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	<title>REFLEXes &#187; Bleu-Blanc-Rock (BBR)</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Philippe Vardon au Rassemblement Bleu Marine, retour sur un naufrage annoncé</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Nov 2013 15:45:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Rassemblement Bleu Marine (RBM), nous avait promis Marine Le Pen, devait attirer des personnalités de tout bord, et donner un nouvel élan dans la dédiabolisation de l’image du Front National. Résultat, après plusieurs mois d’existence, on se retrouve avec le chansonnier Jean Roucas, Philippe Vardon qui a adhéré en douce, ainsi que quelques passagers [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Rassemblement Bleu Marine (RBM), nous avait promis Marine Le Pen, devait attirer des personnalités de tout bord, et donner un nouvel élan dans la dédiabolisation de l’image du Front National. Résultat, après plusieurs mois d’existence, on se retrouve avec le chansonnier Jean Roucas, Philippe Vardon qui a adhéré en douce, ainsi que quelques passagers clandestins comme on le verra plus tard. Autant dire que le butin est maigre.</strong></p>
<p>On ne saura sans doute jamais ce qui est passé par la tête de Philippe Vardon dans cette histoire. Coup de bluff ou coup de folie, toujours est-il que le responsable des Identitaires n’aura pas profité longtemps de son coup médiatique. Et ce n’est pas son tweets du 5 novembre concernant la réception du chèque de remboursement de sa vraie-fausse adhésion au RBM qui va changer la donne.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/vardon_reboursement-820e5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1791" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/vardon_reboursement-820e5.jpg" alt="vardon_reboursement-820e5" width="502" height="240" /></a></p>
<p>Cette histoire nous donne néanmoins quelques informations intéressantes sur la santé des Identitaires et de leurs chefs. Vardon semble avoir tiré un trait concernant le potentiel des Identitaires. Après plus de 10 ans passés à la tête de la formation, il en a fait le bilan, comme il l’avait annoncé au début de l’histoire des Identitaires. Si le mouvement ne réussissait pas à dépasser sa condition groupusculaire, il en tirerait toutes les conséquences et il irait voir ailleurs. Ce qu’il a tenté de faire bien maladroitement. Depuis la tentative ratée de présenter un candidat aux présidentielles de 2012, plus rien ne marche chez les zids. Ils se font piquer leurs idées et leur rhétorique sur la laïcité par Marine Le Pen. Leurs groupes locaux se cassent la gueule (on pense en particulier à Paris avec la perte de leur local) et les derniers coups d’éclat médiatiques (Poitiers et l’occupation du siège du PS) leur rapportent surtout des emmerdes. Si on rajoute à ça la campagne Génération Identitaire qui ne parvient pas à décoller, surtout si on la compare à la précédente <strong>&laquo;&nbsp;<a href="http://reflexes.samizdat.net/une-autre-jeunesse/">Une Autre Jeunesse</a>&laquo;&nbsp;</strong>, et que d’autre part des cadres soient partis avec le clan Roudier pour fonder le Réseau-Identité, il ne reste plus grand chose.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1792" style="width: 778px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/IMG_6550.jpg"><img class="size-full wp-image-1792" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/IMG_6550.jpg" alt="Vardon à l'université d'été du Front National à Marseille en 2013" width="768" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Vardon à l&rsquo;université d&rsquo;été du Front National à Marseille en 2013</p></div>
<p>Il est quand même naïf de la part de Vardon de penser que les cadres frontistes le laisseraient adhérer à l’une de leur structure, surtout si il n’avait négocié aucun contact avec les dirigeants du FN (au contraire de ce qu’avait fait Unité Radicale avec le MNR de Mégret en multipliant au moins par 10 ses effectifs d’après Eddy Marsan<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/philippe-vardon-au-rassemblement-bleu-marine-retour-sur-un-naufrage-annonce/#footnote_0_504" id="identifier_0_504" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancien Secr&eacute;taire D&eacute;partemental du FNJ du Lot et Garonne, puis responsable du FN et t&ecirc;te de liste pour les r&eacute;gionales en 1992. En 1998, il quitte le FN pour le MNR en fondant son mouvement l&rsquo;Alternative Nationale, dans le but de regrouper militants FN et MNR sur une ligne &laquo; identitaire europ&eacute;enne sans ambigu&iuml;t&eacute; &raquo; pr&ocirc;nant un &laquo; discours radical &raquo;. Il publie alors son bulletin La Lettre de L&rsquo;Alternative Nationale. Devant son refus de rentrer dans le rang, il est exclu du MNR et rejoint Unit&eacute; Radicale. A la dissolution d&rsquo;UR, il se rapproche de l&rsquo;&eacute;quipe de Militant et profite de son bulletin, transform&eacute; en Lettre d&rsquo;Eddy Marsan, diffus&eacute; et financ&eacute; gr&acirc;ce aux cr&eacute;dits qui lui sont allou&eacute;s en tant que Conseiller R&eacute;gional, pour r&eacute;gler ses comptes avec les diff&eacute;rentes tendances et personnalit&eacute;s de la sc&egrave;ne nationaliste. Ce qui lui vaudra quelques &laquo; cassages de gueules &raquo; lors de r&eacute;unions unitaires, comme lors de la journ&eacute;e de l&rsquo;Identit&eacute; &agrave; Paris en 2003 ! Il semble qu&rsquo;Eddy Marsan ait disparu des rangs nationalistes, certaines mauvaises langues affirmant que son go&ucirc;t immod&eacute;r&eacute; pour la f&ecirc;te et la vie nocturne">1</a></sup>. Il est beaucoup trop marqué pour le FN version Marine, et bien plus utile à l’extérieur du FN, en incarnant une extrême droite en apparence plus radicale que le Front National pour les médias.</p>
<p>La carrière de Philipe Vardon, dans les rangs de la mouvance nationaliste-révolutionnaire, commence dans la seconde partie des années 90. Membre un temps du FNJ, il rejoint le GUD et UR. Il devient le chanteur de Fraction (anciennement <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/">Fraction Hexagone</a></strong>) en 1999 sur l’album « Le son d’histoire ». Fraction, après s’être débarrassé du mot Hexagone, <strong><a href="http://www.liberation.fr/culture/1996/12/07/l-observatoire-de-l-extremisme-denonce-fraction-hexagone_191686" target="_blank">suite à l’affaire « une balle »</a></strong>, jouera sous de nombreux noms comme Moloko Velocet, ou bien encore sous le nom Action, pour la compilation hommage à Légion 88, avec le morceau Légion Blanche (mais en version ska !). Il faut dire qu’entre le groupe, les paroles de la chanson, les autres groupes, rendre hommage au groupe phare de la scène RAC françaises des années 80 qui œuvrait alors dans la scène RIF, ça faisait un peu tache.</p>
<p><strong>VARDON ET LA SCENE BLOOD &amp; HONOR</strong></p>
<p>Ce passé, certains dans le milieu nationaliste, ne l’ont pas oublié et se sont fait un plaisir de ressortir de vieux dossiers, qui comme c’est souvent le cas (souvenez-vous de l’affaire Gabriac) se sont retrouvés très rapidement dans les rédactions françaises. On a ainsi vu resurgir une vieille vidéo, tirée d&rsquo;un documentaire diffusé sur ARTE il y a quelques années où l&rsquo;on peut voir et entendre le jeune Vardon reprendre en chœur une chanson du groupe Evil Skin, la Zyklon Army, devant une forêt de bras tendus.Une vidéo qui avait déjà été postée par l’ Œuvre Française, l&rsquo;ennemi juré des identitaires, il y a 2 ans sur un site très proche du mouvement. Vardon s&rsquo;est bien évidemment empressé de porter plainte contre le journal arguant pour sa défense qu&rsquo;à l&rsquo;époque il n&rsquo;avait que 15 ans.</p>
<p>Si effectivement Vardon a débuté très jeune dans la mouvance skinhead nazie, il l&rsquo;a fréquentée, comme son camarade Robert, très longtemps et ceci jusqu&rsquo;à un passé très récent. Les deux hommes avaient alors choisi leur camp, celui de Blood &amp; Honour (dirigé par Greg Reemers), alors ennemis avec les Charlemagne Hammerskins d’Hervé Guttuso, qui n’aimaient pas grand monde il faut bien le dire.<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/philippe-vardon-au-rassemblement-bleu-marine-retour-sur-un-naufrage-annonce/#footnote_1_504" id="identifier_1_504" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pour ceux et celles qui voudraient se rappeler cette folle &eacute;poque, nous vous invitons &agrave; consulter les articles publi&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;poque dans la version papier de REFLEXes,&nbsp;1,&nbsp;2, 3, 4">2</a></sup></p>
<p>Dans les années 2000, plusieurs groupes vont successivement revendiquer l’étiquette Blood &amp; Honour (que ce soit au niveau national ou régional) sans forcément avoir l’aval des Anglais. L’une de ces sections les plus dynamiques, était la section B&amp;H Midgard, dont les liens avec Vardon et Robert sont très sérieux. Le groupe de Montpellier DSH (Division Skinhead ou Division Sang &amp; Honneur, c’est selon), dont les membres appartiennent à Midgard, ont joué en 2002 ensemble, et le B&amp;H Midgard a participé au SO du concert de Fraction à Nice pour le 1er mai 2004.</p>
<p>Le fanzine de B&amp;H Midgard, Signal 28, de son côté parlait très positivement des Identitaires, comme dans son numéro 1 : « … il faut refaire les liens entre les partis dit nationalistes et nous. Il faut rassembler les gens de mêmes idées et éviter de trop vite juger sur l&rsquo;apparence … nous devons donc diffuser la propagande des partis officiels comme entre autres le BI et les JI qui sont surement aujourd&rsquo;hui les plus sérieuses et les plus militantes organisations au niveau national, composées de cadres politiques de valeur ».</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1793" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article.jpg" alt="signal_28_1_article" width="590" height="808" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article_2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1794" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article_2.jpg" alt="signal_28_1_article_2" width="608" height="788" /></a></p>
<p>Lors de la date aixoise de la tournée européenne de Fraction en juillet 2007, on retrouve des membres de B&amp;H Midgard dans le SO du concert comme on peut le lire dans le compte rendu de celui-ci dans le numéro 3 de Signal 28.</p>
<p>En octobre 2007, ils organisent leur 2ème festival dans la région de Montpellier après celui de 2005. Dans la salle on peut y croiser des &laquo;&nbsp;figures connues de la scène&nbsp;&raquo;, en l&rsquo;occurrence Philippe Vardon, qui ce soir là avait fait faux bond à la section des JI de Marseille. Ces derniers avaient décidé d&rsquo;organiser une distribution de soupe au cochon pour leur première apparition publique. Mais lâché par leur chef, et devant la mobilisation des antifas ce soir là, leur action sera annulée et se terminera pour certains le lendemain à l’hôpital, suite à un tractage avorté.</p>
<p>Les mauvaises langues expliqueront que, au-delà de l’amour de Vardon pour la grande musique du type RAC, sa présence s’expliquait également commercialement. Il venait en effet d’ouvrir sa boutique de fringue à Nice, The Firm « casual shop », spécialisée dans les « marques anglaises ». Autant dire que le public du festival RAC était l’occasion de se faire connaître et de faire marcher les affaires.<br />
Juin 2009 B&amp;H Midgard annonce un nouveau concert dans le sud. Curieusement sur le flyers un petit pictogramme indique qu&rsquo;il sera interdit de prendre des photos alors que généralement ce n&rsquo;est pas le cas. A l&rsquo;affiche : les lyonnais de Frakass, les locaux de Haïs &amp; Fiers (groupe de la région aixoise) et un groupe inconnu, originaire de Nice, répondant au doux nom de NRHC. Dans l’unique interview donnée par ce groupe on apprend que le nom à l’origine « … signifiait Nationaliste Révolutionnaire Hard Core, puis c&rsquo;est devenu Nice et sa Région Hard Core pour enfin Nissa Rebelle Hard Core ». Derrière ces explications un peu alambiquées, tout le monde aura reconnu Philippe Vardon et le groupe Fraction.</p>
<p>Le concert aura lieu dans un petit village du nom de Peyrolles, tout à côté d&rsquo;Aix en Provence. Malgré les consignes de sécurité, on pouvait déjà en lire le compte rendu sur un site aujourd&rsquo;hui disparu &laquo;&nbsp;les compagnons du Pain D&rsquo;épice&nbsp;&raquo;, animé par 2 figures de la scène skin des années 80, Olivier Moulin, devenu tatoueur à Saint Peray (Tatoo et traditions) et Philoi que l&rsquo;on peut aussi admirer dans le film produit par <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/serge-batskin-ayoub-troisieme-voie-ou-mauvaise-foi/">Batskin</a></strong> &laquo;&nbsp;Sur les pavés&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le public à ce concert est un curieux mélange de militants identitaires (principalement d’Aix en Provence et Nice) et de skins fafs. On notera également plusieurs stands dans la salle d’association de la galaxie identitaire comme le CEPE, tenu par <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/pierre-cassen-et-riposte-laique-on-tour/">Richard Roudier</a></strong> en personne ce jour-là. Le 1er groupe à jouer sera Hais et fiers, suivit de Frakass qui se voit rejoindre sur scène par Pascal, alias « Le Squale » le 1er chanteur de Fraction Hexagone. Il enflammera la sale avec une reprise de Légion 88, qui provoquera une épidémie de crampes du bras droit dans le public.</p>
<p>Entre-temps une voiture de gendarmerie arrive devant la salle, visiblement alertée par les voisins à cause du bruit, provoquant une certaine panique dans les rangs des JI. Certains d&rsquo;entre eux iront jusqu&rsquo;à se cacher dans les fourrés environnant jusqu&rsquo;au départ de la maréchaussée.</p>
