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	<title>REFLEXes &#187; Jacques Bompard</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>SOS Chrétiens d&#8217;Orient : Noël en Syrie, Pâques au tison ?</title>
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		<comments>https://reflexes.samizdat.net/sos-chretiens-dorient-noel-en-syrie-paques-au-tison/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2015 16:56:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les nostalgiques]]></category>
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		<description><![CDATA[Sujet incontournable de l’actualité depuis quelques mois, le sort des chrétiens d’Orient subissant les foudres de Daesh et autres groupes radicaux intéresse de plus en plus les médias français. Tout indécrottables athées que nous soyons,nous ne nions évidemment pas les persécutions que subissent les chrétiens dans certaines parties du monde. Et si certains les soutiennent [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sujet incontournable de l’actualité depuis quelques mois, le sort des chrétiens d’Orient subissant les foudres de Daesh et autres groupes radicaux intéresse de plus en plus les médias français. Tout indécrottables athées que nous soyons,nous ne nions évidemment pas les persécutions que subissent les chrétiens dans certaines parties du monde. Et si certains les soutiennent pour des raisons humanitaires, cela ne doit pas nous empêcher de nous interroger sur leurs motivations premières. Nous ne parlerons pas ici de cette micro-affaire d’affiches de prêtres dans le métro parisien, mais de l’association SOS Chrétiens d’Orient (SCO), qui mérite une présentation un peu plus poussée.</strong></p>
<p>Intervenant depuis un an et demi dans des pays aussi peu accessible actuellement que la Syrie ou le Kurdistan irakien, elle s’emploie à apporter un soutien humanitaire aux chrétiens d’Orient. Rien à redire à cela : mais quand on regarde qui participe à ses missions, l’image lisse que cherche à donner SCO commence à se troubler sérieusement…</p>
<h3><strong>De biens drôles de paroissiens</strong></h3>
<p>Dès sa première sortie en décembre 2013, SCO envoie ses militants (ou volontaires) en Syrie pour <em>un no</em><em>ël chré</em><em>tien en Syrie</em>. A l’époque déjà la « grande » presse s’en est fait l’écho, avec par exemple avec cette interview du professeur Willem, personnalité qui a servi de caution à cette première mission :</p>
<div id="attachment_2728" style="width: 560px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/2014-01_Jean-Pierre_Willem_Syrie_Direct-Matin.jpg"><img class="wp-image-2728" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/2014-01_Jean-Pierre_Willem_Syrie_Direct-Matin-1024x750.jpg" alt="Direct Matin du 21 janvier 2014 « Jean-Pierre Willem, aider les chrétiens en Syrie »" width="550" height="403" /></a><p class="wp-caption-text">Direct Matin du 21 janvier 2014 « Jean-Pierre Willem, aider les chrétiens en Syrie »</p></div>
<p>Mais ce sont les plus jeunes, la majorité du groupe, qui ont attiré notre attention, car leurs visages nous étaient déjà connus. <a href="http://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/">Damien Rieu</a>, de son vrai nom Damien Lefèvre, est l&rsquo;un d’eux.</p>
<div id="attachment_2729" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Damien_Rieu_Syrie.jpg"><img class="wp-image-2729 size-medium" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Damien_Rieu_Syrie-300x271.jpg" alt="Capture d'écran du site SOS Chrétiens d'Orient" width="300" height="271" /></a><p class="wp-caption-text">Capture d&rsquo;écran du site SOS Chrétiens d&rsquo;Orient</p></div>
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<p>Membre du <a href="http://reflexes.samizdat.net/tag/identitaires/">Bloc Identitaire</a> et porte parole de Génération Identitaire, il est de tous les bons coups médiatiques tels qu’en raffolent les leaders du mouvement : les opérations de « sécurisation » dans le métro lyonnais, l’occupation du toit du siège du PS en marge d’une Manif pour Tous<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><sup><sup>[1]</sup></sup></a>, ou l’occupation du chantier de la mosquée de Poitiers pour lequel il sera mis en examen<a href="#_ftn2" name="_ftnref2"><sup><sup>[2]</sup></sup></a>. On le voit aussi dans le documentaire de Canal+ <a href="http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid3357-c-special-investigation.html?vid=1168367">« Violence d’extrême droite : le retour »</a> diffusé en novembre dernier, et dans lequel il définissait sa préférence nationale en des termes très clairs, pour lui « <em>c’est le droit du sang</em> » et c’est tout. À la même période, il est nommé directeur adjoint à la communication de Julien Sanchez, maire Front National de Beaucaire.</p>
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<div id="attachment_2731" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Damien_Rieu2.jpg"><img class="wp-image-2731" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Damien_Rieu2-1024x601.jpg" alt="En haut à gauche Damien Rieu contrôlé dans le métro en avril 2014 (Photo : PAB/metronews). En dessous : coincé entre Robert et Vardon lors de la Manif pour Tous du 13 janvier 2014. Et on vous laisse découvrir les commentaires de ses amissur son compte Twitter lorqu'il poste une photo de sa &quot;mission&quot;.. sans équivoque, surtout le dernier ! " width="500" height="293" /></a><p class="wp-caption-text">En haut à gauche Damien Rieu contrôlé dans le métro en avril 2014 (Photo : PAB/metronews). En dessous : coincé entre Robert et Vardon lors de la Manif pour Tous du 13 janvier 2014. Et on vous laisse découvrir les commentaires de ses amis sur son compte Twitter lorsqu&rsquo;il poste une photo de sa &laquo;&nbsp;mission&nbsp;&raquo;.. sans équivoque, surtout le dernier !</p></div>
<div id="attachment_2733" style="width: 160px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/traboule-voyage-syrie1.jpg"><img class="wp-image-2733 size-thumbnail" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/traboule-voyage-syrie1-150x150.jpg" alt="Noël en Syrie à la Traboule " width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Noël en Syrie à la Traboule</p></div>
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<p>Ainsi, c’est certainement afin d’éviter de malheureux amalgames que Damien Rieu n’a pas mentionné le nom de l’association SOS Chrétiens d’Orient sur le tract d’annonce de la soirée à La Traboule (le local des Identitaires dans le vieux Lyon), en février 2014, au cours de laquelle il a fait le récit de son voyage humanitaire en Syrie.</p>
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<div id="attachment_2734" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Maxime_Gaucher.jpg"><img class="wp-image-2734" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Maxime_Gaucher-842x1024.jpg" alt="En haut M. Gaucher dans le bulletin de l'association. En bas dans le métro avec son camarade Damien, ou encore gesticulant et beuglant face aux antifas. Et en septembre 2009 candidat FN aux cantonales." width="300" height="365" /></a><p class="wp-caption-text">En haut M. Gaucher dans le bulletin de l&rsquo;association. En bas dans le métro avec son camarade Damien, ou encore gesticulant et beuglant face aux antifas. Et en septembre 2009 candidat FN aux cantonales.</p></div>
<p>Puisque l’on parle des Identitaires, évoquons aussi la présence d’un autre de leur militant, bien connu des antifas lyonnais : <a href="http://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/">Maxime Gaucher</a>, qui lui est parti en Irak pour SCO. Adepte de la violence, dans les stades comme dans les actions politiques, il est depuis cinq ou six ans un des meneurs des Identitaires lyonnais, après avoir fait ses premières armes au Front national. Nous n’en dirons pas plus, l’ayant déjà évoqué dans un <a href="http://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/">précédent article</a><a href="#_ftn3" name="_ftnref3"><sup><sup>[3]</sup></sup></a>.</p>
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<h3><strong>Du Duce aux enfants d&rsquo;Irak !<br />
</strong></h3>
<p><strong> </strong>Toutefois, SOS Chrétiens d’Orient ne recrute pas que chez les Identitaires, puisque l’on a vu au sein d’une mission partie à Erbil, capitale de du Kurdistan irakien, François-Xavier Gicquel,un ancien militant de l’Œuvre Française (OF) et des Jeunesses nationalistes. Lui aussi débute sa carrière politique au sein du FN : il est notamment responsable du FNJ de Vendée au début des années 2010 et candidat aux cantonales de 2011. Il fut également un des animateurs des <em>Jeunes avec Gollnisch</em> (avec Amaury Navaranne, lui aussi militant à l’OF), mais après l’échec de son candidat à la présidence du FN en 2011, il suit tout naturellement les exclus de l’OF (suite à la <a href="http://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/">purge orchestrée</a> par la nouvelle présidente Marine Le Pen) et en premier lieu leur étoile montante, Alexandre Gabriac. Il le colle de tellement prêt lors de ses multiples sorties qu’on aurait pu le considérer comme un de ses gardes du corps<a href="#_ftn4" name="_ftnref4"><sup><sup>[4]</sup></sup></a>. Mais peut-être est-ce sa fonction de sous-officier de réserve qui nous faisait voir en lui le combattant qu’il n’est pas. De même que ces attributions militaires ont dû être une des causes de sa mise en retrait du mouvement, certains <a href="http://fafwatchmp.noblogs.org/post/2013/02/11/les-jeunesses-nationalistes-toulousaines/">sites antifas</a> commençant à publier des photos du monsieur avec une crampe au bras droit.</p>
<div id="attachment_2737" style="width: 460px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/FX_Gicquel_1a1.jpg"><img class="wp-image-2737" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/FX_Gicquel_1a1-1024x674.jpg" alt="Les photos du haut sont extraites du bulletin de SOS Chrétiens d’Orient, celle du bas pas vraiment, il est en Italie où il commémore avec ses amis, dont A. Gabriac la mort du Duce (Crémona le 27 avril 2012)." width="450" height="296" /></a><p class="wp-caption-text">Les photos du haut sont extraites du bulletin de SOS Chrétiens d’Orient, celle du bas pas vraiment, il est en Italie où il commémore avec ses amis, dont A. Gabriac la mort du Duce (Crémona le 27 avril 2012).</p></div>
<p>Il a porté un coup fatal à sa carrière au sein de l’extrême droite radicale en mettant justement un coup de pied (par derrière) à une des militantes des Femen lors de leur happening contre une manif des cathos intégristes de Civitas en novembre 2012. Gicquel ne pouvait se douter que l’action allait être ultra-médiatisée : en effet, Caroline Fourest avait suivi ses copines féministes, pour préparer un documentaire. Moins de 48h plus tard, les premiers agresseurs des Femen se faisaient interpellés chez eux, tant il était aisé de les reconnaitre sur les différentes photos. Mais le plus drôle dans cette histoire reste sans aucun doute la suspicion qu’a pu créer son comportement et son accoutrement dans les rangs des milieux cathos intégristes : beaucoup ont vu en lui un agent provocateur de la police<a href="#_ftn5" name="_ftnref5"><sup><sup>[5]</sup></sup></a>, à cause de son brassard orange.</p>
