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	<title>REFLEXes &#187; bonehead</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Jeunesse Nationaliste Révolutionnaire</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Jun 2013 08:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Oubliés mais pas pardonnés]]></category>
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		<category><![CDATA[Comité du 9 mai (C9M)]]></category>
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		<description><![CDATA[Les JNR est un rassemblement de skinheads d’extrême droite, qui a connu deux périodes d’existence : la première de la fin des années 80 au milieu des années 90, et la seconde plus récente, depuis environ 2010. A chaque fois ce groupe était dirigé par Serge « Batskin » AyoubLa première mouture des JNR apparait [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les JNR est un rassemblement de skinheads d’extrême droite, qui a connu deux périodes d’existence : la première de la fin des années 80 au milieu des années 90, et la seconde plus récente, depuis environ 2010. A chaque fois ce groupe était dirigé par Serge « Batskin » AyoubLa première mouture des JNR apparait en 1987, une période où le FN, mais également le PNFE, tentent avec plus ou moins de succès de récupérer à leur compte le mouvement skinhead en France, alors majoritairement nationaliste. Batskin fonde les JNR sur les cendres d’une précédente bande, le Klan, qui était le rassemblement des éléments les plus violents et radicaux des différentes bandes de skins nationalistes à Paris. Ce Klan (appelé parfois aussi Nazi Klan ou encore Zyklon Army, pour les besoins de certains reportages télévisés) gravitait autour du groupe RAC Evil Skin<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunesse-nationaliste-revolutionnaire/#footnote_0_498" id="identifier_0_498" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="si ses membres n&rsquo;&eacute;taient pas &agrave; proprement parler des militants, le groupe &eacute;tait n&eacute;onazi, malgr&eacute; une l&eacute;gende tenace qui voulait que les textes des chansons n&rsquo;&eacute;taient que de la provocation">1</a></sup></p>
<div id="attachment_1731" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/EvilskinsEDJ-e3b8f.jpg"><img class="wp-image-1731" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/EvilskinsEDJ-e3b8f.jpg" alt="e groupe RAC Evil Skin arborant les couleurs du Klan" width="600" height="418" /></a><p class="wp-caption-text">Le groupe RAC Evil Skin arborant les couleurs du Klan</p></div>
<p>Dans ce Nazi Klan on trouve quelques éléments des futurs JNR comme Régis « Madskin » Kerhuel<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunesse-nationaliste-revolutionnaire/#footnote_1_498" id="identifier_1_498" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&eacute;galement bassiste d&rsquo;Evil Skin">2</a></sup>. Les apparitions provocatrices deviendront la spécialité du Klan qui n’a que peu d’activité politique, comme en 1985 où le groupe défile avec une banderole « Les amis de Barbie » (en référence à l&rsquo;ancien SS Klaus Barbie) lors de l’hommage de l’extrême droite rendu à Jeanne d’Arc en mai. Le Klan à cette époque se rend célèbre par ses nombreux actes de violence contre les autres bandes skins et punks, mais également contre des immigrés. Ils seront le sujet de nombreux reportages dans les années 80 où on peut les voir lancer des cocktails Molotov dans un hangar désaffecté.</p>
<p>Désirant donner une tournure plus politique à sa bande de skinheads, Ayoub les transforme en Jeunesse Nationaliste Révolutionnaire en 1987, en pratiquant une purge dans les rangs du Klan en expulsant les éléments les moins dociles à son autorité. Ceux du Klan ayant refusé de suivre Ayoub à TV se tourneront alors vers les Faisceaux Nationalistes Européens<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunesse-nationaliste-revolutionnaire/#footnote_2_498" id="identifier_2_498" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Mouvement n&eacute;o-nazi qui a pris le relais de la FANE">3</a></sup> , comme Pascal Berger<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunesse-nationaliste-revolutionnaire/#footnote_3_498" id="identifier_3_498" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il deviendra par la suite responsable de la s&eacute;curit&eacute; pour le PSG via la soci&eacute;t&eacute; Challengers jusqu&rsquo;au d&eacute;but des ann&eacute;es 90">4</a></sup>.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/batskin_jnr_1ere_version.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1732" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/batskin_jnr_1ere_version.jpg" alt="batskin_jnr_1ere_version" width="600" height="463" /></a></p>
<p>Parmi les premiers membres des JNR on retrouve Régis Kerhuel, Joël Giraud, « Vitri », Eric Rossi, Grand Didier, Bruce Thomson, skin anglais ayant milité au National Front ou Gilles Dussauge dit Grand Gilles<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunesse-nationaliste-revolutionnaire/#footnote_4_498" id="identifier_4_498" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" qu&rsquo;on retrouvera &eacute;galement dans la version 2010 des JNR">5</a></sup>.</p>
<div id="attachment_1733" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/gilles_legrand_a_droite_1_er_mai_1988.jpg"><img class="wp-image-1733" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/gilles_legrand_a_droite_1_er_mai_1988.jpg" alt="Gilles Dussauge, poing levé à droite 1er mai 1988" width="600" height="336" /></a><p class="wp-caption-text">Gilles Dussauge, poing levé à droite 1er mai 1988</p></div>
<p>Jean-Gilles Malliarakis, qui dirige alors Troisième Voie, propose à Ayoub et ses troupes d’intégrer TV, devenant la branche « jeunes prolétaires » du mouvement tandis que le <a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a> se chargeait des étudiants. Mais la cohabitation entre le GUD et les JNR s’avère difficile, les skinheads des JNR s’amuseront parfois à dépouiller, dans le local qui était à leur disposition, les jeunes étudiants venus s’inscrire au GUD. Dans la pratique les JNR sont cantonnés à la sécurité des manifestations et rassemblements du mouvement, une activité que les troupes d’Ayoub, à la lecture des bulletins internes du mouvement de l’époque, auront du mal à tenir<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunesse-nationaliste-revolutionnaire/#footnote_5_498" id="identifier_5_498" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Jeunesse Fran&ccedil;aise des ann&eacute;es 80-90 : La tentation n&eacute;o-fasciste, Eric Rossi, LGDJ. p.284">6</a></sup>.</p>
<div id="attachment_1734" style="width: 610px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/jnr_1er_mai_1988.jpg"><img class="wp-image-1734" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/jnr_1er_mai_1988.jpg" alt="JNR au défilé du 1er mai 1998" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">JNR au défilé du 1er mai 1998</p></div>
<p>Les mises en scènes médiatiques des JNR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunesse-nationaliste-revolutionnaire/#footnote_6_498" id="identifier_6_498" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Certains journalistes &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, &agrave; la recherche de sensationnel n&rsquo;h&eacute;sitaient pas &agrave; &laquo; chauffer &raquo; la bande d&rsquo;Ayoub pour filmer quelques agressions. Ce sera le cas en particulier le 22 avril 1990. Pour les besoins d&rsquo;un reportage pour la cha&icirc;ne La 5, Batskin et quelques JNR, dont Eric Rossi et Jo&euml;l Giraud, agresseront un africain, Karim Diallo sous les cam&eacute;ras des journalistes. Ils seront condamn&eacute;s &agrave; 8 mois de prison avec sursis en janvier 1994 pour cette agression.">7</a></sup> , comme les photos où ils posent avec des armes à feu, la présence récurrente d’Ayoub sur les plateaux télés<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunesse-nationaliste-revolutionnaire/#footnote_7_498" id="identifier_7_498" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ciel mon mardi, le Droit de Savoir, 52 sur la Une">8</a></sup> et les coups de mains répétés en tant que SO supplétif au Front National terminent d’agacer Malliarakis qui décide de se séparer de tout ce petit monde.</p>
<div id="attachment_1735" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/batskin_jnr-f0572.jpg"><img class="wp-image-1735" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/batskin_jnr-f0572.jpg" alt="Les JNR en tenue de gala" width="600" height="381" /></a><p class="wp-caption-text">Les JNR en tenue de gala</p></div>
<p>Ayoub et les JNR se tournent alors vers le <a href="http://reflexes.samizdat.net/parti-nationaliste-francais-pnf/">PNF</a><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunesse-nationaliste-revolutionnaire/#footnote_8_498" id="identifier_8_498" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Parti Nationaliste Fran&ccedil;ais, dirig&eacute;s par l&rsquo;&eacute;quipe du journal&nbsp;Militant, compos&eacute;s d&rsquo;anciens engag&eacute;s dans la Waffen SS et scissionniste du FN">9</a></sup> et s’installent dans leur local.</p>
<p>Les JNR apparaissent alors parfois sous le nom Comité de Base Jeunesse. La collaboration entre les vieux nazis et les jeunes néonazis est éphémère, les anciens de la Waffen décident de mettre les jeunes cons à la porte après la diffusion de tracts pro-irakiens pendant la Guerre du Golfe. Les JNR et Ayoub décident alors de devenir un groupe politique autonome et de ne plus être une composante d’un des multiples groupuscules d’extrême droite de cette période.</p>
<p>Le 5 mars 1993 les JNR organisent un meeting politique intitulé les Nouveaux Barbares à Vitry-sur-Seine, où se rassemblent des skinheads néonazis venus d’Allemagne, d‘Italie ainsi que des représentants du mouvement néonazi Blood &amp; Honour. Le 7 mai 1994 les JNR appellent, aux côtés du GUD et de l’Oeuvre Française à un rassemblement pour dénoncer la commémoration du débarquement des alliés en 1944, ce débarquement étant considéré non comme une libération mais comme une invasion<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunesse-nationaliste-revolutionnaire/#footnote_9_498" id="identifier_9_498" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="C&rsquo;est au cours de cette manifestation que S&eacute;bastien Dezieux, militant nationaliste, perdra la vie. Un comit&eacute; de soutien, compos&eacute; du GUD, des JNR mais &eacute;galement du FNJ se retrouvera en souvenir de ce militant autour du Comit&eacute; du 9 mai">10</a></sup>.</p>
<div id="attachment_2265" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/Minute_25_mai_1994.jpg"><img class="wp-image-2265" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/Minute_25_mai_1994.jpg" alt="&quot;Lundi 16 mai, des élus du Front National conduisent la marche de protestation contre la mort de Sébastien&quot; Minute du 25 mai 1994" width="600" height="396" /></a><p class="wp-caption-text">&laquo;&nbsp;Lundi 16 mai, des élus du Front National conduisent la marche de protestation contre la mort de Sébastien&nbsp;&raquo; Minute du 25 mai 1994</p></div>
<p>Entre 1992 et 1994, il n’est pas rare de voir les JNR, parfois aux côtés du GUD dirigé alors par Frédéric Chatillon, faire le SO volant autour des meetings du Front National, comme au meeting du Zénith à Paris en 1992.</p>
<p>Mais les affaires de violences finissent par rattraper les membres des JNR : Régis Kerhuel et Joël Giraud sont arrêtés pour <a href="http://www.liberation.fr/societe/0101350392-les-deux-skins-nient-nazisme-et-meurtre" target="_blank">le meurtre d’un jeune Mauricien au Havre</a> quelques années plus tôt. C’est alors la fin des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires première période, d’autant qu’en 2000, lors du procès de Régis et Joël, Ayoub lâchera <a href="http://www.liberation.fr/societe/0101350915-dix-ans-apres-les-deux-skins-du-havre-prennent-vingt-ans" target="_blank">ses anciens complices</a>.</p>
<p><strong>JNR version 2.0</strong></p>
<p>Ayoub fait son retour dans le milieu nationaliste français au milieu des années 2000. Après s’être rapproché un temps d’Alain Soral, il ouvre son bar associatif Le Local, et réactive en 2010 les JNR en même temps qu’il s’accapare l’appellation Troisième Voie.</p>
<p>Dans ces JNR, qui n’ont plus grand-chose de jeune (la moyenne d’âge a largement doublé par rapport à celle des années 80), quelques rares rescapés des premiers JNR sont encore là, comme Gilles Dussauge.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/gilles_legrand_JNR_2-5e89e.jpg"><img class="wp-image-1739 alignright" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/gilles_legrand_JNR_2-5e89e.jpg" alt="gilles_legrand_JNR_2-5e89e" width="600" height="600" /></a></p>
<p>Cette fois-ci Ayoub ne tente plus de faire croire que les JNR seraient un groupe politique, avec un discours propre. Comme il le déclare alors dans les médias d’extrême droite, les JNR auront pour rôle de faire « de leur corps un rempart contre les attaques ennemies ».</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/JNR2010.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1740" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/JNR2010.jpg" alt="JNR2010" width="600" height="400" /></a></p>
<p>L’autre grande nouveauté, c’est que là où dans les années 80 les JNR étaient un groupe d’une grosse trentaine de skinheads d’extrême droite, actifs essentiellement en Ile-de-France, ces nouveaux JNR, sont plus nombreux et surtout Ayoub a élargi le recrutement à toute la France, d’où l’apparition de différentes sections de JNR dans le Nord ou le Sud de la France. Ayoub va même chercher d&rsquo;anciens membres de la tribune Boulogne comme Daniel Mack, que l’on a pu également apercevoir assurer la protection de Marine Le Pen lors du défilé du 1er mai 2012 à Paris, aux côtés d’Olivier « Géant » autre membre des JNR nouvelle version, sous les ordres d’Axel Lousteau, ancien du GUD des années 90. Pour plus d&nbsp;&raquo;infos sur cette histoire nous vous renvoyons à <a href="http://reflexes.samizdat.net/loustau-le-vigile-de-marine-le-pen/">cet article</a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/DSC_0130.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1741" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/DSC_0130.jpg" alt="DSC_0130" width="600" height="399" /></a></p>
<div id="attachment_1742" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/DSC_4065.jpg"><img class="wp-image-1742" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/DSC_4065-1024x768.jpg" alt="JNR en ligne lors du défilé 2012" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">JNR en ligne lors du défilé 2012</p></div>
<p>Ces JNR version 2.0 sont une nouvelle fois la garde prétorienne du mouvement Troisième Voie, et l’appartenance à ce groupe est vue dans les rangs des militants et sympathisants comme un véritable idéal à atteindre. Mais au final ses membres ont toujours le même point commun, ce sont en majorité des skinheads néonazis.</p>
<div id="attachment_1743" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/koko_tout_court_a_gauche_david_au_centre.jpg"><img class="wp-image-1743" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/koko_tout_court_a_gauche_david_au_centre.jpg" alt="JNR Paris. A noter une croix gammée tatouée sur le coude de l'un des membres" width="600" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">JNR Paris. A noter une croix gammée tatouée sur le coude de l&rsquo;un des membres</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1744" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/section_sud_occiatnie_aout_2012_2.jpg"><img class="wp-image-1744" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/section_sud_occiatnie_aout_2012_2.jpg" alt="Section sud ouest de Troisième Voie avec des JNR" width="600" height="353" /></a><p class="wp-caption-text">Section sud ouest de Troisième Voie avec des JNR</p></div>
<p>Concrètement, les JNR aujourd’hui au sein de TV sont réduits à servir de Service d’Ordre pour les manifestations organisées par le mouvement, comme lors de l’hommage rendu à Jeanne d’Arc chaque deuxième dimanche de mai<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunesse-nationaliste-revolutionnaire/#footnote_10_498" id="identifier_10_498" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="avec des prestations diverses. En 2012 ils ont &eacute;t&eacute; tenus en &eacute;chec par l&rsquo;Action Fran&ccedil;ais et en 2013 la premi&egrave;re ligne des JNR a largement avoin&eacute; les participants de son cort&egrave;ge qui souhaitaient en d&eacute;coudre avec les Femens venus perturber le rassemblement">11</a></sup>. Le reste du temps, on peut les apercevoir au Local, le bar associatif de leur chef.</p>
<div id="attachment_1745" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/jnr_devant_le_local.jpg"><img class="wp-image-1745" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/06/jnr_devant_le_local.jpg" alt="JNR devant le bar Le Local" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">JNR devant le bar Le Local</p></div>
