la présence de Jean-Pierre Gridel, professeur de droit membre du Club de l’Horloge et celle de Pierre Debray-Ritzen, professeur à la faculté de médecine, membre du Comité de patronage de Nouvelle École.<br />
<em><strong> PARIS VI (Pierre et Marie Curie)</strong></em><br />
Germain Kreweras est professeur émérite à l’université Pierre et Marie Curie. Ce dernier défendait ardemment «l’alliance des partis libéraux et du FN»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_20_434" id="identifier_20_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le Figaro, 03/03/1990.">21</a></sup>. Mais l’ancien président de cette université, Pierre Routhier, nous rappelle que beaucoup ne prennent pas position mais n’en pensent pas moins pour autant. En effet, ce normalien, agrégé de sciences naturelles, docteur ès sciences, géologue, né le 15 juillet 1916, ancien président de l’Union française des Géologues, de la société géologique de France, de la société européenne de géologie appliquée et de l’université Pierre et Marie Curie, est aujourd’hui vice-président du Conseil scientifique du FN. Ancien directeur de recherche au CNRS, chevalier de la Légion d’Honneur, il est l’exemple même de l’universitaire de droite extrême qui sait infiltrer les hautes sphères de la société. Pendant toutes ces années, combien d’esprits, de projets, d’orientations politiques a-t-il façonnés ? Combien d’alliés a-t-il laissés derrière lui ?<br />
<em><strong>PARIS VII (Jussieu)</strong></em><br />
André Renoux, docteur ès sciences et directeur du laboratoire de physique des aérosols et transferts des contaminations a réussi à «s’infiltrer» dans l’université des «Gauchistes de Jussieu» ! Ancien membre du Conseil scientifique du FN, il semble tout de même ne pas déranger beaucoup le corps professoral de l’université !<br />
<em><strong>PARIS IX (Dauphine)</strong></em><br />
Georges Lane et Pascal Salin sont de vieux routiers de l’extrême droite universitaire puisque le premier est membre du Club de l’Horloge et proche du GRECE depuis sa création alors que le second n’en est que très proche mais s’est davantage illustré avec son livre L’arbitraire fiscal et son implication au sein de l’association de Jean-Claude Martinez.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-4.jpg"><img class="alignnone wp-image-2363 size-large" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-4-481x1024.jpg" alt="ED_culture-suite-4" width="481" height="1024" /></a><br />
<em><strong>Facultés libres et grandes écoles</strong></em><br />
Voilà pour ce qui est des universités parisiennes publiques, mais signalons tout de même la présence de professeurs de marque au sein des facultés libres ou des grandes écoles.<br />
André Fourcans est professeur d’économie à l’ESSEC, membre du bureau politique de l’UDF en 1982, auteur de Pour un nouveau libéralisme et présent lors du septième colloque des horlogers le 13 décembre 1982. Tout comme Florin Aftalion, professeur et administrateur de l’ALEPS, participant du Forum des idées de l’opposition organisé par le Club de l’horloge et Magazine hebdo le 18 décembre 1984.<br />
<em><strong>Institut d’Études Politiques (IEP)</strong></em><br />
Cet institut est sous la coupe du Club de l’Horloge dans lequel on retrouve Jean-Paul Bolufea, Jean-Louis Boursin et Yves-Marie Laulan. On trouve également un professeur d’histoire qui leur est proche, Alain-Gérard Slama, ancien élève de l’École normale supérieure, qui intervint lors du huitième colloque du Club «Socialisme et fascisme, une même famille ?».<br />
<em><strong>INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales)</strong></em><br />
Henri de la Batiste d’Hust est professeur de civilisation du Maghreb, ce qui ne l’empêche pas d’être présent lors des activités des horlogers comme ce fut le cas lors du colloque sur «l’identité de la France».<br />
<em><strong>Faculté Autonome d’Économie et de Droit (FACO)</strong> </em>((Cf. l’excellente Lettre d’Article 31 n°8.))</p>
<p>Cette université privée est la première création de l’APPESL<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_21_434" id="identifier_21_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Association de Parents pour la Promotion de l&rsquo;Enseignement Sup&eacute;rieur Libre. Pour plus d&rsquo;infos, cf. La Lettre d&rsquo;Article 31 n&deg;8">22</a></sup>, organisme qui chapeaute depuis sa création trois facultés «libres», l’IPC<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_22_434" id="identifier_22_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Institut de philosophie compar&eacute;e cr&eacute;&eacute; en 1969.">23</a></sup>, la FLP<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_23_434" id="identifier_23_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Facult&eacute; libre pluridisciplinaire de Paris et d&rsquo;Ile-de-France cr&eacute;&eacute;e &eacute;galement en 1969.">24</a></sup> et la FACO. Cette dernière, créée en 1968 et installée rue Notre Dame des Champs, est aujourd’hui dirigée par Geoffroy de Gislain de Bontin (dont le nom se suffit à lui-même). Son vice-doyen, le Pr Malmezat, est membre du Cercle Renaissance et proche du FN. Cette faculté accueille avant tout des nationaux-catholiques «traditionalistes», réconciliés avec Rome. Qu’ils soient du FN ou proches de la nouvelle droite importe peu. Ainsi, Achille Dauphin-Meunier, ancien doyen et professeur, membre du CNS lors des européennes de 1984<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_24_434" id="identifier_24_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="National Hebdo n&deg;6, 14/06/1984.">25</a></sup>, est avant tout membre du comité de patronage de Nouvelle École. Il a régulièrement proposé, lors de son règne, les locaux de la FACO pour des réunions du GRECE ou du Club.<br />
Deux anciens candidats du FN en 1978, Bernard Vivier et Francis Bergeron, ainsi qu’un membre actuel du FN, Jean-Claude Giverdon, enseignent également dans cette université. Vivier est journaliste à La France catholique et animateur de l’Institut Supérieur du Travail (IST)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_25_434" id="identifier_25_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;IST appartenait auparavant &agrave; la &laquo;maison Albertini&raquo; mais vient d&rsquo;&ecirc;tre rachet&eacute; par le Conseil G&eacute;n&eacute;ral des Hauts-de-Seine de Charles Pasqua !">26</a></sup>, alors que Francis Bergeron, combattant auprès des phalangistes chrétiens libanais est spécialiste des rubriques sociales de Présent, militant syndical CGC et CGPME… Le dernier, Jean-Claude Giverdon, professeur d’histoire économique, est membre de la direction générale du FN, expert au sein du Centre d’Études et Argumentaires (CEA) et conseiller municipal FN à St Cloud (92).</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-5.jpg"><img class="alignnone wp-image-2364" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-5.jpg" alt="ED_culture-suite-5" width="600" height="636" /></a></p>
<p>Si l’hypothèse qui veut qu’une radioscopie, aussi précise et complète qu’elle soit, montre clairement la gravité du mal dont on souffre est vérifiée, alors celle-ci semble éloquente ! Plus de cinquante professeurs des universités parisiennes, marqués à l’extrême droite, travaillent et militent pour le retour de l’ordre moral en général ou le financement des écoles privées par l’État en particulier, au sein d’organisations aussi diverses que différentes. Combien encore, restent dans l’ombre ?<br />