<div id="attachment_2738" style="width: 560px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Gickel_Femen_manif_pour_Tous.jpg"><img class="wp-image-2738" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Gickel_Femen_manif_pour_Tous.jpg" alt="Sur la première photo il parade fièrement en tête du cortège des Jeunesses Nationalistes (avec juste derrière lui Logan Djian), avant de relever son sweat-cagoule sur son visage et de bondir sur les Femen. Hé ! ducon, t’as oublié ton autocollant sur la manche !!" width="550" height="328" /></a><p class="wp-caption-text">Sur la première photo il parade fièrement en tête du cortège des Jeunesses Nationalistes (avec juste derrière lui Logan Djian), avant de relever son sweat-cagoule sur son visage et de bondir sur les Femen. Hé ! ducon, t’as oublié ton autocollant sur la manche !!</p></div>
<p>Malgré tout cela, SOS Chrétiens d’Orient, décidément bien peu regardante sur ses volontaires,le nomme chef de mission, comme le montre sa fiche sur des sites professionnels, où il ne manque pas de rappeler son passé militaire, même peu glorieux. Un vrai CV comme on les aime : du militaire teinté d’humanitaire, avec de fortes convictions patriotiques, le tout intervenant dans des zones de conflits intéressant certains services…En général, on sait où cela mène !!</p>
<div id="attachment_2739" style="width: 560px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/FX_Gickel_pro.jpg"><img class="wp-image-2739" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/FX_Gickel_pro-1024x520.jpg" alt="A droite une de ses fiches professionnelles circulant sur le net. A gauche lors d’une de ses périodes de réserves, où l’on peut voir qu’il n’a guère dépassé le stade, le grade pardon, de caporal-chef !" width="550" height="279" /></a><p class="wp-caption-text">A droite une de ses fiches professionnelles circulant sur le net. A gauche lors d’une de ses périodes de réserves, où l’on peut voir qu’il n’a guère dépassé le stade, le grade pardon, de caporal-chef !</p></div>
<div id="attachment_2740" style="width: 160px" class="wp-caption alignright"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Marie-Liesse_de_Givry_Logan_Djian2.jpg"><img class="wp-image-2740" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Marie-Liesse_de_Givry_Logan_Djian2-551x1024.jpg" alt="En haut Marie-Liesse de Givry au JT de TF1. Une image plus présentable que sur les photos où elle trinque avec Logan Djian…" width="150" height="279" /></a><p class="wp-caption-text">En haut Marie-Liesse de Givry au JT de TF1. Une image plus présentable que sur les photos où elle trinque avec Logan Djian…</p></div>
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<p>A Erbil d’ailleurs il a eu l’occasion de parler politique avec une autre volontaire ayant suivi SOC, et d’évoquer certains vieux amis qu’ils ont en commun. On trouve sur cette mission Marie-Liesse de Givry, qui se trouve être aussi une vieille copine de Logan Djian et de pas mal de militants du GUD de la nouvelle génération tel que Loik Le Priol ou encore Julien Billardon, sans toutefois s’afficher publiquement avec eux.</p>
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<h3><strong>Les gardiens du troupeau</strong></h3>
<p>On comprend mieux pourquoi cette association est tout d’abord apparue dans différents cercles nationalistes, de l’Action française au Centre Charlier de l’Agrif, pourquoi elle a été invitée sur Radio-Courtoisie ou <a href="http://lahorde.samizdat.net/2014/11/17/bouclay-journaliste-tv-dextreme-droite-inflitre-sur-la-zad-du-testet/">TV-Libertés</a>, ou sur des sites d’extrême droite comme Nouvelles de France ou Médias-Presse…</p>
<div id="attachment_2741" style="width: 460px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/tv.jpg"><img class="wp-image-2741" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/tv.jpg" alt="Journal de TV Libertés d'octobre 2014." width="450" height="128" /></a><p class="wp-caption-text">Scan du journal de TV Libertés d&rsquo;octobre 2014.</p></div>
<p>De plus, le parcours de ses dirigeants et membres fondateurs confirme que ces pauvres chrétiens d’Orient ne devront pas être trop regardants sur le soutien qui leur est proposé.</p>
<p>Si nous n’avons pas grand-chose à dire du président l’association, Charles de Meyer, son trésorier est un vrai « patriote ». Benjamin Blanchard, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est l’ancien assistant parlementaire de Jacques Bompard, poste qu’il quitte en 2014 pour prendre (encore) un poste d’attaché parlementaire mais cette fois au Parlement européen et auprès de Marie-Christine Arnautu du Front National (et dont le son second assistant n’est autre que Gérald Gérin dont on parle beaucoup ces jours-ci suite aux révélations de Médiapart sur <a href="http://www.mediapart.fr/journal/france/270415/largent-cache-de-jean-marie-le-pen-en-suisse">« l’argent caché de Jean-Marie Le Pen »</a>), jetant ainsi de l’huile sur le feu dans le conflit qui oppose la Ligue du Sud de Bompard et les frontistes locaux menés d’une main de maitre par Marion Maréchal–Le Pen. Pas rancunier pour un sou, Bompard le remplace par… Charles de Meyer, le président de SOS Chrétiens d’Orient<a href="#_ftn6" name="_ftnref6"><sup><sup>[6]</sup></sup></a> ! Au vu d’une telle direction, on comprend mieux d’où sortait ce recrutement de jeunes militants natios que nous découvrions à chacune de leurs missions.</p>
<h3><strong>Affaires syrienne .. à faire !<br />
</strong></h3>
<p>Pour finir, il reste dans l’organigramme de l’association un individu qui n’a pas été encore évoqué, et pour cause : contrairement aux autres, il tient à rester discret et ne s’affiche pas dans les médias. Il s’agit du secrétaire de l’association Olivier Demeocq, un personnage intéressant pour qui veut comprendre, au-delà de leurs convictions religieuses, l’intérêt de certains membres pour les régions où intervient SCO. Déjà évoqué sur le site d’informations antifascistes La Horde en tant qu’organisateur du concert du <a href="http://lahorde.samizdat.net/2014/04/30/lextreme-droite-en-concert-a-paris-le-28-juin/">groupe RAC In Memoriam</a> l’an dernier, il y était présenté comme proche de l’École de Guerre Economique (EGE) de Christian Harbulot, proximité confirmée s’il était nécessaire par un événement récent. En effet, en février dernier, Christian Harbulot se rend à Casablanca au Maroc pour y lancer son « Club Maroc », censé exporter le savoir-faire français en matière d’intelligence économique. Et, tout comme à Paris où l’EGE organise ses soirées au Carré Parisien, la salle gérée par Olivier Demeocq, c’est à nouveau chez son ami que Harbulot lance son club marocain, mais cette fois-ci au Carré Français de Casablanca, établissement ouvert à peine quelques mois plus tôt par le même Demeocq. Décidément inséparables ces deux-là !</p>
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<div id="attachment_2763" style="width: 460px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Harbulot-Carré-français-Casablanca-v1.jpg"><img class="wp-image-2763" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Harbulot-Carré-français-Casablanca-v1.jpg" alt="Christian Harbulot au Carré Français de Casablanca en février 2015, facebook public d'Olivier Demeocq." width="450" height="342" /></a><p class="wp-caption-text">Christian Harbulot au Carré Français de Casablanca en février 2015, facebook public d&rsquo;Olivier Demeocq.</p></div>
<div id="attachment_2743" style="width: 460px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Dedeocg-Syrie-2013.jpg"><img class="wp-image-2743" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Dedeocg-Syrie-2013.jpg" alt="Olivier Demeocq en Syrie en décembre 2013, photo tirée du site de l'Observatoire de la christianophobie." width="450" height="338" /></a><p class="wp-caption-text">Olivier Demeocq en Syrie en décembre 2013, photo tirée du site de l&rsquo;Observatoire de la christianophobie de Guillaume de Thieulloy.</p></div>
<p>Cette proximité avec l’EGE n’est pas anecdotique de la part de quelqu’un qui se rend en Syrie avec son association SOS Chrétiens d’Orient, surtout lorsque l’on sait le repaire qu’est l’EGE pour les spécialistes des questions de renseignements, et pas seulement économiques. Tout comme l’évolution de la situation politique en Iran les intéressent énormément (il y a quelques jours encore, l’EGE organisait une rencontre en présence de l’ambassadeur d’Iran), le conflit syrien est aussi pour ces spécialistes un sujet d’un grand intérêt. Olivier Demeocq, qui s’est rendu en Syrie en décembre 2013 avec son association, a bien évidemment été en contact avec les autorités du pays, les déplacements dans ce pays ne se faisant pas sans leur autorisation mais aussi et surtout sans leur protection. Si l’on rajoute à cela que sur place, ils ont été en contact avec Sœur Marie-Agnès de la Croix<a href="#_ftn7" name="_ftnref7"><sup><sup>[7]</sup></sup></a>, dont on sait aujourd’hui qu’elle est une des porte-voix du régime de Bachar et fait le lien avec ses fameux Moukharabat, on peut sincèrement se demander si Olivier Demeocq n’est pas en train de remplacer Frédéric Chatillon dans le rôle d’agent de contact entre la France et la Syrie, tout au moins entre ceux en France qui soutiennent le régime et le pouvoir syrien. Et on sait que la soupe est bonne chez Bachar, n&rsquo;est-ce pas Fred !</p>
<p>Pour conclure, on peut dire que SOS Chrétiens d&rsquo;Orient a réussi le tour de force (là ou tant d’autres échouent) de réunir toutes les familles de l’extrême droite française autour d’une même cause, puisqu’on y trouve pêle-mêle : des identitaires, des anciens de l’Œuvre Française, des frontistes (et pas des moindres), des cathos intégristes&#8230; Reste à savoir maintenant si cette cause est simplement un soutien humanitaire aux chrétiens d’Orient persécutés, ou la nouvelle forme d’un soutien au régime syrien tel que l’a toujours affiché une majeure partie de l’extrême droite française. La réponse est sans aucun doute les deux à la fois !!</p>
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<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1"><sup><sup>[1]</sup></sup></a> Si il ne participe pas directement à l’action, il en a été le relais auprès des médias après avoir posté sur son compte Twitter les premières photos.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2"><sup><sup>[2]</sup></sup></a> Cette opération a été citée comme exemple des dysfonctionnements de la DCRI dans le rapport parlementaire sur les services de renseignements publié en mai 2013. Bien que présente dès le début derrière la dizaine d&rsquo;identitaires parisien qui participeront à l&rsquo;opération, la DCRI lâche l&rsquo;affaire en cours de route estimant que cela relève plus du travail du SDIG (sous direction de l&rsquo;information générale dépendant de la direction centrale de la sureté publique). Au final ce sont les policiers municipaux de Poitiers qui informeront les renseignements sur l&rsquo;opération, on peut appeler cela un échec!!</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3"><sup><sup>[3]</sup></sup></a> Voir aussi à son sujet le site d&rsquo;infos alternatives <a href="http://rebellyon.info/">Rebellyon</a></p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4"><sup><sup>[4]</sup></sup></a> à l’instar d’un Jeremy Teiwaz qui nous avait bien fait rire, traversant la place du Capitole à Toulouse aux côtés d’A. Gabriac et son avocat (militant de l’OF lui aussi) Pierre-Marie Bonneau, avec sa <a href="http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/meurtres/meurtre-de-clement-meric/deux-groupes-d-extreme-droite-recoivent-leur-lettre-de-dissolution_356092.html">panoplie des plus mythos</a>.</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5"><sup><sup>[5]</sup></sup></a> Voir l’article « Civitas, Femen et le mystère du “brassard orange” : retour sur images » sur le site de l’Observatoire de la Christianophobie, qui se conclue par cette question « Qui ce jour là était autorisé à porter un brassard orange »</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6"><sup><sup>[6]</sup></sup></a> Comme Bompard s’en est expliqué par voie de communiqué suite à des insinuations sournoises du journal Minute, Charles de Meyer travaillait déjà bénévolement pour lui, et, satisfait de son travail, il a officialisé sa fonction à ses côtés à l’Assemblée nationale.</p>
