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	<title>REFLEXes &#187; Alexandre Ayroulet</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Une Autre Jeunesse ?</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Oct 2010 15:33:50 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>La branche jeune des Identitaires organisait ce samedi à Paris une manifestation qui se voulait le point d’orgue d’une campagne intitulée Une Autre Jeunesse et qui s’est officiellement transformée en organisation nationale sous l’apparence d’une coordination de groupes autonomes aux noms divers en fonction des lieux : Projet Apache, Rebeyne, Jouinissa Rebela, etc… Une Autre Jeunesse vise ainsi à reconstituer une structure non officiellement dissoute mais judiciairement condamnée par la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence en septembre 2008 : <a href="http://reflexes.samizdat.net/identitaires-bloc-identitaire-jeunesses-identitaires-la-soupe-aux-vardon/">les Jeunesses Identitaires</a>. Réussir une manifestation à Paris sur leur seul nom était évidemment un enjeu de taille pour les ex-JI. Cela se voyait dans la « débauche » de moyens mis en œuvre pour rendre cette manifestation marquante : camion plateau, drapeaux jaunes et noirs frappés du lambda, fumigènes, bâches, coupe vent « pro » pour les organisateurs …</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/DSC00431.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1498" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/DSC00431-1024x768.jpg" alt="DSC00431" width="600" height="450" /></a></p>
<p>Le résultat a-t-il été atteint et la manifestation marque-t-elle un saut qualitatif dans la structuration du mouvement identitaire dans sa branche jeune ? Oui et non. Certes Une Autre Jeunesse a réussi à rassembler environ un peu plus de 250 participants – et clairement pas 500 comme avancé par la communication identitaire – ce qui est en soi un chiffre tout sauf ridicule. Cependant la manifestation se voulait nationale, voire au delà avec la présence des Genevois autour de Jean-David Cattin, et elle s’apparentait finalement à un <a href="http://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/">9 mai</a>.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/grosse-ambiance.jpg"><img class="alignleft wp-image-1499" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/grosse-ambiance-1024x617.jpg" alt="grosse-ambiance" width="600" height="362" /></a></p>
<p>L’ambiance y était d’ailleurs un peu similaire avec un petit peu moins de jeunes au <a href="http://reflexes.samizdat.net/thor-steinar-tas-le-look-facho/">look skinhead</a> et un peu plus de hools. Les slogans se voulaient « identitaires » mais Alban Ferrari au micro avait le plus grand mal à les imposer et ce sont finalement les indémodables Europe Jeunesse Révolution ou BBR La France aux Français, lancés depuis le cortège, qui remportèrent le plus vif succès.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/benoit.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1500" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/benoit-680x1024.jpg" alt="benoit" width="500" height="752" /></a></p>
<p>Il faut dire que les manifestants étaient sans doute peu coutumiers de la culture alternative que les organisateurs avaient décidé de détourner en travestissant certaines paroles de Porcherie des Bérurier Noir. En outre les extérieurs présents n’étaient pas forcément de prime jeunesse comme Frédéric Chatillon ou Axel Loustau pour le <a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a> ou Alexandre Ayroulet ou Samuel Moineaux pour le FNJ.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/IMG_5017.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1501" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/IMG_5017-1024x682.jpg" alt="IMG_5017" width="600" height="400" /></a></p>
<p>Les organisateurs avaient à l’évidence prévu un concert sur le camion plateau, entre autres du groupe Hotel Stella mais il n’eut pas lieu et la manifestation s’est dispersée après une salve de prises de parole, en particulier Suzanne Collas du Projet Apache et Jean-David Cattin de la direction des Jeunes identitaires.<br />
