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	<title>REFLEXes &#187; Pierre Sidos</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Dominique Venner a sonné les cloches une dernière fois !</title>
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		<pubDate>Wed, 29 May 2013 15:57:37 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Dominique Venner s’est suicidé le 21 mai 2013 avec une arme à feu dans le cœur de Notre-Dame de Paris, ce qui peut apparaître de prime abord comme un choix curieux pour ce païen convaincu. Si Venner n’a pas raté sa sortie, il ne devait sans doute pas s’attendre à être rabaissé par les médias au rang d’un simple essayiste nationaliste, soutien des anti-mariages homo, lui qui fut l’auteur de textes parmi les plus importants de l’extrême droite française comme <em>le Manifeste de la classe 60</em> et <em>Pour une Critique positive</em>. Qualifié pudiquement d’historien « passionné d’armes à feu », Dominique Venner était à sa manière un militant politique, voire un activiste. Il était également l’un des principaux promoteurs des thèses nationales-européennes et racialistes de l’après-guerre, et ce, bien au-delà de son prétendu retrait du milieu militant : ce qui est sûr, c’est que son « testament politique » montre que l’animal n’avait rien renié de ses engagements passés, tout comme d’ailleurs ses ouvrages, même les plus récents, entre deux publications sur la chasse ou les armes à feu, ses autres grands amours.</p>
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<p>Fils d’un ancien Croix de feu, passé par le PPF de Doriot<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/#footnote_0_497" id="identifier_0_497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" G&eacute;n&eacute;ration Occident, Fr&eacute;d&eacute;ric Charpier p 26">1</a></sup>, Dominique Venner est né le 16 avril 1935 à Paris. Fasciné par l’antiquité grecque et romaine, et plus particulièrement par Sparte, il s’engage comme officier volontaire dans l’armée Française pour aller combattre en Algérie. Rapidement repéré par les frères Sidos, il est présent au premier congrès nationaliste de Jeune Nation (JN), le 11 novembre 1955, où on lui confie l’organisation du premier camp école de Jeune Nation ainsi que la publication du bulletin interne. Si à l’époque Jeune Nation compte très peu de militants, ils sont encadrés par de jeunes soldats comme Venner, qui permettent au mouvement de tenter des coups d’éclat comme l’attaque du siège du PCF et l’incendie des locaux du journal l’<em>Humanité</em>. Venner sert également de sergent recruteur pour JN en ciblant des jeunes officiers de l’armée française qui souhaitent continuer la lutte pour l’Algérie Française en Métropole.</p>
<p>Ce travail permet à Jeune Nation de s’implanter également en Algérie, faisant de Venner l’un des véritables chefs du mouvement aux yeux des militants, nettement plus fougueux que Pierre Sidos. Le 25 novembre 1957 Venner et Jeune Nation décident de s’attaquer à l’ambassade des USA, suite à la prise de position de Kennedy en faveur de l’indépendance de l’Algérie. De nombreuses bagarres éclatent autour de l’ambassade, permettant à Jeune Nation de se faire connaître et de recruter de nouvelles têtes comme François Duprat.<br />
Lors de la dissolution du mouvement<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/#footnote_1_497" id="identifier_1_497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Apr&egrave;s l&rsquo;attentat contre l&rsquo;assembl&eacute;e nationale 1958">2</a></sup>, Venner, à la tête de la Société de presse et d’édition de la Croix Celtique, maintient le contact entre les militants et l’organisation via l’édition d’un journal, intitulé <em>Jeune Nation</em>. Il est partisan de la création d’un parti pour constituer les cadres d’un futur mouvement insurrectionnel.</p>
<div id="attachment_1722" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/venner_beret_a_gauche.jpg"><img class="wp-image-1722" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/venner_beret_a_gauche.jpg" alt="Dominique Venner est à gauche sur la photo (document tiré du livre Génération Occident)" width="500" height="744" /></a><p class="wp-caption-text">Dominique Venner est à gauche sur la photo (document tiré du livre Génération Occident)</p></div>
<p>Le 24 janvier 1960, Dominique Venner, comme Pierre Sidos, basculent dans la clandestinité. Cela n’empêche pas Venner de contacter d’anciens jeunes militants de Jeune Nation pour leur proposer de monter une structure étudiante nationaliste, la FEN (Fédération des Etudiants Nationalistes). Ce mouvement a même un texte fondateur, <em>le Manifeste de la classe 60</em>, écrit par Dominique Venner. Ce texte aura une influence non négligeable sur tous les mouvements et les jeunes militants nationalistes que les années 60 vont voir fleurir. Dans ce texte, Venner rejette le concept de démocratie et met en avant la notion de race.</p>
<p><strong>Pour une critique positive</strong></p>
<p>Le 19 avril 1961 il est arrêté. Il ne ressort de prison qu’en octobre 1962. En détention il en profite pour écrire clandestinement un texte : <em>Pour préparer l’action</em>, guide insurrectionnel pour les jeunes générations de militants de la FEN. Dans ce guide on trouve des conseils pour s’organiser et construire une structure clandestine, mais également une liste de cibles à frapper lors du coup de force comme les syndicats, les partis de gauche ou les journalistes. Mais en prison Venner s’interroge également sur l’engagement politique, après l’exécution de son ami Michel Leroy. Ce dernier, chef des commandos Z du Front Nationaliste, a été abattu sur ordre des chefs de l’OAS, dont Jean-Jacques Susini, un ancien de Jeune Nation, pour mettre au pas les gens qui auraient été tentés de ne pas suivre à la lettre les directives du mouvement. Venner s’éloigne de l’OAS et critique vivement son fonctionnement.</p>
<div id="attachment_2336" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/Jeune_Nation_Merci_Susini_fev_1997_0011.jpg"><img class="wp-image-2336" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/Jeune_Nation_Merci_Susini_fev_1997_0011-750x1024.jpg" alt="Février 97, couverture de Jeune Nation montrant plus de 30 ans après que l'OF a la rancune tenace !" width="600" height="819" /></a><p class="wp-caption-text">Février 97, couverture de Jeune Nation montrant plus de 30 ans après que l&rsquo;OF a la rancune tenace !</p></div>
<p>Il publie alors ce qui reste l’un des textes fondateurs de la mouvance nationaliste révolutionnaire <em>Pour une critique positive</em>. Dans ce texte, il rejette alors l’activisme effréné de ses années militantes à Jeune Nation au profit d’une prise du pouvoir sur le long terme, à l’aide de jeunes générations de nationalistes, encadrés et formés pour infiltrer l’Etat et ses institutions comme la police, l’armée. Avec la publication de ce texte, il rompt avec Sidos. Les années passant la haine entre les deux hommes ne cessera jamais de croître.</p>
<p><strong>Europe-Action</strong></p>
<p>Venner tire également une leçon de son expérience militante : il n’y aura pas de révolution sans parti révolutionnaire, et pas de parti sans doctrine. Sous-titré sobrement « Magazine de l’homme occidental », <em>Europe-Action</em> paraît en janvier 1963 à 10000 exemplaires. Dans cette aventure on retrouve aux côtés de Dominique Venner, Jean Mabire<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/#footnote_2_497" id="identifier_2_497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" qui en devient le r&eacute;dacteur en chef en 1965">3</a></sup> ou encore Alain De Benoist, le chantre de la « Nouvelle droite ». Le journal est lancé grâce au fichier clandestin de Jeune Nation que Venner a réussi à récupérer.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/Europe-action_no161.jpg"><img class="alignnone wp-image-2338" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/Europe-action_no161-740x1024.jpg" alt="Europe-action_no16" width="600" height="830" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’objectif de la revue ? Proposer un nationalisme européen capable de défendre la race blanche, dont la supériorité supposée sur le reste du monde ne fait pour eux aucun doute. Cette position sera en particulier défendue dans une brochure éditée par Europe-Action « Qu’est-ce que le nationalisme ».Obsédés par la peur du métissage, les fondateurs de la revue prônent évidemment le renvoi de tous les immigrés non-européens hors d’Europe (avec une crispation certaine sur l’immigration algérienne), et dans le même temps dénoncent le judéo-christianisme qui serait responsable de la faiblesse de l’Europe et invitent à un retour aux mythes païens et à la mythologie grecque. On croise dans la revue des références au fasciste belge Léon Degrelle, au sculpteur nazi Arno Breker ou encore à l’éditeur nazi autrichien Erich Kern… Le national-socialisme n’est jamais loin, tout comme le négationnisme, d’ailleurs. Mais Europe-Action sort aussi des sentiers battus à l’extrême droite, et en appelle aussi à Proudhon et Sorel, à l’officier communard Louis Rossel, ce qui déplaît dans certains milieux de la droite nationale jugée conservatrice, et ce d’autant plus que la revue considère les « mous » de l’extrême droite comme responsables de l’échec du combat pour l’Algérie française.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/l_aventure_Europe_Action_1_0011.jpg"><img class="alignnone wp-image-2339" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/l_aventure_Europe_Action_1_0011-733x1024.jpg" alt="l_aventure_Europe_Action_1_001" width="600" height="837" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans le n°5 d’<em>Europe-Action</em>, on peut lire : <em>« Pourquoi l’OAS a-t-elle échoué ? Cette question est le point de départ de Venner. Il voit une cause principale à la défaite : les nationaux (les notables) y ont pris le pas sur les militants (les nationalistes). À ces derniers de reprendre le flambeau, avec un but, la révolution, un outil, un mouvement structuré, et une doctrine claire, le nationalisme ».</em> Venner, à ce moment-là, n’est plus un novice. Il a bientôt la trentaine, de l’expérience en politique. Il sait qu’il lui faut des troupes pour porter son discours : la revue fait donc l’apologie de la jeunesse, une jeunesse « virile» à qui Venner demande de devenir d’authentiques « soldats politiques ».<br />
Dans ce numéro on retrouve également un <em>Dictionnaire du militant</em>, un exercice de style qui sera repris quelques décennies plus tard au Front National, à Unité Radicale ou chez les Identitaires. Il s’agit d’un travail sémantique, où l’on doit donner de nouvelles définitions à certains mots comme racisme, antiracisme ou culture pour mieux les retourner contre les adversaires politiques et espérer un jour les imposer dans les médias : par exemple, dans le<em> Dictionnaire du militant</em> de Venner, l’antiracisme désigne « les racistes anti-blancs ».</p>
<p>L’accueil d’Europe-Action est parfois mitigé, à la fois pour sa critique de l’activisme, ses règlements de compte avec l’OAS mais également pour ses prises de position violemment hostiles au christianisme, accusé d’être en partie à l’origine de la décadence de l’Occident et ses écrits évoquant un nationaliste européen. Cela crée des tensions au sein même de la FEN, des étudiants hostiles à la ligne d’Europe-Action quitteront la FEN pour se rapprocher de Pierre Sidos et de son nationalisme plus traditionnel, pour fonder Occident.</p>
<p>Après l’échec de la campagne présidentielle de Tixier-Vignancourt<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/#footnote_3_497" id="identifier_3_497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;&eacute;quipe d&rsquo;EA tentera de prendre le contr&ocirc;le des comit&eacute;s TV, dirig&eacute; par Jean-Marie Le Pen. apr&egrave;s le d&eacute;part des hommes de Sidos">4</a></sup> et l’expérience du parti politique, le Rassemblement Européen de la Liberté, Venner et l’équipe d’<em>Europe-Action</em> tirent une nouvelle fois un bilan mitigé de l’engagement politique et militant. Ce constat les amène à créer des Groupes de Recherches et d’études pour la Communauté Européenne (GRECE). Dominique Venner va se faire alors de plus en plus discret, n’apparaissant principalement qu’au sein des activités du GRECE et de sa publication Nouvelle Ecole.<br />
Il sera contacté, parmi d’autres, en 1972 par l’équipe d’Ordre Nouveau pour prendre la tête du Front National<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/#footnote_4_497" id="identifier_4_497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="la droite nationale en France de 1971 &agrave; 1975 Fran&ccedil;ois Duprat, &eacute;d. l&rsquo;homme libre, p25">5</a></sup> mais devant ses hésitations, la bande d’Alain Robert se tournera vers Jean-Marie Le Pen.</p>
<p>Dans les années 80, il publie quelques ouvrages sur des thématiques très fortes à l’extrême droite, comme <em>Baltikum</em>, consacré aux corps francs allemands des années 1920<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/#footnote_5_497" id="identifier_5_497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="groupes de soldats de la premi&egrave;re guerre mondiale d&eacute;mobilis&eacute;s, sur lesquels vont s&rsquo;appuyer en parti les nazis pour conqu&eacute;rir la rue">6</a></sup>, <em>Les Blancs et les Rouges</em>, un ouvrage revenant sur l’arrivée au pouvoir de Lénine, ainsi qu’une <em> Histoire critique de la Résistance</em></p>
<p>Au début des années 90 Dominique Venner publie<em> Enquête sur l’histoire</em>, revue d’histoire très à droite, où les guerres mondiales seront qualifiées de guerres civiles européennes, selon la terminologie en vogue chez les néo-nazis ou les nationalistes européens. La revue, qui avait un stand à certaines fêtes BBR du FN deviendra en 2002 la <em>Nouvelle Revue d’Histoire</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/#footnote_6_497" id="identifier_6_497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Venner quelques jours avant sa mort avait nomm&eacute; un ancien du GRECE, Philippe Conrad directeur de la r&eacute;daction">7</a></sup>. Ces dernières années il intervenait parfois sur les ondes de Radio Courtoisie</p>
<p>Dans l’un de ses derniers ouvrages, <em>Le Siècle de 1914,</em> paru en 2006, Venner, sous un discours plus policé et des références plus académiques, montre qu’il n’a rien renié de ses idées. Il écrit : « <em>Depuis la fin du XXe siècle, nous sommes entrés dans une logique multipolaire soumise au choc des civilisations et des puissances (…) Dans ce monde, les occasions et les acteurs ne manquent pas qui vont s’entendre à tout bouleverser, donc, paradoxalement à rendre leurs chances aux Européens »</em>. Il explique plus loin pourquoi les Européens doivent se reprendre : « <em>D’acteurs décisifs de l’histoire, les Européens sont devenus spectateurs. (…) D’autres que nous</em> [NDR : quelle belle litote!]<em>, autour de nous et parfois même chez nous, se montrent des acteurs entreprenants et téméraires. Nous les voyons s’agiter. Ils font l’histoire ou pensent la faire en obéissant à des ambitions et à un volontarisme que nous connaissons bien</em> ». Cet art de l’implicite, Venner le développe quand il s’agit de trouver une solution : «<em> les Européens ont d’abord besoin de refaire leurs forces en se lavant de ce qui les a miné. (…) Aujourd’hui que les Européens sont confrontés à des défis mortels et inédits, le retour à leurs sources primordiales se pose comme jamais, au moins pour ceux qui ont la vocation d’agir en vue d’une renaissance.</em> » Qui peuvent bien être ces héros des temps modernes, sauveurs de l’Occident ? Venner ne le dit pas, mais il précise : « <em>Les renaissances ont toujours été préparées par de très petits nombres capables de s’imposer les règles ascétiques des anciens ordres militaires </em> »… Bref, si on lit entre les lignes, pour éviter d’être submergé par les étrangers qui cherchent à nous faire disparaître, il faut se débarrasser du sentiment de culpabilité judéo-chrétien pour renouer avec nos racines les plus anciennes (helléniques, pour Venner), et attendre qu’un groupe de soldats déterminés agissent : exactement le discours qu’il tenait lorsqu’il a fondé Europe-Action…</p>
<p><strong>Voilà c’est fini</strong></p>
<p>Un vieillard se suicide, et c’est toute l’extrême droite qui s’enflamme. Du MAS aux Identitaires, en passant par Troisième voie de Serge Ayoub, Christian Bouchet ou Marine Le Pen<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/#footnote_7_497" id="identifier_7_497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="pas certain que la pr&eacute;sidente du FN &eacute;tait l&rsquo;id&eacute;al nationaliste de Dominique Venner">8</a></sup>, tous ont rendu hommage à l’homme. Et dans ce cas, comme souvent, le seul à s’être distingué c’est Jean-Marie Le Pen, qui tenta de relativiser la place de Venner dans l’histoire de l’extrême droite française, le qualifiant d’« intellectuel », un terme peu gratifiant dans la bouche du père. En vieillissant, Jean-Marie Le Pen ne s’arrange pas et garde toujours la dent dure pour ceux qu’il a pu côtoyer tout au long de sa carrière politique.</p>
<div id="attachment_1726" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/Bouchet-f60a3.jpg"><img class="wp-image-1726" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/Bouchet-f60a3.jpg" alt="Bouchet profite de l'hommage rendu à Venner pour régler ses comptes avec l'Œuvre Française" width="600" height="297" /></a><p class="wp-caption-text">Bouchet profite de l&rsquo;hommage rendu à Venner pour régler ses comptes avec l&rsquo;Œuvre Française</p></div>
<div id="attachment_1727" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/HommagevennerCasapound.jpg"><img class="wp-image-1727" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/HommagevennerCasapound.jpg" alt="Hommage à Venner en Italie par les militants de Casapound" width="600" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Hommage à Venner en Italie par les militants de Casapound</p></div>
<p>Celui qui va sans doute rejoindre Saint-Loup et Jean Mabire au Panthéon des nationalistes socialisant les plus radicaux, avant l’arrivée prochaine de Pierre Vial, était paradoxalement assez méconnu de la base militante du FN de ces dernières années et encore plus du grand public. Se tenant à bonne distance du milieu militant, les derniers à avoir essayé de le récupérer ou de recevoir son adoubement furent évidemment les Identitaires. Les dirigeants (Fabrice Robert en particulier) ou ex-dirigeants (Philippe Millau) l’ont rencontré plusieurs fois et appréciaient entre autre son point de vue sur Marine Le Pen qu’il jugeait comme étant une personne qui « ne se caractérisait pas particulièrement par la profondeur de sa pensée politique » mais dont le principal intérêt était de travailler pour les identitaires au sens large. Cette collaboration a pu prendre la forme de séminaires &#8211; que ce soit avec les dirigeants du Bloc ou avec les jeunes &#8211; sur lesquels Venner a toujours tenu à conserver la plus grande discrétion, mesurant sans doute l’exploitation qu’en feraient les Identitaires et refusant toute inféodation à un groupe.</p>
<p>Venner n’était donc pas isolé du milieu militant, preuve les nombreux cadres de la mouvance nationaliste comme <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-paris-se-la-coule-douce-au-front-national-de-marine-le-pen/">Julien Rochedy</a> le directeur du FNJ, <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/">Frédéric Châtillon</a> (Riwal s’occupant à une époque de la mise en page de la <em>Nouvelle Revue d’Histoire</em>), <a href="http://reflexes.samizdat.net/loustau-le-vigile-de-marine-le-pen/">Axel Loustau</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">Antoine Roucheray</a>, Romain Vincent l’ancien responsable du Rassemblement des Etudiants de Droite (RED) ou Jacques Bompard, étaient présents le soir même devant Notre-Dame pour rendre hommage à Venner et chanter le « Chant des Lanquennets », le chant traditionnel des jeunes radicaux nationalistes.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/DSCN1497.jpg"><img class="wp-image-2340 size-medium alignleft" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/05/DSCN1497-300x225.jpg" alt="Hommage parisien du samedi 25 mai 2013" width="300" height="225" /></a>Quelques jours plus tard l’ambiance est bien retombée. L’hommage public qui devait être rendu par toute l’extrême droite française devant Notre-Dame a fait un bide : à peine une trentaine de personnes avec en tête d’affiche Roland Hélie, c’est un peu léger.</p>
<p>Hommage parisien du samedi 25 mai 2013</p>
<p>Les premières attaques ont également commencé à pointer leur nez, en particulier en ce qui concerne l’OF via son site officieux, qui s’est lâché sur Venner, le qualifiant de « militant de salon ».</p>
<p>Le plus étrange dans tout ça aura été, suite au suicide de Venner, l’annonce de l’autodissolution des anarcho-royalistes du Lys Noir, annonçant son passage dans la clandestinité, sous la forme du « Mouvement du 6 Mai », en appelant « résolument au coup d’Etat militaire salvateur ». Peu étonnant quand on connait le parcours de Rodolphe Crevelle<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/#footnote_8_497" id="identifier_8_497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="l&rsquo;unique animateur de ce groupuscule">9</a></sup>, il avait déjà fait parler de lui dans les années 90 avec son Groupe Francité, qui rêvait d’envahir et de reconquérir le Val d’Aoste, l’Andorre ou encore le Pas de la Case. Après quelques années d’agitation et de mini coup d’éclats, Rodolphe Crevelle et son groupe retomberont vite dans l’oubli et l’anonymat, euh.. dans la clandestinité</p>
<p>Heureusement pour nos « clandestins putschistes », aujourd’hui la technologie nous permet de rester en contact, notamment grâce au téléphone portable dont ils laissent le n° avec la précision suivante « Sur écoute, appelez-nous d’une cabine » !</p>
<p>Peu de doutes, l’Etat doit trembler, et Dominique Venner se retourner, maintenant qu’il est dans sa tombe !</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_497" class="footnote"> <em>Génération Occident</em>, Frédéric Charpier p 26</li><li id="footnote_1_497" class="footnote">Après l’attentat contre l’assemblée nationale 1958</li><li id="footnote_2_497" class="footnote"> qui en devient le rédacteur en chef en 1965</li><li id="footnote_3_497" class="footnote">L’équipe d’EA tentera de prendre le contrôle des comités TV, dirigé par Jean-Marie Le Pen. après le départ des hommes de Sidos</li><li id="footnote_4_497" class="footnote"><em>la droite nationale en France de 1971 à 1975</em> François Duprat, éd. l’homme libre, p25</li><li id="footnote_5_497" class="footnote">groupes de soldats de la première guerre mondiale démobilisés, sur lesquels vont s’appuyer en parti les nazis pour conquérir la rue</li><li id="footnote_6_497" class="footnote">Venner quelques jours avant sa mort avait nommé un ancien du GRECE, Philippe Conrad directeur de la rédaction</li><li id="footnote_7_497" class="footnote">pas certain que la présidente du FN était l’idéal nationaliste de Dominique Venner</li><li id="footnote_8_497" class="footnote">l’unique animateur de ce groupuscule</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Les bonnes oeuvres de Bruno Gollnisch !</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Oct 2010 15:25:03 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Œuvre française]]></category>

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		<description><![CDATA[Sur un site espagnol d’extrême droite, Infonacional.com, on peut voir Alexandre Gabriac1, l’un des soutiens inconditionnels de Bruno Gollnisch au sein du FN, participer en tant que membre de L’Œuvre Française (OF) à une manifestation pro-franquiste en Espagne en 2008 et tendre le bras droit lors du repas qui suivit l’évènement. Il portait alors la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Sur un site espagnol d’extrême droite, <em>Infonacional.com</em>, on peut voir Alexandre Gabriac<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/#footnote_0_468" id="identifier_0_468" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Conseiller r&eacute;gional et secr&eacute;taire r&eacute;gional du FNJ Rh&ocirc;ne-Alpes.">1</a></sup>, l’un des soutiens inconditionnels de Bruno Gollnisch au sein du FN, participer en tant que membre de L’Œuvre Française (OF) à une manifestation pro-franquiste en Espagne en 2008 et tendre le bras droit lors du repas qui suivit l’évènement. Il portait alors la tenue réglementaire de l’organisation de Pierre Sidos.</p>
<div id="attachment_1487" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/Gabriac_Infonacional2008.jpg"><img class="wp-image-1487" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/Gabriac_Infonacional2008.jpg" alt="Gabriac_Infonacional2008" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Alexandre Gabriac et Jérome Guigue</p></div>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/Benedetti_Infonacional2008.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1486" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/Benedetti_Infonacional2008.jpg" alt="Benedetti_Infonacional2008" width="640" height="480" /></a></p>
<p>Ces liens entre certains membres du FN et l’OF ne sont pas nouveaux. On sait que depuis au moins 2002, l’OF (sous le nom Jeune Nation sur Lyon, ancien nom de la formation de Pierre Sidos) et Yvan Benedetti sont montés en puissance au sein du FN lyonnais, au point que la protection de Gollnisch est régulièrement assurée par des militants de l’OF/JN. Benedetti a également lancé un journal pro-gollnisch <em>Droite Ligne</em> pour soutenir son candidat dans la course à la présidence du FN et contre-balancer <em>Nations Presse Info</em> (NPI), entièrement dévoué à Marine Le Pen.<br />
Quant au site <em>Les jeunes avec Gollnisch</em>, qui livre une guerre quotidienne sur le net et sur facebook au clan de Marine Le Pen<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/#footnote_1_468" id="identifier_1_468" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il serait fastidieux de reprendre tous les &eacute;pisodes de cette guerre num&eacute;rique, qui a officiellement d&eacute;but&eacute; avec l&rsquo;universit&eacute; d&rsquo;&eacute;t&eacute; du FNJ o&ugrave; Gollnisch n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; invit&eacute;.">2</a></sup>, ce site serait tenu selon le site <em>Metapedia</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/#footnote_2_468" id="identifier_2_468" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Une sorte de wikipedia faf, auquel participe en particulier Christian Bouchet, qui a pris parti pour Marine Le Pen. Un site qui permet &agrave; certains de r&eacute;gler quelques comptes par articles interpos&eacute;s avec des mouvements concurrents. L&rsquo;&OElig;uvre Fran&ccedil;aise en particulier n&rsquo;avait que mod&eacute;r&eacute;ment appr&eacute;ci&eacute; sa notice sur Metapedia et l&rsquo;avait fait savoir par un communiqu&eacute; officiel, en &eacute;gratignant au passage Christian Bouchet.">3</a></sup>, par des militants de l’OF et du Renouveau Français.</p>
<p>Autre exemple de proximité à peine masquée entre l&rsquo;Oeuvre et l&rsquo;équipe Gollnisch : le cas Christophe Georgy, ou « Georgy-Gausset », c’est selon, Gausset étant le nom de famille de son épouse Amélie, épouse rencontrée à un meeting du Front puisque elle aussi était militante du parti !</p>
<p>L’individu a un pedigree chargé : bien connu des militants antifas locaux<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/#footnote_3_468" id="identifier_3_468" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="voir article du Scalp21 &ndash; No Pasaran n&deg; 78, printemps 2010">4</a></sup>, il est membre du FN depuis les années 1980 (il adhère en 1986), responsable du DPS Zone 4 (c’est-à-dire du Grand Est), membre du bureau du FN de la Côte d&rsquo;Or (FN 21), plusieurs fois candidat, suppléant voire simple figurant sur des listes FN (bien entendu), la dernière en date sera aux Régionales de 2010 où il figurera en dernière place, loin derrière son épouse qui pour l&rsquo;occasion prendra le prénom de « Marie-Amelie ».</p>
<p>Christophe a eu droit a son heure de gloire cet été grâce à « feu » Jacques Vassieux<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/#footnote_4_468" id="identifier_4_468" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Secr&eacute;taire d&eacute;partemental FN de Savoie, animateur principal du site Nations Presse Infos (NPI) et du magazine qui en est issu NP Mag, il aura &eacute;t&eacute; un soutien ind&eacute;fectible &agrave; Marine Le Pen jusqu&rsquo;&agrave; son d&eacute;c&egrave;s le 22 septembre dernier">5</a></sup>. En effet pour une simple histoire de photo et de « droits réservés », Christophe s’est retrouvé la vedette d’un article sur NPI dans lequel il s’est fait tailler un costume sur mesure. Il s&rsquo;y fit même traiter de « rat »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/#footnote_5_468" id="identifier_5_468" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ne voulant surtout pas passer chez les &laquo; marinistes &raquo; pour ce qu&rsquo;ils ne seraient pas, on a bien rigol&eacute; de voir J. Vassieux apporter cette utile pr&eacute;cision &laquo; * Rat = Radin &raquo; !!!
