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	<title>REFLEXes &#187; Rivarol</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Manifestation des Jeunesses Nationalistes à Paris du 29 septembre 2012 : essai non transformé</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Oct 2012 18:07:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Annoncée de longue date, la mobilisation autour du samedi 29 septembre devait être l’occasion pour les Jeunesses Nationalistes de monter une manifestation autonome sur Paris sur le thème « Maitres chez nous! » et en profiter pour lancer officiellement la section Paris-Banlieue des JN. Le résultat est plus que mitigé pour Alexandre Gabriac et ses [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Annoncée de longue date, la mobilisation autour du samedi 29 septembre devait être l’occasion pour les Jeunesses Nationalistes de monter une manifestation autonome sur Paris sur le thème « Maitres chez nous! » et en profiter pour lancer officiellement la section Paris-Banlieue des JN. Le résultat est plus que mitigé pour Alexandre Gabriac et ses troupes.Si les Jeunesses Nationalistes sont actuellement sans conteste le groupe nationaliste le plus actif<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/manifestation-des-jeunesses-nationalistes-a-paris-du-29-septembre-2012-essai-non-transforme/#footnote_0_489" id="identifier_0_489" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Apr&egrave;s Perpignan, Toulon, Toulouse, Paris et la Haute-Savoie, c&rsquo;est &agrave; Amiens et Marseille que l&rsquo;on peut s&rsquo;attendre &agrave; voir appara&icirc;tre de futures sections">1</a></sup> et en passe numériquement de venir chatouiller les Identitaires et <a href="http://reflexes.samizdat.net/13-mai-2012-3eme-edition-de-la-facho-pride-de-batskin/">Troisième Voie</a><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/manifestation-des-jeunesses-nationalistes-a-paris-du-29-septembre-2012-essai-non-transforme/#footnote_1_489" id="identifier_1_489" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Deux mouvements auxquels ils ont piqu&eacute; derni&egrave;rement des militants et des cadres quand il ne s&rsquo;agit pas de section">2</a></sup> , ils n’ont pas encore de groupe officiel à Paris. Cette manifestation du 29 septembre était donc l’occasion pour <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/">Alexandre Gabriac</a> de lancer la section parisienne annoncée le mois dernier, et qui selon toute vraisemblance devrait en partie s’appuyer sur le GUD Paris, dirigé désormais par <a href="http://reflexes.samizdat.net/manifestation-nationaliste-du-9-juin-facho-incognito/">Logan Duce</a>, depuis le départ d’Edouard Klein<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/manifestation-des-jeunesses-nationalistes-a-paris-du-29-septembre-2012-essai-non-transforme/#footnote_2_489" id="identifier_2_489" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Les mises &agrave; l&rsquo;amende r&eacute;guli&egrave;re de Klein par les antifas mais &eacute;galement les fafs, cadrant mal avec le r&ocirc;le de chef du [GUD, l&rsquo;ont finalement pouss&eacute; vers la sortie.">3</a></sup> et Baptiste Coquelle<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/manifestation-des-jeunesses-nationalistes-a-paris-du-29-septembre-2012-essai-non-transforme/#footnote_3_489" id="identifier_3_489" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Parti au FN">4</a></sup>. Ce dernier est en effet très proche de Gabriac et des Jeunesses Nationalistes. Il se rend en Italie avec eux, est présent à Lyon où il participe à l'action à la gare Lyon Part-Dieu (action qui verra Benedetti et d'autres se faire interpeller)...</p>
<p>Afin d’appuyer au mieux cette mobilisation et le retour aux affaires de <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-interpretations-du-fascisme-dans-lentre-deux-guerres/">l’Œuvre Française</a><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/manifestation-des-jeunesses-nationalistes-a-paris-du-29-septembre-2012-essai-non-transforme/#footnote_4_489" id="identifier_4_489" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Dont les Jeunesses Nationalistes sont l&rsquo;&eacute;manation directe">5</a></sup> , Yvan Benedetti en avait profité pour organiser une réunion publique de l’OF sur Paris le 28 septembre, chose qui n’était pas arrivée depuis longtemps. Une bonne centaine de personnes viendront écouter, en plus d'A. Gabriac et I. Benedetti, les invités de l'OF : André Gandillon du journal <a href="http://reflexes.samizdat.net/militant/">Militant</a>, Jérôme Bourbon de Rivarol et <a href="http://www.liberation.fr/societe/2012/10/02/une-amende-de-6-000-euros-pour-des-injures-homophobes-contre-delanoe_850348?xtor=rss-450" target="_blank">Hervé Ryssen-Lalin</a>. Ce dernier se manifestant de plus en plus au côté de l'Oeuvre Française, puisqu'on le retrouvera le lendemain au côté d'Ivan Benedetti :</p>
<div id="attachment_1657" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/Ryssen-Benedetti.jpg"><img class="wp-image-1657" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/Ryssen-Benedetti-1024x680.jpg" alt="Sur la gauche, bras croisés, Hervé Ryssen" width="600" height="399" /></a><p class="wp-caption-text">Sur la gauche, bras croisés, Hervé Ryssen</p></div>
<p>En début de semaine tout semblait se dérouler sans aucun problème pour les nationalistes. 24h avant le coup d’envoi de la manifestation, la préfecture de police de Paris prononçait son interdiction. Le travail d’information, effectué par les militants antifas parisiens pendant une semaine sur le lieu de départ de la manif des fafs n’est sans doute pas étranger à la montée en pression autour de cet événement.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/Affiche_portrait.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1658" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/Affiche_portrait.jpg" alt="Affiche portrait" width="600" height="817" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/Tract_antiJN_29-09-6e481.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1659" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/Tract_antiJN_29-09-6e481.jpg" alt="Tract_antiJN_29-09-6e481" width="474" height="327" /></a>C’était bien évidemment une option envisagée par les Jeunesses Nationalistes, puisqu’ils ont pris l’habitude ces derniers temps de se voir interdire certaines de leurs apparitions publiques. Le plan B était donc enclenché, à savoir une occupation symbolique, comme cela avait été fait à Lyon.</p>
<p>A se demander même si ce n&rsquo;est pas tout simplement le but recherché ? Si une manifestation à Paris ne réunissant guère plus de 100 personnes a peu de chance de faire l&rsquo;actualité du week-end dans <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/societe/tentative-de-manifestation-d-extreme-droite-a-paris-contre-le-racisme-anti-blanc_1168007.html" target="_blank">la presse</a><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/manifestation-des-jeunesses-nationalistes-a-paris-du-29-septembre-2012-essai-non-transforme/#footnote_5_489" id="identifier_5_489" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Voir&nbsp;la manif de juin contre le droit de vote aux &eacute;trangers ">6</a></sup> , en revanche une action avec promesse d&rsquo;agitation et d&rsquo;interpellations a toute les chances d&rsquo;attirer plus d&rsquo;un journaliste. Cela se vérifiera une fois de plus, puisque presse écrite et radio se feront les commentateurs de cette journée, donnant là une visibilité au JN qu&rsquo;ils ne méritaient pas.</p>
<p>Quelques heures après une conférence de presse dans les locaux de l’OF à laquelle participe Y. Benedetti, A. Gabriac et Pierre Marie Bonneau<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/manifestation-des-jeunesses-nationalistes-a-paris-du-29-septembre-2012-essai-non-transforme/#footnote_6_489" id="identifier_6_489" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Avocat toulousain tr&egrave;s proche de l&rsquo;OF. Il est actuellement l&rsquo;avocat d&rsquo;A. Gabriac bien sur, mais aussi de l&rsquo;Agrif dans son proc&egrave;s contre Houria Bouteldja des Indig&egrave;nes (le parquet ayant fait appel la relaxe de celle-ci une nouvelle audience aura lieu le 12 de ce mois), ou bien encore de Matthieu Clique, ancien responsable du Bloc Identitaire toulousain et incarc&eacute;r&eacute; pour tentative d&rsquo;homicide sur un &eacute;tudiant chilien (voir &laquo;&nbsp;Matthieu Clique, une chance pour Toulouse ?&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Un d&eacute;but pour Andr&eacute;s&laquo;&nbsp;">7</a></sup>, une grosse trentaine de militants nationalistes, au look très marqué, emmenés par Benedetti, se positionnaient sur le parvis de Notre-Dame pour prendre la parole. L’absence de drapeau, de banderole, de tract et l’improvisation quasi-comique de <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-voyages-forment-les-jeunesses-nationalistes/">Benedetti</a><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/manifestation-des-jeunesses-nationalistes-a-paris-du-29-septembre-2012-essai-non-transforme/#footnote_7_489" id="identifier_7_489" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&laquo; Non je ne suis pas une merde, je suis un &ecirc;tre humain &raquo;, grand moment de dialectique nationaliste !">8</a></sup>, tentant de rameuter les foules, sans succès, laisse clairement penser que l’objectif principal de <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120929.OBS4008/manifestation-d-extreme-droite-avortee-a-paris.html" target="_blank">cette action était de se faire embarquer</a>.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/2012-09-29_14-35-11.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1660" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/2012-09-29_14-35-11-1024x511.jpg" alt="2012-09-29_14-35-11" width="600" height="300" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/2012-09-29_14-42-46.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1661" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/2012-09-29_14-42-46-1024x512.jpg" alt="2012-09-29_14-42-46" width="474" height="237" /></a></p>
<p>A quelques mètres de cette trentaine d’individus, se mêlant à la foule, circulaient plusieurs petits groupes de militants d’extrême droite pour mettre en place un rideau de protection en cas d’attaque des antifas.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/2012-09-29_14-24-58.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1662" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/2012-09-29_14-24-58-1024x512.jpg" alt="Petits groupes « discrets » de natios " width="600" height="300" /></a></p>
