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	<title>REFLEXes &#187; Jeunesses Identitaires (JI)</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Une Autre Jeunesse ?</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Oct 2010 15:33:50 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Axel Loustau]]></category>
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		<description><![CDATA[La branche jeune des Identitaires organisait ce samedi à Paris une manifestation qui se voulait le point d’orgue d’une campagne intitulée Une Autre Jeunesse et qui s’est officiellement transformée en organisation nationale sous l’apparence d’une coordination de groupes autonomes aux noms divers en fonction des lieux : Projet Apache, Rebeyne, Jouinissa Rebela, etc… Une Autre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La branche jeune des Identitaires organisait ce samedi à Paris une manifestation qui se voulait le point d’orgue d’une campagne intitulée Une Autre Jeunesse et qui s’est officiellement transformée en organisation nationale sous l’apparence d’une coordination de groupes autonomes aux noms divers en fonction des lieux : Projet Apache, Rebeyne, Jouinissa Rebela, etc… Une Autre Jeunesse vise ainsi à reconstituer une structure non officiellement dissoute mais judiciairement condamnée par la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence en septembre 2008 : <a href="http://reflexes.samizdat.net/identitaires-bloc-identitaire-jeunesses-identitaires-la-soupe-aux-vardon/">les Jeunesses Identitaires</a>. Réussir une manifestation à Paris sur leur seul nom était évidemment un enjeu de taille pour les ex-JI. Cela se voyait dans la « débauche » de moyens mis en œuvre pour rendre cette manifestation marquante : camion plateau, drapeaux jaunes et noirs frappés du lambda, fumigènes, bâches, coupe vent « pro » pour les organisateurs …</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/DSC00431.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1498" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/DSC00431-1024x768.jpg" alt="DSC00431" width="600" height="450" /></a></p>
<p>Le résultat a-t-il été atteint et la manifestation marque-t-elle un saut qualitatif dans la structuration du mouvement identitaire dans sa branche jeune ? Oui et non. Certes Une Autre Jeunesse a réussi à rassembler environ un peu plus de 250 participants – et clairement pas 500 comme avancé par la communication identitaire – ce qui est en soi un chiffre tout sauf ridicule. Cependant la manifestation se voulait nationale, voire au delà avec la présence des Genevois autour de Jean-David Cattin, et elle s’apparentait finalement à un <a href="http://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/">9 mai</a>.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/grosse-ambiance.jpg"><img class="alignleft wp-image-1499" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/grosse-ambiance-1024x617.jpg" alt="grosse-ambiance" width="600" height="362" /></a></p>
<p>L’ambiance y était d’ailleurs un peu similaire avec un petit peu moins de jeunes au <a href="http://reflexes.samizdat.net/thor-steinar-tas-le-look-facho/">look skinhead</a> et un peu plus de hools. Les slogans se voulaient « identitaires » mais Alban Ferrari au micro avait le plus grand mal à les imposer et ce sont finalement les indémodables Europe Jeunesse Révolution ou BBR La France aux Français, lancés depuis le cortège, qui remportèrent le plus vif succès.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/benoit.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1500" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/benoit-680x1024.jpg" alt="benoit" width="500" height="752" /></a></p>
<p>Il faut dire que les manifestants étaient sans doute peu coutumiers de la culture alternative que les organisateurs avaient décidé de détourner en travestissant certaines paroles de Porcherie des Bérurier Noir. En outre les extérieurs présents n’étaient pas forcément de prime jeunesse comme Frédéric Chatillon ou Axel Loustau pour le <a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a> ou Alexandre Ayroulet ou Samuel Moineaux pour le FNJ.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/IMG_5017.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1501" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/IMG_5017-1024x682.jpg" alt="IMG_5017" width="600" height="400" /></a></p>
<p>Les organisateurs avaient à l’évidence prévu un concert sur le camion plateau, entre autres du groupe Hotel Stella mais il n’eut pas lieu et la manifestation s’est dispersée après une salve de prises de parole, en particulier Suzanne Collas du Projet Apache et Jean-David Cattin de la direction des Jeunes identitaires.<br />
En marge de la manifestation des Identitaires, entre 30 et 40 membres de la tribune Boulogne s’étaient rassemblés à proximité du Panthéon à la recherche du contact. Manque de chance pour eux ils tombèrent sur un groupe d’antifas qui repoussèrent leur charge et les firent courir dans tout le quartier.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/DSC00445.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1502" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/DSC00445-1024x768.jpg" alt="DSC00445" width="600" height="450" /></a></p>
<p>La manifestation aura donc sans doute plus des retombées en interne que réellement en externe. Elle n&rsquo;améliorera pas en tout cas les relations des ex-JI avec les autres mouvements d&rsquo;extrême droite, ce qui n&rsquo;était de toutes façons pas l&rsquo;objectif des dirigeants identitaires, y compris avec le <a href="http://reflexes.samizdat.net/elections-aux-crous-2010-la-droite-universitaire-a-la-croisee-des-chemins/">néo-GUD</a> qui avait réussi à s&rsquo;incruster dans la manifestation.</p>
<p>En complément un compte rendu de cette manifestation par <a href="http://aafparis.over-blog.com/article-les-jeunes-identitaires-se-rassemblent-a-paris-59621213.html" target="_blank">l&rsquo;Action Antifa Paris</a></p>
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		<title>Sur les pavés ???</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 09:52:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[André Gandillon]]></category>
		<category><![CDATA[Comité du 9 mai (C9M)]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Année après année, le mois de mai confirme son statut de moment fort du calendrier nationaliste en France, avec néanmoins des variations qui ne sont que très largement conjoncturelles. Année après année, le mois de mai confirme son statut de moment fort du calendrier nationaliste en France, avec néanmoins des variations qui ne sont que très largement conjoncturelles. Ainsi le traditionnel défilé en l&rsquo;honneur de Jeanne d&rsquo;Arc du FN n’a rassemblé environ que 2000 personnes et les bataillons régionaux étaient squelettiques, signe que les finances sont au plus bas, que ce défilé n’est plus une priorité et que la scission Lang fait sentir ses effets, en particulier chez les vieux cadres du parti. Les effectifs du FNJ étaient cependant tout aussi ridicules et la structure fait bien figure de survivance d’un passé révolu pour le parti. La seule véritable attraction était la présence de Serge &laquo;&nbsp;Batskin&nbsp;&raquo; Ayoub, qui ne cessait d&rsquo;étre sollicité par de jeunes fafs, tout émoustillés de se faire prendre en photo avec lui. Il faut dire que la popularité d&rsquo;Ayoub a bénéficié d&rsquo;un véritable lifting avec la sortie début 2009 du film &laquo;&nbsp;Sur les pavés&nbsp;&raquo;, production sensée raconter la vie des skins nationalistes en France dans les années 80 mais dont le visionnage rappelle plutôt une oeuvre de propagande à la gloire de l&rsquo;ancien JNR.</p>
<div id="attachment_2287" style="width: 610px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/Sur-les-pavés.jpg"><img class="wp-image-2287" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/Sur-les-pavés.jpg" alt="Pochette intérieure du DVD &quot;Sur les pavés&quot; 2009" width="600" height="401" /></a><p class="wp-caption-text">Pochette intérieure du DVD &laquo;&nbsp;Sur les pavés&nbsp;&raquo; 2009</p></div>
<p>Lors de ce défilé, les différents groupuscules nationalistes parisiens, qui d&rsquo;habitude font l&rsquo;effort d&rsquo;assurer une présence minimum, ont, cette fois-ci (une fois n&rsquo;est pas coutume ?) brillé par leur absence. Le clan Le Pen ne s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas éternisé place Jeanne d&rsquo;Arc, lieu du discours de Jean-Marie. Sans doute parce que le FN Paris avait prévu, au frais, dans le XVe arrondissement de Paris, un buffet campagnard pour le peu de militants frontistes encore actifs sur la capitale.</p>
<p>Une semaine plus tard, l&rsquo;extrême droite était de nouveau en ébullition, avec le week-end militant de l&rsquo;Œuvre Française, prévu les 8, 9 et 10 mai. Ce week-end venait conclure la tournée hexagonale de réunions semi-publiques assurées par l&rsquo;OF depuis plusieurs mois. Au final, pas de réelles nouveautés, puisque, une fois de plus, les militants et sympathisants de l&rsquo;OF eurent droit aux discours de Pierre Sidos, Yvan Benedetti, Fabrice « Jérôme » Bourbon (rédacteur en chef adjoint de <em>Rivarol</em>) et André Gandillon (rédacteur en chef de <em><a href="http://reflexes.samizdat.net/militant/">Militant</a></em>). La seule innovation notable était leur présence officielle aux commémorations du 9 mai, dirigées, cette année, d&rsquo;une main de fer par Batskin, participation consistant à assister à la messe donnée dans l&rsquo;église de Saint-Nicolas du Chardonnet (qui a déjà servi, cette année, de QG contre une attaque de militants syndicalistes lors de la mise en place de stands sur le trajet du 1er mai) puis d’assister à un concert dans le XIVe arrdt de Paris. Difficile de tirer un bilan de cette soirée tant les points de vue peuvent varier. Du point de vue de Batskin, c’est indéniablement un succès personnel. Toute la fine fleur du nationalisme français était représentée, de Pierre Vial<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/sur-les-paves/#footnote_0_440" id="identifier_0_440" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="malgr&eacute; une belle unit&eacute; de fa&ccedil;ade le jour m&ecirc;me, Vial s&rsquo;est fait un malin plaisir dans son compte-rendu du 9 d&rsquo;allumer les Identitaires et le Renouveau Fran&ccedil;ais pour leur sectarisme !">1</a></sup>, à Pierre Sidos, de Paul Thore à Hervé Lalin en passant par Cyril Bozonnet. Serge Ayoub peut se targuer d’avoir réussi là où la commémoration avait été l’an passé un retentissant fiasco. La soirée a regroupé plus de 500 militants néo-nazis et le concert a pu se tenir dans une salle paroissiale. Du point de vue des organisations fascistes, seul le Renouveau Français peut également se féliciter du succès de la soirée, ses militants ayant largement assuré la logistique et l’encadrement de la messe, célébration religieuse qui ne peut d’ailleurs que ravir ces tenants de l’idéologie nationaliste et catholique la plus orthodoxe. La présence massive de skinheads néo-nazis montre par ailleurs que ce courant reste fort au sein d’une extrême droite pourtant travaillée par la thématique de la « révolution culturelle » identitaire<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/sur-les-paves/#footnote_1_440" id="identifier_1_440" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cela n&rsquo;a pas emp&ecirc;ch&eacute; le groupe H&ocirc;tel Stella, pseudopode musical du Projet Apache c&rsquo;est-&agrave;-dire des Jeunesses Identitaires d&rsquo;Ile-de-France, de jouer avec des groupes aussi marqu&eacute;s que Frakass ou Hais et Fiers. Cependant, l&rsquo;honneur est sauf : Gaetan Bertrand et ses amis ont r&eacute;ussi &agrave; emp&ecirc;cher Lemovice de jouer lors de ce concert">2</a></sup>. Pour autant, pour la première fois depuis 14 ans, les militants fascistes n’auront pas occupé la rue le 9 mai au soir. La volonté du sieur Ayoub d’éviter un nouvel échec qui aurait été peut-être fatal à la mobilisation y est pour beaucoup et cela n’augure rien pour l’année prochaine. La mobilisation antifasciste, aussi imparfaite soit-elle, y est aussi cependant pour quelque chose.</p>
<p>N&rsquo;en déplaise à certains, les militants et militantes antifascistes du Scalp, de la CNT, de RLF-MLV, de la FA, d&rsquo;AL, du MQJS et de SUD ont en effet, une fois de plus, uni leurs efforts pour organiser une contre-mobilisation. Celle-ci était placée cette année sous le signe de la mémoire et de l&rsquo;hommage aux résistants. Plusieurs rendez-vous étaient prévus à cet effet, dont un concert le vendredi soir, organisé par le collectif United Underground et une réunion publique en présence d&rsquo;un résistant antifranquiste et d&rsquo;un ancien combattant FTP. Si l&rsquo;on peut se féliciter du franc succès remporté par le concert donné en soutien aux sans papiers retenus à Vincennes (600 à 700 spectateurs), il est toutefois regrettable qu&rsquo;une partie du public n&rsquo;ait pas ressenti le besoin d&rsquo;assister aux débats du samedi (plus d&rsquo;une centaine de personnes quand même) et à la manifestation dont le parcours était celui emprunté par les fascistes depuis trois ans.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/photo-so-2.jpg"><img class="alignleft wp-image-1340" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/photo-so-2.jpg" alt="photo-so-2" width="600" height="342" /></a></p>
<p>A noter qu&rsquo;à la fin de la manifestation, une quinzaine de fafs, passés on ne sait trop comment au travers de l&rsquo;impressionnant dispositif policier, ont tenté de se frotter au cortège. Ils furent rapidement balayés par le SO et les manifestants. Profitant de l&rsquo;incident, des policiers en civil tentèrent alors vainement d&rsquo;interpeller des manifestants antifascistes isolés, mais c&rsquo;était sans compter sur la réaction rapide du SO de fin de cortège. Cette initiative policière n’est pas sans rappeler la provocation du 1er mai et démontre que certains responsables policiers poussent clairement à l’affrontement « préventif » en espérant ainsi garder la situation sous contrôle. Autant réaffirmer ici que ce ne sont pas les forces du désordre qui nous imposeront leur stratégie…</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/photo-so-1.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1341" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/photo-so-1.jpg" alt="photo-so-1" width="600" height="316" /></a></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_440" class="footnote">malgré une belle unité de façade le jour même, Vial s&rsquo;est fait un malin plaisir dans son compte-rendu du 9 d&rsquo;allumer les Identitaires et le Renouveau Français pour leur sectarisme !</li><li id="footnote_1_440" class="footnote">Cela n&rsquo;a pas empêché le groupe Hôtel Stella, pseudopode musical du Projet Apache c&rsquo;est-à-dire des Jeunesses Identitaires d&rsquo;Ile-de-France, de jouer avec des groupes aussi marqués que Frakass ou Hais et Fiers. Cependant, l&rsquo;honneur est sauf : Gaetan Bertrand et ses amis ont réussi à empêcher Lemovice de jouer lors de ce concert</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Remaniements</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Jan 2009 15:40:24 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Entendu au détour des conversations hier soir dans la manifestation organisée par les Jeunesses Identitaires d’Ile-de-France sous couvert de l’association Paris Fierté et « en l’honneur de Sainte-Geneviève » : le Front National de la Jeunesse et Pro Patria seraient auto-dissous en ce début d’année.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Entendu au détour des conversations hier soir dans la manifestation organisée par les Jeunesses Identitaires d’Ile-de-France sous couvert de l’association Paris Fierté et « en l’honneur de Sainte-Geneviève » : le Front National de la Jeunesse et Pro Patria seraient auto-dissous en ce début d’année.</p>