Plus d’une vingtaine d’organisations, proches de la droite ou de son extrême, appartenant parfois à des courants rivaux, entretiennent des liens étroits et luttent ensemble «contre les communistes qui se cachent potentiellement derrière chaque professeur» ! Combien sont encore inconnues ? Plus d’une vingtaine de professeurs ont eu des liens très privilégiés avec les instances suprêmes de l’Éducation nationale et ont su influencer le pouvoir en place de 1986 à 1988. Que penser de leur retour au pouvoir ? Comment s’étonner alors de l’activité, de la force, du nombre ou encore des multiples descentes et agressions des groupuscules de jeunes étudiants fascisants que les universités parisiennes forment, accueillent ou tolèrent ? Comment s’étonner de voir réapparaître les vieux démons des guerres scolaires ?<br />
Ainsi, l’extrême droite universitaire parisienne se porte bien. Et même si les universitaires lyonnais semblent bénéficier d’une meilleure implantation, on ne saurait oublier que Paris II et Paris IV valent largement Lyon III. Elles sont, de plus, en perpétuel contact avec les autres universités par l’intermédiaire des conseils d’universités ou de toutes sortes de réseaux, commissions, comités et facultés parallèles. Finalement, l’extrême droite peut aujourd’hui compter sur un énorme réseau de relations pour influencer un pouvoir centralisé. Si, déjà aujourd’hui, l’université Lyon III n’est plus le principal laboratoire de l’extrême droite, alors que dirons-nous demain lorsque C. Pasqua aura fini de construire l’université privée «Léonard de Vinci» qu’il veut «à la pointe du département» ?</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_434" class="footnote">M. Le professeur Gérard-François Dumont, université de Paris-Sorbonne, 191, rue St Jacques 75005 Paris, Tél : 44 32 14 00.</li><li id="footnote_1_434" class="footnote">Consulter l’excellent Que sais-je ? du professeur Stéphane Rials.</li><li id="footnote_2_434" class="footnote">Elle s’est déroulée du 8 au 15 août 1993.</li><li id="footnote_3_434" class="footnote">Collabore aux activités des catholiques lefebvristes.</li><li id="footnote_4_434" class="footnote">Cf. le rapport de la commission d’enquête sur le SAC.</li><li id="footnote_5_434" class="footnote">Membre du comité central du RPR de 1978 à 1989, conseiller général de 1985 à 1992, député RPR du Pas-de-Calais de 1986 à 1988, ancien chargé de mission auprès de Ch. Pasqua.</li><li id="footnote_6_434" class="footnote">«Terrorisme, criminalité, délinquance : échecs, illusions, propositions».</li><li id="footnote_7_434" class="footnote">Du moins jusqu’en 1985.</li><li id="footnote_8_434" class="footnote">Cf. La lettre d’Article 31 septembre 1993.</li><li id="footnote_9_434" class="footnote">Décidément, on retrouve toujours les mêmes ! Cf. REFLEXes n°40.</li><li id="footnote_10_434" class="footnote">Le Monde 17/06/1987.</li><li id="footnote_11_434" class="footnote">Le Figaro 07/04/1988.</li><li id="footnote_12_434" class="footnote">La pensée catholique n°195, 1981.</li><li id="footnote_13_434" class="footnote">Aujourd’hui professeur honoraire, il est délégué FN dans le 92.</li><li id="footnote_14_434" class="footnote">Lui non plus n’exerce plus.</li><li id="footnote_15_434" class="footnote">Professeur de philosophie à Paris IV, proche du Club de l’Horloge et à l’initiative de «l’appel des universitaires pour une réforme du code de la nationalité».</li><li id="footnote_16_434" class="footnote">Cf. Studia, n°1.</li><li id="footnote_17_434" class="footnote">Depuis le scandale de la thèse de Rocques en 1985 à Nantes, cette université semble aujourd’hui avoir retrouvé un peu de calme ! Merci au SCALP et à Virus Mutinerie.</li><li id="footnote_18_434" class="footnote">Centre créé par l’UNI et dirigé jusqu’en 1986 par Durand.</li><li id="footnote_19_434" class="footnote">Décidément !</li><li id="footnote_20_434" class="footnote">Le Figaro, 03/03/1990.</li><li id="footnote_21_434" class="footnote">Association de Parents pour la Promotion de l’Enseignement Supérieur Libre. Pour plus d’infos, cf. La Lettre d’Article 31 n°8</li><li id="footnote_22_434" class="footnote">Institut de philosophie comparée créé en 1969.</li><li id="footnote_23_434" class="footnote">Faculté libre pluridisciplinaire de Paris et d’Ile-de-France créée également en 1969.</li><li id="footnote_24_434" class="footnote">National Hebdo n°6, 14/06/1984.</li><li id="footnote_25_434" class="footnote">L’IST appartenait auparavant à la «maison Albertini» mais vient d’être racheté par le Conseil Général des Hauts-de-Seine de Charles Pasqua !</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Ces jeunes fachos qui, peut-être, nous gouverneront&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Dec 2006 16:30:27 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;évolution électorale du Front national n&rsquo;est pas l&rsquo;élément le plus important pour jauger la progression du parti et encore moins pour juger de l&rsquo;évolution des nationalistes et fascistes, de la diffusion de leurs idées. Mais l&rsquo;évolution des stratégies du FN montre la progression idéologique du parti ainsi que son ascension sur l&rsquo;échelle du but toujours présent : l&rsquo;arrivée au pouvoir.</strong></p>
<p>Publié en juin 1993</p>
<p>Depuis sa création en octobre 1972, le FN semble persuadé qu&rsquo;il trouvera son électorat dans les couches dites populaires de la société et développe la stratégie adéquate.</p>
<p>Message simple («CSG : je paye, tu payes, ils touchent !» désignant par là même le bouc émissaire) et politique de comptoir, le plus souvent basée sur l&rsquo;affect («La vie d&rsquo;un criminel compte-t-elle plus que celle d&rsquo;un enfant ?»). Cette stratégie donnera des résultats mais elle n&rsquo;apportera que peu de cadres au parti en lui-même.</p>
<p>Jusque-là hostile aux implantations en milieu culturel, à la différence de la Nouvelle droite, le FN, inquiet du manque de renouvellement de ses cadres, a finalement décidé d&rsquo;aller les chercher, comme tous les autres partis, dans les lycées, universités et grandes écoles.</p>
<p>C&rsquo;est donc fort logiquement qu&rsquo;en août/septembre 1987, J.M Le Pen et Carl Lang (ex-président du FNJ), décident de s&rsquo;implanter réellement au sein de la jeunesse en créant dans les facs et les lycées des organisations proches du FN, capables de divulguer leurs idées mais surtout capables de recruter des militants, futurs cadres du parti lorsqu&rsquo;il «arrivera au pouvoir».</p>
<p>Peu habitué aux implantations de ce style, le FN par l&rsquo;intermédiaire du Front national de la Jeunesse (organisation créée en 1974 mais qui vivotera jusqu&rsquo;à la percée de Le Pen) préfère dès 1987 infiltrer l&rsquo;organisation de droite-extrême, très proche du RPR, qu&rsquo;est l&rsquo;UNI (Union nationale inter-universitaire). Cette stratégie permettra de prendre conscience des réalités du milieu éducatif, de préparer une stratégie de séduction différente de celle plus simpliste développée dans les quartiers, mais aussi, de créer les futures conditions d&rsquo;implantation d&rsquo;organisations officiellement rattachées au FN. Il faudra entre autres faire éclater au sein de l&rsquo;UNI des débats et dissensions capables d&rsquo;influencer, de créer des fractures, de radicaliser une partie de ses militants, de BANALISER les idées d&rsquo;extrême droite&#8230;</p>