<p>Ayoub a réalisé un vrai travail marketing autour des JNR, dont les histoires de baston (réelles ou imaginaires) des années 80 font office légendes chez les jeunes générations de skins d’extrême droite. Entre les t-shirt siglés JNR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunesse-nationaliste-revolutionnaire/#footnote_11_498" id="identifier_11_498" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" avec leur devise Croire Combattre, Ob&eacute;ir">12</a></sup>, les blousons patchés JNR, tout est fait pour entretenir le mythe auprès de jeunes nationalistes à la recherche du petit frisson de la violence.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_498" class="footnote">si ses membres n’étaient pas à proprement parler des militants, le groupe était néonazi, malgré une légende tenace qui voulait que les textes des chansons n’étaient que de la provocation</li><li id="footnote_1_498" class="footnote">également bassiste d’Evil Skin</li><li id="footnote_2_498" class="footnote">Mouvement néo-nazi qui a pris le relais de la FANE</li><li id="footnote_3_498" class="footnote">Il deviendra par la suite responsable de la sécurité pour le PSG via la société Challengers jusqu’au début des années 90</li><li id="footnote_4_498" class="footnote"> qu’on retrouvera également dans la version 2010 des JNR</li><li id="footnote_5_498" class="footnote"> <em>Jeunesse Française des années 80-90 : La tentation néo-fasciste</em>, Eric Rossi, LGDJ. p.284</li><li id="footnote_6_498" class="footnote">Certains journalistes à l’époque, à la recherche de sensationnel n’hésitaient pas à « chauffer » la bande d’Ayoub pour filmer quelques agressions. Ce sera le cas en particulier le 22 avril 1990. Pour les besoins d’un reportage pour la chaîne La 5, Batskin et quelques JNR, dont Eric Rossi et Joël Giraud, agresseront un africain, Karim Diallo sous les caméras des journalistes. Ils seront condamnés à 8 mois de prison avec sursis en janvier 1994 pour cette agression.</li><li id="footnote_7_498" class="footnote">Ciel mon mardi, le Droit de Savoir, 52 sur la Une</li><li id="footnote_8_498" class="footnote">Parti Nationaliste Français, dirigés par l’équipe du journal <a href="http://reflexes.samizdat.net/militant/"><em>Militant</em></a>, composés d’anciens engagés dans la Waffen SS et scissionniste du FN</li><li id="footnote_9_498" class="footnote">C’est au cours de cette manifestation que Sébastien Dezieux, militant nationaliste, perdra la vie. Un comité de soutien, composé du GUD, des JNR mais également du FNJ se retrouvera en souvenir de ce militant autour du Comité du 9 mai</li><li id="footnote_10_498" class="footnote">avec des prestations diverses. En 2012 ils ont été tenus en échec par l’Action Français et en 2013 la première ligne des JNR a largement avoiné les participants de son cortège qui souhaitaient en découdre avec les Femens venus perturber le rassemblement</li><li id="footnote_11_498" class="footnote"> avec leur devise Croire Combattre, Obéir</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Les défilés d’extrême droite du 12 mai 2013 : entre tension et désillusions</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 09:15:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Batskin a beau brailler tant qu’il peut sur ses vidéos et multiplier les affiches annonçant d’obscurs groupuscules à sa manifestation, la mobilisation et l’unité des premiers défilés ont bel et bien disparu ! On est très très loin de « l’Union sacrée des patriotes français » qu’annonçait la banderole de tête !! Comme chaque année, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Batskin a beau brailler tant qu’il peut sur ses vidéos et multiplier les affiches annonçant d’obscurs groupuscules à sa manifestation, la mobilisation et l’unité des premiers défilés ont bel et bien disparu ! On est très très loin de « l’Union sacrée des patriotes français » qu’annonçait la banderole de tête !!<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/cortege-de-tete.jpg"><img class="alignleft wp-image-1715" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/cortege-de-tete.jpg" alt="cortege-de-tete" width="600" height="451" /></a>Comme chaque année, c’est d’abord l’État français qui a rendu hommage à Jeanne d’Arc, avant que ne se succèdent les différents groupuscules nationalistes radicaux. Mais l’extrême droite n’était pourtant pas loin, puisque, du trottoir, le <a href="http://reflexes.samizdat.net/12-mai-quand-letat-celebre-jeanne-darc-avec-lextreme-droite/">Chœurs Montjoie Saint-Denis</a> devaient assurer l’animation musicale : hélas, les Chœurs ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes, et Jacques Arnould n’avait réussi qu’à rassembler… trois chanteurs autour de lui ! Après quelques hymnes à Jeanne d’Arc et le tube « En passant par la Lorraine », ils ont tenté une Marseillaise, reprise par l’Union nationale des parachutistes, malheureusement de façon asynchrone : le résultat était assez pénible à l’oreille. À noter que, pendant la commémoration, aux alentours de 9h20, Serge Ayoub a fait une apparition, fièrement campé sur son scooter bleu layette, suivi de ses sbires en voiture : la police les a fait rapidement dégager.</p>
<p>Côté nationaliste, le bal a été ouvert par L’ Œuvre française et les Jeunesses nationalistes, qui après avoir défilé en 2012 au côté du « Beau Serge » ont préféré cette fois quitter le navire, les JN et Gabriac s’étant fâchés avec Ayoub, comme pas mal de monde dans le milieu nationaliste ces derniers temps. Il faut dire que les récentes déclarations de ce dernier sur Facebook n’incitent pas beaucoup à l’unité et la franche camaraderie puisqu’il n’hésitera pas à traiter l’ Œuvre française de « ramassis de triso » ou mieux encore « d’auxiliaires de police, de petites balances ».</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/ayoub-vs-Oeuvre-cf19a.jpg"><img class="alignleft wp-image-1716" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/ayoub-vs-Oeuvre-cf19a.jpg" alt="ayoub-vs-Oeuvre-cf19a" width="600" height="347" /></a></p>
<p>Malgré une présence non négligeable de militants (une petite centaine) et la sortie de leur tout nouveau SO officiel, dénommé Première ligne (1L) et dirigé par Jérôme Guigue<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-defiles-dextreme-droite-du-12-mai-2013-entre-tension-et-desillusions/#footnote_0_496" id="identifier_0_496" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nouvelle structure au sein de l&rsquo; &OElig;uvre fran&ccedil;aise, &laquo; 1L &raquo; aurait tenu son premier camp en avril dernier dans la r&eacute;gion lyonnaise, et agi sous la responsabilit&eacute; de&nbsp;J&eacute;r&ocirc;me Guigue, qui en tant qu&rsquo;ancien responsable du DPS, a toutes les qualit&eacute;s requises pour ce poste. Bien que sa pr&eacute;sence n&rsquo;emp&ecirc;che nullement Gabriac de se faire interpeller &agrave; chaque fois qu&rsquo;il pointe le bout de son nez quelque part, comme le montrent les photos suivantes (cercl&eacute;, J. Guigue) :&nbsp; Lyon le 17 avril, tentative d&rsquo;occupation du si&egrave;ge du PS du Rh&ocirc;ne. 2 jours plus tard d&eacute;briefing &agrave; la sortie de la garde-&agrave;-vue de Gabriac. Puis le 5 mai &agrave; la Manif pour Tous, o&ugrave; Gabriac est tout bonnement expuls&eacute; du cort&egrave;ge par le SO.">1</a></sup>, les JN étaient fébriles, pour ne pas dire tendus par l’éventualité de croiser les troupes de Batskin.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/Premiere-ligne-9mars2013.jpg"><img class="alignleft wp-image-1718" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/Premiere-ligne-9mars2013.jpg" alt="Premiere-ligne-9mars2013" width="600" height="291" /></a></p>
<p><em>9 mars 2013, 1re apparition officielle du SO « Première Ligne », pour le concert des JN avec Trouble Makers et Goldofaf, salle du Clos-des-Plaines à Saint-Laurent d’Oingt dans la région lyonnaise</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-defiles-dextreme-droite-du-12-mai-2013-entre-tension-et-desillusions/#footnote_1_496" id="identifier_1_496" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="c&rsquo;est cette salle d&eacute;j&agrave; qui avait&nbsp;accueilli en catastrophe le Forum de la Nation en f&eacute;vrier dernier apr&egrave;s que la salle r&eacute;serv&eacute;e &agrave; cet effet fut red&eacute;cor&eacute;e &agrave; coup de cocktail molotov">2</a></sup></p>
<p>Après le discours inaudible des deux chefs (pour cause de travaux dans le quartier, qui couvriront le pauvre mégaphone), toute la fine équipe est partie au banquet organisé non loin de là.</p>
<p>C’était ensuite au tour de l’Action française de prendre possession des lieux, avec là aussi un SO conséquent. Il faut dire que les échanges entre l’« Inaction française » et Ayoub l’année dernière avaient été assez tendus, et les royalistes avaient préparé quelques arguments frappants en cas de nouvelle discussion houleuse. La tension monta d’un cran dans leur rang quand le premier cortège en provenance de la place de la Madeleine (lieu de rendez-vous pour le défile de Ayoub) fit son apparition… Il s’agissait du Renouveau français, qui là aussi avait décidé de faire cavalier seul par rapport aux années passées. Le cortège, emmené par leur chef Thibault de Chassey semblait s’être un peu étoffé par rapport aux années précédentes, mais restait bien maigre, alors même que la veille se tenait leur Ve Congrès Nationaliste. Le RF s’est illustré par ses slogans un peu old school avec le fameux « Terroristes à mort, Immigré Dehors », tirés des paroles du groupe RAC des années 1980 Légion 88 !</p>
<p><strong>Le cirque « Pinder » en tournée</strong></p>
<p>Après les amuses bouches, le plat principal arrivait, à savoir la manif « unitaire » de Serge Ayoub.<br />
Première surprise, si la Nouvelle droite populaire ouvrait la marche, il n’y avait plus de cortèges séparés comme les années passées, ce qui nous priva du spectacle habituel de mini-groupuscules de sept ou huit boneheads tenant leur pauvre banderole. On a donc eu droit à une manif assez bordélique, avec des banderoles dans tous les sens, sans grande cohésion. Et malgré les rangs des JNR qui s’étaient étoffés numériquement, il était difficile à Ayoub de cacher la misère … Ils étaient bien moins nombreux que les années passées, et cela malgré la présence des belges de Nation et de Nationalistes autonomes flamands (Ayoub s’étant fâché avec les NA français en 2012 en les traitant de punk à chien !). Un constat s’impose, et cela ne tient pas uniquement à la présence de groupes comme le Picard Crew : la manif de Batskin ressemble de plus en plus à un simple rassemblement de skins fafs.<br />
La bande son, passant allègrement de Laibach à Joy Division avec du Jean Ferrat perdu au milieu, renforçait allègrement l’image bordélique du défilé nationaliste.</p>
<p>Au rayon des absents, outre Pierre Vial de Terre &amp; Peuple, malade<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-defiles-dextreme-droite-du-12-mai-2013-entre-tension-et-desillusions/#footnote_2_496" id="identifier_2_496" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="il est d&rsquo;ailleurs int&eacute;ressant de noter que la d&eacute;fection d&rsquo;un P. Vial a suffit &agrave; l&rsquo;absence totale de cort&egrave;ge et banderole de Terre &amp; Peuple, d&eacute;montrant l&agrave; que la participation de certains collectifs &agrave; cette manifestation tient bien plus &agrave; une d&eacute;cision personnelle qu&rsquo;&agrave; une adh&eacute;sion de leurs membres">3</a></sup>, il n’y avait aucune trace d’un cortège du GUD. Si l’année passée, malgré les tensions entre le GUD version Klein et Ayoub autour de la commémoration du 9 mai, les petits rats noirs avaient défilé, l’énième avatar du GUD passé en partie sous la coupe des JN n’avait pas jugé bon de se montrer. On a néanmoins aperçu quelques têtes lyonnaises, dont <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/">Steven Bissuel</a>, perdues dans le cortège du RF et celui d’Ayoub.<br />
Et sans vouloir tirer sur l’ambulance, puisque l’on parle des absents, l’appel du Mouvement national républicain (MNR) aura été entendu et déplacera les foules, puisque UN membre sera présent : Roland Curtet<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-defiles-dextreme-droite-du-12-mai-2013-entre-tension-et-desillusions/#footnote_3_496" id="identifier_3_496" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="membre du Bureau national du MNR et secr&eacute;taire d&eacute;partemental de Paris, ce dernier est bien connu des militants antifascistes parisiens puisqu&rsquo;il &eacute;tait d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sent au sein du FN lorsque qu&rsquo;une vaste op&eacute;ration de &laquo; nettoyage &raquo; f&ucirc;t lanc&eacute;e sur les march&eacute;s parisiens dans les ann&eacute;es 90. R. Curtet trainait avec ses sbires sur celui de Pyr&eacute;n&eacute;es dans le XXe, quartier o&ugrave; il r&eacute;side.">4</a></sup> qui tiendra la banderole de l’ « Union des patriotes »</p>
<p><strong>Les « pochettes surprises » </strong></p>
<p>Cette année encore, les chefs se sont succédé à la tribune pour la traditionnelle séance des discours, le tout orchestré par Hugo Lesimple (Ex-GUD Paris et bras droit de Ayoub à Troisième Voie et Salut Public). La petite surprise est venue cette année de la présence de Richard Roudier (ex-Bloc Identitaire et désormais Réseau Identitaire depuis son départ/éviction du BI à l’été 2012) dont le discours, dans le plus pur style « Ma vie mon œuvre », barba rapidement son auditoire.<br />
Bien entendu c’est un Serge Ayoub surexcité qui clôturera les interventions, avec le discours qu’on lui connait maintenant : très « anti-système », très « résistants face au pouvoir », mais tout en expliquant qu’il a balancé les Femen à la préfecture de Police le matin même<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-defiles-dextreme-droite-du-12-mai-2013-entre-tension-et-desillusions/#footnote_4_496" id="identifier_4_496" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="en effet leur intervention n&rsquo;&eacute;tait pas une surprise pour tout le monde, puisque le site Nouvelles de France annon&ccedil;ait la veille au soir (mais &agrave; 23h50 il est vrai) avoir rep&eacute;r&eacute; les militantes Inna et Oksana r&eacute;servant une chambre &agrave; l&rsquo;hotel R&eacute;gina. Cela n&rsquo;aura aucune cons&eacute;quence, et elles arriveront par cette action &agrave; retarder de presque une heure l&rsquo;arriv&eacute;e du cort&egrave;ge devant la statue de Jeanne d&rsquo;Arc, rendant totalement hyst&eacute;rique un Serge Ayoub beuglant des ordres &agrave; des militants plus occup&eacute;s &agrave; regarder les Femen qu&rsquo;&agrave; vouloir &laquo; occuper la rue !! &raquo;">5</a></sup>, et surtout en envoyant ses JNR faire le coup de poing avec certains des militants présents qui voulaient en découdre avec les Femen. Là encore, quel recul en à peine un an, quand on se rappelle qu’au dernier 9 mai c’était face aux gendarmes mobiles et au SO de l’Action Française qu’Ayoub avait aligné ses « troupes », aujourd’hui c’est pour taper leurs manifestants jugés un peu trop excités !!</p>
<p>Comme cette journée s’achèvera en musique avec un concert (qui pour la 2ème fois consécutive se tiendra aux Caves Saint-Sabin à deux pas de la place de la Bastille), nous nous permettons à notre tour d’apporter une petite touche musicale <a href="http://lahorde.samizdat.net/?p=2153" target="_blank">avec la vidéo suivante</a>-, co-réalisée avec nos camarades de <a href="http://lahorde.samizdat.net" target="_blank">La Horde</a>.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_496" class="footnote">Nouvelle structure au sein de l’ Œuvre française, « 1L » aurait tenu son premier camp en avril dernier dans la région lyonnaise, et agi sous la responsabilité de <a href="http://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/">Jérôme Guigue</a>, qui en tant qu’ancien responsable du DPS, a toutes les qualités requises pour ce poste. Bien que sa présence n’empêche nullement Gabriac de se faire interpeller à chaque fois qu’il pointe le bout de son nez quelque part, comme le montrent les photos suivantes (cerclé, J. Guigue) : <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/Guigue-600dpi.jpg"><img class="alignleft wp-image-1717" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/Guigue-600dpi.jpg" alt="Guigue-600dpi" width="600" height="181" /></a> <em>Lyon le 17 avril, tentative d’occupation du siège du PS du Rhône. 2 jours plus tard débriefing à la sortie de la garde-à-vue de Gabriac. Puis le 5 mai à la Manif pour Tous, où Gabriac est tout bonnement expulsé du cortège par le SO</em>.</li><li id="footnote_1_496" class="footnote">c’est cette salle déjà qui avait <a href="http://rebellyon.info/A-Saint-Laurent-d-Oingt-69-le-Clos.html" target="_blank">accueilli en catastrophe le Forum de la Nation en février dernier</a> après que la salle réservée à cet effet fut redécorée à coup de cocktail molotov</li><li id="footnote_2_496" class="footnote">il est d’ailleurs intéressant de noter que la défection d’un P. Vial a suffit à l’absence totale de cortège et banderole de Terre &amp; Peuple, démontrant là que la participation de certains collectifs à cette manifestation tient bien plus à une décision personnelle qu’à une adhésion de leurs membres</li><li id="footnote_3_496" class="footnote">membre du Bureau national du MNR et secrétaire départemental de Paris, ce dernier est bien connu des militants antifascistes parisiens puisqu’il était déjà présent au sein du FN lorsque qu’une vaste opération de « nettoyage » fût lancée sur les marchés parisiens dans les années 90. R. Curtet trainait avec ses sbires sur celui de Pyrénées dans le XXe, quartier où il réside.</li><li id="footnote_4_496" class="footnote">en effet leur intervention n’était pas une surprise pour tout le monde, puisque le site Nouvelles de France annonçait la veille au soir (mais à 23h50 il est vrai) avoir repéré les militantes Inna et Oksana réservant une chambre à l’hotel Régina. Cela n’aura aucune conséquence, et elles arriveront par cette action à retarder de presque une heure l’arrivée du cortège devant la statue de Jeanne d’Arc, rendant totalement hystérique un Serge Ayoub beuglant des ordres à des militants plus occupés à regarder les Femen qu’à vouloir « occuper la rue !! »</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>&#171;&#160;9 mai&#160;&#187; 2011 : Loin Deyzieu, loin du coeur&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 09 May 2011 18:05:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
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		<description><![CDATA[Loin des sondages dans lesquels la figure de proue de l’extrême droite française tient le haut de la vague, les manifestations nationalistes de mai 2011 auront été en demi-teinte par rapport aux espérances de leurs organisateurs. Cela va sans dire de la manifestation du FN le 1er mai dernier. Comme tous les ans depuis la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Loin des sondages dans lesquels la figure de proue de l’extrême droite française tient le haut de la vague, les manifestations nationalistes de mai 2011 auront été en demi-teinte par rapport aux espérances de leurs organisateurs. Cela va sans dire de la manifestation du FN le 1er mai dernier.</strong><br />
Comme tous les ans depuis la fin des années 1980, le début du mois de mai voit l&rsquo;extrême droite parader dans les rues de Paris. Rapide bilan du 1er et 8 mai 2011. Ce premier 1er mai de l&rsquo;ère Marine Le Pen n&rsquo;aura pas déplacé les foules. Malgré un trajet très particulier dans les rues de Paris pour cacher la faible mobilisation, il était évident que le défilé du FN n&rsquo;avait pas retrouvé les effectifs des années 1990 ou celui de 2002, prouvant une fois de plus que si le FN a des électeurs, il n&rsquo;a pas de militants. On peut légitimement estimer qu&rsquo;entre 3000 et 4000 personnes seulement avaient fait le déplacement.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/1ermai_FN2-2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1526" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/1ermai_FN2-2-1024x576.jpg" alt="1ermai_FN2-2" width="474" height="266" /></a></p>
<p>En tête de cortège, la plupart des responsables du FN et des secrétaires départementaux s&rsquo;étaient regroupés autour de Marine Le Pen tandis que Bruno Gollnisch défilait en fin de manif entouré de son équipe rapprochée. La fédération lyonnaise a d&rsquo;ailleurs singulièrement fondu depuis l&rsquo;année dernière, le congrès de Tours et la polémique sur l&rsquo;OEuvre Française ayant eu leur petit effet. Entre les deux, on retrouvait les différentes fédérations du FN, certaines regroupant moins d&rsquo;une dizaine de personnes, certains brandissant de curieux drapeaux bleus siglés &laquo;&nbsp;Liberté&nbsp;&raquo; totalement neutre, sans aucune référence au FN ou à Marine Le Pen.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/1ermai_FN.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1527" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/1ermai_FN-1024x576.jpg" alt="1ermai_FN" width="474" height="266" /></a></p>
<p>Quant au tournant syndical du FN impulsé par Marine Le Pen si souvent décrit dans les médias, on repassera : on était très loin de l&rsquo;ambiance du défilé du 1er mai 1996, quand Mégret et ses troupes s&rsquo;étaient fixés comme objectif d&rsquo;investir le champ syndical. Pas un seul tract, slogan ou banderole ne faisaient référence au monde syndical. Certains ont néanmoins réussi à voir Thierry Gourlot et Fabien Engelmann derrière une banderole : &laquo;&nbsp;Pour un syndicalisme national&nbsp;&raquo;. Cette absence totale de thématique au sein du cortège frontiste était même flagrant. Rien n&rsquo;avait été autorisé à part les banderoles de fédérations, les drapeaux bleu blanc rouge et les fameux drapeaux bleus. Même les slogans donnaient dans le classique : Le Pen Président, Bleu Blanc Rouge la france aux français et parfois un timide France, Nation, Révolution.</p>
<p><strong>Les &laquo;&nbsp;bones&nbsp;&raquo; habitudes</strong></p>