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		<title>FTP (Fédération des étudiants contre le Travail Perturbé)</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Nov 2008 19:25:24 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Lors de la mobilisation anti-CPE en février-mars 2006, il y eut des incidents entre les étudiants grévistes et l’extrême droite, celle-ci jouant une fois de plus le rôle d&#8217;allié objectif de la politique libérale menée par le gouvernement UMP de l&#8217;époque. L’une des attaques contre les étudiants grévistes, le 14 mars 2006, fut revendiquée par la FTP [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/ftp-fnj-2-7148a.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1224" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/ftp-fnj-2-7148a.jpg" alt="ftp-fnj-2-7148a" width="425" height="301" /></a><br />
Lors de la mobilisation anti-CPE en février-mars 2006, il y eut des <a href="http://reflexes.samizdat.net/du-bon-usage-des-morts/">incidents</a> entre les étudiants grévistes et l’extrême droite, celle-ci jouant une fois de plus le rôle d&rsquo;allié objectif de la politique libérale menée par le gouvernement UMP de l&rsquo;époque.<br />
L’une des attaques contre les étudiants grévistes, <a href="http://nopasaran.samizdat.net/article.php3?id_article=1135" target="_blank">le 14 mars 2006</a>, fut revendiquée par la FTP (Fédération des étudiants contre le Travail Perturbé), ce qui était évidemment un mauvais clin d&rsquo;oeil à l&rsquo;organisation résistante communiste du même nom ainsi qu&rsquo;au petit groupe de militants marseillais interpellés en 1999 pour des attentats contre des locaux du FN. Sous ce nom se cachait en réalité une cinquantaine de militants du Renouveau Français, du RED et du FNJ (Front National de la Jeunesse), rejoints lors d&rsquo;une seconde manifestation, <a href="http://reflexes.samizdat.net/au-secours-madelin-a-fait-des-boutures/">le 16 mars</a>, par un rassemblement hétéroclite de militants de Pro Patria, des Jeunesses Identitaires et d&rsquo;autres organisations. À cette occasion, 8 militants &#8211; Christophe S. (ex-JI)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/ftp-federation-des-etudiants-contre-le-travail-perturbe/#footnote_0_348" id="identifier_0_348" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce militant s&eacute;vissant aujourd&rsquo;hui dans l&rsquo;ouest de la France avait par ailleurs moult fois fait parler de lui comme le signale cette&nbsp;br&egrave;ve.">1</a></sup>, Sébastien T., dit &laquo;&nbsp;de Kerrero&nbsp;&raquo; (Action Française Étudiante), Bruno P. (RED), Stanislas de B. (RE), Tarek C. (RED et JLC), Thibault M. (RED), Tanguy R. (RED), Louis R. (RED) furent arrêtés pour effraction, rébellion et détention d&rsquo;armes de diverses catégories. Mais leurs avocats, Mes Pichon et Triomphe, invoquèrent un recours en nullité pour une accumulation extravagante de vices de procédure, recours qu&rsquo;ils obtinrent sans problème le 9 juin 2006. Ainsi se finit un pâle remake du printemps 1968.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/tract-faf-1-2-5e609.jpg"><img class="size-full wp-image-1226 alignleft" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/tract-faf-1-2-5e609.jpg" alt="tract-faf-1-2-5e609" width="227" height="305" /></a><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/tract-faf-2-2-08893.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1227" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/tract-faf-2-2-08893.jpg" alt="tract-faf-2-2-08893" width="227" height="315" /></a></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_348" class="footnote">Ce militant sévissant aujourd&rsquo;hui dans l&rsquo;ouest de la France avait par ailleurs moult fois fait parler de lui comme le signale cette <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-pieds-nickeles-a-cachan/">brève</a>.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Nation, l&#8217;autre pays des identitaires</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jan 2008 10:49:41 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Vlaams Blok]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 26 janvier 2008, Nation tiendra son Vème congrès. Nous profitons donc de cette occasion pour faire une petite présentation de ce mouvement d’extrême-droite, actif à la fois en Belgique mais également en France. Le 11 septembre 1999 se tiennent les « Etats Généraux du nationalisme » à Bruxelles. Ces états généraux, qui réunissent la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 26 janvier 2008, Nation tiendra son Vème congrès. Nous profitons donc de cette occasion pour faire une petite présentation de ce mouvement d’extrême-droite, actif à la fois en Belgique mais également en France.</p>
<p>Le 11 septembre 1999 se tiennent les « Etats Généraux du nationalisme » à Bruxelles. Ces états généraux, qui réunissent la majorité des courants de l’extrême droite belge, ont pour but de tirer les conséquences de la récente défaite aux élections législatives des listes nationalistes. Durant ces assises, deux courants s’opposent.<br />
Le premier, celui d’Hubert Defourny<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_0_328" id="identifier_0_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Ancien gendarme, il fut membre d&rsquo;AGIR (Avant-garde des Initiatives R&eacute;gionalistes) et du FNB">1</a></sup> , propose de faire l’unité autour de son mouvement le REF<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_1_328" id="identifier_1_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le REF est une scission d&rsquo;AGIR, parti nationaliste Wallon. Le REF peut-&ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme un parti n&eacute;o-rexiste puisqu&rsquo;il reprend les m&ecirc;mes slogans et symboles que le parti de REX de L&eacute;on Degrelle.">2</a></sup> , tandis que le second courant, emmené par Hervé Van Laethem, préfère former une nouvelle structure politique. Finalement les deux courants se séparent sans réussir à se mettre d’accord, chacun restant sur ses positions.<br />
Defourny, déçu de n’avoir pas pu faire l’unité autour de son projet, attaque Van Laethem et ses amis, par l’intermédiaire de la revue <em>Réfractaire</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_2_328" id="identifier_2_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Revue du mouvement REF">3</a></sup>. Il leur reproche de véhiculer une imagerie « socialo-maçonnique » à travers leur nouvelle structure : Nation. Ce nouveau mouvement, fortement teinté de nationalisme-révolutionnaire a été constitué au lendemain de ces Etats Généraux, autour de l’équipe de la revue <em>Devenir</em>, ainsi que de Michel Demoulin<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_3_328" id="identifier_3_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="membre du secr&eacute;tariat national de NATION, professeur de n&eacute;erlandais &agrave; Bruxelles, r&eacute;dacteur en chef de NATION-infos. Il a &eacute;t&eacute; l&rsquo;assistant parlementaire de Marguerite Bastien du FNB">4</a></sup>, transfuge du Front nouveau de Belgique (FNB)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_4_328" id="identifier_4_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Scission du Front National belge (FN) apparu en 1996. Le FNB fut longtemps dirig&eacute; par Marguerite Bastien, ancienne militante d&rsquo;extr&ecirc;me gauche &agrave; l&rsquo;universit&eacute;. Son bulletin se nomme le Bastion">5</a></sup>, de Robert Ervin<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_5_328" id="identifier_5_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Robert Ervin ou Didier Hendricx est un ancien &eacute;tudiant en journalisme, auteur de romans, sp&eacute;cialiste de l&rsquo;Islam. Il collabore &agrave; de nombreuses revues, dont le Bastion, et Nation-Europe, le journal du PCN. Proche de la secte Thule-Sodalitas, il fit partie secr&egrave;tement de la direction du FNB avant que la revue antifasciste R&eacute;sitanceS ne d&eacute;voile la v&eacute;rit&eacute;. Il participe &eacute;galement &agrave; Devenir, ainsi qu&rsquo;au bulletin de la banni&egrave;re wallonne de Terre et Peuple.">6</a></sup>, de membres de Thule Sodalitas<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_6_328" id="identifier_6_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Mouvement sectaire connu auparavant sous le nom de l&rsquo;Association de l&rsquo;Anneau. Ce mouvement est issu de la Nouvelle Droite et du GRECE fran&ccedil;ais. Thule Sodalitas a &eacute;t&eacute; proche du FNB">7</a></sup> et des anciens du groupe néo-nazi Assaut<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_7_328" id="identifier_7_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Voir paragraphe sur l&rsquo;Assaut en bas de l&rsquo;article">8</a></sup>.<br />
Aux côtés des membres fondateurs, Hervé Van Laethem et Micheline Gils<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_8_328" id="identifier_8_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cette femme adh&egrave;re au FN belge &agrave; la fin des ann&eacute;es 80. Elle est &eacute;lue en 1994 &agrave; Ixelles. Proche d&rsquo;Assaut, elle participe &agrave; la cr&eacute;ation du FNB. R&eacute;dactrice du bulletin locale de NATION pour Ixelles Racines et Nation ">9</a></sup>, on trouve à la tête de Nation :<br />
-Grégory Bourguignon, troisième secrétaire national de Nation. Il milita au sein d’AGIR puis du FN et du FNB avant de rejoindre le mouvement REF en 98. Il est ensuite responsable de Résistance Ecologique pour Nation avant d’en être exclu en 2004 pour avoir pris contact avec le Front National Belge.<br />
-Antonio Ferrera. Responsable de <em>NATION-infos,</em> il ne semble pas avoir connu d’autres mouvements d’extrême droite avant Nation, si ce n’est un petit groupe informel constitué de jeunes portugais spécialisés dans les bagarres avec des bandes de jeunes issus de l’immigration.<br />
-Frédéric Kisters. Ancien responsable d’une section locale d’AGIR, et du PCN dont il fut même le bras droit de son dirigeant, Luc Michel ainsi que secrétaire de son journal officiel, <em>Nation Europe</em>. Kisters fut également secrétaire de Nation-Europe, le journal officiel du PCN. A cette occasion il rencontra Robert Ervin, qu’il retrouvera plus tard à NATION. Kisters, viré du PCN pour une affaire de mœurs, est l’un des responsables de <em>Devenir</em>, en tant que spécialiste des questions historiques<br />
-Jean-Robert Debbaudt, ancien militant du parti REX, engagé au côté de Degrelle sur le Front de l’Est avec les SS Wallons</p>
<p><strong>Hervé Van Laethem et Devenir</strong><br />
Hervé Van Laethem est un personnage incontournable de la scène nationalistes belge. Cet ancien officier, instructeur de l’armée Belge, a commencé à militer dans les années 80 dans les milieux néo-nazis. Il adhéra dans un premier temps au Parti Européen<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_9_328" id="identifier_9_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Parti fond&eacute; par des anciens SS belges et proches de L&eacute;on Degrelle">10</a></sup>, avant de diriger les sections francophones de divers groupuscules nazis (Le Mouvement Européen, le Vlaamse militanten orde VMO, le VMO-Bruxelles.) Selon la <a href="http://www.resistances.be/" target="_blank">revue antifascite <em>RésistanceS</em></a>, Van Laethem, grand admirateur de Léon Degrelle<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_10_328" id="identifier_10_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&eacute;on Degrelle fut le chef du parti REX, parti fasciste de l&rsquo;entre-deux guerres en Belgique. Il s&rsquo;engagea dans les Waffen SS, au sien de la l&eacute;gion Wallonie. Il fut fid&egrave;le &agrave; Adolf Hitler jusqu&rsquo;&agrave; la mort de ce dernier. A la fin de la guerre il trouva refuge &agrave; Madrid, o&ugrave; il recevait la visite de nombreuses d&eacute;l&eacute;gations de n&eacute;o-nazis du monde entier">11</a></sup>, fut l’un de ses « derniers bras droits » en Belgique, jusqu’à la mort de l’ancien SS en mars 1994. Il est également l’un des fondateurs de la revue <em>Devenir</em> dont le nom évoque le titre du journal de Saint-Loup pour les Waffen SS français durant la seconde guerre mondiale. Cette revue se veut indépendante, bien que son comité de rédaction soit composé principalement de membres de Nation.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/01/Devenir-20-5dd3d.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1134" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/01/Devenir-20-5dd3d.jpg" alt="Devenir-20-5dd3d" width="344" height="476" /></a></p>
<p>Son contenu est nettement plus théorique et adopte un ton clairement NR si on compare <em>Devenir</em> aux autres publications, <em>NATION-infos</em>, et les bulletins locaux. A l’origine la revue s’était fixée trois buts : être un point de repère pour les radicaux belges, former des militants et des cadres et surtout maintenir une activité et une visibilité pour les anciens de l’Assaut. La revue avait pour objectif à terme de former un nouveau mouvement.</p>
<p><strong>Nation et la politique</strong><br />
Nation est sans doute l’une des dernières formations NR à conserver une certaine audience. Ses dirigeants, au contraire des Identitaires, revendiquent encore cet héritage, et les sorties dans la rue pour Nation se font sous le drapeau rouge et noir<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_11_328" id="identifier_11_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le noir symbolisant &laquo; la matrice nationaliste au sein de laquelle se trouve l&rsquo;origine &raquo; de leur combat, et le rouge leur combat pour une justice sociale">12</a></sup>. où s’entrecroisent un marteau et une épée<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_12_328" id="identifier_12_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le marteau crois&eacute; avec une &eacute;p&eacute;e &eacute;taient le symbole des NR allemands, le Front Noir des Fr&egrave;res Strasser, dans les ann&eacute;es 30.">13</a></sup> , voire une croix celtique.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/01/manif_antibush18-2-3e4b0.jpg"><img class="alignleft wp-image-1135 size-medium" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/01/manif_antibush18-2-3e4b0-300x175.jpg" alt="manif_antibush18-2-3e4b0" width="300" height="175" /></a><br />
Le mouvement a tenté à plusieurs reprises de se présenter à des élections, obtenant des résultats très décevants, comme en mai 2003 aux élections législatives dans les circonscriptions de Bruxelles-Halle-Vilvorde et du Hainaut<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_13_328" id="identifier_13_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Avec un score de 0,8%">14</a></sup>. Malgré une présence militante sur le terrain largement supérieure à celle de ses concurrents, le résultat est catastrophique, des militants quittent le navire. Janvier 2004, Nation annonce sa volonté de présenter une liste. Mais une nouvelle fois il est impossible à la formation de Van Laethem de présenter des candidats, son mouvement n’arrivant pas à récolter suffisamment de signatures pour être autorisé à se présenter.<br />
Au niveau de la politique internationale, Nation se veut anti-américain, anti-sioniste.<br />
Nation dans sa revue et ses affiches ne porte pas un discours très original par rapport aux autres formations d’extrême droite. Le mouvement dénonce régulièrement le racisme anti-blanc (ici contre le racisme anti-belge et anti-wallon), l’invasion islamique et prône la défense de la culture européenne.</p>
<p>Nation possède plusieurs mouvements prête-noms qui lui permettent d’avancer plus ou moins masqué sur différents thèmes. On peut citer Jeune Nation, la section jeune, ainsi qu’une section pour les femmes depuis septembre 2000, qui ne semble pas avoir beaucoup d’activité. Parmi les autres associations liées à Nation, on peut retenir Résistance Verte pour l’écologie, ou encore Révolte sociale, pour apparaître lors des mouvements sociaux<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_14_328" id="identifier_14_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Une diffusion de tracts a eu lieu sous ce nom lors d&rsquo;une gr&egrave;ve de camionneurs en Belgique">15</a></sup>. Il existe ensuite deux organisations où Nation est présent aux côtés d’autres mouvements nationalistes : le comité des Nationalistes contre l’OTAN, créé par Van Laethem en mars 1999, avec le BIS (Bruxelles Identité Sécurité) qui regroupe les militants francophones du Vlaams Blok) et différents leaders de groupuscules d’extrême droite, qui ont tous la particularité d’être des proches de Marguerite Bastien, présidente et fondatrice du Front National Belge. Pendant longtemps la principale action de ce comité était la défense de Milosevic. Mais il a été réactivé dernièrement pour lancer une campagne contre l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne. A première vue, les gens présents aux manifestations de ce comité étaient pour la plupart des membres de Nation.</p>