<p>Cette stratégie se traduira par l&rsquo;élection, en 1991, 1992 et 1993 à Brest, de la présidente du FNJ local, candidate du FN pour les municipales de 1989 et les cantonales de mars 1992, en tant que représentante de l&rsquo;UNI au conseil d&rsquo;UFR de droit. Il faut ajouter à cela l&rsquo;infiltration de groupuscules d&rsquo;extrême droite style le GUD (Groupe union défense / Droit), le GAJ (Groupe action jeunesse)&#8230;</p>
<p>Mais l&rsquo;activité des nationalistes frontistes ne se limitera pas à une simple infiltration puisque, durant près de trois ans, ils vont rédiger un programme pour un Renouveau lycéen et étudiant (R.L &#8211; R.E). On verra alors apparaître, on ne sait par quel miracle (UNI), des tracts et brochures signés Renouveau étudiant, nettement plus radicaux. Aucune raison de croire à l&rsquo;époque, pour quelqu&rsquo;un de non averti, que c&rsquo;est un sous-marin du FN tellement le discours en est différent, et la thèse du nouveau groupuscule est la plus souvent retenue. Fait éminemment étrange, aucun contact ni adresse ne figure en bas de ces documents durant ces trois années. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1990 que l&rsquo;on verra apparaître l&rsquo;adresse de la rue de la Clergerie, ex-siège du FN, mais on est alors entré dans la deuxième phase d&rsquo;implantation.</p>
<p>Cette première étape aura donc vu l&rsquo;infiltration de l&rsquo;UNI comme base arrière, permettant la banalisation des idées du FN et capable de créer par la suite les conditions d&rsquo;implantation des futures organisations frontistes (stratégie d&rsquo;ailleurs appliquée au niveau national envers le RPR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_0_269" id="identifier_0_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pour exemple, du 13 au 16 novembre 1989 se tiendront &agrave; Nice les premi&egrave;res Assises internationales de la d&eacute;sinformation (IED), gr&acirc;ce &agrave; la pr&eacute;cieuse aide et aux interventions de Jacques M&eacute;decin, Martine Daugreilh et Pierre M&eacute;decin, tous trois membres notoires du RPR (cf Camus et Monzat,. p.358">1</a></sup> )). La radicalité des propos tenus par Renouveau étudiant a ainsi ouvert le chemin de la banalisation au FN dont le discours ne choquera pas, apparaîtra comme raisonnable en comparaison de celui de Renouveau.</p>
<p>Mais c&rsquo;est également une période de prise de contact avec les organisations «à la droite de l&rsquo;UNI» et le départ de la constitution d&rsquo;un réseau reliant les différents groupes de la droite radicale mais également le monde des jeunes (lycées, facs, organisations culturelles&#8230;) et celui du FN, par l&rsquo;intermédiaire du Conseil scientifique, de l&rsquo;Institut de formation nationale et des Cercles (entreprises, cabinets, professions&#8230;)</p>
<p>C&rsquo;est en septembre 1989 que J-M Le Pen et Carl Lang décideront qu&rsquo;il est «maintenant temps d&rsquo;entendre la voix de la droite nationale dans les lycées et universités», c&rsquo;est à dire en clair, de passer à la seconde étape d&rsquo;implantation.</p>
<p>« <em>Alors que 18% des jeunes Français ont fait confiance à J.M Le Pen en 1988, il est maintenant temps que tous les étudiants nationalistes, d&rsquo;où qu&rsquo;ils viennent, se fédèrent pour réaliser ce véritable barrage à la gauche et à la droite toujours trop molle </em>» (Martial Bild, président du FNJ, 11 mai 1990).</p>
<p>Il va ainsi naître une fédération de groupes nationalistes au sein des universités et lycées, et cela en dépassant le cadre trop étroit du FN. Cette exigence prend en compte la réalité des implantations nationalistes dans les universités et affirme déjà un constat d&rsquo;échec sur les capacités d&rsquo;implantation du FN en milieu culturel.</p>
<p>Mais l&rsquo;évolution du Réseau semble ensuite facile et rapide et prend son véritable essor lors du Congrès du FNJ de 1990, date à laquelle tous les FNJ prétendent «travailler à pied d&rsquo;oeuvre pour réaliser cette coordination». Le rapport des villes «bénéficiant» d&rsquo;une implantation du FNJ est dans son ensemble plus que positif puisque chaque ville prétend avoir fédéré en moyenne trois groupes jusque-là isolés, rivaux&#8230; (<em>L&rsquo;Étincelle</em> juillet 1990)<br />
Ce résultat se confirme tout d&rsquo;abord à la vue de la décomposition de l&rsquo;UNI qui perd ses adhérents au profit du FN tout en radicalisant son discours et ses actions. À Sceaux (Hauts-de-Seine), les effectifs militants de l&rsquo;UNI (une quinzaine) sont tombés à cinq alors que l&rsquo;AEI, appellation locale du Renouveau, créée en février 1990 par Michel Murat<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_1_269" id="identifier_1_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Responsable du Renouveau &eacute;tudiant et membre du directoire du FNJ">2</a></sup>, engrangeait une cinquantaine d&rsquo;adhérents. À Nancy, le responsable local de l&rsquo;UNI représentait le FN aux cantonales de mars 1992. Tandis qu&rsquo;à Montpellier (Hérault), toute l&rsquo;UNI, président en tête, passait dans le camp lepéniste !</p>
<p>Mais le résultat se voit également à la vue du rapprochement de groupes d&rsquo;extrême droite jusque-là rivaux. C&rsquo;est entre autres le cas du GUD qui bénéficiait jusque-là d&rsquo;un rapport de force en sa faveur (il mettait des claques aux «bouffons du FNJ»). Il se montrera par la suite très docile, allant même jusqu&rsquo;à servir de «troupe de choc» lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agira d&rsquo;imposer la présence d&rsquo;une organisation frontiste en faisant régner la peur. L&rsquo;aboutissement de cette union, verra des membres du Renouveau parisien et du GUD, attaquer ensemble le 16 février la fac de Nanterre, et le 31 mars la fac de Tolbiac.</p>
<p>Cette stratégie ne s&rsquo;est bien évidemment pas décidée démocratiquement entre tous les FNJ puisque Carl Lang avait nommé, quelques mois plus tôt, «au mérite» Christophe Degrave charger de lancer et défendre l&rsquo;idée d&rsquo;un réseau reliant tous les groupes d&rsquo;extrême droite, quels que soient les courants dont ils font partie, et ainsi placer des organisations nationalistes dans toutes les universités.</p>
<p>Pourquoi Degrave ? Pour la simple et unique raison qu&rsquo;il est le meneur du groupe de «francs-tireurs» qui, sous le nom de Liste indépendante des étudiants de droite (LIED), ont rapporté au FNJ ses premiers succès électoraux (1990). En plaçant 11 élus dans différents conseils avec près de 30% des voix en droit et plus de 50% en médecine, le groupe rouennais montrait le chemin à suivre. «Jusqu&rsquo;ici nous avions mal appréhendé notre capacité à nous implanter dans le milieu universitaire mais aujourd&rsquo;hui nous sommes en droit d&rsquo;affirmer qu&rsquo;en 1991 nous serons présents dans toutes les universités» (M.Bild).</p>
<p>C&rsquo;est donc au mérite que Degrave est d&rsquo;un coup propulsé à la tête du programme d&rsquo;implantation du FNJ qu&rsquo;il va mener avec tout «l&rsquo;enthousiasme nationaliste» qui le caractérise !</p>
<p>Développant, peut-être trop d&rsquo;ailleurs, l&rsquo;idée d&rsquo;une confédération de tous les groupes d&rsquo;extrême droite quelles que soient leurs tendances, on verra naître dans les années 1992 et 1993 des fédérations régionales.</p>
