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	<title>REFLEXes &#187; Alexandre Del Valle</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Pierre Cassen et Riposte Laïque on tour</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Sep 2010 15:12:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Del Valle]]></category>
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		<description><![CDATA[L’autoproclamé vrai « militant de gauche » Pierre Cassen continue sa tournée de prospection des milieux de droite et d’extrême droite en France. Après le Local de Serge « Batskin » Ayoub1, le leader de Riposte Laïque s’était illustré, on &#8216;sen souvient, au côté des Identitaires lors du premier apéro facebook du 18 juin. Si [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L’autoproclamé vrai « militant de gauche » Pierre Cassen continue sa tournée de prospection des milieux de droite et d’extrême droite en France.<br />
Après le Local de Serge « Batskin » Ayoub<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/pierre-cassen-et-riposte-laique-on-tour/#footnote_0_466" id="identifier_0_466" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="O&ugrave; &eacute;tait pr&eacute;sente &eacute;galement Christine Tassin, co-organisatrice des &laquo; ap&eacute;ros r&eacute;publicains &raquo;, ou encore Maurice Gendre, r&eacute;dacteur en chef de Balkans Infos et ex redac-chef du site &laquo; Sur le Ring &raquo; (ou &laquo; Ring &raquo;). Site qui depuis des ann&eacute;es fait la part belle aux &eacute;crits d&rsquo;auteurs tr&egrave;s droitiers et atlantistes tels que Maurice G. Dantec ou Alexandre Del Valle (les deux ayant d&rsquo;ailleurs le m&ecirc;me agent litt&eacute;raire, &agrave; savoir le fondateur du site en question : David Kersan, ce qui explique la pr&eacute;sence d&rsquo;A. Del Valle &agrave; la derni&egrave;re conf&eacute;rence en France de M.G. Dantec le 10 septembre 2005 &agrave; la Cigale &agrave; Paris).">1</a></sup>, le leader de Riposte Laïque s’était illustré, on &lsquo;sen souvient, au côté des Identitaires lors du <a href="http://reflexes.samizdat.net/apero-identitaire-a-la-goutte-dor-les-serviettes-tombent/">premier apéro facebook du 18 juin</a>.</p>
<p>Si Robert et compagnie ont décliné l’offre de remettre le couvert en septembre, cela ne permet pas d’imaginer d’éventuelles bisbilles entre les Laurel et Hardy du combat contre « l’islamisation ». Les Identitaires sont surtout bien occupés par la candidature identitaire à l’élection présidentielle de 2012<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/pierre-cassen-et-riposte-laique-on-tour/#footnote_1_466" id="identifier_1_466" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Mais on peut &eacute;galement citer la pr&eacute;paration de la manifestation parisienne du 23 octobre pour cl&ocirc;turer la campagne &laquo; Une autre jeunesse &raquo; ou la campagne de soutien &agrave; Papy Galinier.">2</a></sup> avec, semble-t-il<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/pierre-cassen-et-riposte-laique-on-tour/#footnote_2_466" id="identifier_2_466" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Agrave; d&eacute;faut de b&eacute;n&eacute;ficier de fuites organis&eacute;es comme certains journalistes ou sp&eacute;cialistes de l&rsquo;extr&ecirc;me droite, REFLEXes laisse tra&icirc;ner ses oreilles o&ugrave; il faut&hellip;">3</a></sup>, Arnaud Gouillon en guest-star finale<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/pierre-cassen-et-riposte-laique-on-tour/#footnote_3_466" id="identifier_3_466" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le choix de Gouillon, s&rsquo;il se confirme, serait celui d&rsquo;un vieux &laquo; jeune militant &raquo;. Le gar&ccedil;on est en effet issu de la premi&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration des Jeunesses Identitaires et en est devenu tr&egrave;s rapidement le responsable de la section grenobloise. Issu d&rsquo;une famille d&rsquo;extr&ecirc;me droite, il y d&eacute;montre rapidement ses qualit&eacute;s d&rsquo;encadrement, ce qui ne l&rsquo;emp&ecirc;che pas de faire parfois le coup de poing. Pr&eacute;sent &agrave; la f&ecirc;te du 1er Mai 2005 des Identitaires &agrave; Nice, il a d&rsquo;ailleurs &eacute;t&eacute; alors impliqu&eacute; ainsi que quelques autres (son fr&egrave;re ainsi qu&rsquo;Olivier Roudier entre autres) pour des violences racistes commises la veille de la f&ecirc;te dans le vieux Nice. Mais Arnaud Gouillon s&rsquo;est surtout construit sa r&eacute;putation de s&eacute;rieux et d&rsquo;engagement avec Solidarit&eacute; Kosovo,&nbsp;association satellite des Identitaires &agrave; destination des Serbes du Kosovo. Il est assez difficile de mesurer l&rsquo;impact r&eacute;el de cette association tant au Kosovo qu&rsquo;en France m&ecirc;me si nous avons d&eacute;j&agrave; pu &eacute;voquer par le pass&eacute; des&nbsp;op&eacute;rations r&eacute;ussies sur le plan m&eacute;diatique.">4</a></sup>, et des militants identitaires étaient néanmoins présents dans les différents apéros organisés par RL.</p>
<div id="attachment_1477" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/09/Camp_JI_gerald_au_milieu_.jpg"><img class="wp-image-1477" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/09/Camp_JI_gerald_au_milieu_.jpg" alt="Camp_JI_gerald_au_milieu_" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Arnaud Gouillon (1er à gauche) et des cadres JI au camp 2007 : Olivier France, Gérald Pichon et Guillaume Luyt</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tout comme Risposte Laîque relaie et s&rsquo;associe à la campagne du C.E.P.E. pour la libération de « Papy » Galinier<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/pierre-cassen-et-riposte-laique-on-tour/#footnote_4_466" id="identifier_4_466" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Contrairement d&rsquo;ailleurs &agrave; certains groupes radicaux comme l&rsquo;&eacute;quipe de la Vlaams Huis qui accuse les Identitaires de r&eacute;cup&eacute;ration et de simple agitation m&eacute;diatique. Par ailleurs d&rsquo;aucuns ont pu s&rsquo;&eacute;tonner que Richard Roudier semble toujours &agrave; la t&ecirc;te du CEPE alors qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;issue de la Convention identitaire d&rsquo;Orange l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, le m&ecirc;me Roudier avait d&eacute;clar&eacute; s&rsquo;en retirer. C&rsquo;&eacute;tait &eacute;videmment une bonne farce. Certes la pr&eacute;sidence officielle a &eacute;t&eacute; transmise &agrave; Fernand Cort&egrave;s mais il &eacute;tait inconcevable que Richard Roudier abandonne une structure qu&rsquo;il pilote depuis le tout d&eacute;but des ann&eacute;es 2000, dans l&rsquo;orbite alors d&rsquo;Unit&eacute; Radicale. Ce n&rsquo;est &eacute;videmment pas un article dans la presse qui va changer cela.">5</a></sup>.</p>
<p>Après un petit passage mi-septembre à la convention nationale du RIF (Rassemblement pour l’Identité de la France<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/pierre-cassen-et-riposte-laique-on-tour/#footnote_5_466" id="identifier_5_466" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Courant souverainiste du d&eacute;put&eacute; europ&eacute;en Paul Marie Couteaux">6</a></sup>), Pierre Cassen interviendra très prochainement dans une soirée-débat sur le thème : &laquo;&nbsp;Immigration, islamisme : la France menacée ?&nbsp;&raquo;, organisée par la Droite Libre dans les locaux de l’UMP.</p>
<p>La Droite Libre est ce courant de l’UMP se définissant comme une « droite décomplexée, libérale et conservatrice ». Il est dirigé par Rachid Kaci, ancien candidat à la tête de l’UMP en 2002<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/pierre-cassen-et-riposte-laique-on-tour/#footnote_6_466" id="identifier_6_466" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Actuellement sous-pr&eacute;fet, directeur de cabinet du pr&eacute;fet de la r&eacute;gion Champagne-Ardenne, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; conseiller aupr&egrave;s de l&rsquo;Elys&eacute;e, charg&eacute; des questions de diversit&eacute;, de 2007 &agrave; 2009. Il fut aussi, il y a longtemps, le vice-pr&eacute;sident de l&rsquo;association &laquo; France Plus &raquo;, le pendant droitier de ce qu&rsquo;&eacute;tait &agrave; l&rsquo;&eacute;poque SOS Racisme pour le PS, tr&egrave;s proche des r&eacute;seaux Pasqua.">7</a></sup> face à Nicolas Sarkozy.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/09/Del_Valle_Alexandre-8aede.jpg"><img class="alignleft wp-image-1478" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/09/Del_Valle_Alexandre-8aede.jpg" alt="Del_Valle_Alexandre-8aede" width="200" height="266" /></a>A cette occasion Pierre Cassen sera aux côtés d’<a href="http://reflexes.samizdat.net/portrait-alexandre-del-valle/">Alexandre Del Valle</a>, grand pourfendeur de la nébuleuse « rouge-bruns-verts » et dont on pourrait dire que c&rsquo;est un come-back, puisque à part ses tribunes dans <em>France-Soir,</em> il n&rsquo;a eu que très peu d&rsquo;<a href="http://reflexes.samizdat.net/de-lapero-saucisson-pinard-au-rassemblement-du-18-juin-retour-sur-une-manipulation-reussie-du-bloc-identitaire/">activités politiques</a> (du moins en France) ces 2 dernières années. Présence peu étonnante non plus quand on sait qu&rsquo;A. Del Valle a été le vice président de ce courant, de même qu&rsquo;il fut le co-listier de R. Kaci lors de sa candidature à la présidence de l&rsquo;UMP en 2002, ou plus recemment en 2007 lorsque ce dernier se présenta à l&rsquo;investiture de l&rsquo;UMP pour l&rsquo;élection présidentielle. Pendant encore combien de temps RL va-t-elle nous jouer la comédie de l’association de gauche ?</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_466" class="footnote">Où était présente également Christine Tassin, co-organisatrice des « apéros républicains », ou encore Maurice Gendre, rédacteur en chef de Balkans Infos et ex redac-chef du site « Sur le Ring » (ou « Ring »). Site qui depuis des années fait la part belle aux écrits d&rsquo;auteurs très droitiers et atlantistes tels que Maurice G. Dantec ou Alexandre Del Valle (les deux ayant d&rsquo;ailleurs le même agent littéraire, à savoir le fondateur du site en question : David Kersan, ce qui explique la présence d&rsquo;A. Del Valle à la dernière conférence en France de M.G. Dantec le 10 septembre 2005 à la Cigale à Paris).</li><li id="footnote_1_466" class="footnote">Mais on peut également citer la préparation de la manifestation parisienne du 23 octobre pour clôturer la campagne « Une autre jeunesse » ou la campagne de soutien à Papy Galinier.</li><li id="footnote_2_466" class="footnote">À défaut de bénéficier de fuites organisées comme certains journalistes ou spécialistes de l’extrême droite, REFLEXes laisse traîner ses oreilles où il faut…</li><li id="footnote_3_466" class="footnote">Le choix de Gouillon, s’il se confirme, serait celui d’un vieux « jeune militant ». Le garçon est en effet issu de la première génération des Jeunesses Identitaires et en est devenu très rapidement le responsable de la section grenobloise. Issu d&rsquo;une famille d&rsquo;extrême droite, il y démontre rapidement ses qualités d&rsquo;encadrement, ce qui ne l&rsquo;empêche pas de faire parfois le coup de poing. Présent à la fête du 1er Mai 2005 des Identitaires à Nice, il a d’ailleurs été alors impliqué ainsi que quelques autres (son frère ainsi qu&rsquo;Olivier Roudier entre autres) pour des violences racistes commises la veille de la fête dans le vieux Nice. Mais Arnaud Gouillon s’est surtout construit sa réputation de sérieux et d’engagement avec Solidarité Kosovo, <a href="http://reflexes.samizdat.net/identitaires-bloc-identitaire-jeunesses-identitaires-la-soupe-aux-vardon/">association satellite des Identitaires</a> à destination des Serbes du Kosovo. Il est assez difficile de mesurer l&rsquo;impact réel de cette association tant au Kosovo qu&rsquo;en France même si nous avons déjà pu évoquer par le passé des <a href="http://reflexes.samizdat.net/charite-bien-ordonnee/">opérations</a> réussies sur le plan médiatique.</li><li id="footnote_4_466" class="footnote">Contrairement d’ailleurs à certains groupes radicaux comme l’équipe de la Vlaams Huis qui accuse les Identitaires de récupération et de simple agitation médiatique. Par ailleurs d’aucuns ont pu s’étonner que Richard Roudier semble toujours à la tête du CEPE alors qu’à l’issue de la Convention identitaire d’Orange l’année dernière, le même Roudier avait déclaré s’en retirer. C’était évidemment une bonne farce. Certes la présidence officielle a été transmise à Fernand Cortès mais il était inconcevable que Richard Roudier abandonne une structure qu’il pilote depuis le tout début des années 2000, dans l’orbite alors d’Unité Radicale. Ce n’est évidemment pas un article dans la presse qui va changer cela.</li><li id="footnote_5_466" class="footnote">Courant souverainiste du député européen Paul Marie Couteaux</li><li id="footnote_6_466" class="footnote">Actuellement sous-préfet, directeur de cabinet du préfet de la région Champagne-Ardenne, après avoir été conseiller auprès de l&rsquo;Elysée, chargé des questions de diversité, de 2007 à 2009. Il fut aussi, il y a longtemps, le vice-président de l&rsquo;association « France Plus », le pendant droitier de ce qu&rsquo;était à l&rsquo;époque SOS Racisme pour le PS, très proche des réseaux Pasqua.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>De l&#8217;apéro saucisson-pinard au rassemblement du 18 juin : retour sur une manipulation réussie du Bloc Identitaire</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 11:50:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le buzz connu sous le nom d’apéro saucisson et pinard à la Goutte d’Or ayant débouché sur un rassemblement Place de l’Étoile et les différentes réactions qu’il a suscité ayant été publiées, on peut enfin tenter un bilan de cette opération médiatique. - Consternation. C’est évidemment le premier mot qui vient à l’esprit quand on [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le buzz connu sous le nom d’apéro saucisson et pinard à la Goutte d’Or ayant débouché sur un rassemblement Place de l’Étoile et les différentes réactions qu’il a suscité ayant été publiées, on peut enfin tenter un bilan de cette opération médiatique.</p>
<p>- <strong>Consternation</strong>. C’est évidemment le premier mot qui vient à l’esprit quand on voit la facilité avec laquelle le Bloc Identitaire a su manipuler les media, sous toutes leurs formes, qu’il soit « anciens » &#8211; la presse – ou « nouveaux » – Internet. Non pas que nous ayons la moindre illusion sur le professionnalisme d’une bonne partie de la CSP « journaliste » mais nous aurions pu attendre un minimum de curiosité ou de méfiance concernant la drôle de figure de « Sylvie François » avec ses références culturelles d’une autre époque. Dès le <a href="http://reflexes.samizdat.net/facebook-nouveau-terrain-de-jeu-de-lextreme-droite-identitaire/">31 mai</a>, nous émettions des doutes sur la réalité de l’initiatrice de l’apéro. Si nous n’attendions pas que notre article soit lu par le Tout-Paris médiatique<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/de-lapero-saucisson-pinard-au-rassemblement-du-18-juin-retour-sur-une-manipulation-reussie-du-bloc-identitaire/#footnote_0_463" id="identifier_0_463" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nous avons bien trop d&rsquo;humilit&eacute; pour cela. R&eacute;flexes est un petit site avec 15 000 &agrave; 20 000 connections uniques par mois, soit une goutte d&rsquo;eau dans l&rsquo;oc&eacute;an de la Toile.">1</a></sup>, du moins pouvions nous espérer que les journalistes intéressés par cette affaire poussent un peu plus loin l’enquête que ce que Bruno Larebière et Fabrice Robert voulaient bien leur servir en pâture. Par exemple sur l’impossibilité de rencontrer la dénommée «Sylvie François» ou encore sa présence continuelle en province. En lieu et place, rien. Pas un doute, pas une remise en cause à l’exception du blog d’<a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/06/09/apero-geant-goutte-dor-les-identitaires-et-riposte-laique-font-manip-commune/" target="_blank">Abel Mestre et Caroline Monnot</a> qui développait l’idée d’un pseudonyme et de un ou deux <a href="http://www.agoravox.fr/actualites/actu-en-bref/article/de-quoi-sylvie-francois-est-elle-76951" target="_blank">papiers</a> à la veille de la manifestation du 18 juin. On ne peut qu’applaudir devant la maestria de Larebière qui à l’évidence connaît bien le milieu professionnel qui est le sien et qu’il a donc pu manipuler à qui mieux mieux. Le Bloc n’aura eu qu’à sortir de son béret une militante sachant s’exprimer dans les media, ce qui n’est pas hors de sa portée. Même si nous ne savons pas qui a endossé ce rôle, certaines pouvaient parfaitement le faire comme Hélène Richard-Saint-André, militante normande, membre de la direction du Bloc, Isabelle Crépin, militante du Nord ou même Suzanne Collas, militante parisienne du Projet Apache et intervenante sur Novopress sous divers pseudonymes. Comme un buzz chasse l’autre, il n’y aura évidemment aucun retour critique de ces journalistes sur leur propre travail et la porte est donc grande ouverte à une nouvelle manipulation<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/de-lapero-saucisson-pinard-au-rassemblement-du-18-juin-retour-sur-une-manipulation-reussie-du-bloc-identitaire/#footnote_1_463" id="identifier_1_463" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La manipulation est d&eacute;cidemment une seconde nature chez les Identitaires comme nous l&rsquo;&eacute;voquions&nbsp;ici.">2</a></sup>.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/06/Identitaires1806.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1472" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/06/Identitaires1806.jpg" alt="Identitaires1806" width="600" height="271" /></a></p>
<p>- <strong>Exaspération</strong>. C’est évidemment le deuxième mot qui vient à l’esprit quant on voit la façon dont ont été travesties les motivations originelles de « l’apéro » au profit du discours que les Identitaires et leurs idiots utiles « néo-cons » ont voulu diffuser. Soyons clairs et brefs : les militants qui animent le collectif REFLEX sont issus d’un courant politique qui a toujours revendiqué le devoir de blasphème<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/de-lapero-saucisson-pinard-au-rassemblement-du-18-juin-retour-sur-une-manipulation-reussie-du-bloc-identitaire/#footnote_2_463" id="identifier_2_463" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pour reprendre ironiquement le titre d&rsquo;un ouvrage de Pierre Gripari, un temps revendiqu&eacute; par la Nouvelle Droite.">3</a></sup>. Les religions, et singulièrement les religions dites monothéistes, sont pour nous des idéologies de la soumission et de la fatalité sociale qui en tant que telles nous consternent. L’Islam, comme orthopraxie, c’est-à-dire comme religion de la Loi qui exige de ses fidèles une religiosité basée sur des rituels exigeants et des interdits pesants, n’échappe donc évidemment pas à la règle<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/de-lapero-saucisson-pinard-au-rassemblement-du-18-juin-retour-sur-une-manipulation-reussie-du-bloc-identitaire/#footnote_3_463" id="identifier_3_463" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nous n&rsquo;entrerons pas dans le d&eacute;bat Islam mod&eacute;r&eacute; / Islamisme qui est un non-sens conceptuel. Une religion est toujours une totalit&eacute; dans laquelle certains fid&egrave;les pour diverses raisons font un tri et n&rsquo;appliquent pas tous les principes ou pr&eacute;ceptes. Cela n&rsquo;&ocirc;te rien &agrave; la nocivit&eacute; intrins&egrave;que de l&rsquo;id&eacute;ologie religieuse.">4</a></sup>. Cependant, pour plagier une boutade célèbre, peut-on tout blasphémer ? La réponse est évidemment oui. On peut porter le blasphème contre n’importe quelle religion… Mais pas avec n’importe qui ! Or « l’apéro » n’était pas un geste de critique anti-religieuse, c’était une opération de communication menée par l’extrême droite, en l’occurrence les Identitaires, pour tester le support Facebook et accroître leur notoriété à peu de frais grâce à l’effet buzz. Cet aspect des choses étant masqué, cela a permis aux Identitaires d’embringuer de pseudo-laïcs comme caution de « gauche » et surtout à certains de développer un discours ahurissant sur la prétendue islamisation du XVIIIe arrdt de Paris dans lequel il ne serait plus possible de trouver un morceau de cochon et un verre de gros rouge qui tache. C’est en particulier le cas des seconds couteaux du discours identitaire, du type Ivan Rioufol ou Eric Zemmour qui ont, à peu de frais, escamoté la nature réelle de la manifestation en la transformant en une simple revendication de respect de la légalité laïque face au débordement de fidèles musulmans le vendredi midi rue Myrha. Quand on sait qu’Eric Zemour a rencontré <a href="http://reflexes.samizdat.net/portrait-guillaume-faye/">Guillaume Faye</a> par l’entremise d’<a href="http://reflexes.samizdat.net/portrait-alexandre-del-valle/">Alexandre Del Valle</a> il y a de cela un an et demi, cela en dit évidemment long sur l’épaisseur qui sépare cet excité cathodique des Identitaires. Nous sommes bien face à des individus qui jouent consciemment le rôle d’idiots utiles de l’idéologie identitaire, se croyant plus malins que les dirigeants de ce qu’ils considèrent sans doute comme un groupuscule parmi d’autres. Ils ont été en cela bien épaulés par le crétinisme de certains journalistes, en particulier de France Info insistant sur le fait que l’apéro serait « discriminatoire » car reposant sur une « viande interdite aux juifs et aux musulmans ». Tout était donc fait pour choquer le citoyen lambda peu informé de l’affaire et ne comprenant pas les tenants et aboutissants de la manipulation.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/06/DSC00245-639b4.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1473" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/06/DSC00245-639b4.jpg" alt="DSC00245-639b4" width="600" height="388" /></a></p>