Et oui, il y a peu encore dans les milieux d&rsquo;extr&ecirc;me droite ceux que l&rsquo;on affublait de cette expression &eacute;taient plut&ocirc;t issus d&rsquo;une certaine communaut&eacute; !">6</a></sup>. Il en découlera insultes, invectives et règlements de comptes divers, le tout via des forums et autres blogs avec mise en ligne d&rsquo;échanges de mails privés, bref que du bonheur. C&rsquo;est durant cette guéguerre virtuelle que Christophe Georgy se fera aussi traiter de menteur lorsqu&rsquo;il tentera de nier son appartenance à l&rsquo;OF en prétextant que la double appartenance au FN est interdite. Et pourtant, cela ne l&rsquo;a pas empêché d&rsquo;animer la 1ère rencontre militante de l&rsquo;OF à Dijon &#8211; sa ville &#8211; l&rsquo;année dernière, aux côtés de Pierre Sidos et Yvan Benedetti. Difficile de faire mieux pour une première ! Tout comme il est difficile de croire que sur une ville comme Dijon les responsables FN locaux n&rsquo;étaient pas au courant alors que cette soirée de l&rsquo;OEuvre avait lieu 15 jours à peine avant la réunion du bureau du FN 21&#8230;</p>
<div id="attachment_1488" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/Sidos-Benedetti-Georgy-2009-ca972.jpg"><img class="wp-image-1488" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/Sidos-Benedetti-Georgy-2009-ca972.jpg" alt="8 janvier 2009, P. Sidos, Y. Benedetti et C. Georgy pour la 1re rencontre militante de l’Oeuvre Française sur Dijon" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">8 janvier 2009, P. Sidos, Y. Benedetti et C. Georgy pour la 1re rencontre militante de l’Oeuvre Française sur Dijon</p></div>
<p>Finalement il faudra l&rsquo;intervention d&rsquo;un Eric Staelens, responsable du DPS<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/#footnote_6_468" id="identifier_6_468" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancien responsable du DPS Ile de France, il sera auditionn&eacute; lors de la Commission d&rsquo;enqu&ecirc;te parlementaire sur le DPS en 1999.">7</a></sup> et proche de C. Georgy pour mettre fin aux hostilités.</p>
<p>Toutefois, dans toutes ces attaques contre Georgy, il en manquait une selon nous, et de taille : nous nous permettons donc d&rsquo;apporter notre gravier à cet édifice. Christophe est en effet aussi un passionné, qui sait faire vivre la mémoire des anciens. Il est ainsi l&rsquo;initiateur et le responsable du Cercle des Amis de Léon Degrelle et de son bulletin éponyme.</p>
<div id="attachment_1489" style="width: 484px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/no1-juin2009.jpg"><img class="size-large wp-image-1489" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/no1-juin2009-774x1024.jpg" alt="Septembre 2009, 1er numéro du bulletin" width="474" height="627" /></a><p class="wp-caption-text">Septembre 2009, 1er numéro du bulletin</p></div>
<p>Plutôt de bonne facture, ce bulletin est évidemment consacré à Léon Degrelle et à la Division Wallonie, mais sans sectarisme on y parle aussi des anciens de la Division Charlemagne (bien souvent dans la rubrique nécro d&rsquo;ailleurs), du soutien au négationniste Vincent Reynouard<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/#footnote_7_468" id="identifier_7_468" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="V. Reynouard qui gr&acirc;ce &agrave; une p&eacute;tition en ligne lanc&eacute;e par Paul Eric Blanrue a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;un soutien un peu plus m&eacute;diatis&egrave; que d&rsquo;habitude dans ces milieux, et, bien entendu cela au nom de la &laquo;libert&eacute; d&rsquo;expression&raquo;. Soutien relay&eacute; par Jean Bricmont, mais chut &hellip; il va encore se mettre en col&egrave;re le p&rsquo;tit bonhomme et nous en pondre des tonnes sur les &laquo; antifascistes de salon &raquo; que nous sommes !!!">8</a></sup>, on y fait aussi de la pub pour des sites ou revues amis tels que <em>Droite Ligne</em>, <em>Faits et Documents</em> d&rsquo;E. Ratier, <em>Rivarol</em>&#8230;..</p>
<div id="attachment_1490" style="width: 616px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/no6-sept2010_6_.jpg"><img class="size-full wp-image-1490" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/no6-sept2010_6_.jpg" alt="Septembre 2010, dernier numéro en date" width="606" height="846" /></a><p class="wp-caption-text">Septembre 2010, dernier numéro en date</p></div>
<p>Parfois, on peut même y trouver des pépites. Dans le n° 3 de décembre 2009 par exemple, on apprend que Korentin Falc&rsquo;hun, réalisateur du documentaire <em>Léon Degrelle, la führer de vivre</em> diffusé sur la chaine belge RTBF l&rsquo;année dernière n&rsquo;est autre que Corentin Denis, un ancien du GUD des années 1990. Corentin a orienté ses travaux de maitrise et de thèse sur la personne de Léon Degrelle et il en est devenu tout naturellement un « spécialiste » incontournable pour beaucoup de média<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/#footnote_8_468" id="identifier_8_468" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sur le m&ecirc;me sch&eacute;ma qui voit l&rsquo;ancien militant du GUD Laurent Frohlich &ecirc;tre interview&eacute; par les journalistes chaque fois que ceux-ci ont besoin d&rsquo;un point de vue sur les catholiques int&eacute;gristes &ndash; rebaptis&eacute;s &laquo;intransigeants&raquo; par Frohlich &ndash; sous pr&eacute;texte que cet avocat leur a consacr&eacute; une th&egrave;se de sciences politiques.">9</a></sup>.</p>
<p>Récemment le Cercle vient de se doter d&rsquo;un nouveau site internet (moins facile à faire fermer qu&rsquo;un blog) intitulé <em>Rex Libris</em>. Pour l&rsquo;anectode celui-ci a été développé par Jerome Saumier, qui est aussi le concepteur du site des éditions L &lsquo;Homme Libre de William Bonnefoy, ancien responsable du GUD<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/#footnote_9_468" id="identifier_9_468" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Voir les articles&nbsp;ici et&nbsp;l&agrave;">10</a></sup>, et accessoirement propriétaire des droits sur les écrits de Léon Degrelle grâce à la veuve de ce dernier, comme le rappellera Christophe dans le n° 5 de son bulletin de juin dernier. La boucle est bouclée !</p>
<p>Enfin, pour conclure sur cette « non-affaire », Christophe, pas rancunier pour un sous, se contentera dans son dernier numéro de s’étonner de voir NP Mag « <em>reprendre le fameux balai rexiste pour illustrer sa une</em> », et ne pourra pas s&rsquo;empêcher de rappeler « <em>les origines de son directeur</em> ».</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/no6-sept2010_2_.jpg"><img class="alignnone wp-image-2227 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/no6-sept2010_2_.jpg" alt="no6-sept2010_2_" width="610" height="846" /></a></p>
<p>Y&rsquo;a pas! Ça vole haut en ce moment au Front&#8230;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_468" class="footnote">Conseiller régional et secrétaire régional du FNJ Rhône-Alpes.</li><li id="footnote_1_468" class="footnote">Il serait fastidieux de reprendre tous les épisodes de cette guerre numérique, qui a officiellement débuté avec l’université d’été du FNJ où Gollnisch n’avait pas été invité.</li><li id="footnote_2_468" class="footnote">Une sorte de <em>wikipedia</em> faf, auquel participe en particulier Christian Bouchet, qui a pris parti pour Marine Le Pen. Un site qui permet à certains de régler quelques comptes par articles interposés avec des mouvements concurrents. L’Œuvre Française en particulier n’avait que modérément apprécié sa notice sur Metapedia et l’avait fait savoir par un communiqué officiel, en égratignant au passage Christian Bouchet.</li><li id="footnote_3_468" class="footnote">voir article du Scalp21 &#8211; No Pasaran n° 78, printemps 2010</li><li id="footnote_4_468" class="footnote">Secrétaire départemental FN de Savoie, animateur principal du site <em>Nations Presse Infos</em> (NPI) et du magazine qui en est issu <em>NP Mag</em>, il aura été un soutien indéfectible à Marine Le Pen jusqu&rsquo;à son décès le 22 septembre dernier</li><li id="footnote_5_468" class="footnote">Ne voulant surtout pas passer chez les « marinistes » pour ce qu&rsquo;ils ne seraient pas, on a bien rigolé de voir J. Vassieux apporter cette utile précision « * Rat = Radin » !!!<br />
Et oui, il y a peu encore dans les milieux d&rsquo;extrême droite ceux que l&rsquo;on affublait de cette expression étaient plutôt issus d&rsquo;une certaine communauté !</li><li id="footnote_6_468" class="footnote">Ancien responsable du DPS Ile de France, il sera auditionné lors de la Commission d&rsquo;enquête parlementaire sur le DPS en 1999.</li><li id="footnote_7_468" class="footnote">V. Reynouard qui grâce à une pétition en ligne lancée par Paul Eric Blanrue a bénéficié d&rsquo;un soutien un peu plus médiatisè que d&rsquo;habitude dans ces milieux, et, bien entendu cela au nom de la «liberté d&rsquo;expression». Soutien relayé par Jean Bricmont, mais chut … il va encore se mettre en colère le p&rsquo;tit bonhomme et nous en pondre des tonnes sur les « antifascistes de salon » que nous sommes !!!</li><li id="footnote_8_468" class="footnote">Sur le même schéma qui voit l&rsquo;ancien militant du GUD Laurent Frohlich être interviewé par les journalistes chaque fois que ceux-ci ont besoin d&rsquo;un point de vue sur les catholiques intégristes &#8211; rebaptisés «intransigeants» par Frohlich &#8211; sous prétexte que cet avocat leur a consacré une thèse de sciences politiques.</li><li id="footnote_9_468" class="footnote">Voir les articles <a href="http://reflexes.samizdat.net//groupe-union-defense-gud/">ici</a> et <a href="http://reflexes.samizdat.net/petites-boutiques-des-horreurs/">là</a></li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>9 mai 2010 : De Jeanne d&#8217;Arc à Deyzieu, une même Occupation</title>
		<link>https://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/</link>
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		<pubDate>Fri, 14 May 2010 14:29:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Axel Loustau]]></category>
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		<category><![CDATA[Roland Hélie]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Deyzieu]]></category>
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		<category><![CDATA[Synthèse Nationale (revue)]]></category>

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		<description><![CDATA[La rue de Rivoli avait dimanche matin dernier un petit air de fin des années 1980. Il ne manquait à vrai dire qu’une Kübelwagen pour définitivement fixer l’ambiance mais on peut supposer que ce sera pour l’année prochaine… Voici donc un petit bilan du 9 mai 2010 qui restera, sans nul doute, un très bon cru en zone occupée.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La rue de Rivoli avait dimanche matin dernier un petit air de fin des années 1980. Il ne manquait à vrai dire qu’une Kübelwagen pour définitivement fixer l’ambiance mais on peut supposer que ce sera pour l’année prochaine… Voici donc un petit bilan du 9 mai 2010 qui restera, sans nul doute, un très bon cru en zone occupée.</p>
<p>Cette année le 9 mai se trouvait correspondre au deuxième dimanche du mois de mai et à la célébration de la Jeanne c’est-à-dire la fête de Jeanne d’Arc. Depuis que le FN a opté pour le 1er Mai, cette célébration ne réunissait que des groupuscules, principalement l’Action Française, l&rsquo;Œuvre Française, la CRC de l’abbé Georges de Nantes ou encore épisodiquement l’ex-Garde Franque / Renouveau Français. Le 9 mai pour sa part consiste en un hommage à Sébastien Deyzieu, ex-militant de l’œuvre décédé à la suite d’une manifestation anti-américaine le 8 mai 1994 qui était alors organisée par le GUD et les JNR de Serge Ayoub. La conjonction de dates créée par le calendrier cette année a permis à tout ce petit monde de se retrouver, du moins pour une partie d’entre eux, et de fusionner les mots d’ordre.</p>
<h3>La manifestation !</h3>
<p>Le matin donc, une manifestation réunissait un conglomérat d’organisations sur une thématique de « résistance nationale au mondialisme » pour laquelle était convoquée la figure de Jeanne d’Arc. Elle devait permettre à tous les groupes participants d’afficher leurs couleurs, de se compter et accessoirement de renouer avec une manifestation de commémoration pour la mort de S. Deyzieu qui n’avait pas eu lieu l’année dernière. Accessoirement car à l’évidence cette thématique n’était pas le sujet central de mobilisation des troupes. Une messe ayant eu lieu, comme l’année dernière, la veille au soir à Saint-Nicolas du Chardonnet, Serge Ayoub a du considérer qu’il avait rempli le minimum syndical sur cette question. Place aux grandes manœuvres politiques !</p>
<p>Sous un caractère « unitaire », il s’agissait pour chaque groupuscule de montrer qu’il existe et qu’il entend faire entendre sa petite musique dans la recomposition actuelle de l’extrême droite. À ce petit jeu, c’est indéniablement Ayoub le grand gagnant comme nous le verrons ci-dessous : la banderole C9M drainait derrière elle plus de 200 manifestants qui contournaient ainsi la logique partidaire des autres groupes. Malin comme un gorille, Serge Ayoub se place ainsi en figure centrale du milieu nationaliste parisien trois ans seulement après un retour qui à l’époque provoqua plus de ricanements que d’applaudissements émus. Pour le reste, le cortège s’apparentait largement au mariage de la carpe et du lapin, entre paganistes chevelus et contre-révolutionnaires catholiques. Encore manquait-il le réseau France Nationaliste de Thierry Maillard qui s’en était récemment retiré au profit d’une manifestation à Reims au même moment et sur une thématique moins « sociale ». Signe de ces tempêtes dans un crachat, Maillard, déguisé en parachutiste<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/#footnote_0_457" id="identifier_0_457" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="sans doute pour mieux tromper les services psychiatriques">1</a></sup>, avait menacé des militants du Renouveau Français à l’occasion du 1er Mai du FN et retourné leur table en guise de punition bien méritée : ces militants étaient bien moins gros que lui. Il faut dire que la participation de Maillard aurait été une curiosité.</p>
<h3>Les absents</h3>
<p>Il est en effet le responsable du FN sur Reims et surtout un ami proche de Laurent <a href="http://reflexes.samizdat.net/agitation-dans-le-bocal/">Latruwe</a>, ancien tout comme lui de l&rsquo;Œuvre française et surtout co-animateur du blog Nations Presse Info ainsi que de la revue éponyme sous le pseudonyme de Roland Mâchefer. Or NPI ne manque jamais une occasion d’attaquer le petit milieu gravitant autour de la NDP, de Robert Spieler à Roland Hélie et la revue <em>Synthèse Nationale</em>. Ce que l’on retrouve dans ce qu’écrivait Maillard en octobre 2008 à propos de la réunion annuelle organisée par <em>Synthèse Nationale</em> : « <em>Puisque le Réseau France nationaliste n’a surtout pas été convié à cette réunion publique, après avoir été contacté et pressenti pour y participer, et puisque Roland Hélie a dédaigné répondre aux inquiétudes et interrogations que notre porte-parole, Thierry Maillard, lui avait exposées par téléphone, nous ne voyons pas pourquoi nous nous gênerions pour afficher devant tout le monde ce que nous pensons de cet éphémère rassemblement hétéroclite et contre nature qui ressemble plus à une « Groupuscule’s Fiesta » parisienne. </em></p>
<p>« Si Le Pen arrive un jour au pouvoir, nous serons tous dans l’opposition ! » affirmait crânement Roland Hélie en janvier dernier, au moment de la campagne présidentielle. Tel devrait être l’intitulé de cette réunion du 27 octobre à Paris destinée à rassembler tous les anti-Le Pen, des plus ringards aux plus aigris en passant par les parasites et autres boulets notoires. Et question boulet, l’organisateur de cette petite sauterie s’y connaît&#8230;</p>
<p>Outre qu’il collectionne les désastres politiques et les inimitiés, le « directeur » de Synthèse nationale vit, depuis plus de 30 ans, avec une seule obsession pathologique : la haine de Le Pen, du FN et de ses militants. […] La paresse intellectuelle (et physique), entremêlée d’égoïsme, de couardise, fourberie et mégalomanie, n’a jamais rien donné de positif en politique ou ailleurs. Il paraît même qu’il se prend pour un « courant de pensée » à lui tout seul&#8230; Désespérant !</p>
<p>Feignant de s’entendre comme larrons en foire, la plupart des intervenants ne peuvent pas se sentir&#8230; et certains de façon viscérale ! Et comme toute politique se juge à ses résultats, il pourrait être édifiant d’étaler le bilan politique des uns et des autres de ces dix dernières années, en commençant par celui du maître d’œuvre, justement. La grotesque « revue » qui parraine cette réunion est, de loin, l’absolu contraire d’un travail consciencieux, soigné, appliqué, intelligent et réfléchi. En tout état de cause, tout l’opposé de ce qu’il est nécessaire (et même urgent !) de faire au sein de notre mouvance politique pour préparer les mois et années à venir. […] L’amoncellement d’intervenants épars qui nourrit péniblement cette « feuille » semble vivre dans une douillette bulle idéalisée, bien à l’abri de tout ce qui pourrait contredire sa vision hédoniste du ghetto de l’extrême-droite. Ceux-là mêmes s’imaginent que l’électorat national issu de la gauche ouvrière est forcément acquis, alors que chacun sait qu’aucun électorat n’est jamais définitivement assujetti et que, justement, le corpus électoral frontiste subit une érosion fâcheuse de cet électorat là depuis la dernière présidentielle. Mais il est tellement rassurant de s’isoler dans des a priori lénifiants&#8230; Ainsi, par flémingite aiguë, on multiplie les marronniers (article d&rsquo;information de faible<br />
importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible) et on s’autosatisfait de peu&#8230; de bien peu !<br />
Et 12 euros pour essuyer les résidus de la grosse commission, c’est quand même très cher&#8230;</p>
<p>L’intitulé interrogatif de cette réunion, « Comment défendre notre identité ? », témoigne des limites intellectuelles des organisateurs : après plus de trois décennies de présence ininterrompue à l’extrême-droite, ils s’interrogent encore sur la façon d’aborder ce sujet incontournable. Lamentable !</p>
<p>Outre le fait qu’aucun responsable de poids du Front National n’est invité à s’exprimer librement, il est à<br />
noter que Synthèse nationale est une des rares feuilles, se prétendant « nationale », qui refuse de s’associer, de près ou de loin, aux manifestations qui ont lieu ces derniers temps contre le mini traité européiste de Sarközy et pour la défense d’une France indépendante et souveraine. Rien d’étonnant lorsque l’on sait que parmi les organisateurs se trouve Robert Spieler, ex-président du groupuscule séparatiste Alsace d’Abord, cache sexe d’une Allemagne d’Abord au service des euromondialistes, et qui prône une idéologie supranationale en accord avec la Constitution européiste de Sarkozy. Au demeurant, on peut s’étonner de la présence d’un certain nombre de personnalités à cette assemblée de bras cassés, qui se différencient nettement de la piétaille.</p>
<p>Comme la venue annoncée de Pierre Sidos, fondateur de L’Œuvre Française, lui qui a su donner la croix celtique aux nationalistes radicaux comme signe de ralliement et a toujours été d’une rigueur absolue concernant la défense de notre sol, de notre langue, de notre peau. Cautionne-t-il les délires francophobes, voire cosmopolites, de certains au mental de métèques ? Et sait-il vraiment ce que Roland Hélie ose déverser sur lui dans son dos ? Nous nous refusons à croire que ce chef historique du nationalisme français puisse s’être laissé abuser par des individus aussi malfaisants dans une aventure aussi ouvertement antinationale. Ceci reste incompréhensible pour nous.</p>
<p>Ou bien encore, comme Jean-François Touzé<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/#footnote_1_457" id="identifier_1_457" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="On avait un peu perdu de vue Jean-Fran&ccedil;ois Touz&eacute; depuis qu&rsquo;il s&rsquo;&eacute;tait fait mettre &agrave; la porte de la Nouvelle Droite Populaire le 17 septembre 2008, soit 7 mois apr&egrave;s la cr&eacute;ation du parti. Ses anciens comp&egrave;res des ann&eacute;es 80 et 90 (soit la bande d&rsquo;ancien du PFN de Roland H&eacute;lie &hellip;) avaient peu gout&eacute; ses prises positions pro-sionistes et pro-atlantistes. Il avait lanc&eacute; dans la foul&eacute;e la Nouvelle Droite R&eacute;publicaine, rapidement transform&eacute;e en Alliance pour les Libert&eacute;s, petite officine ultra-lib&eacute;rale qui vient de mettre la cl&eacute; sous la porte et donc certains membres ont rejoint Riposte La&iuml;que.