<p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7"><sup><sup>[7]</sup></sup></a> Tout comme Thierry Meyssan, elle assure le service après vente du régime auprès des médias occidentaux, pas toujours avec une grande réussite puisque une de ses première invitation c’était adressé entre autre à la clique de Clap36 de Francesco Condemi et Béatrice Pignède (proches de Dieudonné et Soral), et sur une autre de ces invitations c’est le journaliste Gilles Jacquier qui malheureusement pour lui s’est retrouvé embarqué avec elle !! La suite on la connait.</p>
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		<title>Dominique Venner a sonné les cloches une dernière fois !</title>
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		<pubDate>Wed, 29 May 2013 15:57:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les nostalgiques]]></category>
		<category><![CDATA[Axel Loustau]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Venner]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Chatillon]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Bompard]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Louis Tixier-Vignancour]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Sidos]]></category>
		<category><![CDATA[Rassemblement des Etudiants de Droite (RED)]]></category>
		<category><![CDATA[Roland Hélie]]></category>

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		<description><![CDATA[Dominique Venner s’est suicidé le 21 mai 2013 avec une arme à feu dans le cœur de Notre-Dame de Paris, ce qui peut apparaître de prime abord comme un choix curieux pour ce païen convaincu. Si Venner n’a pas raté sa sortie, il ne devait sans doute pas s’attendre à être rabaissé par les médias [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dominique Venner s’est suicidé le 21 mai 2013 avec une arme à feu dans le cœur de Notre-Dame de Paris, ce qui peut apparaître de prime abord comme un choix curieux pour ce païen convaincu. Si Venner n’a pas raté sa sortie, il ne devait sans doute pas s’attendre à être rabaissé par les médias au rang d’un simple essayiste nationaliste, soutien des anti-mariages homo, lui qui fut l’auteur de textes parmi les plus importants de l’extrême droite française comme <em>le Manifeste de la classe 60</em> et <em>Pour une Critique positive</em>. Qualifié pudiquement d’historien « passionné d’armes à feu », Dominique Venner était à sa manière un militant politique, voire un activiste. Il était également l’un des principaux promoteurs des thèses nationales-européennes et racialistes de l’après-guerre, et ce, bien au-delà de son prétendu retrait du milieu militant : ce qui est sûr, c’est que son « testament politique » montre que l’animal n’avait rien renié de ses engagements passés, tout comme d’ailleurs ses ouvrages, même les plus récents, entre deux publications sur la chasse ou les armes à feu, ses autres grands amours.</p>
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<p>Fils d’un ancien Croix de feu, passé par le PPF de Doriot<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/#footnote_0_497" id="identifier_0_497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" G&eacute;n&eacute;ration Occident, Fr&eacute;d&eacute;ric Charpier p 26">1</a></sup>, Dominique Venner est né le 16 avril 1935 à Paris. Fasciné par l’antiquité grecque et romaine, et plus particulièrement par Sparte, il s’engage comme officier volontaire dans l’armée Française pour aller combattre en Algérie. Rapidement repéré par les frères Sidos, il est présent au premier congrès nationaliste de Jeune Nation (JN), le 11 novembre 1955, où on lui confie l’organisation du premier camp école de Jeune Nation ainsi que la publication du bulletin interne. Si à l’époque Jeune Nation compte très peu de militants, ils sont encadrés par de jeunes soldats comme Venner, qui permettent au mouvement de tenter des coups d’éclat comme l’attaque du siège du PCF et l’incendie des locaux du journal l’<em>Humanité</em>. Venner sert également de sergent recruteur pour JN en ciblant des jeunes officiers de l’armée française qui souhaitent continuer la lutte pour l’Algérie Française en Métropole.</p>
<p>Ce travail permet à Jeune Nation de s’implanter également en Algérie, faisant de Venner l’un des véritables chefs du mouvement aux yeux des militants, nettement plus fougueux que Pierre Sidos. Le 25 novembre 1957 Venner et Jeune Nation décident de s’attaquer à l’ambassade des USA, suite à la prise de position de Kennedy en faveur de l’indépendance de l’Algérie. De nombreuses bagarres éclatent autour de l’ambassade, permettant à Jeune Nation de se faire connaître et de recruter de nouvelles têtes comme François Duprat.<br />
Lors de la dissolution du mouvement<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/#footnote_1_497" id="identifier_1_497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Apr&egrave;s l&rsquo;attentat contre l&rsquo;assembl&eacute;e nationale 1958">2</a></sup>, Venner, à la tête de la Société de presse et d’édition de la Croix Celtique, maintient le contact entre les militants et l’organisation via l’édition d’un journal, intitulé <em>Jeune Nation</em>. Il est partisan de la création d’un parti pour constituer les cadres d’un futur mouvement insurrectionnel.</p>
<div id="attachment_1722" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/venner_beret_a_gauche.jpg"><img class="wp-image-1722" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/venner_beret_a_gauche.jpg" alt="Dominique Venner est à gauche sur la photo (document tiré du livre Génération Occident)" width="500" height="744" /></a><p class="wp-caption-text">Dominique Venner est à gauche sur la photo (document tiré du livre Génération Occident)</p></div>
<p>Le 24 janvier 1960, Dominique Venner, comme Pierre Sidos, basculent dans la clandestinité. Cela n’empêche pas Venner de contacter d’anciens jeunes militants de Jeune Nation pour leur proposer de monter une structure étudiante nationaliste, la FEN (Fédération des Etudiants Nationalistes). Ce mouvement a même un texte fondateur, <em>le Manifeste de la classe 60</em>, écrit par Dominique Venner. Ce texte aura une influence non négligeable sur tous les mouvements et les jeunes militants nationalistes que les années 60 vont voir fleurir. Dans ce texte, Venner rejette le concept de démocratie et met en avant la notion de race.</p>
<p><strong>Pour une critique positive</strong></p>
<p>Le 19 avril 1961 il est arrêté. Il ne ressort de prison qu’en octobre 1962. En détention il en profite pour écrire clandestinement un texte : <em>Pour préparer l’action</em>, guide insurrectionnel pour les jeunes générations de militants de la FEN. Dans ce guide on trouve des conseils pour s’organiser et construire une structure clandestine, mais également une liste de cibles à frapper lors du coup de force comme les syndicats, les partis de gauche ou les journalistes. Mais en prison Venner s’interroge également sur l’engagement politique, après l’exécution de son ami Michel Leroy. Ce dernier, chef des commandos Z du Front Nationaliste, a été abattu sur ordre des chefs de l’OAS, dont Jean-Jacques Susini, un ancien de Jeune Nation, pour mettre au pas les gens qui auraient été tentés de ne pas suivre à la lettre les directives du mouvement. Venner s’éloigne de l’OAS et critique vivement son fonctionnement.</p>
<div id="attachment_2336" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/Jeune_Nation_Merci_Susini_fev_1997_0011.jpg"><img class="wp-image-2336" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/Jeune_Nation_Merci_Susini_fev_1997_0011-750x1024.jpg" alt="Février 97, couverture de Jeune Nation montrant plus de 30 ans après que l'OF a la rancune tenace !" width="600" height="819" /></a><p class="wp-caption-text">Février 97, couverture de Jeune Nation montrant plus de 30 ans après que l&rsquo;OF a la rancune tenace !</p></div>
<p>Il publie alors ce qui reste l’un des textes fondateurs de la mouvance nationaliste révolutionnaire <em>Pour une critique positive</em>. Dans ce texte, il rejette alors l’activisme effréné de ses années militantes à Jeune Nation au profit d’une prise du pouvoir sur le long terme, à l’aide de jeunes générations de nationalistes, encadrés et formés pour infiltrer l’Etat et ses institutions comme la police, l’armée. Avec la publication de ce texte, il rompt avec Sidos. Les années passant la haine entre les deux hommes ne cessera jamais de croître.</p>
<p><strong>Europe-Action</strong></p>
<p>Venner tire également une leçon de son expérience militante : il n’y aura pas de révolution sans parti révolutionnaire, et pas de parti sans doctrine. Sous-titré sobrement « Magazine de l’homme occidental », <em>Europe-Action</em> paraît en janvier 1963 à 10000 exemplaires. Dans cette aventure on retrouve aux côtés de Dominique Venner, Jean Mabire<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/#footnote_2_497" id="identifier_2_497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" qui en devient le r&eacute;dacteur en chef en 1965">3</a></sup> ou encore Alain De Benoist, le chantre de la « Nouvelle droite ». Le journal est lancé grâce au fichier clandestin de Jeune Nation que Venner a réussi à récupérer.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/Europe-action_no161.jpg"><img class="alignnone wp-image-2338" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/Europe-action_no161-740x1024.jpg" alt="Europe-action_no16" width="600" height="830" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’objectif de la revue ? Proposer un nationalisme européen capable de défendre la race blanche, dont la supériorité supposée sur le reste du monde ne fait pour eux aucun doute. Cette position sera en particulier défendue dans une brochure éditée par Europe-Action « Qu’est-ce que le nationalisme ».Obsédés par la peur du métissage, les fondateurs de la revue prônent évidemment le renvoi de tous les immigrés non-européens hors d’Europe (avec une crispation certaine sur l’immigration algérienne), et dans le même temps dénoncent le judéo-christianisme qui serait responsable de la faiblesse de l’Europe et invitent à un retour aux mythes païens et à la mythologie grecque. On croise dans la revue des références au fasciste belge Léon Degrelle, au sculpteur nazi Arno Breker ou encore à l’éditeur nazi autrichien Erich Kern… Le national-socialisme n’est jamais loin, tout comme le négationnisme, d’ailleurs. Mais Europe-Action sort aussi des sentiers battus à l’extrême droite, et en appelle aussi à Proudhon et Sorel, à l’officier communard Louis Rossel, ce qui déplaît dans certains milieux de la droite nationale jugée conservatrice, et ce d’autant plus que la revue considère les « mous » de l’extrême droite comme responsables de l’échec du combat pour l’Algérie française.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/l_aventure_Europe_Action_1_0011.jpg"><img class="alignnone wp-image-2339" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/l_aventure_Europe_Action_1_0011-733x1024.jpg" alt="l_aventure_Europe_Action_1_001" width="600" height="837" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans le n°5 d’<em>Europe-Action</em>, on peut lire : <em>« Pourquoi l’OAS a-t-elle échoué ? Cette question est le point de départ de Venner. Il voit une cause principale à la défaite : les nationaux (les notables) y ont pris le pas sur les militants (les nationalistes). À ces derniers de reprendre le flambeau, avec un but, la révolution, un outil, un mouvement structuré, et une doctrine claire, le nationalisme ».</em> Venner, à ce moment-là, n’est plus un novice. Il a bientôt la trentaine, de l’expérience en politique. Il sait qu’il lui faut des troupes pour porter son discours : la revue fait donc l’apologie de la jeunesse, une jeunesse « virile» à qui Venner demande de devenir d’authentiques « soldats politiques ».<br />
