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	<title>REFLEXes &#187; Les institutionnels</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>L’histoire du FN en frise chronologique</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Nov 2014 10:34:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
		<category><![CDATA[Front National]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>

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		<description><![CDATA[Après la réalisation d’un schéma présentant les différentes familles et/ou composantes de l’extrême droite française, La Horde et REFLEXes renouvellent cette expérience de travail en commun pour vous offrir une chronologie du Front National de sa création en 1972 à aujourd’hui. Vous y trouverez les évènements marquants du Front : les arrivées et départs importants, les [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après la réalisation d’un <a href="http://reflexes.samizdat.net/schema-2014-lextreme-droite-mieux-la-connaitre-pour-mieux-la-combattre/">schéma</a> présentant les différentes familles et/ou composantes de l’extrême droite française,<a href="http://lahorde.samizdat.net" target="_blank"> La Horde</a> et REFLEXes renouvellent cette expérience de travail en commun pour vous offrir une chronologie du Front National de sa création en 1972 à aujourd’hui.</strong></p>
<p>Vous y trouverez les évènements marquants du Front : les arrivées et départs importants, les scissions, les affaires de violences ou encore les résultats significatifs lors de certaines élections… mais aussi l’influence en son sein des différents groupuscules ayant gravité dans son giron, de la Fane au<a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/"> Gud</a> en passant par l’<a href="http://reflexes.samizdat.net/tag/oeuvre-francaise/">Œuvre française</a> ou les solidaristes.</p>
<p>Tout comme le schéma, cette chronologie du Front se veut un outil, cette fois-ci pour la compréhension de ce qu’est l’histoire de ce mouvement qui se prétend 1<sup>er</sup> parti de France, et ceci à la veille de leur XVe congrès.</p>
<p>Vous pouvez la télécharger gratuitement en cliquant sur l’image ci-dessous, ou en commander des exemplaires sur papier (A3 couleur recto-verso) auprès de <a href="http://lahorde.samizdat.net/2014/11/25/lhistoire-du-fn-en-frise-chronologique/" target="_blank">la Horde</a></p>
<p>Bonne lecture !!</p>
<div id="attachment_2628" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Chrono-FN-.jpg"><img class="wp-image-2628" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Chrono-FN--729x1024.jpg" alt="cliquer sur l'image pour téléchrger la chrono" width="600" height="842" /></a><p class="wp-caption-text">cliquer sur l&rsquo;image pour télécharger la chrono</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Textes et notes figurant au verso de la plaquette :</em></p>
<h5>LES ANNÉES 1970</h5>
<p>Le Front national n’est, à l’origine, qu’un cache-sexe pour les nationalistes-révolutionnaires d’Ordre nouveau, qui souhaitent se présenter aux élections législatives de 1973, tout en poursuivant son agitation dans les rues et les universités. Pour cela, ses dirigeants imaginent de créer une structure plus large, avec le courant dit des « nationaux », héritiers du poujadisme et du soutien à l’Algérie française, courant auquel appartient Jean-Marie Le Pen. Ces deux composantes sont rejointes par des nationalistes-européens, des néonazis ou d’anciens collaborateurs. L’orientation du FN est, dès l’origine, nationale-populiste : le FN doit en effet être « le réceptacle de tous les mécontents ». Ordre nouveau retourne à l’activisme avant d’être finalement dissout en juin 1973 : Le Pen profite de cette désorganisation pour renforcer son pouvoir au sein du Front…</p>
<h5>LES ANNÉES 1980</h5>
<p>Du début des années 1980 au début des années 2000, l’extrême droite française est organisée de façon assez simple. Le Front National (FN), qui regroupe plusieurs familles de la mouvance nationaliste (catholiques, païens, anciens de l’Algérie française, nostalgiques du fascisme et du nazisme, anticommunistes, ultra-libéraux…) occupe la plus grande partie de l’espace politique et public de ce courant de pensée, laissant à sa périphérie divers groupuscules dont la marge de manœuvre est très limitée : l’Œuvre française, le GUD, le Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE), Troisième Voie… Si certains finissent par rallier le FN, d’autres choisissent la surenchère idéologique et la violence comme moyen d’expression, voire le terrorisme. La mainmise de Le Pen sur le FN et sa réussite médiatique ne laissent alors que peu de place à une autre personnalité ou mouvement venu le concurrencer, obligeant les autres formations à se soumettre ou à engager une longue traversée du désert.</p>
<h5>LES ANNÉES 1990</h5>
<p>Le FN connaît ses meilleures années au milieu des années 1990, que ce soit sur le plan électoral ou au niveau de son appareil militant. C’est alors une machine de guerre, avec un service d’ordre composé en grande partie d’anciens professionnels de la sécurité, mais surtout avec de nombreux militants capables de se mobiliser pour n’importe quel événement. Les années 1990 sont également marquées par une recrudescence de la violence d’extrême droite, avec plusieurs morts, tous français d’origine étrangère. La fin des années 1990 marque la fin de l’hégémonie du FN sur l’extrême droite française, avec en 1998 la scission provoquée par Bruno Mégret, numéro deux du FN, qui quitte le parti avec de très nombreux cadres et militants pour créer une nouvelle structure, le MNR. Cette brèche, ouverte dans la suprématie frontiste, permet à certains mouvements nationalistes de récupérer des cadres et militants du parti lepéniste, déçus par les tensions existant entre le FN et le MNR.</p>
<h5>LES ANNÉES 2000</h5>
<p>Le 11 septembre 2001, le conflit israélo-palestinien et l’émergence de certains communautarismes radicaux bouleversent le champ politique à l’extrême droite, avec d’un côté une extrême droite traditionnelle, restant sur ses bases, et de l’autre des mouvements prêt à passer ponctuellement des alliances inédites : on voit alors des groupes nationalistes s’allier avec militants en perdition venus de la gauche (Dieudonné, Riposte laïque) ou se prétendant venir de la gauche (Alain Soral). Parallèlement, l’émergence de Marine Le Pen à la tête du FN et ses orientations stratégiques ont entraîné un important désintérêt des jeunes d’extrême droite et des militants nationalistes radicaux pour le FN, même si le parti, surtout lors des périodes d’élections, attise toujours les ambitions et les intérêts de nombreux nationalistes. Alors que le parti n’est plus capable de recouvrir les murs des villes de France d’affiches ou de mettre dans la rue des milliers de gens comme par le passé, faute de militants de terrain, le FN enregistre de nombreuses adhésions de sympathisants, qui ne sont cependant pas prêts à se salir les mains.</p>
<h5>LES ANNÉES 2010</h5>
<p>La nouvelle stratégie du FN version Marine est basée essentiellement sur les médias. Bête médiatique comme son père, elle est présente quotidiennement à la télé ou la radio. Elle réussit à rallier à elle des personnalités médiatiques comme Gilbert Collard, ce que son père n’avait jamais réussi à faire. En interne, elle se débarrasse de tous ceux et celles qui pourraient s’opposer à elle ou dont les positions trop radicales pourraient la gêner dans sa quête de normalisation du FN. La situation actuelle du parti et le positionnement de sa présidente ont recréé un nouvel espace pour les mouvements radicaux, même si certains de ces radicaux rejoignent néanmoins le FN, comme les générations 1990 et 2010 du GUD.</p>
<h5>Compléments :</h5>
<p><i>1. Le Front National (FN) est créé le 5 octobre 1972 à l’initiative de l’équipe d’Ordre Nouveau, (ON) qui tente de regrouper toutes les tendances de l’extrême droite française. Ordre Nouveau, le journal </i>Militant<i>, François Brigneau, Alain Robert, Pierre Bousquet, François Duprat, Roland Gaucher, Roger Holeindre rejoignent le mouvement ; Jean-Marie Le Pen, plus jeune député de France, qui avait soutenu la campagne de Tixier-Vignancour, et était alors déconnecté politiquement, est choisi pour présider le mouvement, car les cadres d’ON espère pouvoir le manœuvrer facilement.</i></p>
<p>2. <i>Suite au meeting du 21 juin 1973 à Paris et aux affrontements avec la Ligue communiste, Ordre nouveau est dissout. Alain Robert et François Brigneau quittent le FN, emmenant avec eux les principaux cadres issus d’Ordre nouveau, du GUD et du Front de la Jeunesse. Le FN se réorganise alors autour de Jean-Marie Le Pen, tandis que François Duprat, homme de l’ombre, prend contact avec les néonazis de la FANE pour faire face au départ d’ON.</i><i> </i><i>Les anciens d’ON fondent le Parti des Forces Nouvelles (PFN) et soutiennent en sous main la candidature de Valéry Giscard d’Estaing à la présidentielle de 1974 (ils participent à son service d’ordre). Pierre Sidos de l’Œuvre française et Jean-Gilles Malliarakis, quant à eux, échouent à se présenter aux présidentielles.</i></p>
<p>3. <em>Le</em> <i>PFN et le FN tentent de participer ensemble aux européennes de 1978, mais le PFN, qui bénéficie des subsides du Movimento Social Italiano (MSI) de Giorgio Almirante et de Fuerza Nueva du franquiste Blas Piñar, écarte son rival et se présente seul aux élections sous le sigle Eurodroite : il obtient 1,3% des voix. Aux élections présidentielles de 1981, le PFN appelle à voter Chirac puis Giscard ; le FN, dont le candidat Jean-Marie Le Pen n’a pu se présenter faute des 500 signatures nécessaires, prône l’abstention. Aux élections législatives suivant l’élection de François Mitterrand, le FN atteint son score le plus bas, avec 0,18% des voix.</i></p>
<p><i>4. Le 19 juillet 1981, la tuerie d’Auriol, perpétrée par des militants du SAC contre un des leurs provoque la disparition de la structure, entraînant un départ vers le MIL et le FN.</i></p>
<p><i>5. À partir de 1977, les solidaristes, menés par Jean-Pierre Stirbois, intègrent le FN : opposés à l’économie libérale et favorables à l’association capital/travail, ils apportent une certaine rigidité politique, et le développement d’un travail d’implantation dans les communes de gauche. Lors d’élections locales en 1982 et 1983, le FN obtient ainsi ses premiers succès électoraux, à Dreux en particulier, où Jean-Pierre Stirbois, nommé secrétaire général du FN, obtient 16,7% aux municipales, fusionnant au second tour avec la liste de droite.</i></p>
<p><i> 6. </i><i>Intervention du président François Mitterand auprès des chaînes de télévision publiques afin que Le Pen soit invité plus souvent.</i></p>
<p><i>7. Le FN s’élargit. Bernard Antony, chef de file des catholiques intégristes, quitte le CNI pour le FN. François Brigneau et Jack Marchal quittent le PFN pour revenir au FN. Jean-Marie Le Chevallier quitte l’UDF pour rejoindre le FN.</i></p>
<p><i>8. En 1986, Bruno Mégret (RPR) et Jean-Yves Le Gallou, membres du Club de l’Horloge, rejoignent Jean-Marie Le Pen. La même année, le FN et ses listes ouvertes (le Rassemblement national) obtiennent 10%. 35 députés sont élus. Deux ans plus tard, suite à un changement de mode de scrutin, le FN perd tous ses députés.</i></p>
<p><i>9. Les provocations de Le Pen sur les chambres à gaz, « point de détail de l’Histoire de la Seconde Guerre mondiale » (sept. 1987), et le jeu de mots « Durafour crématoire » (sept. 1988), provoquent des troubles au sein du FN, entre ceux qui prônent le rassemblement et les tenants d’une certaine orthodoxie.</i></p>
<p><i>10. L’implantation locale du FN s’est renforcée dans l’Est de la France et dans le Sud-Est, ce qui se solde aux municipales de 1995 par la conquête des mairies de Toulon, d’Orange et de Marignane, respectivement par Jean-Marie Le Chevallier, Jacques Bompard et Daniel Simonpiéri, sans compter Jacques Peyrat, ex-FN qui devient maire de Nice sous l’étiquette RPR, sans rien renier idéologiquement.</i></p>
<p>11. <i>Bruno Gollnisch devient secrétaire général du FN, soutenu par la veille garde du FN qui veut contrer l’influence de Bruno Mégret, délégué général. En décembre 1995, la France connaît un mouvement social de grande envergure : le FN condamne ces grèves. De son côté, Bruno Mégret tente de mettre en place des syndicats FN, à la RATP et dans la police…</i></p>
<p><i> 12. En 1985, le service d’ordre du FN, le Département Protection et Sécurité (DPS) dirigé par un ex-OAS, le Colonel Janbart, recrute chez les anciens policiers, militaires et mercenaires. Au congrès du FN en 1997, équipé comme des CRS, le DPS charge les contre-manifestants et utilise des fausses cartes de police pour contrôler des gens. À la fin des années 1990, il est l’objet d’une commission d’enquête parlementaire. Sous Marine Le Pen, on continue à voir des figures connues de l’extrême droite radicale (comme Axel Loustau) participer au DPS.</i></p>
<p><i>13. Les 29 et 30 mars 1997 se tient à Strasbourg le congrès du FN : Mégret arrive en tête des votes pour l’élection au bureau politique. Le 30 avril, Jean-Marie Le Pen agresse une élue socialiste à Mantes-La-Jolie suite à la présence de militants antifascistes : le 2 avril 1998 , il est déclaré inéligible. Mégret aurait dû se retrouver tête de liste aux européennes, mais Le Pen impose sa femme Jany, novice en politique. Le FN implose, avec d’un côté le FN de Le Pen et de l’autre le FN-MN (futur MNR) de Mégret.</i></p>
<p>14.  <i>Laissant le soin aux partis de droite comme de gauche de relayer son discours sur les questions de sécurité et d’immigration, le FN mène campagne contre l’euro, contre le « fiscalisme », contre les « affaires »… Stratégie payante, Le Pen se retrouvant pour la première fois au second tour de l’élection présidentielle de 2002.</i></p>
<p>15.  <i>Fabrice Robert et Christian Bouchet sont élus au conseil national du MNR en février. En avril ce dernier est écarté de la direction d’Unité Radicale (UR) par Fabrice Robert et Philippe Vardon. Pour la manifestation du 1<sup>er</sup> mai, Bruno Gollnisch contact UR ainsi que d’autres groupuscules pour les intégrer au service d’ordre. Le 14 juillet Maxime Brunerie, militant du MNR et d’UR tente de tuer Jacques Chirac. Unité radicale est dissoute, pour réapparaître quelques semaines plus tard comme Bloc Identitaire.</i></p>
<p><i>16. 20 septembre 2006 : Jean-Marie Le Pen prononce un discours à Valmy, au ton très républicain et social. Le texte aurait été écrit par Alain Soral qui s’est rapproché du FN. Quelques semaines plus tard, Dieudonné, grâce à quelques anciens du GUD, est invité aux BBR.</i></p>
<p><i>17. Juin 2007 : Alain Soral crée Égalité et Réconciliation. Lors de son université d’été les 8 et 9 septembre, on peut croiser des anciens du GUD, Serge Ayoub ou Christian Bouchet.</i></p>
<p><i>18. Carl Lang quitte le FN suite à la décision de Marine Le Pen de ne pas le nommer tête de liste pour le Nord Pas-de-Calais. Alain Soral, déçu de ne pas être nommé tête de liste du FN aux élections européennes de 2009 en Ile-de-France quitte le FN et rejoint Dieudonné pour mettre en place la « Liste antisioniste ».</i></p>
<p><i>19. Opposée à Bruno Gollnisch, Marine Le Pen devient présidente du parti. Dans les mois qui suivent, elle et son équipe font la chasse aux soutiens de Gollnisch jugés trop radicaux. Alexandre Gabriac, membre de l’Œuvre française, est exclu du FN suite à la parution de photos le montrant effectuant le salut fasciste. En juillet, Yvan Benedetti, chef de Jeune Nation, membre de l’Œuvre française et soutien de Bruno Gollnisch, est exclu à son tour. </i></p>
<p><i>20. Le 8 mai est lancé le Rassemblement Bleu Marine (RBM), coalition politique à vocation électorale,  à l’initiative du parti Souveraineté, Indépendance et Libertés (SIEL) de Paul-Marie Coûteaux, dont le but est de rassembler des militants et sympathisants hors du FN pour les législatives de 2012. Florian Philippot est son porte-parole.</i></p>
<p><i>21. Lors de la fête organisée pour les 40 ans du FN, des dirigeants du GUD (relancé deux ans plus tôt par Édouard Klein, fils d’anciens militant d’Ordre Nouveau et du GUD, avec l’aval de Frédéric Châtillon) sont pris en photos avec la direction du FNJ et Marion Maréchal-Le Pen.</i></p>
<p><i>22. Lors du défilé du 1<sup>er</sup> mai 2013, la sécurité du clan Le Pen et de la manifestation est assurée par des JNR de Serge Ayoub, employés par Axel Loustau, ancien dirigeant du GUD et associé de Frédéric Châtillon. Un mois plus tard, Le 5 juin, un militant antifasciste, Clément Méric, est tué par Esteban Morillo, proche d’Ayoub.</i></p>
<p><i>23. Aux élections municipales, le FN obtient 1544 postes de conseillers municipaux, et plusieurs mairies  : Hénin-Beaumont (Steeve Briois) dès le premier tour, Fréjus (David Rachline), le septième secteur de Marseille (Stéphane Ravier), Beaucaire, Villers-Cotterêts, Hayange, Le Pontet, Le Luc, Cogolin, Mantes-la-Ville. Robert Ménard, soutenu par le FN, est élu à Béziers.</i></p>
<p><i>24. Congrès du FN les 29 et 30 novembre à Lyon. Mi-octobre, Julien Rochedy, qui avait nettoyé le FNJ pour le compte de Marine Le Pen, est débarqué de son poste à la surprise générale.</i></p>
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		<title>Schéma (2014) : l’extrême droite, mieux la connaitre pour mieux la combattre</title>
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		<pubDate>Wed, 07 May 2014 15:56:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
		<category><![CDATA[Action française (AF)]]></category>
		<category><![CDATA[Bloc Identitaire (BI)]]></category>
		<category><![CDATA[Égalité & Réconciliation (E&R)]]></category>
		<category><![CDATA[Front national (FN)]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe union défense (GUD)]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue de Défense Juive (LDJ)]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle Droite Populaire (NDP)]]></category>
		<category><![CDATA[Pro Patria]]></category>
		<category><![CDATA[Renouveau Français (RF)]]></category>
		<category><![CDATA[Riposte Laïque]]></category>
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		<category><![CDATA[Terre et Peuple (T&P)]]></category>
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		<description><![CDATA[À quoi ressemble l’extrême droite aujourd’hui ? Quel rôle y joue le Front national, combien de groupes y a-t-il à sa marge, et que représentent-ils ? Pas si facile de répondre. C’est pourquoi depuis 2012, la Horde et le site d’informations antifasciste REFLEXes s’associent pour présenter chaque année, sous la forme d’un schéma, un panorama [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>À quoi ressemble l’extrême droite aujourd’hui ? Quel rôle y joue le Front national, combien de groupes y a-t-il à sa marge, et que représentent-ils ? Pas si facile de répondre. C’est pourquoi depuis 2012, la Horde et le site d’informations antifasciste REFLEXes s’associent pour présenter chaque année, sous la forme d’un schéma, un panorama graphique des groupes et partis nationalistes français. Cette version mise à jour, au format A4, est accompagné d’une légende au recto qui donne quelques informations essentiels sur la plupart des groupes cités, reproduites ci-dessous.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/SchemaED_2014_REFLEXes_LaHorde.pdf"><img class="aligncenter wp-image-636 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/05/schema2014-625x438.jpg" alt="schema2014-625x438" width="625" height="438" /></a></p>
<p><a href="http://lahorde.samizdat.net/">http://lahorde.samizdat.net/</a></p>
<h3 style="text-align: center;">les « INSTITUTIONNELS »</h3>
<p><strong>DROITE FORTE, DROITE POPULAIRE</strong></p>
<p>Créée en 2011, la Droite Populaire regroupait à l’origine des parlementaires UMP (ayant pour la plupart milité à l’UNI, au MIL ou au GUD), chargés de défendre une ligne « dure » au sein du parti de Sarkozy. Elle a depuis été supplantée par un nouveau courant, la Droite forte, devenu majoritaire au sein de l’UMP. Fondé en 2012 par, entre autres, Guillaume Peletier, un ancien du FN et du MPF, ce mouvement a pour slogan « Nous sommes fiers d’être Français, nous sommes fiers d’être de droite ».</p>
<p><strong>FRONT NATIONAL</strong></p>
<p>Créée en 1972, c’est la principale formation d’extrême droite : fondée à l’origine par les néofascistes d’Ordre nouveau et d’autres groupuscules nationalistes, le FN devient vite « la chose » de Jean-Marie Le Pen. Au début des années 1980, il rassemble les différents courants de l’extrême droite (catholiques intégristes, anciens collabos, anciens de l’Algérie française) ainsi que des courants plus radicaux (solidaristes, nationalistes-révolutionnaires, néonazis, païens). Le parti a connu une scission en 1998, qui l’a affaibli durant plusieurs années. Depuis le congrès de Tours de 2010, Marine Le Pen a succédé à son père avec la volonté affichée de s’affranchir des courants historiques du nationalisme français. Le FN dispose également d’une structure pour la jeunesse dirigée par Nathalie Pigeot, le Front National Jeunesse : repris en main et épuré par Marine Le Pen, il n’a plus la même dynamique que par le passé.</p>
<p><strong>RASSEMBLEMENT BLEU MARINE</strong></p>
<p>Crée en 2012, le RBM regroupe autour du FN de Marine Le Pen différents petits partis ou groupuscules souverainistes (dont le SIEL) dans l’espoir à la fois d’élargir son audience électorale et de fondre le FN dans une structure plus large et passe-partout. Malgré l’absence de résultats probants, le RBM sera probablement remis en place lors des prochaines élections.</p>
<p><strong>Souverainistes</strong> : SIEL, etc.</p>
<p>Bien que n’ayant jamais pris sur le plan électoral, les mouvements souverainistes peuvent ponctuellement se faire les alliés de l’extrême droite : Paul-Marie Coûteaux et son SIEL ont rejoint le FN, tandis que Nicolas Dupont-Aignan de Debout la République déclare être « ouvert au dialogue » ! On constate aussi des dérives, tel le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) qui n’hésita pas à manifester aux côtés de Coûteaux.</p>
<h3 style="text-align: center;">LES « MODERNES »</h3>
<p><strong>RIPOSTE LAÏQUE</strong></p>
<p>Mouvement créé en 2007, issu de certains milieux laïcs de gauche, qui expriment leur racisme anti-musulman sous couvert de défense de la laïcité. Aujourd’hui isolé, le FN refusant de répondre à ses appels du pied, RL est en perte de vitesse, sur un terrain, l’islamophobie, repris de plus en plus par l’ensemble de la classe politique.</p>
<p><strong>BLOC IDENTITAIRE</strong></p>
<p>Issus d’Unité radicale, les Identitaires regroupent le Bloc identitaire et ses sections locales (Projet Apache, Nissa Rebella). Les Identitaires tentent depuis leur création de se démarquer de l’extrême droite traditionnelle tout en recrutant parmi les jeunes nationalistes. Sans référence idéologique, ils misent sur la communication et Internet. Mais ils ne sont pas arrivés à se créer un espace politique distinct de celui du FN, et leur stratégie de dédiabolisation est un semi-échec (à noter que l’un de leurs leaders, Philippe Vardon, tente sans succès de se rapprocher du FN). Le BI dispose d’une pseudo-agence de presse, Novopress, qui mélange dépêches de faits divers et annonces liées aux activités des Identitaires, et d’une structure jeune, Génération identitaire</p>
<p><strong>MOUVEMENT D’ACTION SOCIALE</strong></p>
<p>Prenant la suite de Pro Patria, le MAS s’est développé dans l’ombre des mouvements nationalistes en mettant en place des structures comme l’émission Méridien Zéro. Inspiré par les néo-fascistes italiens de Casapound, le MAS a réussi à s’implanter dans quelques villes comme Toulouse ou Lille. Autour du MAS gravitent également deux revues, Réfléchir &amp; Agir et Rébellion, cette dernière jouant à fond la confusion avec l’extrême gauche et l’anticapitalisme.</p>
<p><strong>ÉGALITÉ &amp; RÉCONCILIATION</strong></p>
<p>Fondé par Alain Soral en 2007, E&amp;R avait à l’origine comme ambition de regrouper nationalistes de droite et patriotes de gauche. Mais après l’échec de la liste antisioniste en 2009, ceux qui voulaient transformer E&amp;R en parti politique sont partis, et l’incohérence politique de Soral a fait le reste. Aujourd’hui, E&amp;R n’est plus que le fan-club de Soral, et l’un des principaux relais de Dieudonné, qui dispose par ailleurs de ses propres outils de propagande. E&amp;R se caractérise par un antiféminisme et un antisémitisme virulent (il s’est rapproché un temps du Parti Antisioniste, aujourd’hui peu actif).</p>
<p><strong>LES NÉGATIONNISTES</strong></p>
<p>Si le noyau dur de ce petit milieu n’évolue guère, le négationnisme peut remercier Dieudonné qui aura contribué à faire connaitre ses thèses délirantes et certains de ses auteurs. On pense notamment à Robert Faurisson devenu une véritable vedette chez les troupes du pseudo-comique, ou encore à Vincent Reynouard qui a pu étendre son auditoire. Le noyau dur reste regroupé autour de listes de diffusion telle que « Bocage », et de rares publications ou catalogues de VPC.</p>
<p><strong>LES CONSPIRATIONNISTES</strong></p>
<p>Les thèses conspirationnistes ne sont pas l’apanage de l’extrême droite, et certaines viennent même de la gauche. Mais elles fournissent souvent des arguments aux fachos de toutes sortes, car derrière chaque conspiration ou presque se cacheraient les « sionistes » (i.e. les Juifs) et/ou les impérialistes (le « grand Satan » américain), ce qui a permis ponctuellement des rapprochements contre-nature. Bien que d’aspect confus, le milieu conspi est organisé en un réseau très dense d’individus et de groupes. On peut citer: Réseau Voltaire, Re-Open911, Mécanopolis, Nouvelle Solidarité de J. Cheminade, Alterinfo…</p>
<h3 style="text-align: center;">LES « BOURRINS »</h3>
<p><strong>RÉSEAU IDENTITÉS</strong></p>
<p>Né d’une scission du Bloc identitaire, il se structure autour de la Ligue du Midi de la famille Roudier, d’anciens cadres du BI, notamment d’Aquitaine, de Bretagne et d’Alsace d’Abord.</p>
<p><strong>LIGUE DE DÉFENSE JUIVE</strong></p>
<p>Version française du mouvement Kach du rabbin Khahane, la LDJ se distingue par sa violence et son soutien à l’extrême droite israélienne. Ses cibles favorites sont plus l’extrême gauche pro-palestinienne que l’extrême droite antisémite (sauf récemment avec Dieudonné). De récents départs (Alyah) ont légèrement modifié l’équipe dirigeante, mais sans changer les pratiques.</p>
<p><strong>GROUPE UNION DÉFENSE (GUD)</strong></p>
<p>Basé à Lyon et Paris, ce n’est qu’une vague copie du mouvement étudiant né en 1969. Ce GUD navigue à vue, et s’est surtout illustré par sa violence. Depuis le départ de certains de ses militants spécialisés dans le coup de poing, Édouard Klein s’est mis en retrait, naviguant entre le FN et le business avec les anciens du GUD. Le GUD a été repris en main par Logan Duce sur Paris, un temps proche des Jeunesses nationalistes, ce qui n’est plus le cas depuis mi-2013. Le GUD Paris est aujourd’hui derrière la liste étudiante Assas Patriote.</p>
<p><strong>LEs AMIS DE PIERRE SIDOS</strong></p>
<p>C’est sous ce nom que l’Œuvre Française (OF) poursuit ses activités depuis sa dissolution à l’été 2013. Auparavant, des cadres de l’OF « infiltrés » dans le FN avaient été victimes de la politique de normalisation de Marine Le Pen, mais l’OF avait connu en 2011 un second souffle grâce aux Jeunesses Nationalistes (JN) menées par Alexandre Gabriac et leur activisme débridé qui a mené à divers procès (les JN ont également été dissoutes en 2013). Les JN se sont dotés d’un « Comité de Liaison et d’Aide Nationaliste » dirigée par Laura Lussaud et d’une structure militante féminine Les Caryatides. Proche des nostalgiques de Vichy ou de l’Algérie Française, des antisémites et des catholiques intégristes, ce mouvement représente la branche «dure» de l’extrême droite française. Pour la première fois cette année, ses responsables se sont présentés aux élections municipales sous leurs propres couleurs.</p>
<p><strong>SKINHEADS</strong></p>
<p>La mouvance skin d’extrême droite connaît un regain d’activité par rapport aux années 2000. S’il n’existe pas à proprement parler d’organisation skinhead fédérant tous les groupes au niveau national, on retrouve plusieurs groupes qui se font remarquer par leur activisme politique. Depuis la dissolution des JNR et de Troisième Voie de Serge Ayoub, les skins d’extrême droite se sont de nouveau éparpillés dans la nature. C’est sans doute cette situation qui a provoqué un regain d’activité public pour des mouvements comme Blood &amp; Honour Hexagone ou les Hammerskins.</p>
<h3 style="text-align: center;">LES NOSTALGIQUES</h3>
<p><strong>CATHOLIQUES INTÉGRISTES</strong></p>