Jusque l&agrave; rien qui puisse bouleverser l&rsquo;&eacute;quilibre des forces au sein de l&rsquo;extr&ecirc;me droite fran&ccedil;aise, d&rsquo;autant que l&rsquo;APL a eu peu d&rsquo;activit&eacute;, mise &agrave; part la pr&eacute;sence de l&rsquo;un de ses membres sur la liste identitaire de la &laquo; la Ligue du Sud &raquo; de Bompard et Vardon. Tout &ccedil;a commence &agrave; sentir le sapin pour l&rsquo;ancien pigiste de Rock&rsquo;n Folk. Il faut dire que la stabilit&eacute; et la coh&eacute;rence id&eacute;ologique n&rsquo;ont jamais &eacute;t&eacute; le fort de JFT. En 1984 il rejoint le FN mais fait coller ses affiches en 1986, &agrave; Paris par des militants de l&rsquo;UNI recrut&eacute;s via Alain Denizet, num&eacute;ro 3 du mouvement estudiantin proche du RPR et de l&rsquo;ancien SAC. En 1989 il quitte le FN avec des anciens du PFN et fondent plusieurs structures nationalistes, dont les Comit&eacute;s &laquo; Espace Nouveau &raquo; et l&rsquo;Alliance Populaire en 1992. L&rsquo;AP pr&eacute;sentera 80 candidats lors des l&eacute;gislatives de 1993, dont Serge Ayoub. La derni&egrave;re fantaisie de Touz&eacute; est sa signature (au c&ocirc;t&eacute; de Beno&icirc;t Fleury ancien chef du GUD parisien des ann&eacute;es 1990) pour une p&eacute;tition sur dialexis.org qui appelle &agrave; contrer un appel &agrave; l&rsquo;unit&eacute; lanc&eacute; par des sionistes de gauche paru dans le journal Le Monde.">2</a></sup>, élu régional d’Ile-de-France qui, après avoir laborieusement gravit ces dernières années nombre d’échelons au sein du FN &#8211; grâce à l’appui bienveillant de Jean-Marie Le Pen, du reste &#8211; se compromet ici dans une attitude forcément stérile. Aurait-il à ce point peur du pouvoir en politique, si modeste soit-il, pour rétrograder dix ans en arrière, sous l’influence pathétique et pleurnicharde d’un Hélie « Nouilles-Saucisses » ayant le sens politique d’un enfant de quatre ans ? A moins qu’il ne cherche à briller au milieu des médiocres, sans s’apercevoir qu’il est le dindon de la farce&#8230; Il y a quelques mois encore, il était plus lepéniste que Le Pen. « Mon avenir politique, c’est Marine », lançait-il comme pour se justifier. Et gare à celui qui aurait osé le contredire ! Mais il est vrai qu’il a toujours été très réceptif aux jérémiades incessantes de son égocentrique « ami » ; une sorte de substitut de p’tit frère attardé que l’on tire derrière soi comme sa croix. Pourtant, ce dernier ne s’était pas gêné, devant tout le monde, pour le traîner d’une façon particulièrement abjecte dans la boue, le couvrir d’insultes et de reproches en tous genres, et cela pendant plus d’un an&#8230; Est-il si nécessaire de le rappeler ?</p>
<p>Celui-là justement parle de retour aux « fondamentaux », au sein de son parti, principes intangibles qui firent jadis le succès de la Droite nationale. Suggestion certes louable, mais qui, à l’évidence, est hors sujet au regard de l’ubuesque composition hétéroclite des intervenants et de la conception même de la feuille de choux qui parraine cette réunion. Quels « fondamentaux » peut-on tirer des provocations bêtement racistes et primitives d’un Lamberterie, morveux simplet -amateur de poncifs gauchisants-, à l’égard de tout ce qui n’est pas magyar ? Quels « fondamentaux » peut-on espérer des délires antinationaux, francophobes et pangermanistes d’un Spieler ou des rêveries mytho-helvétiques d’un Vial qui a manifestement trop abusé du chocolat Milka ?<br />
[…] Et si l’on prétend « rassembler sans exclusive » tout ce qui compte au sein de la mouvance nationale, alors pourquoi ne pas avoir invité Thierry Mudry ? Il aurait pu s’associer avec Bernard Antony pour étaler son amour immodéré des islamistes des Balkans qui oeuvrent pour l’éradication des chrétiens orthodoxes. Pourquoi ne pas faire venir Dieudonné M’Bala M’Bala qui aurait pu partager avec Anne Kling son approche très particulière de la communauté de « l’entité » ? Et, encore, pourquoi ne pas avoir invité Paul-Marie Couteaux qui aurait pu papoter chiffons avec Eric Miné ?</p>
<p>De semblables réunions publiques ont déjà eu lieu ces dernières années : on se souvient de celles des Comités Espace Nouveau puis, plus proche de nous, des deux réunions de la Maison de l’Identité. Initiatives à chaque fois qualifiées sans rire par leurs initiateurs d’« énorme succès »&#8230; Initiatives éphémères, sans lendemain et au résultat politique nul. Initiatives justes bonnes à amuser la galerie du ghetto de l’extrême-droite. […] Comme nous le confiait, il y a quelques années, le regretté Roland Gaucher : « Ces gens-là ne font pas de politique, ils font des coups et c’est tout ce qu’ils sont capables de faire ! ».</p>
<p>Avec de tels spécimens, les tenants du régime peuvent dormir tranquilles. Le plus souvent inaptes à toute entreprise sérieuse, leur demander de travailler vraiment –et pas de profiter du travail des autres !- serait leur faire violence&#8230; Leur farouche volonté de vouloir absolument retourner en 1970 (époque bénie des groupuscules et des petits services négociés aux gens du Système&#8230;), prouve que nous ne risquons pas d’être démentis.</p>
<p>Pourtant, nous savons très bien que quelques intervenants sont d’une parfaite honnêteté intellectuelle, notamment ces provinciaux soucieux de défendre leur véritable Identité. Aussi, nous ne doutons pas de la sincérité de la plupart de ceux qui viendront à cette après-midi festive. Mais, outre les éternels boutiquiers orientaux en quête, jamais assouvie, de lucre (Randa, Larebière&#8230;), et les sempiternels touristes de la mouvance qui vont toujours là où il y a&#8230; quelque chose à boire ; quelque puissent être les motivations de chacun, ceux qui participeront à cette réunion publique peuvent être assurés que les bénéfices récoltés (car il y en aura forcément) ne serviront nullement à défendre notre identité, et encore moins la France et les Français, mais bien à combattre, même modestement, l’idéal d’une France souveraine et indépendante, le Front National et son Président, Jean-Marie Le Pen.</p>
<p>Et, cela, en tant qu’ultras du nationalisme français, ardents défenseurs d’une France une et indivisible,<br />
nous ne pouvons l’accepter ! »</p>
<p>Pouf pouf.</p>
<p>D’autres mouvements nationalistes étaient d’ailleurs absents, comme le PDF ou l&rsquo;Œuvre Française. Si dans ce dernier cas il semble qu’il s’agisse d’un refus de Pierre Sidos de servir la soupe à Serge Ayoub, le choix de Carl Lang de se tenir loin de cette pantalonnade répondait sans doute davantage à un réel souci de respectabilité et de sérieux politique autant qu’aux incertitudes sur la capacité de mobilisation du parti sur une telle initiative.</p>
<h3>Les présents</h3>
<p>Restaient donc les autres, à savoir et dans l’ordre :<br />
- <strong>Les « vieux »</strong>. Robert Spieler, Pierre Vial. La veille, les mêmes étaient intervenus lors du Conseil National de la NDP dans le Xe arrondissement de Paris. Une partie de ce conseil étant ouverte au public, cela nous a permis de constater une fois de plus que la NDP ne savait pas compter puisque bien loin des 150 cadres et militants annoncés sur le site du groupuscule, nous n’en avons pas compté plus de 80, soit la moitié. Pierre Vial s’est d’ailleurs montré à cette occasion égal à lui-même en multipliant les allusions et clins d’œil antisémites comme à chaque fois qu’il intervient en public.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/RF_2010.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1445" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/RF_2010-1024x576.jpg" alt="RF_2010" width="600" height="338" /></a></p>
<p>- <strong>Le Renouveau Français</strong>. L’enjeu était de taille pour le RF : il lui fallait absolument afficher plus de militants que le GUD ou Terre &amp; Peuple sous peine de passer une fois de plus pour des branquignoles, à 15 jours de la 3ème édition de leur congrès nationaliste à Villepreux. De Chassey, Jaurand, Revenaz et les autres ont dû être soulagés, c’était le cas. À noter que le principal slogan du RF était « <em>Aujourd’hui l’anarchie, demain l’ordre nouveau !</em> », slogan de toute première fraîcheur s’il en est, qui collait bien avec l’ambiance générale de la manifestation et qui faisait comme un écho au novateur « <em>Communistes assassins !</em> » lancé en boucle par le FNJ lors du défilé du 1er Mai dernier. Le groupuscule, sans peur ni reproche, avait osé confier son mégaphone à François Dussoubs, c’est dire si les dirigeants du RF aiment prendre des risques.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/RF_2010-2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1446" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/RF_2010-2-1024x576.jpg" alt="RF_2010-2" width="600" height="338" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/RF_2010-3.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1447" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/RF_2010-3-1024x576.jpg" alt="RF_2010-3" width="600" height="338" /></a></p>
<p>- <strong>La Nouvelle Droite Populaire</strong>. Il suffit d’aller sur le site de <em><a href="http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2010/05/09/contre-le-mondialisme-ce-matin-les-forces-nationalistes-et-i.html" target="_blank">Synthèse Nationale</a></em> pour constater la singulière exactitude du bilan de la NDP sur son propre cortège, « des centaines de manifestants… », au regard de la photographie publiée par la revue. Par ailleurs, étant donnée l’importance numérique des jeunes skinheads dans le cortège mais également parmi les participants au conseil national de la veille, la NDP aurait mieux fait de s’appeler NPD, cela aurait été plus conforme à la réalité. Derrière la NDP, une petite délégation des (encore) Belges de Nation tentait de se faire une petite place, sans qu’on sache bien s’ils étaient là pour Deyzieu, pour Jeanne d’Arc ou par erreur puisqu’ils avaient dans un premier temps annoncé leur participation à la manifestation de Civitas l’après-midi même. Ils ont malgré tout assuré le SO de cette dernière, avec quelques membres de la Vlaams Huis.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NDP_2010.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1448" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NDP_2010-1024x576.jpg" alt="NDP_2010" width="600" height="338" /></a></p>
<p>- <strong>Terre &amp; Peuple</strong>. La participation de l’association à prétention culturelle fondée par Pierre Vial à une manifestation politique était une première depuis longtemps puisque T&amp;P a toujours pratiqué un certain retrait à l’égard de ce type d’engagement. Le résultat fut à la hauteur, avec une petite dizaine de participants franciliens emmenés par Michel Colls, responsable de la bannière Ile-de-France. Ces militants auraient sans doute eu plus de succès s’ils avaient amené avec eux cette fameuse soupe au cochon à laquelle ils participent régulièrement. Penses-y pour l’année prochaine Raoul !</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/GUD_2010-1.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1449" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/GUD_2010-1-1024x576.jpg" alt="GUD_2010-1" width="600" height="338" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/GUD_2010-2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1450" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/GUD_2010-2-1024x576.jpg" alt="GUD_2010-2" width="600" height="338" /></a></p>
<p>-<strong> Le GUD</strong>. C’était évidemment le clou du spectacle puisque cette manifestation constituait la première sortie du groupe depuis sa « reconstitution » cet hiver. Autant dire que l’on n’a pas été déçu puisqu’on a pu y retrouver tous les agités du bocal qui tentent de se faire un nom en reprenant l’héritage laissé en déshérence depuis 2002. Outre <a href="http://aafparis.over-blog.com/article-facultes-du-mouvement-a-l-extreme-droite--43988195.html" target="_blank">Edouard Klein</a>, on pouvait donc reconnaître Baptiste Coquelle<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/#footnote_2_457" id="identifier_2_457" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Qui &eacute;ditait un fanzine naziskin il y a quelques ann&eacute;es quand il &eacute;tait dans la r&eacute;gion lilloise">3</a></sup>, Hadrien Palminteri, Valentin Bourgeois, Lancelot Galey ou encore Kevin « Gaven » Lamadieu. Ce dernier était d’ailleurs très en forme et visiblement pas le moins du monde assagi après <a href="http://aafparis.over-blog.com/article-gesticulations-fascistes-dans-le-quartier-latin-49319363.html" target="_blank">ses récentes frasques sorbonnesques</a>. Le jeune homme a pourtant déjà une casserole pénale avec l’agression de N. Rachedi il y a deux ans. Il faut croire que la vieille génération a cependant une confiance toute relative dans ce que les petits nouveaux vont faire de la marque de fabrique puisqu’elle n’a cessé de les chaperonner et de marquer sa présence. Il faut dire qu’elle était venue en nombre : outre Frédéric Chatillon<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/#footnote_3_457" id="identifier_3_457" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le grand Fred portait pour l&rsquo;occasion un T-Shirt arborant un d&eacute;licat Leben ist Kampf (la vie est un combat) sur fond bleu entour&eacute; d&rsquo;armes diverses et vari&eacute;es sans doute command&eacute; chez les kamarades d&rsquo;outre-rhin. Entre autres, chez les&nbsp;n&eacute;o-nazis autichiens ou celui-ci sur le site du&nbsp;NPD">4</a></sup>, Jildaz Mahé et Axel Loustau qui ont cru bon de se <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/05/09/9-mai-2010-un-ancien-du-gud-menace-des-journalistes/" target="_blank">faire remarquer</a>, on pouvait voir Antoine <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">Roucheray</a>, Fabien Bouttier ou encore Jean Denègre, soit toute la fine fleur du GUD vintage 90’. Tous ont d’ailleurs fort apprécié la pantalonnade anti-journaliste et on peut finalement en tirer la conclusion que la jeune génération n’est décidément pas à la hauteur des anciens puisque ce sont ceux-ci qui ont du se charger d’une besogne typiquement gudarde.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/GUD_2010-3.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1451" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/GUD_2010-3-1024x576.jpg" alt="GUD_2010-3" width="600" height="338" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NAL_2010.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1452" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NAL_2010-1024x576.jpg" alt="NAL_2010" width="600" height="338" /></a></p>
<p>- <strong>Les Nationalistes Autonomes lorrains</strong>. Regroupant une petite cinquantaine de participants, le cortège des NA faisait flotter sur la manifestation une petite atmosphère d’Outre-Rhin. Nous avons déjà eu <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-autonomes-nationalistes-en-allemagne-mefiez-vous-des-imitations/">l’occasion de l’écrire</a>, la révolution culturelle allemande n’a pour l’instant pas générer un mouvement de fond en France et en particulier en Ile-de-France. Pour autant, ce cortège prouve que les expériences européennes continuent de fasciner une fraction du mouvement nationaliste français en recherche de formules à succès pour sortir de la division et d’un relatif marasme. Les NA ont largement essaimé en Europe de l’Est comme en témoignent les visuels et compte-rendus diffusés régulièrement par le blog Zentropa. La question se pose donc d’évaluer dans quelle mesure la greffe peut prendre en France. La Lorraine et plus particulièrement la Moselle, de par son histoire propre, ne constitue pas de ce point de vue un exemple généralisable. Cependant, la sensation provoquée par le cortège lorrain montre la réalité de l’intérêt porté par les jeunes natios.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NAL_2010-2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1453" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NAL_2010-2-1024x576.jpg" alt="NAL_2010-2" width="600" height="338" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NAL_2010-3.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1454" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NAL_2010-3-1024x576.jpg" alt="NAL_2010-3" width="600" height="338" /></a></p>
<p>- <strong>Le C9M</strong>. Sans conteste, le cortège numériquement le plus important puisqu’il regroupait tous ceux qui étaient là pour Sébastien Deyzieu et qui ne faisaient pas partie des groupes sus-nommés. Histoire de créer le buzz dans la jeunesse nationaliste, Ayoub avait décidé pour l’occasion de faire précéder le C9M d’une ligne de gros bras quarantenaires présentés comme des anciens JNR et affublés de jolis t-shirt siglés JNR Croire Combattre Obéir (chanson des Evil Skin), qui ont fait fureur chez les petites jeunes. Pour autant ils n’étaient pas tous retraités et à l’extrémité de cette ligne on pouvait voir Daniel Mack. Celui-ci a un profil des plus classiques puisqu’après avoir officié comme stewart du PSG il est devenu cogneur avec les indep de Boulogne. Autant dire qu’il était à sa place.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/C9M_2010-1.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1455" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/C9M_2010-1-1024x576.jpg" alt="C9M_2010-1" width="600" height="338" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/C9M_2010-2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1456" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/C9M_2010-2-1024x576.jpg" alt="C9M_2010-2" width="600" height="338" /></a></p>
<p>Côté sono, l’ambiance était assurée avec la musique de Militia Dei, un groupe de musique industriel du Nord, qui n’a rien de germanique comme certains ont pu le croire. Enfin la manifestation s’est terminée par des prises de parole des responsables, dont Serge Ayoub est largement sorti vainqueur à l’applaudimètre. Puis une grosse vingtaine de participants, essentiellement du GUD, sont partis déposés une gerbe rue des Chartreux, là où Deyzieu avait fait sa chute mortelle il y a 16 ans.</p>
<h3>Un bilan</h3>
<p>L’anecdotique étant posé, quel bilan peut-on tirer de ce 9 mai ? À l’évidence c’est un succès pour les organisateurs et il serait politiquement stupide d’affirmer le contraire. Ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle pour le FN et pour les Identitaires. Cela ne permet cependant pas d’en tirer des conclusions prospectives très claires. L’objectif pour tous les mouvements d’extrême droite est en effet à court terme : 2011, 2012 voire 2014 en gros. Le congrès du FN en janvier prochain, les élections cantonales de mars 2011, présidentielle de 2012 voire municipales de 2014 ouvrent en effet une période d’incertitude pour des mouvements en construction qui doivent donc renforcer leur base organisationnelle pour espérer durer. À ce titre, les perspectives de la NDP du MNR et du PDF sont limitées : leur base est faible est vieillissante. Cela explique largement la nécessité affirmée par ces trois mouvements lors du CN de la NDP de prolonger la coalition formée lors des dernières élections régionales. Cela devrait leur permettre d’exister lors des prochains rendez-vous électoraux et de jouer un vrai rôle de nuisance non seulement à l’égard du FN mais également envers le Bloc Identitaire. L’alliance NDP-MNR-PDF ne rate d’ailleurs jamais une occasion de placer ses mots d’ordre dans la double perspective du nationalisme et de l’identité, ce qui est tactiquement fondé puisqu’une majeure partie du public d’extrême droite peine à distinguer ces deux termes.<br />
Les perspectives de Serge Ayoub sont plus difficiles à définir. À l’évidence, ce 9 mai va lui bénéficier. Mais il n’a pour l’instant affiché aucune ambition électorale : son principal projet serait de sortir une marque de vêtements ! Au-delà du caractère quelque peu caricatural de l’annonce, il semble évident que le personnage ne devrait pas se contenter de cela. L’alternative est donc simple : soit construire quelque chose tout seul, soit monnayer cette aura régénérée auprès d’un des pôles nationalistes une fois la situation éclaircie, soit après le congrès du FN en janvier.<br />
Dans tous les cas, la concurrence des différents groupes les place à l’offensive. Écrire que les mois à venir vont être fondamentaux est donc une tautologie. Le mouvement antifasciste a des raisons d’être inquiet !</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_457" class="footnote">sans doute pour mieux tromper les services psychiatriques</li><li id="footnote_1_457" class="footnote">On avait un peu perdu de vue Jean-François Touzé depuis qu’il s’était fait mettre à la porte de la Nouvelle Droite Populaire le 17 septembre 2008, soit 7 mois après la création du parti. Ses anciens compères des années 80 et 90 (soit la bande d’ancien du PFN de Roland Hélie …) avaient peu gouté ses prises positions pro-sionistes et pro-atlantistes. Il avait lancé dans la foulée la Nouvelle Droite Républicaine, rapidement transformée en Alliance pour les Libertés, petite officine ultra-libérale qui vient de mettre la clé sous la porte et donc certains membres ont rejoint Riposte Laïque.<br />