<p>Pendant ce temps le père Roudier est monté sur scène et en appellera à la solidarité avec les prisonniers politiques avant que Fraction ne clôt le concert avec une nouvelle apparition du Squale sur scène pour reprendre les &laquo;&nbsp;tubes&nbsp;&raquo; de la grande époque.Le quotidien La Provence dans un article, publiera alors un très long article sur la mouvance néo-nazie en Provence ainsi qu’à cette mémorable soirée. On y apprendra que la salle était en autre décorée d&rsquo;un drapeau à croix gammée et que sur les stands on trouvait de nombreuses revues négationnistes et antisémites.</p>
<p>On comprend mieux alors pourquoi les appareils photos étaient bannis car 4 mois plus tard en octobre 2009 Fabrice Robert et Philippe Vardon nous jouaient un air totalement différent. Ils annonçaient la transformation du Bloc Identitaire en parti politique, amorçant là un grand virage idéologique et stratégique en déclarant &laquo;&nbsp;Nous ne sommes pas des nationalistes&#8230; le nationalisme a été un drame pour l&rsquo;Europe. Nous, nous sommes populistes. Ce que nous reproche l&rsquo;extrême-droite c&rsquo;est d&rsquo;avoir rompu avec l&rsquo;antisémitisme et l&rsquo;antisionisme&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Richard Roudier de son côté, pourtant lui aussi présent au concert de Peyrolles, affirmait au même meeting que &laquo;&nbsp;le FN a déshonoré la notion &laquo;&nbsp;d&rsquo;identité &laquo;&nbsp;par les déclarations de JM LE PEN sur les chambres à gaz. Il en profitait pour condamner, au nom du BI, la célèbre phrase du « détail » de Le Pen.</p>
<p>A partir de cette date, Vardon va devenir de plus en plus prudent prenant soin de ne plus trop s’exposer officiellement avec les milieux skins nazis. Pourtant ses liens continuent d’exister, comme avec Alex Garcia, dernier guitariste de Fraction à l’origine de la création des Jeunesses Identitaire dont il était le trésorier. Les JI étant domiciliées à une époque à son adresse perso. Fin octobre 2010, Alex était encore présent sur scène, cette fois avec <strong><a href="http://lahorde.samizdat.net/2013/05/14/un-meeting-neonazi-europeen-dans-le-sud-de-la-france/" target="_blank">Frakass</a></strong> pour le concert organisé par B&amp;H Midgard près de Montpellier.</p>
<p>Dans la série bonnes relations entre Vardon, les Identitaires et la scène skin néo-nazie n’oublions pas Mickaël Moustier, un ancien des JI (quelle zone ?), chanteur de Hais et Fiers et et de Time Bomb dont le guitariste n&rsquo;est autre que &#8230;. Alex Garcia. Que le monde est petit !</p>
<p>Pour mémoire, le label Alternative-s, descendant direct du label <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-6/">Bleu Blanc Rock</a></strong> de l’époque d’Unité Radicale, fondé par Fabrice Robert avait produit l’un des albums de Hais et Fiers.</p>
<p><strong>Pierre-Louis Mériguet tape l’incruste au RBM</strong></p>
<p>Dans la famille ancien skin-néonazi tentant de se faire oublier et de la jouer petit notable de province, n’oublions pas Pierre-Louis Mériguet. Profitant de la couverture médiatique concernant la courte adhésion de Vardon au Rassemblement Bleu Marine, Pierre-Louis Mériguet, chef de Vox Populi sur Tours, a officialisé la sienne en toute tranquillité.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/Pierre-Louis_Meriguet.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1795" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/Pierre-Louis_Meriguet-749x1024.jpg" alt="Pierre-Louis_Meriguet" width="474" height="648" /></a></p>
<p>Moins médiatisé que l’ancien chef d’Unité Radicale, ce monsieur gagne à être connu. Chef du groupuscule local d’extrême droite sur Tours, Vox Populi. Pierre-Louis a un sacré pédigrée.</p>
<p>Il commence à militer sur Châteauroux dans la Ligue National-Catholique et les Loups du Berry. Il quitte la ville en 2003 pour des raisons judicaires et s’installe sur Tours. Pour plus de détails sur cette période, nous renvoyons sur <strong><a href="http://fafwatchra.noblogs.org/files/2012/06/Vox-Populi.pdf" target="_blank">le dossier réalisé par des militants antifascistes de Tours</a>. </strong></p>
<p>Ancien de la mouvance skinhead NS (comme Philippe Vardon et Fabrice Robert), il a également été l’un des activistes de la scène RIF (Rock Identitaire Français) avec le groupe <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/">Insurrection</a></strong>. Groupe qui il faut le dire faisait un peu tache dans la scène RIF qui voulait se la jouer présentable. Le groupe tient plus du groupe RAC que du groupe pop. Sous le nom de scène de « Lapin » il officie au chant et à la guitare. Insurrection a été fondé en 1998, à Châteauroux, par des membres du FNJ, sous la houlette de <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/tiiiiiimber/">Paul Thore</a></strong> (le bûcheron sur les albums d’Insurrection, chargé des paroles et du management).</p>
<p>Malgré le nom du manager, le groupe est sur une ligne national-catholique. La première démo a pour titre Honneur et Fidélité (petite référence à la devise SS), et rend hommage au néo-nazi Michel Layoye et au négationniste Vincent Reynouard. Parmi les titres présents sur cette démo on trouve la reprise de « Maréchal nous voilà » ou un morceau sur le « <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a></strong> », puis l’album Honneur et Fidélité, Radicalcore, sorti chez <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/petites-soeurs-du-fnj/">Patriote Production</a></strong>, le label du Renouveau Français et Ne plus subir. Le groupe jouera à de nombreuses reprises avec des groupes RAC (voir lien sur rock haine roll). Insurrection était également présent sur la compilation hommage à Légion 88 (tribute do légion 88, sorti chez streetfighting production, le dernier disque puisqu’il arrêtera avec ce disque. Le nom du label n’apparaît pas, on aperçoit juste le logo). Un disque sorti avec l’autorisation du groupe. Insurrection, sans grande surprise y reprend l’un des tubes de Légion 88 Terroristes (aux paroles explicites Terroristes à mort, Immigrés Dehors) un titre qui n’est pas sans rappeler un morceau du groupe de Pierre-Louis, « Invasion », avec ce refrain « Immigrés dehors ».</p>
<div id="attachment_1796" style="width: 970px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/convention_identitaire_orange_2011.jpg"><img class="size-full wp-image-1796" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/convention_identitaire_orange_2011.jpg" alt="Pierre-Louis à la convention identitaire d’Orange en 2011" width="960" height="642" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre-Louis à la convention identitaire d’Orange en 2011</p></div>
<p>On pourrait parler d’erreur de jeunesse, sauf que Pierre-Louis continue de tourner avec Insurrection. Il a joué en particulier au Local, le bar associatif de Serge Batskin Ayoub, comme on peut le voir sur la photo prise par « un fan », en compagnie de Paul Thor.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert-insu_2009.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-1797" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert-insu_2009.png" alt="concert-insu_2009" width="580" height="387" /></a></p>
<div id="attachment_1798" style="width: 410px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert_inssurection_avec_pierre_louis_et_paul_emmanuel_thor_en_2009-724e2.jpg"><img class="size-full wp-image-1798" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert_inssurection_avec_pierre_louis_et_paul_emmanuel_thor_en_2009-724e2.jpg" alt="Pierre-Louis &quot;Lapin&quot; à gauche et Paul Thore à droite" width="400" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre-Louis &laquo;&nbsp;Lapin&nbsp;&raquo; à gauche et Paul Thore à droite</p></div>
<p>D’un côté il y a donc le Pierre-Louis de Vox Populi, <strong>tentant de nous la jouer cadre identitaire respectable, lorgnant vers un peu plus <a href="http://lahorde.samizdat.net/2013/11/09/tours-grattez-le-bleu-marine-vous-trouverez-toujours-le-brun/" target="_blank">d’embourgeoisement</a></strong>, en rejoignant le RBM, et de l’autre « Lapin », qui hante les lieux de l’extrême droite radicale avec son groupe de RIC ou de RAC, selon ses préférences. Lapin joue à l’occasion avec Philippe Vardon en concert acoustique ou dans des RAC. Quel dommage que Vardon ait été viré du RBM. Avec Pierre-Louis, ils auraient pu animer les fins de soirées des conventions FN, ça aurait été plus rock ‘n’roll que les Forbans …</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/confberry-philippe-vardon.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1800" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/confberry-philippe-vardon-723x1024.jpg" alt="confberry-philippe-vardon" width="474" height="671" /></a></p>
<div id="attachment_1799" style="width: 970px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/ConcertMeriguet-vardon.jpg"><img class="size-full wp-image-1799" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/ConcertMeriguet-vardon.jpg" alt="Pierre-Louis et Vardon en concert" width="960" height="720" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre-Louis et Vardon en concert</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_504" class="footnote">Ancien Secrétaire Départemental du FNJ du Lot et Garonne, puis responsable du FN et tête de liste pour les régionales en 1992. En 1998, il quitte le FN pour le MNR en fondant son mouvement l’Alternative Nationale, dans le but de regrouper militants FN et MNR sur une ligne « identitaire européenne sans ambiguïté » prônant un « discours radical ». Il publie alors son bulletin La Lettre de L’Alternative Nationale. Devant son refus de rentrer dans le rang, il est exclu du MNR et rejoint Unité Radicale. A la dissolution d’UR, il se rapproche de l’équipe de Militant et profite de son bulletin, transformé en Lettre d’Eddy Marsan, diffusé et financé grâce aux crédits qui lui sont alloués en tant que Conseiller Régional, pour régler ses comptes avec les différentes tendances et personnalités de la scène nationaliste. Ce qui lui vaudra quelques « cassages de gueules » lors de réunions unitaires, comme lors de la journée de l’Identité à Paris en 2003 ! Il semble qu’Eddy Marsan ait disparu des rangs nationalistes, certaines mauvaises langues affirmant que son goût immodéré pour la fête et la vie nocturne</li><li id="footnote_1_504" class="footnote">Pour ceux et celles qui voudraient se rappeler cette folle époque, nous vous invitons à consulter les articles publiés à l&rsquo;époque dans la version papier de <em>REFLEXes</em>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/skinheads-ou-le-le-pen-proletariat/">1</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/zik-zina-quand-la-musique-fait-boum/">2</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/et-maintenant-que-vont-ils-faire/">3</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/petite-musique-de-nuit-et-brouillard/">4</a></li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Le Rock Identitaire Français (6) Chapitre IV : Les acteurs du RIF : les labels</title>
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		<pubDate>Sat, 15 May 2010 23:09:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Oubliés mais pas pardonnés]]></category>
		<category><![CDATA[Bleu-Blanc-Rock (BBR)]]></category>
		<category><![CDATA[Memorial Records]]></category>
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		<description><![CDATA[Texte initialement publié en 2004 dans le livre Rock Haine Roll La mouvance RIF est tout sauf unifiée. C’est un patchwork de structures plus ou moins concurrentes qu’il nous faut envisager séparément. Chaque acteur de cette mouvance a en effet sa propre définition de ce qu’est le RIF, certains contestant même la pertinence de ce [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Texte initialement publié en 2004 dans le livre <em>Rock Haine Roll</em> </strong></p>
<p>La mouvance RIF est tout sauf unifiée. C’est un patchwork de structures plus ou moins concurrentes qu’il nous faut envisager séparément. Chaque acteur de cette mouvance a en effet sa propre définition de ce qu’est le RIF, certains contestant même la pertinence de ce terme. Pas de charte ou de valeurs communes donc, ni a fortiori de stratégie.</p>
<h3>MEMORIAL RECORDS (MR)</h3>
<p>C’est historiquement le premier vrai label de RIF. Son statut est à l’origine associatif, sous la forme d’une association loi 1901 déposée en août 1997 et dont le président est Julien Beuzard. Ce dernier est rejoint en octobre 1998 par Fabrice Lauffenburger, qui devient secrétaire de l’association. Le label dans sa forme associative a un but clairement identifié : être une structure capable de financer le groupe In Memoriam.</p>