Dans ce numéro on retrouve également un <em>Dictionnaire du militant</em>, un exercice de style qui sera repris quelques décennies plus tard au Front National, à Unité Radicale ou chez les Identitaires. Il s’agit d’un travail sémantique, où l’on doit donner de nouvelles définitions à certains mots comme racisme, antiracisme ou culture pour mieux les retourner contre les adversaires politiques et espérer un jour les imposer dans les médias : par exemple, dans le<em> Dictionnaire du militant</em> de Venner, l’antiracisme désigne « les racistes anti-blancs ».</p>
<p>L’accueil d’Europe-Action est parfois mitigé, à la fois pour sa critique de l’activisme, ses règlements de compte avec l’OAS mais également pour ses prises de position violemment hostiles au christianisme, accusé d’être en partie à l’origine de la décadence de l’Occident et ses écrits évoquant un nationaliste européen. Cela crée des tensions au sein même de la FEN, des étudiants hostiles à la ligne d’Europe-Action quitteront la FEN pour se rapprocher de Pierre Sidos et de son nationalisme plus traditionnel, pour fonder Occident.</p>
<p>Après l’échec de la campagne présidentielle de Tixier-Vignancourt<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/#footnote_3_497" id="identifier_3_497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;&eacute;quipe d&rsquo;EA tentera de prendre le contr&ocirc;le des comit&eacute;s TV, dirig&eacute; par Jean-Marie Le Pen. apr&egrave;s le d&eacute;part des hommes de Sidos">4</a></sup> et l’expérience du parti politique, le Rassemblement Européen de la Liberté, Venner et l’équipe d’<em>Europe-Action</em> tirent une nouvelle fois un bilan mitigé de l’engagement politique et militant. Ce constat les amène à créer des Groupes de Recherches et d’études pour la Communauté Européenne (GRECE). Dominique Venner va se faire alors de plus en plus discret, n’apparaissant principalement qu’au sein des activités du GRECE et de sa publication Nouvelle Ecole.<br />
Il sera contacté, parmi d’autres, en 1972 par l’équipe d’Ordre Nouveau pour prendre la tête du Front National<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/#footnote_4_497" id="identifier_4_497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="la droite nationale en France de 1971 &agrave; 1975 Fran&ccedil;ois Duprat, &eacute;d. l&rsquo;homme libre, p25">5</a></sup> mais devant ses hésitations, la bande d’Alain Robert se tournera vers Jean-Marie Le Pen.</p>
<p>Dans les années 80, il publie quelques ouvrages sur des thématiques très fortes à l’extrême droite, comme <em>Baltikum</em>, consacré aux corps francs allemands des années 1920<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/#footnote_5_497" id="identifier_5_497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="groupes de soldats de la premi&egrave;re guerre mondiale d&eacute;mobilis&eacute;s, sur lesquels vont s&rsquo;appuyer en parti les nazis pour conqu&eacute;rir la rue">6</a></sup>, <em>Les Blancs et les Rouges</em>, un ouvrage revenant sur l’arrivée au pouvoir de Lénine, ainsi qu’une <em> Histoire critique de la Résistance</em></p>
<p>Au début des années 90 Dominique Venner publie<em> Enquête sur l’histoire</em>, revue d’histoire très à droite, où les guerres mondiales seront qualifiées de guerres civiles européennes, selon la terminologie en vogue chez les néo-nazis ou les nationalistes européens. La revue, qui avait un stand à certaines fêtes BBR du FN deviendra en 2002 la <em>Nouvelle Revue d’Histoire</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/#footnote_6_497" id="identifier_6_497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Venner quelques jours avant sa mort avait nomm&eacute; un ancien du GRECE, Philippe Conrad directeur de la r&eacute;daction">7</a></sup>. Ces dernières années il intervenait parfois sur les ondes de Radio Courtoisie</p>
<p>Dans l’un de ses derniers ouvrages, <em>Le Siècle de 1914,</em> paru en 2006, Venner, sous un discours plus policé et des références plus académiques, montre qu’il n’a rien renié de ses idées. Il écrit : « <em>Depuis la fin du XXe siècle, nous sommes entrés dans une logique multipolaire soumise au choc des civilisations et des puissances (…) Dans ce monde, les occasions et les acteurs ne manquent pas qui vont s’entendre à tout bouleverser, donc, paradoxalement à rendre leurs chances aux Européens »</em>. Il explique plus loin pourquoi les Européens doivent se reprendre : « <em>D’acteurs décisifs de l’histoire, les Européens sont devenus spectateurs. (…) D’autres que nous</em> [NDR : quelle belle litote!]<em>, autour de nous et parfois même chez nous, se montrent des acteurs entreprenants et téméraires. Nous les voyons s’agiter. Ils font l’histoire ou pensent la faire en obéissant à des ambitions et à un volontarisme que nous connaissons bien</em> ». Cet art de l’implicite, Venner le développe quand il s’agit de trouver une solution : «<em> les Européens ont d’abord besoin de refaire leurs forces en se lavant de ce qui les a miné. (…) Aujourd’hui que les Européens sont confrontés à des défis mortels et inédits, le retour à leurs sources primordiales se pose comme jamais, au moins pour ceux qui ont la vocation d’agir en vue d’une renaissance.</em> » Qui peuvent bien être ces héros des temps modernes, sauveurs de l’Occident ? Venner ne le dit pas, mais il précise : « <em>Les renaissances ont toujours été préparées par de très petits nombres capables de s’imposer les règles ascétiques des anciens ordres militaires </em> »… Bref, si on lit entre les lignes, pour éviter d’être submergé par les étrangers qui cherchent à nous faire disparaître, il faut se débarrasser du sentiment de culpabilité judéo-chrétien pour renouer avec nos racines les plus anciennes (helléniques, pour Venner), et attendre qu’un groupe de soldats déterminés agissent : exactement le discours qu’il tenait lorsqu’il a fondé Europe-Action…</p>
<p><strong>Voilà c’est fini</strong></p>
<p>Un vieillard se suicide, et c’est toute l’extrême droite qui s’enflamme. Du MAS aux Identitaires, en passant par Troisième voie de Serge Ayoub, Christian Bouchet ou Marine Le Pen<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/#footnote_7_497" id="identifier_7_497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="pas certain que la pr&eacute;sidente du FN &eacute;tait l&rsquo;id&eacute;al nationaliste de Dominique Venner">8</a></sup>, tous ont rendu hommage à l’homme. Et dans ce cas, comme souvent, le seul à s’être distingué c’est Jean-Marie Le Pen, qui tenta de relativiser la place de Venner dans l’histoire de l’extrême droite française, le qualifiant d’« intellectuel », un terme peu gratifiant dans la bouche du père. En vieillissant, Jean-Marie Le Pen ne s’arrange pas et garde toujours la dent dure pour ceux qu’il a pu côtoyer tout au long de sa carrière politique.</p>
<div id="attachment_1726" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/Bouchet-f60a3.jpg"><img class="wp-image-1726" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/Bouchet-f60a3.jpg" alt="Bouchet profite de l'hommage rendu à Venner pour régler ses comptes avec l'Œuvre Française" width="600" height="297" /></a><p class="wp-caption-text">Bouchet profite de l&rsquo;hommage rendu à Venner pour régler ses comptes avec l&rsquo;Œuvre Française</p></div>
<div id="attachment_1727" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/HommagevennerCasapound.jpg"><img class="wp-image-1727" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/HommagevennerCasapound.jpg" alt="Hommage à Venner en Italie par les militants de Casapound" width="600" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Hommage à Venner en Italie par les militants de Casapound</p></div>
<p>Celui qui va sans doute rejoindre Saint-Loup et Jean Mabire au Panthéon des nationalistes socialisant les plus radicaux, avant l’arrivée prochaine de Pierre Vial, était paradoxalement assez méconnu de la base militante du FN de ces dernières années et encore plus du grand public. Se tenant à bonne distance du milieu militant, les derniers à avoir essayé de le récupérer ou de recevoir son adoubement furent évidemment les Identitaires. Les dirigeants (Fabrice Robert en particulier) ou ex-dirigeants (Philippe Millau) l’ont rencontré plusieurs fois et appréciaient entre autre son point de vue sur Marine Le Pen qu’il jugeait comme étant une personne qui « ne se caractérisait pas particulièrement par la profondeur de sa pensée politique » mais dont le principal intérêt était de travailler pour les identitaires au sens large. Cette collaboration a pu prendre la forme de séminaires &#8211; que ce soit avec les dirigeants du Bloc ou avec les jeunes &#8211; sur lesquels Venner a toujours tenu à conserver la plus grande discrétion, mesurant sans doute l’exploitation qu’en feraient les Identitaires et refusant toute inféodation à un groupe.</p>
<p>Venner n’était donc pas isolé du milieu militant, preuve les nombreux cadres de la mouvance nationaliste comme <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-paris-se-la-coule-douce-au-front-national-de-marine-le-pen/">Julien Rochedy</a> le directeur du FNJ, <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/">Frédéric Châtillon</a> (Riwal s’occupant à une époque de la mise en page de la <em>Nouvelle Revue d’Histoire</em>), <a href="http://reflexes.samizdat.net/loustau-le-vigile-de-marine-le-pen/">Axel Loustau</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">Antoine Roucheray</a>, Romain Vincent l’ancien responsable du Rassemblement des Etudiants de Droite (RED) ou Jacques Bompard, étaient présents le soir même devant Notre-Dame pour rendre hommage à Venner et chanter le « Chant des Lanquennets », le chant traditionnel des jeunes radicaux nationalistes.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/DSCN1497.jpg"><img class="wp-image-2340 size-medium alignleft" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/DSCN1497-300x225.jpg" alt="Hommage parisien du samedi 25 mai 2013" width="300" height="225" /></a>Quelques jours plus tard l’ambiance est bien retombée. L’hommage public qui devait être rendu par toute l’extrême droite française devant Notre-Dame a fait un bide : à peine une trentaine de personnes avec en tête d’affiche Roland Hélie, c’est un peu léger.</p>
<p>Hommage parisien du samedi 25 mai 2013</p>
<p>Les premières attaques ont également commencé à pointer leur nez, en particulier en ce qui concerne l’OF via son site officieux, qui s’est lâché sur Venner, le qualifiant de « militant de salon ».</p>