<p>- <strong>Perplexité</strong>. C’est évidemment le troisième mot qui vient à l’esprit quand on constate au final les points marqués par le Bloc dans cette affaire. Ce ne sont pas tant les organisations ralliées pour l’occasion qui posent problème – une galaxie de sous-groupuscules souveraino-gaullistes et de « laïcs » autoproclamés dont le nombre de militants n’excède pas une division papale – que la possibilité ainsi acquise de se revendiquer parti de « droite populiste » et de faire oublier le fondement raciste ethno-différencialiste du Bloc. Doit-on le rappeler : les Identitaires sont pour une Europe blanche car, à l’instar de tout le courant <a href="http://reflexes.samizdat.net/terre-peuple-quand-les-gaulois-sont-dans-la-peine/">volkisch</a>, ils considèrent que le sang porte la culture, ce qui se traduit en termes choisis par « l’identité ethno-culturelle ». Les individus issus de la communauté juive et qui, aveuglés par une haine née de l’autre communauté de la Méditerranée, croient trouver dans les Identitaires de nouveaux alliés auraient quelque raison d’y réfléchir plus de 3 secondes. Les déclarations de Fabrice Robert se revendiquant de la République et de la laïcité &#8211; rapportées par ailleurs <a href="http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/article/apero-cochonailles-pique-nique-la-france/" target="_blank">ici</a> &#8211; confirment simplement que le président du Bloc Identitaire est prêt à toutes les contorsions idéologiques pour développer son organisation<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/de-lapero-saucisson-pinard-au-rassemblement-du-18-juin-retour-sur-une-manipulation-reussie-du-bloc-identitaire/#footnote_4_463" id="identifier_4_463" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Agrave; moins que l&rsquo;atmosph&egrave;re de vendredi soir l&rsquo;ait amen&eacute; &agrave; des d&eacute;clarations inconsid&eacute;r&eacute;es et d&eacute;passant sa pens&eacute;e, ce qui ne serait pas une premi&egrave;re comme en t&eacute;moignent certaines saillies pass&eacute;es. Par ailleurs, il est &agrave; noter que l&rsquo;on peine ainsi de fait &agrave; distinguer le discours des Identitaires de celui du FN dans sa version Marine Le Pen sur cette question.">5</a></sup>. Il est en cela bien aidé par les autres courants de l’extrême droite nationaliste dont les <a href="http://www.contre-info.com/une-autre-analyse-sur-laperitif-de-la-goutte-dor-et-le-bloc-identitaire#more-5246" target="_blank">attaques</a> aident le Bloc a démontrer sa pseudo-rupture avec ce courant.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/06/DSC00250-7c275.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1474" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/06/DSC00250-7c275.jpg" alt="DSC00250-7c275" width="600" height="338" /></a></p>
<p>Heureusement, le Bloc est encore loin du compte. Certes la foule était nombreuse vendredi dernier mais sa diversité était très relative, d’<a href="http://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/">Alexandre Gitakos</a> à <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-pieds-dans-le-plat/">Odile Bonnivard</a> en passant <a href="http://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/">Edouard Klein</a>, soit une infinité de nuances droitières au final. Il n’y certes pas eu d’incident majeur<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/de-lapero-saucisson-pinard-au-rassemblement-du-18-juin-retour-sur-une-manipulation-reussie-du-bloc-identitaire/#footnote_5_463" id="identifier_5_463" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Les seuls accrochages sont en effet les algarades initi&eacute;es par Fr&eacute;d&eacute;ric Chatillon et Serge Ayoub et d&eacute;j&agrave; rapport&eacute;es sur le blog d&rsquo;Abel Mestre et Caroline Monnot, sur lesquelles nous ne nous &eacute;tendrons donc pas.">6</a></sup> mais des tensions étaient palpables entre certaines composantes, en particulier de la part de hools dont la référence majeure semble être devenue l’English Defense League, à travers la Ligue 732. Le « grand rassemblement populiste » appelé de ses vœux par les Identitaires n’est donc pas exactement à la veille de se matérialiser. Surtout le raout du 18 juin ne dit rien en lui-même sur la capacité de mobilisation du Bloc à partir de Facebook. Nous persistons en effet à penser que la tenue de l’apéro dans le XVIIIe aurait tourné à la bérézina. La « réunion festive » aurait sans doute réuni infiniment moins de résistants saucissonneurs que les courageux manifestants de la place de l’Étoile et les 50 « apaches » que comptent les Identitaires sur Paris<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/de-lapero-saucisson-pinard-au-rassemblement-du-18-juin-retour-sur-une-manipulation-reussie-du-bloc-identitaire/#footnote_6_463" id="identifier_6_463" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il y a bien une section du Bloc en Ile-de-France mais elle rest&eacute;e totalement absente de la mobilisation pr&eacute;c&eacute;dent le 18 juin, tant m&eacute;diatique que sur le terrain.">7</a></sup> n’auraient pas été capables d’encadrer une telle manifestation à haut risque d’affrontement.<br />
Bref, il va falloir suivre de très près ce qui va suivre ce qui s’identifie finalement à un test.</p>
<p>Au fait, pas la queue de cheval d’une Sylvie François n’était évidemment visible vendredi soir. Étonnant non ?</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_463" class="footnote">Nous avons bien trop d’humilité pour cela. Réflexes est un petit site avec 15 000 à 20 000 connections uniques par mois, soit une goutte d’eau dans l’océan de la Toile.</li><li id="footnote_1_463" class="footnote">La manipulation est décidemment une seconde nature chez les Identitaires comme nous l&rsquo;évoquions <a href="http://reflexes.samizdat.net/manipulation-les-identitaires-connaissent-la-recette/">ici</a>.</li><li id="footnote_2_463" class="footnote">Pour reprendre ironiquement le titre d’un ouvrage de Pierre Gripari, un temps revendiqué par la Nouvelle Droite.</li><li id="footnote_3_463" class="footnote">Nous n’entrerons pas dans le débat Islam modéré / Islamisme qui est un non-sens conceptuel. Une religion est toujours une totalité dans laquelle certains fidèles pour diverses raisons font un tri et n’appliquent pas tous les principes ou préceptes. Cela n’ôte rien à la nocivité intrinsèque de l’idéologie religieuse.</li><li id="footnote_4_463" class="footnote">À moins que l’atmosphère de vendredi soir l’ait amené à des déclarations inconsidérées et dépassant sa pensée, ce qui ne serait pas une première comme en témoignent certaines saillies passées. Par ailleurs, il est à noter que l&rsquo;on peine ainsi de fait à distinguer le discours des Identitaires de celui du FN dans sa version Marine Le Pen sur cette question.</li><li id="footnote_5_463" class="footnote">Les seuls accrochages sont en effet les algarades initiées par Frédéric Chatillon et Serge Ayoub et déjà rapportées sur le blog d’Abel Mestre et Caroline Monnot, sur lesquelles nous ne nous étendrons donc pas.</li><li id="footnote_6_463" class="footnote">Il y a bien une section du Bloc en Ile-de-France mais elle restée totalement absente de la mobilisation précédent le 18 juin, tant médiatique que sur le terrain.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Réacs Sion</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Mar 2007 15:58:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ce texte est un extrait du dossier consacré au repli identitaire en France dans le prochain numéro de Réflexes et qui devrait paraître en avril-mai 2007.<em>Que des groupes s&rsquo;affirmant comme juifs déclarent défendre leur communauté contre la montée de l&rsquo;antisémitisme, c&rsquo;est fort bien. Dommage que ça ne s&rsquo;étende pas toujours à toutes les formes de racisme. Que la plupart d&rsquo;entre eux se donnent pour devoir de défendre l&rsquo;existence et la survie d&rsquo;Israël, c&rsquo;est compréhensible, même si quelques présupposés de cette défense nous semblent hautement contestables. Que certains confondent la défense d&rsquo;Israël et l&rsquo;alignement sur ses pires décisions gouvernementales, c&rsquo;est parfaitement intolérable. Que pour se faire, ils fassent l&rsquo;équation tout Juif = sioniste, ce qui leur permet de traiter d&rsquo;antisémite tout contradicteur, même juif, des politiques israéliennes, c&rsquo;est à vomir. Ca l&rsquo;est d&rsquo;autant plus que l&rsquo;on retrouve la même équation chez les salopards d&rsquo;en face, pour dissimuler leur antisémitisme sous couvert d&rsquo;antisionisme. On retrouve alors en miroir une expression raciste affirmée, des stratégies catastrophistes semant un lourd sentiment d&rsquo;insécurité dans les communautés, et par ce biais, des personnages et des alliances bien connues. En luttant contre cette mouvance, nous ne nous trompons pas de combat.</em></p>
<p>La montée des actes et attaques antisémites, réels et imaginaires, la deuxième Intifada en Israël/Palestine, les provocations de Sharon sur la France, « pays le plus antisémite du monde » et l&rsquo;invitation pour les Juifs français à gagner Israël au plus vite (opération « Sarcelles d&rsquo;abord » lancé en 2004 par l&rsquo;Agence Juive et le gouvernement israélien) ont littéralement paniqué une fraction de la communauté juive organisée, généralement sépharade ; celle-ci relève d&rsquo;un passé parfois douloureux, pour qui l&rsquo; « Arabe » est devenu l&rsquo;ennemi numéro 1 et le goy, le non-juif, un antisémite en puissance. Généralement plus sioniste que la plupart des Juifs de France, d&rsquo;autant que ses membres ont souvent de la famille en Israël, cette fraction a le sentiment d&rsquo;être constamment menacée ; lecteurs et auditeurs assidus de médias israéliens et surtout communautaires, ils se replient sur une réalité fantasmée où l&rsquo;on dit que tout porteur de kippa dans la rue est en danger d&rsquo;être agressé, et n&rsquo;ont guère de contacts extérieurs en termes d&rsquo;information. De toute façon, c&rsquo;est bien connu, les médias frankaoui sont aux mains des pro-palestiniens !&#8230;</p>
<p>Par intérêt, naïveté ou idéologie, diverses catégories de personnes ou de groupes suivent une politique qui mènent à l&rsquo;ultra-droitisation de cette partie de la communauté. En premier lieu, les fachos et les nationalistes juifs et/ou israéliens, qui, de par leurs idées racistes, leurs actions, leurs alliances ne laissent pas la moindre ambiguïté. En deuxième lieu les idiots utiles des premiers, dont la confusion qu&rsquo;ils font entre antisionisme et antisémitisme n&rsquo;est pas moindre que celle qu&rsquo;ils décèlent, ou croient déceler dans les mouvances pro-palestiniennes. Enfin, une poignée d&rsquo;intellectuels ou autoproclamés tels, donc censés éclairer les gens sur les événements et leurs significations, mais de fait plus spécialisés dans le rôle du pompier pyromane, par passion plus que raison, à moins d&rsquo;un alignement sur les thèses du « choc des civilisations », version post-11 septembre&#8230;</p>
<p><strong>Contre l&rsquo;antisémitisme, vive l&rsquo;extrême-droite !</strong></p>
<p>On n&rsquo;hésitera pas à placer l&rsquo;avocat Maitre Gilles-William Goldnadel en première place dans la catégorie facho, et pas forcément pour des sympathies qui vont clairement vers De Villiers, dues autant à son souverainisme qu&rsquo;à sa haine de la gauche et de l&rsquo;Islam . Président des Amitiés France-Israël depuis 2005, Goldnadel est tout d&rsquo;abord l&rsquo;un des principaux acteurs de la dissolution du terme « antisémitisme », en intentant un certain nombre de procès sur cette accusation et pour « incitation à la haine raciale » à des individus aussi « dangereux » que Daniel Mermet (trois fois !), ou Edgar Morin, Sami Naïr et Danièle Sallenave ainsi que J.M. Colombani du <em>Monde</em> qui a publié le texte incriminé des trois derniers. On n&rsquo;oubliera pas la cabale lancée aussi contre Pascal Boniface de l&rsquo;IRIS, (Institut de Relations Internationales et Stratégiques). Au final, tous les procès ont été perdus, la cabale démontée, mais cela permet à un certain nombre de gens moins fréquentables de se gausser quand on les accuse d&rsquo;antisémitisme : avec de tels précédents, n&rsquo;est-ce pas, ce n&rsquo;est plus si grave !&#8230; Et rien évidemment sur les salissures jetées sur les innocentés : même lavés du soupçon, il en restera toujours quelque chose. Les négationnistes et fachos antisémites diront merci à Goldnadel : n&rsquo;a-t-il pas assigné Mermet, entre autres, pour avoir diffusé le témoignage du dernier médecin vivant d&rsquo;Auschwitz, qui sera pourtant condamné suite à celà ? Ses victimes sont exclusivement à gauche : «<em>Il faut en finir</em>, déclare-t-il au Nouvel Obs, <em>avec cette hémiplégie intellectuelle qui ne réserve ses coups qu&rsquo;à l&rsquo;extrême-droite mais protège, voire explique, les dérapages des autres : sous prétexte d&rsquo;antiracisme et de générosité, on a vu des tenants d&rsquo;une certaine extrême-gauche se sentir tous les droits en termes de violence et d&rsquo;insolence verbales. En la matière, je suis pour l&rsquo;équité</em>!» Voire : Il a été l&rsquo;avocat d&rsquo;Anthony Attal de l&rsquo;ultra-violente et raciste Ligue de Défense Juive (LDJ), d&rsquo;Alexandre del Valle, de la journaliste et essayiste italienne Oriana Fallaci (« Les fils d&rsquo;Allah se multiplient comme des rats&#8230; »), et d&rsquo;Anne Kling, l&rsquo;une des dirigeantes d&rsquo;Alsace d&rsquo;Abord, ce qui fait beaucoup et indique des choix précis<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_0_311" id="identifier_0_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Et aussi du trafiquant d&rsquo;armes russo-canado-angolo-isra&eacute;lien Arkadi Gaydamak, r&eacute;fugi&eacute; en Isra&euml;l pour &eacute;chapper &agrave; un mandat d&rsquo;arr&ecirc;t international d&eacute;livr&eacute; contre lui dans l&rsquo;affaire de l&rsquo;&laquo;Angolagate&raquo;. Gaydamak a r&eacute;cemment achet&eacute; le club de foot tr&egrave;s droitier &laquo; B&eacute;tar &raquo; J&eacute;rusalem, mais c&rsquo;est un hasard, on vous jure !">1</a></sup>. Tout un programme avec ces gens-là&#8230;<br />
<em>«Je suis celui, sans doute, qui a le plus contribué à découpler la communauté juive de son inféodation à la gauche!»</em>déclare-t-il fièrement. En la déplaçant à l&rsquo;extrême-droite. Pour se faire, il a introduit Alexandre Del Valle, rencontré par l&rsquo;entremise d&rsquo;Alain Griotteray (Monsieur « pas d&rsquo;ennemis à droite ») dans divers milieux de la communauté organisée. Del Valle se dit spécialiste de l&rsquo;Islam (ce que démentent formellement les islamologues sérieux Olivier Roy et Gilles Kepel), et porte un solide passé d&rsquo;extrême-droite, des lefebvristes aux néo-païens<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_1_311" id="identifier_1_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sur le pass&eacute;( ?) tr&egrave;s n&eacute;o-nazi-pa&iuml;en-europ&eacute;en du monsieur, lire entre autres Portrait Alexandre Del Valle, ou R&eacute;flexes n&deg;4 (2001) pour la version papier.">2</a></sup><br />
et qu&rsquo;importe s&rsquo;il essaye de faire croire que son actuel reclassement à l&rsquo;UMP vaut adhésion aux valeurs démocratiques&#8230; Comme Sarkozy et bien d&rsquo;autres ? Qu&rsquo;à cela ne tienne : paradoxalement, Il se blanchit en contribuant à l&rsquo;ultradroitisation d&rsquo;une bonne partie de la communauté organisée. Grâce à Del Valle, d&rsquo;ailleurs co-signataire avec Goldnadel de l&rsquo;appel « Les Européens veulent la paix »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_2_311" id="identifier_2_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Rappelons que bien des signataires l&rsquo;ont sign&eacute; par sympathie pour une Serbie qui, depuis dix ans, luttait contre la &laquo; menace islamique &raquo; repr&eacute;sent&eacute;e selon eux par les musulmans de Bosnie et du Kosovo. Qu&rsquo;importe si ces derniers ont &eacute;t&eacute; les principales victimes des politiques de &laquo; purification ethnique &raquo;&hellip; ">3</a></sup>, la théorie du choc des civilisations et l&rsquo;islamophobie « intellectuelle » pénètre dans nombre de synagogues, y compris libérales, au B&rsquo;naï B&rsquo;rith qui va, en octobre 2001, l&rsquo;inviter à parler au Sénat des «nouveaux visages de l&rsquo;antisémitisme», dans les associations, au Likoud de France, à l&rsquo;Union des Patrons Juifs de France, dans les médias communautaires, De Radio J à Judaïques FM, d&rsquo;<em>Actualité juive à Information juive</em> en passant par TFJ&#8230; Il y mêlera allègrement islam, islamisme, terrorisme et dangers de l&rsquo;immigration « musulmane », ce qui répond fort bien à la dérive raciste d&rsquo;une fraction radicalisée de la communauté juive, mais aussi aux questionnements d&rsquo;autres fractions en perte de sens vu le contexte de montée de l&rsquo;antisémitisme. Mais notre homme ne devrait pas s&rsquo;inquiéter de savoir si ces amours fascisantes, continuées jusqu&rsquo;en 2004, déplaisent à ses nouveaux kamarades : <em>«Peu nous importe si Del Valle a donné des conférences à des parterres d&rsquo;extrême droite. Il est un de ceux qui</em> (&#8230;) <em>nous ont fait prendre conscience qu&rsquo;il existait un</em> Protocole des Sages de Médine », déclare André Darmon, le rédacteur en chef d&rsquo;<em>Israël Magazine.</em> O tempora ! O mores ! Président d&rsquo;honneur de France-Israël, l&rsquo;amiral Michel Darmon ajoute dans une interview à <em>Témoignage Chrétien</em> : <em>« Depuis dix ans, la communauté juive s&rsquo;est trompée de combat. Ce n&rsquo;est pas Le Pen notre ennemi, mais la politique étrangère de la France ».</em> Tout est dit!</p>
<p><strong>Les héritiers de Jabotinsky</strong></p>
<p>Le Likoud-France, présidé actuellement par Frédéric Nordmann n&rsquo;a jamais été bien puissant dans l&rsquo;Hexagone, mais il eut son heure de gloire et de déshonneur sous la présidence du sioniste ultra Jacques Kupfer. Lui et Nordmann sont des anciens du Bétar. Lors de la signature des accords d&rsquo;Oslo, Kupfer avait traité Yitzhak Rabin de « Pétain » et voulait le voir juger pour trahison. Les outrances du personnages n&rsquo;ont jamais cessé : « <em>L&rsquo;assimilation et les mariages mixtes sont une « Shoah culturelle »</em> ; <em>«Je suis persuadé qu&rsquo;il y a une guerre de l&rsquo;islam contre le monde occidental, judéo-chrétien. (&#8230;) Ou bien la France sera conquise, et ce sera conforme à la doctrine islamique, ça sera un Dar al-Islam, et les Français auront les droits des dhimmis, ou sinon ce sera véritablement la guerre.»</em>On dirait du Mégret ou du Oriana Fallaci. Aux congrès du Likoud mondial, en Israël, les Français conduits par Kupfer se font remarquer par leur extrémisme : le quotidien israélien Haaretz les décrit en décembre 1997 comme <em>« porteurs d&rsquo;un patriotisme (israélien) aveugle, doublé d&rsquo;un soutien absolu pour le « Grand Israël » plus souvent motivé par une haine des Arabes que par amour d&rsquo;Israël, et moins par haine des Arabes vivant dans les territoires- ils ne les connaissent pas vraiment- que par 1a haine de ces Arabes «</em>qui prennent le contrôle de la France<em>» Ils ne voient les Palestiniens que quelques fois par an, quand ils viennent pour affaire ou tourisme. (&#8230;) s&rsquo;ils n&rsquo;étaient pas juifs, Le Pen pourrait très bien les accueillir à bras ouverts. »</em> Il qualifie les Palestiniens de <em>« hordes barbares »</em>et de<em>« squatters arabes en Eretz Israël. Peut-être faut-il se rendre à l&rsquo;évidence : on ne peut plus vivre avec eux si tant est qu&rsquo;ils aient le droit de vivre »&#8230;(</em>éditorial de la radio israélienne Arouts Sheva 11/08/2002<em>)</em>. Kupfer, qui vit maintenant à Jérusalem, a été élu depuis président du Likoud mondial, dans des conditions telles qu&rsquo;il a réussi a déclencher une scission d&rsquo;avec la bande de Benyamin « Bibi » Netanyahou. Il n&rsquo;en garde pas moins son contrôle sur le mouvement français, Nordmann étant son homme-lige. C&rsquo;est également du Likoud de France que vient Alex Moïse, l&rsquo;un des membres les plus actifs de la campagne pour faire interdire les spectacles de Dieudonné, et qui a été condamné en 2004 pour s&rsquo;être envoyé à lui même des messages antisémites, histoire de faire monter une tension qui n&rsquo;avait vraiment pas besoin de ça. Nordmann quant à lui est aussi à la tête du Keren Kayemet Leisraël, très riche fondation destinée à reverdir Israël. Autre proche de Kupfer, le likoudnik Robert Zbili, à la tête de la Fédération des organisations sionistes de France (FOSF), au budget confortable. Dans son rapport 2005, le contrôleur de l&rsquo;Organisation sioniste mondiale a d&rsquo;ailleurs critiqué sa gestion opaque et des dépenses au profit du Likoud de France. C&rsquo;est du propre !</p>
<p>Kupfer est assez charismatique pour avoir influencé plusieurs générations de jeunes sionistes d&rsquo;ultra-droite du Bétar, adeptes des idées de Vladimir Zeev Jabotinski, dont notre homme ne cesse de se proclamer l&rsquo;héritier (voir encadré).</p>
<p>Le Bétar-France (Brit « mouvement »Yosef Trumpeldor), créé en 1929, s&rsquo;est surtout fait remarquer à partir des années 70 jusqu&rsquo;en 99 pour son activisme contre l&rsquo;extrême-droite française qui sera sa priorité dans l&rsquo;action militaire. Outre leur entrainement physique et politique dans un château des environs de Sarcelles, les militants suivront même des formations théoriques sur la question néofasciste, jusqu&rsquo;en 1997. C&rsquo;était nécessaire : les anciens jeunes fascistes d&rsquo;Occident, groupe mythique des années 60, se souviennent avec émotion d&rsquo;un de leur kamarades, « Serge Wolyner, karatéka virtuose qui milite à mi-temps chez les extrémistes sionistes du Bétar (dont il déplore la place envahissante qu&rsquo;y prennent les sépharades) »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_3_311" id="identifier_3_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Collectif : &laquo; Les Rats Maudits : histoire des &eacute;tudiants nationalistes 1965-2005 &raquo;, &eacute;ditions des Monts d&rsquo;Arr&eacute;e, 1995, p.15.">4</a></sup>. Les rumeurs d&rsquo;alliance entre le Bétar et Occident viennent, entre autres, de là&#8230;</p>