Jusque là rien qui puisse bouleverser l’équilibre des forces au sein de l’extrême droite française, d’autant que l’APL a eu peu d’activité, mise à part la présence de l’un de ses membres sur la liste identitaire de la « la Ligue du Sud » de Bompard et Vardon. Tout ça commence à sentir le sapin pour l’ancien pigiste de <em>Rock’n Folk</em>. Il faut dire que la stabilité et la cohérence idéologique n’ont jamais été le fort de JFT. En 1984 il rejoint le FN mais fait coller ses affiches en 1986, à Paris par des militants de l’UNI recrutés via Alain Denizet, numéro 3 du mouvement estudiantin proche du RPR et de l’ancien SAC. En 1989 il quitte le FN avec des anciens du PFN et fondent plusieurs structures nationalistes, dont les Comités « Espace Nouveau » et l’Alliance Populaire en 1992. L’AP présentera 80 candidats lors des législatives de 1993, dont Serge Ayoub. La dernière fantaisie de Touzé est sa signature (au côté de Benoît Fleury ancien chef du GUD parisien des années 1990) pour une pétition sur dialexis.org qui appelle à contrer un <a href="http://www.rue89.com/la-tribune-du-vaticinateur/2010/05/01/jcall-lappel-des-juifs-deurope-pour-la-paix-149764" target="_blank">appel à l’unité</a> lancé par des sionistes de gauche paru dans le journal <em>Le Monde</em>.</li><li id="footnote_2_457" class="footnote">Qui éditait un fanzine naziskin il y a quelques années quand il était dans la région lilloise</li><li id="footnote_3_457" class="footnote">Le grand Fred portait pour l’occasion un T-Shirt arborant un délicat <em>Leben ist Kampf</em> (la vie est un combat) sur fond bleu entouré d&rsquo;armes diverses et variées sans doute commandé chez les kamarades d&rsquo;outre-rhin. Entre autres, chez les <a href="http://brodnig.org/index.php?/archives/160-Der-ORF-und-die-Neonazis.html" target="_blank">néo-nazis autichiens</a> ou celui-ci sur le site du <a href="http://www.ds-versand.de/product_info.php?info=p2353_Polo-Hemd-Leben-ist-Kampf.html&amp;XTCsid=iqc3n6tnko5cjild8v9uh73oc7" target="_blank">NPD</a></li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Synthèse Nationale (revue)</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 09:10:43 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Synthèse Nationale est une revue nationaliste et « identitaire » dirigée par Roland Hélie, créée en octobre 2006, dont la ligne éditoriale pourrait être : « pas d’ennemi à l’extrême droite », et qui tiendrait le rôle de revue officieuse du parti Nouvelle Droite Populaire (NDP). Cette revue est le dernier avatar en date de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Synthèse Nationale est une revue nationaliste et « identitaire » dirigée par Roland Hélie, créée en octobre 2006, dont la ligne éditoriale pourrait être : « pas d’ennemi à l’extrême droite », et qui tiendrait le rôle de revue officieuse du parti Nouvelle Droite Populaire (NDP). Cette revue est le dernier avatar en date de l’équipe d’anciens du PFN, qui depuis le début des années 90, tente d’exister en marge du FN à travers de multiples structures (<a href="http://reflexes.samizdat.net/espace-nouveau/">Espace Nouveau</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/comite-espace-nouveau/">Comités Espace Nouveau</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/alliance-populaire/">Alliance Populaire</a>, [<a href="http://reflexes.samizdat.net/parti-national-republicain/">Parti National Républicain</a>, Club Ligne Droite), et que l’on retrouve aujourd’hui dans la NDP (Nouvelle Droite Populaire). De ce fait, il n’est pas étonnant de voir que Jean-François Touzé (jusqu’en 2008), Anne Kling, Robert Spieler …fassent partie de l’équipe rédactionnelle.</p>
<p>Le rédacteur en chef Roland Hélie commença sa carrière militante le 22 juin 1973, en décidant d’adhérer à Ordre Nouveau alors que celui-ci venait de tenir la veille un meeting qui allait lui être fatal puisqu’il aura pour conséquence la dissolution du groupe néo-fasciste quelques jours plus tard. Sa volonté de s’engager au sein d’ON ne peut donc pas se concrétiser…Il est ultérieurement contacté par des anciens d’ON qui l’invitent à rejoindre le Front National, fraîchement créé. Le temps que le père Roland réagisse, alors qu’il est décidé finalement à rejoindre ses nouveaux camarades au sein du parti frontiste, ces derniers ont, quant à eux, décidé de quitter le FN pour adhérer aux Comités Faire Front (qui donneront naissance au PFN), hostiles à la ligne défendue par Le Pen au FN ! Voilà comment Roland Hélie se retrouve au <a href="http://reflexes.samizdat.net/front-de-la-jeunesse/">Front de la jeunesse</a> et donc au PFN dans les années 70. En 1981 il est l'un des responsables du Parti des Forces Nouvelles au côté de Jack Marchal, Didier Lecerf et Olivier Cazal. En 1984, avec la fin du PFN, il rejoint le Front National, juste après les premiers succès électoraux du Front, pour renforcer l’équipe de Jean-Pierre Stirbois.<br />
En 1986 il intègre National-Hebdo, dirigé par <a href="http://reflexes.samizdat.net/ils-avaient-un-kamarade/">Roland Gaucher</a>, un autre ancien du PFN et fonde l'Institut d'Histoire et de Politique avec Philippe Colombani et Georges-Paul Wagner, futur centre de formation des cadres du Front National.<br />
Début des années 90, il s’éloigne du FN et fonde avec Jean-François Touzé les Comités Espace Nouveau, puis l’Alliance populaire et enfin le PNR.<br />
Synthèse Nationale, à la ligne éditoriale fortement islamophobe, a soutenu, au nom de l'union patriotique, la candidature de Jean-Marie Le Pen lors de la présidentielle d'avril 2007. La revue s’est fixé pour objectif de rassembler au sein de la droite nationale, toutes les familles politiques. La revue œuvre, pour ce faire, au rapprochement entre les différents mouvements qui composent cette famille politique, que leurs bannières « … soient frappées de la croix celtique ou du trident, du marteau de Thor ou du Sacré-Cœur, de la flamme tricolore ou de la feuille de chêne. » (Interview Roland Hélie, interview du 8 décembre 2008 site d’extrême droite GénérationFA8). En pratique, la revue fédère essentiellement des militants et des cadres nationalistes hostiles à Jean-Marie Le Pen et à sa fille.</p>
<div id="attachment_2269" style="width: 221px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/Synthese_Nationale.jpg"><img class="size-medium wp-image-2269" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/Synthese_Nationale-211x300.jpg" alt="Synthèse Nationale n°32 été 2013,  où Esteban Morillo devient victime d'un &quot;mensonge d'état&quot;" width="211" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Synthèse Nationale n°32 été 2013, où Esteban Morillo devient victime d&rsquo;un &laquo;&nbsp;mensonge d&rsquo;état&nbsp;&raquo;</p></div>
<p>Les participants de la 1ère journée de Synthèse Nationale pour le 1er anniversaire de la revue le 27 octobre 2007 :<br />
-Bernard Antony, ex FN, Président de Chrétienté Solidarité)<br />
-Alexis Arette, ancien syndicaliste agricole<br />
-Nicolas Bay, à l’époque n°2 du MNR et depuis dirigeant de Convergence Nationale<br />
-Martial Bild, FN<br />
-Odile Bonnivard, Porte- parole de <a href="http://reflexes.samizdat.net/identitaires-bloc-identitaire-jeunesses-identitaires-la-soupe-aux-vardon/">Solidarité des Français</a><br />
-Jérôme Bourbon, Journaliste à Rivarol<br />
-Filip Dewinter, Vlaams belang<br />
-Xavier Guillemot, Directeur de l’Idée bretonne<br />
-Roland Hélie, Directeur de Synthèse nationale<br />
-Anne Kling, Défendre notre identité<br />
-Bruno Larebière, rédacteur en chef de Minute et du Choc du Mois<br />
-Didier Lecerf, historien, rédacteur à Synthèse nationale<br />
-Thibaut de Chassey, directeur de l’Héritage et responsable du Renouveau français.<br />
-Hilde De Lobel, député au Parlement flamand (Vlaams belang)<br />
-Jack Marchal, fondateur du <a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a><br />
-Frédéric Pichon, président de Europae gentes<br />
-Olivier Pichon, Directeur de Monde et Vie<br />
-Philippe Randa, Ecrivain et éditeur<br />
-Fabrice Robert, ex FN et MNR, ancien membre de Troisième Voie et d’Unité Radicale, Président du Bloc identitaire<br />
-Catherine Robinson, Journaliste à Présent<br />
-Pierre Sidos, Président de l’Œuvre Française<br />
-Chantal Spieler, Présidente de Solidarité alsacienne (version alsacienne de la Soupe Identitaire)<br />
-Robert Spieler, ex FN et membre d’Alsace d’Abord à cette époque<br />
-Jean-François Touzé, ex PFN et ex FN, ex NDP et fondateur en 2008 de la Nouvelle Droite Républicaine<br />
-Pierre Vial, Président de Terre et Peuple, ex FN et ex MNR</p>
<p>Les participants à la 2ème journée de synthèse nationale, le 23 novembre 2008, avec pour thème : RENAISSANCE EUROPEENNE !<br />
-Pierre Descaves, ancien député, conseiller régional de Picardie, Président de France Résistance,<br />
-Filip Dewinter, député d&rsquo;Anvers, porte-parole du Vlaams belang,<br />
-André Gandillon, rédacteur en chef de <a href="http://reflexes.samizdat.net/militant/">Militant<br />
</a>-Nicolas Gauthier, directeur de FLASH<br />
-Pieter Kerstens, chef d&rsquo;entreprise<br />
-Anne Kling, écrivain<br />
-Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale,<br />
-Laurent Leclerc<br />
-Henry Nitzche, député au Bundestag (ex CDU – Pro Deutschland)<br />
-Frédéric Pichon, avocat, président d&rsquo;Europae gentes<br />
-Arnaud Raffard de Brienne, écrivain<br />
-Philippe Randa, éditeur et écrivain<br />
-Jean-Claude Rolinat, écrivain, élu local en Ile-de-France<br />
-Utta Scrembs. responsable de Pro Munich<br />
-Robert Spieler, ancien député, délégué général de la Nouvelle Droite Populaire<br />
-Nicolas Tandler, écrivain et journaliste</p>
<p>Lors de cette deuxième journée, Claude Hermant (ex mercenaire et ex DPS), responsable de Terre Celtique et de la Vlaams Huis, était également présent dans le public. A l’époque proche des Identitaires, il s’en est éloigné depuis.</p>
<p>Les participants de la 3ème journées de Synthèse Nationale le Mercredi 11 novembre 2009</p>
<p>- Gabriel Adinolfi, militant nationalise révolutionnaire fondateur de Terza Posizione, écrivain et journaliste (Rome)<br />
- Francis Bergeron, écrivain<br />
- Hilde Delobel, représentante du Vlaams belang (Anvers)<br />
- Andé Gandillon, directeur de Militant<br />
- Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale<br />
- Anne Kling, écrivain<br />
- Carl Lang, Président du Parti de la France<br />
- Annick Martin, secrétaire générale du MNR<br />
- Philippe Randa, écrivain et éditeur<br />
- Jean-Claude Rolinat, écrivain et journaliste<br />
- Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle Droite Populaire<br />
- Nicolas Tandler, écrivain et journaliste<br />
- Alberto Torresano, Identidad (Madrid)<br />
- Pierre Vial, président de <a href="http://reflexes.samizdat.net/terre-peuple-quand-les-gaulois-sont-dans-la-peine/">Terre et Peuple</a>-.</p>
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		<title>Parti Nationaliste Français (PNF)</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Jun 2009 16:06:25 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le Parti Nationaliste Français est fondé officiellement le 10 décembre 1983 par l’équipe du journal Militant. Tout comme la revue, il est dirigé par Jean Castrillo et sa fondation est une conséquence directe de la tentative avortée de lancer en 1982 un Regroupement Nationaliste avec l’Œuvre Française et le MNR de Malliarakis, mouvements avec lesquels [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le Parti Nationaliste Français est fondé officiellement le 10 décembre 1983 par l’équipe du journal <a href="http://reflexes.samizdat.net/militant/"><em>Militant</em></a>. Tout comme la revue, il est dirigé par Jean Castrillo et sa fondation est une conséquence directe de la tentative avortée de lancer en 1982 un Regroupement Nationaliste avec l’Œuvre Française et le MNR de Malliarakis, mouvements avec lesquels le PNF entretient de bons rapports<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/parti-nationaliste-francais-pnf/#footnote_0_351" id="identifier_0_351" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Dans le num&eacute;ro 131 de Militant, on peut ainsi voir Pierre Sidos, Jean-Gilles Malliarakis et Pierre Bousquet se serrer la main en couverture du journal !">1</a></sup>. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/Jean_Castrillo_Militant.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2283" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/Jean_Castrillo_Militant-212x300.jpg" alt="Jean_Castrillo_Militant" width="212" height="300" /></a> Ses <a href="http://reflexes.samizdat.net/amis-du-socialisme-francais-et-de-la-commune/">activités</a> dans les années 1980 se résument essentiellement à des collages et à l’organisation de banquets anti-républicains à la brasserie Jenny. Cela vaudra au-dit restaurant de voir ses vitres brisées à plusieurs reprises aussi bien par le SO de la CGT, que par des autonomes et des antifascistes. En juin 1985, certains de ses cadres et un certain nombre de militants partent en claquant la porte. La fronde est emmenée par Claude Cornilleau, ancien de l&rsquo;OAS et ex-FN, élu conseiller municipal RPR de Chelles en Seine-et-Marne. Cette scission donnera naissance officiellement au Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE) en 1987. Entre 1990 et 1991, les JNR de Batskin se rapprocheront du PNF qui ira jusqu’à leur offrir l’hospitalité au sein de son local parisien. Pierre Pauty, de son côté, quitte le PNF pour retourner au FN pour y être élu au comité central fin 1991, suivi de peu par Alain Renault qui, lui, rejoint Philippe de Villiers. Une mini structure appelée « Unité et Travail », liée au PNF, tentera de se mettre en place aux usines Renault de Boulogne-Billancourt à la fin des années 1980, animée par Jean Ribailler et Pierre Durand (simple homonyme du directeur de <em>Présent</em>), mais sans grand succès. En plus du journal <em>Militant</em>, le PNF possède son propre bulletin interne : <em>Fer de Lance</em>. En 2000, le PNF prend contact avec Unité Radicale. Et c’est ainsi que le 1er mai 2001, le PNF manifeste aux côtés d’Unité Radicale et adresse un message aux participants du solstice d’été de Montségur d&rsquo;UR. Fin 2001, Eddy Marsan est invité au banquet nationaliste de <em>Militant</em> par les membres du PNF en qualité de représentant d&rsquo;UR. Marsan a donc, à cet effet, été mandaté par UR pour proposer l&rsquo;unité nationaliste au PNF. Concrètement, Unité Radicale a alors pour objectif de faire main basse sur le local parisien du PNF, de sa presse et du journal <em>Militant</em>. Mais en 2002, Eddy Marsan démissionne d’UR pour rejoindre le PNF, dénonçant au passage la tentative de récupération d&rsquo;UR sur le patrimoine de ce second. UR n’aura pas été la seule structure à avoir tenter un jour de s’approprier le trésor de guerre de l’équipe de <em>Militant</em>. L’Œuvre Française en son temps ou plus récemment le Réseau Radical ont été soupçonnés de nourrir les mêmes objectifs. L’activité du Parti Nationaliste Français est très limitée aujourd’hui, et semble se résumer essentiellement à l’édition et aux activités liées à <em>Militant</em>.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_351" class="footnote">Dans le numéro 131 de Militant, on peut ainsi voir Pierre Sidos, Jean-Gilles Malliarakis et Pierre Bousquet se serrer la main en couverture du journal !</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Sur les pavés ???</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 09:52:55 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Année après année, le mois de mai confirme son statut de moment fort du calendrier nationaliste en France, avec néanmoins des variations qui ne sont que très largement conjoncturelles. Année après année, le mois de mai confirme son statut de moment fort du calendrier nationaliste en France, avec néanmoins des variations qui ne sont que [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Année après année, le mois de mai confirme son statut de moment fort du calendrier nationaliste en France, avec néanmoins des variations qui ne sont que très largement conjoncturelles. Année après année, le mois de mai confirme son statut de moment fort du calendrier nationaliste en France, avec néanmoins des variations qui ne sont que très largement conjoncturelles. Ainsi le traditionnel défilé en l&rsquo;honneur de Jeanne d&rsquo;Arc du FN n’a rassemblé environ que 2000 personnes et les bataillons régionaux étaient squelettiques, signe que les finances sont au plus bas, que ce défilé n’est plus une priorité et que la scission Lang fait sentir ses effets, en particulier chez les vieux cadres du parti. Les effectifs du FNJ étaient cependant tout aussi ridicules et la structure fait bien figure de survivance d’un passé révolu pour le parti. La seule véritable attraction était la présence de Serge &laquo;&nbsp;Batskin&nbsp;&raquo; Ayoub, qui ne cessait d&rsquo;étre sollicité par de jeunes fafs, tout émoustillés de se faire prendre en photo avec lui. Il faut dire que la popularité d&rsquo;Ayoub a bénéficié d&rsquo;un véritable lifting avec la sortie début 2009 du film &laquo;&nbsp;Sur les pavés&nbsp;&raquo;, production sensée raconter la vie des skins nationalistes en France dans les années 80 mais dont le visionnage rappelle plutôt une oeuvre de propagande à la gloire de l&rsquo;ancien JNR.</p>
<div id="attachment_2287" style="width: 610px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/Sur-les-pavés.jpg"><img class="wp-image-2287" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/Sur-les-pavés.jpg" alt="Pochette intérieure du DVD &quot;Sur les pavés&quot; 2009" width="600" height="401" /></a><p class="wp-caption-text">Pochette intérieure du DVD &laquo;&nbsp;Sur les pavés&nbsp;&raquo; 2009</p></div>
<p>Lors de ce défilé, les différents groupuscules nationalistes parisiens, qui d&rsquo;habitude font l&rsquo;effort d&rsquo;assurer une présence minimum, ont, cette fois-ci (une fois n&rsquo;est pas coutume ?) brillé par leur absence. Le clan Le Pen ne s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas éternisé place Jeanne d&rsquo;Arc, lieu du discours de Jean-Marie. Sans doute parce que le FN Paris avait prévu, au frais, dans le XVe arrondissement de Paris, un buffet campagnard pour le peu de militants frontistes encore actifs sur la capitale.</p>
<p>Une semaine plus tard, l&rsquo;extrême droite était de nouveau en ébullition, avec le week-end militant de l&rsquo;Œuvre Française, prévu les 8, 9 et 10 mai. Ce week-end venait conclure la tournée hexagonale de réunions semi-publiques assurées par l&rsquo;OF depuis plusieurs mois. Au final, pas de réelles nouveautés, puisque, une fois de plus, les militants et sympathisants de l&rsquo;OF eurent droit aux discours de Pierre Sidos, Yvan Benedetti, Fabrice « Jérôme » Bourbon (rédacteur en chef adjoint de <em>Rivarol</em>) et André Gandillon (rédacteur en chef de <em><a href="http://reflexes.samizdat.net/militant/">Militant</a></em>). La seule innovation notable était leur présence officielle aux commémorations du 9 mai, dirigées, cette année, d&rsquo;une main de fer par Batskin, participation consistant à assister à la messe donnée dans l&rsquo;église de Saint-Nicolas du Chardonnet (qui a déjà servi, cette année, de QG contre une attaque de militants syndicalistes lors de la mise en place de stands sur le trajet du 1er mai) puis d’assister à un concert dans le XIVe arrdt de Paris. Difficile de tirer un bilan de cette soirée tant les points de vue peuvent varier. Du point de vue de Batskin, c’est indéniablement un succès personnel. Toute la fine fleur du nationalisme français était représentée, de Pierre Vial<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/sur-les-paves/#footnote_0_440" id="identifier_0_440" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="malgr&eacute; une belle unit&eacute; de fa&ccedil;ade le jour m&ecirc;me, Vial s&rsquo;est fait un malin plaisir dans son compte-rendu du 9 d&rsquo;allumer les Identitaires et le Renouveau Fran&ccedil;ais pour leur sectarisme !">1</a></sup>, à Pierre Sidos, de Paul Thore à Hervé Lalin en passant par Cyril Bozonnet. Serge Ayoub peut se targuer d’avoir réussi là où la commémoration avait été l’an passé un retentissant fiasco. La soirée a regroupé plus de 500 militants néo-nazis et le concert a pu se tenir dans une salle paroissiale. Du point de vue des organisations fascistes, seul le Renouveau Français peut également se féliciter du succès de la soirée, ses militants ayant largement assuré la logistique et l’encadrement de la messe, célébration religieuse qui ne peut d’ailleurs que ravir ces tenants de l’idéologie nationaliste et catholique la plus orthodoxe. La présence massive de skinheads néo-nazis montre par ailleurs que ce courant reste fort au sein d’une extrême droite pourtant travaillée par la thématique de la « révolution culturelle » identitaire<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/sur-les-paves/#footnote_1_440" id="identifier_1_440" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cela n&rsquo;a pas emp&ecirc;ch&eacute; le groupe H&ocirc;tel Stella, pseudopode musical du Projet Apache c&rsquo;est-&agrave;-dire des Jeunesses Identitaires d&rsquo;Ile-de-France, de jouer avec des groupes aussi marqu&eacute;s que Frakass ou Hais et Fiers. Cependant, l&rsquo;honneur est sauf : Gaetan Bertrand et ses amis ont r&eacute;ussi &agrave; emp&ecirc;cher Lemovice de jouer lors de ce concert">2</a></sup>. Pour autant, pour la première fois depuis 14 ans, les militants fascistes n’auront pas occupé la rue le 9 mai au soir. La volonté du sieur Ayoub d’éviter un nouvel échec qui aurait été peut-être fatal à la mobilisation y est pour beaucoup et cela n’augure rien pour l’année prochaine. La mobilisation antifasciste, aussi imparfaite soit-elle, y est aussi cependant pour quelque chose.</p>
<p>N&rsquo;en déplaise à certains, les militants et militantes antifascistes du Scalp, de la CNT, de RLF-MLV, de la FA, d&rsquo;AL, du MQJS et de SUD ont en effet, une fois de plus, uni leurs efforts pour organiser une contre-mobilisation. Celle-ci était placée cette année sous le signe de la mémoire et de l&rsquo;hommage aux résistants. Plusieurs rendez-vous étaient prévus à cet effet, dont un concert le vendredi soir, organisé par le collectif United Underground et une réunion publique en présence d&rsquo;un résistant antifranquiste et d&rsquo;un ancien combattant FTP. Si l&rsquo;on peut se féliciter du franc succès remporté par le concert donné en soutien aux sans papiers retenus à Vincennes (600 à 700 spectateurs), il est toutefois regrettable qu&rsquo;une partie du public n&rsquo;ait pas ressenti le besoin d&rsquo;assister aux débats du samedi (plus d&rsquo;une centaine de personnes quand même) et à la manifestation dont le parcours était celui emprunté par les fascistes depuis trois ans.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/photo-so-2.jpg"><img class="alignleft wp-image-1340" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/photo-so-2.jpg" alt="photo-so-2" width="600" height="342" /></a></p>