<p>Le plus étrange dans tout ça aura été, suite au suicide de Venner, l’annonce de l’autodissolution des anarcho-royalistes du Lys Noir, annonçant son passage dans la clandestinité, sous la forme du « Mouvement du 6 Mai », en appelant « résolument au coup d’Etat militaire salvateur ». Peu étonnant quand on connait le parcours de Rodolphe Crevelle<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/#footnote_8_497" id="identifier_8_497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="l&rsquo;unique animateur de ce groupuscule">9</a></sup>, il avait déjà fait parler de lui dans les années 90 avec son Groupe Francité, qui rêvait d’envahir et de reconquérir le Val d’Aoste, l’Andorre ou encore le Pas de la Case. Après quelques années d’agitation et de mini coup d’éclats, Rodolphe Crevelle et son groupe retomberont vite dans l’oubli et l’anonymat, euh.. dans la clandestinité</p>
<p>Heureusement pour nos « clandestins putschistes », aujourd’hui la technologie nous permet de rester en contact, notamment grâce au téléphone portable dont ils laissent le n° avec la précision suivante « Sur écoute, appelez-nous d’une cabine » !</p>
<p>Peu de doutes, l’Etat doit trembler, et Dominique Venner se retourner, maintenant qu’il est dans sa tombe !</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_497" class="footnote"> <em>Génération Occident</em>, Frédéric Charpier p 26</li><li id="footnote_1_497" class="footnote">Après l’attentat contre l’assemblée nationale 1958</li><li id="footnote_2_497" class="footnote"> qui en devient le rédacteur en chef en 1965</li><li id="footnote_3_497" class="footnote">L’équipe d’EA tentera de prendre le contrôle des comités TV, dirigé par Jean-Marie Le Pen. après le départ des hommes de Sidos</li><li id="footnote_4_497" class="footnote"><em>la droite nationale en France de 1971 à 1975</em> François Duprat, éd. l’homme libre, p25</li><li id="footnote_5_497" class="footnote">groupes de soldats de la première guerre mondiale démobilisés, sur lesquels vont s’appuyer en parti les nazis pour conquérir la rue</li><li id="footnote_6_497" class="footnote">Venner quelques jours avant sa mort avait nommé un ancien du GRECE, Philippe Conrad directeur de la rédaction</li><li id="footnote_7_497" class="footnote">pas certain que la présidente du FN était l’idéal nationaliste de Dominique Venner</li><li id="footnote_8_497" class="footnote">l’unique animateur de ce groupuscule</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Feu à volonté !</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 22:22:34 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Lu cet essorage d&#8217;André-Yves Beck sur un blog nationaliste proche de Jacques Vassieux1 (FN, loyaliste marino-lepéniste) : &#160; Quand les Identitaires s’arrogent le droit de donner des leçons de politique Après les résultats très encourageants obtenus par le Front national à Croix (Pas-de-Calais) à l’occasion du premier tour de l’élection municipale partielle, résultats salués par [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Lu cet essorage d&rsquo;André-Yves Beck sur un <a href="http://uniondespatriotes.hautetfort.com/archive/2008/12/09/quand-les-identitaires-s-arrogent-le-droit-de-donner-des-lec.html#more" target="_blank">blog nationaliste</a> proche de Jacques Vassieux<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/feu-a-volonte/#footnote_0_356" id="identifier_0_356" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Article d&rsquo;ailleurs repris en partie par la pseudo agence de presse anim&eacute;e entre autres par le m&ecirc;me Vassieux, Nation Presse Infos">1</a></sup> (FN, loyaliste marino-lepéniste) :</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Quand les Identitaires s’arrogent le droit de donner des leçons de politique</em></h3>
<p><em>Après les résultats très encourageants obtenus par le Front national à Croix (Pas-de-Calais) à l’occasion du premier tour de l’élection municipale partielle, résultats salués par la plupart des médias honnêtes, voilà que le site d’information Novopress, se permet d’émettre des critiques comparables à celles que l’on pourrait retrouver dans Libération ou Le Monde.</em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/12/Novopress.png"><img class="size-medium wp-image-2386 alignleft" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/12/Novopress-300x123.png" alt="Novopress" width="300" height="123" /></a></p>
<p><em>Le correspondant de Novopress.info Flandre ose interpréter les résultats de la liste menée par Marcel Dubus (7,29 %) d’une façon pour le moins malhonnête et remet en cause le fait indéniable que le FN a fait une percée inattendue qui est d’abord la conséquence d’un énorme travail sur le terrain. Il est vrai que les Identitaires, en matière de percée électorale sont des experts : avec les glorieux résultats de l’Identitaire Spieler à Strasbourg en mars dernier (2,17 % des voix après trente années de militantisme local) et ceux de la liste Nissa rebella de Philippe Vardon à Nice (3,03 %), pour ne citer que celles-là, ils peuvent asseoir crânement leur expertise en matière d’échecs.</em></p>
<p><em>Leur devise pourrait être : Faites ce que nous disons, ne faites surtout pas ce que nous faisons !</em></p>
<p><em>Pour rendre justice aux Identitaires, il faut reconnaître qu’ils ne sont pas très bien lotis en matière de conseils politiques. En effet, c’est un bien curieux personnage qui a en charge la délicate question de conseil en stratégie et analyse politique au sein de la mouvance de Fabrice Robert. Un personnage qui n’a reculé devant aucun revirement depuis une quinzaine d’années : André-Yves Beck. Ancien militant NR (ou prétendu tel…), ex gudard, Beck a commencé sa carrière d’agité du bocal au FNJ de Grenoble (Isère), puis dans les milieux tercéristes (Malliarakis…), avant de cautionner à son modeste niveau l’OTAN, bras armé du mondialisme, dans son entreprise de nettoyage ethnique des Serbes de Krajina au début des années 1990 avec le « suivi » dans le sud-est de la France de mercenaires destinés à s’engager chez les paramilitaires extrémistes croates. Des milices, mêlant toutes sortes d’aventuriers, de néo-nazis de tous horizons et autres sociopathes de premier choix, qui étaient totalement gangrenées par les « services » occidentaux et mises à disposition des projets mondialistes en charge de redessiner la carte de l’Europe du Sud-Est pour des intérêts ouvertement supranationaux. Ces mêmes milices firent cause commune avec les islamistes de Bosnie à l’occasion de l’offensive de l’été 1995 chassant près de 250 000 Serbes de souche de Krajina et en massacrant plusieurs milliers d’autres. Mais, contrairement à la rumeur, André-Yves Beck ne s’engagea pas directement sur le terrain préférant laisser ce risque à d’autres…</em></p>
<p><em>Il tente insidieusement de se reconvertir dans la respectabilité politique, par l’intermédiaire du Front national dans les années 1990. Mais bien vite, André-Yves Beck se taille une solide réputation de thuriféraire pro-Mégret lors du pu-putch du polytechnicien de choc en 1998-1999, sans toutefois aller jusqu’à franchir le Rubicon. Là aussi, il laissa cela à d’autres&#8230; Courageux, mais pas téméraire !</em></p>
<p><em>La rupture avec le Front se fit tout de même quelques années plus tard, puisqu’il suivit avec une servilité exemplaire son bon maître Jacques Bompard dans la dissidence puis rejoignit, avec tout autant de docilité, le villiérisme sarkompatible. Et le voilà propulsé SD du MPF du Vaucluse : la gloire ! Aussi, l’ancien dir comm’ de la ville d’Orange a été élevé en mars dernier, au poste de maire adjoint de Marie-Claude Bompard, en charge des… finances ! Espérons tout de même que Christian Baeckeroot, expert comptable de la mairie, saura avoir un œil vigilant sur le travail de l’énergumène en question… Parce que ce dernier semble passer plus de temps sur Internet, que dans les livres de comptes !</em></p>
<p><em>Mais c’est en tant que membre actif et officieux du Bloc identitaire qu’André-Yves Beck a pu dévoiler son authentique talent : celui de comploteur à la petite semaine. Bien que n’apparaissant jamais officiellement dans l’organigramme identitaire, il est de toutes les décision importantes qui doivent être prises, aux côtés de Fabrice Robert, de Guillaume Luyt, de l’ex ( ?) trotskiste Jean-Baptiste Santamaria et, accessoirement, de Philippe Vardon. Ainsi, lors de la dernière campagne présidentielle, Beck fut à la pointe du combat anti-Le Pen, combat partagé par la mouvance identitaire, à tel point que d’aucuns ont cru voir dans « les-nationalistes-contre-Le Pen » sa griffe personnelle.</em></p>
<p><em>Aujourd’hui, Beck a largement son mot à dire dans les délicates négociations qui s’annoncent entre les Identitaires et l’initiative scissionniste de Carl Lang pour la campagne des européennes de 2009 ; tout comme dans l’intention du clan Bompard de lancer, avec l’aide de la mouvance identitaire, une liste dans le grand Sud-Est contre celle menée par Jean-Marie Le Pen, et vraisemblablement sans l’accord du villiériste Patrick Louis qui mènera celle du MPF dans cette euro-circonscription.</em></p>
<p><em>Grand amateur éclairé de Cotes du Ventoux, « le vin qui permet de laver le sol » selon ses dires, André-Yves Beck, depuis deux ou trois ans, s’est déniché une mission à la hauteur de ses capacités : devenir le gourou des sales mioches qui polluent la galaxie cybervilliériste. Aussi, à la quarantaine bien tassée, notre dadet bompardien se fait fort de donner des leçons de politique à une poignée de cyberwarriors boutonneux au potentiel cérébral comparable à celui d’un poisson rouge. Mais, qu’on se le dise, notre maire adjoint désoeuvré est un intellectuel… Un cerveau même ! « 7,5% à Paris, c&rsquo;est un très bon score. 7,5% à Croix, c&rsquo;est 400 voix. Vu la taille de la ville, il devait y avoir 35 gus sur la liste. Mathématiquement, 35 gus, avec les amis, la famille, c&rsquo;est 200 voix assurées. Grand grand minimum. Ce score est donc passable pour le % et mauvais sur le fond », assure-t-il sur un ton professoral sur le forum des morveux de UMPF, France Espoir. Outre que Beck vient de nous réinventer le vote familial, voire le vote amical, ce qui en sciences politiques est une hérésie absolue, voire un non sens, si l’on suit son raisonnement aviné, gagner la mairie de Bollène, en somme, ce serait minable, parce que Bollène est bien plus petite qu’Avignon en nombre d’habitants… Voilà un raisonnement qui va certainement intéresser sa patronne, Marie-Claude Bompard. Cette dernière ne se doute vraisemblablement pas que son adjoint préféré passe une bonne partie de son temps sur Internet à refaire le monde comme d’autres au bistro du coin.</em></p>
<p>source : http://uniondespatriotes.hautetfort.com/archive/2008/12/09/quand-les-identitaires-s-arrogent-le-droit-de-donner-des-lec.html</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Fichtre, quel portrait. Même l&rsquo;antifasciste le plus mal intentionné n&rsquo;aurait pas accumulé autant d&rsquo;éléments potentiels de diffamation dans un seul article. Faut-il que la situation de l&rsquo;extrême droite soit à ce point dégradée pour que certains de ses cadres deviennent complètement hystériques ???<br />
