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	<title>REFLEXes &#187; Blood &amp; Honour (BH)</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Philippe Vardon au Rassemblement Bleu Marine, retour sur un naufrage annoncé</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Nov 2013 15:45:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Rassemblement Bleu Marine (RBM), nous avait promis Marine Le Pen, devait attirer des personnalités de tout bord, et donner un nouvel élan dans la dédiabolisation de l’image du Front National. Résultat, après plusieurs mois d’existence, on se retrouve avec le chansonnier Jean Roucas, Philippe Vardon qui a adhéré en douce, ainsi que quelques passagers [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Rassemblement Bleu Marine (RBM), nous avait promis Marine Le Pen, devait attirer des personnalités de tout bord, et donner un nouvel élan dans la dédiabolisation de l’image du Front National. Résultat, après plusieurs mois d’existence, on se retrouve avec le chansonnier Jean Roucas, Philippe Vardon qui a adhéré en douce, ainsi que quelques passagers clandestins comme on le verra plus tard. Autant dire que le butin est maigre.</strong></p>
<p>On ne saura sans doute jamais ce qui est passé par la tête de Philippe Vardon dans cette histoire. Coup de bluff ou coup de folie, toujours est-il que le responsable des Identitaires n’aura pas profité longtemps de son coup médiatique. Et ce n’est pas son tweets du 5 novembre concernant la réception du chèque de remboursement de sa vraie-fausse adhésion au RBM qui va changer la donne.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/vardon_reboursement-820e5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1791" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/vardon_reboursement-820e5.jpg" alt="vardon_reboursement-820e5" width="502" height="240" /></a></p>
<p>Cette histoire nous donne néanmoins quelques informations intéressantes sur la santé des Identitaires et de leurs chefs. Vardon semble avoir tiré un trait concernant le potentiel des Identitaires. Après plus de 10 ans passés à la tête de la formation, il en a fait le bilan, comme il l’avait annoncé au début de l’histoire des Identitaires. Si le mouvement ne réussissait pas à dépasser sa condition groupusculaire, il en tirerait toutes les conséquences et il irait voir ailleurs. Ce qu’il a tenté de faire bien maladroitement. Depuis la tentative ratée de présenter un candidat aux présidentielles de 2012, plus rien ne marche chez les zids. Ils se font piquer leurs idées et leur rhétorique sur la laïcité par Marine Le Pen. Leurs groupes locaux se cassent la gueule (on pense en particulier à Paris avec la perte de leur local) et les derniers coups d’éclat médiatiques (Poitiers et l’occupation du siège du PS) leur rapportent surtout des emmerdes. Si on rajoute à ça la campagne Génération Identitaire qui ne parvient pas à décoller, surtout si on la compare à la précédente <strong>&laquo;&nbsp;<a href="http://reflexes.samizdat.net/une-autre-jeunesse/">Une Autre Jeunesse</a>&laquo;&nbsp;</strong>, et que d’autre part des cadres soient partis avec le clan Roudier pour fonder le Réseau-Identité, il ne reste plus grand chose.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1792" style="width: 778px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/IMG_6550.jpg"><img class="size-full wp-image-1792" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/IMG_6550.jpg" alt="Vardon à l'université d'été du Front National à Marseille en 2013" width="768" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Vardon à l&rsquo;université d&rsquo;été du Front National à Marseille en 2013</p></div>
<p>Il est quand même naïf de la part de Vardon de penser que les cadres frontistes le laisseraient adhérer à l’une de leur structure, surtout si il n’avait négocié aucun contact avec les dirigeants du FN (au contraire de ce qu’avait fait Unité Radicale avec le MNR de Mégret en multipliant au moins par 10 ses effectifs d’après Eddy Marsan<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/philippe-vardon-au-rassemblement-bleu-marine-retour-sur-un-naufrage-annonce/#footnote_0_504" id="identifier_0_504" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancien Secr&eacute;taire D&eacute;partemental du FNJ du Lot et Garonne, puis responsable du FN et t&ecirc;te de liste pour les r&eacute;gionales en 1992. En 1998, il quitte le FN pour le MNR en fondant son mouvement l&rsquo;Alternative Nationale, dans le but de regrouper militants FN et MNR sur une ligne &laquo; identitaire europ&eacute;enne sans ambigu&iuml;t&eacute; &raquo; pr&ocirc;nant un &laquo; discours radical &raquo;. Il publie alors son bulletin La Lettre de L&rsquo;Alternative Nationale. Devant son refus de rentrer dans le rang, il est exclu du MNR et rejoint Unit&eacute; Radicale. A la dissolution d&rsquo;UR, il se rapproche de l&rsquo;&eacute;quipe de Militant et profite de son bulletin, transform&eacute; en Lettre d&rsquo;Eddy Marsan, diffus&eacute; et financ&eacute; gr&acirc;ce aux cr&eacute;dits qui lui sont allou&eacute;s en tant que Conseiller R&eacute;gional, pour r&eacute;gler ses comptes avec les diff&eacute;rentes tendances et personnalit&eacute;s de la sc&egrave;ne nationaliste. Ce qui lui vaudra quelques &laquo; cassages de gueules &raquo; lors de r&eacute;unions unitaires, comme lors de la journ&eacute;e de l&rsquo;Identit&eacute; &agrave; Paris en 2003 ! Il semble qu&rsquo;Eddy Marsan ait disparu des rangs nationalistes, certaines mauvaises langues affirmant que son go&ucirc;t immod&eacute;r&eacute; pour la f&ecirc;te et la vie nocturne">1</a></sup>. Il est beaucoup trop marqué pour le FN version Marine, et bien plus utile à l’extérieur du FN, en incarnant une extrême droite en apparence plus radicale que le Front National pour les médias.</p>
<p>La carrière de Philipe Vardon, dans les rangs de la mouvance nationaliste-révolutionnaire, commence dans la seconde partie des années 90. Membre un temps du FNJ, il rejoint le GUD et UR. Il devient le chanteur de Fraction (anciennement <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/">Fraction Hexagone</a></strong>) en 1999 sur l’album « Le son d’histoire ». Fraction, après s’être débarrassé du mot Hexagone, <strong><a href="http://www.liberation.fr/culture/1996/12/07/l-observatoire-de-l-extremisme-denonce-fraction-hexagone_191686" target="_blank">suite à l’affaire « une balle »</a></strong>, jouera sous de nombreux noms comme Moloko Velocet, ou bien encore sous le nom Action, pour la compilation hommage à Légion 88, avec le morceau Légion Blanche (mais en version ska !). Il faut dire qu’entre le groupe, les paroles de la chanson, les autres groupes, rendre hommage au groupe phare de la scène RAC françaises des années 80 qui œuvrait alors dans la scène RIF, ça faisait un peu tache.</p>
<p><strong>VARDON ET LA SCENE BLOOD &amp; HONOR</strong></p>
<p>Ce passé, certains dans le milieu nationaliste, ne l’ont pas oublié et se sont fait un plaisir de ressortir de vieux dossiers, qui comme c’est souvent le cas (souvenez-vous de l’affaire Gabriac) se sont retrouvés très rapidement dans les rédactions françaises. On a ainsi vu resurgir une vieille vidéo, tirée d&rsquo;un documentaire diffusé sur ARTE il y a quelques années où l&rsquo;on peut voir et entendre le jeune Vardon reprendre en chœur une chanson du groupe Evil Skin, la Zyklon Army, devant une forêt de bras tendus.Une vidéo qui avait déjà été postée par l’ Œuvre Française, l&rsquo;ennemi juré des identitaires, il y a 2 ans sur un site très proche du mouvement. Vardon s&rsquo;est bien évidemment empressé de porter plainte contre le journal arguant pour sa défense qu&rsquo;à l&rsquo;époque il n&rsquo;avait que 15 ans.</p>
<p>Si effectivement Vardon a débuté très jeune dans la mouvance skinhead nazie, il l&rsquo;a fréquentée, comme son camarade Robert, très longtemps et ceci jusqu&rsquo;à un passé très récent. Les deux hommes avaient alors choisi leur camp, celui de Blood &amp; Honour (dirigé par Greg Reemers), alors ennemis avec les Charlemagne Hammerskins d’Hervé Guttuso, qui n’aimaient pas grand monde il faut bien le dire.<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/philippe-vardon-au-rassemblement-bleu-marine-retour-sur-un-naufrage-annonce/#footnote_1_504" id="identifier_1_504" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pour ceux et celles qui voudraient se rappeler cette folle &eacute;poque, nous vous invitons &agrave; consulter les articles publi&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;poque dans la version papier de REFLEXes,&nbsp;1,&nbsp;2, 3, 4">2</a></sup></p>
<p>Dans les années 2000, plusieurs groupes vont successivement revendiquer l’étiquette Blood &amp; Honour (que ce soit au niveau national ou régional) sans forcément avoir l’aval des Anglais. L’une de ces sections les plus dynamiques, était la section B&amp;H Midgard, dont les liens avec Vardon et Robert sont très sérieux. Le groupe de Montpellier DSH (Division Skinhead ou Division Sang &amp; Honneur, c’est selon), dont les membres appartiennent à Midgard, ont joué en 2002 ensemble, et le B&amp;H Midgard a participé au SO du concert de Fraction à Nice pour le 1er mai 2004.</p>
<p>Le fanzine de B&amp;H Midgard, Signal 28, de son côté parlait très positivement des Identitaires, comme dans son numéro 1 : « … il faut refaire les liens entre les partis dit nationalistes et nous. Il faut rassembler les gens de mêmes idées et éviter de trop vite juger sur l&rsquo;apparence … nous devons donc diffuser la propagande des partis officiels comme entre autres le BI et les JI qui sont surement aujourd&rsquo;hui les plus sérieuses et les plus militantes organisations au niveau national, composées de cadres politiques de valeur ».</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1793" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article.jpg" alt="signal_28_1_article" width="590" height="808" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article_2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1794" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article_2.jpg" alt="signal_28_1_article_2" width="608" height="788" /></a></p>
<p>Lors de la date aixoise de la tournée européenne de Fraction en juillet 2007, on retrouve des membres de B&amp;H Midgard dans le SO du concert comme on peut le lire dans le compte rendu de celui-ci dans le numéro 3 de Signal 28.</p>
<p>En octobre 2007, ils organisent leur 2ème festival dans la région de Montpellier après celui de 2005. Dans la salle on peut y croiser des &laquo;&nbsp;figures connues de la scène&nbsp;&raquo;, en l&rsquo;occurrence Philippe Vardon, qui ce soir là avait fait faux bond à la section des JI de Marseille. Ces derniers avaient décidé d&rsquo;organiser une distribution de soupe au cochon pour leur première apparition publique. Mais lâché par leur chef, et devant la mobilisation des antifas ce soir là, leur action sera annulée et se terminera pour certains le lendemain à l’hôpital, suite à un tractage avorté.</p>
<p>Les mauvaises langues expliqueront que, au-delà de l’amour de Vardon pour la grande musique du type RAC, sa présence s’expliquait également commercialement. Il venait en effet d’ouvrir sa boutique de fringue à Nice, The Firm « casual shop », spécialisée dans les « marques anglaises ». Autant dire que le public du festival RAC était l’occasion de se faire connaître et de faire marcher les affaires.<br />
Juin 2009 B&amp;H Midgard annonce un nouveau concert dans le sud. Curieusement sur le flyers un petit pictogramme indique qu&rsquo;il sera interdit de prendre des photos alors que généralement ce n&rsquo;est pas le cas. A l&rsquo;affiche : les lyonnais de Frakass, les locaux de Haïs &amp; Fiers (groupe de la région aixoise) et un groupe inconnu, originaire de Nice, répondant au doux nom de NRHC. Dans l’unique interview donnée par ce groupe on apprend que le nom à l’origine « … signifiait Nationaliste Révolutionnaire Hard Core, puis c&rsquo;est devenu Nice et sa Région Hard Core pour enfin Nissa Rebelle Hard Core ». Derrière ces explications un peu alambiquées, tout le monde aura reconnu Philippe Vardon et le groupe Fraction.</p>
<p>Le concert aura lieu dans un petit village du nom de Peyrolles, tout à côté d&rsquo;Aix en Provence. Malgré les consignes de sécurité, on pouvait déjà en lire le compte rendu sur un site aujourd&rsquo;hui disparu &laquo;&nbsp;les compagnons du Pain D&rsquo;épice&nbsp;&raquo;, animé par 2 figures de la scène skin des années 80, Olivier Moulin, devenu tatoueur à Saint Peray (Tatoo et traditions) et Philoi que l&rsquo;on peut aussi admirer dans le film produit par <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/serge-batskin-ayoub-troisieme-voie-ou-mauvaise-foi/">Batskin</a></strong> &laquo;&nbsp;Sur les pavés&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le public à ce concert est un curieux mélange de militants identitaires (principalement d’Aix en Provence et Nice) et de skins fafs. On notera également plusieurs stands dans la salle d’association de la galaxie identitaire comme le CEPE, tenu par <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/pierre-cassen-et-riposte-laique-on-tour/">Richard Roudier</a></strong> en personne ce jour-là. Le 1er groupe à jouer sera Hais et fiers, suivit de Frakass qui se voit rejoindre sur scène par Pascal, alias « Le Squale » le 1er chanteur de Fraction Hexagone. Il enflammera la sale avec une reprise de Légion 88, qui provoquera une épidémie de crampes du bras droit dans le public.</p>
<p>Entre-temps une voiture de gendarmerie arrive devant la salle, visiblement alertée par les voisins à cause du bruit, provoquant une certaine panique dans les rangs des JI. Certains d&rsquo;entre eux iront jusqu&rsquo;à se cacher dans les fourrés environnant jusqu&rsquo;au départ de la maréchaussée.</p>
