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	<title>REFLEXes &#187; Jean-Marie Le Pen</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Bal tragique au Grand Orient : 1 Ratier</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Aug 2015 10:20:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Soral]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Ratier]]></category>
		<category><![CDATA[Facta]]></category>
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		<description><![CDATA[La crémation d’Emmanuel Ratier hier au cimetière du Père Lachaise marque un peu plus, s’il en fallait, la fin d’une époque et l’effacement de l’extrême droite activiste issue des années 1960 et 70. Nous ne reviendrons pas sur son itinéraire politique et professionnel : nous avons eu l’occasion de le faire il y a quelques [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La crémation d’Emmanuel Ratier hier au cimetière du Père Lachaise marque un peu plus, s’il en fallait, la fin d’une époque et l’effacement de l’extrême droite activiste issue des années 1960 et 70. Nous ne reviendrons pas sur son itinéraire politique et professionnel : nous avons eu l’occasion de le faire il y a quelques années dans un pastiche de sa lettre d’information, <a href="http://reflexes.samizdat.net/portrait-emmanuel-ratier-printemps-2002/">Méfaits et Documents</a>, qui avait à l’époque suscité son ire. Si notre publication avait pris la forme du pastiche pour éviter des poursuites judiciaires auxquelles E. Ratier pensa un moment, les informations qu’elle contenait étaient justes, à une ou deux approximations près à l’époque.</strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/08/Capture-d’écran-2015-08-25-à-17.08.44.jpg"><img class="alignnone  wp-image-2788" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/08/Capture-d’écran-2015-08-25-à-17.08.44.jpg" alt="Capture d’écran 2015-08-25 à 17.08.44" width="446" height="310" /></a><br />
Tout au plus pouvons nous ajouter que contrairement à d’autres, nous ne considérions pas Emmanuel Ratier comme un adepte de l’explication du complot, ne serait-ce que parce que lui-même l’avait affirmé dans des interviews passées. Par contre sa ténacité contre les réseaux d’influence en place n’avait rien de révolutionnaire : il n’entendait pas lutter contre les réseaux en général mais uniquement contre ceux qui lui semblaient menacer le cœur de son combat : l’identité blanche de la nation française et de l’Europe. Il n’a donc eu de cesse de créer d’autres réseaux, susceptibles de pouvoir contrer, voire remplacer, ceux existant et en présentant les mêmes caractéristiques de secret et de discrétion. Le Cercle du Dernier Lundi fondé il y a une vingtaine d’années en était le meilleur exemple et la disparition de son principal animateur en fragilise bien évidemment l’existence future.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/08/Capture-d’écran-2015-08-25-à-17.12.33.jpg"><img class="alignnone  wp-image-2789" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/08/Capture-d’écran-2015-08-25-à-17.12.33.jpg" alt="Capture d’écran 2015-08-25 à 17.12.33" width="414" height="407" /></a></p>
<p>Cette dimension réticulaire de l’action d’Emmanuel Ratier s’est d’ailleurs parfaitement manifestée par l’éclectisme des personnes que l’on pouvait apercevoir hier sur le parvis du funerarium du Père Lachaise : de Jean-Marie Le Pen à <a href="http://reflexes.samizdat.net/de-damas-a-paris-de-lamitie-de-largent-et-des-emmerdes/"><strong>Frédéric Chatillon</strong></a>, d’<a href="http://reflexes.samizdat.net/soral-en-dedicace-chez-ratier/"><strong>Alain Soral</strong></a> à Aymeric Chauprade, de Pierre Vial à Henri de Lesquen, toutes les chapelles de l’extrême droite étaient représentées par leurs figures dirigeantes, à l’exception des Identitaires et du FN marinisé. Ceci ne porte d’ailleurs pas forcément de signification, les responsables de ces mouvements ayant pu faire parvenir des messages de sympathie à la famille. Les inflexions des Identitaires ces 10 dernières années dans une lutte obsessionnellement anti-musulmane et les accointances passées avec la LDJ ne pouvaient cependant qu’éloigner ce mouvement des centres d’intérêt de Ratier.<br />