<p>A noter qu&rsquo;à la fin de la manifestation, une quinzaine de fafs, passés on ne sait trop comment au travers de l&rsquo;impressionnant dispositif policier, ont tenté de se frotter au cortège. Ils furent rapidement balayés par le SO et les manifestants. Profitant de l&rsquo;incident, des policiers en civil tentèrent alors vainement d&rsquo;interpeller des manifestants antifascistes isolés, mais c&rsquo;était sans compter sur la réaction rapide du SO de fin de cortège. Cette initiative policière n’est pas sans rappeler la provocation du 1er mai et démontre que certains responsables policiers poussent clairement à l’affrontement « préventif » en espérant ainsi garder la situation sous contrôle. Autant réaffirmer ici que ce ne sont pas les forces du désordre qui nous imposeront leur stratégie…</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/photo-so-1.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1341" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/photo-so-1.jpg" alt="photo-so-1" width="600" height="316" /></a></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_440" class="footnote">malgré une belle unité de façade le jour même, Vial s&rsquo;est fait un malin plaisir dans son compte-rendu du 9 d&rsquo;allumer les Identitaires et le Renouveau Français pour leur sectarisme !</li><li id="footnote_1_440" class="footnote">Cela n&rsquo;a pas empêché le groupe Hôtel Stella, pseudopode musical du Projet Apache c&rsquo;est-à-dire des Jeunesses Identitaires d&rsquo;Ile-de-France, de jouer avec des groupes aussi marqués que Frakass ou Hais et Fiers. Cependant, l&rsquo;honneur est sauf : Gaetan Bertrand et ses amis ont réussi à empêcher Lemovice de jouer lors de ce concert</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Groupe Union Défense (GUD)</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Feb 2009 14:56:38 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Unité radicale (UR)]]></category>
		<category><![CDATA[William Bonnefoy]]></category>
		<category><![CDATA[Œuvre française]]></category>

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		<description><![CDATA[La synthèse qui suit a d&#8217;abord été écrite pour le livre Bêtes et méchants, petite histoire des jeunes fascistes français, publié en 2002. Il a subi quelques retouches pour la présente édition. Pour un observateur inattentif, le GUD pourrait apparaître légitimement comme l’un des mouvements nationalistes français ayant connu la plus grande longévité, avec plus [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La synthèse qui suit a d&rsquo;abord été écrite pour le livre Bêtes et méchants, petite histoire des jeunes fascistes français, publié en 2002. Il a subi quelques retouches pour la présente édition.</strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Dessin_brochure_interne_1971-08e0d.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1285" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Dessin_brochure_interne_1971-08e0d.jpg" alt="Dessin_brochure_interne_1971-08e0d" width="273" height="261" /></a>Pour un observateur inattentif, le GUD pourrait apparaître légitimement comme l’un des mouvements nationalistes français ayant connu la plus grande longévité, avec plus d’une trentaine d’années au compteur. En fait, la réalité est bien sûr plus compliquée puisque ce n’est pas d’un GUD qu’il faut parler mais de GUD(s). Chaque génération a mis en effet dans cette organisation un contenu et des pratiques différents, excepté la violence politique, sans qu’il y ait réellement transmission de l’expérience, mis à part quelques exceptions, d’un groupe d’âge à ses successeurs.</p>
<p>Ce n’est donc pas tant du GUD dont nous allons considérer l’histoire que celle, trentenaire, de ce courant de jeunes nationalistes se reconnaissant rarement dans les organisations nationales et préférant militer dans un groupuscule nationaliste-révolutionnaire dont le nom est à lui seul une identité politique, basée sur la violence et l’absence de calcul politique. Une démarche que l’on pourrait qualifier d’« esprit Lansquenet » en quelque sorte. Ce faisant, il n’est pas question pour nous d’être exhaustif. Moult choses ont été écrites sur le GUD, en particulier dans sa version des premières années, et nous nous contenterons donc de donner des points de repère pour les deux premières décennies. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Brochure_interne_1973-a1bd8.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1286" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Brochure_interne_1973-a1bd8.jpg" alt="Brochure_interne_1973-a1bd8" width="285" height="254" /></a>Par contre, parce que l’intérêt militant en est évident, nous nous appesantirons nettement plus sur la dernière décennie, jusqu’au début des années 2000. L’exercice de la synthèse étant ce qu’il est, nous ne prétendons cependant pas faire des révélations sur un groupe dont la vie interne est pourtant riche d’embrouilles et de rebondissements !</p>
<h3>Genèse d’un mythe ou<br />
« Quand le GUD faisait (encore)<br />
de la politique »</h3>
<p>Le GUD est un pur produit de l’après-Mai 68. La dissolution du mouvement Occident a laissé la jeunesse nationaliste relativement orpheline et quelques structures en bénéficient : Restauration Nationale (Patrice de Plunkett), Œuvre Française (Pierre Sidos), Mouvement Jeune Révolution (Gérard Bouchet), Jeunesses Patriotes et Sociales (Roger Holeindre), Action Nationaliste (Jean-Gilles Malliarakis), Jeune Europe (Nicolas Tandler). Mais le résultat n’est qu’une concurrence féroce et stérile qui épuise le mouvement nationaliste. Une poignée de militants a alors l’idée de faire autre chose.<br />
Premièrement, mettre fin à l’émiettement en se concentrant sur un lieu, seul moyen de résister à l’expansion des structures d’extrême gauche. Deuxièmement, profiter des opportunités offertes par l’après-Mai. Or la principale de ces opportunités est la mise en place de la réforme universitaire d’Edgar Faure qui institue des conseils élus dans chaque université, ouvrant ainsi au maximum le jeu politique en supprimant le monopole syndical. Le lieu choisi est la faculté de Droit d’Assas, même si quasiment aucun militant n’y est inscrit. La structure se trouve affublée d’un nom, Union Droit, qui, en se transformant en Groupe Union Droit ou Groupe Union Défense (GUD), est appelée à un bel avenir.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Union_Droit.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1287" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Union_Droit.jpg" alt="Union_Droit" width="353" height="479" /></a></p>
<p>Elle rassemble quelques militants connus comme Alain Robert, Gérard Longuet ou Jack Marchal. Une campagne très dynamique et d’apparence sérieuse (Gérard Longuet, idéologue de ce groupe activiste, promulguera une <em>Charte Universitaire</em>) lui assure un confortable succès aux élections de février 1969. Malgré une fin d’année universitaire précaire, le GUD est installé à Assas pour quelques années…</p>
<p>Cela permet au groupe de mettre en place le deuxième étage de la fusée : un vrai mouvement politique, en l’occurrence Ordre Nouveau (ON), grâce au renfort de militants comme François Duprat. Le lancement d’ON en février 1970 ne met pas fin au développement du GUD, aussi bien à Assas que dans d’autres facs parisiennes. Le quotidien est alors composé d&rsquo;affrontements violents avec les étudiants gauchistes ou tout simplement de gauche : de nombreuses batailles rangées éclatent régulièrement, avec à la clé des dizaines de blessés graves. La police ne cesse d’intervenir pour séparer les adversaires, et le centre Assas sera fermé à maintes reprises pour d&rsquo;évidentes raisons de sécurité. Ainsi, le premier venu peut instaurer sa loi et filtrer les entrées, malgré la présence de vigiles musclés appelés en renfort par le rectorat. C&rsquo;est avec l&rsquo;essor de ces batailles rangées à Assas que le GUD va conquérir ses lettres de «noblesse», écrasant à plusieurs reprises les gauchistes venus attaquer «son centre». La peur règne alors dans la faculté, où la chasse au faciès va bon train ; des enseignants appartenant au syndicat SNESup sont également agressés : une enseignante est lacérée à coups de rasoir et enfermée dans un placard ! Les « durs » sont particulièrement bien entraînés et décidés à tout. Ils reçoivent en outre le renfort de Vietnamiens du Sud et de charmantes Iraniennes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_0_372" id="identifier_0_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Issues du mouvement nationaliste et zoroastriste du g&eacute;n&eacute;ral Aryana.">1</a></sup> spécialisées dans les arts martiaux. Même à Nanterre, le GUD obtient 13,5 % des voix, tandis que sa présence provoque des lynchages en règle de la part de l&rsquo;extrême gauche et une émeute qui dure deux jours (une centaine de policiers blessés). De par son rôle dans les élections, le local d’Assas est particulièrement stratégique et il est souvent l&rsquo;occasion d&rsquo;agressions diverses : les casques noirs ornés de la croix celtique sont accrochés aux porte-manteaux et… divers matériels « plus solides », faciles à cacher dans le sous-plafond. Dès 1970, le GUD est capable à Assas de mobiliser 200 militants et sympathisants pour les bagarres, avec un système de contact téléphonique particulièrement au point : quinze minutes au maximum pour rassembler les troupes !</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0004.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1292" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0004.jpg" alt="GUDtalement_urbain_en_0004" width="271" height="354" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0001-b3f8b.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1290" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0001-b3f8b.jpg" alt="GUDtalement_urbain_en_0001-b3f8b" width="474" height="642" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0002.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1291" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDtalement_urbain_en_0002.jpg" alt="GUDtalement_urbain_en_0002" width="474" height="641" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDBrochure_1972_p.4-c8c80.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1288" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDBrochure_1972_p.4-c8c80.jpg" alt="GUDBrochure_1972_p.4-c8c80" width="549" height="736" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDBrochure_1972_p.5-b66c7.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1289" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUDBrochure_1972_p.5-b66c7.jpg" alt="GUDBrochure_1972_p.5-b66c7" width="474" height="621" /></a></p>
<p>C’est l’âge d’or du GUD, car les évolutions politiques orientées par Ordre Nouveau à partir de 1972-1973 vont lourdement peser sur la vie du groupe. La constitution du Front National autour de J.-M. Le Pen en octobre 1972 prend en effet à froid une génération de gudards aux convictions nationalistes-révolutionnaires bien ancrées et qui n’ont guère envie de servir de roue de secours au « Menhir », vieux briscard politicien issu de la IVe République. Une partie de ces militants quitte donc le GUD fin 1972 et rejoint sous l’appellation Groupe Action Jeunesse (GAJ) le courant solidariste, favorisant une division qui va durer jusqu’à la fin des années 1970. Cet affaiblissement intervient alors que le printemps 1973 est marqué par de très violents affrontements, y compris à Assas, qui montrent que le gauchisme activiste a de beaux restes.</p>
<p>La dissolution d’ON en juin 1973 fait du GUD une base de repli pour tous ceux qui refusent l’aventure Front National. Mais c’est une base de repli en piteux état, qui se trouve à Assas confrontée à la vigueur du GAJ, héritier putatif du GUD de 1969-1970.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/alternative-3-233a7.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1293" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/alternative-3-233a7.jpg" alt="alternative-3-233a7" width="196" height="291" /></a>La situation est rapidement rétablie par quelques dirigeants efficaces, dont Olivier Carré, qui permettent au GUD de connaître une deuxième jeunesse. Ceci se manifeste entre autres par le lancement de la revue <em>Alternative</em>, au ton décapant, qui sans être la revue du GUD en est particulièrement proche. Toute la période 1973-1974 est ainsi marquée par des affrontements très violents entre GUD et GAJ, l’unité ne se reconstituant que contre l’ennemi gauchiste ou, moyennant finances, pour faire le SO de la campagne de Giscard en 1974. Le lancement du Parti des Forces Nouvelles par une partie des rescapés d’Ordre Nouveau donne au GUD une configuration qu’on retrouvera maintes fois par la suite, à savoir le rôle de courroie de transmission en milieu universitaire. Le GUD est alors, en principe, associé au Front de la Jeunesse (FJ)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_1_372" id="identifier_1_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="On voit la capacit&eacute; de recyclage des appellations par l&rsquo;extr&ecirc;me droite puisque ce nom sera r&eacute;utilis&eacute; en 1999 pour le lancement d&rsquo;une &eacute;ph&eacute;m&egrave;re structure unitaire post-scission !">2</a></sup> et dirigé par Philippe Penninque et J.-F. Santacroce. Les activités du GUD vont alors des inévitables bagarres avec les gauchistes aux combats à Beyrouth dans les rangs des Phalanges Chrétiennes, en passant par les SO de la droite libérale. À cette époque, le GUD a des contacts dans une centaine de centres universitaires en France. En 1977, son congrès rassemble plus de 150 délégués de 40 facultés et élit un bureau politique de trois membres, un bureau national de six et un comité national. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/45_tours_GUD-a30de.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1294" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/45_tours_GUD-a30de.jpg" alt="45_tours_GUD-a30de" width="189" height="197" /></a><br />
En 1978, une pétition lancée « <em>pour l&rsquo;arrêt immédiat des poursuites engagées contre les élus GUD au conseil d&rsquo;université de Paris II</em> » sera soutenue notamment par Tixier-Vignancourt, maître Isorni, l&rsquo;amiral Auphan, Thierry Maulnier, Eugène Ionesco, Michel Droit ou Jean Marcilly. Notons que les poursuites en question étaient liées à des exactions multiples.</p>
<p>Après 1977, les activités du GUD Assas marquent un net fléchissement, lié aux tensions avec le PFN et le Front de la Jeunesse. Ceci dit, ce relatif déclin n’est pas spécifique au camp nationaliste puisqu’il touche aussi les organisations gauchistes. Cette époque en demi-teinte est marquée par la gigantesque baston de Nanterre en 1980 qui voit des militants du GUD se faire lyncher dans la gare RER après une diffusion de tracts. L’échec de la campagne aux Européennes de 1979 puis celui des élections présidentielles de 1981 sonnent le glas d’un certain nationalisme.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Oxydant-bef7c.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1295" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Oxydant-bef7c.jpg" alt="Oxydant-bef7c" width="276" height="409" /></a>Le groupe « s’autodissout » le 17 juin 1981, après la victoire de la gauche aux présidentielles, au sein d’un regroupement plus large en ligne directe du PFN, le Renouveau Nationaliste (RN), tout en gardant ses positions à Assas. D’anciens militants tentent d’ailleurs de recréer la mystique du groupe en lançant la revue <em>Oxydant</em> dont la présentation et le ton s’inscrivent dans la continuité de feu <em>Alternative</em>. Le GUD est officiellement dissout début juillet 1981.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/rn-3-f2362.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1296" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/rn-3-f2362.jpg" alt="rn-3-f2362" width="197" height="265" /></a>Le RN vivote jusqu’en 1983 tout en faisant malgré tout des apparitions publiques, essentiellement anticommunistes. Le printemps 1983 et les manifestations étudiantes protestant contre la loi Savary de réforme de l’enseignement supérieur permettent au GUD de reprendre du poil de rongeur, en particulier à Paris, sous la férule de Charles-Henri Varaut et Fabrice Saulais. Il est temps pour le groupe ainsi reconstitué de larguer un RN qui se résume en grande partie à lui-même pour rejoindre une autre dynamique.</p>
<h3>Vers la Troisième Voie ?</h3>
<p>La nécessité de s’allier à quelqu’un va pousser le GUD dans les bras du vieux militant solidariste Jean-Gilles Malliarakis, alors à la tête d’un Mouvement Nationaliste Révolutionnaire (MNR) dont le discours anticommuniste et anticapitaliste rencontre un fort impact parmi tous ceux qui regardent d’un air suspicieux l’émergence du FN et son électoralisme.<br />
Ce discours rejoint d’ailleurs celui développé à ce moment par le GUD : « <em>Nous devons tous ensemble œuvrer à liquider les derniers restes d’infection marxiste</em> (ndlr : les syndicats étudiants) » (tract pour les élections à Paris II &#8211; Assas du 24 janvier 1984) ou « <em>L’Europe doit refuser d’être le 52e état américain</em> » (autre tract de 1984). Le rapprochement se fait à partir du printemps 1984 et le GUD rejoint officiellement le regroupement Jeune Garde en mai 1985 même si l’intégration de fait était déjà réalisée. Cet assemblage donne naissance au mouvement Troisième Voie (TV) en novembre 1985. Reprenant une appellation élaborée par les nationaux-bolchéviques allemands des années 1930, ce nom pose clairement la ligne politique qui se veut à égale distance du capitalisme privé et du capitalisme d’État, tout en faisant référence à une organisation sœur italienne et interdite pour terrorisme, Tersa Posizione. Si l’étiquette GUD est encore utilisée, il est clair que l’absorption par TV est poussée très loin. Les gudards s’y sentent en effet comme chez eux, leur style provocateur n’étant absolument pas bridé.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUD534812_07.bro-3c3f0.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1297" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/GUD534812_07.bro-3c3f0.jpg" alt="05/10/1986. National Front (FN) Joan of Arc day celebrations with Jean-Marie Le Pen" width="539" height="358" /></a><br />
On peut ainsi voir les militants faire les marioles lors de la fête Jeanne d’Arc 1986 avec une banderole « Madelin, paye ta cotise ! » ou attaquer les cortèges du mouvement anti-Devaquet à l’automne 1986. Malliarakis a su mettre sur pied une structure fédérative qui satisfait tout le monde, le GUD Paris pouvant s’épanouir dans son bastion et devenant l’organisation étudiante référente. Les GUD de province ne sont pas en reste avec parfois une imitation assez réussie du modèle parisien. C’est par exemple le cas dans la région Languedoc-Roussillon. Les statuts de l’association Jeune garde &#8211; Groupe Union Défense sont déposés à la préfecture le 21 février 1985 à Perpignan (Pyrénées-Orientales) avec Jürgen Greiner, de nationalité allemande, comme président, assisté de Michel Camrrubi (secrétaire) et de Christian Soulier (trésorier). Outre les classiques exactions (Jürgen Greiner est inculpé pour « coups et blessures » en avril 1986) ce noyau dur tente de tisser un réseau militant sur l’ensemble de la région. En mai 1986, une dizaine de militants du GUD, originaires de Perpignan et de Montpellier sont accueillis à Toulouse par Anne-Marie Prolongeau (Jeune Garde) et rencontrent un responsable départemental du Parti des Forces Nouvelles maintenu (PFN), Bruno Pouzac. Moment fort de toutes ces prises de contact : un camp d’ organisé dans le massif des Albères (Pyrénées-Orientales), près de Thuir.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Vaincre_no9_mai_1986-2-239d9.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1298" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Vaincre_no9_mai_1986-2-239d9.jpg" alt="Vaincre_no9_mai_1986-2-239d9" width="394" height="567" /></a></p>
<p>Au programme : « cours magistraux » et entraînements avec séances de tir à balles réelles (armes légères automatiques). Le camp accueille une vingtaine d’hommes et quatre femmes venus de la région parisienne, des Pyrénées-Orientales, du Var et de l’Hérault. Mais d’autres villes ou régions se signalent également, comme Strasbourg dont la composition sociologique de certains campus (médecine entre autres) explique bien des choses.</p>
<p>La dynamique dure jusqu’en 1988 mais le climat se dégrade au sein de TV. Malliarakis et quelques autres dirigeants sont en effet saisis du traditionnel virus organisationnel, c’est-à-dire que le dirigisme prime peu à peu sur l’autonomie interne. Cela s’explique sans doute en partie par un accroissement des ambitions politiques des uns et des autres. « Mallia » prend la grosse tête face à quelques manifestations ou meetings réussis et le ralliement à TV de Serge Ayoub et de ses boneheads regroupés au sein des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires (JNR) à partir de l’automne 1987. L’idée s’impose alors chez certains TV qu’il est peut-être possible de rafler la mise face au FN, d’où des attaques écrites et orales régulières et très violentes contre ce parti. Les gudards décident alors de rompre l’alliance et le font savoir en mai 1988 lors d’un meeting organisé par Christophe Pierre et William Bonnefoy.</p>
<h3>GUD revival</h3>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Rebelles_no0_-_1988-2-53ba1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1299" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Rebelles_no0_-_1988-2-53ba1.jpg" alt="Rebelles_no0_-_1988-2-53ba1" width="236" height="349" /></a>Une nouvelle période s’ouvre donc, avec une autonomie revendiquée et symbolisée par l’anniversaire des 20 ans du GUD fêté le 20 novembre 1988 à la Mutualité, en présence de quelques anciens dont Jack Marchal et Éric Delcroix. Signe d’une volonté de renaissance, les gudards relancent la perspective d’une implantation universitaire avec le dépôt le 29 décembre 1988, à la préfecture de police de Paris, des statuts de l’Union et Défense des Étudiants d’Assas (UDEA), étiquette légale et électorale du GUD qui officiellement n’existe plus.</p>