<p>Il existe ensuite le groupe Intifada-Europe. Ce groupuscule, se déclarant groupe « nationaliste-révolutionnaire » autonome, est très proche de Nation. Ses statuts sont ceux du groupe de publication de <em>Devenir</em>. A la fondation, on retrouve Hervé Van Laethem, Michel Gils et Michel Dumolins. L’essentiel de l’activité de ce groupuscule consiste à diffuser des affichettes sur lesquelles on peut lire « Israël assassin »:.<br />
On peut citer également « Le Collectif pour l’expulsion des faux réfugiés », le « Centre de Formation nationaliste Jacques Borsu », qui est chargé de la formation des cadres de Nation. Un bon nombre de ses associations ont été fondées par Van Laethem alors qu’il dirigeait Assaut.</p>
<p><strong>Nation et la Belgique</strong><br />
A l’échelle de la Belgique Nation n’a pas que des amis, surtout au sein de sa propre famille. Ainsi ses bêtes noires restent le Bloc Wallon, le Vlaams Blok et le les deux FN (Front Nation belge et Front nouveau de Belgique qualifiés de « gadgets pseudo-nationalistes »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_15_328" id="identifier_15_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Devenir n&deg;14">16</a></sup>). Les nationaux-bolechviques du PCN semblent également vouer une haine tenace à Nation. La formation de Van Laehem Laethem entretient de bonnes relations avec Synergies Européennes, la branche scissionniste du GRECE, dirigée par Robert Stucker, ainsi que la bannière belge de Terre et Peuple. En marge des partis et associations, Nation ne néglige pas non plus ses contacts avec la scène skinhead d’extrême droite et le milieu hooligan faf. En particulier avec les groupes de supporters des « Wallon’s boys » et des « Brussels Boys »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_16_328" id="identifier_16_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Ils ont &agrave; l&rsquo;occasion la s&eacute;cu pour certains concerts rac mais &eacute;galement oi en France et en Belgique ! En 2005, pour les 20 ans de ce groupe de supporters, un concert RAC avec les Vilains a &eacute;t&eacute; organis&eacute;.">17</a></sup>Ces derniers sont proches du bar skin faf le Kastelein<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_17_328" id="identifier_17_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce bar organise des concerts o&ugrave; groupes apolitiques et groupes fascistes se c&ocirc;toient. Pendant longtemps il fut la propri&eacute;t&eacute; de Suck, skin faf, chanteur du groupe RAC les Vilains et du fanzine RAC Skin Side. Aujourd&rsquo;hui le bar existe toujours, une autre &eacute;quipe a repris le flambeau, sur les m&ecirc;mes bases. La programmation musicale est encore assur&eacute;e par Suck">18</a></sup>, à Bruges.</p>
<p><strong>Nation et ses liens en France</strong><br />
C’est avec la France que Nation entretient le plus de contacts. Van Laethem est régulièrement présent lors de journées et de colloques organisés par l’extrême droite radicale<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_18_328" id="identifier_18_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le premier meeting de Nation, le 18 d&eacute;cembre 1999 &agrave; Bruxelles, avait pour invit&eacute; principal Roland Gaucher">19</a></sup>. En retour Nation invite régulièrement les mouvements et personnalités françaises d’extrême droite . Si l’on veut tracer un rapide bilan de ses contacts réguliers en France, on peut dire que Nation a été successivement en contact avec le GUD<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_19_328" id="identifier_19_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nation participait aux manifestations et rassemblements organis&eacute;s par le GUD Lille quand celui-ci &eacute;tait encore actif.">20</a></sup> , Nouvelle Résistance, puis Unité Radicale<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_20_328" id="identifier_20_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Les Belges ont m&ecirc;me fait partie du SO de queue de cort&egrave;ge lors du d&eacute;fil&eacute; du 1er mai d&rsquo;Unit&eacute; Radicale en 2001">21</a></sup>.</p>
<div id="attachment_2419" style="width: 443px" class="wp-caption alignright"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/01/herve_a_la_marche_pour_la_vie.jpg"><img class="wp-image-2419 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/01/herve_a_la_marche_pour_la_vie.jpg" alt="Hervé Van Laethem à la Life Parade à Paris en 2005" width="433" height="254" /></a><p class="wp-caption-text">Hervé Van Laethem à la Life Parade à Paris en 2005</p></div>
<p>Il semble que ses relations avec le PNF et la revue <em>Militant</em> soient également au beau fixe. En 2004, des militants de Nation, après avoir participé à la manifestation pour la vie du 16 octobre , se sont rendus au banquet annuel de <em>Militant</em>.<br />
Mais c’est sans conteste avec les Identitaires que Nation possède le plus de liens.<br />
Van Laethem joue même à l’occasion les mercenaires comme à Paris en 2005 pour assurer le SO avec ses petits camarades des Jeunesses Identitaires lors de la Life Parade.</p>
<div id="attachment_1137" style="width: 443px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/01/camp_ete_JI-4ef01.jpg"><img class="size-full wp-image-1137" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/01/camp_ete_JI-4ef01.jpg" alt="Camp d'été des JI 2006" width="433" height="254" /></a><p class="wp-caption-text">Camp d&rsquo;été des JI 2006</p></div>
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<p>Ce dernier sera également l’instructeur « physique » des Jeunesses Identitaires lors de leur camp d’été en 2006.</p>
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<p>Du côté de la scène nazi-skin, la présence de militants de Nation fut remarquée lors de certains concerts RAC en Bretagne. Finalement, en dehors des différents groupuscules ouvertement catholiques comme le Renouveau Français, Nation est plutôt bien intégré dans le milieu nationaliste français, puisque le groupuscule réussit l’exploit d’entretenir de bonnes relations avec des personnalités (Christian Bouchet, Guillaume Faye, Alain Soral, Fabrice Rober ou Pierre Vial) qui ont bien du mal à s’entendre depuis longtemps en France.<br />
Pour ce qui est du FN, on pourrait parler d’indifférence bienveillante. On pouvait voir dans les années 90 des membres de Nation participer à la manifestation du 1er mai du FN<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_21_328" id="identifier_21_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="A l&rsquo;&eacute;poque de Assaut van Laethem faisait souvent le d&eacute;placement le 1er mai pour participer au d&eacute;fil&eacute; du Front National">22</a></sup>. En octobre 2005 Nation était présent lors des BBR à Paris, mais de manière informelle, puisque Van Laethem était venu faire la promotion de son dernier livre <em>un rat noir à Bagdad</em> sur le stand de l’association SOS-enfants d’Irak, l’association de Jany Le Pen !<br />
Van Laethem fit également partie de la pompeuse « délégation » NR envoyée en Irak pour soutenir Saddam Hussein, qui se trouvait en réalité être un voyage organisé par le Parti des Musulmans de France le 22 février 2003, basé à Strasbourg, où l’on retrouve pêle-mêle aussi bien des islamistes radicaux que des négationnistes. Selon le journal <em>Le Point</em>, le dirigeant du PMF, Mohamed Enacer Latreche serait un proche du général Syrien Tlass, celui-là même qui aida financièrement à une époque le GUD<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_22_328" id="identifier_22_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&laquo; L&rsquo;&oelig;il de Damas &raquo;, REFLEXes n&deg;51">23</a></sup> . Cette alliance de circonstance doit beaucoup à l’antisémitisme commun aux deux formations.<br />
Enfin l’équipe éditoriale de <em>Devenir</em> participe à la revue identitaire Francophone <em>ID</em>, regroupant<em> Jeune Résistance</em>, <em>Franc-Parler</em> (Québec) et <em>Quartier-Libre</em>. Quand on voit le résultat éditorial très pauvre de la revue, on se demande où sont passés les Belges.</p>
<p><strong>A quoi sert Nation ?</strong><br />
Alors que le Vlaams Blok a été interdit<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_23_328" id="identifier_23_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il a &eacute;t&eacute; reconstitu&eacute; sous le nom Vlaams Belang">24</a></sup> , Nation continue toujours d’exister, malgré ses nombreux procès. Et certaines apparitions de ce mouvement nous amènent à nous poser des questions. Comment expliquer que ses militants soient au premier rang, avec les forces anti-émeutes, lors d’une manif altermondialiste à Bruxelles, en train d’attaquer les manifestants de gauche alors que dans le même temps des perquisitions chez ces dirigeants ont montré que ces derniers possédaient des armes à feu chez eux.<br />
Nation a-t-elle un lien avec la police ou un quelconque service policier de l’Etat<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_24_328" id="identifier_24_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Herv&eacute; Van Laethem participe au KOSMOS (Cercle pour la recherche sur la destruction socialiste et multiculturelle dans la soci&eacute;t&eacute;), un service priv&eacute; de renseignements et d&rsquo;espionnage politique, qui r&eacute;colte des informations sur les militants &laquo; anti-nationalistes &raquo;.">25</a></sup> ? En effet, Van Laethem, tout comme certains membres de Nation, sont d’anciens officiers de l’armée. Ces hommes ont forcément gardé des contacts avec leurs supérieurs. Van Laethem et ses hommes, en échange de renseignements et /ou de coups de main plus ou moins crapuleux, ont-ils gagné une certaine impunité ?<br />
Pour l’instant aucune preuve n’existe sur d’éventuels liens avec les services de l’Etat, mais il ne serait pas étonnant que Nation puisse servir de force supplétive de la police belge pour des actions où l’image de la police pourrait être ternie. Ce fut le cas par exemple en France avec le SAC, Ordre Nouveau et l’ETEC<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_25_328" id="identifier_25_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Aux ordres du SAC, Gilbert Lecavelier">26</a></sup>.</p>
<p><strong>Nation aujourd’hui</strong><br />
Nation ne possède pas une image et un discours clairs qui lui permettraient d’être facilement identifiable en dehors de son audience radicale d’extrême droite. Sa volonté de se présenter aux élections est à chaque fois contrariée par son manque de moyen. De plus la place dans l’espace électoral francophone pour un mouvement d’extrême droite est pour l’instant dévolu au FN Belge. Nation a connu quelques purges, qui le font ressembler à n’importe quel mouvement d’extrême droite. Début 2004, Grégory Bourguignon<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_26_328" id="identifier_26_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Malgr&eacute; son jeune &acirc;ge, ce gar&ccedil;on a connu un grand nombre de mouvements d&rsquo;extr&ecirc;me droite. Il fr&eacute;quenta AGIR, le mouvement REF, le FN, FNB. Militant mod&egrave;le de NATION, ce dernier poss&egrave;de &eacute;galement des liens avec la sc&egrave;ne skinhead, dont une partie infiltre la sc&egrave;ne techno.">27</a></sup>, numéro 3 de Nation, a été exclu pour avoir entamé des discussions avec le Front National belge, afin d’éventuellement le rejoindre. Cette prise de contact avec le FN belge, si souvent dénigrée, ne serait pas isolée. En effet nombres de militants de Nation, déçus par les scores aux dernières élections, préfèrent quitter le navire. Mais il ne s’agit pas là de l’unique raison. La main-mise et le quasi diktat de Van Laethem sur le mouvement poussent cadres et militants à chercher ailleurs un avenir politique. L’incohérence de certaines décisions n’est pas non plus toujours bien comprise par la base, comme lorsque Nation appelle à voter pour la Vlaams Blok aux élections du 13 juin 2004, alors que ce parti porte un discours libéral en totale contradiction avec les positions NR des dirigeants de Nation. Ce flottement a entraîné un début de contestation de la main-mise sur le mouvement de Van Laethem par Frédéric Kisters en 2006, sans grand succès.</p>
<p>Même au sein de son milieu, son image se brouille. Alors qu’il est composé en partie (pour ce qui concerne sa section Jeune Nation) de jeunes issus des milieux skins et hools, le mouvement cherche à donner une image plus modérée au public. Nation a fustigé dans certains communiqués l’accoutrement des skinheads le jugeant provocateur, alors même que ses dirigeants et ses militants sont habillés de la même manière que les skinheads !<br />
L’organisation d’élections majeures en Belgique en 2006 et 2007 a obligé le mouvement à élargir ses alliances à droite tout en continuant à participer à des activités avec le milieu « identitaire » lors de la distribution de soupe identitaire à Charleroi et Bruxelles<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_27_328" id="identifier_27_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Renaissance Sociale, sur le mod&egrave;le de la soupe SDF parisien. Renaissance SDF (Solidarit&eacute;-Dignit&eacute;-Franchise). La premi&egrave;re s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute;e &agrave; Charleroi le 28 novembre 2005, encadr&eacute;e par les militants de Nation. Selon le magazine antifasciste Belge R&eacute;sistances, l&rsquo;homme derri&egrave;re la soupe identitaire Belge serait Georges Hupin, ancien du GRECE Belge, apr&egrave;s un passage au FN de Daniel F&eacute;ret. Puis il fonde son association Renaissance Europ&eacute;enne, section wallonne de Terre &amp; Peuple de Pierre Vial">28</a></sup> . Ils ont également fait la promotion d’une nouvelle structure « Gauche Nationale », initiative qui ressemble énormément à la structure française « Gauche Nationale » des fantômatiques Jeunesses Bonapartistes Révolutionnaires. Leur unique but est de reprendre de manière caricaturale le discours et le vocabulaire anti-capitaliste de l’extrême gauche pour se faire passer pour les vrais révolutionnaires lors de manifestations syndicales.<br />
En 2006 pour les municipales, Nation a rejoint lors du meeting organisé à Bruxelle le 22 avril, autour de Nation les listes FNB, autour du Front Nouveau de Belgique, Terre &amp; Peuple Wallonie et Belgique et Chrétienté. L’unité se faisant plus autour de la haine de Daniel Féret<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_28_328" id="identifier_28_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Certains assurent que Feret serait un agent de la S&ucirc;ret&eacute; Belge ! Le FNB pour sa part n&rsquo;a pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; diffuser un dossier o&ugrave; F&eacute;ret est accus&eacute; de liens avec le grand banditisme, d&rsquo;escroquerie, de prox&eacute;n&eacute;tisme et de fr&eacute;quenter des maisons closes o&ugrave; se trouvent des prostitu&eacute;es mineures. Dans ce m&ecirc;me document il est &eacute;galement accus&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre entour&eacute;s de nazis ! Enfin Jean-Marie Le Pen a officiellement d&eacute;clar&eacute;, lettre &agrave; l&rsquo;appui, que le FN fran&ccedil;ais n&rsquo;avait aucun lien avec le FN belge et que ce dernier avait usurp&eacute; son nom et son image !">29</a></sup> que d’une réelle unité politique. A Charleroi et Woluwe-Saint-Pierre les têtes de listes appartenaient au mouvement Nation. Au final le bloc FNB est arrivé troisième des listes d’extrême droite derrière le FN belge de Féret et Force Nationale, scission du FN. Une partie des déçus de ce choix au sein de Nation aurait pris contact avec le FN. Par ailleurs, une plainte contre Nation et Belgique &amp; Chrétienté, sous l’étiquette Identitaires Bruxelles-Wallonie, a été déposée par le candidat Pierre-Alexandre de Maere d’Aertrycke qui n’a pas accepté que ces mouvements aient appelé à voter pour lui.<br />
