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	<title>REFLEXes &#187; Olivier Roudier</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Lors des Assises du 10 mars 2012, il n&#8217;y avait pas que la France en danger&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Mar 2012 13:13:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
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		<description><![CDATA[Le mouvement des Identitaires est arrivé à maturité ! La preuve : il est victime de sa première grande crise interne qui l’entraîne tout droit vers l’implosion du mouvement au rythme où vont les choses… C’est la chute finale ! Ce n’est plus un secret pour grand-monde que depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, toute [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2173" style="width: 247px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/03/la-France-en-danger.jpg"><img class="size-medium wp-image-2173" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/03/la-France-en-danger-237x300.jpg" alt="Affiche des Assises" width="237" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Affiche des Assises</p></div>
<p>Le mouvement des Identitaires est arrivé à maturité ! La preuve : il est victime de sa première grande crise interne qui l’entraîne tout droit vers l’implosion du mouvement au rythme où vont les choses…</p>
<h3>C’est la chute finale !</h3>
<p>Ce n’est plus un secret pour grand-monde que depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, toute la mouvance identitaire (Bloc Identitaire, mouvements de jeunes, associations satellites…) se déchire et est parcourue par de nombreuses dissensions. Si, pour certains, les problèmes semblaient porter sur la <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2012/02/26/bloc-identitaire-philippe-vardon-sur-le-banc-de-touche/" target="_blank">non-participation</a> de Philippe Vardon à la réunion publique de ce samedi 10 mars intitulée « La France en danger », il n’en était rien en réalité puisque Philippe Millau désirait organiser un événement qui soit moins typé « identitaire » que les Assises contre l’Islamisation et que Philippe Vardon, tout en étant au courant du projet, n’avait pas fait des pieds et des mains pour y participer. Les raisons de la discorde sont en fait bien plus profondes. Il semble qu’un fossé se soit creusé entre, d’un côté, tous les militants partisans d’une très large autonomie des différentes composantes du mouvement identitaire, soit une grande partie des « jeunes » emmenés par Philippe Vardon, et, de l’autre, tous ceux partisans d’une structuration politique plus classique et donc plus hiérarchique, soit les « vieux », à savoir la famille « tape-dur », alias les Roudier père et fils<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/lors-des-assises-du-10-mars-2012-il-ny-avait-pas-que-la-france-en-danger/#footnote_0_483" id="identifier_0_483" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La famille au quasi grand complet &eacute;tait pr&eacute;sente samedi.">1</a></sup>, Philippe Millau et dans une moindre mesure Dominique Lescure. Cette opposition, qui fait ressortir aujourd’hui bon nombre de querelles non réglées depuis des lustres, survient alors que le mouvement identitaire va <a href="http://reflexes.samizdat.net/identitaires-bloc-identitaire-jeunesses-identitaires-la-soupe-aux-vardon/">fêter ses 10 ans</a> à l’automne prochain. 10 ans qui correspondent également à la période que Philippe Vardon s’était fixée pour faire un bilan de son action politique au sein du mouvement. Si elle est finalement peu sortie sur la place publique, la crise semble cependant avoir atteint son paroxysme avec l’organisation du Conseil Fédéral des Identitaires, qui devait se tenir le lendemain des Assises de Nationalité-Citoyenneté-Identité (NCI) et qui a été annulé par la direction. Il semble que plusieurs sections jeunes, jugées un peu trop indépendantes et peu enclines à se plier à la volonté des chefs, aient été purement et simplement non conviées à ce conseil fédéral.</p>
<h3>Les Assises, combien de saucissons ?</h3>
<p>Le fait est que l’absence des jeunes identitaires à ces Assises, en particulier des jeunes Parisiens, était aussi manifeste que le nez au milieu de la figure. Ils n’étaient cependant pas les seuls et ces Assises marquent un net recul de la fréquentation si on les compare à l’affluence qui avait caractérisé celles de décembre 2010. Certes les conditions n’étaient pas les mêmes : l’apéro saucisson-pinard et son <em>buzz</em> monumental ne datait que de quelques mois, le travail avec Riposte Laïque portait tous ses fruits médiatiques. L’équipe aux manettes de la communication du BI était également différente puisqu’à l’époque Bruno Larebière faisait jouer toute l’étendue de son savoir-faire pour assurer le succès de la manifestation. Or ce dernier aspect n’a sans doute pas été négligeable dans le relatif échec de samedi tant les « couacs » de communication ont été nombreux, que ce soit le <em>buzz</em> raté autour de la participation supposée de Christian Vanneste ou les nombreux désistements survenus dans les jours précédents les Assises. La palme du grand-guignol revient à ce titre à – est-ce surprenant ? &#8211; Jean-Paul Bourre qui a annoncé son <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2012/03/06/assises-la-france-en-danger-une-defection-et-du-bris-de-vitres/" target="_blank">retrait</a> quasiment la veille, après avoir «appris» que Philippe Vardon ne serait pas présent, ce qui était pourtant prévu depuis le départ<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/lors-des-assises-du-10-mars-2012-il-ny-avait-pas-que-la-france-en-danger/#footnote_1_483" id="identifier_1_483" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cette version s&rsquo;est transform&eacute;e en suppos&eacute;es menaces dans le compte-rendu de Caroline Alamach&egrave;re, membre de Riposte La&iuml;que">2</a></sup>. Il faut dire que Jean-Paul Bourre semble s’être pris d’amitié pour les jeunes identitaires depuis un peu plus d’an. Le 25 septembre 2011, il était présent à la Barricade, l’ancien local du Projet Apache aujourd’hui fermé, pour la présentation du livre commis par Philippe Vardon. Quelques jours auparavant il avait reçu l’association identitaire Solidarité Kosovo sur les ondes de la radio Ici &amp; Maintenant sur laquelle il officiait alors. Cette antenne fut d’ailleurs plusieurs fois mise à contribution pour la promotion du Projet Apache (PA) ces derniers mois, que ce soit le 29 septembre 2011 avec la présence derrière le micro d’Alban Ferrari, l’un des responsables du PA ou en d’autres occasions avec la promotion du groupe Hôtel Stella et de la Marche Sainte-Geneviève au cours de ses émissions.</p>
<p>En tout état de cause, ces Assises n’ont sans doute pas dépassé les 600 à 700 personnes et le public était globalement âgé. On pouvait y reconnaître de « vieilles connaissances », de <a href="http://reflexes.samizdat.net/portrait-de-gilles-soulas/">Gilles Soulas</a> à <a href="http://reflexes.samizdat.net/portrait-guillaume-faye/">Guillaume Faye</a> en passant par Claudine Dupont-Tingaud<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/lors-des-assises-du-10-mars-2012-il-ny-avait-pas-que-la-france-en-danger/#footnote_2_483" id="identifier_2_483" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Membre de l&rsquo;OAS, elle fut la plus jeune prisonni&egrave;re politique de France au d&eacute;but des ann&eacute;es 1960. Elle a depuis parcouru tout l&rsquo;arc des organisations droitistes radicales.">3</a></sup> et si on était loin de l’ambiance des Fêtes de l’Identité des années 2000, certaines personnalités avaient un petit côté « cheval sur le retour »… À ce titre Jean-Yves Le Gallou a démontré à quel point il était redevenu une personnalité-clé de la droite radicale, à la fois par ses contacts et par ses capacités d’homme de réseau. Il n’est à l’évidence pas le moins impliqué dans ce retour de certaines figures grécistes des années 1970-1980.</p>
<p>Les interventions étaient conformes à ce qu’en pouvaient attendre les organisateurs, à l’exception de celle de Christine Tassin dans la matinée qui fut copieusement huée par l’assistance, à l’évidence peu réceptive au discours de gauche de la responsable de Résistance Républicaine. Il semble que C. Tassin n’était d’ailleurs pas prévue au programme et qu’elle se soit imposée à la suite de Pierre Cassen<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/lors-des-assises-du-10-mars-2012-il-ny-avait-pas-que-la-france-en-danger/#footnote_3_483" id="identifier_3_483" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Les deux comp&egrave;res sont d&rsquo;ailleurs partis avant la fin du discours de cl&ocirc;ture. Maigre consolation, ils auront pu entendre Fabrice Robert citer Georges Marchais dans le texte. Autant dire de la grande litt&eacute;rature&hellip;">4</a></sup> contre la volonté des dirigeants du BI. Cet épisode pourrait bien remettre en cause l’intérêt d’un travail commun entre le Bloc et Riposte Laïque qui étaient pourtant présents côte à côte à Toulouse cet automne au moment du procès d’Houria Boultedja<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/lors-des-assises-du-10-mars-2012-il-ny-avait-pas-que-la-france-en-danger/#footnote_4_483" id="identifier_4_483" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pour ce rassemblement le 14 d&eacute;cembre dernier, le Bloc a fourni le gros des troupes, faisant venir du monde d&rsquo;Aquitaine, de Bretagne, du Languedoc-Roussillon&hellip; tandis que de leur c&ocirc;t&eacute; Riposte La&iuml;que (et son avatar R&eacute;sistance R&eacute;publicaine) n&rsquo;a r&eacute;ussi &agrave; d&eacute;placer que tr&egrave;s peu d&rsquo;individus, une dizaine tout au plus. On a pu y voir entre autres Alain Bouisset, candidat FN aux derni&egrave;res cantonales &agrave; Aigues-Mortes et d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sent &agrave; Toulouse pour &laquo; l&rsquo;ap&eacute;ro r&eacute;publicain &raquo; en septembre 2010 (l&rsquo;ap&eacute;ro le plus bref de toute l&rsquo;histoire des ap&eacute;ros !! les militants antifas toulousains n&rsquo;ayant pas l&rsquo;intention de leur laisser le temps de s&rsquo;installer), Jean-Pierre Ouvrard qui pris la parole ce jour-l&agrave; pour RR. et qui sera aussi l&rsquo;organisateur de la venue de P. Cassen et C. Tasin &agrave; Toulouse en janvier dernier, ou encore Alain Barret, tous deux repr&eacute;sentants de R&eacute;sistance R&eacute;publicaine Midi-Pyr&eacute;n&eacute;es. Seuls un ou deux Parisiens avaient fait le d&eacute;placement semble t-il, notamment Caroline Alamach&egrave;re, qui &eacute;tait pr&eacute;sente ce samedi &agrave; l&rsquo;espace Charenton.