En marge de la manifestation des Identitaires, entre 30 et 40 membres de la tribune Boulogne s’étaient rassemblés à proximité du Panthéon à la recherche du contact. Manque de chance pour eux ils tombèrent sur un groupe d’antifas qui repoussèrent leur charge et les firent courir dans tout le quartier.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/DSC00445.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1502" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/DSC00445-1024x768.jpg" alt="DSC00445" width="600" height="450" /></a></p>
<p>La manifestation aura donc sans doute plus des retombées en interne que réellement en externe. Elle n&rsquo;améliorera pas en tout cas les relations des ex-JI avec les autres mouvements d&rsquo;extrême droite, ce qui n&rsquo;était de toutes façons pas l&rsquo;objectif des dirigeants identitaires, y compris avec le <a href="http://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/">néo-GUD</a> qui avait réussi à s&rsquo;incruster dans la manifestation.</p>
<p>En complément un compte rendu de cette manifestation par <a href="http://aafparis.over-blog.com/article-les-jeunes-identitaires-se-rassemblent-a-paris-59621213.html" target="_blank">l&rsquo;Action Antifa Paris</a></p>
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		<title>D&#8217;une manifestation l&#8217;autre : 1er Mai et 9 Mai 2007</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2007 10:44:50 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>En l&rsquo;espace de deux semaines, l&rsquo;extrême droite parisienne &#8211; et dans une moindre mesure nationale &#8211; a montré que sa tendance la plus radicale avait encore de beaux jours devant elle et que les questions persistantes sur l&rsquo;avenir du FN n&rsquo;étaient pas un cas de conscience pour tout le monde.</p>
<h3>Un 1er Mai pêchu</h3>
<p>Le 1er Mai tout d&rsquo;abord. Si l&rsquo;année dernière tout le cortège ne bruissait que de commentaires sur De Villiers et ses tentatives d&rsquo;OPA inamicale sur les militants et les électeurs du FN, cette année le nom du Vicomte avait totalement disparu des préoccupations des participants. À la place, une partie du cortège semblait frappé de sidération face au braquage électoral sarközyste. Comment un homme qui semble si peu aimer ce pays dans ses réalités « charnelles » et dont la femme déclarait à <em>Libération</em> en 2004 qu&rsquo;elle était « fière de ne pas avoir une goutte de sang français dans les veines » pouvait-il bien avoir réussi un tel tour de prestidigitation patriotique ? Les commentaires allaient donc bon train sur l&rsquo;attitude à adopter au second tour et, inévitablement, sur les responsabilités à chercher du côté du Front National pour expliquer une défaite pour le moins cuisante. Cela se traduisait par quelques sifflets visant Marine Le Pen en provenance des rangs du FNJ lorsque la fille du chef rejoignait le cortège à Saint-Augustin. Il faut dire que les relations ont été mauvaises tout au long de la campagne entre la structure de jeunesse et Marine Le Pen au point que certain(e)s militant(e)s du FNJ en sont venu(e)s aux mains et aux larmes avec la structure des Jeunes avec Le Pen cet hiver lors d&rsquo;un meeting-débat à La Plaine-Saint-Denis. Les Jeunes avec Le Pen est en effet une création directe de l&rsquo;équipe de Marine Le Pen en vue de pouvoir compter sur une structure de jeunes plus docile et moins provocatrice. L&rsquo;attitude du FNJ tout au long du cortège a montré que la méfiance de Marine Le Pen n&rsquo;était pas usurpée. Emmenés par une direction nationale très en forme, en particulier Alexandre Ayroulet et Marie-Adélaïde Michel, les jeunes militants ont pu en effet se déchaîner, tant dans les slogans &#8211; « Europe, Jeunesse, Révolution », « Islam hors d&rsquo;Europe » &#8211; que dans les chansons avec Les Lansquenets. Si les têtes de cortège ne lançaient pas forcément tous les slogans, du moins ne faisaient-ils rien pour les freiner, donnant ainsi une tonalité très radicale au défilé&#8230;</p>