<p>Pendant ce temps le père Roudier est monté sur scène et en appellera à la solidarité avec les prisonniers politiques avant que Fraction ne clôt le concert avec une nouvelle apparition du Squale sur scène pour reprendre les &laquo;&nbsp;tubes&nbsp;&raquo; de la grande époque.Le quotidien La Provence dans un article, publiera alors un très long article sur la mouvance néo-nazie en Provence ainsi qu’à cette mémorable soirée. On y apprendra que la salle était en autre décorée d&rsquo;un drapeau à croix gammée et que sur les stands on trouvait de nombreuses revues négationnistes et antisémites.</p>
<p>On comprend mieux alors pourquoi les appareils photos étaient bannis car 4 mois plus tard en octobre 2009 Fabrice Robert et Philippe Vardon nous jouaient un air totalement différent. Ils annonçaient la transformation du Bloc Identitaire en parti politique, amorçant là un grand virage idéologique et stratégique en déclarant &laquo;&nbsp;Nous ne sommes pas des nationalistes&#8230; le nationalisme a été un drame pour l&rsquo;Europe. Nous, nous sommes populistes. Ce que nous reproche l&rsquo;extrême-droite c&rsquo;est d&rsquo;avoir rompu avec l&rsquo;antisémitisme et l&rsquo;antisionisme&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Richard Roudier de son côté, pourtant lui aussi présent au concert de Peyrolles, affirmait au même meeting que &laquo;&nbsp;le FN a déshonoré la notion &laquo;&nbsp;d&rsquo;identité &laquo;&nbsp;par les déclarations de JM LE PEN sur les chambres à gaz. Il en profitait pour condamner, au nom du BI, la célèbre phrase du « détail » de Le Pen.</p>
<p>A partir de cette date, Vardon va devenir de plus en plus prudent prenant soin de ne plus trop s’exposer officiellement avec les milieux skins nazis. Pourtant ses liens continuent d’exister, comme avec Alex Garcia, dernier guitariste de Fraction à l’origine de la création des Jeunesses Identitaire dont il était le trésorier. Les JI étant domiciliées à une époque à son adresse perso. Fin octobre 2010, Alex était encore présent sur scène, cette fois avec <strong><a href="http://lahorde.samizdat.net/2013/05/14/un-meeting-neonazi-europeen-dans-le-sud-de-la-france/" target="_blank">Frakass</a></strong> pour le concert organisé par B&amp;H Midgard près de Montpellier.</p>
<p>Dans la série bonnes relations entre Vardon, les Identitaires et la scène skin néo-nazie n’oublions pas Mickaël Moustier, un ancien des JI (quelle zone ?), chanteur de Hais et Fiers et et de Time Bomb dont le guitariste n&rsquo;est autre que &#8230;. Alex Garcia. Que le monde est petit !</p>
<p>Pour mémoire, le label Alternative-s, descendant direct du label <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-6/">Bleu Blanc Rock</a></strong> de l’époque d’Unité Radicale, fondé par Fabrice Robert avait produit l’un des albums de Hais et Fiers.</p>
<p><strong>Pierre-Louis Mériguet tape l’incruste au RBM</strong></p>
<p>Dans la famille ancien skin-néonazi tentant de se faire oublier et de la jouer petit notable de province, n’oublions pas Pierre-Louis Mériguet. Profitant de la couverture médiatique concernant la courte adhésion de Vardon au Rassemblement Bleu Marine, Pierre-Louis Mériguet, chef de Vox Populi sur Tours, a officialisé la sienne en toute tranquillité.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/Pierre-Louis_Meriguet.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1795" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/Pierre-Louis_Meriguet-749x1024.jpg" alt="Pierre-Louis_Meriguet" width="474" height="648" /></a></p>
<p>Moins médiatisé que l’ancien chef d’Unité Radicale, ce monsieur gagne à être connu. Chef du groupuscule local d’extrême droite sur Tours, Vox Populi. Pierre-Louis a un sacré pédigrée.</p>
<p>Il commence à militer sur Châteauroux dans la Ligue National-Catholique et les Loups du Berry. Il quitte la ville en 2003 pour des raisons judicaires et s’installe sur Tours. Pour plus de détails sur cette période, nous renvoyons sur <strong><a href="http://fafwatchra.noblogs.org/files/2012/06/Vox-Populi.pdf" target="_blank">le dossier réalisé par des militants antifascistes de Tours</a>. </strong></p>
<p>Ancien de la mouvance skinhead NS (comme Philippe Vardon et Fabrice Robert), il a également été l’un des activistes de la scène RIF (Rock Identitaire Français) avec le groupe <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/">Insurrection</a></strong>. Groupe qui il faut le dire faisait un peu tache dans la scène RIF qui voulait se la jouer présentable. Le groupe tient plus du groupe RAC que du groupe pop. Sous le nom de scène de « Lapin » il officie au chant et à la guitare. Insurrection a été fondé en 1998, à Châteauroux, par des membres du FNJ, sous la houlette de <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/tiiiiiimber/">Paul Thore</a></strong> (le bûcheron sur les albums d’Insurrection, chargé des paroles et du management).</p>
<p>Malgré le nom du manager, le groupe est sur une ligne national-catholique. La première démo a pour titre Honneur et Fidélité (petite référence à la devise SS), et rend hommage au néo-nazi Michel Layoye et au négationniste Vincent Reynouard. Parmi les titres présents sur cette démo on trouve la reprise de « Maréchal nous voilà » ou un morceau sur le « <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a></strong> », puis l’album Honneur et Fidélité, Radicalcore, sorti chez <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/petites-soeurs-du-fnj/">Patriote Production</a></strong>, le label du Renouveau Français et Ne plus subir. Le groupe jouera à de nombreuses reprises avec des groupes RAC (voir lien sur rock haine roll). Insurrection était également présent sur la compilation hommage à Légion 88 (tribute do légion 88, sorti chez streetfighting production, le dernier disque puisqu’il arrêtera avec ce disque. Le nom du label n’apparaît pas, on aperçoit juste le logo). Un disque sorti avec l’autorisation du groupe. Insurrection, sans grande surprise y reprend l’un des tubes de Légion 88 Terroristes (aux paroles explicites Terroristes à mort, Immigrés Dehors) un titre qui n’est pas sans rappeler un morceau du groupe de Pierre-Louis, « Invasion », avec ce refrain « Immigrés dehors ».</p>
<div id="attachment_1796" style="width: 970px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/convention_identitaire_orange_2011.jpg"><img class="size-full wp-image-1796" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/convention_identitaire_orange_2011.jpg" alt="Pierre-Louis à la convention identitaire d’Orange en 2011" width="960" height="642" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre-Louis à la convention identitaire d’Orange en 2011</p></div>
<p>On pourrait parler d’erreur de jeunesse, sauf que Pierre-Louis continue de tourner avec Insurrection. Il a joué en particulier au Local, le bar associatif de Serge Batskin Ayoub, comme on peut le voir sur la photo prise par « un fan », en compagnie de Paul Thor.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert-insu_2009.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-1797" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert-insu_2009.png" alt="concert-insu_2009" width="580" height="387" /></a></p>
<div id="attachment_1798" style="width: 410px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert_inssurection_avec_pierre_louis_et_paul_emmanuel_thor_en_2009-724e2.jpg"><img class="size-full wp-image-1798" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert_inssurection_avec_pierre_louis_et_paul_emmanuel_thor_en_2009-724e2.jpg" alt="Pierre-Louis &quot;Lapin&quot; à gauche et Paul Thore à droite" width="400" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre-Louis &laquo;&nbsp;Lapin&nbsp;&raquo; à gauche et Paul Thore à droite</p></div>
<p>D’un côté il y a donc le Pierre-Louis de Vox Populi, <strong>tentant de nous la jouer cadre identitaire respectable, lorgnant vers un peu plus <a href="http://lahorde.samizdat.net/2013/11/09/tours-grattez-le-bleu-marine-vous-trouverez-toujours-le-brun/" target="_blank">d’embourgeoisement</a></strong>, en rejoignant le RBM, et de l’autre « Lapin », qui hante les lieux de l’extrême droite radicale avec son groupe de RIC ou de RAC, selon ses préférences. Lapin joue à l’occasion avec Philippe Vardon en concert acoustique ou dans des RAC. Quel dommage que Vardon ait été viré du RBM. Avec Pierre-Louis, ils auraient pu animer les fins de soirées des conventions FN, ça aurait été plus rock ‘n’roll que les Forbans …</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/confberry-philippe-vardon.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1800" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/confberry-philippe-vardon-723x1024.jpg" alt="confberry-philippe-vardon" width="474" height="671" /></a></p>
<div id="attachment_1799" style="width: 970px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/ConcertMeriguet-vardon.jpg"><img class="size-full wp-image-1799" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/ConcertMeriguet-vardon.jpg" alt="Pierre-Louis et Vardon en concert" width="960" height="720" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre-Louis et Vardon en concert</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_504" class="footnote">Ancien Secrétaire Départemental du FNJ du Lot et Garonne, puis responsable du FN et tête de liste pour les régionales en 1992. En 1998, il quitte le FN pour le MNR en fondant son mouvement l’Alternative Nationale, dans le but de regrouper militants FN et MNR sur une ligne « identitaire européenne sans ambiguïté » prônant un « discours radical ». Il publie alors son bulletin La Lettre de L’Alternative Nationale. Devant son refus de rentrer dans le rang, il est exclu du MNR et rejoint Unité Radicale. A la dissolution d’UR, il se rapproche de l’équipe de Militant et profite de son bulletin, transformé en Lettre d’Eddy Marsan, diffusé et financé grâce aux crédits qui lui sont alloués en tant que Conseiller Régional, pour régler ses comptes avec les différentes tendances et personnalités de la scène nationaliste. Ce qui lui vaudra quelques « cassages de gueules » lors de réunions unitaires, comme lors de la journée de l’Identité à Paris en 2003 ! Il semble qu’Eddy Marsan ait disparu des rangs nationalistes, certaines mauvaises langues affirmant que son goût immodéré pour la fête et la vie nocturne</li><li id="footnote_1_504" class="footnote">Pour ceux et celles qui voudraient se rappeler cette folle époque, nous vous invitons à consulter les articles publiés à l&rsquo;époque dans la version papier de <em>REFLEXes</em>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/skinheads-ou-le-le-pen-proletariat/">1</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/zik-zina-quand-la-musique-fait-boum/">2</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/et-maintenant-que-vont-ils-faire/">3</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/petite-musique-de-nuit-et-brouillard/">4</a></li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Le GUD Lyon : Le rat des villes porteur de peste brune</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 19:35:03 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le GUD Lyon créé durant l&#8217;été 2011, entendait reprendre le flambeau du syndicalisme étudiant, version nationaliste, dans les universités lyonnaises. Le créneau était laissé à l&#8217;abandon depuis la disparition en 2003 de l&#8217;UDEL1, émanation locale du GUD à l&#8217;époque. Cette nouvelle version a la particularité d’avoir été fondée à l&#8217;origine non pas par un étudiant mais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le <a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a> Lyon créé durant l&rsquo;été 2011, entendait reprendre le flambeau du syndicalisme étudiant, version nationaliste, dans les universités lyonnaises. Le créneau était laissé à l&rsquo;abandon depuis la disparition en 2003 de l&rsquo;UDEL<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/#footnote_0_495" id="identifier_0_495" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Union de D&eacute;fense des &Eacute;tudiants Lyonnais dont le dernier tractage sur le campus de Bron en septembre 2002 s&rsquo;&eacute;tait sold&eacute; par des affrontements avec des &eacute;tudiants et avait provoqu&eacute; la cr&eacute;ation du Collectif Anti Fasciste Anti Raciste (CAFAR).">1</a></sup>, émanation locale du GUD à l&rsquo;époque. Cette nouvelle version a la particularité d’avoir été fondée à l&rsquo;origine non pas par un étudiant mais par un lycéen, Steven Bissuel, nouveau venu dans le milieu nationaliste lyonnais. Le « come-back » des rats noirs ne fut pas du goût de tout le monde et en premier lieu de l&rsquo;Université Lyon III qui refusa de reconnaître <a href="http://www.preference-nationale.net/2011/10/28/le-gud-tente-un-retour-a-lyon-iii/" target="_blank">l&rsquo;organisation</a> comme une association étudiante.La première année d&rsquo;existence se fera sous l&rsquo;influence d’Alexandre Gabriac, chefaillon des Jeunesses Nationalistes, lui-même parrainé par Yvan Benedetti nouveau gourou de la secte Œuvre Française depuis la retraite de <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2012/02/07/pierre-sidos-quitte-la-presidence-de-loeuvre-francaise/" target="_blank">son fondateur Pierre Sidos</a>. Le GUD ressemble alors à une sous-division des Jeunesses Nationalistes et généralement là où l&rsquo;on trouve les JN on trouve souvent le GUD.</p>
<div id="attachment_1706" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_1.jpg"><img class="wp-image-1706" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_1.jpg" alt="Septembre 2011. Retour de Bruno Gollnisch à Lyon III : Alexandre Gabriac avec une minerve, Steven Bissuel avec un casque à la main et Yvan Benedetti à l'avant de profil" width="600" height="311" /></a><p class="wp-caption-text">Septembre 2011. Retour de Bruno Gollnisch à Lyon III : Alexandre Gabriac avec une minerve, Steven Bissuel avec un casque à la main et Yvan Benedetti à l&rsquo;avant de profil</p></div>