Pour les législatives de juin 2007, cette coalition identitaire a volé en éclat. Nation a donc cette fois-ci décidé de se ranger derrière le Front Nouveau de Belgique, sans plus de succès.<br />
La dernière grande surprise est intervenue en octobre 2007. Des cadres du très droitier UMP-Belgique<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/nation-lautre-pays-des-identitaires/#footnote_29_328" id="identifier_29_328" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Parti de droite ultra lib&eacute;rale, cr&eacute;&eacute; pour surfer sur le succ&egrave;s de Sarkozy en France. Il n&rsquo;existe aucun lien officiel avec l&rsquo;UMP fran&ccedil;ais">30</a></sup> ont décidé de rejoindre le mouvement Nation, pourtant opposé à toute forme de libéralisme économique, montrant ainsi une fois de plus que la mouvance identitaire en Belgique, malgré ses beaux discours est prête à se renier à la première occasion !</p>
<p><strong>L’Assaut</strong><br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/01/glaive-celtique-2-c03dd.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1138" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/01/glaive-celtique-2-c03dd.jpg" alt="glaive-celtique-2-c03dd" width="104" height="141" /></a><br />
Avant Nation, un autre groupuscule nationaliste défraya la chronique en Belgique francophone, l’Assaut, où l’on retrouve Hervé Van Laethem. Classé comme un groupe néo-nazi, ce mouvement tire son nom du journal de la division SS « Wallonie ».<br />
En 1988, des jeunes nationalistes, issus de différents mouvements nationalistes, principalement des jeunes francophones du VMO (qui est la reconstitution du Vlaams Militanten Ordre interdit), se réunissent pour diffuser un bulletin, dans le but de fédérer les jeunes nationalistes radicaux. Ils adoptent à cette occasion un symbole qui à notre connaissance est utilisé uniquement en Belgique, le glaive celtique. Il s’agit de la rune d’Odal croisée avec un glaive. Ce symbole a été utilisé pour la première fois par le Parti Européen, structure qui s’inspira énormément du mouvement Jeune Europe de Jean Thiriart. Le centre de formation des cadres de Nation porte d’ailleurs le nom du secrétaire général du Parti Européen.<br />
Ils s’inspireront également du Front de la Jeunesse belge, mouvement solidariste des années 70, célèbre pour ses affrontements avec l’extrême gauche.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/01/Front_de_la_Jeunesse_Belge-2-3a006.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1139" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/01/Front_de_la_Jeunesse_Belge-2-3a006.jpg" alt="Front_de_la_Jeunesse_Belge-2-3a006" width="105" height="176" /></a><br />
L’Assaut va bénéficier auprès des jeunes nationalistes d’une très bonne image, celle d’un groupe activiste n’hésitant pas à affronter, parfois violemment, l’extrême gauche. Ce mouvement va adopter une position particulière vis-à-vis des autres formations nationalistes, celle d’un groupe d’appoint pour des actions ou des campagnes. L’Assaut se joindra ponctuellement au PFN, au Vlaams Blok et à l’AGIR. En 1991, le Docteur Féret, président de la version belge Front National tente de les attirer dans ses rangs, mais les jeunes néo-nazis rejettent son offre.<br />
Les années qui suivent sont difficiles pour l’Assaut. Victime de son succès, de plus en plus de « têtes brûlées » attirés par la réputation guerrière du groupe rejoignent Van Laethem et ses amis, ce qui oblige la justice à s’intéresser au groupuscule. En 1993 des dirigeants et des militants, impliqués dans de nombreuses bagarres, sont emprisonnés. La parution du journal est stoppée. Isolé, l’Assaut, prend contact avec le Front Nouveau de Belgique de Marguerite Bastien (FNB), et intègre la formation en 1995. Peu à peu, à l’instar de François Duprat et de ses GNR ( Groupes Nationalistes Révolutionnaires) dans les années 70 au FN, Van Laethem et Assaut vont former un pôle radical au sein du FNB. Ils vont prendre le contrôle du service d’ordre, de la section jeunesse ainsi que du service de renseignements du parti. L’association ne durera pas longtemps entre la néo-libérale Bastien et les NR de Van Laethem, qui quittent le parti en 1997. Les ennuis juridiques du futur leader de Nation poussent plusieurs militants à quitter la structure. Les derniers membres de l’Assaut se retrouveront pour certains dans la revue <em>Devenir.</em></p>
<p>15 janvier 2008</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_328" class="footnote"> Ancien gendarme, il fut membre d’AGIR (Avant-garde des Initiatives Régionalistes) et du FNB</li><li id="footnote_1_328" class="footnote">Le REF est une scission d’AGIR, parti nationaliste Wallon. Le REF peut-être considéré comme un parti néo-rexiste puisqu’il reprend les mêmes slogans et symboles que le parti de REX de Léon Degrelle.</li><li id="footnote_2_328" class="footnote">Revue du mouvement REF</li><li id="footnote_3_328" class="footnote">membre du secrétariat national de NATION, professeur de néerlandais à Bruxelles, rédacteur en chef de <em>NATION-infos</em>. Il a été l’assistant parlementaire de Marguerite Bastien du FNB</li><li id="footnote_4_328" class="footnote">Scission du Front National belge (FN) apparu en 1996. Le FNB fut longtemps dirigé par Marguerite Bastien, ancienne militante d’extrême gauche à l’université. Son bulletin se nomme le <em>Bastion</em></li><li id="footnote_5_328" class="footnote">Robert Ervin ou Didier Hendricx est un ancien étudiant en journalisme, auteur de romans, spécialiste de l’Islam. Il collabore à de nombreuses revues, dont le Bastion, et Nation-Europe, le journal du PCN. Proche de la secte Thule-Sodalitas, il fit partie secrètement de la direction du FNB avant que la revue antifasciste RésitanceS ne dévoile la vérité. Il participe également à Devenir, ainsi qu’au bulletin de la bannière wallonne de Terre et Peuple.</li><li id="footnote_6_328" class="footnote">Mouvement sectaire connu auparavant sous le nom de l’Association de l’Anneau. Ce mouvement est issu de la Nouvelle Droite et du GRECE français. Thule Sodalitas a été proche du FNB</li><li id="footnote_7_328" class="footnote">Voir paragraphe sur l’Assaut en bas de l&rsquo;article</li><li id="footnote_8_328" class="footnote">Cette femme adhère au FN belge à la fin des années 80. Elle est élue en 1994 à Ixelles. Proche d’Assaut, elle participe à la création du FNB. Rédactrice du bulletin locale de NATION pour Ixelles Racines et Nation </li><li id="footnote_9_328" class="footnote">Parti fondé par des anciens SS belges et proches de Léon Degrelle</li><li id="footnote_10_328" class="footnote">Léon Degrelle fut le chef du parti REX, parti fasciste de l’entre-deux guerres en Belgique. Il s’engagea dans les Waffen SS, au sien de la légion Wallonie. Il fut fidèle à Adolf Hitler jusqu’à la mort de ce dernier. A la fin de la guerre il trouva refuge à Madrid, où il recevait la visite de nombreuses délégations de néo-nazis du monde entier</li><li id="footnote_11_328" class="footnote">Le noir symbolisant « la matrice nationaliste au sein de laquelle se trouve l’origine » de leur combat, et le rouge leur combat pour une justice sociale</li><li id="footnote_12_328" class="footnote">Le marteau croisé avec une épée étaient le symbole des NR allemands, le Front Noir des Frères Strasser, dans les années 30.</li><li id="footnote_13_328" class="footnote">Avec un score de 0,8%</li><li id="footnote_14_328" class="footnote">Une diffusion de tracts a eu lieu sous ce nom lors d’une grève de camionneurs en Belgique</li><li id="footnote_15_328" class="footnote"><em>Devenir</em> n°14</li><li id="footnote_16_328" class="footnote"> Ils ont à l&rsquo;occasion la sécu pour certains concerts rac mais également oi en France et en Belgique ! En 2005, pour les 20 ans de ce groupe de supporters, un concert RAC avec les Vilains a été organisé.</li><li id="footnote_17_328" class="footnote">Ce bar organise des concerts où groupes apolitiques et groupes fascistes se côtoient. Pendant longtemps il fut la propriété de Suck, skin faf, chanteur du groupe RAC les Vilains et du fanzine RAC Skin Side. Aujourd’hui le bar existe toujours, une autre équipe a repris le flambeau, sur les mêmes bases. La programmation musicale est encore assurée par Suck</li><li id="footnote_18_328" class="footnote">Le premier meeting de Nation, le 18 décembre 1999 à Bruxelles, avait pour invité principal Roland Gaucher</li><li id="footnote_19_328" class="footnote">Nation participait aux manifestations et rassemblements organisés par le GUD Lille quand celui-ci était encore actif.</li><li id="footnote_20_328" class="footnote">Les Belges ont même fait partie du SO de queue de cortège lors du défilé du 1er mai d’Unité Radicale en 2001</li><li id="footnote_21_328" class="footnote">A l’époque de Assaut van Laethem faisait souvent le déplacement le 1er mai pour participer au défilé du Front National</li><li id="footnote_22_328" class="footnote">« <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">L’œil de Damas</a> », <em>REFLEXes</em> n°51</li><li id="footnote_23_328" class="footnote">Il a été reconstitué sous le nom Vlaams Belang</li><li id="footnote_24_328" class="footnote">Hervé Van Laethem participe au KOSMOS (Cercle pour la recherche sur la destruction socialiste et multiculturelle dans la société), un service privé de renseignements et d’espionnage politique, qui récolte des informations sur les militants « anti-nationalistes ».</li><li id="footnote_25_328" class="footnote"><em>Aux ordres du SAC</em>, Gilbert Lecavelier</li><li id="footnote_26_328" class="footnote">Malgré son jeune âge, ce garçon a connu un grand nombre de mouvements d’extrême droite. Il fréquenta AGIR, le mouvement REF, le FN, FNB. Militant modèle de NATION, ce dernier possède également des liens avec la scène skinhead, dont une partie infiltre la scène techno.</li><li id="footnote_27_328" class="footnote">Renaissance Sociale, sur le modèle de la soupe SDF parisien. Renaissance SDF (Solidarité-Dignité-Franchise). La première s’est déroulée à Charleroi le 28 novembre 2005, encadrée par les militants de Nation. Selon <a href="http://www.resistances.be/charleroi.html" target="_blank">le magazine antifasciste Belge Résistances</a>, l’homme derrière la soupe identitaire Belge serait Georges Hupin, ancien du GRECE Belge, après un passage au FN de Daniel Féret. Puis il fonde son association Renaissance Européenne, section wallonne de Terre &amp; Peuple de Pierre Vial</li><li id="footnote_28_328" class="footnote">Certains assurent que Feret serait un agent de la Sûreté Belge ! Le FNB pour sa part n’a pas hésité à diffuser un dossier où Féret est accusé de liens avec le grand banditisme, d’escroquerie, de proxénétisme et de fréquenter des maisons closes où se trouvent des prostituées mineures. Dans ce même document il est également accusé d’être entourés de nazis ! Enfin Jean-Marie Le Pen a officiellement déclaré, lettre à l’appui, que le FN français n’avait aucun lien avec le FN belge et que ce dernier avait usurpé son nom et son image !</li><li id="footnote_29_328" class="footnote">Parti de droite ultra libérale, créé pour surfer sur le succès de Sarkozy en France. Il n&rsquo;existe aucun lien officiel avec l’UMP français</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Identitaires, Bloc Identitaire, Jeunesses Identitaires : La soupe aux Vardon</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Nov 2007 15:47:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Bloc Identitaire (BI)]]></category>
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		<description><![CDATA[Comme nous l'avions fait le mois dernier pour Terre &#038; Peuple, l'article qui suit tentera un coup de projecteur sur les Identitaires à quelques jours d'une Convention annoncée avec moult tapage sur Internet. Cependant, difficile d’être exhaustif sans être très long et donc très vite pénible en ce qui concerne cette mouvance qui a beaucoup changé en quatre ans, d'autant que la trinité Jeunesses Identitaires - Bloc Identitaire - Les Identitaires complique un exposé clair des choses. Nous ne prétendons donc que donner un aperçu si possible synthétique, réservant un approfondissement de certains aspects dans d'autres articles à venir.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comme nous l&rsquo;avions fait le mois dernier pour Terre &amp; Peuple, l&rsquo;article qui suit tentera un coup de projecteur sur les Identitaires à quelques jours d&rsquo;une Convention annoncée avec moult tapage sur Internet. Cependant, difficile d’être exhaustif sans être très long et donc très vite pénible en ce qui concerne cette mouvance qui a beaucoup changé en quatre ans, d&rsquo;autant que la trinité Jeunesses Identitaires &#8211; Bloc Identitaire &#8211; Les Identitaires complique un exposé clair des choses. Nous ne prétendons donc que donner un aperçu si possible synthétique, réservant un approfondissement de certains aspects dans d&rsquo;autres articles à venir.</strong></p>
<h3>Pour essayer de faire simple…</h3>
<p>Les Identitaires sont nés lors de la réunion à Salon-de-Provence les 29 et 30 août 2002 d’une quinzaine de militants ex-Unité Radicale (UR), ex-MNR et FN. Parmi ces 15 figurent Fabrice Robert, Philippe Vardon, Guillaume Luyt mais aussi <a href="http://reflexes.samizdat.net/derniere-minute/">André-Yves Beck</a> , les <a href="http://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/">Roudier père et fils</a> ainsi que des militants extérieurs de passage comme d&rsquo;anciens gudards. Sort de cette réunion le projet des Jeunesses Identitaires (JI) confiées à Philippe Vardon et officiellement lancée le 19 septembre 2002 ainsi qu’une association n’ayant pas vocation organisationnelle, les Identitaires. L’accent est alors mis sur l’absence de participation de Robert et Luyt aux JI pour éviter une procédure pour reconstitution de ligue dissoute, menace latente suite à la <a href="http://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/">dissolution d’Unité Radicale</a>. La nécessité d’intégrer des « adultes »se traduit ensuite par la création du Bloc Identitaire (BI) lancé les 05 et 06 avril 2003 et dont le bureau national est alors le suivant : Fabrice Robert (président), Guillaume Luyt (vice-président), Philippe Vardon (vice-président), Jean-Baptiste Santamaria (secrétaire national), Arnaud Menu (secrétaire administratif), Marie-Céline Bruneaut alias Marie Bérénice (déléguée à l’action sociale), Christophe Praturlon (délégué à l’action rurale), Yvan Lajeanne, alias Yvan Walgenwitz (délégué à l’action culturelle), soit un panel de militants venant d’UR, du MNR et du FN. L’ensemble se veut à la fois hiérarchie et réseau. À savoir : chaque groupe local jouit d’une très grande autonomie dans la gestion de ses adhérents, de ses réunions et activités. Il doit cependant relayer les campagnes nationales et diffuser le matériel lui aussi national. Chapeautant ce fédéralisme, on trouve les trois dirigeants historiques qui s’appuient éventuellement sur des structures collégiales comme le bureau national des JI mais qui en fait décident pour l’essentiel tous seuls des orientations stratégiques des Identitaires. S’il semble avoir permis un relatif développement des Identitaires, ce fonctionnement a tout de même montré des limites comme on a pu le voir avec l’affaire du 09 mai 2004 à Paris. La contre-manifestation Scalp-CNT a en effet poussé les dirigeants du Bloc et des JI à faire pression sur les militants parisiens pour qu’ils n’organisent pas la manifestation traditionnelle du 09 alors que l’édition 2003 avait vu Philippe Vardon et Guillaume Luyt mener les troupes. Une majeure partie des militants ayant refusé le diktat niçois a donc quitté les JI et menacé d’entraîner le Bloc parisien avec elle. Voyant que le Bloc risquait de perdre un groupe majeur sur le plan national, Fabrice Robert a alors décidé d’autoriser la constitution d’un BI d’Ile-de-France regroupant tout le monde, jeunes comme vieux, autour d’Odile Bonnivard et en autonomie avec le Bloc national. Les JI Paris se sont alors reconstituées avec d’autres militants autour de Gaëtan Bertrand.</p>