<p>Memorial Records devient une structure commerciale en janvier 1998 lorsque Julien Beuzard, Mattias Bricage et Arnault Ducret s’associent à Gilles Soulas pour monter une SARL. Gilles Soulas est un vieux militant nationaliste mais il n’est apparu sous les feux de la rampe que lorsque <em>L’Événement du Jeudi</em> du 17 avril 1997 a signalé dans un petit article que le fonds de commerce de la librairie néofasciste parisienne l’Æncre était à vendre et que le seul acheteur déclaré était la Société Européenne de Diffusion et d’Édition (SEDE). Or la SEDE, qui est-ce ? Deux « vieux » militants de l’extrême droite, à savoir Gilles Sereau et Gilles Soulas. Nés respectivement en 1959 et 1955, les deux Gilles ont milité soit au FN pour le premier, soit au PFN pour le second. En effet, Gilles Soulas a fait ses premières armes au sein du Front de la Jeunesse, la structure de jeunesse du GUD et du PFN<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-6/#footnote_0_458" id="identifier_0_458" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Parti des Forces Nouvelles, fr&egrave;re ennemi et concurrent direct du FN durant toutes les ann&eacute;es 1970.">1</a></sup>, et est d’ailleurs parti combattre au Liban par cette filière en 1975 tout comme il a été candidat de ce parti aux élections européennes de 1979 sur la liste Union française pour l’Eurodroite. Passé au FN après la disparition du PFN, tout comme un certain nombre d’autres militants, il devient permanent du FN en 1985 et est candidat aux élections régionales de 1986 à Paris. On le retrouve ensuite comme membre de l’équipe de Serge Martinez aux municipales de 1989, avant que son nom apparaisse moins dans l’actualité du mouvement nationaliste. Mais outre la SEDE, Soulas gagne alors sa vie grâce aux minitels dits « de charme », qu’on appellerait tout simplement ou moins hypocritement des minitels de cul ! Et, circonstance aggravante d’un point de vue néo-fasciste, de cul parfois homosexuel !! Grâce à une société à titre personnel créée en 1992, PromoFrance Organisation, Soulas exploite alors la misère sexuelle de ses contemporains par le biais des 36.15 FAF (Femme A Femme), FEF, DAM, FUREUR, SORTI, COR, GROMAGO, DESTYN, DECIBEL, MATRI, KSTING. Comme l’indiquent les intitulés de ces services, Soulas vise large et n’exploite pas que le « charme ». Il compte aussi sur l’astrologie, les services matrimoniaux, etc. Mais en homme prévoyant, il a également développé une autre société, de composition et photogravure, LP communications, dont l’objectif principal est la publicité pour les services minitels évoqués ci-dessus. Soulas contribue ainsi, à son échelle, à alimenter ces campagnes d’affichage sauvage qui donnent une « image-dégradante-de-la-femme-comme-épouse-et-comme-mère ». Il a officiellement abandonné cette activité télématique fin 1998, déclarant à la commission d’enquête parlementaire sur le DPS<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-6/#footnote_1_458" id="identifier_1_458" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le DPS : service d&rsquo;ordre du Front national ou garde pr&eacute;torienne ? Commission d&rsquo;enqu&ecirc;te parlementaire pr&eacute;sid&eacute;e par Guy Hermier et enregistr&eacute;e &agrave; la pr&eacute;sidence de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale le 26 mai 1999.">2</a></sup> « <em>qu’elle n’était plus rentable. Par ailleurs, certains articles de journaux<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-6/#footnote_2_458" id="identifier_2_458" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Entre autres REFLEXes. Cf. n&deg;52, l&rsquo;article intitul&eacute; &laquo; Gilles Soulas, faf de petite vertu &raquo;.">3</a></sup> avaient annoncé que nous faisions de la télématique rose, ce qui a fait fuir nombre de nos clients</em> ». Soulas tire cependant toujours une partie de ses revenus par le biais de la société Conseil Promotion Service, qui fait de l’affichage essentiellement politique.</p>
<p>Comment expliquer l’intervention directe de Soulas dans un secteur a priori encore peu porteur comme le RIF ? Ce n’est évidemment pas pour l’amour du rock qu’on le retrouve embarqué dans cette histoire. Mais le RIF est alors au cœur d’une opération de séduction menée en direction de la jeunesse par les différents courants du FN, avec des résultats variables il est vrai. De fait, il faut rapprocher l’apparition de Memorial Records de celle de DEFI, Diffusion des Éditeurs Français Indépendants : cette SARL de 50 000 francs est officiellement créée en janvier 1997 par l’association des Éditions nationales, présidée par Bruno Mégret, dont la principale activité est l’édition des ouvrages écrits par des cadres frontistes, dont Mégret au premier chef. DEFI s’est lancée dans la vente par correspondance, et son catalogue, <em>Durandal</em>, est un bon recueil de tout ce qui se fait à l’extrême droite, des livres d’Emmanuel Ratier aux disques de RIF en passant par les bijoux celtiques de la Mélusine. Or les personnes qui font vivre DEFI sont bien représentatives de cette génération de militants qui, contrairement à la précédente, n’est pas obligée d’investir la droite parlementaire pour se reconvertir et qui a clairement choisi le camp mégretiste : le gérant de DEFI est Damien Bariller<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-6/#footnote_3_458" id="identifier_3_458" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Damien Bariller a adh&eacute;r&eacute; au FN en 1987. Responsable FNJ sur Aix d&egrave;s 1988, il entre au comit&eacute; central du FN d&egrave;s 1990 et devient directeur de cabinet de Bruno M&eacute;gret. La d&eacute;cennie 1990 l&rsquo;a vu occuper diverses responsabilit&eacute;s au sein du FN et participer aux diff&eacute;rentes &eacute;lections sur Aix. Il a tout naturellement suivi Bruno M&eacute;gret lors de la scission fin 1998 et il est devenu un cadre du MNR, tout en &eacute;tant directeur de la communication de Vitrolles. Il a quitt&eacute; le MNR en 2002 apr&egrave;s les &eacute;lections l&eacute;gislatives.">4</a></sup>, lieutenant de longue date de Mégret né en 1966, et le responsable des ventes est Philippe Schleiter<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-6/#footnote_4_458" id="identifier_4_458" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Philippe Schleiter a bien &eacute;videmment lui aussi suivi M&eacute;gret lors de la scission de 1998, devenant le directeur national du MNJ et cadre dirigeant du MNR. Il a abandonn&eacute; ce dernier parti en 2002, apr&egrave;s les &eacute;lections l&eacute;gislatives.">5</a></sup> (dit Philippe Sevran), né en 1972 et à l’époque coordinateur national du Renouveau étudiant. Par ailleurs, le catalogue <em>Durandal</em> est élaboré par Riwal Communication, que les fidèles lecteurs de la revue <em>REFLEXes</em> <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">connaissent bien</a> et qui est une véritable pépinière d’anciens militants du GUD. Cette offensive en direction de la jeunesse se traduit également alors par le coup de pouce donné à <em><a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-on-est-faf-et-pretentieux-reflechir-ou-agir-il-faut-choisir/">Réfléchir &amp; Agir</a></em> par Soulas. Son implication correspond ainsi à une démarche très précise de satellisation de la jeunesse nationaliste et de ses éléments les plus dynamiques et radicaux autour de la mouvance de Mégret. Memorial Records, pour sa part, démarre avec un capital de 50 000 francs, ce qui est correct pour une structure de cette taille.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/Promesses_MR_2000-01539.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1459" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/Promesses_MR_2000-01539.jpg" alt="Promesses_MR_2000-01539" width="489" height="709" /></a></p>
<p>Si la structure a réussi à assurer la pérennité de ses activités, elle a malgré tout connu quelques échecs. C’est ainsi que le projet de boutique Memorial Records sur Paris est finalement tombé à l’eau alors que son adresse rue Pernety (XIVème arrondissement) circulait déjà. La perspective d’ennuis liés au commerce des librairies nationalistes, le risque de voir la boutique devenir la cible de dégradation ont finalement convaincu Soulas d’abandonner ce projet. Il en est allé de même avec la revue <em>Entre Terre &amp; Lumière</em> (ETEL) pourtant annoncée à grand bruit dès le printemps 2002 et sur internet à partir de septembre de la même année<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-6/#footnote_5_458" id="identifier_5_458" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Message internet post&eacute; sur le forum du Coq gaulois, 19 septembre 2002">6</a></sup> :<br />
« <em>Bonjour,<br />
un nouveau magazine communautaire intitulé Entre Terre &amp; Lumière paraîtra le 9 novembre. De qualité professionnelle, sa périodicité sera quadrimestrielle pour la première année puis trimestrielle si tout va bien. Son contenu est politico-culturel et son tirage de 1000 exemplaires pour 32 à 36 pages.</em> »<br />
L’équipe de ETEL était censée être composée de membres d’In Memoriam, mais aussi du webmestre du label, du frère de Julien Beuzard ou de compagnons de route comme Olivier Aimon, un proche de Maxime Brunerie jusqu’au fatidique mois de juillet 2002. Il semble que des querelles internes aient torpillé le projet. Memorial Records devait également se développer avec une filiale en Suisse sous l’impulsion du même Olivier A., mais la tentative d’attentat menée par Brunerie contre Jacques Chirac le 14 juillet 2002 et la pression policière qui s’en ait suivi semblent l’avoir poussé à mettre entre parenthèses son implication dans ce milieu tant sur le plan musical que militant.</p>
<p>Si, par l’intermédiaire d’In Memoriam, les dirigeants de Memorial Records attaquent régulièrement Fraction et BBRock pour des paroles trop proches du RAC, cela ne les empêche pas de vendre bon nombre de CD RAC sur leur site comme Evil Skin, gentiment présenté comme un groupe oi français, ou le CD pirate des Tolbiac’s Toads. Leur site, très professionnel, s’est associé à celui du Coq gaulois au cours de l’année 2001 2002 pour le forum de discussion.</p>
<h3>BLEU BLANC ROCK, OU BBROCK (OU ENCORE BBR)</h3>
<p>Cette association a été fondée fin 1998 par Paul Thore, Fabrice Robert et Jean-Christophe Bru dans le but de « promouvoir l’art populaire et non-conformiste ». L’équipe s’est en partie remaniée avec le retrait de Bru qui a été remplacé par Thibaud Lamy en novembre 2001. C’est d’ailleurs à cette occasion que l’association a également changé de nom. Quoique l’appellation Bleu Blanc Rock ne soit pas très originale en soi, on peut se demander si ses fondateurs ne sont pas aller la pêcher dans le bulletin <em>Le Lansquenet</em>, journal lié au FNJ Aix à sa fondation en 1997 et qui avait dans chacun de ses numéros une tribune Bleu Blanc Rock consacrée au RIF.</p>
<p>Le label a peu à peu agrégé autour de lui une partie des groupes de RIF et a joué la carte de la mouvance, chaque membre ou groupe-membre affichant une solidarité sans faille avec l’ensemble de BBR, au moins en public.<br />
Malgré les apparences et en particulier malgré l’orientation RAC de certains groupes (Fraction ou Insurrection pour ne citer qu’eux), ce label s’est créé sur une stratégie d’ouverture qui a pris dès le début une tournure relativement agressive envers les autres acteurs du RIF comme en témoigne cette réponse donnée à une question de la revue <em>Tribune musicale</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-6/#footnote_6_458" id="identifier_6_458" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Tribune musicale n&deg;2, &eacute;t&eacute; 2000">7</a></sup> :</p>
<p>« <em>- <strong>Tribune musicale</strong> : Pourquoi Bleu Blanc Rock ?<br />
- <strong>BBR</strong> : Avant le lancement de l’aventure Bleu Blanc Rock, personne ne se souciait vraiment de faire sortir le rock identitaire du “ ghetto ”. Les politiques parlaient du “ RIF ” dans leurs journaux internes, les labels placés sous leur coupe affirmaient soutenir le RIF… mais au fond tout ce beau monde ne songeait qu’à récupérer les groupes. Il était nécessaire de lancer une structure indépendante et à but non lucratif qui travaille avec les militants au développement du rock identitaire.</em> ».</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/Tract_BBR_anti-PACS-97f52.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1460" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/Tract_BBR_anti-PACS-97f52.jpg" alt="Tract_BBR_anti-PACS-97f52" width="354" height="528" /></a></p>
<p>Cette stratégie a pris deux formes. D’une part, le label visait à diffuser au maximum le RIF hors de son milieu, y compris à perte financièrement parlant. Par le passé, BBR a ainsi été à l’initiative d’une cassette audio et d’un CD à prix coûtant, <em>Antimondial</em>, afin de diffuser le RIF. Il est néanmoins difficile d’évaluer son impact, au sein de la scène faf, comme du côté du grand public. On peut cependant émettre l’hypothèse que de ce côté, le résultat est très limité. Il semble malgré tout que la cassette ait dépassé les 5000 exemplaires diffusés. Le CD compilation, en tout cas, a fait réagir, et pas forcément dans le sens que le label attendait. Figurait en effet parmi la quinzaine de groupes y ayant participé un groupe du Havre, L’FIJ. Or, celui-ci ne s’étant pas particulièrement renseigné sur BBRock, dut rapidement protester du fait que sa bonne foi avait été abusée par BBRock. On put ainsi rapidement lire sur son site, à la place du forum, le message suivant<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-6/#footnote_7_458" id="identifier_7_458" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nous n&rsquo;avons supprim&eacute; qu&rsquo;une toute petite partie des fautes d&rsquo;orthographes qui &eacute;maillaient cette r&eacute;ponse. NDLR.">8</a></sup> : « <em>Nous avons dû fermer le livre d’or et le forum car de nombreuses personnes se sont crues bon de nous faire parvenir des messages xénophobes, antisémites, racistes et fascistes sur notre site. En effet, fin 2001, nous avons participé à une compile dont le thème était les effets de la mondialisation sur les pays pauvres, il s’est avéré que l’association à l’origine de ce projet est une association à caractère extrémiste et nationaliste. Bref, nous nous sommes fait avoir ainsi que d’autres groupes havrais, et cette association vend et distribue dans la France entière des compiles Anti mondial dont nous figurons parmi une quinzaines de groupes à tendances fascistes.<br />
À l’heure actuelle, nous recevons tous les jours des messages extrémistes et des menaces, nous sommes par conséquent obligé de fermer non pas le site, mais le forum et le livre d’or.<br />
Nous sommes vraiment catastrophés et dégoutés de ce qui se passe en France et sur notre site, nous continuerons à nous battre contre le F.N, contre Le Pen et contre tous ceux qui s’opposeront à nous dans cette lutte qui est l’extermination des fâchos. Ce sont des mots durs pour des brutes qui subsistent dans beaucoup de pays malheureusement.<br />