<p>A partir de 2000 et le début de la deuxième intifada, le Bétar, comme le Tagar (« Rébellion », groupe étudiant du Bétar, né en 1985), s&rsquo;offre d&rsquo;autres priorités : « <em>Aujourd&rsquo;hui, le Bétar milite pour dénoncer les mécanismes intellectuels de la nébuleuse altermondialiste et propalestinienne, dont le discours accusateur et mensonger à l&rsquo;égard d&rsquo;Israël ne vise qu&rsquo;à mieux nourrir le sentiment antijuif</em>», annonce leur site. De l&rsquo;attaque contre les fafs bons aryens, il n&rsquo;en est plus question, d&rsquo;autant moins qu&rsquo;au nom de la haine du bougnoule, pardon, de la géopolitique proche-orientale, d&rsquo;autres orientations et alliances voient le jour. Le responsable du très réac <em>Israël Magazine</em> en France, David Reinharc, lui même l&rsquo;un des anciens chefs du Bétar qu&rsquo;il a depuis quitté et ex-rédacteur en chef de sa revue trimestrielle <em>Altalena</em> (deux numéros parus, c&rsquo;est pauvre !), s&rsquo;est spécialisé dans les interviews complaisantes de personnalités connues pour leurs sentiments araboislamophobes, de De Villiers à la romancière franco-camerounaise Calixthe Beyala en passant naturellement par Alexandre Del Valle (par ailleurs co-interviewer de Beyala).</p>
<p>Le Bétar aujourd&rsquo;hui est mourant, ce qui nous ravit tous ; d&rsquo;abord pour cause de sionisme, ce qui peut sembler paradoxal ; en effet, ce parti est probablement le seul dont le sionisme ne soit pas seulement une idéologie, mais une mise en pratique : les bétarim pour la plupart s&rsquo;estiment plus Israéliens que Français, et sont préparés à l&rsquo;Aliya, la « montée » vers Israël. En 2005, ce sont une vingtaine de cadres du Bétar qui seraient partis, dont leur « chaliah », l&rsquo;envoyé d&rsquo;Israël, Arnaud Sayegh, événement généralement fatal à ce type de groupe. Auparavant, en 2003, la guerre interne au Likoud de France avait laissé le Bétar sans chef pendant près d&rsquo;un an, suite à l&rsquo;Aliya du « Chaliah » David Mansour. Enfin, mais aussi en conséquence, une partie des militants sont allés rejoindre la Ligue de Défense Juive (LDJ), réputée plus radicale. Les ingrats !</p>
<p><strong>Ligues et milices</strong></p>
<p>Déposée en préfecture sous le titre aux mêmes initiales « Liberté, Démocratie, Judaïsme » La LDJ française a été fondée en octobre 2000, par un ancien du Tagar, Pierre Itshak Lurçat. L&rsquo;homme a été aussi l&rsquo;animateur de l&rsquo; « association des Amis de Del Valle ». Devenu depuis avocat en Israël, il se fait aussi journaliste à l&rsquo;occasion, entre autre pour le bimensuel israélien francophone <em>L&rsquo;Enjeu. </em>Autres membres fondateurs, un directeur artistique bossant dans la pub connu sous le pseudonyme de « Michael Carlisle », et une brute épaisse du nom de Anthony Attal, au casier judiciaire chargé, et qui ne manquera pas de le charger un peu plus. Il vient cependant de justesse d&rsquo;échapper à une nouvelle condamnation pour l&rsquo;agression en janvier 2005 de syndicalistes distribuant un appel de solidarité avec les travailleurs palestiniens.</p>
<p>Lurçat nie depuis sa paternité et on le comprend, tant l&rsquo;histoire de son rejeton sent le souffre. Sa petite cinquantaine de militants parisiens (allez, un noyau d&rsquo;une vingtaine, pour être méchants) est entrainée au Krav Maga dans au moins deux salles de sports à Paris à côté de République et de Ledru-Rollin. Pour les références politiques, on touche le fond : Jabotinski le laïc pour l&rsquo;historique, le Hérout, scission de droite du Likoud, avec le Bloc Ihoud Leoumi (Union Nationale), rassemblement de plusieurs groupes fachos religieux, le Hazit Leoumit (Front National si, si) du fou furieux Baruch Marzel, tout ce beau monde prônant le « transfert » (au moins) des Palestiniens. Anthony Attal projette en outre de lancer la section française du parti israélien Moledet, l&rsquo;un des groupes de Ihoud Leoumi, qui vise à créer un « Etat juif pur » et dont l&rsquo;ancien chef, le raciste et mafieux [Rehavam Zeevi-&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Rehavam_Zeevi] avait été exécuté par le FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine)en 2001.</p>
<p>Le sigle et le logo de la LDJ reprennent celui d&rsquo;un parti américain (listé comme terroriste) représenté par le Kach en Israël (dissous pour&#8230; racisme en 1994) fondé par le rabbin extrémiste Meir Kahana, lui même tué à New York en 1990. Les responsables de la LDJ française nient la filiation idéologique et revendiquent l&rsquo;autonomie, tout en reconnaissant l&rsquo;emprunt. Pourtant, la référence à Marzel, héritier de Kahana, est sans ambiguïté, et nos doux anges organisent deux fois par an des voyages vers les colonies d&rsquo;Hébron et de Kyriat Arba, chez ceux qu&rsquo;en Israël même, on appelle les nazis juifs, tellement leur discours dégouline le racisme le plus abject et le plus meurtrier<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_4_311" id="identifier_4_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="C&rsquo;est de l&agrave; que vient Baruch Goldstein, militant LDJ puis Kach isra&eacute;lien, massacreur de 29 civils palestiniens au tombeau des patriarches en 1994 avant de se faire tuer. Le premier kamikaze du conflit. Les combattants-suicides palestiniens n&rsquo;ont fait qu&rsquo;imiter ce premier exemple.">5</a></sup>.</p>
<p>Pour la LDJ, contrairement au Bétar, le but premier n&rsquo;est pas la préparation à l&rsquo;Aliya, mais l&rsquo;autodéfense immédiate, ici ou là-bas : « <em>Juifs français et Juifs israéliens mènent la même lutte contre le fascisme islamique</em>», dans le concret, contre tout ce qui ressemble à un arabe ou/et à un musulman, ou un pro-palestinien, voire même des antiracistes, puisqu&rsquo;aidant des noirs ou des arabes, donc forcément antisémites. La ligue appelle « <em>les Juifs Français qui restent en France à rejoindre le combat (et) défendre notre sol et notre culture pour ne jamais avoir à subir la charia</em>.»</p>
<p>Sur la politique française, De Villiers semble avoir les faveurs de la LDJ. Mais comme on peut faire pire dans le mauvais goût, et le groupe ne s&rsquo;en prive pas, il aurait, paraît-il, protégé la délégation discrète du FN (Jean-Richard Sulzer, Secrétaire Général du Groupe au Conseil Régional d&rsquo;Ile-de-France, Sonia Arrouas, élue de PACA, Marie-Christine Arnautu, élue d&rsquo;île de France et Philippe Chevrier, proche de Marine Le Pen), lors de la manif du 26 février 2006 après l&rsquo;assassinat crapuleux du jeune Ilan Halimi, laissant le pauvre vicomte se faire interdire de manif par la LICRA.</p>
<p>Ces manifestations sont toutefois le moyen de juger de l&rsquo;influence de nos judéo-fachos. Et le bluff marche : un noyau de quelques drapeaux jaunes, amalgamant peu à peu autour de lui plusieurs dizaines de jeunes, parfois très jeunes, manifestants, porteurs de casques de scooters dont ils se servent à l&rsquo;occasion sur une tête maghrébine de passage ou un magasin tenu par un « antisémite ethnique ».</p>
<p>Depuis 2001, les actions violentes se sont multipliées. Il n&rsquo;est pas toujours facile de répertorier celles menées par le Bétar ou le Tagar de celles de la Ligue de Défense Juive, des deux ou trois à la fois à la fois, voire par des groupes plus autonomes. Mais en six ans, on a pu répertorier une quarantaine d&rsquo;attaques sur des manifs, des librairies, des rassemblements, ou en marge des manifs communautaires, jusqu&rsquo;en avril 2006. L&rsquo;action la plus complète et la plus spectaculaire reste la manif communautaire du 7 avril 2002, ou 200 nervis ratonnent allègrement maghrébins et africains, s&rsquo;attaquent aux membres du Service de Protection de la Communauté Juive (SPCJ, qui dépend du CRIF, du Consistoire et du Fonds Social Juif Unifié) qui tentent de les arrêter, aux Juifs pacifistes des « amis de Shalom Arshav », aux journalistes, et finissent par poignarder un commissaire de police&#8230;). Commentaire intéressant de l&rsquo;ex-présidentiable PS Dominique Strauss-Kahn : « je n&rsquo;ai pas l&rsquo;impression que la manifestation ait vraiment dégénéré ».</p>
<p>Très récemment, les fachos de la LDJ ont « invité » la très antisémite tribu Kâ (cf article sur eux dans ce numéro) qui les cherchaient dans toutes les salles de Krav Maga à venir directement les trouver rue des Rosiers. Ce qu&rsquo;elle fit de bon coeur , sans trouver personne. Mais si la démonstration de force et de gros muscles des Kémites, fortement médiatisée et exagérée, a conduit à leur dissolution officielle par Sarkozy, c&rsquo;est toute la rue des Rosiers qui a remarqué l&rsquo;absence tonitruante de ses défenseurs autoproclamés. Depuis, la LDJ n&rsquo;a plus fait parler d&rsquo;elle ! Gone with the wind, les sbires de « Carlisle »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_5_311" id="identifier_5_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="E.S. alias Micha&euml;l Carlisle, d&eacute;pressif, ayant annonc&eacute; son intention de se retirer, nous ne tirerons pas sur l&rsquo;ambulance, sauf, &eacute;videmment, si elle revient&hellip;">6</a></sup> ?</p>
<p>On hésitera à leur attribuer l&rsquo;agression contre une conférence de l&rsquo;AFPS (Association France Palestine Solidarités) à Paris le 20 juin et l&rsquo;attaque de la Librairie Résistance le 7 décembre dernier, et celle, dans un autre registre, du néo-FN Alain Soral le 13 septembre 2006 dans le quartier du Marais. Le mode opératoire est certes très similaire à celui de la LDJ : tentative d&rsquo;intrusion musclée par une quinzaine de jeunes casqués pour l&rsquo;une, d&rsquo;une demi douzaine pour l&rsquo;autre, agression à la bombe lacrymogène par 2 jeunes en scooter pour le dernier. Pas de revendication, classique, mais surtout, chose inhabituelle, pas de rumeur persistante dans un milieu où ça bavarde pourtant beaucoup !&#8230; On notera que depuis le retrait de Carlisle, c&rsquo;est Attal qui a repris en main le groupe, ce qui ne plaide pas en faveur de la discrétion quand on connait le bonhomme.</p>
<p>La dissolution des deux groupes, Bétar/Tagar et LDJ, maintes fois réclamée par diverses organisations antiracistes et des droits de l&rsquo;homme, n&rsquo;a semble-t-il pas ému outre mesure le ministère de l&rsquo;intérieur, ce qui fait réagir beaucoup de monde sur le deux poids deux mesures appliqués vers d&rsquo;autres « milices » ou supposées telles, comme les tout aussi antipathiques Unité Radicale ou la Tribu Kâ. S&rsquo;il est évident que le Bétar ou ses acronymes (GAJ, OJC, OJD&#8230;) ont bénéficié dans leur histoire de hautes protections, il est non moins vrai que le Bétar, comme la LDJ, ne revendiquent pas leurs actions violentes, voire les nient, si ce n&rsquo;est sur le registre de l&rsquo;auto-défense communautaire. Juridiquement, ça aide. D&rsquo;autre part, le Bétar a une foule d&rsquo;autres activités, sportives, culturelles, d&rsquo;organisation de voyage en Israël qui rend difficile la simple accusation de « milice ». Quant à la LDJ, elle ne semble pas avoir plus de problèmes. Michel Thooris, patron de Action-Police CFTC et Villiériste de choc, « légitime » et soutient ouvertement les milices ultra-sionistes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_6_311" id="identifier_6_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Thooris a pris la t&ecirc;te d&rsquo;Action Police CFTC en 2004. Le syndicat a pes&eacute; vaillamment 1,44% lors des derni&egrave;res &eacute;lections professionnelles de novembre 2006, avec une &eacute;quipe de campagne farcie d&rsquo;anciens du syndicat d&rsquo;extr&ecirc;me-droite FPIP comme J.C. Carme, David Orlandi ou Flavien B&eacute;nazet. La section Corse de Pierre Deplanque a depuis rejoint le FN. Lors des &eacute;meutes des banlieues, ces flics ont r&eacute;clam&eacute; &laquo; l&rsquo;intervention de l&rsquo;arm&eacute;e &raquo;&hellip; Trop, c&rsquo;est trop, et la CFTC a mis Action Police sous tutelle !">7</a></sup>. Il est vrai que le site du syndicat fait le e-lien avec bien des ultra-droites de la communauté juive, et diverses soirées ont été protégées par les amis de Thooris. Mais gare à celui qui se fait prendre et n&rsquo;a pas eu le temps de fuir avec armes et bagages en Israël, terre d&rsquo;asile d&rsquo;un certain nombre de fous furieux : 4 mois de prison dont deux avec sursis pour William Benichou, après la ratonnade du 7 avril 2002, 4 mois de prison ferme par contumace pour Joseph Ayache (Bétar) pour agression à caractère raciste en 2004, et enfin, 10 mois de prison avec sursis et amendes diverses pour Anthony Attal, déjà cité, mythomane violent et déjà condamné pour escroquerie, ami d&rsquo;Alexandre Attali que nous allons revoir très bientôt&#8230;</p>
<p><strong>Agit&rsquo;sale et « lobby juif »</strong></p>
<p>L&rsquo;association Migdal (« La tour de garde ») du chauffagiste David Bittan et de Franky Pérez, professionnel du spectacle (Victor Pérez ayant fait son Aliya mais ne se prive pas d&rsquo;intervenir sur le site migdal.org) est une association de défense des politiques israéliennes, tendance « faucon ». Cela leur donne le droit, selon eux, de marquer les « mauvais Juifs », ce qui rappelle les « mauvais Français » d&rsquo;autres traditions. Les signataires pacifistes de l&rsquo;appel « Nous, Juifs contre les frappes d&rsquo;Israël », sont donc catalogués comme petites « frappes juives », et l&rsquo;acteur et humoriste Gad Elmaleh est dénoncé pour son manque d&rsquo;enthousiasme dans le soutien à Israël lors d&rsquo;une Ardissonerie. Le site de Migdal est très axé sur les outils de propagande multimédia : détournements de pub, montages vidéo, clips musicaux et titres originaux. On ne fait pas dans la finesse, et parfois carrément dans le gras et l&rsquo;ignoble, comme la nauséeuse chanson « Mahmoud, le petit Palestinien ». Autre secteur d&rsquo;action, Migdal a cédé à la mode lancée par d&rsquo;autres groupements, comme l&rsquo;Association pour le Bien-Être du Soldat Israélien (ABSI-Keren Or) et le Libi israélien, qui récoltent des fonds pour les soldats de Tsahal. Migdal s&rsquo;occupe particulièrement du Magav, les garde-frontières, dont il est le représentant officiel en France, et dont on connaît le rôle peu gracieux dans les territoires occupés. Arno Klarsfeld, le chien de garde de Sarkozy, a parrainé le gala de mars dernier, en tant que vétéran, et Enrico Macias celui du 22 Janvier, et pour les admirateurs éventuels de ce chanteur humaniste, on regrette, ce n&rsquo;est pas une erreur, il savait où il mettait les pieds. Or depuis janvier, les galas de soutien à Magav ne sont plus protégés par le SPCJ, le service d&rsquo;ordre communautaire.<br />
Il est vrai que le CRIF trouve ces agités racistes et extrémistes de plus en plus pesants. Des amis de Migdal ont suppléé au problème en créant leur propre « garde de protection communautaire », baptisée en toute simplicité Fier d&rsquo;Etre Juif (FEJ). FEJ a défilé une première fois en service d&rsquo;ordre lors de la première manifestation communautaire après l&rsquo;assassinat du jeune Ilan Halimi, le 19 février dernier. Ce ne sont apparemment pas des tout jeunes, comme la LDJ. En sont-ils moins dangereux ? Vu le contenu de migdal.org, on ne le pariera pas. Mais il y a eu aussi le 22 janvier l&rsquo;aide de la société PSPB (Protection et Sécurité des Personnes et des Biens) spécialisée dans la protection rapprochée et dirigée par Avi Attlan, instructeur Krav-Maga en Ile-de-France. On l&rsquo;avait déjà vu gérer la sécurité au Bataclan le 14 mai 2002 pour la soirée soutien a Tsahal organisée par l&rsquo;UPJF. Certes, Business is Business, mais quand même&#8230;</p>
<p>Migdal.org n&rsquo;est pas sans rappeler à plus d&rsquo;un titre le site arabislamophobe France-Echos. Ce n&rsquo;est peut-être pas un hasard : l&rsquo;un des administrateurs de ce dernier, Charles Dalger, intervient aussi sur Migdal &#8230; Comme Henri Dahan, d&rsquo;ailleurs, qui se vante de faire le lien entre la communauté et De Villiers&#8230; Les deux sites se sont pourtant méchamment accrochés ces derniers temps, France-Echos reprochant à Migdal ses liens avec&#8230; un vieux nazi reconverti dans le sionisme militant, Joël Tropée. Sortez les camisoles !</p>
<p>Le marquage des mauvais juifs entrepris par Migdal avait un précédent : le site amisraelhai.org (<em>« le peuple d&rsquo;Israël vit »</em>), où Alexandre Attali appelait les internautes à infliger crachats et coups de battes de base-ball à certaines personnalités d&rsquo;origine juive, marquée d&rsquo;une petite étoile bleue à six branches. Cette marque à l&rsquo;étoile avait ému autant que la liste. Le site faisait partie du réseau liberty-web.net qui a réussi, de février 2001 à mars 2003, le tour de force de créer les conditions d&rsquo;un rapprochement <em>« judéo-chrétien »</em> entre nationalistes français et ultra-sionistes sur la base de la haine araboislamophobe et de ses « collabos » antiracistes ou simplement mous : la page d&rsquo;acueil de l&rsquo;hébergeur fustigeait la « Ripoublique bananière islamique de Francarabia » et son président « Ben Shirak ». Le portail regroupait 24 sites qui proposait des liens renvoyant vers les autres. Colonne vertébrale du réseau : le forum de discussion d&rsquo;un des sites hébergés par Liberty-web, Sos-Racaille. L&rsquo;animateur de ce dernier, Joël Sambuis, nationaliste français réfugié en Russie, était aussi l&rsquo;administrateur de Liberty-Web. Un autre site d&rsquo;intérêt, qui d&rsquo;ailleurs existe toujours en plus « modéré » est aipj.net, une sorte d&rsquo;agence de presse spécialisée dans la <em>« rectification »</em> des dépêches AFP et dans la dénonciation de la couverture du conflit israélo-palestinien par les médias, systématiquement accusés d&rsquo;épouser la cause <em>« terroriste » et le « totalitarisme islamiste »</em>&#8230; Fallaci et Del Valle étaient naturellement des références maintes fois signalées</p>
<p>Après plus de deux ans d&rsquo;activité, le 7 mars 2003, l&rsquo;administrateur de liberty-web.net a fermé l&rsquo;ensemble des sites hébergés, à la surprise générale, à commencer par celle des militants de base du réseau et des webmasters des sites hébergés. Attali, d&rsquo;amisraelhai.org, a depuis été jugé et condamné à quatre mois de prison avec sursis et environ 13 000 euros de dommages-intérêts pour incitation à la haine raciale. Lors de son procès, on a pu assister aux grands moments d&rsquo;Anthony Attal et de ses petits copains de la LDJ : « <em>Auschwitz n&rsquo;est pas fini</em> ! », a-t-il subtilement lancé à Rony Brauman, l&rsquo;un des « mauvais juifs » de la liste noire d&rsquo;Attali, tandis que Michel Warshawski essuyait un « <em>Traitre à ta race !</em> » se voulant définitif !</p>
<p>Migdal entretient d&rsquo;excellents contacts avec l&rsquo;Union des Patrons Juifs de France (UPJF) de Claude Barouch. L&rsquo;UPJF rassemble surtout des professions libérales et des petits patrons aigris, mais ne cherche pas à ressembler à une sorte de MEDEF ethnique afin de défendre les intérêts économiques et patronaux juifs. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un lobby politique, sur le modèle américain de l&rsquo;AIPAC (American Israeli Political Affairs Committee) avec qui l&rsquo;UPJF entretient certaines relations. Mais des liens plus étroits la ratttachent à l&rsquo;American Jewish Congress, à ne pas confondre avec l&rsquo;American Jewish Committee. Le premier étant moins important et beaucoup plus droitier que le second. <em>«Il y a un véritable lobby musulman en France, beaucoup plus puissant que vous ne pouvez l&rsquo;imaginer. Il faut construire un véritable lobby juif pro-israélien derrière l&rsquo;Union des patrons juifs de France !»</em> proclame le vice-président de cette organisation très liée à Alexandre Del Valle. Cela ressemble aussi aux souhaits de la très sharoniste Elizabeth Schemla et de son pote Sylvain Attal, du site d&rsquo;informations Proche-Orient Info, qui avait par ailleurs essayé de passer sur son site une interview très complaisante de Le Pen père. Sur Paris, ils remplissent un Bataclan, et encore, sur des thèmes consensuellement ultrasionistes. Mais comme tout le monde se connaît, il faut relativiser l&rsquo;importance du réseau d&rsquo;influence&#8230; Avec tous les noms cités et leurs amis, on remplit déjà la moitié de la salle&#8230;</p>
<p>En 2002, tout ce beau petit monde s&rsquo;est retrouvé pour la remise au journaliste de France2 en charge du conflit israélo-palestinien, Charles Enderlin du « prix Goebbels de la désinformation ». Kolossale finesse ! Les organisations n&rsquo;avaient pas apprécié sa couverture de la mort très médiatisée du petit palestinien Mohamed Al-Dura ; elles estimaient que l&rsquo;enfant, tué par les tireurs israéliens dans les bras de son père lors d&rsquo;un échange de tir, aurait en fait été abattu par les Palestiniens, voire même serait encore vivant, de toute façon, son père était un dealer, etc&#8230; Tsahal a depuis reconnu sa responsabilité&#8230; Le rassemblement était appelé par un collectif contre la désinformation derrière laquelle on retrouvait, entre autres, toutes les associations animées par l&rsquo;inénarrable Goldnadel, dont le fils est un petit caïd du Bétar, et notre vieille connaissance représentant la LDJ Pierre Itshak Lurçat, contre qui plainte a été portée pour diffamation&#8230; Pour la même raison, Philippe Karsenty, de l&rsquo;UPJF, directeur de Media-Ratings, une des très nombreuses « agences de presse contre la désinformation » comme Guysen ou Metula News Agency (la Mena) vient d&rsquo;être condamné à 1000 euros d&rsquo;amende..</p>
<p>Ce harcèlement du journaliste, fut-il juif, surtout d&rsquo;ailleurs s&rsquo;il est juif, est devenu une habitude : On rappellera la cabale menée contre Alexandra Schwartzbrod, correspondante de <em>Libération</em> à Jérusalem juste avant la seconde Intifada. Elle a dû rapidement regagner Paris. La Mena, entre autres, l&rsquo;accusait systématiquement depuis janvier 2002 d&rsquo;<em>« incitation à la haine ethnique »</em> et de <em>« propagande anti-israélienne »&#8230;</em></p>
<p><strong>Les idiots utiles</strong></p>
<p>La liste est prodigieusement longue de ceux et celles, sionistes convaincus mais démocrates et humanistes sincères, ou qui se croient tels, qui « pètent les plombs » dès que l&rsquo;on critique Israël, et se muent en inquisiteurs bornés hurlant aussitôt à « l&rsquo;antisémitisme » sans peur des confusions et de leurs conséquences politiques et humaines. Pour ceux qui justement, construisent et alimentent cette confusion par haine de la gauche et/ou de l&rsquo;Islam et des arabes, c&rsquo;est tout bénéfice. Par facilité et manque de place (il faudrait un bottin) nous ne citerons ici que quelques individus et groupes qui, à un moment ou à un autre, ont accepté de travailler ou s&rsquo;afficher avec les tenants réacSionistes ou fachosionistes de la communauté.</p>