<p>Les réseaux catholiques intégristes sont denses et complexes, et mériteraient un schéma à eux tout seuls. On peut malgré tout citer l’Institut Civitas, et sa branche jeune, France Jeunesse Civitas, ou encore Dies Irae, installé sur la région bordelaise, très proche à une époque des Identitaires. De même, trop nombreuses pour apparaître toutes dans ce schéma, la plupart des organisations anti-IVG sont en contact avec des groupes nationalistes. Leurs principales activités sont les « Marches pour la vie » et les prières devant les centres IVG organisées par SOS Tout Petits.</p>
<p><strong>MANIF POUR TOUS</strong></p>
<p>Collectif créé en 2012 au service d’une idéologie réactionnaire soutenue par la droite catholique, ce mouvement a organisé des manifestations massives contre le projet de loi sur le mariage homosexuel. Difficile de dire s’il s’agit d’un épiphénomène ou si la Manif pour tous a un avenir politique : le mouvement reste en tout cas actuellement mobilisé sur le thème de la défense de la famille traditionnelle et de l’homophobie. Le mouvement a connu une scission en mars 2013, ses éléments les plus radicaux créant le PRINTEMPS FRANÇAIS dirigé par Béatrice Bourges.</p>
<p><strong>RENOUVEAU FRANÇAIS</strong></p>
<p>Créée en 2005 et dirigé par Thibault de Chassey, le RF a rompu avec le FN et s’est rapproché de l’Œuvre française sur certaines manifestations, mais également de la NDP. Récemment, le RF s’est doté d’un point d’ancrage et de diffusion avec l’ouverture par Chassey de la Librairie française à Paris.</p>
<p><strong>ACTION FRANÇAISE</strong></p>
<p>Né à la fin du XIXe siècle, c’est le plus vieux mouvement nationaliste en activité. Mouvement royaliste autrefois école de formation pour les jeunes cadres d’extrême droite, l’AF, présidé par S. Blanchonnet, se contente de sortir son journal et d’organiser quelques rassemblements ou débats. À noter un rapprochement récent et surprenant avec Alain Soral, allant jusqu’à assurer sa protection sur certaines de ses sorties.</p>
<p><strong>ALGÉRIE FRANÇAISE</strong></p>
<p>Surtout présents dans le Sud-Est, les nostalgiques de l’Algérie Française ( Adimad, des anciens de l’OAS, Comité Véritas, Cercle Algérianiste, Jeune Pied-Noir …) peuvent localement représenter un poids électoral non négligeable.</p>
<h3 style="text-align: center;">LES « ANTI-FN »</h3>
<p><strong>NOUVELLE DROITE POPULAIRE</strong></p>
<p>Fondée en 2008 autour de courants réunis dans la revue Synthèse nationale, la NDP regroupe les opposants historiques de Jean-Marie Le Pen au sein du FN ou à l’extérieur du mouvement. La NDP tente d’incarner politiquement ce qu’était le FN des années 1980, c’est-à-dire une structure regroupant toutes les tendances de la mouvance nationaliste. Alliée au Parti de La France de Carl Lang et au MNR, la NDP a formé l’Union des Droites Nationales à l’occasion des législatives de juin 2012, sans obtenir de résultats significatifs.</p>
<p><strong>TERRE &amp; PEUPLE</strong></p>
<p>Créé en 1994 et dirigé par Pierre Vial, (un ancien du GRECE et du FN) ce mouvement racialiste et païen permet aux militants nationalistes de se retrouver dans une structure « neutre ».</p>
<p>Il est commandable sur le site de <a href="http://lahorde.samizdat.net/2014/04/29/schema-2014-lextreme-droite-mieux-la-connaitre-pour-mieux-la-combattre/" target="_blank">La Horde</a></p>
<p>Ou en téléchargement en <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/05/SchemaED_2014_RELFEXes-LaHorde.pdf">format pdf</a></p>
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		<title>Philippe Vardon au Rassemblement Bleu Marine, retour sur un naufrage annoncé</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Nov 2013 15:45:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Rassemblement Bleu Marine (RBM), nous avait promis Marine Le Pen, devait attirer des personnalités de tout bord, et donner un nouvel élan dans la dédiabolisation de l’image du Front National. Résultat, après plusieurs mois d’existence, on se retrouve avec le chansonnier Jean Roucas, Philippe Vardon qui a adhéré en douce, ainsi que quelques passagers [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Rassemblement Bleu Marine (RBM), nous avait promis Marine Le Pen, devait attirer des personnalités de tout bord, et donner un nouvel élan dans la dédiabolisation de l’image du Front National. Résultat, après plusieurs mois d’existence, on se retrouve avec le chansonnier Jean Roucas, Philippe Vardon qui a adhéré en douce, ainsi que quelques passagers clandestins comme on le verra plus tard. Autant dire que le butin est maigre.</strong></p>
<p>On ne saura sans doute jamais ce qui est passé par la tête de Philippe Vardon dans cette histoire. Coup de bluff ou coup de folie, toujours est-il que le responsable des Identitaires n’aura pas profité longtemps de son coup médiatique. Et ce n’est pas son tweets du 5 novembre concernant la réception du chèque de remboursement de sa vraie-fausse adhésion au RBM qui va changer la donne.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/vardon_reboursement-820e5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1791" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/vardon_reboursement-820e5.jpg" alt="vardon_reboursement-820e5" width="502" height="240" /></a></p>
<p>Cette histoire nous donne néanmoins quelques informations intéressantes sur la santé des Identitaires et de leurs chefs. Vardon semble avoir tiré un trait concernant le potentiel des Identitaires. Après plus de 10 ans passés à la tête de la formation, il en a fait le bilan, comme il l’avait annoncé au début de l’histoire des Identitaires. Si le mouvement ne réussissait pas à dépasser sa condition groupusculaire, il en tirerait toutes les conséquences et il irait voir ailleurs. Ce qu’il a tenté de faire bien maladroitement. Depuis la tentative ratée de présenter un candidat aux présidentielles de 2012, plus rien ne marche chez les zids. Ils se font piquer leurs idées et leur rhétorique sur la laïcité par Marine Le Pen. Leurs groupes locaux se cassent la gueule (on pense en particulier à Paris avec la perte de leur local) et les derniers coups d’éclat médiatiques (Poitiers et l’occupation du siège du PS) leur rapportent surtout des emmerdes. Si on rajoute à ça la campagne Génération Identitaire qui ne parvient pas à décoller, surtout si on la compare à la précédente <strong>&laquo;&nbsp;<a href="http://reflexes.samizdat.net/une-autre-jeunesse/">Une Autre Jeunesse</a>&laquo;&nbsp;</strong>, et que d’autre part des cadres soient partis avec le clan Roudier pour fonder le Réseau-Identité, il ne reste plus grand chose.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1792" style="width: 778px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/IMG_6550.jpg"><img class="size-full wp-image-1792" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/IMG_6550.jpg" alt="Vardon à l'université d'été du Front National à Marseille en 2013" width="768" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Vardon à l&rsquo;université d&rsquo;été du Front National à Marseille en 2013</p></div>
<p>Il est quand même naïf de la part de Vardon de penser que les cadres frontistes le laisseraient adhérer à l’une de leur structure, surtout si il n’avait négocié aucun contact avec les dirigeants du FN (au contraire de ce qu’avait fait Unité Radicale avec le MNR de Mégret en multipliant au moins par 10 ses effectifs d’après Eddy Marsan<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/philippe-vardon-au-rassemblement-bleu-marine-retour-sur-un-naufrage-annonce/#footnote_0_504" id="identifier_0_504" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancien Secr&eacute;taire D&eacute;partemental du FNJ du Lot et Garonne, puis responsable du FN et t&ecirc;te de liste pour les r&eacute;gionales en 1992. En 1998, il quitte le FN pour le MNR en fondant son mouvement l&rsquo;Alternative Nationale, dans le but de regrouper militants FN et MNR sur une ligne &laquo; identitaire europ&eacute;enne sans ambigu&iuml;t&eacute; &raquo; pr&ocirc;nant un &laquo; discours radical &raquo;. Il publie alors son bulletin La Lettre de L&rsquo;Alternative Nationale. Devant son refus de rentrer dans le rang, il est exclu du MNR et rejoint Unit&eacute; Radicale. A la dissolution d&rsquo;UR, il se rapproche de l&rsquo;&eacute;quipe de Militant et profite de son bulletin, transform&eacute; en Lettre d&rsquo;Eddy Marsan, diffus&eacute; et financ&eacute; gr&acirc;ce aux cr&eacute;dits qui lui sont allou&eacute;s en tant que Conseiller R&eacute;gional, pour r&eacute;gler ses comptes avec les diff&eacute;rentes tendances et personnalit&eacute;s de la sc&egrave;ne nationaliste. Ce qui lui vaudra quelques &laquo; cassages de gueules &raquo; lors de r&eacute;unions unitaires, comme lors de la journ&eacute;e de l&rsquo;Identit&eacute; &agrave; Paris en 2003 ! Il semble qu&rsquo;Eddy Marsan ait disparu des rangs nationalistes, certaines mauvaises langues affirmant que son go&ucirc;t immod&eacute;r&eacute; pour la f&ecirc;te et la vie nocturne">1</a></sup>. Il est beaucoup trop marqué pour le FN version Marine, et bien plus utile à l’extérieur du FN, en incarnant une extrême droite en apparence plus radicale que le Front National pour les médias.</p>
<p>La carrière de Philipe Vardon, dans les rangs de la mouvance nationaliste-révolutionnaire, commence dans la seconde partie des années 90. Membre un temps du FNJ, il rejoint le GUD et UR. Il devient le chanteur de Fraction (anciennement <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/">Fraction Hexagone</a></strong>) en 1999 sur l’album « Le son d’histoire ». Fraction, après s’être débarrassé du mot Hexagone, <strong><a href="http://www.liberation.fr/culture/1996/12/07/l-observatoire-de-l-extremisme-denonce-fraction-hexagone_191686" target="_blank">suite à l’affaire « une balle »</a></strong>, jouera sous de nombreux noms comme Moloko Velocet, ou bien encore sous le nom Action, pour la compilation hommage à Légion 88, avec le morceau Légion Blanche (mais en version ska !). Il faut dire qu’entre le groupe, les paroles de la chanson, les autres groupes, rendre hommage au groupe phare de la scène RAC françaises des années 80 qui œuvrait alors dans la scène RIF, ça faisait un peu tache.</p>
<p><strong>VARDON ET LA SCENE BLOOD &amp; HONOR</strong></p>
<p>Ce passé, certains dans le milieu nationaliste, ne l’ont pas oublié et se sont fait un plaisir de ressortir de vieux dossiers, qui comme c’est souvent le cas (souvenez-vous de l’affaire Gabriac) se sont retrouvés très rapidement dans les rédactions françaises. On a ainsi vu resurgir une vieille vidéo, tirée d&rsquo;un documentaire diffusé sur ARTE il y a quelques années où l&rsquo;on peut voir et entendre le jeune Vardon reprendre en chœur une chanson du groupe Evil Skin, la Zyklon Army, devant une forêt de bras tendus.Une vidéo qui avait déjà été postée par l’ Œuvre Française, l&rsquo;ennemi juré des identitaires, il y a 2 ans sur un site très proche du mouvement. Vardon s&rsquo;est bien évidemment empressé de porter plainte contre le journal arguant pour sa défense qu&rsquo;à l&rsquo;époque il n&rsquo;avait que 15 ans.</p>
<p>Si effectivement Vardon a débuté très jeune dans la mouvance skinhead nazie, il l&rsquo;a fréquentée, comme son camarade Robert, très longtemps et ceci jusqu&rsquo;à un passé très récent. Les deux hommes avaient alors choisi leur camp, celui de Blood &amp; Honour (dirigé par Greg Reemers), alors ennemis avec les Charlemagne Hammerskins d’Hervé Guttuso, qui n’aimaient pas grand monde il faut bien le dire.<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/philippe-vardon-au-rassemblement-bleu-marine-retour-sur-un-naufrage-annonce/#footnote_1_504" id="identifier_1_504" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pour ceux et celles qui voudraient se rappeler cette folle &eacute;poque, nous vous invitons &agrave; consulter les articles publi&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;poque dans la version papier de REFLEXes,&nbsp;1,&nbsp;2, 3, 4">2</a></sup></p>
<p>Dans les années 2000, plusieurs groupes vont successivement revendiquer l’étiquette Blood &amp; Honour (que ce soit au niveau national ou régional) sans forcément avoir l’aval des Anglais. L’une de ces sections les plus dynamiques, était la section B&amp;H Midgard, dont les liens avec Vardon et Robert sont très sérieux. Le groupe de Montpellier DSH (Division Skinhead ou Division Sang &amp; Honneur, c’est selon), dont les membres appartiennent à Midgard, ont joué en 2002 ensemble, et le B&amp;H Midgard a participé au SO du concert de Fraction à Nice pour le 1er mai 2004.</p>
<p>Le fanzine de B&amp;H Midgard, Signal 28, de son côté parlait très positivement des Identitaires, comme dans son numéro 1 : « … il faut refaire les liens entre les partis dit nationalistes et nous. Il faut rassembler les gens de mêmes idées et éviter de trop vite juger sur l&rsquo;apparence … nous devons donc diffuser la propagande des partis officiels comme entre autres le BI et les JI qui sont surement aujourd&rsquo;hui les plus sérieuses et les plus militantes organisations au niveau national, composées de cadres politiques de valeur ».</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1793" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article.jpg" alt="signal_28_1_article" width="590" height="808" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article_2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1794" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article_2.jpg" alt="signal_28_1_article_2" width="608" height="788" /></a></p>
<p>Lors de la date aixoise de la tournée européenne de Fraction en juillet 2007, on retrouve des membres de B&amp;H Midgard dans le SO du concert comme on peut le lire dans le compte rendu de celui-ci dans le numéro 3 de Signal 28.</p>
<p>En octobre 2007, ils organisent leur 2ème festival dans la région de Montpellier après celui de 2005. Dans la salle on peut y croiser des &laquo;&nbsp;figures connues de la scène&nbsp;&raquo;, en l&rsquo;occurrence Philippe Vardon, qui ce soir là avait fait faux bond à la section des JI de Marseille. Ces derniers avaient décidé d&rsquo;organiser une distribution de soupe au cochon pour leur première apparition publique. Mais lâché par leur chef, et devant la mobilisation des antifas ce soir là, leur action sera annulée et se terminera pour certains le lendemain à l’hôpital, suite à un tractage avorté.</p>
<p>Les mauvaises langues expliqueront que, au-delà de l’amour de Vardon pour la grande musique du type RAC, sa présence s’expliquait également commercialement. Il venait en effet d’ouvrir sa boutique de fringue à Nice, The Firm « casual shop », spécialisée dans les « marques anglaises ». Autant dire que le public du festival RAC était l’occasion de se faire connaître et de faire marcher les affaires.<br />
Juin 2009 B&amp;H Midgard annonce un nouveau concert dans le sud. Curieusement sur le flyers un petit pictogramme indique qu&rsquo;il sera interdit de prendre des photos alors que généralement ce n&rsquo;est pas le cas. A l&rsquo;affiche : les lyonnais de Frakass, les locaux de Haïs &amp; Fiers (groupe de la région aixoise) et un groupe inconnu, originaire de Nice, répondant au doux nom de NRHC. Dans l’unique interview donnée par ce groupe on apprend que le nom à l’origine « … signifiait Nationaliste Révolutionnaire Hard Core, puis c&rsquo;est devenu Nice et sa Région Hard Core pour enfin Nissa Rebelle Hard Core ». Derrière ces explications un peu alambiquées, tout le monde aura reconnu Philippe Vardon et le groupe Fraction.</p>
<p>Le concert aura lieu dans un petit village du nom de Peyrolles, tout à côté d&rsquo;Aix en Provence. Malgré les consignes de sécurité, on pouvait déjà en lire le compte rendu sur un site aujourd&rsquo;hui disparu &laquo;&nbsp;les compagnons du Pain D&rsquo;épice&nbsp;&raquo;, animé par 2 figures de la scène skin des années 80, Olivier Moulin, devenu tatoueur à Saint Peray (Tatoo et traditions) et Philoi que l&rsquo;on peut aussi admirer dans le film produit par <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/serge-batskin-ayoub-troisieme-voie-ou-mauvaise-foi/">Batskin</a></strong> &laquo;&nbsp;Sur les pavés&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le public à ce concert est un curieux mélange de militants identitaires (principalement d’Aix en Provence et Nice) et de skins fafs. On notera également plusieurs stands dans la salle d’association de la galaxie identitaire comme le CEPE, tenu par <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/pierre-cassen-et-riposte-laique-on-tour/">Richard Roudier</a></strong> en personne ce jour-là. Le 1er groupe à jouer sera Hais et fiers, suivit de Frakass qui se voit rejoindre sur scène par Pascal, alias « Le Squale » le 1er chanteur de Fraction Hexagone. Il enflammera la sale avec une reprise de Légion 88, qui provoquera une épidémie de crampes du bras droit dans le public.</p>
<p>Entre-temps une voiture de gendarmerie arrive devant la salle, visiblement alertée par les voisins à cause du bruit, provoquant une certaine panique dans les rangs des JI. Certains d&rsquo;entre eux iront jusqu&rsquo;à se cacher dans les fourrés environnant jusqu&rsquo;au départ de la maréchaussée.</p>
<p>Pendant ce temps le père Roudier est monté sur scène et en appellera à la solidarité avec les prisonniers politiques avant que Fraction ne clôt le concert avec une nouvelle apparition du Squale sur scène pour reprendre les &laquo;&nbsp;tubes&nbsp;&raquo; de la grande époque.Le quotidien La Provence dans un article, publiera alors un très long article sur la mouvance néo-nazie en Provence ainsi qu’à cette mémorable soirée. On y apprendra que la salle était en autre décorée d&rsquo;un drapeau à croix gammée et que sur les stands on trouvait de nombreuses revues négationnistes et antisémites.</p>
<p>On comprend mieux alors pourquoi les appareils photos étaient bannis car 4 mois plus tard en octobre 2009 Fabrice Robert et Philippe Vardon nous jouaient un air totalement différent. Ils annonçaient la transformation du Bloc Identitaire en parti politique, amorçant là un grand virage idéologique et stratégique en déclarant &laquo;&nbsp;Nous ne sommes pas des nationalistes&#8230; le nationalisme a été un drame pour l&rsquo;Europe. Nous, nous sommes populistes. Ce que nous reproche l&rsquo;extrême-droite c&rsquo;est d&rsquo;avoir rompu avec l&rsquo;antisémitisme et l&rsquo;antisionisme&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Richard Roudier de son côté, pourtant lui aussi présent au concert de Peyrolles, affirmait au même meeting que &laquo;&nbsp;le FN a déshonoré la notion &laquo;&nbsp;d&rsquo;identité &laquo;&nbsp;par les déclarations de JM LE PEN sur les chambres à gaz. Il en profitait pour condamner, au nom du BI, la célèbre phrase du « détail » de Le Pen.</p>
<p>A partir de cette date, Vardon va devenir de plus en plus prudent prenant soin de ne plus trop s’exposer officiellement avec les milieux skins nazis. Pourtant ses liens continuent d’exister, comme avec Alex Garcia, dernier guitariste de Fraction à l’origine de la création des Jeunesses Identitaire dont il était le trésorier. Les JI étant domiciliées à une époque à son adresse perso. Fin octobre 2010, Alex était encore présent sur scène, cette fois avec <strong><a href="http://lahorde.samizdat.net/2013/05/14/un-meeting-neonazi-europeen-dans-le-sud-de-la-france/" target="_blank">Frakass</a></strong> pour le concert organisé par B&amp;H Midgard près de Montpellier.</p>
<p>Dans la série bonnes relations entre Vardon, les Identitaires et la scène skin néo-nazie n’oublions pas Mickaël Moustier, un ancien des JI (quelle zone ?), chanteur de Hais et Fiers et et de Time Bomb dont le guitariste n&rsquo;est autre que &#8230;. Alex Garcia. Que le monde est petit !</p>
<p>Pour mémoire, le label Alternative-s, descendant direct du label <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-6/">Bleu Blanc Rock</a></strong> de l’époque d’Unité Radicale, fondé par Fabrice Robert avait produit l’un des albums de Hais et Fiers.</p>
<p><strong>Pierre-Louis Mériguet tape l’incruste au RBM</strong></p>
<p>Dans la famille ancien skin-néonazi tentant de se faire oublier et de la jouer petit notable de province, n’oublions pas Pierre-Louis Mériguet. Profitant de la couverture médiatique concernant la courte adhésion de Vardon au Rassemblement Bleu Marine, Pierre-Louis Mériguet, chef de Vox Populi sur Tours, a officialisé la sienne en toute tranquillité.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/Pierre-Louis_Meriguet.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1795" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/Pierre-Louis_Meriguet-749x1024.jpg" alt="Pierre-Louis_Meriguet" width="474" height="648" /></a></p>
<p>Moins médiatisé que l’ancien chef d’Unité Radicale, ce monsieur gagne à être connu. Chef du groupuscule local d’extrême droite sur Tours, Vox Populi. Pierre-Louis a un sacré pédigrée.</p>
<p>Il commence à militer sur Châteauroux dans la Ligue National-Catholique et les Loups du Berry. Il quitte la ville en 2003 pour des raisons judicaires et s’installe sur Tours. Pour plus de détails sur cette période, nous renvoyons sur <strong><a href="http://fafwatchra.noblogs.org/files/2012/06/Vox-Populi.pdf" target="_blank">le dossier réalisé par des militants antifascistes de Tours</a>. </strong></p>
<p>Ancien de la mouvance skinhead NS (comme Philippe Vardon et Fabrice Robert), il a également été l’un des activistes de la scène RIF (Rock Identitaire Français) avec le groupe <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/">Insurrection</a></strong>. Groupe qui il faut le dire faisait un peu tache dans la scène RIF qui voulait se la jouer présentable. Le groupe tient plus du groupe RAC que du groupe pop. Sous le nom de scène de « Lapin » il officie au chant et à la guitare. Insurrection a été fondé en 1998, à Châteauroux, par des membres du FNJ, sous la houlette de <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/tiiiiiimber/">Paul Thore</a></strong> (le bûcheron sur les albums d’Insurrection, chargé des paroles et du management).</p>
<p>Malgré le nom du manager, le groupe est sur une ligne national-catholique. La première démo a pour titre Honneur et Fidélité (petite référence à la devise SS), et rend hommage au néo-nazi Michel Layoye et au négationniste Vincent Reynouard. Parmi les titres présents sur cette démo on trouve la reprise de « Maréchal nous voilà » ou un morceau sur le « <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a></strong> », puis l’album Honneur et Fidélité, Radicalcore, sorti chez <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/petites-soeurs-du-fnj/">Patriote Production</a></strong>, le label du Renouveau Français et Ne plus subir. Le groupe jouera à de nombreuses reprises avec des groupes RAC (voir lien sur rock haine roll). Insurrection était également présent sur la compilation hommage à Légion 88 (tribute do légion 88, sorti chez streetfighting production, le dernier disque puisqu’il arrêtera avec ce disque. Le nom du label n’apparaît pas, on aperçoit juste le logo). Un disque sorti avec l’autorisation du groupe. Insurrection, sans grande surprise y reprend l’un des tubes de Légion 88 Terroristes (aux paroles explicites Terroristes à mort, Immigrés Dehors) un titre qui n’est pas sans rappeler un morceau du groupe de Pierre-Louis, « Invasion », avec ce refrain « Immigrés dehors ».</p>
<div id="attachment_1796" style="width: 970px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/convention_identitaire_orange_2011.jpg"><img class="size-full wp-image-1796" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/convention_identitaire_orange_2011.jpg" alt="Pierre-Louis à la convention identitaire d’Orange en 2011" width="960" height="642" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre-Louis à la convention identitaire d’Orange en 2011</p></div>
<p>On pourrait parler d’erreur de jeunesse, sauf que Pierre-Louis continue de tourner avec Insurrection. Il a joué en particulier au Local, le bar associatif de Serge Batskin Ayoub, comme on peut le voir sur la photo prise par « un fan », en compagnie de Paul Thor.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert-insu_2009.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-1797" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert-insu_2009.png" alt="concert-insu_2009" width="580" height="387" /></a></p>
<div id="attachment_1798" style="width: 410px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert_inssurection_avec_pierre_louis_et_paul_emmanuel_thor_en_2009-724e2.jpg"><img class="size-full wp-image-1798" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert_inssurection_avec_pierre_louis_et_paul_emmanuel_thor_en_2009-724e2.jpg" alt="Pierre-Louis &quot;Lapin&quot; à gauche et Paul Thore à droite" width="400" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre-Louis &laquo;&nbsp;Lapin&nbsp;&raquo; à gauche et Paul Thore à droite</p></div>
<p>D’un côté il y a donc le Pierre-Louis de Vox Populi, <strong>tentant de nous la jouer cadre identitaire respectable, lorgnant vers un peu plus <a href="http://lahorde.samizdat.net/2013/11/09/tours-grattez-le-bleu-marine-vous-trouverez-toujours-le-brun/" target="_blank">d’embourgeoisement</a></strong>, en rejoignant le RBM, et de l’autre « Lapin », qui hante les lieux de l’extrême droite radicale avec son groupe de RIC ou de RAC, selon ses préférences. Lapin joue à l’occasion avec Philippe Vardon en concert acoustique ou dans des RAC. Quel dommage que Vardon ait été viré du RBM. Avec Pierre-Louis, ils auraient pu animer les fins de soirées des conventions FN, ça aurait été plus rock ‘n’roll que les Forbans …</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/confberry-philippe-vardon.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1800" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/confberry-philippe-vardon-723x1024.jpg" alt="confberry-philippe-vardon" width="474" height="671" /></a></p>
<div id="attachment_1799" style="width: 970px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/ConcertMeriguet-vardon.jpg"><img class="size-full wp-image-1799" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/ConcertMeriguet-vardon.jpg" alt="Pierre-Louis et Vardon en concert" width="960" height="720" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre-Louis et Vardon en concert</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_504" class="footnote">Ancien Secrétaire Départemental du FNJ du Lot et Garonne, puis responsable du FN et tête de liste pour les régionales en 1992. En 1998, il quitte le FN pour le MNR en fondant son mouvement l’Alternative Nationale, dans le but de regrouper militants FN et MNR sur une ligne « identitaire européenne sans ambiguïté » prônant un « discours radical ». Il publie alors son bulletin La Lettre de L’Alternative Nationale. Devant son refus de rentrer dans le rang, il est exclu du MNR et rejoint Unité Radicale. A la dissolution d’UR, il se rapproche de l’équipe de Militant et profite de son bulletin, transformé en Lettre d’Eddy Marsan, diffusé et financé grâce aux crédits qui lui sont alloués en tant que Conseiller Régional, pour régler ses comptes avec les différentes tendances et personnalités de la scène nationaliste. Ce qui lui vaudra quelques « cassages de gueules » lors de réunions unitaires, comme lors de la journée de l’Identité à Paris en 2003 ! Il semble qu’Eddy Marsan ait disparu des rangs nationalistes, certaines mauvaises langues affirmant que son goût immodéré pour la fête et la vie nocturne</li><li id="footnote_1_504" class="footnote">Pour ceux et celles qui voudraient se rappeler cette folle époque, nous vous invitons à consulter les articles publiés à l&rsquo;époque dans la version papier de <em>REFLEXes</em>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/skinheads-ou-le-le-pen-proletariat/">1</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/zik-zina-quand-la-musique-fait-boum/">2</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/et-maintenant-que-vont-ils-faire/">3</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/petite-musique-de-nuit-et-brouillard/">4</a></li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>L’extrême droite, mieux la connaitre pour mieux la combattre (version 2013)</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Feb 2013 11:51:27 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>À quoi ressemble l’extrême droite aujourd’hui ? Quelle est la place du Front national ? Combien de groupes y a-t-il à sa marge, et que représentent-ils vraiment ? Pas si facile aujourd’hui de répondre. Face à une extrême droite en perpétuelle évolution, cherchant de plus en plus souvent à brouiller les cartes pour mieux se refaire une virginité et apparaître plus forte qu’elle ne l’est, il vaut mieux connaître les histoires, les alliances et les positionnements de ces différents mouvements pour mieux anticiper leurs actions et leurs politiques. Le schéma ci-dessus permet d’y voir plus clair.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/02/schema-petit.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1673" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/02/schema-petit.jpg" alt="schema-petit" width="595" height="420" /></a></p>