A noter une pr&eacute;sence singuli&egrave;re &agrave; ce rassemblement, celle du jeune Maxime Bena&iuml;m, militant acharn&eacute; de la LDJ il y a encore peu, et ayant disparu de la sc&egrave;ne parisienne. Son passage en fin de rassemblement et ses apparentes bonnes relations avec de jeunes identitaires toulousains nous laissent &agrave; penser qu&rsquo;il aurait fait le choix de se faire un peu oublier sous le soleil toulousain.">5</a></sup>.<br />
En l’absence d’Oskar Freysinger dont seule une intervention audiovisuelle était diffusée, l’applaudimètre aura été remporté par l’américain Jared Taylor dont le discours racialiste aurait défrisé n’importe quelle association antiraciste. Il n’avait pour réel concurrent sur ce terrain que Henry de Lesquen qui participait à une table ronde animée par Jean-Yves Le gallou mais dont la virulence plus émoussée ne lui permettait pas de remporter sa croix de fer en chocolat.</p>
<p>Pour le reste l’organisation était assez comparable à celle des Assises de décembre 2010, jusqu’au SO toujours dirigé par <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-assises-internationales-contre-lislamisation-de-leurope-un-diner-de-neocons-pour-le-bloc-identitaire-et-riposte-laique/">Michael Renuy</a> et à l’exception de la couverture médiatique nettement plus sommaire. La présence des journalistes était en effet particulièrement discrète et l’infrastructure multimedia très légère, se partageant entre Novopress et Novopress, si on excepte une émission sur Radio Courtoisie (dont le président était aux Assises en la personne d’Henry de Lesquen) et une autre sur Méridien Zero, la radio Internet du MAS.</p>
<h3>Au fond à droite !</h3>
<p>Alors qu’on pouvait logiquement penser que la crise au sein des Identitaires serait apparue après les législatives, les différentes tendances se déchirant sur la stratégie à adopter vis-à-vis du FN, il semble que l’affrontement pointe son nez plus tôt que prévu et s’annonce violent. Le moins étonnant n’est pas le curieux silence de Fabrice Robert, véritable lien entre le Bloc et les jeunes, qui semble dépassé par la tournure prise par les évènements, coincé sans doute entre sa phobie des conflits et son amitié pour les divers protagonistes de l’histoire.</p>
<p>Alors également que, paradoxalement, le projet de renouvellement culturel du militantisme à l’extrême droite semblait en passe d’être gagné par les Identitaires, c’est à cette période charnière que l’ensemble est proche de s’écrouler. Après avoir mis en place de nouvelles structures, une ligne « éditoriale » propre et identifiable (à défaut d&rsquo;une doctrine politique cohérente), en tentant de se débarrasser du folklore traditionnel du nationalisme français, les Identitaires sont face à un mur. Pour changer de dimension et sortir de la sphère groupusculaire, les Identitaires sont contraints de changer et de se positionner comme un parti politique, surtout que dans le domaine des jeunes et de l’activisme, ils sont talonnés sur leur droite par Batskin et ses toutes jeunes sections Troisième Voie, qui pour l’instant sont sur une dynamique positive<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/lors-des-assises-du-10-mars-2012-il-ny-avait-pas-que-la-france-en-danger/#footnote_5_483" id="identifier_5_483" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Mais pour combien de temps encore ? Au vu de la personnalit&eacute; de Serge Ayoub, il n&rsquo;est pas &agrave; &eacute;carter que certains clashs se produisent dans les prochains mois&hellip;">6</a></sup>.</p>
<p>La « crise d’adolescence » des Identitaires est en passe de leur être fatale. En cas d’éclatement, il ne serait pas farfelu d&rsquo;envisager qu&rsquo;une fraction des ex-Jeunesses Identitaires abandonne en partie le travail culturel effectué depuis des années par les cadres, pour revenir à plus de tradition dans le militantisme, en adoptant peut-être une ligne médiane, un peu comme le groupuscule parisien, le MAS, qui a opté pour une sorte de « Troisième Voie » du militantisme nationaliste, entre la modernité à la Casa Pound et l’héritage du folklore d’extrême droite français.</p>
<p>Nous laissons bien entendu la question « 10 ans pour en arriver là ? » aux seuls militants identitaires, convaincus que nous sommes que, quoiqu’il arrive, cette crise laissera des traces profondes… La suite donc à la Convention parisienne prévue cet automne&#8230; Pour peu qu&rsquo;elle ait lieu !</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_483" class="footnote">La famille au quasi grand complet était présente samedi.</li><li id="footnote_1_483" class="footnote">Cette version s&rsquo;est transformée en supposées menaces dans le compte-rendu de Caroline Alamachère, membre de Riposte Laïque</li><li id="footnote_2_483" class="footnote">Membre de l&rsquo;OAS, elle fut la plus jeune prisonnière politique de France au début des années 1960. Elle a depuis parcouru tout l&rsquo;arc des organisations droitistes radicales.</li><li id="footnote_3_483" class="footnote">Les deux compères sont d&rsquo;ailleurs partis avant la fin du discours de clôture. Maigre consolation, ils auront pu entendre Fabrice Robert citer Georges Marchais dans le texte. Autant dire de la grande littérature&#8230;</li><li id="footnote_4_483" class="footnote">Pour ce rassemblement le 14 décembre dernier, le Bloc a fourni le gros des troupes, faisant venir du monde d’Aquitaine, de Bretagne, du Languedoc-Roussillon… tandis que de leur côté Riposte Laïque (et son avatar Résistance Républicaine) n&rsquo;a réussi à déplacer que très peu d’individus, une dizaine tout au plus. On a pu y voir entre autres Alain Bouisset, candidat FN aux dernières cantonales à Aigues-Mortes et déjà présent à Toulouse pour « l’apéro républicain » en septembre 2010 (l’apéro le plus bref de toute l’histoire des apéros !! les militants antifas toulousains n’ayant pas l’intention de leur laisser le temps de s’installer), Jean-Pierre Ouvrard qui pris la parole ce jour-là pour RR. et qui sera aussi l’organisateur de la venue de P. Cassen et C. Tasin à Toulouse en janvier dernier, ou encore Alain Barret, tous deux représentants de Résistance Républicaine Midi-Pyrénées. Seuls un ou deux Parisiens avaient fait le déplacement semble t-il, notamment Caroline Alamachère, qui était présente ce samedi à l’espace Charenton.</p>
<p>A noter une présence singulière à ce rassemblement, celle du jeune Maxime Benaïm, militant acharné de la LDJ il y a encore peu, et ayant disparu de la scène parisienne. Son passage en fin de rassemblement et ses apparentes bonnes relations avec de jeunes identitaires toulousains nous laissent à penser qu’il aurait fait le choix de se faire un peu oublier sous le soleil toulousain.</li><li id="footnote_5_483" class="footnote">Mais pour combien de temps encore ? Au vu de la personnalité de Serge Ayoub, il n’est pas à écarter que certains clashs se produisent dans les prochains mois&#8230;</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Identitaires, Bloc Identitaire, Jeunesses Identitaires : La soupe aux Vardon</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Nov 2007 15:47:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comme nous l'avions fait le mois dernier pour Terre &#038; Peuple, l'article qui suit tentera un coup de projecteur sur les Identitaires à quelques jours d'une Convention annoncée avec moult tapage sur Internet. Cependant, difficile d’être exhaustif sans être très long et donc très vite pénible en ce qui concerne cette mouvance qui a beaucoup changé en quatre ans, d'autant que la trinité Jeunesses Identitaires - Bloc Identitaire - Les Identitaires complique un exposé clair des choses. Nous ne prétendons donc que donner un aperçu si possible synthétique, réservant un approfondissement de certains aspects dans d'autres articles à venir.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comme nous l&rsquo;avions fait le mois dernier pour Terre &amp; Peuple, l&rsquo;article qui suit tentera un coup de projecteur sur les Identitaires à quelques jours d&rsquo;une Convention annoncée avec moult tapage sur Internet. Cependant, difficile d’être exhaustif sans être très long et donc très vite pénible en ce qui concerne cette mouvance qui a beaucoup changé en quatre ans, d&rsquo;autant que la trinité Jeunesses Identitaires &#8211; Bloc Identitaire &#8211; Les Identitaires complique un exposé clair des choses. Nous ne prétendons donc que donner un aperçu si possible synthétique, réservant un approfondissement de certains aspects dans d&rsquo;autres articles à venir.</strong></p>
<h3>Pour essayer de faire simple…</h3>
<p>Les Identitaires sont nés lors de la réunion à Salon-de-Provence les 29 et 30 août 2002 d’une quinzaine de militants ex-Unité Radicale (UR), ex-MNR et FN. Parmi ces 15 figurent Fabrice Robert, Philippe Vardon, Guillaume Luyt mais aussi <a href="http://reflexes.samizdat.net/derniere-minute/">André-Yves Beck</a> , les <a href="http://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/">Roudier père et fils</a> ainsi que des militants extérieurs de passage comme d&rsquo;anciens gudards. Sort de cette réunion le projet des Jeunesses Identitaires (JI) confiées à Philippe Vardon et officiellement lancée le 19 septembre 2002 ainsi qu’une association n’ayant pas vocation organisationnelle, les Identitaires. L’accent est alors mis sur l’absence de participation de Robert et Luyt aux JI pour éviter une procédure pour reconstitution de ligue dissoute, menace latente suite à la <a href="http://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/">dissolution d’Unité Radicale</a>. La nécessité d’intégrer des « adultes »se traduit ensuite par la création du Bloc Identitaire (BI) lancé les 05 et 06 avril 2003 et dont le bureau national est alors le suivant : Fabrice Robert (président), Guillaume Luyt (vice-président), Philippe Vardon (vice-président), Jean-Baptiste Santamaria (secrétaire national), Arnaud Menu (secrétaire administratif), Marie-Céline Bruneaut alias Marie Bérénice (déléguée à l’action sociale), Christophe Praturlon (délégué à l’action rurale), Yvan Lajeanne, alias Yvan Walgenwitz (délégué à l’action culturelle), soit un panel de militants venant d’UR, du MNR et du FN. L’ensemble se veut à la fois hiérarchie et réseau. À savoir : chaque groupe local jouit d’une très grande autonomie dans la gestion de ses adhérents, de ses réunions et activités. Il doit cependant relayer les campagnes nationales et diffuser le matériel lui aussi national. Chapeautant ce fédéralisme, on trouve les trois dirigeants historiques qui s’appuient éventuellement sur des structures collégiales comme le bureau national des JI mais qui en fait décident pour l’essentiel tous seuls des orientations stratégiques des Identitaires. S’il semble avoir permis un relatif développement des Identitaires, ce fonctionnement a tout de même montré des limites comme on a pu le voir avec l’affaire du 09 mai 2004 à Paris. La contre-manifestation Scalp-CNT a en effet poussé les dirigeants du Bloc et des JI à faire pression sur les militants parisiens pour qu’ils n’organisent pas la manifestation traditionnelle du 09 alors que l’édition 2003 avait vu Philippe Vardon et Guillaume Luyt mener les troupes. Une majeure partie des militants ayant refusé le diktat niçois a donc quitté les JI et menacé d’entraîner le Bloc parisien avec elle. Voyant que le Bloc risquait de perdre un groupe majeur sur le plan national, Fabrice Robert a alors décidé d’autoriser la constitution d’un BI d’Ile-de-France regroupant tout le monde, jeunes comme vieux, autour d’Odile Bonnivard et en autonomie avec le Bloc national. Les JI Paris se sont alors reconstituées avec d’autres militants autour de Gaëtan Bertrand.</p>