<p>Le cortège dans son ensemble présentait d&rsquo;ailleurs une tonicité assez surprenante pour un parti relégué à 10,5%. Il était par ailleurs plus étoffé que les deux années passées mais cela était peut-être du au fait que, par curiosité ou par intérêt, un certain nombre d&rsquo;ex-militants frontistes étaient venus faire un tour au défilé. C&rsquo;était par exemple le cas d&rsquo;une délégation MNR et en particulier de Bruno Mégret mais également de toute la galaxie groupusculaire d&rsquo;extrême droite, du Renouveau Français venu en masse vendre <em>L&rsquo;Héritage</em> aux Identaires venus non moins vendre <em>ID Magazine</em> en passant par le RED venu vendre <em>Le Dissident</em>. Tout ce petit monde compte évidemment bien prospérer sur les tensions internes du FN pour récupérer des militants, chacun se plongeant avec délice dans la surenchère ethnique ou nationaliste pour démontrer qu&rsquo;ils sont les seuls purs. On pouvait même voir circuler des tracts du fantomatique Réseau France Nationaliste de Thierry Maillard, à qui <em>Libération</em> avait fait l&rsquo;honneur de rendre compte de son appel à barrer la route à Nicolas Sarkozy quelques jours plutôt. Côté invidualités, on pouvait voir Alain Soral défiler avec une petite cour d&rsquo;aficionados ou la petite bande à ex-gudards, comprenez M. Chatillon lui-même avec femme, enfants et amis, visiblement remis de son altercation musclée avec des hools du PSG le soir du 1er tour au Paquebot, ces derniers ayant essayé de s&rsquo;en prendre à Dieudonné (<em>Minute</em> de la semaine dernière). En queue de cortège, on trouvait l&rsquo;habituelle cohorte de skins, avec leur panoplie familière en ce genre d&rsquo;occasion.</p>
<p>Place de la Concorde, le FN avait considérablement avancé la « tribune présidentielle » ce qui donnait l&rsquo;illusion d&rsquo;une place remplie. Du coup les stands des structures amies ou tout du moins tolérées étaient entassés dans un coin. Paul Thore et ses t-shirts faits main, les Bonnivard et leur soupe au cochon transgénique, Thibaud de Chassey et ses productions patriotes, Paul Pittet et ses décorations mélusiennes avaient quand même réussi à se faire une petite place. Le discours de Le Pen était peu audible mais la ferveur de ses militants toujours intacte. Qui a dit que notre époque moderne ne recèle plus de grand mystère ?</p>
<h3>Un 9 Mai confus</h3>
<p>Une semaine plus tard, le nationaliste de base était convié à ressortir son plus bel habit du mercredi pour commémorer la mort de Sébastien Deyzieu. La confusion semble avoir régné tout le début de semaine, les antifas étant prévenus par la Préfecture de Police de Paris de certaines dispositions qui, à l&rsquo;évidence, s&rsquo;appliquaient à la manifestation nationaliste et à la contre-manifestation antifa. Après avoir été sérieusement limitées, les manifestations étaient finalement autorisées le mercredi après-midi mais sur des distances très limitées et avec une multitude de rues interdites.</p>
<p>De fait, c&rsquo;est peu dire que ce 9 mai du côté des antifas ne restera pas dans les annales ! Les manifestations anti-sarko de dimanche, lundi et mardi soir (ainsi que leur lot d&rsquo;arrestations), les pressions policières sur certaines organisations politiques, ont sans doute eu un impact sur la faible mobilisation de notre côté. Mais ne nous voilons pas la face, nous n&rsquo;avons pas su gérer le casse-tête administratif mis en place par la police pour nous gêner. Un réel manque de réactivité nous a empêché de retourner la situation à notre avantage. Résultat à 19h30, un peu plus d&rsquo;une centaine de sympathisants ou militants se rassemblaient à Saint-Michel. On était bien loin des effectifs habituels pour un 9 mai ! Malgré tout, cela n&rsquo;a pas empêché les personnes présentes de passer outre les ordres de la Préfecture de Police et de marcher en direction de Port-Royal, vers le point de rassemblement des militants d&rsquo;extrême droite. Finalement la police encerclera assez rapidement les antifas pour ensuite les embarquer vers un commissariat du 18e arrondissement de Paris. Soyons clair et que cela nous serve de leçon : si tout le monde avait décidé de se rassembler, nous aurions pu engager un rapport de force avec la police, mais devant notre très faible nombre, les organisateurs nationalistes du 9 mai avaient le champ libre pour négocier l&rsquo;autorisation de leur manifestation.</p>