<div style="display: none;">Speel ook eens <a href="http://www.onlinecasinolegaal.com/online-blackjack/">online blackjack</a> in ons <a href="http://www.onlinecasinolegaal.com/ideal-casino/">ideal casino</a> en waag een gokje.</div>
<p>Affirmant au départ s&rsquo;impliquer dans les problématiques concernant les universités et laisser de côté l&rsquo;agitation de rue, les petits rats ne se sont pas très longtemps tenus à leurs belles promesses électorales, passant plus de temps à foutre le bordel dans les rues lyonnaises qu’à arpenter les couloirs des facs. De par son action, le GUD est rapidement apparu comme un énième groupuscule nationaliste, leurs « campagnes » et actions versant dans la démagogie et le populisme larvé :</p>
<p>- Une « action » de nettoyage des marches de la Cathédrale Saint-Jean. Bon prétexte pour se prendre en photos en train d’effacer des tags antifascistes.<br />
- Une campagne contre la hausse des contraventions de stationnement&#8230;. On a les combats qu&rsquo;on mérite.<br />
- Un peu de tapage autour de l&rsquo;organisation d&rsquo;une <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/03/07/le-gud-invente-une-milice-pour-traquer-le-violeur-de-lyon/" target="_blank">milice</a> pour partir à la recherche du « violeur du 8ème » et se positionner en tant que protecteur de ces dames&#8230; Comble du comble quand on sait qu&rsquo;un des leaders, « Malko » sur lequel on reviendra plus loin, fût poursuivi en justice, alors qu&rsquo;il était mineur, <a href="http://fafwatchra.noblogs.org/post/2012/12/05/lyon-le-foot-et-la-politique" target="_blank">pour agression sexuelle</a>. Bref, l&rsquo;occasion idéale pour se balader armé et agresser ceux dont la tête ne leur revient pas.</p>
<p>Un militantisme de bas étage qu&rsquo;ils tentent de compenser par l&rsquo;organisation de conférences. On retiendra celle du 9 février 2013 sur le thème « Offensive Mondialiste et Résistances identitaires »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/#footnote_1_495" id="identifier_1_495" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Une mani&egrave;re &agrave; peine voil&eacute;e de marcher sur les plates-bandes de Rebeyne ! alors que le GUD ne cesse de se revendiquer nationaliste-r&eacute;volutionnaire plus que de la mouvance dite &laquo; identitaire &raquo;. La proximit&eacute; des gudards avec Terre &amp; Peuple n&rsquo;y est certainement pas &eacute;trang&egrave;re.">2</a></sup> avec des animateurs de Casapound et celle sur « les indo-européens » menée par le <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/">gréciste</a> Jean Haudry dans les locaux de <a href="http://reflexes.samizdat.net/terre-peuple-quand-les-gaulois-sont-dans-la-peine/">Terre &amp; Peuple</a> en octobre 2012.</p>
<p>Si l&rsquo;on doit juger le GUD sur ce que ses têtes arrivent à produire, on ne peut faire l&rsquo;impasse sur la sortie en février 2013 de leur « journal » mensuel nommé Le Rat Libéré. Un journal qui ressemble en partie plus à une suite de tracts d&rsquo;auto-promotion qu&rsquo;à des articles traitant de sujets de fond. Après un édito original les présentant comme les sauveurs de la France, voire de la civilisation européenne, s’enchaînent des « articles » présentant tour à tour le GUD, l&rsquo;UDJ (vitrine légale du GUD à l&rsquo;université) et l&rsquo;ULN (section lycéenne). Viennent deux brèves sur la mobilisation contre le « mariage pour tous » et l&rsquo;intervention militaire française au Mali, un article de conseils sur la garde à vue et une page promo des activités et du merchandising gudard. Le plus intéressant se trouve dans les sites internet dont ils conseillent la consultation, avec entre autre celui du MAS, de Terre &amp; Peuple et du Blood &amp; Honour Hexagone. Enfin, la Kulture est abordée par la présentation du vieux groupe de RAC lyonnais Frakass et une interview pas anodine de Renaud Mannheim<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/#footnote_2_495" id="identifier_2_495" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; un des leaders n&eacute;o-nazis sur Lyon notamment au travers du local Bunker Korps Lyon, le monsieur s&rsquo;est fait beaucoup plus discret depuis plus d&rsquo;un an. La section 3&egrave;me Voie Lyon dont il a &eacute;t&eacute; l&rsquo;instigateur est une coquille vide, si elle n&rsquo;est pas morte, qui n&rsquo;exista r&eacute;ellement qu&rsquo;au travers de quelques taguages et un ou deux tractages. Occup&eacute; par la naissance de sa fille durant l&rsquo;hiver 2011, certainement un peu &eacute;chaud&eacute; d&rsquo;avoir mouill&eacute; son fr&egrave;re dans ses histoires, il se contente de quelques concerts RAC avec son groupe Match Retour comme le 27 avril 2013 par exemple. Son m&eacute;tier de convoyeur de fond, et son passage de Loomis (pour l&rsquo;anecdote : o&ugrave; il a travaill&eacute; avec Toni Musulin) &agrave; Prosegur lui ont, on peut l&rsquo;imaginer, conduit aussi &agrave; plus de discr&eacute;tion.">3</a></sup> chanteur du groupe de RAC lyonnais Match Retour, fondateur de Lyon Dissident, de 3ème Voie Lyon et ancien du Blood &amp; Honour Lugdunum. La feuille de chou se termine par une BD au dessin enfantin et à l&rsquo;humour antisémite.<br />
On tient alors entre ses mains un outil de propagande caricatural d&rsquo;une frange nationaliste jouant la surenchère de la radicalité, sans réelle stratégie politique et ni assise idéologique. La finalité étant pour eux de s&rsquo;affirmer comme les seuls vrais rebelles à la « matrice ».</p>
<p>Proches de différents groupuscules le GUD est par ailleurs en lien avec l&rsquo;Artam-Brotherhood, groupuscule néo-nazi, que Fafwatch Rhône-Alpes présente ainsi :<br />
<em>Artam-Brotherhood est une jeune organisation néo-nazie implantée dans la Loire, la Franche-Compté, la Haute-Savoie et la Suisse-Romande. Elle est le fruit de relations entretenues depuis un certain nombre d’années entre l’UNIF acronyme d’Union Nationaliste et Identitaire Française, (groupuscule présent dans la Loire, le Var et la Haute-Savoie et dont l’activité principale est l’organisation de camps de cohésion et d’entraînement à caractère militaire) et de jeunes néo-nazis de Neuchatel, Genève et <a href="http://fafwatchra.noblogs.org/post/2012/12/17/artam-brotherhood-geneve-non-conforme-le-developpement-des-neo-nazis-en-suisse-romande-et-leurs-liens-avec-la-fachosphere-soralienne/" target="_blank">leurs environs.</a></em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_2-2ee7d.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1707" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_2-2ee7d.jpg" alt="visuel_2-2ee7d" width="600" height="987" /></a></p>
<p><strong>Faux syndicat étudiant, faux hooligans, mais vrais chiens fous</strong></p>
<p>Certains quartiers de Lyon sont depuis le mois de décembre 2012 le théâtre d&rsquo;agressions et de violences quasi hebdomadaires. Il est prématuré d&rsquo;affirmer que toutes sont le fait des gudards mais la plupart semblent en porter la marque. La presse locale, elle, se focalise sur le milieu hooligan depuis plusieurs mois. Il est vrai que lors de certaines agressions leurs auteurs se sont revendiqués de ce milieu à grand renfort de slogan <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/03/19/dans-le-vieux-lyon-nouvelle-agression-aux-cris-de-hooligans-hooligans/" target="_blank">&laquo;&nbsp;Lyon ! Lyon ! Hooligan!!&nbsp;&raquo;</a>. Pour autant le slogan ne fait pas le hooligan. Et si l&rsquo;on regarde de plus près les modus operandi, on s&rsquo;aperçoit très vite qu&rsquo;on est bien loin d&rsquo;un certain code d&rsquo;honneur soi-disant existant dans le milieu hools. D&rsquo;aucun irait tirer une fierté à <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/02/22/apres-le-vieux-lyon-des-hooligans-attaquent-un-bar-de-la-guillotiere/" target="_blank">agresser les clients d&rsquo;un bar</a>, à une heure tardive, au seul prétexte que celui-ci, ou sa clientèle, soit <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/03/01/a-lyon-les-bars-de-gauchos-sont-ils-devenus-la-cible-des-hooligans/" target="_blank">étiquetée de « gauche »</a>. Il n&rsquo;y a pas beaucoup d&rsquo;honneur à s&rsquo;en prendre à des lieux et des personnes à des heures où ces courageux petits guerriers ne risquent pas de tomber sur une grande opposition. Jusqu&rsquo;à preuve du contraire, les hooligans favoriseraient les affrontements entre eux et dans l&rsquo;idéal à l’abri des regards indiscrets. Il semble que certains apprentis fascistes et postulants hooligans aient décidé de prouver leur bravoure et leur valeur à moindre frais, pour eux.</p>
<p>Après les identitaires et les néo-nazis de <a href="http://fafwatchra.noblogs.org/files/2012/06/Bunker-Korps-Lyon.pdf" target="_blank">Lyon Dissident-Bunker Korps Lyon</a>, la tendance de ces derniers mois laisse entendre que ce soit au tour du GUD de fricoter avec le milieu indépendant de Gerland. Le 20 septembre 2012, le GUD fait parler de lui avec une session de collage d’autocollants dans le virage sud pendant le match d&rsquo;Europa League contre le Sarta Prague. Peu au goût des leaders de Lyon 1950, le groupe d&rsquo;ultras de la curva sud publie dans la foulée un communiqué pour le moins clair et explicite :</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_3.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1708" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_3.jpg" alt="visuel_3" width="600" height="190" /></a></p>
<p>En février dernier, lors des affrontements entre hools lyonnais et supporters des spurs, l&rsquo;un des trois interpellés était membre du GUD Lyon<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/#footnote_3_495" id="identifier_3_495" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le GUD &eacute;tant suffisamment intelligent pour le revendiquer sur son facebook&hellip;. Mais comme on dit les cons &ccedil;a ose tout, c&rsquo;est m&ecirc;me &agrave; &ccedil;a qu&rsquo;on les reconna&icirc;t.">4</a></sup> et de la Mezza Lyon, firm fasciste active depuis 5 ans environ<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/#footnote_4_495" id="identifier_4_495" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Voir&nbsp;ici et&nbsp;l&agrave; ">5</a></sup> .</p>
<p>Bien loin du « gentleman fasciste » des débuts, l&rsquo;image que veut se donner le GUD ne souffre plus de doutes. Ils se veulent gros bras et violents. Les tractages se font casques à la main et comme on a pu l&rsquo;apprendre dans le cadre de l&rsquo;<a href="http://rebellyon.info/Suites-de-l-Operation-Lyon-Propre.html" target="_blank">Opération Lyon Propre</a> ils aspirent clairement à insuffler un climat de peur contre tout ce qui peut être plus ou moins « de gauche » au sein de l&rsquo;Université Lyon III, et dans la rue d&rsquo;une manière générale. Une stratégie poussée à son paroxysme ces derniers mois.</p>
<p><strong>Un GUD Lyon à deux neurones</strong></p>
<p>Jusqu&rsquo;à l&rsquo;autonome 2012, Steven Bissuel était le leader charismatique<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/#footnote_5_495" id="identifier_5_495" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="blague !">6</a></sup> du groupuscule nationaliste. Les choses semblent avoir changé et l&rsquo;arrivée dans les troupes d&rsquo;une vieille connaissance du milieu fasciste lyonnais n&rsquo;est peut-être pas étrangère au regain d&rsquo;actions violentes que connaît la capitale des Gaules. Depuis, le GUD Lyon compte parmi les siens &laquo;&nbsp;<a href="http://fafwatchra.noblogs.org/post/2012/12/05/lyon-le-foot-et-la-politique/" target="_blank">Malko</a>&laquo;&nbsp;, de son vrai nom Jonathan Chatain, habitant actuellement Tarare (ouest lyonnais), 24 ans et dans tous les mauvais coups depuis ses 17 ans au moins. Un personnage au passé lourd, fait de plusieurs passages au tribunal, pour des faits de violences, dont certains liés à sa passion&#8230;. du hooliganisme.</p>
<div id="attachment_1709" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_4.jpg"><img class="wp-image-1709" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_4.jpg" alt="La Young Army Lyon avant une rencontre forestière, Malko en second plan" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">La Young Army Lyon avant une rencontre forestière, Malko en second plan</p></div>
<p>Proche de la Mezza Lyon, membre de la Young Army Lyon, firm spécialisée dans les fights dans les bois, il a été un leader des jeunes hooligans nationalistes lyonnais pendant de nombreuses années. Il était également membre d&rsquo;une bande nommée Section Saint-Jean (2008-2011 environ), prétendant déjà à l&rsquo;époque faire régner leur loi dans le quartier du même nom. En 2010, il s&rsquo;était lancé dans la production d&rsquo;autocollants footballo-politiques pour le moins explicites comme on peut le voir dans cet article du collectif Article 31 sur Rebellyon. Son goût pour la propagande ne l&rsquo;a pas quitté puisqu&rsquo;il est le diffuseur de différents autocollants récemment apparus dans les rues :</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_article.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1710" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_article.jpg" alt="visuel_article" width="600" height="450" /></a></p>