En tout cas, cela augure un cruel dilemme : procès ou distribution de baffes ?</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_356" class="footnote">Article d&rsquo;ailleurs repris en partie par la pseudo agence de presse animée entre autres par le même Vassieux, Nation Presse Infos</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Quelques réflexions sur les élections municipales 2008</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Mar 2008 09:52:00 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Les élections municipales ne sont plus depuis longtemps maintenant des élections de choix pour le Front national. Porté par le charisme de son leader Jean-Marie Le Pen et son image de parti « anti-système », le FN est toujours plus à l’aise lors des consultations nationales (surtout lorsqu’elle est personnalisée comme l’est l’élection présidentielle), et il est loin le temps où le FN était en mesure de peser dans des scrutins locaux, voire d’emporter des villes de moyenne importance (comme ce fut le cas lors des élections municipales de 1995 qui se soldèrent par la conquête des mairies de Toulon, d’Orange et de Marignane). Mais cette année, la situation est particulièrement critique : le parti ne présentait que 85 listes seulement dans des villes de plus de 3500 habitants (et non 10000 comme annoncé dans la presse) contre environ 150 en 2001. Ces listes ont d’ailleurs souvent été constituées dans l’urgence et avec difficulté (entre autres raisons à cause de la parité) et n’ont du parfois leur existence qu’à des apports extérieurs, en particulier du Parti Populiste en région parisienne et dans le Var mais également beaucoup de militants passés au MNR lors de la scission de 1999 et revenus au bercail pour ces élections, en particulier à Paris. Étant dans une situation financière catastrophique (plus de 9 millions d’euros de dettes) suite à l’échec à l’élection présidentielle de 2007 et une aide de l’État divisée par deux pour l’année 2008, le FN a été contraint entre autres de mettre en vente « le Paquebot », son siège depuis plus de 15 ans et d’annoncer qu’il ne pourrait bien souvent pas aider ses candidats… Préparer ces élections n’a donc pas été une partie de plaisir pour les militants locaux, livrés à eux-mêmes au point de vue financier et soumis aux tensions internes du parti.<br />
En plus de ces difficultés internes, le FN ne semble pas (du moins pour le moment) à même de retrouver une place dans le paysage politique et même plus largement dans l’actualité. Dans un récent sondage (TNS Sofres de mars 2008 pour le Figaro), on constate ainsi que, bien qu’on entende moins parler de lui, le FN continue (et de loin) à être le parti souffrant de la plus mauvaise image (82% en ayant une « très mauvaise opinion », contre 1% en ayant une « très bonne opinion »). Cette mauvaise image reste stable alors que rien ne vient l’alimenter et elle démontre que le rêve de Le Pen de voir revenir à lui les déçus de Sarkozy n’est pas prêt de se réaliser, comme l’ont finalement démontré ces élections…</p>
<p>Les résultats sont en effet dans l’ensemble mauvais. Le FN obtient 0,93% des suffrages au 1er tour contre 1,98% en 2001 (auxquels s’ajoutaient les 1,60% du MNR). Seules 13 listes ont pu se maintenir au 2ème tour (contre 41 en 2001 et 103 en 1995) et elles n’ont jamais été en situation d’apparaître comme les arbitres de l’élection.<br />
La ville symbole de cette petite déroute est évidemment Hénin-Beaumont, petite ville du Nord Pas-de-Calais de 26 000 habitants dans laquelle Marine Le Pen se présentait, seconde sur la liste du FN, derrière Steeve Briois, déjà candidat en 2001. Agé de 35 ans, membre du FN depuis 1988, Briois est né dans la région et il est implanté sur Hénin-Beaumont depuis 1994 sous l’étiquette FN. Malgré un passage chez Mégret au moment de la scission (il se présent avec l’étiquette MNR jusqu’en 2001), il retrouve le FN et mène une active campagne de terrain, à chaque élection, avec un certain succès. Il est vrai que la commune est un terrain de choix : Jean-Marie Le Pen y a obtenu l&rsquo;un de ses records à la présidentielle de 2002 (31,7% au premier tour). Impossible de ne pas penser à Vitrolles, la ville conquise par les époux Mégret en 1997 suite à une élection municipale partielle. Même contexte économique dégradé, en grande partie suite à la fermeture de l&rsquo;usine Metaleurop et de façon plus générale à l’effondrement du bassin minier : ici, le FN se la joue social, organisant début 2003 des manifestations de soutien aux ouvriers licenciés (Marie-France Stirbois avait déclaré à l’époque : « n&rsquo;ayons pas peur de tracter devant les usines ! »), dénonçant les « professionnels de l’agitation » que seraient les syndicalistes… Un discours social qui avait été repris en son temps par l’ensemble du FN, qui dénonçait l’ultralibéralisme qui consisterait à « faire venir une main-d&rsquo;œuvre étrangère pour casser les prix ». Même contexte politique dégradé, en grande partie à cause de l’attitude de la municipalité PS en place qui, entre gestion désastreuse et guerre de clan (3 listes se présentaient !!), ne peut décemment inspirer à la population que méfiance et dégoût. Marine Le Pen, arrivée récemment sur la ville, a certes été battue au deuxième tour des dernières législatives, mais avec quand même 41,65 % des voix ! Elle pouvait donc apporter à Briois une certaine notoriété, et surtout une « aura » qui faisait défaut au candidat local. Le moins qu’on puisse dire est que cela a été un échec dès le 1er tour, ce qui pose l’évidente question de la validité du discours catastrophiste du FN et surtout du handicap que représenterait à présent l’étiquette FN. Si par le passé celle-ci aurait permis à une chèvre d’obtenir de bons résultats électoraux, il semble que ce ne soit plus automatiquement le cas, d’où des résultats parfois très surprenants, totalement indépendants du relatif « enracinement » ou du travail militant du candidat FN. Seule certitude : les déçus du sarkozysme sont restés chez eux et n’ont pas choisi de revenir vers le FN. On peut supposer que les querelles intestines et la perte de dynamisme du parti ont contribué à le banaliser et à en saper le caractère protestataire.</p>
<p>Mais ces élections ont surtout été intéressantes pour leurs à-côtés. Le premier point est l’agonie prolongée du MNR. Alors que le parti avait pu rassembler 1,60% des suffrages en 2001, il était quasiment absent de ces élections municipales avec seulement sept listes en lice pour toute la France. L’aspect financier a évidemment sans doute été déterminant, le parti ayant été saigné par des échecs répétés et les éventuels donateurs tout aussi échaudés. Mais cela traduit sans doute également le fait qu’une large partie de ce qu’il reste de « militants » n’y croit plus. On ne voit donc pas trop ce qui pourrait permettre au MNR de se relever dans les mois à venir.</p>
<p>Le deuxième est l’affaire de Nice. Suite à leur relatif succès aux cantonales de 2007, il était évident que les Identitaires avaient tout intérêt à être présents aux municipales niçoises. La difficulté de se présenter seuls les poussaient tout naturellement à chercher une alliance locale en particulier avec le FN. Mais celui-ci était alors engagé dans des négociations avec Jacques Peyrat, maire sortant, ancien du FN et à l’avenir politique incertain face à la candidature du sarkozyste Estrosi. Les Identitaires se tournaient donc vers le MNR niçois et parvenait à un accord, suivi d’un rapprochement avec le FN niçois suite à l’échec des négociations avec Peyrat. Les Identitaires étaient alors en mesure de clamer que la liste NISSA était une liste d’union, démontrant par la même que le résultat leur importait plus que le contenu politique puisqu’une telle liste mélangeait régionalistes européistes et jacobins français. Mais c’était compter sans la réaction de la direction nationales du FN, Jean-Marie Le Pen en tête, qui lançait fin janvier la création d’une liste FN à Nice. On peut évidemment conjecturer à loisir sur les raisons de cette décision. S’y mêlent sans doute le dépit de ne pas être présent dans la 9ème ville de France et celui d’être absent d’une ville qui a toujours donné de très bons scores au FN depuis la fin des années 1980 ainsi que la volonté de signifier l’échec des négociations avec J. Peyrat. Cependant le choix de Marc Georges comme directeur de campagne local ne peut qu’induire d’autres interprétations. Les relations entre ce dernier et les Identitaires sont en effet plus que tendues et sa proximité avec Marine Le Pen est telle que cette désignation ne doit rien au hasard. Elle a clairement pris la signification d’une déclaration de guerre qui a amené les deux camps à s’affronter directement (menaces, pressions, plaintes et coups bas<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quelques-reflexions-sur-les-elections-municipales-2008/#footnote_0_332" id="identifier_0_332" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cela a culmin&eacute; avec la rixe entre militants identitaires et frontistes le 26 f&eacute;vrier 2008 &agrave; proximit&eacute; et dans le local des Identitaires, suivie d&rsquo;une bataille de plaintes judiciaires et de communiqu&eacute;s vengeurs. Cocasse.">1</a></sup>) mais aussi à se découvrir. De ce point de vue on peut relever le communiqué de Nissa Rebela du 26 janvier dans lequel Marc Georges est stigmatisé comme admirateur du Hezbollah, ce qui constitue un évident appel du pied à la forte communauté juive pied-noir niçoise dont un écho se trouve sans doute dans l’invitation de la LDJ<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quelques-reflexions-sur-les-elections-municipales-2008/#footnote_1_332" id="identifier_1_332" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ligue de D&eacute;fense Juive, structure de l&rsquo;extr&ecirc;me droite communautaire">2</a></sup> aux juifs niçois de ne pas voter pour la liste FN.<br />
Finalement, le 17 février, Bruno Gollnish lançait officiellement la liste FN avec Lydia Schenardi en tête de liste lors d’une conférence de presse comique dont <em>Nice Matin</em> a rendu compte le lendemain : « <em>Si Lydia Schenardi, 51 ans, député européen et conseillère régionale FN, se refuse à dévoiler le « casting » de sa liste, le FN assure être en ordre de marche pour les Municipales. Ou presque. La liste FN n&rsquo;en est encore qu&rsquo;au stade de l&rsquo;intention</em> (« Nous la déposerons en préfecture sous 48 heures »), <em>mais l&rsquo;intention vaudrait l&rsquo;action. Qu&rsquo;on ne vienne d&rsquo;ailleurs pas dire à Marc George, sorte de gérant de tutelle d&rsquo;un FN niçois en crise dépêché par Le Pen, que sa liste est introuvable. […] La raison officielle de ce « casting » secret ne devrait rien à un manque de volontaires :</em> « Je ne cite aucun nom parce que je tiens à protéger mes colistiers contre les pressions et autres menaces auxquelles sont toujours confrontés les candidats FN. Tout ce que je peux dire, c&rsquo;est que Gilbert Pigli sera en 2e position juste devant Marie-Automne Peyregne. » <em>Il faudra se contenter de ça. Et d&rsquo;un discours inaugural de campagne encore très conceptuel hier. Parfois même un peu décalé lorsque Lydia Schenardi fait de « la sécurité sur la Croisette » un de ses axes de campagne&#8230; avant de se rendre compte qu&rsquo;à Nice, la Croisette s&rsquo;appelle la Prom. Dans la salle à manger des Collinettes, Lydia Schenardi est vite pardonnée. La soixantaine de militants présents ne veut retenir qu&rsquo;une chose : le FN ne fera pas campagne buissonnière. Du moins au premier tour. Certes, le FN dit se présenter aujourd&rsquo;hui avec l&rsquo;ambition d&rsquo;être présent au second tour.</em> « Nous ferons 10 % minimum ». <em>Mais la vérité pourrait être ailleurs. Pour Bruno Gollnisch</em> « rien ne nous interdirait si nous trouvions un accord de second tour avec le sénateur-maire, de fusionner avec la liste Peyrat ». <em>Marc George, lui, est encore plus clair :</em> « Nous allons faire battre Estrosi ». <em>Si ça ne fait pas un programme, ça fait déjà un but</em> ».<br />