<p>Bonnefoy lance moult initiatives et tente de donner une légitimité « intellectuelle » au GUD avec un cercle de réflexion, des réunions et une revue : <em>Rebelle</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_2_372" id="identifier_2_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Elle-m&ecirc;me remplace une revue non officielle du GUD, Rebelles, qui s&rsquo;&eacute;tait substitu&eacute;e au Fil d&rsquo;Ariane, bulletin du temps de l&rsquo;int&eacute;gration dans TV. Parall&egrave;lement, une petite &eacute;quipe essaie de relancer Alternative mais l&rsquo;exp&eacute;rience p&acirc;tit de la m&eacute;diocrit&eacute; du journal.">3</a></sup> . On trouve dans celle-ci la Charte du GUD tandis que circule en copie séparée un document sur « l’éthique nationaliste » qui place la barre très haut : « <em>Il nous faut donc tenter d’établir une sorte de Code de l’Honneur, à l’image du Bushido du Samouraï nippon. Deux sources doivent principalement nous inspirer : les Eddas nordiques et le Code de la chevalerie médiévale</em> ». L’iconographie change également en privilégiant un style martial largement inspiré d’Arno Brecker dans lequel l’humour a disparu. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Rebelle-4fae5.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1300" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Rebelle-4fae5.jpg" alt="Rebelle-4fae5" width="157" height="227" /></a>Le tout se fait dans le contexte d’un climat d’affrontements accrus avec les organisations de jeunesse juives mais également de tensions internes au milieu nationaliste. William Bonnefoy est en effet particulièrement violent et caractériel et vit de la division. Les anciens amis de TV en font les frais en mai 1989 avec une attaque du GUD contre un meeting mais d’autres également en gardent quelques souvenirs. La transmission de flambeau à la direction du groupuscule est donc inéluctable.</p>
<p>Le remplacement de William Bonnefoy par Frédéric Chatillon à partir de 1991 va orienter le GUD dans une nouvelle direction. Chatillon a en effet bien compris que, pour survivre, le GUD devait abandonner son indépendance relative vis-à-vis de la principale formation d’extrême droite : le Front National (FN), que la première génération fustigeait dans les années 1970 mais qui est devenu incontournable. Ne se définissant pas comme un nazi mais plutôt comme un nationaliste français et européen, Châtillon n’avait d’ailleurs pas lui-même une réelle hostilité contre le FN. Les rats noirs vont en devenir des auxiliaires sans pour autant y être totalement inféodés. Ce que Chatillon résume lui-même en 1992 : « <em>On aide le Front parce que sinon on ne serait qu’une poignée</em> » et ce d’autant plus que quelques gudards, à l’instar de militants de TV, partent en cette année 1991 pour la Croatie en guerre.</p>
<p>Cela se traduit bien sûr sur le plan universitaire. Alors qu’à Paris II-Assas, aux élections de 1991, l’UDEA se présentait seule et totalisait 167 voix sur 17588 inscrits, ce qui lui donnait un élu et un local, l’année 1993 voit la mise en place effective du Renouveau Étudiant Parisien (REP), annoncée avec fracas lors d’un meeting en novembre. Cette structure est alors censée prendre le relais du Cercle national des étudiants parisiens (CNEP), dont Marine Le Pen fut la présidente, et qui a échoué dans sa tentative d’implantation politique durable dans les universités parisiennes. Sa création montre l’influence que peuvent avoir des gudards grâce à leur intérêt « militaire », puisque le préalable à cette alliance était la mise à l’écart de Richard Haddad, leader catholique traditionnaliste du CNEP, copieusement et régulièrement insulté dans l’organe du GUD, <em>Les Réprouvés</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_3_372" id="identifier_3_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;article te rappellera des choses Rico. Sp&eacute;ciale d&eacute;dicace !">4</a></sup>.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Article_Haddad_g-adfbe.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1301" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Article_Haddad_g-adfbe.jpg" alt="Article_Haddad_g-adfbe" width="354" height="686" /></a><br />
Haddad paye ainsi le fait qu’hormis à Assas et Clignancourt-Sorbonne où quelques résultats avaient été obtenus, les listes CNEP ont été partout contrées par leurs adversaires antifascistes, soit par l’annulation des élections (Paris X &#8211; Nanterre), soit par un vote massif des étudiants pour contrer l’avantage que leur donne la proportionnelle (Paris I &#8211; Tolbiac). Cette alliance laisse dire à Franck Timmermans, ancien dirigeant du FNJ, lors du meeting constitutif du REP : « <em>Au-delà des querelles passées, l’union est faite et nous allons leur en mettre plein la gueule</em> ».</p>
<p>De fait, ce rapprochement se traduit également physiquement. Outre les entraînements de Viet Vo Dao dirigés par maître Thi Tran Tien dans la salle de boxe gérée par l’Association sportive de Jussieu, dont Miguel Lliotier, militant du GUD surnommé « Wolfram », est le trésorier, les rats noirs sont associés à des entraînements plus pratiques organisés par le FNJ.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Les_Reprouves_no1_-_1992-00541.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1302" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Les_Reprouves_no1_-_1992-00541.jpg" alt="Les_Reprouves_no1_-_1992-00541" width="427" height="290" /></a></p>
<p>Le dimanche 15 mars 1992, ils sont une soixantaine de militants nationalistes à se rendre dans la propriété d’Alaincourt, dans l’Oise<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_4_372" id="identifier_4_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cette propri&eacute;t&eacute; est toujours accueillante puisqu&rsquo;elle semble avoir servi de cadre &agrave; un solstice d&rsquo;&eacute;t&eacute; en 2007.">5</a></sup>. Celle-ci appartient à la vicomtesse Katherine d’Herbais de Thun<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_5_372" id="identifier_5_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il est par ailleurs connu que sa fille Marie, elle-m&ecirc;me militante nationaliste, est mari&eacute;e avec F. Chatillon.">6</a></sup>, conseillère régionale du FN en Picardie, fille de M. Chereil de la Rivière, directeur de La France Monarchiste. Son mari, Pierre-Guillaume d’Herbais, est alors président depuis 1983 de la Société d’Études et de Gestion des Régimes Sociaux (SEGRS), et depuis 1987 d’Europension (« groupement européen de consultants en droit social et d’actuaires-conseils dont l’objet est d’assurer un service permanent aux entreprises de la CEE »). D’Herbais est aussi le repreneur de l’hebdomadaire Minute en janvier 1990. Bref, nos petits rats sont en de bonnes mains, d’autant plus que le programme du camp est alléchant : corps à corps (« <em>Si vous enfoncez bien votre doigt, l’œil de votre adversaire doit pendre par le nerf optique</em> », explique un conseiller militaire du service d’ordre du FN, le DPS, utilisation de la batte de base-ball (« <em>Devant une caméra, mieux vaut une bonne fracture qu’une blessure au sang : si un « gauche » chiale mais qu’il n’a pas de blessure apparente, les images ne passeront pas à la télé</em> ») et psychologie (« <em>En face, on va vous insulter, vous traiter de fascistes et de nazis. Bien que fascistes et nazis ne soient pas des insultes</em> »). Quelques jours plus tard, lors du meeting de mars 1992 de Jean-Marie Le Pen au Zénith, Carl Lang, ancien dirigeant du FNJ, salue ses troupes avec ce qui ressemble farouchement à un bras tendu. Les auxiliaires du GUD en font partie, aux côtés des skinheads des JNR de Serge Ayoub, mais cette fois-ci, à l’inverse du meeting de Le Pen à Rouen, le 6 mars, ils n’ont pas carte blanche pour attaquer la contre-manifestation. Ce qui ne sera pas le cas à Chartres avec des affrontements extrêmement violents.</p>
<p>La même unité dans l’exaction est présente à l’université. Le travail politique étant réduit à sa plus simple expression (dénonciation de « la dictature des gauches »), l’unique intérêt d’une descente dans une fac est de se donner des émotions et de taper dans le tas.<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_GUD_1992-25594.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1303" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_GUD_1992-25594.jpg" alt="Tract_GUD_1992-25594" width="197" height="289" /></a><br />
Les années 1991, 1992 et 1993 sont ainsi marquées par des violences chroniques et régulières, que ce soit à Assas même, place de la Sorbonne, à Sciences Po ou dans l’annexe de Châtillon (proche banlieue de Paris). On retrouve souvent le même noyau dur impliqué, qui forme les petits nouveaux : Frédéric Chatillon mais aussi Miguel Lliotier et son célèbre œil de verre, qu’il aurait gagné, selon la légende, à Jussieu lors de la grève contre le projet Devaquet, après avoir reçu un projectile lancé par… ses « kamarades » venus casser la grève ; ou Yvain Pottiez, habitué de l’univers carcéral pour « violences physiques » contre un étudiant de Paris XII (Saint-Maur &#8211; Créteil), ce qui ne l’a pas empêché de recommencer et qu’on retrouvera aux côtés de l’équipe Mégret à Vitrolles dans tous les mauvais coups ; ou Pierre Oldoni, dit « Urgo » (les sparadraps…), président de l’UDEA en 1993 et reconverti par la suite dans le mercenariat… Ou encore Jildaz Mahé O’Chinal, adhérent au GUD et au FNJ d’Assas alors qu’il est étudiant en histoire à Tolbiac (il est vrai que sa marge de manœuvre y fut limitée) qui fonde en 1992 l’association sportive du marteau de Thor, dont il était le président en compagnie de Chatillon (secrétaire) et Lliotier (trésorier). Son engagement politique reste dans la tradition familiale puisque son père, Patrick, fut proche du mouvement Occident avant de participer à la création d’Ordre Nouveau, puis de devenir l’un des rédacteurs en chef de <em>Paris-Match</em>.</p>
<p>De fait, ces années de direction Chatillon ont gardé une très bonne réputation parmi les militants nationalistes et pour cause. Il en reste la revue <em>Les Réprouvés</em>, vendue à partir de 1992 et dont le titre est une référence à un ouvrage d’Ernst Von Salomon mettant en scène les corps-francs allemands de 1918-1919.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/affiche_25_ans-e1088.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1304" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/affiche_25_ans-e1088.jpg" alt="affiche_25_ans-e1088" width="217" height="307" /></a>Il en reste également les 25 ans du groupuscule fêtés à la Mutualité le 3 mai 1993 devant 400 personnes. Le folklore est garanti avec des prestations du Choeur Montjoie Saint-Denis de l’ancien militant solidariste Jacques Arnould ainsi que du chanteur allemand Franck Rennincke et des stands mythos dont celui de la librairie Ogmios représentée par Jean-Dominique Larieu et Tristan Mordrel<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_6_372" id="identifier_6_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Devenue la Librairie, le local accueillera &agrave; son premier &eacute;tage les premi&egrave;res activit&eacute;s d&rsquo;&eacute;dition ert conception graphique de F. Chatillon.">7</a></sup>. La soirée est surtout ponctuée d’interventions d’anciens militants comme Jean- Pierre Émié<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/#footnote_7_372" id="identifier_7_372" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il sera entre autres choses le d&eacute;fenseur de F. Chatillon en octobre 1993, celui-ci &eacute;tant accus&eacute; d&rsquo;avoir menac&eacute; &agrave; deux reprises le responsable du Collectif des &Eacute;tudiants Lib&eacute;raux de France (CELF) durant l&rsquo;ann&eacute;e universitaire 1992-1993. Chatillon sera relax&eacute; gr&acirc;ce &agrave; des pirouettes rh&eacute;toriques, niant les faits qui lui &eacute;taient reproch&eacute;s et justifiant sa pr&eacute;sence dans le grand hall du centre Assas lors des agressions par le fait que &laquo;&nbsp;le restaurant universitaire &eacute;tait meilleur que celui de Jussieu&nbsp;&raquo;. Chatillon pr&eacute;tendra en particulier ne pas conna&icirc;tre le GUD et &ecirc;tre apolitique !">8</a></sup> ou Fabrice Saulais et d’un diaporama récapitulant en images les 25 ans du groupuscule des Dieux. Enfin le soutien à la lutte palestinienne y est clairement affirmé par Chatillon, reflétant l’état de tension avec les organisations de défense de la communauté juive. Il en reste enfin, involontairement, un souvenir avec la mort d’un militant à la suite d’une manifestation anti-américaine le 7 mai 1994, organisée à l’appel des JNR et du GUD. La manifestation étant interdite, les participants furent immédiatement pourchassés par les forces de l’ordre et un sympathisant de l’Œuvre Française, Sébastien Deyzieu, fit une chute mortelle dans un immeuble à quelques dizaines de mètres d’Assas en essayant de s’échapper. Les semaines qui suivirent virent le GUD multiplier les actions de protestation, main dans la main avec le FNJ. C’est d’ailleurs également main dans la main qu’on les retrouvera un an plus tard en mars 1995 en train de s’affronter avec des membres du DPS au siège du FN après une soirée électorale trop arrosée.</p>
<p>Mais la présence du GUD ne se limite alors pas aux universités de la capitale. Des listes électorales sont régulièrement déposées dans certaines universités de province. Dans d’autres, il n’apparaît qu’à travers son message traditionnel : la violence. C’est par exemple le cas à Montpellier où plusieurs exactions contre des militants de gauche sont commises. Le noyau dur y est composé d’individus doublement encartés au GUD et au FNJ. Nicolas Arnoux, membre du GUD, est mis en examen le 13 avril 1994 pour « violences avec arme » (probablement un pistolet à grenaille) après un accrochage devant l’université de Lettres avec des militants de l’UNEF et des colleurs du… FNJ. À l’université, Jean-Pierre Gallaud milite au GUD et au FNJ à Lunel (banlieue de Montpellier). Olivier Diaz est au GUD ainsi que dans un groupe régionaliste d’extrême droite : Brigade Occitanie. Ces trois personnes sont soupçonnées d’avoir participé à un commando masqué, et coupable de plusieurs agressions contre des militants antifascistes et syndicalistes au cours de l’année 1994. Le 31 mai 1994, lors d’un meeting du FN à Palavas-les-Flots, Dominique Bessières, responsable du FNJ à Montpellier, organise une collecte de fonds en soutien au « kamarade » Arnoux mis en examen. À Montpellier comme à Paris, les membres du FNJ-GUD préfèrent ainsi comme souvent l’action violente semi-clandestine à l’implantation en milieu universitaire. Mais cette période du milieu des années 1990 correspond malgré tout à un creux de la vague pour ces pâles copies du GUD Paris. L’actualité est alors surtout animée par un commando itinérant venu en partie de Paris et qui laisse des traces dans le cuir chevelu des militants étudiants de gauche dans de nombreuses villes de province, que ce soit Limoges, Toulouse ou Bordeaux… Mais cela sort du champ politique pour entrer dans celui de la psychopathie…</p>
<h3>L’aventure, c’est l’aventure…</h3>
<p>Une bonne illustration des errements du petit milieu gudard réside dans l’affaire de Tribune Juive que les lecteurs de REFLEXes connaissent bien : <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">ici</a>.</p>
<h3>Crise du GUD moderne</h3>
<p>Loin de toutes ces facéties, force est de constater que, pour les jeunes excités nationalistes, la situation empire sur le terrain. Les relations avec le FNJ maréchalisé se dégradent, le harcèlement mené par les structures syndicales progressistes à Assas augmente et la sectorisation des universités parisiennes sape les possibilités de recrutement à Assas. Signe de ces changements, non seulement le GUD doit faire face à une UNEF-ID de plus en plus puissante grâce à ses relais extérieurs mais l’impunité interne à Assas tient de moins en moins. En avril 1995, suite à des agressions répétées en particulier contre l’UNI et dans lesquelles s&rsquo;illustre en particulier Pierre Oldoni, l’UDEA perd son droit de représentativité à Paris II et donc son local. Les deux années suivantes sont par conséquent nettement plus calmes, malgré quelques agressions sporadiques. La vieille génération a quitté les lieux, souvent attirée par le FN, et la nouvelle n’est pas encore prête. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_Union_Droit-e479a.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1305" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_Union_Droit-e479a.jpg" alt="Tract_Union_Droit-e479a" width="198" height="285" /></a>Plusieurs solutions s’offrent alors au petit milieu gudard : se relancer dans un activisme débridé, se rapprocher d’une structure plus large pour briser l’isolement ou essayer de reconquérir quelques miettes électorales. Cette triple tâche va être assumée, entre autres, par le tout jeune Benoît Fleury à partir de 1998.</p>
<p>Entre-temps, côté universitaire, la relance se fait sous l’appellation Union Droit qui prend la place de l’UDEA. Déclarée en préfecture le 20 octobre 1995 avec Guillaume Coudry comme président, Victor de Verthamon comme secrétaire et Dominique Joly comme trésorier, l’association recueille 6,87 % des suffrages en mars 1997 soit 251 voix. Cette stabilité n’est pas pour satisfaire les gudards qui retournent à ce qu’ils savent le mieux faire.<br />
Durant toute cette période qui va de 1998 à l’année 2000, le GUD Paris renoue en effet avec sa tradition d’activisme violent. À Assas bien sûr, où les incidents se succèdent, mais en dehors des locaux de la faculté également où la régularité des agressions devient une donnée parmi d’autres : affrontements avec le Betar lors du procès Garaudy, attaque d’une librairie parisienne proche de Ras L’Front, attaque d’une réunion du Comité National de Vigilance, attaque d’une réunion du Parti des Travailleurs consacrée à Mumia Abu Jamal, attaque du Lycée autogéré parisien et attaque surtout, à la mi-novembre 1999, d’un rassemblement du comité de vigilance du XIe arrondissement. de Paris contre la petite librairie nazie La Licorne Bleue. Cette action emmenée par B. Fleury fait alors une dizaine de blessés dont des policiers présents sur place.<br />
Mais les gudards essaient également de penser. S’ils s’avèrent toujours incapables de faire des tracts corrects, ils privilégient le support magazine avec <em>Le Rongeur Masqué</em> qui revendique l’héritage des <em>Réprouvés</em> puis surtout <em>Jusqu’à nouvel ordre</em>.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Les_Reprouves-a1cb1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1306" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Les_Reprouves-a1cb1.jpg" alt="Les_Reprouves-a1cb1" width="197" height="273" /></a><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Le_Rongeur_masque-8275e.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1307" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Le_Rongeur_masque-8275e.jpg" alt="Le_Rongeur_masque-8275e" width="194" height="273" /></a></p>
<p>Lancée en septembre 1999 grâce à l’argent obtenu en collant pour la campagne européenne de Jean-Marie Le Pen (tandis qu’ils collaient gratuitement pour Bruno Mégret), la revue se présente d’emblée comme une concurrence sérieuse pour d’autres revues alors existantes. Animée entre autres par le franco-polonais Adam Gwiazda et par Alexandre Kartzeff, <em>Jusqu’à nouvel ordre</em> aligne en effet articles de fond et brèves « humoristiques » et même dans son numéro 1 diffuse un appel à soutenir les militants prisonniers d’Action Directe. La régularité affichée, avec un numéro tous les trois mois, et la pagination copieuse semblent également devoir rompre avec le cycle des revues précédentes qui ne comptaient qu’un ou deux numéros et présentaient un contenu erratique.</p>
<p>Enfin, le GUD Paris sort de son isolement en prenant langue avec Fabrice Robert et au-delà de lui les nationalistes-révolutionnaires issus de la défunte Nouvelle Résistance. L’alliance est annoncée au printemps 1998 et fait suite à l’Appel des 31 pour l’unité des nationalistes révolutionnaires, lancé entre autres par Christian Bouchet et Fabrice Robert.<br />
Avec Unité Radicale, qui regroupe les cercles Résistance, Jeune Résistance et le GUD, celui-ci se retrouve dans le schéma de TV, en charge du créneau étudiant. Mais la faiblesse des autres composantes lui garantit son autonomie.</p>
<p>Dans ce contexte général, les 30 ans du GUD fêtés avec 200 personnes dans une salle du XVe arrondissement le 22 octobre 1999 sont l’occasion d’une auto-célébration et d’une exultation de la nouvelle génération qui pense avoir retrouvé la magie des premières années. D’ailleurs, dans le respect de la tradition, ces 30 ans donnent immédiatement lieu à des violences lors du repas qui réunit après le meeting les membres actuels et sympathisants du groupe. Le patron du restaurant est passé à tabac et un passant martiniquais se fait planter au couteau à la sortie. Quatre gudards sont alors arrêtés, mais vite relâchés faute de preuves de leur implication.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/30_ans_GUD-9c01b.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1308" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/30_ans_GUD-9c01b.jpg" alt="30_ans_GUD-9c01b" width="256" height="325" /></a><br />
L’autre occasion pour le GUD de montrer sa force est le mois de mai. À une semaine d’intervalle, le 1er et le 9, les gudards parisiens battent en effet le pavé avec une force relative. Le 1er mai 2000, décidés à rassembler toute la mouvance la plus radicale, le cortège est séparé de celui du FN avec une nette tonalité contre ce parti. La centaine de participants fait alors la manifestation à l’allemande, c’est-à-dire complètement cernée par les flics du début à la fin. Les slogans visaient nettement à attirer les plus radicaux puisque certains étaient issus de l’Œuvre Française ou du PNFE. La manifestation du 1er mai 2001 se fit totalement à part avec 250 personnes, les Belges de <em>Devenir</em> assurant le SO de queue et le GUD le SO de tête. Enfin, chaque année, le 9 mai avec la retraite aux flambeaux en hommage à Sébastien Deyzieu est l’occasion pour le GUD de montrer qu’il existe, même si les participants sont d’origines multiples.</p>