<p>En effet et fin de compte, le cortège nationaliste se formait et recevait à l&rsquo;évidence l&rsquo;aval de la préfecture, permettant ainsi à 350 militants ou sympathisants auxquels s&rsquo;étaient adjoints une soixantaine de hooligans du PSG de faire leur balade nocturne, encadrés par un service d&rsquo;ordre lourdement équipé. Organisé cette année par Pro Patria, un réseau de vieux militants parisiens d&rsquo;origine diverse qui semble s&rsquo;être formé l&rsquo;automne dernier et qui s&rsquo;est déjà signalé par divers collages ou bombages, le cortège réunissait des militants des différentes organisations natio : FNJ (sans son directeur national cette année), Renouveau Français (Thibaud de Chassey, Bruno Archier, Charles-Alban Schepens, Sylvain Jaurand, François Dussoubs, etc), Jeunesses Identitaires, nazis skins divers et variés de toutes générations (Batskin et quelques vieux JNR, etc&#8230;), ex-gudards (Frédéric Chatillon, Axel Loustau, etc&#8230;), individualités comme Hervé Lalin ou Éric Iorio, membre de la direction du FN et époux de Marine Le Pen&#8230; Le trajet emprunté était le même que l&rsquo;année dernière et finissait sans incident notable rue des Chartreux.</p>
<h3>De drôles de paroissiens</h3>
<p>Après la traditionnelle chansonnette agrémentée de quelques slogans hools, tout ce petit monde repartait vers Montparnasse et, tandis que les hooligans divaguaient en direction de Port-Royal, ce qui restait des manifestants allait sagement rue de la Tombe Issoire (14e arrdt) se mettre au chaud dans la salle paroissiale de l&rsquo;église Sainte-Dominique pour écouter deux groupes ayant une ressemblance somme toute assez sommaire avec la chorale des Petits Enfants à la croix de bois, à savoir les Italiens de Zetazeroalfa et les crypto-identitaires parisiens d&rsquo;Hôtel Stella. Le groupe emmené par Gaëtan Bertrand avec le renfort de Richard Pareti (ex-In Memoriam) est censé jouer du « rock hussard » en s&rsquo;inspirant du courant littéraire du même nom. En fait, la référence à la littérature n&rsquo;a pas semblé heurter les skins présents, en particulier Batskin, qui se sont lancés dans des pogos dignes d&rsquo;un groupe de RAC et le groupe lui-même d&rsquo;ailleurs n&rsquo;a pas semblé gêné outre mesure par la gerbe de bras tendus saluant certaines de leurs chansons ou reprises. Le tout s&rsquo;est de nouveau passé sans incident, du moins tant que nous y étions.</p>
<p>Que dire de cette soirée ? Évidemment que c&rsquo;est une défaite pour les antifas comme nous le soulignions précédemment et il serait stupide de nier le contraire. Mais ce triste constat appelle cependant quelques nuances. Tout d&rsquo;abord la préfecture semble avoir clairement choisi la manifestation nationaliste, ses représentants sur place tolérant même que des individus défilent casque sur la tête et manche de pioche à la main. Le préfet ne pouvant être soupçonné de quelque sympathie que ce soit eu égard à son attitude face à la soupe identitaire, cela vient donc sans doute de la prise en compte de la situation en début de soirée, à savoir d&rsquo;un côté 400 gugusses bien équipés, de l&rsquo;autre entre 100 et 200 personnes peu organisées, non armées et à la dangerosité fort limitée. Le dispositif policier a donc entièrement été mis au service des natios et le plus cocasse de cette soirée aura finalement été de voir tous ces militants, profondément révolutionnaires comme chacun sait, rouler des mécaniques dans un espace totalement nettoyé d&rsquo;une quelconque opposition par l&rsquo;intervention des forces de l&rsquo;ordre. Cela ne sembla pas gêner les hools et cela n&rsquo;empêcha pas les militants de crier « Pouvoir assassin ! » en fin de manifestation. Comme c&rsquo;étaient les mêmes qui criaient « Les CRS avec nous ! » lors des manifestations anti anti-CPE de mars 2006, la boucle est bouclée&#8230;</p>
<p>Ensuite le milieu nationaliste radical parisien semble engagé dans une dynamique unitaire qui lui donne le nombre, la force et les moyens. Cette dynamique naît bien évidemment d&rsquo;un contexte plus général qui lui est favorable : échec du FN et remise en question de la stratégie frontiste, débat public récurrent sur l&rsquo;identité nationale&#8230; Autant dire que les thématiques anti-autoritaires et égalitaires n&rsquo;ont pas exactement le vent en poupe&#8230;<br />