<div id="attachment_1663" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/2012-09-29_14-34-34.jpg"><img class="wp-image-1663" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/2012-09-29_14-34-34-1024x512.jpg" alt="2012-09-29_14-34-34" width="600" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Petits groupes « discrets » de natios</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1664" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/2012-09-29_14-25-40.jpg"><img class="wp-image-1664" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/2012-09-29_14-25-40-1024x511.jpg" alt="Dans un groupe, comment reconnaitre un faf d’un flic ? c’est simple le second a une oreillette !!" width="600" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Dans un groupe, comment reconnaitre un faf d’un flic ? c’est simple le second a une oreillette !!</p></div>
<p>Dans la foule on notera au passage la présence de quelques militants du Renouveau Français (tels que Jean Lecointe ou encore Bruno Archier) venus en renfort, mais peu motivés pour se faire interpeller pour la gloire, et surtout pas pour la gloire de Gabriac et ses JN.</p>
<div id="attachment_1665" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/Lecointe.jpg"><img class="wp-image-1665" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/Lecointe-1024x512.jpg" alt="Lecointe et ses troupes de co-sanguins !!" width="600" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Lecointe et ses troupes de co-sanguins !!</p></div>
<p>Au passage, un grand merci à Richard Bonacase pour cette photo prise après leur interpellation et illustrant un compte rendu publié sur le site de Jeune Nation :<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/Richard-Bonacase.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1666" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/Richard-Bonacase.jpg" alt="Richard-Bonacase" width="600" height="450" /></a><br />
Le lecteur averti y reconnaitra dans le fond de profil Victor Lenta, l&rsquo;ancien du Bloc Identitaire de Toulouse, <a href="http://carredinfo.fr/toulouse-restructuration-dans-le-milieu-nationaliste-avec-lapparition-des-jeunesses-nationalistes-14345/" target="_blank">qui vient de monter la section des JN</a> dans cette ville, enterrant du même coup l&rsquo;expérience identitaire toulousaine. Militaire de carrière au 3me RPIMA de Carcassonne, il aura droit à son petit moment de gloire dans le récent documentaire de Spécial Investigation « <a href="http://unionantifascistetoulousaine.wordpress.com/2012/05/12/canal-epingle-les-identitaires-toulousains/" target="_blank">Racisme : l&rsquo;Armée au rapport</a> ». Ainsi que Pierre Marie Bonneau, l’avocat toulousain précédemment cité et qui aura la bonne idée de se faire interpeller avec ses futurs clients. Quand à Richard Bonacase, de Marignane, tout en étant le représentant du Parti de la France en PACA, il est aussi l&rsquo;organisateur de la réunion le 22 octobre prochain à Marseille en présence d&rsquo;A. Gabriac et I. Benedetti, annonciatrice d&rsquo;une nouvelle section JN à Marseille ??</p>
<h3>Arrestation de Gabriac : Héros ou zéro ?</h3>
<p>Et Gabriac dans tout ça ? Bien que n’étant pas dans le groupe de kamikazes pour les arrestations, il était bien présent dans les alentours de la place de Notre-Dame. Son arrestation place Saint-Michel n’était sans doute pas prévue au programme, le garçon connaissant en ce moment quelques ennuis judiciaires qui ont la fâcheuse tendance à s’accumuler<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/manifestation-des-jeunesses-nationalistes-a-paris-du-29-septembre-2012-essai-non-transforme/#footnote_8_489" id="identifier_8_489" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Dernier en date : 2 mois de prison fermes pour menaces de mort, d&eacute;cision le 22 octobre">9</a></sup>. La présence nombreuse de RG sur place<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/manifestation-des-jeunesses-nationalistes-a-paris-du-29-septembre-2012-essai-non-transforme/#footnote_9_489" id="identifier_9_489" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Les RG n&rsquo;ont visiblement pas oubli&eacute; que l&rsquo;&oelig;uvre Fran&ccedil;aise dans les ann&eacute;es 80, comptait pas mal de policiers dans ses rangs et avait tent&eacute; de tuer ou d&rsquo;enlever Patrick Gaubert, conseiller sp&eacute;cial de Pasqua sur l&rsquo;extr&ecirc;me droite.">10</a></sup> lui aura sans doute été fatale</p>
<div id="attachment_1667" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/29092012-IMG_0242.jpg"><img class="wp-image-1667" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/10/29092012-IMG_0242-1024x512.jpg" alt="Gabriac, opposant au système, mais avec une belle carte d'identité de &quot;Membre du Conseil Régional de Rhône-Alpes&quot;" width="600" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Gabriac, opposant au système, mais avec une belle carte d&rsquo;identité de &laquo;&nbsp;Membre du Conseil Régional de Rhône-Alpes&nbsp;&raquo;</p></div>
<p>Profitant de l’occasion l’OF et les JN annonçaient que Gabriac avait été hospitalisé suite à des violences policières, on parlera même de coma. Si on ne met pas en doute que la maréchaussée sait se montrer musclée dans ses interventions, on est en droit d’émettre quelques doutes sur la réalité des malaises d’Alexandre Gabriac. Ce dernier est familier <a href="http://www.lesinrocks.com/2011/10/11/actualite/zones-dombre-autour-de-lagression-de-lelu-nationaliste-alexandre-gabriac-118439/" target="_blank">d’histoires pour le moins farfelues</a>, la plus fameuse étant l’histoire de l’agression qui l’avait rendu amnésique …</p>
<h3>Et dans la sphère nationaliste ?</h3>
<p>Peu de relais et de répercussion dans les autres mouvements fafs de l’initiative des JN et de leurs arrestations. C&rsquo;est très certainement là un des échecs les plus patents pour les JN, ne pas avoir réussi à faire sortir dans la rue d&rsquo;autres orgas. Il faut dire que l’image sectaire de l’OF de ces dernières années n’est sans doute pas pour rien dans cet isolement. Le seul a avoir réagi, c’est l’ancien chef de Nouvelle Résistance et d’Unité Radicale, dont l’hostilité avec les chefs présents et passés de l’OF est une histoire ancienne mais toujours bien vivace comme en témoigne ce petit message laissé par Christian Bouchet sur son compte officiel facebook : « <em>Quatre gardes à vue et une cinquantaine d&rsquo;arrestations suite à la manif des benêts&#8230; Ceux qui ont approché les organisateurs de cette manif savent que Gabriac et Benedetti sont non seulement des imbéciles mais aussi des provocateurs fort utiles pour les journaleux anti-FN&#8230; De plus, ils sont les responsables de &laquo;&nbsp;La Flamme&nbsp;&raquo; le pire site de délation anti-Marine. Alors qu&rsquo;ils se retrouvent en taule me réjouit et j&rsquo;espère qu&rsquo;en plus les CRS leur auront bien cassé la gueule&#8230;. </em> »</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_489" class="footnote">Après Perpignan, Toulon, Toulouse, Paris et la Haute-Savoie, c&rsquo;est à Amiens et Marseille que l’on peut s&rsquo;attendre à voir apparaître de futures sections</li><li id="footnote_1_489" class="footnote">Deux mouvements auxquels ils ont piqué dernièrement des militants et des cadres quand il ne s’agit pas de section</li><li id="footnote_2_489" class="footnote">Les mises à l’amende régulière de Klein par les antifas mais également les fafs, cadrant mal avec le rôle de chef du [<a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a>, l’ont finalement poussé vers la sortie.</li><li id="footnote_3_489" class="footnote">Parti au FN</li><li id="footnote_4_489" class="footnote">Dont les Jeunesses Nationalistes sont l’émanation directe</li><li id="footnote_5_489" class="footnote">Voir <a href="http://reflexes.samizdat.net/manifestation-nationaliste-du-9-juin-facho-incognito/">la manif de juin</a> contre le droit de vote aux étrangers </li><li id="footnote_6_489" class="footnote">Avocat toulousain très proche de l&rsquo;OF. Il est actuellement l&rsquo;avocat d&rsquo;A. Gabriac bien sur, mais aussi de l&rsquo;Agrif dans son procès contre Houria Bouteldja des Indigènes (le parquet ayant fait appel la relaxe de celle-ci une nouvelle audience aura lieu le 12 de ce mois), ou bien encore de Matthieu Clique, ancien responsable du Bloc Identitaire toulousain et incarcéré pour tentative d&rsquo;homicide sur un étudiant chilien (voir &laquo;&nbsp;<a href="http://fafwatchmp.noblogs.org/post/2012/07/13/matthieu-clique-une-chance-pour-toulouse/" target="_blank">Matthieu Clique, une chance pour Toulouse ?</a>&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;<a href="http://unionantifascistetoulousaine.wordpress.com/2012/06/28/un-debut-pour-andres/" target="_blank">Un début pour Andrés</a>&laquo;&nbsp;</li><li id="footnote_7_489" class="footnote">« Non je ne suis pas une merde, je suis un être humain », grand moment de dialectique nationaliste !</li><li id="footnote_8_489" class="footnote">Dernier en date : 2 mois de prison fermes pour menaces de mort, décision le 22 octobre</li><li id="footnote_9_489" class="footnote"> Les RG n’ont visiblement pas oublié que l’œuvre Française dans les années 80, comptait pas mal de policiers dans ses rangs et avait tenté de tuer ou d’enlever Patrick Gaubert, conseiller spécial de Pasqua sur l’extrême droite.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Un week-end de fichu&#8230;</title>
		<link>https://reflexes.samizdat.net/un-week-end-de-fichu/</link>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2005 14:31:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
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		<description><![CDATA[Posté le 10 octobre 2005 Comme cela n&#8217;aura échappé à personne et en particulier pas à tous ceux et toutes celles ayant accès à la chaîne LCI, ce week-end a vu se dérouler le rassemblement des BBR. Il était inévitable que l&#8217;équipe de REFLEXes aille y faire un tour, histoire de se rendre compte par [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Posté le 10 octobre 2005</p>
<p>Comme cela n&rsquo;aura échappé à personne et en particulier pas à tous ceux et toutes celles ayant accès à la chaîne LCI, ce week-end a vu se dérouler le rassemblement des BBR. Il était inévitable que l&rsquo;équipe de <em>REFLEXes</em> aille y faire un tour, histoire de se rendre compte par nous-même de l&rsquo;état du mouvement nationaliste dans sa composante la plus vaillante et la plus vieillissante. Nous n&rsquo;avons pas été déçus dans nos attentes.</p>