<p>Au niveau structuration, le Bloc Identitaire était censé être dirigé par un bureau national élargi intégrant des cadres de toute la France. La lourdeur du dispositif et son caractère virtuel amenèrent Fabrice Robert et Guillaume Luyt à décider lors des <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-maire-dorange-defie-le-chef-du-fn/">journées de l’Esprit Public à Orange en septembre 2004</a> une concentration des organes dirigeants dans un comité directeur qui réunissait, outre les deux pré-cités, Philippe Vardon et Jean-Baptiste Santamaria. Les tâches d’administration devaient être réparties entre plusieurs chargés de mission nationaux ce qui ne semble pas être le cas et la direction est largement opaque. D’une façon générale, le Bloc se résume essentiellement à ses groupes de Nice et Paris. Il semble évidemment avoir des contacts ailleurs : Savoie, Dauphiné, région lyonnaise, Languedoc… Mais cela ne se concrétise pas par un militantisme de terrain et les mêmes réunions de « prise de contact » sont annoncées régulièrement. Il en va de même des JI, dont la carte militante est en mutation constante, avec un turn-over très important. Les premiers cadres issus du MNR ont largement laissé leur place à de nouveaux militants comme à Lyon où Vivien Gitton, ancien cadre FNJ puis MNJ et premier dirigeant des JI lyonnaises, a été remplacé par Gérald Pichon, alias Franck Lancier, en 2005. Actuellement, la multiplication des blogs JI donne l’impression que l’organisation est présente partout. En fait, on peut limiter la présence réelle des JI à Nice, la région parisienne, la Lorraine, la région lyonnaise, le Dauphiné, la Franche-Comté, le Nord et le Languedoc, même si des contacts existent dans le grand Ouest par exemple. Le Nord est symptomatique de ce développement en accordéon. L’accumulation d’ennuis judiciaires y a brisé la dynamique qui existait dans cette région et qui avait vu les JI animer l’actualité nationaliste locale avec l&rsquo;association Flandre Identité. En Alsace, l’accord local avec Alsace d’Abord a poussé les JI et le Bloc à ne pas tenter de lancer de structure locale, même s’il a existé un groupe local en 2002 dirigé par Pierre Muller et Clément Lebrun et que Jeune Alsace semble une émanation des JI. Mais Lebrun a rejoint le Renouveau Français et le premier semble avoir pris du recul avec l’activisme. Le changement récent de direction qui voit Philippe Vardon céder sa place à une direction collégiale pour mieux se consacrer à son destin niçois (sa boutique de fringues en clair) ne devrait pas fondamentalement modifier la situation dès lors que cette équipe est composée de militants déjà anciens de l&rsquo;organisation.</p>
<p>L’organisation de l’ensemble demeure donc celle d’un tout petit groupe politique, voire par certains aspects d’un groupuscule : pas de direction collégiale élue en congrès ou convention, pas de permanent, des locaux limités à Nice, dont la « Maioun », un local de 50 m2 de surface, inauguré le 30 avril 2004 avec une soixantaine de personnes et qui est en fait l’ancien local des BSN, un club de supporters niçois. Il est situé derrière la librairie du Paillon gérée par Benoît Loeuillet, ce qui fait de ce quartier une petite base arrière des Identitaires puisqu&rsquo;on y trouve également entre autres la boutique de Vardon.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Orientation idéologique</h3>
<p>Les Identitaires comme leur nom l’indique s’inscrivent dans une perspective de défense de l’identité, en l’occurrence européenne. Cela donne-t-il une doctrine cohérente et facilement définissable ? La réponse est sans ambiguité négative. Le seul point qu’on peut affirmer est que le BI a rompu avec le nationalisme-révolutionnaire historique pour n’en garder que l’attachement à cette fameuse dimension européenne. Pour le reste, le phénomène identitaire s’alimente à une conception raciale de l’identité européenne entendue comme identité blanche, dans la vieille lignée völkisch de la révolution conservatrice allemande, la dimension religieuse en moins puisque les différentes structures se déclarent aconfessionnelles, ce en quoi les Identitaires diffèrent de Terre &amp; Peuple. Cela n’empêche pas une partie des dirigeants (Vardon, Robert, les Roudier pour ne citer qu’eux) d’affirmer leur préférence païenne en participant ou même organisant des solstices d’été ou d’hiver. Mais les JI ou le Bloc comptent ou ont compté également des responsables chrétiens comme Nicolas Demade dans le Nord ou Gaëtan Bertrand à Paris. Cette orientation générale se trouve mélangée à une valorisation des racines régionales et d’un certain solidarisme social. Mais la doctrine n’est absolument pas unifiée et elle varie beaucoup selon le passé des militants. Il en va ainsi de l’anti-américanisme, certaines voix s’étant élevées par le passé pour soutenir la position de Guillaume Faye qui définit les USA comme un adversaire mais l’Islam comme un ennemi. La lecture schmittienne de la politique voulant que l’on définisse son ennemi pour le combattre, cela signifie que le combat anti-musulman est donc prioritaire. À l’inverse, certains militants comme Guillaume Luyt continuent de considérer que les USA demeurent l’anti-modèle absolu et qu’ils doivent être dénoncés comme tels.</p>
<p>Dès leur création, les Identitaires sont néanmoins parvenus à se mettre d’accord sur une ligne internationale résumée par le slogan « Ni keffieh, ni kippa », c’est-à-dire une position de neutralité affichée à l’égard du conflit proche-oriental et donc de ses répercutions en Europe et en France. Ce choix a sans doute été plus tactique que véritablement politique tant certains dirigeants avaient derrière eux des années de soutien verbal à la cause palestinienne. Mais il est évident que cela a éliminé un motif de discorde interne et a permis aux Identitaires de desserrer une source de pression politique et d’ennuis judiciaires. Étant donné l’évolution générale d’une partie de la communauté juive, en particulier dans sa composante jeune, on peut même se demander si cela n’aboutirait pas à terme à des rapprochements inimaginables il y a encore quelques années<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/identitaires-bloc-identitaire-jeunesses-identitaires-la-soupe-aux-vardon/#footnote_0_323" id="identifier_0_323" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;association SDF a ainsi utilis&eacute; les services d&rsquo;un avocat connu pour sa proximit&eacute; avec la LDJ, lors de ses d&eacute;m&ecirc;l&eacute;s avec le Pr&eacute;fet de Paris en 2006, David Dassa-Le Deist">1</a></sup> .</p>
<p>Ceci étant, les thématiques développées par les Identitaires demeurent très pauvres. Certes Novopress, <em>ID magazine</em> et quelques militants brouillent les pistes en s’intéressant à des thématiques réservées jusqu’à présent aux milieux anticapitalistes de gauche et à quelques individus issus de la Nouvelle Droite (Alain de Benoist en particulier) comme la décroissance par exemple. Mais cela se limite à quelques individus et une analyse un peu poussée de leurs textes montre une focalisation quasi-monomaniaque sur l’immigration extra-européenne et l’islam. C’est particulièrement vrai pour les JI qui ne produisent quasiment rien qui ne soit pas dans la thématique de la « lutte anti-racailles ».</p>
<p>Finalement l&rsquo;incantation identitaire permet de masquer l&rsquo;absence de propositions dans le domaine poilitque, économique ou social, tout étant résumé dans le slogan «les Nôtres avant les autres». Restent les tirades d&rsquo;autosatisfaction de Fabrice Robert croyant avoir imposé le terme identitaire dans le débat public alors que l&rsquo;inflation récente d&rsquo;un mot déjà utilisé il y a une quinzaine d&rsquo;années témoigne simplement d&rsquo;un contexte de crispation des identités face à la mondialisation économique et culturelle en cours.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Positionnement</h3>
<p>De 2002 à 2006, les Identitaires se plaçaient officiellement en complémentarité du FN. Les dirigeants avaient tiré au moins un enseignement de leur expérience malheureuse du MNR : rien ne servait d’attaquer le FN frontalement. Cela s’est particulièrement vu dans un numéro de <em>Jeune Résistance</em> consacré aux 30 ans du FN. Il valaitt mieux pour les Identitaires tenir un discours d’apaisement et d’unité en se renforçant pour être prêt lorsque s’ouvrirait la succession de Jean-Marie Le Pen au sein du FN. Il est évident que les Identitaires pariaient alors sur un éclatement du FN et donc sur la récupération d’une partie de l’appareil FN pour peu que le BI ne soit plus une organisation folklorique. Le temps leur était compté dans cette stratégie et les Identitaires ont tout fait pour se respectabiliser. À partir de 2003, le BI a donc multiplié les prises de contact avec les «conservateurs» du FN par le biais d’André-Yves Beck qui avait suivi le Bloc plutôt que Christian Bouchet. Cela s’était de prime abord avéré payant : simples invités des premières journées de l’<a href="http://reflexes.samizdat.net/tempete-dans-un-verre-dorangeade/">Esprit Public à Orange en 2003</a>, les dirigeants du Bloc étaient officiellement invités les 21 et 22 mai 2004 puis fin août de la même année. Guillaume Luyt était ainsi intervenu à ce titre et avait d’ailleurs fait une piètre prestation. Les Identitaires semblaient alors appliquer la stratégie des fourmis face à un insecte prédateur plus gros : plutôt que de l’affronter directement, elles entraient dedans et elles le vidaient de sa substance&#8230; Cette stratégie semblait même payante dans certains départements. Ainsi dans les Alpes de Haute-Provence, tout le bureau de la fédération FN ayant démissionné en février 2004 avait pris contact avec le Bloc, entraînant sans doute avec lui quelques adhérents FN du département. Mais depuis 2005 la situation a évolué et pas forcément dans le sens voulu par les Identitaires. Jacques Bompard a rejoint Philippe de Villiers et le MPF, mettant un terme aux espoirs niçois d’alliance régionale avec les milieux frontistes dissidents. Le Bloc a bien donné l’impression d’être intéressé par cette évolution mais il semble que cela n’ait été qu’une initiative mal contrôlée de Guillaume Luyt. Par ailleurs l’évolution du Front et la prise de contrôle progressive de l’appareil par le clan de Marine Le Pen a brouillé singulièrement les perspectives puisque ce n’est un secret pour personne que la fille Le Pen ne porte pas les radicaux dans son cœur. Les Identitaires ont donc affiché de plus en plus ouvertement une position concurrente du FN, concurrence manifestée par leur participation aux élections cantonales puis législatives en 2006-2007 sur Nice.</p>