<p>Outre Cukierman (voir encadré), nous citerons parmi les idiots utiles à l&rsquo;extrême-droite sioniste le B&rsquo;naï Brith qui a énormément travaillé pour faire connaître Del Valle dans la communauté, où qui ne cesse de harceler l&rsquo;Association France Palestine Solidarité (AFPS) par le biais de plaintes à la Mairie de Paris 11ème , mais comme leur président Marc Lumbroso se démarque du radicalisme de sa base, nous serons bons princes et ne les rangerons pas dans le tiroir facho. Difficile aussi de ranger Marc Knobel (association « J&rsquo;accuse », Centre Simon Wiesenthal, CRIF&#8230;) dans le même tiroir, mais quelqu&rsquo;un qui signe avec Del Valle dans le Figaro (22 avril 2002) sur l&rsquo;axe rouge (anars compris), vert brun ne nous permet pas de lui décerner un brevet d&rsquo;intelligence politique. Ne nous gênons pas pour y mettre tous les médias, télé (TFJ), radios et magazines, qui contribuent largement à la confusion et la perte de sens de la communauté, notamment ceux qui appellent régulièrement sur leurs ondes ou dans leurs colonnes Alexandre Del Valle ou le « libertarien » Guy Millière, aussi connu et adulé dans toute l&rsquo;extrême-droite pour son racisme arabislamophobe revendiqué. Spéciale dédicace pour <em>Radio J</em> de Serge Hajdenberg, qui reçoit régulièrement la chronique de Goldnadel.</p>
<p>Dans la séquence « mettons de l&rsquo;huile sur le feu » par les médias, on rappellera Elie Chouraqui et son documentaire sur l&rsquo;antisémitisme « ordinaire » entre lycéens de deux établissements à Montreuil en 2004. Des riverains et les directrices des deux établissements avaient immédiatement contesté le parti-pris sulfureux du réalisateur, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;un travail commun existait entre les deux établissements, occulté par Chouraqui. Le maire Jean-Pierre Brard était intervenu, mais en des termes qui permirent à Chouraqui de gagner contre lui un procès en diffamation.</p>
<p>L&rsquo;Union des Etudiants Juifs de France (UEJF) a des responsables haïs par les judéo-fachos, ce qui devrait nous les rendre sympathiques. Ils ne sont pas responsables non plus du fait que « Carlisle », de la LDJ, soit issu de leurs rangs. Ils déclarent qu&rsquo;il ne faut pas « importer le conflit proche-oriental dans les universités » ; c&rsquo;est raisonnable mais contradictoire avec un engagement militant sioniste sans faille qui dégénère : En janvier 2003, le rassemblement de protestation organisé par l&rsquo;UEJF contre la suspension de la coopération universitaire contre Israël avait tourné en chasse à « l&rsquo;antisioniste », avec Bétar et LDJ qui en profitent. Autre exemple : lors de la double agression contre des étudiants antisionistes radicaux de l&rsquo;AGEN la même année par la LDJ qui aboutira à la condamnation d&rsquo;Anthony Attal, l&rsquo;implication de Maxime Pérez responsable de l&rsquo;UEJF-ParisX, mais aussi infiltré du Bétar, sera formellement reconnue. Pire encore, la participation de l&rsquo;UEJF aux côtés de Goldnadel à la cabale anti-Mermet et anti-Boniface. Même s&rsquo;ils se retirent quand il est question d&rsquo;Edgar Morin, les conneries, ça se paye ! Hop ! Dans le tiroir. En plus, ils participent à SOS-Racisme, ce qui, en matière d&rsquo;idiotie, tient du pléonasme&#8230;</p>
<p>On n&rsquo;oubliera évidemment pas la Ligue Internationale Contre le Racisme et l&rsquo;Antisémitisme (LICRA), membre du CRIF, spécialisée dans les procès pour antisémitisme, avec ou sans guillemets, et qu&rsquo;on retrouve généralement plus près de SOS-Racisme que des autres organisations dans les mobilisations antiracistes. Soit, nous savons que la LICRA a attaqué Fallaci, n&rsquo;apprécie pas l&rsquo;araboislamophobie de De Villiers et nous avons bien rigolé quand elle a attaqué Anne Kling pour incitation à la haine raciale, défendue par son compère Goldnadel&#8230; Mais, outre les habituelles accusations pour « antisémitisme », on a beaucoup moins rigolé quand on a vu que la LICRA s&rsquo;associait à Goldnadel pour attaquer Mermet, exemple le plus spectaculaire d&rsquo;une confusion générale, même si elle aussi a reculé devant un procès à Edgar Morin. Enfin, à pleurer, l&rsquo;implication de son président Patrick Gaubert dans l&rsquo;affaire des « massacres du Beach » au Congo Brazzaville : à partir du mois de juillet 2004 jusqu&rsquo;au procès en 2005 qui s&rsquo;est terminé en tragique farce, Gaubert n&rsquo;a cessé de faire pression sur les familles des victimes du Beach pour qu&rsquo;elles abandonnent les poursuites intentées en France contre plusieurs responsables du régime de Denis Sassou Nguesso. On attendait autre chose du bonhomme ; la section locale de la LICRA aussi&#8230;</p>
<p><strong>Débranchez les « intellos » !</strong></p>
<p><em>« Au fond, Tarik Ramadan, il n&rsquo;est ni affreux, ni sympathique. Je suis beaucoup plus choqué par des traîtres juifs comme les Brauman et autres. Alors évidemment, Monsieur Mermet, le journaliste Brejnievien, monsieur Langlois, le chef de Politis, quelques autres, ils savent dire les choses autrement. Et c&rsquo;est comme ça qu&rsquo;on peut pas les coincer ceux-là. Ces gens là me semblent infiniment plus méprisables, infiniment plus répugnants. »</em>C&rsquo;est du Alexandre Adler dans le texte, sur Proche-Orient-info. Cela donne une idée du style de certains intellectuels, ou proclamés tels, qui ont remplacés l&rsquo;analyse, ou le semblant dans le cas d&rsquo;Adler, par l&rsquo;invective. Plus de débats, plus de dialogue, plus de sens sinon la destruction de l&rsquo;adversaire, <em>« l&rsquo;antisioniste/antisémite ou le traître juif »</em> par les gros mots qui tuent. Petit florilège : Pierre-André Taguieff accuse pêle-mêle de <em>« judéophobie »</em> islamistes, antisionistes, gauchistes, altermondialistes et &#8211; là encore &#8211; Juifs en proie à la haine d&rsquo;eux-mêmes. Quelle misère pour nous, à Réflexes, qui avons chacun au moins trois livres de lui dans nos bibliothèques, de constater où peuvent conduire les ravages de l&rsquo;âge. Histoire de nazifier un peu tout ça au cas où l&rsquo;on n&rsquo;aurait pas encore compris (horresco referens !), Adler, au moment du boycott universitaire de 2003, fulmine : <em>« le mot abject de boycott qui nous replonge dans le souvenir des années 30 »</em> ; on rappellera de notre côté question souvenir qu&rsquo;Adler fut mao, stal un jour, stal toujours a la mode du procureur Vychinski et que question boycott, notre génération se rappellera aussi celui plus récent contre le régime d&rsquo;apartheid sud-africain&#8230; soutenu depuis les années 50 par les gouvernements israéliens successifs. Ah, le problème des mémoires sélectives &#8230; Ancien gauchiste lui aussi, Jacques Tarnero brode sur <em>« l&rsquo;habillage neuf, relooké des mots du progressisme, qui donne à la vieille passion antijuive une saveur acceptable, presque vertueuse.</em> C&rsquo;est inepte, mais mieux écrit, ça résume la pensée actuelle du bonhomme qu&rsquo;il développe ad nauseam un peu partout, surtout dans les sites pré-cités. La palme revient sans aucun doute à Alain Finkielkraut, qui accuse le cinéaste israélien Eyal Sivan d&rsquo;être antisémite au motif qu&rsquo;il a réalisé un film très critique sur la politique menée par le gouvernement d&rsquo;Israël à l&rsquo;égard des Palestiniens (route 181, avec Michel Khleifi). Ce « philosophe » néo-réac avait déjà sorti un certain nombre d&rsquo;énormités comme ce jugement lapidaire sur les émeutes dans les banlieues de fin 2005 : <em>« Il est clair que nous avons affaire à une révolte à caractère ethnico-religieux »</em>. Devant une telle lucidité, on ne s&rsquo;étonnera pas de l&rsquo;entendre balancer ce type de raisonnement : <em>« Dans l&rsquo;idéologie communiste, l&rsquo;oppresseur avait le visage du bourgeois. Dans l&rsquo;idéologie antiraciste, l&rsquo;oppresseur a le visage du nazi. Les juifs n&rsquo;étant plus les opprimés, il faut donc qu&rsquo;ils soient des nazis. »</em></p>
<p>C&rsquo;est peut-être à cause de tout celà, ou bien des paroles de Goldnadel, qui appelle à ne pas sataniser des <em>«personnalités aussi considérable que Bruno Mégret et Jean-Marie Le Pen »</em> que ces deux-là se sont mis en embuscade : <em>« Face à l&rsquo;intégrisme islamique, nous partageons des inquiétudes communes avec les organisations représentatives des juifs de France »</em>, balance Mégret dans <em>Le Parisien</em>. Les observateurs notent que le vote pour Le Pen, même s&rsquo;il ne rejoint pas la moyenne nationale, n&rsquo;est plus un tabou. Le portable de Marine est ouvert pour tout appel venant de la communauté, instance ou média. On ne s&rsquo;étonnera donc pas, après la ballade de Sulzer protégé par la LDJ, de voir quelques figures du milieu arpenter les stands de la dernière fête BBR : on a cru voir Attal (Anthony) de la LDJ, qui a démenti aussitot, mais peut-être a-t-on confondu avec Attal (Sylvain), de Proche-Orient Info, qui a tenté d&rsquo;ailleurs d&rsquo;y placer une interview complaisante de Le Pen père. La peu sympathique mais lucide Elizabeth Schemla l&rsquo;a fait passer à la corbeille, Mais Sylvain en a rajouté en se faisant tout aussi complaisamment interviewer dans <em>Le Choc du Mois</em>, mensuel aux amitiés nationalistes sans ambiguités. <em>Le Monde</em> de son côté a formellement reconnu « Michaël Carlisle », venu «à titre personnel», mais avec deux acolytes apparemment plus discrets. Ont-ils croisé et salué Dieudonné ? La côte de Villiers, on l&rsquo;a vu, est aussi en hausse : Le Vicomte, qui dispose d&rsquo;un véritable fan-club dans le milieu judéo-facho, de Goldnadel à Migdal en passant par la LDJ et l&rsquo;UPJF, a multiplié les actes de présence et de solidarité au moindre incident (assassinat d&rsquo;Ilan ou Tribu Ka) dans la rue ou sur les médias. Cela suffira-t-il ? La communauté juive est bien plus large que sa représentation, institutionnelle ou fantasmée, et si la solidarité y a son importance, ce sont des intérêts beaucoup plus classiques qui jouent, qui heureusement dépassent de loin le communautarisme.</p>
<p>Citizen Caïn</p>
<p><strong>ENCADRE : LES PARADOXES DE GOLDNADEL</strong></p>
<p>Outre les amitiés de Goldnadel avec un Del Valle qui a fréquenté assidument les milieux les plus néo-nazis, on pourra parler de sa propre signature aux côtés de la plupart des grands noms de la Nouvelle Droite et des néo-païens dans l&rsquo;appel « Les Européens veulent la paix » en 99 contre les frappes en Serbie. Mais il peut plaider l&rsquo;ignorance, d&rsquo;autres l&rsquo;ont fait. Il est quand meme piquant de voir son nom figurer aux cotes d&rsquo;une bonne poignée d&rsquo;antisémites reconnus, sans compter l&rsquo;antisioniste radicale Ginette Skandrani, copine de toute la mouvance négationniste en France.</p>
<p>Sa copine Anne Kling, la dirigeante du parti d&rsquo;extrême-droite Alsace d&rsquo;Abord qu&rsquo;il a défendu contre ses potes de la LICRA (un des rares procès qu&rsquo;il a gagné), vient de commettre un bouquin chez Dualpha : « La France LICRAtisée », préfacé par Alain Soral, lui-même compère de Dieudonné, ennemi de Goldnadel. Finalement, dans la haine, tout le monde se retrouve.</p>
<p>Goldnadel est aussi le président d&rsquo; « Avocats sans Frontières » (aucun rapport avec l&rsquo;association de solidarité internationale du même nom), aussi spécialisée dans l&rsquo;inquisition anti-« antisémite », mais dont le principal titre de gloire a été le « contrôle », au Gabon, de la « régularité » de l&rsquo;élection du président Bongo, dénoncée par tous les autres observateurs ! Normal pourtant pour cet ami de Charles Pasqua, l&rsquo;homme-symbole des réseaux françafricains. Sait-il par ailleurs que l&rsquo;un des conseillers de Bongo n&rsquo;est autre que Tawfik Mathlouti, le créateur de Mecca-Cola, président sur Paris de Radio-Méditerranée, l&rsquo;un des principaux vecteurs en France des négateurs de la Shoah<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_7_311" id="identifier_7_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Selon Luiza Toscane, du media ind&eacute;pendant Le R&eacute;veil Tunisien, 25 juin 2003">8</a></sup> ? Parmi les avocats de cette association d&rsquo;avocats non reconnue par la profession, il nous faut citer la très active Aude Weill-Reynal, soeur du journaliste haut placé à France-Télévision Clément Weill-Reynal, lui-même grand pote de Goldnadel dans le registre inquisitorial et président de l&rsquo;Association des journalistes juifs de la presse française. On se gardera par contre de le confondre avec Guillaume Weill-Reynal, auteur d&rsquo;une bienvenue Contre-enquête sur le «nouvel antisémitisme», paru en 2005 chez Armand Collin ; mais ce sera difficile : ils sont frères jumeaux !</p>
<p><strong>ENCADRE : A L&rsquo;ORIGINE DU NATIONALISME ET DU FASCISME JUIF</strong></p>
<p>Les idées de Jabotinski, aussi appelées « révisionnisme » (aucun rapport avec les négationnistes), allait clairement dès les années 20 à droite et à l&rsquo;extrême-droite du sionisme, ce qui n&rsquo;ira pas tout seul avec les autres courants qui se veulent partie prenante du mouvement ouvrier. Plus tard, les politiques des différents gouvernements israéliens rendront les différences plus ténues, voire nulles. Les « révisionnistes » rêv(ai)ent du grand Israël, englobant le sud-Liban et la Jordanie et ne sont pas trop regardant sur les moyens. On leur reconnaîtra une franchise qui détonne par rapport à la gauche sioniste qui décrit cyniquement une « terre sans peuple pour un peuple sans terre »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_8_311" id="identifier_8_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="A l&rsquo;exception notable de Martin Buber et du parti Ihud (Union), travaillant &agrave; une meilleure entente entre Isra&eacute;liens et Arabes, se faisant les ap&ocirc;tres d&rsquo;un &Eacute;tat bi-national et d&eacute;mocratique en Palestine. On r&ecirc;vait utopie et kibboutz socialistes libertaires en ces temps-l&agrave;&hellip;">9</a></sup> : Jabotinski reconnaît l&rsquo;existence des Palestiniens et leur légitimité sur leurs terres. Mais, estimant que deux légitimités ne peuvent s&rsquo;entendre sur une même terre, celle-ci sera au vainqueur, qui sera juif. Entretemps, par antibolchevisme, il se lie en Ukraine avec l&rsquo;ataman nationaliste et pogromiste Semion Petlioura, ennemis des blancs, des rouges et de Makhno. En Pologne, ses hommes feront de même avec les nationalistes antisémites polonais de la Endécia, et une partie d&rsquo;entre eux, allemands, avec les nazis dans les années 30, quand ces derniers n&rsquo;avaient pas encore entériné la « solution finale »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/reacs-sion/#footnote_9_311" id="identifier_9_311" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pendant la guerre, les ultras du Lehi (groupe Stern) proposeront m&ecirc;me une alliance avec les nazis pour chasser les Britanniques de Palestine. L&rsquo;Irgoun quant &agrave; elle se rangera du c&ocirc;t&eacute; des alli&eacute;s. Dans l&rsquo;insurrection du ghetto de Varsovie, le B&eacute;tar jouera un r&ocirc;le h&eacute;ro&iuml;que, mais un peu tardif au vu de ses politiques ant&eacute;rieures et s&eacute;par&eacute; des autres unit&eacute;s juives, qui m&ecirc;me &agrave; ce moment, avaient du mal &agrave; frayer avec les chefs &laquo; r&eacute;visionnistes &raquo;. ">10</a></sup> N&rsquo;avaient-ils pas tous le même objectif ? Le départ des Juifs d&rsquo;Europe &#8230; et la même haine pour les communistes et la gauche en général. Le Bétar, né en 1923, jouera du gourdin contre les grévistes et autres « gauchistes ». L&rsquo;habitude est prise&#8230;</p>
<p>Comme pas mal de mouvements de l&rsquo;époque, les révisionnistes seront tentés par les idées fascistes : uniforme brun (devenu depuis bleu azur, ça passe mieux), discipline et culte du chef, et racisme : Jabotinski refuse la mixité. Mussolini est un grand admirateur de notre homme et accueillera une école navale du Bétar à Civita Vecchia. Touchée par tant de gentillesse, la nouvelle promotion entonnera « Giovinezza », l&rsquo;hymne fasciste. Entre 45 et 47, l&rsquo;Irgoun et le Lehi (groupe Stern) n&rsquo;hésiteront pas à pratiquer l&rsquo;assassinat politique (Comte Bernadotte&#8230;) et le terrorisme aveugle ( bombe au King David de Jérusalem &#8211; 200 morts, massacre de civils palestiniens à Deir Yassine &#8211; 250 morts). Le Hérout, puis le Likoud, avec Menahem Begin et Yitzhak Shamir, puis Sharon et Netanyahou, sont les successeurs directs du révisionnisme de Jabotinski. Quand ces tristes sires s&rsquo;expriment sur « le terrorisme », c&rsquo;est en experts particulièrement sanglants de la chose.</p>
<p>C.C.</p>
<p><strong>ENCADRE : CUKIERMAN SORT SON CRIF</strong></p>
<p>Cukierman, le président du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) est de par son rôle et ses responsabilités le premier des idiots utiles du fachosionisme. Le bougre en rajoute volontiers et donne du coup une très sale image du Conseil qui n&rsquo;en mérite pas autant qu&rsquo;on voudrait bien lui reprocher : en septembre 2001 il déclare à <em>Haaretz</em> : <em>« Lorsque Sharon est venu en France, je lui ai dit qu&rsquo;il doit absolument mettre en place un ministère de la propagande, comme Goebbels. »</em> Décidément, avec le prix du même nom, le personnage marque beaucoup de gens !! Encore à <em>Haaretz,</em>entre les deux tours de la présidentielle de 2002 <em>: « Le succès de Le Pen est un message aux Musulmans de se tenir tranquilles, parce qu&rsquo;il s&rsquo;est toujours opposé à l&rsquo;immigration musulmane ».</em> (23 avril 2002). Avec le 7 avril 2002, Cukierman, sans l&rsquo;avis du bureau du CRIF, a inventé la manif communautaire, où le rejet de l&rsquo;antisémitisme colle tellement le soutien à Israël qu&rsquo;elle perd toute visée universaliste, donc crédibilité. Rebelote avec la manif du 16 mai 2004 : cortège contre l&rsquo;antisémitisme devant avec les organisations de la communauté, contre le racisme derrière avec les associations des Droits de l&rsquo;Homme. Enfin, lors des dîners du CRIF, où se pressent la plupart des responsables politiques français, il se prend plus pour l&rsquo;ambassadeur d&rsquo;Israël (qui n&rsquo;en peut mais) que pour un porte-parole communautaire. Même si le CRIF ne cache pas son soutien à Israël, ça fait désordre&#8230; Lors du dîner de janvier 2003, Roger Cukierman dénonça <em>« un axe rouge-Vert-brun, dérapant de l&rsquo;antisionisme à l&rsquo;antisémitisme ».</em> Cela lui vaudra un claquage de&#8230; porte du représentant des Verts et une assignation en justice de la part de la LCR et de LO. Seuls quelques initiés noteront qu&rsquo;il a repris exactement la formule inventée par Alexandre Del Valle, ce qui est logique vu que les rédacteurs de ses discours ne sont autres que Goldnadel et Weill-Reynal (Clément !). La LDJ l&rsquo;apprécie, c&rsquo;est bien normal, et elle n&rsquo;est pas la seule dans le petit ghetto judéo-facho. Mais l&rsquo;homme est toutefois plus con que facho, et est capable de prodigieux rattrapages, ce qu&rsquo;il est bon de souligner : changeant rapidement son uzi d&rsquo;épaule après le fameux dîner, il organisera une visite de conciliation chez les Verts. Il est aussi l&rsquo;homme qui a engagé le dialogue avec une organisation musulmane, et pas la plus tendre puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de l&rsquo;UOIF (cf « Allah va comme je te pousse »).</p>
<p>Au sein du CRIF, on s&rsquo;arrache quand même la kippa sur cet incontrôlable mais on le réélira : vu que le CRIF est plus enclin au clientélisme qu&rsquo;à la transparence démocratique, les logiques politiques sont un peu obscures pour des libertaires. C&rsquo;est dire où cette institution est tombée pour ceux qui se rappellent Théo Klein&#8230; Le CRIF est le rassemblement d&rsquo;une kyrielle d&rsquo;associations religieuses, laiques, politiques ou culturelles, dont pas mal de coquilles vides d&rsquo;ailleurs, qui peuvent être politiquement très éloignées les unes des autres. Cela dément toute possibilité de travail d&rsquo;influence et de rôle de « lobby »que certains lui reprochent souvent. Certes, les athées, les anticommunautaristes, les antisionistes trouveront à bon droit toutes les raisons possibles de détester cette institution, mais on constatera qu&rsquo;elle est loin de rassembler les ultras de Sion : La LDJ n&rsquo;a jamais essayé d&rsquo;y entrer ; le Bétar l&rsquo;avait quitté après les accords d&rsquo;Oslo&#8230; Si on retrouve Goldnadel ou Weill-Reynal, ou les militaristes israéliens de l&rsquo;ABSI- Keren Or, on rencontrera aussi les yiddishistes de l&rsquo;Arbeter ring/cercle amical ou les soç-dem gauche sioniste pacifiste d&rsquo;Hashomer Hatzaïr, impliqués dans les Amis de La Paix Maintenant. C&rsquo;est bien d&rsquo;ailleurs ce que lui reprochent les ultras qui estiment que le CRIF ne représente plus la rue juive. Eux, par contre&#8230;</p>