<p>Arrivée le samedi en début d&rsquo;après-midi. Le parking réservé aux visiteurs est immense&#8230; et vide. Au fond se profilent Ariane et divers aéroplanes qui donnent un petit air décalé à l&rsquo;ambiance générale. A l&rsquo;intérieur l&rsquo;ambiance est excessivement calme et elle le sera d&rsquo;ailleurs tout l&rsquo;après-midi. Les visiteurs ne risquent pas de se piétiner et tout au plus reconnaît-on certaines personnalités comme Fabrice Robert des Identitaires. La « fête » se présente en fait comme un simple rassemblement des fédérations FN et les stands externes à l&rsquo;organisation sont peu nombreux. Ils se composent pour l&rsquo;essentiel de stands de presse (<em>Rivarol</em>, <em>Présent</em>, <em>Minute</em>, <em>Faits &amp; Documents</em>), de quelques entreprises commerciales de cadres frontistes ou proches du FN, et enfin de deux ou trois associations catholiques ou « sociales ». C&rsquo;est le cas en particulier de Solidarité Des Français et de l&rsquo;Association des Victimes de Violence, de Discrimination et de Spoliation, toutes les deux pseudopodes du Bloc Identitaire. Le stand le plus actif et le plus animé demeure évidemment celui du FNJ et de son inévitable buvette. Le nombre de boneheads présent y était d&rsquo;ailleurs inversement proportionnel au nombre de supposés vrais militants et on se serait cru à un défilé Lonsdale. On pouvait y voir aussi quelques « vieilles » figures de la dernière génération du GUD et des Jeunes Identitaires prétentieux. Un peu plus tard dans la soirée, tous ces jeunes gens se livreront d&rsquo;ailleurs à leur deuxième activité favorite après l&rsquo;absorption de bière : se distribuer des baffes. Arrivés au terme de cette première journée, nous étions relativement confiants dans l&rsquo;échec annoncé des BBR.</p>
<p>Mais le dimanche est venu infirmer cette première impression et il est vrai qu&rsquo;il y a eu nettement plus de monde, l&rsquo;espace consacré au discours de Jean-Marie Le Pen étant complètement rempli. Moyennant quoi, on demeure loin bien évidemment de l&rsquo;affluence des BBR d&rsquo;avant 1999 mais ce rassemblement s&rsquo;avère néanmoins nettement plus porteur que le défilé du 1er mai. Nous ne nous hasarderons malgré tout pas à proposer une évaluation numérique, il aurait fallu pour cela rester scotchés aux portiques d&rsquo;entrée.</p>
<p>A défaut de chiffres, on peut au moins tirer des enseignements de ce week-end.<br />
- Le FN est divisé. Ce n&rsquo;est pas un scoop mais cela s&rsquo;est encore vérifié ces deux jours. Les conversations ne cessaient de bruire des rumeurs de démission de Carl Lang, poussé vers la sortie par le camp « mariniste ». Il est d&rsquo;autant plus divisé que l&rsquo;affaiblissement du Menhir se confirme, qu&rsquo;on le voit de près lors de sa tournée des stands ou qu&rsquo;on l&rsquo;écoute lors de son discours de dimanche après-midi.<br />
- Le FN est seul. Il est d&rsquo;autant plus seul qu&rsquo;il a fait le vide autour de lui. Non seulement les structures externes invitées étaient peu nombreuses, mais le DPS a passé une bonne partie de son week-end à chasser les « intrus », à savoir des revues <em>personna non grata</em> comme la revue des Identitaires ou des babioles nazies trop ostensibles. Cela n&rsquo;empêchait pas le visiteur un peu curieux de pouvoir se procurer un tract révisionniste sur le stand d&rsquo;Emmanuel Ratier (tract d&rsquo;Alain Guionnet et de son journal <em>Révision</em> « Tous sorciers ! »). Mais cela garantissait aux dirigeants du FN qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait pas trop de commentaires désobligeants dans la presse. Le côté négatif de cette situation pour le FN est évidemment que certains de ses membres lorgnent du côté de structures semblant avoir le vent en poupe comme le MPF et que cela s&rsquo;entend. A l&rsquo;instar des rumeurs claniques, le vicomte aura alimenté les conversations. De là à ce que cela se traduise dans les faits et par des transferts de cadres&#8230;<br />
- Le FN est vieux. Le FNJ semble erratique et la moyenne d&rsquo;âge est à l&rsquo;image du chef. Pour autant le FN n&rsquo;est pas mort et il n&rsquo;est pas certain que le MPF ne soit pas autre chose qu&rsquo;une esbrouffe médiatique comme a pu l&rsquo;être le MNR et Bruno Mégret il y a 5 ans. Seul l&rsquo;avenir nous le dira mais on peut au moins se poser la question : existe-t-il réellement un espace politique entre la droite libérale et la droite nationaliste ? Rien n&rsquo;est moins sûr et le MPF pourrait bien en faire les frais. C&rsquo;est en tout cas le mal que nous pouvons souhaiter à ce parti&#8230;</p>
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		<title>Réellement virtuel</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 13:11:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE)]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Avant tout, quelques précisions d&rsquo;ensemble s&rsquo;imposent. En effet, il serait présomptueux de prétendre offrir ici un recensement exhaustif des sites d&rsquo;extrême droite français. D&rsquo;abord parce qu&rsquo;entre la rédaction de cet article et sa parution, de nombreux sites auront disparu, d&rsquo;autres auront peut-être malheureusement vu le jour. Ensuite, parce qu&rsquo;ont été laissés de côté de nombreux sites «spécialisés», tels par exemple les innombrables sites anti-IVG et catholiques intégristes, dont l&rsquo;étude pourraient à eux seuls faire l&rsquo;objet d&rsquo;un article spécifique, ou encore le site révisionniste de référence AAARGH. Enfin, parce qu&rsquo;il aurait été intéressant d&rsquo;y associer l&rsquo;étude de sites francophones belges, suisses et canadiens, souvent plus riches que leurs homologues de l&rsquo;Hexagone. Ainsi, par souci de clarté, il a fallu faire des choix ; il reste cependant possible qu&rsquo;un oubli majeur ait été fait, ou que des informations erronées aient échappé à notre vigilance. Nous invitons donc nos lecteurs à nous faire part de leurs observations, pour une&#8230; mise à jour !<br />
Par ailleurs, nous ne développerons pas la présentation des publications papier ayant un site web, et renvoyons le lecteur à l&rsquo;article de ce numéro sur le sujet. Signalons simplement qu&rsquo;à l&rsquo;exception du quotidien <em>Présent</em>, les principaux organes nationalistes ont aujourd&rsquo;hui leur site : <em>Minute</em>, <em>Rivarol</em> et <em>National Hebdo</em> existent en version électronique, mais à des degrés divers. Si <em>Rivarol</em> se contente d&rsquo;une page de présentation du journal (et surtout d&rsquo;un bulletin d&rsquo;abonnement) et <em>Minute</em> de quelques extraits, l&rsquo;hebdomadaire <em>National Hebdo</em> propose un contenu un peu plus conséquent : numéro de la semaine (depuis peu en intégralité), billets d&rsquo;humeur quotidiens, et un espace réservé aux abonnés qui propose les archives du journal. Signalons également la mise en ligne tardive de la lettre d&rsquo;Emmanuel Ratier, <em>Faits &amp; Documents</em>, sans grand intérêt puisque ne proposant que peu d&rsquo;archives (les dix derniers numéros au format PDF), et surtout pas le numéro en cours. Il faut dire que Ratier fait payer suffisamment cher sa feuille de chou pour ne pas les livrer gratuitement au premier internaute venu. C&rsquo;est toujours autant d&rsquo;imbécillités non diffusées, ce qui n&rsquo;est déjà pas mal&#8230; Pour le reste, la rubrique «Librairie» lui sert surtout d&rsquo;autopromotion, et la rubrique «Liens» est tellement hétéroclyte qu&rsquo;un aigle allemand n&rsquo;y retrouverait pas ses petits : sites historiques, sites dédiés au cryptage, banques d&rsquo;images&#8230; Notons toutefois, à la rubrique «liens politiques», que les liens vers le FN et le MNR renvoient à des pages vides !</p>
<h3>Au commencement étaient les CHS&#8230;</h3>
<p>Au milieu des années 1990, on compte environ 400 sites néo-nazis sur la Toile, essentiellement américains, allemands ou scandinaves. Ce sont donc les éléments les plus radicaux de l&rsquo;extrême droite mondiale qui, les premiers, avec les révisionnistes de tout poil, comprennent l&rsquo;avantage qu&rsquo;Internet représente pour la diffusion de leurs idées. Or, à l&rsquo;inverse de ce qui s&rsquo;est produit dans d&rsquo;autres pays, les néo-nazis français n&rsquo;ont pas saisi d&rsquo;emblée la chance qui s&rsquo;offrait à eux en terme de propagande. Il faut cependant reconnaître que la faible pénétration d&rsquo;Internet en France à l&rsquo;époque (3% des Français sont connectés en 1996) relativisait l&rsquo;importance de ce média, et les sites antiracistes français étaient également rares. En 1996, les Charlemagne Hammer Skinheads (CHS), groupuscules dirigés par Hervé Guttuso, ouvre leur site, appelé ElsaSS88 (jeu de mots sur «Alsace» en alsacien). L&rsquo;inspiration américaine du groupuscule de Guttuso, qui a séjourné plusieurs années aux États-Unis, n&rsquo;est certainement pas étrangère à cette «innovation», les néo-nazis américains ayant précocement investi Internet. On retrouve sur le site, richement illustré, l&rsquo;«humour» très particulier de Guttuso, son antisémitisme pathologique, la mise en ligne d&rsquo;extraits de ses publications (<em>WOTAN</em>, <em>Terreur d&rsquo;Élite</em>) ainsi que des fiches pratiques pour la réalisation d&rsquo;engins explosifs. Le site était initialement hébergé par AOL, mais réalisé en France, grâce en particulier à la compétence technique d&rsquo;Éric Monnier, né en 1973, fils d&rsquo;un haut fonctionnaire lyonnais et étudiant en maîtrise de physique. Aussi, il a été facile à la filiale française d&rsquo;AOL, alertée par Marc Knobel du centre Simon Wiesenthal, de résilier l&rsquo;abonnement et de fermer le site des CHS, malgré quelques cafouillages, le site ayant réussi à rouvrir peu de temps après son blocage. Cependant, sa BAL étant elle hébergée chez Geocities, Guttuso a été en mesure de prévenir ses contacts de la fermeture du site, et même de se payer le luxe d&rsquo;un communiqué de presse pour dénoncer les «ordures négrophiles» et autres «youpins» soi-disant responsables de ses malheurs : il faut dire que le site avait fait, à l&rsquo;époque, couler beaucoup d&rsquo;encre. Le 28 octobre 1997, le Parquet de Paris ouvre une information judiciaire contre X pour «contestation de crime contre l&rsquo;humanité, incitation à la haine raciale, apologie d&rsquo;actes de terrorisme et provocation au meurtre». Éric Monnier est arrêté et condamné à trois mois de prison (Guttuso avait déjà pris la poudre d&rsquo;escampette, direction Londres, chez ses copains de Combat 18), et douze autres membres des CHS ont été arrêtés, arrestations qui signaient l&rsquo;arrêt de mort du groupe. En 1998 pourtant, le site de CHS refait surface, hébergé cette fois par le prestataire canadien Fairview Technology Centre Ltd., par l&rsquo;intermédiaire d&rsquo;Éric Monnier semble-t-il. Aujourd&rsquo;hui, le site semble avoir disparu : il n&rsquo;est en tout cas référencé nulle part, et les sites néo-nazis actuels n&rsquo;y font pas allusion.</p>