<p>Cette situation générale parisienne va forcément avoir des conséquences ailleurs. À partir du printemps 1999, le GUD essaime timidement en province, profitant de la notoriété reconquise du GUD Paris :<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Autocollant_2000-30bfa.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1309" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Autocollant_2000-30bfa.jpg" alt="Autocollant_2000-30bfa" width="117" height="162" /></a>présence du GUD Strasbourg à la manifestation organisée par la communauté serbe de la ville le 31 mars ; participation du GUD Lille à la manifestation anti-OTAN organisée à Bruxelles le 4 avril, puis à Lille contre l’agression US en Serbie le 22 avril ; implantation d’un GUD à l’université de Toulouse ; scandale de la disparition d’un dossier d’instruction sur les violences du GUD de Nice ; disparition dénoncée par le nouveau procureur de la ville. Dans le même ordre d’idées, on peut signaler la manifestation à Nancy en présence de Marc Frederiksen le 28 octobre 2000 qui réunit une petite cinquantaine de militants ou l’agression contre l’écrivain et militant antifasciste Maurice Rajsfus lors d’un salon du livre dans la même ville. Un groupe s’est également constitué sur Valenciennes et a effectué des collages et des tractages anti-MacDo, tractages avec l’aide du GUD Lille à l’université de Mons et à celle des Tertiales. Mais les vrais groupes organisés sont malgré tout rares et l’étiquette est souvent utilisée par des individus isolés ou très peu nombreux. Malgré tout, cette prolifération (toute relative) du GUD est intéressante, organisationellement parlant, pour Unité Radicale qui tente alors de mettre en place une coordination nationale des différents GUD.</p>
<p>Cependant le GUD Paris ne pouvait pas échapper au débat central des nationalistes en 1999 : quid de la scission du FN ? Cette année-là le groupuscule a montré qu’il était bien difficile de se tenir au-dessus de la mêlée, même lorsqu’on fait profession d’être des « électrons libres ». Dans le Rongeur masqué du printemps 1999, le groupe affirmait ainsi : « <em>Le GUD n’a pas à se sentir impliqué au-delà du raisonnable dans les bagarres auxquelles se livrent FN-UF et FN-MN et n’a pas à y contribuer. Il compte des amis d’un côté comme de l’autre […]. Il a au cours de sa longue carrière vu fleurir et dépérir tant de mouvements et partis qu’un de plus ou de moins, bof. […] Cela dit, on peut augurer que tôt ou tard émergera un mouvement unitaire. Dans quelques années ou quelques semaines, tout peut arriver.</em> » Et de conclure par cette phrase terriblement révélatrice : « <em>Mais ça, c’est de la politique et est-ce qu’on en a réellement quelque chose à foutre ?</em> »… La plus grande confusion semble alors régner dans cette mouvance et des embrouilles à répétition laissent entrevoir quelques solides règlements de compte… Ainsi, alors que le printemps 1999 avait vu le GUD et Unité radicale assurer un soutien critique mais sincère au MN, en particulier au sein du Front de la Jeunesse, le mois de septembre vint brouiller cet attachement. Il semble en effet que le MN ait alors décidé l’intégration d’office des différentes sections du GUD au sein du Renouveau étudiant, sans que les dirigeants du groupuscule aient donné leur accord. Leur refus et les engueulades qui suivirent instaurèrent une tension qui faillit se traduire par des affrontements lors de la fête régionale Ile-de-France du MN fin septembre. Les militants furent en effet empêchés d’entrer dans le pavillon Baltard mais qui plus est, le DPA (équivalent du DPS) les empêcha également de distribuer leurs tracts à la sortie de la fête. Puis, coup de théâtre : on retrouve le GUD une semaine plus tard à la fête des BBR avec un stand dans l’espace FNJ et sa nouvelle publication, <em>Jusqu’à nouvel ordre</em>.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_UDEN-0813a.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1310" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Tract_UDEN-0813a.jpg" alt="Tract_UDEN-0813a" width="118" height="166" /></a>Il est alors clair que les membres du groupe naviguent à vue en essayant de préserver ce qui peut l’être. Cela sera confirmé au printemps 2000 avec la liste commune avec le FNJ pour les élections du CROUS-Paris, liste intitulée Union et Défense des Étudiants Nationalistes (UDEN). Cela leur permet de profiter de l’infrastructure du FNJ, en particulier du Forum Jeunesse, local situé dans le XIIIe arrondissement. et de montrer leur désaccord avec le MNJ, décidé à faire liste perso.</p>
<p>Mais, comme bien souvent, les choses se gâtent peu à peu et ce dès la fin 1999-début 2000. On l’a vu, l’objectif universitaire n’est pas atteint sur Paris II-Assas. Ceci est dû tout autant à des éléments conjoncturels (c’est un travail qui n’intéresse pas les gudards de cette fin de décennie) qu’à des éléments structurels : en cette année 2000, les gudards ne sont plus à Assas ! Les étudiants en Droit sont devenus plus que minoritaires au GUD et il n’est ainsi plus question de pouvoir tenir le « bastion », ce qui était une des conditions de survie du groupe. Cela explique en partie la possibilité pour la direction de Paris II d’exclure Union Droit le 30 juin 1999 après une campagne opiniâtre de l’UNEF-ID.<br />
Il en va de même par rapport à la violence. Le degré de violence politique est devenu tellement faible en France que le moindre dérapage fait immédiatement l’effet d’un coup de tonnerre et qu’il est d’autant plus mal vécu par nos contemporains. De fait l’impunité sur laquelle pouvaient compter les gudards est devenue toute relative. Pour peu que les mêmes n’aient pas envie de sacrifier une éventuelle carrière (en particulier universitaire) sur l’autel nationaliste, les procédures judiciaires qui ne manqueront pas d’être engagées deviennent vite gênantes…</p>
<p>Dès la fin de l’année 1999, Benoît Fleury se met ainsi en retrait et passe le flambeau, en particulier à Gaëtan Dirand, ce qui explique la reprise des actions au printemps 2000. Mais un autre élément intervient alors qui pourrait n’être interprété que comme une nouvelle péripétie du « je t’aime, moi non plus » qui prévaut dans les relations entre gudards et nationalistes-révolutionnaires.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/720351_04.bro-2-fb764.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1311" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/720351_04.bro-2-fb764.jpg" alt="05/01/2000. Maxime Brunerie, who attempted to shoot French President Jacques Chirac on the French National Day, is seen here taking part in a far right wing parade during the celebration of Joan of Arc day" width="253" height="200" /></a><br />
Il est en effet évident qu’en rejoignant les débris de Nouvelle Résistance, le GUD risquait de se retrouver dans la même situation qu’avec Troisième Voie et Malliarakis au milieu des années 1980. De fait, si Unité Radicale a bien un discours « fédéraliste » et des velleités de réseau, elle n’en reste pas moins une organisation avec sa logique. Or à partir de 2000, la possibilité de pouvoir jouer dans la cour des grands avec le FN et le MNR pousse les dirigeants d’UR et en particulier Christian Bouchet à adopter une démarche plus politique. Un peu de violence est positif et fait parler de soit mais trop de violence peut s’avérer contre-productif, surtout lorsqu’une partie de cette violence s’exerce contre d’autres militants nationalistes. C’est ainsi que Philippe Schleiter, dirigeant du MNJ, fera les frais en septembre 2000 du mauvais caractère de Gaëtan Dirand qui sait se rendre parfaitement odieux. Plus question alors de « tribus d’hommes libres » et autres arguties autonomes… Les gudards parisiens sont priés de rentrer dans le rang, ce que fait une bonne partie d’entre eux, ou de dégager. Ainsi l’année 2000 se termine-t-elle de façon très morose pour le GUD Paris. En particulier, le groupuscule ne tire que fort peu profit des affrontements au Proche-Orient et de leurs répercussions en France. Les actions se limitent alors à quelques graffitages et le principal clash a lieu à Assas où des militants brûlent un drapeau israëlien lors de la rentrée universitaire et distribuent des baffes à des étudiants portant la kippa. L’autre action notable aura été un lancer de grenade lacrymogène, le 10 novembre, dans un cinéma de Paris lors d’une projection du film <em>Le Secret</em> qui met en scène une relation amoureuse entre une Blanche et un Noir. Signe que rien ne va plus, le dernier numéro de <em>Jusqu’à nouvel ordre</em> sort en juin 2000.</p>
<h3>No future ?</h3>
<p>Se pose donc alors la question rituelle, aussi vieille que le GUD : quel avenir politique pour ce groupe ? Une fois de plus tous les éléments semblaient réunis pour pronostiquer une mort certaine, ce qui s’est avéré cette fois-ci exact au regard de ces dernières années. Le 3 décembre 2000 a lieu à Montélimar un conseil national d’Unité Radicale. Une structure étudiante y est lancée qui devait combler le vide laissé par la disparition du RE et intégrer les GUD : l’UDEN, déjà entrevue précédemment. Les GUD perdaient donc leur autonomie en tant que telle même si l’étiquette pouvait être utilisée pour des actions extra-légales et pour continuer à entretenir le mythe auprès des médias et militants de gauche. Mais à l’évidence le cœur n’y est plus. Au delà de ces considérations politiques, certains éléments concordaient pour constater un reflux de la dernière génération GUD à Paris. Celle-ci avait en effet atteint l’âge où on songe à arrêter les rigolades pour passer à quelque chose de plus sérieux, en particulier fonder une famille ou se garantir une situation professionnelle, tous ces jeunes gens n’envisageant pas une descension sociale. En outre, une multitude de plaintes était en cours d’instruction et parvenaient à leur conclusion judiciaire.</p>
<p>Surtout, on ne voit pas trop ce qu’aurait pu inventer un groupe ayant perdu toute capacité d’initiative politique et se bornant à recycler un passé mythique fait de légendes, d’iconographie et de slogans vaseux. En outre, l’environnement politique des gudards avait changé depuis le début des années 2000 et cela modifiait un certain nombre de paramètres. On a beaucoup glosé sur le recyclage de figures en vue du GUD ou d’Occident par la droite parlementaire dans les années soixante-dix. Mais cela s’expliquait tout naturellement par l’absence de débouchés politiques ou même professionnels au sein de la mouvance nationaliste. La montée du FN dans les années quatre-vingt et sa force politique dans les années quatre-vingt-dix ont profondément modifié cette situation en permettant à de jeunes activistes s’approchant de la trentaine de retrouver une situation stable. Or, la scission de 1998, en restreignant la mouvance nationale et en introduisant une vraie incertitude sur son avenir, aura de nouveau obligé les petits jeunes tentés par l’activisme violent à réfléchir aux conséquences de leurs actes. Cela en fit sans doute hésiter plus d’un à se lancer dans de folles aventures…</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Jusqu_a_Nouvel_Ordre_no1_-_2002-6006a.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1312" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/02/Jusqu_a_Nouvel_Ordre_no1_-_2002-6006a.jpg" alt="Jusqu_a_Nouvel_Ordre_no1_-_2002-6006a" width="315" height="433" /></a>Une petite équipe de rescapés fera tout de même paraître un nouveau numéro de <em>Jusqu’à nouvel ordre</em> courant 2002. Ce sera le dernier, marquant une très nette rupture avec certaines orientations de 1999-2000 puisqu’il comporte de violentes attaques contre Alexandre Del Valle et Guillaume Faye, accusés d’avoir trahi le camp nationaliste au profit de l&rsquo;extrême droite sioniste au nom d&rsquo;une interprétation abusive de la doxa schmittienne. Or le même Guillaume Faye faisait la une du numéro 4 paru en 2000.<br />
Depuis plus rien. Certes le RED tente bien de gudifier son image comme le prouve son blason et sa participation récente à la manifestation propalestinienne de Égalité &amp; Réconciliation. Mais on est très loin de l’original et cela tient plus du frisson que de vraies velléités gudesques. Certains militants de la dernière génération sont passer faire un tour à Pro Patria. Le chapitre semble clos.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_372" class="footnote">Issues du mouvement nationaliste et zoroastriste du général Aryana.</li><li id="footnote_1_372" class="footnote">On voit la capacité de recyclage des appellations par l’extrême droite puisque ce nom sera réutilisé en 1999 pour le lancement d’une éphémère structure unitaire post-scission !</li><li id="footnote_2_372" class="footnote">Elle-même remplace une revue non officielle du GUD, <em>Rebelles</em>, qui s’était substituée au <em>Fil d’Ariane</em>, bulletin du temps de l’intégration dans TV. Parallèlement, une petite équipe essaie de relancer <em>Alternative</em> mais l’expérience pâtit de la médiocrité du journal.</li><li id="footnote_3_372" class="footnote">L&rsquo;article te rappellera des choses Rico. Spéciale dédicace !</li><li id="footnote_4_372" class="footnote">Cette propriété est toujours accueillante puisqu&rsquo;elle semble avoir servi de cadre à un solstice d&rsquo;été en 2007.</li><li id="footnote_5_372" class="footnote">Il est par ailleurs connu que sa fille Marie, elle-même militante nationaliste, est mariée avec F. Chatillon.</li><li id="footnote_6_372" class="footnote">Devenue la Librairie, le local accueillera à son premier étage les premières activités d’édition ert conception graphique de F. Chatillon.</li><li id="footnote_7_372" class="footnote">Il sera entre autres choses le défenseur de F. Chatillon en octobre 1993, celui-ci étant accusé d’avoir menacé à deux reprises le responsable du Collectif des Étudiants Libéraux de France (CELF) durant l’année universitaire 1992-1993. Chatillon sera relaxé grâce à des pirouettes rhétoriques, niant les faits qui lui étaient reprochés et justifiant sa présence dans le grand hall du centre Assas lors des agressions par le fait que &laquo;&nbsp;le restaurant universitaire était meilleur que celui de Jussieu&nbsp;&raquo;. Chatillon prétendra en particulier ne pas connaître le GUD et être apolitique !</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Militant</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 22:52:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Oubliés mais pas pardonnés]]></category>
		<category><![CDATA[André Gandillon]]></category>
		<category><![CDATA[François Duprat]]></category>
		<category><![CDATA[Militant (revue)]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE)]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Sidos]]></category>

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		<description><![CDATA[Militant est l’une des plus anciennes revues nationalistes encore en activité (mensuel d’abord puis bi-mensuel). Bien que relativement marginale en terme de lectorat, Militant reste néanmoins une institution chez les nationalistes français les plus durs. La revue a pour sous-titre : revue nationaliste populaire d’action européenne, et ses grandes lignes (celles d’Europe Action, du MNP [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Militant</em> est l’une des plus anciennes revues nationalistes encore en activité (mensuel d’abord puis bi-mensuel). Bien que relativement marginale en terme de lectorat, <em>Militant</em> reste néanmoins une institution chez les nationalistes français les plus durs. La revue a pour sous-titre : revue nationaliste populaire d’action européenne, et ses grandes lignes (celles d’Europe Action, du MNP et également celles de Troisième Voie) sont claires : anticapitaliste, anticommuniste, antisioniste, nationaliste européen… C’est en 1967 que le premier numéro paraît, juste après la disparition du Mouvement Nationaliste du Progrès (MNP) et du Rassemblement Européen de la Liberté (REL), eux-même issus d’Europe-Action , mouvement très extrémiste et doctrinaire, où la plupart des dirigeants de la nouvelle droite ont fait leurs classes et dont les fondateurs de <em>Militant</em> sont issus. Ses animateurs sont Jean Denipierre alias Pierre Pauty, ancien poujadiste passé par le MNP et un des membres les plus actifs de l’Union des Intellectuels Indépendants<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/militant/#footnote_0_345" id="identifier_0_345" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="UII qui organise des r&eacute;unions-d&eacute;bats, lieu de contact entre auteurs de droite et d&rsquo;extr&ecirc;me droite et entre militants de diff&eacute;rents groupes activistes">1</a></sup> , qui en sera directeur jusqu’en 92, Pierre Bousquet<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/militant/#footnote_1_345" id="identifier_1_345" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il a endoss&eacute; l&rsquo;uniforme de la Waffen SS avant de passer par le Mouvement Nationaliste du Progr&egrave;s">2</a></sup>, Jean Castrillo<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/militant/#footnote_2_345" id="identifier_2_345" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Il a adh&eacute;r&eacute; tr&egrave;s jeune au PPF de Doriot avant d&rsquo;int&eacute;grer la division Charlemagne">3</a></sup> , mais aussi Henri Simon et Alain de La Tocnaye (ancien de l’OAS). En 1972, lors de la fondation du FN, l’équipe de <em>Militant</em> est contactée pour y participer et se considèrera même comme cofondatrice de celui-ci, finançant les campagnes de plusieurs candidats et palliant les carences de la parution irrégulière de <em>National</em> (qui pendant un temps sera d’ailleurs rédigé par l’équipe de <em>Militant</em> travaillant de concert avec celle de Duprat). Pierre Bousquet est ainsi nommé premier trésorier du Front National. Proche de François Duprat, surtout après la scission avec le PFN, <em>Militant</em> prendra une certaine importance, devenant l’organe officiel du parti frontiste, de la rupture avec Ordre Nouveau à l’automne 73 jusqu’au lancement de <em>National</em> en septembre 74. En 1978 André Delaporte intègre l’équipe de <em>Militant</em> et en devient un de ses plus virulents rédacteurs. Avec l’assassinat de François Duprat en 1978 et parallèlement à la monté en puissance des anciens solidaristes autour de Stirbois, au début des années 80, l’équipe de <em>Militant</em> décide de quitter le parti de J-M Le Pen, pour diverses raisons, constatant amèrement que le contrôle du FN leur échappait. Peu avant, Pierre Pauty avait publié sa lettre de démission motivée par le fait que Jean-Marie Le Pen serait devenu, selon lui, « un jouet entre les mains des sionistes », et subirait « les manigances talmudiques de l’équipe solidariste ». En 1982, <em>Militant</em> signe un accord avec le MNR de Malliarakis et l’Œuvre Française pour un éphémère « Regroupement Nationaliste », qui ne vivra que quelques mois, le temps d’un défilé pour la fête Jeanne d’Arc et d’un banquet qui rassemblera quelques 350 personnes. Finalement, l’équipe rédactionnelle fonde officiellement le <a href="http://reflexes.samizdat.net/parti-nationaliste-francais-pnf/">Parti Nationaliste Français</a> le 10 décembre 1983 (avant que celui-ci ne subisse à son tour une scission qui donnera naissance au PNFE). <em>Militant</em> est alors tiré à plus de 1000 exemplaires et ce chiffre aurait plus que doublé les années suivantes. A la fin des années 80 la revue est vendue dans la librairie officielle du GRECE, Excalibur. L’équipe de <em>Militant</em> sera l’un des premiers mouvements, à parler d’immigration sauvage, et ce dès 1972, alors que ce thème était relativement peu abordé auparavant à l’extrême droite. Elle sera également à l’origine de l’engouement pour la célèbre formule « Ni gauche, ni droite » avant que celle-ci ne soit reprise par le FNJ et le FN. Parmi les collaborateurs occasionnels de <em>Militant</em> on trouve Pierre Sidos de l’Œuvre Française qui signe sous un pseudo, mais également André Fugueras, Suzanne Labin, Bernard Molinier, Roland Dursanne, Pierre Campguilhem, Jacques Villars, Georges Cazalot ou encore Guy de Georges de Ledenon (ces derniers étant notoirement connus comme collaborateurs et investis dans le mensuel <em>Tendances</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/militant/#footnote_3_345" id="identifier_3_345" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Lettre d&rsquo;information &eacute;conomique, financi&egrave;re et politique d&rsquo;extr&ecirc;me droite et n&eacute;gationniste">4</a></sup> )… Le comité de parrainage de la revue regroupe quelques noms pour le moins intéressants et qui, rien qu’à leur évocation, donnent immédiatement le ton, comme Marc Augier, alias Saint-Loup. On y retrouve ainsi entre autres des directeurs d’autres journaux d’extrême droite ou néo-nazis. <em>Militant</em> possède sur Paris un local et le matériel nécessaire pour imprimer le journal. Fin des années 90, <em>Militant</em> a d’ailleurs accepté de partager un temps ce local avec le Comité de Base Jeunesse (CBJ)<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/militant/#footnote_4_345" id="identifier_4_345" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Comit&eacute; de Bas Jeunesse : groupe de skinheads parisiens dirig&eacute;s par Batskin qui avait pour objectif en le cr&eacute;ant de politiser la mouvance skinhead et de faire acqu&eacute;rir &agrave; ses membres une conscience politique.">5</a></sup> de Batskin dans le but d’amorcer une association entre le CBJ et le PNF(celui-ci aurait cependant rapidement mis un terme à cette tentative de collaboration). <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/militant-600.jpg"><img class="wp-image-2396 size-full alignleft" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/militant-600.jpg" alt="militant-600" width="361" height="500" /></a>   Aujourd’hui <a href="http://reflexes.samizdat.net/parti-nationaliste-francais-pnf/">le PNF</a> et <em>Militant</em> sont dirigés par Jean Castrillo. Le rôle de <em>Militant</em> aujourd’hui est essentiellement celui de gardien de la mémoire du nationalisme français, avec l’Œuvre Française, en organisant des <a href="http://reflexes.samizdat.net/brasillach-nous-voila/">commémorations à la mémoire de Brasillach</a>, François Duprat, mais également en l’honneur de La Commune par le biais de l’Association des Amis du Socialisme Français (ceux-ci se revendiquant de l’héritage de la Commune de Paris) ou encore en organisant un banquet annuel. Lors de ces initiatives la Gauche Nationale de Kavan Herbin vient renforcer les maigres troupes de sympathisants de la revue, abaissant sensiblement par la même occasion la moyenne d’âge de toute la petite troupe. Son actuel rédacteur en chef est André Gandillon<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/militant/#footnote_5_345" id="identifier_5_345" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il est l&rsquo;auteur de &laquo; Medjugorje Ou Le D&eacute;sir De Dieu &raquo;, &laquo; Les Fondements Du XXIe Si&egrave;cle &ndash; R&eacute;flexions Pour Un Renouveau Europ&eacute;en &raquo;, et de &laquo; Nouvelles Consid&eacute;rations sur la raison humaine &raquo;.">6</a></sup>, conseiller municipal FN de Bondy. Il n’hésite pas à faire de grands discours lors d’évènements tels que le IIIème Forum de la Nation ou au congrès nationaliste du 24 mai 2008 du Renouveau Français, durant lequel il tint un discours éloquent et enflammé sur les ravages du mondialisme, dont il souligna qu&rsquo;il était aussi une agression contre la race blanche. Il insista par ailleurs, et entre autres choses, sur l&rsquo;importance de la question économique dans le projet de l&rsquo;avènement d&rsquo;un Etat nationaliste. Il participe également aux réunions publiques de l’Œuvre Française. Le 23 novembre 2008 il participait à la 2ème journée nationale et identitaire de la revue Synthèse Nationale de Roland Hélie de la Nouvelle Droite Populaire <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/andre-Gandillon.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1208" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/andre-Gandillon.jpg" alt="andre-Gandillon" width="283" height="213" /></a></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_345" class="footnote">UII qui organise des réunions-débats, lieu de contact entre auteurs de droite et d’extrême droite et entre militants de différents groupes activistes</li><li id="footnote_1_345" class="footnote">Il a endossé l’uniforme de la Waffen SS avant de passer par le Mouvement Nationaliste du Progrès</li><li id="footnote_2_345" class="footnote"> Il a adhéré très jeune au PPF de Doriot avant d’intégrer la division Charlemagne</li><li id="footnote_3_345" class="footnote">Lettre d’information économique, financière et politique d’extrême droite et négationniste</li><li id="footnote_4_345" class="footnote">Comité de Bas Jeunesse : groupe de skinheads parisiens dirigés par Batskin qui avait pour objectif en le créant de politiser la mouvance skinhead et de faire acquérir à ses membres une conscience politique.</li><li id="footnote_5_345" class="footnote">Il est l’auteur de « Medjugorje Ou Le Désir De Dieu », « Les Fondements Du XXIe Siècle &#8211; Réflexions Pour Un Renouveau Européen », et de « Nouvelles Considérations sur la raison humaine ».</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Et vinrent les guerriers&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Oct 2005 13:49:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les nostalgiques]]></category>