Enfin, au delà du fait qu&rsquo;on peut se demander si le prêtre de la paroisse Sainte-Domique était bien au courant de la nature exacte des activités qui avaient lieu dans son sous-sol, si même dieu se met de la partie et contre nous&#8230;</p>
<p>Publié le 11 mai 2007</p>
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		<title>Du bon usage des morts</title>
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		<pubDate>Fri, 12 May 2006 14:19:48 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Pour la quatrième année consécutive, les antifas s&#8217;étaient donnés rendez-vous le 9 mai pour perturber la commémoration du 9 mai des fafs. Si l&#8217;évènement était toujours organisé conjointement par le Scalp, la CNT, Ras l&#8217;Front Noisy-Le-Grand, cette année SUD-étudiant, les JCR et Alternative Libertaire s&#8217;étaient joints à nous pour signer notre appel. Tirant les enseignements [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la quatrième année consécutive, les antifas s&rsquo;étaient donnés rendez-vous le 9 mai pour perturber la commémoration du 9 mai des fafs. Si l&rsquo;évènement était toujours organisé conjointement par le Scalp, la CNT, Ras l&rsquo;Front Noisy-Le-Grand, cette année SUD-étudiant, les JCR et Alternative Libertaire s&rsquo;étaient joints à nous pour signer notre appel.</p>
<p>Tirant les enseignements des années passées, le rassemblement a été déposé officiellement, et une agit-prop avait été préparée, afin d&rsquo;être le plus nombreux possible. Premier signe positif, au point de départ, nous étions bien plus nombreux que les autres années. Arrivés au Luxembourg, nous avons remonté rapidement le boulevard Saint-Michel pour nous positionner au niveau de la station RER Port-Royal, à quelques dizaines de mètres des fafs. Après un face-à-face tendu avec les policiers, ces derniers abandonnent l&rsquo;idée de nous repousser sur la place Ernest Denis. Ensuite nous avons le droit aux habituelles « visites de touristes », dont plusieurs ont eu le droit de goûter à la vigilance et la détermination des militants et militantes encadrant le rassemblement.</p>
<p>L&rsquo;agit-prop se met en place à partir de 21h00, tandis que les fafs partent en direction de la place Denfert-Rochereau. Elle remporte un vif succès. Mais les choses s&rsquo;accélèrent. Les fafs déboulent dans la rue d&rsquo;Assas après être passés par Montparnasse. La préfecture commence à déployer ses forces autour de la rue des Chartreux. Alors que les premières personnes partent en direction des fafs, le so antifa sécurise la place et organise le départ du camion. Finalement tout le rassemblement fonce vers la rue des Chartreux du côté du jardin de la place Ernest Denis. Les premiers échanges sont très violents et se font dans la confusion la plus totale.</p>
<p>Comme décrit ci-dessous, les fafs repliés derrière les cars de flics balancent des fumigènes, tandis que les gendarmes mobiles arrosent les antifas de grenades lacrymogènes. Ca vole dans tous les sens au-dessus de la tête des keufs. Boulons, boules de pétanque, pavés, fumigènes, tout y passe. Au bout de quelques minutes nous nous replions dans le jardin public de la place Ernest Denis d&rsquo;où partent à nouveau un maximum de projectiles. Les gendarmes mobiles tentent une sortie, mais hésitent à entrer dans le jardin public et préfèrent continuer à nous balancer à distance des grenades lacrymogènes avec des tirs tendus. Entre-temps les camions de flics, avec les canons à eaux, avancent sur le boulevard Saint-Michel pour nous prendre à revers. Des inspecteurs de la BAC, équipés de casques et de barres font irruption au coin des rues pour interpeller les antifas isolés.</p>
<p>Le SO et les coordinateurs décident alors de rassembler les troupes et de se replier vers le RER. Le retour se fera sans encombre, malgré les multiples provocations de la part des flics.</p>
<p>Côté nationaliste, la manifestation n&rsquo;a pas été moins classique que les années passées. Suite au flottement et aux déconvenues des deux premières années où ils avaient face à eux notre contre-manifestation, la micro-galaxie natio s&rsquo;est réorganisée et la manifestation est déposée en préfecture, en l&rsquo;occurrence par Odile Bonnivard, responsable du Bloc Identitaire en Ile-de-France. Pour autant les Identitaires ne semblent pas avoir jouer un grand rôle dans l&rsquo;organisation de la soirée même si les époux Bonnivard étaient présents.</p>