<h3>Aussi rares qu&rsquo;un cheveu de skin</h3>
<p>L&rsquo;expérience malheureuse des CHS a-t-elle découragé ce qui reste de la scène néo-nazie en France ? Le site du Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE) a disparu ou presque (une page renvoie à son mensuel Le Flambeau), et il semble d&rsquo;ailleurs que les rares sites ouvertement NS aient une durée de vie relativement courte, à l&rsquo;image des zines sur papier des années 1990 : «BBKrew», «Empire» et autres, malgré la bienveillance de l&rsquo;hébergeur américain suprémaciste Front 14 (cf. encart), ont disparu, et la demi-douzaine de survivants, fruit du travail acharné de quelques boneheads besogneux, sont plutôt pathétiques. À titre d&rsquo;exemple, le site Résistance (Ressources 88) se proclame «fier d&rsquo;être blanc» et, à titre d&rsquo;action militante, invite les «kamarades» à&#8230; boycotter la redevance télé! Tandis que la haine de Patriote 88 à l&rsquo;égard des Juifs n&rsquo;a d&rsquo;égal que celle qu&rsquo;il porte à l&rsquo;orthographe, le mystérieux «Mouvement National-Socialiste Français» ne propose sur sa page de présentation, sans aucun autre écrit, pas même une adresse e-mail, que cette phrase laconique : «La liberté et la sécurité : deux principes qui exigent de sanctionner ceux qui nous les refusent». Comprend qui veut&#8230; La Meute de Fenrir, avec un site assez bien réalisé, semble pour l&rsquo;instant faire exception : ce groupe de boneheads originaires du nord de la France, hébergé dans un premier temps chez Front 14, et qui a refait surface chez Liberty Surf, ne propose cependant sur son site rien de bien intéressant : un texte squelettique sur les raisons de l&rsquo;existence de la Meute, les sommaires de sa publication, quelques liens&#8230; Pas de quoi partir pour mille ans. Cette pauvreté n&rsquo;empêche pas les ennuis judiciaires de se poursuivre : en 1999, un facho français est condamné à 10 000 francs d&rsquo;amende pour avoir tenu des propos racistes sur un forum de discussion d&rsquo;Infonie, en 2000 un jeune néo-nazi de 16 ans, originaire lui aussi du Nord, qui avait ouvert un site chez Multimania intitulé en toute modestie NSDAP et proposant des extraits de Mein Kampf, a vu son site fermé par l&rsquo;hébergeur suite à des pressions de l&rsquo;UEJF et a été entendu par un juge&#8230; À ce propos, les nouvelles mesures législatives visant à réglementer la liberté d&rsquo;expression sur Internet (amendement Bolche, entre autres) ont considérablement accru la méfiance et la «vigilance» des hébergeurs de sites gratuits, sans compter les retentissements de l&rsquo;affaire Yahoo ! (qui proposait des objets de propagande nazie aux enchères) : on comprend dans ces conditions que beaucoup de néo-nazis français se soient demandés si le jeu en valait la chandelle.<br />
Internet et la réalité se rejoignent ici : moribond et fragmenté, le milieu NS français fait triste mine sur la Toile, au regard des sites flamboyants des néo-nazis américains, scandinaves ou allemands. Et une chose semble sûre : la poignée de néo-nazis français encore actifs se méfient d&rsquo;Internet, et préfèrent encore la bonne vieille disquette échangée sous le manteau pour diffuser les documents «sensibles», (cf. le manuel WUNS, voir <em>REFLEXes</em> n°3). Il semble donc qu&rsquo;Internet n&rsquo;ait pas pris le relais des innombrables petites feuilles de choux néo-nazies qui fleurirent au cours de la décennie 1990, faute d&rsquo;activistes ou de compétences.</p>
<h3>Le site d&rsquo;Unité radicale</h3>
<p>Doit-on déduire de cette quasi-absence de sites «folkloriques» que les éléments les plus radicaux de l&rsquo;extrême droite française ont déserté le Net ? Certainement pas. Au contraire même, le faible nombre de sites «parasites» offre à ceux qui ont su s&rsquo;organiser et se donner les moyens d&rsquo;animer véritablement leurs pages une plus grande lisibilité, et les NS français, par le biais des forums entre autres choses, en profitent indirectement.<br />
Ainsi se présente le site d&rsquo;Unité Radicale (UR). Ouvert début 2000, moins de deux ans après la création d&rsquo;UR, hébergé initialement par Xoom.com, de la NBC, et conçu par Fabrice Robert, il a su, petit à petit, évoluer et intégrer les principales innovations d&rsquo;Internet par rapport au support papier : listes de diffusion interne (réservé aux membres) et externe, actualisation régulière, archivages des revues, forum, et depuis cette année, l&rsquo;achat d&rsquo;un nom de domaine propre. On peut noter que, de même que la concurrence NS s&rsquo;est éclipsée, il est actuellement quasiment le seul site nationaliste-révolutionnaire encore actif. Pourtant attachés traditionnellement à leur indépendance vis-à-vis de toute organisation, les GUD (de Lillet et d&rsquo;Arras, entre autres), officiellement rattachés à UR, ont délaissé leurs sites les uns après les autres comme leurs camarades néo-nazis, ils ont par ailleurs été victimes des contraintes de leur hébergeur Front 14). Seul le site du GUD de Sainteté était encore consultable cet été, mais avec un contenu assez misérable : quelques photos du défilé du 1er mai, un «historique» des autocollants du GUD&#8230; De la même façon a disparu le site d&rsquo;Alternative nationale, groupuscule mené par Eddy Marsan, ex-MN, peu de temps après sa récupération par UR.<br />
Réalisé avec soin, le site d&rsquo;UR adopte un plan assez classique : une page d&rsquo;accueil renvoie vers différentes rubriques et accueille également les premières lignes d&rsquo;un éditorial hebdomadaire, signé par le chef, Christian Bouchet. Il y partage la vedette avec une «figure» de l&rsquo;extrême droite : Roland Gaucher, de façon épisodique, et surtout Philippe Randa, alias Philippe Duquesne, ancien gudard reconverti dans l&rsquo;édition d&rsquo;extrême droite (éditions Didro), qui tient lui aussi une rubrique régulière.<br />
Le plan du site suit un ordre assez classique : d&rsquo;abord une présentation générale, un vague historique du mouvement (agrémenté d&rsquo;une longue interview d&rsquo;un mystérieux «porte-parole national du GUD»), une liste des «mouvements NR dans le monde» qui regroupent les organisations du FEL, les communiqués d&rsquo;Unité radicale depuis mai 2000, les archives des publications <em>Résistance !</em> (depuis le n°2) et <em>Jeune Résistance !</em> (depuis le n°8), ainsi que, depuis peu, celles de la revue belge Devenir (dont les animateurs étaient présents en nombre dans le défilé UR du premier mai 2001). Ces rubriques, présentes depuis l&rsquo;ouverture du site, ont été complétées au fur et à mesure par d&rsquo;autres, plus «interactives».<br />
En premier lieu, UR propose un forum de discussion dont on peut dire, malgré une petite baisse de régime ces derniers temps, qu&rsquo;il est le seul à ne pas s&rsquo;être essoufflé malgré une durée de vie relativement longue. Ce forum est soigneusement contrôlé par son modérateur, Fabrice Robert, qui est également l&rsquo;administrateur du site. Âgé d&rsquo;une trentaine d&rsquo;années, il milite dans les rangs NR depuis plus de dix ans : il a fait ses débuts à Troisième Voie, puis s&rsquo;est fait un nom en fondant Jeune Résistance, l&rsquo;organisation de jeunesse de Nouvelle Résistance, l&rsquo;«ancêtre» d&rsquo;Unité radicale, a été conseiller municipal FN à La Courneuve (93) et a connu quelques soucis judiciaires (entre autres pour diffusion de tracts révisionnistes et de propagande nazie). Il est également le guitariste de Fraction (ex-Fraction Hexagone, l&rsquo;un des premiers groupes musicaux français nationalistes à être présent sur Internet), et bénéficie de ce fait d&rsquo;une certaine renommée dans le milieu de la musique facho : c&rsquo;est donc tout naturellement qu&rsquo;il a été désigné, en décembre 2000, officiellement responsable au sein d&rsquo;UR d&rsquo;Internet et des relations avec le RIF. Il ne s&rsquo;est cependant pas fait que des amis dans le petit milieu du RIF en réservant la présence des groupes de son écurie Bleu Blanc Rock à son site BBR.com&#8230;<br />
La présence d&rsquo;un responsable à plein temps a certainement permis à ce forum d&rsquo;éviter les écueils qui ont causé la perte de ses «concurrents», ceux des GUD ou encore celui de Radikalweb (cf. encart ci-dessous) : les messages des opposants sont systématiquement écartés, évitant des échanges stériles, et, en dépit d&rsquo;un contenu assez ouvertement raciste et antisémite, les messages trop outrageusement diffamatoires sont également éliminés. Le modérateur a néanmoins eu des soucis judiciaires. Par ailleurs, F. Robert intervient fréquemment pour rappeler la position officielle d&rsquo;UR (à propos de la Palestine ou de Mégret, par exemple).<br />
Au final, les contributions de la vingtaine de participants réguliers au forum restent le plus souvent d&rsquo;un niveau affligeant (commentaires sommaires de l&rsquo;actualité, discussions sans fin autour de la scission FN / MNR, du type «Faut-il aller aux BBR ?» ou «Pour qui voter en 2002 ?», ou encore des petites annonces comme celle, authentique, proposant à la vente un casque de SO à croix celtique !). En conclusion, on s&rsquo;y informe parfois, on s&rsquo;y ennuie souvent. Il représente cependant un indicateur relativement fiable (comparé aux discussions entendues sur les lieux nationalistes) des préoccupations et de l&rsquo;état d&rsquo;esprit des militants radicaux. Notons qu&rsquo;Unité radicale propose également une liste de diffusion «tout public», mais qui ne diffuse pas grand-chose (une newsletter intitulée Nos racines, qui regroupe un résumé des éditoriaux et de quelques liens) et ne semble pas être une priorité : seuls les membres d&rsquo;UR reçoivent régulièrement des informations, mais sur une liste appropriée. Un vieux fond de paranoïa, sans doute. Aussi, le curieux est-il renvoyé à la rubrique «news», qui propose quelques commentaires NR sur l&rsquo;actualité.<br />
L&rsquo;une des parties les plus fournies du site concernent les liens : mouvements politiques, vie associative, médias, histoire, «cyberculture», c&rsquo;est un véritable annuaire&#8230; qui recense également les «ennemis», avec une rubrique «antifa» qui va de No Pasaran au Grand Orient de France, en passant par l&rsquo;UEJF. À noter que cette reconnaissance (dénonciation ?) des ennemis politiques est doublée d&rsquo;une rubrique spécifique, intitulé «le coin des collabos», ceux qui «devront répondre un jour de leurs actes devant l&rsquo;Histoire» : c&rsquo;est-à-dire toute personne investit dans une lutte visant à favoriser l&rsquo;intégration sociale des populations immigrée et étrangère en France.<br />