<p>Ce défilé devait également être celui d&rsquo;un nouveau FN plus propre, débarrassé des skins et autre groupuscules nationalistes si gênants pour la nouvelle direction. Malgré des consignes strictes envoyées aux fédérations, les bonheads étaient bien présents dans le cortège du FN, comme simples participants ou intégrés dans les SO volants. Certes, le look était moins explicite que par le passé, mais pour toute personne connaissant un tant soit peu ce milieu, il était évident que le FN n&rsquo;avait pas fait le ménage dans ses rangs et que le parti a encore et toujours besoin de ce genre d&rsquo;individus ou des groupuscules radicaux pour venir renforcer un service d&rsquo;ordre incapable numériquement de tenir un tel évènement. Preuve de la mauvaise santé du DPS, il n&rsquo; existait aucune uniformité parmi les différents groupes DPS présents tout au long de la manif, certains arborant les bombers et casques siglés DPS tandis que d&rsquo;autres se la jouaient plus professionnels avec des coupe-vent siglés DPS, un peu comme les boîtes de sécurité pro. Enfin plusieurs dizaines d&rsquo;individus comme par exemple des pompiers, portaient le brassard orange autour du bras.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/dps1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1528" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/dps1-1024x576.jpg" alt="dps1" width="474" height="266" /></a></p>
<p>En fin de manif, comme par le passé, les esprits se sont un peu échauffés. Certains membres des SO volants, perdant leur calme, ont tenté à plusieurs reprises d&rsquo;intimider physiquement journalistes et passants, forçant Yvan Benedetti, lors du passage de la fédération Rhones Alpes, de calmer les esprits.<br />
En fin de cortège, la tradition était également au rdv puisque comme aux belles années du défilé du front des années 80 et 90 on retrouvait une petite délégation du GUD emmenée par Edouard Klein et <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-1er-mai-les-cons-osent-tout/">Baptiste Coquelle</a>, qui pour l&rsquo;occasion aura enfin pu terminer un défilé du FN. Les gudars seront rejoints lors du discours de Marine Le Pen par Serge &laquo;&nbsp;Batskin&nbsp;&raquo; Ayoub, preuve que politiquement ce petit milieu navigue à vue, essayant de prendre la température du moment.</p>
<p><strong>Le défilé du 8 mai</strong></p>
<p>Mais ce constat sur la baisse des effectifs du FN version Marine vaut aussi pour la manifestation nationaliste du 8 mai, autrefois commémoration du 9 mai, devenue grande sortie annuelle de tout ce que le pays compte de groupuscules et de psychopathes nationalistes. Les organisateurs, et en premier lieu Serge Ayoub, avaient en effet marqué un coup l’année dernière en transformant une retraite aux flambeaux annuelle de 300 personnes en <a href="http://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/">une manifestation de 700 à 800 personnes relativement impressionnante</a>. Celle de cette année était globalement en retrait, entre 500 et 600 personnes grand maximum, comme on peut d’ailleurs l’apercevoir sur les photos d’altitude publiées sur <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/05/08/lextreme-droite-radicale-fait-son-8-mai-croix-celtiques-et-radio-londres/" target="_blank">le blog Droites extrêmes</a>. Ce reflux se ressentait dans quasiment tous les cortèges, dès lors que l’on retrouvait globalement les mêmes que l’année dernière :</p>
<p><strong>Nouvelle Droite Populaire</strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/ndp1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1529" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/ndp1-1024x768.jpg" alt="ndp1" width="474" height="355" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/ndp2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1530" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/ndp2-1024x768.jpg" alt="ndp2" width="474" height="355" /></a></p>
<p><strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/terre-peuple-quand-les-gaulois-sont-dans-la-peine/">Terre &amp; Peuple</a></strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/tp-4.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1532" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/tp-4-1024x768.jpg" alt="tp-4" width="474" height="355" /></a><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/tp-2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1531" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/tp-2-1024x576.jpg" alt="tp-2" width="474" height="266" /></a></p>
<p><strong>Renouveau Français</strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/RF-1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1533" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/RF-1-1024x576.jpg" alt="RF-1" width="474" height="266" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/RF-3.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1534" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/RF-3-1024x768.jpg" alt="RF-3" width="474" height="355" /></a></p>
<p><strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a></strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/gud-3.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1537" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/gud-3-1024x768.jpg" alt="gud-3" width="474" height="355" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/gud-1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1535" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/gud-1-1024x576.jpg" alt="gud-1" width="474" height="266" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/gud-2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1536" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/gud-2-1024x576.jpg" alt="gud-2" width="474" height="266" /></a>  <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/gud-4.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1538" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/gud-4-1024x768.jpg" alt="gud-4" width="474" height="355" /></a></p>
<p><strong>JNR / Troisième Voie</strong></p>
<div id="attachment_1539" style="width: 484px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/tv-4.jpg"><img class="size-large wp-image-1539" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/tv-4-1024x768.jpg" alt="Les anciens JNR ouvraient le cortège de Troisième Voie" width="474" height="355" /></a><p class="wp-caption-text">Les anciens JNR ouvraient le cortège de Troisième Voie</p></div>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/tv-1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1540" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/tv-1-1024x576.jpg" alt="tv-1" width="474" height="266" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/tv-2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1541" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/tv-2-1024x576.jpg" alt="tv-2" width="474" height="266" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/tv-3.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1542" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/tv-3-1024x576.jpg" alt="tv-3" width="474" height="266" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/tv-5.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1543" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/tv-5-1024x768.jpg" alt="tv-5" width="474" height="355" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/tv-6.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1544" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/tv-6-1024x768.jpg" alt="tv-6" width="474" height="355" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/tv-7.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1545" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/tv-7-1024x768.jpg" alt="tv-7" width="474" height="355" /></a></p>
<p><strong>Nationalistes autonomes</strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/na-1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1546" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/na-1-1024x576.jpg" alt="na-1" width="474" height="266" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/na-3.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1547" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/na-3-1024x768.jpg" alt="na-3" width="474" height="355" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/na-4.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1548" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/na-4-1024x768.jpg" alt="na-4" width="474" height="355" /></a></p>
<p><strong>Front Comtois</strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/fc-1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1549" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/fc-1-1024x576.jpg" alt="fc-1" width="474" height="266" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/fc-2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1550" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/fc-2-1024x768.jpg" alt="fc-2" width="474" height="355" /></a></p>
<p><strong>Front des Patriotes</strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/fp-1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1551" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/fp-1-1024x576.jpg" alt="fp-1" width="474" height="266" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/fp-2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1552" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/fp-2-1024x768.jpg" alt="fp-2" width="474" height="355" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/fp-3.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1553" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/fp-3-1024x768.jpg" alt="fp-3" width="474" height="355" /></a></p>
<p><strong>Nation</strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/nation-1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1554" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/nation-1-1024x768.jpg" alt="nation-1" width="474" height="355" /></a></p>
<p><strong>C9M </strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/c9m_1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1555" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/c9m_1-1024x768.jpg" alt="c9m_1" width="474" height="355" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/c9m_5.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1556" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/c9m_5-1024x576.jpg" alt="c9m_5" width="474" height="266" /></a></p>
<p><strong>hools parisiens</strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/hools.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1557" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/hools-1024x768.jpg" alt="hools" width="474" height="355" /></a></p>
<p>On peut considérer que cette manifestation à l’ampleur nationale a donc atteint son niveau réel de potentiel de participants car la sociologie de ces derniers est très limitée : énorme majorité de jeunes militants ou sympathisants radicaux très fortement lookés (tatouages à foison, crânes rasés à l’unisson) et vieux militants retraités ou pas loin de l’être. On voit ainsi mal comment les organisateurs pourraient espérer attirer des militants moins typés et à plus forte raison des familles avec enfants, si on excepte le RF qui alignait celles de ses militants.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/RF-2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1558" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/RF-2-1024x576.jpg" alt="RF-2" width="474" height="266" /></a></p>
<p>Ce nombre demeure cependant &#8211; et évidemment &#8211; loin d‘être négligeable au regard du nombre de manifestants venus pour le FN ce 1er mai.</p>
<p>La manifestation appelle quelques autres remarques :<br />
- Serge Ayoub a définitivement enterré <a href="http://reflexes.samizdat.net/sur-les-paves/">Sébastien Deyzieu </a>et cette manifestation du 8 mai n’a clairement plus qu’un lien fort symbolique avec le militant décédé en 1994. Certes une messe doit être dite le 9 mai au soir à Saint Nicolas du Chardonnet avec à la clé un dépôt de gerbe mais la commémoration est résiduelle. Il n’a été fait aucune allusion au 8 mai 1994 et le fantomatique C9M sensé perpétué le souvenir de Sébastien Deyzieu était relégué en toute fin de cortège, animé et drainé par des inconnus, à quelques exceptions près.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/c9m_6.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1559" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/c9m_6-1024x576.jpg" alt="c9m_6" width="474" height="266" /></a></p>
<p>- La droite radicale est retournée à son niveau d’éparpillement et de fractionnement de la fin des années 1980, avec une multitude de groupes, souvent locaux, se réclamant du nationalisme révolutionnaire ou du national-socialisme et en utilisant les symboles et les slogans. Personne ni aucune organisation ne semble en capacité d’unifier toutes ces structures ou ne serait-ce que de les coordonner. D’ailleurs, si chaque groupe veut bien manifester, c’est souvent en espérant être le plus loin possible des autres. C’était particulièrement net avec les « vieux » de la NDP et de T&amp;P mais tout autant avec le RF. On peut bien s’appeler « camarades », il y a des limites…</p>
<p>- Cette manifestation est devenue l’anti-1er mai. Non seulement parce que les participants ne se privent pas pour dire tout le mal qu’ils pensent de Marine Le Pen, y compris d’ailleurs à la tribune puisque Pierre Vial y est allé de son coup de patte attendu sur les « valeurs de la République » chères selon lui à la fille Le Pen, mais surtout parce qu’on y retrouve tous les parias du FN, en l’occurrence les désormais célébrissimes Alexandre Gabriac et Christophe Georgy, entre autres, ou les futurs purgés comme Yvan Benedetti. Pour autant, ils n’étaient pas les seuls puisqu’un proche de Marine Le Pen, en l’occurrence Jildaz Mahé était également présent, sans doute par pure curiosité.</p>
<div id="attachment_1560" style="width: 484px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/gabriac-1.jpg"><img class="size-large wp-image-1560" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/gabriac-1-1024x576.jpg" alt="Alexandre Gabriac et sa petite bande" width="474" height="266" /></a><p class="wp-caption-text">Alexandre Gabriac et sa petite bande</p></div>
<div id="attachment_1561" style="width: 484px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/gabriac-2.jpg"><img class="size-large wp-image-1561" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/05/gabriac-2-1024x768.jpg" alt="Gabriac en fin de cortège du Renouveau Français" width="474" height="355" /></a><p class="wp-caption-text">Gabriac en fin de cortège du Renouveau Français</p></div>
<p>La manifestation s’est terminée par des prises de parole qui ont rarement soulevé l’enthousiasme. La palme du flop revient sans doute à l’orateur du RF, Sylvain Jaurand alias Sylvain Maubranche, au charisme approximatif, espérant fermement redonner à cette manifestation un contenu spirituel catholique qui ne lui a attiré que des ricanements dans les rangs de <a href="http://reflexes.samizdat.net/terre-peuple-quand-les-gaulois-sont-dans-la-peine/">Terre &amp; Peuple</a>. Il dispute cependant cette palme avec Edouard Klein qui peine décidément à entrer dans le costume de ses anciens, n’ayant l’envergure ni du fond ni de la forme généralement associé au <a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a>. Assez curieusement, et contrairement à l’année dernière, Serge Ayoub n’a pas montré non plus un talent extraordinaire, s&rsquo;engageant dans une longue énumération des batailles dont lui et les siens seraient les héritiers, de Bouvines à la Bastille en passant par Verdun, ce qui n’était pas frappant quand on regardait l’état d’ébriété de certains participants. Enfin Robert Spieler et Pierre Vial ont été égaux avec eux-mêmes, Vial multipliant les clins d’œil antisémites comme il les aime et comme les apprécient d’autres personnalités présentes, à l’instar de François Lalin. Le même Vial a d’ailleurs tout autant marqué son territoire en utilisant plusieurs fois le terme « identitaire », histoire de ne pas laisser ce vocable aux frères ennemis niçois. Les mêmes, en moins nombreux, ont assisté au meeting de l’après-midi tenu passage Dubail dans les anciens locaux du <a href="http://reflexes.samizdat.net/parti-nationaliste-francais-pnf/">PNF</a> tandis que les JNR tenaient une assemblée communautaire rue des Vinaigriers et certains ont même poursuivi le soir au concert de Laibach.</p>
<p>Sous la pression des antifas et par la volonté de Serge Ayoub, la droite radicale a clairement tourné la page Deyzieu, prouvant au passage que la prétendue commémoration n&rsquo;était depuis longtemps qu&rsquo;un prétexte pour une manifestation publique. Mais cela a été pour mieux rebondir en instituant un nouveau rendez-vous des affreux. On peut d&rsquo;ores et déjà se préparer à celui de l&rsquo;année prochaine&#8230;</p>
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		<title>Groupe Union Défense (GUD)</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Feb 2009 14:56:38 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La synthèse qui suit a d&rsquo;abord été écrite pour le livre Bêtes et méchants, petite histoire des jeunes fascistes français, publié en 2002. Il a subi quelques retouches pour la présente édition.</strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Dessin_brochure_interne_1971-08e0d.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1285" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Dessin_brochure_interne_1971-08e0d.jpg" alt="Dessin_brochure_interne_1971-08e0d" width="273" height="261" /></a>Pour un observateur inattentif, le GUD pourrait apparaître légitimement comme l’un des mouvements nationalistes français ayant connu la plus grande longévité, avec plus d’une trentaine d’années au compteur. En fait, la réalité est bien sûr plus compliquée puisque ce n’est pas d’un GUD qu’il faut parler mais de GUD(s). Chaque génération a mis en effet dans cette organisation un contenu et des pratiques différents, excepté la violence politique, sans qu’il y ait réellement transmission de l’expérience, mis à part quelques exceptions, d’un groupe d’âge à ses successeurs.</p>
<p>Ce n’est donc pas tant du GUD dont nous allons considérer l’histoire que celle, trentenaire, de ce courant de jeunes nationalistes se reconnaissant rarement dans les organisations nationales et préférant militer dans un groupuscule nationaliste-révolutionnaire dont le nom est à lui seul une identité politique, basée sur la violence et l’absence de calcul politique. Une démarche que l’on pourrait qualifier d’« esprit Lansquenet » en quelque sorte. Ce faisant, il n’est pas question pour nous d’être exhaustif. Moult choses ont été écrites sur le GUD, en particulier dans sa version des premières années, et nous nous contenterons donc de donner des points de repère pour les deux premières décennies. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Brochure_interne_1973-a1bd8.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1286" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Brochure_interne_1973-a1bd8.jpg" alt="Brochure_interne_1973-a1bd8" width="285" height="254" /></a>Par contre, parce que l’intérêt militant en est évident, nous nous appesantirons nettement plus sur la dernière décennie, jusqu’au début des années 2000. L’exercice de la synthèse étant ce qu’il est, nous ne prétendons cependant pas faire des révélations sur un groupe dont la vie interne est pourtant riche d’embrouilles et de rebondissements !</p>
<h3>Genèse d’un mythe ou<br />
« Quand le GUD faisait (encore)<br />
de la politique »</h3>
