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	<title>REFLEXes &#187; Paris</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Dieudonné tel qu&#8217;il est</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 14:57:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[... Et les autres]]></category>
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		<description><![CDATA[Dimanche 31 mai, les militants et le service d’ordre de la liste « antisioniste » (les militants du Parti Anti Sioniste, d’Egalité et Réconciliation, Charles-Alban Schepens et ses hools d’extrême droite du PSG) soit une soixantaine d’individus, ont attaqué massivement une vingtaine de militants et sympathisants antifascistes du XXème arrondissement sur le marché Pyrénées.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dimanche 31 mai, les militants et le service d’ordre de la liste « antisioniste » (les militants du Parti Anti Sioniste, d’Egalité et Réconciliation, Charles-Alban Schepens et ses hools d’extrême droite du PSG) soit une soixantaine d’individus, ont attaqué massivement une vingtaine de militants et sympathisants antifascistes du XXème arrondissement sur le marché Pyrénées. Bien que présents avec les têtes de liste (Dieudonné, Alain Soral, Yahia Gouasmi, Francesco Condemi&#8230;) leur intention n’était visiblement pas politique. Au vu du matériel sorti dès leur arrivée sur le marché (barres de fer, gaz lacrymogènes, casques de moto etc… ) et de l’attitude des dits individus, il ne fait aucun doute qu’ils cherchaient à en découdre sous le regard complice et complaisant des caméras de France 3. Il s’agissait sans doute pour Soral et ses amis de prendre leur revanche sur <a href="http://reflexes.samizdat.net/la-geopolitique-pour-les-nuls-ii-session-de-rattrapage/">leur déroute du 24 janvier 2009</a> : ils avaient alors été chassés d’une manifestation parisienne en soutien au peuple palestinien.<br />
Soral, comme à son habitude, les premiers coups à peine échangés, a pris la poudre d’escampette laissant derrière lui un Dieudonné hilare, grimaçant, mais hors de portée de ses opposants. Il ne restait dès lors plus que le vieux leader du PAS, Yahia Gouasmi, pour mener les troupes à l’assaut, entouré de ses nombreuses fidèles cinéastes amateurs (maîtrisant parfaitement l’Art du montage vidéo, elles sortiront, à n’en pas douter, très prochainement une production relatant une toute autre version des faits).</p>
<p>La composition de cette liste ayant déjà été maintes fois commentée, nous rappellerons simplement ici le parcours de certains de ses membres, démontrant ainsi clairement qu’il ne s’agit pas d’une liste antisystème mais bien d’une liste antisémite et d’extrême droite.</p>
<p>Prenons par exemple Mickael Guerin, ex-secrétaire régional du Front National de la Jeunesse Rhône Alpes. Le 18 avril 2009, il était encore aux cotés de Jean-Marie Le Pen à Annecy, pour le lancement de la campagne du vieux leader frontiste.</p>
<div id="attachment_1344" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/a_droite_M_guerin_responsable_fnj_rhone_alpe_savoie_au_milieu_loic_le_marinier_directeur_national_fnj-e0802.jpg"><img class="wp-image-1344 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/a_droite_M_guerin_responsable_fnj_rhone_alpe_savoie_au_milieu_loic_le_marinier_directeur_national_fnj-e0802.jpg" alt="a_droite_M_guerin_responsable_fnj_rhone_alpe_savoie_au_milieu_loic_le_marinier_directeur_national_fnj-e0802" width="500" height="375" /></a><p class="wp-caption-text">Jacques Vassieux, Loic Lemarinier et Mickael Guerin</p></div>
<p>Il est également le responsable de la section Savoie d’Egalité et Réconciliation, dont le logo est celui des nationaux-bolcheviques : un aigle impérial tenant dans ses serres une faucille et un marteau. Rien de très étonnant quand on sait que Michael Guérin a commencé à militer chez les Jeunesses Identitaires avant de prendre la tête de Jeune Dissidence, la structure jeune du Réseau Radical de Christian Bouchet, qu’il a aujourd’hui quittée. Il signait alors ses articles sous le pseudo Michel Ferrari.</p>
<p>Parlons ensuite de deux franc-tireurs issus du Renouveau Français : Emmanuelle Grilli, ancienne militante du RF, écartée suite à son ralliement à la liste Dieudonné-Soral et Charles Alban Schepens. Celui-ci, bien que n’étant plus adhérent au Renouveau Français, demeure un sympathisant très proche de ce mouvement<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dieudonne-tel-quil-est/#footnote_0_441" id="identifier_0_441" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Rappelons pour ceux qui croiraient que le Renouveau Fran&ccedil;ais (et Schepens) d&eacute;fend la cause palestinienne que cette organisation est en excellent terme avec les Jeunesses Libanaises Chr&eacute;tiennes emmen&eacute;es par Tony Baroud et qui repr&eacute;sentent en France les th&egrave;ses phalangistes les plus ultra, dont les Palestiniens ont pu subir les cons&eacute;quences dans leur chair par le pass&eacute;">1</a></sup>.</p>
<div id="attachment_1345" style="width: 312px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/visu-ok-07a9b.jpg"><img class="wp-image-1345 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/visu-ok-07a9b.jpg" alt="visu-ok-07a9b" width="302" height="228" /></a><p class="wp-caption-text">Charles-Alban Schepens, Jany Le Pen et Thibault de Chassey</p></div>
<p>Il est le président d’une association satellite, la Fraternité-Franco Serbe, FFS, (dont la marraine n’est autre que Jany Le Pen et dont le but explicite est d&rsquo;apporter un soutien aux Serbes du Kosovo dans le conflit qui les oppose aux musulmans albanophones de cette région<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dieudonne-tel-quil-est/#footnote_1_441" id="identifier_1_441" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pas avares d&rsquo;une contradiction pr&egrave;s, les amis de Charles Alban ne cess&egrave;rent de traiter leurs opposants de dimanche d&rsquo;islamophobes !!!">2</a></sup>). Présent systématiquement à toutes les « sorties » du RF dans la rue, le plus souvent au côté de son grand ami Thibaud de Chassey, Charles Alban est un sacré personnage : Ce catholique traditionnaliste était l’animateur du « Groupe Nationaliste Bourgogne » à la fin des années 1990, dont le logo faisait alors clairement référence au rexisme de Léon Degrelle. Il fut ensuite secrétaire départemental puis régional du FNJ Bourgogne. Charles Alban sera encore candidat FN en Saône-et-Loire aux élections régionales de mars 2004.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/FNJBourgogne-38929.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-1346" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/FNJBourgogne-38929.gif" alt="FNJBourgogne-38929" width="476" height="275" /></a></p>
<p>Fréquentant la tribune Boulogne du Parc des Princes (où il vend des écharpes pour financer la FFS et recruter ses hommes de main), il ne rechignait pas à faire la <a href="http://reflexes.samizdat.net/alain-ka-ou-tribu-soral/">protection rapprochée de Soral</a>, en compagnie de deux anciens leaders du GUD et apporter un soutien actif à Kémi Séba lors de ses nombreux procès et conférences de presse. Le tout entre deux repas servis dans son restaurant du Ve arrdt de Paris, Au doux raisin, qui lui sert à écouler les vins qu&rsquo;il commercialise sous l&rsquo;enseigne Sanguis Terrae !</p>
<p>Pour continuer, inutile de nous étendre sur le cas Cotten, nous l&rsquo;avons déjà traité <a href="http://reflexes.samizdat.net/la-rance-en-action/">par ailleurs</a>.</p>
<p>Enfin pour terminer, rappelons que cette liste est soutenue officiellement par le Parti Solidaire Français (<a href="http://reflexes.samizdat.net/de-loxymore-en-politique/">anciennement Droite Socialiste</a>), dont les membres s’étaient rendus célèbres en 2008 lors d’une fusillade contre de jeunes immigrés.</p>
<p>Cette liste est donc tout sauf antisystème : un agglomérat d’antisémites, de néo-fascistes et de paranoïaques. Le cirque médiatique orchestré autour de la possible interdiction de la liste par Guéant et Dati aurait pu nous faire perdre de vue l’essentiel : Dieudonné, Soral et toute la bande ne sont que les idiots utiles de Sarkozy et de l’UMP. En multipliant les provocations antisémites, sous couvert d’antisionisme, Dieudonné, Soral et tous leurs amis volent la place, encore chaude, d’antisémites notoires et infréquentables qu’occupait jusqu’alors le parti de Jean-Marie. Avec cette divine surprise à sa droite, le parti du vieux leader frontiste se lave les mains de la perte du rôle qui lui était dévolu. Ce n’est pas un hasard : les prochaines élections, les régionales, se dérouleront en 2010, et le travail que la liste antisioniste avec l’aide de Sarkozy, est en train de réaliser n’est ni plus ni moins que la dédiabolisation pure et simple du FN sur la question de l’antisémitisme. Grâce à eux, pour l’élection des présidents des conseils régionaux, l’UMP pourrait ainsi passer, tout en douceur, sans esclandre, des accords électoraux avec un FN jugé respectable en comparaison à la liste antisioniste.</p>
<p>Leur nombre leur a permis dimanche d&rsquo;avoir un relatif dessus sur le plan physique. Ils doivent évidemment savoir que nous n&rsquo;oublions jamais rien, ce site en est la preuve, et que la revanche vient à qui sait attendre&#8230; Même longtemps.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_441" class="footnote">Rappelons pour ceux qui croiraient que le Renouveau Français (et Schepens) défend la cause palestinienne que cette organisation est en excellent terme avec les Jeunesses Libanaises Chrétiennes emmenées par Tony Baroud et qui représentent en France les thèses phalangistes les plus ultra, dont les Palestiniens ont pu subir les conséquences dans leur chair par le passé</li><li id="footnote_1_441" class="footnote">Pas avares d&rsquo;une contradiction près, les amis de Charles Alban ne cessèrent de traiter leurs opposants de dimanche d&rsquo;islamophobes !!!</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Quand l&#8217;extrême droite se met en culture (suite)</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 16:16:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
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		<category><![CDATA[Union nationale inter-universitaire (UNI)]]></category>

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		<description><![CDATA[(Article publié en janvier1994 dans le n° 41 de la revue REFLEXes) L’extrême droite est fortement présente sur les universités parisiennes depuis leur création par l’intermédiaire entre autres dès 1902 de l’Action française. Mais au lendemain de mai 1968, les universitaires de droite se regroupent au sein d’universités comme Assas ou Paris IV. Très influente [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-1.jpg"><img class="aligncenter wp-image-2360" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-1.jpg" alt="ED_culture-suite-1" width="600" height="150" /></a><em><strong>(Article publié en janvier1994 dans le n° 41 de la revue REFLEXes)</strong></em></p>
<p>L’extrême droite est fortement présente sur les universités parisiennes depuis leur création par l’intermédiaire entre autres dès 1902 de l’Action française. Mais au lendemain de mai 1968, les universitaires de droite se regroupent au sein d’universités comme Assas ou Paris IV. Très influente par la suite sur les gouvernements de droite, elle est au fait du combat de «l’école libre» et du projet de loi Devaquet.Mais aujourd’hui, presque 26 ans plus tard, qui sont ces professeurs qui luttent pour les valeurs de la droite extrême au sein des universités parisiennes ? Quelles sont ces facs et quels contacts entretiennent-elles ? Quelles sont les organisations auxquelles ils appartiennent ? Finalement, à l’aube d’un regain d’une «guerre scolaire», l’extrême droite est-elle toujours en passe de servir de base idéologique et d’influencer le pouvoir politique en place ? S’est-elle alors développée qualitativement et quantitativement ?<br />
<em><strong> PARIS I (Panthéon Sorbonne)</strong></em><br />
Plusieurs personnalités de l’extrême droite arpentent les couloirs de cette université qui peut se vanter d’avoir dans ses murs des lepénistes, des royalistes, des catholiques intégristes et des membres de la droite dite classique, qui fricotent avec l’extrême. Le RPR trouve son principal représentant en la personne du professeur de géographie Gérard-François Dumont, chargé du secteur démographie. Passionné de démographie, il crée en 1980 la «Démographie politique» ; il travaille avec Pierre Chaunu pour le projet de loi sur la famille (1986-1988), il est membre de l’Institut National des Hautes Études Démographiques (INHED) et directeur-adjoint de l’Institut d’Urbanisme et d’Aménagement de la Sorbonne, qui organise des séminaires pour les DEA, des réunions ouvertes au public<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_0_434" id="identifier_0_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="M. Le professeur G&eacute;rard-Fran&ccedil;ois Dumont, universit&eacute; de Paris-Sorbonne, 191, rue St Jacques 75005 Paris, T&eacute;l : 44 32 14 00.">1</a></sup>… Yves-Marie Adeline, docteur à l’université de Paris I, auteur de nombreux ouvrages dont L’aube royale ou encore Notre combat culturel, milite dans son quotidien pour ses aspirations légitimistes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_1_434" id="identifier_1_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Consulter l&rsquo;excellent Que sais-je ? du professeur St&eacute;phane Rials.">2</a></sup>. Ainsi, il intervenait à la dernière université d’été<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_2_434" id="identifier_2_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Elle s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute;e du 8 au 15 ao&ucirc;t 1993.">3</a></sup> des légitimistes. Plutôt minoritaires au sein des royalistes, les légitimistes se réunissent dans l’Association des légitimistes de France, créée en 1957. Pour premier président, elle avait choisi le comte Édouard de Roquefeuil-Anduze, ancien attaché au cabinet du maréchal Pétain. Quant au Front national, il peut également se vanter d’avoir un représentant de marque en la personne de Pierre-Guillaume D’Herbais, professeur à Paris I, consultant de la Société d’Études et de Gestion des Régimes Sociaux (SEGRS). Mais ce dernier n’est pas officiellement au FN alors qu’il est marié à Katherine D’Herbais, conseiller régional FN dans l’Oise (60) et qu’il est repreneur du journal Minute avec Jean-Claude Martinez, Serge de Beketch et Alain Renault !</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-2.jpg"><img class="alignnone wp-image-2361 size-medium" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-2-300x240.jpg" alt="ED_culture-suite-2" width="300" height="240" /></a><br />