<p><strong> <em>Télécharger le document en pdf</em> </strong> : <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/02/schema-extreme-droite-2013-petit.pdf">schema-extreme-droite-2013</a></p>
<p>En ce début d’année 2013 l’extrême droite française reste toujours extrêmement morcelée. Cela peut s’expliquer par des divergences idéologiques (bien que les alliances contre-nature continuent d’exister), mais également des querelles de personnes. Les rapports de force entre ces différents groupuscules se modifient régulièrement et peuvent être très rapides. Après avoir longtemps dominé par son activisme l’extrême droite radicale (comprendre tout ce qui se trouvait en dehors du FN), les Identitaires, faute d’avoir su faire évoluer leur stratégie et leur fonctionnement groupusculaire en mouvement structuré et adulte, ont petit à petit perdu du terrain face à de nouveaux groupes. On peut penser en particulier à Troisième Voie et aux Jeunesses Nationalistes (la branche « jeune » de l’Œuvre Française), qui en misant également sur l’activisme et la rue pour se faire connaître, ont de leur côté opté pour un nationalisme plus traditionnel.</p>
<p>S’il y a encore un an Troisième Voie et Serge Ayoub semblaient les mieux armés pour concurrencer et dépasser les Identitaires sur le terrain de l’activisme et du nombre de militants, ils ont depuis été dépassé par les Jeunesses Nationalistes d’Alexandre Gabriac. Profitant des différentes crises qu’ont connu TV et les Identitaires pour récupérer ici et là des militants égarés, voire des sections entières, les JN ont également mis la main sur le GUD Lyon et Paris, devenant ainsi en moins d’un an une structure implantée dans les principales villes de France.</p>
<p>À travers cet organigramme, qui ne peut qu’être éphémère, nous avons tenté de dresser le bilan de cette extrême droite, en terme d’alliance et de positionnement, afin de permettre à chacun(e) de s’y retrouver. Les présidentielles de 2012 ont quelque peu perturbé ce milieu, le principal perdant de l’histoire étant les Identitaires, qui après avoir renoncé à présenter un candidat, n’ont pas su adopter au niveau national et faire accepter une ligne de conduite claire vis-à-vis du Front National. Les Identitaires ressortent de cette période avec une scission, un Philippe Vardon qui joue de plus en plus la carte de son avenir personnel et un Fabrice Robert qui tentent de maintenir à flot un navire qui prend de plus en plus l’eau.</p>
<p>Du côté de l’extrême droite institutionnelle, nous avons associé au FN la mouvance souverainiste qui revient sur le devant de la scène comme force d’appoint du parti de Marine Le Pen, ainsi que les différentes tendances « radicales » de l’UMP (la Droite populaire ayant ouvert la voie). Reste à voir quelle sera l’attitude sur le moyen et long terme de ces différentes tendances à l’égard du Front national : mais dans le discours, tous les verrous ont déjà sauté. Par ailleurs, le cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie nous donne l’occasion d’intégrer au schéma un réseau peu connu et pourtant un des plus anciens et mieux organisés de l’extrême droite, celui des nostalgiques de l’Algérie française.</p>
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		<title>Le 1er mai 2012 du Front National : du neuf avec du vieux&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 06 May 2012 17:22:43 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y avait bien longtemps que la « Jeanne » n’avait pas été autant à la fête. Plusieurs milliers de personnes avaient répondu présent à l’appel de Marine Le Pen pour ce traditionnel défilé du Front National en l’honneur de Jeanne d’Arc, empruntant pour l’occasion le trajet de la manif FN des grandes années de mobilisation. À savoir, départ place des pyramides et arrivée place de l’Opéra.Sans revenir aux effectifs du milieu des années 1990, ce défilé 2012 avait des relents old-school : si « On est chez nous » et « Français réveille-toi, tu es ici chez toi » étaient les deux slogans les plus repris, « Communistes assassins ! » a été très souvent entendu et massivement repris (on retrouvait d’ailleurs cette même ambiance anti-communiste quelques heures plus tard place du Trocadéro dans le discours de Nicolas Sarkozy et chez les militants de l’UMP). Plus classique, « Islam hors d&rsquo;Europe » a remporté lui aussi un vif succès, le FNJ tentant même un « Les Françaises aux Français ». On peut remarquer au passage que le soit-disant tournant « social et syndicaliste » du FN tant mis en avant par la presse en 2011 avait complètement disparu du cortège cette année. La manifestation de 2012 était nettement plus dynamique et moins bordélique que les années passées. L’arrivée massive de nouveaux adhérents &#8211; on parle de plusieurs milliers &#8211; ces derniers mois et le retour à la maison mère de nombreux militants et cadres, qui s’étaient perdus dans les marais du nationalisme groupusculaire, ne sont sans doute pas étrangers à cette impression.</p>
<p>Sur la place de l’Opéra à moitié pleine, occupée pour presqu’un quart par une immense tribune réservée à la presse (ce qui a fait râler dans les rangs frontistes), c’est Jean-Marie Le Pen, cette année, qui a ouvert le bal, se réservant la partie historique sur Jeanne d&rsquo;Arc (dont on a appris qu’elle avait été la première victime de la « diabolisation », et que JMLP a fini par comparer à sa fille !). Même si son cours d’histoire grandiloquent a quelque peu endormi la place de l’Opéra, on a pu constater que sa cote de popularité est toujours intacte. On ne peut pas en dire autant de Bruno Gollnisch : ce dernier a traversé la foule pour rejoindre la tribune dans l&rsquo;indifférence quasi-générale juste avant le discours des chefs.</p>
<p>Niveau folklore, là aussi, c’était le retour aux années 1990, quand le FN drainait toute l’extrême droite radicale dans son sillon. On pouvait croiser pêle-mêle des membres du Projet Apache, Bastkin venu distribuer son journal et faire la promotion de la manif du 13 mai, le GUD, des membres du MAS et plusieurs générations passées du GUD et des anciens du MNR. Cette présence montre une nouvelle fois que, malgré toutes les tentatives pour s’organiser en marge du Front National, dès le retour de succès électoraux, les radicaux rappliquent immédiatement dans l’orbite du Front National, tel un ours se précipitant au salon du miel.<br />
La présence du Projet Apache à ce 1er mai et l’insistance avec laquelle Philippe Vardon a cherché à recevoir l’investiture du FN pour les législatives démontrent bien que même pour les courants qui avaient tenté de s’émanciper au maximum de l’emprise du parti frontiste, il est désormais compliqué d’exister en s’opposant frontalement à Marine Le Pen.<br />
Pour terminer dans le folklore, le FNJ de l’Oise, au cortège assez conséquent, s’est fait remarquer par l’ambiance stade qui régnait dans ses rangs avec des slogans comme « Jeunesse Nation Rébellion ».</p>
<p>Côté sécurité, la clique Lousteau/Châtillon était aux commandes, ce qui n’étonnera personne. Conséquence directe, le DPS, très présent, était assez hétéroclite, donnant lieu à des situations étonnantes comme ces jeunes skins d’extrême droite repoussés par le DPS, alors que quelques dizaines de mètres plus loin, un autre groupe de DPS était composé essentiellement de skins nazis !<br />
Enfin, une petite anecdote pour finir. On a assisté à une scène étonnante sur le côté de la manif : quatre hommes ont déployé durant quelques minutes un drapeau syrien pour se prendre en photo devant le cortège du FN, avant de se faire gentiment dégager par les CRS qui ne voulaient pas de provocation. Cette présence avait-elle un rapport avec les responsabilités actuelles de Chatillon au sein du FN version Marine ? Nul ne le sait pour le moment et le ministère du tourisme syrien n&rsquo;a pas communiqué sur la question&#8230;</p>
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		<title>De Damas à Paris&#8230; De l&#8217;amitié, de l&#8217;argent et des emmerdes</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Apr 2012 12:59:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lors d’un précédent article, nous posions la question de savoir si les amitiés syriennes de Frédéric Chatillon allaient rester anecdotiques ou bien devenir un problème pour Marine Le Pen (MLP). La réponse est arrivée le 25 janvier dernier sur France Inter, station sur laquelle MLP était l’invitée de la Matinale pour répondre aux questions de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Lors d’un <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/">précédent article</a>, nous posions la question de savoir si les amitiés syriennes de Frédéric Chatillon allaient rester anecdotiques ou bien devenir un problème pour Marine Le Pen (MLP). La réponse est arrivée le 25 janvier dernier sur <em>France Inter</em>, station sur laquelle MLP était l’invitée de la Matinale pour répondre aux questions de Patrick Cohen et Bernard Guetta. Tout se passait bien jusqu’au moment où fut abordée la question de la Syrie et de la position du FN vis-à-vis des événements qui s’y déroulent, provoquant une première poussée de colère de la présidente du Front National sous la forme d’une réponse fanfaronne : « <em>Vous avez trouvé vos questions dans un carambar ? </em> ».<br />
L’ire de MLP ne devait cependant pas retomber puisque l’un des journalistes embraya alors en évoquant la proximité de la dirigeante frontiste avec Frédéric Chatillon dont les journalistes soulignèrent les sympathies pro-Assad. La seule répartie de MLP fut alors de qualifier Chatillon de « <em>simple prestataire de service</em> », y compris pour le régime syrien dont il n’assurait que des campagnes publicitaires destinées au Ministère du Tourisme. Cela n’empêcha pas Patrick Cohen en fin d’émission de renvoyer les auditeurs au site <em>Infosyrie</em>, désormais bien <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/">connu</a> des internautes s’intéressant à la Syrie<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/de-damas-a-paris-de-lamitie-de-largent-et-des-emmerdes/#footnote_0_485" id="identifier_0_485" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le site est anim&eacute; principalement par Pierre Robin, ancien de Troisi&egrave;me Voie et du GUD mais &eacute;galement de l&rsquo;&eacute;quipe de Jalons o&ugrave; il participait &agrave; la section &laquo;Nazisme et dialogue&raquo; avec Arnaud Soyez, sous le pseudonyme de Louis Denghien.">1</a></sup>, ce qui finit de mettre MLP en rogne, celle-ci allant jusqu’à brandir la menace d’un procès en diffamation.<br />
En réagissant de manière aussi vive et en démentant toute relation politique avec Chatillon – « <em>Dieu merci, je ne suis pas influencée par les fournisseurs que j’utilise</em> » &#8211; ravalé donc au rang de « <em>simple prestataire de service </em> », MLP a voulu à l’évidence mettre un terme aux interrogations que suscitent le rôle exact de la petite bande qui gravite autour de l’ancien dirigeant du GUD et qui se sont manifestées depuis l’été dernier dans un certain nombre de livres de journalistes, des articles de presse ou militants (dont le nôtre) et même des documentaires, en particulier celui diffusé par Canal +, <a href="http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid4080-c-la-face-cachee-du-nouveau-front.html?vid=562519" target="_blank">La face cachée du nouveau front</a>.</p>
<p>Pourtant loin d’être un simple prestataire de service, Frédéric Chatillon et ses amis constituent une pièce importante du dispositif mariniste, que ce soit pour leurs compétences professionnelles ou leurs réseaux relationnels, voire – car c’est le nerf de la guerre – dans le financement des activités de MLP. C’est évidemment pour toutes ces raisons que les polémiques et enquêtes diverses et variées n’ont pas altéré d’un iota l’intensité des relations entre les uns et les autres car tout ce petit monde se soutient comme la corde soutient le pendu.</p>
<h3>La Jeanne, dragueur de fonds de la flottille MLP</h3>
<p>La conquête de la présidence du FN n’a pas été chose facile pour MLP. Il lui a d’abord fallu se soustraire à la tutelle politique de son père, éliminer ses adversaires politiques au sein du FN regroupés derrière le « successeur naturel » Bruno Gollnisch et se constituer une équipe dévouée, reposant souvent sur des liens d’amitié tissés dans sa jeunesse. Il lui restait une dernière chose à faire qui était sans doute la plus importante : obtenir son indépendance financière pour ne plus dépendre de l’argent de son père. En effet, si celui-ci a quitté la présidence du FN, il a conservé celle de la COTELEC, association de financement destinée à recevoir les dons et les prêts des adhérents et sympathisants. Totalement indépendante de la trésorerie du parti, cette structure prête de l’argent au FN quand il en a besoin et aux candidats pour financer leurs campagnes électorales, soit un bon moyen pour garder le contrôle sur le parti et sur celle qui le préside. Mais depuis décembre 2010 les choses ont changé puisque MLP possède elle aussi sa propre structure de financement intitulée Jeanne. Cette structure a un double but : d’une part faire rentrer de l’argent pour financer les activités de MLP mais aussi – et en cela MLP a bien retenu les leçons de son père – s’attacher la fidélité indéfectible des futurs candidats du Front aux élections. Ainsi, lors des élections cantonales de mars 2011, Steeve Briois a-t-il pu utiliser les fonds levés par Jeanne pour financer les tracts et les affiches de certains candidats (500 environ), ces derniers devant en contrepartie apporter leur soutien à la ligne défendue par la nouvelle présidente, soit un bon moyen de garantir la prédominance de la ligne mariniste lors du prochain congrès.</p>
<p>Pour gérer ce micro parti dont l’objet consiste à « <em>définir et promouvoir les conditions d’une nouvelle offre politique, </em> [à regrouper] <em>toutes celles et ceux qui entendent participer au redressement de la France</em> », Marine a mobilisé son premier cercle dans lequel les anciens du GUD sont très présents. Le mandataire financier de Jeanne est ainsi Steeve Briois, pilier du FN dans le Nord et secrétaire général du parti depuis l’accession de MLP à la présidence du FN. Le secrétaire général en est Jean-François Jalkh, secrétaire national du FN aux élections et un moment donné possible remplaçant de Louis Aliot au poste de secrétaire général du FN. Enfin la présidente de Jeanne est Florence Lagarde, une vieille amie de MLP, les deux s’étant connues à la faculté d’Assas lors de leurs études. Florence Lagarde militait alors au sein du Rassemblement des Étudiants Parisiens (REP) qui venait de succéder au GUD après son auto-dissolution. Elle était ainsi en 6ème position sur la liste du REP aux élections au CROUS en 1994. Logiquement nous la retrouverons en train de faire des piges pour un magazine sur lequel nous nous sommes déjà penché, nous voulons parler de <em><a href="http://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/">Cigale</a></em>, dans lequel elle relate les diverses expositions qui ont lieu à Paris. Elle y côtoie son compagnon, un certain Jildas Mahé. Arrêtons-nous d’ailleurs un instant sur cette liste dont l’itinéraire des participants est assez représentatif de ce qu’est devenu ce petit monde gudard, entre réussite professionnelle et réseau politique. En tête de liste, on trouvait Jildaz Mahé, devenu une des chevilles ouvrières de l’agence Riwal dirigée par Frédéric Chatillon. En 2ème position figurait Pierre Oldoni qui après avoir été écroué en 1995 pour violences volontaires et dégradation d’objets destinés à l’utilité publique est passé par le DPS et s’est ensuite reconverti dans le mercenariat puis la sécurité. En 3ème position on trouvait <a href="http://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/">Gwénael Le Brazidec</a>, entré par la suite à la Cour administrative d’appel de Marseille et devenu enseignant dans l’enseignement supérieur à Toulouse. Frédéric Pichon figurait en 4ème position et est devenu l’avocat pénaliste que l’on connaît tout en poursuivant son militantisme par le biais de l’association Europae Gentes et un compagnonnage idéologique avec les Identitaires. En 5ème position, on trouvait <a href="http://reflexes.samizdat.net/front-de-la-jeunesse/">Grégoire Tingaud</a> qui après avoir travaillé au conseil régional d’Ile-de-France dans le domaine de l’Intelligence économique est aujourd’hui un des dirigeants de la société Comes dont le directeur n’est autre que Bruno Racouchot, ancien « dircab » de Jean-Marie Le Pen. Grégoire Tingaud continue par ailleurs de s’investir dans le militantisme métapolitique par l’entremise de la fondation Polemia dirigée par Jean-Yves Le Gallou. En 8ème position, on trouvait Domitille Level qui dirige aujourd’hui un cabinet d’assurances à Bordeaux, associée à <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-fn-entre-media-et-luttes-intestines/">Robert Ottaviani</a>, ancien skinhead et dirigeant du FNJ puis du MNJ, devenu très tôt un soutien affiché de MLP par le biais de Génération Le Pen puis de la Vague Bleu Marine. Enfin en 9ème position figurait Miguel Lliotter, aujourd’hui enseignant-chercheur et un temps consultant pour un maire UMP des Hauts-de-Seine.</p>
<p>Le trésorier de Jeanne est Olivier Duguet. Là encore un ancien du Gud qui fait partie du cercle des intimes de Chatillon. On pouvait ainsi l’apercevoir à la soirée d’anniversaire d’Axel Lousteau l’année dernière en compagnie de Chatillon, Jildas Mahé (superbe en kilt !), Jack Marchal, Romain Vincent, etc. C’est aussi un partisan de la ligne politique pro-syrienne de Chatillon, on a pu le voir défiler aux côté du Grand Fred lors de la manifestation de soutien organisée par les milieux pro-Bachar à Paris le 30 octobre dernier. Et il est associé de Chatillon dans ses affaires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1620" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/Manif_Bachar_30_ont_2011_2_.jpg"><img class="wp-image-1620" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/Manif_Bachar_30_ont_2011_2_-1024x576.jpg" alt="ah! le GUD et ses casques noirs, toute une histoire !! (dr)" width="600" height="338" /></a><p class="wp-caption-text">ah! le GUD et ses casques noirs, toute une histoire !! (dr)</p></div>
<div id="attachment_1621" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/Manif_Bachar_30_ont_2011_1_.jpg"><img class="wp-image-1621" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/Manif_Bachar_30_ont_2011_1_-1024x576.jpg" alt="Duguet, plus classique, opte lui pour la casquette blanche des pro-Bachard (dr)" width="600" height="338" /></a><p class="wp-caption-text">Duguet, plus classique, opte lui pour la casquette blanche des pro-Bachard (dr)</p></div>
<p>A cette manif, seront présents aussi les &laquo;&nbsp;antisionistes&nbsp;&raquo; Ginette Skandrani, Edouard Klein du Gud, Yahia Gouasmi et des membres du Parti Antisionite, ou encore Jean Bricmont, toujours irréprochable quand à ces fréquentations, pas de doutes :</p>
<div id="attachment_1622" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/Chatillon_Skandrani_Canal_.jpg"><img class="wp-image-1622" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/Chatillon_Skandrani_Canal_.jpg" alt="F. Chatillon et Ginette Hess-Skandrani (docu C+)" width="600" height="362" /></a><p class="wp-caption-text">F. Chatillon et Ginette Hess-Skandrani (docu C+)</p></div>
<div id="attachment_1623" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/klein_manif_pro_syrie_30_octobre.jpg"><img class="wp-image-1623" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/klein_manif_pro_syrie_30_octobre-1024x644.jpg" alt="E. Klein, petit gudard deviendra grand ?? pas gagné! (Independenza webtv)" width="600" height="378" /></a><p class="wp-caption-text">E. Klein, petit gudard deviendra grand ?? pas gagné! (Independenza webtv)</p></div>
<h3>Où on reparle de la Syrie</h3>
<p>L’association de financement Jeanne a été domiciliée avenue Victor Hugo dans le 16e arrdt de Paris. C’est en fait une adresse qui sert de domiciliation postale à plus de 200 entreprises. Parmi ces dernières on y trouve deux sociétés dont le gérant n’est autre qu’Olivier Duguet. La 1ère est une société dénommée Howell France Finance, anciennement Hades Gestion Immobilière qui était domicilié alors chez Duguet dans les Hauts-de-Seine. Au passage le capital de 10 000 euros de Hades passera à 100 000 euros pour Howell. La 2ème société a été créée en mars 2010 et s’intitule Dreamwell. Elle a pour objet les activités d’agence de publicité. L’intitulé des divers noms commerciaux utilisés par cette agence a quelque chose de familier, car outre Dreamwell, Adrowen, Obernon, Dreamwell utilise aussi les noms Taliesin, Iona et Ivaos.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/dreamwell1_2_.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1624" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/dreamwell1_2_.jpg" alt="dreamwell1_2_" width="600" height="439" /></a></p>
<p>Des noms déjà utilisés par une autre agence dont on a beaucoup parlé ces derniers temps. Nous voulons bien sûr parler de Riwal Communication, l’agence de Frédéric Chatillon.<br />
Rien d’étonnant à cela puisque Riwal est propriétaire à 55% de Dreamwell, les autres 45% se divisant en 15% pour Olivier Duguet et les 30% restant ayant été apporté par une certaine Nancy Walschap, de nationalité belge et demeurant dans les Yvelines. En fait Nancy Walschap est le nom de jeune fille de cette actionnaire et son lieu de résidence habituel est Damas en Syrie. De son nom marital, Nancy Walschap s’appelle Nancy Idris. Elle est la directrice manager d’un des plus gros Tour Operator de Syrie, la société Adonis Travel fondée en 1991 qui possède des bureaux en Jordanie, au Liban, au Yémen, en Lybie et à Oman.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/adonis_bis_2_.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1625" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/adonis_bis_2_.jpg" alt="adonis_bis_2_" width="600" height="397" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/adonis_2_.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1626" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/adonis_2_.jpg" alt="adonis_2_" width="600" height="564" /></a></p>
<p>Outre cette activité, Adonis Travel développe au travers d’une filiale, IT Syria, des activités de commerce et de finance avec encore à sa tête Nancy Idris. Les liens entre Adonis et Riwal sont d&rsquo;autant plus forts que la société Adonis partage la même adresse que Riwal Syria. Elle était d&rsquo;ailleurs l&rsquo;agence de tourisme pour le jeu-concours du <em>Cigale</em> spécial Damas.<br />
Quant à son mari Ghassan Idris, vice-président d’Adonis Travel, c’est un spécialiste du tourisme depuis 1982. Adonis a fait 50% de ses activités de tourisme avec la France, d’où l’intérêt sans doute d’un relais dans l&rsquo;Hexagone. Intérêt économique mais aussi intérêt politique, le tourisme ayant vocation pour le régime syrien à servir de vitrine à l’étranger comme l’indiquait le ministre du tourisme Saadalla Agha al Khallaa<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/de-damas-a-paris-de-lamitie-de-largent-et-des-emmerdes/#footnote_1_485" id="identifier_1_485" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Interview dans la revue Faits et Projets dans laquelle on trouve &eacute;galement une interview de Thala Khair, &eacute;pouse de Manaff Tlass.">2</a></sup> : « <em>Je pense que le fait d’ouvrir des bureaux de tourisme dans les principales capitales européennes et arabes va aider à la promotion de la Syrie à l’étranger</em> ». Le ministre insistait alors sur un des aspects positifs de son pays, le côté « sécuritaire ».</p>
<p>Lorsque Bachar el-Assad est arrivé au pouvoir, il a été perçu par les pays occidentaux comme plus ouvert politiquement que son père et plus libéral sur le plan économique. Effectivement on a assisté au début des années 1990 à une certaine libéralisation, surtout sur le plan économique plus que politique, mais cette libéralisation s’est toutefois déroulée sous le contrôle du pouvoir. Elle a débouché sur l’émergence de grands monopoles dominés par la famille du président syrien, des proches ou des clients du régime donnant naissance à ce que l’on peut appeler le complexe militaro-mercantile, complexe dont Adonis Travel est un élément parmi d&rsquo;autres. Mais cette libéralisation a eu aussi pour conséquence la ruine de toute une partie de la population syrienne, notamment paysanne, provoquant l’apparition d’une grande pauvreté. Le tourisme, là encore, va être amené à jouer un rôle interne important, celui d’une nouvelle rente salvatrice. En 2006 Ghassan Idris, le mari de Nancy Walschap, déclarait au journal <em>The Guardian</em> « <em>pour le gouvernement, le tourisme est maintenant aussi important que le pétrole, cela fait partie de la stratégie nationale</em> ». En 2009, la Syrie avait reçue 6 millions de touristes et pensait doubler leur nombre d’ici à 2012 avec à la clé la création de 2 millions d’emplois dans le secteur.<br />
Avec la révolte actuelle et ses conséquences à long terme, il est clair que ce secteur va s’effondrer, et qui dit effondrement dit moins d’argent et donc moins de contrats, d’où effectivement le soutien de Chatillon.</p>
<p>Mais une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, on apprenait mi-mars que le <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">général Tlass</a>, l’un des soutiens de Chatillon était à Paris où il prit des contacts parmi les nombreux exilés syriens. Cependant les conversations n’ont pas été fructueuses. Favorisé par plusieurs monarques du Golfe, le scénario Tlass organisant la transition risque d’être mort-né. Quant à <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/">Manaf</a>, des rumeurs diverses ont fait état de sa mort. Mais on peut émettre plus sûrement l’hypothèse d’une perte de la confiance qu’Assad lui témoignait et il ne serait plus à la tête de la 105e brigade, étant confiné chez lui.</p>
<h3>Heureusement qu’il reste la France pour faire des affaires !</h3>
<p>Bien loin de la Syrie, la France est en effet en campagne. Or qui dit campagne dit matériel et frais de campagne. Comme tous les partis, le FN a du sortir un matériel spécifique<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/de-damas-a-paris-de-lamitie-de-largent-et-des-emmerdes/#footnote_2_485" id="identifier_2_485" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le journal de campagne de Marine Le Pen, L&rsquo;esprit de la France (tirage : 10 000 exemplaires pour le n&deg;1, 90 000 exemplaires pour le n&deg;2, 50 000 exemplaires pour les n&deg;3 et 4, 55 000 pour le n&deg;5) :  
et le journal des Jeunes Avec Marine Les matelots (15 000 exemplaires) : ">3</a></sup> dont on aurait pu supposer qu’il fut fabriqué par Riwal. Mais exit Riwal. En lieu et place, une SARL, Unanime, à l’enseigne commerciale Recto Verso, lancée en janvier 2011 et un temps domiciliée rue de la Boétie (VIIIe arrdt de Paris) dans un immeuble servant d’adresse postale avant d’être transférée au 14 Place Léon Deubel (XVIe arrdt), qui est depuis longtemps le QG Vendôme Sécurité et de la SCI Papou, soit les deux sociétés dont Axel Loustau a longtemps été le propriétaire et gérant<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/de-damas-a-paris-de-lamitie-de-largent-et-des-emmerdes/#footnote_3_485" id="identifier_3_485" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le si&egrave;ge social de Vend&ocirc;me S&eacute;curit&eacute; a &eacute;t&eacute; transf&eacute;r&eacute; &agrave; Ivry sur Seine durant l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2011, Axel Loustau n&rsquo;&eacute;tant plus l&rsquo;actionnaire majoritaire ; n&eacute;anmoins le num&eacute;ro de t&eacute;l&eacute;phone de Vend&ocirc;me est toujours &agrave; l&rsquo;adresse de Paris dans l&rsquo;annuaire ; la SCI Papou n&rsquo;a pour sa part pas boug&eacute;.">4</a></sup>. Mais ce n’est pourtant pas ce dernier qui est à l’origine directe d’Unanime puisqu’on y retrouve deux figures de la galaxie Chatillon, à savoir <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/">Sighild Blanc</a> qui n’est plus à présenter et Thibault Nicolet, gérant de cette SARL au capital de 20 000 euros. Dans <em>Cigale magazine</em> n°18, consacré à la Syrie et paru début 2008, , on peut lire: &laquo;&nbsp;<em>À vingt-six ans, Thibault Nicolet a quitté Londres où il était sommelier dans le prestigieux restaurant Spoon pour s’installer à Damas, où il compte ouvrir une cave à vin.</em>&laquo;&nbsp;. Damas n’est décidemment que la banlieue de Paris pour certains ! Reste à voir si les résultats du 1er tour permettront à tout ce petit monde de continuer à picorer dans le gâteau…</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_485" class="footnote">Le site est animé principalement par Pierre Robin, ancien de Troisième Voie et du GUD mais également de l&rsquo;équipe de Jalons où il participait à la section «Nazisme et dialogue» avec Arnaud Soyez, sous le pseudonyme de Louis Denghien.</li><li id="footnote_1_485" class="footnote">Interview dans la revue <em>Faits et Projets</em> dans laquelle on trouve également une interview de Thala Khair, épouse de Manaff Tlass.</li><li id="footnote_2_485" class="footnote">Le journal de campagne de Marine Le Pen, <em>L&rsquo;esprit de la France</em> (tirage : 10 000 exemplaires pour le n°1, 90 000 exemplaires pour le n°2, 50 000 exemplaires pour les n°3 et 4, 55 000 pour le n°5) : <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/Esprit-de-la-France-1.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1627" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/Esprit-de-la-France-1.jpg" alt="Esprit-de-la-France-1" width="600" height="848" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/Esprit-de-la-France-2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1628" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/Esprit-de-la-France-2.jpg" alt="Esprit-de-la-France-2" width="600" height="848" /></a><br />