<p>C&rsquo;est fort logiquement le cas à Lyon où va naître le Cercle national des étudiants de Lyon (CNEL). Dans une ville où les universités sont parfois fréquentées par des enseignants révisionnistes ou membres du FN, il n&rsquo;a pas été dur de mettre en pratique les bonnes idées de Degrave. Il est, paraît-il, essentiel de «repérer dans un premier temps les gauchistes puis de prendre contact avec le personnel enseignant ou administratif, souvent proche de nous en droit et en économie». Ce sera effectivement le cas à Lyon, où le FNJ local se servira des profs en les invitant à des meetings sur des thèmes aussi divers que «l&rsquo;école unique et le mythe égalitaire» ou «l&rsquo;Europe entre Identité et Indépendance». Et les profs de les remercier en organisant avec l&rsquo;aide du Centre d&rsquo;histoire et d&rsquo;analyse politique de l&rsquo;Université de Lyon III, des colloques réunissant des membres du GRECE et des intégristes catholiques proches du FN<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_2_269" id="identifier_2_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce sera en effet le cas au mois de mai 1989, lors d&rsquo;un colloque sur le th&egrave;me de &laquo;R&eacute;volution contre r&eacute;volution&raquo;, r&eacute;unissant une vingtaine de militants de premier rang du GRECE (Jean-Paul Allard, Jean Haudry, Jacques Marlaud, Bernard Notin, Pierre Vial&hellip;) et des catholiques int&eacute;gristes (Etienne Couvert, Brigitte Horiot, Bernard Lafargue, Jean Vaqui&eacute;). Ils y exposeront les convergences possibles du discours anti-r&eacute;volutionnaire des deux courants. Seul sp&eacute;cialiste universitaire du sujet, Jean Tulard apporte la caution de son autorit&eacute; en quatre courtes pages sur Joseph de Maistre.">3</a></sup>.</p>
<p>Des profs ! Non, rassurez-vous, ce ne sont que Bruno Gollnisch-Flourens, membre du Bureau politique du FN, directeur national aux études et argumentaires, adhérent du Cercle Renaissance depuis 1973, et Pierre Vial<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_3_269" id="identifier_3_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pierre Vial dira de Robert Dun, ancien SS et membre du Groupe druidique des Gaules : &laquo; C&rsquo;est un s&ucirc;r compagnon de route et de combat. C&rsquo;est aussi un homme habit&eacute; par cette flamme int&eacute;rieure qui fait vivre quelques-uns d&rsquo;entre nous. &raquo;. D&eacute;cid&eacute;ment, Vial aime les jeunes puisqu&rsquo;il est &eacute;galement fondateur du mouvement de scoutisme du GRECE, Europe Jeunesse cr&eacute;&eacute; en 1975 !">4</a></sup>, 50 ans, pilier du GRECE depuis sa création, professeur agrégé d&rsquo;histoire médiévale, conseiller régional Rhône-Alpes, conseiller municipal de Villeurbanne, membre du Comité central du FN, de la Direction générale, du Comité national des Français juifs, du Centre d&rsquo;études et argumentaires (CEA) et responsable du social au sein du FN. Certes, ils sont tous deux profs à l&rsquo;Université de Lyon III, membres du Conseil scientifique du FN et chargés d&rsquo;aider Degrave pour l&rsquo;assaut du FNJ sur les facs ! Ils peuvent également compter sur les précieuses aides de Georges Pinault<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_4_269" id="identifier_4_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Collaborateur de Nouvelle &Eacute;cole, Goulven Pennaod, alias Georges Pinault, a &eacute;t&eacute; charg&eacute; d&rsquo;enseignement &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Lyon III puisqu&rsquo;il est sp&eacute;cialiste de linguistique celtique. Compagnon de route d&rsquo;Europe Action, militant national-socialiste, collaborateur du Devenir europ&eacute;en, de La Bretagne r&eacute;elleet druide, on retiendra ce passage de l&rsquo;un de ses articles dans la Bretagne r&eacute;elle : &laquo; Nous ha&iuml;ssons la France d&rsquo;une haine rabique et d&eacute;finitive, le chancelier Adolf Hitler &eacute;tait un grand homme et l&rsquo;exemple du XX&egrave;me si&egrave;cle, le christianisme et les autres juiveries devaient &ecirc;tre d&eacute;truits (&hellip;)&raquo;.">5</a></sup> et Bernard Notin<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_5_269" id="identifier_5_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Malgr&eacute; les nombreux titres r&eacute;visionnistes et autres qu&rsquo;il a d&eacute;j&agrave;, Bernard Notin est l&rsquo;un des membres les plus actifs du GRECE.">6</a></sup>, également profs à l&rsquo;université de Lyon III.</p>
<p>C&rsquo;est ensuite le cas à Paris où naît le 27 février 1990, dans les locaux d&rsquo;Entreprise moderne et Liberté<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_6_269" id="identifier_6_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Entreprise moderne et Libert&eacute; est une association satellite du FN pr&eacute;sid&eacute;e par Jean-Michel Dubois et dont le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral est Andr&eacute; Dufraisse. Cet ancien permanent du Parti populaire fran&ccedil;ais de Doriot, puis de la LVF (Ligue des volontaires fran&ccedil;ais contre le bolch&eacute;visme), n&eacute; le 8 Ao&ucirc;t 1918 et adh&eacute;rent du FN depuis 1972 est aujourd&rsquo;hui membre du Bureau politique du FN. Sa femme, Martine Lehideux, n&eacute;e le 27 Mai 1933 et adh&eacute;rente du FN depuis 1972, ni&egrave;ce de Fran&ccedil;ois Lehideux, ministre du travail de P&eacute;tain et pr&eacute;sident de l&rsquo;Association pour d&eacute;fendre la m&eacute;moire du Mar&eacute;chal P&eacute;tain (ADMP) est, quant &agrave; elle, membre du Bureau politique du FN, du conseil d&rsquo;administration d&rsquo;Entreprise moderne et Libert&eacute;, conseiller r&eacute;gional d&rsquo;&Icirc;le-de-France, et pr&eacute;sidente fondatrice du Cercle national des femmes d&rsquo;Europe">7</a></sup>, le Cercle national des étudiants de Paris (CNEP), comprenant le Cercle national des grandes écoles, le Cercle national Science-Po, l&rsquo;Union des étudiants de droite (UED) d&rsquo;Assas et de Malakoff ainsi que l&rsquo;Association indépendante des étudiants de Sceaux (AIE). Le cercle parisien est en 1990 dirigé par Régis le Poitevin de la Croix-Vaubois, Habib Haddad (appelez-moi Richard !), Claude Baret du Couderc, Nathalie Stirbois, Marine Le Pen&#8230;</p>
<p>Progressivement le CNEP va s&rsquo;agrandir avec le Cercle national Dauphine (avril 1991), le Cercle national Sorbonne (février 1991) et va engranger quelques succès électoraux jusqu&rsquo;à l&rsquo;élection en mars 1991 de Régis Le Poitevin de la Croix-Vaubois au Conseil régional des oeuvres universitaires et sociales (CROUS) avec 7% des voix. Cette date sonnera d&rsquo;ailleurs le début de la débâcle.</p>
<p>En effet l&rsquo;année suivante, fort de ses résultats électoraux, le CNEP tentera de prendre les autres facs de Paris. Il essaiera ainsi de créer le Cercle national Nanterre avec l&rsquo;espoir de se présenter aux élections. Sachant la tâche difficile, c&rsquo;est Marie-Laurence Ginisty, ex-présidente du Cercle national Dauphine (maîtrise de gestion) et Habib/Richard Haddad, principal animateur du CNEP depuis deux ans puisqu&rsquo;il est chargé de mission au FNJ et responsable de l&rsquo;argumentaire, qui se chargeront de l&rsquo;implantation.</p>