<p>Le Bloc ou les JI ont donc été obligés de se débrouiller tout seuls, en partenariat avec des mouvements partageant certains points de doctrine ou de tactique avec eux. C’est le cas en Bretagne avec Adsav ou en Alsace avec Alsace d’Abord. Dans les deux cas, les Identitaires ont renoncé à créer des sections locales susceptibles de nuire à ces mouvements très proches idéologiquement et qui lui renvoie « l’ascenseur » par le biais de Novopress par exemple ou de la soupe identitaire à Strasbourg. Par ailleurs certains militants jouent le rôle de « passerelle » comme Fabrice Lauffenburger en Alsace ou Dominique Lambert en Bretagne. Ailleurs les Identitaires sont globalement en bons termes avec Terre &amp; Peuple (certains cadres ont la double casquette comme Yvan Lajeanne en Franche-Comté) ou la revue <em>Réfléchir &amp; Agir</em> (on y retrouve Yvan Lajeanne ou Alexandre Faria à Toulouse), ainsi qu’Europae Gentes de Frédéric Pichon et l’Action Française Étudiante à Paris ou encore le Club de la Cité de Patrice Zehr et Alain-Christian Fragny à Nice. Ayant affirmé leur vocation européenne, les Identitaires se devaient également d’essayer de développer des relations internationales, essentiellement à destination des pays francophones : Belgique, Suisse, Québec. C’est évidemment en Belgique avec Nation que le travail a été le plus fructueux. Des militants belges sont fréquemment présents en France et Fabrice Robert est déjà plusieurs fois monté à Bruxelles pour des conférences. Nation a d’ailleurs relayé certaines campagnes, en particulier celle anti-Sniper en essayant de faire interdire le concert de Tournai début avril 2004 et en faisant annuler ceux de Bruxelles (25 avril) et Liège (30 avril). Fabrice Robert ou Philippe Vardon ont également fait plusieurs fois le déplacement en Suisse pour y travailler avec feu l’Avant-Garde ou constituer les JI Romandies, structure identitaire romande.</p>
<p>Mais hors de l’espace francophone, ils ont également établi des liens avec la Serbie par le biais de Tomislav Sunic, vieux contact du GRECE en Croatie. Par ailleurs, les Identitaires de Flandre &#8211; Hainaut ont de nombreux contacts avec les Flamands belges, en particulier le NSV de Gand. Des JI ont ainsi participé par le passé à la Zongfeest d’Anvers. Enfin le tableau ne serait pas complet si nous n’évoquions pas des rapports cordiaux avec le BNP britannique ou le NPD allemand même si cette dernière structure demeure très marquée par le passé allemand… C&rsquo;est cependant avec les milieux néo-fascistes romains que ces contacts sont les plus poussés et réguliers, le camp d&rsquo;été des JI ayant d&rsquo;ailleurs eu lieu cette anée dans la capitale italienne..</p>
<h3>De l&rsquo;associatif</h3>
<p>De la même façon, les Identitaires essaient depuis leur création d’occuper le terrain extra-politique par la création ou le maintien d’associations satellites intervenant sur des créneaux très précis :</p>
<p>• la solidarité avec les « prisonniers européens » (comprenons : les militants blancs emprisonnés pour faits de violence) avec le Comité d’Entraide des Prisonniers Européens (CEPE) animé par Richard Roudier ; cette structure a fait parler d’elle depuis l&rsquo;année dernière en reprenant la campagne pour la libération de Michel Lajoye qui avait été soutenu par Unité Radicale. C&rsquo;est en particulier le CEPE qui a géré les conditions de sortie de M. Lajoye (logement, travail).</p>
<p>• l’aide juridique aux victimes avec l’Association des Victimes de Violence, de Discrimination et de Spoliation (AVVDS) animée par Philibert Lepy ; un drôle de personnage ce Philibert Lepy, avocat du militant islamiste David Courtailler et qui a également récemment défendu Guillaume Labonne, le jeune homme ayant tiré à la carabine à plomb contre une école maternelle du XXe arrondissement de Paris. On regrettera malgré tout son remplacement de dernière minute par Frédéric Pichon lors du procès de &laquo;&nbsp;Vincennes&nbsp;&raquo; (voir sur <a href="http://solidarite.samizdat.net" target="_blank">le site du SRA</a>), en effet ses attendus où il reclamait un complément d&rsquo;enquête sur l&rsquo;existence d&rsquo;un groupe de combat formé de miliciens armés en ayant fait rire plus d&rsquo;un.</p>
<p>• la solidarité avec les sans-abris avec l’association Solidarité Des Français (SDF) qui n’est plus à présenter. Lancée le 5 janvier 2004 à côté de la gare de l’Est, cette soupe est portée par la volonté d’ un couple de militants ex-FN et ex-MNR, les Bonnivard et nous avons déjà eu l’occasion d’en parler. SDF a été rejoint à Nice par Soulidarieta, dirigée par Dominique Lescure, et en Alsace par la soupe identitaire de Chantal Spieler. Une soupe est également annoncée par les JI Marseille.</p>
<p>• le soutien scolaire avec le projet Scholanet.</p>
<p>• le combat régionaliste avec l’Union des Pays Normands (UPN) de Virginie Binet et David Fulara, l’association Parcours d’Europe de Bruno Favrit, Richard Roudier ou Damien Tignard qui édite Montségur, l’association Lo Gripet de Olivier Roudier, Flandre Identité de Nicolas Demade et Xavier Fruleux dans le Nord ou encore Culture, Identités et Traditions d’Europe (CITE) à Nice, dont le but était de monter un festival occitan à Villefranche-sur-Mer ainsi que Nissa Rebela, en campagne pour les législatives de juin 2007. Sur ce créneau, le dernier né est le «collectif» Peuples-Identités-Cultures Occitanie, emmené par les inévitables Roudier et qui a fait une apparition frappante en 2006 lors d&rsquo;une manifestation pour la défense de la langue d&rsquo;Oc.</p>
<p>• l’ouverture d’un « local de quartier » avec la Maioun à Nice et l’association Union Familles Solidarité (UFS) présidée par l’avocat José-Marie Bertozzi, défenseur de militants d’Unité Radicale en 2002, figure locale du Club de l’Horloge et du MNR. Un autre local du même type était envisagé dans le Doubs sous le nom de la Cabiotte mais le projet ne semble pas encore avoir abouti.</p>
<p>• la solidarité avec la Serbie avec Solidarité Kosovo dans laquelle on retrouve Philippe Vardon mais également Arnaud Gouillon (alias Arnaud Borella), Gaëtan Bertrand ou encore Nicolas Mirkovic, ancien militant du MNJ et surtout membre du groupe de RIF Elendil au début des années 2000.</p>
<p>• la musique avec le label et distributeur Alternative-s, basé à Nice et qui a pris la suite de Bleu Blanc Rock, trop éclaboussé par la mise en cause dans l’affaire Brunerie puis l’<a href="http://reflexes.samizdat.net/tiiiiiimber/">affaire de Châteauroux</a>.<br />
Il faudrait ajouter à cette liste des associations locales comme l’association de paintball franc-comtoise Vobera de Yvan Lajeanne ou l’association « culturelle » Paris Fierté.</p>
<p>Cette toile associative peut sembler tout à fait cohérente et a de quoi impressionner mais il faut lui apporter deux bémols. Tout d’abord certaines associations semblent en coma prolongé (Flandre Identité, Scholanet, AVVDS) ou détachées du Bloc Identitaire (UPN). Par ailleurs cela ne semble pas directement profiter au BI ou aux JI. En effet certaines de ces associations ont un impact certain et jouent un rôle polarisateur. C’est le cas bien évidemment des soupes identitaires à Paris ou Strasbourg dans lesquelles s’investissent des militants issus des différentes familles nationalistes, y compris du FN. Ces soupes reçoivent d’ailleurs un écho favorable chez les partisans de Bruno Gollnisch qui était lui-même physiquement présent à la « soupe européenne » de février 2006 à Paris. C’est également le cas de Solidarité Kosovo qui a un certain écho dans la communauté serbe de Paris ou de la campagne du CEPE en faveur de Michel Lajoye qui a permis de toucher certaines figures d’extrême droite, jusqu’au mic-mac de la signature d’Alexandre Del Valle. Cependant, paradoxalement, les Identitaires font tout pour faire apparaître ces associations comme indépendantes. Ainsi Solidarité Kosovo est présentée comme une «association d’étudiants grenoblois qui n’auraient pas supporté de voir la situation réservée à la communauté serbe du Kosovo après la mise sous tutelle de cette province serbe par l’ONU». Or l’association a directement été créée de façon informelle en 2004 par des militants des JI, Arnaud Gouillon dirigeant effectivement cette structure depuis Grenoble et ayant par exemple été impliqué dans les violences commises par des militants JI à Nice le 3 avril 2005. Il est par ailleurs le gestionnaire de la BP de l’association située à Jarrie (38). Il en va de même avec Alternative-s, présentée comme un label indépendant et est en fait gérée par l’un des musicien du groupe Fraction qui là aussi n’est plus à présenter. Cette stratégie de dissimulation trouve sans doute son origine dans deux motivations n’ayant qu’un rapport indirect : d’une part la crainte d’une nouvelle dissolution, toujours latente et qui a été redynamisée par les menace de Dominique de Villepin au printemps 2005 ; d’autre part la volonté de draguer large, au delà de l’habituel cercle d’influence des Identitaires, en gommant le côté partisan de ces structures.</p>
<p>Cette stratégie a évidemment un coût politique : le Bloc ne bénéficie que fort peu d’éventuelles retombées positives de ces actions dans le champ associatif. Les réactions publiques du FN en sont un bon exemple, passant d’une attitude conciliante à une hostilité affichée. Il a par exemple soutenu le Bloc dans l’affaire de la soupe populaire parisienne lorsque celle-ci a connu ses premiers ennuis avec la Préfecture de Police de Paris. Mais Le Pen a également dénoncé le Bloc comme un mouvement d’extrême droite fin août 2004 lors de la polémique sur l’Université d’été d’Orange et on sait que Marine Le Pen ne rate pas une occasion d’exprimer son hostilité au mouvement. Localement, le passé mégrétiste des Identitaires continue d’ailleurs de faire grincer des dents, d’où certaines prises de position très hostiles de responsables du FN. Il va dans cette perspective être particulièrement intéressant de suivre l&rsquo;évolution électorale des Identitaires sur Nice et sa région, en particulier pour les prochaines municipales de mars 2008, et de voir l&rsquo;attitude du FN localement.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Un activisme débridé ?</h3>
<p>L’activisme identitaire a pris plusieurs formes. La plus évidente est celle de n’importe quel groupe politique (manifestations, collages, etc) et se trouve être plutôt le fait des JI. Les JI et le Bloc ont par ailleurs développé des activités internes de cohésion comme les camps d’été JI. A la suite du premier qui avait eu lieu à Lodève en août 2003 dans la propriété d’Olivier Roudier, chaque été a vu la tenue d’un camp, dans des zones géographiques diverses (Dauphiné, arrière-pays niçois ou Luxembourg cette année), réunissant d’une petite trentaine à une petite soixantaine de participants selon les années. Le camp 2005 a fait l’objet d’un petit film transformé en DVD dont le seul intérêt est de nous montrer Guillaume Luyt dans une (ré)interprétation brillante du rôle de Jean-Claude Dusse. Les meetings publics (Lille, Lyon) ont globalement la même vocation que les camps même s’il n’y en a pas eu depuis celui de 2004 à Lyon (si on excepte un petit meeting à Orléans en octobre 2006), sans doute suite aux affrontements qu’il avait entraîné avec des opposants antifas. On peut ajouter à ces activités internes l’organisation régulière de raids de pleine nature, en Lorraine et Franche-Comté essentiellement.</p>