<p>Toutes les tendances étaient représentées et on pouvait reconnaître malgré sa casquette Alexandre Ayroulet<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/du-bon-usage-des-morts/#footnote_0_258" id="identifier_0_258" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le jeune Ayroulet &eacute;tait sans doute l&agrave; pour distribuer des tracts comme lors du 16 mars dernier, quand il fut arr&ecirc;ter dans la manifestation anti-anti-CPE&hellip;">1</a></sup>, responsable national du FNJ, Thibaut de Chassey<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/du-bon-usage-des-morts/#footnote_1_258" id="identifier_1_258" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sigdebert va encore dire qu&rsquo;on ne raconte que des b&ecirc;tises sur lui mais il &eacute;tait visible comme la moustache au milieu de la figure de &laquo;&nbsp;celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom&nbsp;&raquo; !!!">2</a></sup>, responsable du Renouveau Français, Gaëtan Bertrand, responsable des Jeunesses Identitaires Ile-de-France, ainsi qu&rsquo;une tripotée d&rsquo;anciens militants des années 1990, qu&rsquo;ils soient passées par le GUD, le FNJ ou le MNJ, ainsi que les inoxydables et traditionnels skinheads.</p>
<p>Après une première incursion de militants antifas à 20h00 qui contribue à vider le bar qui leur sert de point de rendez-vous, le cortège se déroule sans incidents notables derrière des drapeaux à croix celtique ou avec le sigle C9M.</p>
<p>C&rsquo;est en arrivant rue des Chartreux que la situation dégénère très vite. Alors que les organisateurs prennent position devant l&rsquo;immeuble, les plus excités vont jeter un œil au bout de la rue où ils s&rsquo;aperçoivent très vite que le dispositif policier est plus que léger. Un pauvre cordon de gendarmes mobiles est en effet sensé interdire l&rsquo;accès de la rue aux antifas et les premiers projectiles donnent le signal de l&rsquo;affrontement. Un groupe largement dominé par les hooligans de Boulogne tente d&rsquo;aller au contact dans la plus grande confusion et aux cris de « La France aux Français ! » ou « PSG, PSG ! ». La reprise en main de la situation par les mobiles contribue à ramener un peu de calme et la cérémonie s&rsquo;achève sans incidents.</p>
<p>Que dire sur cette soirée de mobilisation ? Nous autres antifas étions bien plus nombreux que les autres années. Sans doute aux alentours de 300 tandis que les natio peuvent être estimés à 250. Certes les fafs et leur comité du 9 mai ont finalement pu manifester, mais devant les risques d&rsquo;affrontements, la préfecture leur a imposé un parcours bien moins direct que d&rsquo;habitude. Affrontement qui finalement a eu lieu, à distance, perturbant leur cérémonie et leur prise de parole, démontrant que la belle discipline et les attitudes martiales ne sont qu&rsquo;une belle façade à la « Potemkine ».</p>
<p>On a mis un joyeux merdier dans le quartier et fait monter de plusieurs crans la pression autour de cet évènement. Le degré d&rsquo;affrontement, comme on a pu le voir lors du mouvement dit « anti-CPE », a également gagné en intensité par rapport aux dernières années. Le bras de fer contre les flics et les fafs ne fait que commencer. Nous répondrons présents une nouvelle fois l&rsquo;année prochaine.</p>
<p><em>Posté le 12 mai 2006</em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_258" class="footnote">Le jeune Ayroulet était sans doute là pour distribuer des tracts comme lors du 16 mars dernier, quand il fut arrêter dans la manifestation anti-anti-CPE&#8230;</li><li id="footnote_1_258" class="footnote">Sigdebert va encore dire qu&rsquo;on ne raconte que des bêtises sur lui mais il était visible comme la moustache au milieu de la figure de &laquo;&nbsp;celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom&nbsp;&raquo; !!!