<p>Au niveau structuration, le Bloc Identitaire était censé être dirigé par un bureau national élargi intégrant des cadres de toute la France. La lourdeur du dispositif et son caractère virtuel amenèrent Fabrice Robert et Guillaume Luyt à décider lors des <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-maire-dorange-defie-le-chef-du-fn/">journées de l’Esprit Public à Orange en septembre 2004</a> une concentration des organes dirigeants dans un comité directeur qui réunissait, outre les deux pré-cités, Philippe Vardon et Jean-Baptiste Santamaria. Les tâches d’administration devaient être réparties entre plusieurs chargés de mission nationaux ce qui ne semble pas être le cas et la direction est largement opaque. D’une façon générale, le Bloc se résume essentiellement à ses groupes de Nice et Paris. Il semble évidemment avoir des contacts ailleurs : Savoie, Dauphiné, région lyonnaise, Languedoc… Mais cela ne se concrétise pas par un militantisme de terrain et les mêmes réunions de « prise de contact » sont annoncées régulièrement. Il en va de même des JI, dont la carte militante est en mutation constante, avec un turn-over très important. Les premiers cadres issus du MNR ont largement laissé leur place à de nouveaux militants comme à Lyon où Vivien Gitton, ancien cadre FNJ puis MNJ et premier dirigeant des JI lyonnaises, a été remplacé par Gérald Pichon, alias Franck Lancier, en 2005. Actuellement, la multiplication des blogs JI donne l’impression que l’organisation est présente partout. En fait, on peut limiter la présence réelle des JI à Nice, la région parisienne, la Lorraine, la région lyonnaise, le Dauphiné, la Franche-Comté, le Nord et le Languedoc, même si des contacts existent dans le grand Ouest par exemple. Le Nord est symptomatique de ce développement en accordéon. L’accumulation d’ennuis judiciaires y a brisé la dynamique qui existait dans cette région et qui avait vu les JI animer l’actualité nationaliste locale avec l&rsquo;association Flandre Identité. En Alsace, l’accord local avec Alsace d’Abord a poussé les JI et le Bloc à ne pas tenter de lancer de structure locale, même s’il a existé un groupe local en 2002 dirigé par Pierre Muller et Clément Lebrun et que Jeune Alsace semble une émanation des JI. Mais Lebrun a rejoint le Renouveau Français et le premier semble avoir pris du recul avec l’activisme. Le changement récent de direction qui voit Philippe Vardon céder sa place à une direction collégiale pour mieux se consacrer à son destin niçois (sa boutique de fringues en clair) ne devrait pas fondamentalement modifier la situation dès lors que cette équipe est composée de militants déjà anciens de l&rsquo;organisation.</p>
<p>L’organisation de l’ensemble demeure donc celle d’un tout petit groupe politique, voire par certains aspects d’un groupuscule : pas de direction collégiale élue en congrès ou convention, pas de permanent, des locaux limités à Nice, dont la « Maioun », un local de 50 m2 de surface, inauguré le 30 avril 2004 avec une soixantaine de personnes et qui est en fait l’ancien local des BSN, un club de supporters niçois. Il est situé derrière la librairie du Paillon gérée par Benoît Loeuillet, ce qui fait de ce quartier une petite base arrière des Identitaires puisqu&rsquo;on y trouve également entre autres la boutique de Vardon.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Orientation idéologique</h3>
<p>Les Identitaires comme leur nom l’indique s’inscrivent dans une perspective de défense de l’identité, en l’occurrence européenne. Cela donne-t-il une doctrine cohérente et facilement définissable ? La réponse est sans ambiguité négative. Le seul point qu’on peut affirmer est que le BI a rompu avec le nationalisme-révolutionnaire historique pour n’en garder que l’attachement à cette fameuse dimension européenne. Pour le reste, le phénomène identitaire s’alimente à une conception raciale de l’identité européenne entendue comme identité blanche, dans la vieille lignée völkisch de la révolution conservatrice allemande, la dimension religieuse en moins puisque les différentes structures se déclarent aconfessionnelles, ce en quoi les Identitaires diffèrent de Terre &amp; Peuple. Cela n’empêche pas une partie des dirigeants (Vardon, Robert, les Roudier pour ne citer qu’eux) d’affirmer leur préférence païenne en participant ou même organisant des solstices d’été ou d’hiver. Mais les JI ou le Bloc comptent ou ont compté également des responsables chrétiens comme Nicolas Demade dans le Nord ou Gaëtan Bertrand à Paris. Cette orientation générale se trouve mélangée à une valorisation des racines régionales et d’un certain solidarisme social. Mais la doctrine n’est absolument pas unifiée et elle varie beaucoup selon le passé des militants. Il en va ainsi de l’anti-américanisme, certaines voix s’étant élevées par le passé pour soutenir la position de Guillaume Faye qui définit les USA comme un adversaire mais l’Islam comme un ennemi. La lecture schmittienne de la politique voulant que l’on définisse son ennemi pour le combattre, cela signifie que le combat anti-musulman est donc prioritaire. À l’inverse, certains militants comme Guillaume Luyt continuent de considérer que les USA demeurent l’anti-modèle absolu et qu’ils doivent être dénoncés comme tels.</p>
<p>Dès leur création, les Identitaires sont néanmoins parvenus à se mettre d’accord sur une ligne internationale résumée par le slogan « Ni keffieh, ni kippa », c’est-à-dire une position de neutralité affichée à l’égard du conflit proche-oriental et donc de ses répercutions en Europe et en France. Ce choix a sans doute été plus tactique que véritablement politique tant certains dirigeants avaient derrière eux des années de soutien verbal à la cause palestinienne. Mais il est évident que cela a éliminé un motif de discorde interne et a permis aux Identitaires de desserrer une source de pression politique et d’ennuis judiciaires. Étant donné l’évolution générale d’une partie de la communauté juive, en particulier dans sa composante jeune, on peut même se demander si cela n’aboutirait pas à terme à des rapprochements inimaginables il y a encore quelques années<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/identitaires-bloc-identitaire-jeunesses-identitaires-la-soupe-aux-vardon/#footnote_0_323" id="identifier_0_323" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;association SDF a ainsi utilis&eacute; les services d&rsquo;un avocat connu pour sa proximit&eacute; avec la LDJ, lors de ses d&eacute;m&ecirc;l&eacute;s avec le Pr&eacute;fet de Paris en 2006, David Dassa-Le Deist">1</a></sup> .</p>
<p>Ceci étant, les thématiques développées par les Identitaires demeurent très pauvres. Certes Novopress, <em>ID magazine</em> et quelques militants brouillent les pistes en s’intéressant à des thématiques réservées jusqu’à présent aux milieux anticapitalistes de gauche et à quelques individus issus de la Nouvelle Droite (Alain de Benoist en particulier) comme la décroissance par exemple. Mais cela se limite à quelques individus et une analyse un peu poussée de leurs textes montre une focalisation quasi-monomaniaque sur l’immigration extra-européenne et l’islam. C’est particulièrement vrai pour les JI qui ne produisent quasiment rien qui ne soit pas dans la thématique de la « lutte anti-racailles ».</p>
<p>Finalement l&rsquo;incantation identitaire permet de masquer l&rsquo;absence de propositions dans le domaine poilitque, économique ou social, tout étant résumé dans le slogan «les Nôtres avant les autres». Restent les tirades d&rsquo;autosatisfaction de Fabrice Robert croyant avoir imposé le terme identitaire dans le débat public alors que l&rsquo;inflation récente d&rsquo;un mot déjà utilisé il y a une quinzaine d&rsquo;années témoigne simplement d&rsquo;un contexte de crispation des identités face à la mondialisation économique et culturelle en cours.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Positionnement</h3>
<p>De 2002 à 2006, les Identitaires se plaçaient officiellement en complémentarité du FN. Les dirigeants avaient tiré au moins un enseignement de leur expérience malheureuse du MNR : rien ne servait d’attaquer le FN frontalement. Cela s’est particulièrement vu dans un numéro de <em>Jeune Résistance</em> consacré aux 30 ans du FN. Il valaitt mieux pour les Identitaires tenir un discours d’apaisement et d’unité en se renforçant pour être prêt lorsque s’ouvrirait la succession de Jean-Marie Le Pen au sein du FN. Il est évident que les Identitaires pariaient alors sur un éclatement du FN et donc sur la récupération d’une partie de l’appareil FN pour peu que le BI ne soit plus une organisation folklorique. Le temps leur était compté dans cette stratégie et les Identitaires ont tout fait pour se respectabiliser. À partir de 2003, le BI a donc multiplié les prises de contact avec les «conservateurs» du FN par le biais d’André-Yves Beck qui avait suivi le Bloc plutôt que Christian Bouchet. Cela s’était de prime abord avéré payant : simples invités des premières journées de l’<a href="http://reflexes.samizdat.net/tempete-dans-un-verre-dorangeade/">Esprit Public à Orange en 2003</a>, les dirigeants du Bloc étaient officiellement invités les 21 et 22 mai 2004 puis fin août de la même année. Guillaume Luyt était ainsi intervenu à ce titre et avait d’ailleurs fait une piètre prestation. Les Identitaires semblaient alors appliquer la stratégie des fourmis face à un insecte prédateur plus gros : plutôt que de l’affronter directement, elles entraient dedans et elles le vidaient de sa substance&#8230; Cette stratégie semblait même payante dans certains départements. Ainsi dans les Alpes de Haute-Provence, tout le bureau de la fédération FN ayant démissionné en février 2004 avait pris contact avec le Bloc, entraînant sans doute avec lui quelques adhérents FN du département. Mais depuis 2005 la situation a évolué et pas forcément dans le sens voulu par les Identitaires. Jacques Bompard a rejoint Philippe de Villiers et le MPF, mettant un terme aux espoirs niçois d’alliance régionale avec les milieux frontistes dissidents. Le Bloc a bien donné l’impression d’être intéressé par cette évolution mais il semble que cela n’ait été qu’une initiative mal contrôlée de Guillaume Luyt. Par ailleurs l’évolution du Front et la prise de contrôle progressive de l’appareil par le clan de Marine Le Pen a brouillé singulièrement les perspectives puisque ce n’est un secret pour personne que la fille Le Pen ne porte pas les radicaux dans son cœur. Les Identitaires ont donc affiché de plus en plus ouvertement une position concurrente du FN, concurrence manifestée par leur participation aux élections cantonales puis législatives en 2006-2007 sur Nice.</p>
<p>Le Bloc ou les JI ont donc été obligés de se débrouiller tout seuls, en partenariat avec des mouvements partageant certains points de doctrine ou de tactique avec eux. C’est le cas en Bretagne avec Adsav ou en Alsace avec Alsace d’Abord. Dans les deux cas, les Identitaires ont renoncé à créer des sections locales susceptibles de nuire à ces mouvements très proches idéologiquement et qui lui renvoie « l’ascenseur » par le biais de Novopress par exemple ou de la soupe identitaire à Strasbourg. Par ailleurs certains militants jouent le rôle de « passerelle » comme Fabrice Lauffenburger en Alsace ou Dominique Lambert en Bretagne. Ailleurs les Identitaires sont globalement en bons termes avec Terre &amp; Peuple (certains cadres ont la double casquette comme Yvan Lajeanne en Franche-Comté) ou la revue <em>Réfléchir &amp; Agir</em> (on y retrouve Yvan Lajeanne ou Alexandre Faria à Toulouse), ainsi qu’Europae Gentes de Frédéric Pichon et l’Action Française Étudiante à Paris ou encore le Club de la Cité de Patrice Zehr et Alain-Christian Fragny à Nice. Ayant affirmé leur vocation européenne, les Identitaires se devaient également d’essayer de développer des relations internationales, essentiellement à destination des pays francophones : Belgique, Suisse, Québec. C’est évidemment en Belgique avec Nation que le travail a été le plus fructueux. Des militants belges sont fréquemment présents en France et Fabrice Robert est déjà plusieurs fois monté à Bruxelles pour des conférences. Nation a d’ailleurs relayé certaines campagnes, en particulier celle anti-Sniper en essayant de faire interdire le concert de Tournai début avril 2004 et en faisant annuler ceux de Bruxelles (25 avril) et Liège (30 avril). Fabrice Robert ou Philippe Vardon ont également fait plusieurs fois le déplacement en Suisse pour y travailler avec feu l’Avant-Garde ou constituer les JI Romandies, structure identitaire romande.</p>
<p>Mais hors de l’espace francophone, ils ont également établi des liens avec la Serbie par le biais de Tomislav Sunic, vieux contact du GRECE en Croatie. Par ailleurs, les Identitaires de Flandre &#8211; Hainaut ont de nombreux contacts avec les Flamands belges, en particulier le NSV de Gand. Des JI ont ainsi participé par le passé à la Zongfeest d’Anvers. Enfin le tableau ne serait pas complet si nous n’évoquions pas des rapports cordiaux avec le BNP britannique ou le NPD allemand même si cette dernière structure demeure très marquée par le passé allemand… C&rsquo;est cependant avec les milieux néo-fascistes romains que ces contacts sont les plus poussés et réguliers, le camp d&rsquo;été des JI ayant d&rsquo;ailleurs eu lieu cette anée dans la capitale italienne..</p>
<h3>De l&rsquo;associatif</h3>
<p>De la même façon, les Identitaires essaient depuis leur création d’occuper le terrain extra-politique par la création ou le maintien d’associations satellites intervenant sur des créneaux très précis :</p>
<p>• la solidarité avec les « prisonniers européens » (comprenons : les militants blancs emprisonnés pour faits de violence) avec le Comité d’Entraide des Prisonniers Européens (CEPE) animé par Richard Roudier ; cette structure a fait parler d’elle depuis l&rsquo;année dernière en reprenant la campagne pour la libération de Michel Lajoye qui avait été soutenu par Unité Radicale. C&rsquo;est en particulier le CEPE qui a géré les conditions de sortie de M. Lajoye (logement, travail).</p>
<p>• l’aide juridique aux victimes avec l’Association des Victimes de Violence, de Discrimination et de Spoliation (AVVDS) animée par Philibert Lepy ; un drôle de personnage ce Philibert Lepy, avocat du militant islamiste David Courtailler et qui a également récemment défendu Guillaume Labonne, le jeune homme ayant tiré à la carabine à plomb contre une école maternelle du XXe arrondissement de Paris. On regrettera malgré tout son remplacement de dernière minute par Frédéric Pichon lors du procès de &laquo;&nbsp;Vincennes&nbsp;&raquo; (voir sur <a href="http://solidarite.samizdat.net" target="_blank">le site du SRA</a>), en effet ses attendus où il reclamait un complément d&rsquo;enquête sur l&rsquo;existence d&rsquo;un groupe de combat formé de miliciens armés en ayant fait rire plus d&rsquo;un.</p>
<p>• la solidarité avec les sans-abris avec l’association Solidarité Des Français (SDF) qui n’est plus à présenter. Lancée le 5 janvier 2004 à côté de la gare de l’Est, cette soupe est portée par la volonté d’ un couple de militants ex-FN et ex-MNR, les Bonnivard et nous avons déjà eu l’occasion d’en parler. SDF a été rejoint à Nice par Soulidarieta, dirigée par Dominique Lescure, et en Alsace par la soupe identitaire de Chantal Spieler. Une soupe est également annoncée par les JI Marseille.</p>
<p>• le soutien scolaire avec le projet Scholanet.</p>
<p>• le combat régionaliste avec l’Union des Pays Normands (UPN) de Virginie Binet et David Fulara, l’association Parcours d’Europe de Bruno Favrit, Richard Roudier ou Damien Tignard qui édite Montségur, l’association Lo Gripet de Olivier Roudier, Flandre Identité de Nicolas Demade et Xavier Fruleux dans le Nord ou encore Culture, Identités et Traditions d’Europe (CITE) à Nice, dont le but était de monter un festival occitan à Villefranche-sur-Mer ainsi que Nissa Rebela, en campagne pour les législatives de juin 2007. Sur ce créneau, le dernier né est le «collectif» Peuples-Identités-Cultures Occitanie, emmené par les inévitables Roudier et qui a fait une apparition frappante en 2006 lors d&rsquo;une manifestation pour la défense de la langue d&rsquo;Oc.</p>