<p>Mais les Identitaires se sont surtout fait connaître par un activisme virtuel débridé, avec une multiplication les deux ou trois premières années de campagnes Internet et un « harcèlement démocratique » sur le modèle de ce qui a pu être fait par le passé par les organisations «démocratiques» du type Ras L’Front ou LDH :</p>
<p>- campagne Sniper : elle n’est plus à présenter puisqu’elle a fait l’objet d’articles de presse et d’une <a href="http://reflexes.samizdat.net/identitaires-vs-sniper/">brève sur le site de REFLEXes</a>. Rappelons simplement qu’elle a démarré en mars 2003, permettant au BI de ridiculiser le FNJ qui était à l’origine de cette campagne sans avoir rien obtenu, et qu’elle a abouti à l’annulation des 20 dates de la tournée 2004 du groupe. Elle a surtout permis au BI de se rapprocher de structures amies (Alsace d’Abord, Mouvement Régionaliste de Bretagne) mais également hostiles (AGRIF).</p>
<p>- campagne Battisti : lancée sur le Net, cette campagne a rapidement été relayée sur le terrain et en particulier à Paris, avec diffusion de tracts dans le quartier de Battisti, harcèlement d’une librairie soutenant l’écrivain, perturbation du conseil municipal du IXe arrdt le soir de la délibération sur le soutien à Battisti. Le BI a également pris contact avec des responsables politiques italiens d’Alliance Nationale et a sans doute obtenu des moyens financiers dans ce cadre.</p>
<p>- campagne Binazon : campagne menée contre ce militant immigrant sans-papiers particulièrement actif en 2003-2004 et qui s’est tué accidentellement dans son pays d’origine.</p>
<p>Depuis deux ans, le Bloc a largement diminué l’importance de ce lobbying virtuel. Cela ne signifie pas que les Identitaires ont disparu de la Toile, au contraire. Internet est constitutif de l’existence des Identitaires puisque les sites ont constitué la base de repli des futurs Identitaires après la dissolution d’UR et il est évident qu’ils se sont montré particulièrement inventifs dans ce domaine en comprenant qu’il fallait copier la démarche de contre-information de l’extrême-gauche. Outre les sites des Identitaires et du Bloc Identitaire (celui des JI sur le plan national est en déshérence depuis trois ans), les « zids » ont surtout développé une multitude de blogs et une pseudo-agence de presse indépendante. Fondée en collaboration avec des militants belges, elle s’est d’abord appelée altermedia, ce qui était particulièrement bien trouvé pour intoxiquer certains internautes non avertis. À l’automne 2004, les divergences politiques et techniques sur la gestion d’altermedia ont poussé les Identitaires à rompre les relations avec le militant belge qui gérait le serveur informatique et les ont amené à lancer novopress. Un temps hébergés par le BNP, les Identitaires ont ensuite acquis leur propre serveur Internet. Novopress se veut fondamentalement différent d’altermedia. L’interface graphique a été largement élaborée par Gaëtan Bertrand et se veut « moderne ». Le contenu est quant à lui « neutre », appliquant sur Internet la ligne générale du « Pas d’ennemis à droite ! ». On retrouve donc des communiqués de toutes les organisations de la droite nationaliste (FN, MPF, AF, Europae Gentes, Chrétienté-Solidarité, Esprit Public) si on excepte celles directement concurrentes des Identitaires comme le Renouveau Français. Celle ligne a pu prêter à confusion sur les intentions du Bloc Identitaire, contribuant encore plus à troubler une orientation politique déjà fort opaque. À cela vient s’ajouter l’intérêt marqué de certains animateurs de novopress, dont Thibaud Baladier alias Pierre Chatov, pour des théories estampillées de gauche comme la décroissance, ou pour des personnalités polémiques (Alain Soral, Kemi Seba), ce qui finit de brouiller les pistes. Cette polyphonie politique permet évidemment aux Identitaires de ratisser large et d’occuper une place bien supérieure à leur poids réel, tout en multipliant les contacts. À de multiples égards, novopress concrétise en France des orientations largement à l’œuvre en Italie avec les « milieux non-conformes », c’est-à-dire la mouvance militante héritière du néo-fascisme des années 1970. La même remarque pourrait s’appliquer à un blog comme Zentropa qui assure la liaison virtuelle de cet axe Rome-Paris-Quebec, étant alimenté en textes et photos par des militants identitaires de ces trois espaces, dont l’inévitable Thibaud B. La participation des uns et des autres à la radio Internet Radio Bandiera Nera depuis septembre s&rsquo;inscritdans le même processus.</p>
<p>C’est sans doute cette frénésie virtuelle qui a contribué à donner l’impression fallacieuse que les Identitaires se développaient. La fable du bœuf et de la grenouille revisitée en quelque sorte…</p>
<p>Le support papier n’est pas oublié puisque les Identitaires ont maintenu une revue papier avec <em>ID</em>. Ce magazine a pris la suite de <em>Jeune Résistance</em>, au titre trop marqué et trop associé à Unité Radicale, en fusionnant au printemps 2005 avec <em>Quartier Libre</em> (France), <em>Devenir</em> (Belgique) et <em>Franc-Parler</em> (Quebec) permettant théoriquement à la revue d’acquérir une dimension francophone identitaire et d’économiser des frais inutiles. En fait, <em>ID</em> s’avère en fait assez pauvre sur le plan du contenu, surtout lorsque l’on songe qu’elle est censée réaliser la synthèse des quatre revues qui la précédaient…</p>
<p>Enfin, dernière opération de communication en date, les JI Paris ont monté un groupe de rock qui aurait été qualifié « groupe de RIF » il y a encore deux ou trois ans, à savoir Hôtel Stella. Emmenée par Gaëtan Bertrand au chant et bénéficiant de l’expérience de Richard Paretti de feu In Memoriam, la petite troupe ne devrait sans doute pas tarder à tomber dans les mêmes travers que leurs prédécesseurs et que nous analysions dans <em>Rock Haine Roll</em>.</p>
<p>Si les Identitaires se sont révélés de bons communicants à défaut d’être de bons organisateurs, il faut malgré tout souligner qu’ils ont été largement servis par les media grand public, qu’ils prennent la forme de la presse écrite ou de la télévision. Ils ont en effet accordé une couverture inespérée au BI en relayant ses coups médiatiques ou ses activités et en particulier la soupe populaire au cochon. Cela a commencé dès 2003 avec l’affaire Dantec, c’est-à-dire le soutien accordé par l’écrivain au Bloc Identitaire par rapport à une dénonciation de l’islamisation de la France et s’est poursuivi avec la soupe au cochon ou l’affaire Battisti. De son côté, le BI a développé une politique systématique de droit de réponse qui s’est avérée payante puisqu’il en a obtenu un certain nombre.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Une révolution culturelle ?</h3>
<p>Les Identitaires ont construit tout leur discours sur la thématique de la rupture militante : rupture avec les « vieilles lunes » de l’extrême droite, avec le « folklore »… Il faut entendre par là que les Identitaires voulaient purger leurs rangs des militants néo-nazis ou provocateurs qui composaient l’essentiel des troupes d’Unité Radicale avant la dissolution de l’été 2002. Ils y sont globalement parvenus grâce à l’intégration à leurs débuts de nombreux militants du MNR ou du MNJ moins marqués que ceux militant auparavant à UR et par la mise au second plan d’activités annexes assez révélatrices comme le groupe Fraction. Cela ne signifie pas pour autant que les Identitaires, et en particulier la branche jeune, ait cessé d’être une structure d’extrême droite radicale. Cela se traduit par la proximité maintenue avec certains milieux a priori peu fréquentables, en particulier skinheads. Certains militants ont derrière eux un solide passé dans cette mouvance comme Mickael Perry, animateur du fanzine <em>Militant Blanc</em> devenu <em>Le Glaive</em> alors qu’il habitait Salon de Provence en 1995-1996, proche du PNFE à cette époque et poursuivi en tant que militant JI pour incitation à la haine raciale et condamné par le TC d’Épinal le 04 janvier 2005 à 1 mois de prison avec sursis et à des amendes et dommages et intérêts au profit de la LICRA. Mais d’autres plus jeunes ont rejoint les JI comme Mickaël Moustier, un temps responsable JI sur Aix, animateur du fanzine skinhead <em>No one like us</em>, membre du groupe RAC Frontline puis Hais et fiers depuis deux ans. Par ailleurs des militants JI ont déjà été largement impliqués dans des violences multiples contre des étudiants de gauche (Grenoble, Toulouse, Lyon, Paris), des personnes d’origine immigrée ou même d’autres militants nationalistes, à <a href="http://reflexes.samizdat.net/nice-ville-interdite/">Nice en particulier</a>. L’évolution du FN et le positionnement racial des Identitaires ne peut d’ailleurs que leur attirer des militants lassés d’une certaine modération. L’attaque violente à laquelle se sont livrés des militants identitaires des JI et proches de la revue <em>Montségur</em> lors d’une manifestation occitane le 18 mars 2006 à Béziers montre en tout cas que la violence demeure une des armes politiques envisagées par cette mouvance.</p>
<p>Pour conclure très provisoirement, on peut considérer que les Identitaires sont parvenus à ce qu’on pourrait appeler un moment clé de leur évolution. Fondés en 2002, le mouvement n’a pas réussi à devenir plus qu’un gros groupuscule dont l’activité forcenée de quelques uns masquent l’inaction de beaucoup d’autres. L&rsquo;évolution récente montre que le BI ou les JI comptent à présent sur une récupération des déçus du Front pour se relancer, en coopération avec un milieu hétéroclite dont la journée de <em>Synthèse Nationale</em> a montré un aperçu. Il n’est pas dit que le pari aboutisse tant la mouvance identitaire est très loin de pouvoir leur offrir une structure d’accueil. Les Identitaires ou l’histoire de la grenouille raciste qui se rêvait plus grosse que le bœuf national-populiste…</p>
<p>Publié le 09 novembre 2007</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_323" class="footnote">L&rsquo;association SDF a ainsi utilisé les services d&rsquo;un avocat connu pour sa proximité avec la LDJ, lors de ses démêlés avec le Préfet de Paris en 2006, David Dassa-Le Deist</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>« Chirac n&#8217;aurait rien risqué s&#8217;il avait été en prison… »</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jan 2004 11:10:20 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Que restera-t-il de la tragi-comédie de cet été sinon cette citation très juste d'un mel posté par un sympathisant nationaliste sur le forum du site Unite-radicale.com le 15 juillet ? Trois mois après, on peut commencer à tirer quelques conclusions de l'affaire même si elle est loin d'être terminée : le procès promet en effet d'être un épisode assez gratiné. Que nous a inspiré cette triste histoire ? ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Que restera-t-il de la tragi-comédie de cet été sinon cette citation très juste d&rsquo;un mel posté par un sympathisant nationaliste sur le forum du site Unite-radicale.com le 15 juillet ? Trois mois après, on peut commencer à tirer quelques conclusions de l&rsquo;affaire même si elle est loin d&rsquo;être terminée : le procès promet en effet d&rsquo;être un épisode assez gratiné. Que nous a inspiré<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_0_184" id="identifier_0_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="cf. No Pasaran, septembre 2002.">1</a></sup> cette triste histoire ?</p>