et le journal des Jeunes Avec Marine <em>Les matelots</em> (15 000 exemplaires) : <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/Les-Matelots-3.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1629" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/04/Les-Matelots-3.jpg" alt="Les-Matelots-3" width="600" height="830" /></a></li><li id="footnote_3_485" class="footnote">Le siège social de Vendôme Sécurité a été transféré à Ivry sur Seine durant l&rsquo;été 2011, Axel Loustau n&rsquo;étant plus l&rsquo;actionnaire majoritaire ; néanmoins le numéro de téléphone de Vendôme est toujours à l&rsquo;adresse de Paris dans l&rsquo;annuaire ; la SCI Papou n&rsquo;a pour sa part pas bougé.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>La chasse aux sorcières au FNJ continue …</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 07:19:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
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		<category><![CDATA[Front National de la Jeunesse (FNJ)]]></category>
		<category><![CDATA[Laura Lussaud]]></category>
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		<description><![CDATA[Les temps changent. Alors que le FN hésite toujours à travailler pour les prochaines législatives sur Nice avec l’ancien chef d’Unité Radicale Philippe Vardon, du fait de réticences en interne de Louis Alliot et de Jean-Marie Le Pen, et que Marine est de plus en plus questionnée sur certaines de ses relations professionnelles et amicales, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les temps changent. Alors que le FN hésite toujours à travailler pour les prochaines législatives sur Nice avec l’ancien chef d’Unité Radicale Philippe Vardon, du fait de réticences en interne de Louis Alliot et de Jean-Marie Le Pen, et que Marine est de plus en plus questionnée sur certaines de <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/">ses relations professionnelles et amicales</a>, la fille du clan Le Pen continue de faire la chasse aux éléments indésirables au sein du FNJ, dont le rôle pour les prochaines échéances devrait être réduit à la portion congrue, au profit de la structure Les Jeunes avec Marine, qui cadre mieux avec l’opération de communication de la nouvelle direction du FN.</p>
<p>Après l’abandon du chant des Lansquenets (chant historique des formations radicales d’extrême droite) comme hymne officiel en août 2011, Marine Le Pen semble décider à avoir la peau du FNJ. Alors que le site semble indisponible depuis un bon moment, les cadres prometteurs du FNJ ont été transférés dans la structure « Les Jeunes avec Marine ». Depuis le début de la semaine, « l’opération mains propres » au sein du FNJ s’est accélérée. Comme le révélait le site « La Flamme », tenu par des membres de l’Œuvre Française, le FN a diffusé une lettre, signée par Steeve Briois et Nathalie Pigeot, Directrice Nationale du FNJ, interdisant à ses membres désirant participer aux prochaines élections étudiantes de monter des listes communes avec des mouvements ennemis, à savoir le Renouveau Français et les <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-voyages-forment-les-jeunesses-nationalistes/">Jeunesses Nationalistes</a> !</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/09/FNF-lettre.png"><img class="aligncenter wp-image-1821" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/09/FNF-lettre.png" alt="FNF-lettre" width="600" height="846" /></a></p>
<p>La lettre annonce également que toute personne entretenant des liens avec ces structures serait immédiatement sanctionnée. Le résultat ne s’est pas fait attendre. Laura Lussaud, militante au FNJ depuis l’âge de 13 ans, fille et petite-fille de militantes FN, élue à l’âge de 17 ans au comité central du Front National, a été exclue pour avoir participé à la manifestation des <a class="spip_out" href="http://rebellyon.info/Une-nouvelle-manifestation.html" target="_blank" rel="external">Jeunesses Nationalistes du 14 janviers 2012 à Lyon</a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/09/LussaudJN-1-3.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1820 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/09/LussaudJN-1-3.jpg" alt="LussaudJN-1-3" width="473" height="352" /></a></p>
<p>Il s’agit là de l’épilogue d’une guerre interne qui oppose David Racheline avec certains cadres du FNJ depuis plusieurs années. Laura Lussaud, candidate FN en 2011 à Pornic avec 14,8%, n’en est pas à sa première « purge ». Cette ancienne Responsable du pôle « Jeunes actifs » et de la cohésion militante en 2009, et ancienne secrétaire régionale du FNJ, organisatrice de l’apéro saucisson à Nantes en 2010, a déjà été l’objet d’une tentative d’éviction de la part de David Racheline il y a quelques mois.</p>
<div id="attachment_1819" style="width: 483px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/09/racehline-2.jpg"><img class="wp-image-1819 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/09/racehline-2.jpg" alt="Qu’il est le loin le temps où Laura et David Racheline posaient ensemble avec le chef..." width="473" height="261" /></a><p class="wp-caption-text">Qu’il est le loin le temps où Laura et David Racheline posaient ensemble avec le chef&#8230;</p></div>
<p>Désirant, en bon petit soldat mariniste, faire le ménage au sein du FNJ, celui-ci avait réussi à faire démissionner Laura de ses responsabilités, après avoir nommé François-Xavier Gicquel au poste de responsable FNJ pays de la Loire, connu pour être un soutien de Gollnisch. Elle passera pour l’occasion en commission de discipline.</p>
<p><strong>Lettre de Laura Lussaud aux Secrétaires Régionaux FNJ Juillet 2010 :</strong></p>
<p><i>Chers Amis, Mon mail vous surprendra sans doute. Après avoir eu des mots avec David Rachline j’ai démissionné de la coordination nationale puis de mon poste de secrétaire régionale et départementale. L’objet de notre conflit a été le fait que j’ai mis en place un secrétaire départemental qui aujourd’hui est gollnischien. Selon lui c’est une trahison… Moi je considère que chacun est libre d’avoir l’opinion qu’il désire au congrès et que le FNJ a un but tout autre que celui d’instrument pour un des candidats. Si les accusations des jeunes avec Gollnisch ont été démenties elles étaient vraies. J’étais mise en cause et j’ai démentie puisque c’est comme ça que l’on se comporte dans une équipe soudée. Mais actuellement cela va trop loin. Je l’ai couvert plus d’une fois pour d’autres erreurs et bien que souvent en désaccord je me disais que ce n’étais pas si grave mais il arrive un moment où il faut faire le bilan de ce qui a été réalisé. Si je me permets de vous écrire c’est que le FNJ est à mon sens an danger. Objectivement, et bien que j’ai pu être liée par des liens d’amitié avec David, c’est un responsable qui n’a comme seule compétence que celle de savoir s’exprimer. Il est incapable de sortir une affiche ou un tract digne de ce nom seul. Toutes les affiches du FNJ sont soit d’anciennes affiches reprises soit des idées d’autres cadres. Pour la dernière campagne il a donné ordre à tous les secrétaires régionaux d’organiser une conférence de presse le samedi suivant en expliquant qu’il nous envoyait un discours type. La conférence de presse est arrivée le samedi à 13h30 et adaptée à la région PACA. A nous de nous débrouiller le jour même, sans préparation bien évidemment. Toutes les réunions sont organisées au dernier moment, il faut envoyer trois mails pour avoir des affiches ou des autocollants, attendre parfois plusieurs jours pour avoir nos communiqués validés et quand quelqu’un met un communiqué sans aval il se fait taper sur les doigts. Je ne sais pas si pour vous aussi c’est le cas mais en tout cas moi j’étais dans cette situation et pourtant j’étais à la coordination nationale. Et j’aurais bien d’autres exemples encore. Vous avez ci-joint l’affiche qu’il vient de proposer à la coordination nationale, affiche qui n’a pas été réalisée par lui et pour laquelle il n’y a de toute évidence pas eu de relecture puisqu’il y a des fautes. Que l’on soit mariniste ou gollnischien je pense que l’on peut se mettre d’accord sur le fait que c’est aux adhérents de décider de qui nous représentera et que nous devons attendre le 16 janvier pour ne plus mettre Jean-Marie Le Pen sur nos tracts… Je pense qu’il n’est au FNJ que pour s’en servir de tremplin pour sa carrière politique et c’est regrettable. Je suis au Front National depuis toute petite et à 8 ans déjà je suivais l’équipe FNJ de Nantes avec Samuel Maréchal et Louis-Armand de Béjarry pour ceux qui connaissent. Je suis peut être sentimentale mais voir ce que devient le FNJ me révolte. Il a normalement comme but de rassembler et former des jeunes au militantisme, de les fidéliser et pourquoi pas d’en faire de futurs cadres. Et Dieu sait à quel point on en aurait besoin. Tous ceux qui sont passés par le FNJ en ont un bon souvenir à ce que je sache et d’excellents cadres en sont nés. Il y a un dicton qui dit que l’on a les responsables que l’on mérite ou dont on hérite. J’estime que le FNJ mérite un bon responsable parce que c’est une structure importante au sein de l’appareil. Vous qui avez eu l’occasion de travailler avec David vous aurez pu constater ou non la même chose que moi. Je sollicite votre avis. Je pense qu’il serait temps de rendre au FNJ l’âme qui est la sienne et que c’est notre rôle que de veiller à ce que notre structure perdure. J’ai envoyé un mail à Marine Le Pen et à Bruno Gollnisch pour les avertir de mes intentions. Si eux deux et la majorité d’entre vous soutiennent David alors je n’irai pas plus loin. Mais si certains d’entre vous sont d’accord avec moi je propose un recours pour remplacer David. Si certains me connaissent ils savent que je n’agis que par militantisme. Je précise que je ne suis pas candidate pour remplacer David et que je n’ai donc aucun intérêt personnel dans cette démarche qui me coûte plus qu’elle ne m’est agréable mais qui est nécessaire. En espérant que vous me comprendrez. Bien à vous. Laura Lussaud.</i></p>
<p>Elle s’engagera par la suite comme soutien officiel de Bruno Gollnisch en rejoignant l’éphémère groupe « Jeunes avec Gollnisch » et en prenant la parole au meeting de soutien à Villepreux en novembre 2010, où toute la crème de l’extrême droite radicale désirant soutenir Gollnisch s’était réunie. C’est sans surprise qu’aujourd’hui on la retrouve dans l’entourage d’un autre célèbre banni, <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/">Alexandre Gabriac</a>. Il ne serait pas étonnant d’assister dans les prochaines semaines à de nouvelles exclusions, tant les jeunes militants du FNJ semblent être attirés par des figures de la mouvance nationaliste comme Pierre Sidos ou Serge « Batskin » Ayoub ! Les règlements de compte en public ne vont pas tarder comme peut l’attester la dernière lettre en date de Laura Lussaud, adresser à Jean-Marie Le Pen :</p>
<p><i>Lettre ouverte à Jean-Marie Le Pen</i></p>
<p><em>Cher Président,</em></p>
<p><em>Le 17 janvier 2012 j’ai reçu une lettre recommandée de notre présidente me signifiant mon exclusion pour ma dite appartenance aux Jeunesses Nationalistes. En effet, le 14 janvier dernier j’ai participé à la manifestation organisée par Alexandre Gabriac en hommage à ceux qui sont tombés en Afghanistan. Vous ne pouvez pas, comme moi, avoir été insensible à ces dizaines de soldats français sacrifiés pour des intérêts qui ne sont pas ceux de la France.</em></p>
<p><em>Je me permets aujourd’hui de vous écrire cette lettre ouverte comme un cri du cœur car je pense que mon exclusion a été brutale, excessive et injuste. Je n’ai eu aucun appel, aucune lettre et j’étais loin d’être la seule membre du Front National présente à cette manifestation. Je n’ai même pas eu le droit à une commission de discipline, après 9 ans d’adhésion, ce qui est contraire aux usages du mouvement.</em></p>
<p><em>La première fois que j’ai été en contact avec vous j’avais 2 ans, je vous portais les fleurs à la fin d’un de vos meetings à Nantes. Ma première adhésion au Front National date de 2003, j’avais 13 ans. Depuis lors, je milite activement et j’ai pris des responsabilités dès que l’on m’en a jugée digne, c’est-à-dire en 2005, à l’âge de 15 ans. J’ai été responsable départementale FNJ de Loire-Atlantique. J’ai fait votre campagne présidentielle en 2007 dans l’équipe des Jeunes avec Le Pen. Suite au congrès de Bordeaux, je suis élue membre du comité central à l’âge de 17 ans, soit la plus jeune élue à ce jour. Par la suite, j’ai été responsable régionale de Pays de la Loire et de Bretagne et membre de la coordination nationale du FNJ durant 3 ans. Au dernier congrès, j’ai été réélue au comité central à la 48ème position.</em></p>
<p><em>Lors du congrès, d’abord soutien de Marine Le Pen j’ai décidé de soutenir Bruno Gollnisch pour dénoncer l’attitude de l’équipe mariniste, dont David Rachline qui s’employait quelques mois avant l’échéance à purger les éléments pro Gollnisch du FNJ. J’ai en effet toujours été attachée au rassemblement et à l’unité du mouvement. Mais après le congrès les purges ont continué ; purges concernant essentiellement des soutiens de Bruno Gollnisch.</em></p>
<p><em>Si je vous écris cette lettre c’est parce que je vous dois des explications. Parce qu’étant au Front depuis toute petite et ayant vécu la scission je ne supporte pas les traitres, tout comme vous. Je vous écris pour vous dire que je pense être restée fidèle à mes idées. Aux idées que je vous vois défendre depuis toujours. Oui, je pense vous être restée fidèle.</em></p>
<p><em>Tout comme moi Alexandre Gabriac était adhérent depuis ses 13 ans, nous avons milité ensemble au FNJ pendant des années et vous savez aussi bien que moi que c’est un bon militant, un nationaliste sincère et dévoué. Etant viré du Front, ce que vous avez dénoncé d’ailleurs, il n’est pas de ceux qui restent sans rien faire. Le nouveau FNJ, préférant les jeunes sarkosystes aux fidèles Lepénistes, est devenu un repoussoir pour nous les révolutionnaires. Le FNJ était un mouvement de jeunesse fier de son chef, basé sur le militantisme, l’amitié, la formation doctrinale. A écouter le nouveau secrétaire général Steve Briois, il ne faut pas rester sur le combat des idées, il faudrait sourire à l’électeur pour avoir sa voix. Il ne faut plus se concentrer sur le travail de terrain mais faire confiance à nos chers médias pour nous aider à prendre le pouvoir.</em></p>
<p><em>Alors oui, je n’ai pas été disciplinée face à la nouvelle direction du FNJ. Oui, j’ai préféré rester lepéniste plutôt que de devenir mariniste parce que je ne supporte pas l’idée que de petits arrivistes viennent aujourd’hui expliquer à des militants de longue date ce qu’est ou ce que doit être le Front. Je ne supporte pas l’idée que l’on fasse peu à peu disparaitre la flamme, que l’on surveille vos interventions, que l’on veille à ce que vous ne « dérapiez » pas ou que l’on censure certains de vos propos dans le journal de bord. Oui, je pense que le Front National existe encore aujourd’hui grâce à des adhérents dévoués, des gens de valeurs qui défendent un idéal et s’y tiennent. Des militants de terrains qui ont tenu le mouvement à bout de bras au moment des échecs électoraux. Des gens qui aujourd’hui se voient dicter une ligne de conduite bien différente et de plus en plus aberrante par des ralliés de dernière minute ou des traitres responsables de la scission de 1998 et qui reviennent du MNR pour nous donner des leçons de fidélité…</em></p>
<p><em>Que les choses soient claires, je soutiens la candidature de Marine Le Pen aux élections présidentielles de 2012, mais je m’interroge sur l’avenir de notre mouvement lorsque je vois que l’on vire comme des chiens des militants qui étaient là depuis 20 ans, soit disant « nostalgiques », parce qu’ils ne correspondent pas à la nouvelle politique de dédiabolisation, parce qu’ils refusent de rompre des amitiés avec certains que le nouveau club de Marine Le Pen a désigné comme indignes de la carte d’adhérent ou encore parce que l’on se rend à une manifestation qui n’est pas organisée par le Front National. Faudrait-il pratiquer le repentir comme les autres ou se laisser broyer par le jeu du politiquement correct sans que cela n’aide en rien puisque nous sommes un parti protestataire. M’aurait on exclue si j’avais été à une manifestation de la Gay Pride ou organisée par les jeunesses identitaires ? Je suis moi aussi nostalgique du temps où le FN était réellement un front et non un parti à pensée unique qui vire le moindre individu qui risquerait de rappeler ce que sont les racines du Front National. Aujourd’hui, je comprends la démission de Roger Holeindre.</em></p>
<p><em>Depuis petite, je garde en mémoire l’une de vos citations : « Si tu veux que ton sillon soit droit, accroche ta charrue aux étoiles ! ». Vous avez été l’une de mes étoiles, celle qui m’a permis de commencer à tracer mon sillon et je tiens aujourd’hui à vous en remercier. Mon sillon est resté droit et je pense, contrairement à M.Briois, que le combat des idées est important. Le Front National est un outil, c’était jusqu’il y a peu le meilleur pour moi. Il y a aujourd’hui un potentiel considérable qui ne demande qu’à être exploité. Il y a en France une jeunesse révoltée qui refuse d’être étrangère dans son propre pays et qui ne demande qu’à s’exprimer. Si le nouveau FNJ a peur de cette jeunesse et de ses débordements tant pis. Et puisque de toute évidence, sous prétexte de potentiel électoral on en perd son âme et ses racines je ne demande pas à ce que mon cas soit réétudié. Puisque le Front National ne veut plus de moi je me sépare avec regrets de cette carte que j’avais depuis 9 ans.</em></p>
<p><em>Je n’étais membre d’aucune autre formation politique que le Front National jusqu’à mon exclusion. J’étais en revanche à chaque manifestation qui défendait nos valeurs parce que c’est ici que préfère s’exprimer la jeunesse et non dans les urnes. Le combat de demain se fera dans la rue, parce que c’est ce qui nous appartient, ce qui nous a été pris en partie et ce que l’on doit récupérer. Je rejoins dès à présent les Jeunesses Nationalistes. Les petits agités qui m’ont « débusquée » seront ravis, ils doivent avoir du temps à perdre en commérages puisqu’ils préfèrent surveiller les militantes et militants sur les réseaux sociaux que de chercher des signatures de maires alors que Marine en a moins de 300…</em></p>
<p><em>Mon intention n’est pas de donner quelque leçon que ce soit ou de régler des comptes par amertume ou colère. Je tenais à pouvoir vous dire, Monsieur le Président, que je trouve injuste d’avoir été exclue sans avoir pu m’expliquer. Malgré tout ce que l’on peut dire de moi je vous suis restée fidèle, je le pense sincèrement. Je tenais via cette lettre à vous dire combien je vous suis reconnaissante parce que ce sont vos discours qui ont éveillé chez moi une conscience politique et cette envie de militer. Vous resterez pour moi un grand homme. Un homme qui aura essayé de rassembler tous les nationaux et patriotes amoureux de la France et de son histoire.</em></p>
<p><em>Malgré mon orgueil, c’est en fille reniée par sa famille que je vous supplie aujourd’hui, vous mon président, de croire en ma sincérité. Quoi que m’en coute ce combat je resterai fidèle à mon devoir d’amour et de service envers mon pays. Avec mon plus grand respect et mes sentiments les plus nationaux.</em></p>
<p><em> Laura LUSSAUD</em></p>
<p>La lettre d’exclusion de Laura Lussaud</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/09/lettre-dexclusion38MINI-2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1822" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/09/lettre-dexclusion38MINI-2.jpg" alt="lettre-dexclusion38MINI-2" width="600" height="846" /></a></p>
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		<title>Le cirque Binder…bientôt la fin de la saga familiale ?</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 09:34:15 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le FN alsacien est dirigé par le haut-rhinois Patrick Binder. Ce dernier, comme à son habitude, est empêtré dans des procès multiples que lui intente le Système.</p>
<div id="attachment_2189" style="width: 310px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/12/Patrick_Binder_NPI.jpg"><img class="size-medium wp-image-2189" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/12/Patrick_Binder_NPI-300x200.jpg" alt="Patrick Binder. Photo vue sur le site du FN Nations Presse Info" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Patrick Binder. Photo vue sur le site du FN Nations Presse Info</p></div>
<p><strong>Petits rappels </strong></p>
<p>En octobre 2003, le journal satirique personnel de Patrick Binder intitulé le Petit Mulhousien , flanqué d’une croix celtique, compare l’immigration à une « colonisation musulmane ». Il écrit notamment : « La rue Sauvage porte bien son nom, puisque le samedi après-midi, elle se transforme en rue des Sarrasins. ». Le 26 février 2004, Binder comparaît devant le tribunal correctionnel de Mulhouse pour répondre de « provocation à la discrimination et diffamation raciale ». Il sera défendu par Odile Goutte et par Wallerand de Saint-Just. Mise en délibéré, la décision de justice sera rendue deux mois plus tard, après les élections. Les dessins et les textes parus dans la publication FN 68 Le Petit Mulhousien lui valent 7500€ d’amendes et les frais de publication du jugement dans la presse locale (soit environ 24 460€). Condamné en première instance, il fait appel. Une fois de plus, il sera relaxé en novembre 04 pour un vice de procédure dont Wallerand de Saint-Just est un fin dénicheur. Le tribunal n’a pas pris sa décision sur le fond mais sur la forme.</p>
<p>Plus récemment, Binder a été condamné en octobre 2005 par le tribunal correctionnel de Mulhouse à 2000€ d’amende et 1000€ dommages et intérêts pour avoir proféré des injures raciales à l’encontre d’un jeune d’origine étrangère qui s’opposait aux colleurs d’affiches du FN venus, dans son village, coller des affiches réclamant le rétablissement de la peine de mort. Seulement un mois après, le responsable du FN 68 et son homologue Bas-Rhinois sont condamnés à 5000€ d’amende pour incitation à la<br />
haine en raison de l’appartenance à une religion, sans compter les frais de justice.</p>
<p>Malgré la présence d’une cinquantaine de frontistes devant le tribunal, malgré le soutien apporté par Gollnisch et Bernard Antony, l’avocat Wallerand de Saint-Just n’évitera pas la sanction. A l’origine de cette nouvelle affaire, un tract islamophobe comportant une caricature de l’Angelus montrant une campagne alsacienne dévastée au-dessus de laquelle domine un minaret. Patrick Binder déclare alors «Nous sommes en France dans un Etat de type stalinien ou hitlérien.»</p>
<p>Eternelle victime, le conseiller régional et conseiller municipal de Mulhouse est condamné en avril 2011 à trois mois avec sursis et 5000€ d’amende pour « injures publics et incitation à la haine raciale ». L’élu FN a évidemment fait appel de la décision sur les conseils de ses avocats bien connus : Louis Aliot et Walerand de Saint Just. Dans l’attente des résultats du procès, une autre affaire écorne l’image de bon père de famille du chef de file FN. Juin 2011, l’entreprise de carrosserie industrielle Dorgler se sépare de son responsable administratif et financier après seulement 6 mois d’embauche : Patrick Binder serait parti avec la caisse destinée aux formations des salariés ! Alphonse Dorgler, directeur général de l’entreprise, a déposé plainte pour le détournement d’au moins 22 000€ au profit personnel de Patrick Binder. Voilà qui entache également l’image sociale d’un FN proche des ouvriers et ouvrières…</p>
<p>Mais Patrick n’est pas le seul à avoir des soucis financiers, moraux et politiques. Bernard Frey, actuel n°2 du FN Mulhousien, élu en 2008 -qui déteste magistralement Binder- est lui aussi acculé. Ce patron de bistrot louait depuis des années une dizaine de chambres situées au dessus de son troquet. Sordide, les piaules mesuraient 6 mètres carrés (le minimum légal est de 9…) pour 250€ mensuels. Moisissures, absence de boite aux lettres, toilettes communes, chaudière défectueuse, encore un amoureux – sans scrupule &#8211; du petit peuple de France « c’est presque du social. » ose-t-il déclarer. Contraint par diverses administrations d’arrêter d’exploiter la misère sociale, ce loueur de sommeil touche le fond « Depuis, je ne loue plus. C’est pour ça que je suis revenu en politique ». Les électeurs apprécieront la franchise. Outre ses déboires judiciaires, Binder qui a surfé un temps sur une image dynamique, n’arrive pas à faire décoller le nombre d’adhérents et voit ses initiatives sombrer. Son blog à l’instar du journal papier, est mort, <a href="http://reflexes.samizdat.net/patrick-binder-inventeur-de-la-wurst-halal/">son appel du « 18 juin » est resté sans écho</a>, son rassemblement de la Jeunesse d’Alsace est un bide, il n’est plus que l’ombre de lui-même au conseil municipal de Mulhouse…Les conflits internes au FN, exacerbés lors des « primaires » du parti pour désigner la succession de JMLP, ont définitivement affaibli les maigres structures alsaciennes.</p>
<p>Ainsi, le vieux second couteau Bernard Frey devrait &#8211; après plus de 25 ans de bons et loyaux services au FN &#8211; bénéficier de la prochaine mise au placard de Patrick Binder pour accéder à la tête de liste mulhousienne. Rien n’est moins sûr. Il semblerait qu’un revenant vienne jouer les troubles faits. Quelques indices : il est un jeune RPR durant ses années science-po à Strasbourg. Il intègre le FN en 1984 et devient le leader du FN Haut-Rhinois. Il est député frontiste de 1986 à 1988 et manque de peu être élu maire de Mulhouse en 1995 avec plus de 35% des voix au premier tour. Il se fâche avec JMLP et lors de la scission de 1998 part chez Mégret avec les 62 000 francs de la caisse de la fédération FN 68. En rupture de ban, il intègre le mouvement régionaliste brun Alsace d’Abord dont il sera lourdé en mai 2003 pour finir en souverainiste au MPF…Qui est ce professionnel de la politique girouette ?</p>
<p>Gérard Freulet ! Cela promet une ambiance joyeuse au sein du FN 68. Frey qui déteste Binder est aussi très en froid avec Freulet. Une vieille histoire de cassage de gueule et de voiture arrosée à coups de gros plombs en décembre 1991 ? Cela présage peut-être d’un rapprochement Binder-Frey puisque Binder est très fâché, lui aussi, avec Freulet. Les deux larrons étaient en procès, en avril 2001: suite à la scission de 1998, l’ambiance était abominable et Binder avait -lors d’une émission radio &#8211; laissé entendre que son domicile personnel avait été recouvert d’affiches par les sbires de Freulet. Ce dernier porte plainte mais finalement Binder sera relaxé de l’accusation de diffamation par le tribunal et le pauvre Freulet débouté. Bonne ambiance entre vieux compagnons de route. C’est certain, à l’approche des présidentielles, il va y avoir du sport !</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/12/FNBasRhin.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1596 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/12/FNBasRhin.jpg" alt="FNBasRhin" width="600" height="851" /></a></p>