<p>Porteur pendant 6 mois du bracelet électronique<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/#footnote_6_495" id="identifier_6_495" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Suite &agrave; des condamnations pour des faits de violences li&eacute;s au hooliganisme.">7</a></sup> , il fût en détention préventive pendant un an dans le cadre de l&rsquo;instruction sur la <a href="http://rebellyon.info/Une-attaque-fasciste-lors-d-un.html" target="_blank">violente agression</a> de sympathisants libertaires le 15 janvier 2011 à la sortie d&rsquo;un concert à Villeurbanne. Il fait partie des quatre accusés principaux de cette agression. Cette épée de Damoclès ne l&rsquo;a pas empêché le 27 septembre 2012 de participer (mener ?) à une <a href="http://www.rue89lyon.fr/2012/09/27/lyon-extreme-droite-vient-chercher-baston-siege-dparti-communiste/" target="_blank">action d&rsquo;intimidation </a>au siège du Parti Communiste dans le 3ème arrondissement de Lyon lors de laquelle <a href="http://rebellyon.info/Attaque-du-siege-du-PCF-par-des.html" target="_blank">il fût interpellé</a>. Une véritable tête brûlée, habitué du Bunker Korps Lyon et petit protégé de Renaud Mannheim qui lui promettait sur facebook quelques jours avant son incarcération en février 2011, de l&rsquo;emmener en Allemagne dès sa sortie de prison pour assister à un concert du groupe RAC Katégorie C<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/#footnote_7_495" id="identifier_7_495" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Puisqu&rsquo;il allait manquer le concert que Renaud organisait avec Lyon Dissident&nbsp; ">8</a></sup>.</p>
<div id="attachment_1711" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_7.jpg"><img class="wp-image-1711" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_7.jpg" alt="C9M 2010 à Paris. « Malko » tout a gauche avec casquette blanche en compagnie des néo-nazis du Bunker Korps (Lyon) et du Radikal Korps (Franche-Comté)." width="600" height="347" /></a><p class="wp-caption-text">C9M 2010 à Paris. « Malko » tout a gauche avec casquette blanche en compagnie des néo-nazis du Bunker Korps (Lyon) et du Radikal Korps (Franche-Comté).</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Auréolé d&rsquo;un passé sulfureux et d&rsquo;une solide réputation, &laquo;&nbsp;Malko&nbsp;&raquo; semble être devenu le leader, si ce n&rsquo;est officiel, naturel du GUD Lyon. Ses contacts et liens avec le milieu hooligan, même si a priori il ne s&rsquo;y implique plus, en font le relais idéal avec le GUD. On peut imaginer les yeux émerveillés de ses petits camarades lorsqu&rsquo;il leur raconte ses frasques dans les bois et l&rsquo;envie d&rsquo;en être qu&rsquo;il doit ainsi susciter chez eux. Il n&rsquo;est pas étonnant que certains, parfois très jeunes, militants et sympathisants entendent donc faire partie du milieu hools et en revendiquent l&rsquo;appartenance lors de leurs agressions.</p>
<p>Entre « Malko » et Bissuel on peut se demander qui mène vraiment la troupe, et les orientations très musclées du GUD ont déjà eu pour conséquence de créer une légère distance avec Alexandre Gabriac. L&rsquo;action sans concession oui, mais le monsieur n&rsquo;a certainement pas envie de passer pour plus bourrin encore qu&rsquo;il ne peut l&rsquo;être déjà en s’accoquinant avec une bande partie pour faire tout et n&rsquo;importe quoi, et avec un leader dont le futur à de fortes chances de s&rsquo;écrire derrière les barreaux d&rsquo;une cellule. D&rsquo;ailleurs pour eux <a href="http://rebellyon.info/Faux-meurtre-de-Lourdes-entre.html" target="_blank">qui aiment tant les héros et les martyrs</a>, voilà un postulant de premier choix.</p>
<p><strong>Des rats dans les pas des grenouilles de bénitiers</strong></p>
<p>Le GUD Lyon est le groupuscule qui a le vent en poupe depuis plusieurs mois, comptabilisant presque une cinquantaine de membres encartés. Ce qui n&rsquo;est pas rien il faut le reconnaître et plutôt inquiétant au regard de l&rsquo;âge de ses membres. La mobilisation contre le « mariage pour tous » a offert un tremplin médiatique que les gudards ont largement utilisé, comme d&rsquo;autres mouvances nationalistes, mais avec plus de succès, leur nom étant régulièrement cité dans les médias. Une exposition liée aux violences auxquelles ils ont participé leur donnant l&rsquo;espoir que quelque chose est en train se jouer. <a href="http://leplus.nouvelobs.com/contribution/818888-mariage-pour-tous-boutin-barjot-et-le-spectre-fantasme-du-6-fevrier-1934.html" target="_blank">Un fantasme du 6 février 1934</a> partagé avec d&rsquo;autres courants nationalistes, qui leur confère un sentiment d&rsquo;impunité et les pousse à mener des actions quasi quotidiennes dans le sillage ou non des manifestations du label « manif pour tous ». Ils participent à la radicalisation du mouvement et en profitent pour attirer à eux les plus radicaux des militants nationalistes et notamment des plus jeunes en manque de reconnaissance et d&rsquo;adrénaline.</p>
<p>Cette escalade dans la violence se finira mal et certains militants du GUD sont déjà dans le collimateur des autorités suite à certaines violentes agressions, notamment dans le quartier Saint-Jean, les semaines passées.</p>
<p>Chronologie non-exhaustive des actions plus ou moins violentes impliquant le GUD Lyon ces derniers mois :</p>
<p>- 26 Septembre 2012 : Intimidations au siège départemental du Parti Communiste par trois gudards.<br />
-16 Février 2013 : En marge de la manifestation à l’initiative du Collectif de Vigilance 69 pour faire <a href="http://rebellyon.info/Ensemble-fermons-le-local-fasciste.html" target="_blank">fermer le local identitaire «la Traboule»</a>, <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/02/16/antifascistes-defilent-saint-jean/" target="_blank">quatre apprentis fascistes viennent provoquer le cortège</a>, suivant un appel lancé par le GUD dans les jours précédant l&rsquo;événement au travers d&rsquo;une affiche folklorique :</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_8.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1712" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/visuel_8.jpg" alt="visuel_8" width="600" height="851" /></a></p>
<p>- 20 Février 2013 : Affrontements avec des supporters de Tottenham, trois personnes arrêtées dont un militant du GUD et membre de la Mezza Lyon.<br />
- 8 mars 2013 : Provocations de quelques jeunes fascistes en marge de <a href="http://rebellyon.info/Contre-le-patriarcat-je-me-leve-et.html" target="_blank">la marche non-mixte</a> au moment de son passage dans le quartier Saint-Jean.<br />
- 15 mars 2013 : Agression dans le Vieux-Lyon à proximité de la place Saint-Jean, cinq personnes attaquées par une dizaine de fascistes dont au moins un membre du GUD Lyon.<br />
- 24 mars 2013 : Manifestation des anti-mariage à Paris, affrontements avec les pandores, <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/03/19/dans-le-vieux-lyon-nouvelle-agression-aux-cris-de-hooligans-hooligans/" target="_blank">le GUD Lyon revendique d&rsquo;y avoir activement participé</a>.<br />
- 25 Mars 2013 : <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/03/27/lyon-taubira-huee-panti-mariage-gay/" target="_blank">Rassemblement de 200 militants contre l&rsquo;égalité lors du passage de Christiane Taubira à Lyon</a>, une trentaine de nationalistes présents, dont certains attaqueront un petit regroupement de contre-manifestants présents à quelques mètres, le GUD et les JN en tête.<br />
- 28 mars 2013 : Manifestation d’ « anti-mariage pour tous » place Bellecour, GUD, JN et Rebeyne ! main dans la main.<br />
- 30 mars 2013 : Agression dans le Vieux-Lyon, trois personnes blessées, quatre personnes arrêtées, trois poursuivies et actuellement en détention provisoire en attente de leur procès. Au moins un militant nationaliste sympathisant du GUD.<br />
- 4 avril 2013 : Environ 500 anti-mariage manifestent aux côtés du GUD, des JN et des identitaires. <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/04/05/a-lyon-entre-400-et-800-anti-mariage-gay-manifestent-avec-lextreme-droite/" target="_blank">Un gudard frappe une passante</a> montrant son hostilité au rassemblement, pas d&rsquo;arrestation. Le GUD revendiquera sur son facebook être parti en chasse « aux gauches » à la suite du rassemblement.<br />
- 14 avril 2013 : Environ 5000 anti-mariage dans la rue, une centaine de militants et sympathisants nationalistes, menés par Alexandre Gabriac et le GUD, partent en manif sauvage prenant de surprise la marée-chaussée.<br />
- 25 avril 2013 : Adoption de la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe. 200 opposants partent en manif sauvage, menés par les identitaires, les JN et le GUD. Un petit groupe d&rsquo;entre eux <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/04/24/fete-mariage-pour-tous-lyon-victoire-gout-amer/" target="_blank">agressent et frappent une photo-journaliste indépendante</a>. <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/04/26/lyon-manif-anti-mariage-gay-extreme-droite-radicale-justice/" target="_blank">Un membre de Rebeyne ! et un des Jeunesses Nationalistes sont arrêtés</a>. Plus tôt dans la soirée vers 19h, quelques dizaines de natios tentaient le blocage de l&rsquo;autoroute A7, une quinzaine d&rsquo;interpellations eurent lieu.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_495" class="footnote">Union de Défense des Étudiants Lyonnais dont le dernier tractage sur le campus de Bron en septembre 2002 s&rsquo;était soldé par des affrontements avec des étudiants et avait provoqué la création du Collectif Anti Fasciste Anti Raciste (CAFAR).</li><li id="footnote_1_495" class="footnote">Une manière à peine voilée de marcher sur les plates-bandes de Rebeyne ! alors que le GUD ne cesse de se revendiquer nationaliste-révolutionnaire plus que de la mouvance dite « identitaire ». La proximité des gudards avec Terre &amp; Peuple n&rsquo;y est certainement pas étrangère.</li><li id="footnote_2_495" class="footnote">Après avoir été un des leaders néo-nazis sur Lyon notamment au travers du local Bunker Korps Lyon, le monsieur s&rsquo;est fait beaucoup plus discret depuis plus d&rsquo;un an. La section 3ème Voie Lyon dont il a été l&rsquo;instigateur est une coquille vide, si elle n&rsquo;est pas morte, qui n&rsquo;exista réellement qu&rsquo;au travers de quelques taguages et un ou deux tractages. Occupé par la naissance de sa fille durant l&rsquo;hiver 2011, certainement un peu échaudé d&rsquo;avoir <a href="http://rebellyon.info/Samedi-la-creme-des-neo-nazis-c.html" target="_blank">mouillé son frère</a> dans ses histoires, il se contente de quelques concerts RAC avec son groupe Match Retour comme le 27 avril 2013 par exemple. Son métier de convoyeur de fond, et son passage de Loomis (pour l&rsquo;anecdote : où il a travaillé avec Toni Musulin) à Prosegur lui ont, on peut l&rsquo;imaginer, conduit aussi à plus de discrétion.</li><li id="footnote_3_495" class="footnote">Le GUD étant suffisamment intelligent pour le revendiquer sur son facebook&#8230;. Mais comme on dit les cons ça ose tout, c&rsquo;est même à ça qu&rsquo;on les reconnaît.</li><li id="footnote_4_495" class="footnote">Voir <a href="http://rebellyon.info/Fafland-Panorama-de-l-implantation" target="_blank">ici </a>et <a href="http://rebellyon.info/OL-derriere-les-supporters-nazis.html" target="_blank">là</a> </li><li id="footnote_5_495" class="footnote">blague !</li><li id="footnote_6_495" class="footnote">Suite à des condamnations pour des faits de violences liés au hooliganisme.</li><li id="footnote_7_495" class="footnote">Puisqu&rsquo;il allait manquer le concert que Renaud organisait avec <a href="http://rebellyon.info/Encore-un-concert-de-neo-nazes-a.html" target="_blank">Lyon Dissident</a>  </li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Le GUD se fait voir chez les Grecs !!!</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Oct 2010 19:19:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Axel Loustau]]></category>
		<category><![CDATA[Baptiste Coquelle]]></category>
		<category><![CDATA[Blood & Honour (BH)]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Klein]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe union défense (GUD)]]></category>
		<category><![CDATA[Vendome Sécurité]]></category>

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		<description><![CDATA[Le GUD a récemment donné une interview à la section grecque de Blood &#38; Honour pour le numéro d&#8217;octobre de sa revue, et dont la couverture ci-dessous vous laisse deviner le contenu !! On y apprend, entre autres, qu’ils vont passer en procès en mars 2011 pour violence contre des manifestants antifascistes, qu&#8217;ils sont une trentaine1 [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le GUD a récemment donné une interview à la section grecque de Blood &amp; Honour pour le numéro d&rsquo;octobre de sa revue, et dont la couverture ci-dessous vous laisse deviner le contenu !!</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/bhh28.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1481" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/bhh28-724x1024.jpg" alt="bhh28" width="474" height="670" /></a></p>
<p>On y apprend, entre autres, qu’ils vont passer <a href="http://solidarite.samizdat.net/spip.php?article267" target="_blank">en procès en mars 2011</a> pour violence contre des manifestants antifascistes, qu&rsquo;ils sont une trentaine<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-se-fait-voir-chez-les-grecs/#footnote_0_467" id="identifier_0_467" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce qui correspond &agrave; ce qui avait pu &ecirc;tre&nbsp;observ&eacute; lors du 9 mai 2010">1</a></sup> et qu&rsquo;ils auraient une centaine de sympathisants<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-se-fait-voir-chez-les-grecs/#footnote_1_467" id="identifier_1_467" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Un chiffre qui est d&eacute;j&agrave; moins cr&eacute;dible">2</a></sup>, que leur principal objectif serait d&rsquo;avoir un siège aux prochaines élections universitaires à Assas.</p>
<p>Ce qui est intéressant c’est l’identité du gudard qui a répondu aux questions du zine nazi. Au vu des réponses, on imagine qu’il s’agit sans doute de Baptiste Coquelle. Il n’y a que lui pour affirmer que seules des organisations comme Blood &amp; Honour et les Hammerskins peuvent réellement changer les choses en Europe.</p>