<p>SUR MAXIME BRUNERIE</p>
<p>Interrogé par une journaliste de <em>Libération</em> au lendemain de la tentative d&rsquo;attentat, un de nos militants affirma que « Brunerie était un cramé », affirmation à laquelle les porte-parole d&rsquo;UR répondirent indirectement dans un communiqué en déclarant que « jusqu&rsquo;à ce 14 juillet 2002, Maxime Brunerie était un jeune militant identitaire comme beaucoup d&rsquo;autres : enthousiaste, déterminé et sérieux. » Réponse qui nous fit bien rire. Car s&rsquo;il y avait bien un militant typique du profil psychologique que l&rsquo;on peut parfois rencontrer aux extrêmes de l&rsquo;échiquier politique (nous en savons quelque chose pour ce qui concerne notre propre mouvance !), c&rsquo;était lui, avec sa mythomanie, son désir de reconnaissance, sa surenchère (racialiste en l&rsquo;occurrence), bref sa tentative inconsciente de régler des problèmes personnels en s&rsquo;inventant une nouvelle famille. Ce qu&rsquo;on peut appeler « un militant identitaire comme beaucoup d&rsquo;autres » finalement ! C&rsquo;est en gardant cette dimension humaine en tête qu&rsquo;on peut mieux apprécier son passé militant, assez classique<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_1_184" id="identifier_1_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Tout aussi classique est le fait qu&rsquo;il travaillait pour une soci&eacute;t&eacute; de s&eacute;curit&eacute;, Normandy, dont le patron, Axel Loustau, avait eu l&rsquo;insigne honneur d&rsquo;&ecirc;tre impliqu&eacute; dans l&rsquo;enqu&ecirc;te sur la tentative d&rsquo;attentat contre le directeur de Tribune juive en 1996 aux c&ocirc;t&eacute;s d&rsquo;autres anciens gudards comme Fr&eacute;d&eacute;ric Chatillon ou Antoine Roucheray. cf. REFLEXes n&deg;52, automne 1998.">2</a></sup> pour le petit milieu radical parisien, mais qui montre une instabilité politique évidente : hooligan du PSG, en contact avec les débris du PNFE puis gudard dans le sillage de la génération 1998-2000 puis UR et MNR… La seule cohérence dans cet itinéraire est sans doute la xénophobie et c&rsquo;est sans doute également le seul élément « rationnel » qui explique le choix de Jacques Chirac comme cible. Cela réduit presque totalement la portée politique de son acte, surtout si l&rsquo;on y ajoute son âge (25 ans !) et l&rsquo;aspect sentimental révélé au grand public par <em>VSD</em> et qui n&rsquo;est pas une invention<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_2_184" id="identifier_2_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Toujours &agrave; l&rsquo;aff&ucirc;t, il semble d&rsquo;ailleurs que Canal + veuille faire un reportage sur Maxime Brunerie et &laquo; Aur&eacute;lie &raquo;, pr&eacute;nom de substitution attribu&eacute; par VSD &agrave; cette militante du MNJ et MNR.">3</a></sup> de journaliste en mal de scoop.</p>
<p>Quelques jours après son arrestation, plusieurs textes ont circulé sur Internet pour dénoncer une manipulation. Ils s&rsquo;appuyaient sur quelques évidences simples :</p>
<p>• Un individu psychologiquement fragile peut être facilement manipulable ;</p>
<p>• Les « services » (comme on dit) ont plus d&rsquo;un tour dans leur sac pour manipuler quelqu&rsquo;un, ils l&rsquo;ont montré par le passé ;</p>
<p>• Le gouvernement au pouvoir ne pouvait que bénéficier d&rsquo;une tentative ratée comme celle du 14 juillet.</p>
<p>Dans ce scénario à la Oswald, les auteurs de ces textes pointaient par ailleurs certaines contradictions ou éléments troublants concernant les premiers flashs d&rsquo;information, les premiers reportages de la télévision ou les circonstances de l&rsquo;arrestation. Soit. Pourquoi pas ? Mais il y a fort à parier que Maxime Brunerie n&rsquo;a eu besoin de personne pour tenter ce qu&rsquo;il a fait, étant donné son profil psychologique et nous privilégions pour notre part ce cas de figure. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le scénario que nous envisagions dans <em>REFLEXes</em> n°3 (été 2001) consacré au terrorisme d&rsquo;extrême droite. Nous avons eu hélas raison.</p>
<p>SUR UR ET LA VIOLENCE</p>
<p>Les quinze jours qui ont suivi ont donné lieu à une flambée d&rsquo;articles, de retours en arrière, de « focus » divers et variés de la part de journalistes besogneux<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_3_184" id="identifier_3_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le comble a &eacute;t&eacute; atteint par le verbatim de Christiane Chombeau dans Le Monde du 16 juillet dans laquelle la journaliste recycle des notes prises par elle le 22 septembre 2001 lors des Assises de la Radicalit&eacute; tenues &agrave; Paris par UR. Outre l&rsquo;aspect tr&egrave;s limite du proc&eacute;d&eacute;, l&rsquo;ensemble p&ecirc;che par le fait qu&rsquo;&eacute;tant nous-m&ecirc;mes pr&eacute;sents lors de ces assises, nous n&rsquo;y avons pas entendu les appels au meurtre attribu&eacute;s par la journaliste aux intervenants, ce qui n&rsquo;exclut pas le fait qu&rsquo;ils aient pu &ecirc;tre tenus par des personnes dans la salle. Alors, probl&egrave;me d&rsquo;audition ou d&rsquo;invention ? En m&ecirc;me temps, cette petite anecdote montre qu&rsquo;&agrave; force de rechercher les projecteurs m&eacute;diatiques, UR a pu se rendre compte de ce que cela signifiait. Le vieux gag de l&rsquo;arroseur arros&eacute; en quelque sorte&hellip;">4</a></sup> qui avaient globalement arrêté de suivre cette mouvance depuis quelques années. Ils ont donc essayé de remettre à jour leurs petites fiches de documentation en puisant à deux sources : Internet et les RG. Cela nous a donc valu quelques solides pensum sur la mouvance néo-nazie en France, son histoire, son importance, etc. avec parfois quelques perles comme un article du Figaro ressuscitant le PNFE, Christophe Bourseiller promouvant sa nouvelle escroquerie sur France Info<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_4_184" id="identifier_4_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La nouvelle extr&ecirc;me droite, r&eacute;&eacute;dition par Le Rocher en mai de cette ann&eacute;e d&rsquo;un livre creux publi&eacute; en 1991 et intitul&eacute; Extr&ecirc;me droite, l&rsquo;enqu&ecirc;te. L&agrave; o&ugrave; il y a escroquerie, c&rsquo;est qu&rsquo;&agrave; part une introduction de neuf pages torch&eacute;e pour donner un peu de cr&eacute;dibilit&eacute; &agrave; la nouveaut&eacute; de l&rsquo;opus, les deux &eacute;ditions sont rigoureusement identiques ! Mais cela permet &agrave; notre Hibernatus de l&rsquo;extr&ecirc;me droite de passer pour un sp&eacute;cialiste &agrave; la radio. CQFD !">5</a></sup> ou <em>Prochoix</em> assurant la promotion de sa spécialiste ès « mobilisations de l&rsquo;entre-soi » Fiametta Venner. Las ! Ce battage médiatique en plein de mois de juillet, mois creux pour l&rsquo;actualité s&rsquo;il en est, n&rsquo;aura finalement permis qu&rsquo;à une petite structure d&rsquo;une centaine d&rsquo;adhérents et guère le double de sympathisants de sortir de l&rsquo;anonymat. Ce dont elle rêve depuis toujours et que même des provocations multiples comme la venue du semi-jobard Horst Mahler en mars 2002 à Paris ne lui ont pas permis d&rsquo;atteindre. Un bon moyen de masquer cette relative vacuité a été de tonitruer sur la violence d&rsquo;UR, violence qui serait inscrite au coeur même de l&rsquo;organisation. Cela a bien évidemment provoqué des protestations indignées des porte-parole d&rsquo;UR, jurant la main sur le coeur que l&rsquo;on se méprenait et que pour elle, « l&rsquo;action terroriste (…) ne saurait constituer une solution à la crise politique et morale que traverse la France ». Bien, bien. Hélas pour Fabrice Robert et Guillaume Luyt, la réalité d&rsquo;UR et plus généralement de sa mouvance depuis deux ou trois décennies vient démentir cette belle condamnation. Pour se limiter dans le temps, nous ne rappellerons pas les faits d&rsquo;armes du GUD Paris de 1998 à 2000 alors que ce groupe était officiellement partie prenante d&rsquo;UR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_5_184" id="identifier_5_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. B&ecirc;tes et m&eacute;chants. Petite histoire des jeunes fascistes fran&ccedil;ais, &Eacute;ditions REFLEX, 2001">6</a></sup> mais on ne voit pas trop comment on pourrait appeler cela sinon de l&rsquo;action violente, à défaut d&rsquo;être terroriste. Mais plus que des actes, UR a surtout toujours drainé avec elle des cohortes d&rsquo;adhérents ou sympathisants fascinés par cette violence. Certains sont passés à l&rsquo;acte, la plupart non. Mais on peut affirmer que des individus aussi peu équilibrés que Frédéric Merra<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_6_184" id="identifier_6_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il s&rsquo;agit d&rsquo;un sympathisant d&rsquo;UR &agrave; Nice, abonn&eacute; au journal, ayant effectu&eacute; un stage paramilitaire au Liban il y a quelques ann&eacute;es dans les milieux islamistes. Ce charmant jeune homme a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; le 10 novembre 2001 pour avoir tir&eacute; &agrave; bout portant au gum-cogne contre un p&egrave;re de famille dont la petite fille avait &eacute;t&eacute; effray&eacute;e par son chien. ">7</a></sup> étaient assez représentatifs d&rsquo;une bonne fraction des sympathisants d&rsquo;UR, tout comme la famille Roudier<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_7_184" id="identifier_7_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le p&egrave;re, Richard Roudier, &eacute;tait membre de la direction d&rsquo;UR sous le pseudonyme de Jorgi Roumegas et participe &agrave; la revue Monts&eacute;gur. Il a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; condamn&eacute; pour violences par le pass&eacute;, tout comme l&rsquo;un de ses deux fils, Olivier.">8</a></sup>, les militants du GUD Nice ou encore les boneheads de Limoges gravitant autour du groupe Lemovice… Force est de constater qu&rsquo;UR n&rsquo;a jamais rien fait pour bannir cet aspect des choses si pratique pour attirer des adhérents ou sympathisants, comme en témoigne le matériel produit par l&rsquo;organisation ou ses satellites (<em>cf.</em> les couvertures de magazines ci-contre) ou le contenu de certains articles : interview de Carlos, soutien au terrorisme du Hamas, etc. La remarque vaut pour le groupe musical de Fabrice Robert, Fraction.</p>