</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Petites soeurs du FNJ</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Dec 2005 08:40:01 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le week-end dernier a eu lieu le traditionnel conseil national annuel du FNJ à l&rsquo;issue duquel, le dimanche matin, une petite délégation de militants s&rsquo;est rendue à la statue Jeanne d&rsquo;Arc avec une banderole <em>Touche pas à ma soeur</em>. Réunissant une grosse cinquantaine de militants et fixant les perspectives militantes pour l&rsquo;année à venir, la réunion a surtout été l&rsquo;occasion d&rsquo;avaliser la nomination d&rsquo;un nouveau directeur national, le poste étant vacant&#8230; ou plus exactement en déserrance depuis quelques mois.</p>
<p>Il faut dire que le titulaire en exercice, Arnaud Fréry, a disparu depuis le printemps 2005 alors qu&rsquo;il avait été nommé au début de l&rsquo;année en remplacement d&rsquo;Armand de Béjarry, retourné pour sa part à Nantes. Ah Arnaud ! Voilà un directeur du FNJ comme on en voudrait tant&#8230; Pas ambitieux ni gaffeur pour un sou&#8230; Né en 1981 en Alsace, notre Rastignac natio monte à Paris en 1997 et intègre l&rsquo;École des Arts et Métiers en Droit des Affaires et Management. Parallèlement, il adhére au FN en 1998 et se retrouve désigné Secrétaire Départemental FNJ du Territoire de Belfort de 1999 à 2000. Il est ensuite nommé délégué aux lycées en janvier 2001 et Secrétaire Départemental de la fédération de Paris du FNJ de 2001 à 2002, en charge des actions de terrain. La même période le voit fréquenter les milieux les plus nazebroques de Paris, en particulier la dernière génération du GUD avec laquelle il participe à quelques actions ou activités &#8211; les raids normands organisés par Yvain Pottiez en particulier &#8211; et qui lui attribue le surnom de « Grand Mytho ». On ne saurait déterminer exactement si cela visait sa taille (Fréry est grand il est vrai), sa capacité d&rsquo;affabulation ou son penchant pour une période sombre de l&rsquo;histoire européenne&#8230; Ou les trois à la fois ! Il « s&rsquo;illustre » en tout cas dans des affrontements avec des militants antifas sur le marché de Ménilmontant le 19 février 2001 ou lors de la tentative « d&rsquo;assaut » mené contre le loft en mai 2001 par des militants de gauche qu&rsquo;il croit alors manipuler ou enfin en dirigeant la délégation FNJ qui envahit un débat du salon de l&rsquo;éducation le 25 novembre 2001. Cet activisme lui vaut d&rsquo;être désigné délégué national à l&rsquo;animation et à la propagande du FNJ par Louis-Armand de Béjarry à l&rsquo;automne 2001. Fréry entame alors une carrière qui le propulse sous le feu des flashs et des caméras lorsque J.-M. Le Pen accède au 2ème tour de la présidentielle en avril 2002. C&rsquo;est à ce moment qu&rsquo;on sent tout le poids de la formation politique du jeune homme. Interviewé par deux journalistes de TF1 goguenards, le DN à la propagande déclare alors que les « <em>membres de l&rsquo;équipe de France de football sont tous des Français exemplaires</em> », qu&rsquo;il « <em>ne faut pas prendre le slogan du FNJ « Les Françaises aux Français » au pied de la lettre</em> », que « <em>J.-M. Le Pen a fréquenté des nazis comme il a aussi fréquenté des PD</em> », etc. Ce grand moment d&rsquo;émotion qui a fait s&rsquo;étrangler de fureur la moitié du Tout-Paris nationaliste n&rsquo;empêche pas Fréry d&rsquo;être candidat FN aux élections régionales de mars 2004 et surtout d&rsquo;être nommé Directeur National du FNJ en remplacement de Béjarry en février 2005. On peut clairement y voir le résultat des luttes d&rsquo;influences internes au FN. Béjarry était en effet à couteaux tirés avec Marine Le Pen et sa participation controversée à la Fête de l&rsquo;Identité 2003 lui avait valu un passage devant la commission de discipline. Passage de pure forme et uniquement à destination médiatique d&rsquo;ailleurs puisque aucune sanction ne fut alors prononcée. Certains forums Internet virent d&rsquo;ailleurs des militants s&rsquo;épancher sous couvert d&rsquo;anonymat et suggérer que ce rappel à l&rsquo;ordre était peut-être moins dû à la Fête de l&rsquo;Identité qu&rsquo;à une attitude bien peu gentleman avec de jeunes militantes du FNJ, en particulier du centre de la France. Mais nous ne croyons bien évidemment pas une seconde tout ce fiel déversé sur un cadre nationaliste&#8230;<br />