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		<title>Schéma sur l&#8217;extrême droite</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Dec 2011 16:36:30 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>À quoi ressemble l’extrême droite aujourd’hui ? Quelle est la place du Front national ? Combien de groupes y a-t-il à sa marge, et que représentent-ils vraiment ? Pas facile aujourd’hui de répondre. Face à une extrême droite en perpétuelle évolution, cherchant de plus en plus souvent à brouiller les cartes pour mieux se refaire une virginité et apparaître plus forte qu’elle ne l’est, il vaut mieux connaître les histoires, les alliances et les positionnements de ces différents mouvements pour mieux anticiper leurs actions et leurs politiques. Le schéma que vous trouverez ci-joint, ainsi que les repères historiques ci-dessous, permettent d’y voir plus clair.<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/12/schema_extreme_droite.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1588" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/12/schema_extreme_droite-1024x730.jpg" alt="schema_extreme_droite" width="474" height="337" /></a></p>
<p>Le schéma en pdf : <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/12/schema_ED.pdf">schema_ED</a></p>
<p>L’extrême droite à l’automne 2011 apparaît comme extrêmement morcelée, avec un nombre de groupuscules et des alliances parfois contre-nature entre certains courants ou groupes politiques. Cela s’explique par une grande confusion idéologique qui règne dans le milieu nationaliste. À travers cet organigramme, qui ne peut qu’être éphémère, nous avons tenté de dresser le bilan de cette extrême droite, en terme d’alliance et de positionnement, afin de permettre à chacun(e) de s’y retrouver. Avec les présidentielles de 2012, il y a pourtant fort à parier que la situation exposée ici aura évolué d’ici quelques mois, probablement avec des rapprochement inédits. Nous avons essayé d’être les plus exhaustifs possible, mais en ne nous intéressant qu’aux partis et groupuscules ayant une activité, même réduite, dans le monde réel et pas seulement sur internet, et de ce fait pouvant représenter un danger physique ou politique pour les militants. Ainsi, nous avons volontairement mis de côté les sites internet comme François de Souche, à l’audience proche de certains grands sites d’info, mais dont l’activité se limite finalement au relais d’informations sur des faits divers glanés ici et là et à la libre expression d’un racisme qui trouve là son exutoire.<br />
Mais pour bien comprendre la situation actuelle, il est nécessaire de replacer cette distribution des rôles dans une perspective historique : car si la très grande majorité des groupes nationalistes ici présentés sont nés dans les années 2000, ils sont tous, de par l’histoire de leur formation ou celle de leurs dirigeants, ancrés dans l’histoire contemporaine de l’extrême droite telle qu’elle s’est construite à partir des années 1980, avec l’émergence du FN.</p>
<p><em> <strong>Les années 1980-1990</strong> </em></p>
<p>Si aujourd’hui une chatte n’y retrouverait pas ses petits, du début des années 1980 au début des années 2000, l’extrême droite française était organisée de façon assez simple. Le Front National (FN), qui regroupait plusieurs familles de la mouvance nationaliste (catholiques, anciens de l’Algérie française, nostalgiques du fascisme et du nazisme, anticommunistes, ultra-libéraux…) occupait la plus grande partie de l’espace politique et public de ce courant de pensée, laissant à sa périphérie divers groupuscules dont la marge de manœuvre était très limitée : l’Œuvre française, le GUD, le Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE), Troisième Voie, Unité Radicale (UR)… Si certains finissaient par rallier le FN, d’autres choisissent la surenchère idéologique et la violence comme moyen d’expression, voir le terrorisme (cf. les attentats du PNFE contre des foyers Sonacotra). La mainmise de Le Pen sur le FN et sa réussite médiatique ne laissent alors que peu de place à une autre personnalité ou mouvement venu le concurrencer, obligeant les autres formations à se soumettre ou à engager une longue traversée du désert.<br />
Le FN connaît ses meilleures années au milieu des années 1990, que ce soit sur le plan électoral ou au niveau de son appareil militant. C’est alors une machine de guerre, avec un service d’ordre composé en grande partie d’anciens professionnels de la sécurité, mais surtout avec de nombreux militants capables de se mobiliser pour n’importe quel événement.<br />
Les années 1990 sont également marquées par une recrudescence de la violence d’extrême droite, avec plusieurs morts, les victimes étant toutes des Français d’origine étrangère. Plusieurs militants du FN sont impliqués dans des meurtres à caractère raciste. La fin des années 1990 marque la fin de l’hégémonie du FN sur l’extrême droite française, avec en 1998 la scission provoquée par Bruno Mégret, alors n°2 du FN, qui quitte le parti avec de très nombreux cadres et militants pour créer une nouvelle structure, le Mouvement National Républicain (MNR). Cette brèche, ouverte dans la suprématie frontiste, permet à certains mouvements nationalistes de récupérer des cadres et militants du parti lepéniste, déçus par les tensions existant entre le FN et le MNR.</p>
<p><em> <strong>Les années 2000</strong> </em></p>
<p>Le 11 septembre 2001, le conflit israélo-palestinien et l’émergence de certains communautarismes radicaux bouleversent profondément le champ politique à l’extrême droite, avec d’un côté une extrême droite traditionnelle, restant sur ses bases, et de l’autre des mouvements prêt à passer ponctuellement des alliances inédites : on voit alors des groupes nationalistes s’allier avec militants en perdition venus de la gauche (Dieudonné, Riposte laïque) ou se prétendant venir de la gauche (Alain Soral).<br />
Parallèlement, l’émergence de Marine Le Pen à la tête du FN et ses orientations stratégiques ont entraîné un important désintérêt des jeunes d’extrême droite et des militants nationalistes radicaux pour le FN, même si le parti, surtout lors des périodes d’élections, attise toujours les ambitions et les intérêts de nombreux nationalistes. Alors que le parti n’est plus capable de recouvrir les murs des villes de France d’affiches ou de mettre dans la rue des milliers de gens comme par le passé, faute de militants de terrain, le FN enregistre de nombreuses adhésions de sympathisants, qui ne sont cependant pas prêts à se salir les mains. La nouvelle stratégie du FN version Marine est basée essentiellement sur lesmédias. Bête médiatique comme son père, Marine est présente quotidiennement à la télé ou la radio. Elle a réussi à rallier à elle des personnalités médiatiques comme Gilbert Collard, ce que son père n’avait jamais réussi à faire. En interne, elle organise la chasse aux sorcières de tous ceux et celles qui pourraient s’opposer à elle ou dont les positions trop radicales pourraient la gêner dans sa quête médiatique et politique de normalisation du FN.</p>
<p>La chronologie en pdf : <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/12/schema-recto.pdf">schema-recto</a></p>
<p><em> <strong>NOTRE ANTIFASCISME</strong> </em></p>
<p>La lutte antifasciste se résume trop souvent à une simple opposition à l’extrême droite, ce qui l’empêche de prendre une véritable dimension politique. Pour nous, l’antifascisme se définit avant tout par des pratiques : l’information, la confrontation, la solidarité. Mais l’expérience nous a appris que certains principes sont fondamentaux, car tout antifascisme cohérent ne peut être qu’autonome, révolutionnaire et internationaliste. L’antifascisme n’est à nos yeux ni une posture, ni une position de principe, mais quelque chose de dynamique, un engagement réel. Il existe bien des façons de lutter contre l’extrême droite, à condition de n’en négliger aucune.</p>
<p><em> <strong>Informer</strong> </em></p>
<p>C’est un préalable à tout travail antifasciste, tant l’extrême droite est un objet de fantasmes. Presque toujours sous-estimée ou surestimée, l’extrême droite provoque chez ceux qui s’y confrontent à la fois un sentiment de rejet viscéral et de fascination, deux réactions compréhensibles, mais qui ont tendance à développer respectivement la mauvaise foi et l’extrapolation. C’est également un sujet sur lequel il est permis de dire n’importe quoi, puisque tout serait bon pour lui nuire. Pour les médias de masse, l’extrême droite est avant tout un sujet à scandale : c’est donc surtout sa violence, son folklore et sa marginalité qui sont mis en avant. Dans les publications militantes, l’extrême droite est souvent présentée comme une absurdité politique, dont le discours et les pratiques sont avant tout stupides et « haineux », ou comme l’incarnation du mal absolu. Ce travail de recherche d’information se fait à plusieurs niveaux : dans la presse, en particulier locale, dans les publications universitaires ou politiques, mais aussi et surtout sur le terrain, en collectant des informations à la source. C’est ce travail de terrain qui permet aussi de contourner la contre-information que fait l’extrême droite sur ses propres activités, en particulier sur Internet. Une fois l’information collectée et traitée, il reste à la diffuser, afin de tenter de contrecarrer cette désinformation et de dissiper les représentations erronées.</p>
<p><em> <strong>S’opposer</strong> </em></p>
<p>Mais la simple dénonciation ne suffit pas, et ce n’est d’ailleurs pas l’objectif du travail de recherche antifasciste. Son but est de permettre à l’action antifasciste de définir des objectifs à la fois pertinents et réalistes, d’apprécier le rapport de force et d’utiliser les moyens les mieux adaptés. Il est évident que tous les moyens d’actions (manifestations, harcèlement, attaques directes, campagnes de presse&#8230;) ne se valent pas selon le groupe ciblé (parti institutionnel comme le FN, groupes informels violents, associations religieuses…) et l’objectif visé (provocation, dénonciation, interdiction…). Mais réfléchir sur l’utilisation des moyens ne veut pas dire hiérarchiser ces différentes formes d’actions, en opposant par exemple actions publiques non violentes et actions de rue plus radicales. La question de la violence ne doit pas être prise comme prétexte pour moraliser l’antifascisme, et condamner les antifascistes qui s’opposent physiquement aux fachos, au nom d’un consensus mou qui assimile légitimité et légalité. Cependant, les affrontements de rue, vus de l’extérieur, peuvent donner l’idée que fascistes et antifascistes sont deux groupes antagonistes uniquement préoccupés l’un de l’autre. C’est pourquoi il faut toujours lier la confrontation avec l’extrême droite à d’autres formes de lutte. L’action directe n’empêche d’ailleurs pas la démarche unitaire, à condition qu’elle ne soit pas une simple alliance de circonstance.</p>
<p><em> <strong>Être solidaire</strong> </em></p>
<p>Enfin, la lutte antifasciste ne se définit pas uniquement par rapport aux activités de l’extrême droite : elle doit aussi se montrer solidaire, non seulement à l’égard des victimes de l’extrême droite, mais aussi entre les antifascistes eux-mêmes. Organiser la solidarité antifasciste est une nécessité, car comme toutes les luttes de résistance, elle se retrouve en butte à la répression et ce d’autant plus qu’elle est parfois, par la force des choses, à la limite de la légalité. Cette solidarité passe bien entendu par un soutien concret en cas de poursuites judiciaires mais pas seulement.<br />
Car la solidarité antifasciste ne doit pas s’organiser uniquement face à la répression, mais aussi en multipliant les rencontres et les actions communes, afin de permettre aux groupes antifascistes de partager des informations et d’échanger sur leurs pratiques, mais aussi de se rencontrer afin de mieux se connaître ; c’est une autre façon de montrer à l’extrême droite qu’une résistance organisée se met en place et que les antifascistes ne sont pas isolés.</p>
<p><em> <strong>Autonome, révolutionnaire et internationaliste</strong> </em></p>
<p>Lutter contre l’extrême droite, d’accord, mais pas n’importe comment. En premier lieu, notre antifascisme est autonome, à l’égard de l’État comme des partis électoralistes. La société française contemporaine s’est constituée, à la Libération, sur l’antifascisme, et pour cette raison tous les partis politiques sont « antifascistes ». Pour affirmer sa distance à l’égard de cet antifascisme républicain et pour être capable d’analyser l’extrême droite dans toutes ses dimensions (et pas seulement comme simple ennemi de la démocratie libérale), notre antifascisme est très clair sur ses positions quant aux opérations répressives de l’État contre l’extrême droite : toutes les opérations policières contre les groupes fascistes peuvent tout aussi bien être utilisés contre d’autres contestataires, en l’occurrence les antifascistes eux-mêmes. Les procédures judiciaires (interdiction, dissolution…) ne sont pas des armes politiques au service de l’antifascisme, mais des outils au service de l’État qui protège ainsi le modèle de société qu’il représente. De même, le vote n’est pas une arme efficace contre l’extrême droite, car il délègue à d’autres le soin de lui faire barrage : pas question de signer un chèque en blanc aux partis de droite comme de gauche qui ont montré des années durant de quelle façon ils recyclaient les idées du Front national une fois arrivés au pouvoir.<br />
Ensuite, notre antifascisme est révolutionnaire : être antifasciste aujourd’hui dans nos sociétés libérales, c’est placer la critique de l’État et du capitalisme au cœur de l’analyse du processus de fascisation. L’antifascisme est donc le pire produit du fascisme s’il ne vise que l’ennemi désigné par l’État libéral : pour mener un antifascisme digne de ce nom, il faut donc que sa fin et ses moyens soient clairement replacés dans un projet global de changement social. À nous de trouver, à partir de là, les formes de lutte les plus susceptibles de leur infliger un maximum de dégâts.<br />
Enfin, notre antifascisme est internationaliste, car c’est évidemment la meilleure réponse aux logiques nationalistes : abolition des frontières, libre circulation, solidarité internationale, rejet des logiques de guerre, telles sont les revendications indissociables de notre lutte antifasciste. L’extrême droite se développe dans chaque pays de façon différente, parce qu’elle est le produit de la société qui la voit naître : c’est par la connaissance de la diversité des situations que l’on peut mettre en perspective sa propre situation, les enjeux de l’antifascisme ici et là-bas et organiser des réseaux de solidarité antifasciste internationale.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Notre antifascisme&nbsp;&raquo; en pdf : <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/12/schema-verso.pdf">schema-verso</a></p>
<p>Octobre 2011</p>
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		<title>Le chemin de Damas de Monsieur C.</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Aug 2011 13:58:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est moi le roi de la route, j&#8217;m&#8217;amuse à 200 à l’heure, Je peux faire Paris-Beyrouth, en une demie heure… Les Nonnes Troppo Début juin, le site Égalité et Réconciliation se faisait l’écho du lancement d’un nouveau site, Infosyrie, présenté comme un site de “réinformation” sur les événements syriens dont la réalité serait outrageusement travestie par [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>C’est moi le roi de la route, j&rsquo;m&rsquo;amuse à 200 à l’heure,</em><br />
<em>Je peux faire Paris-Beyrouth, en une demie heure…</em></p>
<p>Les Nonnes Troppo</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Ex-libris-fff60.gif"><img class="alignleft wp-image-1566 size-medium" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Ex-libris-fff60-300x230.gif" alt="Ex-libris-fff60" width="300" height="230" /></a>Début juin, le site Égalité et Réconciliation se faisait l’écho du lancement d’un nouveau site, <em><a href="http://www.infosyrie.fr/?gclid=CKup5ce03aoCFc0e3wodqD1K6w" target="_blank">Infosyrie</a></em>, présenté comme un site de “réinformation” sur les événements syriens dont la réalité serait outrageusement travestie par les media occidentaux à la solde des États-Unis et, cela va sans dire mais mieux en le disant, d’Israël. A priori rien d’étonnant : ce courant de l’extrême droite nationaliste et ses compagnons de route se sont fait une spécialité de ce type de dénonciation, de la Lybie à la Côte d’Ivoire.</p>
<p>Pour les mêmes raisons, il n’est donc guère surprenant de retrouver derrière ce site l’inévitable Frédéric Chatillon.</p>
<p>Ce n’est en effet pas la première fois que nous sommes amenés à évoquer ce tropisme chatillonesque pour le pays des Alaouites et le Proche-Orient en général. Ce fut le cas il y a quelques années à propos d’un <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">curieux montage</a> politico-policier. Mais cet intérêt a connu depuis quelques années un regain de vitalité dont l’administration du site <em>Info-Syrie</em> n’est qu’une énième manifestation et qui mélange comme toujours affinités politiques et intérêts commerciaux bien compris.</p>
<h3>Les feux de la rampe</h3>
<p>Sur le plan médiatico-politique, les liens entre Frédéric Chatillon et la Syrie ont connu une nouvelle visibilité avec l’implication de l’ancien dirigeant du GUD dans le rapprochement de Dieudonné avec le parti de Jean-Marie Le Pen et l’extrême droite en général. Ce rapprochement, on s’en souvient, est la conséquence de l’influence grandissante de Chatillon auprès de Dieudonné et s’est manifesté en fanfare avec quelques événements médiatisés, parfois à l’insu du plein gré des intéressés.</p>
<div id="attachment_1567" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Dieudonne_Gollnisch_Soral_Mahe_Chatillon_Joly_Dubois.jpg"><img class="wp-image-1567" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Dieudonne_Gollnisch_Soral_Mahe_Chatillon_Joly_Dubois.jpg" alt="Zenith, décembre 2006 : A. Soral, JM Dubois, B. Gollnish, D. Joly, Jany Le Pen, F. Chatillon, G. Mahé, Dieudonné... et les autres " width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Zenith, décembre 2006 : A. Soral, JM Dubois, B. Gollnish, D. Joly, Jany Le Pen, F. Chatillon, G. Mahé, Dieudonné&#8230; et les autres</p></div>
<p><em><br />
</em></p>
<p>La venue de Dieudonné à la Convention présidentielle Bleu Blanc Rouge organisée par le Front national en novembre 2006 dans le cadre de la candidature de Jean-Marie Le Pen à la présidentielle de 2007 en est l’élément médiatique fondateur et Chatillon en est à l’origine, même si c’est son épouse<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_0_477" id="identifier_0_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nous ne ferons aucun commentaire sur des rumeurs r&eacute;centes et d&rsquo;ordre priv&eacute;, m&ecirc;me si elles auront forc&eacute;ment des implications politiques.">1</a></sup>, Marie d’Herbais, qu’on peut alors apercevoir sur les photographies immortalisant l’événement. Mais d’autres épisodes viendront confirmer cette drôle de relation. C’est le cas en particulier du baptême d’une fille de Dieudonné en juillet 2008 par l’abbé Laguerie, ancienne figure de proue de la Fraternité Saint-Pie X et à présent en charge de l’église Saint-Eloi à Bordeaux, avec pour parrain Jean-Marie Le Pen. Chatillon semble alors avoir joué les intercesseurs, une de ses filles ayant pour parrain l’ancien président du FN.</p>
<p>Pour autant la proximité entre Dieudonné et Jean-Marie Le Pen datait d’au moins deux ans puisque M. M’Bala était présent à une soirée du président du FN datant probablement de 2006 à Montretout avec les époux Chatillon.</p>
<p>Le baptême, alors qu’il était avéré, provoqua en tout cas une mise sous pression par Chatillon des journalistes de <em>Minute</em> au courant de l’affaire, l’ancien meneur du GUD étant devenu tout à la fois agent, PR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_1_477" id="identifier_1_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Chatillon a en particulier sauv&eacute; la mise de &ldquo;l&rsquo;artiste&rdquo; le soir du 1er tour de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d&rsquo;avril 2007 lors de la f&ecirc;te qui se tenait au si&egrave;ge du FN et durant laquelle un petit groupe de hooligans semblait vouloir lui faire un mauvais parti.">2</a></sup> et pygmalion de Dieudonné. Jean-Marie Molitor rapportait ainsi l’épisode, dans un article tout en allusions éclairantes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_2_477" id="identifier_2_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Article paru dans le n&deg;2368 de Minute">3</a></sup> : « <em>L’information a beau être archi-confirmée, il faut encore joindre Dieudonné. Bruno Larebière s’en charge, lui laissant un message téléphonique. C’est à partir de là que tout va déraper. Dans l’heure qui suit ce message, alors que notre collaborateur s’apprête à rappeler l’humoriste, c’est Orléans</em> [c’est-à-dire Chatillon. NLDR] <em>qui se manifeste auprès de moi. Il appelle, explique-t-il, de la part de Dieudonné. Celui-ci ne veut pas qu’on parle de ce baptême. C’est une affaire privée. Et surtout, la divulgation de l’information ne peut que nuire à ses intérêts, au moment où il parvient à retrouver un peu de visibilité médiatique. Le ton est d’abord à peu près aimable, puis se fait sec, puis carrément comminatoire. </em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/2008-07_couv_Minute_Dieudo-2-9b01e.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-1568" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/2008-07_couv_Minute_Dieudo-2-9b01e.gif" alt="2008-07_couv_Minute_Dieudo-2-9b01e" width="227" height="305" /></a>Orléans téléphone aussi à Bruno Larebière. Deux fois. Tempêtant, exigeant qu’on ne publie pas l’information. Parlant comme s’il s’adressait à l’un de ses employés, si tant est qu’il existe encore des patrons qui osent encore parler comme cela à leurs employés. Essayant enfin de négocier, puisque l’intimidation ne fonctionne pas, jusqu’à ce que Bruno Larebière l’envoie paître […]. Cinq minutes plus tard, la soirée dominicale étant bien avancée, Dieudonné le rappelle enfin. Pour manifester sa colère ? Absolument pas. C’est un homme charmant que nous avons au téléphone. Aimable. Et courtois. […] Ce qu’il souhaite en fait, c’est laisser passer la « polémique » qui ne manquera pas de naître en raison de la personnalité du parrain. Puis il pourra parler de Dieu. À converser avec Dieudonné, qui ne demande rien, ne cherche pas à négocier, comme le très désobligeant intermédiaire, qu’on parle éventuellement du baptême de Plume mais en « omettant » la présence de Jean-Marie Le Pen, on comprend que sa démarche n’a rien à voir avec ce que Orléans a tenté de nous vendre&#8230; Un Orléans qui, excipant de son amitié avec Dieudonné, agissait plus comme s’il avait personnellement à perdre dans cette affaire, tel un dogue défendant son garde-manger, que pour protéger son « ami ». La journée qui suit va le confirmer.</p>
<p>Le lundi 14 juillet en effet, Orléans revient à la charge, encore plus déterminé. Appels et textos se succèdent. Cela devient si étrange que je décide de différer la publication de l’article, le temps de savoir qui manipule qui. L’information, de toute façon, sera publiée. Nous en avons informé, et Orléans, et Dieudonné. Un site d’informations en ligne est au courant. En raison d’échanges de bons procédés réguliers entre nous, et dans la mesure où nous étions au courant depuis mai, il avait été décidé que nous en aurions la primeur mais que, si nous ne publiions pas l’information, ce site serait averti et aurait la voie libre. Le lundi soir donc, à 23 h 55, la dépêche tombe sur le site de Novopress, diffusée par la branche aquitaine de l’agence de presse indépendante<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_3_477" id="identifier_3_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="J.-M. Molitor nous sert en l&rsquo;occurrence une aimable gal&eacute;jade, Novopress &eacute;tant rien moins qu&rsquo;une agence de presse et a fortiori ind&eacute;pendante.">4</a></sup>. Son titre : « Dieudonné, un parrain nommé Le Pen ».</p>
<p>La machine médiatique est-elle lancée ? Oui et non. Oui car, le lendemain, la nouvelle est sur la plupart des sites nationalistes. Mais c’est compter, encore une fois, sans Orléans, qui, ajoutant les courriers électroniques à sa panoplie de petit intimidateur déjà bien lourde, « ordonne » à tous ceux qui ont relayé l’information de Novopress de la retirer, n’hésitant pas à contourner ceux qui résistent en faisant intervenir directement auprès de l’hébergeur du site afin qu’il le censure, ou expliquant, histoire de discréditer du même coup, et l’information et l’agence Novopress, qu’il s’agit d’un « canular » ! Durant vingt-quatre heures, l’offensive est sur le point de réussir. Jusqu’à ce que la véracité des faits soit confirmée par Novopress et que « Libération », le mercredi, publie, sans citer bien sûr l’agence de presse, son « scoop » écrit au conditionnel et dégoulinant de fiel. Rage de Orléans, qui fait savoir à qui veut l’entendre qu’il se vengera (de qui ? de quoi ?), tandis que, de son côté, Dieudonné se montre serein&#8230; Comme si, décidément, Orléans avait des intérêts personnels en jeu, du genre de ceux qui mettent sur les nerfs les producteurs de spectacle quand le succès n’est pas garanti ou ceux qui rendent terriblement nerveux ceux qui, espérant un retour sur investissement, se sont portés caution pour la location d’une salle de grande dimension et craignent qu’elle ne soit à moitié vide le jour de la représentation venue. Est-ce de cela qu’il s’agit ?</p>
<p>Avec Orléans, difficile de savoir ce qui le motive. Cela fait plusieurs années que cet ancien dirigeant du GUD, le Groupe Union Défense qui fit tant pour la renommée de la faculté d’Assas et le chiffre d’affaires du rayon barres de fer du BHV, s’active dans l’ombre de l’humoriste ». Cet épisode est sans doute à l’origine d’un incident survenu le 18 juin 2010 lors du rassemblement organisé par le Bloc Identitaire et Riposte Laïque et qui vit Chatillon gifler magistralement Bruno Larebière. Celui-ci, ayant été agressé en tant que journaliste et non en tant que dirigeant identitaire, se réserva alors le droit de porter plainte. Nous ne savons à vrai dire ce qu’il en est advenu de cette éventualité.</p>
<p>On pourrait citer bien sûr d’autres épisodes tout aussi curieux comme ce projet de débat des finalistes du 2ème tour de l’élection présidentielle 2007 animé par Dieudonné, avec la participation de Jean-Marie Le Pen, et avec un spectacle du « comique » en ouverture de soirée.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/soiree_elections_avril2007.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1569" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/soiree_elections_avril2007.jpg" alt="soiree_elections_avril2007" width="600" height="300" /></a></p>
<p>Mais surtout cette présence constante dans l’ombre de Dieudonné va permettre à Chatillon d’élargir son cercle de connaissances à d’autres « parias » médiatiques que nous allons retrouver ci-après, Jacques Vergès ou Roland Dumas<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_4_477" id="identifier_4_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Qui tous deux, et sans surprise, ont r&eacute;pondu aux questions du site Info-Syrie.">5</a></sup>. Par ailleurs elle s’inscrit dans une démarche plus large cherchant à faire bouger les lignes puisqu’à la même époque Chatillon s’investit aux côtés d’Alain Soral dans les projets d’Égalité &amp; Réconciliation, en particulier l’ouverture du Local fin 2007 aux côtés de Philippe Peninque, personnage aux multiples facettes : proche conseiller de Marine Le Pen<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_5_477" id="identifier_5_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il semble que Philippe Peninque ait &eacute;t&eacute; pressenti pour devenir SG du FN en septembre 2009 en remplacement de Louis Aliot, &agrave; l&rsquo;instar de trois autres personnalit&eacute;s en l&rsquo;occurrence Michel Guiniot, Jean-Fran&ccedil;ois Jalkh et Steeve Briois. L&rsquo;&eacute;vocation de cette &eacute;ventualit&eacute; par Minute, sans citer d&rsquo;ailleurs les noms des pressentis, valut &agrave; l&rsquo;hebdomadaire un droit de r&eacute;ponse furibard de Jean-Marie Le Pen : &ldquo;Monsieur,
Mis en cause dans un article de votre hebdomadaire du mercredi 23 septembre 2009 consacr&eacute; &agrave; la libert&eacute; de la presse, vous faites &eacute;tat d&rsquo;informations qui sont fausses. [&hellip;] Vous &eacute;crivez, en effet, que le Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral du Front National ignore qu&rsquo;au moins quatre Cadres ont &eacute;t&eacute; approch&eacute;s pour lui succ&eacute;der. Vous admettrez qu&rsquo;il n&rsquo;y a que le Pr&eacute;sident du Front National qui puisse faire de telles d&eacute;marches. Or, je pose &agrave; cette affirmation un d&eacute;menti formel.