<div id="attachment_1482" style="width: 501px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/historiens-bea34.jpg"><img class="size-full wp-image-1482" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/historiens-bea34.jpg" alt="Baptiste entouré de ses amis historiens et autres poètes" width="491" height="498" /></a><p class="wp-caption-text">Baptiste entouré de ses amis historiens et autres poètes</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jeune skin néo-nazi de 25 ans venant du Nord, Baptiste avait tenté il y a quelques années de créer une section officielle B&amp;H à Lille en se faisant parrainer par une section hollandaise. Auparavant il avait monté, avec certains de ses camarades, une organisation de soutien aux prisonniers politiques blancs, Résistance-POW. L’histoire s’était mal terminée sur une sombre histoire de détournement d’argent issu de la vente de t-shirts et d’écharpes conçus pour l’occasion.<br />
Baptiste avait également participé au <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-1er-mai-les-cons-osent-tout/">rassemblement foireux</a> « NS Skinhead » du 1er mai 2006 à Paris en marge du cortège du FN.</p>
<p>Travaillant depuis quelques années sur Paris pour Vendome Sécurité<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-se-fait-voir-chez-les-grecs/#footnote_2_467" id="identifier_2_467" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Prenant la suite de Normandy S&eacute;curit&eacute;, Vendome a fait parler d&rsquo;elle r&eacute;cemment dans la presse en remportant l&rsquo;appel d&rsquo;offre pour le 104, nouveau lieu culturel de la mairie de Paris, ou lors de la venue de Sarkozy &agrave; l&rsquo;Ecole Militaire pour un colloque en mars 2009 ; &agrave; l&rsquo;&eacute;poque certains s&rsquo;&eacute;taient &eacute;tonn&eacute;s de voir la s&eacute;curit&eacute; du pr&eacute;sident assur&eacute; par une telle soci&eacute;t&eacute;">3</a></sup>, la société d&rsquo;Axel Lousteau, lui-même ancien gudard de la génération Chatillon dont il est resté très proche<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-se-fait-voir-chez-les-grecs/#footnote_3_467" id="identifier_3_467" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="on les verra r&eacute;guli&egrave;rement ensemble autour de Soral ou de Dieudonn&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es. Notamment pour ce dernier lors d&rsquo;une manif de soutien au peuple palestinien durant l&rsquo;op&eacute;ration &laquo; Plomb durci &raquo; en janvier 2009, ils accompagneront Dieudo lors de son intervention au micro du Collectif Cheick Yassine, collectif qui put profiter de l&rsquo;ampleur des manifestations (80 &agrave; 100.000 personnes &agrave; Paris pour celle du 15 janvier) pour s&rsquo;incruster l&agrave; o&ugrave; normalement ils sont d&eacute;clar&eacute;s persona non grata">4</a></sup>, il s&rsquo;y fera vite de nouveau amis parmi ses collègues.<br />
On pense notamment à Sébastien V., membre du FN et de son service d&rsquo;ordre le DPS, Sébastien se trouve être, tout comme Baptiste, un féru d&rsquo;histoire, ou disons plutôt D&rsquo;UNE histoire. En effet ce dernier n&rsquo;a pas hésité a se faire tatouer le blason de la Division Charlemagne sur l&rsquo;épaule et mieux encore son groupe sanguin sous le bras<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-se-fait-voir-chez-les-grecs/#footnote_4_467" id="identifier_4_467" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="M&eacute;thode utilis&eacute; par les Waffen SS durant la guerre afin de faciliter les interventions m&eacute;dicales sur le front">5</a></sup>. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/Charlemagne.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1483" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/Charlemagne.jpg" alt="Charlemagne" width="600" height="399" /></a><br />
Mais comme on le dit si bien : « ça » c&rsquo;est autre histoire !</p>
<p>Finalement, Baptiste Coquelle rejoindra l’année dernière le tout nouveau GUD « 2010 » du jeune Edouard Klein, lui ramenant ainsi ses contacts et réseaux B&amp;H. Contacts qui manquaient certainement au petit Edouard, puisque ce dernier fréquentait plutôt, il y a quelques années de cela, de jeunes skins d&rsquo;extrême gauche de la mouvance antifasciste radicale, avant certainement de se rappeler qu&rsquo;il était censé être le digne héritier d&rsquo;une famille de nationalistes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-gud-se-fait-voir-chez-les-grecs/#footnote_5_467" id="identifier_5_467" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="voir &agrave; ce sujet les articles de l&rsquo;Action Antifasciste Paris et celui des&nbsp;Inrocks">6</a></sup></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_467" class="footnote">Ce qui correspond à ce qui avait pu être <a href="http://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/">observé lors du 9 mai 2010</a></li><li id="footnote_1_467" class="footnote">Un chiffre qui est déjà moins crédible</li><li id="footnote_2_467" class="footnote">Prenant la suite de <a href="http://reflexes.samizdat.net/pitt-bull-bill-le-vigile/">Normandy Sécurité</a>, Vendome a fait parler d&rsquo;elle récemment dans la presse en remportant l&rsquo;appel d&rsquo;offre pour le 104, nouveau lieu culturel de la mairie de Paris, ou lors de la venue de Sarkozy à l&rsquo;Ecole Militaire pour un colloque en mars 2009 ; à l&rsquo;époque certains s&rsquo;étaient étonnés de voir la sécurité du président assuré par une telle société</li><li id="footnote_3_467" class="footnote">on les verra régulièrement ensemble autour de Soral ou de Dieudonné ces dernières années. Notamment pour ce dernier lors d&rsquo;une manif de soutien au peuple palestinien durant l&rsquo;opération « Plomb durci » en janvier 2009, ils accompagneront Dieudo lors de son intervention au micro du Collectif Cheick Yassine, collectif qui put profiter de l&rsquo;ampleur des manifestations (80 à 100.000 personnes à Paris pour celle du 15 janvier) pour s&rsquo;incruster là où normalement ils sont déclarés <em>persona non grata</em></li><li id="footnote_4_467" class="footnote">Méthode utilisé par les Waffen SS durant la guerre afin de faciliter les interventions médicales sur le front</li><li id="footnote_5_467" class="footnote">voir à ce sujet les articles de l&rsquo;<a href="http://aafparis.over-blog.com/article-facultes-du-mouvement-a-l-extreme-droite--43988195.html" target="_blank">Action Antifasciste Paris</a> et celui des <a href="http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/46262/date/2010-06-22/article/le-gud-veut-reprendre-pied-a-assas/" target="_blank">Inrocks</a></li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>En Walhalla des héros</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Oct 2005 12:03:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
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		<category><![CDATA[Combat 18 (C18)]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans le genre NS mytho, il est difficile de faire mieux que Combat 18. L&#8217;ensemble de l&#8217;argumentation de ce groupe néo-nazi repose, en effet, sur la construction de mythes et de légendes. Des leaders post-mortem En effet, Combat 18 ne valorise pas son chef mais les “héros et martyrs” de la lutte, tant est si [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le genre NS mytho, il est difficile de faire mieux que Combat 18. L&rsquo;ensemble de l&rsquo;argumentation de ce groupe néo-nazi repose, en effet, sur la construction de mythes et de légendes.</p>
<p>Des leaders post-mortem<br />
En effet, Combat 18 ne valorise pas son chef mais les “héros et martyrs” de la lutte, tant est si bien que le mouvement donne l&rsquo;impression de n&rsquo;avoir que des leaders post mortem.<br />
Bien entendu, le leader incontesté de Combat 18 est le Führer lui-même. Hitler est le Dieu, Mein Kampf, la Bible. Cependant, si le dictateur nazi est une référence politique pour C18, c&rsquo;est également une référence humaine mythifiée, C18 allant même jusqu&rsquo;à vanter les talents de peintre du Führer (que l&rsquo;on compare à ceux d&rsquo;un peintre Juif autrichien de l&rsquo;époque).<br />
Second dans la lignée des Héros, Ian Stuart Donaldson était le chanteur du groupe Skrewdriver, un groupe de Rock Against Communism (RAC). Il a été membre du National Front avant de s&rsquo;en éloigner pour créer la revue Blood and Honour. Il est mort d&rsquo;un accident de voiture en 1993 et fait l&rsquo;objet d&rsquo;un véritable culte dans le milieu national-socialiste anglais mais aussi européen. Combat 18 contredit d&rsquo;ailleurs la thèse de l&rsquo;accident : selon eux, il a été assassiné par l&rsquo;Etat car il constituait un trop grand danger pour le système. Ce point est loin d&rsquo;être anecdotique, car cela lui permet d&rsquo;accéder au rang des “ morts pour la cause ”, de construire le mythe du héros, héros dont le mouvement a besoin pour s&rsquo;incarner. Pourtant le héros n&rsquo;a pas fait grand chose à part chanter.<br />
Si ces deux personnages, mythifiés, ont le statut de Héros, d&rsquo;autres se trouvent aussi valorisés mais ne sont que des martyrs. Un hommage est ainsi rendu à Marcel Schift, qui dirigeait NS Records et participait à la branche scandinave de Blood and Honour (B&amp;H). Ceci dit le véritable martyr est Chris Castle, militant de C18, tué par Charlie Sargent, un ancien leader du mouvement. Les circonstances de la mort importent peu, il s&rsquo;agit de mettre en valeur leurs “ états de service ”, car il est important de montrer qu&rsquo;ils ne sont pas morts pour rien, qu&rsquo;ils étaient de “ bons soldats ”. Chris Castle, qui a été tué en raison de sa proximité avec Will Browning, le principal rival de Charlie Sargent, devient ainsi une victime de ZOG, l&rsquo;ennemi juré du groupe. Il faut bien maintenir la cohésion du groupe et donner des repères à ces jeunes en déshérance.<br />
La “ Cause ”, le “ Combat ” perd donc son contenu réel pour s&rsquo;incarner dans des êtres mythiques : Combat Adolf Hitler et tout est dit. On y associe une vague idée de “ guerre des races ” et de “ supériorité de la race aryenne ” et le tour est joué, ne reste que l&rsquo;image. L&rsquo;icône remplace les idées.</p>
<p>Images et mythes<br />
L&rsquo;ensemble de l&rsquo;affichage extérieur de C18 met, en effet, en oeuvre une logique de représentation de la violence et du nazisme. Sur la page d&rsquo;entrée du site internet se succèdent avec des variantes selon les dates, des hommes masqués et armés sur fond de croix celtique, un homme levant une arme devant une croix gammée dans une ambiance flamboyante, une jeune femme blonde armée d&rsquo;une mitraillette, et bien sûr la photo d&rsquo;Adolf Hitler entourée de croix gammées. Swatikas, têtes de mort (logo de C18, qui reprend le symbole de la SS Totenkopfverbande ), armes et soldats en armures, symboles runiques (la “ Three Sevens Swatika ” de B&amp;H, la croix celtique) et le poing blanc levé font partis du folklore obligé. Quant aux morts, on les accueille à Walhalla, la cité d&rsquo;Odin où les héros se retrouvent pour festoyer et faire la guerre. On entre ainsi dans un monde mythique, mélange de références celtiques, nationales-socialistes, odinistes et “ aryanistes ”, un univers dans lequel le militant se conçoit comme un soldat de la “ race blanche ”, un combattant de l&rsquo;ombre qui doit être prêt à subir l&rsquo;isolement et l&rsquo;incompréhension de tous, de ceux qui sont incapables de voir la vérité: il doit être prêt à tout quitter comme le souligne le “Manuel de Combat” qu&rsquo;ils proposent .<br />
Mais si l&rsquo;on parle de jeu sur l&rsquo;image, c&rsquo;est aussi que C18 n&rsquo;a pas, à proprement parler, de programme politique. En effet, l&rsquo;ensemble des objectifs du groupe se résume à l&rsquo;instauration d&rsquo;un régime national-socialiste et au combat contre ZOG. En d&rsquo;autre terme, C18 est engagé dans une logique de combat révolutionnaire et terroriste, dans lequel la “ Cause ” devient un référent mythique, plus qu&rsquo;un réel projet. Le programme de Combat 18 est la guerre et la destruction de l&rsquo;ordre existant. Tout est fait pour amener au passage à l&rsquo;acte “le guerrier national-socialiste”, l&rsquo;acte qui fera de lui un héros. L&rsquo;absence de programme doit être vue comme une conséquence de la posture des militants de Combat 18 : ce sont des résistants à l&rsquo;ordre actuel, avec ses martyrs, qui donnent une dimension quasi-religieuse à leur combat, la question d&rsquo;un programme politique réaliste n&rsquo;est donc pas à l&rsquo;ordre du jour.<br />
Le discours de Combat 18 comprend en cela les caractéristiques du fanatisme : simplification, certitude, personnalisation, refus des autres systèmes idéologiques. La tautologie tient lieu de définition : “Le National Socialisme est l&rsquo;idéologie des mouvements Nationalistes Révolutionnaires que Blood &amp; Honour représente. Il ne peut y avoir ni doute ni discussion à ce sujet. Pourquoi? Parce que c&rsquo;est la seule idéologie qui non seulement reflète les éternelles lois de la Nature et nos intérêts en particulier, mais aussi contient la force énergétique nécessaire pour amener ses partisans au mieux à la victoire, au moins à un combat honorable. Le National Socialisme n&rsquo;est pas seulement le Bien, c&rsquo;est surtout la seule alternative qui n&rsquo;est pas vouée à l&rsquo;échec.” Ce n&rsquo;est pas tant le contenu du national-socialisme qui est important mais sa nature. Le combat se conçoit, en effet, dans une dimension millénariste. Il ne sert dès lors plus à rien de définir le but du combat car il est nécessaire et inévitable.</p>
<p>Lutte armée : mythe et réalité<br />