<p>C.C.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_311" class="footnote">Et aussi du trafiquant d&rsquo;armes russo-canado-angolo-israélien Arkadi Gaydamak, réfugié en Israël pour échapper à un mandat d&rsquo;arrêt international délivré contre lui dans l&rsquo;affaire de l&rsquo;«Angolagate». Gaydamak a récemment acheté le club de foot très droitier « Bétar » Jérusalem, mais c&rsquo;est un hasard, on vous jure !</li><li id="footnote_1_311" class="footnote">Sur le passé( ?) très néo-nazi-païen-européen du monsieur, lire entre autres <a href="http://reflexes.samizdat.net/portrait-alexandre-del-valle/">Portrait Alexandre Del Valle</a>, ou Réflexes n°4 (2001) pour la version papier.</li><li id="footnote_2_311" class="footnote">Rappelons que bien des signataires l&rsquo;ont signé par sympathie pour une Serbie qui, depuis dix ans, luttait contre la « menace islamique » représentée selon eux par les musulmans de Bosnie et du Kosovo. Qu&rsquo;importe si ces derniers ont été les principales victimes des politiques de « purification ethnique »&#8230; </li><li id="footnote_3_311" class="footnote">Collectif : « Les Rats Maudits : histoire des étudiants nationalistes 1965-2005 », éditions des Monts d&rsquo;Arrée, 1995, p.15.</li><li id="footnote_4_311" class="footnote">C&rsquo;est de là que vient Baruch Goldstein, militant LDJ puis Kach israélien, massacreur de 29 civils palestiniens au tombeau des patriarches en 1994 avant de se faire tuer. Le premier kamikaze du conflit. Les combattants-suicides palestiniens n&rsquo;ont fait qu&rsquo;imiter ce premier exemple.</li><li id="footnote_5_311" class="footnote">E.S. alias Michaël Carlisle, dépressif, ayant annoncé son intention de se retirer, nous ne tirerons pas sur l&rsquo;ambulance, sauf, évidemment, si elle revient&#8230;</li><li id="footnote_6_311" class="footnote">Thooris a pris la tête d&rsquo;Action Police CFTC en 2004. Le syndicat a pesé vaillamment 1,44% lors des dernières élections professionnelles de novembre 2006, avec une équipe de campagne farcie d&rsquo;anciens du syndicat d&rsquo;extrême-droite FPIP comme J.C. Carme, David Orlandi ou Flavien Bénazet. La section Corse de Pierre Deplanque a depuis rejoint le FN. Lors des émeutes des banlieues, ces flics ont réclamé « l&rsquo;intervention de l&rsquo;armée »&#8230; Trop, c&rsquo;est trop, et la CFTC a mis Action Police sous tutelle !</li><li id="footnote_7_311" class="footnote">Selon Luiza Toscane, du media indépendant <em>Le Réveil Tunisien</em>, 25 juin 2003</li><li id="footnote_8_311" class="footnote">A l&rsquo;exception notable de Martin Buber et du parti Ihud (Union), travaillant à une meilleure entente entre Israéliens et Arabes, se faisant les apôtres d&rsquo;un État bi-national et démocratique en Palestine. On rêvait utopie et kibboutz socialistes libertaires en ces temps-là&#8230;</li><li id="footnote_9_311" class="footnote">Pendant la guerre, les ultras du Lehi (groupe Stern) proposeront même une alliance avec les nazis pour chasser les Britanniques de Palestine. L&rsquo;Irgoun quant à elle se rangera du côté des alliés. Dans l&rsquo;insurrection du ghetto de Varsovie, le Bétar jouera un rôle héroïque, mais un peu tardif au vu de ses politiques antérieures et séparé des autres unités juives, qui même à ce moment, avaient du mal à frayer avec les chefs « révisionnistes ». </li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Portrait Alexandre Del Valle</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 13:10:46 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[L&#8217;après 11 septembre a été la triste occasion de voir (ré)apparaître dans les médias quelques sales faces dont la légitimité intellectuelle est très largement sujette à caution. C&#8217;est le cas de quelques chevaux de retour comme Roland Jacquard ou Xavier Raufer, dont les orientations extrême droitières ne sont plus à démontrer. Mais de nouvelles têtes [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;après 11 septembre a été la triste occasion de voir (ré)apparaître dans les médias quelques sales faces dont la légitimité intellectuelle est très largement sujette à caution. C&rsquo;est le cas de quelques chevaux de retour comme Roland Jacquard ou Xavier Raufer, dont les orientations extrême droitières ne sont plus à démontrer. Mais de nouvelles têtes se sont mises à dépasser dont certaines ne nous sont pas inconnues. Alexandre Del Valle par exemple, pour qui le 11 septembre a été une chance historique. Vous n&rsquo;avez pas pu le rater : cet obsédé de la reconnaissance médiatique, né en 1968 dans le sud de la France dans une famille pied-noir, connaît depuis deux mois une surexposition télévisuelle et radiophonique. LCI, TF1, Le Figaro&#8230; La liste de ses interventions serait trop longue à établir. Del Valle a pu y étaler ses thèses, bloubiboulga intellectuel à mi-chemin entre le «choc des civilisations» de Huntington et le «grand complot américain contre l&rsquo;Europe» de la Nouvelle Droite. Pragmatique, notre «expert» a cependant compris à temps que le 11 septembre modifiait la donne et qu&rsquo;il fallait passer à une démarche «schmittienne» de désignation de l&rsquo;ennemi. Le monde arabo-musulman a tout naturellement endossé ce rôle, les USA se voyant reléguer au rang de simples adversaires. Cette orientation lui a permis d&rsquo;être en phase avec ce que les médias et les masses voulaient entendre. Mais la consécration est venue d&rsquo;ailleurs : de la communauté juive. Depuis deux mois en effet, Marc D&rsquo;Anna, puisque tel est son vrai nom enchaîne les conférences à l&rsquo;invitation de tout ce que la communauté juive parisienne compte d&rsquo;organisations droitières ou simplement pro-israéliennes, du B&rsquo;nai B&rsquo;rith à l&rsquo;association France-Israël. Le discours de D&rsquo;Anna vient en effet à point nommé rencontrer la lente dérive raciste d&rsquo;une fraction radicalisée de la communauté juive pour qui l&rsquo;Arabe devient peu à peu l&rsquo;ennemi à abattre. De certains sites Internet abjects au récent rapport du CRIF sur les violences antijuives qui désigne certains agresseurs par leur appartenance supposée à l&rsquo;ethnie arabe, c&rsquo;est la même perte de sang-froid qu&rsquo;on peut observer et qui laisse mal augurer de l&rsquo;avenir. Or les représentants de la communauté seraient bien inspirés de mieux choisir leurs nouveaux amis, surtout lorsqu&rsquo;ils ont la prétention de soutenir la «seule démocratie du Proche-Orient». Marc D&rsquo;Anna est en effet un digne représentant du courant politique français le plus droitier avec tout ce que cela implique. Ancien élève d&rsquo;institutions catholiques, son passage à l&rsquo;IEP d&rsquo;Aix au début des années 1990 n&rsquo;est pas passé inaperçu. Il y côtoie toute une fraction de la droite radicale et ses fréquentations le poussent à participer aux activités d&rsquo;Yggdrasill, petite secte païenne ultra-droitière, pour laquelle il écrit quelques articles dans la revue <em>Muninn</em>. Même si son itinéraire universitaire l&rsquo;éloigne ensuite quelque peu de ce courant pour le rapprocher de celui du général souverainiste Pierre-Marie Gallois au milieu des années 1990, les liens ne sont pas rompus. Tout naturellement, c&rsquo;est l&rsquo;extrême droite qui l&rsquo;invite dans ses conférences à partir de 1998 : néo-droitiers (Terre &amp; Peuple, GRECE), catholiques ultra (Chrétienté-Solidarité, JAC, lefebvristes)&#8230; D&rsquo;Anna parle là où on veut bien l&rsquo;écouter. Publier une brochure pour Synergies européennes dans la même collection que le négationniste Bernard Notin (sous pseudonyme de Frédéric Valentin) n&rsquo;embête pas non plus ce compagnon d&rsquo;une jeune femme juive argentine. En novembre 1998 n&rsquo;écrivait-il pas que «<em>l&rsquo;Européen n&rsquo;a pas à s&rsquo;excuser éternellement pour les Croisades, l&rsquo;Inquisition, la Colonisation ou la Shoah. L&rsquo;utilisation systématique, obscène même, des drames de la IIème Guerre mondiale pour discréditer les Patriotes européens est devenu tout simplement insupportable</em>» ?<br />
Mais tout ceci ne semble hélas pas être contradictoire. Si professionnellement, D&rsquo;Anna a bien compris le profit à tirer des liens avec la communauté juive, il semble que politiquement ses objectifs soient tout aussi clairs : profiter du contexte actuel, inespéré, pour faire sortir la droite radicale du ghetto politique dans lequel l&rsquo;a placé son antisémitisme dogmatique, le tout grâce à un ennemi commun : l&rsquo;Arabo-musulman. Il y a ainsi deux D&rsquo;Anna : celui qui s&rsquo;incruste dans la communauté juive et multiplie les gages de bonne conduite Politiquement Correcte en attaquant les «nazis» et celui qui continue à écrire dans des revues extrême droitières comme <em>Relève politique</em>, lancée en septembre dernier par Christophe Dungelhoeff (sous pseudonyme Xavier Van Lierde) avec d&rsquo;autres anciens Aixois et continuerait à rencontrer quelques représentants de la droite la plus nazifiante comme William Bonnefoy pour leur expliquer sa démarche. Des attaques récentes d&rsquo;Emmanuel Ratier et de Christian Bouchet (UR) montrent qu&rsquo;une fraction du milieu nationaliste renâcle à ce rapprochement jugé contre-nature. Mais il y a fort à parier qu&rsquo;une majeure partie de l&rsquo;extrême droite comprenne tout l&rsquo;intérêt politique que présente ce Guillaume Faye nettement plus présentable et adopte une attitude pragmatique consistant à considérer que le succès de D&rsquo;Anna est objectivement une bonne chose puisqu&rsquo;il permet la diffusion dans les grands médias d&rsquo;un discours proche du sien. De fait, les représentants juifs ont-ils mesuré toute leur responsabilité ? On peut hélas répondre non. Jupiter rend fou ceux qu&rsquo;il veut perdre&#8230;</p>
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		<title>Portrait Guillaume Faye</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 14:09:54 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Guillaume Faye occupe une place à part dans le petit monde de la droite radicale. Né en 1949, il est issu de la grande bourgeoisie, avec une famille plutôt de droite bonapartiste. Fort d’une thèse de Sciences-Po, il intègre le GRECE au début des années 1970. Orateur efficace et écrivain assez brillant, il multiplie les activités jusqu’en 1986, au point de devenir durant un moment un permanent du GRECE. Il est alors plutôt proche de tout le courant païen et radical et il participe d’ailleurs au Serment de Delphes prononcé au début des années 1980 à l’instigation de Pierre Vial. Il mène en parallèle une carrière de journaliste au <em>Figaro-Magazine</em>, <em>Paris-Match</em>, <em>VSD</em>…<br />
Mais, en désaccord avec Alain de Benoist et en particulier avec certaines habitudes financières (gros moyens pour lui-même, miettes pour les autres et en particulier Faye), il est mis sur la touche en 1986. Il semble alors s’éloigner de la sphère politique et prend en charge d’autres activités : grâce à l’amitié du PDG de Skyrock il devient Skyman sur cette radio. Il participe également à l’émission Télématin sur France 2 de 1991 à 1993. On peut ajouter à cela une activité maintenue de journaliste de la presse écrite mais également des participations à des films pornos.<br />
Il revient à la politique en 1998 avec un livre important publié par l’Æncre, <em>L’Archéofuturisme</em>, après lequel il enchaîne avec La colonisation de l’Europe. Électron libre, il multiplie les activités avec toutes les chapelles nationalistes : conférences avec des proches du GRECE (par exemple celle de septembre 1999 avec C. Champetier, A. Del Valle et A. Guyot-Jeannin), avec des royalistes (participation à l’université légitimiste 2000), avec des jeunes radicaux catholiques (invitation de la LNC de novembre 2000 à Châteauroux), solstice d’été à la Domus Europa, etc. Mais alors que le retour de Faye s’était plutôt bien déroulé (le meeting de septembre 1999 en est une illustration parmi d’autres), l’année 2000 a vu les anciens compagnons s’étriper par le biais d’articles et d’ouvrages acerbes. La plus grosse attaque a été celle de Alain de Benoist et Charles Champetier traitant Faye de raciste dans une publication italienne proche de l’Alliance nationale de Fini. Cette accusation a évidemment fait l’effet d’une bombe au moment où Faye et son éditeur étaient attaqués en justice pour incitation à la haine raciale. On peut sans doute expliquer cette situation par la rivalité existant entre le GRECE et Terre &amp; Peuple et le refus de Faye de choisir son camp. Refus d’ailleurs aggravé par le fait que Faye s’entend par ailleurs très bien avec Robert Steuckers, principal animateur de Synergies européennes, issue d’une scission du GRECE doublée d’une excommunication par Alain de Benoist au début de la décennie 1990 et qui a réussi à se développer. Finalement Faye a été exclu du GRECE par une assemblée fédérale des cadres convoquée en mai 2000 par Alain de Benoist, histoire de donner une apparence de légitimité à l’oukase du Grand Maître du GRECE. Cela n’a évidemment fait ni chaud ni froid à Faye qui continue ses activités avec qui veut l’entendre : Terre &amp; Peuple, l’Æncre et même le FN puisqu’il participera au prochain colloque du conseil scientifique du FN début décembre.<br />
Finalement, la seule chose qui mettra sans doute Faye hors de combat un jour prochain est son amour immodéré de l’alcool qui le rend incontrôlable !</p>
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		<title>Les pets &amp; la plume</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 14:08:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Un mouvement ou un courant politique ne peut vivre sans communication. Et plus ce courant est marginal, plus celle-ci devient un impératif. Lénine, obsédé par les questions de tactique politique, avait bien identifié l'enjeu en considérant qu'avoir un organe de presse était le premier devoir du parti révolutionnaire. L'extrême droite n'échappe pas à cette règle, d'autant plus qu'elle est, à l'instar d'autres mouvements politiques marginaux (le nôtre par exemple !), globalement exclue des grands médias ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un mouvement ou un courant politique ne peut vivre sans communication. Et plus ce courant est marginal, plus celle-ci devient un impératif. Lénine, obsédé par les questions de tactique politique, avait bien identifié l&rsquo;enjeu en considérant qu&rsquo;avoir un organe de presse était le premier devoir du parti révolutionnaire. L&rsquo;extrême droite n&rsquo;échappe pas à cette règle, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;elle est, à l&rsquo;instar d&rsquo;autres mouvements politiques marginaux (le nôtre par exemple !), globalement exclue des grands médias<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_0_201" id="identifier_0_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;importance de cette question est &eacute;vidente comme en t&eacute;moigne la conf&eacute;rence organis&eacute;e par la revue autrichienne d&rsquo;extr&ecirc;me droite Zur Zeit le 10 novembre dernier avec la cr&egrave;me de l&rsquo;extr&ecirc;me droite europ&eacute;enne et autour du th&egrave;me &laquo;Les m&eacute;dias &amp; les droites&raquo;.">1</a></sup>.</strong></p>
<p>Cet état de fait s&rsquo;est renforcé depuis la scission du FN fin 1998 et nous avons déjà eu l&rsquo;occasion de dénoncer cette situation qui nous paraît fort dangereuse. Nous allons donc essayer de dresser un panorama tout aussi rapide que non exhaustif du Paysage Communicant Fasciste (PCF) pour constater, si besoin en était, que l&rsquo;extrême droite n&rsquo;est pas morte et qu&rsquo;elle communique encore&#8230;<br />
De ce PCF, nous avons volontairement exclu les royalistes dans leurs différentes versions organisées, même si de nombreux militants nationalistes peuvent se définir comme maurrassiens, tout autant que les catholiques dans leur non moins très grande variété. Ce n&rsquo;est pas par manque d&rsquo;intérêt, et J.-Y. Camus et René Monzat en leur temps<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_1_201" id="identifier_1_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Les droites nationales et radicales en France, PUL, 1992.">2</a></sup> s&rsquo;y sont essayés. Mais mis à part certains titres de presse que nous signalerons, cette communication fonctionne en circuit fermé, en particulier quand il s&rsquo;agit de la multitude de petits bulletins traditionalistes ou intégristes, schismatiques ou ralliés à Popaul II. Or c&rsquo;est la communication ouverte à la société (ou du moins celle qui fait vœu de l&rsquo;être) qui nous intéresse. De la même façon, mises à part quelques exceptions, nous n&rsquo;avons pas travaillé sur le fond c&rsquo;est-à-dire sur le discours porté par cette communication. Nous avons déjà eu l&rsquo;occasion de le faire, nous l&rsquo;aurons encore dans le futur. Nous allons donc nous attacher à la forme de cette communication et ce en trois volets : la presse et l&rsquo;édition, puis les lieux de diffusion et enfin le créneau de l&rsquo;identitaire.</p>
<h3>Ne pas prendre les canards du führer pour des enfants du Bon Dieu</h3>
<p>Il est souvent dit que la culture anarchiste est une culture de l&rsquo;écrit. Ce constat s&rsquo;applique parfaitement au courant nationaliste, même si cette communication écrite est particulièrement protéiforme. Elle s&rsquo;appuie sur un bloc dur de structures directement liées au mouvement militant. C&rsquo;est en particulier le cas de la presse<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_2_201" id="identifier_2_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il n&rsquo;est pas question de refaire l&rsquo;historique de ces titres et nous renverrons les lecteurs int&eacute;ress&eacute;s &agrave; des ouvrages traitant de ce point. &Agrave; titre de rappel, Rivarol a &eacute;t&eacute; fond&eacute; en 1951, Minute en 1962, Pr&eacute;sent en 1975 dans sa version mensuelle et 1982 en quotidien, National Hebdo en 1984.">3</a></sup> : <em>Minute</em>, <em>Présent</em>, <em>National Hebdo</em>, <em>Rivarol</em>. Il est globalement de bon ton d&rsquo;entendre les responsables de cette presse se plaindre : de l&rsquo;ostracisme de la «grande presse», des embûches de l&rsquo;État, des procès des «lobbies», des difficultés financières&#8230;</p>
<p>Or, force est de constater que cette presse nationaliste diffusée en kiosque ne se porte pas si mal que cela. Tout du moins qu&rsquo;elle ne se porte pas plus mal que toute autre presse politique, en particulier d&rsquo;extrême gauche, et même pas plus mal que la «grande presse» centriste si on tient compte du fait qu&rsquo;elle n&rsquo;a que fort peu accès aux recettes publicitaires. C&rsquo;est en effet toute la presse politique qui est en crise en France et les journaux nationalistes, hebdomadaires ou quotidiens, n&rsquo;échappent pas à la règle. Il n&rsquo;en reste pas moins vrai que le créneau est étroit et que toute nouvelle tentative de création est plus ou moins vouée à l&rsquo;échec. Ce fut particulièrement le cas du <em>Français</em>, quotidien lancé en octobre 1994 et dirigé par Philippe Colombani, transfuge de <em>Présent</em>. Ses initiateurs avaient pourtant des ambitions modestes : maquette claire, rubriques classiques, des articles au ton plus mesuré que ceux de <em>Minute</em> ou de <em>National Hebdo</em>, pas de reportages ni d&rsquo;enquêtes, aucune recherche du sensationnel. Officiellement, Colombani annonçait vouloir faire le quotidien d&rsquo;une «vaste force politique nationale et populaire», des «cinq millions de personnes, qui, à droite, ont refusé l&rsquo;esprit de système» en votant, lors du scrutin européen pour les listes Le Pen, Villiers et Goustat<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_3_201" id="identifier_3_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Candidat des chasseurs cette ann&eacute;e-l&agrave;.">4</a></sup>. Or s&rsquo;il se plaçait incontestablement à droite du <em>Figaro</em>, <em>Le Français</em> n&rsquo;a pas donné de signes tangibles de sa volonté de rassemblement. L&rsquo;équipe du journal était proche du Front national et plusieurs rédacteurs venaient du mensuel <em>Le Choc du Mois</em>. La société éditrice, Carnix<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_4_201" id="identifier_4_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce nom a refait surface au moment de la scission du FN, puis cette structure a &eacute;t&eacute; accus&eacute;e par Le Pen d&rsquo;&ecirc;tre une des bases du complot m&eacute;gretiste.">5</a></sup>, était une SA au capital de 1 500 000 francs où on trouvait des actionnaires proches de la Nouvelle Droite (ND) et de Bruno Mégret. Les préoccupations politiques et culturelles du journal faisaient écho, sans ostentation, à celles de la ND. C&rsquo;était net en matière de géopolitique avec de nombreux articles opposant Europe et Occident ou présentant les pays arabes comme des alliés incontournables de l&rsquo;Europe. Mais on y trouvait également des entretiens avec Jean Mabire, Michel Marmin ou Dominique Venner. Le problème était sans doute là, à savoir que <em>Le Français</em>, en étant un instrument de communication et d&rsquo;influence aux mains d&rsquo;une équipe liée à Bruno Mégret, s&rsquo;est coupé l&rsquo;herbe sous le pied. Jean-Marie Le Pen a tenu à préciser dès le début qu&rsquo;il n&rsquo;était en rien engagé dans cette aventure et <em>Présent</em> a réagi très négativement au lancement d&rsquo;un autre quotidien sur le créneau très étroit du lectorat lepéniste. En moins de deux ans, <em>Le Français</em> disparaissait des kiosques.</p>
<p>On a pu encore une fois vérifier le rôle indirect du FN dans la presse nationaliste avec les conséquences de la crise de 1998. Sentant le danger d&rsquo;être entraînés dans une guerre de clans commercialement suicidaire, les différents journaux ont essayé de se tenir au-dessus de la mêlée. Le moins que l&rsquo;on puisse dire, c&rsquo;est qu&rsquo;ils n&rsquo;y sont pas parvenus, Le Pen ne leur en laissant pas la possibilité. 1999 a ainsi été une annus horribilis : <em>National Hebdo</em> a connu une hémorragie de lecteurs et de rédacteurs, en particulier son rédacteur en chef Martin Peltier, passé aux mégretistes. <em>Présent</em> est passé à 4 pages et a licencié du personnel, la diffusion en kiosque semblant être tombée de 3000 à 1200 exemplaires et les abonnés de 7000 à 4000 environ. Le besoin de liquidités (environ un million de francs !) l&rsquo;a amené à vendre un immeuble de sa filiale Difralivre pour regonfler son capital. L&rsquo;hostilité du FN s&rsquo;est en effet traduite par des gestes de malveillance comme la consigne transmise aux militants de se désabonner, le refus de louer un stand aux BBR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_5_201" id="identifier_5_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Bleu-Blanc-Rouge : f&ecirc;te annuelle du FN.">6</a></sup> 99 ou même l&rsquo;édition d&rsquo;un pastiche intitulé <em>Pesant</em> par l&rsquo;équipe du journal <em>Béret Baguette</em>. Le quotidien n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs toujours pas cité comme «presse amie» par le FN. <em>Minute</em>, appartenant au vieux routier nationaliste Gérard Penciolleli depuis 1993, a quant à lui carrément déposé le bilan en avril 1999. Même si cette situation n&rsquo;est pas directement imputable à la crise du FN, celle-ci n&rsquo;a évidemment rien amélioré. Cette liquidation judiciaire fut l&rsquo;occasion pour une partie de la rédaction de laver son linge sale en public par le biais d&rsquo;un pastiche de quatre pages, <em>Un Faux Minute</em>, dans lequel étaient dévoilées les frasques politico-financières de Penciolleli et ses liens avec les Renseignements généraux. L&rsquo;équipe attaquait également Nicolas Miguet, escroc notoire qui sans attendre la décision du tribunal de commerce avait essayé de faire main basse sur le titre. Cela n&rsquo;a pas empêché le tribunal de désigner Catherine Barnay comme repreneur, malgré ses liens connus avec Penciolleli et un passé de militante néo-fasciste particulièrement chargé. L&rsquo;hebdomadaire vivote donc de nouveau depuis janvier 2000, d&rsquo;abord sur abonnement et à présent en kiosque. Le seul à avoir tiré son épingle du jeu est finalement <em>Rivarol</em>. Non seulement le vieil hebdomadaire a récupéré une partie du lectorat des autres titres, mais il apparaît de nouveau comme le porte-voix le plus radical de la droite nationaliste, ce qui n&rsquo;est pas usurpé&#8230; Le titre a de fait fêté ses 50 années d&rsquo;existence début 2001. Dans ce contexte, certains journalistes dont Martin Peltier et François Brigneau ont cru pouvoir essayer d&rsquo;atteindre la viabilité économique en remplaçant le papier par l&rsquo;électronique. Intitulé <em>Le Quotidien de France</em>, ce projet devait prendre la forme d&rsquo;un quotidien diffusé sur Internet par abonnement. Las ! Le montant prohibitif de cet abonnement, plus de 900 francs, n&rsquo;a convaincu que&#8230; neuf courageux lecteurs et après quelques semaines d&rsquo;activités en 2000, le projet a avorté.</p>