Ce qui est sûr, c&rsquo;est que le jeune Fréry n&rsquo;aura pas été à la hauteur des espoirs fondés sur lui par l&rsquo;équipe dirigeante du FN puisque quelques semaines après avoir été nommé, il a disparu et s&rsquo;est mis aux abonnés absents, pour des raisons sans doute largement sentimentales puisqu&rsquo;il semble être passé en Suisse, d&rsquo;où est originaire sa compagne. Les mondanités auront donc été plus fortes que les convictions&#8230;</p>
<p>Il a été remplacé par Alexandre Ayroulet dit « p&rsquo;tit Alex », bien connu sur la place parisienne pour sa passion des chemises hawaïennes. Très proche de tout le petit milieu radical et identitaire sur Paris, Ayroulet est depuis 2000 un militant de base du FNJ et n&rsquo;a accédé que récemment à des responsabilités. Il s&rsquo;est en particulier vu confier le local du FNJ, le Forum Jeunesse, depuis le début de 2005, ce local étant relativement tombé en déserrance depuis quelques mois. On peut attribuer sa nomination au poste de directeur national à sa personnalité consensuelle et au fait que le FNJ manque cruellement de cadres politiques à la hauteur.</p>
<p>Le même week-end, et ce n&rsquo;est sans doute évidemment pas un hasard, la Garde Franque a annoncé son auto-dissolution au profit d&rsquo;un mouvement clairement constitué, le Renouveau Français. La GF vivait en effet largement en parasite du FNJ, profitant de la place de certains de ses militants et de l&rsquo;infrastructure FNJ pour assurer sa propre promotion et ses activités. Il n&rsquo;était pourtant pas un secret pour grand monde qu&rsquo;elle n&rsquo;était qu&rsquo;un sous-marin de l&rsquo;Œuvre Française dans la jeunesse nationaliste et qu&rsquo;une partie de ses activités ou campagnes n&rsquo;étaient menées qu&rsquo;avec l&rsquo;aval des dirigeants de cette petite structure obsédée par le secret. Cette disparition a le mérite d&rsquo;éclaircir la situation en faisant du Renouveau Français la véritable organisation de jeunesse de l&rsquo;Œuvre sans que celle-ci soit impliquée par l&rsquo;activisme politique des jeunes. Le Renouveau apparaît en effet dans le paysage nationaliste avec quelques acquis : la structure Garde Franque qui compte quelques solides appuis (Alsace, Berry, région parisienne, Grand Ouest), le label de RIF Patriotes Productions &#8211; qui est d&rsquo;ailleurs désormais le seul de ce courant politico-musical &#8211; et la revue <em>L&rsquo;Héritage</em>. Le tout s&rsquo;appuie sur une structure légale unique qui lui permet d&rsquo;accéder à une boîte postale et à un compte bancaire, l&rsquo;association Saint-Michel Archange. Enfin le Renouveau Français donne l&rsquo;illusion d&rsquo;une synergie européenne par le biais de l&rsquo;adhésion au Front National Européen qui n&rsquo;est tout au plus qu&rsquo;une coquille vide. Ses dirigeants sont évidemment sans surprise ceux de la Garde Franque même s&rsquo;ils n&rsquo;apparaissent pas sur le devant de la scène. En effet, si Bruno Archier est bien membre déclaré du Comité Directeur, Thibaut « Sigdebert » de Chassey n&rsquo;apparaît nulle part alors qu&rsquo;il demeure le maître d&rsquo;œuvre d&rsquo;une grande partie des activités de la GF / RF et qu&rsquo;il est l&rsquo;un des intermédiaires avec l&rsquo;Œuvre Française. Il est d&rsquo;ailleurs intervenu à ce titre au Forum de la Nation 2004 à Lyon. On peut sans doute attribuer cette discrétion à une excessive timidité ou à ses ennuis judiciaires passés, à moins que ce ne soit le fruit d&rsquo;une intense réflexion liée à ses responsabilités conservées au sein du FNJ. Il faut dire que les BBR 2005 ont montré que la mouvance Garde Franque n&rsquo;était guère en odeur de sainteté, le stand Patriotes Productions étant relégué au fond du stand FN Auvergne tenu par Éric Faurot.</p>
<p>En tout cas, la création du Renouveau Français confirme s&rsquo;il était possible d&rsquo;en douter que les luttes de clan s&rsquo;accentuent au sein du FN et que le courant nationaliste et catholique y occupe une place de plus en plus congrue. Qui a dit que les longs couteaux s&rsquo;aiguisent sur le bord des trottoirs ?</p>
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