Le groupe et le crew de L’FIJ étant composé de différentes origines nous sommes sincèrement écœurés que des personnes insultent notre dignité et celle de nos bons et loyaux visiteurs. Nous sommes profondément désolés pour vous, et espérons que cette situation changera très vite. C’est pourquoi avec la collaboration d’autres collectifs de musique et associations du havre, nous avons décidé il y a déjà quelques temps de faire un dossier d’enquête sur l’association BBROCK mis en cause dans ce dossier, ainsi que le Coq gaulois pour avoir diffusé des messages violents, nazis et fâchos.<br />
Information judiciaire : Maître Dumel avocat à la cour, rendra un dossier complet de la situation pour l’atteinte et le préjudice porté à vous, nous et notre dignité, aux juges des affaires culturelles de Rouen, que nous remercions pour sa collaboration et son travail. Nous vous informerons des suites de cette affaire merci de votre fidélité ainsi que de votre compréhension, car il est expressément clair que nous sommes contre le FN.<br />
Nous vous remercions. L’FIJ.</em> »</p>
<p>De fait, la stratégie de BBRock se heurte généralement très vite aux limites du ghetto nationaliste qui correspondent grosso modo aux valeurs portées par une grande partie de son public : hitlérisme rampant, antisémitisme et fascination pour les crimes de masse qui vont avec, peur obsessionnelle du métissage… Pour autant, l’analyse menée par BBRock sur la potentialité d’un véritable développement d’un courant musical identitaire n’est pourtant pas fausse. Elle rejoint en effet diverses enquêtes journalistiques menées ces dernières années et en particulier celle publiée dans <em>Le Monde</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-6/#footnote_8_458" id="identifier_8_458" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le Monde, 27 mai 2002">9</a></sup> par Philippe Broussard en mai 2002 à la suite du premier tour des élections présidentielles. Le journaliste y soulignait l’importance de cette frange de la jeunesse française blanche touchée par le racisme anti-arabe mais ne militant pas pour autant dans les rangs de la droite extrême ou ultra. Une jeunesse portant un réflexe et un repli identitaires qui ne disent pas leur nom. Malgré cette pertinence d’analyse de la part du label BBRock, la stratégie qu’il développe n’est pourtant pas foncièrement cohérente puisqu’elle essaie de jouer sur deux tableaux : elle essaie à la fois de sortir du milieu RIF tout en s’appuyant sur celui-ci. L’explication tient évidemment à l’aspect financier des choses : le public RIF est un public captif qui assure à n’importe quelle production de ce courant des retombées financières minimum. Il en serait tout autrement si BBRock jouait complètement la carte de l’infiltration musicale et de l’anonymat : les risques financiers seraient alors maximum. Voilà pourquoi BBRock préfère donc jouer la sécurité, ce qui limite de fait et heureusement ses capacités d’impact.</p>
<p>Toujours dans cette perspective d’ouverture, BBR avait lancé en 2001 la création de cellules BBR dans toute la France, pour promouvoir le RIF. L’idée était bonne dans la mesure où cela permettait une gestion plus locale de la promotion et de la diffusion, et donc une extension de ces dernières. L’expérience démarra bien avec la création de deux cellules, l’une à Paris animée par Maxime Brunerie, et l’autre à Rennes avec Sylvain Averty<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-6/#footnote_9_458" id="identifier_9_458" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancien militant du FNJ devenu dirigeant du MNJ en Bretagne (Rennes) ; &eacute;galement militant d&rsquo;Unit&eacute; radicale et du GUD Rennes, il a &eacute;t&eacute; candidat du MNR aux &eacute;lections l&eacute;gislatives de juin 2002 en Bretagne.">10</a></sup> et Bertrand Miedan<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-6/#footnote_10_458" id="identifier_10_458" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="C&rsquo;est lui aussi un ancien militant du FNJ, mais en r&eacute;gion parisienne ; il a suivi le m&ecirc;me parcours que Sylvain Averty, &eacute;tant simplement suppl&eacute;ant aux l&eacute;gislatives 2002.">11</a></sup>. C’est cette dernière qui s’est avérée la plus active avec la mise sur pied de deux concerts en 2001, le premier en mars avec Insurrection et le deuxième en octobre avec Bagadou Stourm (groupe RAC breton) Fraction et Kaiserbund. Les deux cellules sortaient également un petit bulletin photocopié, <em>Roazhon Rock</em> à Rennes et <em>Musiques d’ici</em> à Paris. Mais l’expérience a rapidement tourné court, les Bretons rencontrant l’hostilité non feinte d’une partie de la mouvance nationaliste bretonne : la cellule bretonne arrête ses activités fin 2001.</p>
<p>D’autre part, outre le fait de sortir le RIF du ghetto nationaliste, Fabrice Robert a toujours eu la prétention de faire de BBRock un moyen de communication pour amener une partie de la jeunesse aux idées NR à travers la musique, voire de s’adresser à des militants anti¬mondialisation « sincères » mais trompés par les « infâmes gauchistes » et de les convaincre. Ceci explique toute la rhétorique sur la « nouvelle alternative », développée ici sous la plume de Thibaud Lamy<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-6/#footnote_11_458" id="identifier_11_458" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jeune R&eacute;sistance n&deg;28, automne 2002.">12</a></sup> :<br />
« <em>Aujourd’hui, les vrais punks, rebelles et anticonformistes, ce sont les groupes identitaires. […] Le nouveau rock alternatif, qui a pris son envol il y a près de dix ans avec la création de Vae Victis, considéré par beaucoup comme les précurseurs de ce que beaucoup ont appelé à tort le rock identitaire français se porte bien. […] Écologie, régionalisme, défense des identités, anti-mondialisation et lutte sociale, les groupes de rock identitaire sont là, prêts à de nouveaux combats, engagés dans une nouvelle alternative, déterminés et bien vivants.</em> » Cela a pu donner à BBRock un certain ton gauchisant qui ne doit évidemment tromper personne : cela s’inscrit tout à fait dans la stratégie développée par BBRock, qui vise à essayer de donner une image policée de lui-même. Mais autant dire que sur ce plan, la démarche est peu cohérente, aussi bien par la promotion du groupe Insurrection que par celle de Regnum Æternam dont la pochette de l’album est, rappelons-le, une photo de soldats nazis.</p>
<h3>SON LIBERTE</h3>
<p>Ce label associatif a principalement sorti les disques de Basic Celtos et de Brixia : il constituait donc le support de la micro-galaxie Elendil. L’équipe de Son Liberté était investie dans BBRock avant que les embrouilles des années 1999-2000 les amènent à prendre leurs distances. L’association Son Liberté existait bien avant l’apparition du RIF et, comme c’est relativement fréquent dans ces milieux-là, la structure a été reprise par les membres de ces groupes. Ces derniers avaient par ailleurs sorti leurs premiers albums sur un petit label indépendant, MC Records. Ils étaient alors diffusés par la SERP, ce qui n’est pas étonnant, puisque MC Records signifie Marie-Caroline Records, du nom de la fille de Jean-Marie Le Pen qui gérait la SERP lors de ses dernières années d’existence. Son Liberté a, de fait, toujours plus ou moins essayé de se tenir en dehors des conflits internes au milieu RIF, sans forcément y parvenir en raison de la personnalité de Jack Marchal.<br />
Ce label avait lancé une petite liste de VPC appelé « Zone d’Œuf », apparemment pas très active. Il semblerait que Son Liberté soit en train de cesser ses activités.</p>
<h3>MUSIQUE &amp; TRADITION (M&amp;T)</h3>
<p>Ce label est basé sur Lyon ; sa région et il a été créé en février 1998 par Sébastien Blanchard et Frédéric F. dans le but de « promouvoir les artistes et écrivains attachés au respect du patrimoine culturel européen ». Si tous les deux sont de jeunes militants nationalistes, Sébastien Blanchard est plus connu comme militant du GUD Lyon. Il fut en effet condamné en septembre 1998 par le tribunal correctionnel de Lyon à cinq mois de prison avec sursis pour violences et menaces contre trois militantes de l’UNEF. Il est en outre membre d’un groupe de hard-core nationaliste révolutionnaire (NRHC), Ultimatum, qui a deux albums à son actif. Cela explique que Musique &amp; Tradition n’ait pas produit et diffusé que du RIF et qu’on puisse y retrouver des groupes RAC comme Chevrotine ou 9ème Panzer Symphonie ainsi que des groupes suprémacistes blancs américains comme RaHoWa ou Bound for Glory, par exemple. L’association a pu compter sur l’aide et l’infrastructure de l’imprimerie Saint-Joseph, créée en 1981 et dirigée par Pascal Marion. Ce dernier est un cadre lyonnais du FN qui a déjà été candidat pour le parti, sans être sectaire pour autant. Proche des milieux catholiques nationalistes, il imprime par exemple le journal de l’Œuvre française à Lyon, <em>Jeune Nation</em>. Musique &amp; Tradition pouvait de fait être considéré comme proche du FN et passait d’ailleurs par le groupe FN au conseil régional pour ses envois postaux. Mais il a essayé de maintenir une certaine neutralité, et on a ainsi pu voir un stand M&amp;T au Conseil national du MNJ les 9 et 10 octobre 1999 à Lyon. L’association a été officiellement dissoute en février 2001, mais elle continue ses activités.</p>
<h3>PIT RECORDS</h3>
<p>Ce label, fondé en 1994 par Olivier Garnier et Frédéric P. dans l’Essonne, n’est pas à proprement parler un label RIF. C’est un label clairement RAC, qui, à l’occasion, a sorti des groupes comme Fraction Hexagone, Vae Victis ou Traboules Gones. D’ailleurs, Garnier a un bon passé de bonehead derrière lui, même s’il n’a plus la boule à zéro. Il a en effet animé dans sa prime jeunesse le fanzine <em>After Shave</em>, lancé en 1993, et qui publie des interviews des groupes nazi-skins de l’époque. Mais Garnier réfléchit également et il milite au sein du Renouveau étudiant sur Paris dans ces années 1990. Pourtant, malgré ce passé, son label n’a pas bonne réputation dans le petit milieu RIF. Tout d’abord, Garnier traîne derrière lui une belle réputation de voleur, et pas que dans le milieu du RIF. Nombreux sont ses clients qui n’ont jamais reçu leur commande ou des produits de mauvaise qualité. D’ailleurs la sortie de la compilation Bleu Blanc Rock fut un temps retardée pour cause de problèmes d’argent avec Pit Records. Ensuite, son sens du marketing le pousse régulièrement à orner les pochettes des groupes d’images de SS, sans que les groupes revendiquent leur appartenance au nazisme, ce qui fait désordre dans la quête de respectabilité et de discrétion que recherchent certains groupes RIF. Cela n’empêche pas Garnier d’être pourtant régulièrement invité, comme lors de la dernière journée identitaire organisée par <em>Fier de l’Être</em> en novembre 2003.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_458" class="footnote">Parti des Forces Nouvelles, frère ennemi et concurrent direct du FN durant toutes les années 1970.</li><li id="footnote_1_458" class="footnote">Le DPS : service d’ordre du Front national ou garde prétorienne ? Commission d’enquête parlementaire présidée par Guy Hermier et enregistrée à la présidence de l’Assemblée nationale le 26 mai 1999.</li><li id="footnote_2_458" class="footnote">Entre autres REFLEXes. Cf. n°52, l’article intitulé « Gilles Soulas, faf de petite vertu ».</li><li id="footnote_3_458" class="footnote">Damien Bariller a adhéré au FN en 1987. Responsable FNJ sur Aix dès 1988, il entre au comité central du FN dès 1990 et devient directeur de cabinet de Bruno Mégret. La décennie 1990 l’a vu occuper diverses responsabilités au sein du FN et participer aux différentes élections sur Aix. Il a tout naturellement suivi Bruno Mégret lors de la scission fin 1998 et il est devenu un cadre du MNR, tout en étant directeur de la communication de Vitrolles. Il a quitté le MNR en 2002 après les élections législatives.</li><li id="footnote_4_458" class="footnote">Philippe Schleiter a bien évidemment lui aussi suivi Mégret lors de la scission de 1998, devenant le directeur national du MNJ et cadre dirigeant du MNR. Il a abandonné ce dernier parti en 2002, après les élections législatives.</li><li id="footnote_5_458" class="footnote">Message internet posté sur le forum du Coq gaulois, 19 septembre 2002</li><li id="footnote_6_458" class="footnote"><em>Tribune musicale</em> n°2, été 2000</li><li id="footnote_7_458" class="footnote">Nous n’avons supprimé qu’une toute petite partie des fautes d’orthographes qui émaillaient cette réponse. NDLR.</li><li id="footnote_8_458" class="footnote"><em>Le Monde</em>, 27 mai 2002</li><li id="footnote_9_458" class="footnote">Ancien militant du FNJ devenu dirigeant du MNJ en Bretagne (Rennes) ; également militant d’Unité radicale et du GUD Rennes, il a été candidat du MNR aux élections législatives de juin 2002 en Bretagne.</li><li id="footnote_10_458" class="footnote">C’est lui aussi un ancien militant du FNJ, mais en région parisienne ; il a suivi le même parcours que Sylvain Averty, étant simplement suppléant aux législatives 2002.</li><li id="footnote_11_458" class="footnote"><em>Jeune Résistance</em> n°28, automne 2002.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>MP 88 : quand les fafs chantent le web&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 13:13:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le web a attiré toutes les tendances de l&rsquo;extrême droite française sans pour autant réussir à toujours en tirer profit. Qu&rsquo;en est-il dans le domaine musical ? On a vu apparaître ces dernières années une pléiade de sites spécialisés sur le Rock Identitaire Français (RIF) ou le Rock Against Communism (RAC), des sites de groupes musicaux (Fraction Hexagone, 9e Panzer Symphonie pour les plus anciens, Basic Celtos, Brixia, Elendil pour les plus récents), des labels ou distributeurs (rock en stock, Bleu Blanc Rock), des pages perso&#8230;<br />