<p>Mais c&rsquo;était faire un pas de trop et cette nouvelle tentative d&rsquo;implantation allait soulever un élan de dénonciation et d&rsquo;opposition. Les élections universitaires de Nanterre furent annulées par deux fois par les antifascistes radicaux de Paris, alors qu&rsquo;à Assas et à la Sorbonne, le CNEP (CNS) se prenait une formidable gifle électorale ! (cf tableau)</p>
<p>Tant qu&rsquo;ils se contentaient d&rsquo;être présents dans les facs plutôt de droite, ils surclassaient leurs camarades de l&rsquo;UNI et ne dérangeaient pas trop mais dès qu&rsquo;ils eurent envie de s&rsquo;agrandir, la réaction a permis de mettre au grand jour l&rsquo;arrivée du FN dans les facs et a interdit le chemin de la banalisation aux nationaux frontistes.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, le Cercle parisien semble donc avoir du mal à trouver son second souffle et à conserver son unité.</p>
<p>Reste que cette expérience aura formé bon nombre de militants, de cadres qui, leurs cursus universitaires aujourd&rsquo;hui terminés, militent au FN.</p>
<p>Fini le temps des petits, ce sont aujourd&rsquo;hui de vrais «hommes politiques» !</p>
<p>On revoit alors Régis le Poitevin de la Croix-Vaubois, 25 ans le 24 juin, habitant du 16ème arrondissement de Paris, conseiller régional FN dans la Nièvre, assistant parlementaire diplômé de l&rsquo;IEP (Science-Po), administrateur au CROUS et successeur en tant que président d&rsquo;honneur du CNEP de Marine Le Pen. Il faut dire que ce dernier est adhérent au FN depuis 1984, il avait 15 ans et demi !</p>
<p>Quant à Marine Le Pen, elle était candidate du FN aux dernières élections à Neuilly-sur-Seine. Alors que Michel Hubault, 30 ans, licencié d&rsquo;histoire à la Sorbonne, lieutenant de réserve (Prytanée militaire), membre fondateur du Cercle Science-Po, préfère militer au sein du groupe des Droites européennes.</p>
<p>Martial Bild (31 ans), est lui adhérent du FN depuis 1980, licencié d&rsquo;histoire à l&rsquo;Université de Tolbiac, il collectionne les postes puisqu&rsquo;il est membre du Bureau politique du FN, attaché parlementaire européen, conseiller régional d&rsquo;Île-de-France, conseiller municipal de Rosny-sous-Bois, animateur de la Radio Le Pen, secrétaire général à l&rsquo;information et à la communication interne, délégué national aux actions catégorielles et trésorier du Mouvement Jeunesse d&rsquo;Europe !<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_7_269" id="identifier_7_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Mouvement cr&eacute;&eacute; en m&ecirc;me temps que le Renouveau &eacute;tudiant en 1987 &agrave; l&rsquo;initiative de Carl Lang, Yves Dupont, Martial Bild et Jean-Pierre Gendron. Tous sont aujourd&rsquo;hui membres du Bureau politique du FN !">8</a></sup></p>
<p>N&rsquo;oublions pas bien sûr, Samuel Maréchal, président du FNJ depuis novembre 1993, présent depuis plusieurs années sur les listes électorales du FN à Nantes puisqu&rsquo;il est le petit protégé de René-Marie Bouin<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_8_269" id="identifier_8_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ren&eacute;-Marie Bouin : secr&eacute;taire d&eacute;partemental du Morbihan, secr&eacute;taire r&eacute;gional dans les Pays de Loire en tant qu&rsquo;&eacute;lu de Loire-Atlantique et pr&eacute;sident de la F&eacute;d&eacute;ration nationale des &eacute;tudiants de France">9</a></sup>. Quant aux futures promotions, il semble que Gwënael Le Brazidec ait, avec l&rsquo;échec de Habib Haddad, le vent en poupe au sein du FN et pourrait devenir (s&rsquo;il se tient bien !), responsable de l&rsquo;Île-de-France.</p>
<p>Mais cette liste est bien loin d&rsquo;être exhaustive<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_9_269" id="identifier_9_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Suite au prochain num&eacute;ro&hellip; !">10</a></sup>, ce qui porterait à dire qu&rsquo;au-delà des reflux électoraux que l&rsquo;ensemble du FNJ a pu enregistrer ces derniers temps, le FN trouve aujourd&rsquo;hui un écho chez les jeunes et remplit ainsi son objectif de trouver et former de jeunes cadres, futurs dirigeants du parti.</p>
<p>Comment ne pas s&rsquo;étonner de tels résultats lorsque l&rsquo;on connaît la réticence du FN à s&rsquo;implanter dans des milieux culturels, la pauvreté et la simplicité des réflexions qu&rsquo;il mène sur le système éducatif et la forte place déjà tenue par des groupes rivaux comme le GUD ? La rapidité des réponses données à ces problèmes et l&rsquo;évolution stratégique qui s&rsquo;est ensuite opérée sont des facteurs bien plus importants pour juger de l&rsquo;évolution idéologique et de l&rsquo;enracinement du parti. C&rsquo;est dans une analyse largement différente que le FNJ a réussi à s&rsquo;implanter de façon à trouver rapidement des cadres.</p>
<p>Certes, le but poursuivi par le FNJ n&rsquo;était d&rsquo;emblée pas le même que celui du FN puisque ce dernier court, comme les autres partis, après quelques voix éparpillées par-ci par-là, alors que le FNJ sert à former les futurs cadres et a pour objectif de faire avancer les idées et les valeurs du Front en les faisant connaître, version intellectuelle, à la future élite de la nation. Familiarisant, banalisant ainsi la présence et les idées d&rsquo;un mouvement d&rsquo;extrême droite dans l&rsquo;aquarium universitaire, dans le monde culturel. L&rsquo;obtention d&rsquo;une représentativité électorale ou le nombre d&rsquo;actions menées ne peuvent plus être les seuls critères pris en compte. Les professeurs<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_10_269" id="identifier_10_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jean-Claude Soyer, prof &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Paris II et Georges Lane, ma&icirc;tre de conf&eacute;rence &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Dauphine, tous deux membres du Club de l&rsquo;Horloge, seront des plus actifs.">11</a></sup> et les personnels administratifs affirment de plus en plus ouvertement ou revendiquent, avec fierté, d&rsquo;être du FN ou proche du FN. Ils n&rsquo;hésitent plus non plus à prendre la parole dans des meetings, à donner leurs précieux avis au président de la fac lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de sécurité, de drogue, d&rsquo;invasion d&rsquo;étudiants étrangers, à tenir des propos racistes ou révisionnistes. Autant ne pas parler de leurs cours !</p>
<p>Ce n&rsquo;est donc plus dans les instances de pouvoir du type conseil d&rsquo;administration qu&rsquo;il faut s&rsquo;enquérir de la nuisance frontiste mais plutôt dans les lieux d&rsquo;influence, là où s&rsquo;élaborent les recherches, les décisions, là où se forme l&rsquo;élite de demain. Laissant ainsi, un temps soit peu, de côté la bonne vieille violence qui doit «faire peur» et «ouvrir le passage», il apparaît semble-t-il plus intéressant de tenter de pénétrer dans ces hautes sphères et tenter de rendre culturellement hégémonique la pensée d&rsquo;extrême droite. Rien n&rsquo;empêche bien sûr, quand la cause le mérite, d&rsquo;avoir recours à des opérations «coup de poing». Ce fut ainsi le cas à Tolbiac et à Nanterre où, poursuivis par des antifascistes parisiens, neuf militants du CNEP et du GUD, dont Lalun, De Molder et Puisségurd, seront interpellés par la police avec barres de fer, flingues à grenailles et tracts du CNEP.</p>