		<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Bouchet]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Sidos]]></category>
		<category><![CDATA[Réfléchir & Agir]]></category>
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		<category><![CDATA[Œuvre française]]></category>

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		<description><![CDATA[Règle du jeu : l&#8217;extrait qui suit est tiré d&#8217;une petite brochure écrite par Eddy Marsan, Perceval 2003, publiée en novembre 2003 et distribuée dans une petite librairie parisienne. L&#8217;auteur y propose une petite promenade dans le microcosme nationaliste mytho, à travers un récit d&#8217;inspiration médiévale. A vous de reconnaître qui est qui dans ce [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Règle du jeu : l&rsquo;extrait qui suit est tiré d&rsquo;une petite brochure écrite par Eddy Marsan, <em>Perceval 2003</em>, publiée en novembre 2003 et distribuée dans une petite librairie parisienne. L&rsquo;auteur y propose une petite promenade dans le microcosme nationaliste mytho, à travers un récit d&rsquo;inspiration médiévale. A vous de reconnaître qui est qui dans ce texte à clé&#8230; Mais rassurez-vous, <em>REFLEXes</em> vous donne la solution à la fin !</strong></p>
<p><em>«Le jour était maintenant largement levé. Il était temps pour Perceval de se diriger vers son destin, pensa-t-il, en riant à grands éclats. Des camarades de combat, perdus de vue depuis longtemps, lui avaient fait signe la veille pour lui donner rendez-vous ce matin même. L&rsquo;air mystérieux des compères avait de prime abord fort surpris Perceval. Celui-ci a une assez nette prédilection pour la netteté, la clarté et ne goûte guère les atmosphères où l&rsquo;étrange prédomine.<br />
Mais, très vite, on lui avait expliqué que des événements graves se préparaient et que des hommes, dans l&rsquo;ombre aujourd&rsquo;hui, mais en pleine lumière très bientôt, allaient agir. Les qualités de Perceval n&rsquo;avaient pas laissé indifférents les membres de la ténébreuse congrégation et il convenait pour le bien de tous et l&rsquo;avenir de l&rsquo;Europe, qu&rsquo;il se joigne à la troupe sauvage et déterminée. [...] Il se rendit donc au rendez-vous.</em></p>
<p>Si on lui avait fixé le lieu, un petit bar de quartier, et précisé que la rencontre se ferait au lever du jour, il ne fût pas surpris de ne voir arriver les trois camarades qu&rsquo;aux alentours de 10h30. Chez ces gens-là, ces hommes d&rsquo;action résolus, entraînés à tous les combats, on se couche généralement tôt pour se lever assez tard. La récupération est une phase essentielle de la vie de héros. Cela est bien connu de tous les spécialistes en la matière.</p>
<p>Ils parlèrent de choses et d&rsquo;autres car, chez ces gens-là, on ne se presse jamais pour aller au but. Perceval, un peu lassé par les banalités sur le temps et les considérations sur les dures contingences de ce monde dédié au veau d&rsquo;or, essaya de parier de choses un peu plus concrètes.</p>
<h3>Fléchir sans Agir</h3>
<p>Enfin mis en confiance, les intraitables militants de la cause nationale en vinrent au but de l&rsquo;entrevue. Ils expliquèrent à Perceval que l&rsquo;action électoraliste ne ménerait jamais à rien. Eux, bien sûr, n&rsquo;avaient pas abandonné le combat et avaient trouvé place dans une structure qui commençait déjà, au détour d&rsquo;une veillée, à poser la question des moyens à employer pour prendre le pouvoir.</p>
<p>Là, c&rsquo;était sûr, ça ne devait pas rigoler. Ils étaient déjà plusieurs dans le clan, au sein duquel on ne pouvait entrer que par cooptation. Cela marchait déjà si fort, quoique ce soit totalement secret, qu&rsquo;ils étaient même sur le point de rencontrer un rédacteur de <em>Fléchir sans Agir</em>, revue bien connue pour la praxis conquérante et offensive qu&rsquo;elle diffuse hardiment. Perceval était convié à la prochaine réunion secrète qui se tiendrait trois jours plus tard, à la tombée de la nuit dans la grande forêt voisine. Un plan lui fut remis car il était entendu qu&rsquo;il s&rsquo;y rendrait seul.</p>
<p>Cela devait correspondre à un premier rite d&rsquo;initiation. Le jour dit, afin de profiter au mieux de cette sortie, Perceval se rendit dans la forêt dès la fin de matinée. En lieu et place d&rsquo;une frondaison sauvage réservée à l&rsquo;élite aventureuse, il trouva des bois clairs, aménagés pour la promenade et le parcours santé des citadins.</p>
<h3>Profession Présideur</h3>
<p>Mais les promenades hasardeuses, sur le mode de l&rsquo;errance, réservent souvent des surprises.</p>
<p>Ainsi, après quelques minutes de marche à peine, tomba-t-il sur un petit groupe d&rsquo;enfants au comportement singulier. L&rsquo;un d&rsquo;entre eux donnait des ordres sur un mode sévère et les autres faisaient mine d&rsquo;obtempérer en se mettant au garde à vous ou en faisant deux ou trois tractions. Le manège attirait toute l&rsquo;attention de Perceval jusqu&rsquo;à ce que le donneur d&rsquo;ordres ne vint à sa rencontre pour lui demander s&rsquo;il était un espion. Perceval répondit par la négative tout en faisant part de son désir de savoir ce qui se passait là. Le petit garçon, tout fier de l&rsquo;attention portée, répondit alors qu&rsquo;il s&rsquo;entraînait parce qu&rsquo;il avait décidé, lorsqu&rsquo;il serait adulte, de devenir Présideur. En quoi cette profession consiste-t-elle, demanda Perceval ?</p>
<p>&laquo;&nbsp;On est Présideur parce qu&rsquo;on est le meilleur et qu&rsquo;un jour on sera le chef de toute la France, comme Saint Louis. Le plus dur, c&rsquo;est d&rsquo;écrire tout un livre de 30 ou 40 pages où l&rsquo;on donne les mesures exactes de son logo, de ses bannières et autres oriflammes.<br />
Il faut aussi choisir un uniforme pour ses soldats.<br />
Il faut trouver le texte d&rsquo;un chant. Pour l&rsquo;air, on peut reprendre quelque chose de déjà connu.<br />
Après, il faut que les soldats donnent de l&rsquo;argent tous les mois pour que leur Présideur n&rsquo;ait pas besoin de travailler. En échange, on leur met des timbres aux jolies couleurs sur leur carte de membre. Quand tout marche bien, on est logé au dessus du local du groupe et on peut y descendre en pantoufles pour<br />
expliquer comment on présidera bientôt aux destinées de la France éternelle&nbsp;&raquo;. (énigme n°1)</p>
<h3>Une croix plus haute</h3>
<p>Perceval trouvait cette profession très entrichissante et fort utile mais, alors qu&rsquo;il essayait de se rappeler, parmi ses connaissances, qui l&rsquo;ex erçait déjà, il entendit dans le lointain, de puissantes vociférations. Un homme, agrippé en haut d&rsquo;une croix gigantesque, hurlait en leur direction alors celle-là penchait dangereusement et semblait s&rsquo;enfoncer dans le sol :<br />
&laquo;&nbsp;Gnostiques, païens, satanistes, ésotéristes, franc-maçons, sionistes, tarlouzes, drogués, je vous détruirai tous!&nbsp;&raquo;<br />
Ce curieux personnage se faisait appeler saint Plon-Plon. Médecin, il ne s&rsquo;était guère fait de clientèle. Alors, il avait défriché une petite parcelle de terre sur les berges d&rsquo;un étang à moustiques. Tous les dimanches, il dressait cette croix immense qui, immanquablement, s&rsquo;enfonçait dans le sol marécageux, entraînant le saint homme dans la fange malodorante. Il voyait là le résultat d&rsquo;un complot de la Terre entière et du Diable, puisqu&rsquo;aussi bien lui seul détenait encore le message divin. (énigme n°2)</p>
<h3>Une petite boutique</h3>
<p>Continuant son paisible cheminement le long de la rivière, Perceval tomba, entre une baraque à frites et une joyeuse guinguette, sur une petite boutique multiservices. &laquo;&nbsp;Chez Tonton Christian&nbsp;&raquo;, on vendait non seulement de la barbe à papa, mais aussi des autocollants, des livres de la collection &laquo;&nbsp;Ba Be Bi Bo Bu&nbsp;&raquo;, des fascicules nationaux-bolcheviks, des tee-shirts de Che Guevarra ou de la Légion Etrangère, quelques babioles de l&rsquo;ancien empire soviétique, de nombreuses revues satanistes et autres grimoires. Il y avait même un petit corner &laquo;&nbsp;sex shop identitaire&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&rsquo;aimable commerçant tenant la gentille boutique se définissait comme le grand maître de la radicalité et de l&rsquo;ésotérisme. Bientôt, expliqua-t-il à Perceval, il précipiterait moulte guéridons nationaux-bolcheviks à l&rsquo;assaut du pouvoir. Sympathisant avec le promeneur, le sympathique Christian l&rsquo;autorisa à l&rsquo;appeler Le Prince des Ténèbres.</p>
<p>Les rencontres se suivaient mais ne gagnaient pas nécessairement en qualité. Finalement, la ville apparaissait moins polluée que cette charmante forêt. (énigme n°3)</p>
<h3>Le prophète de l&rsquo;Apocalypse</h3>
<p>Maintenant, plus rien ne pouvait l&rsquo;étonner. Il aurait même été surpris de voir surgir quelque personne à peu près &laquo;&nbsp;normale&nbsp;&raquo;, entendez évoluant sur la terre ferme. Effectivement, il n&rsquo;avait pas encore ni tout vu, ni tout entendu. S&rsquo;approchant d&rsquo;une douce colline, il tomba nez à nez avec un nouveau personnage, certainement tout aussi sain que les précédents.</p>
<p>Celui-ci regardait Perceval avec insistance et une marque d&rsquo;inquiétude. L&rsquo;hirsute surgi de nulle part se présenta comme le dissident d&rsquo;une communauté apocalyptique qui campait un peu plus haut. Il entendait bien fonder son propre groupe, plus pur et décidé à attendre encore plus longtemps que tous les autres. Son projet était simple : il proposait aux âmes pures de se retirer du monde pendant au moins un siècle, à toutes fins de se préparer aux durs combats qui s&rsquo;annonçaient.</p>
<p>Cette démarche dynamique était en effet de nature à séduire bien des connaissances de Perceval, décidées à ne point se précipiter trop tôt dans l&rsquo;action. L&rsquo;homme avait lu dans les runes et savait que le ciel s&rsquo;entrouvrirait dans à peine un siècle. Il s&rsquo;agissait donc d&rsquo;être patient. (énigme n°4)</p>
<h3>Un jardin en friche</h3>
<p>Perceval était amusé mais il en eut vite assez. Reparti dans la forêt des extravagances, il s&rsquo;approcha d&rsquo;une clairière, en prenant bien soin de ne pas se montrer. Toutes les intéressantes discussions qu&rsquo;il venait d&rsquo;avoir avaient provoqué en lui quelques maux de tête et il convenait qu&rsquo;il se tînt un temps à l&rsquo;écart des hurluberlus du bois joli.</p>
<p>Devenu spectateur discret, il observa, derrière une clôture pas très droite le manège de gens qu&rsquo;il reconnu très vite. Il s&rsquo;agissait là de l&rsquo;équipe au complet de la revue <em>Fléchir sans Agir</em>. La fine fleur de l&rsquo;intelligentsia identitaire mettait en application dans ce campement les principes dévoilés dans LA revue.</p>
<p>Prônant un retour à la nature sans concession, pour pratiquer une agriculture digne du paléolithique, il s&rsquo;étaient emparés d&rsquo;un lopin de terre à l&rsquo;abandon.</p>
<p>Refusant la mécanisation de l&rsquo;agriculture, ils ne toléraient aucun engin à moteur sur cet espace naturel qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient d&rsquo;ailleurs point trop défriché.</p>
<p>Mais ce n&rsquo;était, probablement pas le courage qui leur avait manqué. Ils avaient estimé que de vrais guerriers ne devaient subsister que grâce au produit de leur chasse.</p>
<p>En effet, tous étaient richement pourvus en arcs et en flèches, en dagues, en haches et autres masses d&rsquo;armes. Mais, pour tout gibier, Perceval ne les vit prendre pour pour cible que des boites de cassoulet et de lentilles aux saucisses qu&rsquo;ils s&rsquo;acharnèrent, un peu énervés par la résistance du gibier, à ouvrir à grands coups de francisque, car aucun n&rsquo;avait pensé à emmener d&rsquo;ouvre-boîte.</p>
<p>L&rsquo;opération survie de la surhumanité blanche en marche valait le coup d&rsquo;œil. Perceval en fut retourné. (énigme n°5)</p>
<h3>La communauté du Glacier</h3>
<p>Il pensa qu&rsquo;en continuant à gravir la haute colline, elle devait s&rsquo;élever à près de 80 mètres au-dessus du niveau de la mer, il ne croiserait plus grand monde. À ces altitudes, les héros éprouvent en général un incommodant vertige.</p>
<p>Enfin seul, il observait le manège d&rsquo;écureuils ramassant des glands tombés à terre, lorqu&rsquo;une troupe d&rsquo;hommes revêtus d&rsquo;armures rutilantes déboula sauvagement pour se ruer sur les bestioles et les menacer de leurs glaives étincelants :</p>
<p>&laquo;&nbsp;Quelle chance tu as eu que nous nous trouvions là, camarade. Notre entreprise courageuse t&rsquo;aura préservé des crocs acérés des bêtes sauvages ! Bienvenue parmi la Communauté du Glacier, frère Européen&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Perceval en avait beaucoup vu déjà mais cette fois-ci il faillit vraiment tomber par terre. Il réfléchit et se dit que, pourtant, nous étions bien loin de la période du carnaval.</p>
<p>Les intrépides guerriers portaient sur leurs casques de chantier une marque singulière. Il lui sembla reconnaître là une araignée stylisée. On lui précisa qu&rsquo;il n&rsquo;en était rien et que cette marque était celle du Poulpe. Mais, seuls les initiés, les membres de la confrérie guerrière avaient l&rsquo;honneur d&rsquo;en connaître la signification.<br />
On amena Perceval jusqu&rsquo;au campement. C&rsquo;était un privilège insigne. On lui montra la table ronde carrelée autour de laquelle des hommes purs dessinaient d&rsquo;ores et déjà l&rsquo;avenir de notre race.<br />
Perceval dit que la table avait déjà dû beaucoup servir car, par endroits, la mosaïque manquait. On lui rétorqua qu&rsquo;elle venait d&rsquo;être carrelée par la Salamandre. C&rsquo;était le nom totemnique du bras gauche du chef messianique. Bien qu&rsquo;artisan dans le bâtiment, depuis à peine 30 ans, le bras gauche n&rsquo;était pas encore au fait du dosage adéquat pour la confection du ciment, mais il était de bonne volonté. Ses hôtes offrirent à Perceval, dans un ciboire en étain, un de ces vins biologiques qui vous font regretter, la canette de Kronenbourg.<br />
Il apprécia cependant le geste. Il ne s&rsquo;ennuyait pas mais s&rsquo;excusa auprès de ses nouveaux amis. Un rendez-vous très urgent, auprès d&rsquo;une autre héroïque compagnie, ne lui permettait malheureusement pas de prolonger sa visite au campement de ces hommes d&rsquo;acier et de glace. Il le regretta bien. (énigme n°6)</p>
<p>Redescendant à grandes enjambées la colline, il prit en main le plan que lui avaient remis les camarades de la société secrète avant, finalement, de le replier et de l&rsquo;enfoncer bien au fond de sa poche.</p>
<p>Il n&rsquo;avait plus grande envie d&rsquo;honorer son rendez-vous. Il en avait certes vu et entendu assez pour ce jour. Il n&rsquo;avait plus alors qu&rsquo;une hâte : rallier au plus<br />
vite la grand ville et essayer d&rsquo;y rencontrer des femmes et des hommes de ce monde.»</p>
<p>Solution :<br />
- énigme n°1 : tout le monde aura reconnu le groupuscule de l&rsquo;OEuvre Française et son présideur à vie Pierre Sidos, qui habite au-dessus du local du groupe rue Caillaux dans le XIIIe arrdt de Paris.<br />
- énigme n°2 : le personnage décrit n&rsquo;est autre que Philippe Ploncard d&rsquo;Assac qui traque les infiltrations maçonniques, sataniques et gnostiques dans le nationalisme français et a pour principale caractéristique de vouer aux gémonies certaines figures de ce milieu, tel Serge de Beketch, Alain de Benoist ou d&rsquo;autres.<br />
- énigme n°3 : trop facile ! C&rsquo;est évidemment de Christian Bouchet qu&rsquo;il s&rsquo;agit et de ses tendances ésotérico-nationalo-bolchéviques. Quant à la collection BA-BE-BI etc, il s&rsquo;agit de la collection B.A.-BA de Pardès.<br />
- énigme n°4 : plus difficile&#8230; Après quelques hésitations, <em>REFLEXes</em> suppose qu&rsquo;il s&rsquo;agit de Christophe Picard alias Henri de Fersan qui prône depuis des années la constitution de communautés rurales blanches pouvant servir de bases de reconquête de l&rsquo;Europe contre &laquo;&nbsp;l&rsquo;invasion allogène&nbsp;&raquo;.<br />
- énigme n°5 : facile ! Là aussi, ce n&rsquo;est pas du jeu ! Qui n&rsquo;a pas reconnu <em>Réfléchir &amp; Agir</em>, fameuse revue animée par Eric Fornal et Laurent Le Digabel depuis Toulouse et dont tout lecteur de <em>REFLEXes</em> connaît l&rsquo;histoire ?<br />
- énigme n°6 : plus dur ! Il fallait reconnaître la bannière Grand Sud de Terre &amp; Peuple, animée par le carreleur José Perruga, ancien du FN et du MNR. Le poulpe est un des symboles du Languedoc. Il fallait y penser !</p>
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		<title>Brasillach nous voilà !</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Feb 2003 17:45:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les nostalgiques]]></category>
		<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Sidos]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Brasillach]]></category>
		<category><![CDATA[Œuvre française]]></category>

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		<description><![CDATA[Samedi 8 février une cérémonie en l’honneur de l’écrivain collaborationniste Robert Brasillach s’est déroulée dans un cimetière du 20ème arrondissement de Paris, rassemblant plus d’une trentaine de personnes. Cette commémoration était depuis des années organisée par l’équipe de la revue Militant. Ce journal a été fondé en 1967 par des anciens Waffen SS français, et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Samedi 8 février une cérémonie en l’honneur de l’écrivain<br />
collaborationniste Robert Brasillach s’est déroulée dans un cimetière du 20ème arrondissement de Paris, rassemblant plus d’une trentaine de personnes. Cette commémoration était depuis des années organisée par l’équipe de la revue Militant. Ce journal a été fondé en 1967 par des anciens Waffen SS français, et qui pendant un temps ont adhéré au Front National avant de le quitter en 1983 pour fonder le Parti Nationaliste Français.</p>
<p>Petite nouveauté pour cette année,l’organisation de la cérémonie a été prise en main par L’Œuvre Française de Pierre Sidos. Ce rapprochement marque la fin de la collaboration entre les vieux militants du PNF et le milieu Nationaliste-Révolutionnaire. Ils avaient organisé conjointement les défilés du Premier Mai et différentes réunions les années passées. Il semble que l’appétit de certains dirigeants NR sur le local du PNF et son journal ait quelque peu fâché l’équipe de Militant.<br />
La cérémonie s’est déroulée sous haute surveillance policière, sans doute due en partie à la pression des antifascistes radicaux l’année passée qui avaient marché sur la réunion. On peut aussi légitimement penser que l’importance du dispositif policier était la conséquence de la présence de L’Œuvre Française, dont des sympathisants sont soupçonnés d’avoir incendié un foyer accueillant des roms à Lyon début janvier.</p>
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