Deuxième aspect important du leg d’Emmanuel Ratier : la documentation. Dès la disparition du journaliste, elle a attisé la fièvre des spécialistes de l’extrême droite qui se sont tous demandés ce qu’elle allait devenir. Il se trouve qu’Emmanuel Ratier y avait pensé puisqu’il avait fondé ce printemps avec d’anciens compagnons de route de toujours, y compris de sa dernière expérience politique avec le <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-mnr-de-vie-a-trepas-1999-2002/"><strong>MNR</strong></a> (Eric Delcroix, Anne Brassié, Francis Bergeron et Philippe Asselin), une association intitulée Archives associatives du Vexin dont la raison sociale est la « sauvegarde de la mémoire française et européenne ». Les archives existantes vont donc être conservées, Francis Bergeron ayant une petite expérience dans ce domaine. Mais notre expérience, après la disparition de notre vieux camarade Maurice il y a de cela quelques années, nous enseigne qu’il est très difficile de remplacer un documentaliste, a fortiori lorsqu’il pouvait avoir la capacité de travail d’Emmanuel Ratier, sans parler des liens individuels tissés par le journaliste. Imagine-t-on par exemple certains franc-maçons qui, pour des motivations variées, distillaient leurs informations à E. Ratier continuer à le faire avec des inconnus ou du moins des militants n’ayant pas la réputation de secret et de fiabilité du journaliste décédé ?<br />
Dernier point : la librairie Facta qui est l’une des dernières existant sur Paris et sur laquelle toutes les conjectures sont possibles.<br />
Au delà de tous ces aspects, le coup est dur pour l’extrême droite radicale qui perd, deux ans après le suicide de <a href="http://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/"><strong>Dominique Venner</strong></a>, l’une de ses figures les plus essentielles.</p>
<p><img class="spotlight" src="https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xft1/v/t1.0-9/11880388_950803641628905_8762622355512651551_n.jpg?oh=7143e9c233cec11e1c2c2153a3098282&amp;oe=566B65AA" alt="" width="588" height="445" /></p>
<h4><em>Membres du MAS Paris rendant hommage à Emmanuel Ratier devant la librairie FACTA dans le 9ème arrondissement de Paris.</em></h4>
]]></content:encoded>
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		<title>de RSF à l&#8217;OAS, la nostalgie selon Robert Ménard</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Mar 2015 15:06:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les nostalgiques]]></category>
		<category><![CDATA[ADIMAD]]></category>
		<category><![CDATA[Florian Philippot]]></category>
		<category><![CDATA[front]]></category>
		<category><![CDATA[Hélie Denoix de Saint-Marc]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre Stirbois]]></category>
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		<category><![CDATA[Minute]]></category>
		<category><![CDATA[Organisation Armée Secrète (OAS)]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Sergent]]></category>

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		<description><![CDATA[Certainement bien moins médiatique que son affiche digne de l’époque du Far-West vantant les mérites d’une Police Municipale armée, la décision du Mairie de Béziers Robert Ménard de débaptiser la rue du 19 mars 1962 pour lui donner le nom de l’officier putschiste Hélie Denoix de Saint-Marc n’en est pas moins symbolique et lourde de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2677" style="width: 160px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/police-municiplae-Beziers.jpg"><img class="wp-image-2677 size-thumbnail" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/police-municiplae-Beziers-150x150.jpg" alt="photo Le Parisien" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">photo Le Parisien</p></div>
<p>Certainement bien moins médiatique que son affiche digne de l’époque du Far-West vantant les mérites d’une Police Municipale armée, la décision du Mairie de Béziers Robert Ménard de débaptiser la rue du 19 mars 1962 pour lui donner le nom de l’officier <em>putschiste</em> Hélie Denoix de Saint-Marc n’en est pas moins symbolique et lourde de messages.</p>