<em><strong> PARIS II (Assas)</strong></em><br />
L’université de Paris II n’est plus à présenter aujourd’hui. Elle fait l’objet, chaque année, de tout un tas d’articles relatant les faits et méfaits de l’extrême droite. Mais plus rares sont les articles consacrés aux professeurs qui y enseignent. Et pourtant, de Jean-Pierre Brancourt<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_3_434" id="identifier_3_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Collabore aux activit&eacute;s des catholiques lefebvristes.">4</a></sup> à Jean Lamarque en passant par Guy Augé pour les légitimistes, de Roland Drago, à Jean Foyer en passant par François Terre, Jean-Claude Soyer et André Decocq pour la famille de la droite et Jean-Claude Martinez pour le FN, le corps professoral de cette université mériterait aussi toutes les attentions. Si Jean-Claude Martinez n’est, semble-t-il, plus à présenter (voir ci-dessous), son acolyte du FN et membre du conseil scientifique, Jean Lamarque, professeur de droit public et légitimiste, reste souvent dans l’ombre. Quant à Brancourt et Augé, ils sont largement connus de par leur implication au sein du journal La Légitimité. Si André Decocq<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_4_434" id="identifier_4_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. le rapport de la commission d&rsquo;enqu&ecirc;te sur le SAC.">5</a></sup> n’est plus à présenter non plus, ses amis du RPR ou de la Nouvelle Droite libérale du Club de l’Horloge sont, pour la plupart, d’illustres inconnus. Et pourtant, Jean Foyer, professeur de droit, est l’ancien garde des sceaux du général De Gaulle. Il est également membre du comité directeur de l’association pour le Développement de la Démocratie Directe (A3D), parrainée par le Club de l’Horloge et qui a comme président Yvan Blot, transfuge du RPR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_5_434" id="identifier_5_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Membre du comit&eacute; central du RPR de 1978 &agrave; 1989, conseiller g&eacute;n&eacute;ral de 1985 &agrave; 1992, d&eacute;put&eacute; RPR du Pas-de-Calais de 1986 &agrave; 1988, ancien charg&eacute; de mission aupr&egrave;s de Ch. Pasqua.">6</a></sup>, membre du bureau politique du FN depuis mai 1989.<br />
Jean-Claude Soyer est professeur de droit pénal, membre de la commission européenne des droits de l’Homme, éditorialiste au Figaro, auteur de Justice en perdition. Il participe également aux activités du Club comme ce fut le cas lors de l’un de ses séminaires politiques<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_6_434" id="identifier_6_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&laquo;Terrorisme, criminalit&eacute;, d&eacute;linquance : &eacute;checs, illusions, propositions&raquo;.">7</a></sup>. François Terre, professeur de droit est lui aussi éditorialiste au Figaro<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_7_434" id="identifier_7_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Du moins jusqu&rsquo;en 1985.">8</a></sup> et très proche du Club. Tout comme Michel Drago, professeur de droit et administrateur de l’association «Enseignement et Liberté»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_8_434" id="identifier_8_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. La lettre d&rsquo;Article 31 septembre 1993.">9</a></sup>.<br />
<em><strong> PARIS IV (Sorbonne)</strong></em><br />
L’université Paris IV est depuis 1973 le bastion de la droite réactionnaire et de l’extrême droite. On y dénombre encore aujourd’hui plus d’une vingtaine de professeurs engagés dans le combat anticommuniste, pour la défense de la culture française, le retour de l’ordre moral… Tous les courants de la droite et de l’extrême droite y sont représentés. Ainsi, tout comme Lyon III, outre le fait que la force dominante n’est pas ici le GRECE mais plutôt la partie la plus dure de la droite classique, cette université est un laboratoire de pensée, un lieu de collusion de toutes ces tendances. Depuis sa création, elle ne cesse de produire des cadres qui, formés au milieu d’une élite droitière, de toutes tendances, peuvent prendre place dans l’organigramme de l’UDF, du RPR ou du FN.<br />
Ainsi, le remplaçant de Jules Monnerot à la présidence du conseil scientifique du FN est un membre éminent de l’UNI et ancien professeur de littérature française de Paris IV. Jacques Robichez, agrégé de lettres, né le 11 décembre 1914, docteur ès lettres, chevalier de la Légion d’Honneur, officier de l’ordre national du mérite, n’a pas perdu son temps sur les bancs de l’université. Dès son entrée à la Sorbonne en 1984, il se charge de reconstituer et de développer les activités de l’UNI, dont il est membre actif depuis 1974. Très proche de l’ancienne ministre des universités, Alice Saunié-Seïté<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_9_434" id="identifier_9_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="D&eacute;cid&eacute;ment, on retrouve toujours les m&ecirc;mes ! Cf. REFLEXes n&deg;40.">10</a></sup>, il participa à cette époque à l’élaboration d’une «charte de l’enseignement» en compagnie de Jacques Goudet. Très au fait auprès de la droite classique, il sait en 1987 donner des gages à l’extrême droite. Il fait tout d’abord partie des cinq universitaires qui lancent un «appel des universitaires pour une réforme du code de la nationalité»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_10_434" id="identifier_10_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le Monde 17/06/1987.">11</a></sup>. Puis en 1988, il est membre du Comité National de Soutien à la candidature de J.M. Le Pen (CNS)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_11_434" id="identifier_11_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le Figaro 07/04/1988.">12</a></sup>.<br />
Aujourd’hui, il anime fréquemment les pages littéraires de Présent. Il est d’autre part auteur de nombreux ouvrages sur le théâtre, la littérature française ou d’outils pédagogiques destinés aux bacheliers et aux universitaires. Dans son entreprise de «reconquête culturelle», il peut compter sur l’aide des vingt-cinq autres professeurs qui composent ce conseil, et plus particulièrement sur celle de deux royalistes légitimistes, Claude Rousseau et Claude Polin, avec lesquels il a eu l’habitude de travailler au sein de Paris IV. Le premier est agrégé de philosophie, maître de conférence et professeur à l’École des hautes études. Cet universitaire, qui vient de fêter ses 57 ans, est lui aussi auteur de tout un tas d’ouvrages tels que L’anti-marxisme à visage nouveau, Du conservatisme à la révolution, L’exemple de Pascal<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_12_434" id="identifier_12_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La pens&eacute;e catholique n&deg;195, 1981.">13</a></sup>… Le second lui est très proche puisqu’il est également professeur de philosophie politique à Paris IV. Ils font tous deux partie des cinq universitaires qui lancent l’appel pour une réforme du code de la nationalité, ils sont, bien entendu, membres du CNS, participent à une table ronde des Assises de la désinformation en décembre 1989, écrivent dans La Légitimité et dans Réaction… Ils sont infatigables ! Notons, auprès d’eux, la présence d’un membre du Conseil scientifique du FN et professeur à Paris IV, Jacqueline Ysquierdo. Docteur ès lettres, intégrée au groupe de recherches et d’études comparatistes ibéro-françaises de la Sorbonne, elle est également signataire au CNS. Mais au-delà des membres du conseil scientifique, le FN peut aussi compter sur l’aide de professeurs membres du FN comme Roger Asselineau<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_13_434" id="identifier_13_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Aujourd&rsquo;hui professeur honoraire, il est d&eacute;l&eacute;gu&eacute; FN dans le 92.">14</a></sup>, Henry Bouiller<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_14_434" id="identifier_14_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Lui non plus n&rsquo;exerce plus.">15</a></sup> ou Jacqueline Hellegouarc’h, ou de professeurs proches du FN comme Philippe Menard, Michel Crouzet ou encore Maurice Boudot<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_15_434" id="identifier_15_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Professeur de philosophie &agrave; Paris IV, proche du Club de l&rsquo;Horloge et &agrave; l&rsquo;initiative de &laquo;l&rsquo;appel des universitaires pour une r&eacute;forme du code de la nationalit&eacute;&raquo;.">16</a></sup>. Tous sont signataires du CNS. Ainsi, ils se servent de leur influence dans l’université pour faire avancer leurs idées et savent se souder autour d’un texte ou d’un comité afin de contrer toute idée «progressiste» ou bloquer la nomination de profs «politiquement incorrects» !</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-3.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2362" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-3-300x225.jpg" alt="ED_culture-suite-3" width="300" height="225" /></a></p>
<p>L’UNI, dont Jacques Rougeot (voir ci-dessus) est président-fondateur, est réputée pour bloquer la nomination de professeurs dits de gauche sur l’université, de par les liens étroits qu’elle entretient avec le Conseil National Universitaire (CNU) et qu’elle sait établir avec les présidents d’université. Rappelons que Jacques Bompaire, ancien recteur de Paris IV, était membre fondateur de l’UNI<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_16_434" id="identifier_16_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. Studia, n&deg;1.">17</a></sup>, tout comme le doyen Malaurie de la faculté de droit de Nanterre (Paris X) et Pierre Magnin, recteur de Versailles après 1987. Avec ces deux derniers, Nanterre (Paris X) et Orsay (Paris XI) sont à portée de tir… Rougeot, Malaurie et Magnin peuvent dans cette entreprise compter sur l’aide d’Yves Durand et de Pierre Chaunu. Le premier est aujourd’hui professeur d’histoire moderne à Paris IV, alors qu’il était hier professeur à l’université de Nantes <sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_17_434" id="identifier_17_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Depuis le scandale de la th&egrave;se de Rocques en 1985 &agrave; Nantes, cette universit&eacute; semble aujourd&rsquo;hui avoir retrouv&eacute; un peu de calme ! Merci au SCALP et &agrave; Virus Mutinerie.">18</a></sup>, puis recteur d’Aix-Marseille, puis dès le 16 mars 1986, conseiller de Jacques Chirac pour l’Éducation. Fondateur de l’UNI, proche du Club, du GRECE et plus encore de J.C Rivière, co-fondateur du GRECE, personnage essentiel dans l’architecture de l’extrême droite universitaire, il a su s’appuyer sur l’ensemble du travail effectué depuis 1974 par la droite universitaire et regroupé au sein du Centre d’études et de diffusion<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_18_434" id="identifier_18_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Centre cr&eacute;&eacute; par l&rsquo;UNI et dirig&eacute; jusqu&rsquo;en 1986 par Durand.">19</a></sup>, pour concocter le projet Devaquet. Mais comment ne pas s’étonner de voir celui qui fut l’un des rédacteurs de ce projet, nostalgique vendéen, monarchiste convaincu qui ne connaît qu’épuration et noyautage des institutions comme pratique politique, persuadé qu’il faut supprimer l’Éducation nationale, directeur de l’UFR d’histoire qui couvrit les activités de Rocques et permit la nomination d’André Delaporte, pourfendeur de la philosophie des lumières fasciné par les questions de caste, de lignage, de parenté, trouver encore sa place dans une université parisienne ! Le deuxième est également très connu de par son activité au sein du gouvernement Chirac, son activité au sein de l’INHED, au sein du Club de l’Horloge ou encore de par «l’appel des universitaires» dont il est l’un des instigateurs. Ce professeur d’histoire moderne depuis 1970 est tout de même membre du conseil scientifique du CNRS, secteur histoire, depuis 1980 et membre de l’Académie des sciences morales et politiques depuis 1982… Tous ces professeurs se sentiraient bien seuls s’il n’y avait pas des membres du GRECE ou des monarchistes-lefebvristes comme Jacques Bompaire, professeur de littérature grecque, ancien recteur de Nantes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_19_434" id="identifier_19_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="D&eacute;cid&eacute;ment !">20</a></sup> et Nancy, ancien vice-recteur de l’académie de Paris, ancien attaché de recherche au CNRS, membre de l’UNI, présent à de nombreux colloques du GRECE et membre du comité de patronage de la revue Nouvelle École ou comme Roland Mousnier, professeur d’histoire, signataire de «l’appel des universitaires».<br />
<em><strong>PARIS V (René Descartes)</strong></em><br />
On note la présence de Jean-Pierre Gridel, professeur de droit membre du Club de l’Horloge et celle de Pierre Debray-Ritzen, professeur à la faculté de médecine, membre du Comité de patronage de Nouvelle École.<br />
<em><strong> PARIS VI (Pierre et Marie Curie)</strong></em><br />
Germain Kreweras est professeur émérite à l’université Pierre et Marie Curie. Ce dernier défendait ardemment «l’alliance des partis libéraux et du FN»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_20_434" id="identifier_20_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le Figaro, 03/03/1990.">21</a></sup>. Mais l’ancien président de cette université, Pierre Routhier, nous rappelle que beaucoup ne prennent pas position mais n’en pensent pas moins pour autant. En effet, ce normalien, agrégé de sciences naturelles, docteur ès sciences, géologue, né le 15 juillet 1916, ancien président de l’Union française des Géologues, de la société géologique de France, de la société européenne de géologie appliquée et de l’université Pierre et Marie Curie, est aujourd’hui vice-président du Conseil scientifique du FN. Ancien directeur de recherche au CNRS, chevalier de la Légion d’Honneur, il est l’exemple même de l’universitaire de droite extrême qui sait infiltrer les hautes sphères de la société. Pendant toutes ces années, combien d’esprits, de projets, d’orientations politiques a-t-il façonnés ? Combien d’alliés a-t-il laissés derrière lui ?<br />
<em><strong>PARIS VII (Jussieu)</strong></em><br />
André Renoux, docteur ès sciences et directeur du laboratoire de physique des aérosols et transferts des contaminations a réussi à «s’infiltrer» dans l’université des «Gauchistes de Jussieu» ! Ancien membre du Conseil scientifique du FN, il semble tout de même ne pas déranger beaucoup le corps professoral de l’université !<br />