<p>Le GUD est un pur produit de l’après-Mai 68. La dissolution du mouvement Occident a laissé la jeunesse nationaliste relativement orpheline et quelques structures en bénéficient : Restauration Nationale (Patrice de Plunkett), Œuvre Française (Pierre Sidos), Mouvement Jeune Révolution (Gérard Bouchet), Jeunesses Patriotes et Sociales (Roger Holeindre), Action Nationaliste (Jean-Gilles Malliarakis), Jeune Europe (Nicolas Tandler). Mais le résultat n’est qu’une concurrence féroce et stérile qui épuise le mouvement nationaliste. Une poignée de militants a alors l’idée de faire autre chose.<br />
Premièrement, mettre fin à l’émiettement en se concentrant sur un lieu, seul moyen de résister à l’expansion des structures d’extrême gauche. Deuxièmement, profiter des opportunités offertes par l’après-Mai. Or la principale de ces opportunités est la mise en place de la réforme universitaire d’Edgar Faure qui institue des conseils élus dans chaque université, ouvrant ainsi au maximum le jeu politique en supprimant le monopole syndical. Le lieu choisi est la faculté de Droit d’Assas, même si quasiment aucun militant n’y est inscrit. La structure se trouve affublée d’un nom, Union Droit, qui, en se transformant en Groupe Union Droit ou Groupe Union Défense (GUD), est appelée à un bel avenir.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Union_Droit.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1287" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Union_Droit.jpg" alt="Union_Droit" width="353" height="479" /></a></p>
<p>Elle rassemble quelques militants connus comme Alain Robert, Gérard Longuet ou Jack Marchal. Une campagne très dynamique et d’apparence sérieuse (Gérard Longuet, idéologue de ce groupe activiste, promulguera une <em>Charte Universitaire</em>) lui assure un confortable succès aux élections de février 1969. Malgré une fin d’année universitaire précaire, le GUD est installé à Assas pour quelques années…</p>
<p>Cela permet au groupe de mettre en place le deuxième étage de la fusée : un vrai mouvement politique, en l’occurrence Ordre Nouveau (ON), grâce au renfort de militants comme François Duprat. Le lancement d’ON en février 1970 ne met pas fin au développement du GUD, aussi bien à Assas que dans d’autres facs parisiennes. Le quotidien est alors composé d&rsquo;affrontements violents avec les étudiants gauchistes ou tout simplement de gauche : de nombreuses batailles rangées éclatent régulièrement, avec à la clé des dizaines de blessés graves. La police ne cesse d’intervenir pour séparer les adversaires, et le centre Assas sera fermé à maintes reprises pour d&rsquo;évidentes raisons de sécurité. Ainsi, le premier venu peut instaurer sa loi et filtrer les entrées, malgré la présence de vigiles musclés appelés en renfort par le rectorat. C&rsquo;est avec l&rsquo;essor de ces batailles rangées à Assas que le GUD va conquérir ses lettres de «noblesse», écrasant à plusieurs reprises les gauchistes venus attaquer «son centre». La peur règne alors dans la faculté, où la chasse au faciès va bon train ; des enseignants appartenant au syndicat SNESup sont également agressés : une enseignante est lacérée à coups de rasoir et enfermée dans un placard ! Les « durs » sont particulièrement bien entraînés et décidés à tout. Ils reçoivent en outre le renfort de Vietnamiens du Sud et de charmantes Iraniennes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_0_372" id="identifier_0_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Issues du mouvement nationaliste et zoroastriste du g&eacute;n&eacute;ral Aryana.">1</a></sup> spécialisées dans les arts martiaux. Même à Nanterre, le GUD obtient 13,5 % des voix, tandis que sa présence provoque des lynchages en règle de la part de l&rsquo;extrême gauche et une émeute qui dure deux jours (une centaine de policiers blessés). De par son rôle dans les élections, le local d’Assas est particulièrement stratégique et il est souvent l&rsquo;occasion d&rsquo;agressions diverses : les casques noirs ornés de la croix celtique sont accrochés aux porte-manteaux et… divers matériels « plus solides », faciles à cacher dans le sous-plafond. Dès 1970, le GUD est capable à Assas de mobiliser 200 militants et sympathisants pour les bagarres, avec un système de contact téléphonique particulièrement au point : quinze minutes au maximum pour rassembler les troupes !</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0004.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1292" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0004.jpg" alt="GUDtalement_urbain_en_0004" width="271" height="354" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0001-b3f8b.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1290" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0001-b3f8b.jpg" alt="GUDtalement_urbain_en_0001-b3f8b" width="474" height="642" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0002.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1291" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0002.jpg" alt="GUDtalement_urbain_en_0002" width="474" height="641" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDBrochure_1972_p.4-c8c80.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1288" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDBrochure_1972_p.4-c8c80.jpg" alt="GUDBrochure_1972_p.4-c8c80" width="549" height="736" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDBrochure_1972_p.5-b66c7.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1289" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDBrochure_1972_p.5-b66c7.jpg" alt="GUDBrochure_1972_p.5-b66c7" width="474" height="621" /></a></p>
<p>C’est l’âge d’or du GUD, car les évolutions politiques orientées par Ordre Nouveau à partir de 1972-1973 vont lourdement peser sur la vie du groupe. La constitution du Front National autour de J.-M. Le Pen en octobre 1972 prend en effet à froid une génération de gudards aux convictions nationalistes-révolutionnaires bien ancrées et qui n’ont guère envie de servir de roue de secours au « Menhir », vieux briscard politicien issu de la IVe République. Une partie de ces militants quitte donc le GUD fin 1972 et rejoint sous l’appellation Groupe Action Jeunesse (GAJ) le courant solidariste, favorisant une division qui va durer jusqu’à la fin des années 1970. Cet affaiblissement intervient alors que le printemps 1973 est marqué par de très violents affrontements, y compris à Assas, qui montrent que le gauchisme activiste a de beaux restes.</p>
<p>La dissolution d’ON en juin 1973 fait du GUD une base de repli pour tous ceux qui refusent l’aventure Front National. Mais c’est une base de repli en piteux état, qui se trouve à Assas confrontée à la vigueur du GAJ, héritier putatif du GUD de 1969-1970.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/alternative-3-233a7.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1293" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/alternative-3-233a7.jpg" alt="alternative-3-233a7" width="196" height="291" /></a>La situation est rapidement rétablie par quelques dirigeants efficaces, dont Olivier Carré, qui permettent au GUD de connaître une deuxième jeunesse. Ceci se manifeste entre autres par le lancement de la revue <em>Alternative</em>, au ton décapant, qui sans être la revue du GUD en est particulièrement proche. Toute la période 1973-1974 est ainsi marquée par des affrontements très violents entre GUD et GAJ, l’unité ne se reconstituant que contre l’ennemi gauchiste ou, moyennant finances, pour faire le SO de la campagne de Giscard en 1974. Le lancement du Parti des Forces Nouvelles par une partie des rescapés d’Ordre Nouveau donne au GUD une configuration qu’on retrouvera maintes fois par la suite, à savoir le rôle de courroie de transmission en milieu universitaire. Le GUD est alors, en principe, associé au Front de la Jeunesse (FJ)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_1_372" id="identifier_1_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="On voit la capacit&eacute; de recyclage des appellations par l&rsquo;extr&ecirc;me droite puisque ce nom sera r&eacute;utilis&eacute; en 1999 pour le lancement d&rsquo;une &eacute;ph&eacute;m&egrave;re structure unitaire post-scission !">2</a></sup> et dirigé par Philippe Penninque et J.-F. Santacroce. Les activités du GUD vont alors des inévitables bagarres avec les gauchistes aux combats à Beyrouth dans les rangs des Phalanges Chrétiennes, en passant par les SO de la droite libérale. À cette époque, le GUD a des contacts dans une centaine de centres universitaires en France. En 1977, son congrès rassemble plus de 150 délégués de 40 facultés et élit un bureau politique de trois membres, un bureau national de six et un comité national. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/45_tours_GUD-a30de.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1294" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/45_tours_GUD-a30de.jpg" alt="45_tours_GUD-a30de" width="189" height="197" /></a><br />
En 1978, une pétition lancée « <em>pour l&rsquo;arrêt immédiat des poursuites engagées contre les élus GUD au conseil d&rsquo;université de Paris II</em> » sera soutenue notamment par Tixier-Vignancourt, maître Isorni, l&rsquo;amiral Auphan, Thierry Maulnier, Eugène Ionesco, Michel Droit ou Jean Marcilly. Notons que les poursuites en question étaient liées à des exactions multiples.</p>
<p>Après 1977, les activités du GUD Assas marquent un net fléchissement, lié aux tensions avec le PFN et le Front de la Jeunesse. Ceci dit, ce relatif déclin n’est pas spécifique au camp nationaliste puisqu’il touche aussi les organisations gauchistes. Cette époque en demi-teinte est marquée par la gigantesque baston de Nanterre en 1980 qui voit des militants du GUD se faire lyncher dans la gare RER après une diffusion de tracts. L’échec de la campagne aux Européennes de 1979 puis celui des élections présidentielles de 1981 sonnent le glas d’un certain nationalisme.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Oxydant-bef7c.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1295" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Oxydant-bef7c.jpg" alt="Oxydant-bef7c" width="276" height="409" /></a>Le groupe « s’autodissout » le 17 juin 1981, après la victoire de la gauche aux présidentielles, au sein d’un regroupement plus large en ligne directe du PFN, le Renouveau Nationaliste (RN), tout en gardant ses positions à Assas. D’anciens militants tentent d’ailleurs de recréer la mystique du groupe en lançant la revue <em>Oxydant</em> dont la présentation et le ton s’inscrivent dans la continuité de feu <em>Alternative</em>. Le GUD est officiellement dissout début juillet 1981.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/rn-3-f2362.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1296" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/rn-3-f2362.jpg" alt="rn-3-f2362" width="197" height="265" /></a>Le RN vivote jusqu’en 1983 tout en faisant malgré tout des apparitions publiques, essentiellement anticommunistes. Le printemps 1983 et les manifestations étudiantes protestant contre la loi Savary de réforme de l’enseignement supérieur permettent au GUD de reprendre du poil de rongeur, en particulier à Paris, sous la férule de Charles-Henri Varaut et Fabrice Saulais. Il est temps pour le groupe ainsi reconstitué de larguer un RN qui se résume en grande partie à lui-même pour rejoindre une autre dynamique.</p>
<h3>Vers la Troisième Voie ?</h3>
<p>La nécessité de s’allier à quelqu’un va pousser le GUD dans les bras du vieux militant solidariste Jean-Gilles Malliarakis, alors à la tête d’un Mouvement Nationaliste Révolutionnaire (MNR) dont le discours anticommuniste et anticapitaliste rencontre un fort impact parmi tous ceux qui regardent d’un air suspicieux l’émergence du FN et son électoralisme.<br />
Ce discours rejoint d’ailleurs celui développé à ce moment par le GUD : « <em>Nous devons tous ensemble œuvrer à liquider les derniers restes d’infection marxiste</em> (ndlr : les syndicats étudiants) » (tract pour les élections à Paris II &#8211; Assas du 24 janvier 1984) ou « <em>L’Europe doit refuser d’être le 52e état américain</em> » (autre tract de 1984). Le rapprochement se fait à partir du printemps 1984 et le GUD rejoint officiellement le regroupement Jeune Garde en mai 1985 même si l’intégration de fait était déjà réalisée. Cet assemblage donne naissance au mouvement Troisième Voie (TV) en novembre 1985. Reprenant une appellation élaborée par les nationaux-bolchéviques allemands des années 1930, ce nom pose clairement la ligne politique qui se veut à égale distance du capitalisme privé et du capitalisme d’État, tout en faisant référence à une organisation sœur italienne et interdite pour terrorisme, Tersa Posizione. Si l’étiquette GUD est encore utilisée, il est clair que l’absorption par TV est poussée très loin. Les gudards s’y sentent en effet comme chez eux, leur style provocateur n’étant absolument pas bridé.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUD534812_07.bro-3c3f0.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1297" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUD534812_07.bro-3c3f0.jpg" alt="05/10/1986. National Front (FN) Joan of Arc day celebrations with Jean-Marie Le Pen" width="539" height="358" /></a><br />
On peut ainsi voir les militants faire les marioles lors de la fête Jeanne d’Arc 1986 avec une banderole « Madelin, paye ta cotise ! » ou attaquer les cortèges du mouvement anti-Devaquet à l’automne 1986. Malliarakis a su mettre sur pied une structure fédérative qui satisfait tout le monde, le GUD Paris pouvant s’épanouir dans son bastion et devenant l’organisation étudiante référente. Les GUD de province ne sont pas en reste avec parfois une imitation assez réussie du modèle parisien. C’est par exemple le cas dans la région Languedoc-Roussillon. Les statuts de l’association Jeune garde &#8211; Groupe Union Défense sont déposés à la préfecture le 21 février 1985 à Perpignan (Pyrénées-Orientales) avec Jürgen Greiner, de nationalité allemande, comme président, assisté de Michel Camrrubi (secrétaire) et de Christian Soulier (trésorier). Outre les classiques exactions (Jürgen Greiner est inculpé pour « coups et blessures » en avril 1986) ce noyau dur tente de tisser un réseau militant sur l’ensemble de la région. En mai 1986, une dizaine de militants du GUD, originaires de Perpignan et de Montpellier sont accueillis à Toulouse par Anne-Marie Prolongeau (Jeune Garde) et rencontrent un responsable départemental du Parti des Forces Nouvelles maintenu (PFN), Bruno Pouzac. Moment fort de toutes ces prises de contact : un camp d’ organisé dans le massif des Albères (Pyrénées-Orientales), près de Thuir.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Vaincre_no9_mai_1986-2-239d9.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1298" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Vaincre_no9_mai_1986-2-239d9.jpg" alt="Vaincre_no9_mai_1986-2-239d9" width="394" height="567" /></a></p>
<p>Au programme : « cours magistraux » et entraînements avec séances de tir à balles réelles (armes légères automatiques). Le camp accueille une vingtaine d’hommes et quatre femmes venus de la région parisienne, des Pyrénées-Orientales, du Var et de l’Hérault. Mais d’autres villes ou régions se signalent également, comme Strasbourg dont la composition sociologique de certains campus (médecine entre autres) explique bien des choses.</p>
<p>La dynamique dure jusqu’en 1988 mais le climat se dégrade au sein de TV. Malliarakis et quelques autres dirigeants sont en effet saisis du traditionnel virus organisationnel, c’est-à-dire que le dirigisme prime peu à peu sur l’autonomie interne. Cela s’explique sans doute en partie par un accroissement des ambitions politiques des uns et des autres. « Mallia » prend la grosse tête face à quelques manifestations ou meetings réussis et le ralliement à TV de Serge Ayoub et de ses boneheads regroupés au sein des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires (JNR) à partir de l’automne 1987. L’idée s’impose alors chez certains TV qu’il est peut-être possible de rafler la mise face au FN, d’où des attaques écrites et orales régulières et très violentes contre ce parti. Les gudards décident alors de rompre l’alliance et le font savoir en mai 1988 lors d’un meeting organisé par Christophe Pierre et William Bonnefoy.</p>
<h3>GUD revival</h3>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Rebelles_no0_-_1988-2-53ba1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1299" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Rebelles_no0_-_1988-2-53ba1.jpg" alt="Rebelles_no0_-_1988-2-53ba1" width="236" height="349" /></a>Une nouvelle période s’ouvre donc, avec une autonomie revendiquée et symbolisée par l’anniversaire des 20 ans du GUD fêté le 20 novembre 1988 à la Mutualité, en présence de quelques anciens dont Jack Marchal et Éric Delcroix. Signe d’une volonté de renaissance, les gudards relancent la perspective d’une implantation universitaire avec le dépôt le 29 décembre 1988, à la préfecture de police de Paris, des statuts de l’Union et Défense des Étudiants d’Assas (UDEA), étiquette légale et électorale du GUD qui officiellement n’existe plus.</p>
<p>Bonnefoy lance moult initiatives et tente de donner une légitimité « intellectuelle » au GUD avec un cercle de réflexion, des réunions et une revue : <em>Rebelle</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_2_372" id="identifier_2_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Elle-m&ecirc;me remplace une revue non officielle du GUD, Rebelles, qui s&rsquo;&eacute;tait substitu&eacute;e au Fil d&rsquo;Ariane, bulletin du temps de l&rsquo;int&eacute;gration dans TV. Parall&egrave;lement, une petite &eacute;quipe essaie de relancer Alternative mais l&rsquo;exp&eacute;rience p&acirc;tit de la m&eacute;diocrit&eacute; du journal.">3</a></sup> . On trouve dans celle-ci la Charte du GUD tandis que circule en copie séparée un document sur « l’éthique nationaliste » qui place la barre très haut : « <em>Il nous faut donc tenter d’établir une sorte de Code de l’Honneur, à l’image du Bushido du Samouraï nippon. Deux sources doivent principalement nous inspirer : les Eddas nordiques et le Code de la chevalerie médiévale</em> ». L’iconographie change également en privilégiant un style martial largement inspiré d’Arno Brecker dans lequel l’humour a disparu. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Rebelle-4fae5.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1300" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Rebelle-4fae5.jpg" alt="Rebelle-4fae5" width="157" height="227" /></a>Le tout se fait dans le contexte d’un climat d’affrontements accrus avec les organisations de jeunesse juives mais également de tensions internes au milieu nationaliste. William Bonnefoy est en effet particulièrement violent et caractériel et vit de la division. Les anciens amis de TV en font les frais en mai 1989 avec une attaque du GUD contre un meeting mais d’autres également en gardent quelques souvenirs. La transmission de flambeau à la direction du groupuscule est donc inéluctable.</p>
<p>Le remplacement de William Bonnefoy par Frédéric Chatillon à partir de 1991 va orienter le GUD dans une nouvelle direction. Chatillon a en effet bien compris que, pour survivre, le GUD devait abandonner son indépendance relative vis-à-vis de la principale formation d’extrême droite : le Front National (FN), que la première génération fustigeait dans les années 1970 mais qui est devenu incontournable. Ne se définissant pas comme un nazi mais plutôt comme un nationaliste français et européen, Châtillon n’avait d’ailleurs pas lui-même une réelle hostilité contre le FN. Les rats noirs vont en devenir des auxiliaires sans pour autant y être totalement inféodés. Ce que Chatillon résume lui-même en 1992 : « <em>On aide le Front parce que sinon on ne serait qu’une poignée</em> » et ce d’autant plus que quelques gudards, à l’instar de militants de TV, partent en cette année 1991 pour la Croatie en guerre.</p>