Cette visite du site d&rsquo;UR nous apprend plusieurs choses. Comme l&rsquo;a rappelé Philippe Randa lors des assises d&rsquo;Unité radicale en septembre 2001, Internet reste l&rsquo;objet de toutes les attentions de la part du groupuscule NR, qui le voit toujours comme un moyen fiable de se développer. Si toutes les ressources d&rsquo;Internet, en particulier le multimédia, n&rsquo;y sont pas exploitées, le site prouve, par son évolution et son contenu, qu&rsquo;UR investit beaucoup de temps à sa réalisation et surtout à son entretien (en particulier le forum).<br />
Mais, dans le même temps, cet activisme virtuel et forcené (que de communiqués !) ne fait qu&rsquo;accentuer le décalage avec la réalité, qui montre un groupe certes de mieux en mieux structuré, mais toujours aussi impotent (qui s&rsquo;en plaindra ?). La frustration est visible chez les militants, qui s&rsquo;invectivent souvent à ce propos sur le forum : peu d&rsquo;action (à l&rsquo;exception des concerts) et peu d&rsquo;ouverture sur l&rsquo;extérieur. Car cette jolie vitrine n&rsquo;amène que peu de nouveaux militants, et à observer sa conception, on se demande si c&rsquo;est l&rsquo;un de ses objectifs : essentiellement textuel, il ne ménage pas le néophyte, et offre d&rsquo;Unité radicale une image plutôt austère. Cette volonté affichée de ne pas céder à la mythomanie propre à la plupart des sites nationalistes, qui n&rsquo;hésitent pas à faire de la surenchère de croix celtiques animées, d&rsquo;images de jeunes éphèbes en contre-plongée ou de dieux barbus en fond d&rsquo;écran, cherche à donner au mouvement une certaine crédibilité, une image sérieuse et adulte.</p>
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		<title>Les pets &amp; la plume</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 14:08:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Un mouvement ou un courant politique ne peut vivre sans communication. Et plus ce courant est marginal, plus celle-ci devient un impératif. Lénine, obsédé par les questions de tactique politique, avait bien identifié l'enjeu en considérant qu'avoir un organe de presse était le premier devoir du parti révolutionnaire. L'extrême droite n'échappe pas à cette règle, d'autant plus qu'elle est, à l'instar d'autres mouvements politiques marginaux (le nôtre par exemple !), globalement exclue des grands médias ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un mouvement ou un courant politique ne peut vivre sans communication. Et plus ce courant est marginal, plus celle-ci devient un impératif. Lénine, obsédé par les questions de tactique politique, avait bien identifié l&rsquo;enjeu en considérant qu&rsquo;avoir un organe de presse était le premier devoir du parti révolutionnaire. L&rsquo;extrême droite n&rsquo;échappe pas à cette règle, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;elle est, à l&rsquo;instar d&rsquo;autres mouvements politiques marginaux (le nôtre par exemple !), globalement exclue des grands médias<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_0_201" id="identifier_0_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;importance de cette question est &eacute;vidente comme en t&eacute;moigne la conf&eacute;rence organis&eacute;e par la revue autrichienne d&rsquo;extr&ecirc;me droite Zur Zeit le 10 novembre dernier avec la cr&egrave;me de l&rsquo;extr&ecirc;me droite europ&eacute;enne et autour du th&egrave;me &laquo;Les m&eacute;dias &amp; les droites&raquo;.">1</a></sup>.</strong></p>
<p>Cet état de fait s&rsquo;est renforcé depuis la scission du FN fin 1998 et nous avons déjà eu l&rsquo;occasion de dénoncer cette situation qui nous paraît fort dangereuse. Nous allons donc essayer de dresser un panorama tout aussi rapide que non exhaustif du Paysage Communicant Fasciste (PCF) pour constater, si besoin en était, que l&rsquo;extrême droite n&rsquo;est pas morte et qu&rsquo;elle communique encore&#8230;<br />
De ce PCF, nous avons volontairement exclu les royalistes dans leurs différentes versions organisées, même si de nombreux militants nationalistes peuvent se définir comme maurrassiens, tout autant que les catholiques dans leur non moins très grande variété. Ce n&rsquo;est pas par manque d&rsquo;intérêt, et J.-Y. Camus et René Monzat en leur temps<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_1_201" id="identifier_1_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Les droites nationales et radicales en France, PUL, 1992.">2</a></sup> s&rsquo;y sont essayés. Mais mis à part certains titres de presse que nous signalerons, cette communication fonctionne en circuit fermé, en particulier quand il s&rsquo;agit de la multitude de petits bulletins traditionalistes ou intégristes, schismatiques ou ralliés à Popaul II. Or c&rsquo;est la communication ouverte à la société (ou du moins celle qui fait vœu de l&rsquo;être) qui nous intéresse. De la même façon, mises à part quelques exceptions, nous n&rsquo;avons pas travaillé sur le fond c&rsquo;est-à-dire sur le discours porté par cette communication. Nous avons déjà eu l&rsquo;occasion de le faire, nous l&rsquo;aurons encore dans le futur. Nous allons donc nous attacher à la forme de cette communication et ce en trois volets : la presse et l&rsquo;édition, puis les lieux de diffusion et enfin le créneau de l&rsquo;identitaire.</p>
<h3>Ne pas prendre les canards du führer pour des enfants du Bon Dieu</h3>
<p>Il est souvent dit que la culture anarchiste est une culture de l&rsquo;écrit. Ce constat s&rsquo;applique parfaitement au courant nationaliste, même si cette communication écrite est particulièrement protéiforme. Elle s&rsquo;appuie sur un bloc dur de structures directement liées au mouvement militant. C&rsquo;est en particulier le cas de la presse<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_2_201" id="identifier_2_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il n&rsquo;est pas question de refaire l&rsquo;historique de ces titres et nous renverrons les lecteurs int&eacute;ress&eacute;s &agrave; des ouvrages traitant de ce point. &Agrave; titre de rappel, Rivarol a &eacute;t&eacute; fond&eacute; en 1951, Minute en 1962, Pr&eacute;sent en 1975 dans sa version mensuelle et 1982 en quotidien, National Hebdo en 1984.">3</a></sup> : <em>Minute</em>, <em>Présent</em>, <em>National Hebdo</em>, <em>Rivarol</em>. Il est globalement de bon ton d&rsquo;entendre les responsables de cette presse se plaindre : de l&rsquo;ostracisme de la «grande presse», des embûches de l&rsquo;État, des procès des «lobbies», des difficultés financières&#8230;</p>
<p>Or, force est de constater que cette presse nationaliste diffusée en kiosque ne se porte pas si mal que cela. Tout du moins qu&rsquo;elle ne se porte pas plus mal que toute autre presse politique, en particulier d&rsquo;extrême gauche, et même pas plus mal que la «grande presse» centriste si on tient compte du fait qu&rsquo;elle n&rsquo;a que fort peu accès aux recettes publicitaires. C&rsquo;est en effet toute la presse politique qui est en crise en France et les journaux nationalistes, hebdomadaires ou quotidiens, n&rsquo;échappent pas à la règle. Il n&rsquo;en reste pas moins vrai que le créneau est étroit et que toute nouvelle tentative de création est plus ou moins vouée à l&rsquo;échec. Ce fut particulièrement le cas du <em>Français</em>, quotidien lancé en octobre 1994 et dirigé par Philippe Colombani, transfuge de <em>Présent</em>. Ses initiateurs avaient pourtant des ambitions modestes : maquette claire, rubriques classiques, des articles au ton plus mesuré que ceux de <em>Minute</em> ou de <em>National Hebdo</em>, pas de reportages ni d&rsquo;enquêtes, aucune recherche du sensationnel. Officiellement, Colombani annonçait vouloir faire le quotidien d&rsquo;une «vaste force politique nationale et populaire», des «cinq millions de personnes, qui, à droite, ont refusé l&rsquo;esprit de système» en votant, lors du scrutin européen pour les listes Le Pen, Villiers et Goustat<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_3_201" id="identifier_3_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Candidat des chasseurs cette ann&eacute;e-l&agrave;.">4</a></sup>. Or s&rsquo;il se plaçait incontestablement à droite du <em>Figaro</em>, <em>Le Français</em> n&rsquo;a pas donné de signes tangibles de sa volonté de rassemblement. L&rsquo;équipe du journal était proche du Front national et plusieurs rédacteurs venaient du mensuel <em>Le Choc du Mois</em>. La société éditrice, Carnix<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_4_201" id="identifier_4_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce nom a refait surface au moment de la scission du FN, puis cette structure a &eacute;t&eacute; accus&eacute;e par Le Pen d&rsquo;&ecirc;tre une des bases du complot m&eacute;gretiste.">5</a></sup>, était une SA au capital de 1 500 000 francs où on trouvait des actionnaires proches de la Nouvelle Droite (ND) et de Bruno Mégret. Les préoccupations politiques et culturelles du journal faisaient écho, sans ostentation, à celles de la ND. C&rsquo;était net en matière de géopolitique avec de nombreux articles opposant Europe et Occident ou présentant les pays arabes comme des alliés incontournables de l&rsquo;Europe. Mais on y trouvait également des entretiens avec Jean Mabire, Michel Marmin ou Dominique Venner. Le problème était sans doute là, à savoir que <em>Le Français</em>, en étant un instrument de communication et d&rsquo;influence aux mains d&rsquo;une équipe liée à Bruno Mégret, s&rsquo;est coupé l&rsquo;herbe sous le pied. Jean-Marie Le Pen a tenu à préciser dès le début qu&rsquo;il n&rsquo;était en rien engagé dans cette aventure et <em>Présent</em> a réagi très négativement au lancement d&rsquo;un autre quotidien sur le créneau très étroit du lectorat lepéniste. En moins de deux ans, <em>Le Français</em> disparaissait des kiosques.</p>