<p>Mais ce secteur de la presse de kiosque n&rsquo;est sans doute pas le principal support de la communication nationaliste. Car en matière d&rsquo;écrit, celle-ci est surtout portée par une myriade de bulletins et de revues, indépendantes ou militantes, pour lesquelles l&rsquo;abonnement est vital. On retiendra entre autres pour les principales <em>Le Libre Journal de la France Courtoise</em> de Serge de Beketch, <em>Jeune Nation</em> du groupe homonyme lyonnais, <em>Reconquête</em> de Chrétienté-Solidarité, <em>Jeune Résistance</em> et <em>Résistance !</em> d&rsquo;Unité Radicale (UR), <em>Le Chêne</em> du MNR, <em>Français d&rsquo;Abord</em> du FN, <em>Éléments</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_6_201" id="identifier_6_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le r&eacute;dacteur en chef depuis le d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, Charles Champetier, a &eacute;t&eacute; d&eacute;barqu&eacute; du GRECE en fin d&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re. Faisant trop d&rsquo;ombre au gourou Alain de Benoist, il &eacute;tait in&eacute;vitable qu&rsquo;il soit &eacute;limin&eacute; comme bien d&rsquo;autres le furent avant lui.">7</a></sup> du GRECE<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_7_201" id="identifier_7_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Groupement de Recherches et d&rsquo;&Eacute;tudes sur la Civilisation Europ&eacute;enne, fond&eacute; en 1968 et longtemps principal repr&eacute;sentant de la Nouvelle Droite en France.">8</a></sup> auxquelles il faudrait rajouter tous les bulletins de moindre envergure comme <em>Fier de l&rsquo;être</em> (région parisienne), <em>L&rsquo;Épervier</em> (Châteauroux) ou les fanzines, boneheads en particulier<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_8_201" id="identifier_8_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. REFLEXes n&deg;1 nouvelle s&eacute;rie.">9</a></sup>. Cette presse est souvent fragile et repose très largement sur l&rsquo;engagement humain et financier de ses rédacteurs. <em>Jeune Résistance</em> a ainsi connu depuis un an un gain qualitatif lié à l&rsquo;injection de fonds par ses concepteurs et quelques généreux donateurs.<br />
C&rsquo;est également le cas de la dernière sortie en date, <em>Relève politique</em>, lancée et animée par Christophe Dungelhoeff.</p>
<h3>Papier gâché</h3>
<p>Le deuxième gros secteur de la communication nationaliste est l&rsquo;édition. Celle-ci repose sur un nombre limité de structures, en général assez fragiles. Deux font exception : Faits &amp; Documents et Deterna. La première n&rsquo;est plus à présenter pour les lecteurs assidus de <em>REFLEXes</em>. Cette maison d&rsquo;édition a été créée et dirigée par Yann Moncomble jusqu&rsquo;à sa mort en 1990 et reprise par Emmanuel Ratier<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_9_201" id="identifier_9_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. suppl&eacute;ment M&eacute;faits et Documents dans ce num&eacute;ro de REFLEXes.">10</a></sup>. Elle permet à ce dernier d&rsquo;approfondir ce qui constitue son fonds de commerce et qu&rsquo;il développe déjà dans sa lettre confidentielle homonyme : la dénonciation des Juifs et des francs-maçons. Indépendant, Ratier a relativement bien manœuvré lors de la crise du FN. Bien que touché lui aussi par une certaine désaffection du public et un taux de réabonnement en baisse, il a réussi à retrouver sa situation d&rsquo;avant la crise. Présent chaque année aux BBR, il a également retrouvé sa rubrique dans <em>National Hebdo</em> sous le pseudonyme de Michel Limier. La mort récente d&rsquo;Henri Coston (voir portrait ci-dessous) vient évidemment à point nommé pour consolider son monopole des «informations confidentielles». Il semblerait par ailleurs qu&rsquo;il ait réussi à placer deux de ses livres en traduction arabe en&#8230; Syrie. L&rsquo;éditeur est les Éditions DarTlass, obscure petite maison d&rsquo;édition si elle n&rsquo;appartenait au très antisémite général Tlass qui est ministre de la défense syrien et dont les liens avec l&rsquo;extrême droite (en particulier certains gudards) sont<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_10_201" id="identifier_10_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="anciens Cf. REFLEXes n&deg;51.">11</a></sup>. Les deux livres sont bien sûr consacrés au pouvoir occulte des organisations juives. Il s&rsquo;est également associé en 2000 aux directeurs de <em>National Hebdo</em> (Jean-Claude Varanne), du <em>Libre Journal de la France courtoise</em> (Serge de Beketch), de <em>Rivarol</em> (Camille Galic) et de <em>Monde &amp; Vie</em> (Claude Giraud) pour exiger que le gouvernement revienne sur sa décision d&rsquo;accorder une subvention de 15 millions de francs à <em>L&rsquo;Humanité</em> (et un effacement de la dette de 13 millions de francs). Les cinq directeurs réclament aussi le rétablissement de l&rsquo;aide de 700 000 francs à Présent, supprimée par Jack Lang depuis 1997.</p>
<p>L&rsquo;autre pôle est la maison Randa, dont le principal fleuron est Deterna. Né en 1960, Philippe-André Duquesne, alias Philippe Randa du nom de son père Peter Randa, est l&rsquo;un des piliers de l&rsquo;édition nationaliste comme auteur et comme éditeur. Cela fait en effet 20 ans qu&rsquo;il compense un talent médiocre par une activité débordante, parfois dans certaines maisons d&rsquo;édition commerciales comme les Presses de la Cité et la collection Fleuve Noir qui éditait déjà son père. Parmi une tripotée de romans SF et policiers dont il ne revendique plus vraiment la paternité pour certains<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_11_201" id="identifier_11_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="C&rsquo;est le cas de L&rsquo;assassin sentimental paru chez Fleuve Noir en 1987 qui est vraiment de la tr&egrave;s grande litt&eacute;rature.">12</a></sup>, ses fleurons restent <em>Poitiers demain</em> et <em>Apocalypse Yankee</em> qui imaginent des conflits sanglants dans lesquels les Européens finissent toujours par gagner. Doté d&rsquo;une morale simple, Randa présente la même simplicité politique. Interrogé en 1989 dans <em>Alternative</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_12_201" id="identifier_12_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Titre repris &agrave; la fin des ann&eacute;es 1980 par Roland Helie et qui &eacute;tait dans les ann&eacute;es 1970 celui du journal proche du GUD dans lequel dessinait Jack Marchal, inventeur des rats noirs du GUD.">13</a></sup> sur les raisons de la sortie le 20 avril de la même année de la réédition <em>d&rsquo;Apocalypse Yankee</em>, il déclarait : «Oh comme ça, pour le centenaire [d'Adolf Hitler, ndlr]». Après avoir animé l&rsquo;Æncre et le magazine «satirique» <em>Pas de panique à bord !</em> puis s&rsquo;être fâché avec Gilles Soulas, il a lancé les éditions Deterna qui lui permettent de diffuser tous les auteurs dont il est proche : Jean Mabire, Roland Gaucher, Philippe Gauthier, Jean-Paul Bourre, Jacques Borde alias Yag Bazhdid&#8230; et ses propres «œuvres». Il a également essayé de relancer une revue généraliste, <em>Dualpha</em>, dans laquelle on retrouve exactement les mêmes auteurs et dont l&rsquo;intérêt et le prix étaient tels qu&rsquo;elle s&rsquo;est arrêtée cet été pour devenir un site Internet.</p>
<p>Mais il existe une multitude d&rsquo;autres petites structures travaillant sur des créneaux étroits et donc fragiles. On peut citer les Éditions de L&rsquo;Homme Libre, animées par William Bonnefoy, qui, après une année 2000 sans publication, ont sorti quatre ouvrages dont l&rsquo;orientation est assez simple : racialiste, antisémite et nostalgique du nazisme. Malin comme un singe, le caractériel Bonnefoy a pris la peine de doter l&rsquo;un de ces livres, <em>Avant qu&rsquo;Hitler ne vienne</em> de Rudolf Von Sebottendorff, d&rsquo;un avertissement hilarant qui a beaucoup fait rire le petit milieu néo-nazi : «<em>Nous vivons en des temps malheureusement marqués par un retour des idées nauséabondes qui ont failli emporter l&rsquo;Europe au siècle dernier. Des esprits malfaisants [il parle de lui ! ndlr], issus du ventre fécond d&rsquo;où est déjà sortie la bête immonde, tentent à nouveau de nous faire croire aux bienfaits du nationalisme et des théories fumeuses sur l&rsquo;inégalité des races. Voilà pourquoi il est nécessaire de rappeler à des esprits ouverts comment ces théories ont vu le jour et quels contenus et idéologies répugnants les caractérisent. Le livre proposé contient, dans sa dimension criminelle et inhumaine un contenu pédagogique incontestable. L&rsquo;ignominie des théories proposées, l&rsquo;incohérence des raisonnements politiquement incorrects, leur caractère sinistre et aberrant frapperont tous les cerveaux normalement constitués et même les autres. [...] Félicitons-nous, alors que les nazis brûlaient les livres interdits par leur fanatisme politique que la démocratie soit suffisamment courageuse et forte pour tolérer la diffusion d&rsquo;un tel livre</em>.» Dans la même orientation, il y a également les éditions lyonnaises Irminsul créées par Lionel Bosserelle. Ce dernier est également le gérant d&rsquo;Irminsul Diffusion dont le nom commercial est la Librairie Lyonnaise et qui a été lancée en 1997 avec l&rsquo;aide de Denis de Bouteiller. La dernière publication d&rsquo;Irminsul est un album souvenir sur les Waffen SS écrit par Jean Mabire et vendu 1500 francs. Ce livre aurait dû être édité par les éditions des frères Prost, les Éditions Gergovie, si elles n&rsquo;avaient pas déposé le bilan en septembre 2000. Issus d&rsquo;une famille faf de faf, Grégory et Karl s&rsquo;étaient spécialisés dans la publication d&rsquo;anciens Waffen SS comme Louis Levast ou d&rsquo;anciens Malgré-Nous comme Roger Mouminou alias Guy Sajer alias Dimitri, l&rsquo;auteur de la BD <em>Le Goulag</em>. Bien qu&rsquo;ayant essayé de relancer l&rsquo;entreprise avec ce qui ressemble furieusement à un prête-nom, les deux frères ont jeté l&rsquo;éponge et ainsi confirmé la mauvaise réputation commerciale de la famille (en cas de faillite, les auteurs publiés peuvent s&rsquo;asseoir sur leurs droits d&rsquo;auteurs).</p>
<p>Toujours sur le même créneau, on trouve l&rsquo;association éditrice Les Amis de la Culture Européenne animée par Éric Fornal et fondée par Franck Petit, dont le fonds d&rsquo;édition est essentiellement composé des livres de l&rsquo;ancien Waffen SS Robert Dun et des romans d&rsquo;Éric Lhomme alias Erik Robert, qui tire son inspiration de la situation, bien réelle, du peuple Kalash, petit peuple d&rsquo;origine indo-européenne vivant dans le nord Pakistan. Plus généralistes, on peut citer les éditions Godefroy de Bouillon proches du FN et animées par Richard Haddad ou les éditions Rémi Perrin du nom de son propriétaire. Plus militantes, il existe les auto-éditions de Christophe Picard alias Henri de Fersan, qui s&rsquo;est spécialisé sur le «racisme anti-Français» et dont le dernier livre est largement inspiré, à la limite du plagiat, des écrits d&rsquo;Emmanuel Ratier. Enfin le FN et le MNR se sont chacun dotés d&rsquo;une maison d&rsquo;édition. Le FN d&rsquo;avant la scission pouvait en effet compter sur les Éditions nationales mais celles-ci sont passées dans le camp des «félons». Quatre de ses jeunes cadres, Philippe Rouger, Thomas Lagane, Louis Alliot et Guillaume Vouzellaud, ont donc lancé une SARL de presse, les éditions Objectif France, qui diffusent la littérature FN, comme Crime contre le FN par exemple, petit ouvrage antimégretiste écrit par Xavier Cheneseau alias François Delancourt. De son côté le MNR n&rsquo;est pas demeuré en reste et s&rsquo;est doté des éditions Cité-Liberté, nom commercial de la SARL Publi-Sites.</p>
<p>Mais le tableau de la communication nationaliste ne serait pas complet si on n&rsquo;évoquait pas d&rsquo;autres outils comme Radio Courtoisie dont la présentation n&rsquo;est plus à faire, les conférences diverses et variées dont la majeure partie se fait à Paris à la Société d&rsquo;Encouragement à l&rsquo;Industrie Nationale (SEIN), les tracts et autocollants anonymes comme celui provenant de l&rsquo;équipe de l&rsquo;<em>Épervier</em> et dont nous avons déjà parlé dans <em>No Pasaran</em> (cf. ci-dessous) ou les multiples petites structures de communication comme Riwal de Frédéric Châtillon. Le même s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs doté d&rsquo;une autre structure, petite SARL de presse, Unité et Développement d&rsquo;une Vision Symphonique, fondée avec Thomas Lagane, Jildaz Mahé O&rsquo;Chinal et&#8230; Roger Garaudy ! Il est assez amusant de constater que les initiales de la SARL UDVS conviennent tout à fait à un autre sigle comme Union et Défense des Victimes du Sionisme par exemple&#8230; Union et Défense des Victimes du Sionisme qui était le sigle utilisé pour signer les «mystérieuses» grandes affiches apparues en région parisienne en 1996<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_13_201" id="identifier_13_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. REFLEXes n&deg;51">14</a></sup>. Mais tout ceci n&rsquo;est évidemment que pure coïncidence !</p>
<h3>Les «idiots utiles»</h3>
<p>Cependant, malgré toute cette richesse de publication, certains lecteurs ou lectrices pourraient nous objecter avec raison que cela ne touche que deux nazis trois rasés et que c&rsquo;est donc leur accorder beaucoup d&rsquo;importance. L&rsquo;objection est valable et a d&rsquo;ailleurs été moult fois prononcée. Aussi faut-il nous pencher sur les «idiots utiles». On sait que cette expression fut utilisée par Lénine (un tel mépris ne pouvait d&rsquo;ailleurs venir que de lui !) pour désigner les compagnons de route intellectuels du parti bolchevik puis communiste. Cette notion peut parfaitement s&rsquo;appliquer à un certain nombre de structures qui de façon plus ou moins volontaire servent la soupe aux auteurs nationalistes et donc à leurs idées. Quoi de mieux en effet pour sortir du ghetto que d&rsquo;utiliser des maisons d&rsquo;édition peu ou pas connotées ?</p>
<p>La principale à jouer ce rôle est depuis quelques années l&rsquo;Âge d&rsquo;Homme. C&rsquo;est à l&rsquo;origine une petite maison d&rsquo;édition suisse, fondée en 1966 par un dissident yougoslave ayant fui le régime communiste : Vladimir Dimitrijevic. Pendant 30 ans, l&rsquo;Âge d&rsquo;Homme a fait un énorme travail de diffusion de la littérature slave contemporaine, souvent méconnue du fait des dictatures communistes d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est. Puis l&rsquo;Âge d&rsquo;Homme dérive lentement à partir du début des années 1990 vers un soutien sans faille au nationalisme grand-serbe à la faveur de la guerre civile yougoslave et avec l&rsquo;objectif officiel de «rétablir la vérité». Longtemps proche des catholiques traditionalistes en France, Dimitrijevic se rapproche alors de tous ceux qui affichent leur soutien aux Serbes ou leur opposition à l&rsquo;Islam. Cette orientation se confirme lors du conflit au Kosovo et des bombardements massifs menés par l&rsquo;OTAN en Serbie. De fait, l&rsquo;Âge d&rsquo;Homme est à présent la principale maison d&rsquo;édition de la Nouvelle Droite française, en particulier de sa branche «greciste»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_14_201" id="identifier_14_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Du GRECE.">15</a></sup> (Alain de Benoist, Arnaud Guyot-Jeannin, Jean-Claude Albert-Weil, Eric Werner) mais également du courant païen emmené par le Belge Christopher Gerard, proche de la ND dans ses différentes versions (GRECE, Terre &amp; Peuple, Synergies européennes). Gerard est d&rsquo;ailleurs à présent directeur de collection au sein de l&rsquo;Âge d&rsquo;Homme. L&rsquo;antenne française de l&rsquo;éditeur attire enfin autour d&rsquo;elle des personnages fantasques comme Jean Parvulesco, ancien dissident roumain, longtemps proche du GRECE après avoir côtoyé l&rsquo;OAS dans les années 1960 et les milieux nationalistes-révolutionnaires dans les années 1970, ou encore Patrick Gofman, ancien de l&rsquo;OCI passé au nationalisme. Par ailleurs la librairie parisienne est devenue un diffuseur zélé d&rsquo;autres productions comme les livres de Guillaume Faye parus à l&rsquo;Æncre (voir portrait ci-dessous). L&rsquo;Âge d&rsquo;Homme contribue ainsi à banaliser un petit milieu qui profite de son caractère prestigieux pour toucher un public qui sinon lui échapperait. Le GRECE a en effet ses propres éditions, les éditions du Labyrinthe, mais leur aire d&rsquo;influence ne dépasse guère celle du GRECE, c&rsquo;est-à-dire de moins en moins de monde, et la technique du coucou est donc bien plus rentable pour peu que les auteurs aient un minimum de talent (comme c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le cas).</p>
<p>Autre tactique rentable : prendre carrément le contrôle d&rsquo;une structure existante d&rsquo;apparence neutre. C&rsquo;est ce qu&rsquo;a fait Philippe Randa avec les Éditions Didro. Celles-ci sont une petite structure fondée en 1994 qui édite des revues diffusées en kiosque, traitant essentiellement d&rsquo;Histoire. Composées de plusieurs titres de collection : <em>Boulevard du Crime</em>, <em>Visages de l&rsquo;Histoire</em>, <em>Aventures de l&rsquo;Histoire</em>, <em>Le Journal de l&rsquo;Insolite</em> et <em>Dossiers secrets de l&rsquo;Histoire</em> (ces derniers sont dirigés par le Français d&rsquo;origine tunisienne Philippe Aziz, ami de Philippe Randa), les publications gérées par Jacky Perroy permettent à Randa de placer ses écrits et ses amis. <em>Boulevard du Crime</em> est en effet constituée chaque mois par les romans policiers de l&rsquo;auteur Philippe Randa et de son père, ce qui en fait un produit très bon marché pour le rédacteur en chef Philippe Randa. Dans <em>Visages de l&rsquo;Histoire</em> et le <em>Journal de l&rsquo;Insolite</em>, on retrouve des signatures connues du petit monde «randanien» déjà entrevues précédemment : Jean-Paul Bourre, Henri de Fersan, Guillaume Faye, David Gattegno, Bruno Favrit, Micheline de Peyrebonne, Nicolas Gauthier, Jean-Jacques Matringhem, Christian Bouchet entre autres. Ces monuments de sous-littérature ne servent pas forcément en soi à diffuser des idées même si ces auteurs mettent un malin plaisir à tout placer sur le même plan en ce qui concerne la deuxième guerre mondiale ou si «l&rsquo;insolite» surfe sur un certain racolage, quitte à inventer certaines informations. En revanche, ces collections ont un but alimentaire indéniable et y parviennent car le créneau historique en kiosque se porte assez bien. Sans rouler sur l&rsquo;or, les éditions Didro sont bénéficiaires et complètent leur chiffre d&rsquo;affaire par de la VPC dans laquelle on retrouve les ouvrages publiés par les éditions Deterna et Dualpha. On n&rsquo;est jamais aussi bien servi que par soi-même !</p>
<p>Dernier moyen pour se faire connaître : publier une collection grand public assez anodine pour entrer dans les circuits de diffusion tout en véhiculant une vision du monde spécifique. C&rsquo;est ce qu&rsquo;ont fait les éditions Pardès avec la collection B.A.-BA. Fondée en 1982 par Georges Gondinet, cette maison d&rsquo;édition occupe le créneau assez étroit de la pensée traditionnelle sous tous ses aspects : politique, ésotérique, philosophique, sexuelle&#8230; Même si certains auteurs comme Julius Evola ont un succès qui ne se dément pas chez une fraction du public nationaliste, il est certain que ce type de littérature n&rsquo;est pas susceptible de toucher les masses. Pardès a donc eu l&rsquo;idée de génie de sortir une collection de vulgarisation, à un prix modéré et avec une présentation attrayante tant dans la maquette que dans l&rsquo;iconographie. Cela a donné la collection B.A.-BA : il s&rsquo;agit d&rsquo;une soixantaine de titres qu&rsquo;on peut trouver n&rsquo;importe où et en particulier dans les FNAC. Les thèmes sont tout aussi variés que les auteurs : <em>Les Fées</em>, <em>Les Lutins</em>,<em> La Diététique</em>, <em>Les Templiers</em>, <em>Le Yi King</em>, <em>Les Indo-Européens</em>, etc. Si un certain nombre d&rsquo;auteurs n&rsquo;ont jamais fait parler d&rsquo;eux, on retrouve plusieurs signatures connues pour leur engagement militant dans les sphères nationalistes ou néo-fascistes: Christian Bouchet, Bernard Marillier (militant d&rsquo;UR), Jean-Paul Bourre, David Gattegno, les époux d&rsquo;Apremont<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_15_201" id="identifier_15_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf REFLEXes n&deg;51">16</a></sup>, Thierry Jolif, Jean-Paul Ronecker, etc. Au-delà d&rsquo;une certaine neutralité affichée, ces synthèses de qualité inégale diffusent une vision du monde qui ne se caractérise pas par un amour immodéré de l&rsquo;égalité sociale ou de la démocratie libérale. Comme en plus la collection marche bien, c&rsquo;est tout bénéfice pour ces auteurs. La même description pourrait être faite avec les éditions normandes Heimdal, présentes par le passé aux BBR et qui élargissent leur créneau militaria par deux publications diffusées en kiosque : <em>39-45 magazine</em> et <em>Moyen-Age</em>.</p>