<p>Cela se traduit bien sûr sur le plan universitaire. Alors qu’à Paris II-Assas, aux élections de 1991, l’UDEA se présentait seule et totalisait 167 voix sur 17588 inscrits, ce qui lui donnait un élu et un local, l’année 1993 voit la mise en place effective du Renouveau Étudiant Parisien (REP), annoncée avec fracas lors d’un meeting en novembre. Cette structure est alors censée prendre le relais du Cercle national des étudiants parisiens (CNEP), dont Marine Le Pen fut la présidente, et qui a échoué dans sa tentative d’implantation politique durable dans les universités parisiennes. Sa création montre l’influence que peuvent avoir des gudards grâce à leur intérêt « militaire », puisque le préalable à cette alliance était la mise à l’écart de Richard Haddad, leader catholique traditionnaliste du CNEP, copieusement et régulièrement insulté dans l’organe du GUD, <em>Les Réprouvés</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_3_372" id="identifier_3_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;article te rappellera des choses Rico. Sp&eacute;ciale d&eacute;dicace !">4</a></sup>.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Article_Haddad_g-adfbe.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1301" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Article_Haddad_g-adfbe.jpg" alt="Article_Haddad_g-adfbe" width="354" height="686" /></a><br />
Haddad paye ainsi le fait qu’hormis à Assas et Clignancourt-Sorbonne où quelques résultats avaient été obtenus, les listes CNEP ont été partout contrées par leurs adversaires antifascistes, soit par l’annulation des élections (Paris X &#8211; Nanterre), soit par un vote massif des étudiants pour contrer l’avantage que leur donne la proportionnelle (Paris I &#8211; Tolbiac). Cette alliance laisse dire à Franck Timmermans, ancien dirigeant du FNJ, lors du meeting constitutif du REP : « <em>Au-delà des querelles passées, l’union est faite et nous allons leur en mettre plein la gueule</em> ».</p>
<p>De fait, ce rapprochement se traduit également physiquement. Outre les entraînements de Viet Vo Dao dirigés par maître Thi Tran Tien dans la salle de boxe gérée par l’Association sportive de Jussieu, dont Miguel Lliotier, militant du GUD surnommé « Wolfram », est le trésorier, les rats noirs sont associés à des entraînements plus pratiques organisés par le FNJ.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Les_Reprouves_no1_-_1992-00541.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1302" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Les_Reprouves_no1_-_1992-00541.jpg" alt="Les_Reprouves_no1_-_1992-00541" width="427" height="290" /></a></p>
<p>Le dimanche 15 mars 1992, ils sont une soixantaine de militants nationalistes à se rendre dans la propriété d’Alaincourt, dans l’Oise<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_4_372" id="identifier_4_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cette propri&eacute;t&eacute; est toujours accueillante puisqu&rsquo;elle semble avoir servi de cadre &agrave; un solstice d&rsquo;&eacute;t&eacute; en 2007.">5</a></sup>. Celle-ci appartient à la vicomtesse Katherine d’Herbais de Thun<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_5_372" id="identifier_5_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il est par ailleurs connu que sa fille Marie, elle-m&ecirc;me militante nationaliste, est mari&eacute;e avec F. Chatillon.">6</a></sup>, conseillère régionale du FN en Picardie, fille de M. Chereil de la Rivière, directeur de La France Monarchiste. Son mari, Pierre-Guillaume d’Herbais, est alors président depuis 1983 de la Société d’Études et de Gestion des Régimes Sociaux (SEGRS), et depuis 1987 d’Europension (« groupement européen de consultants en droit social et d’actuaires-conseils dont l’objet est d’assurer un service permanent aux entreprises de la CEE »). D’Herbais est aussi le repreneur de l’hebdomadaire Minute en janvier 1990. Bref, nos petits rats sont en de bonnes mains, d’autant plus que le programme du camp est alléchant : corps à corps (« <em>Si vous enfoncez bien votre doigt, l’œil de votre adversaire doit pendre par le nerf optique</em> », explique un conseiller militaire du service d’ordre du FN, le DPS, utilisation de la batte de base-ball (« <em>Devant une caméra, mieux vaut une bonne fracture qu’une blessure au sang : si un « gauche » chiale mais qu’il n’a pas de blessure apparente, les images ne passeront pas à la télé</em> ») et psychologie (« <em>En face, on va vous insulter, vous traiter de fascistes et de nazis. Bien que fascistes et nazis ne soient pas des insultes</em> »). Quelques jours plus tard, lors du meeting de mars 1992 de Jean-Marie Le Pen au Zénith, Carl Lang, ancien dirigeant du FNJ, salue ses troupes avec ce qui ressemble farouchement à un bras tendu. Les auxiliaires du GUD en font partie, aux côtés des skinheads des JNR de Serge Ayoub, mais cette fois-ci, à l’inverse du meeting de Le Pen à Rouen, le 6 mars, ils n’ont pas carte blanche pour attaquer la contre-manifestation. Ce qui ne sera pas le cas à Chartres avec des affrontements extrêmement violents.</p>
<p>La même unité dans l’exaction est présente à l’université. Le travail politique étant réduit à sa plus simple expression (dénonciation de « la dictature des gauches »), l’unique intérêt d’une descente dans une fac est de se donner des émotions et de taper dans le tas.<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_GUD_1992-25594.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1303" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_GUD_1992-25594.jpg" alt="Tract_GUD_1992-25594" width="197" height="289" /></a><br />
Les années 1991, 1992 et 1993 sont ainsi marquées par des violences chroniques et régulières, que ce soit à Assas même, place de la Sorbonne, à Sciences Po ou dans l’annexe de Châtillon (proche banlieue de Paris). On retrouve souvent le même noyau dur impliqué, qui forme les petits nouveaux : Frédéric Chatillon mais aussi Miguel Lliotier et son célèbre œil de verre, qu’il aurait gagné, selon la légende, à Jussieu lors de la grève contre le projet Devaquet, après avoir reçu un projectile lancé par… ses « kamarades » venus casser la grève ; ou Yvain Pottiez, habitué de l’univers carcéral pour « violences physiques » contre un étudiant de Paris XII (Saint-Maur &#8211; Créteil), ce qui ne l’a pas empêché de recommencer et qu’on retrouvera aux côtés de l’équipe Mégret à Vitrolles dans tous les mauvais coups ; ou Pierre Oldoni, dit « Urgo » (les sparadraps…), président de l’UDEA en 1993 et reconverti par la suite dans le mercenariat… Ou encore Jildaz Mahé O’Chinal, adhérent au GUD et au FNJ d’Assas alors qu’il est étudiant en histoire à Tolbiac (il est vrai que sa marge de manœuvre y fut limitée) qui fonde en 1992 l’association sportive du marteau de Thor, dont il était le président en compagnie de Chatillon (secrétaire) et Lliotier (trésorier). Son engagement politique reste dans la tradition familiale puisque son père, Patrick, fut proche du mouvement Occident avant de participer à la création d’Ordre Nouveau, puis de devenir l’un des rédacteurs en chef de <em>Paris-Match</em>.</p>
<p>De fait, ces années de direction Chatillon ont gardé une très bonne réputation parmi les militants nationalistes et pour cause. Il en reste la revue <em>Les Réprouvés</em>, vendue à partir de 1992 et dont le titre est une référence à un ouvrage d’Ernst Von Salomon mettant en scène les corps-francs allemands de 1918-1919.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/affiche_25_ans-e1088.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1304" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/affiche_25_ans-e1088.jpg" alt="affiche_25_ans-e1088" width="217" height="307" /></a>Il en reste également les 25 ans du groupuscule fêtés à la Mutualité le 3 mai 1993 devant 400 personnes. Le folklore est garanti avec des prestations du Choeur Montjoie Saint-Denis de l’ancien militant solidariste Jacques Arnould ainsi que du chanteur allemand Franck Rennincke et des stands mythos dont celui de la librairie Ogmios représentée par Jean-Dominique Larieu et Tristan Mordrel<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_6_372" id="identifier_6_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Devenue la Librairie, le local accueillera &agrave; son premier &eacute;tage les premi&egrave;res activit&eacute;s d&rsquo;&eacute;dition ert conception graphique de F. Chatillon.">7</a></sup>. La soirée est surtout ponctuée d’interventions d’anciens militants comme Jean- Pierre Émié<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_7_372" id="identifier_7_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il sera entre autres choses le d&eacute;fenseur de F. Chatillon en octobre 1993, celui-ci &eacute;tant accus&eacute; d&rsquo;avoir menac&eacute; &agrave; deux reprises le responsable du Collectif des &Eacute;tudiants Lib&eacute;raux de France (CELF) durant l&rsquo;ann&eacute;e universitaire 1992-1993. Chatillon sera relax&eacute; gr&acirc;ce &agrave; des pirouettes rh&eacute;toriques, niant les faits qui lui &eacute;taient reproch&eacute;s et justifiant sa pr&eacute;sence dans le grand hall du centre Assas lors des agressions par le fait que &laquo;&nbsp;le restaurant universitaire &eacute;tait meilleur que celui de Jussieu&nbsp;&raquo;. Chatillon pr&eacute;tendra en particulier ne pas conna&icirc;tre le GUD et &ecirc;tre apolitique !">8</a></sup> ou Fabrice Saulais et d’un diaporama récapitulant en images les 25 ans du groupuscule des Dieux. Enfin le soutien à la lutte palestinienne y est clairement affirmé par Chatillon, reflétant l’état de tension avec les organisations de défense de la communauté juive. Il en reste enfin, involontairement, un souvenir avec la mort d’un militant à la suite d’une manifestation anti-américaine le 7 mai 1994, organisée à l’appel des JNR et du GUD. La manifestation étant interdite, les participants furent immédiatement pourchassés par les forces de l’ordre et un sympathisant de l’Œuvre Française, Sébastien Deyzieu, fit une chute mortelle dans un immeuble à quelques dizaines de mètres d’Assas en essayant de s’échapper. Les semaines qui suivirent virent le GUD multiplier les actions de protestation, main dans la main avec le FNJ. C’est d’ailleurs également main dans la main qu’on les retrouvera un an plus tard en mars 1995 en train de s’affronter avec des membres du DPS au siège du FN après une soirée électorale trop arrosée.</p>
<p>Mais la présence du GUD ne se limite alors pas aux universités de la capitale. Des listes électorales sont régulièrement déposées dans certaines universités de province. Dans d’autres, il n’apparaît qu’à travers son message traditionnel : la violence. C’est par exemple le cas à Montpellier où plusieurs exactions contre des militants de gauche sont commises. Le noyau dur y est composé d’individus doublement encartés au GUD et au FNJ. Nicolas Arnoux, membre du GUD, est mis en examen le 13 avril 1994 pour « violences avec arme » (probablement un pistolet à grenaille) après un accrochage devant l’université de Lettres avec des militants de l’UNEF et des colleurs du… FNJ. À l’université, Jean-Pierre Gallaud milite au GUD et au FNJ à Lunel (banlieue de Montpellier). Olivier Diaz est au GUD ainsi que dans un groupe régionaliste d’extrême droite : Brigade Occitanie. Ces trois personnes sont soupçonnées d’avoir participé à un commando masqué, et coupable de plusieurs agressions contre des militants antifascistes et syndicalistes au cours de l’année 1994. Le 31 mai 1994, lors d’un meeting du FN à Palavas-les-Flots, Dominique Bessières, responsable du FNJ à Montpellier, organise une collecte de fonds en soutien au « kamarade » Arnoux mis en examen. À Montpellier comme à Paris, les membres du FNJ-GUD préfèrent ainsi comme souvent l’action violente semi-clandestine à l’implantation en milieu universitaire. Mais cette période du milieu des années 1990 correspond malgré tout à un creux de la vague pour ces pâles copies du GUD Paris. L’actualité est alors surtout animée par un commando itinérant venu en partie de Paris et qui laisse des traces dans le cuir chevelu des militants étudiants de gauche dans de nombreuses villes de province, que ce soit Limoges, Toulouse ou Bordeaux… Mais cela sort du champ politique pour entrer dans celui de la psychopathie…</p>
<h3>L’aventure, c’est l’aventure…</h3>
<p>Une bonne illustration des errements du petit milieu gudard réside dans l’affaire de Tribune Juive que les lecteurs de REFLEXes connaissent bien : <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">ici</a>.</p>
<h3>Crise du GUD moderne</h3>
<p>Loin de toutes ces facéties, force est de constater que, pour les jeunes excités nationalistes, la situation empire sur le terrain. Les relations avec le FNJ maréchalisé se dégradent, le harcèlement mené par les structures syndicales progressistes à Assas augmente et la sectorisation des universités parisiennes sape les possibilités de recrutement à Assas. Signe de ces changements, non seulement le GUD doit faire face à une UNEF-ID de plus en plus puissante grâce à ses relais extérieurs mais l’impunité interne à Assas tient de moins en moins. En avril 1995, suite à des agressions répétées en particulier contre l’UNI et dans lesquelles s&rsquo;illustre en particulier Pierre Oldoni, l’UDEA perd son droit de représentativité à Paris II et donc son local. Les deux années suivantes sont par conséquent nettement plus calmes, malgré quelques agressions sporadiques. La vieille génération a quitté les lieux, souvent attirée par le FN, et la nouvelle n’est pas encore prête. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_Union_Droit-e479a.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1305" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_Union_Droit-e479a.jpg" alt="Tract_Union_Droit-e479a" width="198" height="285" /></a>Plusieurs solutions s’offrent alors au petit milieu gudard : se relancer dans un activisme débridé, se rapprocher d’une structure plus large pour briser l’isolement ou essayer de reconquérir quelques miettes électorales. Cette triple tâche va être assumée, entre autres, par le tout jeune Benoît Fleury à partir de 1998.</p>
<p>Entre-temps, côté universitaire, la relance se fait sous l’appellation Union Droit qui prend la place de l’UDEA. Déclarée en préfecture le 20 octobre 1995 avec Guillaume Coudry comme président, Victor de Verthamon comme secrétaire et Dominique Joly comme trésorier, l’association recueille 6,87 % des suffrages en mars 1997 soit 251 voix. Cette stabilité n’est pas pour satisfaire les gudards qui retournent à ce qu’ils savent le mieux faire.<br />
Durant toute cette période qui va de 1998 à l’année 2000, le GUD Paris renoue en effet avec sa tradition d’activisme violent. À Assas bien sûr, où les incidents se succèdent, mais en dehors des locaux de la faculté également où la régularité des agressions devient une donnée parmi d’autres : affrontements avec le Betar lors du procès Garaudy, attaque d’une librairie parisienne proche de Ras L’Front, attaque d’une réunion du Comité National de Vigilance, attaque d’une réunion du Parti des Travailleurs consacrée à Mumia Abu Jamal, attaque du Lycée autogéré parisien et attaque surtout, à la mi-novembre 1999, d’un rassemblement du comité de vigilance du XIe arrondissement. de Paris contre la petite librairie nazie La Licorne Bleue. Cette action emmenée par B. Fleury fait alors une dizaine de blessés dont des policiers présents sur place.<br />
Mais les gudards essaient également de penser. S’ils s’avèrent toujours incapables de faire des tracts corrects, ils privilégient le support magazine avec <em>Le Rongeur Masqué</em> qui revendique l’héritage des <em>Réprouvés</em> puis surtout <em>Jusqu’à nouvel ordre</em>.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Les_Reprouves-a1cb1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1306" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Les_Reprouves-a1cb1.jpg" alt="Les_Reprouves-a1cb1" width="197" height="273" /></a><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Le_Rongeur_masque-8275e.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1307" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Le_Rongeur_masque-8275e.jpg" alt="Le_Rongeur_masque-8275e" width="194" height="273" /></a></p>
<p>Lancée en septembre 1999 grâce à l’argent obtenu en collant pour la campagne européenne de Jean-Marie Le Pen (tandis qu’ils collaient gratuitement pour Bruno Mégret), la revue se présente d’emblée comme une concurrence sérieuse pour d’autres revues alors existantes. Animée entre autres par le franco-polonais Adam Gwiazda et par Alexandre Kartzeff, <em>Jusqu’à nouvel ordre</em> aligne en effet articles de fond et brèves « humoristiques » et même dans son numéro 1 diffuse un appel à soutenir les militants prisonniers d’Action Directe. La régularité affichée, avec un numéro tous les trois mois, et la pagination copieuse semblent également devoir rompre avec le cycle des revues précédentes qui ne comptaient qu’un ou deux numéros et présentaient un contenu erratique.</p>
<p>Enfin, le GUD Paris sort de son isolement en prenant langue avec Fabrice Robert et au-delà de lui les nationalistes-révolutionnaires issus de la défunte Nouvelle Résistance. L’alliance est annoncée au printemps 1998 et fait suite à l’Appel des 31 pour l’unité des nationalistes révolutionnaires, lancé entre autres par Christian Bouchet et Fabrice Robert.<br />
Avec Unité Radicale, qui regroupe les cercles Résistance, Jeune Résistance et le GUD, celui-ci se retrouve dans le schéma de TV, en charge du créneau étudiant. Mais la faiblesse des autres composantes lui garantit son autonomie.</p>
<p>Dans ce contexte général, les 30 ans du GUD fêtés avec 200 personnes dans une salle du XVe arrondissement le 22 octobre 1999 sont l’occasion d’une auto-célébration et d’une exultation de la nouvelle génération qui pense avoir retrouvé la magie des premières années. D’ailleurs, dans le respect de la tradition, ces 30 ans donnent immédiatement lieu à des violences lors du repas qui réunit après le meeting les membres actuels et sympathisants du groupe. Le patron du restaurant est passé à tabac et un passant martiniquais se fait planter au couteau à la sortie. Quatre gudards sont alors arrêtés, mais vite relâchés faute de preuves de leur implication.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/30_ans_GUD-9c01b.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1308" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/30_ans_GUD-9c01b.jpg" alt="30_ans_GUD-9c01b" width="256" height="325" /></a><br />
L’autre occasion pour le GUD de montrer sa force est le mois de mai. À une semaine d’intervalle, le 1er et le 9, les gudards parisiens battent en effet le pavé avec une force relative. Le 1er mai 2000, décidés à rassembler toute la mouvance la plus radicale, le cortège est séparé de celui du FN avec une nette tonalité contre ce parti. La centaine de participants fait alors la manifestation à l’allemande, c’est-à-dire complètement cernée par les flics du début à la fin. Les slogans visaient nettement à attirer les plus radicaux puisque certains étaient issus de l’Œuvre Française ou du PNFE. La manifestation du 1er mai 2001 se fit totalement à part avec 250 personnes, les Belges de <em>Devenir</em> assurant le SO de queue et le GUD le SO de tête. Enfin, chaque année, le 9 mai avec la retraite aux flambeaux en hommage à Sébastien Deyzieu est l’occasion pour le GUD de montrer qu’il existe, même si les participants sont d’origines multiples.</p>