<p>On a pu encore une fois vérifier le rôle indirect du FN dans la presse nationaliste avec les conséquences de la crise de 1998. Sentant le danger d&rsquo;être entraînés dans une guerre de clans commercialement suicidaire, les différents journaux ont essayé de se tenir au-dessus de la mêlée. Le moins que l&rsquo;on puisse dire, c&rsquo;est qu&rsquo;ils n&rsquo;y sont pas parvenus, Le Pen ne leur en laissant pas la possibilité. 1999 a ainsi été une annus horribilis : <em>National Hebdo</em> a connu une hémorragie de lecteurs et de rédacteurs, en particulier son rédacteur en chef Martin Peltier, passé aux mégretistes. <em>Présent</em> est passé à 4 pages et a licencié du personnel, la diffusion en kiosque semblant être tombée de 3000 à 1200 exemplaires et les abonnés de 7000 à 4000 environ. Le besoin de liquidités (environ un million de francs !) l&rsquo;a amené à vendre un immeuble de sa filiale Difralivre pour regonfler son capital. L&rsquo;hostilité du FN s&rsquo;est en effet traduite par des gestes de malveillance comme la consigne transmise aux militants de se désabonner, le refus de louer un stand aux BBR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_5_201" id="identifier_5_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Bleu-Blanc-Rouge : f&ecirc;te annuelle du FN.">6</a></sup> 99 ou même l&rsquo;édition d&rsquo;un pastiche intitulé <em>Pesant</em> par l&rsquo;équipe du journal <em>Béret Baguette</em>. Le quotidien n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs toujours pas cité comme «presse amie» par le FN. <em>Minute</em>, appartenant au vieux routier nationaliste Gérard Penciolleli depuis 1993, a quant à lui carrément déposé le bilan en avril 1999. Même si cette situation n&rsquo;est pas directement imputable à la crise du FN, celle-ci n&rsquo;a évidemment rien amélioré. Cette liquidation judiciaire fut l&rsquo;occasion pour une partie de la rédaction de laver son linge sale en public par le biais d&rsquo;un pastiche de quatre pages, <em>Un Faux Minute</em>, dans lequel étaient dévoilées les frasques politico-financières de Penciolleli et ses liens avec les Renseignements généraux. L&rsquo;équipe attaquait également Nicolas Miguet, escroc notoire qui sans attendre la décision du tribunal de commerce avait essayé de faire main basse sur le titre. Cela n&rsquo;a pas empêché le tribunal de désigner Catherine Barnay comme repreneur, malgré ses liens connus avec Penciolleli et un passé de militante néo-fasciste particulièrement chargé. L&rsquo;hebdomadaire vivote donc de nouveau depuis janvier 2000, d&rsquo;abord sur abonnement et à présent en kiosque. Le seul à avoir tiré son épingle du jeu est finalement <em>Rivarol</em>. Non seulement le vieil hebdomadaire a récupéré une partie du lectorat des autres titres, mais il apparaît de nouveau comme le porte-voix le plus radical de la droite nationaliste, ce qui n&rsquo;est pas usurpé&#8230; Le titre a de fait fêté ses 50 années d&rsquo;existence début 2001. Dans ce contexte, certains journalistes dont Martin Peltier et François Brigneau ont cru pouvoir essayer d&rsquo;atteindre la viabilité économique en remplaçant le papier par l&rsquo;électronique. Intitulé <em>Le Quotidien de France</em>, ce projet devait prendre la forme d&rsquo;un quotidien diffusé sur Internet par abonnement. Las ! Le montant prohibitif de cet abonnement, plus de 900 francs, n&rsquo;a convaincu que&#8230; neuf courageux lecteurs et après quelques semaines d&rsquo;activités en 2000, le projet a avorté.</p>
<p>Mais ce secteur de la presse de kiosque n&rsquo;est sans doute pas le principal support de la communication nationaliste. Car en matière d&rsquo;écrit, celle-ci est surtout portée par une myriade de bulletins et de revues, indépendantes ou militantes, pour lesquelles l&rsquo;abonnement est vital. On retiendra entre autres pour les principales <em>Le Libre Journal de la France Courtoise</em> de Serge de Beketch, <em>Jeune Nation</em> du groupe homonyme lyonnais, <em>Reconquête</em> de Chrétienté-Solidarité, <em>Jeune Résistance</em> et <em>Résistance !</em> d&rsquo;Unité Radicale (UR), <em>Le Chêne</em> du MNR, <em>Français d&rsquo;Abord</em> du FN, <em>Éléments</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_6_201" id="identifier_6_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le r&eacute;dacteur en chef depuis le d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, Charles Champetier, a &eacute;t&eacute; d&eacute;barqu&eacute; du GRECE en fin d&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re. Faisant trop d&rsquo;ombre au gourou Alain de Benoist, il &eacute;tait in&eacute;vitable qu&rsquo;il soit &eacute;limin&eacute; comme bien d&rsquo;autres le furent avant lui.">7</a></sup> du GRECE<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_7_201" id="identifier_7_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Groupement de Recherches et d&rsquo;&Eacute;tudes sur la Civilisation Europ&eacute;enne, fond&eacute; en 1968 et longtemps principal repr&eacute;sentant de la Nouvelle Droite en France.">8</a></sup> auxquelles il faudrait rajouter tous les bulletins de moindre envergure comme <em>Fier de l&rsquo;être</em> (région parisienne), <em>L&rsquo;Épervier</em> (Châteauroux) ou les fanzines, boneheads en particulier<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_8_201" id="identifier_8_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. REFLEXes n&deg;1 nouvelle s&eacute;rie.">9</a></sup>. Cette presse est souvent fragile et repose très largement sur l&rsquo;engagement humain et financier de ses rédacteurs. <em>Jeune Résistance</em> a ainsi connu depuis un an un gain qualitatif lié à l&rsquo;injection de fonds par ses concepteurs et quelques généreux donateurs.<br />
C&rsquo;est également le cas de la dernière sortie en date, <em>Relève politique</em>, lancée et animée par Christophe Dungelhoeff.</p>
<h3>Papier gâché</h3>
<p>Le deuxième gros secteur de la communication nationaliste est l&rsquo;édition. Celle-ci repose sur un nombre limité de structures, en général assez fragiles. Deux font exception : Faits &amp; Documents et Deterna. La première n&rsquo;est plus à présenter pour les lecteurs assidus de <em>REFLEXes</em>. Cette maison d&rsquo;édition a été créée et dirigée par Yann Moncomble jusqu&rsquo;à sa mort en 1990 et reprise par Emmanuel Ratier<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_9_201" id="identifier_9_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. suppl&eacute;ment M&eacute;faits et Documents dans ce num&eacute;ro de REFLEXes.">10</a></sup>. Elle permet à ce dernier d&rsquo;approfondir ce qui constitue son fonds de commerce et qu&rsquo;il développe déjà dans sa lettre confidentielle homonyme : la dénonciation des Juifs et des francs-maçons. Indépendant, Ratier a relativement bien manœuvré lors de la crise du FN. Bien que touché lui aussi par une certaine désaffection du public et un taux de réabonnement en baisse, il a réussi à retrouver sa situation d&rsquo;avant la crise. Présent chaque année aux BBR, il a également retrouvé sa rubrique dans <em>National Hebdo</em> sous le pseudonyme de Michel Limier. La mort récente d&rsquo;Henri Coston (voir portrait ci-dessous) vient évidemment à point nommé pour consolider son monopole des «informations confidentielles». Il semblerait par ailleurs qu&rsquo;il ait réussi à placer deux de ses livres en traduction arabe en&#8230; Syrie. L&rsquo;éditeur est les Éditions DarTlass, obscure petite maison d&rsquo;édition si elle n&rsquo;appartenait au très antisémite général Tlass qui est ministre de la défense syrien et dont les liens avec l&rsquo;extrême droite (en particulier certains gudards) sont<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_10_201" id="identifier_10_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="anciens Cf. REFLEXes n&deg;51.">11</a></sup>. Les deux livres sont bien sûr consacrés au pouvoir occulte des organisations juives. Il s&rsquo;est également associé en 2000 aux directeurs de <em>National Hebdo</em> (Jean-Claude Varanne), du <em>Libre Journal de la France courtoise</em> (Serge de Beketch), de <em>Rivarol</em> (Camille Galic) et de <em>Monde &amp; Vie</em> (Claude Giraud) pour exiger que le gouvernement revienne sur sa décision d&rsquo;accorder une subvention de 15 millions de francs à <em>L&rsquo;Humanité</em> (et un effacement de la dette de 13 millions de francs). Les cinq directeurs réclament aussi le rétablissement de l&rsquo;aide de 700 000 francs à Présent, supprimée par Jack Lang depuis 1997.</p>
<p>L&rsquo;autre pôle est la maison Randa, dont le principal fleuron est Deterna. Né en 1960, Philippe-André Duquesne, alias Philippe Randa du nom de son père Peter Randa, est l&rsquo;un des piliers de l&rsquo;édition nationaliste comme auteur et comme éditeur. Cela fait en effet 20 ans qu&rsquo;il compense un talent médiocre par une activité débordante, parfois dans certaines maisons d&rsquo;édition commerciales comme les Presses de la Cité et la collection Fleuve Noir qui éditait déjà son père. Parmi une tripotée de romans SF et policiers dont il ne revendique plus vraiment la paternité pour certains<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_11_201" id="identifier_11_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="C&rsquo;est le cas de L&rsquo;assassin sentimental paru chez Fleuve Noir en 1987 qui est vraiment de la tr&egrave;s grande litt&eacute;rature.">12</a></sup>, ses fleurons restent <em>Poitiers demain</em> et <em>Apocalypse Yankee</em> qui imaginent des conflits sanglants dans lesquels les Européens finissent toujours par gagner. Doté d&rsquo;une morale simple, Randa présente la même simplicité politique. Interrogé en 1989 dans <em>Alternative</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_12_201" id="identifier_12_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Titre repris &agrave; la fin des ann&eacute;es 1980 par Roland Helie et qui &eacute;tait dans les ann&eacute;es 1970 celui du journal proche du GUD dans lequel dessinait Jack Marchal, inventeur des rats noirs du GUD.">13</a></sup> sur les raisons de la sortie le 20 avril de la même année de la réédition <em>d&rsquo;Apocalypse Yankee</em>, il déclarait : «Oh comme ça, pour le centenaire [d'Adolf Hitler, ndlr]». Après avoir animé l&rsquo;Æncre et le magazine «satirique» <em>Pas de panique à bord !</em> puis s&rsquo;être fâché avec Gilles Soulas, il a lancé les éditions Deterna qui lui permettent de diffuser tous les auteurs dont il est proche : Jean Mabire, Roland Gaucher, Philippe Gauthier, Jean-Paul Bourre, Jacques Borde alias Yag Bazhdid&#8230; et ses propres «œuvres». Il a également essayé de relancer une revue généraliste, <em>Dualpha</em>, dans laquelle on retrouve exactement les mêmes auteurs et dont l&rsquo;intérêt et le prix étaient tels qu&rsquo;elle s&rsquo;est arrêtée cet été pour devenir un site Internet.</p>