qu&rsquo;en est-il réellement ?</strong></p>
<p>Dans le domaine musical, l&rsquo;utilisation d&rsquo;Internet par l&rsquo;extrême droite s&rsquo;est développée avec l&rsquo;apparition du RIF et s&rsquo;est surtout accentuée ces deux dernières années. Si, jusque dans les années 1997-1998, la musique nationaliste en France tournait principalement autour du RAC, se caractérisant par une musique puissante voire violente (oï ou hard-core) et suivie par un public composé de boneheads primaires et de néo-nazis dégénérés, ces dernières années furent plus axées sur la création et le développement du RIF, censé être plus «présentable». Les deux scènes ayant beaucoup de mal à se côtoyer, on a eu le plaisir d&rsquo;assister pendant quelques années à différentes embrouilles entre les anciens, partisans d&rsquo;une ligne dure, et la nouvelle tendance ne rêvant que de télé et de radio. C&rsquo;est dans ce contexte mouvementé que s&rsquo;est développé Internet pour eux.<br />
Si la question principale est de savoir si l&rsquo;activité sur Internet est bien le reflet de leur présence sur le terrain, on peut sans difficulté répondre par l&rsquo;affirmative. La pauvreté de la scène musicale faf (si on peut parler de scène) est semblable à celle de leur présence sur Internet. En effet le bilan après quelques années n&rsquo;est pas brillant. Les concerts réunissent rarement plus d&rsquo;une centaine de personnes, tournent autour d&rsquo;une dizaine de groupes, il n&rsquo;existe pas ou peu de fanzines sur la musique, bref, malgré tous les efforts pour rendre plus «fréquentables» leurs concerts et plus abordable leur musique (puisque maintenant la musique identitaire comprend aussi bien du rock que de la techno, de la variété, voire même du rap), le RIF n&rsquo;a pas réussi à s&rsquo;attirer un nouveau public ni à augmenter le nombre de ses concerts.</p>
<h3>Le roi des animaux</h3>
<p>Pourtant l&rsquo;outil Internet n&rsquo;a pas été négligé, et rapidement, plusieurs acteurs du milieu RIF s&rsquo;y sont intéressés. Parmi les sites plus anciens et les mieux faits dans ce domaine figurait le Lion des Flandres, site disparu depuis le début de l&rsquo;année 2001, probablement suite à la mise en lien des <em>Carnets de Turner</em> (publication interdite, ce qui déclencha l&rsquo;ouverture d&rsquo;une instruction judiciaire), l&rsquo;adresse renvoya un moment sur le site du groupe RIF Elendil, puis finalement sur celui du Gud Lille. Depuis le Lion semble s&rsquo;être mis au vert.<br />
On trouvait sur le site du Lion des Flandres ce qui constituera la composition classique d&rsquo;un site RIF, à savoir :<br />
- une description des groupes RIF avec photos, textes, fichiers MP3, discographie et interviews, les groupes RAC, trop marqués, étant souvent oubliés ;<br />
- l&rsquo;actualité musicale : sortie de K7, CD, démos des groupes, comptes rendus de concerts ayant eu lieu, publications liées au RIF ou en parlant ;<br />
- une liste de diffusion contrôlée : annonce des mises à jour du site, des dates de concerts ;<br />
- une liste de liens vers des sites «amis», souvent très complète ;<br />
- parfois, pour les sites les plus complets, des éditoriaux ou autres textes sortis de la mouvance NR.<br />
Le Lion des Flandres fut certainement un pionnier sur Internet dans le domaine du RIF.</p>
<h3>Les deux pieds dedans</h3>
<p>Depuis deux ans environ sont apparus ceux qui vont devenir les nouvelles références en matière de RIF sur Internet : le Coq gaulois (en mai 1999) et Bleu Blanc Rock (en mars 2001).<br />
Le Coq gaulois, d&rsquo;abord hébergé sur Angelfire, qu&rsquo;il quitta début 2001 suite à un «problème de déontologie», est maintenant propriétaire de son nom de domaine depuis mai 2001. Il l&rsquo;a acheté à l&rsquo;étranger, ce qui permet de ne pas déclarer son identité ou d&rsquo;en déclarer une fausse, en l&rsquo;occurrence Jean Dupont résidant 88 rue de Vichy à Paris (on notera l&rsquo;humour très particulier du webmestre).<br />
Ce site assez bien fait et mis à jour mensuellement est animé par une seule personne qui se fait appeler le Coq gaulois. Présent depuis longtemps dans tous les concerts fafs, il n&rsquo;hésite pas à faire des aller-retour dans toute la France et fait un peu figure d&rsquo;ancien dans le microcosme du RIF. Il suit aussi de près l&rsquo;évolution d&rsquo;Unité Radicale (UR) et autres «mouvement de jeunesse» (on a pu le voir cette année au 1er mai d&rsquo;UR directement débarqué de son fief lyonnais), le but étant d&rsquo;amener un maximum de jeunes nationalistes autour de la musique.<br />
Comme sur celui du Lion des Flandres, on trouve sur son site un descriptif de tous les groupes RIF de la scène actuelle : Aion, Basic Celtos, Brixia, Elendil, In Memoriam, Kaiserbund, le Ksan, Vae Victis&#8230;<br />
Il est aussi le seul à s&rsquo;être ouvert à l&rsquo;étranger avec des liens vers des groupes espagnols (Celtica, Estirpe Imperial), suédois (Hel, Ultima Thule), italiens (Lon-dinium SPQR, Sottofasciasemplice, Zetazeroalfa), allemand (Carpe Diem), québécois (Trouble Makers) et slovène (Laibach). La plupart peuvent être commandés chez Memorial Record à Paris.<br />
Le site du Coq gaulois est malgré tout beaucoup plus complet que celui du Lion des Flandres ou d&rsquo;autres sites musicaux puisqu&rsquo;on y trouve aussi des rubriques «Lectures», «Tribunes Libres» et «Fanzines» : dans la première, on retrouve les derniers ouvrages d&rsquo;auteurs d&rsquo;extrême droite, avec un lien vers l&rsquo;Orphéon (ancien bimestriel où l&rsquo;on peut lire les signatures de Roland Gaucher ou Jean Mabire et dont les sujets de prédilection sont l&rsquo;islam et l&rsquo;immigration ou la Seconde Guerre mondiale et les Waffen SS) ; dans la seconde rubrique, des tribunes libres de Philippe Schleiter, directeur national du MNJ, de Marguerite Bastien ou de Georges-Pierre Tonnelier du FNB (Front Nouveau de Belgique) ou encore de Guillaume Luyt, membre du comité directeur d&rsquo;UR et animateur de la CoordiNation, par ailleurs ancien directeur national du FNJ ; et enfin côté fanzine, il n&rsquo;y a plus que <em>Fier de l&rsquo;Être</em> (de la banlieue sud parisienne) à figurer sur le site depuis la disparition de <em>Tribune musicale</em> (éphémère revue consacrée au RIF, dont seul six numéros sont parus courant 2000-2001). Enfin, annoncé pour le mois d&rsquo;octobre sur le site, un nouveau magazine «culturel», <em>Quartier libre</em> (proche du MNJ, à la même adresse que Mémorial Records), n&rsquo;est toujours pas sorti.<br />
Quatre autres rubriques complètent le site sans briller par leur contenu : elles n&rsquo;ont quasiment jamais été mises à jour depuis l&rsquo;ouverture du site. L&rsquo;une s&rsquo;appelle «Quelques interrogations légitimes» : elle fait le tour des questions racistes les plus primaires ; l&rsquo;autre regroupe des «propos politiquement incorrects» (ceux de Chirac sur le bruit et l&rsquo;odeur ou ceux de Rocard sur toute la misère du monde que l&rsquo;on ne peut accueillir, bref, rien de bien neuf), la troisième nous dévoile «quelques infos sur F. Mitterrand», là encore pas de scoop, la jeunesse française de Mitterrand ayant déjà fait couler beaucoup d&rsquo;encre. La dernière rubrique, la plus risible, nous rappelle notre «culture nationale», à savoir le coq gaulois, la Marseillaise et le drapeau tricolore : pauvre de nous !<br />
Bizarrement, le forum du site ne figure pas sur la page d&rsquo;accueil mais dans une sous-rubrique du chapitre consacrée au RIF, comme pour axer les discussions autour de la musique et éviter tous risques de considérations politiques de bas étage. On retrouve dans ce forum tous les acteurs du milieu musical d&rsquo;extrême droite actuel, des groupes musicaux au simple spectateur, tout ce petit monde débattant des grandes questions existentielles de la scène RIF : comment sortir de l&rsquo;isolement médiatique, comment réussir l&rsquo;union autour du RIF après la scission FN-MNR, doit-on investir tous les styles musicaux au risque de se couper d&rsquo;une partie du public (celui qui a le bras tendu n&rsquo;étant pas toujours compatible avec la recherche de respectabilité)&#8230;<br />
Depuis quelques mois, le site du Coq gaulois organisait également un concours RIF où l&rsquo;on pouvait gagner les CDs de nos groupes détestés, malheureusement la réactivation du plan Vigipirate l&rsquo;a contraint à suspendre le jeu, car il n&rsquo;est plus possible actuellement d&rsquo;expédier par la poste des colis anonymement, et le webmestre se refuse à divulguer son identité. À noter aussi dans la série parano sa page d&rsquo;accueil, sur laquelle, si l&rsquo;on clique sur l&rsquo;écusson du Coq, apparaît le dessin d&rsquo;une personne que l&rsquo;on cherche à faire parler et qui déclame «Mais puisque j&rsquo;vous dis que je ne sais pas qui c&rsquo;est le coq gaulois !!!». Aurait-il honte de ses opinions, ou bien de la musique qu&rsquo;il écoute (ou qu&rsquo;il vante en tout cas) ?<br />
Une liste de liens vient compléter le site avec une trentaine d&rsquo;adresses, pour moitié consacrées à la musique, pour le reste à des organisations politiques (FNJ, MNJ, FNB) et autres associations militantes (AGIR, Unité radicale, Nation française).<br />
Depuis peu figure sur sa page d&rsquo;accueil un lien direct avec Canal RIF, une radio via Internet créée au début de l&rsquo;été qui diffuse des concerts (comme le concert d&rsquo;In Memoriam à Vitrolles en novembre 1998) ou qui donne des «cartes blanches» à des groupes (Aion en septembre et Basic Celtos en octobre). Le site n&rsquo;est pas assez ancien pour en voir réellement l&rsquo;utilité, mais cela a au moins le «mérite» de combler une lacune puisque même sur Radio Courtoisie, le RIF n&rsquo;a pas réussi à faire son entrée. Malgré le soutien du Coq gaulois, le webmestre a l&rsquo;air de se plaindre du manque d&rsquo;auditeurs.</p>
<h3>BBR, ach gross Filou</h3>
<p>Bleu Blanc Rock, l&rsquo;autre site de référence sur le RIF, est la vitrine de l&rsquo;association du même nom. Créée fin 1998 par Fabrice Robert d&rsquo;Unité radicale, membre du groupe Fraction (ex-Fraction Hexagone), par Jean-Christophe Bru du groupe Ile-de-France et par Paul Thore du fanzine L&rsquo;Épervier, l&rsquo;association a ouvert son site en mars 2001 sous l&rsquo;impulsion de Fabrice Robert (déjà webmestre du site d&rsquo;Unité radicale).<br />
L&rsquo;association prétend avoir pour but «de diffuser le rock indépendant anti-mondialiste auprès du grand public», c&rsquo;est du moins ce qu&rsquo;il dit dans une interview qu&rsquo;on peut lire actuellement sur leur site. À l&rsquo;ouverture du site, la même interview en ligne parlait de «diffuser le rock nationaliste», ce qui n&rsquo;est pas exactement la même chose.<br />
Il faut reconnaître qu&rsquo;ils ont su faire évoluer leur discours au vu de l&rsquo;actualité internationale&#8230; comme le montre l&rsquo;exemple suivant, qui pourrait s&rsquo;intituler «Comment dissimuler un bon gros nationaliste derrière un gentil manifestant anti-mondialisation» et qui rappelle la tentative d&rsquo;action des militants d&rsquo;Unité radicale lors du grand ballet anti-mondialisation de Millau au mois de mai 2001. À la même époque, et durant plusieurs mois, la page d&rsquo;accueil du site BBR était un édito intitulé «Le rock n&rsquo;est pas une marchandise». La volonté clairement affichée d&rsquo;infiltrer les luttes anti-mondialisation (mais aussi les campagnes anti-MacDo ou les luttes écolos) pour y apporter, doucement mais sûrement, un discours nationaliste et identitaire, se ressent sur chaque page du site. On y parle davantage de rock anti-système que de rock nationaliste ou identitaire. Les liens annoncés sur la page d&rsquo;accueil sont dans la droite ligne de cette stratégie de récupération. Le premier lien à inaugurer cette rubrique, appelée «Actualité sur le web» fut le site d&rsquo;Indymédia France (voir capture d&rsquo;écran ci-dessus), agence de presse alternative créée à l&rsquo;occasion du contre-sommet de Seattle en 1999 et qui a depuis couvert tous les sommets (Prague, Göteborg, Gênes). Menacé d&rsquo;une plainte par l&rsquo;animateur d&rsquo;Indymédia, le lien a été supprimé (ou plutôt archivé) et remplacé successivement par une autre agence de presse alternative : le Maquis de Paname, puis par les écolos d&rsquo;Earth First, eco-warriors américains.<br />
L&rsquo;actualité musicale reste dans le même esprit, s&rsquo;y retrouvent chroniqués des groupes clairement antifascistes comme Assassin, Rage againt The Machine, Parabellum ou Tryo (chacun dans un style musical différent), permettant ainsi à la fois d&rsquo;avancer masqué derrière des groupes qui servent à leur insu de caution, mais aussi et surtout de figurer dans les moteurs de recherche lorsque l&rsquo;on tape un nom de groupe : le fan inconditionnel est ainsi attiré, de même que le groupe lui-même qui, souvent, vérifie son nom sur les moteurs de recherche. Dans le même temps, leur catalogue de distribution est des plus explicites puisqu&rsquo;il ne comprend que des groupes RIF, commandables à l&rsquo;adresse de l&rsquo;association à Châteauroux.</p>
<h3>Pour vivre heureux, vivons cachés</h3>