<p>Cette situation générale parisienne va forcément avoir des conséquences ailleurs. À partir du printemps 1999, le GUD essaime timidement en province, profitant de la notoriété reconquise du GUD Paris :<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Autocollant_2000-30bfa.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1309" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Autocollant_2000-30bfa.jpg" alt="Autocollant_2000-30bfa" width="117" height="162" /></a>présence du GUD Strasbourg à la manifestation organisée par la communauté serbe de la ville le 31 mars ; participation du GUD Lille à la manifestation anti-OTAN organisée à Bruxelles le 4 avril, puis à Lille contre l’agression US en Serbie le 22 avril ; implantation d’un GUD à l’université de Toulouse ; scandale de la disparition d’un dossier d’instruction sur les violences du GUD de Nice ; disparition dénoncée par le nouveau procureur de la ville. Dans le même ordre d’idées, on peut signaler la manifestation à Nancy en présence de Marc Frederiksen le 28 octobre 2000 qui réunit une petite cinquantaine de militants ou l’agression contre l’écrivain et militant antifasciste Maurice Rajsfus lors d’un salon du livre dans la même ville. Un groupe s’est également constitué sur Valenciennes et a effectué des collages et des tractages anti-MacDo, tractages avec l’aide du GUD Lille à l’université de Mons et à celle des Tertiales. Mais les vrais groupes organisés sont malgré tout rares et l’étiquette est souvent utilisée par des individus isolés ou très peu nombreux. Malgré tout, cette prolifération (toute relative) du GUD est intéressante, organisationellement parlant, pour Unité Radicale qui tente alors de mettre en place une coordination nationale des différents GUD.</p>
<p>Cependant le GUD Paris ne pouvait pas échapper au débat central des nationalistes en 1999 : quid de la scission du FN ? Cette année-là le groupuscule a montré qu’il était bien difficile de se tenir au-dessus de la mêlée, même lorsqu’on fait profession d’être des « électrons libres ». Dans le Rongeur masqué du printemps 1999, le groupe affirmait ainsi : « <em>Le GUD n’a pas à se sentir impliqué au-delà du raisonnable dans les bagarres auxquelles se livrent FN-UF et FN-MN et n’a pas à y contribuer. Il compte des amis d’un côté comme de l’autre […]. Il a au cours de sa longue carrière vu fleurir et dépérir tant de mouvements et partis qu’un de plus ou de moins, bof. […] Cela dit, on peut augurer que tôt ou tard émergera un mouvement unitaire. Dans quelques années ou quelques semaines, tout peut arriver.</em> » Et de conclure par cette phrase terriblement révélatrice : « <em>Mais ça, c’est de la politique et est-ce qu’on en a réellement quelque chose à foutre ?</em> »… La plus grande confusion semble alors régner dans cette mouvance et des embrouilles à répétition laissent entrevoir quelques solides règlements de compte… Ainsi, alors que le printemps 1999 avait vu le GUD et Unité radicale assurer un soutien critique mais sincère au MN, en particulier au sein du Front de la Jeunesse, le mois de septembre vint brouiller cet attachement. Il semble en effet que le MN ait alors décidé l’intégration d’office des différentes sections du GUD au sein du Renouveau étudiant, sans que les dirigeants du groupuscule aient donné leur accord. Leur refus et les engueulades qui suivirent instaurèrent une tension qui faillit se traduire par des affrontements lors de la fête régionale Ile-de-France du MN fin septembre. Les militants furent en effet empêchés d’entrer dans le pavillon Baltard mais qui plus est, le DPA (équivalent du DPS) les empêcha également de distribuer leurs tracts à la sortie de la fête. Puis, coup de théâtre : on retrouve le GUD une semaine plus tard à la fête des BBR avec un stand dans l’espace FNJ et sa nouvelle publication, <em>Jusqu’à nouvel ordre</em>.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_UDEN-0813a.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1310" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_UDEN-0813a.jpg" alt="Tract_UDEN-0813a" width="118" height="166" /></a>Il est alors clair que les membres du groupe naviguent à vue en essayant de préserver ce qui peut l’être. Cela sera confirmé au printemps 2000 avec la liste commune avec le FNJ pour les élections du CROUS-Paris, liste intitulée Union et Défense des Étudiants Nationalistes (UDEN). Cela leur permet de profiter de l’infrastructure du FNJ, en particulier du Forum Jeunesse, local situé dans le XIIIe arrondissement. et de montrer leur désaccord avec le MNJ, décidé à faire liste perso.</p>
<p>Mais, comme bien souvent, les choses se gâtent peu à peu et ce dès la fin 1999-début 2000. On l’a vu, l’objectif universitaire n’est pas atteint sur Paris II-Assas. Ceci est dû tout autant à des éléments conjoncturels (c’est un travail qui n’intéresse pas les gudards de cette fin de décennie) qu’à des éléments structurels : en cette année 2000, les gudards ne sont plus à Assas ! Les étudiants en Droit sont devenus plus que minoritaires au GUD et il n’est ainsi plus question de pouvoir tenir le « bastion », ce qui était une des conditions de survie du groupe. Cela explique en partie la possibilité pour la direction de Paris II d’exclure Union Droit le 30 juin 1999 après une campagne opiniâtre de l’UNEF-ID.<br />
Il en va de même par rapport à la violence. Le degré de violence politique est devenu tellement faible en France que le moindre dérapage fait immédiatement l’effet d’un coup de tonnerre et qu’il est d’autant plus mal vécu par nos contemporains. De fait l’impunité sur laquelle pouvaient compter les gudards est devenue toute relative. Pour peu que les mêmes n’aient pas envie de sacrifier une éventuelle carrière (en particulier universitaire) sur l’autel nationaliste, les procédures judiciaires qui ne manqueront pas d’être engagées deviennent vite gênantes…</p>
<p>Dès la fin de l’année 1999, Benoît Fleury se met ainsi en retrait et passe le flambeau, en particulier à Gaëtan Dirand, ce qui explique la reprise des actions au printemps 2000. Mais un autre élément intervient alors qui pourrait n’être interprété que comme une nouvelle péripétie du « je t’aime, moi non plus » qui prévaut dans les relations entre gudards et nationalistes-révolutionnaires.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/720351_04.bro-2-fb764.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1311" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/720351_04.bro-2-fb764.jpg" alt="05/01/2000. Maxime Brunerie, who attempted to shoot French President Jacques Chirac on the French National Day, is seen here taking part in a far right wing parade during the celebration of Joan of Arc day" width="253" height="200" /></a><br />
Il est en effet évident qu’en rejoignant les débris de Nouvelle Résistance, le GUD risquait de se retrouver dans la même situation qu’avec Troisième Voie et Malliarakis au milieu des années 1980. De fait, si Unité Radicale a bien un discours « fédéraliste » et des velleités de réseau, elle n’en reste pas moins une organisation avec sa logique. Or à partir de 2000, la possibilité de pouvoir jouer dans la cour des grands avec le FN et le MNR pousse les dirigeants d’UR et en particulier Christian Bouchet à adopter une démarche plus politique. Un peu de violence est positif et fait parler de soit mais trop de violence peut s’avérer contre-productif, surtout lorsqu’une partie de cette violence s’exerce contre d’autres militants nationalistes. C’est ainsi que Philippe Schleiter, dirigeant du MNJ, fera les frais en septembre 2000 du mauvais caractère de Gaëtan Dirand qui sait se rendre parfaitement odieux. Plus question alors de « tribus d’hommes libres » et autres arguties autonomes… Les gudards parisiens sont priés de rentrer dans le rang, ce que fait une bonne partie d’entre eux, ou de dégager. Ainsi l’année 2000 se termine-t-elle de façon très morose pour le GUD Paris. En particulier, le groupuscule ne tire que fort peu profit des affrontements au Proche-Orient et de leurs répercussions en France. Les actions se limitent alors à quelques graffitages et le principal clash a lieu à Assas où des militants brûlent un drapeau israëlien lors de la rentrée universitaire et distribuent des baffes à des étudiants portant la kippa. L’autre action notable aura été un lancer de grenade lacrymogène, le 10 novembre, dans un cinéma de Paris lors d’une projection du film <em>Le Secret</em> qui met en scène une relation amoureuse entre une Blanche et un Noir. Signe que rien ne va plus, le dernier numéro de <em>Jusqu’à nouvel ordre</em> sort en juin 2000.</p>
<h3>No future ?</h3>
<p>Se pose donc alors la question rituelle, aussi vieille que le GUD : quel avenir politique pour ce groupe ? Une fois de plus tous les éléments semblaient réunis pour pronostiquer une mort certaine, ce qui s’est avéré cette fois-ci exact au regard de ces dernières années. Le 3 décembre 2000 a lieu à Montélimar un conseil national d’Unité Radicale. Une structure étudiante y est lancée qui devait combler le vide laissé par la disparition du RE et intégrer les GUD : l’UDEN, déjà entrevue précédemment. Les GUD perdaient donc leur autonomie en tant que telle même si l’étiquette pouvait être utilisée pour des actions extra-légales et pour continuer à entretenir le mythe auprès des médias et militants de gauche. Mais à l’évidence le cœur n’y est plus. Au delà de ces considérations politiques, certains éléments concordaient pour constater un reflux de la dernière génération GUD à Paris. Celle-ci avait en effet atteint l’âge où on songe à arrêter les rigolades pour passer à quelque chose de plus sérieux, en particulier fonder une famille ou se garantir une situation professionnelle, tous ces jeunes gens n’envisageant pas une descension sociale. En outre, une multitude de plaintes était en cours d’instruction et parvenaient à leur conclusion judiciaire.</p>
<p>Surtout, on ne voit pas trop ce qu’aurait pu inventer un groupe ayant perdu toute capacité d’initiative politique et se bornant à recycler un passé mythique fait de légendes, d’iconographie et de slogans vaseux. En outre, l’environnement politique des gudards avait changé depuis le début des années 2000 et cela modifiait un certain nombre de paramètres. On a beaucoup glosé sur le recyclage de figures en vue du GUD ou d’Occident par la droite parlementaire dans les années soixante-dix. Mais cela s’expliquait tout naturellement par l’absence de débouchés politiques ou même professionnels au sein de la mouvance nationaliste. La montée du FN dans les années quatre-vingt et sa force politique dans les années quatre-vingt-dix ont profondément modifié cette situation en permettant à de jeunes activistes s’approchant de la trentaine de retrouver une situation stable. Or, la scission de 1998, en restreignant la mouvance nationale et en introduisant une vraie incertitude sur son avenir, aura de nouveau obligé les petits jeunes tentés par l’activisme violent à réfléchir aux conséquences de leurs actes. Cela en fit sans doute hésiter plus d’un à se lancer dans de folles aventures…</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Jusqu_a_Nouvel_Ordre_no1_-_2002-6006a.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1312" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Jusqu_a_Nouvel_Ordre_no1_-_2002-6006a.jpg" alt="Jusqu_a_Nouvel_Ordre_no1_-_2002-6006a" width="315" height="433" /></a>Une petite équipe de rescapés fera tout de même paraître un nouveau numéro de <em>Jusqu’à nouvel ordre</em> courant 2002. Ce sera le dernier, marquant une très nette rupture avec certaines orientations de 1999-2000 puisqu’il comporte de violentes attaques contre Alexandre Del Valle et Guillaume Faye, accusés d’avoir trahi le camp nationaliste au profit de l&rsquo;extrême droite sioniste au nom d&rsquo;une interprétation abusive de la doxa schmittienne. Or le même Guillaume Faye faisait la une du numéro 4 paru en 2000.<br />
Depuis plus rien. Certes le RED tente bien de gudifier son image comme le prouve son blason et sa participation récente à la manifestation propalestinienne de Égalité &amp; Réconciliation. Mais on est très loin de l’original et cela tient plus du frisson que de vraies velléités gudesques. Certains militants de la dernière génération sont passer faire un tour à Pro Patria. Le chapitre semble clos.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_372" class="footnote">Issues du mouvement nationaliste et zoroastriste du général Aryana.</li><li id="footnote_1_372" class="footnote">On voit la capacité de recyclage des appellations par l’extrême droite puisque ce nom sera réutilisé en 1999 pour le lancement d’une éphémère structure unitaire post-scission !</li><li id="footnote_2_372" class="footnote">Elle-même remplace une revue non officielle du GUD, <em>Rebelles</em>, qui s’était substituée au <em>Fil d’Ariane</em>, bulletin du temps de l’intégration dans TV. Parallèlement, une petite équipe essaie de relancer <em>Alternative</em> mais l’expérience pâtit de la médiocrité du journal.</li><li id="footnote_3_372" class="footnote">L&rsquo;article te rappellera des choses Rico. Spéciale dédicace !</li><li id="footnote_4_372" class="footnote">Cette propriété est toujours accueillante puisqu&rsquo;elle semble avoir servi de cadre à un solstice d&rsquo;été en 2007.</li><li id="footnote_5_372" class="footnote">Il est par ailleurs connu que sa fille Marie, elle-même militante nationaliste, est mariée avec F. Chatillon.</li><li id="footnote_6_372" class="footnote">Devenue la Librairie, le local accueillera à son premier étage les premières activités d’édition ert conception graphique de F. Chatillon.</li><li id="footnote_7_372" class="footnote">Il sera entre autres choses le défenseur de F. Chatillon en octobre 1993, celui-ci étant accusé d’avoir menacé à deux reprises le responsable du Collectif des Étudiants Libéraux de France (CELF) durant l’année universitaire 1992-1993. Chatillon sera relaxé grâce à des pirouettes rhétoriques, niant les faits qui lui étaient reprochés et justifiant sa présence dans le grand hall du centre Assas lors des agressions par le fait que &laquo;&nbsp;le restaurant universitaire était meilleur que celui de Jussieu&nbsp;&raquo;. Chatillon prétendra en particulier ne pas connaître le GUD et être apolitique !</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Le 1er Mai, les cons osent tout !</title>
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		<pubDate>Wed, 03 May 2006 17:42:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Les cons ça ose tout &#8230; &#8230; c&#8217;est même à ça qu&#8217;on les reconnaît. Les boneheads nous étonneront toujours. Cette année certains rasés s&#8217;étaient mis en tête de faire un rassemblement skinhead derrière le cortège du FN ! Un tract avait même été diffusé depuis 2 bons mois à cette occasion, principalement sur Internet. Cette [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les cons ça ose tout &#8230;<br />
&#8230; c&rsquo;est même à ça qu&rsquo;on les reconnaît. Les boneheads nous étonneront toujours. Cette année certains rasés s&rsquo;étaient mis en tête de faire un rassemblement skinhead derrière le cortège du FN ! Un tract avait même été diffusé depuis 2 bons mois à cette occasion, principalement sur Internet.<br />
Cette brillante idée était l&rsquo;œuvre de la petite bande qui tourne autour du fanzine <em>Werwolf</em> « le fanzine qui n&rsquo;aime pas les communistes et les punks », basé à Goudelin en Bretagne. Face à l&rsquo;énormité du projet (un tract avec des skins armés de battes de base-ball, signé NS SH pour « Nationale Socialiste SkinHead », demandant aux skins de venir sans tenues provocatrices !!!), un contre-appel avait été lancé par d&rsquo;autres skins, dénonçant le projet comme une manipulation policière. Finalement l&rsquo;idée a semble-t-il convaincu bon nombres d&rsquo;individus, ces derniers oubliant le sérieux contentieux qui existe entre leur sympathique mouvement et le FN. La plupart des skins motivés par l&rsquo;évènement ont donc profité des cars mis à disposition gratuitement par le FN en province pour monter sur Paris.<br />
Sauf que le parti de Jean-Marie Le Pen ne comptait pas laisser se former un rassemblement skinhead (même « digne et silencieux » dixit le tract) devant les caméras de télévision. Résultat les flics ont cerné le café (le seul ouvert à st-Augustin !) dans lequel une partie d&rsquo;entre eux s&rsquo;était installé et a systématiquement interpellé tout ce qui ressemblait à un skinhead, et en particulier les<br />
organisateurs, le tout sans incidents dès lors que pour les boneheads, « ACAB » n&rsquo;est qu&rsquo;un slogan. Le comique est évidemment que Marine Le Pen se trouvait également dans le café et qu&rsquo;elle a du apprécier le voisinage. Une partie des interpellés a été relâchée immédiatement après un petit contrôle d&rsquo;identité et ceux qui restaient ont été libérés une fois le discours du leader du FN terminé. Ceux qui avaient échappé au coup de filet policier se sont fondus dans la « masse » du cortèges FNJ, obligeant les cadres du FN à faire la police dans leur rang.</p>
<p>Ceci étant ils ne passaient pas inaperçus étant donné que les effectifs du cortège global demeuraient faibles, sans doute aux alentours de 4000 ou 4500 personnes. Par rapport aux années passées, on pouvait noter l&rsquo;absence du cortège Chrétienté-Solidarité qui avait l&rsquo;habitude de se placer en queue de défilé. Par ailleurs les fédérations du Sud, en particulier celle du Vaucluse étaient erratiques, l&rsquo;ensemble montrant les dégâts causés par l&rsquo;effet De Villiers. Signe de cet affaiblissement structurel du Front, la place de l&rsquo;Opéra n&rsquo;était qu&rsquo;à moitié remplie comme c&rsquo;est le cas depuis la scission mégretiste et la moyenne d&rsquo;âge toujours aussi élevée. Si engouement il y a pour les idées du FN comme nous le martèlent les différents sondages pré-présidentiels, il ne se traduit toujours pas par le nombre de militants.</p>
<p>Le défilé de Jeanne d&rsquo;Arc, c&rsquo;est également les stands installés sur la place de l&rsquo;Opéra. Comme d&rsquo;habitude, il y avait de tout. Les Identitaires étaient regroupés autour du stand SDF animé par les époux Bonnivard ; le syndicat étudiant RED tenait celui du CSVR (Comité de Soutien des Victimes de la Répression) monté pour collecter des fonds pour la dizaine de procès consécutifs à la manifestation du 16 mars dernier et dont l&rsquo;un concerne Bruno Pichon, responsable du RED sur Paris ; les jeunes nationalistes catholiques avaient droit au stand du label Patriotes Productions tenu par le Bûcheron, soit Paul Thore en personne. Le tout se visitait dans les effluves des chipolatas grillées et avec le discours de Le Pen en bruit de fond. Décidément, la vie n&rsquo;est pas ici !</p>
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		<title>Un week-end de fichu&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2005 14:31:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Posté le 10 octobre 2005</p>
<p>Comme cela n&rsquo;aura échappé à personne et en particulier pas à tous ceux et toutes celles ayant accès à la chaîne LCI, ce week-end a vu se dérouler le rassemblement des BBR. Il était inévitable que l&rsquo;équipe de <em>REFLEXes</em> aille y faire un tour, histoire de se rendre compte par nous-même de l&rsquo;état du mouvement nationaliste dans sa composante la plus vaillante et la plus vieillissante. Nous n&rsquo;avons pas été déçus dans nos attentes.</p>