Il suffirait pour &eacute;tablir votre bonne foi, qui a peut-&ecirc;tre &eacute;t&eacute; surprise, que vous publiiez les noms, non pas de votre informateur, il est couvert par la confidentialit&eacute; des sources, mais des quatre personnes qui auraient &eacute;t&eacute; sollicit&eacute;es pour occuper le poste de Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral. Peut-&ecirc;tre auriez-vous pu m&rsquo;interroger sur le sujet ?
Sentiments sinc&egrave;res. Jean-Marie LE PEN &raquo;
Pour autant, Peninque semble &ecirc;tre accus&eacute; par certains cadres du parti d&rsquo;avoir ruiner le Front car c&rsquo;est sur ses conseils que Le Pen aurait refus&eacute; de payer Fernand Le Rachinel dans le conflit l&rsquo;opposant &agrave; l&rsquo;ancien imprimeur du FN.">6</a></sup>, ancien dirigeant du GUD dans les années 1970, ancien avocat radié du barreau de Paris à la suite de malversations financières et d’une sombre affaire de passeports et marié à une cadre supérieure de l’Oréal. Philippe Peninque joue par ailleurs un rôle économique important dans la galaxie Chatillon comme nous le verrons ci-après.</p>
<h3>L’Orient compliqué…</h3>
<p>Mais quel rapport entre cette relation soutenue avec Dieudonné et le Proche-Orient ? Durant l’été 2006, Chatillon avait joué les intercesseurs pour un voyage de Dieudonné, Alain Soral, Ahmed Moualek, Marc George et Thierry Meyssan au Liban. Malgré les fanfaronnades des trois sus-cités, le voyage ne débouchera sur rien, sinon quelques rencontres fortuites avec quelques « personnalités » locales mais pas seulement.</p>
<dl id="attachment_1570" class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt">
<div id="attachment_1570" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Dieudo_Jackson_liban_2006.jpg"><img class="wp-image-1570" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Dieudo_Jackson_liban_2006.jpg" alt="Dieudo_Jackson_liban_2006" width="600" height="421" /></a><p class="wp-caption-text">Ici avec Jesse Jackson qui a l&rsquo;air assez dubitatif sur la qualité de son interlocuteur, rencontré par hasard dans les ruines de Beyrouth</p></div>
</dt>
</dl>
<p>Jean-Marie Molitor en rend également compte en ces termes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_6_477" id="identifier_6_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Article cit&eacute;.">7</a></sup> : <em>«Eté 2006, quand Dieudonné, l’essayiste Alain Soral, le fondateur du Réseau Voltaire Thierry Meyssan et Ahmed Moualek, président de l’association La Banlieue s’exprime, s’envolent à destination de Damas, la capitale syrienne, pour gagner ensuite le Liban qui vient d’être bombardé par l’aviation israélienne, le voyage n’a été rendu possible que par l’entregent de Orléans. Celui-ci est d’ailleurs de la partie, prenant soin de se tenir à l’écart des photographes. Sauf une fois.<br />
Ce moment d’inattention – ou plutôt cet instant de vantardise<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_7_477" id="identifier_7_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce n&rsquo;est en fait pas le seul instant, en t&eacute;moignent les photos in&eacute;dites que nous publions ici. D&rsquo;ailleurs, ce ne fut pas le seul instant m&ecirc;me &agrave; l&rsquo;&eacute;poque puisque quibla.net, un site anim&eacute; par Fausto Guidice, publia &agrave; l&rsquo;&eacute;poque sous le pseudo d&rsquo;Ayman El Kayman une photographie de Chatillon, Dieudonn&eacute; et un cadre du Hezbollah pour mieux d&eacute;noncer les accointances entre Dieudonn&eacute; et l&rsquo;ancien Gudard.">8</a></sup> – va lui coûter cher. Sur cette photo, on le voit poser en compagnie de Soral, Dieudonné et Meyssan, tous assis sur un canapé surmonté des portraits du président syrien Bachar el-Assad et de son père, Hafez el-Assad. Et cette image, qui aurait dû rester une photo souvenir, va être publiée sur le site de La Banlieue s’exprime. Fureur, déjà, de Orléans, qui obtient d’Ahmed Moualek qu’il la retire, mais trop tard. Le mal est fait. Gérant et principal actionnaire d’une société spécialisée dans le conseil en communication, Orléans compte des clients qui n’apprécient ni son apparente complaisance à l’égard du régime syrien, ni son compagnonnage avec des individus qui ont la réputation, plutôt justifiée au demeurant, d’être des antisionistes fervents. Il y perdra un contrat, que l’on dit juteux, avec un « designer » renommé de la place de Paris»</em>.</p>
<div id="attachment_1571" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Chatillon_Dieudonne_et_Aoun.jpg"><img class="wp-image-1571 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Chatillon_Dieudonne_et_Aoun.jpg" alt="Chatillon_Dieudonne_et_Aoun" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Frédéric Chatillon &#8211; Général Michel Aoun &#8211; Dieudonné</p></div>
<div id="attachment_1572" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/getattachment_017b.jpg"><img class="wp-image-1572 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/getattachment_017b.jpg" alt="Dieudonné - Joseph &quot;Joss&quot; Elise - Frédéric Chatillon" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Dieudonné &#8211; Joseph &laquo;&nbsp;Joss&nbsp;&raquo; Elise &#8211; Frédéric Chatillon</p></div>
<p>Cela n’empêchera pas une partie des mêmes de repartir au Liban et en Syrie en mars 2008 sur le prétexte d’une série de spectacles de Dieudonné organisés par Michel Eleftériadés dans son cabaret à Beyrouth, le Music-Hall<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_8_477" id="identifier_8_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Une des principales sc&egrave;ne culturelle de Beyrouth, o&ugrave; se produisent des artistes aussi divers et vari&eacute;s que Bernard Lavilliers, Jane Birkin, les T&ecirc;tes Raides, Gnawa Diffusion&hellip; et Dieudonn&eacute;.">9</a></sup>, suivis d’une virée à Damas.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/getattachment_023.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1573" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/getattachment_023.jpg" alt="getattachment_023" width="474" height="355" /></a></p>
<p>Selon des sources locales, les cinq jours en Syrie comprenant hôtels, chauffeurs et visites touristiques auraient été largement financés par la famille Tlass<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_9_477" id="identifier_9_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sur le g&eacute;n&eacute;ral Mustapha Tlass, voir&nbsp;ici ou encore &ldquo;Petite le&ccedil;on de dictature Made in Syria&rdquo; dans Der Spiegel, 2005, repris par Le Courrier International, o&ugrave; l&rsquo;on d&eacute;couvre, entre autre, le go&ucirc;t prononc&eacute; pour la d&eacute;coration d&rsquo;int&eacute;rieur du G&eacute;n&eacute;ral puisque dans son salon, au milieu des portraits de famille figure &ldquo; [&hellip;] deux petits dessins &agrave; la craie repr&eacute;sentant des fleurs sauvages, sign&eacute;s&hellip; Adolf Hitler.&rdquo; ">10</a></sup>. Ces liens se manifesteront d’ailleurs par des rencontres avec des membres de la famille, notamment le fils Manaff, devenu à son tour général, et dont des sénateurs ont récemment demandé à ce que ses avoirs soient gelés en France en raison de son implication dans des massacres récent à Baniyas. C’est en effet un très proche de Bachar El-Assad, et il commande actuellement l’unité que Bachar commandait avant sa nomination à la tête de l’État.</p>
<div id="attachment_1574" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/diner_tlass_famille.jpg"><img class="size-full wp-image-1574" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/diner_tlass_famille.jpg" alt=" En cie de Manaff Tlass, au centre. Cette photo est très représentative de la place que Thierry Meyssan a du mal à se faire en Syrie et/ou au Liban. Il semblerait que son passé d'homme de gauche, laïc et homosexuel militant ne soit pas forcément un atout aux yeux de tous ses nouveaux amis. Bien isolé en bout de table notre voltairien... Encore moins sympa pour le pauvre Meyssan, même Dieudo ira jusqu'à se moquer de ses orientations sexuelles dans son dernier spectacle &quot;Mahmoud&quot;. On a les amis que l'on mérite !! " width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">En cie de Manaff Tlass, au centre.<br />Cette photo est très représentative de la place que Thierry Meyssan a du mal à se faire en Syrie et/ou au Liban. Il semblerait que son passé d&rsquo;homme de gauche, laïc et homosexuel militant ne soit pas forcément un atout aux yeux de tous ses nouveaux amis. Bien isolé en bout de table notre voltairien&#8230; Encore moins sympa pour le pauvre Meyssan, même Dieudo ira jusqu&rsquo;à se moquer de ses orientations sexuelles dans son dernier spectacle &laquo;&nbsp;Mahmoud&nbsp;&raquo;. On a les amis que l&rsquo;on mérite !!</p></div>
<p><em><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/diner.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1575" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/diner.jpg" alt="diner" width="600" height="450" /></a></em></p>
<p>Michel Eleftériadés est une “personnalité” de Beyrouth. Grec orthodoxe, très proche de Michel Aoun, Eleftériadés<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_10_477" id="identifier_10_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Michel Eleft&eacute;riad&eacute;s a une notice wikipedia ">11</a></sup><br />
est un ancien militant du MUR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_11_477" id="identifier_11_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le Mouvement Unifi&eacute; des R&eacute;sistances fut un mouvement nationaliste dirig&eacute; par Michel Aoun, compos&eacute; de chr&eacute;tiens, oppos&eacute; &agrave; la fois &agrave; l&rsquo;occupation syrienne du Liban et aux forces libanaises de Samir Geagea. Le Mouvement n&rsquo;existe plus et a &eacute;t&eacute; remplac&eacute; par le Courant Patriotique Libre (CPL), alli&eacute; du Hezbollah.">12</a></sup> et il est en bons termes avec la « résistance » libanaise, comprendre le Hezbollah, sans pour autant travailler avec ce parti ni même être membre du CPL. Il est aussi accessoirement très riche grâce, entre autres, à ses activités de gérant de spectacles dans son cabaret de Beyrouth. L’existence de ce lieu et les moyens financiers qu’Eleftériadès en tire en font un personnage intéressant pour beaucoup de personnes, y compris issues de milieux politiques travaillant sur les questions géopolitiques du Proche-Orient, en particulier la lutte contre les prétentions israéliennes et leurs funestes conséquences. Il est ainsi particulièrement précieux pour Frédéric Chatillon pour les opportunités de contacts libanais qu’il a pu ou qu’il pourrait lui offrir. C’est par exemple chez Michel Eleftériadés que se sont récemment<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_12_477" id="identifier_12_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="En avril 2010 apr&egrave;s une conf&eacute;rence internationale de soutien &agrave; la lib&eacute;ration du militant communiste et internationaliste Georges Ibrahim Abdallah, membre des FARL (Fractions Arm&eacute;es R&eacute;volutionnaires Libanaises) emprisonn&eacute; en France depuis 1984 et lib&eacute;rable depuis 2002 (cf&nbsp;blog du Collectif pour la Lib&eacute;ration de Georges Ibrahim Abdallah.">13</a></sup> revus Jacques Vergès<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_13_477" id="identifier_13_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Avocat en France d&rsquo;Anis Naccache.">14</a></sup> et Anis Naccache, personnalité très influente du paysage politique libanais, notamment par ses relations avec le pouvoir iranien. C’est ce dernier aspect qui peut bien évidemment intéresser certaines fractions de l’extrême droite française portant haut leur hostilité à « l’axe américano-sioniste »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_14_477" id="identifier_14_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="On peut rappeler &agrave; ce titre la conf&eacute;rence de l&rsquo;ambassadeur d&rsquo;Iran en France Seyed Mehdi Miraboutalebi au Doux Raisins organis&eacute;e par l&rsquo;hebdomadaire Flash ou encore son interview donn&eacute;e &agrave; R&eacute;fl&eacute;chir &amp; Agir. Tout comme les fanfaronnades de Blanrue pr&eacute;tendant avoir &eacute;t&eacute; re&ccedil;u dans cette m&ecirc;me ambassade. Ce qui est s&ucirc;r, c&rsquo;est qu&rsquo;il s&rsquo;est rendu en novembre dernier au festival du court-m&eacute;trage et du documentaire de T&eacute;h&eacute;ran en compagnie d&rsquo;Olivier Mukuna (journaliste belge proche de Dieudonn&eacute;), Thierry Meyssan ou encore&nbsp;Claudio Moffa. Blanrue dont on se souvient par ailleurs le r&ocirc;le aupr&egrave;s de Dieudonn&eacute;.">15</a></sup>, dès lors que par le passé, fin 2001, Chatillon avait déjà essayé de rencontrer le cheikh Nasralah, fondateur et responsable du Hezbollah au Liban fin 2001.</p>
<p>En sens inverse, l’influence grandissante de Chatillon auprès de certaines personnalités françaises peut s’avérer intéressante pour Eleftériadés. C’est le cas en particulier de Jacques Vergès<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_15_477" id="identifier_15_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Fr&eacute;d&eacute;ric Chatillon et d&rsquo;autres individus travaillant habituellement chez Vend&ocirc;me S&eacute;curit&eacute; ont en particulier d&eacute;j&agrave; accompagn&eacute; Jacques Verg&egrave;s lors de voyages au Liban, celui redoutant une &laquo; agression sioniste &raquo;. Chatillon semble &eacute;galement jouer ce r&ocirc;le en France puisqu&rsquo;on a pu le voir le 10 mars 2010 &agrave; l&rsquo;&eacute;mission de F. Tadde&iuml;

qui avait pour sujet &laquo; justice internationale ou injustice internationale &raquo;, avec notamment J. Verg&egrave;s et GW Goldnadel.">16</a></sup> et <a href="http://reflexes.samizdat.net/roland-dumas-lami-des-parias/">Roland Dumas</a><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_16_477" id="identifier_16_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Roland Dumas n&rsquo;est depuis longtemps plus trop regardant sur l&rsquo;&eacute;tiquette politique des hommes ou des structures qu&rsquo;il fr&eacute;quente. Ce printemps 2011 l&rsquo;aura ainsi vu accorder trois pages d&rsquo;entretien au journal Flash et surtout participer &agrave; la f&ecirc;te de Radio Courtoisie pour d&eacute;dicacer son livre de m&eacute;moires, flanqu&eacute; d&rsquo;un &ldquo;garde du corps&rdquo; un peu particulier puisqu&rsquo;il s&rsquo;agissait de l&rsquo;ineffable n&eacute;o-nazi Baptiste Coquelle qui travaille pour Vend&ocirc;me S&eacute;curit&eacute;, en charge de la s&eacute;curit&eacute; de la f&ecirc;te de la Courtoisie. Ce qu&rsquo;ignorait certainement Roland Dumas. Mais le monde est petit et les co&iuml;ncidences infinies&hellip;">17</a></sup>. En avril dernier, c’est ainsi Frédéric Chatillon qui a joué l’intermédiaire entre ces deux personnages et Michel Eleftériadés, fort désireux de faire valoir ses contacts internationaux et en particulier français pour décrocher un rôle politique au Liban – un poste de ministre par exemple ? – dans le cadre des tractations alors en cours dans le pays du Cèdre. À ce titre, Roland Dumas est bien sûr une figure en or, ex-ministre, ancien président du conseil constitutionnel, et ayant toujours eu d’excellents rapports avec certaines personnalités syriennes proches du régime baassiste<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_17_477" id="identifier_17_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Doux euph&eacute;misme, puisque Roland Dumas entretint une relation avec la fille du G&eacute;n&eacute;ral Tlass, Nahed Ojjed, du temps o&ugrave; il &eacute;tait ministre des Affaires Etrang&egrave;res, ce qui pour certains &ldquo;services&rdquo; cr&eacute;a de r&eacute;elles inqui&eacute;tudes. Cette derni&egrave;re, via la Fondation Tlass (bas&eacute; au Lichenstein) proposa de financer un scanner d&rsquo;un montant de huit millions de francs pour l&rsquo;h&ocirc;pital de Sarlat en Dordogne, fief &eacute;lectoral de Dumas. Cette affaire s&rsquo;&eacute;bruitant dans la presse il perdit les &eacute;lections l&eacute;gislatives de 1993 et se vit attribuer le surnom de &laquo; Lion de la Tlass &raquo;. Malgr&eacute; tout il eut le temps d&rsquo;&eacute;tablir via la fille, et surtout via son p&egrave;re Mustapha Tlass, un contact direct avec le Pr&eacute;sident Hafez el Assad qui d&eacute;boucha sur deux rendez-vous officieux. Plus r&eacute;cemment, c&rsquo;est le fils et nouveau maitre de la Syrie Bachar el Assad qui l&rsquo;a invit&eacute; lors de son passage &agrave; Paris. Dans l&rsquo;interview qu&rsquo;il donne ce mois &agrave; Info-Syrie, Dumas &eacute;voque ces entrevues en ces termes : &laquo; J&rsquo;ai obtenu mon premier rendez-vous avec le pr&eacute;sident syrien par l&rsquo;interm&eacute;diaire d&rsquo;un ami commun, ancien camarade de combat d&rsquo;Hafez el-Assad, un g&eacute;n&eacute;ral syrien &raquo; sans toutefois &eacute;voquer le nom de Mustapha Tlass, il n&rsquo;a pas cette pudeur virginale dans ses m&eacute;moires, parlant d&rsquo;un homme &laquo; tr&egrave;s francophile &raquo; qui &laquo; avait du chic et du charme &raquo;. Les esprits pervers tels que le n&ocirc;tre se demanderont tout de m&ecirc;me qu&rsquo;est-ce qui peut amener un homme, &agrave; 1re vue sain d&rsquo;esprit, r&eacute;sistant, fils de r&eacute;sistant fusill&eacute; par les nazis, &agrave; consid&eacute;rer un des principaux pourvoyeurs d&rsquo;&eacute;crits antis&eacute;mites et n&eacute;gationnistes &ndash; par le biais de sa maison d&rsquo;&eacute;dition Dar Tlass sise &agrave; Damas &ndash; comme un ami charmant ?">18</a></sup>.</p>
<p>Ce copinage a cependant des limites. Si Eleftériadés est peu étiquetable au regard des critères politiques occidentaux, ce n’est pas pour autant un « fasciste »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_18_477" id="identifier_18_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il ne manque d&rsquo;ailleurs jamais une occasion de rappeler son pass&eacute; &agrave; l&rsquo;extr&ecirc;me gauche, o&ugrave; sa proximit&eacute; avec certains partis communistes, notamment dans l&rsquo;interview qu&rsquo;il donna en avril dernier pour le site Egalit&eacute; &amp; R&eacute;conciliation.">19</a></sup> et on peut supposer que cette rencontre improbable avec l’ancien dirigeant du GUD l’amuse plus qu’autre chose. Par ailleurs il semble se méfier à plusieurs titres du « facho » comme il l’appelle. Il n’a ainsi pas favorisé une quelconque rencontre avec Anis Naccache, parce que celui-ci fait réellement de la politique et aussi sans doute pour des questions de sécurité. L’histoire pluri décennale du GUD fourmille en effet d’anecdotes de barbouzeries et de relations ambigües avec les « services » français. D’ailleurs il est à ce titre assez curieux de noter les liens entre Riwal, la société dirigée par Frédéric Chatillon, et la revue <em>Sentinel</em> dont le créneau est « l’antiterrorisme » et l’analyse des risques géopolitiques. Les numéros de téléphone et fax de la revue (notamment celui pour passer commande d’un numéro ou pour s’abonner<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_19_477" id="identifier_19_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="">20</a></sup>) sont en effet au nom de Riwal, ce qui ne laisse guère de doute sur les rapports entre les deux structures ! Tout comme le fameux « Frédéric Castillon » directeur commercial de la revue nous fait étrangement penser, allez savoir pourquoi, à notre spécialiste des pseudonymes foireux « Frédéric Chatillon »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_20_477" id="identifier_20_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sp&eacute;ciale mention au &laquo; Fr&eacute;d&eacute;ric Dalle &raquo; (= Que dalle) de la page &laquo; contacts &raquo; du site Riwal Communications :

Page aujourd&rsquo;hui disparue. Le besoin de discr&eacute;tion se faisant cruellement sentir, les noms ont &eacute;t&eacute; remplac&eacute;s par les fonctions occup&eacute;es dans l&rsquo;entreprise.">21</a></sup>. Une fois de plus, quel grand écart idéologique entre cette recherche systématique de contacts avec les « mouvements de résistance à l’impérialisme américain » syrien ou libanais, et la participation, même de nature professionnelle, à une revue où l’on retrouve la fine fleur des pseudos spécialistes des « menaces terroristes » et de l’analyse des risques… On pense notamment à Roland Jacquard<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_21_477" id="identifier_21_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pr&eacute;sident du fantomatique Observatoire international du terrorisme et pr&eacute;sident du conseil strat&eacute;gique de Sentinel. Lire &agrave; ce sujet le tr&egrave;s document&eacute; Au nom du 11 septembre&hellip; Les d&eacute;mocraties &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve de l&rsquo;antiterrorisme de Didier Bigo, Laurent Bonelli et Thomas Deltombe aux &eacute;ditions La D&eacute;couverte, et plus pr&eacute;cis&eacute;ment le chapitre &laquo;&nbsp;Armer les esprits : le business des &laquo;&nbsp;experts&nbsp;&raquo; &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision fran&ccedil;aise&nbsp;&raquo;.">22</a></sup>, Aymeric Chauprade<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_22_477" id="identifier_22_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Professeur au Coll&egrave;ge interarm&eacute;es, mis &agrave; l&rsquo;&eacute;cart par son ministre de tutelle, c-a-d- la D&eacute;fense, et tout r&eacute;cemment r&eacute;int&eacute;gr&eacute;, occasionnellement collaborateur de l&rsquo;Afrique R&eacute;elle de Bernard Lugan ou encore de la Nouvelle Revue d&rsquo;Histoire de Dominique Venner. Il serait en contacts occasionnels avec une bonne partie de l&rsquo;extr&ecirc;me droite identitaire tout en refusant de manifester le moindre engagement par souci de l&rsquo;impact sur sa r&eacute;putation&hellip;">23</a></sup>, Bernard Carayon<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_23_477" id="identifier_23_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancien du GUD aujourd&rsquo;hui &agrave; l&rsquo;UMP, tendance droite dure puisqu&rsquo;il a rejoint la Droite Populaire. Il est &eacute;galement sp&eacute;cialiste de l&rsquo;Intelligence &eacute;conomique et c&rsquo;est &agrave; ce titre qu&rsquo;il participe &agrave; la revue.">24</a></sup> et d’autres, tous plus marqués à droite les uns que les autres… Par ailleurs, il se trouve que la sœur de Chatillon est mariée avec un catholique libanais, un Kataëb, membre du bureau politique des Forces Libanaises, ce qui ne milite évidemment pas en sa faveur, même si cela lui assure forcément des contacts sur place.</p>
<p>Enfin le soutien du GUD dirigé par Chatillon aux forces croates contre les Serbes et les Bosniaques au début des années 1990 durant les premières guerres de l’ex Yougoslavie pourrait aussi être un obstacle à de meilleures relations entre F. Chatillon et M. Eleftériadès. Ce dernier fût en effet plutôt proche, voire très proche, des Serbes, alors que du côté gudard, on s’engagea résolument « aux côtés des combattants croates contre les tchetniks ». Ne faisant pas dans la demi-mesure, ils rejoignirent les milices de Dobroslav Paraga du Parti du Droit qui déclarait que la milice HOS « accueille tous ceux qui sont prêts à combattre les communistes et les Serbes ». Parallèlement à l’engagement sur le terrain de certains, le GUD organisa à Paris un meeting « pour la Croatie nationaliste » le 19 décembre 1991, puis envoya une nouvelle délégation du Gud à Zagreb .<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/meeting_croatie_dec1991.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1579" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/meeting_croatie_dec1991.jpg" alt="meeting_croatie_dec1991" width="592" height="807" /></a></p>
<h3>Quand l&rsquo;hiver fut venu…</h3>