<p>Messages bien entendu adressés en premier lieu à la communauté pied-noir et harki de Béziers, et plus généralement de sa région, car Ménard le sait bien : il y a là une grosse part de son électorat. Electorat qu’il commence à flatter bien avant l’annonce de sa candidature pour les municipales de 2014, à tel point que l’on ne peut s’empêche de voir dans cette chronologie une véritable stratégie d’implantation locale. Stratégie qui fonctionne à merveille, il faut bien le reconnaitre, puisque Ménard tellement sûr de lui se permet même de se passer de l’étiquette RBM<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><sup><sup>[1]</sup></sup></a>, se contentant simplement de son soutien, et est élu avec plus de 12 points d’avance sur son concurrent direct Elie Aboud, une vieille figure de la droite dure à Béziers pourtant, et qui bénéficie lui d’une réelle implantation locale.</p>
<p>C’est en juin 2012 que Robert Ménard fait donc son <em>coming-out</em> « Algérie française » en publiant avec sa petite maison d’édition <em>Mordicus</em> « Vive l’Algérie française » co-écrit avec Thierry Rolando. Dès la couverture le ton est donné, et on sait à quoi s’attendre avec un tel titre (qui n’a rien de provocateur dans l’esprit des auteurs) ; quant à Rolando, il est le président du Cercle algérianiste, une des plus importantes et des plus ancienne association de rapatriés nostalgiques de l’Algérie française, créée en 1973, et qui gère en partenariat avec la ville de Perpignan le <em>Centre national de Documentation des français d&rsquo;Algérie</em>.</p>
<p>Dans une interview donnée au journal <em>Minute</em><a href="#_ftn2" name="_ftnref2"><sup><sup>[2]</sup></sup></a><em>,</em> Ménard explique ainsi son mal-être sur deux pages : coincé d’une part entre une famille et des origines très « Algérie française » et d’autre part son étiquette d’homme « de gauche », milieu où l’on considère que « l<em>es pieds-noirs étaient des fachos racistes, nostalgiques de Pétain, etc</em> ».</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/Minute.jpg"><img class="  wp-image-2649 aligncenter" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/Minute-1024x502.jpg" alt="Minute" width="602" height="295" /></a></p>
<p>Ses origines pied-noir ne suffisant peut-être pas à ses yeux, il déclare pour la première fois « <em>j’</em><em>aurais hésité à le dire par le passé, mais maintenant je l’</em><em>assume pleinement : mon père était un militant de l’OAS </em>». Pourtant, quelques semaines auparavant, dans une autre interview<a href="#_ftn3" name="_ftnref3"><sup><sup>[3]</sup></sup></a> faisant la promo de son livre, nulle allusion au passé de son père : Ménard se contente de se déclarer « <em>pied-noir, né à Oran, ayant quitté l’Algérie en juin 1962, quelques semaines avant l’indépendance</em> », et justifie son ouvrage comme un besoin « <em>de dénoncer, une fois de plus le manichéisme des médias, des intellectuels, des historiens</em> », bref, le sempiternel combat de l’extrême droite contre « <em>la pensée unique »<a href="#_ftn4" name="_ftnref4"><sup><strong><sup>[4]</sup></strong></sup></a></em>. Mais finalement, tant qu’à réécrire l’histoire, allons-y « Franco<em> »,</em> et pourquoi pas réécrire dans la foulée celle de son père. Il est en effet étonnant de ne trouver nulle part le nom du père de Ménard parmi les membres de l’OAS : on pense notamment aux bulletins de l’ADIMAD<a href="#_ftn5" name="_ftnref5"><sup><sup>[5]</sup></sup></a>, qui durant trois ans (de 2011 à 2014) consacre sept numéros aux « Obscurs et sans grades » de l’OAS, allant jusqu’à référencer les militants connus par leur seul prénom ou pseudo comme on peut le voir sur la couverture du 4ième numéro qui leur est dédié :</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/obscurs-et-sans-grades1.jpg"><img class="alignnone wp-image-2685 " src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/obscurs-et-sans-grades1-734x1024.jpg" alt="obscurs-et-sans-grades" width="433" height="604" /></a></p>