<p>Arrivée le samedi en début d&rsquo;après-midi. Le parking réservé aux visiteurs est immense&#8230; et vide. Au fond se profilent Ariane et divers aéroplanes qui donnent un petit air décalé à l&rsquo;ambiance générale. A l&rsquo;intérieur l&rsquo;ambiance est excessivement calme et elle le sera d&rsquo;ailleurs tout l&rsquo;après-midi. Les visiteurs ne risquent pas de se piétiner et tout au plus reconnaît-on certaines personnalités comme Fabrice Robert des Identitaires. La « fête » se présente en fait comme un simple rassemblement des fédérations FN et les stands externes à l&rsquo;organisation sont peu nombreux. Ils se composent pour l&rsquo;essentiel de stands de presse (<em>Rivarol</em>, <em>Présent</em>, <em>Minute</em>, <em>Faits &amp; Documents</em>), de quelques entreprises commerciales de cadres frontistes ou proches du FN, et enfin de deux ou trois associations catholiques ou « sociales ». C&rsquo;est le cas en particulier de Solidarité Des Français et de l&rsquo;Association des Victimes de Violence, de Discrimination et de Spoliation, toutes les deux pseudopodes du Bloc Identitaire. Le stand le plus actif et le plus animé demeure évidemment celui du FNJ et de son inévitable buvette. Le nombre de boneheads présent y était d&rsquo;ailleurs inversement proportionnel au nombre de supposés vrais militants et on se serait cru à un défilé Lonsdale. On pouvait y voir aussi quelques « vieilles » figures de la dernière génération du GUD et des Jeunes Identitaires prétentieux. Un peu plus tard dans la soirée, tous ces jeunes gens se livreront d&rsquo;ailleurs à leur deuxième activité favorite après l&rsquo;absorption de bière : se distribuer des baffes. Arrivés au terme de cette première journée, nous étions relativement confiants dans l&rsquo;échec annoncé des BBR.</p>
<p>Mais le dimanche est venu infirmer cette première impression et il est vrai qu&rsquo;il y a eu nettement plus de monde, l&rsquo;espace consacré au discours de Jean-Marie Le Pen étant complètement rempli. Moyennant quoi, on demeure loin bien évidemment de l&rsquo;affluence des BBR d&rsquo;avant 1999 mais ce rassemblement s&rsquo;avère néanmoins nettement plus porteur que le défilé du 1er mai. Nous ne nous hasarderons malgré tout pas à proposer une évaluation numérique, il aurait fallu pour cela rester scotchés aux portiques d&rsquo;entrée.</p>
<p>A défaut de chiffres, on peut au moins tirer des enseignements de ce week-end.<br />
- Le FN est divisé. Ce n&rsquo;est pas un scoop mais cela s&rsquo;est encore vérifié ces deux jours. Les conversations ne cessaient de bruire des rumeurs de démission de Carl Lang, poussé vers la sortie par le camp « mariniste ». Il est d&rsquo;autant plus divisé que l&rsquo;affaiblissement du Menhir se confirme, qu&rsquo;on le voit de près lors de sa tournée des stands ou qu&rsquo;on l&rsquo;écoute lors de son discours de dimanche après-midi.<br />
- Le FN est seul. Il est d&rsquo;autant plus seul qu&rsquo;il a fait le vide autour de lui. Non seulement les structures externes invitées étaient peu nombreuses, mais le DPS a passé une bonne partie de son week-end à chasser les « intrus », à savoir des revues <em>personna non grata</em> comme la revue des Identitaires ou des babioles nazies trop ostensibles. Cela n&rsquo;empêchait pas le visiteur un peu curieux de pouvoir se procurer un tract révisionniste sur le stand d&rsquo;Emmanuel Ratier (tract d&rsquo;Alain Guionnet et de son journal <em>Révision</em> « Tous sorciers ! »). Mais cela garantissait aux dirigeants du FN qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait pas trop de commentaires désobligeants dans la presse. Le côté négatif de cette situation pour le FN est évidemment que certains de ses membres lorgnent du côté de structures semblant avoir le vent en poupe comme le MPF et que cela s&rsquo;entend. A l&rsquo;instar des rumeurs claniques, le vicomte aura alimenté les conversations. De là à ce que cela se traduise dans les faits et par des transferts de cadres&#8230;<br />
- Le FN est vieux. Le FNJ semble erratique et la moyenne d&rsquo;âge est à l&rsquo;image du chef. Pour autant le FN n&rsquo;est pas mort et il n&rsquo;est pas certain que le MPF ne soit pas autre chose qu&rsquo;une esbrouffe médiatique comme a pu l&rsquo;être le MNR et Bruno Mégret il y a 5 ans. Seul l&rsquo;avenir nous le dira mais on peut au moins se poser la question : existe-t-il réellement un espace politique entre la droite libérale et la droite nationaliste ? Rien n&rsquo;est moins sûr et le MPF pourrait bien en faire les frais. C&rsquo;est en tout cas le mal que nous pouvons souhaiter à ce parti&#8230;</p>
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		<title>Front 14, le Walhalla numérique ?</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 13:11:45 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Au début de l&rsquo;été 2001, un site d&rsquo;un genre nouveau a ouvert ses portes. Intitulé Front 14 (probablement en référence aux 14 mots de Lane), ce site, hébergé dans un premier temps par la société GCI, domiciliée en Alaska, est réservé aux signataires d&rsquo;une charte faisant l&rsquo;apologie du combat «contre les sous-races, la juiverie, la dictature juive et l&rsquo;invasion islamique» et de la «supériorité de la race aryenne». Pour quinze dollars américains par mois, il propose à tous les suprémacistes, racistes et autres nationalistes xénophobes de la planète tous les services liés à Internet : site, e-mail, chats, forum, liste de diffusion&#8230; Plus de 400 sites, soit plus de 8000 pages consultables, ont prospéré grâce à lui : de nombreux skinheads néo-nazis américains, allemands, russes ou encore scandinaves, le Ku Klux Klan, des femmes racistes de l&rsquo;Illinois&#8230;<br />
Un paradis donc pour tous les fachos du globe, et sur les forums des nationalistes français, chacun y va de sa petite pub pour Front 14, d&rsquo;autant que les hébergeurs gratuits commencent à vérifier le contenu des pages «persos» estampillées de leur logo. Une dizaine franchissent le pas, signent la charte et payent leur «loyer» : parmi eux, des pétainistes, quelques boneheads, le GUD de Lille ou encore l&rsquo;Église du Créateur, la branche française du Ku Klux Klan, qui a diverses appellations et publications : <em>l&rsquo;Empire invisible</em>, <em>33/5</em>, <em>Croix de feu</em>) et est dirigée depuis 1987 par Olivier Devalez, alias Tod, un ancien bonehead passé par un certain nombre de groupuscules néo-nazis qui a déjà eu des problèmes avec la justice pour incitation à la haine raciale.<br />
Mais très vite, les problèmes commencent : coût relativement élevé au regard de la qualité du service (problème d&rsquo;espace disque en particulier), mais surtout indélicatesses de l&rsquo;hébergeur qui, lorsque le débit était trop important, fermait les sites européens pour donner la priorité aux sites US. Nationalisme, quand tu nous tiens ! Comble de malchance pour nos petits amis, le chevalier blanc de l&rsquo;antiracisme sur Internet, Marc Knobel, est rapidement informé de l&rsquo;existence du site et, par l&rsquo;intermédiaire de l&rsquo;association J&rsquo;Accuse dont il est le président, il engage des poursuites à son encontre. En cherchant l&rsquo;auteur du site, il tombe sur un certain John Gill, une figure de l&rsquo;extrême droite américaine&#8230; décédé au XIXe siècle ! Il se retourne alors contre l&rsquo;hébergeur, qui finira par dégager Front 14 (mais une autre société américaine, SkyNetWeb Ltd., domiciliée à Baltimore prendra le relais), puis contre treize fournisseurs d&rsquo;accès à Internet (dont Wanadoo, Infonie, AOL, Club-Internet, Free, Noos&#8230;) et dans la foulée l&rsquo;Association des Fournisseurs d&rsquo;Accès et de Services Internet (AFA), les assignant en référé (procédure d&rsquo;urgence) afin d&rsquo;empêcher les internautes français d&rsquo;accéder à l&rsquo;ensemble des pages de Front 14. Une première en France, qui n&rsquo;a pas été du goût de tout le monde et qui sent bon la censure. Enfin, Knobel a fait assigner le seul auteur français des sites incriminés assez stupide ou présomptueux pour avoir laissé traîner son nom sur son site, à savoir le susnommé Olivier Devalez, défendu par Éric Delcroix, avocat de la cause nationaliste et également conseiller régional MNR de Picardie.<br />
L&rsquo;émotion est grande alors chez les nationalistes radicaux, et l&rsquo;on peut lire sur le forum d&rsquo;Unité radicale, entre autres : «Force est de constater qu&rsquo;il y a de grandes chances qu&rsquo;on soit un jour privé d&rsquo;Internet. (&#8230;) Il faudra trouver un moyen de remplacement.» s&rsquo;inquiète un certain Guillaume. Et Christian Bouchet, dans son édito du 16 juillet, d&rsquo;y voir une preuve supplémentaire du complot «sioniste» contre leurs petites personnes. Le juge chargé de l&rsquo;affaire, Jean-Jacques Gomez, «spécialiste» de questions liées à Internet, a rendu sa décision le 30 octobre dernier, demandant simplement aux fournisseurs d&rsquo;accès de faire attention, sans plus de contrainte. Tod, lui, s&rsquo;est vu imposer la fermeture de son site, sous astreinte de 1000 francs par jour. En ce qui concerne Front 14, le site n&rsquo;était plus accessible depuis le début du mois d&rsquo;octobre.</p>
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		<title>Nazis et cotillons !</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jan 2004 11:14:08 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 09 novembre a donc vu se dérouler l&rsquo;acte inaugural d&rsquo;une nouvelle tentative de fédération des énergies militantes issues principalement du MNR. Rassemblant environ 1300 à 1400 personnes pour les débats et 400 pour le concert nocturne d&rsquo;In Memoriam, la fête de la salle Wagram a vu resurgir quelques vieilles connaissances qui semblaient un peu échaudées par le lent naufrage du MNR.Dernière minute :</p>
<p>La Fête de l&rsquo;Identité et des Libertés</p>
<p>Nazis et cotillons!</p>
<p>Le 09 novembre a donc vu se dérouler l&rsquo;acte inaugural d&rsquo;une nouvelle tentative de fédération des énergies militantes issues principalement du MNR. Rassemblant environ 1300 à 1400 personnes pour les débats et 400 pour le concert nocturne d&rsquo;In Memoriam, la fête de la salle Wagram a vu resurgir quelques vieilles connaissances qui semblaient un peu échaudées par le lent naufrage du MNR. Parmi ceux-ci on peut citer au premier titre Gilles Soulas son épouse Louise Allaux mais aussi Olivier Chalmel, Gilles Pennelle ou Denis Daudé. Cette initiative amène quelques réflexions et hypothèses. Tout d&rsquo;abord elle prétendait réunir « une famille politique trop longtemps divisée ». Les participants de la fête sont en eux-mêmes un désaveu de cette ambition. Certes on pouvait compter parmi les stands des structures ayant la réputation d&rsquo;être restées neutres depuis la scission et leur présence représentait donc un certain engagement. Mais c&rsquo;est évidemment parce que cette initiative se présentait comme strictement culturelle et ne préfigurait pas un troisième parti politique nationaliste. De fait les absents étaient tout aussi remarquables que ces présents. Il n&rsquo;y avait ainsi aucune personnalité représentant le FN et on peut même se demander si des militants de base avaient fait le déplacement ! Cela limite considérablement la portée de cette démarche unitaire… Les autres absents, du moins officiellement car ils étaient bien dans la salle, sont les anciens ou nouveaux membres de la mouvance NR rebaptisé « identitaire » : les Jeunesses Identitaires, Jeune Résistance, Bleu-Blanc-Rock. On peut émettre plusieurs hypothèses sur cette absence. En ce qui concerne les JI, il semble évident qu&rsquo;elles présentaient le double désavantage d&rsquo;être une structure politique (mais le Mouvement Régionaliste de Bretagne ou Alsace d&rsquo;abord avaient un stand et ce ne sontt pas des associations de cueilleurs de champignons !) et concurrente puisque chassant sur le même terrain. Il y a aussi sans doute la crainte d&rsquo;être associé à des structures à la réputation sulfureuse depuis un fameux 14 juillet 2002. Mais étant donné l&rsquo;orientation de certains stands ou participants (Guillaume Faye, Éric Delcroix pour ne citer qu&rsquo;eux), ce prétexte semble ridicule. Reste le cas Bleu-Blanc-Rock. Association culturelle réunissant des militants de toutes les chapelles, BBRock semblait pouvoir réunir toutes les conditions pour être présente. Mais elle n&rsquo;a pas été invitée et c&rsquo;est un courriel de Louise Allaux, largement diffusé sur le net grâce à la bienveillance de la Garde Franque, qui en donne l&rsquo;explication. Elle y accuse en effet le responsable de BBRock d&rsquo;être « un mec fliqué subventionné actuellement par des mairies de gauche ! ! ». Cette attaque directe vise bien évidemment notre bon ami Paul Thore<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nazis-et-cotillons/#footnote_0_186" id="identifier_0_186" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. REFLEXes n&deg;1 (NS">1</a></sup>), gérant et propriétaire d&rsquo;un bar à Saint-Maur (36), la Taverne Saint-Georges, et psycho-déficiant notoire. Mais on ne peut s&rsquo;empêcher de supposer que cela arrangeait également bien Memorial Records<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nazis-et-cotillons/#footnote_1_186" id="identifier_1_186" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. REFLEXes n&deg;4 (NS">2</a></sup>), seul (ou presque…) vendeur de CD à cette fête…</p>
<p>Bref, la journée du 09 novembre a manifestement démontré que l&rsquo;unité du mouvement nationaliste était loin d&rsquo;être retrouvée. En outre la faune qu&rsquo;elle a attiré nous permet de ne pas trop craindre un élargissement du public : boneheads de Durandal ou de la 9ème Panzer Symphonie déguisés en Blood &amp; Honour, hooligans parisiens, cadres ou militants radicalisés du MNJ… Il flottait dans la partie la plus jeune de l&rsquo;assistance une nette effluve de mythomanie nazifiante parfaitement illustrée par les tenues vestimentaires !</p>
<p>Que va devenir la Maison de l&rsquo;Identité et des Libertés ? Deux hypothèses sont possibles :</p>
<p>Soit la MIL lance une dynamique suffisante pour continuer à fédérer autour d&rsquo;elle et elle représentera alors un pôle de regroupement alternatif au FN. Mais cela supposerait qu&rsquo;elle s&rsquo;implante en province et qu&rsquo;elle parvienne à convaincre ses membres de reprendre le collier politique. Le tout est hautement hypothétique.</p>
<p>Soit la MIL n&rsquo;est qu&rsquo;un baroud d&rsquo;honneur comme le fut l&rsquo;éphémère Front de la Jeunesse au printemps 1999, c&rsquo;est-à-dire une initiative qui va juste permettre aux anciens cadres du MNR et à certains militants de cesser la lutte politique la tête haute.</p>
<p>Cette deuxième hypothèse n&rsquo;est sans doute pas celle des organisateurs mais c&rsquo;est celle qui nous semble la plus crédible. On gardera bien sûr un oeil dessus !</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_186" class="footnote">Cf. REFLEXes n°1 (NS</li><li id="footnote_1_186" class="footnote">Cf. REFLEXes n°4 (NS</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>EXPO Antifascistiskt nyhetsbald</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Feb 2003 10:37:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
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		<category><![CDATA[Suède]]></category>

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		<description><![CDATA[Nouvelle collaboration au livret Europe de REFLEXes, la chronique d’un journal antifasciste suédois, EXPO. Aux élections de 1994, le Sveridgedemokraterna (SD)1 a obtenu à peu près 14 000 voix, soit 0,25% des suffrages. Le parti populiste Ny Demokrati (NyD)2 a disparu du Parlement, obtenant 70 000 voix, soit 1,23% des suffrages. Avec quelques autres groupes, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Nouvelle collaboration au livret Europe de REFLEXes, la chronique d’un journal antifasciste suédois, EXPO.<br />
Aux élections de 1994, le Sveridgedemokraterna (SD)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/expo-antifascistiskt-nyhetsbald/#footnote_0_157" id="identifier_0_157" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" D&eacute;mocrates su&eacute;dois.">1</a></sup> a obtenu à peu près 14 000 voix, soit 0,25% des suffrages. Le parti populiste Ny Demokrati (NyD)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/expo-antifascistiskt-nyhetsbald/#footnote_1_157" id="identifier_1_157" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nouvelle D&eacute;mocratie.">2</a></sup> a disparu du Parlement, obtenant 70 000 voix, soit 1,23% des suffrages. Avec quelques autres groupes, les partis racistes de Suède ont obtenu environ 100 000 voix (1,74%).</p>
<p><strong>Sveridgedemokraterna (SD)<br />
</strong><br />
À l’exception du SD qui a triplé ses voix depuis 1991 et qui est passé de deux à cinq élus aux élections municipales, la plupart de ces partis ont chuté. Le SD fait suite au Bevara Sveridge Svenkst (BSS)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/expo-antifascistiskt-nyhetsbald/#footnote_2_157" id="identifier_2_157" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Garder la Su&egrave;de su&eacute;doise.">3</a></sup> et au Sveridgepartiet (SvP)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/expo-antifascistiskt-nyhetsbald/#footnote_3_157" id="identifier_3_157" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Parti su&eacute;dois.">4</a></sup>, et représente le fascisme parlementaire suédois depuis 1988. Avec environ 5000 membres selon leurs propres sources (vraisemblablement plutôt un millier), et peut-être quarante groupes locaux, le parti a obtenu 1100 voix en 1988 et 4900 en 1991, remportant ainsi leurs deux premiers sièges municipaux. Jusqu’au mois de mars de cette année, le SD était dirigé par Anders Klarström, originaire de Göteborg et ancien bonehead, qui a été membre du Nordiska Rikspartiet (NRP)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/expo-antifascistiskt-nyhetsbald/#footnote_4_157" id="identifier_4_157" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Parti national nordique.">5</a></sup>, un parti ouvertement nazi. Il a été remplacé au 7e congrès du parti, qui s’est tenu au mois de mars de cette année à Örebro, par Mikael Jansson, un ancien membre du Centerpartiet<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/expo-antifascistiskt-nyhetsbald/#footnote_5_157" id="identifier_5_157" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Parti du Centre.">6</a></sup>, principal mouvement de droite suédois. Le passé «normal» du dirigeant nouvellement élu aura probablement une influence sur la popularité du parti auprès des groupes néo-nazis. Le SD a toujours eu comme modèle le Front national, mais Klarström n’est jamais parvenu à «effacer» de manière crédible l’empreinte nazie de son parti. En tout cas, pas durant les manifestations et les meetings du SD où la présence nazie a été très frappante, en particulier la présence bonehead. Le SD a son quartier général à Stockholm et il publie irrégulièrement le SD-Kuriren<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/expo-antifascistiskt-nyhetsbald/#footnote_6_157" id="identifier_6_157" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le Courrier du SD.">7</a></sup> et le SD-Bulletinen<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/expo-antifascistiskt-nyhetsbald/#footnote_7_157" id="identifier_7_157" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le Bulletin du SD (interne).">8</a></sup> à peu près chaque mois. Les détournements de fonds de Klarström et une campagne électorale onéreuse ont poussé le parti à réduire ses activités.<br />