<p>Entendons-nous bien : ce n&rsquo;est pas la violence réelle ou supposée d&rsquo;UR que nous attaquons ici en l&rsquo;occurrence mais bien le fait que voir UR dans le rôle du pompier incendiaire nous fait bien rire. Nous avons en effet toujours pensé que la violence politique était un moyen parmi d&rsquo;autres (contre les fafs par exemple !) et qu&rsquo;elle était parfois nécessaire sans être toutefois évidemment souhaitable. Encore faut-il l&rsquo;assumer. Condamner le folklore nazi tout en étant le principal chef d&rsquo;orchestre<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_8_184" id="identifier_8_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Au figur&eacute; tout autant qu&rsquo;au propre puisque le groupe de Fabrice Robert, Fraction, n&rsquo;a jamais rechign&eacute; &agrave; jouer avec des groupes ouvertement nazis ou m&ecirc;me &agrave; reprendre certains titres de ces derniers.">9</a></sup> de ce folklore est une posture dans laquelle les porte-parole d&rsquo;UR semblent être passé maîtres, comme en témoigne l&rsquo;intervention très virulente de Guillaume Luyt au congrès du MNR en février dernier. C&rsquo;est sans doute ce qu&rsquo;on peut reprocher le plus à la presse par rapport à la campagne de l&rsquo;été dernier : avoir pris tout ce petit monde et ce qu&rsquo;il disait au sérieux. Le sensationnalisme n&rsquo;excuse pas tout et la manipulation politique n&rsquo;est jamais très loin, nous aurons l&rsquo;occasion d&rsquo;y revenir un peu plus loin !</p>
<p>Les journalistes auraient mieux fait de s&rsquo;intéresser un peu plus au MNR dont les prises de position peuvent se résumer en deux mots : veulerie et duplicité. Duplicité car Bruno Mégret et Franck Timmermans étaient parfaitement au courant de la double adhésion des militants d&rsquo;UR : ce sont eux-mêmes qui l&rsquo;avaient autorisée lors d&rsquo;une rencontre entre Mégret et une délégation emmenée par Christian Bouchet le 1er février 2002 : c&rsquo;est cette entrevue qui permit à Christian Bouchet et Fabrice Robert de devenir officiellement membres du Conseil national du MNR au congrès de février 2002 après y être entrés en juin 2001. Par ailleurs, Philippe Schleiter, directeur national du MNJ et cadre du MNR, avait rencontré Fabrice Robert et Guillaume Luyt en septembre 2000 à la fête Ile-de-France du MNR pour discuter du lancement de la CoordiNation, structure « unitaire » visant à réclamer la réunification du mouvement national. Mais bien d&rsquo;autres cadres nationalistes-révolutionnaires accompagnaient le mouvement, entre autres :</p>
<p>• Philippe Vardon, membre du comité exécutif d&rsquo;UR et secrétaire départemental MNJ des Alpes-Maritimes, inculpé le 2 mars 2002 de port d&rsquo;armes prohibées suite aux violences ayant accompagné l&rsquo;examen de la plainte d&rsquo;Elisabeth Pascal contre des militants de Ras l&rsquo;Front ;</p>
<p>• Stéphane Parédé, responsable régional MNJ du Languedoc-Roussillon et cadre UR ;</p>
<p>• Olivier Roudier, militant d&rsquo;UR sur Montpellier et candidat MNR dans la Drôme aux dernières législatives, lui aussi inculpé le 2 mars pour les mêmes raisons que Vardon ;</p>
<p>• Richard Deu, militant d&rsquo;UR et secrétaire départemental du MNR en Haute-Garonne nommé en juin 2001 ;</p>
<p>• Alexandre Faria, cadre UR et MNJ sur Toulouse ;</p>
<p>• Sylvain Averty, cadre UR sur Rennes et membre du bureau national du MNJ ;</p>
<p>• Pierre Muller, militant UR et responsable MNJ d&rsquo;Alsace, élu conseiller municipal MNR de Cernay en 2001, intervenant au congrès du MNR à Nice en février 2002 ;</p>
<p>• Elisabeth Pascal, conseillère régionale MNR de Languedoc-Roussillon et membre d&rsquo;UR depuis avril 2001 ;</p>
<p>• Frédéric Cantiani, cadre d&rsquo;UR et secrétaire départemental MNR du Gers ;</p>
<p>À la liste de tous ces militants dont faisaient partie Brunerie et ses proches, comme Cyril Bozonnet par exemple, il faudrait ajouter les manifestations du MNR auxquelles étaient conviés les militants d&rsquo;UR, sans que Bruno Mégret fasse la fine bouche en repoussant cette ignoble « extrême droite » : manifestation de Poitiers, congrès national ou départementaux, conseils nationaux MNR et MNJ, etc. Et pour cause : le MNR, confronté à un affaiblissement structurel lié aux départs successifs causés par le caporalisme des dirigeants parisiens ou par des désaccords idéologiques, était bien en peine de refuser du sang neuf et des énergies militantes, d&rsquo;où qu&rsquo;elles viennent. L&rsquo;absence de ligne politique très claire d&rsquo;UR, à part un virulent discours sur la « fracture ethnique », semblait en outre une garantie pour les dirigeants du MNR que cet entrisme serait totalement inoffensif. Comme en plus les militants de base du MNR pratiquaient eux-mêmes la surenchère raciste, tout le monde était content. D&rsquo;où le terme de veulerie qui peut servir à caractériser l&rsquo;attitude d&rsquo;un Bruno Mégret aux abois préférant au lendemain du 14 juillet tout renier plutôt que tout assumer. Le contraste est de fait saisissant avec le sens politique de Jean-Marie Le Pen condamnant la dissolution d&rsquo;une structure l&rsquo;ayant conchié depuis des mois : il a parfaitement compris qu&rsquo;un tel soutien laisserait totalement indifférente l&rsquo;opinion publique mais ravirait les militants de base, quelle que soit leur chapelle d&rsquo;appartenance. Il a ainsi prouvé qu&rsquo;il avait parfaitement tiré les leçons de l&rsquo;assassinat d&rsquo;Ibrahim Ali en 1998 à Marseille, lorsque la fermeté du soutien de Bruno Mégret aux militants FN impliqués avait assuré à ce dernier une véritable vague de sympathie à la base<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_9_184" id="identifier_9_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Un des assassins d&rsquo;Ibrahim Ali, Mario D&rsquo;Ambrosio, a d&rsquo;ailleurs r&eacute;cemment obtenu un poste de contractuel ouvrant &agrave; la titularisation &agrave; la mairie de Vitrolles, gr&acirc;ce &agrave; un simple arr&ecirc;t&eacute; de stagiarisation pris par la mairie.">10</a></sup>.</p>
<p>SUR LA DISSOLUTION D&rsquo;UR</p>
<p>Mais le tableau n&rsquo;aurait pas été complet s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu l&rsquo;épisode de la dissolution… Une fois de plus, on a pu voir toutes les organisations « démocratiques »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_10_184" id="identifier_10_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Inventaire &agrave; la Pr&eacute;vert avec la LICRA, Prochoix, le Cercle Marc Bloch, etc.">11</a></sup> réclamer à cor et à cri l&rsquo;intervention de l&rsquo;État, rappelant Chirac à ses devoirs de premier antifasciste de France… Triste pantalonnade<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_11_184" id="identifier_11_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. No Pasaran ! de septembre 2002.">12</a></sup> ! Tous nos bons « démocrates » n&rsquo;ont toujours pas compris que la loi ne pouvait en aucun cas être considéré comme un outil politique et que ce que l&rsquo;État utilise contre l&rsquo;extrême droite peut fort bien être retourné contre l&rsquo;extrême gauche, surtout lorsqu&rsquo;on constate l&rsquo;inanité du motif (UR organisation « paramilitaire » ! Tous ceux qui connaissent la structure auront bien ri !) et le fait qu&rsquo;UR n&rsquo;avait aucune existence légale… La loi, excellent paravent pour masquer la faiblesse des mobilisations militantes dans la rue contre les nationalistes ! À un niveau plus politique, il est toujours aussi navrant de constater que l&rsquo;une des maximes les plus stupides de l&rsquo;histoire politique française et européenne, « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! », continue de servir de gage de radicalité à la social-démocratie en déroute. Il est en effet bien difficile pour tous nos stratèges de gôôôche de reconnaître que l&rsquo;appel au vote Chirac en avril dernier a été une faute politique majeure et qu&rsquo;ils sont, ne serait-ce que moralement, coresponsables de la dérive sécuritaire du gouvernement Raffarin. Aussi est-il bien plus facile de s&rsquo;acharner sur une petite organisation folklorique transformée en golem médiatique et offrir à Chirac l&rsquo;occasion inespérée de jouer la partition du courage et de « l&rsquo;engagement antifasciste ». Il n&rsquo;est pourtant pas difficile de comprendre, même si cela ne fera pas plaisir aux uns et aux autres, qu&rsquo;il n&rsquo;y a guère de différence entre l&rsquo;embastillement de José Bové en mai dernier, la répression contre les militants participant à l&rsquo;initiative No Border en juillet et la dissolution d&rsquo;UR. Dans tous les cas, l&rsquo;État montre sa fermeté face à tous les mouvements susceptibles pour des raisons idéologiques diverses de le mettre en difficulté. La droite libérale sait que sa marge de manoeuvre est étroite et tous les coups sont donc permis : l&rsquo;Ordre doit régner ! En outre, comme il fallait s&rsquo;y attendre, la dissolution a permis aux duettistes Robert et Luyt de poursuivre leur numéro en rendant publique une lettre à Chirac et en prétendant que le vrai motif de la dissolution de leur organisation résidait dans son engagement antisioniste. Même si cette dernière bouffonnerie n&rsquo;a trompé personne, le simple fait qu&rsquo;ils aient pu l&rsquo;étaler dans la presse suffit à décrédibiliser tout ce battage médiatique assez indigent.</p>
<p>L&rsquo;argument le plus fréquent pour justifier une dissolution sur l&rsquo;efficacité de laquelle, à les entendre, ses partisans ne se faisaient pourtant guère d&rsquo;illusions, a été que « cela allait les gêner ». La belle affaire ! Pour cela, il aurait fallu qu&rsquo;UR soit une organisation digne de ce nom. Or depuis le départ, ou la mise sur la touche de Christian Bouchet en mars dernier, il était évident qu&rsquo;UR était en pleine perte de vitesse. La direction, relativement collégiale<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_12_184" id="identifier_12_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Christian Bouchet, Fabrice Robert, Guillaume Luyt, Richard Roudier, Andr&eacute;-Yves Beck, S&eacute;bastien Legentil, Philippe Vardon et Bernard Marillier.">13</a></sup>, n&rsquo;était plus remplacée que par une administration tricéphale Robert / Luyt / Roudier. La structure révélait sa faiblesse en se fractionnant en activisme local essentiellement concentré au sud de la Loire et il n&rsquo;existait quasiment plus de groupes locaux dignes de ce nom. Quant à la trésorerie, elle était au plus mal du fait du départ de Bouchet, principal argentier du mouvement grâce à Ars Magna<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_13_184" id="identifier_13_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Petite structure associative bas&eacute;e &agrave; Nantes, produisant brochures, livres et T-Shirts.">14</a></sup>. Restaient quelques vitrines : le site Internet, la revue <em>Jeune Résistance</em> et une ou deux apparitions publiques tapageuses. Soit finalement exactement la même chose qu&rsquo;après la dissolution. Des réunions publiques dans le sud de la France en août et à Bourges en septembre n&rsquo;ont pour l&rsquo;instant pas permis qu&rsquo;une nouvelle structuration nationale sorte réellement des limbes malgré un nom ronflant sur lequel la presse s&rsquo;est jeté comme un pitbull nourri au yaourt : Les Jeunesses identitaires. La volonté affichée de récupérer les cadres déçus du MNR n&rsquo;est qu&rsquo;une rodomontade (si ce n&rsquo;est quelques cadres ou militants du MNJ, mais ces derniers étaient déjà largement radicalisés) et le créneau identitaire est déjà bien encombré, comme en témoigne le lancement en ce début novembre de la Maison des Identités<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_14_184" id="identifier_14_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. article suivant">15</a></sup>, premier avatar du MNR en ruine. Enfin la seule action un peu virulente de ce début d&rsquo;automne 2002, l&rsquo;agression contre le curé de la basilique Saint-Denis, a été menée par une équipe de militants du MNR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_15_184" id="identifier_15_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="dont Guillaume Duchesne par exemple, qui a &eacute;t&eacute; candidat MNR aux l&eacute;gislatives 2002 dans la 11e circonscription des Yvelines (219 voix, 0,67 %). Ce surveillant p&eacute;nitentiaire &eacute;tait aussi membre du groupe Dernier Rempart, et proche de l&rsquo;&eacute;quipe de Fier de l&rsquo;&Ecirc;&Ecirc;tre et L&rsquo;Avant-Garde.">16</a></sup>, proches il est vrai de l&rsquo;ex-UR, mais sur une initiative strictement personnelle.</p>