Plus encore qu&rsquo;être violent, l&rsquo;important est d&rsquo;être perçu comme tel, de faire peur. Le groupe joue véritablement la carte de l&rsquo;image et en ce sens, on peut considérer que sa stratégie est un succès. Cependant, en dehors des bastons de hooligans et de sorties de pub, du passage à tabac d&rsquo;antifascistes et de quelques agressions envers des immigrés, on ne trouve pas grand chose. Certes, ce type d&rsquo;actes n&rsquo;est pas à minimiser, mais on attend quand même autre chose d&rsquo;un groupe qui se dit terroriste à l&rsquo;échelle mondiale. Une partie du groupe, sous l&rsquo;influence de Will Browning, avait décidé de passer un cran au-dessus et de faire ce dont ils avaient toujours parlé, commencer à détruire le système, pour que puisse émerger le national-socialisme. En 1997, ils ont donc décidé de lancer une campagne de colis piégé depuis le Danemark. Cependant, la campagne de terreur a été arrêtée avant qu&rsquo;elle ne commence par les policiers danois, alors qu&rsquo;ils faisaient des essais d&rsquo;explosifs dans un cimetière. Ce qui devait être le début de la guerre fut donc un échec. Elle a même coûté plus au groupe qu&rsquo;elle n&rsquo;a rapporté, coût financier pour la préparation mais aussi coût en terme de soutien, car cette campagne n&rsquo;était voulue que par une petite minorité et elle a suscité de nombreuses critiques à l&rsquo;extrême droite. Ainsi, on peut citer les commentaires de Georges Hawthorne (dirigeant du label Resistance records, l&rsquo;un des plus grands labels de White Noise, concurrent direct de ISD Records, le label de Will Browning, membre de C18) : “ C18 se considère comme des sortes de “terroristes”, et se comporte exactement comme dans un navet d&rsquo;Hollywood avec le mouvement White Power. Le seul problème est que les “terroristes” qui aime à raconter combien ils sont “terribles” ne font jamais ce qu&rsquo;ils promettent.” D&rsquo;ailleurs, beaucoup ont quitté C18 suite à cet épisode, d&rsquo;autant qu&rsquo;au même moment, Charlie Sargent assassinait Chris Castle. Les chefs de C18 se sont donc retrouvés en prison et Darren Wells, qui faisait partie du petit groupe de Browning est passé à l&rsquo;ennemi (il a commencé à donner des informations à Searchlight), tout en prenant la tête de C18. Le groupe s&rsquo;est donc retrouvé affaibli, mais il a continué à beaucoup parler autour d&rsquo;une bière, ne rien faire en attendant que des allumés passent à la pratique.</p>
<p>The “ Leaderless Resistance ”, nouvelle forme d&rsquo;activisme<br />
Le concept de “ leaderless resistance ” a, en fait, été développé par le colonel Ulius Louis Amos, un agent des services secrets américains, en avril 1962. Ses théories sur l&rsquo;organisation concernaient à l&rsquo;origine la menace communiste qu&rsquo;il considérait pouvoir venir de partout. L&rsquo;idée a, ensuite, été reprise et popularisée par Louis Beam, un militant racialiste américain, qui expose son idée dans The Seditionist en 1992. L&rsquo;idée est de casser l&rsquo;organisation hiérarchique des mouvements et de favoriser les actes individuels. Un moyen particulièrement efficace pour une organisation, qui se veut terroriste, car elle-même ne risque rien, elle capitalise sur les actes des autres. Le site de C18 consacre à cet effet de nombreuses pages à expliquer comment être un bon militant, et même un bon terroriste, dans son chapitre appelé The National Socialist Political Soldiers Handbook. On y recense des conseils pour se maintenir en forme, à côté des moyens de “ ZOG ” pour surveiller le monde, des méthodes d&rsquo;enquête de police ainsi que des conseils de base aux futurs terroristes (par exemple, ne pas rester pour regarder une explosion, car certains sont morts de cette façon). Le “ guerrier politique ” est encore une fois à l&rsquo;honneur.<br />
La mise en valeur de la “ leaderless resistance ” est consécutive à l&rsquo;“ affaire Brunerie ”. Quel rapport entre ce membre d&rsquo;Unité Radicale, qui a cherché à tirer sur Jacques Chirac et C18 ? Aucun lien réel, effectivement, mais un lien virtuel. Combat 18 s&rsquo;est ainsi réapproprié l&rsquo;acte de sieur Maxime Brunerie qui avait écrit sur leur forum : “ Regardez la télé dimanche, je serais la star&#8230; Mort à zog,88! ”. Le 15 juillet, on pouvait lire en ouverture du site: “À tous les leaders européens et leurs collaborateurs qui cherchent à faire passer C18 pour un groupe de racistes sans cervelle, nous espérons que les événements du 14 juillet 2002 leur rappelleront que C18 et ses sympathisants veulent et sont capables d&rsquo;agir dans tous les pays d&rsquo;Europe.” Ainsi, C18 exploite l&rsquo;acte avorté de Maxime Brunerie comme un acte du mouvement. Voilà comment ils ont cherché à transformer un acte isolé, d&rsquo;amateur en acte international de guerre, une bataille contre ZOG. Maxime Brunerie voulait être un héros de la “ race blanche ”, le site de C18 lui en a donné la possibilité et peu importe que l&rsquo;acte ait échoué.<br />
Ce n&rsquo;était d&rsquo;ailleurs pas la première fois que C18 utilisait un acte individuel pour se faire de la publicité. Ainsi, en 1998, David Copeland organisait une campagne de plasticage dans les quartiers noirs de Londres . Or, si le jeune homme entretenait des relations avec le BNP, aucune relation n&rsquo;a pu être trouvé avec C18. Le premier a condamné les actes, les seconds ont approuvé et même revendiqué la campagne. Enfin, la “leaderless resistance” est le concept qui guide l&rsquo;opération Redwatch. Il s&rsquo;agit en fait de mettre en ligne nom, adresse, photos des ennemis à abattre. Rien de mieux pour attirer quelques fondus près à en découdre.</p>
<p>Alors C18 des mythos? Darren Wells revenant sur son passé et notamment les lettres piégées, explique “ tout n&rsquo;était que fantaisie, mais nous avons commencé à vivre dans notre propre monde irréel ”.<br />
En résumé : comment devenir un “bon à rien”<br />
1 &#8211; se faire tatouer des swatikas sur le corps, parler en “codes secrets” et boire de la bière en fantasmant sur la guerre des races<br />
2 &#8211; taper sur ses ennemis (en racontant qu&rsquo;ils sont dirigés par ZOG)<br />
3 &#8211; faire sauter des explosifs dans un cimetière<br />
4 &#8211; essayer de tirer sur un président<br />
5 &#8211; se faire tirer dessus par un copain (qui était en fait un agent de ZOG)<br />
6 &#8211; chanter en faisant des Zieg et mourir jeune dans un accident (qui est en fait un grand complot de ZOG)<br />
7 &#8211; être l&rsquo;Unique, Adolf Hitler</p>
<p>Encadré<br />
Les chiffres et les lettres<br />
Petit glossaire des codes secrets (non exhautif) à l&rsquo;usage du mytho</p>
<p>5 : pour 5 mots : I have nothing to say. (je n&rsquo;ai rien à déclarer, en particulier utilisé face à la police)<br />
311 : pour 3&#215;11, trois fois la onzième lettre de l&rsquo;alphabet. KKK &#8230; ça ne vous dit rien.<br />
33 : devinez, c&rsquo;est aussi 3&#215;11, le Ku Klux Klan.<br />
83 : pour la 8eme lettre de l&rsquo;alphabet H et la 3eme, C : Heil Christ ! Ah ça, vous ne vous y attendiez pas!<br />
4/20 : l&rsquo;anniversaire du Maitre, le seul, l&rsquo;unique, Le Führer Adolf Hitler.<br />
23 : la 23eme lettre de l&rsquo;alphabet, W pour White<br />
100% : 100% Aryen.<br />
Et bien sûr, les classiques, beaucoup plus répandus :<br />
18 : 1ere et 8eme lettre de l&rsquo;alphabet : Adolf Hitler<br />
88 : sur le même principe, Heil Hitler !<br />
14 : pour les 14 mots de David Lane, raciste notoire, notamment condamné pour avoir dynamité une synagogue : “ We must secure the existence of our people and a future for white children. ” (Nous devons sécuriser l&rsquo;existence de notre peuple et le future des enfants blancs.)</p>
<p>Rahowa : Racist Holy War (Guerre sainte raciste)<br />
SWP : Supreme White Power<br />
CI : Christian Identity (Identité Chrétienne)<br />
DOC : Disciple of Christ<br />
ORION : Our Race is Our Nation. (Notre race est notre nation)<br />
KIGY : Klansman, I Greet You. (Homme du Klan, je te salue !)<br />
WPWW : White Power World Wide<br />
ZOG : le grand classique forgé par William Pierce, auteur du célèbre Turner Diaries et ancien membre du parti nazi américain ; Zionist Occupation Government (Gouvernement sioniste d&rsquo;occupation), “L&rsquo; ennemi”.</p>
<p>Note de lecture :<br />
White Riot. The violent story of Combat 18. Nick Lowles. Milo Books, 2001, 338 p.<br />
Le livre relate l&rsquo;histoire de Combat 18 de sa naissance en tant que service d&rsquo;ordre du British National Party, jusqu&rsquo;aux coulisses des émeutes de 2001. Très bien documenté, le livre regorge d&rsquo;anecdotes et dresse un tableau clair de la mouvance néo-nazie à travers les réseaux internationaux de Blood &amp; Honour et le White Noise. Il permet d&rsquo;en finir avec les mythes sur C18. Seul inconvénient : il n&rsquo;est pas traduit et n&rsquo;est quasiment disponible qu&rsquo;en Angleterre.</p>
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		<title>Blood and Honour en Grande-Bretagne</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Feb 2003 18:36:45 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Blood and Honour en Grande-Bretagne<br />
</strong><br />
La naissance de Blood and Honour remonte à 1979 : cette année-là, le parti néo-nazi anglais National Front (NF), en réaction au développement du mouvement « Rock Against Racism » appela à la création du « Rock Against Communism » (RAC), et gagna à sa cause le groupe-phare de la scène rock néo-nazie de l’époque, Skrewdriver, dont le chanteur était Ian Stuart Donaldson. La collaboration entre le NF et les militants de la scène skinhead néo-nazie anglaise mena en 1984 à la création du White Noise Club (WNC), un réseau rassemblant des groupes, des organisateurs de concerts et des cadres politiques. Le WNC offrait ainsi aux groupes de musique néo-nazie la possibilité de produire des disques de qualité plus professionnelle qu’auparavant et d’organiser des concerts.</p>
<p>Une partie des skinheads néo-nazis militants, s’étant sentis trahis par le NF sur la question financière, décida de prendre ses distances avec ce parti au sein du WNC pour finalement créer Blood and Honour, dont le leader incontesté était Ian Stuart Donaldson. Libéré de toutes contraintes, Blood and Honour devint une organisation politique, sans pour autant exiger de ses membres une appartenance formelle. « La musique est le moyen idéal d’amener la jeunesse au national-socialisme. » : ces paroles de Ian Stuart constituent le credo politique de Blood and Honour, et de fait, cette organisation joua un rôle important dans la diffusion de l’idéologie néo-nazie, s’appropriant la culture skinhead et choisissant la musique comme vecteur principal.</p>
<p>À la fin des années 1980, Blood and Honour finit par devenir populaires dans d’autres pays européens ainsi qu’aux États-Unis. Après la mort de Ian Stuart en 1993 dans un accident de voiture, une lutte pouvoir s’engagea au sein de Blood and Honour, provoquée par le groupe terroriste néo-nazi anglais Combat 18 (C18), qui chercha à prendre le contrôle de Blood and Honour par la violence et la manipulation.<br />
Une fois sous l’influence de C18, Blood and Honour devint de plus un alibi culturel et une source de financement pour l’organisation terroriste néo-nazie, qui par la suite n’hésita pas une seule foi à assassiner aussi bien ses adversaires que ses concurrents du très lucratif marché de la musique néo-nazie.</p>
<p>Paru dans REFLEXes n°2, automne 2000</p>
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		<title>Blood &amp; Honour Deutsche Division &#171;&#160;Bonne nuit les nazis ! &#171;&#160;</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Feb 2003 18:32:11 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La section allemande de Blood and Honour compte environ 250 membres Elle est en contact avec des organisations similaires en Suède, en Norvège, en Grande-Bretagne et au Danemark. Selon l&#8217;Office de Protection de la Constitution allemande, équivalent des Renseignements généraux français, 105 concerts néo-nazis ont été organisés en Allemagne en 1999, dont un tiers par [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La section allemande de Blood and Honour compte environ 250 membres Elle est en contact avec des organisations similaires en Suède, en Norvège, en Grande-Bretagne et au Danemark.<br />
Selon l&rsquo;Office de Protection de la Constitution allemande, équivalent des Renseignements généraux français, 105 concerts néo-nazis ont été organisés en Allemagne en 1999, dont un tiers par Blood and Honour. 33 de ces concerts ont eu lieu exclusivement en Saxe.<br />
En 1999, il y avait environ 100 groupes de rock néo-nazi en Allemagne. Depuis 1991, ils ont produit 500 CD différents (dont 200 sont interdits), ce qui représente une production globale de 1,5 million de CD.<br />
Il existe par ailleurs une cinquantaine de maisons de productions et autres labels responsables de la fabrication et de la distribution des CD, ainsi que 20 magasins proches de la scène néo-nazie sur l&rsquo;ensemble du territoire allemand.</p>
<p>Après avoir débattu tout l&rsquo;été de l&rsquo;extrême droite, le gouvernement allemand, en la personne du ministre de l&rsquo;Intérieur Otto Schily (SPD), a décidé de frapper un grand coup contre la scène néo-nazie. En effet, au vu de la recrudescence d&rsquo;attentats et d&rsquo;agressions à caractère raciste et antisémite, il y a eu de nombreux débats au sein du gouvernement et de la société allemande au sujet de l&rsquo;extrême droite. C&rsquo;est ainsi que les analyses et les propositions les plus variées sont apparues dans la presse allemande : fallait-il interdire le NPD<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/blood-honour-deutsche-division-bonne-nuit-les-nazis/#footnote_0_139" id="identifier_0_139" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nationaldemokratische Partei Deutschlands, parti d&rsquo;extr&ecirc;me droite allemand qui organise la plupart des d&eacute;fil&eacute;s n&eacute;o-nazis et rassemble les &eacute;l&eacute;ments les plus durs de l&rsquo;extr&ecirc;me droite allemande.