<em><strong>PARIS IX (Dauphine)</strong></em><br />
Georges Lane et Pascal Salin sont de vieux routiers de l’extrême droite universitaire puisque le premier est membre du Club de l’Horloge et proche du GRECE depuis sa création alors que le second n’en est que très proche mais s’est davantage illustré avec son livre L’arbitraire fiscal et son implication au sein de l’association de Jean-Claude Martinez.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-4.jpg"><img class="alignnone wp-image-2363 size-large" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-4-481x1024.jpg" alt="ED_culture-suite-4" width="481" height="1024" /></a><br />
<em><strong>Facultés libres et grandes écoles</strong></em><br />
Voilà pour ce qui est des universités parisiennes publiques, mais signalons tout de même la présence de professeurs de marque au sein des facultés libres ou des grandes écoles.<br />
André Fourcans est professeur d’économie à l’ESSEC, membre du bureau politique de l’UDF en 1982, auteur de Pour un nouveau libéralisme et présent lors du septième colloque des horlogers le 13 décembre 1982. Tout comme Florin Aftalion, professeur et administrateur de l’ALEPS, participant du Forum des idées de l’opposition organisé par le Club de l’horloge et Magazine hebdo le 18 décembre 1984.<br />
<em><strong>Institut d’Études Politiques (IEP)</strong></em><br />
Cet institut est sous la coupe du Club de l’Horloge dans lequel on retrouve Jean-Paul Bolufea, Jean-Louis Boursin et Yves-Marie Laulan. On trouve également un professeur d’histoire qui leur est proche, Alain-Gérard Slama, ancien élève de l’École normale supérieure, qui intervint lors du huitième colloque du Club «Socialisme et fascisme, une même famille ?».<br />
<em><strong>INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales)</strong></em><br />
Henri de la Batiste d’Hust est professeur de civilisation du Maghreb, ce qui ne l’empêche pas d’être présent lors des activités des horlogers comme ce fut le cas lors du colloque sur «l’identité de la France».<br />
<em><strong>Faculté Autonome d’Économie et de Droit (FACO)</strong> </em>((Cf. l’excellente Lettre d’Article 31 n°8.))</p>
<p>Cette université privée est la première création de l’APPESL<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_21_434" id="identifier_21_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Association de Parents pour la Promotion de l&rsquo;Enseignement Sup&eacute;rieur Libre. Pour plus d&rsquo;infos, cf. La Lettre d&rsquo;Article 31 n&deg;8">22</a></sup>, organisme qui chapeaute depuis sa création trois facultés «libres», l’IPC<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_22_434" id="identifier_22_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Institut de philosophie compar&eacute;e cr&eacute;&eacute; en 1969.">23</a></sup>, la FLP<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_23_434" id="identifier_23_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Facult&eacute; libre pluridisciplinaire de Paris et d&rsquo;Ile-de-France cr&eacute;&eacute;e &eacute;galement en 1969.">24</a></sup> et la FACO. Cette dernière, créée en 1968 et installée rue Notre Dame des Champs, est aujourd’hui dirigée par Geoffroy de Gislain de Bontin (dont le nom se suffit à lui-même). Son vice-doyen, le Pr Malmezat, est membre du Cercle Renaissance et proche du FN. Cette faculté accueille avant tout des nationaux-catholiques «traditionalistes», réconciliés avec Rome. Qu’ils soient du FN ou proches de la nouvelle droite importe peu. Ainsi, Achille Dauphin-Meunier, ancien doyen et professeur, membre du CNS lors des européennes de 1984<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_24_434" id="identifier_24_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="National Hebdo n&deg;6, 14/06/1984.">25</a></sup>, est avant tout membre du comité de patronage de Nouvelle École. Il a régulièrement proposé, lors de son règne, les locaux de la FACO pour des réunions du GRECE ou du Club.<br />
Deux anciens candidats du FN en 1978, Bernard Vivier et Francis Bergeron, ainsi qu’un membre actuel du FN, Jean-Claude Giverdon, enseignent également dans cette université. Vivier est journaliste à La France catholique et animateur de l’Institut Supérieur du Travail (IST)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-suite/#footnote_25_434" id="identifier_25_434" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;IST appartenait auparavant &agrave; la &laquo;maison Albertini&raquo; mais vient d&rsquo;&ecirc;tre rachet&eacute; par le Conseil G&eacute;n&eacute;ral des Hauts-de-Seine de Charles Pasqua !">26</a></sup>, alors que Francis Bergeron, combattant auprès des phalangistes chrétiens libanais est spécialiste des rubriques sociales de Présent, militant syndical CGC et CGPME… Le dernier, Jean-Claude Giverdon, professeur d’histoire économique, est membre de la direction générale du FN, expert au sein du Centre d’Études et Argumentaires (CEA) et conseiller municipal FN à St Cloud (92).</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-5.jpg"><img class="alignnone wp-image-2364" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-suite-5.jpg" alt="ED_culture-suite-5" width="600" height="636" /></a></p>
<p>Si l’hypothèse qui veut qu’une radioscopie, aussi précise et complète qu’elle soit, montre clairement la gravité du mal dont on souffre est vérifiée, alors celle-ci semble éloquente ! Plus de cinquante professeurs des universités parisiennes, marqués à l’extrême droite, travaillent et militent pour le retour de l’ordre moral en général ou le financement des écoles privées par l’État en particulier, au sein d’organisations aussi diverses que différentes. Combien encore, restent dans l’ombre ?<br />
Plus d’une vingtaine d’organisations, proches de la droite ou de son extrême, appartenant parfois à des courants rivaux, entretiennent des liens étroits et luttent ensemble «contre les communistes qui se cachent potentiellement derrière chaque professeur» ! Combien sont encore inconnues ? Plus d’une vingtaine de professeurs ont eu des liens très privilégiés avec les instances suprêmes de l’Éducation nationale et ont su influencer le pouvoir en place de 1986 à 1988. Que penser de leur retour au pouvoir ? Comment s’étonner alors de l’activité, de la force, du nombre ou encore des multiples descentes et agressions des groupuscules de jeunes étudiants fascisants que les universités parisiennes forment, accueillent ou tolèrent ? Comment s’étonner de voir réapparaître les vieux démons des guerres scolaires ?<br />
Ainsi, l’extrême droite universitaire parisienne se porte bien. Et même si les universitaires lyonnais semblent bénéficier d’une meilleure implantation, on ne saurait oublier que Paris II et Paris IV valent largement Lyon III. Elles sont, de plus, en perpétuel contact avec les autres universités par l’intermédiaire des conseils d’universités ou de toutes sortes de réseaux, commissions, comités et facultés parallèles. Finalement, l’extrême droite peut aujourd’hui compter sur un énorme réseau de relations pour influencer un pouvoir centralisé. Si, déjà aujourd’hui, l’université Lyon III n’est plus le principal laboratoire de l’extrême droite, alors que dirons-nous demain lorsque C. Pasqua aura fini de construire l’université privée «Léonard de Vinci» qu’il veut «à la pointe du département» ?</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_434" class="footnote">M. Le professeur Gérard-François Dumont, université de Paris-Sorbonne, 191, rue St Jacques 75005 Paris, Tél : 44 32 14 00.</li><li id="footnote_1_434" class="footnote">Consulter l’excellent Que sais-je ? du professeur Stéphane Rials.</li><li id="footnote_2_434" class="footnote">Elle s’est déroulée du 8 au 15 août 1993.</li><li id="footnote_3_434" class="footnote">Collabore aux activités des catholiques lefebvristes.</li><li id="footnote_4_434" class="footnote">Cf. le rapport de la commission d’enquête sur le SAC.</li><li id="footnote_5_434" class="footnote">Membre du comité central du RPR de 1978 à 1989, conseiller général de 1985 à 1992, député RPR du Pas-de-Calais de 1986 à 1988, ancien chargé de mission auprès de Ch. Pasqua.</li><li id="footnote_6_434" class="footnote">«Terrorisme, criminalité, délinquance : échecs, illusions, propositions».</li><li id="footnote_7_434" class="footnote">Du moins jusqu’en 1985.</li><li id="footnote_8_434" class="footnote">Cf. La lettre d’Article 31 septembre 1993.</li><li id="footnote_9_434" class="footnote">Décidément, on retrouve toujours les mêmes ! Cf. REFLEXes n°40.</li><li id="footnote_10_434" class="footnote">Le Monde 17/06/1987.</li><li id="footnote_11_434" class="footnote">Le Figaro 07/04/1988.</li><li id="footnote_12_434" class="footnote">La pensée catholique n°195, 1981.</li><li id="footnote_13_434" class="footnote">Aujourd’hui professeur honoraire, il est délégué FN dans le 92.</li><li id="footnote_14_434" class="footnote">Lui non plus n’exerce plus.</li><li id="footnote_15_434" class="footnote">Professeur de philosophie à Paris IV, proche du Club de l’Horloge et à l’initiative de «l’appel des universitaires pour une réforme du code de la nationalité».</li><li id="footnote_16_434" class="footnote">Cf. Studia, n°1.</li><li id="footnote_17_434" class="footnote">Depuis le scandale de la thèse de Rocques en 1985 à Nantes, cette université semble aujourd’hui avoir retrouvé un peu de calme ! Merci au SCALP et à Virus Mutinerie.</li><li id="footnote_18_434" class="footnote">Centre créé par l’UNI et dirigé jusqu’en 1986 par Durand.</li><li id="footnote_19_434" class="footnote">Décidément !</li><li id="footnote_20_434" class="footnote">Le Figaro, 03/03/1990.</li><li id="footnote_21_434" class="footnote">Association de Parents pour la Promotion de l’Enseignement Supérieur Libre. Pour plus d’infos, cf. La Lettre d’Article 31 n°8</li><li id="footnote_22_434" class="footnote">Institut de philosophie comparée créé en 1969.</li><li id="footnote_23_434" class="footnote">Faculté libre pluridisciplinaire de Paris et d’Ile-de-France créée également en 1969.</li><li id="footnote_24_434" class="footnote">National Hebdo n°6, 14/06/1984.</li><li id="footnote_25_434" class="footnote">L’IST appartenait auparavant à la «maison Albertini» mais vient d’être racheté par le Conseil Général des Hauts-de-Seine de Charles Pasqua !</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Identitaires, Bloc Identitaire, Jeunesses Identitaires : La soupe aux Vardon</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Nov 2007 15:47:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Comme nous l'avions fait le mois dernier pour Terre &#038; Peuple, l'article qui suit tentera un coup de projecteur sur les Identitaires à quelques jours d'une Convention annoncée avec moult tapage sur Internet. Cependant, difficile d’être exhaustif sans être très long et donc très vite pénible en ce qui concerne cette mouvance qui a beaucoup changé en quatre ans, d'autant que la trinité Jeunesses Identitaires - Bloc Identitaire - Les Identitaires complique un exposé clair des choses. Nous ne prétendons donc que donner un aperçu si possible synthétique, réservant un approfondissement de certains aspects dans d'autres articles à venir.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comme nous l&rsquo;avions fait le mois dernier pour Terre &amp; Peuple, l&rsquo;article qui suit tentera un coup de projecteur sur les Identitaires à quelques jours d&rsquo;une Convention annoncée avec moult tapage sur Internet. Cependant, difficile d’être exhaustif sans être très long et donc très vite pénible en ce qui concerne cette mouvance qui a beaucoup changé en quatre ans, d&rsquo;autant que la trinité Jeunesses Identitaires &#8211; Bloc Identitaire &#8211; Les Identitaires complique un exposé clair des choses. Nous ne prétendons donc que donner un aperçu si possible synthétique, réservant un approfondissement de certains aspects dans d&rsquo;autres articles à venir.</strong></p>
<h3>Pour essayer de faire simple…</h3>
<p>Les Identitaires sont nés lors de la réunion à Salon-de-Provence les 29 et 30 août 2002 d’une quinzaine de militants ex-Unité Radicale (UR), ex-MNR et FN. Parmi ces 15 figurent Fabrice Robert, Philippe Vardon, Guillaume Luyt mais aussi <a href="http://reflexes.samizdat.net/derniere-minute/">André-Yves Beck</a> , les <a href="http://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/">Roudier père et fils</a> ainsi que des militants extérieurs de passage comme d&rsquo;anciens gudards. Sort de cette réunion le projet des Jeunesses Identitaires (JI) confiées à Philippe Vardon et officiellement lancée le 19 septembre 2002 ainsi qu’une association n’ayant pas vocation organisationnelle, les Identitaires. L’accent est alors mis sur l’absence de participation de Robert et Luyt aux JI pour éviter une procédure pour reconstitution de ligue dissoute, menace latente suite à la <a href="http://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/">dissolution d’Unité Radicale</a>. La nécessité d’intégrer des « adultes »se traduit ensuite par la création du Bloc Identitaire (BI) lancé les 05 et 06 avril 2003 et dont le bureau national est alors le suivant : Fabrice Robert (président), Guillaume Luyt (vice-président), Philippe Vardon (vice-président), Jean-Baptiste Santamaria (secrétaire national), Arnaud Menu (secrétaire administratif), Marie-Céline Bruneaut alias Marie Bérénice (déléguée à l’action sociale), Christophe Praturlon (délégué à l’action rurale), Yvan Lajeanne, alias Yvan Walgenwitz (délégué à l’action culturelle), soit un panel de militants venant d’UR, du MNR et du FN. L’ensemble se veut à la fois hiérarchie et réseau. À savoir : chaque groupe local jouit d’une très grande autonomie dans la gestion de ses adhérents, de ses réunions et activités. Il doit cependant relayer les campagnes nationales et diffuser le matériel lui aussi national. Chapeautant ce fédéralisme, on trouve les trois dirigeants historiques qui s’appuient éventuellement sur des structures collégiales comme le bureau national des JI mais qui en fait décident pour l’essentiel tous seuls des orientations stratégiques des Identitaires. S’il semble avoir permis un relatif développement des Identitaires, ce fonctionnement a tout de même montré des limites comme on a pu le voir avec l’affaire du 09 mai 2004 à Paris. La contre-manifestation Scalp-CNT a en effet poussé les dirigeants du Bloc et des JI à faire pression sur les militants parisiens pour qu’ils n’organisent pas la manifestation traditionnelle du 09 alors que l’édition 2003 avait vu Philippe Vardon et Guillaume Luyt mener les troupes. Une majeure partie des militants ayant refusé le diktat niçois a donc quitté les JI et menacé d’entraîner le Bloc parisien avec elle. Voyant que le Bloc risquait de perdre un groupe majeur sur le plan national, Fabrice Robert a alors décidé d’autoriser la constitution d’un BI d’Ile-de-France regroupant tout le monde, jeunes comme vieux, autour d’Odile Bonnivard et en autonomie avec le Bloc national. Les JI Paris se sont alors reconstituées avec d’autres militants autour de Gaëtan Bertrand.</p>