<p>Avec une présentation de leur activité militante (plus que pauvre) et des «outils» mis à la disposition des militants (autocollants, affiches, K7), les animateurs du site ne laissent rien paraître de leurs réelles activités, comme la présence du webmestre du site, Fabrice Robert, aux Assises d&rsquo;Unité radicale le 22 mai 2001 à Paris (intervention intitulée «Investir le champ culturel et les nouveaux médias») ou aux Rencontres nationalistes à Bruxelles le 6 octobre, organisées par les animateurs de la revue Devenir et du groupe politique Nation (sur «La presse nationaliste, perspectives, espoir», Robert intervenant pour parler de son rôle de webmestre). Aucune allusion non plus au stand qu&rsquo;ils ont tenu aux BBR (pour Bleu Blanc Rouge, cette fois ci), la fête annuelle du Front national à Paris, stand où l&rsquo;on pouvait se tenir informés sur le prochain concert organisé par le GUD Bretagne à Mordelles avec Bagadou Stourm, Reconquista et Fraction (toujours avec l&rsquo;inévitable Fabrice Robert). D&rsquo;ailleurs, ce concert ne fut même pas annoncé sur le site, comme tous les autres concerts du genre d&rsquo;ailleurs, car sinon le vernis «rock anti-système / anticapitaliste / anti-mondialistion» risquerait de se craqueler pour révéler le vrai visage de cette musique.<br />
Toutefois, nos petits amis du RIF semblent faire des émules puisque vient d&rsquo;apparaître un lien vers un site de musique identitaire allemande : IDM.</p>
<h3>Et la concurrence ?</h3>
<p>Bizarrement absent d&rsquo;Internet jusqu&rsquo;à présent, Mémorial Records, l&rsquo;autre label du RIF, devrait avoir ouvert son site au mois de décembre, mais rien de bien neuf n&rsquo;est annoncé : news, groupes, forum, MP3, vidéo, tout cela en écoutant Canal Rif.<br />
Du côté des groupes, pratiquement tous ont leur site, mais peu d&rsquo;entre eux cherchent à l&rsquo;exploiter : pas de mise à jour, aucune info, pas de forum&#8230; À noter quand même l&rsquo;exemple de Basic Celtos (rap / fusion) qui, depuis quelque temps, tente de squatter les forums musicaux pour annoncer son dernier album. Ils ont presque réussi avec le site de rap les Rapaces, mais cela a finalement produit l&rsquo;effet inverse, puisque les rappeurs ont découvert la supercherie et ont mis en ligne sur leur site un dossier sur Basic Celtos avec différentes interviews du groupe ne laissant aucun doute sur leurs opinions.<br />
Voilà donc le paysage actuel du web musical faf en France ; après quelques années de travail sur ce média, on pourrait dire que la boucle est bouclée. La tentative de dissimulation derrière un discours anti-&#8230;tout par certains ou bien la recherche (presque la quête) de respectabilité avec la mise en avant de musique plus abordable pour d&rsquo;autres n&rsquo;ont finalement rien apporté de plus à ce jour au milieu de la musique d&rsquo;extrême droite.</p>
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		<title>Le fil identitaire</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 13:10:21 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Si donc la communication nationaliste est finalement assez contrastée dans ses modes d&rsquo;action et ses résultats, il est un secteur qui a connu un certain développement, à savoir le créneau identitaire. Revues, boutiques, ateliers de création, groupes musicaux : le terme est utilisé par tous les supports possibles et imaginables et cette inflation n&rsquo;est pas innocente. La notion présente en effet des avantages politiques tout autant qu&rsquo;idéologiques. Les avantages les plus évidents sont sur la neutralité du terme. Il est en effet peu connoté et ne renvoie pas de prime abord aux «heures les plus sombres de notre histoire» comme diraient nos chers démocrates. Contrairement au mot nationalisme qui est associé dans l&rsquo;imaginaire européen à la violence et à la fermeture aux autres, «identitaire» est plutôt dans l&rsquo;air du temps. Il évoque le «terroir», les «racines», le «ressourcement», bref toutes ces notions qui sont la base du marketing commercial depuis une dizaine d&rsquo;années et que l&rsquo;on retrouve dans de nombreuses publicités télévisées. Et à qui reprocherait-on de vouloir avoir une identité ?<br />
Par ailleurs, le terme correspond également assez bien à l&rsquo;évolution idéologique d&rsquo;une fraction du courant nationaliste français, à savoir tous ceux pour qui le combat prioritaire et légitime n&rsquo;est plus tant dans la défense de la nation française que dans celle du peuplement blanc européen. Cela englobe Terre &amp; Peuple, Unité radicale dans une certaine mesure mais également toute une série de petites structures qui font passer le combat culturel avant le combat purement militant. L&rsquo;étiquette de «nationalistes européens» leur conviendrait bien mais elle n&rsquo;est pas très parlante et peut prêter à confusion. Aussi le terme d&rsquo;identitaire leur va-t-il à merveille, ce que Jean Mabire traduisait parfaitement à la dernière table ronde de Terre &amp; Peuple début octobre en recommandant d&rsquo;abandonner définitivement le terme de nationaliste, trop ambigu. En outre l&rsquo;adoption du mot traduit parfaitement le repli politique prôné par ses utilisateurs. Au début du Contrat social, Rousseau établit une distinction importante entre agrégation et association. Pour lui, la société ne saurait être le résultat d&rsquo;une multitude d&rsquo;individus poursuivant chacun des buts particuliers mais d&rsquo;une association d&rsquo;individus s&rsquo;unissant par un acte volontaire. Il allait en cela contre certains auteurs libéraux comme Bernard Mandeville qui considérait que le bien commun provenait de la réalisation des biens individuels. Pour lui, la volonté générale, indispensable à toute société, ne saurait jaillir de la multitude et de l&rsquo;agrégation. Or il faut bien constater que le système capitaliste a «réussi» en deux siècles dans les pays européens à substituer l&rsquo;agrégation à l&rsquo;association, tant par la diffusion de valeurs individualistes et hédonistes que par des mouvements migratoires nationaux dans un premier temps et internationaux dans un deuxième temps. Le développement de la thématique «identitaire» dans une partie du courant nationaliste n&rsquo;est donc finalement pas si éloignée que cela dans sa démarche de la thématique «républicaine» dans d&rsquo;autres courants politiques, chevènementistes en particulier. Ces thématiques visent à retourner à un âge d&rsquo;or de la vie en société, quand tout le corps social, pour hétérogène qu&rsquo;il soit, avait une véritable volonté générale, qu&rsquo;elle soit politique ou ethnique.</p>
<h3>Mer &amp; Poulpe</h3>
<p>C&rsquo;est donc cette thématique que l&rsquo;on retrouve dans <em>Terre &amp; Peuple &#8211; La revue</em> qui marche de plus en plus sur les brisées du GRECE ancienne mouture. On y trouve une rubrique qui figurait autrefois dans <em>Éléments</em> sur les traditions populaires européennes. Il est d&rsquo;ailleurs à noter que la revue multiplie les hommages et clins d&rsquo;œil au GRECE, que ce soit avec un compte rendu élogieux des derniers numéros d&rsquo;<em>Éléments</em>, en particulier celui consacré à l&rsquo;Europe, ou des encarts consacrés au château de Roquefavour (Ventabren), propriété du GRECE, à partir duquel M. Rollet, «greciste» historique, anime le bulletin <em>L&rsquo;Âtre</em>. Mais c&rsquo;est aussi la thématique des premiers ouvrages publiés par la nouvelle SARL de presse lancée par Pierre Vial, les Éditions de la Forêt. Mais il existe bien d&rsquo;autres structures diffusant ce type de discours du «retour aux racines» :<br />
- journaux «enracinés» comme le bulletin <em>Alternative Europe</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-fil-identitaire/#footnote_0_205" id="identifier_0_205" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancienne scission alsacienne de Nouvelle R&eacute;sistance, dont les animateurs s&rsquo;affirment &laquo;militants europ&eacute;ens convaincus, pour qui l&rsquo;Alsace ne pourra se d&eacute;velopper pleinement uniquement dans le cadre d&rsquo;une Europe f&eacute;d&eacute;rale des r&eacute;gions, o&ugrave; la conscience identitaire europ&eacute;enne sera affirm&eacute;e face &agrave; l&rsquo;imp&eacute;rialisme am&eacute;ricain et face &agrave; l&rsquo;immigration extra-europ&eacute;enne&raquo;.">1</a></sup> ou le trimestriel <em>Utlagi </em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-fil-identitaire/#footnote_1_205" id="identifier_1_205" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cela signifie hors-la-loi. Ce journal est implant&eacute; en Bretagne, en Normandie et dans le Maine.">2</a></sup>, <em>Montségur </em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-fil-identitaire/#footnote_2_205" id="identifier_2_205" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="N&eacute; en 2000 de la r&eacute;union des anciennes &eacute;quipes de l&rsquo;Avant-Garde Jeunesse (St&eacute;phane Par&eacute;d&eacute;, responsable MNJ et UR &agrave; N&icirc;mes), Parcours d&rsquo;Europe (Bruno Favrit), Auda Isarn et des militants occitans isol&eacute;s">3</a></sup> ou <em>Le Lansquenet </em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-fil-identitaire/#footnote_3_205" id="identifier_3_205" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Assez curieusement, sans doute parce qu&rsquo;ils n&rsquo;y connaissent rien, les r&eacute;dacteurs encensent le CCI (Courant Communiste Internationaliste) c&rsquo;est-&agrave;-dire l&rsquo;ultra-gauche conseilliste, ce groupuscule &eacute;tant traditionnellement hostile &agrave; l&rsquo;antifascisme.">4</a></sup> à Aix, <em>Gwenn Ha Du</em> en Bretagne ou <em>Solaria</em> en Alsace, trimestriel animé par Jean-Christophe Mathelin et rattaché à la Maison du Soleil<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-fil-identitaire/#footnote_4_205" id="identifier_4_205" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce centre produit des bijoux, posters, calendriers, etc. Il est vivement recommand&eacute; aussi bien par Ratier que par les NR ou encore par Terre &amp; Peuple.">5</a></sup> (centre d&rsquo;études solaires) à Diedendorf ;<br />
- petites maisons d&rsquo;édition comme le Veilleur de Proue, affiliée au Mouvement de la Jeunesse Normande (MJN, lié au Mouvement normand dont le président est Didier Patte, ancien membre de Nouvelle Résistance) et qui éditent des brochures de paganisme nordique;<br />
- ateliers artisanaux comme l&rsquo;Atelier de l&rsquo;Elfe ou l&rsquo;Atelier des Léopards d&rsquo;Or à Remiremont ou les «boutiques d&rsquo;artisanat enraciné» comme Lou Paradou à Nice ou Terres celtiques à Grenoble. Cette boutique animée par de vieux militants NR grenoblois déjà à l&rsquo;œuvre du temps de la revue <em>Noir &amp; Rouge</em> se veut à la fois pôle de diffusion de vêtements (surplus, T-Shirts mytho, fringues skinheads), de bibelots pour «décorer son petit bunker» (sic) (emblèmes médiévaux, fanions nazis, etc.), de livres et de CDs, de boissons et enfin d&rsquo;armes (matraques, poings américains&#8230;) et pôle de regroupement NR autour de l&rsquo;association La Bagaude. D&rsquo;après eux, tout cela ne vaut pas «une charge de panzers au petit matin» mais apparemment ils s&rsquo;en contentent&#8230; Le gérant-propriétaire Christian Mollier ainsi que d&rsquo;autres militants MNR de l&rsquo;Isère ont d&rsquo;ailleurs été poursuivis l&rsquo;année dernière pour l&rsquo;attaque d&rsquo;un meeting sur l&rsquo;immigration algérienne en novembre 1999. Même si le tribunal correctionnel a été obligé d&rsquo;abandonner les accusations de coups et blessures, port d&rsquo;armes, en raison de l&rsquo;imprécision des témoignages, les inculpés ont été jugés pour «entrave concertée à la liberté de réunion» et surtout pour «incitation à la haine raciale» pour divers slogans. Ils ont été condamnés les uns et les autres à des amendes, à des peines de prison avec sursis (10 mois) et à la privation de leurs droits civiques (5 ans). Le lâchage par le MNR a aussitôt poussé Mollier dans les bras du FN, ce qui a valu de nouvelles poursuites au responsable local de ce parti, Georges Theil, pour des propos négationnistes.</p>
<h3>L&rsquo;Oreille cassée</h3>
<p>On ne saurait conclure ce bref panorama sans un mot sur le bien nommé Rock Identitaire Français. Le RIF apparaît en tant que tel avec le groupe Vae Victis, monté par des militants du Renouveau étudiant en 1993. Brocardée à ses débuts, l&rsquo;expérience finit par s&rsquo;avérer concluante et suscite la création d&rsquo;autres groupes, sans pour autant qu&rsquo;il y ait de ligne politico-musicale bien claire et sans même que la notion de RIF constitue autre chose qu&rsquo;une définition par défaut. Nationaliste, le RIF rassemble tous ceux qui veulent sortir du ghetto bonehead et essayer de faire de la musique un média militant comme a pu l&rsquo;être le rock alternatif pour le milieu libertaire à la fin des années 1980. De l&rsquo;extérieur, le pari semble réussi. Deux labels, Memorial Records et Bleu-Blanc-Rock, parviennent à produire une dizaine de groupes comme Aion (Lorraine, musique indus), Basic Celtos (région parisienne, fusion), Brixia (région parisienne, rock), Elendil (région parisienne, rock), Fraction (PACA, metal), Ile-de-France (région parisienne, rock), In Memoriam (région parisienne, rock), Kaiserbund (région parisienne, musique indus), Vae Victis (région parisienne, rock), Insurrection (Châteauroux, rock limite RAC). Chaque label a une démarche spécifique qui lui permet d&rsquo;exploiter un créneau. Dans le cas de Memorial Records, la démarche est clairement commerciale puisque le label est une SARL montée avec l&rsquo;aide de Gilles Soulas. Memorial s&rsquo;appuie essentiellement sur In Memoriam, les membres étant les mêmes : Julien Beuzard, Matthias Briccage ou Xavier Schleiter. Lié de façon militante au MNR, In Memoriam bénéficie de fait de ce créneau. Bleu-Blanc-Rock est clairement plus militant et rassemble à présent les deux tiers des groupes. Lancé en 1998 par Fabrice Robert, Jean-Christophe Bru et Paul Thore entre autres, BBR a adopté dès le début une politique de promotion du RIF visant clairement à en faire un outil politique, copiant en cela la démarche des Italiens du groupe Zetazeroalfa, avec qui ils ont des liens très étroits. Le principal support a été une cassette-compilation vendue 10 francs et qui a été diffusée à 5000 exemplaires, lors de fêtes de la musique par exemple. Souhaitant