À partir de là, tout le discours des Identitaires a été de découpler FN parisien et FN niçois en insistant sur le caractère parachuté des premiers et à l’inverse sur leur enracinement supposé. Cependant l’examen de leur liste a de quoi faire sursauter car certains noms ne nous sont pas inconnus et montrent que les Identitaires niçois ont une conception très… étendue de l’enracinement local<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quelques-reflexions-sur-les-elections-municipales-2008/#footnote_2_332" id="identifier_2_332" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Par exemple les ex militantes parisiennes du FNJ puis du MNR Aude Rassat et St&eacute;phanie Fontani&eacute;, bien loin de leur r&eacute;gion d&rsquo;attache&hellip;">3</a></sup> ! Au final la liste FN recueille 4,16% et la liste NISSA 3,03%. Ces résultats et cette guerre d’usure apportent quelques enseignements :</p>
<p>- la rupture est bien consommée entre les directions respectives des Identitaires et du FN. Cela peut certes sembler une évidence depuis quelques mois. Mais jamais les dirigeants du Bloc n’avaient pris le risque d’affronter le FN aussi directement, multipliant les embûches pour l’empêcher de présenter une liste dans une ville qui demeure très symbolique. Cela laissera des traces et, Le Pen ayant la mémoire longue, on peut s’attendre à des mesures de rétorsion dans les mois à venir.</p>
<p>- le résultat des Identitaires est globalement un succès pour eux. Certes la liste NISSA ne dépasse pas les 5% et se trouve reléguée derrière celle du FN. Mais la différence n’est pas énorme et les Identitaires confirment un ancrage local qui n’est pas niable. Cet ancrage contraste d’ailleurs largement avec les autres listes qui se réclamaient du courant identitaire, que ce soit à Dreux ou surtout en Alsace. Le mouvement Alsace d’Abord fait en effet des scores piteux, en particulier à Strasbourg, et démontre ainsi que son implantation locale est largement sujette à caution dès lors que ce courant existe sous diverses appellations depuis quasiment 20 ans. L’échec de R. Spieler à Strasbourg manifeste donc plus largement celui de son mouvement. Le score de Laurent Leclercq à Dreux est légèrement supérieur (4,30%) mais totalement ridicule par rapport aux scores que pouvait obtenir le FN dans cette ville depuis 1983. Certains dont Chantal Spieler<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quelques-reflexions-sur-les-elections-municipales-2008/#footnote_3_332" id="identifier_3_332" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sur le site de la revue Synth&egrave;se Nationale">4</a></sup> ont immédiatement essayé d’expliquer ces faibles résultats par la concurrence des listes FN, en particulier à Strasbourg et Nice, mais il est évident que l’argument ne tient pas tant les deux lignes politiques sont différentes et donc l’électorat également. Il est évident que ces listes identitaires auraient fait des scores légèrement supérieurs sans présence frontiste mais ces mauvais scores s’expliquent sans doute surtout par l’inanité des propositions identitaires, le recours obsessionnel à « l’identité » étant l’argument sensé suppléer à la faiblesse des propositions.</p>
<p>Le troisième point remarquable est, a contrario de tous ces mauvais scores, le succès des Bompard dans le Vaucluse avec la réélection de Jacques Bompard à Orange et la conquête de Bollène par Marie-Claude Bompard. Ces deux élections montrent que l’extrême droite peut gagner un scrutin pour peu qu’elle ne s’affiche pas comme telle. Au contraire, une simple étiquette divers droite suffit à masquer la nature réelle des propositions et à éviter les foudres médiatiques. Il suffit pour s’en convaincre de comparer le tonnerre de la 1ère élection de Jacques Bompard en 1995 avec le silence et la relative indifférence ayant entouré sa réélection cette année ainsi que celle de son épouse. Mais entre temps Jacques Bompard a rompu avec Jean-Marie Le Pen, a affiché une étiquette MPF un peu moins outrée et a ainsi pu se refaire une certaine virginité politique sans pour autant changer d’idées. Il en va de même avec son épouse et s’il ne devait y avoir qu’une manifestation de cet état de fait, ce serait la présence sur sa liste de l’identitaire André-Yves Beck<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quelques-reflexions-sur-les-elections-municipales-2008/#footnote_4_332" id="identifier_4_332" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf diff&eacute;rents articles sur le site R&eacute;flexes">5</a></sup>, à présent conseiller municipal.</p>
<p>Bien loin des fanfaronnades médiatiques sur la disparition du « danger extrémiste », on ne peut au contraire qu’être préoccupé par cette situation qui montre qu’une extrême droite ayant compris le fonctionnement des media garde toutes ses chances électorales en France. Le contraire serait bien évidemment étonnant au regard du contexte socio-économique mais cela ne semble pas être une évidence pour tous les analystes…</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_332" class="footnote">Cela a culminé avec la rixe entre militants identitaires et frontistes le 26 février 2008 à proximité et dans le local des Identitaires, suivie d&rsquo;une bataille de plaintes judiciaires et de communiqués vengeurs. Cocasse.</li><li id="footnote_1_332" class="footnote">Ligue de Défense Juive, structure de l&rsquo;extrême droite communautaire</li><li id="footnote_2_332" class="footnote">Par exemple les ex militantes parisiennes du FNJ puis du MNR Aude Rassat et Stéphanie Fontanié, bien loin de leur région d&rsquo;attache&#8230;</li><li id="footnote_3_332" class="footnote">Sur le site de la revue Synthèse Nationale</li><li id="footnote_4_332" class="footnote">Cf différents articles sur le site Réflexes</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Tempête dans un verre d&#8217;orangeade</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Sep 2004 10:04:19 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Posté le 28 septembre 2004 L&#8217;actualité estivale de l&#8217;extrême droite a été marquée par un psychodrame comme seul le FN en a le secret. Lepénistes contre bompartistes, modernes contre anciens, vieille garde contre jeune garde&#8230; Le schéma semble relativement simple et il a été présenté comme tel dans la presse. La réalité est pourtant peut-être [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Posté le 28 septembre 2004</p>
<p>L&rsquo;actualité estivale de l&rsquo;extrême droite a été marquée par un psychodrame comme seul le FN en a le secret. Lepénistes contre bompartistes, modernes contre anciens, vieille garde contre jeune garde&#8230; Le schéma semble relativement simple et il a été présenté comme tel dans la presse. La réalité est pourtant peut-être un peu plus compliquée dans la mesure où la crise actuelle, la nième du genre, est à la confluence de multiples problèmes : ambitions individuelles, stratégies politiques, influences extérieures au parti&#8230; Nous allons essayer d&rsquo;y voir plus clair, au delà de la simple anecdote.</p>
<p>Officiellement, la crise a éclaté au grand jour au printemps dernier lorsque Jean-Marie Le Pen a pris l&rsquo;initiative, pour les élections européennes, de substituer Lydia Schenardi à Marie-France Stirbois en position éligible. Cette situation est un cas de figure du fonctionnement du FN puisque cette substitution a sans doute été motivée par au moins trois éléments : la politique, les relations personnelles et&#8230; l&rsquo;argent. Lydia Schenardi n&rsquo;était en effet pas susceptible par elle-même de justifier ce choix dont Jean-Marie Le Pen savait bien qu&rsquo;il allait relancer les tensions au sein du FN. Mais elle était l&rsquo;épouse d&rsquo;un cadre du FN décédé en mars 2004 : Jean-Pierre Schenardi. Ce dernier, grand amateur de chasse à la galinette de toutes sortes en Afrique où il est d&rsquo;ailleurs décédé, était un fidèle du clan Le Pen et soutenait Générations Le Pen, l&rsquo;association de Marine Le Pen, depuis sa relance en 2002. Il était aussi un ancien dirigeant d&rsquo;entreprise de BTP ayant amassé une solide petite fortune et contribuait à ce titre aux finances du FN. Propulser sa veuve en position éligible présentait donc un triple avantage : humilier la vieille garde coupable de critiques intempestives contre la fille du chef et le chef lui-même, punir une vieille militante pour qui il est notoire que Jean-Marie Le Pen n&rsquo;a jamais eu de sympathie &#8211; et c&rsquo;est un euphémisme ! &#8211; et enfin rafler la mise puisqu&rsquo;il se murmure que Lydia Schenardi aurait acheté sa place aux Européennes au moins 30000 euros, somme que Marie-France Stirbois était évidemment bien incapable d&rsquo;aligner. Ce faisant, cette affaire est venue parasiter la crise qui couve au FN depuis deux ou trois ans. Elle a en effet obligé Marie-France Stirbois a critiqué clairement Jean-Marie Le Pen et a invoqué le respect des statuts internes du parti, ce qu&rsquo;elle n&rsquo;avait jamais fait auparavant et pour cause : tout membre de la vieille garde sait bien que le bureau politique du FN n&rsquo;a jamais été qu&rsquo;une chambre d&rsquo;enregistrement des décisions prises par Jean-Marie Le Pen à Montretout. L&rsquo;affaire Stirbois est donc tombée à point pour dramatiser une situation latente depuis plusieurs mois.</p>
<p>La politique interne de Jean-Marie Le Pen depuis que le FN a émergé sur la scène politique a toujours été de maintenir un certain équilibre entre ses courants afin qu&rsquo;ils se neutralisent. Cet équilibre était et est plus que jamais la condition sine qua non du maintien de son autorité. Mais cette gestion a eu pour corollaire des crises successives et des psychodrames dont le plus fameux demeure la scission de l&rsquo;équipe Mégret. Le départ de ce courant et de ses nombreux élus a permis à la mouvance catholique traditionnaliste et solidariste de prendre à partir de 1999-2000 au sein du FN un ascendant bien supérieur à son poids réel en terme de militants. S&rsquo;incarnant dans des figures majeures comme Jacques Bompard ou Bernard Anthony, ce courant soutient depuis toujours celui qui, sans s&rsquo;afficher clairement, est le plus susceptible de défendre ses idées : Bruno Gollnisch. Cette situation a contraint Jean-Marie Le Pen à partir de 2002 à monter en épingle un courant concurrent pour rétablir l&rsquo;équilibre. Le seul opérationnel a été celui proposé par sa fille et ses amis, ce qui n&rsquo;a évidemment fait que renforcer l&rsquo;impression de gestion népotique du FN, ce qu&rsquo;Unité Radicale avait qualifié en son temps de « dérive monégasque ». Tous les moyens ont donc été mobilisés pour assurer la promotion de celle qui se trouve être la fille du chef : presse du parti (<em>Français d&rsquo;Abord</em>), presse amie (<em>National Hebdo</em>), organigramme interne du parti (congrès du parti en 2003), élections (attribution des têtes de liste aux Régionales et Européennes 2004). Cette stratégie a placé la vieille garde en position défensive et l&rsquo;a obligé à envisager un choix simple : aller à la rupture et donc à la mort politique comme l&rsquo;a prouvé l&rsquo;expérience Mégret ou tenter des stratégies alternatives tout en gardant un pied dans l&rsquo;appareil en comptant sur l&rsquo;usure du chef. C&rsquo;est bien évidemment cette deuxième solution qui a été choisie.</p>