<p>Au niveau structuration, le Bloc Identitaire était censé être dirigé par un bureau national élargi intégrant des cadres de toute la France. La lourdeur du dispositif et son caractère virtuel amenèrent Fabrice Robert et Guillaume Luyt à décider lors des <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-maire-dorange-defie-le-chef-du-fn/">journées de l’Esprit Public à Orange en septembre 2004</a> une concentration des organes dirigeants dans un comité directeur qui réunissait, outre les deux pré-cités, Philippe Vardon et Jean-Baptiste Santamaria. Les tâches d’administration devaient être réparties entre plusieurs chargés de mission nationaux ce qui ne semble pas être le cas et la direction est largement opaque. D’une façon générale, le Bloc se résume essentiellement à ses groupes de Nice et Paris. Il semble évidemment avoir des contacts ailleurs : Savoie, Dauphiné, région lyonnaise, Languedoc… Mais cela ne se concrétise pas par un militantisme de terrain et les mêmes réunions de « prise de contact » sont annoncées régulièrement. Il en va de même des JI, dont la carte militante est en mutation constante, avec un turn-over très important. Les premiers cadres issus du MNR ont largement laissé leur place à de nouveaux militants comme à Lyon où Vivien Gitton, ancien cadre FNJ puis MNJ et premier dirigeant des JI lyonnaises, a été remplacé par Gérald Pichon, alias Franck Lancier, en 2005. Actuellement, la multiplication des blogs JI donne l’impression que l’organisation est présente partout. En fait, on peut limiter la présence réelle des JI à Nice, la région parisienne, la Lorraine, la région lyonnaise, le Dauphiné, la Franche-Comté, le Nord et le Languedoc, même si des contacts existent dans le grand Ouest par exemple. Le Nord est symptomatique de ce développement en accordéon. L’accumulation d’ennuis judiciaires y a brisé la dynamique qui existait dans cette région et qui avait vu les JI animer l’actualité nationaliste locale avec l&rsquo;association Flandre Identité. En Alsace, l’accord local avec Alsace d’Abord a poussé les JI et le Bloc à ne pas tenter de lancer de structure locale, même s’il a existé un groupe local en 2002 dirigé par Pierre Muller et Clément Lebrun et que Jeune Alsace semble une émanation des JI. Mais Lebrun a rejoint le Renouveau Français et le premier semble avoir pris du recul avec l’activisme. Le changement récent de direction qui voit Philippe Vardon céder sa place à une direction collégiale pour mieux se consacrer à son destin niçois (sa boutique de fringues en clair) ne devrait pas fondamentalement modifier la situation dès lors que cette équipe est composée de militants déjà anciens de l&rsquo;organisation.</p>
<p>L’organisation de l’ensemble demeure donc celle d’un tout petit groupe politique, voire par certains aspects d’un groupuscule : pas de direction collégiale élue en congrès ou convention, pas de permanent, des locaux limités à Nice, dont la « Maioun », un local de 50 m2 de surface, inauguré le 30 avril 2004 avec une soixantaine de personnes et qui est en fait l’ancien local des BSN, un club de supporters niçois. Il est situé derrière la librairie du Paillon gérée par Benoît Loeuillet, ce qui fait de ce quartier une petite base arrière des Identitaires puisqu&rsquo;on y trouve également entre autres la boutique de Vardon.</p>
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<h3>Orientation idéologique</h3>
<p>Les Identitaires comme leur nom l’indique s’inscrivent dans une perspective de défense de l’identité, en l’occurrence européenne. Cela donne-t-il une doctrine cohérente et facilement définissable ? La réponse est sans ambiguité négative. Le seul point qu’on peut affirmer est que le BI a rompu avec le nationalisme-révolutionnaire historique pour n’en garder que l’attachement à cette fameuse dimension européenne. Pour le reste, le phénomène identitaire s’alimente à une conception raciale de l’identité européenne entendue comme identité blanche, dans la vieille lignée völkisch de la révolution conservatrice allemande, la dimension religieuse en moins puisque les différentes structures se déclarent aconfessionnelles, ce en quoi les Identitaires diffèrent de Terre &amp; Peuple. Cela n’empêche pas une partie des dirigeants (Vardon, Robert, les Roudier pour ne citer qu’eux) d’affirmer leur préférence païenne en participant ou même organisant des solstices d’été ou d’hiver. Mais les JI ou le Bloc comptent ou ont compté également des responsables chrétiens comme Nicolas Demade dans le Nord ou Gaëtan Bertrand à Paris. Cette orientation générale se trouve mélangée à une valorisation des racines régionales et d’un certain solidarisme social. Mais la doctrine n’est absolument pas unifiée et elle varie beaucoup selon le passé des militants. Il en va ainsi de l’anti-américanisme, certaines voix s’étant élevées par le passé pour soutenir la position de Guillaume Faye qui définit les USA comme un adversaire mais l’Islam comme un ennemi. La lecture schmittienne de la politique voulant que l’on définisse son ennemi pour le combattre, cela signifie que le combat anti-musulman est donc prioritaire. À l’inverse, certains militants comme Guillaume Luyt continuent de considérer que les USA demeurent l’anti-modèle absolu et qu’ils doivent être dénoncés comme tels.</p>
<p>Dès leur création, les Identitaires sont néanmoins parvenus à se mettre d’accord sur une ligne internationale résumée par le slogan « Ni keffieh, ni kippa », c’est-à-dire une position de neutralité affichée à l’égard du conflit proche-oriental et donc de ses répercutions en Europe et en France. Ce choix a sans doute été plus tactique que véritablement politique tant certains dirigeants avaient derrière eux des années de soutien verbal à la cause palestinienne. Mais il est évident que cela a éliminé un motif de discorde interne et a permis aux Identitaires de desserrer une source de pression politique et d’ennuis judiciaires. Étant donné l’évolution générale d’une partie de la communauté juive, en particulier dans sa composante jeune, on peut même se demander si cela n’aboutirait pas à terme à des rapprochements inimaginables il y a encore quelques années<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/identitaires-bloc-identitaire-jeunesses-identitaires-la-soupe-aux-vardon/#footnote_0_323" id="identifier_0_323" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;association SDF a ainsi utilis&eacute; les services d&rsquo;un avocat connu pour sa proximit&eacute; avec la LDJ, lors de ses d&eacute;m&ecirc;l&eacute;s avec le Pr&eacute;fet de Paris en 2006, David Dassa-Le Deist">1</a></sup> .</p>
<p>Ceci étant, les thématiques développées par les Identitaires demeurent très pauvres. Certes Novopress, <em>ID magazine</em> et quelques militants brouillent les pistes en s’intéressant à des thématiques réservées jusqu’à présent aux milieux anticapitalistes de gauche et à quelques individus issus de la Nouvelle Droite (Alain de Benoist en particulier) comme la décroissance par exemple. Mais cela se limite à quelques individus et une analyse un peu poussée de leurs textes montre une focalisation quasi-monomaniaque sur l’immigration extra-européenne et l’islam. C’est particulièrement vrai pour les JI qui ne produisent quasiment rien qui ne soit pas dans la thématique de la « lutte anti-racailles ».</p>
<p>Finalement l&rsquo;incantation identitaire permet de masquer l&rsquo;absence de propositions dans le domaine poilitque, économique ou social, tout étant résumé dans le slogan «les Nôtres avant les autres». Restent les tirades d&rsquo;autosatisfaction de Fabrice Robert croyant avoir imposé le terme identitaire dans le débat public alors que l&rsquo;inflation récente d&rsquo;un mot déjà utilisé il y a une quinzaine d&rsquo;années témoigne simplement d&rsquo;un contexte de crispation des identités face à la mondialisation économique et culturelle en cours.</p>
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<h3>Positionnement</h3>
<p>De 2002 à 2006, les Identitaires se plaçaient officiellement en complémentarité du FN. Les dirigeants avaient tiré au moins un enseignement de leur expérience malheureuse du MNR : rien ne servait d’attaquer le FN frontalement. Cela s’est particulièrement vu dans un numéro de <em>Jeune Résistance</em> consacré aux 30 ans du FN. Il valaitt mieux pour les Identitaires tenir un discours d’apaisement et d’unité en se renforçant pour être prêt lorsque s’ouvrirait la succession de Jean-Marie Le Pen au sein du FN. Il est évident que les Identitaires pariaient alors sur un éclatement du FN et donc sur la récupération d’une partie de l’appareil FN pour peu que le BI ne soit plus une organisation folklorique. Le temps leur était compté dans cette stratégie et les Identitaires ont tout fait pour se respectabiliser. À partir de 2003, le BI a donc multiplié les prises de contact avec les «conservateurs» du FN par le biais d’André-Yves Beck qui avait suivi le Bloc plutôt que Christian Bouchet. Cela s’était de prime abord avéré payant : simples invités des premières journées de l’<a href="http://reflexes.samizdat.net/tempete-dans-un-verre-dorangeade/">Esprit Public à Orange en 2003</a>, les dirigeants du Bloc étaient officiellement invités les 21 et 22 mai 2004 puis fin août de la même année. Guillaume Luyt était ainsi intervenu à ce titre et avait d’ailleurs fait une piètre prestation. Les Identitaires semblaient alors appliquer la stratégie des fourmis face à un insecte prédateur plus gros : plutôt que de l’affronter directement, elles entraient dedans et elles le vidaient de sa substance&#8230; Cette stratégie semblait même payante dans certains départements. Ainsi dans les Alpes de Haute-Provence, tout le bureau de la fédération FN ayant démissionné en février 2004 avait pris contact avec le Bloc, entraînant sans doute avec lui quelques adhérents FN du département. Mais depuis 2005 la situation a évolué et pas forcément dans le sens voulu par les Identitaires. Jacques Bompard a rejoint Philippe de Villiers et le MPF, mettant un terme aux espoirs niçois d’alliance régionale avec les milieux frontistes dissidents. Le Bloc a bien donné l’impression d’être intéressé par cette évolution mais il semble que cela n’ait été qu’une initiative mal contrôlée de Guillaume Luyt. Par ailleurs l’évolution du Front et la prise de contrôle progressive de l’appareil par le clan de Marine Le Pen a brouillé singulièrement les perspectives puisque ce n’est un secret pour personne que la fille Le Pen ne porte pas les radicaux dans son cœur. Les Identitaires ont donc affiché de plus en plus ouvertement une position concurrente du FN, concurrence manifestée par leur participation aux élections cantonales puis législatives en 2006-2007 sur Nice.</p>
<p>Le Bloc ou les JI ont donc été obligés de se débrouiller tout seuls, en partenariat avec des mouvements partageant certains points de doctrine ou de tactique avec eux. C’est le cas en Bretagne avec Adsav ou en Alsace avec Alsace d’Abord. Dans les deux cas, les Identitaires ont renoncé à créer des sections locales susceptibles de nuire à ces mouvements très proches idéologiquement et qui lui renvoie « l’ascenseur » par le biais de Novopress par exemple ou de la soupe identitaire à Strasbourg. Par ailleurs certains militants jouent le rôle de « passerelle » comme Fabrice Lauffenburger en Alsace ou Dominique Lambert en Bretagne. Ailleurs les Identitaires sont globalement en bons termes avec Terre &amp; Peuple (certains cadres ont la double casquette comme Yvan Lajeanne en Franche-Comté) ou la revue <em>Réfléchir &amp; Agir</em> (on y retrouve Yvan Lajeanne ou Alexandre Faria à Toulouse), ainsi qu’Europae Gentes de Frédéric Pichon et l’Action Française Étudiante à Paris ou encore le Club de la Cité de Patrice Zehr et Alain-Christian Fragny à Nice. Ayant affirmé leur vocation européenne, les Identitaires se devaient également d’essayer de développer des relations internationales, essentiellement à destination des pays francophones : Belgique, Suisse, Québec. C’est évidemment en Belgique avec Nation que le travail a été le plus fructueux. Des militants belges sont fréquemment présents en France et Fabrice Robert est déjà plusieurs fois monté à Bruxelles pour des conférences. Nation a d’ailleurs relayé certaines campagnes, en particulier celle anti-Sniper en essayant de faire interdire le concert de Tournai début avril 2004 et en faisant annuler ceux de Bruxelles (25 avril) et Liège (30 avril). Fabrice Robert ou Philippe Vardon ont également fait plusieurs fois le déplacement en Suisse pour y travailler avec feu l’Avant-Garde ou constituer les JI Romandies, structure identitaire romande.</p>
<p>Mais hors de l’espace francophone, ils ont également établi des liens avec la Serbie par le biais de Tomislav Sunic, vieux contact du GRECE en Croatie. Par ailleurs, les Identitaires de Flandre &#8211; Hainaut ont de nombreux contacts avec les Flamands belges, en particulier le NSV de Gand. Des JI ont ainsi participé par le passé à la Zongfeest d’Anvers. Enfin le tableau ne serait pas complet si nous n’évoquions pas des rapports cordiaux avec le BNP britannique ou le NPD allemand même si cette dernière structure demeure très marquée par le passé allemand… C&rsquo;est cependant avec les milieux néo-fascistes romains que ces contacts sont les plus poussés et réguliers, le camp d&rsquo;été des JI ayant d&rsquo;ailleurs eu lieu cette anée dans la capitale italienne..</p>
<h3>De l&rsquo;associatif</h3>
<p>De la même façon, les Identitaires essaient depuis leur création d’occuper le terrain extra-politique par la création ou le maintien d’associations satellites intervenant sur des créneaux très précis :</p>
<p>• la solidarité avec les « prisonniers européens » (comprenons : les militants blancs emprisonnés pour faits de violence) avec le Comité d’Entraide des Prisonniers Européens (CEPE) animé par Richard Roudier ; cette structure a fait parler d’elle depuis l&rsquo;année dernière en reprenant la campagne pour la libération de Michel Lajoye qui avait été soutenu par Unité Radicale. C&rsquo;est en particulier le CEPE qui a géré les conditions de sortie de M. Lajoye (logement, travail).</p>