<p>Mais il existe une multitude d&rsquo;autres petites structures travaillant sur des créneaux étroits et donc fragiles. On peut citer les Éditions de L&rsquo;Homme Libre, animées par William Bonnefoy, qui, après une année 2000 sans publication, ont sorti quatre ouvrages dont l&rsquo;orientation est assez simple : racialiste, antisémite et nostalgique du nazisme. Malin comme un singe, le caractériel Bonnefoy a pris la peine de doter l&rsquo;un de ces livres, <em>Avant qu&rsquo;Hitler ne vienne</em> de Rudolf Von Sebottendorff, d&rsquo;un avertissement hilarant qui a beaucoup fait rire le petit milieu néo-nazi : «<em>Nous vivons en des temps malheureusement marqués par un retour des idées nauséabondes qui ont failli emporter l&rsquo;Europe au siècle dernier. Des esprits malfaisants [il parle de lui ! ndlr], issus du ventre fécond d&rsquo;où est déjà sortie la bête immonde, tentent à nouveau de nous faire croire aux bienfaits du nationalisme et des théories fumeuses sur l&rsquo;inégalité des races. Voilà pourquoi il est nécessaire de rappeler à des esprits ouverts comment ces théories ont vu le jour et quels contenus et idéologies répugnants les caractérisent. Le livre proposé contient, dans sa dimension criminelle et inhumaine un contenu pédagogique incontestable. L&rsquo;ignominie des théories proposées, l&rsquo;incohérence des raisonnements politiquement incorrects, leur caractère sinistre et aberrant frapperont tous les cerveaux normalement constitués et même les autres. [...] Félicitons-nous, alors que les nazis brûlaient les livres interdits par leur fanatisme politique que la démocratie soit suffisamment courageuse et forte pour tolérer la diffusion d&rsquo;un tel livre</em>.» Dans la même orientation, il y a également les éditions lyonnaises Irminsul créées par Lionel Bosserelle. Ce dernier est également le gérant d&rsquo;Irminsul Diffusion dont le nom commercial est la Librairie Lyonnaise et qui a été lancée en 1997 avec l&rsquo;aide de Denis de Bouteiller. La dernière publication d&rsquo;Irminsul est un album souvenir sur les Waffen SS écrit par Jean Mabire et vendu 1500 francs. Ce livre aurait dû être édité par les éditions des frères Prost, les Éditions Gergovie, si elles n&rsquo;avaient pas déposé le bilan en septembre 2000. Issus d&rsquo;une famille faf de faf, Grégory et Karl s&rsquo;étaient spécialisés dans la publication d&rsquo;anciens Waffen SS comme Louis Levast ou d&rsquo;anciens Malgré-Nous comme Roger Mouminou alias Guy Sajer alias Dimitri, l&rsquo;auteur de la BD <em>Le Goulag</em>. Bien qu&rsquo;ayant essayé de relancer l&rsquo;entreprise avec ce qui ressemble furieusement à un prête-nom, les deux frères ont jeté l&rsquo;éponge et ainsi confirmé la mauvaise réputation commerciale de la famille (en cas de faillite, les auteurs publiés peuvent s&rsquo;asseoir sur leurs droits d&rsquo;auteurs).</p>
<p>Toujours sur le même créneau, on trouve l&rsquo;association éditrice Les Amis de la Culture Européenne animée par Éric Fornal et fondée par Franck Petit, dont le fonds d&rsquo;édition est essentiellement composé des livres de l&rsquo;ancien Waffen SS Robert Dun et des romans d&rsquo;Éric Lhomme alias Erik Robert, qui tire son inspiration de la situation, bien réelle, du peuple Kalash, petit peuple d&rsquo;origine indo-européenne vivant dans le nord Pakistan. Plus généralistes, on peut citer les éditions Godefroy de Bouillon proches du FN et animées par Richard Haddad ou les éditions Rémi Perrin du nom de son propriétaire. Plus militantes, il existe les auto-éditions de Christophe Picard alias Henri de Fersan, qui s&rsquo;est spécialisé sur le «racisme anti-Français» et dont le dernier livre est largement inspiré, à la limite du plagiat, des écrits d&rsquo;Emmanuel Ratier. Enfin le FN et le MNR se sont chacun dotés d&rsquo;une maison d&rsquo;édition. Le FN d&rsquo;avant la scission pouvait en effet compter sur les Éditions nationales mais celles-ci sont passées dans le camp des «félons». Quatre de ses jeunes cadres, Philippe Rouger, Thomas Lagane, Louis Alliot et Guillaume Vouzellaud, ont donc lancé une SARL de presse, les éditions Objectif France, qui diffusent la littérature FN, comme Crime contre le FN par exemple, petit ouvrage antimégretiste écrit par Xavier Cheneseau alias François Delancourt. De son côté le MNR n&rsquo;est pas demeuré en reste et s&rsquo;est doté des éditions Cité-Liberté, nom commercial de la SARL Publi-Sites.</p>
<p>Mais le tableau de la communication nationaliste ne serait pas complet si on n&rsquo;évoquait pas d&rsquo;autres outils comme Radio Courtoisie dont la présentation n&rsquo;est plus à faire, les conférences diverses et variées dont la majeure partie se fait à Paris à la Société d&rsquo;Encouragement à l&rsquo;Industrie Nationale (SEIN), les tracts et autocollants anonymes comme celui provenant de l&rsquo;équipe de l&rsquo;<em>Épervier</em> et dont nous avons déjà parlé dans <em>No Pasaran</em> (cf. ci-dessous) ou les multiples petites structures de communication comme Riwal de Frédéric Châtillon. Le même s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs doté d&rsquo;une autre structure, petite SARL de presse, Unité et Développement d&rsquo;une Vision Symphonique, fondée avec Thomas Lagane, Jildaz Mahé O&rsquo;Chinal et&#8230; Roger Garaudy ! Il est assez amusant de constater que les initiales de la SARL UDVS conviennent tout à fait à un autre sigle comme Union et Défense des Victimes du Sionisme par exemple&#8230; Union et Défense des Victimes du Sionisme qui était le sigle utilisé pour signer les «mystérieuses» grandes affiches apparues en région parisienne en 1996<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_13_201" id="identifier_13_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. REFLEXes n&deg;51">14</a></sup>. Mais tout ceci n&rsquo;est évidemment que pure coïncidence !</p>
<h3>Les «idiots utiles»</h3>
<p>Cependant, malgré toute cette richesse de publication, certains lecteurs ou lectrices pourraient nous objecter avec raison que cela ne touche que deux nazis trois rasés et que c&rsquo;est donc leur accorder beaucoup d&rsquo;importance. L&rsquo;objection est valable et a d&rsquo;ailleurs été moult fois prononcée. Aussi faut-il nous pencher sur les «idiots utiles». On sait que cette expression fut utilisée par Lénine (un tel mépris ne pouvait d&rsquo;ailleurs venir que de lui !) pour désigner les compagnons de route intellectuels du parti bolchevik puis communiste. Cette notion peut parfaitement s&rsquo;appliquer à un certain nombre de structures qui de façon plus ou moins volontaire servent la soupe aux auteurs nationalistes et donc à leurs idées. Quoi de mieux en effet pour sortir du ghetto que d&rsquo;utiliser des maisons d&rsquo;édition peu ou pas connotées ?</p>
<p>La principale à jouer ce rôle est depuis quelques années l&rsquo;Âge d&rsquo;Homme. C&rsquo;est à l&rsquo;origine une petite maison d&rsquo;édition suisse, fondée en 1966 par un dissident yougoslave ayant fui le régime communiste : Vladimir Dimitrijevic. Pendant 30 ans, l&rsquo;Âge d&rsquo;Homme a fait un énorme travail de diffusion de la littérature slave contemporaine, souvent méconnue du fait des dictatures communistes d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est. Puis l&rsquo;Âge d&rsquo;Homme dérive lentement à partir du début des années 1990 vers un soutien sans faille au nationalisme grand-serbe à la faveur de la guerre civile yougoslave et avec l&rsquo;objectif officiel de «rétablir la vérité». Longtemps proche des catholiques traditionalistes en France, Dimitrijevic se rapproche alors de tous ceux qui affichent leur soutien aux Serbes ou leur opposition à l&rsquo;Islam. Cette orientation se confirme lors du conflit au Kosovo et des bombardements massifs menés par l&rsquo;OTAN en Serbie. De fait, l&rsquo;Âge d&rsquo;Homme est à présent la principale maison d&rsquo;édition de la Nouvelle Droite française, en particulier de sa branche «greciste»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_14_201" id="identifier_14_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Du GRECE.">15</a></sup> (Alain de Benoist, Arnaud Guyot-Jeannin, Jean-Claude Albert-Weil, Eric Werner) mais également du courant païen emmené par le Belge Christopher Gerard, proche de la ND dans ses différentes versions (GRECE, Terre &amp; Peuple, Synergies européennes). Gerard est d&rsquo;ailleurs à présent directeur de collection au sein de l&rsquo;Âge d&rsquo;Homme. L&rsquo;antenne française de l&rsquo;éditeur attire enfin autour d&rsquo;elle des personnages fantasques comme Jean Parvulesco, ancien dissident roumain, longtemps proche du GRECE après avoir côtoyé l&rsquo;OAS dans les années 1960 et les milieux nationalistes-révolutionnaires dans les années 1970, ou encore Patrick Gofman, ancien de l&rsquo;OCI passé au nationalisme. Par ailleurs la librairie parisienne est devenue un diffuseur zélé d&rsquo;autres productions comme les livres de Guillaume Faye parus à l&rsquo;Æncre (voir portrait ci-dessous). L&rsquo;Âge d&rsquo;Homme contribue ainsi à banaliser un petit milieu qui profite de son caractère prestigieux pour toucher un public qui sinon lui échapperait. Le GRECE a en effet ses propres éditions, les éditions du Labyrinthe, mais leur aire d&rsquo;influence ne dépasse guère celle du GRECE, c&rsquo;est-à-dire de moins en moins de monde, et la technique du coucou est donc bien plus rentable pour peu que les auteurs aient un minimum de talent (comme c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le cas).</p>
<p>Autre tactique rentable : prendre carrément le contrôle d&rsquo;une structure existante d&rsquo;apparence neutre. C&rsquo;est ce qu&rsquo;a fait Philippe Randa avec les Éditions Didro. Celles-ci sont une petite structure fondée en 1994 qui édite des revues diffusées en kiosque, traitant essentiellement d&rsquo;Histoire. Composées de plusieurs titres de collection : <em>Boulevard du Crime</em>, <em>Visages de l&rsquo;Histoire</em>, <em>Aventures de l&rsquo;Histoire</em>, <em>Le Journal de l&rsquo;Insolite</em> et <em>Dossiers secrets de l&rsquo;Histoire</em> (ces derniers sont dirigés par le Français d&rsquo;origine tunisienne Philippe Aziz, ami de Philippe Randa), les publications gérées par Jacky Perroy permettent à Randa de placer ses écrits et ses amis. <em>Boulevard du Crime</em> est en effet constituée chaque mois par les romans policiers de l&rsquo;auteur Philippe Randa et de son père, ce qui en fait un produit très bon marché pour le rédacteur en chef Philippe Randa. Dans <em>Visages de l&rsquo;Histoire</em> et le <em>Journal de l&rsquo;Insolite</em>, on retrouve des signatures connues du petit monde «randanien» déjà entrevues précédemment : Jean-Paul Bourre, Henri de Fersan, Guillaume Faye, David Gattegno, Bruno Favrit, Micheline de Peyrebonne, Nicolas Gauthier, Jean-Jacques Matringhem, Christian Bouchet entre autres. Ces monuments de sous-littérature ne servent pas forcément en soi à diffuser des idées même si ces auteurs mettent un malin plaisir à tout placer sur le même plan en ce qui concerne la deuxième guerre mondiale ou si «l&rsquo;insolite» surfe sur un certain racolage, quitte à inventer certaines informations. En revanche, ces collections ont un but alimentaire indéniable et y parviennent car le créneau historique en kiosque se porte assez bien. Sans rouler sur l&rsquo;or, les éditions Didro sont bénéficiaires et complètent leur chiffre d&rsquo;affaire par de la VPC dans laquelle on retrouve les ouvrages publiés par les éditions Deterna et Dualpha. On n&rsquo;est jamais aussi bien servi que par soi-même !</p>