">1</a></sup>, priver les responsables d&rsquo;agressions racistes de leur permis de conduire, privilégier l&rsquo;enseignement de la citoyenneté dans les écoles, convoquer la France, la Suisse, l&rsquo;Autriche, l&rsquo;Italie et le Liechtenstein à une réunion internationale sur ce thème, financer des initiatives antiracistes, restreindre encore une fois le droit d&rsquo;asile<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/blood-honour-deutsche-division-bonne-nuit-les-nazis/#footnote_1_139" id="identifier_1_139" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Car c&rsquo;est bien ce qui s&rsquo;est pass&eacute; apr&egrave;s le pogrom de Rostock en 1992 : le gouvernement allemand n&rsquo;a rien trouv&eacute; de mieux que de limiter de fa&ccedil;on drastique le droit d&rsquo;asile afin d&rsquo;&eacute;viter que ne se reproduisent de tels agissements !! Cherchez l&rsquo;erreur&hellip;
">2</a></sup> ? Les avis divergeaient, jusqu&rsquo;à ce que Otto Schily décide d&rsquo;interdire la section allemande de Blood and Honour<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/blood-honour-deutsche-division-bonne-nuit-les-nazis/#footnote_2_139" id="identifier_2_139" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Apr&egrave;s avoir prononc&eacute; quelques semaines auparavant l&rsquo;interdiction de Hamburger Sturm, groupe et journal dirig&eacute;s par Christian Worch, un v&eacute;t&eacute;ran de la sc&egrave;ne n&eacute;o-nazie hambourgeoise, et o&ugrave; les sections du nord de Blood and Honour et des Hammerskins ont d&eacute;cid&eacute; de travailler ensemble.
">3</a></sup> ainsi que son groupe de sympathisants, White Youth, le jeudi 14 septembre 2000 pour « refuser que Blood and Honour empoisonne les esprits et les cœurs, en particulier chez les jeunes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/blood-honour-deutsche-division-bonne-nuit-les-nazis/#footnote_3_139" id="identifier_3_139" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="taz Bremen, 18.09.2000.
">4</a></sup> ».</p>
<p>Comment Blood and Honour s&rsquo;est développé en Allemagne</p>
<p>Les premiers contacts entre Blood and Honour<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/blood-honour-deutsche-division-bonne-nuit-les-nazis/#footnote_4_139" id="identifier_4_139" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. encart sur l&rsquo;histoire de Blood and Honour.
">5</a></sup> et des groupes de musique néo-nazis allemands remontent à 1991. Cette année-là, le groupe Kreuzritter für Deutschland et Skrewdriver entament une collaboration qui prend la forme du Skrewdriver-Service (une boîte de distribution qui doit prendre en charge la diffusion des disques du groupe anglais) et du projet German-British-Friendship (GBF) qui veut organiser des tournées internationales et produire des compilations. Aujourd&rsquo;hui, GBF-Records est l&rsquo;un des plus gros labels et boîte de distribution d&rsquo;extrême droite du Sud de l&rsquo;Allemagne.<br />
Par ailleurs, des contacts se nouent à la même époque entre le Gesinnungsgemeinschaft der Neuen Front<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/blood-honour-deutsche-division-bonne-nuit-les-nazis/#footnote_5_139" id="identifier_5_139" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Organisation-&eacute;cran du NSDAP-AO (parti nazi en exil et en reconstruction), interdit en Allemagne et bas&eacute; aux &Eacute;tats-Unis.
">6</a></sup> (GdNF) de Michael Kühnen et divers groupes scandinaves tels que Vitt Arisk Motstand (VAM), Danmarks National Socialistike Bevaegelse (DNSB) et la boîte de distribution NS 88 qui sera le point de départ de la section danoise de Blood and Honour.</p>
<p>De fil en aiguille, la section allemande de Blood and Honour se monte et en 1993, son QG est au Danemark, tandis que son adresse est celle de la Nationale Liste (NL) de Hambourg, autre organisation-écran du NSDAP-AO. Au même moment en Basse-Saxe, le FAP<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/blood-honour-deutsche-division-bonne-nuit-les-nazis/#footnote_6_139" id="identifier_6_139" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Freiheitliche Arbeiterpartei Deutschlands, Parti lib&eacute;ral des ouvriers allemands
">7</a></sup> prend, à l&rsquo;initiative de Torsten Heise, des contacts étroits avec Combat 18 en Angleterre. Torsten Heise fait partie de ces cadres qui servent de repères dans le mouvement néo-nazi allemand et profitent des structures établies, comme le FAP à son époque, pour essayer de dépasser le stade du groupuscule.</p>
<p>À cette époque-là, la section allemande de Blood and Honour est un rassemblement assez informel, composé cependant de militants chevronnés parmi les plus radicaux de la scène néo-nazie qui n&rsquo;ont pas leurs pareils pour organiser des concerts. Dès 1994, l&rsquo;organisation s&rsquo;est structurée et centrée sur Berlin : elle s&rsquo;adresse en majorité aux nazis-skins de l&rsquo;Est et s&rsquo;enracine donc logiquement dans les länder de l&rsquo;Est, à savoir le Brandebourg, la Saxe, la Saxe-Anhalt, la Thuringe et le Mecklembourg-Poméranie.<br />
À la mort de Ian Stuart Donaldson, le chanteur de Skrewdriver et leader de Blood and Honour en Angleterre, le développement de la section allemande de l&rsquo;organisation s&rsquo;infléchit quelque peu, mais ses activités ne tardent pas à reprendre dès 1995-1996.</p>
<p><strong>Les activités commerciales et politiques de la section allemande de Blood and Honour</strong></p>
<p>Avant tout, la section allemande de Blood and Honour est, à l&rsquo;instar de l&rsquo;organisation-mère anglaise, un réseau de militants dont l&rsquo;activité consiste à produire, distribuer et faire jouer en concert des groupes de rock néo-nazi allemands. Les concerts, pour lesquels Blood and Honour parvient à rassembler jusqu&rsquo;à 2000 personnes au nez et à la barbe de la police, en les dirigeant d&rsquo;un lieu intermédiaire à l&rsquo;autre jusqu&rsquo;à la salle réservée soi-disant pour un anniversaire ou des fiançailles par le biais des téléphones portables, sont certes des sources de revenus non négligeables pour l&rsquo;organisation, mais ce sont eux surtout qui ont donné à Blood and Honour sa réputation de réseau insaisissable.</p>
<p>Blood and Honour-Allemagne fait également le commerce de CD interdits (acheminés par différentes filières, soit par le Nord, c&rsquo;est-à-dire la Scandinavie, soit par l&rsquo;Est, c&rsquo;est-à-dire la République tchèque, la Pologne, la Hongrie et la Slovaquie), ce qui s&rsquo;est avéré jusqu&rsquo;alors extrêmement lucratif<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/blood-honour-deutsche-division-bonne-nuit-les-nazis/#footnote_7_139" id="identifier_7_139" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il faut savoir que les profits sont si juteux que certains cadres de Blood and Honour vivent de leurs activit&eacute;s, et plut&ocirc;t bien. Par ailleurs, ce commerce permet souvent de blanchir de l&rsquo;argent sale, car Blood and Honour, dans sa recherche de pouvoir, est en lien avec le &ldquo; crime organis&eacute; &rdquo;.
">8</a></sup>, ainsi que la production de CD. La plupart des labels allemands d&rsquo;extrême droite sont liés à l&rsquo;organisation, ainsi que les nombreux fanzines et magasins qui y sont rattachés. La région de Hambourg est particulièrement touchée par ce phénomène, surtout depuis que Christian Worch et Thomas Wulff travaillent à maintenir ouvert le Club 88 à Neumünster. La section allemande de Blood and Honour est donc un réseau difficile à appréhender, très mouvant, dont les groupes de musique, labels, boîtes de distributions et de vente par correspondance, magasins et fanzines qui le composent ne cessent de changer de noms, de fusionner, se dissoudre, se quereller et élaborer de nouveaux contacts. De plus, le lien de tous ces groupes avec Blood and Honour est souvent très souple, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de contacts commerciaux ou d&rsquo;une appartenance éprouvée au réseau.</p>
<p>Cependant, et l&rsquo;initiative de Worch et de Wulff à Hambourg le montre bien, la section allemande de Blood and Honour ne limite pas son activité politique à la musique, et elle se joint aux autres partis néo-nazis dans leurs apparitions publiques.<br />
S&rsquo;il est vrai que, jusqu&rsquo;à il y a peu, les nazis-skins se retrouvaient volontiers derrière les banderoles des Junge Nationalisten (JN) et du NPD comme à Passau en février 1998 pour le “ Jour de la Résistance nationale ” (5000 participants, à 90% des nazis-skins), on assiste depuis deux ans à une évolution du NPD, qui, depuis que ses défilés sont régulièrement interdits et que le gouvernement fédéral se pose la question de son éventuelle interdiction, n&rsquo;hésite pas à évacuer les nazis-skins de ses rangs, dans les défilés comme dans l&rsquo;appareil du parti.</p>
<p>Par conséquent, Blood and Honour a repris en main l&rsquo;organisation de nombreux défilés, en usant des mêmes moyens que ceux utilisés pour organiser des concerts de musique néo-nazie. Le réseau comble ainsi le vide laissé par le NPD et les JN, davantage occupés à se refaire une virginité en excluant les nazis-skins du parti en Saxe par exemple, avec un atout supplémentaire : son authenticité culturelle. Les militants apparaissent donc désormais derrière leurs propres banderoles. Le réseau allemand Blood and Honour diffuse également un skinzine du même nom qui en est déjà à son neuvième numéro : à côté des articles consacrés à la musique, on trouve des textes qui font l&rsquo;apologie de Waffen SS et autres militants nationaux-socialistes et exposent des théories racistes, ainsi que des interviews de terroristes néo-nazis emprisonnés. Les militants allemands de Blood and Honour ne sont pas les derniers quand il s&rsquo;agit de menacer ou d&rsquo;agresser leurs opposants, qu&rsquo;ils soient Juifs ou immigrés. Ils utilisent également leurs contacts internationaux pour partager leurs expériences politiques et terroristes, en particulier en ce qui concerne les actions anti-antifascistes. Ainsi en novembre 1999, une rencontre eut lieu en Norvège entre les membres européens du réseau Blood and Honour : des néo-nazis allemands, suédois, anglais et norvégiens ont parlé de coordonner leurs activités anti-antifascistes au niveau international, si bien qu&rsquo;un mois plus tard, la police criminelle de Basse-Saxe a dû mettre en garde de nombreuses maisons habitées par des gens de gauche ainsi que le président du syndicat DGB d&rsquo;éventuelles lettres piégées.</p>
<p>Le concept de Blood and Honour est simple en fin de compte, mais il a déjà fait ses preuves un peu partout en Europe : « Il n&rsquo;est pas de meilleur moyen que la musique pour gagner la jeunesse à nos idées », disait Ian Stuart Donaldson. Et de fait, le rock néo-nazi a rencontré un écho remarquable chez la jeunesse allemande, si bien qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, il constitue en son sein une véritable tendance. Selon certains journalistes, l&rsquo;interdiction de certains CD a même contribué à renforcer l&rsquo;intérêt des jeunes pour cette musique, les titres interdits devenant les titres préférés dans certaines cours d&rsquo;école.</p>
<p><strong>Les conséquences de l&rsquo;interdiction<br />
</strong></p>
<p>Jeudi 14 septembre 2000 a donc été prononcée l&rsquo;interdiction officielle de Blood and Honour Allemagne par le ministère de l&rsquo;Intérieur&#8230; S&rsquo;en sont suivies les perquisitions d&rsquo;usage, étonnamment ciblées : par exemple, les dirigeants de Blood and Honour Sektion Nordmark (région nord) n&rsquo;ont pas été réveillés à six heures par les policiers. La manifestation qu&rsquo;ils avaient prévue en soutien au Club 88 de Neumünster, un bar connu pour être le point de rencontre des néo-nazis du nord de l&rsquo;Allemagne, a bien eu lieu malgré l&rsquo;interdiction de leur organisation, et les 450 néo-nazis ont pu tenir le pavé et faire la fête dans leur club le samedi soir, pendant que les 1300 policiers convoqués dans cette petite ville du Schleswig-Holstein s&rsquo;occupaient des 800 antifascistes, avec pour consignes de cibler les « antifascistes violents » de Hambourg, dont ils avaient une liste de 40 noms. Heureusement que Blood and Honour est censé avoir été interdit&#8230; on n&rsquo;ose pas imaginer ce qui se passerait sinon !!!</p>
<p>La police s&rsquo;est montrée un tantinet plus ferme avec les quelques 500 nazis-skins qui s&rsquo;étaient retrouvés à Laave (Nord de l&rsquo;Allemagne) le samedi 23 septembre pour un concert. Les néo-nazis ont saisi tout ce qu&rsquo;ils avaient sous la main pour le jeter sur les policiers : bouteilles, pierres, bombes lacrymos, meubles, etc. les policiers, qui avaient bien identifié les membres du réseau pourtant interdit de Blood and Honour, n&rsquo;ont pas hésité à dire qu&rsquo;ils étaient intervenus parce qu&rsquo;ils avaient été agressés&#8230; L&rsquo;auraient-ils fait sinon, ou bien auraient-ils simplement veillé à ce que le concert se passe sans problème ?<br />