<p>• l’aide juridique aux victimes avec l’Association des Victimes de Violence, de Discrimination et de Spoliation (AVVDS) animée par Philibert Lepy ; un drôle de personnage ce Philibert Lepy, avocat du militant islamiste David Courtailler et qui a également récemment défendu Guillaume Labonne, le jeune homme ayant tiré à la carabine à plomb contre une école maternelle du XXe arrondissement de Paris. On regrettera malgré tout son remplacement de dernière minute par Frédéric Pichon lors du procès de &laquo;&nbsp;Vincennes&nbsp;&raquo; (voir sur <a href="http://solidarite.samizdat.net" target="_blank">le site du SRA</a>), en effet ses attendus où il reclamait un complément d&rsquo;enquête sur l&rsquo;existence d&rsquo;un groupe de combat formé de miliciens armés en ayant fait rire plus d&rsquo;un.</p>
<p>• la solidarité avec les sans-abris avec l’association Solidarité Des Français (SDF) qui n’est plus à présenter. Lancée le 5 janvier 2004 à côté de la gare de l’Est, cette soupe est portée par la volonté d’ un couple de militants ex-FN et ex-MNR, les Bonnivard et nous avons déjà eu l’occasion d’en parler. SDF a été rejoint à Nice par Soulidarieta, dirigée par Dominique Lescure, et en Alsace par la soupe identitaire de Chantal Spieler. Une soupe est également annoncée par les JI Marseille.</p>
<p>• le soutien scolaire avec le projet Scholanet.</p>
<p>• le combat régionaliste avec l’Union des Pays Normands (UPN) de Virginie Binet et David Fulara, l’association Parcours d’Europe de Bruno Favrit, Richard Roudier ou Damien Tignard qui édite Montségur, l’association Lo Gripet de Olivier Roudier, Flandre Identité de Nicolas Demade et Xavier Fruleux dans le Nord ou encore Culture, Identités et Traditions d’Europe (CITE) à Nice, dont le but était de monter un festival occitan à Villefranche-sur-Mer ainsi que Nissa Rebela, en campagne pour les législatives de juin 2007. Sur ce créneau, le dernier né est le «collectif» Peuples-Identités-Cultures Occitanie, emmené par les inévitables Roudier et qui a fait une apparition frappante en 2006 lors d&rsquo;une manifestation pour la défense de la langue d&rsquo;Oc.</p>
<p>• l’ouverture d’un « local de quartier » avec la Maioun à Nice et l’association Union Familles Solidarité (UFS) présidée par l’avocat José-Marie Bertozzi, défenseur de militants d’Unité Radicale en 2002, figure locale du Club de l’Horloge et du MNR. Un autre local du même type était envisagé dans le Doubs sous le nom de la Cabiotte mais le projet ne semble pas encore avoir abouti.</p>
<p>• la solidarité avec la Serbie avec Solidarité Kosovo dans laquelle on retrouve Philippe Vardon mais également Arnaud Gouillon (alias Arnaud Borella), Gaëtan Bertrand ou encore Nicolas Mirkovic, ancien militant du MNJ et surtout membre du groupe de RIF Elendil au début des années 2000.</p>
<p>• la musique avec le label et distributeur Alternative-s, basé à Nice et qui a pris la suite de Bleu Blanc Rock, trop éclaboussé par la mise en cause dans l’affaire Brunerie puis l’<a href="http://reflexes.samizdat.net/tiiiiiimber/">affaire de Châteauroux</a>.<br />
Il faudrait ajouter à cette liste des associations locales comme l’association de paintball franc-comtoise Vobera de Yvan Lajeanne ou l’association « culturelle » Paris Fierté.</p>
<p>Cette toile associative peut sembler tout à fait cohérente et a de quoi impressionner mais il faut lui apporter deux bémols. Tout d’abord certaines associations semblent en coma prolongé (Flandre Identité, Scholanet, AVVDS) ou détachées du Bloc Identitaire (UPN). Par ailleurs cela ne semble pas directement profiter au BI ou aux JI. En effet certaines de ces associations ont un impact certain et jouent un rôle polarisateur. C’est le cas bien évidemment des soupes identitaires à Paris ou Strasbourg dans lesquelles s’investissent des militants issus des différentes familles nationalistes, y compris du FN. Ces soupes reçoivent d’ailleurs un écho favorable chez les partisans de Bruno Gollnisch qui était lui-même physiquement présent à la « soupe européenne » de février 2006 à Paris. C’est également le cas de Solidarité Kosovo qui a un certain écho dans la communauté serbe de Paris ou de la campagne du CEPE en faveur de Michel Lajoye qui a permis de toucher certaines figures d’extrême droite, jusqu’au mic-mac de la signature d’Alexandre Del Valle. Cependant, paradoxalement, les Identitaires font tout pour faire apparaître ces associations comme indépendantes. Ainsi Solidarité Kosovo est présentée comme une «association d’étudiants grenoblois qui n’auraient pas supporté de voir la situation réservée à la communauté serbe du Kosovo après la mise sous tutelle de cette province serbe par l’ONU». Or l’association a directement été créée de façon informelle en 2004 par des militants des JI, Arnaud Gouillon dirigeant effectivement cette structure depuis Grenoble et ayant par exemple été impliqué dans les violences commises par des militants JI à Nice le 3 avril 2005. Il est par ailleurs le gestionnaire de la BP de l’association située à Jarrie (38). Il en va de même avec Alternative-s, présentée comme un label indépendant et est en fait gérée par l’un des musicien du groupe Fraction qui là aussi n’est plus à présenter. Cette stratégie de dissimulation trouve sans doute son origine dans deux motivations n’ayant qu’un rapport indirect : d’une part la crainte d’une nouvelle dissolution, toujours latente et qui a été redynamisée par les menace de Dominique de Villepin au printemps 2005 ; d’autre part la volonté de draguer large, au delà de l’habituel cercle d’influence des Identitaires, en gommant le côté partisan de ces structures.</p>
<p>Cette stratégie a évidemment un coût politique : le Bloc ne bénéficie que fort peu d’éventuelles retombées positives de ces actions dans le champ associatif. Les réactions publiques du FN en sont un bon exemple, passant d’une attitude conciliante à une hostilité affichée. Il a par exemple soutenu le Bloc dans l’affaire de la soupe populaire parisienne lorsque celle-ci a connu ses premiers ennuis avec la Préfecture de Police de Paris. Mais Le Pen a également dénoncé le Bloc comme un mouvement d’extrême droite fin août 2004 lors de la polémique sur l’Université d’été d’Orange et on sait que Marine Le Pen ne rate pas une occasion d’exprimer son hostilité au mouvement. Localement, le passé mégrétiste des Identitaires continue d’ailleurs de faire grincer des dents, d’où certaines prises de position très hostiles de responsables du FN. Il va dans cette perspective être particulièrement intéressant de suivre l&rsquo;évolution électorale des Identitaires sur Nice et sa région, en particulier pour les prochaines municipales de mars 2008, et de voir l&rsquo;attitude du FN localement.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Un activisme débridé ?</h3>
<p>L’activisme identitaire a pris plusieurs formes. La plus évidente est celle de n’importe quel groupe politique (manifestations, collages, etc) et se trouve être plutôt le fait des JI. Les JI et le Bloc ont par ailleurs développé des activités internes de cohésion comme les camps d’été JI. A la suite du premier qui avait eu lieu à Lodève en août 2003 dans la propriété d’Olivier Roudier, chaque été a vu la tenue d’un camp, dans des zones géographiques diverses (Dauphiné, arrière-pays niçois ou Luxembourg cette année), réunissant d’une petite trentaine à une petite soixantaine de participants selon les années. Le camp 2005 a fait l’objet d’un petit film transformé en DVD dont le seul intérêt est de nous montrer Guillaume Luyt dans une (ré)interprétation brillante du rôle de Jean-Claude Dusse. Les meetings publics (Lille, Lyon) ont globalement la même vocation que les camps même s’il n’y en a pas eu depuis celui de 2004 à Lyon (si on excepte un petit meeting à Orléans en octobre 2006), sans doute suite aux affrontements qu’il avait entraîné avec des opposants antifas. On peut ajouter à ces activités internes l’organisation régulière de raids de pleine nature, en Lorraine et Franche-Comté essentiellement.</p>
<p>Mais les Identitaires se sont surtout fait connaître par un activisme virtuel débridé, avec une multiplication les deux ou trois premières années de campagnes Internet et un « harcèlement démocratique » sur le modèle de ce qui a pu être fait par le passé par les organisations «démocratiques» du type Ras L’Front ou LDH :</p>
<p>- campagne Sniper : elle n’est plus à présenter puisqu’elle a fait l’objet d’articles de presse et d’une <a href="http://reflexes.samizdat.net/identitaires-vs-sniper/">brève sur le site de REFLEXes</a>. Rappelons simplement qu’elle a démarré en mars 2003, permettant au BI de ridiculiser le FNJ qui était à l’origine de cette campagne sans avoir rien obtenu, et qu’elle a abouti à l’annulation des 20 dates de la tournée 2004 du groupe. Elle a surtout permis au BI de se rapprocher de structures amies (Alsace d’Abord, Mouvement Régionaliste de Bretagne) mais également hostiles (AGRIF).</p>
<p>- campagne Battisti : lancée sur le Net, cette campagne a rapidement été relayée sur le terrain et en particulier à Paris, avec diffusion de tracts dans le quartier de Battisti, harcèlement d’une librairie soutenant l’écrivain, perturbation du conseil municipal du IXe arrdt le soir de la délibération sur le soutien à Battisti. Le BI a également pris contact avec des responsables politiques italiens d’Alliance Nationale et a sans doute obtenu des moyens financiers dans ce cadre.</p>
<p>- campagne Binazon : campagne menée contre ce militant immigrant sans-papiers particulièrement actif en 2003-2004 et qui s’est tué accidentellement dans son pays d’origine.</p>
<p>Depuis deux ans, le Bloc a largement diminué l’importance de ce lobbying virtuel. Cela ne signifie pas que les Identitaires ont disparu de la Toile, au contraire. Internet est constitutif de l’existence des Identitaires puisque les sites ont constitué la base de repli des futurs Identitaires après la dissolution d’UR et il est évident qu’ils se sont montré particulièrement inventifs dans ce domaine en comprenant qu’il fallait copier la démarche de contre-information de l’extrême-gauche. Outre les sites des Identitaires et du Bloc Identitaire (celui des JI sur le plan national est en déshérence depuis trois ans), les « zids » ont surtout développé une multitude de blogs et une pseudo-agence de presse indépendante. Fondée en collaboration avec des militants belges, elle s’est d’abord appelée altermedia, ce qui était particulièrement bien trouvé pour intoxiquer certains internautes non avertis. À l’automne 2004, les divergences politiques et techniques sur la gestion d’altermedia ont poussé les Identitaires à rompre les relations avec le militant belge qui gérait le serveur informatique et les ont amené à lancer novopress. Un temps hébergés par le BNP, les Identitaires ont ensuite acquis leur propre serveur Internet. Novopress se veut fondamentalement différent d’altermedia. L’interface graphique a été largement élaborée par Gaëtan Bertrand et se veut « moderne ». Le contenu est quant à lui « neutre », appliquant sur Internet la ligne générale du « Pas d’ennemis à droite ! ». On retrouve donc des communiqués de toutes les organisations de la droite nationaliste (FN, MPF, AF, Europae Gentes, Chrétienté-Solidarité, Esprit Public) si on excepte celles directement concurrentes des Identitaires comme le Renouveau Français. Celle ligne a pu prêter à confusion sur les intentions du Bloc Identitaire, contribuant encore plus à troubler une orientation politique déjà fort opaque. À cela vient s’ajouter l’intérêt marqué de certains animateurs de novopress, dont Thibaud Baladier alias Pierre Chatov, pour des théories estampillées de gauche comme la décroissance, ou pour des personnalités polémiques (Alain Soral, Kemi Seba), ce qui finit de brouiller les pistes. Cette polyphonie politique permet évidemment aux Identitaires de ratisser large et d’occuper une place bien supérieure à leur poids réel, tout en multipliant les contacts. À de multiples égards, novopress concrétise en France des orientations largement à l’œuvre en Italie avec les « milieux non-conformes », c’est-à-dire la mouvance militante héritière du néo-fascisme des années 1970. La même remarque pourrait s’appliquer à un blog comme Zentropa qui assure la liaison virtuelle de cet axe Rome-Paris-Quebec, étant alimenté en textes et photos par des militants identitaires de ces trois espaces, dont l’inévitable Thibaud B. La participation des uns et des autres à la radio Internet Radio Bandiera Nera depuis septembre s&rsquo;inscritdans le même processus.</p>
<p>C’est sans doute cette frénésie virtuelle qui a contribué à donner l’impression fallacieuse que les Identitaires se développaient. La fable du bœuf et de la grenouille revisitée en quelque sorte…</p>
<p>Le support papier n’est pas oublié puisque les Identitaires ont maintenu une revue papier avec <em>ID</em>. Ce magazine a pris la suite de <em>Jeune Résistance</em>, au titre trop marqué et trop associé à Unité Radicale, en fusionnant au printemps 2005 avec <em>Quartier Libre</em> (France), <em>Devenir</em> (Belgique) et <em>Franc-Parler</em> (Quebec) permettant théoriquement à la revue d’acquérir une dimension francophone identitaire et d’économiser des frais inutiles. En fait, <em>ID</em> s’avère en fait assez pauvre sur le plan du contenu, surtout lorsque l’on songe qu’elle est censée réaliser la synthèse des quatre revues qui la précédaient…</p>
<p>Enfin, dernière opération de communication en date, les JI Paris ont monté un groupe de rock qui aurait été qualifié « groupe de RIF » il y a encore deux ou trois ans, à savoir Hôtel Stella. Emmenée par Gaëtan Bertrand au chant et bénéficiant de l’expérience de Richard Paretti de feu In Memoriam, la petite troupe ne devrait sans doute pas tarder à tomber dans les mêmes travers que leurs prédécesseurs et que nous analysions dans <em>Rock Haine Roll</em>.</p>
<p>Si les Identitaires se sont révélés de bons communicants à défaut d’être de bons organisateurs, il faut malgré tout souligner qu’ils ont été largement servis par les media grand public, qu’ils prennent la forme de la presse écrite ou de la télévision. Ils ont en effet accordé une couverture inespérée au BI en relayant ses coups médiatiques ou ses activités et en particulier la soupe populaire au cochon. Cela a commencé dès 2003 avec l’affaire Dantec, c’est-à-dire le soutien accordé par l’écrivain au Bloc Identitaire par rapport à une dénonciation de l’islamisation de la France et s’est poursuivi avec la soupe au cochon ou l’affaire Battisti. De son côté, le BI a développé une politique systématique de droit de réponse qui s’est avérée payante puisqu’il en a obtenu un certain nombre.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Une révolution culturelle ?</h3>