<p>Dernier moyen pour se faire connaître : publier une collection grand public assez anodine pour entrer dans les circuits de diffusion tout en véhiculant une vision du monde spécifique. C&rsquo;est ce qu&rsquo;ont fait les éditions Pardès avec la collection B.A.-BA. Fondée en 1982 par Georges Gondinet, cette maison d&rsquo;édition occupe le créneau assez étroit de la pensée traditionnelle sous tous ses aspects : politique, ésotérique, philosophique, sexuelle&#8230; Même si certains auteurs comme Julius Evola ont un succès qui ne se dément pas chez une fraction du public nationaliste, il est certain que ce type de littérature n&rsquo;est pas susceptible de toucher les masses. Pardès a donc eu l&rsquo;idée de génie de sortir une collection de vulgarisation, à un prix modéré et avec une présentation attrayante tant dans la maquette que dans l&rsquo;iconographie. Cela a donné la collection B.A.-BA : il s&rsquo;agit d&rsquo;une soixantaine de titres qu&rsquo;on peut trouver n&rsquo;importe où et en particulier dans les FNAC. Les thèmes sont tout aussi variés que les auteurs : <em>Les Fées</em>, <em>Les Lutins</em>,<em> La Diététique</em>, <em>Les Templiers</em>, <em>Le Yi King</em>, <em>Les Indo-Européens</em>, etc. Si un certain nombre d&rsquo;auteurs n&rsquo;ont jamais fait parler d&rsquo;eux, on retrouve plusieurs signatures connues pour leur engagement militant dans les sphères nationalistes ou néo-fascistes: Christian Bouchet, Bernard Marillier (militant d&rsquo;UR), Jean-Paul Bourre, David Gattegno, les époux d&rsquo;Apremont<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_15_201" id="identifier_15_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf REFLEXes n&deg;51">16</a></sup>, Thierry Jolif, Jean-Paul Ronecker, etc. Au-delà d&rsquo;une certaine neutralité affichée, ces synthèses de qualité inégale diffusent une vision du monde qui ne se caractérise pas par un amour immodéré de l&rsquo;égalité sociale ou de la démocratie libérale. Comme en plus la collection marche bien, c&rsquo;est tout bénéfice pour ces auteurs. La même description pourrait être faite avec les éditions normandes Heimdal, présentes par le passé aux BBR et qui élargissent leur créneau militaria par deux publications diffusées en kiosque : <em>39-45 magazine</em> et <em>Moyen-Age</em>.</p>
<p>Mais un panorama des «idiots utiles» ne saurait prétendre être un tant soit peu complet si on n&rsquo;y ajoutait toutes ces petites maisons d&rsquo;édition droitières qui publient à intervalles plus ou moins réguliers des auteurs nationalistes militants : les éditions Grancher chez qui on retrouve Jean Mabire, Dominique Venner, Thierry Bouzard ou Jean-Paul Ronecker ; les éditions Jean Curutchet, très «Algérie Française» ; Jean Picollec Éditeur chez qui on retrouve Roland Gaucher, Philippe Randa ou des personnages plus flous comme Roland Jacquard ; Guy Trédaniel Éditeur sur le créneau ésotérico-païen ; les éditions des Scyrtes enfin, fondées par le fils de Dominique de Roux et qui ont contribué à lancer Alexandre Del Valle (voir portrait ci-dessous). Enfin on pourrait ajouter à ces éditeurs tous les auteurs qui, à l&rsquo;instar de Gérard de Villiers (le père de SAS) ou Xavier Raufer, véhiculent des thématiques servant objectivement l&rsquo;extrême droite. Toutes ces structures suppléent donc au principal handicap de la communication nationaliste qui est la faible visibilité extérieure au milieu militant et sympathisant.</p>
<p>Mais on ne saurait finir sans faire une remarque évidente : quid de l&rsquo;audiovisuel ? Il sautera en effet aux yeux du lecteur que nous n&rsquo;avons évoqué comme vecteurs de communication que les supports écrits. Cela s&rsquo;explique par le fait qu&rsquo;il faut bien constater que l&rsquo;extrême droite est globalement exclue de toute intervention autre qu&rsquo;écrite. Aussi peut-on s&rsquo;interroger sur le rôle de personnages comme Michel Houellebecq ou Bertrand Burgalat. Il n&rsquo;est pas question ici d&rsquo;affirmer que ces deux personnages sont des militants nationalistes puisque ce n&rsquo;est pas le cas. Mais on peut rappeler un certain nombre d&rsquo;éléments troublants. Il est connu que Bertrand Burgalat a été dans les années 1980 un cadre dirigeant du MNR de Jean-Gilles Malliarakis puis de Troisième Voie lorsque le MNR s&rsquo;est agrégé au GUD. Il en a été le représentant à Assas et s&rsquo;occupait de la presse du mouvement. Christophe Bourseiller dressait de lui en 1989 ce portrait complaisant<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_16_201" id="identifier_16_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La mouvance n&eacute;ofasciste semble bien l&rsquo;avoir compris et multiplie les articles de soutien, comme dans le dernier Terre &amp; Peuple. Par ailleurs le MNR s&rsquo;est d&eacute;solidaris&eacute; de la d&eacute;marche de l&rsquo;association Promouvoir qui a attaqu&eacute; Houellebecq en justice pour obsc&eacute;nit&eacute;.">17</a></sup> : <em>«“Je ne suis pas quelqu&rsquo;un de droite et je ne me suis jamais considéré comme quelqu&rsquo;un de droite”. Venant d&rsquo;un des responsables du mouvement Troisième Voie, ces paroles ont quelque chose de surprenant. Mais celui qui les prononce est sans doute l&rsquo;un des plus brillants militants d&rsquo;extrême droite jusqu&rsquo;ici rencontrés. Allons bon ! Bertrand est d&rsquo;extrême droite mais pas de droite. Il appartient à un courant politique en plein développement [on reconnaît là la qualité d'analyse de Bourseiller ! ndlr] qu&rsquo;on pourrait appeler “nationaliste-révolutionnaire de gauche”. Âgé de 25 ans, Bertrand a toutes les caractéristiques du “branché”. Élégant, cultivé, il connaît par cœur les moindres raffinements du rock alternatif et tous les lieux nocturnes de la capitale. Le contraire du fasciste de base. Il habite chez ses parents, dans un gigantesque appartement bourgeois du XVIIe arrdt de Paris. [...] Cet ancien écologiste a rejoint le MNR en 1982. Mais aujourd&rsquo;hui Bertrand milite moins. Il mène une carrière professionnelle dans les milieux du rock</em>.» Burgalat semble en effet avoir abandonné toute activité politique au début des années 1990 et a reconnu son engagement lors d&rsquo;une interview des Inrockuptibles, en considérant que c&rsquo;était une erreur de jeunesse. Il s&rsquo;est reconverti dans l&rsquo;easy listening et son label Tricatel marche du feu de Dieu. Soit. Nous ne pouvons malgré tout nous empêcher d&rsquo;être sceptiques devant cet abandon total de convictions et nous ne serions pas surpris si un jour on apprenait que Burgalat est toujours sympathisant NR et qu&rsquo;il aide financièrement ses anciens amis&#8230; Surtout lorsque c&rsquo;est vers lui que Michel Houellebecq se tourne lorsqu&rsquo;il veut pousser la chansonnette. Houellebecq qui exècre le monde arabe et l&rsquo;Islam et peut être considéré par ses provocations comme l&rsquo;un de ceux qui actuellement fait le plus pour banaliser des points de vue racistes rebaptisés abusivement «politiquement incorrects». Ce n&rsquo;est donc pas pratiquer l&rsquo;amalgame que d&rsquo;exprimer toute notre perplexité face à ces deux personnages qui ont sans doute bien plus en commun que leur simple activité d&rsquo;artistes. Un rôle d&rsquo;idiots utiles par exemple ?</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_201" class="footnote">L&rsquo;importance de cette question est évidente comme en témoigne la conférence organisée par la revue autrichienne d&rsquo;extrême droite <em>Zur Zeit</em> le 10 novembre dernier avec la crème de l&rsquo;extrême droite européenne et autour du thème «Les médias &amp; les droites».</li><li id="footnote_1_201" class="footnote"><em>Les droites nationales et radicales en France</em>, PUL, 1992.</li><li id="footnote_2_201" class="footnote">Il n&rsquo;est pas question de refaire l&rsquo;historique de ces titres et nous renverrons les lecteurs intéressés à des ouvrages traitant de ce point. À titre de rappel, <em>Rivarol</em> a été fondé en 1951, <em>Minute</em> en 1962, <em>Présent</em> en 1975 dans sa version mensuelle et 1982 en quotidien, <em>National Hebdo</em> en 1984.</li><li id="footnote_3_201" class="footnote">Candidat des chasseurs cette année-là.</li><li id="footnote_4_201" class="footnote">Ce nom a refait surface au moment de la scission du FN, puis cette structure a été accusée par Le Pen d&rsquo;être une des bases du complot mégretiste.</li><li id="footnote_5_201" class="footnote">Bleu-Blanc-Rouge : fête annuelle du FN.</li><li id="footnote_6_201" class="footnote">Le rédacteur en chef depuis le début des années 1990, Charles Champetier, a été débarqué du GRECE en fin d&rsquo;année dernière. Faisant trop d&rsquo;ombre au gourou Alain de Benoist, il était inévitable qu&rsquo;il soit éliminé comme bien d&rsquo;autres le furent avant lui.</li><li id="footnote_7_201" class="footnote">Groupement de Recherches et d&rsquo;Études sur la Civilisation Européenne, fondé en 1968 et longtemps principal représentant de la Nouvelle Droite en France.</li><li id="footnote_8_201" class="footnote">Cf. <em>REFLEXes</em> n°1 nouvelle série.</li><li id="footnote_9_201" class="footnote">Cf. supplément <em>Méfaits et Documents</em> dans ce numéro de REFLEXes.</li><li id="footnote_10_201" class="footnote">anciens Cf. <em>REFLEXes</em> n°51.</li><li id="footnote_11_201" class="footnote">C&rsquo;est le cas de <em>L&rsquo;assassin sentimental</em> paru chez Fleuve Noir en 1987 qui est vraiment de la très grande littérature.</li><li id="footnote_12_201" class="footnote">Titre repris à la fin des années 1980 par Roland Helie et qui était dans les années 1970 celui du journal proche du GUD dans lequel dessinait Jack Marchal, inventeur des rats noirs du GUD.</li><li id="footnote_13_201" class="footnote">Cf. <em>REFLEXes</em> n°51</li><li id="footnote_14_201" class="footnote">Du GRECE.</li><li id="footnote_15_201" class="footnote">Cf <em>REFLEXes</em> n°51</li><li id="footnote_16_201" class="footnote">La mouvance néofasciste semble bien l&rsquo;avoir compris et multiplie les articles de soutien, comme dans le dernier <em>Terre &amp; Peuple</em>. Par ailleurs le MNR s&rsquo;est désolidarisé de la démarche de l&rsquo;association Promouvoir qui a attaqué Houellebecq en justice pour obscénité.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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