Le SD a organisé le 29 avril sa cinquième marche d’Engelbrekt (d’après un héros du folklore suédois du Moyen-Âge, Engelbrekt Engelbrektsson) qui a réunit 250 participants à Stockholm, ce qui est beaucoup moins que l’année précédente où le parti avait pu rassembler environ 400 personnes. Le 6 mai, le SD a tenu un meeting dans la petite ville de Borlänge, qui a réunit 40 personnes dont la moitié venait d’autres villes. Le jour de la fête nationale, le 6 juin, le SD voulait organiser un meeting à Stockholm et dans d’autres villes. Pour cet automne, le parti prévoit une campagne de sensibilisation autour de son nouveau dirigeant.</p>
<p><strong>Le mouvement skinhead néo-nazi<br />
</strong><br />
Le mouvement bonehead réussit actuellement à se développer par le biais de la musique, appelée «vikingarock»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/expo-antifascistiskt-nyhetsbald/#footnote_8_157" id="identifier_8_157" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Rock viking.">9</a></sup>. Les braquages de banque et les vols d’armes du Vitt Ariskt Motstånd (VAM)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/expo-antifascistiskt-nyhetsbald/#footnote_9_157" id="identifier_9_157" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" R&eacute;sistance aryenne blanche.">10</a></sup> des années 1991-1992 ont depuis 1993 été remplacés par des concerts de rock «white power» qui réunissent des centaines de participants. Le mouvement néo-nazi suédois vit du succès atteint par le groupe de musique skinhead Ultima Thule depuis le printemps 1993 (plus de 200 000 disques vendus et entrée aux hit-parades du pays). Les membres d’Ultima Thule n’ont jamais proclamé être des néo-nazis, mais ils ont été le fer de lance du mouvement bonehead suédois et du SD. Tout cela grâce au financement de Bert Karlsson, l’un des dirigeants du NyD, et au soutien moral d’un homme appelé Anders Carlberg, un puissant social-démocrate de Stockholm qui travaille sur les projets de la jeunesse skinhead. Ultima Thule a créé une vaste mode skinhead en popularisant le crâne rasé et le drapeau suédois. Le résultat de la percée incroyable de ce groupe : des milliers de boneheads dans le pays, des bandes de crânes rasés dans chaque ville et un mouvement néo-nazi grandissant.</p>
<p>En 1993, la plupart des actions et manifestations violentes ont cessé, remplacées par des concerts mensuels ; le meilleur exemple étant le concert qui a eu lieu le 30 avril 1994 dans Sollebrunn à Alingsås, et qui a peut-être réuni 600 participants. Il y a aujourd’hui quatre maisons de disques rien que pour la musique néo-nazie, et de nombreuses chaînes de distribution, certaines suffisamment riches pour avoir de la publicité dans les grands quotidiens du soir. Les concerts sont organisés par une nouvelle génération plus jeune et plus idéologique, le meilleur exemple étant Donald Hansson à Göteborg. Ce «mouvement musical» rapporte des milliers de couronnes et occupe des centaines de personnes à travers tout le pays. L’organisation politique de cette sous-culture est le Riksfronten<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/expo-antifascistiskt-nyhetsbald/#footnote_10_157" id="identifier_10_157" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Front national.">11</a></sup>, qui possède des groupes locaux comme le Nationalsocialistisk Front<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/expo-antifascistiskt-nyhetsbald/#footnote_11_157" id="identifier_11_157" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Front national-socialiste.">12</a></sup> de Karlskrona et le Västra Aros SA de Västerås. Le Riksfronten a été créé en 1990 en tant que Foreningen Sveriges Framtid<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/expo-antifascistiskt-nyhetsbald/#footnote_12_157" id="identifier_12_157" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Soci&eacute;t&eacute; de l&rsquo;Avenir de la Su&egrave;de.">13</a></sup>, et a été réorganisé en 1994 par Torulf Magnusson et plus tard par Jonas Ledin. Le Riksfronten doit avoir environ un millier de membres et sympathisants.</p>
<p>Les actions violentes ont continué mais de façon moins organisée. Elles y impliquent ceux que l’on appelle les «bébés skins», c’est-à-dire de jeunes boneheads âgés de 11 à 16 ans qui sont pires que leurs aînés et surtout plus brutaux. Le jour de la Saint-Sylvestre, un «bébé skin» de 16 ans a été tué au Fryshuset, fréquenté par les boneheads à Stockholm et appartenant à Carlberg.</p>
<p>Un autre «bébé skin» a été entendu au sujet de ce meurtre extrêmement brutal (l’une des deux mains de la victime avait été arrachée), et tout laisse à penser qu’il s’agit d’une histoire intrinsèque à cette violente culture de la jeunesse. Ce meurtre, un concert le 2 février et les nombreuses innocentes victimes d’actes violents ont conduit à un débat sur Carlberg et ses skinheads, ainsi que sur l’inquiétante situation de Stockholm où les contribuables doivent payer pour l’alcool des skinheads (Carlberg vend de l’alcool aux boneheads) et pour les cours militaires (il existe une coopération entre le Fryshuset, Carlberg et les militaires suédois !) donnés aux skinheads. Le 11 mars, Mitri Lehto, un bonehead du Västra Aros SA, a tué un joueur de hockey sur glace homosexuel, Peter Karlsson, à Västerås. La cour l’a condamné à huit ans de prison et, pour ce qui est des poursuites judiciaires, Lehto se préoccupe seulement de ses propres affaires depuis qu’il est en prison ; car elles ne doivent surtout pas tomber entre les mains d’immigrés ! Le même mois, le meurtre d’un homosexuel assyrien datant de 1991 a été résolu et trois néo-nazis ont été appréhendés par la police à Uddevalla. La violence des boneheads est très étendue et souvent mortelle en Suède : juste pour Stockolm, 107 actes de violence ont été commis par des boneheads entre septembre 1994 et mai 1995. De plus, les attaques d’habitations d’immigrés se sont transformées en affrontements entre bandes de boneheads et d’immigrés dans les rues.</p>
<p>Les sociaux-démocrates ont repris le pouvoir aux élections de 1994 après trois années d’un gouvernement bourgeois très impopulaire. Leif «Bloomman» Blomberg<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/expo-antifascistiskt-nyhetsbald/#footnote_13_157" id="identifier_13_157" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Surnomm&eacute; &laquo;la fleur&raquo;.">14</a></sup> est devenu le nouveau ministre de l’immigration en récupérant les voix du NyD grâce à sa rhétorique agressive. Les anciens partis populistes suédois tels que le Framstegspartiet<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/expo-antifascistiskt-nyhetsbald/#footnote_14_157" id="identifier_14_157" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Parti du Progr&egrave;s.">15</a></sup> et les Centrumdemokraterna<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/expo-antifascistiskt-nyhetsbald/#footnote_15_157" id="identifier_15_157" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="D&eacute;mocrates du Centre.">16</a></sup> sont encore puissants au niveau local dans le sud de la Suède. Un nouveau phénomène est apparu en Suède, qui se caractérise par un glissement à droite et par l’apparition d’un réseau raciste intellectuel appelé Fri Information<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/expo-antifascistiskt-nyhetsbald/#footnote_16_157" id="identifier_16_157" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Information libre.">17</a></sup>. Les représentants de la haute société suédoise se rencontrent, et de leur réunion ressort un mélange d’hostilité envers les immigrés, de peur d’une société multiculturelle, d’antisémitisme et de crypto-nazisme. Fri Information a commencé en 1992 comme journal : il circulait parmi des personnes des Moderaterna<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/expo-antifascistiskt-nyhetsbald/#footnote_17_157" id="identifier_17_157" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Mod&eacute;r&eacute;s.">18</a></sup>, le principal parti conservateur. Il est devenu aujourd’hui une organisation indépendante qui influence la politique suédoise de l’immigration sous le règne de «Bloomman».<br />
En résumé, le mouvement antifasciste suédois doit faire face à une culture de la jeunesse néo-nazie grandissante et à un mouvement vers la droite de l’establishment politique. L’extrême droite parlementaire n’est plus nécessaire, et la guerre raciale du VAM a été remplacée par des concerts.</p>
<p>Paru dans REFLEXes N°47, oct./nov. 1995</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_157" class="footnote"> Démocrates suédois.</li><li id="footnote_1_157" class="footnote">Nouvelle Démocratie.</li><li id="footnote_2_157" class="footnote"> Garder la Suède suédoise.</li><li id="footnote_3_157" class="footnote"> Parti suédois.</li><li id="footnote_4_157" class="footnote"> Parti national nordique.</li><li id="footnote_5_157" class="footnote">Parti du Centre.</li><li id="footnote_6_157" class="footnote">Le Courrier du SD.</li><li id="footnote_7_157" class="footnote">Le Bulletin du SD (interne).</li><li id="footnote_8_157" class="footnote"> Rock viking.</li><li id="footnote_9_157" class="footnote"> Résistance aryenne blanche.</li><li id="footnote_10_157" class="footnote">Front national.</li><li id="footnote_11_157" class="footnote">Front national-socialiste.</li><li id="footnote_12_157" class="footnote">Société de l’Avenir de la Suède.</li><li id="footnote_13_157" class="footnote">Surnommé «la fleur».</li><li id="footnote_14_157" class="footnote">Parti du Progrès.</li><li id="footnote_15_157" class="footnote">Démocrates du Centre.</li><li id="footnote_16_157" class="footnote">Information libre.</li><li id="footnote_17_157" class="footnote">Modérés.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Boneheadmania</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Apr 2002 09:45:41 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le contraste avec certains autres pays européens est évident. Que ce soit en Allemagne ou dans d’autres pays nordiques, la situation actuelle est très préoccupante. État des lieux de quelques situations nationales.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le contraste avec certains autres pays européens est évident. Que ce soit en Allemagne ou dans d’autres pays nordiques, la situation actuelle est très préoccupante. État des lieux de quelques situations nationales.</p>
<p><strong>ALLEMAGNE</strong></p>
<p>En Allemagne, la situation actuelle est essentiellement caractérisée par le développement de Blood &amp; Honour Germany. Sa croissance ces deux dernières années est impressionnante au point que cette culture nazi-skin a tendance à devenir la culture unique dans certaines régions, rurales en particulier. Ce dynamisme se traduit par la domination d’un look, d’un style de vie mais aussi d’un concert tous les deux jours et d’une manifestation de rue par semaine. Cela se traduit aussi par un volume de publications sans précédent. De fait, le phénomène nazi-skinhead ne peut plus être considéré simplement comme une scène mais comme un véritable mouvement qui a appuyé son développement sur l’émergence d’un leadership solide, Blood &amp; Honour. B&amp;H compte environ 300 membres et se reproduit sous forme de noyaux qui, à partir du moment où ils ont fait scission, connaissent leur propre logique de développement. De fait la mouvance B&amp;H est bien plus large et peut s’appuyer sur un mouvement estimé à 10 000 membres. Les relais et la mobilisation se font grâce aux concerts et à l’émergence de groupes musicaux à dimension nationale et internationale. Sur ce socle musical, B&amp;H a su greffer une construction politique. Cela a un rôle énorme de socialisation politique dans les campagnes allemandes.</p>
<p>B&amp;H est directement issu du mouvement de M. Kühnen, néo-nazi décédé du sida il y a quelques années. Les cadres du mouvement ont surtout amené sa dimension internationale à B&amp;H. Cette émergence ne s’est pas faite sans conflit avec les milieux politiques nationalistes mais la force de B&amp;H est de représenter une synthèse attrayante entre la musique et la politique, donc d’être solidement implanté dans la jeunesse. B&amp;H a d’ailleurs à présent la capacité à résister à la répression et même à rebondir dessus.</p>
<p><strong>SCANDINAVIE</strong></p>
<p>B&amp;H étend maintenant son influence en direction de la scène internationale, en particulier la Scandinavie, des hooligans mais aussi du Milieu avec des trafics d’armes, de stupéfiants et d’anabolisants. Ces activités criminelles ne sont pas nouvelles puisque déjà dans les années 1980 on avait observé cette dérive avec le groupe Hoffmann*. Cependant, même si cela a souvent tendance à initier une certaine dépolitisation, cela ne change rien car la dangerosité augmente. Ainsi il semblerait que B&amp;H fournisse des armes aux hools néerlandais. En outre, la dépolitisation est toute relative. Par ailleurs, la mouvance B&amp;H s’assure une implantation professionnelle dans les boîtes de tatoos et de sécurité.</p>
<p>En Scandinavie, l’essor de la musique White Power a commencé en 1994 avec la création de NS 88 et NS Records. Des problèmes judiciaires ont amené la création de B&amp;H Scandinavia en 1997. Le développement énorme de cette structure nazi-skin a poussé la police danoise à intervenir en août 1998. Cette action a permis la saisie du fichier clients fort de presque 10 000 noms, dont 5200 Allemands et 260 Français. Cette émergence s’est traduit en 1999 par une poussée très forte des activités terroristes nazies. La scène a malgré tout connu un contre-temps avec la destruction volontaire par incendie du studio et d’une partie des disques du groupe Ultima Thulé.</p>
<p><strong>GRANDE-BRETAGNE</strong></p>
<p>En Grande Bretagne, la place de Blood &amp; Honour s’est maintenue au sein de la scène internationale, essentiellement en raison de son passé mais aussi en raison de la langue. Le phénomène nazi-skin demeure une mode en Grande-Bretagne et les camarades antifa britanniques sont donc confrontés à une scène plus qu’à un réel mouvement. 1996 a marqué une césure avec les premiers attentats de C18. C’est l’aboutissement logique de l’évolution britannique et de la préparation de la «guerre raciale» depuis 1992. De la même façon, la création de ISD Records (Ian Stuart Donaldson Records) est aussi une manifestation de cette évolution. Le label produit 22 CD et a réalisé 20 000 £ de profit l’année dernière. Face à la répression, ISD Records s’est implanté en Scandinavie et a développé sa collaboration avec l’international, en particulier la Serbie, l’Autriche et le nazi allemand Thorsten Heise. Cette délocalisation n’a pas empêché le maintien des profits et des activités. Ainsi, pour la dernière compilation produite par ISD Records, les groupes sont anglais, la production allemande, la diffusion suisse à partir du réseau de la confrérie Hammer skins et les relais de diffusion en Scandinavie, aux Pays-Bas, etc. Cependant cette entrée d’argent a provoqué des divisions successives1, exacerbées par la répression. C18 est donc à présent en situation de fragilité. L’organisation s’est fragmentée en petits groupes ou individus, prêts à n’importe quoi. David Copeland et les attentats meurtriers qu’il a menés l’année dernière en sont une bonne illustration.</p>
<p>POLOGNE</p>
<p>Quelques pays connaissent une situation moins dramatique. Ainsi en Pologne, la scène bonehead a été erratique jusque dans les années 1990. Les groupes étaient peu nombreux et présentaient une situation de très grand amateurisme. À partir du début des années 1990 ont émergé des structures de type professionnel copiées sur l’Allemagne. Cependant, ce renforcement a plus porté sur la qualité que sur l’influence. Le premier procès date de 1996 pour atteinte à la sûreté de l’État. Mais cela n’a pas freiné la professionnalisation et d’une façon générale, on observe un très grand laxisme de la part des autorités judiciaires. La scène skinhead s’appuie pourtant sur environ 10 000 individus, une vingtaine de fanzines et la production d’une soixantaine de CD et K7. Par ailleurs, les liens avec les milieux politiques nationalistes se sont renforcés, en particulier avec les nationalistes-révolutionnaires. Sur le plan international, la haine traditionnelle entre les Polonais et les Allemands empêche des contacts suivis. Par contre les liens sont importants avec la Grande-Bretagne et la France (les groupes de RIF), ainsi que la Tchécoslovaquie et l’Ukraine.</p>
<p><strong>PAYS-BAS</strong></p>
<p>De même aux Pays-Bas, l’intérêt pour la musique dans les milieux nationalistes date seulement des années 1990. Auparavant cela se portait plutôt sur le football et le milieu hooligan. À partir de 1991, la scène skinhead s’intéresse à ce qui se passe en Grande-Bretagne mais cela ne débouche pas réellement sur l’émergence de groupes d’envergure nationale ou internationale, à part Landstorm. En outre, le développement de la techno détourne une fraction de la jeunesse de la scène skinhead. Cela se traduit à partir de 1995 par le développement de la Gabber Music. Cette techno hard-core explose à Rotterdam et touche les milieux populaires, au style de vie très rangé. Le phénomène s’appuie sur la consommation de stupéfiants et sur un racisme virulent. Cette image bien réelle de «musique blanche» pousse le mouvement CP 862 à soutenir le mouvement mais ce soutien trouve rapidement ses limites avec la condamnation de l’usage de drogues. En outre, les jeunes Gabber refusent globalement un engagement militant plus poussé. À partir de 1999, on voit donc réapparaître une scène skinhead avec le renforcement de Nordisc (crée en 1995) et Viking Sounds. Les liens se sont par ailleurs renforcés avec la Flandre, en particulier grâce à l’activisme des nazi-skins de Brugges regroupés autour du fanzine <em>Skinside</em> et du café Kastelein.</p>
<p><strong>CANADA</strong></p>
<p>Pour finir ce tour d’horizon partiel, il faut franchir l’Atlantique et observer aux États-Unis ce qui pourrait bien être le futur de la musique White Power en Europe si le mouvement antifasciste ne réagit pas plus vigoureusement. Le principal label de musique White Power y est Resistance Records. Il a été racheté par William Pierce, vieux nazi de 88 ans et auteur de la bible raciste <em>Turner’s Diaries</em>. Le label compte 50 boîtes de diffusion et produit plus de 100 groupes de style très variés. Il participe donc totalement au mouvement «Nation Skinhead» qui existe indépendamment de mouvements comme le KKK ou la White Aryan Resistance.</p>
<p>Le développement s’est fait à partir de 1993, Resistance Records étant lancé par le mouvement nazi de L’Église du Créateur. C’était à l’origine un fanzine s’appuyant sur 30000 abonnés. En 1997, l’État fédéral s’est attaqué à Resistance Records sur la plan fiscal. La fraude du label a amené la confiscation de 50000 CD et une amende de 60000 $. W. Pierce l’a alors racheté. Son but est évidemment un saut qualitatif dans le recrutement de la jeunesse avec le but revendiqué de mener une révolution blanche.</p>
<p>Resistance Records a organisé 10 gros concerts l’année dernière et a passé un accord avec les autres boîtes de diffusion pour éviter une guerre commerciale inutile. De fait, le label a un objectif financier tout aussi important que la motivation politique et attend un bénéfice de un million de dollars cette année. On reconnaît bien là le sens des affaires yankee.</p>
<p>La situation européenne est donc fort contrastée. Mais il est clair que le style de vie bonehead continue de constituer une façon privilégiée d’exprimer sa révolte pour une fraction de la jeunesse européenne. Il participe ainsi à la diffusion des idées nationalistes et racialistes dans les milieux populaires. À nous, dans l’unité européenne, de savoir les combattre pour un jour les éliminer.</p>
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