<p>Les Identitaires ont construit tout leur discours sur la thématique de la rupture militante : rupture avec les « vieilles lunes » de l’extrême droite, avec le « folklore »… Il faut entendre par là que les Identitaires voulaient purger leurs rangs des militants néo-nazis ou provocateurs qui composaient l’essentiel des troupes d’Unité Radicale avant la dissolution de l’été 2002. Ils y sont globalement parvenus grâce à l’intégration à leurs débuts de nombreux militants du MNR ou du MNJ moins marqués que ceux militant auparavant à UR et par la mise au second plan d’activités annexes assez révélatrices comme le groupe Fraction. Cela ne signifie pas pour autant que les Identitaires, et en particulier la branche jeune, ait cessé d’être une structure d’extrême droite radicale. Cela se traduit par la proximité maintenue avec certains milieux a priori peu fréquentables, en particulier skinheads. Certains militants ont derrière eux un solide passé dans cette mouvance comme Mickael Perry, animateur du fanzine <em>Militant Blanc</em> devenu <em>Le Glaive</em> alors qu’il habitait Salon de Provence en 1995-1996, proche du PNFE à cette époque et poursuivi en tant que militant JI pour incitation à la haine raciale et condamné par le TC d’Épinal le 04 janvier 2005 à 1 mois de prison avec sursis et à des amendes et dommages et intérêts au profit de la LICRA. Mais d’autres plus jeunes ont rejoint les JI comme Mickaël Moustier, un temps responsable JI sur Aix, animateur du fanzine skinhead <em>No one like us</em>, membre du groupe RAC Frontline puis Hais et fiers depuis deux ans. Par ailleurs des militants JI ont déjà été largement impliqués dans des violences multiples contre des étudiants de gauche (Grenoble, Toulouse, Lyon, Paris), des personnes d’origine immigrée ou même d’autres militants nationalistes, à <a href="http://reflexes.samizdat.net/nice-ville-interdite/">Nice en particulier</a>. L’évolution du FN et le positionnement racial des Identitaires ne peut d’ailleurs que leur attirer des militants lassés d’une certaine modération. L’attaque violente à laquelle se sont livrés des militants identitaires des JI et proches de la revue <em>Montségur</em> lors d’une manifestation occitane le 18 mars 2006 à Béziers montre en tout cas que la violence demeure une des armes politiques envisagées par cette mouvance.</p>
<p>Pour conclure très provisoirement, on peut considérer que les Identitaires sont parvenus à ce qu’on pourrait appeler un moment clé de leur évolution. Fondés en 2002, le mouvement n’a pas réussi à devenir plus qu’un gros groupuscule dont l’activité forcenée de quelques uns masquent l’inaction de beaucoup d’autres. L&rsquo;évolution récente montre que le BI ou les JI comptent à présent sur une récupération des déçus du Front pour se relancer, en coopération avec un milieu hétéroclite dont la journée de <em>Synthèse Nationale</em> a montré un aperçu. Il n’est pas dit que le pari aboutisse tant la mouvance identitaire est très loin de pouvoir leur offrir une structure d’accueil. Les Identitaires ou l’histoire de la grenouille raciste qui se rêvait plus grosse que le bœuf national-populiste…</p>
<p>Publié le 09 novembre 2007</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_323" class="footnote">L&rsquo;association SDF a ainsi utilisé les services d&rsquo;un avocat connu pour sa proximité avec la LDJ, lors de ses démêlés avec le Préfet de Paris en 2006, David Dassa-Le Deist</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Portrait Emmanuel Ratier &#8211; Printemps 2002</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Nov 2004 12:51:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Avertissement : cet article est extrait d&#8217;un pastiche du bulletin d&#8217;Emmanuel Ratier que REFLEXes a publié à l&#8217;automne 2001 puis au printemps 2002 comme supplément au magazine. En tant que pastiche, cet article met bien sûr un point d&#8217;honneur à copier certains travers de l&#8217;original. Toutes les informations ne sont peut-être pas complétement exactes mais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Avertissement : cet article est extrait d&rsquo;un pastiche du bulletin d&rsquo;Emmanuel Ratier que REFLEXes a publié à l&rsquo;automne 2001 puis au printemps 2002 comme supplément au magazine. En tant que pastiche, cet article met bien sûr un point d&rsquo;honneur à copier certains travers de l&rsquo;original. Toutes les informations ne sont peut-être pas complétement exactes mais notre bonne fois ne peut être prise en défaut. Sa présentation ne peut hélas être conforme à celle du support papier.</em></p>
<p><strong>Illustration vivante de la «grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf», Emmanuel Ratier aligne les déjections écrites depuis des années. Ses travaux offrent la particularité de s&rsquo;appuyer à la fois sur ses relations passées et sur ses très bons contacts avec des représentants du ministère de l&rsquo;Intérieur mais également sur un gros travail de documentation qui fait de lui l&rsquo;héritier proclamé de l&rsquo;antisémite Henri Coston, témoin à son mariage et décédé en août dernier.</strong></p>
<p>L&rsquo;itinéraire politique d&rsquo;Emmanuel Ratier, né le 29 septembre 1957 à Avignon (Vaucluse), commence à Rouen en 1973 au sein du mouvement nationaliste et en particulier du Front de la Jeunesse pour lequel il assume à partir de 1976 la direction du périodique <em>Balder</em>. Selon le nazi pro-irakien Michel Faci, né à Paris le 13 avril 1956, ce fils d&rsquo;un architecte et d&rsquo;une ingénieur chimiste aurait été tenté dans les années 1976-1977 par les Groupes Nationalistes Révolutionnaires, dont M. Faci était lui-même un membre actif, mais serait resté attaché au FJ. Le Front de la Jeunesse est alors l&rsquo;organisation de jeunesse du Parti des Forces Nouvelles (PFN), concurrent direct du Front National de Jean-Marie Le Pen, né le 28 juin 1928 à la Trinité-sur-Mer. On trouve au sein du PFN quelques solides pointures militantes comme Roland Gaucher, à l&rsquo;époque membre du bureau politique du parti. Roland Gaucher, né le 13 avril 1919, intégrera par la suite le FN en 1979 et dirigera <em>National Hebdo</em> à partir de 1984 avant de quitter la direction de cet hebdomadaire puis le parti de Jean-Marie Le Pen par désaccord politique profond. Auteur de deux tomes sur l&rsquo;histoire des nationalistes en France depuis 1945 extrêmement instructifs et remplis d&rsquo;anecdotes &#8211; on y apprend par exemple que Carl Lang, né le 20 septembre 1957, remplaçant de Bruno Mégret à la tête de la délégation générale du FN s&rsquo;est marié suivant un rite païen &#8211; il multiplie les articles critiques contre la ligne politique suivie par Jean-Marie Le Pen et s&rsquo;est particulièrement rapproché de l&rsquo;équipe du journal <em>Militant</em> et des nationalistes-révolutionnaires d&rsquo;Unité radicale. On retrouve ainsi sa signature sur le ste Internet d&rsquo;UR ainsi que dans <em>Résistance !</em> au côté de Christian Bouchet, né en 1955. Il est également très proche de Philippe Randa, avec lequel il a commis un ouvrage sur les «antisémites de gauche» et on peut souvent le voir à la librairie parisienne La Licorne bleue (3 bis, rue Jules Vallès 75011 Paris). Celle-ci est gérée par Thierry Dreschmann, né le 21 février 1963, ancien animateur de la Librairie et de l&rsquo;Æncre, avant que celle-ci ne dépose son bilan et ne se fasse racheter par Gilles Sereau, né à Paris le 27 février 1939, gérant de la boîte de sécurité Ambassy et Gilles Soulas, né le 03 septembre 1955, membre du conseil national du FN-MN, dont une partie des revenus est tirée de l&rsquo;exploitation de minitels roses.</p>
<p>Rouen offre alors un terrain politique de choix pour ces militants nationalistes qui multiplient les initiatives : ouverture d&rsquo;un local rue Saint-André en novembre 1977, meetings variés, participation aux élections universitaires, agressions violentes&#8230; C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs celles-ci qui donnèrent sa véritable réputation au Front de la Jeunesse, ses membres s&rsquo;avérant être parfois de véritables incapables. Ce fut le cas d&rsquo;Arnaud Péritel et Jean-François Hess, dont les apparitions ponctuèrent les années scolaires et universitaires 1974, 1975 et 1976. Le fait d&rsquo;armes de J.-F. Hess fut de se faire attraper à la Faculté de Lettres en mai 1976 avec un cahier recensant l&rsquo;ensemble des militants nationalistes rouennais ainsi que son point de vue porté sur chacun d&rsquo;entre eux.<br />
Mais la principale originalité du Front de la Jeunesse rouennais fut de lancer le mensuel <em>Balder</em>, du nom du dieu scandinave de la Jeunesse et du Renouveau. Dirigé et administré par E. Ratier qui habitait alors rue Étoupée à Rouen, ce journal compta 17 numéros de 1976 à 1979 et fut repris en cours de route par le cercle PAIEN (Pour une Association d&rsquo;Informations et d&rsquo;Études Normandes). E. Ratier est d&rsquo;ailleurs à l&rsquo;époque très proche du GRECE (Groupement de Recherches et d&rsquo;Études pour la Civilisation Européenne) et ne manque pas une occasion d&rsquo;assurer une large publicité aux ouvrages édités par la Nouvelle Droite dont A. de Benoist, né le 11 décembre 1943 à Saint-Symphorien (Indre-et-Loire), est le principal représentant. <em>Balder</em> était alors clairement engagé dans une perspective nationaliste, anticommuniste et paienne, celle-ci se traduisant par l&rsquo;organisation de fêtes du solstice dans la propriété des parents d&rsquo;E. Ratier qui étaient l&rsquo;occasion de s&rsquo;entraîner physiquement. Destiné à la jeunesse, le périodique mêlait brèves politiques, articles et BD ou dessins. Ceux-ci n&rsquo;hésitaient pas à brocarder le chef du concurrent direct du PFN : Jean-Marie Le Pen.</p>
<p>E. Ratier quitte Rouen pour Paris à la rentrée universitaire de 1980 avec une licence obtenue à l&rsquo;université de Normandie et intègre l&rsquo;Institut d&rsquo;Études Politiques de Paris pour deux ans jusqu&rsquo;en 1982. Il rejoint l&rsquo;Union des Étudiants de Droite dont il devient l&rsquo;un des représentants au conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;IEP et dote cette structure militante d&rsquo;un périodique, <em>Réplique</em>, qui compta au moins 26 numéros sous son égide en tant que rédacteur en chef. Fabriqué de façon très artisanale, ce journal était tapé à la machine, photocopié, réduit et mis en page par E. Ratier, emporté par train à Rouen et dupliqué gratuitement chez ses parents. Les cibles privilégiées de <em>Réplique</em> étaient les syndicats de gauche, UNEF et PSA (Pour un Syndicalisme Autogestionnaire), mais également les regroupements libéraux, tel le Collectif des Étudiants Libéraux de France, ou gaullistes, Union Des Étudiants Gaullistes. Cela n&rsquo;empêche pas Emmanuel Ratier d&rsquo;être suppléant d&rsquo;André Danet, chirurgien-dentiste, conseiller général de Seine-Maritime, classé républicain indépendant et candidat UDF aux élections législatives de juin 1981. Cela lui permet d&rsquo;apparaître dans le journal <em>Paris-Normandie</em> et d&rsquo;être présenté comme «un jeune journaliste plein de dynamisme prêt à en découdre avec la gauche». Ce choix n&rsquo;est pas anodin : André Danet avait en effet un fils bien connu d&rsquo;Emmanuel Ratier puisqu&rsquo;Olivier Danet, avant de devenir mercenaire au Liban et en Rhodésie, de faire un séjour en prison et d&rsquo;être recherché par la justice italienne à propos de l&rsquo;attentat fasciste de Bologne qui fit 89 morts, militait avec le Front de la Jeunesse et s&rsquo;était en particulier fait remarquer lors d&rsquo;une attaque contre des militants d&rsquo;extrême gauche rue du Gros-Horloge à Rouen en mars 1976. Mais il fréquente également d&rsquo;autres personnages à l&rsquo;UED de Sciences-Po, que ce soit Patrice Henry Duchene, titulaire d&rsquo;un DESS «Études de marché et d&rsquo;opinion», ancien associé du journal mégretiste Le Français et ancien membre du CSA, Yves Boverro, ancien directeur de cabinet de Bruno Mégret à Vitrolles, Antoine Gabizon, également membre du GUD, Jean-Baptiste Bobin, directeur de cabinet du préfet en région PACA ou Frédéric Sauvegrain, cadre du FN. E. Ratier se fait d&rsquo;ailleurs remarquer avec tout ce petit monde lors de la violente bagarre qui oppose en janvier 1982 des militants de l&rsquo;UED et du GUD à des militants de gauche, affrontement au cours duquel est blessé Gauthier Guillet, adjoint à l&rsquo;urbanisme de B. Mégret à Vitrolles. Cela ne fut d&rsquo;ailleurs pas concluant pour E. Ratier qui choisit sans doute à ce moment là de troquer la barre de fer contre le stylo, ce qui présente évidemment moins de risques physiques&#8230;</p>
<p>Complétant sa formation en sciences politiques par une formation de journaliste au CFJ en 1982, il place quelques papiers au <em>Figaro-magazine</em> qui sort à peine de l&rsquo;influence de la Nouvelle Droite, entre en 1983 au service société de <em>Valeurs actuelles</em> puis à <em>Magazine-Hebdo</em>. Cela lui laisse le temps de travailler à l&rsquo;Anti Defamation League of B&rsquo;nai B&rsquo;rith, organisation juive américaine installée à l&rsquo;époque rue de Rennes et dirigée par Shimon Samuels, actuel responsable européen du Centre Simon Wiesenthal. Ne reculant devant aucun procédé pour gagner sa vie, il se fait embaucher comme consultant pour écrire une étude sur l&rsquo;extrême gauche mais est rapidement identifié et licencié. Il finit par rejoindre <em>Minute</em> en 1984. Il s&rsquo;occupe du secteur Grandes enquêtes &amp; documents et devient le rédacteur en chef de la lettre hebdomadaire confidentielle <em>La Lettre bleue</em> de 1986 à 1987. Représentant FO, il se retrouve en conflit avec la rédaction lors de la tentative de rachat de <em>Minute</em> en juillet 1986 par Yves de Montenay, industriel millionnaire, membre du Club de l&rsquo;Horloge et proche des ultra-libéraux du Parti républicain. Soutenue par E. Ratier, cette candidature se verra opposer un net refus des journalistes de <em>Minute</em>, dont une partie ira créer <em>Le Choc du Mois</em>. Participant à quelques numéros du <em>Spectacle du Monde</em>, du <em>Crapouillot</em>, propriété de Roland Gaucher à cette époque et des Dossiers de <em>National-Hebdo</em>, il finit par rejoindre le groupe de presse des époux Lefebvre, éditeurs de <em>Magazine-Hebdo</em>, qui comprend des titres aussi divers que <em>l&rsquo;Officiel protection-sécurité</em>, dont il devient directeur de la rédaction avec Serge Ferrand comme rédacteur en chef, ou <em>La Tribune parlementaire</em>. Alain Lefebvre, né le 1° avril 1947 dans le XVI° arrt. de Paris fut militant de la Fédération des Étudiants Nationalistes avant d&rsquo;entrer au GRECE et de s&rsquo;intéresser à l&rsquo;univers de la publicité en collaboration avec le journaliste Christian Blachas, animateur de l&rsquo;émission Culture-Pub. De 1989 à 1996, E. Ratier est avec Jean-Claude Valla le principal rédacteur de <em>La Lettre de Magazine-Hebdo</em>, lettre confidentielle qui apparaît comme l&rsquo;ébauche de celle qu&rsquo;il lance en 1996 avec l&rsquo;aide de F. Brigneau, <em>Faits &amp; Documents</em>, qui traite de la vie politique, des parutions périodiques et de l&rsquo;influence supposée des franc-maçons. C&rsquo;est d&rsquo;ailleur un domaine qu&rsquo;il connaît bien puisqu&rsquo;il a été initié à la loge La Nef de Saint Jean de la Grande Loge Nationale Française, à la Garenne-Colombes. Il apparaît ainsi en 1989 comme membre du bureau de la loge, qui a été dissoute par la suite par la GLNF.</p>