<p>Ainsi les FNJ, tout en n&rsquo;abandonnant pas totalement le militantisme de papa, semblent considérer qu&rsquo;étant censés s&rsquo;implanter dans un milieu culturel ils doivent adopter une stratégie spécifique, proche de celle de la Nouvelle droite. Alain de Benoist, membre fondateur du GRECE (Groupe de recherches et d&rsquo;études pour la civilisation européenne), étroitement lié à la Nouvelle droite, a toujours considéré qu&rsquo;il fallait influencer l&rsquo;orientation idéologique de la société et être présent là où se façonne l&rsquo;opinion publique, à commencer bien évidemment par les médias, mais aussi les universités et grandes écoles ! Le GRECE se dotera alors de deux revues, <em>Nouvelle École</em> puis <em>Éléments</em>, en en faisant des lieux de rencontre et de discussion, des «laboratoires idéologiques», destinés tant à attirer les sympathisants de droite qu&rsquo;à séduire les soi-disant adversaires de gauche.</p>
<p>Le FNJ tentera de faire de même avec la <em>revue des Droites européennes</em>, <em>L&rsquo;Europe des Patries</em> et son bulletin interne <em>L&rsquo;Étincelle</em>. On y verra des auteurs comme Vial, Mabire, Yves Dupont<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_11_269" id="identifier_11_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce professeur, n&eacute; le 26 Juin 1957 et adh&eacute;rent du FN depuis 1975 est aujourd&rsquo;hui animateur national, secr&eacute;taire d&eacute;partemental et conseiller r&eacute;gional de l&rsquo;Eure, membre du Comit&eacute; de soutien &agrave; J-M Le Pen et secr&eacute;taire du Mouvement de la jeunesse d&rsquo;Europe (MJE">12</a></sup>) et Alika Lindbergh<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_12_269" id="identifier_12_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pr&eacute;sidente du Cercle national pour la d&eacute;fense de la vie, de la nature et de l&rsquo;animal, fond&eacute; en 1985. Figurent notamment au comit&eacute; d&rsquo;honneur du cercle : le professeur Th&eacute;odore Monod (membre de l&rsquo;Acad&eacute;mie des Sciences, professeur honoraire au Mus&eacute;um), Madame Pierre-Paul Grass&eacute;, veuve du professeur membre de l&rsquo;Acad&eacute;mie des Sciences, Bruno Laure, pr&eacute;sident de la ligue antivivisectionniste D&eacute;fense des animaux martyrs (LAF-DAM). Sans oublier l&rsquo;aide apport&eacute;e par Brigitte Bardot qui d&eacute;noncera dans un article de Pr&eacute;sent les cruaut&eacute;s des abattages rituels juifs et musulmans&hellip;">13</a></sup> mais également des jeunes du FNJ comme Claude Baret du Couderc et Christophe Degrave y faire l&rsquo;éloge du racisme différentialiste, de «l&rsquo;intégrisme de la différence».</p>
<p>N&rsquo;oublions pas non plus que la Nouvelle droite a depuis longtemps trouvé une audience dans les universités où elle a mis en place des réseaux inter-disciplinaires qui organisent des colloques. Ainsi, c&rsquo;est de Lyon que partira la dynamique des jeunes frontistes sur les facs, là où ces réseaux montrent, avec la précieuse aide de Vial et Notin, le plus d&rsquo;efficacité.</p>
<p>Mais les similitudes ne s&rsquo;arrêtent pas là, car lors de la percée du FN dans les années 1980, la «nouvelle culture», appelée par ses adversaires, «Nouvelle droite» subira de sérieux revers.</p>
<p>D&rsquo;après le livre de Camus et Monzat<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_13_269" id="identifier_13_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Les droites nationales et radicales en France (PUF), Jean-Yves Camus et Ren&eacute; Monzat.">14</a></sup> la Nouvelle droite a été pillée idéologiquement par le FN avec entre autres, l&rsquo;arrivée des solidaristes de Stirbois incluant certains éléments fascistes, et elle semble aujourd&rsquo;hui avoir réagi à cette situation en développant deux axes majeurs :</p>
<p>• tenter d&rsquo;influencer malgré tout l&rsquo;orientation idéologique du FN, à défaut de pouvoir en contrôler la direction. Ainsi, selon Monzat, «le GRECE apparaît de facto comme un des trois piliers de l&rsquo;école de formation du Front national, avec l&rsquo;équipe de <em>Présent</em> et avec les membres du Club de l&rsquo;Horloge : il joue donc un rôle significatif dans l&rsquo;équilibre interne du parti». Et Monzat communique une liste des membres du GRECE appartenant aussi au «conseil scientifique» et à l&rsquo;Institut de formation nationale du FN. Ces deux groupes entretiennent des rapports privilégiés avec le FNJ dont ils forment les militants lors de «stages de formation». Tout comme l&rsquo;Université d&rsquo;été du FNJ, ces stages se déroulent le plus souvent à Neuvy-sur-Barangeon dans la résidence de Roger Holleindre avec comme principaux professeurs Pierre Vial, Jean-François Jalkh<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_14_269" id="identifier_14_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jean-Fran&ccedil;ois Jalkh est lui aussi, apr&egrave;s Jean-Fran&ccedil;ois Touz&eacute;, un ancien pr&eacute;sident du FNJ. Ce journaliste, n&eacute; le 23 Mai 1957 et adh&eacute;rent du FN depuis 1974 est aujourd&rsquo;hui conseiller r&eacute;gional d&rsquo;&Icirc;le-de-france, conseiller municipal de Melun, secr&eacute;taire national aux &eacute;lections et aux sondages, membre de l&rsquo;Institut de formation nationale, du Comit&eacute; central et du Bureau politique du FN depuis 1981. Il a &eacute;galement &eacute;crit en collaboration avec J.P Stirbois le &laquo;Dossier Immigration&raquo;.">15</a></sup>, Chritaine Pigacé, Jean-Claude Bardet, rédacteur en chef d&rsquo;<em>Identité</em> (revue du Conseil scientifique).</p>
<p>• poursuivre son objectif de toujours par l&rsquo;intermédiaire autonome d&rsquo;Alain de Benoist et de sa revue <em>Krisis</em> c&rsquo;est-à-dire rendre hégémonique la pensée de la Nouvelle droite en obtenant une caution et une légitimité pour la culture fasciste qui est la sienne.</p>
<p>Les similitudes de stratégie et de discours entre les jeunes du Front national et les païens du GRECE ne sont donc pas le fruit du hasard et on comprend mieux comment les petits jeunots du FNJ ont fait pour fédérer des groupes nationaux-révolutionnaires jusque-là rivaux, tout en arrivant à se servir d&rsquo;eux comme troupes de choc !</p>
<p>Mais elle montre également comment, par l&rsquo;intermédiaire du Conseil scientifique, de l&rsquo;Institut de formation nationale et des cercles d&rsquo;entreprises, tous trois chargés de la formation de la future élite du FN, la Nouvelle droite se met en place pour prendre (tel reste son but inavoué) la direction du FN.</p>
<p>Reste qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, cette influence de la Nouvelle droite, relayée par une étonnante volonté de collaboration entre tous les courants parfois rivaux, représentés dans ces différents groupes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/#footnote_15_269" id="identifier_15_269" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="On retrouve en effet la pr&eacute;sence d&rsquo;individus de toutes tendances aussi bien au sein du Conseil scientifique que de l&rsquo;Institut de formation nationale. Ainsi, notons la pr&eacute;sence de Chritaine Pigac&eacute;, Pierre Vial et Jean-Claude Bardet du GRECE, Georges Paul Wagner, monarchiste, Fran&ccedil;oise Monestier, Pierre Durand de Pr&eacute;sent, Yvan Blot du Club de l&rsquo;Horloge, Pascal Gannat issu de Chr&eacute;tient&eacute;-Solidarit&eacute;&hellip;etc.">16</a></sup>, est en train de donner au FN les capacités de devenir un parti de pouvoir.</p>