<p>• l’ouverture d’un « local de quartier » avec la Maioun à Nice et l’association Union Familles Solidarité (UFS) présidée par l’avocat José-Marie Bertozzi, défenseur de militants d’Unité Radicale en 2002, figure locale du Club de l’Horloge et du MNR. Un autre local du même type était envisagé dans le Doubs sous le nom de la Cabiotte mais le projet ne semble pas encore avoir abouti.</p>
<p>• la solidarité avec la Serbie avec Solidarité Kosovo dans laquelle on retrouve Philippe Vardon mais également Arnaud Gouillon (alias Arnaud Borella), Gaëtan Bertrand ou encore Nicolas Mirkovic, ancien militant du MNJ et surtout membre du groupe de RIF Elendil au début des années 2000.</p>
<p>• la musique avec le label et distributeur Alternative-s, basé à Nice et qui a pris la suite de Bleu Blanc Rock, trop éclaboussé par la mise en cause dans l’affaire Brunerie puis l’<a href="http://reflexes.samizdat.net/tiiiiiimber/">affaire de Châteauroux</a>.<br />
Il faudrait ajouter à cette liste des associations locales comme l’association de paintball franc-comtoise Vobera de Yvan Lajeanne ou l’association « culturelle » Paris Fierté.</p>
<p>Cette toile associative peut sembler tout à fait cohérente et a de quoi impressionner mais il faut lui apporter deux bémols. Tout d’abord certaines associations semblent en coma prolongé (Flandre Identité, Scholanet, AVVDS) ou détachées du Bloc Identitaire (UPN). Par ailleurs cela ne semble pas directement profiter au BI ou aux JI. En effet certaines de ces associations ont un impact certain et jouent un rôle polarisateur. C’est le cas bien évidemment des soupes identitaires à Paris ou Strasbourg dans lesquelles s’investissent des militants issus des différentes familles nationalistes, y compris du FN. Ces soupes reçoivent d’ailleurs un écho favorable chez les partisans de Bruno Gollnisch qui était lui-même physiquement présent à la « soupe européenne » de février 2006 à Paris. C’est également le cas de Solidarité Kosovo qui a un certain écho dans la communauté serbe de Paris ou de la campagne du CEPE en faveur de Michel Lajoye qui a permis de toucher certaines figures d’extrême droite, jusqu’au mic-mac de la signature d’Alexandre Del Valle. Cependant, paradoxalement, les Identitaires font tout pour faire apparaître ces associations comme indépendantes. Ainsi Solidarité Kosovo est présentée comme une «association d’étudiants grenoblois qui n’auraient pas supporté de voir la situation réservée à la communauté serbe du Kosovo après la mise sous tutelle de cette province serbe par l’ONU». Or l’association a directement été créée de façon informelle en 2004 par des militants des JI, Arnaud Gouillon dirigeant effectivement cette structure depuis Grenoble et ayant par exemple été impliqué dans les violences commises par des militants JI à Nice le 3 avril 2005. Il est par ailleurs le gestionnaire de la BP de l’association située à Jarrie (38). Il en va de même avec Alternative-s, présentée comme un label indépendant et est en fait gérée par l’un des musicien du groupe Fraction qui là aussi n’est plus à présenter. Cette stratégie de dissimulation trouve sans doute son origine dans deux motivations n’ayant qu’un rapport indirect : d’une part la crainte d’une nouvelle dissolution, toujours latente et qui a été redynamisée par les menace de Dominique de Villepin au printemps 2005 ; d’autre part la volonté de draguer large, au delà de l’habituel cercle d’influence des Identitaires, en gommant le côté partisan de ces structures.</p>
<p>Cette stratégie a évidemment un coût politique : le Bloc ne bénéficie que fort peu d’éventuelles retombées positives de ces actions dans le champ associatif. Les réactions publiques du FN en sont un bon exemple, passant d’une attitude conciliante à une hostilité affichée. Il a par exemple soutenu le Bloc dans l’affaire de la soupe populaire parisienne lorsque celle-ci a connu ses premiers ennuis avec la Préfecture de Police de Paris. Mais Le Pen a également dénoncé le Bloc comme un mouvement d’extrême droite fin août 2004 lors de la polémique sur l’Université d’été d’Orange et on sait que Marine Le Pen ne rate pas une occasion d’exprimer son hostilité au mouvement. Localement, le passé mégrétiste des Identitaires continue d’ailleurs de faire grincer des dents, d’où certaines prises de position très hostiles de responsables du FN. Il va dans cette perspective être particulièrement intéressant de suivre l&rsquo;évolution électorale des Identitaires sur Nice et sa région, en particulier pour les prochaines municipales de mars 2008, et de voir l&rsquo;attitude du FN localement.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Un activisme débridé ?</h3>
<p>L’activisme identitaire a pris plusieurs formes. La plus évidente est celle de n’importe quel groupe politique (manifestations, collages, etc) et se trouve être plutôt le fait des JI. Les JI et le Bloc ont par ailleurs développé des activités internes de cohésion comme les camps d’été JI. A la suite du premier qui avait eu lieu à Lodève en août 2003 dans la propriété d’Olivier Roudier, chaque été a vu la tenue d’un camp, dans des zones géographiques diverses (Dauphiné, arrière-pays niçois ou Luxembourg cette année), réunissant d’une petite trentaine à une petite soixantaine de participants selon les années. Le camp 2005 a fait l’objet d’un petit film transformé en DVD dont le seul intérêt est de nous montrer Guillaume Luyt dans une (ré)interprétation brillante du rôle de Jean-Claude Dusse. Les meetings publics (Lille, Lyon) ont globalement la même vocation que les camps même s’il n’y en a pas eu depuis celui de 2004 à Lyon (si on excepte un petit meeting à Orléans en octobre 2006), sans doute suite aux affrontements qu’il avait entraîné avec des opposants antifas. On peut ajouter à ces activités internes l’organisation régulière de raids de pleine nature, en Lorraine et Franche-Comté essentiellement.</p>
<p>Mais les Identitaires se sont surtout fait connaître par un activisme virtuel débridé, avec une multiplication les deux ou trois premières années de campagnes Internet et un « harcèlement démocratique » sur le modèle de ce qui a pu être fait par le passé par les organisations «démocratiques» du type Ras L’Front ou LDH :</p>
<p>- campagne Sniper : elle n’est plus à présenter puisqu’elle a fait l’objet d’articles de presse et d’une <a href="http://reflexes.samizdat.net/identitaires-vs-sniper/">brève sur le site de REFLEXes</a>. Rappelons simplement qu’elle a démarré en mars 2003, permettant au BI de ridiculiser le FNJ qui était à l’origine de cette campagne sans avoir rien obtenu, et qu’elle a abouti à l’annulation des 20 dates de la tournée 2004 du groupe. Elle a surtout permis au BI de se rapprocher de structures amies (Alsace d’Abord, Mouvement Régionaliste de Bretagne) mais également hostiles (AGRIF).</p>
<p>- campagne Battisti : lancée sur le Net, cette campagne a rapidement été relayée sur le terrain et en particulier à Paris, avec diffusion de tracts dans le quartier de Battisti, harcèlement d’une librairie soutenant l’écrivain, perturbation du conseil municipal du IXe arrdt le soir de la délibération sur le soutien à Battisti. Le BI a également pris contact avec des responsables politiques italiens d’Alliance Nationale et a sans doute obtenu des moyens financiers dans ce cadre.</p>
<p>- campagne Binazon : campagne menée contre ce militant immigrant sans-papiers particulièrement actif en 2003-2004 et qui s’est tué accidentellement dans son pays d’origine.</p>
<p>Depuis deux ans, le Bloc a largement diminué l’importance de ce lobbying virtuel. Cela ne signifie pas que les Identitaires ont disparu de la Toile, au contraire. Internet est constitutif de l’existence des Identitaires puisque les sites ont constitué la base de repli des futurs Identitaires après la dissolution d’UR et il est évident qu’ils se sont montré particulièrement inventifs dans ce domaine en comprenant qu’il fallait copier la démarche de contre-information de l’extrême-gauche. Outre les sites des Identitaires et du Bloc Identitaire (celui des JI sur le plan national est en déshérence depuis trois ans), les « zids » ont surtout développé une multitude de blogs et une pseudo-agence de presse indépendante. Fondée en collaboration avec des militants belges, elle s’est d’abord appelée altermedia, ce qui était particulièrement bien trouvé pour intoxiquer certains internautes non avertis. À l’automne 2004, les divergences politiques et techniques sur la gestion d’altermedia ont poussé les Identitaires à rompre les relations avec le militant belge qui gérait le serveur informatique et les ont amené à lancer novopress. Un temps hébergés par le BNP, les Identitaires ont ensuite acquis leur propre serveur Internet. Novopress se veut fondamentalement différent d’altermedia. L’interface graphique a été largement élaborée par Gaëtan Bertrand et se veut « moderne ». Le contenu est quant à lui « neutre », appliquant sur Internet la ligne générale du « Pas d’ennemis à droite ! ». On retrouve donc des communiqués de toutes les organisations de la droite nationaliste (FN, MPF, AF, Europae Gentes, Chrétienté-Solidarité, Esprit Public) si on excepte celles directement concurrentes des Identitaires comme le Renouveau Français. Celle ligne a pu prêter à confusion sur les intentions du Bloc Identitaire, contribuant encore plus à troubler une orientation politique déjà fort opaque. À cela vient s’ajouter l’intérêt marqué de certains animateurs de novopress, dont Thibaud Baladier alias Pierre Chatov, pour des théories estampillées de gauche comme la décroissance, ou pour des personnalités polémiques (Alain Soral, Kemi Seba), ce qui finit de brouiller les pistes. Cette polyphonie politique permet évidemment aux Identitaires de ratisser large et d’occuper une place bien supérieure à leur poids réel, tout en multipliant les contacts. À de multiples égards, novopress concrétise en France des orientations largement à l’œuvre en Italie avec les « milieux non-conformes », c’est-à-dire la mouvance militante héritière du néo-fascisme des années 1970. La même remarque pourrait s’appliquer à un blog comme Zentropa qui assure la liaison virtuelle de cet axe Rome-Paris-Quebec, étant alimenté en textes et photos par des militants identitaires de ces trois espaces, dont l’inévitable Thibaud B. La participation des uns et des autres à la radio Internet Radio Bandiera Nera depuis septembre s&rsquo;inscritdans le même processus.</p>
<p>C’est sans doute cette frénésie virtuelle qui a contribué à donner l’impression fallacieuse que les Identitaires se développaient. La fable du bœuf et de la grenouille revisitée en quelque sorte…</p>
<p>Le support papier n’est pas oublié puisque les Identitaires ont maintenu une revue papier avec <em>ID</em>. Ce magazine a pris la suite de <em>Jeune Résistance</em>, au titre trop marqué et trop associé à Unité Radicale, en fusionnant au printemps 2005 avec <em>Quartier Libre</em> (France), <em>Devenir</em> (Belgique) et <em>Franc-Parler</em> (Quebec) permettant théoriquement à la revue d’acquérir une dimension francophone identitaire et d’économiser des frais inutiles. En fait, <em>ID</em> s’avère en fait assez pauvre sur le plan du contenu, surtout lorsque l’on songe qu’elle est censée réaliser la synthèse des quatre revues qui la précédaient…</p>
<p>Enfin, dernière opération de communication en date, les JI Paris ont monté un groupe de rock qui aurait été qualifié « groupe de RIF » il y a encore deux ou trois ans, à savoir Hôtel Stella. Emmenée par Gaëtan Bertrand au chant et bénéficiant de l’expérience de Richard Paretti de feu In Memoriam, la petite troupe ne devrait sans doute pas tarder à tomber dans les mêmes travers que leurs prédécesseurs et que nous analysions dans <em>Rock Haine Roll</em>.</p>
<p>Si les Identitaires se sont révélés de bons communicants à défaut d’être de bons organisateurs, il faut malgré tout souligner qu’ils ont été largement servis par les media grand public, qu’ils prennent la forme de la presse écrite ou de la télévision. Ils ont en effet accordé une couverture inespérée au BI en relayant ses coups médiatiques ou ses activités et en particulier la soupe populaire au cochon. Cela a commencé dès 2003 avec l’affaire Dantec, c’est-à-dire le soutien accordé par l’écrivain au Bloc Identitaire par rapport à une dénonciation de l’islamisation de la France et s’est poursuivi avec la soupe au cochon ou l’affaire Battisti. De son côté, le BI a développé une politique systématique de droit de réponse qui s’est avérée payante puisqu’il en a obtenu un certain nombre.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Une révolution culturelle ?</h3>
<p>Les Identitaires ont construit tout leur discours sur la thématique de la rupture militante : rupture avec les « vieilles lunes » de l’extrême droite, avec le « folklore »… Il faut entendre par là que les Identitaires voulaient purger leurs rangs des militants néo-nazis ou provocateurs qui composaient l’essentiel des troupes d’Unité Radicale avant la dissolution de l’été 2002. Ils y sont globalement parvenus grâce à l’intégration à leurs débuts de nombreux militants du MNR ou du MNJ moins marqués que ceux militant auparavant à UR et par la mise au second plan d’activités annexes assez révélatrices comme le groupe Fraction. Cela ne signifie pas pour autant que les Identitaires, et en particulier la branche jeune, ait cessé d’être une structure d’extrême droite radicale. Cela se traduit par la proximité maintenue avec certains milieux a priori peu fréquentables, en particulier skinheads. Certains militants ont derrière eux un solide passé dans cette mouvance comme Mickael Perry, animateur du fanzine <em>Militant Blanc</em> devenu <em>Le Glaive</em> alors qu’il habitait Salon de Provence en 1995-1996, proche du PNFE à cette époque et poursuivi en tant que militant JI pour incitation à la haine raciale et condamné par le TC d’Épinal le 04 janvier 2005 à 1 mois de prison avec sursis et à des amendes et dommages et intérêts au profit de la LICRA. Mais d’autres plus jeunes ont rejoint les JI comme Mickaël Moustier, un temps responsable JI sur Aix, animateur du fanzine skinhead <em>No one like us</em>, membre du groupe RAC Frontline puis Hais et fiers depuis deux ans. Par ailleurs des militants JI ont déjà été largement impliqués dans des violences multiples contre des étudiants de gauche (Grenoble, Toulouse, Lyon, Paris), des personnes d’origine immigrée ou même d’autres militants nationalistes, à <a href="http://reflexes.samizdat.net/nice-ville-interdite/">Nice en particulier</a>. L’évolution du FN et le positionnement racial des Identitaires ne peut d’ailleurs que leur attirer des militants lassés d’une certaine modération. L’attaque violente à laquelle se sont livrés des militants identitaires des JI et proches de la revue <em>Montségur</em> lors d’une manifestation occitane le 18 mars 2006 à Béziers montre en tout cas que la violence demeure une des armes politiques envisagées par cette mouvance.</p>
<p>Pour conclure très provisoirement, on peut considérer que les Identitaires sont parvenus à ce qu’on pourrait appeler un moment clé de leur évolution. Fondés en 2002, le mouvement n’a pas réussi à devenir plus qu’un gros groupuscule dont l’activité forcenée de quelques uns masquent l’inaction de beaucoup d’autres. L&rsquo;évolution récente montre que le BI ou les JI comptent à présent sur une récupération des déçus du Front pour se relancer, en coopération avec un milieu hétéroclite dont la journée de <em>Synthèse Nationale</em> a montré un aperçu. Il n’est pas dit que le pari aboutisse tant la mouvance identitaire est très loin de pouvoir leur offrir une structure d’accueil. Les Identitaires ou l’histoire de la grenouille raciste qui se rêvait plus grosse que le bœuf national-populiste…</p>