<p>Parallèlement à cette activité de journaliste de presse, E. Ratier édite de multiples ouvrages antimaçonniques, «antisionnistes» ou plus récemment anti-antifascistes. Bien implantés au sein de la mouvance nationaliste, ses ouvrages et sa lettre confidentielle jouissent d&rsquo;un soutien qui ne s&rsquo;est jamais démenti, en particulier de la part du Front National dont le journal <em>Français d&rsquo;abord !</em> lui achetait régulièrement des informations. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs sous la plume élogieuse de Damien Barillet, né en 1968, rédacteur en chef et lieutenant de Bruno Mégret qu&rsquo;a été annoncée en décembre 1996 la publication de <em>Faits &amp; Documents</em>.<br />
E. Ratier est néanmoins bien placé pour s&rsquo;assurer une véritable autopromotion au sein du mouvement national puisqu&rsquo;il jouit d&rsquo;une véritable tribune régulière à <em>National-Hebdo</em> sous la signature de Gabriel Lindon. Par le passé, E. Ratier a pu malgré tout s&rsquo;attirer de solides inimitiés par un comportement étrangement opportuniste pour un véritable militant de la cause nationale. C&rsquo;est ainsi que la publication en novembre 1996 par <em>WOTAN</em>, journal des Charlemagne Hammer Skins, d&rsquo;une lettre qui lui était attribuée provoqua sa fureur et une plainte pour diffamation de sa part : «<em>Chers amis de Wotan, je tiens à vous remercier pour votre sympathique envoi. Je suis très enthousiaste de constater que votre combat contre le sous-homme Juif est en bonne voie. WOTAN est un venin redoutable et nos amis sémites ne devraient pas tarder à entreprendre certaines mesures pour limiter les dégâts à son encontre mais tenez bon ! J&rsquo;ai été très peiné de savoir que WOTAN avait été retiré de la vente à l&rsquo;Æncre suite à la répression de la Juiverie française. J&rsquo;espère que vous continuerez plus que jamais la lutte contre tous ceux qui se mettent sur votre chemin, et ce, quels qu&rsquo;ils soient. M.A.J. !</em> » Accusant les CHS dans National-Hebdo d&rsquo;être des faussaires, E. Ratier n&rsquo;avait en fait pas du tout apprécié que ces derniers publient auparavant sa lettre de demande de service de presse que ponctuaient des amitiés sans ambiguité. En retour, <em>WOTAN</em> accusa à son tour E. Ratier d&rsquo;être à l&rsquo;origine du refus de dépôt-vente de la revue par l&rsquo;Æncre, refus dont le motif officiel était une saisie du journal par la police. Les principaux actionnaires de l&rsquo;Æncre étaient à cette époque Thierry Dreschmann et Philippe Randa, dont l&rsquo;amitié pour l&rsquo;écrivain nationaliste anti-skinheads Jean-Paul Bourre ne s&rsquo;est jamais démentie. Les CHS portaient alors ce jugement sur E. Ratier : «<em>Qui est Ratier ? Rien, si ce n&rsquo;est un «pseudo-universitaire», un «historien» à deux sous qui se prend pour le David Irving français, un affabulateur mythomane [...] dont l&rsquo;intérêt est de rester un individu respectable, histoire de fourguer ses bouquins de merde aux bibliothèques des mairies FN. Il est intéressant de remarquer comment un «antijuif» tel que M. Ratier va se plaindre auprès d&rsquo;un agent de ZOG.</em>»<br />
Et de conclure : «<em>L&rsquo;ensemble des CHS lance un appel national à tous nos lecteurs afin d&rsquo;obtenir l&rsquo;adresse personnelle de M. Emmanuel Ratier afin qu&rsquo;il lui soit donné l&rsquo;occasion de nous démontrer en personne et au plus vite si le gratte-papier scribouillard de merde qu&rsquo;il est a autant de courage en actes qu&rsquo;en paroles</em>&#8230;» Les CHS ne semblent pas avoir su à l&rsquo;époque que les deux adresses officielles d&rsquo;E. Ratier sont situées rue Creuvier à Rouen et rue de Maubeuge dans le neuvième arrt. de Paris, cette dernière étant au nom de Véronique Malandain, mais qu&rsquo;il est également courant de le rencontrer dans le quartier de la rue Daguerre dans le XIV° arrt.. L&rsquo;arrestation début 1997 des principaux animateurs de ce réseau néo-nazi, en particulier le Marseillais réfugié à Londres Hervé Guttuso, n&rsquo;a pu que réjouir E. Ratier.</p>
<p>De fait, sa principale limite semble être son ambition démesurée, alimentée par un ego surdimensionné. Cela se traduit par des lettres d&rsquo;autopromotion dithyrambiques qui alignent les petites phrases à la gloire de ce «grand journaliste indépendant» : lettre de remerciement et félicitations de Jean-Marie Le Pen, louanges de F. Brigneau, <em>Réfléchir &amp; Agir</em> ou <em>Haute Protection</em>, revue du «capitaine» Paul Barril. Cette ambition le pousse également à produire des livres dont il sait parfaitement qu&rsquo;ils en feront un auteur incontournable au sein du courant nationaliste, même si son travail n&rsquo;est souvent qu&rsquo;un réchauffement de la soupe élaborée par le défunt Yann Moncomble. Mais E. Ratier rêve également d&rsquo;une véritable reconnaissance par ses ennemis, ce qui explique ses sempiternelles jérémiades sur le pillage dont il serait victime, les «attaques» dont il serait la cible ou les très nombreuses informations sur les mouvements nationalistes contenues dans <em>Faits &amp; Documents</em>. E. Ratier n&rsquo;a jamais hésité à sacrifier les siens pour son propre intérêt particulier. Cela le pousse d&rsquo;ailleurs à être prudent plutôt que téméraire et à racheter à l&rsquo;agence Sygma tous les clichés pris lors de l&rsquo;université d&rsquo;été 1998 du FN sur lesquels on pouvait ne serait-ce que l&rsquo;apercevoir. Pour autant, il sait ménager son milieu et il a fait preuve de la plus haute circonspection dans la crise qui a secoué le mouvement national fin 1998. Lié aux «putchistes» menés par Bruno Mégret, comme par exemple Jean-Claude Bardet qui était un invité particulier à son mariage et n&rsquo;a jamais caché son mépris pour Le Pen qu&rsquo;il considère depuis longtemps comme dépassé, il a dans un premier temps accusé le coup. Désaffection du public, baisse des réabonnements, querelle avec Le Pen lors d&rsquo;un banquet des directeurs de presse nationalistes, suppression de sa rubrique dans <em>National-Hebdo</em>&#8230; 1999 a été indéniablement une année difficile. Mais Ratier a réussi à rétablir la barque et a retrouver une situation comparable à l&rsquo;avant-scission. On a pu le voir aux BBR 2000 et 2001 et il a repris sa rubrique de <em>National-Hebdo</em> sous le pseudonyme de Michel Limier. Signe de ce rapprochement avec les lepénistes, il est intervenu lors du dernier conseil scientifique du FN début décembre. Il a par ailleurs resserré les rangs avec les autres directeurs de presse en lançant l&rsquo;année dernière avec Jean-Claude Varanne (National-Hebdo), Serge de Beketch (Libre Journal de la France Courtoise), Camille Galic (Rivarol) et Claude Giraud (Monde &amp; Vie) un appel au gouvernement pour que celui-ci revienne sur sa décision d&rsquo;accorder une subvention de 15 millions de frs à l&rsquo;<em>Humanité</em> ainsi que sur la suppression de l&rsquo;aide de 700000 frs à <em>Présent</em> décidée en 1997 par Jack Lang. Il a par ailleurs eu le plaisir de voir ses ouvrages sortir de la sphère européenne grâce à l&rsquo;édition en langue arabe de deux ouvrages consacrés aux organisations juives (Betar et B&rsquo;nai B&rsquo;rith). Il le doit à la petite maison d&rsquo;édition Dar Tlass, propriété du très antisémite général syrien Mustapha Tlass, ministre de la Défense de son pays et vieux contact des néo-fascistes français (cf <em>REFLEXes</em> n°51). Par ailleurs, la mort récente d&rsquo;Henri Coston fait de lui à présent le seul archiviste de la droite nationaliste ce qui devrait bien arranger ses affaires, même si les archives en tant que telles lui ont échappé.</p>
<p>Signe que cet homme est éclectique, on a pu le voir cet été au Pakistan visiter les Kalash, petit peuple d&rsquo;origine indoeuropéenne persécuté par le gouvernement pakistanais ou cet automne faire l&rsquo;indien sous un tipi du côté de Pontoise tout en gardant un oeil sur le groupe informel de rencontres qu&rsquo;il a mis sur pied le dernier lundi de chaque mois&#8230; Mais lorsqu&rsquo;on est franc-maçon et que l&rsquo;on a travaillé pour l&rsquo;ADL, on sait tout faire&#8230;</p>
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		<title>Liste non-exhaustive d’événements « marquants »</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Feb 2003 12:01:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe union défense (GUD)]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Yves Le Gallou]]></category>
		<category><![CDATA[Montpellier]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Renouveau Étudiant Parisien (REP)]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Deyzieu]]></category>

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		<description><![CDATA[1993 30 mars • Paris-Tolbiac / Descente du GUD : deux étudiants frappés. 7 avril • Paris-Panthéon / Descente du GUD : trois étudiants frappés. 29 octobre • Paris-Assas : affrontements entre une dizaine de militants de l’Unef venus distribuer un tract et environ 20 gudards. • Paris-Dauphine : descente d’une quarantaine de militants appartenant [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>1993</strong></p>
<p><strong>30 mars<br />
</strong>• Paris-Tolbiac / Descente du GUD : deux étudiants frappés.</p>
<p><strong>7 avril<br />
</strong>• Paris-Panthéon / Descente du GUD : trois étudiants frappés.</p>
<p><strong>29 octobre<br />
</strong>• Paris-Assas : affrontements entre une dizaine de militants de l’Unef venus distribuer un tract et environ 20 gudards.<br />
• Paris-Dauphine : descente d’une quarantaine de militants appartenant au «Collectif nationaliste étudiant» venus empêcher le déroulement d’un meeting antiraciste, en représailles de l’action sur Assas.</p>
<p><strong>5 novembre<br />
</strong>Paris-Sorbonne / Descente de militants du REP qui entonnent des chants nazis dans la Cour d’honneur.</p>
<p><strong>23 novembre<br />
</strong>Paris-Jussieu : descente du REP, deux étudiants et un enseignant frappés.</p>
<p><strong>26 novembre<br />
</strong>Paris-Sorbonne / Descente du REP : un étudiant frappé.</p>
<p>1994</p>
<p>13 janvier<br />
Montpellier : 3 militants de l’Unef de l’université de Lettres sont blessés par 5 individus cagoulés et les poches pleines d’autocollants du GUD.</p>
<p><strong>20 janvier<br />
</strong>Paris-Sorbonne / Descente du GUD : deux étudiants molestés.</p>
<p><strong>27 janvier<br />
</strong>Paris-Sorbonne : descente du GUD lors du dépouillement des élections universitaires : un appariteur blessé à coups de nunchaku. Une conférence sur la Shoah est interrompue, ses participants sont évacués.</p>
<p><strong>9 février<br />
</strong>Rouen : environ 10 gudards aspergent de gaz lacrymogène le hall de la fac de Lettres.</p>
<p><strong>2 mars<br />
</strong>Paris-Jussieu : descente du REP, des étudiants sont frappés, le local de l’Unef-id est saccagé.</p>
<p><strong>7 mars<br />
</strong>Paris-Sorbonne : présence de militants du REP. Ils en sont chassés par 150 étudiants après avoir agressé un étudiant portant une Kippa.</p>
<p><strong>14 mars<br />
</strong>Paris-Censier : descente du REP, une étudiante blessée.</p>
<p><strong>17 mars<br />
</strong>Paris-Assas : 30 gudards bloquent l’accès de l’université pour protester contre le mouvement anti-CIP (quand on parle de jaunes à la solde du patronat…).</p>
<p><strong>8 avril<br />
</strong>Montpellier : devant l’université Paul Valéry (Sciences humaines), plusieurs militants de l’Unef essuient des coups de feu de la part de colleurs du FNJ.</p>
<p><strong>13 avril<br />
</strong>Montpellier : Nicolas Arnoux et Dominique Mimuzzo (GUD/FNJ) sont mis en examen pour «violences avec armes», suite aux événements du 8 avril.</p>
<p><strong>7 mai<br />
</strong>Paris : lors d’une manifestation interdite contre «cinquante ans d’impérialisme américain», Sébastien Deyzieu, militant d’extrême droite, fuit un contrôle d’identité et tombe du 5ème étage d’un immeuble. Il meurt des suites de ses blessures. 107 manifestants sont arrêtés après des heurts avec les forces de l’ordre.</p>
<p><strong>9 mai<br />
</strong>Paris : création d’un «comité du 9 mai», regroupant FNJ, GUD et JNR, qui doit servir de cadre unitaire aux organisations nationalistes pour lutter contre la «répression antionales». Jean-Yves Le Gallou leur apporte son soutien.</p>
<p><strong>11 mai<br />
</strong>Paris : des militants du GUD et du FNJ investissent les locaux de Fun Radio et interviennent de force à l’émission «Love in Fun».</p>
<p><strong>16 mai<br />
</strong>Paris : Serge Faubert, journaliste de L’Événement du Jeudi est molesté par Frédéric Chatillon (GUD).</p>
<p><strong>9 novembre<br />
</strong>Paris : 2 salles de cinéma diffusant le film de Claude Lanzmann à la gloire de l’armée israélienne, Tsahal, sont aspergées de gaz lacrymogène. L’action est revendiquée par le GUD.</p>
<p><strong>14 décembre<br />
</strong>Paris-Saint Hippolyte : 30 gudards débarquent dans le centre Saint Hippolyte (XIIIe), et agressent cinq étudiants. 2 des victimes doivent être hospitalisées.</p>
<p>1995</p>
<p>12 janvier<br />
Paris : à la question d’un journaliste sur le respect de la liberté d’expression à Assas, Philippe Ardant, président de l’université, répond : «Même si elle n’est pas parfaite (sic), je suis persuadé qu’elle est plus importante que dans d’autres universités parisiennes, où l’ordre règne “comme à Varsovie”« (Le Figaro).</p>
<p><strong>27 janvier<br />
</strong>Paris-Sorbonne : Gwénael Le Brazidec (REP/FNJ) est mis en examen pour «violence avec arme sur personne vulnérable», après avoir frappé avec un nunchaku un étudiant tunisien handicapé. Dans un communiqué, le FNJ affirme que Le Brazidec «ne faisait que se défendre contre les agressions répétées à la Sorbonne de l’organisation terroriste gauchiste SCALP (sic) et de l’UNEF, section étudiante communiste (re-sic)».</p>
<p><strong>2 février<br />
</strong>Paris-Sorbonne : lors des élections universitaires, 30 militants du GUD et du CNS sont repoussés pacifiquement par 500 étudiants.</p>
<p><strong>14 février<br />
</strong>Paris-Assas : un élu de l’UNEF-ID est blessé par Pierre Oldoni (GUD) dans le hall de la fac. Il est hospitalisé.</p>