rééditer l&rsquo;expérience, le label s&rsquo;apprête à faire la même chose avec un CD-Rom vendu deux euros et centré sur la lutte contre la mondialisation. BBR a par ailleurs mis en place un site Internet efficace qui pratique la tactique du «cheval de Troie». Le site chronique en effet des groupes non nationalistes, voire d&rsquo;extrême gauche, ce qui lui permet d&rsquo;apparaître dans les sélections des moteurs de recherche lors de recherches portant sur ces groupes, et de toucher ainsi un public qui lui aurait totalement échappé. Enfin, le label a mis en place des relais locaux, en général une ou deux personnes, pompeusement appelés «cellules militantes». Mais en creusant un peu, on peut s&rsquo;apercevoir que le bilan de l&rsquo;expérience est heureusement moins positif. D&rsquo;une part, faute de stratégie bien définie, le RIF reste confiné à un petit public et, pire pour ses promoteurs, à un public largement bonehead ! Celui-ci compose en effet une bonne part du public des concerts. Le constat vaut aussi pour les musiciens qui sont sur la brèche depuis quelques années et ne sont finalement qu&rsquo;une bonne quinzaine. On retrouve en effet Julien Beuzard, Fabrice Lauffenburger ou Thibaud Lamy dans plusieurs groupes à la fois. D&rsquo;autre part, le milieu est très divisé et multiplie les embrouilles internes, en particulier entre les musiciens d&rsquo;In Memoriam et les autres. Enfin, la politique de confinement des antifascistes a porté ses fruits en empêchant le RIF de devenir cet outil politique que voulaient en faire ses promoteurs. On peut rappeler à titre d&rsquo;exemple l&rsquo;affaire du Podium Rock du Gibus au printemps 2000. Ayant franchi en douce la première élimination qui avait vu l&rsquo;élimination de 120 groupes sur 200, Ile-de-France comptait faire de même pour la deuxième. Finalement, cette deuxième compétition a eu lieu sans eux à la suite des pressions exercées sur le Gibus et de l&rsquo;annonce d&rsquo;un rassemblement à côté de la salle. Même si le groupe et ses fans se sont réfugiés sous un pont avec un groupe électrogène, la manœuvre a échoué. Néanmoins, il est évident que la neutralité du terme identitaire ne peut que permettre ce type de tentative et il serait bien étonnant qu&rsquo;on n&rsquo;assiste pas dans les années à venir à des tentatives de prise de contact avec des organisateurs de spectacle ou des groupes non nationalistes, mais séduits par la thématique identitaire et antimondialisation. Après tout, il existe déjà des activités de ce type dans le domaine intellectuel. C&rsquo;est le cas des conférences annuelles de la revue <em>Politica Hermetica</em> publiée par L&rsquo;Âge d&rsquo;Homme, ou du festival européen des mythes et légendes de Carcassonne, dont le vice-président est Christophe Levalois, proche du GRECE et fidèle alter ego d&rsquo;Arnaud Guyot-Jeannin dans le cercle Sol Invictus. Comme quoi tout est tristement possible&#8230;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_205" class="footnote">Ancienne scission alsacienne de Nouvelle Résistance, dont les animateurs s&rsquo;affirment «militants européens convaincus, pour qui l&rsquo;Alsace ne pourra se développer pleinement uniquement dans le cadre d&rsquo;une Europe fédérale des régions, où la conscience identitaire européenne sera affirmée face à l&rsquo;impérialisme américain et face à l&rsquo;immigration extra-européenne».</li><li id="footnote_1_205" class="footnote">Cela signifie hors-la-loi. Ce journal est implanté en Bretagne, en Normandie et dans le Maine.</li><li id="footnote_2_205" class="footnote">Né en 2000 de la réunion des anciennes équipes de l&rsquo;Avant-Garde Jeunesse (Stéphane Parédé, responsable MNJ et UR à Nîmes), Parcours d&rsquo;Europe (Bruno Favrit), Auda Isarn et des militants occitans isolés</li><li id="footnote_3_205" class="footnote">Assez curieusement, sans doute parce qu&rsquo;ils n&rsquo;y connaissent rien, les rédacteurs encensent le CCI (Courant Communiste Internationaliste) c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;ultra-gauche conseilliste, ce groupuscule étant traditionnellement hostile à l&rsquo;antifascisme.</li><li id="footnote_4_205" class="footnote">Ce centre produit des bijoux, posters, calendriers, etc. Il est vivement recommandé aussi bien par Ratier que par les NR ou encore par Terre &amp; Peuple.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Tiiiiiimber !</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Apr 2004 11:43:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE)]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Posté le 26 avril 2004</p>
<p>Le 30 mars dernier, la police de l&rsquo;Indre a donc (temporairement ?) mis fin aux activités du « bûcheron » de Saint-Maur, c&rsquo;est-à-dire Paul Thore. Au delà du personnage, c&rsquo;est tout un microcosme qui est chamboulé et cela ne peut que nous réjouir même si comme on le verra par la suite, cette affaire pose bien des questions. Né en mars 1973, Paul Thore était en effet le point de rencontre de divers courants nationalistes a priori peu susceptibles de travailler ensemble.</p>
<p>Il était avant tout l&rsquo;une des figures les plus remuantes du courant national-catholique au sein ou proche du FN. Longtemps membre du FNJ, il avait gardé un pied au FN et la presse nationale n&rsquo;a pas manqué de rappeler qu&rsquo;il apparaissait il y a encore quatre ans comme rédacteur en chef du <em>Patriote du Berry</em>, bulletin local du FN 36. Plus simplement, il suffisait de chercher son stand lors du défilé du 1er mai du FN et on tombait immanquablement sur son petit commerce militant, curieux mélange de breloques nationalistes françaises et de références fascistes historiques, avec Léon Degrelle en figure vedette. Son aura de tête brûlée n&rsquo;étant pas forcément goûtée de tous les responsables du FN, Paul Thore avait mis en place une structure autonome, dont la vitrine a longtemps été la revue l&rsquo;<em>Épervier</em>. Le n°1 de cette revue est paru à l&rsquo;automne 1996 en honorant le Scalp d&rsquo;un dossier recensant les différents moyens d&rsquo;expression et manifestations du groupe antifasciste et elle se présentait alors comme étant éditée par des membres de la Fédération Nationale Catholique, qui se voulait le lieu de regroupement des mouvements, groupes et bonnes volontés adhérant à la Charte d&rsquo;Action National-Catholique. À l&rsquo;image de ses animateurs, le journal affiche dès le début une très grande ouverture d&rsquo;esprit puisque Paul Thore adopte alors le pseudonyme de « G. Rézon » pour remplir sa tâche de rédacteur en chef et que les revues ou librairies considérées comme amies sont quasiment strictement sélectionnées sur leur orientation catholique. Les quelques structures non catholiques sont alors stigmatisées par un « p » entre parenthèses, pour bien signifier leur orientation païenne. Thore enverra d&rsquo;ailleurs une lettre gratinée à <em>Réfléchir &amp; Agir</em> en 1998 pour signifier à l&rsquo;équipe animatrice de cette revue que les membres de l&rsquo;<em>Épervier</em> ne collaboraient qu&rsquo;avec « des païens intelligents qui respectent la foi de leurs camarades catholiques » et qu&rsquo;ils ne voulaient « rien avoir à faire avec des abrutis qui ont un esprit malsain souvent dans un corps malsain ! ». Les moyens de la revue sont au début assez frustes mais, plein de ressources, Thore montera par la suite avec sa femme et sa mère une association permettant de servir de relais aux activités du petit groupe sur Châteauroux et dont l&rsquo;objet social est de « favoriser les échanges d&rsquo;idées populaires et culturelles » : Peuple &amp; Culture.<br />
Cela permettra ainsi de mettre sur pied une boutique de VPC, Para Bellum, qui diffusait autocollants et patchs divers dont le blason de la division SS Charlemagne et d&rsquo;assurer le contact postal de Bleu Blanc Rock dont Paul Thore est le président comme on le verra ci-dessous.<br />
Par la suite cette Fédération deviendra la Ligue Nationale Catholique et nous offrira l&rsquo;occasion de ricaner un bon coup : sa présentation était en effet quasiment intégralement copiée sur celle du réseau antifasciste No Pasaran, ce qui était un comble pour des « purs et durs » comme les militants de Châteauroux, rebaptisés Loups du Berry. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs sous ce nom qu&rsquo;ils organiseront une conférence de Guillaume Faye en novembre 2000 consacrée à « l&rsquo;invasion de l&rsquo;Europe ».</p>
<p>Depuis 2001, la Ligue était mise en sommeil et la revue ne paraissait plus, en grande partie à cause des ennuis judiciaires accumulés par Paul Thore et ses camarades le printemps de cette année-là. Une campagne de propagande extrêmement agressive sur Châteauroux les avait conduit en garde à vue pour certains d&rsquo;entre eux, en particulier Paul Thore, et les liens du groupe avec les milieux révisionnistes étaient avérés. Il suffisait de comparer les autocollants de l&rsquo;Épervier avec ceux du VHO, principale structure négationniste franco-belge dont l&rsquo;un des animateurs est Vincent Reynouard, pour comprendre l&rsquo;importance des contacts entre les deux groupes. Il n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas étonnant qu&rsquo;on ait retrouvé des exemplaires du livre de Reynouard sur Oradour-sur-Glane parmi le matériel appartenant à Thore.</p>
<p>Cela n&rsquo;empêchait malgré tout pas notre « bûcheron » de rester actif, par le biais du Rock Identitaire Français dont il était un acteur important. Étant l&rsquo;un des initiateur de Bleu Blanc Rock (BBR) en 1999 grâce à des contacts noués bien avant la scission survenue au sein du FN, il permettait à la structure voulue par Fabrice Robert d&rsquo;apparaître comme unitaire à un moment où le RIF optait majoritairement pour Bruno Mégret et donc de garder un orteil au sein du FN et des milieux catholiques. Plus pragmatiquement, cela permettra aussi à BBR de diffuser son matériel dans des manifestations comme les cortèges anti-PACS au printemps 1999, des pèlerinages Paris-Chartres ou certaines réunions du FN. Localement, Paul Thore manifestait d&rsquo;ailleurs ces goûts pour la musique en étant le parolier d&rsquo;un groupe dont son frère Miquel était le batteur : Insurrection. Ce trio jouera tout au long de sa courte carrière soit avec des groupes skinheads nazis (RAC), soit pour le FNJ, que ce soit lors de son université d&rsquo;été annuelle au château de Neuvy-sur-Barangeon ou dans son local parisien du Forum Jeunesse. Il faut dire que le bassiste du groupe, Eymeric G., en était toujours militant et que cela facilitait donc les contacts. Cela rend comme d&rsquo;habitude pitoyable les dénégations du FN de l&rsquo;Indre prétendant n&rsquo;avoir rien à voir avec ces « gens là » !!! On peut d&rsquo;ailleurs impatiemment attendre les réactions du FN du Cher si le groupe Europa Nostra dont les membres sont des militants FNJ et qui est une réplique exacte d&rsquo;Insurrection est inquiété dans les semaines à venir par la police dans le cadre de l&rsquo;enquête en cours&#8230;<br />
Si Paul Thore était un peu plus en retrait depuis deux ans, il n&rsquo;était malgré tout pas à la retraite, en témoigne le Nouvel An BBR du 31 décembre 2003, grâce au commerce ouvert en juillet 2001, la Taverne Saint-Georges, qui servit durant un temps de boîte postale pour BBR avant que l&rsquo;association ne rouvre une boîte postale. Le maître des lieux y organisait des concerts variés ce qui permettait de diluer le RIF dans un univers officiellement apolitique, suivant en cela les consignes de BBR. Accessoirement, la Taverne servait également de « cantine » à l&rsquo;Institut d&rsquo;Histoire des Identités Nationales et Régionales, fondé à Saint-Marcel (36) par Francis Bergeron, vieux militant solidariste, en 2002.</p>
<p>Popaul n&rsquo;avait pourtant pas que des amis. Orgueilleux, sectaire et politiquement borné, il avait contribué très largement à jeter la division au sein du RIF entre BBR et l&rsquo;équipe de Memorial Records / In Memoriam. Les attaques de l&rsquo;Épervier contre ces derniers furent féroces, tel ce commentaire sur l&rsquo;album En Palestine d&rsquo;In Memoriam : « <em>Voici le CD tant attendu qui devait être gratuit. Ce CD devait être offert avec le numéro spécial d&rsquo;un magazine autrefois nationaliste et dont la haine anti-catholique systématique nous oblige à taire le nom . Bref, quoi qu&rsquo;il en soit, le 3 titres a vu le jour mais il n&rsquo;est pas gratuit puisqu&rsquo;il vaut 40 francs. L&rsquo;événement majeur de ce CD, c&rsquo;est l&rsquo;arrivée dans le groupe d&rsquo;un deuxième chanteur-compositeur. Nous nous réjouissons de l&rsquo;arrivée de Xavier</em> [Schleiter. NDLR] <em>dans le groupe car il a su donner un sens plus politique aux textes du groupe ! Musicalement, c&rsquo;est toujours du bon rock français ; pour ça, on n&rsquo;a jamais dit le contraire&#8230;</em> ». Dans toutes les adresses disponibles à la fin de la revue, on ne trouvait d&rsquo;ailleurs pas l&rsquo;adresse de la librairie de Gilles Soulas, ni le contact de Memorial Record. L&rsquo;Epervier était distribué à Paris à la Licorne Bleue, tenue par Thierry Dreschmann, concurrent de Gilles Soulas dans le petit monde de la librairie faf. Ces relations tendues purent d&rsquo;ailleurs aller jusqu&rsquo;à la confrontation physique lors de concerts, comme à Bourges avec Julien Beuzard en décembre 1999 par exemple. L&rsquo;équipe de Memorial Records lui rendra d&rsquo;ailleurs la pareille chaque fois que ce sera possible et Paul Thore sera violemment mis en cause comme mec fliqué et subventionné par des mairies de gauche par Louise Alaux, épouse de Gilles Soulas et ancienne trésorière du MNR, début novembre 2002, pour justifier le refus d&rsquo;accueillir BBRock à la Fête de l&rsquo;Identité et des Libertés du 09 novembre 2002.