<p>On ne peut par conséquent, se réclamer antifasciste et croire, par exemple, «qu&rsquo;un vote massif aux élections universitaires interdira toute implantation fasciste sur notre faculté» ou bien encore «qu&rsquo;il faut faire confiance aux citoyens, à la démocratie !»</p>
<p>Désolé pour ceux qui lisent et se sentent visés (UNEF-ID) mais vos espérances dans un front démocratique et votre antifascisme de pacotille qui en découle, sont largement dépassés car la démocratie et la liberté d&rsquo;expression sont les deux piliers essentiels sur lesquels le Front s&rsquo;appuie pour banaliser ses théories, idées et valeurs ! Ajoutez à cela, l&rsquo;appui idéologique du GRECE&#8230;</p>
<p>La stratégie choisie par les antifascistes parisiens lorsqu&rsquo;ils se sont réunis et organisés afin d&rsquo;interdire toute banalisation, tout discours voire même compromis avec l&rsquo;extrême droite par tous les moyens, comme ce fut le cas à Nanterre, a montré son efficacité. Interdire toute implantation, banalisation des jeunes frontistes, c&rsquo;est éviter, un tant soit peu, que demain ils nous gouvernent&#8230;</p>
<p><em>Mis en ligne le 7 décembre 2006</em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_269" class="footnote">Pour exemple, du 13 au 16 novembre 1989 se tiendront à Nice les premières Assises internationales de la désinformation (IED), grâce à la précieuse aide et aux interventions de Jacques Médecin, Martine Daugreilh et Pierre Médecin, tous trois membres notoires du RPR (cf Camus et Monzat,. p.358</li><li id="footnote_1_269" class="footnote">Responsable du Renouveau étudiant et membre du directoire du FNJ</li><li id="footnote_2_269" class="footnote">Ce sera en effet le cas au mois de mai 1989, lors d&rsquo;un colloque sur le thème de «Révolution contre révolution», réunissant une vingtaine de militants de premier rang du GRECE (Jean-Paul Allard, Jean Haudry, Jacques Marlaud, Bernard Notin, Pierre Vial&#8230;) et des catholiques intégristes (Etienne Couvert, Brigitte Horiot, Bernard Lafargue, Jean Vaquié). Ils y exposeront les convergences possibles du discours anti-révolutionnaire des deux courants. Seul spécialiste universitaire du sujet, Jean Tulard apporte la caution de son autorité en quatre courtes pages sur Joseph de Maistre.</li><li id="footnote_3_269" class="footnote">Pierre Vial dira de Robert Dun, ancien SS et membre du Groupe druidique des Gaules : « <em>C&rsquo;est un sûr compagnon de route et de combat. C&rsquo;est aussi un homme habité par cette flamme intérieure qui fait vivre quelques-uns d&rsquo;entre nous.</em> ». Décidément, Vial aime les jeunes puisqu&rsquo;il est également fondateur du mouvement de scoutisme du GRECE, Europe Jeunesse créé en 1975 !</li><li id="footnote_4_269" class="footnote">Collaborateur de <em>Nouvelle École</em>, Goulven Pennaod, alias Georges Pinault, a été chargé d&rsquo;enseignement à l&rsquo;université de Lyon III puisqu&rsquo;il est spécialiste de linguistique celtique. Compagnon de route d&rsquo;Europe Action, militant national-socialiste, collaborateur du <em>Devenir européen</em>, de <em>La Bretagne réelle</em>et druide, on retiendra ce passage de l&rsquo;un de ses articles dans <em>la Bretagne réelle</em> : « <em>Nous haïssons la France d&rsquo;une haine rabique et définitive, le chancelier Adolf Hitler était un grand homme et l&rsquo;exemple du XXème siècle, le christianisme et les autres juiveries devaient être détruits (&#8230;)</em>».</li><li id="footnote_5_269" class="footnote">Malgré les nombreux titres révisionnistes et autres qu&rsquo;il a déjà, Bernard Notin est l&rsquo;un des membres les plus actifs du GRECE.</li><li id="footnote_6_269" class="footnote">Entreprise moderne et Liberté est une association satellite du FN présidée par Jean-Michel Dubois et dont le secrétaire général est André Dufraisse. Cet ancien permanent du Parti populaire français de Doriot, puis de la LVF (Ligue des volontaires français contre le bolchévisme), né le 8 Août 1918 et adhérent du FN depuis 1972 est aujourd&rsquo;hui membre du Bureau politique du FN. Sa femme, Martine Lehideux, née le 27 Mai 1933 et adhérente du FN depuis 1972, nièce de François Lehideux, ministre du travail de Pétain et président de l&rsquo;Association pour défendre la mémoire du Maréchal Pétain (ADMP) est, quant à elle, membre du Bureau politique du FN, du conseil d&rsquo;administration d&rsquo;Entreprise moderne et Liberté, conseiller régional d&rsquo;Île-de-France, et présidente fondatrice du Cercle national des femmes d&rsquo;Europe</li><li id="footnote_7_269" class="footnote">Mouvement créé en même temps que le Renouveau étudiant en 1987 à l&rsquo;initiative de Carl Lang, Yves Dupont, Martial Bild et Jean-Pierre Gendron. Tous sont aujourd&rsquo;hui membres du Bureau politique du FN !</li><li id="footnote_8_269" class="footnote">René-Marie Bouin : secrétaire départemental du Morbihan, secrétaire régional dans les Pays de Loire en tant qu&rsquo;élu de Loire-Atlantique et président de la Fédération nationale des étudiants de France</li><li id="footnote_9_269" class="footnote">Suite au prochain numéro&#8230; !</li><li id="footnote_10_269" class="footnote">Jean-Claude Soyer, prof à l&rsquo;Université de Paris II et Georges Lane, maître de conférence à l&rsquo;Université de Dauphine, tous deux membres du Club de l&rsquo;Horloge, seront des plus actifs.</li><li id="footnote_11_269" class="footnote">Ce professeur, né le 26 Juin 1957 et adhérent du FN depuis 1975 est aujourd&rsquo;hui animateur national, secrétaire départemental et conseiller régional de l&rsquo;Eure, membre du Comité de soutien à J-M Le Pen et secrétaire du Mouvement de la jeunesse d&rsquo;Europe (MJE</li><li id="footnote_12_269" class="footnote">Présidente du Cercle national pour la défense de la vie, de la nature et de l&rsquo;animal, fondé en 1985. Figurent notamment au comité d&rsquo;honneur du cercle : le professeur Théodore Monod (membre de l&rsquo;Académie des Sciences, professeur honoraire au Muséum), Madame Pierre-Paul Grassé, veuve du professeur membre de l&rsquo;Académie des Sciences, Bruno Laure, président de la ligue antivivisectionniste Défense des animaux martyrs (LAF-DAM). Sans oublier l&rsquo;aide apportée par Brigitte Bardot qui dénoncera dans un article de <em>Présent</em> les cruautés des abattages rituels juifs et musulmans&#8230;</li><li id="footnote_13_269" class="footnote"><em>Les droites nationales et radicales en France</em> (PUF), Jean-Yves Camus et René Monzat.</li><li id="footnote_14_269" class="footnote">Jean-François Jalkh est lui aussi, après Jean-François Touzé, un ancien président du FNJ. Ce journaliste, né le 23 Mai 1957 et adhérent du FN depuis 1974 est aujourd&rsquo;hui conseiller régional d&rsquo;Île-de-france, conseiller municipal de Melun, secrétaire national aux élections et aux sondages, membre de l&rsquo;Institut de formation nationale, du Comité central et du Bureau politique du FN depuis 1981. Il a également écrit en collaboration avec J.P Stirbois le «<em>Dossier Immigration</em>».</li><li id="footnote_15_269" class="footnote">On retrouve en effet la présence d&rsquo;individus de toutes tendances aussi bien au sein du Conseil scientifique que de l&rsquo;Institut de formation nationale. Ainsi, notons la présence de Chritaine Pigacé, Pierre Vial et Jean-Claude Bardet du GRECE, Georges Paul Wagner, monarchiste, Françoise Monestier, Pierre Durand de <em>Présent</em>, Yvan Blot du Club de l&rsquo;Horloge, Pascal Gannat issu de Chrétienté-Solidarité&#8230;etc.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>REFLEXes Numéro 42 Hors Série – Mai 1994</title>