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		<title>Petite musique de nuit (et brouillard…)</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Apr 2002 10:39:52 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Greg Reemers]]></category>
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		<category><![CDATA[Rock Against Communism (RAC)]]></category>
		<category><![CDATA[Rock Identitaire Français (RIF)]]></category>
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		<description><![CDATA[Docteur Merlin, Jean-Pax Méfret, Isabella… La droite extrême nous a toujours surpris par la perspicacité de ses goûts musicaux et la qualité des chanteurs ou chanteuses se réclamant de ses idées. Mais ces troubadours des temps modernes ne sont en fait que l’arbre qui cache la forêt car au delà de ces aspects folkloriques, la musique constitue l’un des principaux enjeux du combat des jeunes nationalistes. Nous verrons dans cet article un aperçu de la scène bonehead française et européenne, laissant le Rock Identitaire Français pour un prochain REFLEXes.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Docteur Merlin, Jean-Pax Méfret, Isabella… La droite extrême nous a toujours surpris par la perspicacité de ses goûts musicaux et la qualité des chanteurs ou chanteuses se réclamant de ses idées. Mais ces troubadours des temps modernes ne sont en fait que l’arbre qui cache la forêt car au delà de ces aspects folkloriques, la musique constitue l’un des principaux enjeux du combat des jeunes nationalistes. Nous verrons dans cet article un aperçu de la scène bonehead française et européenne, laissant le Rock Identitaire Français pour un prochain REFLEXes.<br />
La scène bonehead demeure le plus ancien vecteur de diffusion des thèmes nationalistes musicaux. Si les premiers groupes nazi-skins français datent de la première moitié des années 1980, on peut raisonnablement associer la structuration de cette scène avec la création du label brestois Rebelles Européens. Créée en 1987 par Gaël Bodilis, l’association sort son premier disque avec le groupe Brutal Combat. Bodilis n’est pas vraiment ce qu’on pourrait appeler un touriste dans le milieu politique : fasciné par Léon Degrelle et Primo de Rivera, il entre à la même époque au FNJ qu’il quitte quelques mois plus tard pour Troisième Voie. Son label est alors l’un des plus important d’Europe, l’amateurisme étant encore la règle. Cela l’amène tout naturellement à se lancer dans l’organisation de concerts avec les groupes phares de cette époque : Legion 88, Bunker 84, Skinkorps, Brutal Combat… Celui (annulé) du 28 mai 1988 avec Skrewdriver &#8211; le groupe de feu Ian Stuart Donaldson &#8211; en tête d’affiche se transforme en émeute et ratonnades. Cela contribue largement à placer le label sous les projecteurs médiatiques et à le mettre hors-course. Une autre tentative est lancée au début des années 1990 avec l’Association Musicale Européenne (AME). Animée principalement par un bonehead de la région PACA, Richard Sauvage<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petite-musique-de-nuit-et-brouillard/#footnote_0_16" id="identifier_0_16" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. REFLEXes n&deg;47">1</a></sup>, l’association se veut un outil de diffusion de la musique nationaliste et s’appuie sur quelques relais dans l’Ouest et dans l’Essonne. Mais Ritchie n’a qu’un sens restreint de l’organisation et l’expérience s’avère vite un fiasco. Le renouveau de la scène skinhead à partir de 1993 se fait donc sans lui. Une nouvelle génération est en effet apparue, souvent très jeune, investissant massivement l’outil des skinzines, plus nombreux et plus politisés. Leur diffusion est certes restreinte (150 à 200 exemplaires maximum) et leur existence assez courte (moyenne de 4 à 5 numéros), mais leur renouvellement continu est le signe d’un nouveau développement du mouvement. Les groupes musicaux sont eux aussi en pleine reconstitution malgré une durée de vie assez courte. Citons en vrac, 9e Panzer Symphonie<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petite-musique-de-nuit-et-brouillard/#footnote_1_16" id="identifier_1_16" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La 9&egrave;me existe toujours et anime un petit label, RIH Kontact, ainsi qu&rsquo;un skinzine &agrave; la parution erratique, Engrenage infernal">2</a></sup>, Les Chauves Pourris, 5e Colonne, Oïffensive, Jeune Garde, Force de Frappe, Ultime Assaut…</p>
<p>On estime alors la mouvance skin à près d’un millier de membres dont un noyau dur de 150 à 200 personnes, qui se répartissent géographiquement entre la région parisienne, la Normandie, la Bretagne, le Sud, et enfin l’Est de la France. Certains groupes sont plus structurés que d’autres. À Bordeaux, l’équipe du skinzine <em>Un Jour Viendra</em> a à son actif l’organisation de plusieurs concerts dans la région bordelaise. À chaque fois, entre 200 et 300 skins viennent de toute la France et même d’Europe (Angleterre, Espagne, Italie&#8230;). On peut avoir un témoignage tardif de cette importance de Bordeaux à l’échelon national avec une vidéo produite par un groupe de birds animé entre autres par Agnès Gustin : Crazy Birds Crew. Cette K7 destinée à «tous les NS» montre quelques aspects des concerts bordelais de la saison 96/97 avec des prestations de Durandal, Rafale (préformation du groupe toulousain Skuld) mais aussi English Rose ou les Espagnols de Torquemada. Une autre région phare est la Normandie.</p>
<p>En décembre 1993, un concert RAC (Rock Against Communism) réunit près de Caen environ 500 skins, dont de nombreux Parisiens venus en car. Rien d’étonnant à cela, car Caen est une ville où le PNFE dispose alors d’un groupe important dirigé par le vice-président du parti, Eric Sausset. L’état actuel de mort clinique du PNFE ne permet plus d’avoir une idée correcte de son importance dans la scène nazi-skin à cette époque. Un autre bastion dans la région : Le Havre. On y retrouve une vieille connaissance, Régis Kérhuel (<em>alias</em>Madskin), l’ancien bassiste des Evilskins qui a été inculpé plusieurs fois pour coups et blessures<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petite-musique-de-nuit-et-brouillard/#footnote_2_16" id="identifier_2_16" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jeunesses Nationalistes R&eacute;volutionnaires anim&eacute;es par Serge Ayoub, alias Batskin. Longtemps principale figure de la sc&egrave;ne nazi-skin, ce triste individu s&rsquo;est ensuite recycl&eacute; dans le mileu Biker puis a &eacute;t&eacute; emprisonn&eacute; pour trafic de stup&eacute;fiants. Lib&eacute;r&eacute;, il serait actuellement en reconversion au Salvador.">3</a></sup>. Mais cette nouvelle génération havraise s’organise aussi autour d’une revue et d’un groupe portant le même nom, Viking, dirigés tous les deux par un étudiant, Greg Reemers. Très actif, il se déplace alors beaucoup en France et en Europe, notamment en Angleterre où il joue en décembre 1994 avec son groupe pour un concert organisé par Charlie Sargent et Combat 18.</p>
<p>Cette implication des relations étrangères, leur personnalisation en France ainsi que deux grosses affaires criminelles vont venir faucher la scène skinhead en plein vol.</p>
<p><strong>1995, année fatidique</strong></p>
<p>1995 est en effet l’année des meurtres et des embrouilles. Meurtres au Havre et à Paris tout d’abord qui voient l’implication de quelques seconds couteaux du mouvement mais qui vont durablement marquer le milieu par la répression policière qui s’en suit, ainsi que par la réaction du FN. Les relations entre ce parti et la scène skinhead sont en effet depuis longtemps déjà basées sur un malentendu. Une majeure partie des jeunes skinheads a en effet été bercée par les récits et/ou les légendes des «anciens», en particulier des JNR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petite-musique-de-nuit-et-brouillard/#footnote_3_16" id="identifier_3_16" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Se reporter &agrave; REFLEXes n&deg; 47 et 50 pour de plus amples d&eacute;tails.">4</a></sup>, sur la perméabilité du DPS et la tolérance du FN à leur égard. Mais en 1995 les temps ont changé. Le parti de J.-M. Le Pen représente 15 % des suffrages et n’a plus à se soucier de jeunes nationalistes considérés comme incontrôlables. Les assassins de la manif du Premier mai à Paris sont donc livrés sans remords par B. Courcelle, responsable du DPS. Cette situation déstabilise le milieu alors même qu’il est déjà en proie à la rivalité entre Greg Reemers et Hervé Guttuso.</p>
<p>Celui-ci est un skinhead d’origine marseillaise entré très jeune (14 ans) dans le milieu. Parti en 1992 aux États-Unis, il y découvre la confrérie skinhead Hammer Skins qui se développe alors dans tous les États-Unis mais aussi au Canada, en Australie, ainsi que vers l’Europe (Allemagne, Suisse et même République tchèque). Guttuso se charge alors de créer la branche française qu’il baptise Exiled Charlemagne Hammer Skin : exilée puisque pour l’instant basée aux États-Unis, Charlemagne en souvenir de la division SS composée de Français. Après une première tentative ratée, il se rabat sur la confection d’une revue intitulée <em>Terreur d’Élite</em>, au contenu violemment antisémite et destinée à diffuser en France les thèses des groupes suprémacistes blancs. Pour ces derniers, une conspiration juive influence et domine la politique des nations blanches, visant à l’abâtardissement de celles-ci en prônant le métissage, les États-Unis et sa capitale étant pour eux aux mains d’un gouvernement d’occupation d’origine juive, qu’ils ont baptisé ZOG (Zionist Occupation Government). Autour de ce concept se rassemblent les membres du KKK, les nationaux-socialistes, les catholiques antisémites, les skins prônant la «résistance» par tous les moyens, y compris par les armes. Le cas le plus connu est le mouvement The Order dirigé par Bob Mathews, qui fut impliqué dans des braquages et des assassinats de la fin 1983 à la fin 1984. Mathews fut abattu par le FBI, tandis que plusieurs de ses militants furent condamnés à perpétuité. Ces derniers sont devenus des héros pour les nazis américains et ils sont désignés dans leur presse comme des prisonniers de guerre (POW). L’un d’entre eux, David Lane, a écrit plusieurs textes qui sont devenus des références pour ces mouvements. Ces mêmes groupes ont également adopté pour signature une phrase de Lane : «Nous devons assurer l’existence de notre race et un futur pour les enfants blancs», connue aussi sous le nom des «14 mots de Lane». Mais la revue sert aussi à Guttuso pour régler ses comptes avec le mouvement skin français qu’il trouve trop mou. Fin 1993, Guttuso rentre à Marseille, bien décidé à recruter pour la CHS. Il était inévitable que Guttuso entre en conflit avec Reemers, auréolé de ses contacts avec Blood &amp; Honour<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petite-musique-de-nuit-et-brouillard/#footnote_4_16" id="identifier_4_16" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cet homme a un pass&eacute; &eacute;loquent: condamn&eacute; pour une bagarre avec un punk (2 mois de prison), puis &agrave; nouveau &agrave; la suite d&rsquo;une bagarre lors d&rsquo;un concert en d&eacute;cembre 1985, bagarre qui fit un bless&eacute; grave (30 mois dont six avec sursis en ao&ucirc;t 1986) ; participant actif aux ratonnades &agrave; Brest du 28 mai 1988 ; condamn&eacute; &agrave; 3 mois fermes en comparution directe puis &agrave; un mois ferme en septembre 1988. Le 30 octobre 1988 arr&ecirc;t&eacute; pour avoir avec trois autres skinheads &agrave; moiti&eacute; d&eacute;truit un bar du Havre, le Restobar ; condamn&eacute; avec Ayoub, Giraud et E. Rossi le 19 janvier 1994 &agrave; 8 mois de prison avec sursis a la suite de l&rsquo;attaque d&rsquo;un groupe de jeunes le 22 avril 1990 ; poursuivi et incarc&eacute;r&eacute; depuis le 12 juin 1998 pour le meurtre de James Dindoyal, le 19 juin 1990 et condamn&eacute; en novembre 1998. &Agrave; noter qu&rsquo;il &eacute;tait int&eacute;gr&eacute; au DPS lors des BBR de 1997&hellip;">5</a></sup>. Commencée sur des questions mineures (une annulation de concert à Marseille en juin 1995 par exemple), la rivalité prend assez vite le masque du conflit organisationnel entre les CHS et Blood &amp; Honour France. Utilisant la revue des CHS, <em>Wotan</em>, Guttuso ne rate pas une occasion de tourner en ridicule Reemers et ses amis (<em>cf. illustration</em>). Cette situation déchire le milieu et dure jusqu’à l’arrestation en décembre 1997 et janvier 1998 en France et en Angleterre, dans le cadre de l’enquête sur la profanation du cimetière de Toulon en juin 1996, de Guttuso et ses amis, Éric Monnier (Lyon), Ronald Robin et Cyril Dieupart (Rouen). Ces derniers, très actifs sur la scène Black Metal nazie, marquaient le rapprochement entre des skins déçus par leur milieu et un genre musical propice à la diffusion de l’idéologie NS.</p>
<p><em>Qui fait le malin tombe dans le ravin !</em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_16" class="footnote">Cf. <em>REFLEXes</em> n°47</li><li id="footnote_1_16" class="footnote">La 9ème existe toujours et anime un petit label, RIH Kontact, ainsi qu’un skinzine à la parution erratique, <em>Engrenage infernal</em></li><li id="footnote_2_16" class="footnote">Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires animées par Serge Ayoub, <em>alias</em> Batskin. Longtemps principale figure de la scène nazi-skin, ce triste individu s’est ensuite recyclé dans le mileu Biker puis a été emprisonné pour trafic de stupéfiants. Libéré, il serait actuellement en reconversion au Salvador.</li><li id="footnote_3_16" class="footnote">Se reporter à <em>REFLEXes</em> n° 47 et 50 pour de plus amples détails.</li><li id="footnote_4_16" class="footnote">Cet homme a un passé éloquent: condamné pour une bagarre avec un punk (2 mois de prison), puis à nouveau à la suite d’une bagarre lors d’un concert en décembre 1985, bagarre qui fit un blessé grave (30 mois dont six avec sursis en août 1986) ; participant actif aux ratonnades à Brest du 28 mai 1988 ; condamné à 3 mois fermes en comparution directe puis à un mois ferme en septembre 1988. Le 30 octobre 1988 arrêté pour avoir avec trois autres skinheads à moitié détruit un bar du Havre, le Restobar ; condamné avec Ayoub, Giraud et E. Rossi le 19 janvier 1994 à 8 mois de prison avec sursis a la suite de l’attaque d’un groupe de jeunes le 22 avril 1990 ; poursuivi et incarcéré depuis le 12 juin 1998 pour le meurtre de James Dindoyal, le 19 juin 1990 et condamné en novembre 1998. À noter qu’il était intégré au DPS lors des BBR de 1997…</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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