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, cet ensemble a du plomb dans l&rsquo;aile et il y a fort à parier que les activités nationalo-catholico-négationno-musicalo-fascistes de Châteauroux vont connaître une baisse de régime. Pour autant le moment choisi par la police pour intervenir pose bien des questions. Sans aller jusqu&rsquo;à la thèse défendue par BBR selon laquelle il s&rsquo;agissait de faire oublier l&rsquo;arrestation de militants islamistes, on ne peut que rester perplexe devant l&rsquo;importance accordée à cette histoire si on la compare avec le silence dont ont bénéficié d&rsquo;autres démantèlements récents de trafics d&rsquo;armes dont les protagonistes étaient également des militants nationalistes ou néo-fascistes. C&rsquo;est par exemple le cas le 10 mars dernier avec l&rsquo;arrestation dans les Vosges par le SRPJ de Nancy de 17 personnes pour détention d&rsquo;armes de guerre et d&rsquo;explosifs. Si la presse locale n&rsquo;a pas cité le nom de la seule personne écrouée, nous la connaissons pour notre part très bien puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de Cédric Bégin. Ce skinhead a longtemps été membre du PNFE et animateur du fanzine <em>Swastika</em> durant la première moitié des années 1990. Exclu des parachutistes lors de son service militaire, membre du génie civil durant quelques temps, il est écroué le 19 octobre 2000 à Épinal pour incitation à la haine raciale, détention d&rsquo;armes et d&rsquo;explosifs et dégradation de monuments publics (pour une affichette raciste apposée sur le monument du maréchal Leclerc à Madonne-et-Lamerey). Cette arrestation est alors la conséquence du coup de filet faisant suite au solstice d&rsquo;hiver du 18 octobre 2000 à Plainfaing et dans lequel était impliqué un responsable du FN, Jean-Yves Douissard. Bégin sera condamné en appel le 20 juin 2002 par la Cour d&rsquo;appel de Nancy à 2 ans de prison dont 20 mois avec sursis. N&rsquo;ayant pas renoncé à ses activités explosives, il a donc continué à tremper dans divers trafics dont le club de tir qu&rsquo;une partie des militants et sympathisants nationalistes impliqués fréquentaient était le pivot central. Autre trafic d&rsquo;ailleurs dont la presse n&rsquo;a pas parlé et qui avait lieu lui aussi dans les Vosges : celui qui était animé par André Leroy, ancien militaire et sympathisant d&rsquo;extrême droite, qui a été arrêté au début du mois de novembre 2003 en possession d&rsquo;armes de guerre et d&rsquo;explosifs. S&rsquo;il s&rsquo;est suicidé lors de sa détention préventive, l&rsquo;individu était bien connu des clubs de tir de la région de Saint-Dié et son trafic durait depuis 1995. Autant dire que Paul Thore et ses petits camarades peuvent passer à côté pour des petits joueurs avec leur vieille Sten et leurs grenades à main&#8230;<br />
Dernier détail piquant : l&rsquo;avocat de Paul Thore est Frédéric Pichon. Militant depuis qu&rsquo;il a 15 ans au FNJ puis à Troisième Voie et au GUD avant de revenir au FN, il a déjà été l&rsquo;avocat d&rsquo;une multitude de militants nationalistes impliqués dans des affaires délictueuses. Il fut ainsi le défenseur des militants du GUD Nancy poursuivis le 19 octobre 2001 pour incitation à la haine raciale devant le tribunal correctionnel de Nancy pour une participation à une manifestation d&rsquo;Unité Radicale le 28 octobre 2000. Mais il a surtout été l&rsquo;avocat d&rsquo;Adeline Rimoux, fille du directeur de cabinet de Dominique Perben, dans l&rsquo;affaire Clippel puis Scheckler (Cf <em>REFLEXes</em> n°7), pour une détention illégale d&rsquo;arme à feu et une provocation au suicide.</p>
<p>Décidément, le monde est petit et les préoccupations nationalistes bien monomaniaques !</p>
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		<title>Nazis et cotillons !</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jan 2004 11:14:08 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 09 novembre a donc vu se dérouler l&rsquo;acte inaugural d&rsquo;une nouvelle tentative de fédération des énergies militantes issues principalement du MNR. Rassemblant environ 1300 à 1400 personnes pour les débats et 400 pour le concert nocturne d&rsquo;In Memoriam, la fête de la salle Wagram a vu resurgir quelques vieilles connaissances qui semblaient un peu échaudées par le lent naufrage du MNR.Dernière minute :</p>
<p>La Fête de l&rsquo;Identité et des Libertés</p>
<p>Nazis et cotillons!</p>
<p>Le 09 novembre a donc vu se dérouler l&rsquo;acte inaugural d&rsquo;une nouvelle tentative de fédération des énergies militantes issues principalement du MNR. Rassemblant environ 1300 à 1400 personnes pour les débats et 400 pour le concert nocturne d&rsquo;In Memoriam, la fête de la salle Wagram a vu resurgir quelques vieilles connaissances qui semblaient un peu échaudées par le lent naufrage du MNR. Parmi ceux-ci on peut citer au premier titre Gilles Soulas son épouse Louise Allaux mais aussi Olivier Chalmel, Gilles Pennelle ou Denis Daudé. Cette initiative amène quelques réflexions et hypothèses. Tout d&rsquo;abord elle prétendait réunir « une famille politique trop longtemps divisée ». Les participants de la fête sont en eux-mêmes un désaveu de cette ambition. Certes on pouvait compter parmi les stands des structures ayant la réputation d&rsquo;être restées neutres depuis la scission et leur présence représentait donc un certain engagement. Mais c&rsquo;est évidemment parce que cette initiative se présentait comme strictement culturelle et ne préfigurait pas un troisième parti politique nationaliste. De fait les absents étaient tout aussi remarquables que ces présents. Il n&rsquo;y avait ainsi aucune personnalité représentant le FN et on peut même se demander si des militants de base avaient fait le déplacement ! Cela limite considérablement la portée de cette démarche unitaire… Les autres absents, du moins officiellement car ils étaient bien dans la salle, sont les anciens ou nouveaux membres de la mouvance NR rebaptisé « identitaire » : les Jeunesses Identitaires, Jeune Résistance, Bleu-Blanc-Rock. On peut émettre plusieurs hypothèses sur cette absence. En ce qui concerne les JI, il semble évident qu&rsquo;elles présentaient le double désavantage d&rsquo;être une structure politique (mais le Mouvement Régionaliste de Bretagne ou Alsace d&rsquo;abord avaient un stand et ce ne sontt pas des associations de cueilleurs de champignons !) et concurrente puisque chassant sur le même terrain. Il y a aussi sans doute la crainte d&rsquo;être associé à des structures à la réputation sulfureuse depuis un fameux 14 juillet 2002. Mais étant donné l&rsquo;orientation de certains stands ou participants (Guillaume Faye, Éric Delcroix pour ne citer qu&rsquo;eux), ce prétexte semble ridicule. Reste le cas Bleu-Blanc-Rock. Association culturelle réunissant des militants de toutes les chapelles, BBRock semblait pouvoir réunir toutes les conditions pour être présente. Mais elle n&rsquo;a pas été invitée et c&rsquo;est un courriel de Louise Allaux, largement diffusé sur le net grâce à la bienveillance de la Garde Franque, qui en donne l&rsquo;explication. Elle y accuse en effet le responsable de BBRock d&rsquo;être « un mec fliqué subventionné actuellement par des mairies de gauche ! ! ». Cette attaque directe vise bien évidemment notre bon ami Paul Thore<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nazis-et-cotillons/#footnote_0_186" id="identifier_0_186" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. REFLEXes n&deg;1 (NS">1</a></sup>), gérant et propriétaire d&rsquo;un bar à Saint-Maur (36), la Taverne Saint-Georges, et psycho-déficiant notoire. Mais on ne peut s&rsquo;empêcher de supposer que cela arrangeait également bien Memorial Records<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nazis-et-cotillons/#footnote_1_186" id="identifier_1_186" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. REFLEXes n&deg;4 (NS">2</a></sup>), seul (ou presque…) vendeur de CD à cette fête…</p>
<p>Bref, la journée du 09 novembre a manifestement démontré que l&rsquo;unité du mouvement nationaliste était loin d&rsquo;être retrouvée. En outre la faune qu&rsquo;elle a attiré nous permet de ne pas trop craindre un élargissement du public : boneheads de Durandal ou de la 9ème Panzer Symphonie déguisés en Blood &amp; Honour, hooligans parisiens, cadres ou militants radicalisés du MNJ… Il flottait dans la partie la plus jeune de l&rsquo;assistance une nette effluve de mythomanie nazifiante parfaitement illustrée par les tenues vestimentaires !</p>
<p>Que va devenir la Maison de l&rsquo;Identité et des Libertés ? Deux hypothèses sont possibles :</p>
<p>Soit la MIL lance une dynamique suffisante pour continuer à fédérer autour d&rsquo;elle et elle représentera alors un pôle de regroupement alternatif au FN. Mais cela supposerait qu&rsquo;elle s&rsquo;implante en province et qu&rsquo;elle parvienne à convaincre ses membres de reprendre le collier politique. Le tout est hautement hypothétique.</p>
<p>Soit la MIL n&rsquo;est qu&rsquo;un baroud d&rsquo;honneur comme le fut l&rsquo;éphémère Front de la Jeunesse au printemps 1999, c&rsquo;est-à-dire une initiative qui va juste permettre aux anciens cadres du MNR et à certains militants de cesser la lutte politique la tête haute.</p>
<p>Cette deuxième hypothèse n&rsquo;est sans doute pas celle des organisateurs mais c&rsquo;est celle qui nous semble la plus crédible. On gardera bien sûr un oeil dessus !</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_186" class="footnote">Cf. REFLEXes n°1 (NS</li><li id="footnote_1_186" class="footnote">Cf. REFLEXes n°4 (NS</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Scandale au LOFT!</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Apr 2002 16:07:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Bleu-Blanc-Rock (BBR)]]></category>
		<category><![CDATA[Fabrice Robert]]></category>
		<category><![CDATA[Front National de la Jeunesse (FNJ)]]></category>
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		<category><![CDATA[Unité radicale (UR)]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour calmer la frustration sexuelle de ses militants, le FNJ les envoie se faire les poules !La folie «Loft Story» n’en finit pas de faire des ravages dans la jeunesse française ! Des pans entiers de jeunes bien comme il faut succombent aux charmes des otages de M6, y compris notre belle jeunesse nationaliste. Les militants FNJ ne reculent en effet devant aucune méthode pour s’approcher de Loana, Laure et les autres, à savoir les poules.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pour calmer la frustration sexuelle de ses militants, le FNJ les envoie se faire les poules !La folie «Loft Story» n’en finit pas de faire des ravages dans la jeunesse française ! Des pans entiers de jeunes bien comme il faut succombent aux charmes des otages de M6, y compris notre belle jeunesse nationaliste. Les militants FNJ ne reculent en effet devant aucune méthode pour s’approcher de Loana, Laure et les autres, à savoir les poules.</p>
<p>C’est ainsi que le 12 mai dernier deux jeunes militants ont profité de l’appel de Zalea-TV à manifester devant le loft pour essayer de s’y introduire. Bien habillés pour l’occasion, avec de jolies petites chemisettes de couleur, le secrétaire départemental FNJ de Paris, Arnaud Fréry, et son petit camarade se sont glissés dans la foule, persuadés de n’être ni reconnus ni inquiétés par les hordes gauchistes qui composaient l’essentiel du rassemblement. Ils ont pu ainsi faire les cakous devant le mur d’enceinte défoncé et sur le toit d’un bâtiment attenant au parking du studio (photo ci-contre).</p>
<p>Mais comme toutes les stars, Arnaud a oublié que l’anonymat n’existe pas et qu’on l’a suffisamment vu ce printemps sur les marchés du XXe arrondissement parisien pour ne pas avoir oublié sa sale bobine ! Le contexte ne s’y prêtant pas du tout, les deux petits coqs n’ont pas été chassés de la manifestation anti-loft. Il faut dire qu’il était même assez réjouissant de les voir servir la soupe à ceux qu’ils considèrent depuis toujours comme «l’Anti-France»… Espérons qu’ils n’aient pas mal interprété cette tolérance abusive de la part des militants antifascistes présents sur place…</p>
<p>En tout cas, on frémit rétrospectivement à ce que ces deux petits militants nationalistes auraient fait subir à ces pauvres gallinacées du Loft s’ils les avaient attrapées…</p>
<p><strong>Ils nous volent tout!</strong></p>
<p>Pire que des coucous, les groupuscules nationalistes nous volent tout ! Prenons par exemple cette présentation d’une petite organisation politique qui a la couleur de la présentation du réseau No Pasaran, car elle «n’est ni une structure figée, ni une organisation inféodée à un parti» et qui a vocation «à promouvoir l’échange d’idées, d’analyses et d’expériences», qui a le goût de la présentation du réseau No Pasaran car «indépendante, elle fixe son action dans une volonté de formation et d’actions coordonnées afin de combattre de manière efficace» mais qui n’est pas la présentation du réseau No Pasaran car c’est celle de la groupusculette Ligue Nationale Catholique (LNC). Fondée à Châteauroux par un ancien militant du FNJ avec quelques rasés de service, la LNC complète la panoplie des activités nationalistes sur la ville où on trouvait déjà, et animés par les mêmes, le fanzine L’Épervier, une liste de distribution, le groupe Insurrection et le label Bleu Blanc Rock (celui-ci étant coanimé avec Fabrice Robert d’Unité radicale et Jean-Christophe Bru du groupe Ile-de-France). Pauvres petits militants nationalistes contraints de copier la présentation de leurs ennemis pour être crédibles…</p>
<p>Mais les mêmes récidivent en utilisant des illustrations tirées de No Pasaran pour leurs autocollants !!!</p>
<p>Eh Paul, tu veux vraiment qu’on te l’offre ce cerveau ou c’est pour consommer plus tard ?!!</p>
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