<p>Mais un panorama des «idiots utiles» ne saurait prétendre être un tant soit peu complet si on n&rsquo;y ajoutait toutes ces petites maisons d&rsquo;édition droitières qui publient à intervalles plus ou moins réguliers des auteurs nationalistes militants : les éditions Grancher chez qui on retrouve Jean Mabire, Dominique Venner, Thierry Bouzard ou Jean-Paul Ronecker ; les éditions Jean Curutchet, très «Algérie Française» ; Jean Picollec Éditeur chez qui on retrouve Roland Gaucher, Philippe Randa ou des personnages plus flous comme Roland Jacquard ; Guy Trédaniel Éditeur sur le créneau ésotérico-païen ; les éditions des Scyrtes enfin, fondées par le fils de Dominique de Roux et qui ont contribué à lancer Alexandre Del Valle (voir portrait ci-dessous). Enfin on pourrait ajouter à ces éditeurs tous les auteurs qui, à l&rsquo;instar de Gérard de Villiers (le père de SAS) ou Xavier Raufer, véhiculent des thématiques servant objectivement l&rsquo;extrême droite. Toutes ces structures suppléent donc au principal handicap de la communication nationaliste qui est la faible visibilité extérieure au milieu militant et sympathisant.</p>
<p>Mais on ne saurait finir sans faire une remarque évidente : quid de l&rsquo;audiovisuel ? Il sautera en effet aux yeux du lecteur que nous n&rsquo;avons évoqué comme vecteurs de communication que les supports écrits. Cela s&rsquo;explique par le fait qu&rsquo;il faut bien constater que l&rsquo;extrême droite est globalement exclue de toute intervention autre qu&rsquo;écrite. Aussi peut-on s&rsquo;interroger sur le rôle de personnages comme Michel Houellebecq ou Bertrand Burgalat. Il n&rsquo;est pas question ici d&rsquo;affirmer que ces deux personnages sont des militants nationalistes puisque ce n&rsquo;est pas le cas. Mais on peut rappeler un certain nombre d&rsquo;éléments troublants. Il est connu que Bertrand Burgalat a été dans les années 1980 un cadre dirigeant du MNR de Jean-Gilles Malliarakis puis de Troisième Voie lorsque le MNR s&rsquo;est agrégé au GUD. Il en a été le représentant à Assas et s&rsquo;occupait de la presse du mouvement. Christophe Bourseiller dressait de lui en 1989 ce portrait complaisant<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-pets-la-plume/#footnote_16_201" id="identifier_16_201" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La mouvance n&eacute;ofasciste semble bien l&rsquo;avoir compris et multiplie les articles de soutien, comme dans le dernier Terre &amp; Peuple. Par ailleurs le MNR s&rsquo;est d&eacute;solidaris&eacute; de la d&eacute;marche de l&rsquo;association Promouvoir qui a attaqu&eacute; Houellebecq en justice pour obsc&eacute;nit&eacute;.">17</a></sup> : <em>«“Je ne suis pas quelqu&rsquo;un de droite et je ne me suis jamais considéré comme quelqu&rsquo;un de droite”. Venant d&rsquo;un des responsables du mouvement Troisième Voie, ces paroles ont quelque chose de surprenant. Mais celui qui les prononce est sans doute l&rsquo;un des plus brillants militants d&rsquo;extrême droite jusqu&rsquo;ici rencontrés. Allons bon ! Bertrand est d&rsquo;extrême droite mais pas de droite. Il appartient à un courant politique en plein développement [on reconnaît là la qualité d'analyse de Bourseiller ! ndlr] qu&rsquo;on pourrait appeler “nationaliste-révolutionnaire de gauche”. Âgé de 25 ans, Bertrand a toutes les caractéristiques du “branché”. Élégant, cultivé, il connaît par cœur les moindres raffinements du rock alternatif et tous les lieux nocturnes de la capitale. Le contraire du fasciste de base. Il habite chez ses parents, dans un gigantesque appartement bourgeois du XVIIe arrdt de Paris. [...] Cet ancien écologiste a rejoint le MNR en 1982. Mais aujourd&rsquo;hui Bertrand milite moins. Il mène une carrière professionnelle dans les milieux du rock</em>.» Burgalat semble en effet avoir abandonné toute activité politique au début des années 1990 et a reconnu son engagement lors d&rsquo;une interview des Inrockuptibles, en considérant que c&rsquo;était une erreur de jeunesse. Il s&rsquo;est reconverti dans l&rsquo;easy listening et son label Tricatel marche du feu de Dieu. Soit. Nous ne pouvons malgré tout nous empêcher d&rsquo;être sceptiques devant cet abandon total de convictions et nous ne serions pas surpris si un jour on apprenait que Burgalat est toujours sympathisant NR et qu&rsquo;il aide financièrement ses anciens amis&#8230; Surtout lorsque c&rsquo;est vers lui que Michel Houellebecq se tourne lorsqu&rsquo;il veut pousser la chansonnette. Houellebecq qui exècre le monde arabe et l&rsquo;Islam et peut être considéré par ses provocations comme l&rsquo;un de ceux qui actuellement fait le plus pour banaliser des points de vue racistes rebaptisés abusivement «politiquement incorrects». Ce n&rsquo;est donc pas pratiquer l&rsquo;amalgame que d&rsquo;exprimer toute notre perplexité face à ces deux personnages qui ont sans doute bien plus en commun que leur simple activité d&rsquo;artistes. Un rôle d&rsquo;idiots utiles par exemple ?</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_201" class="footnote">L&rsquo;importance de cette question est évidente comme en témoigne la conférence organisée par la revue autrichienne d&rsquo;extrême droite <em>Zur Zeit</em> le 10 novembre dernier avec la crème de l&rsquo;extrême droite européenne et autour du thème «Les médias &amp; les droites».</li><li id="footnote_1_201" class="footnote"><em>Les droites nationales et radicales en France</em>, PUL, 1992.</li><li id="footnote_2_201" class="footnote">Il n&rsquo;est pas question de refaire l&rsquo;historique de ces titres et nous renverrons les lecteurs intéressés à des ouvrages traitant de ce point. À titre de rappel, <em>Rivarol</em> a été fondé en 1951, <em>Minute</em> en 1962, <em>Présent</em> en 1975 dans sa version mensuelle et 1982 en quotidien, <em>National Hebdo</em> en 1984.</li><li id="footnote_3_201" class="footnote">Candidat des chasseurs cette année-là.</li><li id="footnote_4_201" class="footnote">Ce nom a refait surface au moment de la scission du FN, puis cette structure a été accusée par Le Pen d&rsquo;être une des bases du complot mégretiste.</li><li id="footnote_5_201" class="footnote">Bleu-Blanc-Rouge : fête annuelle du FN.</li><li id="footnote_6_201" class="footnote">Le rédacteur en chef depuis le début des années 1990, Charles Champetier, a été débarqué du GRECE en fin d&rsquo;année dernière. Faisant trop d&rsquo;ombre au gourou Alain de Benoist, il était inévitable qu&rsquo;il soit éliminé comme bien d&rsquo;autres le furent avant lui.</li><li id="footnote_7_201" class="footnote">Groupement de Recherches et d&rsquo;Études sur la Civilisation Européenne, fondé en 1968 et longtemps principal représentant de la Nouvelle Droite en France.</li><li id="footnote_8_201" class="footnote">Cf. <em>REFLEXes</em> n°1 nouvelle série.</li><li id="footnote_9_201" class="footnote">Cf. supplément <em>Méfaits et Documents</em> dans ce numéro de REFLEXes.</li><li id="footnote_10_201" class="footnote">anciens Cf. <em>REFLEXes</em> n°51.</li><li id="footnote_11_201" class="footnote">C&rsquo;est le cas de <em>L&rsquo;assassin sentimental</em> paru chez Fleuve Noir en 1987 qui est vraiment de la très grande littérature.</li><li id="footnote_12_201" class="footnote">Titre repris à la fin des années 1980 par Roland Helie et qui était dans les années 1970 celui du journal proche du GUD dans lequel dessinait Jack Marchal, inventeur des rats noirs du GUD.</li><li id="footnote_13_201" class="footnote">Cf. <em>REFLEXes</em> n°51</li><li id="footnote_14_201" class="footnote">Du GRECE.</li><li id="footnote_15_201" class="footnote">Cf <em>REFLEXes</em> n°51</li><li id="footnote_16_201" class="footnote">La mouvance néofasciste semble bien l&rsquo;avoir compris et multiplie les articles de soutien, comme dans le dernier <em>Terre &amp; Peuple</em>. Par ailleurs le MNR s&rsquo;est désolidarisé de la démarche de l&rsquo;association Promouvoir qui a attaqué Houellebecq en justice pour obscénité.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>« Chirac n&#8217;aurait rien risqué s&#8217;il avait été en prison… »</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jan 2004 11:10:20 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Que restera-t-il de la tragi-comédie de cet été sinon cette citation très juste d'un mel posté par un sympathisant nationaliste sur le forum du site Unite-radicale.com le 15 juillet ? Trois mois après, on peut commencer à tirer quelques conclusions de l'affaire même si elle est loin d'être terminée : le procès promet en effet d'être un épisode assez gratiné. Que nous a inspiré cette triste histoire ? ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Que restera-t-il de la tragi-comédie de cet été sinon cette citation très juste d&rsquo;un mel posté par un sympathisant nationaliste sur le forum du site Unite-radicale.com le 15 juillet ? Trois mois après, on peut commencer à tirer quelques conclusions de l&rsquo;affaire même si elle est loin d&rsquo;être terminée : le procès promet en effet d&rsquo;être un épisode assez gratiné. Que nous a inspiré<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_0_184" id="identifier_0_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="cf. No Pasaran, septembre 2002.">1</a></sup> cette triste histoire ?</p>
<p>SUR MAXIME BRUNERIE</p>
<p>Interrogé par une journaliste de <em>Libération</em> au lendemain de la tentative d&rsquo;attentat, un de nos militants affirma que « Brunerie était un cramé », affirmation à laquelle les porte-parole d&rsquo;UR répondirent indirectement dans un communiqué en déclarant que « jusqu&rsquo;à ce 14 juillet 2002, Maxime Brunerie était un jeune militant identitaire comme beaucoup d&rsquo;autres : enthousiaste, déterminé et sérieux. » Réponse qui nous fit bien rire. Car s&rsquo;il y avait bien un militant typique du profil psychologique que l&rsquo;on peut parfois rencontrer aux extrêmes de l&rsquo;échiquier politique (nous en savons quelque chose pour ce qui concerne notre propre mouvance !), c&rsquo;était lui, avec sa mythomanie, son désir de reconnaissance, sa surenchère (racialiste en l&rsquo;occurrence), bref sa tentative inconsciente de régler des problèmes personnels en s&rsquo;inventant une nouvelle famille. Ce qu&rsquo;on peut appeler « un militant identitaire comme beaucoup d&rsquo;autres » finalement ! C&rsquo;est en gardant cette dimension humaine en tête qu&rsquo;on peut mieux apprécier son passé militant, assez classique<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_1_184" id="identifier_1_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Tout aussi classique est le fait qu&rsquo;il travaillait pour une soci&eacute;t&eacute; de s&eacute;curit&eacute;, Normandy, dont le patron, Axel Loustau, avait eu l&rsquo;insigne honneur d&rsquo;&ecirc;tre impliqu&eacute; dans l&rsquo;enqu&ecirc;te sur la tentative d&rsquo;attentat contre le directeur de Tribune juive en 1996 aux c&ocirc;t&eacute;s d&rsquo;autres anciens gudards comme Fr&eacute;d&eacute;ric Chatillon ou Antoine Roucheray. cf. REFLEXes n&deg;52, automne 1998.">2</a></sup> pour le petit milieu radical parisien, mais qui montre une instabilité politique évidente : hooligan du PSG, en contact avec les débris du PNFE puis gudard dans le sillage de la génération 1998-2000 puis UR et MNR… La seule cohérence dans cet itinéraire est sans doute la xénophobie et c&rsquo;est sans doute également le seul élément « rationnel » qui explique le choix de Jacques Chirac comme cible. Cela réduit presque totalement la portée politique de son acte, surtout si l&rsquo;on y ajoute son âge (25 ans !) et l&rsquo;aspect sentimental révélé au grand public par <em>VSD</em> et qui n&rsquo;est pas une invention<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_2_184" id="identifier_2_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Toujours &agrave; l&rsquo;aff&ucirc;t, il semble d&rsquo;ailleurs que Canal + veuille faire un reportage sur Maxime Brunerie et &laquo; Aur&eacute;lie &raquo;, pr&eacute;nom de substitution attribu&eacute; par VSD &agrave; cette militante du MNJ et MNR.">3</a></sup> de journaliste en mal de scoop.</p>
<p>Quelques jours après son arrestation, plusieurs textes ont circulé sur Internet pour dénoncer une manipulation. Ils s&rsquo;appuyaient sur quelques évidences simples :</p>
<p>• Un individu psychologiquement fragile peut être facilement manipulable ;</p>
<p>• Les « services » (comme on dit) ont plus d&rsquo;un tour dans leur sac pour manipuler quelqu&rsquo;un, ils l&rsquo;ont montré par le passé ;</p>
<p>• Le gouvernement au pouvoir ne pouvait que bénéficier d&rsquo;une tentative ratée comme celle du 14 juillet.</p>
<p>Dans ce scénario à la Oswald, les auteurs de ces textes pointaient par ailleurs certaines contradictions ou éléments troublants concernant les premiers flashs d&rsquo;information, les premiers reportages de la télévision ou les circonstances de l&rsquo;arrestation. Soit. Pourquoi pas ? Mais il y a fort à parier que Maxime Brunerie n&rsquo;a eu besoin de personne pour tenter ce qu&rsquo;il a fait, étant donné son profil psychologique et nous privilégions pour notre part ce cas de figure. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le scénario que nous envisagions dans <em>REFLEXes</em> n°3 (été 2001) consacré au terrorisme d&rsquo;extrême droite. Nous avons eu hélas raison.</p>
<p>SUR UR ET LA VIOLENCE</p>
<p>Les quinze jours qui ont suivi ont donné lieu à une flambée d&rsquo;articles, de retours en arrière, de « focus » divers et variés de la part de journalistes besogneux<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_3_184" id="identifier_3_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le comble a &eacute;t&eacute; atteint par le verbatim de Christiane Chombeau dans Le Monde du 16 juillet dans laquelle la journaliste recycle des notes prises par elle le 22 septembre 2001 lors des Assises de la Radicalit&eacute; tenues &agrave; Paris par UR. Outre l&rsquo;aspect tr&egrave;s limite du proc&eacute;d&eacute;, l&rsquo;ensemble p&ecirc;che par le fait qu&rsquo;&eacute;tant nous-m&ecirc;mes pr&eacute;sents lors de ces assises, nous n&rsquo;y avons pas entendu les appels au meurtre attribu&eacute;s par la journaliste aux intervenants, ce qui n&rsquo;exclut pas le fait qu&rsquo;ils aient pu &ecirc;tre tenus par des personnes dans la salle. Alors, probl&egrave;me d&rsquo;audition ou d&rsquo;invention ? En m&ecirc;me temps, cette petite anecdote montre qu&rsquo;&agrave; force de rechercher les projecteurs m&eacute;diatiques, UR a pu se rendre compte de ce que cela signifiait. Le vieux gag de l&rsquo;arroseur arros&eacute; en quelque sorte&hellip;">4</a></sup> qui avaient globalement arrêté de suivre cette mouvance depuis quelques années. Ils ont donc essayé de remettre à jour leurs petites fiches de documentation en puisant à deux sources : Internet et les RG. Cela nous a donc valu quelques solides pensum sur la mouvance néo-nazie en France, son histoire, son importance, etc. avec parfois quelques perles comme un article du Figaro ressuscitant le PNFE, Christophe Bourseiller promouvant sa nouvelle escroquerie sur France Info<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_4_184" id="identifier_4_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La nouvelle extr&ecirc;me droite, r&eacute;&eacute;dition par Le Rocher en mai de cette ann&eacute;e d&rsquo;un livre creux publi&eacute; en 1991 et intitul&eacute; Extr&ecirc;me droite, l&rsquo;enqu&ecirc;te. L&agrave; o&ugrave; il y a escroquerie, c&rsquo;est qu&rsquo;&agrave; part une introduction de neuf pages torch&eacute;e pour donner un peu de cr&eacute;dibilit&eacute; &agrave; la nouveaut&eacute; de l&rsquo;opus, les deux &eacute;ditions sont rigoureusement identiques ! Mais cela permet &agrave; notre Hibernatus de l&rsquo;extr&ecirc;me droite de passer pour un sp&eacute;cialiste &agrave; la radio. CQFD !">5</a></sup> ou <em>Prochoix</em> assurant la promotion de sa spécialiste ès « mobilisations de l&rsquo;entre-soi » Fiametta Venner. Las ! Ce battage médiatique en plein de mois de juillet, mois creux pour l&rsquo;actualité s&rsquo;il en est, n&rsquo;aura finalement permis qu&rsquo;à une petite structure d&rsquo;une centaine d&rsquo;adhérents et guère le double de sympathisants de sortir de l&rsquo;anonymat. Ce dont elle rêve depuis toujours et que même des provocations multiples comme la venue du semi-jobard Horst Mahler en mars 2002 à Paris ne lui ont pas permis d&rsquo;atteindre. Un bon moyen de masquer cette relative vacuité a été de tonitruer sur la violence d&rsquo;UR, violence qui serait inscrite au coeur même de l&rsquo;organisation. Cela a bien évidemment provoqué des protestations indignées des porte-parole d&rsquo;UR, jurant la main sur le coeur que l&rsquo;on se méprenait et que pour elle, « l&rsquo;action terroriste (…) ne saurait constituer une solution à la crise politique et morale que traverse la France ». Bien, bien. Hélas pour Fabrice Robert et Guillaume Luyt, la réalité d&rsquo;UR et plus généralement de sa mouvance depuis deux ou trois décennies vient démentir cette belle condamnation. Pour se limiter dans le temps, nous ne rappellerons pas les faits d&rsquo;armes du GUD Paris de 1998 à 2000 alors que ce groupe était officiellement partie prenante d&rsquo;UR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_5_184" id="identifier_5_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. B&ecirc;tes et m&eacute;chants. Petite histoire des jeunes fascistes fran&ccedil;ais, &Eacute;ditions REFLEX, 2001">6</a></sup> mais on ne voit pas trop comment on pourrait appeler cela sinon de l&rsquo;action violente, à défaut d&rsquo;être terroriste. Mais plus que des actes, UR a surtout toujours drainé avec elle des cohortes d&rsquo;adhérents ou sympathisants fascinés par cette violence. Certains sont passés à l&rsquo;acte, la plupart non. Mais on peut affirmer que des individus aussi peu équilibrés que Frédéric Merra<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_6_184" id="identifier_6_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il s&rsquo;agit d&rsquo;un sympathisant d&rsquo;UR &agrave; Nice, abonn&eacute; au journal, ayant effectu&eacute; un stage paramilitaire au Liban il y a quelques ann&eacute;es dans les milieux islamistes. Ce charmant jeune homme a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; le 10 novembre 2001 pour avoir tir&eacute; &agrave; bout portant au gum-cogne contre un p&egrave;re de famille dont la petite fille avait &eacute;t&eacute; effray&eacute;e par son chien. ">7</a></sup> étaient assez représentatifs d&rsquo;une bonne fraction des sympathisants d&rsquo;UR, tout comme la famille Roudier<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_7_184" id="identifier_7_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le p&egrave;re, Richard Roudier, &eacute;tait membre de la direction d&rsquo;UR sous le pseudonyme de Jorgi Roumegas et participe &agrave; la revue Monts&eacute;gur. Il a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; condamn&eacute; pour violences par le pass&eacute;, tout comme l&rsquo;un de ses deux fils, Olivier.">8</a></sup>, les militants du GUD Nice ou encore les boneheads de Limoges gravitant autour du groupe Lemovice… Force est de constater qu&rsquo;UR n&rsquo;a jamais rien fait pour bannir cet aspect des choses si pratique pour attirer des adhérents ou sympathisants, comme en témoigne le matériel produit par l&rsquo;organisation ou ses satellites (<em>cf.</em> les couvertures de magazines ci-contre) ou le contenu de certains articles : interview de Carlos, soutien au terrorisme du Hamas, etc. La remarque vaut pour le groupe musical de Fabrice Robert, Fraction.</p>
<p>Entendons-nous bien : ce n&rsquo;est pas la violence réelle ou supposée d&rsquo;UR que nous attaquons ici en l&rsquo;occurrence mais bien le fait que voir UR dans le rôle du pompier incendiaire nous fait bien rire. Nous avons en effet toujours pensé que la violence politique était un moyen parmi d&rsquo;autres (contre les fafs par exemple !) et qu&rsquo;elle était parfois nécessaire sans être toutefois évidemment souhaitable. Encore faut-il l&rsquo;assumer. Condamner le folklore nazi tout en étant le principal chef d&rsquo;orchestre<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_8_184" id="identifier_8_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Au figur&eacute; tout autant qu&rsquo;au propre puisque le groupe de Fabrice Robert, Fraction, n&rsquo;a jamais rechign&eacute; &agrave; jouer avec des groupes ouvertement nazis ou m&ecirc;me &agrave; reprendre certains titres de ces derniers.">9</a></sup> de ce folklore est une posture dans laquelle les porte-parole d&rsquo;UR semblent être passé maîtres, comme en témoigne l&rsquo;intervention très virulente de Guillaume Luyt au congrès du MNR en février dernier. C&rsquo;est sans doute ce qu&rsquo;on peut reprocher le plus à la presse par rapport à la campagne de l&rsquo;été dernier : avoir pris tout ce petit monde et ce qu&rsquo;il disait au sérieux. Le sensationnalisme n&rsquo;excuse pas tout et la manipulation politique n&rsquo;est jamais très loin, nous aurons l&rsquo;occasion d&rsquo;y revenir un peu plus loin !</p>
<p>Les journalistes auraient mieux fait de s&rsquo;intéresser un peu plus au MNR dont les prises de position peuvent se résumer en deux mots : veulerie et duplicité. Duplicité car Bruno Mégret et Franck Timmermans étaient parfaitement au courant de la double adhésion des militants d&rsquo;UR : ce sont eux-mêmes qui l&rsquo;avaient autorisée lors d&rsquo;une rencontre entre Mégret et une délégation emmenée par Christian Bouchet le 1er février 2002 : c&rsquo;est cette entrevue qui permit à Christian Bouchet et Fabrice Robert de devenir officiellement membres du Conseil national du MNR au congrès de février 2002 après y être entrés en juin 2001. Par ailleurs, Philippe Schleiter, directeur national du MNJ et cadre du MNR, avait rencontré Fabrice Robert et Guillaume Luyt en septembre 2000 à la fête Ile-de-France du MNR pour discuter du lancement de la CoordiNation, structure « unitaire » visant à réclamer la réunification du mouvement national. Mais bien d&rsquo;autres cadres nationalistes-révolutionnaires accompagnaient le mouvement, entre autres :</p>
<p>• Philippe Vardon, membre du comité exécutif d&rsquo;UR et secrétaire départemental MNJ des Alpes-Maritimes, inculpé le 2 mars 2002 de port d&rsquo;armes prohibées suite aux violences ayant accompagné l&rsquo;examen de la plainte d&rsquo;Elisabeth Pascal contre des militants de Ras l&rsquo;Front ;</p>
<p>• Stéphane Parédé, responsable régional MNJ du Languedoc-Roussillon et cadre UR ;</p>
<p>• Olivier Roudier, militant d&rsquo;UR sur Montpellier et candidat MNR dans la Drôme aux dernières législatives, lui aussi inculpé le 2 mars pour les mêmes raisons que Vardon ;</p>