<p>Publié le 09 novembre 2007</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_323" class="footnote">L&rsquo;association SDF a ainsi utilisé les services d&rsquo;un avocat connu pour sa proximité avec la LDJ, lors de ses démêlés avec le Préfet de Paris en 2006, David Dassa-Le Deist</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>D&#8217;une manifestation l&#8217;autre : 1er Mai et 9 Mai 2007</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2007 10:44:50 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>En l&rsquo;espace de deux semaines, l&rsquo;extrême droite parisienne &#8211; et dans une moindre mesure nationale &#8211; a montré que sa tendance la plus radicale avait encore de beaux jours devant elle et que les questions persistantes sur l&rsquo;avenir du FN n&rsquo;étaient pas un cas de conscience pour tout le monde.</p>
<h3>Un 1er Mai pêchu</h3>
<p>Le 1er Mai tout d&rsquo;abord. Si l&rsquo;année dernière tout le cortège ne bruissait que de commentaires sur De Villiers et ses tentatives d&rsquo;OPA inamicale sur les militants et les électeurs du FN, cette année le nom du Vicomte avait totalement disparu des préoccupations des participants. À la place, une partie du cortège semblait frappé de sidération face au braquage électoral sarközyste. Comment un homme qui semble si peu aimer ce pays dans ses réalités « charnelles » et dont la femme déclarait à <em>Libération</em> en 2004 qu&rsquo;elle était « fière de ne pas avoir une goutte de sang français dans les veines » pouvait-il bien avoir réussi un tel tour de prestidigitation patriotique ? Les commentaires allaient donc bon train sur l&rsquo;attitude à adopter au second tour et, inévitablement, sur les responsabilités à chercher du côté du Front National pour expliquer une défaite pour le moins cuisante. Cela se traduisait par quelques sifflets visant Marine Le Pen en provenance des rangs du FNJ lorsque la fille du chef rejoignait le cortège à Saint-Augustin. Il faut dire que les relations ont été mauvaises tout au long de la campagne entre la structure de jeunesse et Marine Le Pen au point que certain(e)s militant(e)s du FNJ en sont venu(e)s aux mains et aux larmes avec la structure des Jeunes avec Le Pen cet hiver lors d&rsquo;un meeting-débat à La Plaine-Saint-Denis. Les Jeunes avec Le Pen est en effet une création directe de l&rsquo;équipe de Marine Le Pen en vue de pouvoir compter sur une structure de jeunes plus docile et moins provocatrice. L&rsquo;attitude du FNJ tout au long du cortège a montré que la méfiance de Marine Le Pen n&rsquo;était pas usurpée. Emmenés par une direction nationale très en forme, en particulier Alexandre Ayroulet et Marie-Adélaïde Michel, les jeunes militants ont pu en effet se déchaîner, tant dans les slogans &#8211; « Europe, Jeunesse, Révolution », « Islam hors d&rsquo;Europe » &#8211; que dans les chansons avec Les Lansquenets. Si les têtes de cortège ne lançaient pas forcément tous les slogans, du moins ne faisaient-ils rien pour les freiner, donnant ainsi une tonalité très radicale au défilé&#8230;</p>
<p>Le cortège dans son ensemble présentait d&rsquo;ailleurs une tonicité assez surprenante pour un parti relégué à 10,5%. Il était par ailleurs plus étoffé que les deux années passées mais cela était peut-être du au fait que, par curiosité ou par intérêt, un certain nombre d&rsquo;ex-militants frontistes étaient venus faire un tour au défilé. C&rsquo;était par exemple le cas d&rsquo;une délégation MNR et en particulier de Bruno Mégret mais également de toute la galaxie groupusculaire d&rsquo;extrême droite, du Renouveau Français venu en masse vendre <em>L&rsquo;Héritage</em> aux Identaires venus non moins vendre <em>ID Magazine</em> en passant par le RED venu vendre <em>Le Dissident</em>. Tout ce petit monde compte évidemment bien prospérer sur les tensions internes du FN pour récupérer des militants, chacun se plongeant avec délice dans la surenchère ethnique ou nationaliste pour démontrer qu&rsquo;ils sont les seuls purs. On pouvait même voir circuler des tracts du fantomatique Réseau France Nationaliste de Thierry Maillard, à qui <em>Libération</em> avait fait l&rsquo;honneur de rendre compte de son appel à barrer la route à Nicolas Sarkozy quelques jours plutôt. Côté invidualités, on pouvait voir Alain Soral défiler avec une petite cour d&rsquo;aficionados ou la petite bande à ex-gudards, comprenez M. Chatillon lui-même avec femme, enfants et amis, visiblement remis de son altercation musclée avec des hools du PSG le soir du 1er tour au Paquebot, ces derniers ayant essayé de s&rsquo;en prendre à Dieudonné (<em>Minute</em> de la semaine dernière). En queue de cortège, on trouvait l&rsquo;habituelle cohorte de skins, avec leur panoplie familière en ce genre d&rsquo;occasion.</p>
<p>Place de la Concorde, le FN avait considérablement avancé la « tribune présidentielle » ce qui donnait l&rsquo;illusion d&rsquo;une place remplie. Du coup les stands des structures amies ou tout du moins tolérées étaient entassés dans un coin. Paul Thore et ses t-shirts faits main, les Bonnivard et leur soupe au cochon transgénique, Thibaud de Chassey et ses productions patriotes, Paul Pittet et ses décorations mélusiennes avaient quand même réussi à se faire une petite place. Le discours de Le Pen était peu audible mais la ferveur de ses militants toujours intacte. Qui a dit que notre époque moderne ne recèle plus de grand mystère ?</p>
<h3>Un 9 Mai confus</h3>
<p>Une semaine plus tard, le nationaliste de base était convié à ressortir son plus bel habit du mercredi pour commémorer la mort de Sébastien Deyzieu. La confusion semble avoir régné tout le début de semaine, les antifas étant prévenus par la Préfecture de Police de Paris de certaines dispositions qui, à l&rsquo;évidence, s&rsquo;appliquaient à la manifestation nationaliste et à la contre-manifestation antifa. Après avoir été sérieusement limitées, les manifestations étaient finalement autorisées le mercredi après-midi mais sur des distances très limitées et avec une multitude de rues interdites.</p>
<p>De fait, c&rsquo;est peu dire que ce 9 mai du côté des antifas ne restera pas dans les annales ! Les manifestations anti-sarko de dimanche, lundi et mardi soir (ainsi que leur lot d&rsquo;arrestations), les pressions policières sur certaines organisations politiques, ont sans doute eu un impact sur la faible mobilisation de notre côté. Mais ne nous voilons pas la face, nous n&rsquo;avons pas su gérer le casse-tête administratif mis en place par la police pour nous gêner. Un réel manque de réactivité nous a empêché de retourner la situation à notre avantage. Résultat à 19h30, un peu plus d&rsquo;une centaine de sympathisants ou militants se rassemblaient à Saint-Michel. On était bien loin des effectifs habituels pour un 9 mai ! Malgré tout, cela n&rsquo;a pas empêché les personnes présentes de passer outre les ordres de la Préfecture de Police et de marcher en direction de Port-Royal, vers le point de rassemblement des militants d&rsquo;extrême droite. Finalement la police encerclera assez rapidement les antifas pour ensuite les embarquer vers un commissariat du 18e arrondissement de Paris. Soyons clair et que cela nous serve de leçon : si tout le monde avait décidé de se rassembler, nous aurions pu engager un rapport de force avec la police, mais devant notre très faible nombre, les organisateurs nationalistes du 9 mai avaient le champ libre pour négocier l&rsquo;autorisation de leur manifestation.</p>
<p>En effet et fin de compte, le cortège nationaliste se formait et recevait à l&rsquo;évidence l&rsquo;aval de la préfecture, permettant ainsi à 350 militants ou sympathisants auxquels s&rsquo;étaient adjoints une soixantaine de hooligans du PSG de faire leur balade nocturne, encadrés par un service d&rsquo;ordre lourdement équipé. Organisé cette année par Pro Patria, un réseau de vieux militants parisiens d&rsquo;origine diverse qui semble s&rsquo;être formé l&rsquo;automne dernier et qui s&rsquo;est déjà signalé par divers collages ou bombages, le cortège réunissait des militants des différentes organisations natio : FNJ (sans son directeur national cette année), Renouveau Français (Thibaud de Chassey, Bruno Archier, Charles-Alban Schepens, Sylvain Jaurand, François Dussoubs, etc), Jeunesses Identitaires, nazis skins divers et variés de toutes générations (Batskin et quelques vieux JNR, etc&#8230;), ex-gudards (Frédéric Chatillon, Axel Loustau, etc&#8230;), individualités comme Hervé Lalin ou Éric Iorio, membre de la direction du FN et époux de Marine Le Pen&#8230; Le trajet emprunté était le même que l&rsquo;année dernière et finissait sans incident notable rue des Chartreux.</p>
<h3>De drôles de paroissiens</h3>
<p>Après la traditionnelle chansonnette agrémentée de quelques slogans hools, tout ce petit monde repartait vers Montparnasse et, tandis que les hooligans divaguaient en direction de Port-Royal, ce qui restait des manifestants allait sagement rue de la Tombe Issoire (14e arrdt) se mettre au chaud dans la salle paroissiale de l&rsquo;église Sainte-Dominique pour écouter deux groupes ayant une ressemblance somme toute assez sommaire avec la chorale des Petits Enfants à la croix de bois, à savoir les Italiens de Zetazeroalfa et les crypto-identitaires parisiens d&rsquo;Hôtel Stella. Le groupe emmené par Gaëtan Bertrand avec le renfort de Richard Pareti (ex-In Memoriam) est censé jouer du « rock hussard » en s&rsquo;inspirant du courant littéraire du même nom. En fait, la référence à la littérature n&rsquo;a pas semblé heurter les skins présents, en particulier Batskin, qui se sont lancés dans des pogos dignes d&rsquo;un groupe de RAC et le groupe lui-même d&rsquo;ailleurs n&rsquo;a pas semblé gêné outre mesure par la gerbe de bras tendus saluant certaines de leurs chansons ou reprises. Le tout s&rsquo;est de nouveau passé sans incident, du moins tant que nous y étions.</p>
<p>Que dire de cette soirée ? Évidemment que c&rsquo;est une défaite pour les antifas comme nous le soulignions précédemment et il serait stupide de nier le contraire. Mais ce triste constat appelle cependant quelques nuances. Tout d&rsquo;abord la préfecture semble avoir clairement choisi la manifestation nationaliste, ses représentants sur place tolérant même que des individus défilent casque sur la tête et manche de pioche à la main. Le préfet ne pouvant être soupçonné de quelque sympathie que ce soit eu égard à son attitude face à la soupe identitaire, cela vient donc sans doute de la prise en compte de la situation en début de soirée, à savoir d&rsquo;un côté 400 gugusses bien équipés, de l&rsquo;autre entre 100 et 200 personnes peu organisées, non armées et à la dangerosité fort limitée. Le dispositif policier a donc entièrement été mis au service des natios et le plus cocasse de cette soirée aura finalement été de voir tous ces militants, profondément révolutionnaires comme chacun sait, rouler des mécaniques dans un espace totalement nettoyé d&rsquo;une quelconque opposition par l&rsquo;intervention des forces de l&rsquo;ordre. Cela ne sembla pas gêner les hools et cela n&rsquo;empêcha pas les militants de crier « Pouvoir assassin ! » en fin de manifestation. Comme c&rsquo;étaient les mêmes qui criaient « Les CRS avec nous ! » lors des manifestations anti anti-CPE de mars 2006, la boucle est bouclée&#8230;</p>
<p>Ensuite le milieu nationaliste radical parisien semble engagé dans une dynamique unitaire qui lui donne le nombre, la force et les moyens. Cette dynamique naît bien évidemment d&rsquo;un contexte plus général qui lui est favorable : échec du FN et remise en question de la stratégie frontiste, débat public récurrent sur l&rsquo;identité nationale&#8230; Autant dire que les thématiques anti-autoritaires et égalitaires n&rsquo;ont pas exactement le vent en poupe&#8230;<br />
Enfin, au delà du fait qu&rsquo;on peut se demander si le prêtre de la paroisse Sainte-Domique était bien au courant de la nature exacte des activités qui avaient lieu dans son sous-sol, si même dieu se met de la partie et contre nous&#8230;</p>
<p>Publié le 11 mai 2007</p>
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		<title>La fête à Dieudo</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Nov 2006 13:28:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[... Et les autres]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Soral]]></category>
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		<category><![CDATA[Dieudonné]]></category>
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		<description><![CDATA[Les BBR ont donc eu lieu ce week-end. Côté affluence, rien de bien différent de l&#8217;année dernière. La durée de trois jours, le nombre de militants ou adhérents rendant service et entrant ainsi gratuitement empêche toute évaluation sérieuse. L&#8217;espace loué avait été par ailleurs recomposé, avec nettement plus de volume occupé mais également plus d&#8217;espace [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les BBR ont donc eu lieu ce week-end. Côté affluence, rien de bien différent de l&rsquo;année dernière. La durée de trois jours, le nombre de militants ou adhérents rendant service et entrant ainsi gratuitement empêche toute évaluation sérieuse. L&rsquo;espace loué avait été par ailleurs recomposé, avec nettement plus de volume occupé mais également plus d&rsquo;espace libre entre les stands. Les stands mis en valeur (les partis partenaires au niveau européen, Générations Le Pen, le FNJ) avaient une structure ouverte et occupaient une position centrale. Dans le cas du FNJ, il s&rsquo;agissait à l&rsquo;évidence d&rsquo;éviter que le stand ne devienne un point de fixation des éléments « indésirables » et que l&rsquo;alcoolémie aidant, des bagarres éclatent comme ce fut le cas l&rsquo;année dernière. Le FN demeurant un parti d&rsquo;électeurs et pas de cadres, le FN avait ratissé large dans les bonnes volontés et nombre de membres du DPS ou de l&rsquo;encadrement du salon n&rsquo;étaient pas des militants réguliers, voire encartés, du parti. Côté public, toutes les mouvances étaient présentes et le FN a clairement réintégré d‘anciens militants MNR dans la perspective des élections à venir, qu&rsquo;elles soient législatives ou municipales. Militants du Renouveau Français, des Jeunesses Identitaires ou du RED (rassemblement des Étudiants de Droite), skinheads relookés et anciens activistes du GUD se côtoyaient ainsi au gré des stands. Si tous sont extrêmement critiques envers le FN, son évolution et les options stratégiques du vieux chef, aucun ne se permet d&rsquo;attaquer publiquement le parti toujours aussi incontournable. Certains seront d&rsquo;ailleurs candidats au printemps prochain, tel Romain Vincent, figure centrale du RED qui portera les couleurs frontistes dans la petite couronne parisienne.</p>
<p>Le discours de Jean-Marie Le Pen dimanche après-midi n&rsquo;a pas apporté de grande surprise et a surtout alimenté les rumeurs dont bruisse le milieu nationaliste. La principale porte évidemment sur l&rsquo;existence réelle ou supposée d&rsquo;accords, ou tout du moins de discussions, entre Jean-Marie Le Pen et Nicolas Sarkozy. Elle n&rsquo;est pas inconcevable puisque le FN a toujours recherché des accords, ne se réfugiant dans l&rsquo;opposition frontale et la « rupture » que parce que la droite parlementaire l&rsquo;y avait contraint, tout comme le mode de suffrage majoritaire. Par ailleurs une interview récente de Jean-Marie Le Pen sur Radio Courtoisie (le 8 novembre dernier, dans l&rsquo;émission de Serge de Beketch) démontrait à l&rsquo;envie que le vieux chef n&rsquo;est pas persuadé que la candidature de Nicolas Sarkozy arrivera à terme, privilégiant (et souhaitant) plutôt une candidature Chirac. Dans tous les cas de figure, les déclarations récentes de Bernard Accoyer tendent à démontrer, sous couvert d&rsquo;argument « démocratique » par ailleurs tout à fait recevable en démocratie libérale, que l&rsquo;UMP et le FN ont d&rsquo;ores et déjà langue liée. Toute la question est jusqu&rsquo;à quel point ?</p>