<p>Bref, une fois de plus, le grand barnum politique a pu dérouler ses fastes en satisfaisant tout le monde. Qui a parlé d&rsquo;effets miroir ?</p>
<p><strong>Encart Internet</strong></p>
<p>En marge de la dissolution a eu lieu la procédure d&rsquo;interdiction du site Internet d&rsquo;UR, sur plainte de l&rsquo;UEJF et de l&rsquo;association J&rsquo;accuse !, principalement animée par Marc Knobel. Cette procédure, qui a abouti puisque le site a été interdit début août dernier<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_16_184" id="identifier_16_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Agrave; noter que le site n&rsquo;a pas eu &agrave; chercher tr&egrave;s loin sa d&eacute;fense puisqu&rsquo;il &eacute;tait d&eacute;fendu par une vieille connaissance, Christophe Pierre. Responsable du GUD &agrave; Assas &agrave; la fin des ann&eacute;es 1980 avec William Bonnefoy, il a &eacute;t&eacute; en particulier l&rsquo;organisateur d&rsquo;un meeting et d&rsquo;une tentative de coordination des jeunes nationalistes en avril 1988, menant les gudards &agrave; la rupture avec le MNR de J.-G. Malliarakis. Il a &eacute;galement laiss&eacute; quelques souvenirs un peu plus physiques par son implication dans diverses bagarres sur les campus universitaires parisiens. Plus r&eacute;cemment, il a sign&eacute; &laquo; l&rsquo;Appel de la Coordination de janvier 2001 pour l&rsquo;unit&eacute; du mouvement national &raquo; lanc&eacute; &agrave; l&rsquo;initiative d&rsquo;UR.">17</a></sup>, appelle plusieurs remarques en forme de points d&rsquo;interrogation. C&rsquo;est en effet peu dire que nous restons sceptiques face à ce type de démarche et que nous avons plus de questions que de réponses même si, souvent, poser la question revient à y répondre…</p>
<p>Ainsi pourquoi porter plainte fin juillet alors que le site existe depuis deux ans et que son contenu est globalement le même depuis cette époque ? Pourquoi essayer d&rsquo;interdire un site dont on sait parfaitement que grâce aux sites miroirs, il réapparaîtra quelques jours plus tard et que ses concepteurs seront auréolés du statut de martyrs de la liberté d&rsquo;expression et <strong>du soutien pro-palestinien</strong> qu&rsquo;ils ne méritent pas ? Enfin, surtout, pourquoi ne pas appliquer la même procédure à tous les sites ayant un contenu similaire à celui d&rsquo;UR, quoique sur des bases politiques différentes ? Or cette dernière question n&rsquo;est pas innocente : pourquoi l&rsquo;UEJF et Marc Knobel n&rsquo;ont-ils pas mis le même empressement à poursuivre le site raciste <a href="http://www.amisraelhai.org" target="_blank">www.amisraelhai.org</a> ? Il a en effet fallu attendre le mois d&rsquo;août pour que la presse s&rsquo;intéresse d&rsquo;un peu plus près à ce site au sionisme délirant sévissant pourtant depuis au moins un an et s&rsquo;inscrivant dans la mouvance droitière de la communauté juive franco-israélienne : la même qui soutient Alexandre Del Valle ou Oriana Fallaci et qui a pour principal mentor William Goldnadel. La même qui soutient les actions crapuleuses et parfois criminelles du Betar nouvelle génération ou même de la LDJ. La même qui profite de l&rsquo;indifférente bienveillance du CRIF qui a, une fois de plus, fait la preuve de sa mauvaise foi en minimisant le rôle de ce type de site, pourtant pas moins criminel au regard de la loi que les sites néo-nazis. Le site du CRIF a d&rsquo;ailleurs longtemps proposé un lien avec amisraelhai.org au nom de « la lutte contre la propagande anti-israélienne » et n&rsquo;a à notre connaissance absolument pas répondu à la Lettre ouverte de personnalités juives attaquées par <a href="http://www.amisraelhai.org" target="_blank">amisraelhai.org</a>, parue dans <em>Le Monde</em> du 18 septembre dernier. Cela étant, bien d&rsquo;autres sites de la même mouvance juive d&rsquo;extrême droite pourrait être concernés par ces remarques : aipj, sos-racaille ou islam-verite. On constate donc que la règle du « deux poids, deux mesures » a encore de bien solides partisans et on peut s&rsquo;interroger à nouveau sur l&rsquo;irresponsabilité politique des principales instances communautaires juives en France.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_184" class="footnote"><em>cf. No Pasaran</em>, septembre 2002.</li><li id="footnote_1_184" class="footnote">Tout aussi classique est le fait qu&rsquo;il travaillait pour une société de sécurité, Normandy, dont le patron, Axel Loustau, avait eu l&rsquo;insigne honneur d&rsquo;être impliqué dans l&rsquo;enquête sur la tentative d&rsquo;attentat contre le directeur de <em>Tribune juive</em> en 1996 aux côtés d&rsquo;autres anciens gudards comme Frédéric Chatillon ou Antoine Roucheray. <em>cf.</em> <em>REFLEXes</em> n°52, automne 1998.</li><li id="footnote_2_184" class="footnote">Toujours à l&rsquo;affût, il semble d&rsquo;ailleurs que Canal + veuille faire un reportage sur Maxime Brunerie et « Aurélie », prénom de substitution attribué par VSD à cette militante du MNJ et MNR.</li><li id="footnote_3_184" class="footnote">Le comble a été atteint par le verbatim de Christiane Chombeau dans <em>Le Monde</em> du 16 juillet dans laquelle la journaliste recycle des notes prises par elle le 22 septembre 2001 lors des Assises de la Radicalité tenues à Paris par UR. Outre l&rsquo;aspect très limite du procédé, l&rsquo;ensemble pêche par le fait qu&rsquo;étant nous-mêmes présents lors de ces assises, nous n&rsquo;y avons pas entendu les appels au meurtre attribués par la journaliste aux intervenants, ce qui n&rsquo;exclut pas le fait qu&rsquo;ils aient pu être tenus par des personnes dans la salle. Alors, problème d&rsquo;audition ou d&rsquo;invention ? En même temps, cette petite anecdote montre qu&rsquo;à force de rechercher les projecteurs médiatiques, UR a pu se rendre compte de ce que cela signifiait. Le vieux gag de l&rsquo;arroseur arrosé en quelque sorte…</li><li id="footnote_4_184" class="footnote"><em>La nouvelle extrême droite</em>, réédition par Le Rocher en mai de cette année d&rsquo;un livre creux publié en 1991 et intitulé <em>Extrême droite, l&rsquo;enquête</em>. Là où il y a escroquerie, c&rsquo;est qu&rsquo;à part une introduction de neuf pages torchée pour donner un peu de crédibilité à la nouveauté de l&rsquo;opus, les deux éditions sont rigoureusement identiques ! Mais cela permet à notre Hibernatus de l&rsquo;extrême droite de passer pour un spécialiste à la radio. CQFD !</li><li id="footnote_5_184" class="footnote"><em>Cf.</em> <em>Bêtes et méchants. Petite histoire des jeunes fascistes français</em>, Éditions REFLEX, 2001</li><li id="footnote_6_184" class="footnote">Il s&rsquo;agit d&rsquo;un sympathisant d&rsquo;UR à Nice, <strong>abonné au journal</strong>, ayant effectué un stage paramilitaire au Liban il y a quelques années dans les milieux islamistes. Ce charmant jeune homme a été arrêté le 10 novembre 2001 pour avoir tiré à bout portant au <strong>gum-cogne</strong> contre un père de famille dont la petite fille avait été effrayée par son chien. </li><li id="footnote_7_184" class="footnote">Le père, Richard Roudier, était membre de la direction d&rsquo;UR sous le pseudonyme de Jorgi Roumegas et participe à la revue <em>Montségur</em>. Il a déjà été condamné pour violences par le passé, tout comme l&rsquo;un de ses deux fils, Olivier.</li><li id="footnote_8_184" class="footnote">Au figuré tout autant qu&rsquo;au propre puisque le groupe de Fabrice Robert, Fraction, n&rsquo;a jamais rechigné à jouer avec des groupes ouvertement nazis ou même à reprendre certains titres de ces derniers.</li><li id="footnote_9_184" class="footnote">Un des assassins d&rsquo;Ibrahim Ali, Mario D&rsquo;Ambrosio, a d&rsquo;ailleurs récemment obtenu un poste de contractuel ouvrant à la titularisation à la mairie de Vitrolles, grâce à un simple arrêté de stagiarisation pris par la mairie.</li><li id="footnote_10_184" class="footnote">Inventaire à la Prévert avec la LICRA, Prochoix, le Cercle Marc Bloch, etc.</li><li id="footnote_11_184" class="footnote"><em>Cf. No Pasaran !</em> de septembre 2002.</li><li id="footnote_12_184" class="footnote">Christian Bouchet, Fabrice Robert, Guillaume Luyt, Richard Roudier, André-Yves Beck, Sébastien Legentil, Philippe Vardon et Bernard Marillier.</li><li id="footnote_13_184" class="footnote">Petite structure associative basée à Nantes, produisant brochures, livres et T-Shirts.</li><li id="footnote_14_184" class="footnote">Cf. article suivant</li><li id="footnote_15_184" class="footnote">dont Guillaume Duchesne par exemple, qui a été candidat MNR aux législatives 2002 dans la 11e circonscription des Yvelines (219 voix, 0,67 %). Ce surveillant pénitentiaire était aussi membre du groupe Dernier Rempart, et proche de l&rsquo;équipe de <em>Fier de l&rsquo;ÊÊtre</em> et <em>L&rsquo;Avant-Garde</em>.</li><li id="footnote_16_184" class="footnote">À noter que le site n&rsquo;a pas eu à chercher très loin sa défense puisqu&rsquo;il était défendu par une vieille connaissance, Christophe Pierre. Responsable du GUD à Assas à la fin des années 1980 avec William Bonnefoy, il a été en particulier l&rsquo;organisateur d&rsquo;un meeting et d&rsquo;une tentative de coordination des jeunes nationalistes en avril 1988, menant les gudards à la rupture avec le MNR de J.-G. Malliarakis. Il a également laissé quelques souvenirs un peu plus physiques par son implication dans diverses bagarres sur les campus universitaires parisiens. Plus récemment, il a signé « l&rsquo;Appel de la Coordination de janvier 2001 pour l&rsquo;unité du mouvement national » lancé à l&rsquo;initiative d&rsquo;UR.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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