<p>• Richard Deu, militant d&rsquo;UR et secrétaire départemental du MNR en Haute-Garonne nommé en juin 2001 ;</p>
<p>• Alexandre Faria, cadre UR et MNJ sur Toulouse ;</p>
<p>• Sylvain Averty, cadre UR sur Rennes et membre du bureau national du MNJ ;</p>
<p>• Pierre Muller, militant UR et responsable MNJ d&rsquo;Alsace, élu conseiller municipal MNR de Cernay en 2001, intervenant au congrès du MNR à Nice en février 2002 ;</p>
<p>• Elisabeth Pascal, conseillère régionale MNR de Languedoc-Roussillon et membre d&rsquo;UR depuis avril 2001 ;</p>
<p>• Frédéric Cantiani, cadre d&rsquo;UR et secrétaire départemental MNR du Gers ;</p>
<p>À la liste de tous ces militants dont faisaient partie Brunerie et ses proches, comme Cyril Bozonnet par exemple, il faudrait ajouter les manifestations du MNR auxquelles étaient conviés les militants d&rsquo;UR, sans que Bruno Mégret fasse la fine bouche en repoussant cette ignoble « extrême droite » : manifestation de Poitiers, congrès national ou départementaux, conseils nationaux MNR et MNJ, etc. Et pour cause : le MNR, confronté à un affaiblissement structurel lié aux départs successifs causés par le caporalisme des dirigeants parisiens ou par des désaccords idéologiques, était bien en peine de refuser du sang neuf et des énergies militantes, d&rsquo;où qu&rsquo;elles viennent. L&rsquo;absence de ligne politique très claire d&rsquo;UR, à part un virulent discours sur la « fracture ethnique », semblait en outre une garantie pour les dirigeants du MNR que cet entrisme serait totalement inoffensif. Comme en plus les militants de base du MNR pratiquaient eux-mêmes la surenchère raciste, tout le monde était content. D&rsquo;où le terme de veulerie qui peut servir à caractériser l&rsquo;attitude d&rsquo;un Bruno Mégret aux abois préférant au lendemain du 14 juillet tout renier plutôt que tout assumer. Le contraste est de fait saisissant avec le sens politique de Jean-Marie Le Pen condamnant la dissolution d&rsquo;une structure l&rsquo;ayant conchié depuis des mois : il a parfaitement compris qu&rsquo;un tel soutien laisserait totalement indifférente l&rsquo;opinion publique mais ravirait les militants de base, quelle que soit leur chapelle d&rsquo;appartenance. Il a ainsi prouvé qu&rsquo;il avait parfaitement tiré les leçons de l&rsquo;assassinat d&rsquo;Ibrahim Ali en 1998 à Marseille, lorsque la fermeté du soutien de Bruno Mégret aux militants FN impliqués avait assuré à ce dernier une véritable vague de sympathie à la base<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_9_184" id="identifier_9_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Un des assassins d&rsquo;Ibrahim Ali, Mario D&rsquo;Ambrosio, a d&rsquo;ailleurs r&eacute;cemment obtenu un poste de contractuel ouvrant &agrave; la titularisation &agrave; la mairie de Vitrolles, gr&acirc;ce &agrave; un simple arr&ecirc;t&eacute; de stagiarisation pris par la mairie.">10</a></sup>.</p>
<p>SUR LA DISSOLUTION D&rsquo;UR</p>
<p>Mais le tableau n&rsquo;aurait pas été complet s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu l&rsquo;épisode de la dissolution… Une fois de plus, on a pu voir toutes les organisations « démocratiques »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_10_184" id="identifier_10_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Inventaire &agrave; la Pr&eacute;vert avec la LICRA, Prochoix, le Cercle Marc Bloch, etc.">11</a></sup> réclamer à cor et à cri l&rsquo;intervention de l&rsquo;État, rappelant Chirac à ses devoirs de premier antifasciste de France… Triste pantalonnade<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_11_184" id="identifier_11_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. No Pasaran ! de septembre 2002.">12</a></sup> ! Tous nos bons « démocrates » n&rsquo;ont toujours pas compris que la loi ne pouvait en aucun cas être considéré comme un outil politique et que ce que l&rsquo;État utilise contre l&rsquo;extrême droite peut fort bien être retourné contre l&rsquo;extrême gauche, surtout lorsqu&rsquo;on constate l&rsquo;inanité du motif (UR organisation « paramilitaire » ! Tous ceux qui connaissent la structure auront bien ri !) et le fait qu&rsquo;UR n&rsquo;avait aucune existence légale… La loi, excellent paravent pour masquer la faiblesse des mobilisations militantes dans la rue contre les nationalistes ! À un niveau plus politique, il est toujours aussi navrant de constater que l&rsquo;une des maximes les plus stupides de l&rsquo;histoire politique française et européenne, « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! », continue de servir de gage de radicalité à la social-démocratie en déroute. Il est en effet bien difficile pour tous nos stratèges de gôôôche de reconnaître que l&rsquo;appel au vote Chirac en avril dernier a été une faute politique majeure et qu&rsquo;ils sont, ne serait-ce que moralement, coresponsables de la dérive sécuritaire du gouvernement Raffarin. Aussi est-il bien plus facile de s&rsquo;acharner sur une petite organisation folklorique transformée en golem médiatique et offrir à Chirac l&rsquo;occasion inespérée de jouer la partition du courage et de « l&rsquo;engagement antifasciste ». Il n&rsquo;est pourtant pas difficile de comprendre, même si cela ne fera pas plaisir aux uns et aux autres, qu&rsquo;il n&rsquo;y a guère de différence entre l&rsquo;embastillement de José Bové en mai dernier, la répression contre les militants participant à l&rsquo;initiative No Border en juillet et la dissolution d&rsquo;UR. Dans tous les cas, l&rsquo;État montre sa fermeté face à tous les mouvements susceptibles pour des raisons idéologiques diverses de le mettre en difficulté. La droite libérale sait que sa marge de manoeuvre est étroite et tous les coups sont donc permis : l&rsquo;Ordre doit régner ! En outre, comme il fallait s&rsquo;y attendre, la dissolution a permis aux duettistes Robert et Luyt de poursuivre leur numéro en rendant publique une lettre à Chirac et en prétendant que le vrai motif de la dissolution de leur organisation résidait dans son engagement antisioniste. Même si cette dernière bouffonnerie n&rsquo;a trompé personne, le simple fait qu&rsquo;ils aient pu l&rsquo;étaler dans la presse suffit à décrédibiliser tout ce battage médiatique assez indigent.</p>
<p>L&rsquo;argument le plus fréquent pour justifier une dissolution sur l&rsquo;efficacité de laquelle, à les entendre, ses partisans ne se faisaient pourtant guère d&rsquo;illusions, a été que « cela allait les gêner ». La belle affaire ! Pour cela, il aurait fallu qu&rsquo;UR soit une organisation digne de ce nom. Or depuis le départ, ou la mise sur la touche de Christian Bouchet en mars dernier, il était évident qu&rsquo;UR était en pleine perte de vitesse. La direction, relativement collégiale<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_12_184" id="identifier_12_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Christian Bouchet, Fabrice Robert, Guillaume Luyt, Richard Roudier, Andr&eacute;-Yves Beck, S&eacute;bastien Legentil, Philippe Vardon et Bernard Marillier.">13</a></sup>, n&rsquo;était plus remplacée que par une administration tricéphale Robert / Luyt / Roudier. La structure révélait sa faiblesse en se fractionnant en activisme local essentiellement concentré au sud de la Loire et il n&rsquo;existait quasiment plus de groupes locaux dignes de ce nom. Quant à la trésorerie, elle était au plus mal du fait du départ de Bouchet, principal argentier du mouvement grâce à Ars Magna<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_13_184" id="identifier_13_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Petite structure associative bas&eacute;e &agrave; Nantes, produisant brochures, livres et T-Shirts.">14</a></sup>. Restaient quelques vitrines : le site Internet, la revue <em>Jeune Résistance</em> et une ou deux apparitions publiques tapageuses. Soit finalement exactement la même chose qu&rsquo;après la dissolution. Des réunions publiques dans le sud de la France en août et à Bourges en septembre n&rsquo;ont pour l&rsquo;instant pas permis qu&rsquo;une nouvelle structuration nationale sorte réellement des limbes malgré un nom ronflant sur lequel la presse s&rsquo;est jeté comme un pitbull nourri au yaourt : Les Jeunesses identitaires. La volonté affichée de récupérer les cadres déçus du MNR n&rsquo;est qu&rsquo;une rodomontade (si ce n&rsquo;est quelques cadres ou militants du MNJ, mais ces derniers étaient déjà largement radicalisés) et le créneau identitaire est déjà bien encombré, comme en témoigne le lancement en ce début novembre de la Maison des Identités<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_14_184" id="identifier_14_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. article suivant">15</a></sup>, premier avatar du MNR en ruine. Enfin la seule action un peu virulente de ce début d&rsquo;automne 2002, l&rsquo;agression contre le curé de la basilique Saint-Denis, a été menée par une équipe de militants du MNR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_15_184" id="identifier_15_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="dont Guillaume Duchesne par exemple, qui a &eacute;t&eacute; candidat MNR aux l&eacute;gislatives 2002 dans la 11e circonscription des Yvelines (219 voix, 0,67 %). Ce surveillant p&eacute;nitentiaire &eacute;tait aussi membre du groupe Dernier Rempart, et proche de l&rsquo;&eacute;quipe de Fier de l&rsquo;&Ecirc;&Ecirc;tre et L&rsquo;Avant-Garde.">16</a></sup>, proches il est vrai de l&rsquo;ex-UR, mais sur une initiative strictement personnelle.</p>
<p>Bref, une fois de plus, le grand barnum politique a pu dérouler ses fastes en satisfaisant tout le monde. Qui a parlé d&rsquo;effets miroir ?</p>
<p><strong>Encart Internet</strong></p>
<p>En marge de la dissolution a eu lieu la procédure d&rsquo;interdiction du site Internet d&rsquo;UR, sur plainte de l&rsquo;UEJF et de l&rsquo;association J&rsquo;accuse !, principalement animée par Marc Knobel. Cette procédure, qui a abouti puisque le site a été interdit début août dernier<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/#footnote_16_184" id="identifier_16_184" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Agrave; noter que le site n&rsquo;a pas eu &agrave; chercher tr&egrave;s loin sa d&eacute;fense puisqu&rsquo;il &eacute;tait d&eacute;fendu par une vieille connaissance, Christophe Pierre. Responsable du GUD &agrave; Assas &agrave; la fin des ann&eacute;es 1980 avec William Bonnefoy, il a &eacute;t&eacute; en particulier l&rsquo;organisateur d&rsquo;un meeting et d&rsquo;une tentative de coordination des jeunes nationalistes en avril 1988, menant les gudards &agrave; la rupture avec le MNR de J.-G. Malliarakis. Il a &eacute;galement laiss&eacute; quelques souvenirs un peu plus physiques par son implication dans diverses bagarres sur les campus universitaires parisiens. Plus r&eacute;cemment, il a sign&eacute; &laquo; l&rsquo;Appel de la Coordination de janvier 2001 pour l&rsquo;unit&eacute; du mouvement national &raquo; lanc&eacute; &agrave; l&rsquo;initiative d&rsquo;UR.">17</a></sup>, appelle plusieurs remarques en forme de points d&rsquo;interrogation. C&rsquo;est en effet peu dire que nous restons sceptiques face à ce type de démarche et que nous avons plus de questions que de réponses même si, souvent, poser la question revient à y répondre…</p>
<p>Ainsi pourquoi porter plainte fin juillet alors que le site existe depuis deux ans et que son contenu est globalement le même depuis cette époque ? Pourquoi essayer d&rsquo;interdire un site dont on sait parfaitement que grâce aux sites miroirs, il réapparaîtra quelques jours plus tard et que ses concepteurs seront auréolés du statut de martyrs de la liberté d&rsquo;expression et <strong>du soutien pro-palestinien</strong> qu&rsquo;ils ne méritent pas ? Enfin, surtout, pourquoi ne pas appliquer la même procédure à tous les sites ayant un contenu similaire à celui d&rsquo;UR, quoique sur des bases politiques différentes ? Or cette dernière question n&rsquo;est pas innocente : pourquoi l&rsquo;UEJF et Marc Knobel n&rsquo;ont-ils pas mis le même empressement à poursuivre le site raciste <a href="http://www.amisraelhai.org" target="_blank">www.amisraelhai.org</a> ? Il a en effet fallu attendre le mois d&rsquo;août pour que la presse s&rsquo;intéresse d&rsquo;un peu plus près à ce site au sionisme délirant sévissant pourtant depuis au moins un an et s&rsquo;inscrivant dans la mouvance droitière de la communauté juive franco-israélienne : la même qui soutient Alexandre Del Valle ou Oriana Fallaci et qui a pour principal mentor William Goldnadel. La même qui soutient les actions crapuleuses et parfois criminelles du Betar nouvelle génération ou même de la LDJ. La même qui profite de l&rsquo;indifférente bienveillance du CRIF qui a, une fois de plus, fait la preuve de sa mauvaise foi en minimisant le rôle de ce type de site, pourtant pas moins criminel au regard de la loi que les sites néo-nazis. Le site du CRIF a d&rsquo;ailleurs longtemps proposé un lien avec amisraelhai.org au nom de « la lutte contre la propagande anti-israélienne » et n&rsquo;a à notre connaissance absolument pas répondu à la Lettre ouverte de personnalités juives attaquées par <a href="http://www.amisraelhai.org" target="_blank">amisraelhai.org</a>, parue dans <em>Le Monde</em> du 18 septembre dernier. Cela étant, bien d&rsquo;autres sites de la même mouvance juive d&rsquo;extrême droite pourrait être concernés par ces remarques : aipj, sos-racaille ou islam-verite. On constate donc que la règle du « deux poids, deux mesures » a encore de bien solides partisans et on peut s&rsquo;interroger à nouveau sur l&rsquo;irresponsabilité politique des principales instances communautaires juives en France.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_184" class="footnote"><em>cf. No Pasaran</em>, septembre 2002.</li><li id="footnote_1_184" class="footnote">Tout aussi classique est le fait qu&rsquo;il travaillait pour une société de sécurité, Normandy, dont le patron, Axel Loustau, avait eu l&rsquo;insigne honneur d&rsquo;être impliqué dans l&rsquo;enquête sur la tentative d&rsquo;attentat contre le directeur de <em>Tribune juive</em> en 1996 aux côtés d&rsquo;autres anciens gudards comme Frédéric Chatillon ou Antoine Roucheray. <em>cf.</em> <em>REFLEXes</em> n°52, automne 1998.</li><li id="footnote_2_184" class="footnote">Toujours à l&rsquo;affût, il semble d&rsquo;ailleurs que Canal + veuille faire un reportage sur Maxime Brunerie et « Aurélie », prénom de substitution attribué par VSD à cette militante du MNJ et MNR.</li><li id="footnote_3_184" class="footnote">Le comble a été atteint par le verbatim de Christiane Chombeau dans <em>Le Monde</em> du 16 juillet dans laquelle la journaliste recycle des notes prises par elle le 22 septembre 2001 lors des Assises de la Radicalité tenues à Paris par UR. Outre l&rsquo;aspect très limite du procédé, l&rsquo;ensemble pêche par le fait qu&rsquo;étant nous-mêmes présents lors de ces assises, nous n&rsquo;y avons pas entendu les appels au meurtre attribués par la journaliste aux intervenants, ce qui n&rsquo;exclut pas le fait qu&rsquo;ils aient pu être tenus par des personnes dans la salle. Alors, problème d&rsquo;audition ou d&rsquo;invention ? En même temps, cette petite anecdote montre qu&rsquo;à force de rechercher les projecteurs médiatiques, UR a pu se rendre compte de ce que cela signifiait. Le vieux gag de l&rsquo;arroseur arrosé en quelque sorte…</li><li id="footnote_4_184" class="footnote"><em>La nouvelle extrême droite</em>, réédition par Le Rocher en mai de cette année d&rsquo;un livre creux publié en 1991 et intitulé <em>Extrême droite, l&rsquo;enquête</em>. Là où il y a escroquerie, c&rsquo;est qu&rsquo;à part une introduction de neuf pages torchée pour donner un peu de crédibilité à la nouveauté de l&rsquo;opus, les deux éditions sont rigoureusement identiques ! Mais cela permet à notre Hibernatus de l&rsquo;extrême droite de passer pour un spécialiste à la radio. CQFD !</li><li id="footnote_5_184" class="footnote"><em>Cf.</em> <em>Bêtes et méchants. Petite histoire des jeunes fascistes français</em>, Éditions REFLEX, 2001</li><li id="footnote_6_184" class="footnote">Il s&rsquo;agit d&rsquo;un sympathisant d&rsquo;UR à Nice, <strong>abonné au journal</strong>, ayant effectué un stage paramilitaire au Liban il y a quelques années dans les milieux islamistes. Ce charmant jeune homme a été arrêté le 10 novembre 2001 pour avoir tiré à bout portant au <strong>gum-cogne</strong> contre un père de famille dont la petite fille avait été effrayée par son chien. </li><li id="footnote_7_184" class="footnote">Le père, Richard Roudier, était membre de la direction d&rsquo;UR sous le pseudonyme de Jorgi Roumegas et participe à la revue <em>Montségur</em>. Il a déjà été condamné pour violences par le passé, tout comme l&rsquo;un de ses deux fils, Olivier.</li><li id="footnote_8_184" class="footnote">Au figuré tout autant qu&rsquo;au propre puisque le groupe de Fabrice Robert, Fraction, n&rsquo;a jamais rechigné à jouer avec des groupes ouvertement nazis ou même à reprendre certains titres de ces derniers.</li><li id="footnote_9_184" class="footnote">Un des assassins d&rsquo;Ibrahim Ali, Mario D&rsquo;Ambrosio, a d&rsquo;ailleurs récemment obtenu un poste de contractuel ouvrant à la titularisation à la mairie de Vitrolles, grâce à un simple arrêté de stagiarisation pris par la mairie.</li><li id="footnote_10_184" class="footnote">Inventaire à la Prévert avec la LICRA, Prochoix, le Cercle Marc Bloch, etc.</li><li id="footnote_11_184" class="footnote"><em>Cf. No Pasaran !</em> de septembre 2002.</li><li id="footnote_12_184" class="footnote">Christian Bouchet, Fabrice Robert, Guillaume Luyt, Richard Roudier, André-Yves Beck, Sébastien Legentil, Philippe Vardon et Bernard Marillier.</li><li id="footnote_13_184" class="footnote">Petite structure associative basée à Nantes, produisant brochures, livres et T-Shirts.</li><li id="footnote_14_184" class="footnote">Cf. article suivant</li><li id="footnote_15_184" class="footnote">dont Guillaume Duchesne par exemple, qui a été candidat MNR aux législatives 2002 dans la 11e circonscription des Yvelines (219 voix, 0,67 %). Ce surveillant pénitentiaire était aussi membre du groupe Dernier Rempart, et proche de l&rsquo;équipe de <em>Fier de l&rsquo;ÊÊtre</em> et <em>L&rsquo;Avant-Garde</em>.</li><li id="footnote_16_184" class="footnote">À noter que le site n&rsquo;a pas eu à chercher très loin sa défense puisqu&rsquo;il était défendu par une vieille connaissance, Christophe Pierre. Responsable du GUD à Assas à la fin des années 1980 avec William Bonnefoy, il a été en particulier l&rsquo;organisateur d&rsquo;un meeting et d&rsquo;une tentative de coordination des jeunes nationalistes en avril 1988, menant les gudards à la rupture avec le MNR de J.-G. Malliarakis. Il a également laissé quelques souvenirs un peu plus physiques par son implication dans diverses bagarres sur les campus universitaires parisiens. Plus récemment, il a signé « l&rsquo;Appel de la Coordination de janvier 2001 pour l&rsquo;unité du mouvement national » lancé à l&rsquo;initiative d&rsquo;UR.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Mais où va le CRIF ?</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jan 2003 18:14:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[... Et les autres]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Del Valle]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF)]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles-William Goldnadel]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue de Défense Juive (LDJ)]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Lurçat]]></category>

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		<description><![CDATA[Le repas annuel du CRIF samedi 25 janvier a vu le président de cette &#160;&#187; instance représentative &#160;&#187; faire une nouvelle sortie. M. Cukiermann a en effet profité de cette occasion pour stigmatiser une prétendue alliance antisémite entre islamistes, néo-fascistes et militants révolutionnaires, ce qui donne une alliance &#160;&#187; vert-brun-rouge &#171;&#160;. &#160;&#187; Vert-brun-rouge &#160;&#187; ? [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le repas annuel du CRIF samedi 25 janvier a vu le président de cette &nbsp;&raquo; instance représentative &nbsp;&raquo; faire une nouvelle sortie. M. Cukiermann a en effet profité de cette occasion pour stigmatiser une prétendue alliance antisémite entre islamistes, néo-fascistes et militants révolutionnaires, ce qui donne une alliance &nbsp;&raquo; vert-brun-rouge &laquo;&nbsp;. &nbsp;&raquo; Vert-brun-rouge &nbsp;&raquo; ? Ce n&rsquo;est ni plus ni moins que l&rsquo;expression utilisée il ya quelques mois par Alexandre Del Valle et Marc Knobel dans un article du Figaro (22 avril 2002) et repris par Del Valle dans son récent ouvrage sur le &nbsp;&raquo; totalitarisme islamiste &laquo;&nbsp;. Cela prouve une fois de plus l&rsquo;influence grandissante de la frange la plus réactionnaire et la plus sioniste de la communauté juive au sein même de cette communauté. Le rôle joué par Del Valle prend en effet toute sa valeur dans ce contexte. Nous ne reviendrons pas sur le pedigree du personnage : nous l&rsquo;avons déjà exposé dans REFLEXes n°4 (février 2002) et cela a été approfondi par Ras L&rsquo;Front en avril 2002.</p>
<p>Rappelons juste que l&rsquo;individu tenait officiellement des conférences avec des orateurs nationalistes il y a encore deux ans et que le fanzine Le Lansquenet n°16 rappelle avec gourmandise comment Marc d&rsquo;Anna (alias Del Valle) beuglait des chants fascistes ou nazis dans les rues de Marseille en 1995 après un meeting de Le Pen. Quoiqu&rsquo;il en soit on ne sera pas surpris de retrouver Del Valle dans la sphère de Maître Goldnadel, défenseur d&rsquo;Oriana Fallaci et dont le fils est l&rsquo;un des animateurs du BETAR, ou dans celle de Pierre Lurçat, meneur de la Ligue de Défense Juive et animateur de l&rsquo;association des Amis de Del Valle. Tous ces éléments montrent que M. Cukiermann est très mal placé pour donner des leçons de tolérance et de fraternité républicaine. On peut juste espérer que l&rsquo;immense majorité de la communauté juive française se débarrasse un jour de ces représentants qui ne représentent qu&rsquo;eux-mêmes.</p>
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