<p>Et si l’on lit le portrait de Robert Ménard fait par le très à droite <em>Observatoire des journalistes et de l’</em><em>information médiatique<a href="#_ftn6" name="_ftnref6"><sup><strong><sup>[6]</sup></strong></sup></a>,</em> l’unique source concernant la passé de son père Emile est … l’interview de Ménard <em>himself</em> dans <em>Minute</em> citée précédemment ! Cela reste relativement faible en termes de sources, et finalement il faut remonter à 2008 pour s’approcher de ce qui est très certainement la réalité, dans un portrait consacré au secrétaire général de Reporters Sans Frontière dans <em>Libération</em><a href="#_ftn7" name="_ftnref7"><sup><sup>[7]</sup></sup></a> : « <em>son père, communiste et cégétiste, a rejoint un temps l’OAS. Avec les tripes plus qu’avec là tête</em> », ce a quoi répond Ménard « <em>Cinq ans plus tard, il est revenu à gauche et à toujours voté </em><em>Mitterrand </em>». On est bien loin de l’image du combattant OAS fidèle à ses idéaux, surtout quand on sait ce que ce groupe a représenté pour les Européens à Oran, ville de naissance de Ménard, et destinée dans l’esprit de certains à devenir une enclave française en terre algérienne.</p>
<p>Au final, père à l’OAS ou pas, Ménard a définitivement choisi de s’inscrire dans cette histoire des nostalgiques de l’Algérie française. En effet, une fois la mairie de Béziers conquise il ne cesse de donner des gages de bonne volonté à son électorat, comme par exemple en participant à la cérémonie commémorative des « Massacres d’Oran du 5 Juillet 1962 »<a href="#_ftn8" name="_ftnref8"><em><sup><strong><sup>[8]</sup></strong></sup></em></a> ou il prononce un discours vantant les mérites de la colonisation<a href="#_ftn9" name="_ftnref9"><sup><sup>[9]</sup></sup></a>, et cela devant une stèle où figure les noms et photos de quatre des plus illustres militants de l’OAS, tous exécutés par le pouvoir gaulliste : Jean-Marie Bastien-Thiry, Roger Degueldre, Claude Piegts et Albert Dovecar<a href="#_ftn10" name="_ftnref10"><sup><sup>[10]</sup></sup></a>. L’Adimad utilise d’ailleurs depuis fort longtemps  ces figures symboliques pour le verso de ses cartes de membres :</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/carte_Adimad1.jpg"><img class=" size-medium wp-image-2682 aligncenter" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/carte_Adimad1-300x189.jpg" alt="carte_Adimad" width="300" height="189" /></a>Finalement Ménard va au bout de sa logique en annonçant qu’il souhaite renommer « rue Denoix de Saint-Marc <em>»</em> la rue du 19 mars 1962, une « date infamante » pour reprendre l’expression du journal de la ville de Béziers, qui fait bien sur la promotion de cette initiative. Et il convie donc ces concitoyens à une cérémonie le samedi 14 mars prochain à 14h30. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/journal-Beziers.jpg"><img class="  wp-image-2655 aligncenter" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/journal-Beziers.jpg" alt="journal-Beziers" width="503" height="341" /></a></p>
<p>Très rapidement les milieux des nostalgiques et/ou des anciens de l’OAS se mobilisent, avec en tête l’Adimad, le Comité Véritas, les Cercles Algérianistes. Tous annoncent leur soutien à l’initiative du maire, et des cars sont annoncés au départ des villes de Aix-en-Provence, de Marignane, de Marseille, Nice, Pau, Toulon… On peut donc s’attendre à une présence assez massive.</p>
<p>On aurait pu penser que cette démarche allait satisfaire tout ce petit monde de nostalgiques du « bon vieux temps des colonies » que chantait Michel Sardou, et pourtant quelques voix s’élèvent et risquent de ternir un peu cette cérémonie. Des voix qui ont une certaine écoute dans ce petit milieu…</p>
<p>Le premier à dégainer est Kader Hamiche. Ce « <em>fils de harki et fier de l’être »</em> (comme il se présente lui-même<a href="#_ftn11" name="_ftnref11"><sup><sup>[11]</sup></sup></a>) qui se déclare aussi français, patriote, et « <em>anti-communiste primaire</em><em> </em>», est un grand admirateur de Bastien-Thiry, et aussi, accessoirement, contributeur au Boulevard Voltaire, le site de Robert Ménard. Habitant de Béziers, Hamiche se fend d’une <em>Lettre ouverte à Robert Ménard</em> dans laquelle il déplore non pas le choix du nouveau nom bien sûr, mais son emplacement : la rue du 19 mars 1962 est effectivement une toute petite rue de quelques centaines de mètres, perdue dans un lotissement sans charme particulier. Une rue qu’il connait bien puisqu’il se vante d’avoir arraché la plaque portant la « date infamante » et de la conserver chez lui<a href="#_ftn12" name="_ftnref12"><sup><sup>[12]</sup></sup></a>. Cette rue ne lui semble pas à la hauteur d’un tel nom.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/rue-du-19-mars-1962.jpg"><img class="alignnone  wp-image-2653" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/rue-du-19-mars-1962.jpg" alt="rue du 19 mars 1962" width="692" height="280" /></a></p>