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		<pubDate>Thu, 05 May 1994 14:18:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Front national (FN)]]></category>
		<category><![CDATA[Union nationale inter-universitaire (UNI)]]></category>

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		<description><![CDATA[(cliquez sur l&#8217;image pour télécharger le pdf du numéro) &#160; SOMMAIRE : Reflexion : Le CIP en question (page 4) Travailler pour vivre, non pas vivre pour travailler (page 4) Pensée de la situation (page 7) Action : Nantes (page 11) Paris (page 14) Rennes (page 17) Grenoble (page 20) Lyon (page 21) Tours (page [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/1994/05/ReflexesHors-serie-mai-94.pdf"><img class="aligncenter wp-image-2018" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Reflexes0042-HS-721x1024.jpg" alt="Reflexes0042-HS" width="600" height="852" /></a><em><strong>(cliquez sur l&rsquo;image pour télécharger le pdf du numéro)</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>SOMMAIRE :</strong></em></p>
<p>Reflexion :</p>
<p><strong>Le CIP en question </strong>(page 4)</p>
<p><strong>Travailler pour vivre, non pas vivre pour travailler (</strong>page 4<strong>)</strong></p>
<p><strong>Pensée de la situation </strong>(page 7)</p>
<p>Action :</p>
<p><strong>Nantes </strong>(page 11)</p>
<p><strong>Paris (</strong>page 14)</p>
<p><strong>Rennes (</strong>page 17)</p>
<p><strong>Grenoble (</strong>page 20)</p>
<p><strong>Lyon (</strong>page 21)</p>
<p><strong>Tours (</strong>page 23)</p>
<p><strong>Poitiers (</strong>page 23)</p>
<p><strong>Angers (</strong>page 24)</p>
<p>Syndicats :</p>
<p><strong>Construire un espace de luttes radicales  </strong>(page 24)</p>
<p><strong>Vous êtes anti-syndicat ? Pas nous ! (</strong>page 25<strong>)</strong></p>
<p><strong>Non aux corpos !  (</strong>page 27<strong>)</strong></p>
<p>Répression :</p>
<p><strong>Les casseurs c’est l’état </strong>(page 26)</p>
<p><strong>Egalité des droits (</strong>page 28)</p>
<p><strong>Après le retrait, la vengeance (</strong>page 29)</p>
<p><strong>La solidarité paie… (</strong>page 30)</p>
<p><strong>Outils de contrôle et repression (</strong>page 32)</p>
<p><strong>La stratégie policière en question (</strong>page 33)</p>
<p><strong>1500 interpellations (</strong>page 33)</p>
<p><strong>Que fait la police ? Observatoire des libertés publiques (</strong>page 34)</p>
<p><strong>La droite extrême et l’extrême droite vis-àvis du mouvement anti-CIP (</strong>page 35)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>REFLEXes Numéro 42 – Avril 1994</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Apr 1994 14:19:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Alain de Benoist]]></category>
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		<description><![CDATA[(cliquez sur l&#8217;image pour télécharger le pdf du numéro) SOMMAIRE : Extrême droite : Facs : ils sont partout (page 4) PNFE : d’un château l’autre (page 6) GTDE : Le Pen parle et ment européen (page 8) SOS Bosnia : derrière l’humanitaire se cache la croix celtique (page 11) Reflex Etranger : Bosnie : contre la partition la confédération [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/1994/04/ReflexesNum42-04-1994.pdf"><img class="aligncenter wp-image-2021" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Reflexes0042-721x1024.jpg" alt="Reflexes0042" width="600" height="851" /></a><em><strong>(cliquez sur l&rsquo;image pour télécharger le pdf du numéro)</strong></em></p>
<p style="text-align: left;">
<p><em><strong>SOMMAIRE :</strong></em></p>
<p>Extrême droite :</p>
<p><strong>Facs : ils sont partout </strong>(page 4)</p>
<p><strong>PNFE : d’un château l’autre (</strong>page 6<strong>)</strong></p>
<p><strong>GTDE : Le Pen parle et ment européen </strong>(page 8)</p>
<p><strong>SOS Bosnia : derrière l’humanitaire se cache la croix celtique </strong>(page 11)</p>
<p>Reflex Etranger :</p>
<p><strong>Bosnie : contre la partition la confédération </strong>(page 15)</p>
<p><strong>Angleterre : Searchlight (</strong>page 17<strong>)</strong></p>
<p><strong>Afrique du Sud : Eugène veut sa terre blanche  (</strong>page 19<strong>)</strong></p>
<p><strong>Russie : IIIe Rome ou IVe Reich </strong>(page 23)</p>
<p><strong>Allemagne : la sécurité en campagne électorale (</strong>page 25<strong>)</strong></p>
<p><strong>Italie : postface de <em>A visage découvert</em> de Renato Curcio (</strong>page 28<strong>)</strong></p>
<p>Sectes :</p>
<p><strong>Nouvelle Acropole, vieilles idoles </strong>(page 31)</p>
<p>Sécurité :</p>
<p><strong>Sécurité et ordre social </strong>(page 33)</p>
<p>NOTES DE LECTURE (page 35)</p>
<p>Culture :</p>
<p><strong>Interview d’Emmetrop / Est qui libre </strong>(page 31)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>REFLEXes Numéro 41 – Janvier 1994</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Jan 1994 14:15:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[(cliquez sur l&#8217;image pour télécharger le pdf du numéro) SOMMAIRE : Extrême droite : L’invasion dans les facs (page 4) PNFE : la vie de château de l’extrême droite (page 8) La nouvelle droite en sandales (page 10) Le NSDAP-AO a l’assault de l’Europe (page 12) Reflex Etranger : Blood &#38; Honour : les orphelins du sang [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/1994/01/ReflexesNum41-01-1994.pdf"><img class="aligncenter wp-image-2015" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Reflexes0041-691x1024.jpg" alt="Reflexes0041" width="600" height="888" /></a><em><strong>(cliquez sur l&rsquo;image pour télécharger le pdf du numéro)</strong></em></p>
<p style="text-align: left;">
<p><em><strong>SOMMAIRE :</strong></em></p>
<p>Extrême droite :</p>
<p><strong>L’invasion dans les facs </strong>(page 4)</p>
<p><strong>PNFE : la vie de château de l’extrême droite (</strong>page 8<strong>)</strong></p>
<p><strong>La nouvelle droite en sandales </strong>(page 10)</p>
<p><strong>Le NSDAP-AO a l’assault de l’Europe </strong>(page 12)</p>
<p>Reflex Etranger :</p>
<p><strong>Blood &amp; Honour : les orphelins du sang et de l’Europe </strong>(page 19)</p>
<p><strong>Brème, laboratoire de l’extrême droite (</strong>page 21<strong>)</strong></p>
<p><strong>Les élections en Italie  (</strong>page 23<strong>)</strong></p>
<p><strong>L’Europe forteresse se construit à l’Est </strong>(page 25)</p>
<p><strong>Searchlight : la violence porte un sacré coup à l’image du BNP </strong>(page 29)</p>
<p>Immigration :</p>
<p><strong>Défendre la multiculturalité et la citoyenneté </strong>(page 36)</p>
<p>Sécurité :</p>
<p><strong>MétroPolice : la sécurité dans les transports </strong>(page 38)</p>
<p>Immigration :</p>
<p><strong>Aperçu du dispositif déployé contre les étrangers </strong>(page 41)</p>
<p>NOTES DE LECTURE (page 43)</p>
<p>Musique :</p>
<p><strong>Interview de Kochise </strong>(page 46)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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