<p>Cet intérêt pour la Syrie et le Liban a évidemment un pendant économique car Chatillon et ses proches sont des chefs d’entreprise. Chatillon a créé Riwal Communication en mars 1995 avec un petit capital et trois associés : sa compagne Marie d’Herbais, Axel Loustau qu’on ne présente plus<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_24_477" id="identifier_24_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sinon en quelques mots : fils de Fernand Loustau, fondateur de Normandy S&eacute;curit&eacute;, Axel a fait ses premi&egrave;res armes militantes au GUD aux c&ocirc;t&eacute;s de Chatillon. Durant la campagne des r&eacute;gionales de 1992, c&rsquo;est lui en particulier qui assurait la coordination entre Normandy et le GUD pour la fourniture de renforts au service d&rsquo;ordre du FN. Devenu administrateur de Normandy apr&egrave;s la mort de son p&egrave;re, il a &eacute;t&eacute; inqui&eacute;t&eacute; par la police dans le cadre de l&rsquo;enqu&ecirc;te sur la tentative d&rsquo;attentat contre Yves Derai de Tribune Juive en 1996. Il a &eacute;galement &eacute;t&eacute; par la suite candidat pour le FN, en particulier aux l&eacute;gislatives de 1997 dans les Hauts-de-Seine. Parall&egrave;lement &agrave; la transformation de Normandy en Vend&ocirc;me S&eacute;curit&eacute;, il est devenu actionnaire de la SARL IDeveloppement, cr&eacute;atrice du site iencheres.com en 2001. En janvier 2011, Axel Loustau a revendu une partie de ses parts dans Vend&ocirc;me &agrave; une autre soci&eacute;t&eacute; de s&eacute;curit&eacute;, Colis&eacute;e S&eacute;curit&eacute;, dirig&eacute;e par Nicolas Chazot, devenant ainsi actionnaire minoritaire. Cela n&rsquo;emp&ecirc;che pas d&rsquo;y retrouver comme vigiles certaines figures montantes de la sc&egrave;ne nationaliste parisienne, de Baptiste Coquelle &agrave; S&eacute;bastien Vannier en passant par Alb&eacute;ric d&rsquo;Herbais, fr&egrave;re de Marie ou encore Tony Baroud, l&rsquo;ancien animateur des Jeunesses Libanaises Chr&eacute;tienne &agrave; Paris, aujourd&rsquo;hui reconverti dans le nouveau GUD d&rsquo;Edouard Klein.">25</a></sup> et Virginie Barlemont<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_25_477" id="identifier_25_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Proche du GUD lors de ses &eacute;tudes au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, cette fille d&rsquo;un haut cadre du FN a elle-m&ecirc;me &eacute;t&eacute; candidate pour le FN dans la Sarthe dont elle est originaire avant de basculer avec son p&egrave;re dans l&rsquo;aventure m&eacute;gretiste du MNR &agrave; partir de 1999.">26</a></sup>. Mais depuis 1996, la société a connu plusieurs remaniements dans la distribution de son capital, au gré des cessions de parts. Dès 1996, Thomas Lagane remplace V. Barlemont puis des membres de la famille de Frédéric Chatillon intègrent le capital, celui-ci se limitant à Frédéric Chatillon et Axel Loustau à partir de 2005. Le capital de la société est demeuré longtemps le même avant que les deux associés ne se décident à une brutale augmentation en décembre 2009. Il est alors porté à hauteur de 180 000 euros, officiellement pour faire face à des difficultés de trésorerie de la société et amortir l’impact de la crise économique ainsi que pour financer le développement de l’activité sur des créneaux à fort potentiel. Le dernier bilan comptable déposé par la société remontant à 2006, il est bien évidemment difficile de juger de la réalité de ces justifications. Le chiffre d’affaire approchait alors 900 000 euros pour seulement plus de 20 000 euros de bénéfices, ce qui est loin d’être Byzance et signifie que la masse salariale et les frais généraux doivent être plus que conséquents. Par ailleurs les associés ont décidé d’ajouter de nouveaux noms commerciaux en sus des Éditions des Monts d’Arrée : Riwal Communication, Riwal l’Agence, Iona, Ivaos et Taliesin<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_26_477" id="identifier_26_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Figure de la mythologie celte, barde et po&egrave;te.">27</a></sup> ainsi que d’étendre à l’étranger l’objet de la société : le conseil en communication, le marketing direct, l’édition de livres et revues. Sans guère de surprise, le premier pays à voir naître une antenne de la société a été… la Syrie ! Riwal Syria est installée à Damas et dirigée par Thiebault El Bakjaji. L’agence affiche déjà quelques références clients, dont bien sûr le ministère syrien du tourisme… Rien d’étonnant donc à ce que Riwal soit à l’origine de certaines campagnes de promotion de ce ministère<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_27_477" id="identifier_27_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Voir &agrave; ce propos. La correspondante du Minist&egrave;re du Tourisme en contact avec Chatillon s&rsquo;appelle Rania Kardahi, en charge du d&eacute;partement Promotion et c&rsquo;est Riwal qui g&egrave;re le site syrievoyage.fr qui est le site de promotion du Minist&egrave;re du Tourisme syrien depuis 2008.">28</a></sup>, du moins jusqu’aux événements récents survenus dans ce pays.</p>
<p>L’augmentation de capital s’est faite par apport de fonds personnels de Frédéric Chatillon et par intégration d’une nouvelle associée, au demeurant salariée de la société, Sighild Blanc. Née en 1982, Mlle Blanc n’est évidemment pas issue de la même génération militante que les anciens qui travaillent à Riwal, Chatillon ou Jildaz Mahé<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_28_477" id="identifier_28_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Fils d&rsquo;un journaliste c&eacute;l&egrave;bre de Paris-Match, qui fut un proche d&rsquo;Occident et prit des responsabilit&eacute;s dans un groupuscule Pour une Jeune Europe (cr&eacute;&eacute; lors de la scission d&rsquo;Occident par une faction oppos&eacute; &agrave; Alain Robert), puis participa &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;Ordre Nouveau &agrave; contre coeur. Jildas est responsable du FNJ Paris au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990 et intervenant &agrave; ce titre au grand meeting unitaire des &eacute;tudiants nationalistes &agrave; Paris le 30 novembre 1993 m&ecirc;me s&rsquo;il est d&eacute;j&agrave; un compagnon de route de Chatillon et du GUD. Rapidement rep&eacute;r&eacute; sur Paris I en Histoire, &laquo;bani&raquo; de Tolbiac en 1994 lors de sa deuxi&egrave;me ann&eacute;e de DEUG, il semble s&rsquo;&ecirc;tre reconverti en Droit. On le retrouve aux c&ocirc;t&eacute;s de Chatillon dans diverses initiatives politiques, d&rsquo;UDVS en 1998 &agrave; la PR de Soral au retour du voyage en Palestine fin ao&ucirc;t 2006 et lors de l&rsquo;invitation aux 59e journ&eacute;es de d&eacute;dicace de Science-Po d&eacute;but d&eacute;cembre 2006. Il n&rsquo;est cependant pas pour autant l&rsquo;ombre du grand Fred puisqu&rsquo;il ne suit que de loin certaines options de son camarade et patron.">29</a></sup>Mais on la retrouve comme directrice artistique dans toutes les activités de la société depuis le début des années 2000 et comme compagnon de route de certaines initiatives politiques des années 2000. Entre autres, elle participe à l’élaboration du Crazypack en 2003-2004, un emballage amovible pour paquet de cigarette pouvant servir de support publicitaire pour lequel Riwal reçoit une récompense de la profession. Ce travail est d’ailleurs accompli avec la collaboration de Gauthier Guillet dont nous avons déjà été amenés à parler par le passé<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_29_477" id="identifier_29_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Apr&egrave;s&nbsp;l&rsquo;&eacute;pisode de 1996, Guillet fut un compagnon de route des M&eacute;gret sur Vitrolles, comme &eacute;lu municipal et adjoint &agrave; l&rsquo;urbanisme. Mais auparavant, les auteurs des Rats maudits rapportent comment il aurait &eacute;t&eacute; sauv&eacute; d&rsquo;une agression gauchiste par des militants iraniens &ndash; toujours l&rsquo;Iran ! &ndash; mais partisans du Shah. C&rsquo;&eacute;tait en 1982 ! Sighild Blanc a &eacute;galement travaill&eacute; en tant que directrice artistique avec une autre vieille connaissance de Fr&eacute;d&eacute;ric Chatillon, Erick Bonnier, photographe et directeur litt&eacute;raire des &eacute;ditions Encres d&rsquo;Orient qui comme leur nom l&rsquo;indique &eacute;ditent des ouvrages sur le Proche-Orient. Elles viennent en particulier de publier un ouvrage de Mohamed Siffaoui, journaliste alg&eacute;rien aux m&eacute;thodes controvers&eacute;es et dont on peut dire qu&rsquo;il est proche des milieux &ldquo;n&eacute;o-cons&rdquo;.">30</a></sup>. En 2005, elle est directrice de publication de <em>The Monde</em>, pastiche du quotidien du soir qui brocarde très largement la politique américaine et les positions souvent atlantistes du journal<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_30_477" id="identifier_30_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sighild Blanc a depuis laiss&eacute; sa place &agrave; Caroline H&eacute;naff, ancienne &ldquo;journaliste&rdquo; sur M6 et conaissance d&rsquo;Alain Soral, P.-E. Blanrue ainsi que de l&rsquo;&eacute;quipe de Riwal bien &eacute;videmment.">31</a></sup>. Mais on la retrouve également dans le bureau de l’association Envie de rêver, fondée en octobre 2007 par Serge Ayoub et qui marquait son retour sur la scène publique.</p>
<p>Cependant c’est évidemment son rôle dans la revue <em>Cigale</em> qui est le plus intéressant. <em>Cigale</em> est un mensuel gratuit distribué dans les boulangeries parisiennes depuis mars 2006. Son directeur de publication était alors Jildas Mahé et la société éditrice Dolmen<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_31_477" id="identifier_31_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Dolmen est une soci&eacute;t&eacute; don&rsquo;t l&rsquo;activit&eacute; principale d&eacute;clar&eacute;e est le conseil pour les affaires et la gestion, domicili&eacute;e au 39 rue Vineuse dans le XVIe arrdt de Paris mais qui a un statut de groupement de droit priv&eacute; non dot&eacute; de la personnalit&eacute; morale et qui n&rsquo;est pas inscrit au registre du commerce, ce qui emp&ecirc;che toute consultation publique des statuts. Cela n&rsquo;emp&ecirc;che pas pour des observateurs un peu attentifs de retrouver sa trace dans des activit&eacute;s politiques r&eacute;centes comme la publication de Au Front ou dans certaines activit&eacute;s de Riwal comme la fabrication du Crazy Pack.">32</a></sup> avant que ce rôle ne soit transféré à Taliesin. Se présentant comme un gratuit touche-à-tout, <em>Cigale Magazine</em> brouille les pistes en mélangeant habilement des univers différents. Dans les personnes qui éditent et participent au magazine tout d’abord. Une bonne partie de l’équipe, sans préjuger de leurs opinions politiques, ne présente pas d’engagement passé connu. Mais ce n’est pas le cas de tous et on reconnaît bien là la patte de Riwal. Taliesin a été fondée en août 2006 avec un petit capital de 10 000 euros par des associés qu’il n’est absolument pas étonnant de retrouver là : Jildas Mahé O’Chinal (245 parts), F. Chatillon (235), Françoise Cocault<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_32_477" id="identifier_32_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="M&egrave;re de Jildas Mah&eacute; O&rsquo;Chinal et d&eacute;j&agrave; associ&eacute;e par le pass&eacute; avec lui dans des SARL, en particulier Auto Net, dissoute en 2000.">33</a></sup> (25), Alain Lefebvre<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_33_477" id="identifier_33_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Alain Lefebvre, n&eacute; en 1947, est un ancien militant de la F&eacute;d&eacute;ration des &Eacute;tudiants Nationalistes (FEN) et &agrave; ce titre il contribuait aux Cahiers Universitaires, le journal du mouvement. En 1968, il compte parmi les membres fondateurs du GRECE et il participe tout naturellement &agrave; l&rsquo;aventure du Figaro magazine avec Alain de Benoist et d&rsquo;autres &laquo; grecistes&raquo;. En 1983, il fonde l&rsquo;&eacute;ph&eacute;m&egrave;re Magazine hebdo alors qu&rsquo;il dirige le groupe Media qui comprend des titres aussi divers que l&rsquo;Officiel protection-s&eacute;curit&eacute;, dont il devient directeur de la r&eacute;daction avec Serge Ferrand comme r&eacute;dacteur en chef, ou La Tribune parlementaire et L&rsquo;Histoire magazine. Il s&rsquo;est &eacute;galement int&eacute;ress&eacute; &agrave; l&rsquo;univers de la publicit&eacute; en collaboration avec le journaliste Christian Blachas, animateur de l&rsquo;&eacute;mission Culture-Pub. En juillet 2009, l&rsquo;Express  a &eacute;voqu&eacute; un d&icirc;ner ayant eu lieu chez lui en compagnie d&rsquo;Albert Spaggiari et Marc-Edouard Nabe.">34</a></sup> (20), Riwal (10) et P. Peninque (465). Ce dernier est d’ailleurs désigné gérant de la société. En décembre 2008, il accepte de céder son poste à Christophe Collet «<em>… en raison du projet de développement d’une télévision sur Internet accessible sur le téléphone mobile, secteur dont il est un expert reconnu.</em> » L’opération s’accompagne d’une augmentation de capital et c’est une société danoise, Mulvaney’s Ejendomme ApS, qui n’est qu’une filiale d’une SEP dirigée par Peninque, Artec, qui devient actionnaire majoritaire en rachetant les parts de Jildas Mahé, F. Chatillon, Riwal et Peninque lui-même.<br />
En juin 2009, la société continue à se développer en faisant entrer dans son capital un fonds d’investissement nommé Octans Investissements SCA, domicilié 39 rue Vineuse ainsi que trois nouveaux actionnaires. Le capital social de Taliesin est dorénavant de 100 000 € réparti entre Françoise Cocault, Alain Lefebvre, Mulvaney’s Ejendomme, Christophe Collet<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_34_477" id="identifier_34_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="En f&eacute;vrier 2011, Christophe Collet c&egrave;de ses parts &agrave; la soci&eacute;t&eacute; BIRDEE (dont il est le g&eacute;rant !! et au capital de 299.017,50 &euro;).">35</a></sup>, Eric Le Gall, Alexis Sainte Marie<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_35_477" id="identifier_35_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Membre de la r&eacute;daction de Cigale. Il a r&eacute;alis&eacute; un entretien avec Alain de Benoit pour le Cigale d&rsquo;octobre 2009, mais qui n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; publi&eacute;e.">36</a></sup>, Guy Thion de la Chaume et Octans Investissements. Dirigée par Philippe Nguyen-Cong-Duc<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_36_477" id="identifier_36_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cette soci&eacute;t&eacute; de Philippe Nguyen-Cong-Duc Philippe brasse &eacute;norm&eacute;ment d&rsquo;argent (on parle en millions d&rsquo;euros). Un exemple : cette soci&eacute;t&eacute; au capital de 2.868.570 &euro; dont il est le dirigeant et qui porte un nom assez &eacute;vocateur non ? :&laquo; M. NGUYEN-CONG-DUC Philippe est n&eacute;(e) le 31.01.1958 et est president de la soci&eacute;t&eacute; COMPAGNIE EUROPEENNE DE LUXE ET TRADITION OU CELT SAS. &raquo;">37</a></sup>, cette société est à distinguer d’Octans Gestion, dont l’adresse est la même, mais qui est dirigée par Philippe Peninque<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_37_477" id="identifier_37_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Philippe Peninque est investi dans de tr&egrave;s nombreuses soci&eacute;t&eacute;s. L&rsquo;une d&rsquo;elles &eacute;tait une soci&eacute;t&eacute; immobili&egrave;re du nom de SCI La Rumine. Il y &eacute;tait associ&eacute; avec un autre ancien du GUD des ann&eacute;es 1974 76 du nom de Lionel Queudot qui dirigeait entre autre une fiduciaire en suisse. Son nom a &eacute;t&eacute; &eacute;voqu&eacute; dans l&rsquo;affaire du faux passeport de Sirven puisque c&rsquo;est lui qui aurait achet&eacute; un vrai passeport &agrave; un ancien camarade, ex-gudard et ex-membre de l&rsquo;&eacute;quipe de Bob Denard. C&rsquo;est avec ce passeport que Sirven se serait enfui aux Philippines.
">38</a></sup>. On retrouve d’ailleurs celle-ci dans l’augmentation récente de capital de la <em>Lettre Sentinel</em>, son directeur Christophe Boucher justifiant son choix par le fait que Octans Gestion “partage notre [la Lettre Sentinel. NDLR] vision du long terme comme nos objectifs éditoriaux”. On ne saurait mieux dire. Le 39 rue Vineuse et le 36 rue Scheffer sont décidemment un tout petit monde…</p>
<p>Dans l’équipe de rédaction, certains profils sont tout aussi marqués. On y retrouve Françoise Cocault sous le nom de Françoise Lemoine comme directrice de la rédaction après avoir travaillé plus de vingt ans au <em>Figaro</em> mais également son fils Jildaz dans les différents postes possibles, de directeur de la publication à simple collaborateur<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_38_477" id="identifier_38_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Depuis ce printemps 2011, l&rsquo;OURS du magazine a vu dispara&icirc;tre tous les noms des personnes que nous citons &agrave; l&rsquo;exception de Fran&ccedil;oise Lemoine qui demeure directrice de la r&eacute;daction.">39</a></sup>. Le rédacteur en chef est par ailleurs depuis le numéro un Christian Rol<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_39_477" id="identifier_39_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf note pr&eacute;c&eacute;dente, ce qui a peut-&ecirc;tre un rapport avec la sortie de l&rsquo;ouvrage de Maxime Brunerie.">40</a></sup>. Ancien de Troisième Voie et du GRECE, son dernier fait d’armes est d’avoir co-écrit le livre de “mémoires” de Maxime Brunerie, livre qui a soulevé quelques légitimes <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/05/14/maxime-brunerie-un-livre-ambivalent/" target="_blank">interrogations</a><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_40_477" id="identifier_40_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Un vieux fond d&rsquo;&eacute;ducation chr&eacute;tienne nous poussera &agrave; faire preuve de charit&eacute; envers le pr&eacute;facier de l&rsquo;ouvrage, l&rsquo;ineffable Bourseiller, qui a rat&eacute; une fois de plus l&rsquo;occasion de ne pas se ridiculiser.">41</a></sup>. Mais on croise aussi, le temps de quelques numéros, d’autres figures connues. C’est le cas par exemple d’Alexandre Parmentier, qui fut en charge de la publicité et qui a fréquenté les groupuscules radicaux parisiens depuis le début des années 2000 : Unité Radicale, Jeunesses Identitaires… Il est d’ailleurs le compagnon de Marie-Céline Bruneaut, ancienne militante et candidate du MNJ-MNR, du FN mais aussi des JI et du Bloc Identitaire. D’une génération bien antérieure, on peut citer Minh Tran Long qui avec son frère Yann militait à la fin des années 1970 à la FANE avant de s’engager dans la Légion Étrangère et qui a assuré une chronique NTIC dans <em>Cigale</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_41_477" id="identifier_41_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sous la signature du &ldquo;v&eacute;n&eacute;rable Minh tran Long&rdquo;.">42</a></sup>.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Cigale_Minh_Tran_Long.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1580" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Cigale_Minh_Tran_Long-1024x296.jpg" alt="Cigale_Minh_Tran_Long" width="474" height="137" /></a></p>
<p>Le contenu est à <a href="http://www.cigalemag.com/magazine/index.htm" target="_blank">l’avenant</a>. Bien sûr, <em>Cigale</em> parle de beaucoup de choses, sans que l’on puisse noter une quelconque orientation politique et ses animateurs ne manqueront pas de le faire remarquer. C’est un gratuit qui est là pour récolter des recettes publicitaires et assurer des publi-reportages soignés et gratifiants pour les entreprises concernées ou les lieux évoqués. Disons-le tout net : le but est atteint et <em>Cigale</em> est une excellente démonstration du savoir-faire de Riwal en terme de communication.<br />
Cependant il n’est guère difficile pour un lecteur averti de déceler, au fil des numéros, des petites manifestations de l’ancrage politique des concepteurs de <em>Cigale</em>.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Cigale_Michel_Elefteriades_1_.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1581" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Cigale_Michel_Elefteriades_1_-1024x475.jpg" alt="Cigale_Michel_Elefteriades_1_" width="474" height="219" /></a><br />
Parmi de multiples exemples : articles réguliers sur l’actualité de la Fondation Bardot qui figure depuis longtemps dans les références clients de Riwal Communication et dont la fondatrice clame depuis aussi longtemps son amitié pour Jean-Marie Le Pen, promotion de lieux emblématiques comme le domaine de Grand’Maisons<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_42_477" id="identifier_42_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Domaine des Yvelines qui est la propri&eacute;t&eacute; de catholiques traditionnalistes et qui sert de lieu d&rsquo;accueil pour une multitude de r&eacute;unions d&rsquo;extr&ecirc;me droite depuis une bonne d&eacute;cennie, de Renaissance Catholique &agrave; Terre &amp; Peuple en passant par &Eacute;galit&eacute; &amp; R&eacute;conciliation.">43</a></sup> à Villepreux ou de produits très tendances tel que « Pur Rosée » de Didier Sicot<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_43_477" id="identifier_43_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sicot dirigeait auparavant une boite de s&eacute;curit&eacute; Body S&eacute;curit&eacute; Priv&eacute;e et a &eacute;t&eacute; incarc&eacute;r&eacute; au moment de l&rsquo;affaire Elf- Sirven pour vol de scell&eacute;es &agrave; la brigade financi&egrave;re ; il organise deux voyages d&rsquo;Alfred Sirven en France alors qu&rsquo;il est recherch&eacute; et a &eacute;t&eacute; l&rsquo;ancien garde du corps de Loic Le Floc Prigent et Christine Deviers Joncour maitresse de Dumas.">44</a></sup>, publicité pour la société spécialisée dans l’événementiel Crossroads, fondée et dirigée par Minh Tran long déjà cité ci-dessus, ou un projet internet fumeux de Michel Eleftériadés, nowheristan.org.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/cover_108-fe9b3.jpg"><img class="alignleft wp-image-1582" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/cover_108-fe9b3.jpg" alt="cover_108-fe9b3" width="200" height="274" /></a>Et numéro spécial sur la Syrie en 2008. Bien sûr, là aussi, Cigale a déjà évoqué de très nombreuses destinations touristiques. Mais ce numéro dithyrambique sur la Syrie ne sort pas de nulle part et peu de numéros du magazine ont été aussi complets sur une proposition de voyage…</p>
<h3>Et la politique bordel ?</h3>
<p>Quel commentaire politique peut-on faire sur tous ces éléments factuels ? À l’évidence, il est difficile de cerner un projet clair à partir de toutes ces initiatives mélangeant politique, show-bizness et intérêts financiers. Surout lorsqu’on rajoute d’autres éléments comme la proximité jamais démentie entre Chatillon, ses amis et Marine Le Pen.<br />
Chatillon n’est pas un idéologue et s’il est souvent présenté comme un NR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_44_477" id="identifier_44_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nationaliste-R&eacute;volutionnaire">45</a></sup> par des journalistes ou des « spécialistes de l’extrême droite », il n’en conserve apparemment qu’un nombre limité de fondamentaux : aversion affichée envers le monde juif et admiration toute aussi évidente pour certains régimes politiques nationalistes et socialistes européens des années 1930<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_45_477" id="identifier_45_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Outre Les rats maudits, les &eacute;ditions des Monts d&rsquo;Arr&eacute;e publi&egrave;rent &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque une plaquette sur la r&eacute;publique sociale italienne, c&rsquo;est-&agrave;-dire le dernier r&eacute;duit mussolinien, appel&eacute;e r&eacute;publique de Salo.">46</a></sup>. Il se trouve que le régime baasiste réunit ces deux dimensions même si l’idéologie baasiste n’est plus depuis longtemps qu’un aimable folklore politique à la “Potemkine”<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_46_477" id="identifier_46_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Auquel Chatillon n&rsquo;est pas le seul &agrave; se r&eacute;f&eacute;rer, en t&eacute;moigne cet&nbsp;article estival de Christian Bouchet.">47</a></sup>. Les liens avec la famille Tlass font le reste… En France, cette farouche hostilité à Israël et à la judéité en général est sans doute la seule ligne politique un tant soit peu constante de la bande à Chatillon depuis les années 1990. Cela explique sa présence dans des manifestations comme celle contre l’intervention israélienne à Gaza en janvier 2009 ou un intérêt récurrent pour la question du révisionnisme, d’<a href="http://reflexes.samizdat.net/politique/">UDVS</a> créée avec Roger Garaudy au procès de Dieudonné pour contestation de crimes contre l’humanité en présence des frères Faurisson.</p>
<div id="attachment_1583" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Dieudonne_Chatillon_Loustau_Skandrani.jpg"><img class="size-full wp-image-1583" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Dieudonne_Chatillon_Loustau_Skandrani.jpg" alt="Janvier 2009, manif pour Gaza durant l’opération &quot;Plomb durci&quot;, F. Chatillon et A. Lousteau accompagnent Dieudo et Ginette Skandrani lors d’une très brève apparition dans le cortège du Collectif Cheick Yassine, les seuls suceptibles de les accueillir, et surtout de laisser le micro à Dieudonné comme le fit Nelly Leboucher, l’épouse convertie du gourou du collectif Abdelhakim Sefrioui. " width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Janvier 2009, manif pour Gaza durant l’opération &laquo;&nbsp;Plomb durci&nbsp;&raquo;, F. Chatillon et A. Lousteau accompagnent Dieudo et Ginette Skandrani lors d’une très brève apparition dans le cortège du Collectif Cheick Yassine, les seuls suceptibles de les accueillir, et surtout de laisser le micro à Dieudonné comme le fit Nelly Leboucher, l’épouse convertie du gourou du collectif Abdelhakim Sefrioui.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1584" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Chatillon_Dieudonne_et_Faurisson.jpg"><img class="size-full wp-image-1584" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Chatillon_Dieudonne_et_Faurisson.jpg" alt="2009, théâtre de la Main d’Or : Chatillon, Dieudo et Faurisson, à qui l’ont vient certainement d’expliquer que cette photo n’existe pas et que cette rencontre n’a jamais eu lieu !!" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">2009, théâtre de la Main d’Or : Chatillon, Dieudo et Faurisson, à qui l’ont vient certainement d’expliquer que cette photo n’existe pas et que cette rencontre n’a jamais eu lieu !!</p></div>
<p>On aura bien sûr beau jeu de nous opposer la présence de Chatillon et de ses amis à une multitude de manifestations, les dernières en date étant par exemple celles du 9 mai 2010 avec Axel Loustau ou le 8 mai 2011<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_47_477" id="identifier_47_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jildaz Mah&eacute; y &eacute;tait seul, la petite bande ayant s&eacute;v&egrave;rement arros&eacute; l&rsquo;anniversaire d&rsquo;Axel Loustau sur une p&eacute;niche la veille au soir&hellip;">48</a></sup>, ou encore l’apéro saucisson-pinard du 18 juin 2010 ou la manifestation de l’Autre Jeunesse, c’est-à-dire les ex-Jeunesses Identitaires le 23 octobre 2010. Mais si cette très courte liste peut sembler incohérente, elle ne fait que refléter une autre constante de Chatillon, Loustau et cie, qui est d’essayer d’être la référence occulte de tout ce qui se monte ou se déroule sur Paris. Cette prétention n’est pas usurpée puisque les années 2000 ont vu défiler auprès de Chatillon et Loustau tout ce que Paris a vu se créer comme nouveaux mouvements droitistes, des Jeunesses Identitaires<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_48_477" id="identifier_48_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Exemple, la soir&eacute;e des Lambdas au printemps 2009 qui &eacute;tait pr&eacute;sent&eacute; en interne comme &laquo; une soir&eacute;e de Gala destin&eacute;e &agrave; pr&eacute;senter les militants identitaires &agrave; nos soutiens (financiers ou autres) et aux anciens afin de r&eacute;colter quelques menus argents &raquo;. Mais il y eut &eacute;galement un petit nombre de rencontres lors de repas entre les &laquo; Anciens &raquo; et les dirigeants des JI Paris, Ga&euml;tan Bertrand en particulier.">49</a></sup> au néo-GUD en passant par Pro Patria<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_49_477" id="identifier_49_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le petit groupe NR se r&eacute;unissait dans le sous-sol d&rsquo;un local de Vend&ocirc;me S&eacute;curit&eacute; dans le XVIe arrdt de Paris">50</a></sup>. Ce qui était recherché auprès des « Anciens » comme ils sont appelés n’était d’ailleurs pas tant la caution politique que les moyens financiers et matériels dont dispose la fine équipe. Mais toutes ces tentatives ont en général fait long feu, les « Anciens » rechignant à soutenir ce qu’ils ne contrôlent pas totalement.</p>