Si ce dernier concert (en date !) montre bien une chose, c&rsquo;est que la scène rock néo-nazie allemande n&rsquo;a pas été véritablement handicapée par l&rsquo;interdiction de la section allemande de Blood and Honour, ni même surprise d&rsquo;ailleurs. Depuis le temps que le gouvernement et les intellectuels parlaient de faire quelque chose contre l&rsquo;extrême droite, les membres de Blood and Honour avaient bien eu le temps de se préparer à l&rsquo;interdiction officielle et aux perquisitions et enquêtes qui devaient immanquablement suivre. Et de fait, dès l&rsquo;annonce de l&rsquo;interdiction, les cadres du mouvement ont commencé à restructurer le réseau néo-nazi. Le principe est en effet toujours le même : les organisations-écrans focalisent l&rsquo;attention sur elles et se préparent à l&rsquo;interdiction (dans le but d&rsquo;éviter au maximum les condamnations individuelles) tandis que les cadres, organisés de façon plus souple, peuvent surmonter l&rsquo;interdiction en se réorganisant le plus rapidement possible. Ainsi à Berlin, avant même l&rsquo;interdiction de Schily, il y avait déjà les signes d&rsquo;une réorganisation de Blood and Honour, sous la forme de contacts plus étroits avec le NPD.</p>
<p>Cet article a été réalisé par <em>REFLEXes</em> avec le concours de l&rsquo;<em>Antifaschistisches Infoblatt</em><br />
Gneisenaustr. 2a<br />
D-10961 BERLIN<br />
e-mail : aib@mail.nadir.org</p>
<p>Paru dans REFLEXes N° 2, automne 2000</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_139" class="footnote">Nationaldemokratische Partei Deutschlands, parti d&rsquo;extrême droite allemand qui organise la plupart des défilés néo-nazis et rassemble les éléments les plus durs de l&rsquo;extrême droite allemande.<br />
</li><li id="footnote_1_139" class="footnote">Car c&rsquo;est bien ce qui s&rsquo;est passé après le pogrom de Rostock en 1992 : le gouvernement allemand n&rsquo;a rien trouvé de mieux que de limiter de façon drastique le droit d&rsquo;asile afin d&rsquo;éviter que ne se reproduisent de tels agissements !! Cherchez l&rsquo;erreur&#8230;<br />
</li><li id="footnote_2_139" class="footnote">Après avoir prononcé quelques semaines auparavant l&rsquo;interdiction de <em>Hamburger Sturm</em>, groupe et journal dirigés par Christian Worch, un vétéran de la scène néo-nazie hambourgeoise, et où les sections du nord de Blood and Honour et des Hammerskins ont décidé de travailler ensemble.<br />
</li><li id="footnote_3_139" class="footnote">taz Bremen, 18.09.2000.<br />
</li><li id="footnote_4_139" class="footnote">Cf. encart sur l&rsquo;histoire de Blood and Honour.<br />
</li><li id="footnote_5_139" class="footnote">Organisation-écran du NSDAP-AO (parti nazi en exil et en reconstruction), interdit en Allemagne et basé aux États-Unis.<br />
</li><li id="footnote_6_139" class="footnote">Freiheitliche Arbeiterpartei Deutschlands, Parti libéral des ouvriers allemands<br />
</li><li id="footnote_7_139" class="footnote">Il faut savoir que les profits sont si juteux que certains cadres de Blood and Honour vivent de leurs activités, et plutôt bien. Par ailleurs, ce commerce permet souvent de blanchir de l&rsquo;argent sale, car Blood and Honour, dans sa recherche de pouvoir, est en lien avec le “ crime organisé ”.<br />
</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Boneheadmania</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Apr 2002 09:45:41 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le contraste avec certains autres pays européens est évident. Que ce soit en Allemagne ou dans d’autres pays nordiques, la situation actuelle est très préoccupante. État des lieux de quelques situations nationales.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le contraste avec certains autres pays européens est évident. Que ce soit en Allemagne ou dans d’autres pays nordiques, la situation actuelle est très préoccupante. État des lieux de quelques situations nationales.</p>
<p><strong>ALLEMAGNE</strong></p>
<p>En Allemagne, la situation actuelle est essentiellement caractérisée par le développement de Blood &amp; Honour Germany. Sa croissance ces deux dernières années est impressionnante au point que cette culture nazi-skin a tendance à devenir la culture unique dans certaines régions, rurales en particulier. Ce dynamisme se traduit par la domination d’un look, d’un style de vie mais aussi d’un concert tous les deux jours et d’une manifestation de rue par semaine. Cela se traduit aussi par un volume de publications sans précédent. De fait, le phénomène nazi-skinhead ne peut plus être considéré simplement comme une scène mais comme un véritable mouvement qui a appuyé son développement sur l’émergence d’un leadership solide, Blood &amp; Honour. B&amp;H compte environ 300 membres et se reproduit sous forme de noyaux qui, à partir du moment où ils ont fait scission, connaissent leur propre logique de développement. De fait la mouvance B&amp;H est bien plus large et peut s’appuyer sur un mouvement estimé à 10 000 membres. Les relais et la mobilisation se font grâce aux concerts et à l’émergence de groupes musicaux à dimension nationale et internationale. Sur ce socle musical, B&amp;H a su greffer une construction politique. Cela a un rôle énorme de socialisation politique dans les campagnes allemandes.</p>
<p>B&amp;H est directement issu du mouvement de M. Kühnen, néo-nazi décédé du sida il y a quelques années. Les cadres du mouvement ont surtout amené sa dimension internationale à B&amp;H. Cette émergence ne s’est pas faite sans conflit avec les milieux politiques nationalistes mais la force de B&amp;H est de représenter une synthèse attrayante entre la musique et la politique, donc d’être solidement implanté dans la jeunesse. B&amp;H a d’ailleurs à présent la capacité à résister à la répression et même à rebondir dessus.</p>
<p><strong>SCANDINAVIE</strong></p>
<p>B&amp;H étend maintenant son influence en direction de la scène internationale, en particulier la Scandinavie, des hooligans mais aussi du Milieu avec des trafics d’armes, de stupéfiants et d’anabolisants. Ces activités criminelles ne sont pas nouvelles puisque déjà dans les années 1980 on avait observé cette dérive avec le groupe Hoffmann*. Cependant, même si cela a souvent tendance à initier une certaine dépolitisation, cela ne change rien car la dangerosité augmente. Ainsi il semblerait que B&amp;H fournisse des armes aux hools néerlandais. En outre, la dépolitisation est toute relative. Par ailleurs, la mouvance B&amp;H s’assure une implantation professionnelle dans les boîtes de tatoos et de sécurité.</p>
<p>En Scandinavie, l’essor de la musique White Power a commencé en 1994 avec la création de NS 88 et NS Records. Des problèmes judiciaires ont amené la création de B&amp;H Scandinavia en 1997. Le développement énorme de cette structure nazi-skin a poussé la police danoise à intervenir en août 1998. Cette action a permis la saisie du fichier clients fort de presque 10 000 noms, dont 5200 Allemands et 260 Français. Cette émergence s’est traduit en 1999 par une poussée très forte des activités terroristes nazies. La scène a malgré tout connu un contre-temps avec la destruction volontaire par incendie du studio et d’une partie des disques du groupe Ultima Thulé.</p>
<p><strong>GRANDE-BRETAGNE</strong></p>
<p>En Grande Bretagne, la place de Blood &amp; Honour s’est maintenue au sein de la scène internationale, essentiellement en raison de son passé mais aussi en raison de la langue. Le phénomène nazi-skin demeure une mode en Grande-Bretagne et les camarades antifa britanniques sont donc confrontés à une scène plus qu’à un réel mouvement. 1996 a marqué une césure avec les premiers attentats de C18. C’est l’aboutissement logique de l’évolution britannique et de la préparation de la «guerre raciale» depuis 1992. De la même façon, la création de ISD Records (Ian Stuart Donaldson Records) est aussi une manifestation de cette évolution. Le label produit 22 CD et a réalisé 20 000 £ de profit l’année dernière. Face à la répression, ISD Records s’est implanté en Scandinavie et a développé sa collaboration avec l’international, en particulier la Serbie, l’Autriche et le nazi allemand Thorsten Heise. Cette délocalisation n’a pas empêché le maintien des profits et des activités. Ainsi, pour la dernière compilation produite par ISD Records, les groupes sont anglais, la production allemande, la diffusion suisse à partir du réseau de la confrérie Hammer skins et les relais de diffusion en Scandinavie, aux Pays-Bas, etc. Cependant cette entrée d’argent a provoqué des divisions successives1, exacerbées par la répression. C18 est donc à présent en situation de fragilité. L’organisation s’est fragmentée en petits groupes ou individus, prêts à n’importe quoi. David Copeland et les attentats meurtriers qu’il a menés l’année dernière en sont une bonne illustration.</p>
<p>POLOGNE</p>
<p>Quelques pays connaissent une situation moins dramatique. Ainsi en Pologne, la scène bonehead a été erratique jusque dans les années 1990. Les groupes étaient peu nombreux et présentaient une situation de très grand amateurisme. À partir du début des années 1990 ont émergé des structures de type professionnel copiées sur l’Allemagne. Cependant, ce renforcement a plus porté sur la qualité que sur l’influence. Le premier procès date de 1996 pour atteinte à la sûreté de l’État. Mais cela n’a pas freiné la professionnalisation et d’une façon générale, on observe un très grand laxisme de la part des autorités judiciaires. La scène skinhead s’appuie pourtant sur environ 10 000 individus, une vingtaine de fanzines et la production d’une soixantaine de CD et K7. Par ailleurs, les liens avec les milieux politiques nationalistes se sont renforcés, en particulier avec les nationalistes-révolutionnaires. Sur le plan international, la haine traditionnelle entre les Polonais et les Allemands empêche des contacts suivis. Par contre les liens sont importants avec la Grande-Bretagne et la France (les groupes de RIF), ainsi que la Tchécoslovaquie et l’Ukraine.</p>
<p><strong>PAYS-BAS</strong></p>
<p>De même aux Pays-Bas, l’intérêt pour la musique dans les milieux nationalistes date seulement des années 1990. Auparavant cela se portait plutôt sur le football et le milieu hooligan. À partir de 1991, la scène skinhead s’intéresse à ce qui se passe en Grande-Bretagne mais cela ne débouche pas réellement sur l’émergence de groupes d’envergure nationale ou internationale, à part Landstorm. En outre, le développement de la techno détourne une fraction de la jeunesse de la scène skinhead. Cela se traduit à partir de 1995 par le développement de la Gabber Music. Cette techno hard-core explose à Rotterdam et touche les milieux populaires, au style de vie très rangé. Le phénomène s’appuie sur la consommation de stupéfiants et sur un racisme virulent. Cette image bien réelle de «musique blanche» pousse le mouvement CP 862 à soutenir le mouvement mais ce soutien trouve rapidement ses limites avec la condamnation de l’usage de drogues. En outre, les jeunes Gabber refusent globalement un engagement militant plus poussé. À partir de 1999, on voit donc réapparaître une scène skinhead avec le renforcement de Nordisc (crée en 1995) et Viking Sounds. Les liens se sont par ailleurs renforcés avec la Flandre, en particulier grâce à l’activisme des nazi-skins de Brugges regroupés autour du fanzine <em>Skinside</em> et du café Kastelein.</p>
<p><strong>CANADA</strong></p>
<p>Pour finir ce tour d’horizon partiel, il faut franchir l’Atlantique et observer aux États-Unis ce qui pourrait bien être le futur de la musique White Power en Europe si le mouvement antifasciste ne réagit pas plus vigoureusement. Le principal label de musique White Power y est Resistance Records. Il a été racheté par William Pierce, vieux nazi de 88 ans et auteur de la bible raciste <em>Turner’s Diaries</em>. Le label compte 50 boîtes de diffusion et produit plus de 100 groupes de style très variés. Il participe donc totalement au mouvement «Nation Skinhead» qui existe indépendamment de mouvements comme le KKK ou la White Aryan Resistance.</p>
<p>Le développement s’est fait à partir de 1993, Resistance Records étant lancé par le mouvement nazi de L’Église du Créateur. C’était à l’origine un fanzine s’appuyant sur 30000 abonnés. En 1997, l’État fédéral s’est attaqué à Resistance Records sur la plan fiscal. La fraude du label a amené la confiscation de 50000 CD et une amende de 60000 $. W. Pierce l’a alors racheté. Son but est évidemment un saut qualitatif dans le recrutement de la jeunesse avec le but revendiqué de mener une révolution blanche.</p>
<p>Resistance Records a organisé 10 gros concerts l’année dernière et a passé un accord avec les autres boîtes de diffusion pour éviter une guerre commerciale inutile. De fait, le label a un objectif financier tout aussi important que la motivation politique et attend un bénéfice de un million de dollars cette année. On reconnaît bien là le sens des affaires yankee.</p>
<p>La situation européenne est donc fort contrastée. Mais il est clair que le style de vie bonehead continue de constituer une façon privilégiée d’exprimer sa révolte pour une fraction de la jeunesse européenne. Il participe ainsi à la diffusion des idées nationalistes et racialistes dans les milieux populaires. À nous, dans l’unité européenne, de savoir les combattre pour un jour les éliminer.</p>
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