<p>Les BBR n&rsquo;apportant évidemment pas de réponse sur ce plan, leur principale attraction aura été la présence de deux figures de l&rsquo;histrionisme politique, à savoir Dieudonné et Alain Soral. Pour ce dernier, ce n&rsquo;était guère une surprise. Il est maintenant de notoriété publique que c&rsquo;est lui qui a rédigé la majeure partie du discours de Valmy de Jean-Marie Le Pen, ce qui en explique la tonalité très républicaine. La présence de Soral aux BBR démontre simplement que l&rsquo;écrivain entend à présent assumer toute sa dimension de compagnon de route du FN, voire sans doute plus si affinités électorales. Dans le cas Dieudonné, sa présence était évidemment plus surprenante. On peut bien sûr se demander qui a joué le rôle d&rsquo;intermédiaire pour le faire venir, d&rsquo;Alain Soral ou de Frédéric Chatillon. La présence avec Dieudonné de Marie d&rsquo;Herbais, épouse Chatillon, par ailleurs présentatrice vidéo sur le site FN, accréditerait bien évidemment cette hypothèse. Mais l&rsquo;option Soral, voire l&rsquo;option Smahi est à vrai dire tout aussi possible. La présence du « comique » métis sert en tout cas et en tout point le dossier de campagne de Jean-Marie Le Pen et dans une autre mesure la stratégie d&rsquo;ouverture et de « dédiabolisation » du parti voulue par Marine Le Pen, même si celle-ci semble avoir été plutôt irritée par cette visite. Il faut dire que c&rsquo;était sans doute de nature à gêner son opération de charme en direction de la communauté kuive. De fait, si on voit bien l&rsquo;intérêt frontiste, celui de Dieudonné est nettement plus obscur, d&rsquo;autant plus que sa réception n&rsquo;a pas été aussi bonne qu&rsquo;il le raconte après coup. À moins que Dieudonné ignore la signification de certains cris&#8230;</p>
<p>Autre visite surprenante, mais beaucoup moins remarquée celle-ci, celle d&rsquo;Antony Attal (tout le monde n&rsquo;est pas une star ou n&rsquo;est pas passé par l&rsquo;Ile de la Tentation)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-fete-a-dieudo/#footnote_0_264" id="identifier_0_264" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il semble que A. Attal n&rsquo;&eacute;tait pas pr&eacute;sent &agrave; ces BBR, la confusion provenant de d&eacute;clarations de Wallerand de Saint-Just au journaliste de Lib&eacute;ration C. Forcari. Par contre, un autre ancien responsable du Betar &eacute;tait bien l&agrave;, M. Carlisle, qui aurait provoqu&eacute; une esclandre autour de la pr&eacute;sence de Dieudonn&eacute;. Compl&eacute;ment en date du 03 octobre 2007">1</a></sup>. Présenté par l&rsquo;AFP comme le président de la Ligue de Défense Juive alors qu&rsquo;il en est au mieux le trublion en chef, il s&rsquo;y serait rendu sur invitation. Si sa présence est bien confirmée par le FN, entre autre par Martial Bild et Wallerand de St Just, l&rsquo;invitation en revanche est démentie par la LDJ.</p>
<p>Pourtant on se souvient des déclarations de Jean-Richard Sulzer, Secrétaire Général du Groupe FN en IDF, présent avec d&rsquo;autres élus FN à la manif pour Ilan Halimi en février 2006 où il déclarait s&rsquo;y être rendu sur invitation (et sous la protection) de la LDJ. On le voit d&rsquo;ailleurs très nettement entouré de membres de la LDJ lors de son interview réalisée par France2 ce jour là.</p>
<p>Alors s&rsquo;agit-il d&rsquo;un retour d&rsquo;ascenseur ?? d&rsquo;un échange de politesse ??</p>
<p>Ou bien, le petit Antony était-il à la recherche de nouveaux soutiens à 4 jours de son procès pour l&rsquo;agression en janvier 2005 de syndicalistes distribuant un appel de solidarité avec les travailleurs palestiniens lors de la manif pour la défense du service public. Reconnu sur des photos prises durant l&rsquo;agression, il passe ce mercredi 15 novembre devant la 16ème chambre correctionnelle du TGI de Paris. On peut comprendre son inquiétude puisque il fût déjà condamné en décembre 2004 à 10 mois de prison avec sursis et de lourdes amendes pour l&rsquo;agression de militants pro-palestiniens, amendes jamais payées, puisqu&rsquo;il était, semble-t-il introuvable.</p>
<p>Affaires à suivre dans tous les cas !</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_264" class="footnote">Il semble que A. Attal n&rsquo;était pas présent à ces BBR, la confusion provenant de déclarations de Wallerand de Saint-Just au journaliste de Libération C. Forcari. Par contre, un autre ancien responsable du Betar était bien là, M. Carlisle, qui aurait provoqué une esclandre autour de la présence de Dieudonné. Complément en date du 03 octobre 2007</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Du bon usage des morts</title>
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		<pubDate>Fri, 12 May 2006 14:19:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Ayroulet]]></category>
		<category><![CDATA[antifascisme radical]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour la quatrième année consécutive, les antifas s&#8217;étaient donnés rendez-vous le 9 mai pour perturber la commémoration du 9 mai des fafs. Si l&#8217;évènement était toujours organisé conjointement par le Scalp, la CNT, Ras l&#8217;Front Noisy-Le-Grand, cette année SUD-étudiant, les JCR et Alternative Libertaire s&#8217;étaient joints à nous pour signer notre appel. Tirant les enseignements [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la quatrième année consécutive, les antifas s&rsquo;étaient donnés rendez-vous le 9 mai pour perturber la commémoration du 9 mai des fafs. Si l&rsquo;évènement était toujours organisé conjointement par le Scalp, la CNT, Ras l&rsquo;Front Noisy-Le-Grand, cette année SUD-étudiant, les JCR et Alternative Libertaire s&rsquo;étaient joints à nous pour signer notre appel.</p>
<p>Tirant les enseignements des années passées, le rassemblement a été déposé officiellement, et une agit-prop avait été préparée, afin d&rsquo;être le plus nombreux possible. Premier signe positif, au point de départ, nous étions bien plus nombreux que les autres années. Arrivés au Luxembourg, nous avons remonté rapidement le boulevard Saint-Michel pour nous positionner au niveau de la station RER Port-Royal, à quelques dizaines de mètres des fafs. Après un face-à-face tendu avec les policiers, ces derniers abandonnent l&rsquo;idée de nous repousser sur la place Ernest Denis. Ensuite nous avons le droit aux habituelles « visites de touristes », dont plusieurs ont eu le droit de goûter à la vigilance et la détermination des militants et militantes encadrant le rassemblement.</p>
<p>L&rsquo;agit-prop se met en place à partir de 21h00, tandis que les fafs partent en direction de la place Denfert-Rochereau. Elle remporte un vif succès. Mais les choses s&rsquo;accélèrent. Les fafs déboulent dans la rue d&rsquo;Assas après être passés par Montparnasse. La préfecture commence à déployer ses forces autour de la rue des Chartreux. Alors que les premières personnes partent en direction des fafs, le so antifa sécurise la place et organise le départ du camion. Finalement tout le rassemblement fonce vers la rue des Chartreux du côté du jardin de la place Ernest Denis. Les premiers échanges sont très violents et se font dans la confusion la plus totale.</p>
<p>Comme décrit ci-dessous, les fafs repliés derrière les cars de flics balancent des fumigènes, tandis que les gendarmes mobiles arrosent les antifas de grenades lacrymogènes. Ca vole dans tous les sens au-dessus de la tête des keufs. Boulons, boules de pétanque, pavés, fumigènes, tout y passe. Au bout de quelques minutes nous nous replions dans le jardin public de la place Ernest Denis d&rsquo;où partent à nouveau un maximum de projectiles. Les gendarmes mobiles tentent une sortie, mais hésitent à entrer dans le jardin public et préfèrent continuer à nous balancer à distance des grenades lacrymogènes avec des tirs tendus. Entre-temps les camions de flics, avec les canons à eaux, avancent sur le boulevard Saint-Michel pour nous prendre à revers. Des inspecteurs de la BAC, équipés de casques et de barres font irruption au coin des rues pour interpeller les antifas isolés.</p>
<p>Le SO et les coordinateurs décident alors de rassembler les troupes et de se replier vers le RER. Le retour se fera sans encombre, malgré les multiples provocations de la part des flics.</p>
<p>Côté nationaliste, la manifestation n&rsquo;a pas été moins classique que les années passées. Suite au flottement et aux déconvenues des deux premières années où ils avaient face à eux notre contre-manifestation, la micro-galaxie natio s&rsquo;est réorganisée et la manifestation est déposée en préfecture, en l&rsquo;occurrence par Odile Bonnivard, responsable du Bloc Identitaire en Ile-de-France. Pour autant les Identitaires ne semblent pas avoir jouer un grand rôle dans l&rsquo;organisation de la soirée même si les époux Bonnivard étaient présents.</p>
<p>Toutes les tendances étaient représentées et on pouvait reconnaître malgré sa casquette Alexandre Ayroulet<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/du-bon-usage-des-morts/#footnote_0_258" id="identifier_0_258" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le jeune Ayroulet &eacute;tait sans doute l&agrave; pour distribuer des tracts comme lors du 16 mars dernier, quand il fut arr&ecirc;ter dans la manifestation anti-anti-CPE&hellip;">1</a></sup>, responsable national du FNJ, Thibaut de Chassey<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/du-bon-usage-des-morts/#footnote_1_258" id="identifier_1_258" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sigdebert va encore dire qu&rsquo;on ne raconte que des b&ecirc;tises sur lui mais il &eacute;tait visible comme la moustache au milieu de la figure de &laquo;&nbsp;celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom&nbsp;&raquo; !!!">2</a></sup>, responsable du Renouveau Français, Gaëtan Bertrand, responsable des Jeunesses Identitaires Ile-de-France, ainsi qu&rsquo;une tripotée d&rsquo;anciens militants des années 1990, qu&rsquo;ils soient passées par le GUD, le FNJ ou le MNJ, ainsi que les inoxydables et traditionnels skinheads.</p>
<p>Après une première incursion de militants antifas à 20h00 qui contribue à vider le bar qui leur sert de point de rendez-vous, le cortège se déroule sans incidents notables derrière des drapeaux à croix celtique ou avec le sigle C9M.</p>
<p>C&rsquo;est en arrivant rue des Chartreux que la situation dégénère très vite. Alors que les organisateurs prennent position devant l&rsquo;immeuble, les plus excités vont jeter un œil au bout de la rue où ils s&rsquo;aperçoivent très vite que le dispositif policier est plus que léger. Un pauvre cordon de gendarmes mobiles est en effet sensé interdire l&rsquo;accès de la rue aux antifas et les premiers projectiles donnent le signal de l&rsquo;affrontement. Un groupe largement dominé par les hooligans de Boulogne tente d&rsquo;aller au contact dans la plus grande confusion et aux cris de « La France aux Français ! » ou « PSG, PSG ! ». La reprise en main de la situation par les mobiles contribue à ramener un peu de calme et la cérémonie s&rsquo;achève sans incidents.</p>
<p>Que dire sur cette soirée de mobilisation ? Nous autres antifas étions bien plus nombreux que les autres années. Sans doute aux alentours de 300 tandis que les natio peuvent être estimés à 250. Certes les fafs et leur comité du 9 mai ont finalement pu manifester, mais devant les risques d&rsquo;affrontements, la préfecture leur a imposé un parcours bien moins direct que d&rsquo;habitude. Affrontement qui finalement a eu lieu, à distance, perturbant leur cérémonie et leur prise de parole, démontrant que la belle discipline et les attitudes martiales ne sont qu&rsquo;une belle façade à la « Potemkine ».</p>
<p>On a mis un joyeux merdier dans le quartier et fait monter de plusieurs crans la pression autour de cet évènement. Le degré d&rsquo;affrontement, comme on a pu le voir lors du mouvement dit « anti-CPE », a également gagné en intensité par rapport aux dernières années. Le bras de fer contre les flics et les fafs ne fait que commencer. Nous répondrons présents une nouvelle fois l&rsquo;année prochaine.</p>
<p><em>Posté le 12 mai 2006</em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_258" class="footnote">Le jeune Ayroulet était sans doute là pour distribuer des tracts comme lors du 16 mars dernier, quand il fut arrêter dans la manifestation anti-anti-CPE&#8230;</li><li id="footnote_1_258" class="footnote">Sigdebert va encore dire qu&rsquo;on ne raconte que des bêtises sur lui mais il était visible comme la moustache au milieu de la figure de &laquo;&nbsp;celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom&nbsp;&raquo; !!!</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Nice ville interdite ?</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Sep 2005 13:53:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
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		<category><![CDATA[Identitaires]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesses Identitaires (JI)]]></category>
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		<category><![CDATA[Philippe Vardon]]></category>

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		<description><![CDATA[Posté le 30 septembre 2005 Depuis quelques jours un texte intitulé « Violences contre les nationalistes » a été mis en ligne sur le site d&#8217;information nationaliste Altermedia dirigé par Christian Bouchet et ses amis. Ce texte rappelle les attaques dont se sont rendus coupables les Identitaires contre les milieux nationalistes (c&#8217;est-à-dire le Réseau Radical [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Posté le 30 septembre 2005</p>
<p>Depuis quelques jours un texte intitulé « Violences contre les nationalistes » a été mis en ligne sur le site d&rsquo;information nationaliste Altermedia dirigé par Christian Bouchet et ses amis. Ce texte rappelle les attaques dont se sont rendus coupables les Identitaires contre les milieux<br />
nationalistes (c&rsquo;est-à-dire le Réseau Radical de Bouchet).<br />
Pour une fois l&rsquo;ancien dirigeant d&rsquo;Unité Radicale ne semble pas avoir exagéré les faits.</p>
<p>Il y a quelques mois Luc Sommeyre, militant d&rsquo;extrême droite et ancien flic, a appris à ses dépends qu&rsquo;il n&rsquo;était pas bon de vouloir exister à Nice en dehors de la bande à Fabrice Robert. Lors des assises des Identitaires à l&rsquo;automne 2004, Sommeyre décide de quitter le Bloc Identitaire, ne se reconnaissant plus dans la ligne politique du mouvement. Reprenant sa liberté, il se met à naviguer à vue, et prend contact avec Christian Bouchet à travers le site Altermedia. Mais Sommeyre s&rsquo;était rendu coupable d&rsquo;une faute très grave sans le savoir. En effet, aux yeux de Robert et Vardon il avait commis le crime ultime, travailler avec « l&rsquo;ignoble » Christian Bouchet, et devenir un possible relais pour le Réseau Radical à Nice dans le fief des Identitaires. Les chefs du Bloc et des JI ordonnent à Sommeyre de rompre tout contact avec le petit boutiquier du Réseau Radical.</p>
<p>Mais Sommeyre s&rsquo;entête et au printemps 2005 il retrouve Christian Bouchet et plusieurs de ses proches à Nice pour un repas. Tout ce petit monde a à peine eu le temps de toucher à l&rsquo;apéro que déboulent Philippe Vardon et quelques membres des Jeunesses Identitaires dans le restaurant. Le commando fonce sur Bouchet en l&rsquo;insultant. L&rsquo;un des JI tentera même de planter une fourchette dans l&rsquo;œil de ce dernier. Après le départ du commando, Sommeyre s&rsquo;aperçoit qu&rsquo;il s&rsquo;est fait dérober son casque de moto ! Une fois remis de ses émotions, naïvement, l&rsquo;ancien policier appelle<br />
Fabrice Robert pour avoir des explications et demande à récupérer son casque. Robert lui fixe alors rendez-vous à la Librairie du Paillon, la librairie nationaliste située près du port de Nice. Une fois arrivé sur place, le président du Bloc Identitaire invite Sommeyre à venir discuter tranquillement et seul dans l&rsquo;arrière boutique. L&rsquo;ancien flic s&rsquo;exécute, et à peine a-t-il franchi la porte qu&rsquo;il se fait tabasser par Robert au point d&rsquo;avoir la trace de la chaussure du chef du Bloc Identitaire sur le visage ! Ce dernier menace de mort l&rsquo;ancien flic s&rsquo;il reprenait contact avec Bouchet. Voilà une curieuse manière de régler des problèmes.</p>
<p>Le tabassage en règle chez les Identitaires est semble-t-il devenu une habitude en cas de désaccord politique.<br />
Lors du dernier Solstice d&rsquo;été, les Jeunesses Identitaires de Toulouse ont été passées à tabac pour avoir contesté la ligne politique officielle du groupe.</p>
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