<p>Ce tropisme pour le Proche-Orient de la clique Chatillon engage-t-il politiquement Marine Le Pen ? La réponse est évidemment oui et non, la réciproque étant également vraie. Si Chatillon est un ami de la présidente du FN et un prestatire de services<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_50_477" id="identifier_50_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il semble &eacute;vident que les perspectives &eacute;lectorales de Marine Le Pen suffisent &agrave; expliquer la pr&eacute;sence renforc&eacute;e de Riwal dans l&rsquo;orbite de la pr&eacute;sidente du FN car ce sont &eacute;galement des perspectives financi&egrave;res. Cela justifie largement de passer sur des d&eacute;saccords politiques. Gageons qu&rsquo;au gr&eacute; des sondages positifs, le FN va redevenir un p&ocirc;le attractif pour une grande partie des militants d&rsquo;extr&ecirc;me droite.">51</a></sup>, il n’en est pas un conseiller et une partie non négligeable des orientations du FN ne correspond pas à ses choix personnels. Pour autant, cela n’exclut pas une influence ponctuelle comme a pu le montrer la création du matériel de propagande de la campagne 2007 et l’orientation générale de celle-ci. D’ailleurs au congrès de Tours en janvier dernier, Riwal avait installé ses bureaux au deuxième étage du bâtiment utilisé par le parti pour ses débats. Chatillon aime avant tout être près de ce qui brille, tout en ayant l’impression de tirer les ficelles. Cela explique largement ce grand écart apparent entre la proximité avec le FN marinisé et ses options politiques.<br />
Par ailleurs, si Chatillon n’est pas un conseiller de Marine Le Pen, Philippe Peninque en est un. C’est lui qui s’est par exemple chargé ces dernières années des manœuvres d’approche en direction des milieux susceptibles de travailler avec la future présidente du FN, comme le 19 octobre 2009 lorsqu’il a appelé Fabrice Robert pour lui proposer de le rencontrer car selon lui, il n&rsquo;y avait plus que Marine et le Bloc Identitaire, soit des « gens intelligents en rupture avec l&rsquo;extrême-droite », ce qui imposait qu&rsquo;à terme, un accord politique soit conclu entre le Bloc et Marine Le Pen, en particulier pour s&rsquo;entendre localement pour des élections&#8230; Difficile de croire, étant donnée la proximité entre Frédéric Chatillon et Philippe Peninque, que les deux hommes n’échangent pas de points de vue politiques.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Le_pirate_vous_salue_bien-4-c4541.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1585" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Le_pirate_vous_salue_bien-4-c4541.jpg" alt="Le_pirate_vous_salue_bien----4-c4541" width="234" height="283" /></a></p>
<p>Les mois à venir nous diront si les amitiés syriennes de Frédéric Chatillon sont devenues plus qu’une anecdote pour une direction du FN aspirant à autre chose qu’au rôle dans lequel le fondateur du FN s’est complu à demeurer et dont le barnum chatillonesque est une manifestation parmi d’autres.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_477" class="footnote">Nous ne ferons aucun commentaire sur des rumeurs récentes et d’ordre privé, même si elles auront forcément des implications politiques.</li><li id="footnote_1_477" class="footnote">Chatillon a en particulier sauvé la mise de “l’artiste” le soir du 1er tour de l’élection présidentielle d’avril 2007 lors de la fête qui se tenait au siège du FN et durant laquelle un petit groupe de hooligans semblait vouloir lui faire un mauvais parti.</li><li id="footnote_2_477" class="footnote">Article paru dans le n°2368 de <em>Minute</em></li><li id="footnote_3_477" class="footnote">J.-M. Molitor nous sert en l’occurrence une aimable galéjade, Novopress étant rien moins qu’une agence de presse et a fortiori indépendante.</li><li id="footnote_4_477" class="footnote">Qui tous deux, et sans surprise, ont répondu aux questions du site Info-Syrie.</li><li id="footnote_5_477" class="footnote">Il semble que Philippe Peninque ait été pressenti pour devenir SG du FN en septembre 2009 en remplacement de Louis Aliot, à l’instar de trois autres personnalités en l’occurrence Michel Guiniot, Jean-François Jalkh et Steeve Briois. L’évocation de cette éventualité par <em>Minute</em>, sans citer d’ailleurs les noms des pressentis, valut à l’hebdomadaire un droit de réponse furibard de Jean-Marie Le Pen : “<em>Monsieur,<br />
Mis en cause dans un article de votre hebdomadaire du mercredi 23 septembre 2009 consacré à la liberté de la presse, vous faites état d’informations qui sont fausses. […] Vous écrivez, en effet, que le Secrétaire Général du Front National ignore qu’au moins quatre Cadres ont été approchés pour lui succéder. Vous admettrez qu’il n’y a que le Président du Front National qui puisse faire de telles démarches. Or, je pose à cette affirmation un démenti formel.<br />
Il suffirait pour établir votre bonne foi, qui a peut-être été surprise, que vous publiiez les noms, non pas de votre informateur, il est couvert par la confidentialité des sources, mais des quatre personnes qui auraient été sollicitées pour occuper le poste de Secrétaire Général. Peut-être auriez-vous pu m’interroger sur le sujet ?<br />
Sentiments sincères. Jean-Marie LE PEN</em> »<br />
Pour autant, Peninque semble être accusé par certains cadres du parti d&rsquo;avoir ruiner le Front car c&rsquo;est sur ses conseils que Le Pen aurait refusé de payer Fernand Le Rachinel dans le conflit l’opposant à l’ancien imprimeur du FN.</li><li id="footnote_6_477" class="footnote">Article cité.</li><li id="footnote_7_477" class="footnote">Ce n’est en fait pas le seul instant, en témoignent les photos inédites que nous publions ici. D’ailleurs, ce ne fut pas le seul instant même à l’époque puisque <em>quibla.net</em>, un site animé par Fausto Guidice, publia à l’époque sous le pseudo d&rsquo;Ayman El Kayman une photographie de Chatillon, Dieudonné et un cadre du Hezbollah pour mieux dénoncer les accointances entre Dieudonné et l’ancien Gudard.</li><li id="footnote_8_477" class="footnote">Une des principales scène culturelle de Beyrouth, où se produisent des artistes aussi divers et variés que Bernard Lavilliers, Jane Birkin, les Têtes Raides, Gnawa Diffusion… et Dieudonné.</li><li id="footnote_9_477" class="footnote">Sur le général Mustapha Tlass, voir <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">ici</a> ou encore “<em>Petite leçon de dictature Made in Syria</em>” dans <em>Der Spiegel</em>, 2005, repris par <a href="http://www.courrierinternational.com/article/2005/03/10/petite-lecon-de-dictature-made-in-syria" target="_blank"><em>Le Courrier International</em></a>, où l’on découvre, entre autre, le goût prononcé pour la décoration d’intérieur du Général puisque dans son salon, au milieu des portraits de famille figure “ […]<em> deux petits dessins à la craie représentant des fleurs sauvages, signés… Adolf Hitler.</em>” </li><li id="footnote_10_477" class="footnote">Michel Eleftériadés a une notice <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_%C3%89l%C3%A9ft%C3%A9riad%C3%A8s" target="_blank">wikipedia</a> </li><li id="footnote_11_477" class="footnote">Le Mouvement Unifié des Résistances fut un mouvement nationaliste dirigé par Michel Aoun, composé de chrétiens, opposé à la fois à l’occupation syrienne du Liban et aux forces libanaises de Samir Geagea. Le Mouvement n’existe plus et a été remplacé par le Courant Patriotique Libre (CPL), allié du Hezbollah.</li><li id="footnote_12_477" class="footnote">En avril 2010 après une conférence internationale de soutien à la libération du militant communiste et internationaliste Georges Ibrahim Abdallah, membre des FARL (Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises) emprisonné en France depuis 1984 et libérable depuis 2002 (cf <a href="http://liberonsgeorges.over-blog.com" target="_blank">blog</a> du Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah.</li><li id="footnote_13_477" class="footnote">Avocat en France d’Anis Naccache.</li><li id="footnote_14_477" class="footnote">On peut rappeler à ce titre la conférence de l’ambassadeur d’Iran en France Seyed Mehdi Miraboutalebi au Doux Raisins organisée par l’hebdomadaire <em>Flash</em> ou encore son interview donnée à <em>Réfléchir &amp; Agir</em>. Tout comme les fanfaronnades de Blanrue prétendant avoir été reçu dans cette même ambassade. Ce qui est sûr, c’est qu’il s’est rendu en novembre dernier au festival du court-métrage et du documentaire de Téhéran en compagnie d’Olivier Mukuna (journaliste belge proche de Dieudonné), Thierry Meyssan ou encore <a href="http://reflexes.samizdat.net/proces-dieudonne-faurisson-la-cour-des-miracles-negationnistes/">Claudio Moffa</a>. Blanrue dont on se souvient par ailleurs le rôle auprès de Dieudonné.</li><li id="footnote_15_477" class="footnote">Frédéric Chatillon et d’autres individus travaillant habituellement chez Vendôme Sécurité ont en particulier déjà accompagné Jacques Vergès lors de voyages au Liban, celui redoutant une « agression sioniste ». Chatillon semble également jouer ce rôle en France puisqu’on a pu le voir le 10 mars 2010 à l’émission de F. Taddeï<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Chat_Tadei__10mars2010.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1576" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Chat_Tadei__10mars2010.jpg" alt="Chat_Tadei__10mars2010" width="425" height="246" /></a><br />
qui avait pour sujet « justice internationale ou injustice internationale », avec notamment J. Vergès et GW Goldnadel.</li><li id="footnote_16_477" class="footnote">Roland Dumas n’est depuis longtemps plus trop regardant sur l’étiquette politique des hommes ou des structures qu’il fréquente. Ce printemps 2011 l’aura ainsi vu accorder trois pages d’entretien au journal <em>Flash</em> et surtout participer à la fête de Radio Courtoisie pour dédicacer son livre de mémoires, flanqué d’un “garde du corps” un peu particulier puisqu’il s’agissait de l’ineffable néo-nazi Baptiste Coquelle qui travaille pour Vendôme Sécurité, en charge de la sécurité de la fête de la Courtoisie. Ce qu’ignorait certainement Roland Dumas. Mais le monde est petit et les coïncidences infinies…</li><li id="footnote_17_477" class="footnote">Doux euphémisme, puisque Roland Dumas entretint une relation avec la fille du Général Tlass, Nahed Ojjed, du temps où il était ministre des Affaires Etrangères, ce qui pour certains “services” créa de réelles inquiétudes. Cette dernière, via la Fondation Tlass (basé au Lichenstein) proposa de financer un scanner d’un montant de huit millions de francs pour l’hôpital de Sarlat en Dordogne, fief électoral de Dumas. Cette affaire s’ébruitant dans la presse il perdit les élections législatives de 1993 et se vit attribuer le surnom de « Lion de la Tlass ». Malgré tout il eut le temps d’établir via la fille, et surtout via son père Mustapha Tlass, un contact direct avec le Président Hafez el Assad qui déboucha sur deux rendez-vous officieux. Plus récemment, c’est le fils et nouveau maitre de la Syrie Bachar el Assad qui l’a invité lors de son passage à Paris. Dans l’interview qu’il donne ce mois à <em>Info-Syrie</em>, Dumas évoque ces entrevues en ces termes : « J’ai obtenu mon premier rendez-vous avec le président syrien par l’intermédiaire d’un ami commun, ancien camarade de combat d’Hafez el-Assad, un général syrien » sans toutefois évoquer le nom de Mustapha Tlass, il n’a pas cette pudeur virginale dans ses mémoires, parlant d’un homme « très francophile » qui « avait du chic et du charme ». Les esprits pervers tels que le nôtre se demanderont tout de même qu’est-ce qui peut amener un homme, à 1re vue sain d’esprit, résistant, fils de résistant fusillé par les nazis, à considérer un des principaux pourvoyeurs d’écrits antisémites et négationnistes – par le biais de sa maison d’édition Dar Tlass sise à Damas &#8211; comme un ami charmant ?</li><li id="footnote_18_477" class="footnote">Il ne manque d’ailleurs jamais une occasion de rappeler son passé à l’extrême gauche, où sa proximité avec certains partis communistes, notamment dans l’interview qu’il donna en avril dernier pour le site Egalité &amp; Réconciliation.</li><li id="footnote_19_477" class="footnote"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/sentinel_commande.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1578" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/sentinel_commande.jpg" alt="sentinel_commande" width="600" height="849" /></a></li><li id="footnote_20_477" class="footnote">Spéciale mention au « Frédéric Dalle » (= Que dalle) de la page « contacts » du site Riwal Communications :<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Riwal_l_equipe-2.gif"><img class="alignleft wp-image-1577" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Riwal_l_equipe-2.gif" alt="Riwal_l_equipe-2" width="600" height="206" /></a><br />
Page aujourd’hui disparue. Le besoin de discrétion se faisant cruellement sentir, les noms ont été remplacés par les fonctions occupées dans l’entreprise.</li><li id="footnote_21_477" class="footnote">Président du fantomatique <em>Observatoire international du terrorisme</em> et président du conseil stratégique de <em>Sentinel</em>. Lire à ce sujet le très documenté <em>Au nom du 11 septembre… Les démocraties à l’épreuve de l’antiterrorisme</em> de Didier Bigo, Laurent Bonelli et Thomas Deltombe aux éditions La Découverte, et plus précisément le chapitre &laquo;&nbsp;Armer les esprits : le business des &laquo;&nbsp;experts&nbsp;&raquo; à la télévision française&nbsp;&raquo;.</li><li id="footnote_22_477" class="footnote">Professeur au Collège interarmées, mis à l’écart par son ministre de tutelle, c-a-d- la Défense, et tout récemment réintégré, occasionnellement collaborateur de l’<em>Afrique Réelle</em> de Bernard Lugan ou encore de la <em>Nouvelle Revue d’Histoire</em> de Dominique Venner. Il serait en contacts occasionnels avec une bonne partie de l’extrême droite identitaire tout en refusant de manifester le moindre engagement par souci de l’impact sur sa réputation&#8230;</li><li id="footnote_23_477" class="footnote">Ancien du GUD aujourd’hui à l’UMP, tendance droite dure puisqu’il a rejoint la Droite Populaire. Il est également spécialiste de l’Intelligence économique et c’est à ce titre qu’il participe à la revue.</li><li id="footnote_24_477" class="footnote">Sinon en quelques mots : fils de Fernand Loustau, fondateur de Normandy Sécurité, Axel a fait ses premières armes militantes au GUD aux côtés de Chatillon. Durant la campagne des régionales de 1992, c’est lui en particulier qui assurait la coordination entre Normandy et le GUD pour la fourniture de renforts au service d’ordre du FN. Devenu administrateur de Normandy après la mort de son père, il a été inquiété par la police dans le cadre de l’enquête sur la tentative d’attentat contre Yves Derai de <em>Tribune Juive</em> en 1996. Il a également été par la suite candidat pour le FN, en particulier aux législatives de 1997 dans les Hauts-de-Seine. Parallèlement à la transformation de Normandy en Vendôme Sécurité, il est devenu actionnaire de la SARL IDeveloppement, créatrice du site iencheres.com en 2001. En janvier 2011, Axel Loustau a revendu une partie de ses parts dans Vendôme à une autre société de sécurité, Colisée Sécurité, dirigée par Nicolas Chazot, devenant ainsi actionnaire minoritaire. Cela n’empêche pas d’y retrouver comme vigiles certaines figures montantes de la scène nationaliste parisienne, de Baptiste Coquelle à Sébastien Vannier en passant par Albéric d’Herbais, frère de Marie ou encore Tony Baroud, l’ancien animateur des Jeunesses Libanaises Chrétienne à Paris, aujourd’hui reconverti dans le nouveau GUD d’Edouard Klein.</li><li id="footnote_25_477" class="footnote">Proche du GUD lors de ses études au début des années 1990, cette fille d’un haut cadre du FN a elle-même été candidate pour le FN dans la Sarthe dont elle est originaire avant de basculer avec son père dans l’aventure mégretiste du MNR à partir de 1999.</li><li id="footnote_26_477" class="footnote">Figure de la mythologie celte, barde et poète.</li><li id="footnote_27_477" class="footnote"><a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2009/12/18" target="_blank">Voir à ce propos</a>. La correspondante du Ministère du Tourisme en contact avec Chatillon s’appelle Rania Kardahi, en charge du département Promotion et c’est Riwal qui gère le site <em>syrievoyage.fr</em> qui est le site de promotion du Ministère du Tourisme syrien depuis 2008.</li><li id="footnote_28_477" class="footnote">Fils d’un journaliste célèbre de <em>Paris-Match</em>, qui fut un proche d&rsquo;Occident et prit des responsabilités dans un groupuscule Pour une Jeune Europe (créé lors de la scission d&rsquo;Occident par une faction opposé à Alain Robert), puis participa à la création d&rsquo;Ordre Nouveau à contre coeur. Jildas est responsable du FNJ Paris au début des années 1990 et intervenant à ce titre au grand meeting unitaire des étudiants nationalistes à Paris le 30 novembre 1993 même s&rsquo;il est déjà un compagnon de route de Chatillon et du GUD. Rapidement repéré sur Paris I en Histoire, «bani» de Tolbiac en 1994 lors de sa deuxième année de DEUG, il semble s’être reconverti en Droit. On le retrouve aux côtés de Chatillon dans diverses initiatives politiques, d&rsquo;UDVS en 1998 à la PR de Soral au retour du voyage en Palestine fin août 2006 et lors de l’invitation aux 59e journées de dédicace de Science-Po début décembre 2006. Il n&rsquo;est cependant pas pour autant l&rsquo;ombre du grand Fred puisqu&rsquo;il ne suit que de loin certaines options de son camarade et patron.</li><li id="footnote_29_477" class="footnote">Après <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">l’épisode de 1996</a>, Guillet fut un compagnon de route des Mégret sur Vitrolles, comme élu municipal et adjoint à l’urbanisme. Mais auparavant, les auteurs des Rats maudits rapportent comment il aurait été sauvé d’une agression gauchiste par des militants iraniens – toujours l’Iran ! – mais partisans du Shah. C’était en 1982 ! Sighild Blanc a également travaillé en tant que directrice artistique avec une autre vieille connaissance de Frédéric Chatillon, Erick Bonnier, photographe et directeur littéraire des éditions Encres d’Orient qui comme leur nom l’indique éditent des ouvrages sur le Proche-Orient. Elles viennent en particulier de publier un ouvrage de Mohamed Siffaoui, journaliste algérien aux méthodes controversées et dont on peut dire qu’il est proche des milieux “néo-cons”.</li><li id="footnote_30_477" class="footnote">Sighild Blanc a depuis laissé sa place à Caroline Hénaff, ancienne “journaliste” sur M6 et conaissance d’Alain Soral, P.-E. Blanrue ainsi que de l’équipe de Riwal bien évidemment.</li><li id="footnote_31_477" class="footnote">Dolmen est une société don’t l’activité principale déclarée est le conseil pour les affaires et la gestion, domiciliée au 39 rue Vineuse dans le XVIe arrdt de Paris mais qui a un statut de groupement de droit privé non doté de la personnalité morale et qui n’est pas inscrit au registre du commerce, ce qui empêche toute consultation publique des statuts. Cela n’empêche pas pour des observateurs un peu attentifs de retrouver sa trace dans des activités politiques récentes comme la publication de Au Front ou dans certaines activités de Riwal comme la fabrication du Crazy Pack.</li><li id="footnote_32_477" class="footnote">Mère de Jildas Mahé O’Chinal et déjà associée par le passé avec lui dans des SARL, en particulier Auto Net, dissoute en 2000.</li><li id="footnote_33_477" class="footnote">Alain Lefebvre, né en 1947, est un ancien militant de la Fédération des Étudiants Nationalistes (FEN) et à ce titre il contribuait aux <em>Cahiers Universitaires</em>, le journal du mouvement. En 1968, il compte parmi les membres fondateurs du GRECE et il participe tout naturellement à l’aventure du <em>Figaro magazine</em> avec Alain de Benoist et d&rsquo;autres « grecistes». En 1983, il fonde l&rsquo;éphémère <em>Magazine hebdo</em> alors qu&rsquo;il dirige le groupe Media qui comprend des titres aussi divers que l’<em>Officiel protection-sécurité</em>, dont il devient directeur de la rédaction avec Serge Ferrand comme rédacteur en chef, ou <em>La Tribune parlementaire</em> et <em>L&rsquo;Histoire magazine</em>. Il s’est également intéressé à l’univers de la publicité en collaboration avec le journaliste Christian Blachas, animateur de l’émission Culture-Pub. En juillet 2009, <em>l’Express </em> a évoqué un dîner ayant eu lieu chez lui en compagnie d’Albert Spaggiari et Marc-Edouard Nabe.</li><li id="footnote_34_477" class="footnote">En février 2011, Christophe Collet cède ses parts à la société BIRDEE (dont il est le gérant !! et au capital de 299.017,50 €).</li><li id="footnote_35_477" class="footnote">Membre de la rédaction de <em>Cigale</em>. Il a réalisé un entretien avec Alain de Benoit pour le <em>Cigale</em> d’octobre 2009, mais qui n’a jamais été publiée.</li><li id="footnote_36_477" class="footnote">Cette société de Philippe Nguyen-Cong-Duc Philippe brasse énormément d’argent (on parle en millions d’euros). Un exemple : cette société au capital de 2.868.570 € dont il est le dirigeant et qui porte un nom assez évocateur non ? :« M. NGUYEN-CONG-DUC Philippe est né(e) le 31.01.1958 et est president de la société COMPAGNIE EUROPEENNE DE LUXE ET TRADITION OU CELT SAS. »</li><li id="footnote_37_477" class="footnote">Philippe Peninque est investi dans de très nombreuses sociétés. L’une d’elles était une société immobilière du nom de SCI La Rumine. Il y était associé avec un autre ancien du GUD des années 1974 76 du nom de Lionel Queudot qui dirigeait entre autre une fiduciaire en suisse. Son nom a été évoqué dans l’affaire du faux passeport de Sirven puisque c&rsquo;est lui qui aurait acheté un vrai passeport à un ancien camarade, ex-gudard et ex-membre de l&rsquo;équipe de Bob Denard. C&rsquo;est avec ce passeport que <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/faux-passeport-vrais-complices_492579.html" target="_blank">Sirven se serait enfui aux Philippines</a>.<br />
</li><li id="footnote_38_477" class="footnote">Depuis ce printemps 2011, l&rsquo;OURS du magazine a vu disparaître tous les noms des personnes que nous citons à l&rsquo;exception de Françoise Lemoine qui demeure directrice de la rédaction.</li><li id="footnote_39_477" class="footnote">Cf note précédente, ce qui a peut-être un rapport avec la sortie de l&rsquo;ouvrage de Maxime Brunerie.</li><li id="footnote_40_477" class="footnote">Un vieux fond d’éducation chrétienne nous poussera à faire preuve de charité envers le préfacier de l’ouvrage, l’ineffable Bourseiller, qui a raté une fois de plus l’occasion de ne pas se ridiculiser.</li><li id="footnote_41_477" class="footnote">Sous la signature du “vénérable Minh tran Long”.</li><li id="footnote_42_477" class="footnote">Domaine des Yvelines qui est la propriété de catholiques traditionnalistes et qui sert de lieu d’accueil pour une multitude de réunions d’extrême droite depuis une bonne décennie, de Renaissance Catholique à Terre &amp; Peuple en passant par Égalité &amp; Réconciliation.</li><li id="footnote_43_477" class="footnote">Sicot dirigeait auparavant une boite de sécurité Body Sécurité Privée et a été incarcéré au moment de l’affaire Elf- Sirven pour vol de scellées à la brigade financière ; il organise deux voyages d’Alfred Sirven en France alors qu’il est recherché et a été l&rsquo;ancien garde du corps de Loic Le Floc Prigent et Christine Deviers Joncour maitresse de Dumas.</li><li id="footnote_44_477" class="footnote">Nationaliste-Révolutionnaire</li><li id="footnote_45_477" class="footnote">Outre <em>Les rats maudits</em>, les éditions des Monts d’Arrée publièrent à la même époque une plaquette sur la république sociale italienne, c’est-à-dire le dernier réduit mussolinien, appelée république de Salo.</li><li id="footnote_46_477" class="footnote">Auquel Chatillon n’est pas le seul à se référer, en témoigne cet <a href="http://www.infosyrie.fr/contributeurs/un-francais-dit-ce-quil-vient-de-voir-en-syrie/" target="_blank">article estival</a> de Christian Bouchet.</li><li id="footnote_47_477" class="footnote">Jildaz Mahé y était seul, la petite bande ayant sévèrement arrosé l’anniversaire d’Axel Loustau sur une péniche la veille au soir…</li><li id="footnote_48_477" class="footnote">Exemple, la soirée des Lambdas au printemps 2009 qui était présenté en interne comme « <em>une soirée de Gala destinée à présenter les militants identitaires à nos soutiens (financiers ou autres) et aux anciens afin de récolter quelques menus argents</em> ». Mais il y eut également un petit nombre de rencontres lors de repas entre les « Anciens » et les dirigeants des JI Paris, Gaëtan Bertrand en particulier.</li><li id="footnote_49_477" class="footnote">Le petit groupe NR se réunissait dans le sous-sol d&rsquo;un local de Vendôme Sécurité dans le XVIe arrdt de Paris</li><li id="footnote_50_477" class="footnote">Il semble évident que les perspectives électorales de Marine Le Pen suffisent à expliquer la présence renforcée de Riwal dans l’orbite de la présidente du FN car ce sont également des perspectives financières. Cela justifie largement de passer sur des désaccords politiques. Gageons qu’au gré des sondages positifs, le FN va redevenir un pôle attractif pour une grande partie des militants d’extrême droite.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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