<p>Elle a consisté pour Bernard Antony à partir de 2003 à se concentrer sur une revitalisation des structures dont il est le chef depuis une vingtaine d&rsquo;années, en particulier Chrétienté-Solidarité, et pour Jacques Bompard dès 2002 à lancer une structure périphérique au FN, L&rsquo;Esprit Public. Si la première réunion en juin 2003 à Orange avait provoqué quelques grincements de dents chez certains participants, l&rsquo;évolution interne du FN a contribué au succès de la deuxième rencontre en mai 2004 puis de l&rsquo;université d&rsquo;été en août dernier. La stratégie de Jacques Bompard a en effet une triple dimension : rassemblement, travail en réseau, implantation locale. Les Journées de l&rsquo;Esprit Public ont en effet vu se côtoyer des militants qui s&rsquo;étaient vigoureusement opposés après la scission mégrétiste et des courants a priori peu susceptibles de travailler ensemble : solidaristes, identitaires, régionalistes, traditionalistes. Cette mosaïque a pu fournir un argument de discrédit auprès des cadres au clan Le Pen mais l&rsquo;éloignement progressif du traumatisme de 1999 et la quasi-disparition du MNR ne peuvent que rendre peu à peu caduque l&rsquo;accusation portée contre Jacques Bompard de travailler avec les « traîtres ». Cette main tendue aux différents courants de la mouvance nationaliste n&rsquo;est possible qu&rsquo;avec la perspective du travail en réseau qui exclut toute ambition organisationnelle ou risque de phagocytage d&rsquo;un courant par un autre. Le risque est évidemment particulièrement vivace avec les Identitaires dont Jacques Bompard sait bien qu&rsquo;ils sont devenus experts, depuis l&rsquo;expérience mégrétiste, dans la stratégie du coucou. L&rsquo;importance de leur présence dans l&rsquo;Esprit Public ne peut s&rsquo;expliquer que par le rôle joué par l&rsquo;un des leurs, André-Yves Beck, auprès de Jacques Bompard à la mairie d&rsquo;Orange. Enfin, il est évident que la volonté d&rsquo;enracinement local peut constituer une alternative à une éventuelle exclusion du FN et parachever ainsi les deux autres aspects développés par l&rsquo;Esprit Public. Cette structure constituerait alors une éventuelle « caisse à outils » de formation et financement pour des élections locales à tous ceux qui s&rsquo;y rattacheraient, en particulier dans le Sud et donc en particulier les Identitaires, seule force politique un tant soit peu organisée en dehors du FN dans cette région.</p>
<p>La crise semble momentanément étouffée puisque chaque partie en présence a baissé d&rsquo;un ton ses invectives et menaces. Mais elle ne demande qu&rsquo;à repartir de plus belle et Jean-Marie Le Pen aura sans doute fort à faire dans ses exercices de voltige politique interne. On se réjouit d&rsquo;avance du spectacle&#8230;</p>
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		<title>Dernière minute, André-Yves Beck à la mairie d&#8217;Orange</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Feb 2003 11:20:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[LE RESPONSABLE DE LA COMMUNICATION DE JACQUES BOMPARD, NOUVEAU MAIRE D’ORANGE, EST UN NATIONALISTE-REVOLUTIONNAIRE. Début août, André-Yves Beck a été nommé responsable de la communication au sein du cabinet du maire d’Orange. André-Yves Beck n’est pas un inconnu pour nous : en 1986, il adhère à Troisième Voie et devient rapidement le responsable pour la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>LE RESPONSABLE DE LA COMMUNICATION DE JACQUES BOMPARD, NOUVEAU MAIRE D’ORANGE, EST UN NATIONALISTE-REVOLUTIONNAIRE.</p>
<p>Début août, André-Yves Beck a été nommé responsable de la communication au sein du cabinet du maire d’Orange.<br />
André-Yves Beck n’est pas un inconnu pour nous : en 1986, il adhère à Troisième Voie et devient rapidement le responsable pour la ville, puis pour la région Rhône-Alpes. Il grimpe encore pour devenir en 1990 membre du bureau politique de Troisième Voie. Au moment de la scission entre la tendance Malliarakis et Bouchet, il choisit de suivre Christian Bouchet à Nouvelle Résistance où il devient membre du comité exécutif. À l’automne 1991, Beck conduit un groupe de militants de NR en Croatie. Il s’occupe ensuite du suivi des militants qui partent régulièrement combattre en Croatie dans diverses unités. Si l’arrivée de ce cadre à la mairie FN d’Orange est une surprise, le fait qu’il travaille avec Jacques Bompard l’est déjà moins. Bompard a une longue carrière à l’extrême droite. Il a été dirigeant d’Occident en 1966 (où il a croisé Malliarakis, futur leader tercériste), puis il participe à Ordre nouveau avant de créer le Front national. Ami personnel de Jean-Marie Le Pen, il est également proche des milieux catholiques intégristes. Le païen Beck devra-t-il accompagner Bompard le dimanche à la messe ?</p>
<p>Plus sérieusement, il reste à savoir si Beck a rejoint Bompard de sa seule initiative où s’il s’agit d’une nouvelle tentative d’infiltration de Nouvelle Résistance : après Socialisme international à Grenoble (fief d’André-Yves Beck) et Écolo J, le FN ? Cette stratégie constituerait en fait un abandon du front anti-système, mais dans ce cas, cet abandon serait assez récent, puisqu’au début de l’année 1995, Christian Bouchet vouait Le Pen aux gémonies comme «une composante du système comme le sont Pasqua, Jospin ou Voynet», et disait des NR dans le Front national que «ce que l’on appelle les NR au sein du Front national ne le sont pas réellement à mes yeux» et d’ajouter : «J’ai beaucoup de mal à imaginer comment on pourrait s’affirmer NR au sein du Front national d’une manière cohérente et suivre la ligne de celui-ci : réclamer la suppression de l’impôt sur le revenu, manifester pour le rétablissement de la peine de mort, cohabiter avec un sioniste comme Hemmerdinger ou un zouave pontifical comme Romain Marie».</p>
<p>Visiblement, son lieutenant (ou son ex-lieutenant) Beck a plus d’imagination.</p>
<p>Paru dans REFLEXes N°47, oct. /nov. 1995</p>
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		<title>Le maire d&#8217;Orange défie le chef du FN</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Feb 2003 06:20:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Né en 1943, Jacques Bompard a fait ses premières armes d&#8217;abord à la FEN (Fédération des Étudiants Nationalistes) menée par Pierre Sidos, puis à Occident dans les années 1960, avant d&#8217;être parmi les premiers à rejoindre le Front national lors de sa création en 1972. Rapidement membre du bureau national, Bompard est toujours resté discret [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Né en 1943, Jacques Bompard a fait ses premières armes d&rsquo;abord à la FEN (Fédération des Étudiants Nationalistes) menée par Pierre Sidos, puis à Occident dans les années 1960, avant d&rsquo;être parmi les premiers à rejoindre le Front national lors de sa création en 1972. Rapidement membre du bureau national, Bompard est toujours resté discret mais dans l&rsquo;entourage proche de Le Pen. Proche des milieux catholiques intégristes, il compte parmi ses amis Bernard Antony, président de Chrétienté Solidarité et chef de file du courant traditionaliste au FN, et Bruno Gollnisch, l&rsquo;actuel numéro deux du parti.</p>
<p>Ce chirurgien-dentiste de profession fut des premiers combats électoraux dans les années 1970. Très tôt, il s&rsquo;implante localement, en créant en 1975 la fédération FN du Vaucluse. Conseiller régional de la région PACA depuis 1986, il s&rsquo;est surtout fait connaître en reportant les élections municipales à Orange en 1995, devenant l&rsquo;un des quatre maires FN de villes de plus de 20 000 habitants. Élu à l&rsquo;époque au second tour avec un peu moins de 36% des voix, c&rsquo;est avec près de 60% qu&rsquo;il est réélu dès le premier tour en mars 2001… Mais en laissant son étiquette FN de côté, et en menant une campagne « apolitique ». Menant les conseils municipaux avec une certaine brutalité, ce qui causa dans les premières années de son mandat quelques départs forcés au sein de sa propre équipe, Bompard gère la ville en concentrant ses efforts sur la rénovation du centre-ville, laissant à l&rsquo;État le soin de s&rsquo;occuper des quartiers défavorisés et des équipements lourds.</p>
<p>Élu député FN en 1986, Bompard était le seul candidat FN lors des élections législatives de 2002 à avoir une chance d&rsquo;être élu : et il a fallu que toute la droite se mobilise derrière Thierry Mariani, le candidat de l&rsquo;UMP, pour que ce dernier l&rsquo;emporte finalement au deuxième tour, avec 35,23% des voix contre 34,06% des voix (à noter que les deux hommes s&rsquo;étaient déjà retrouver face à face en 1997 : perdant, Bompard avait tenté une demande d&rsquo;annulation de l&rsquo;élection auprès du conseil constitutionnel pour divers motifs, requête qui fut rejetée). Mais le 24 novembre dernier, nouvelle victoire de Bompard : il remporte l&rsquo;élection cantonale d&rsquo;Orange-ouest avec 54,36 % des suffrages, une fois de plus sans étiquette FN…</p>
<p>Alors que ce parcours pouvait laisser penser que Bompard se contenterait de mener sa petite vie tranquille de notable de province, en faisant oublier son appartenance au parti de Le Pen, le maire d&rsquo;Orange vient de créer la surprise en lançant un club de réflexion nationaliste, « L&rsquo;esprit public »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-maire-dorange-defie-le-chef-du-fn/#footnote_0_132" id="identifier_0_132" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="R&eacute;v&eacute;l&eacute; par Lib&eacute;ration dans son &eacute;dition du 4 f&eacute;vrier 2003">1</a></sup>, faisant référence non à Le Pen mais à Jean-Pierre Stirbois, qui fut le n°2 du FN jusqu&rsquo;à sa mort accidentelle en 1998. Dans une lettre adressée à tous les conseillers généraux et régionaux FN, il déclare : <em>«Nous sommes encore loin du pouvoir. C&rsquo;est la conséquence d&rsquo;un certain nombre d&rsquo;erreurs de méthode et de stratégie de notre camp ainsi que le résultat de notre incapacité à analyser nos revers ».</em> Un discours déjà entendu au sein du Front, tenu par un certain Bruno Mégret… Mais la situation de Bompard est bien différente de celle du patron du MNR : figure « historique » du FN au passé ancré à l&rsquo;extrême droite, qui a connu la traversée du désert du FN dans les années 1970, fort d&rsquo;une implantation locale réussie et du soutien du principal courant organisé au sein du FN, à savoir les catholiques traditionalistes, Jacques Bompard, qui a toujours soutenu et Le Pen et Gollnisch, ne peut pas être soupçonné de vouloir faire un « puputch », mais simplement de prendre la place qu&rsquo;il estime mériter, au mépris de son « amitié » avec le prétendant à la succession, Bruno Gollnisch. Après avoir fulminé contre la création de ce club, en déclarant notamment au journal La Provence que Bompard avait autant de chance « de devenir Président du FN que [lui-même] d&rsquo;être archevêque », Jean-Marie Le Pen a réuni son bureau exécutif pour s&rsquo;expliquer avec l&rsquo;ambitieux, qui sans se démonter avait répliqué au patron du FN que ce dernier avait « davantages de chances de devenir archevêque que d&rsquo;être un jour élu au scrutin majoritaire à deux tours. » On pouvait compter sur l&rsquo;onctueux Carl Lang pour arrondir les angles et minimiser l&rsquo;incident, qui fut qualifié de « malentendu ». Mais l&rsquo;absence de réactions de Le Pen face à ce genre d&rsquo;insolences doit moins être interprétée comme un affaiblissement de la pugnacité du chef que comme la prise en compte par Le Pen des atouts d&rsquo;un Bompard qui pourrait bien avoir les moyens de ses ambitions.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_132" class="footnote">Révélé par Libération dans son édition du 4 février 2003</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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