<p>Dans la foulée, c’est au tour de José Castano de réagir et de se fendre lui aussi d’une lettre au maire, avec un peu les mêmes revendications. Castano, lui aussi originaire de la région d’Oran et fils d’un militant de l’OAS, fut longtemps militant au Front national, avant d’en devenir un des candidats, notamment à Lunel<a href="#_ftn13" name="_ftnref13"><sup><sup>[13]</sup></sup></a> lors des élections cantonales de 2001, ou encore lors des législatives de 2012. Auteur de nombreux ouvrages sur cette question, notamment <em>Les seigneurs de la guerre<a href="#_ftn14" name="_ftnref14"><sup><strong><sup>[14]</sup></strong></sup></a>,</em> qui raconte la fin du 1<sup>re</sup> REP. Ce fameux régiment étranger de parachutistes fut l’un des fers de lance du putsch d’Alger, le 21 avril 1961, et comptait dans ses rangs le commandant Hélie de Saint-Marc, le lieutenant Roger Delgueldre et le sergent Albert Dovecar, mais aussi le capitaine Pierre Sergent<a href="#_ftn15" name="_ftnref15"><sup><sup>[15]</sup></sup></a> ou encore un certain lieutenant Jean-Marie Le Pen. En ce qui concerne ce dernier, il faut préciser toutefois qu’il n’était plus en service au moment du putsch d’Alger, puisqu’il était déjà retourné à ses activités de député à l’Assemblée nationale, mais il était en revanche actif lors de la Bataille d’Alger. En 2011, dans un ouvrage intitulé <em>Dans les archives inédites des Services Secrets, un siècle d’espionnage franç</em><em>ais (1870-1989)</em><a href="#_ftn16" name="_ftnref16"><sup><sup>[16]</sup></sup></a><em>,</em> on trouve une note des renseignements généraux datant d’octobre 1959, et qui montre que même de retour à Paris, Jean-Marie Le Pen entend bien continuer le combat :</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/note-RG-Le-Pen.jpg"><img class="alignnone  wp-image-2654" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/note-RG-Le-Pen.jpg" alt="note-RG-Le-Pen" width="446" height="348" /></a></p>
<div id="attachment_2683" style="width: 196px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/je-ne-regrette-rien1.jpg"><img class="size-medium wp-image-2683" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/je-ne-regrette-rien1-186x300.jpg" alt="Hélie de Saint-Marc à Alger devant ses troupes du 1er REP, photo tirée du livre de Pierre Sergent Je ne regrette rien" width="186" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Hélie de Saint-Marc à Alger devant ses troupes du 1er REP, photo tirée du livre de Pierre Sergent Je ne regrette rien</p></div>
<p class="size-medium wp-image-2666">Le 1<sup>er</sup> REP fut définitivement dissous dans les jours qui suivent la tentative de putsch et les légionnaires quittèrent leur camp de Zéralda en chantant le célèbre « Non, je ne regrette rien » d’Edith Piaf : dix ans plus tard, Pierre Sergent en fera le titre d’un de ses ouvrages.</p>
<p>Ménard va-t-il lui aussi reprendre la chanson de Piaf ? Possible, probable, souhaitable pour lui en tout cas, car on ne peut dignement passer sa vie à regretter ou à se renier, et Ménard a déjà fait beaucoup en ce sens : ses engagements de jeunesse, sa place dans la gauche caviar en tant que président de RSF…. Mais qu’il y prenne garde tout de même : cette nouvelle famille qu’il s’est choisi, le milieu « <em>algérianiste </em>», s’il peut s’avérer utile lors d’élections, n’est pas si facile à « gérer » le reste du temps. C’est un milieu qui a la rancune tenace, et pas seulement envers les Algériens ou le Général de Gaulle<a href="#_ftn17" name="_ftnref17"><sup><sup>[17]</sup></sup></a>, mais aussi aujourd’hui envers ceux qui trahiraient le souvenir de « leur » Algérie.</p>
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<p>Et le Front National en sait quelque chose, coincé lui aussi entre ce vivier électoral local (flatté par exemple par Louis Aliot, candidat à Perpignan) et sa recherche de dédiabolisation dont la plus belle illustration est l’ascension de Florian Philippot au sein du parti. Le chouchou de Marine Le Pen est en effet un adorateur de De Gaulle et il ne s’en cache pas, avec portrait du Général derrière son bureau et cérémonie à Colombey-les-Deux-Eglises le 9 novembre 2014 : voila de quoi faire bondir ceux qui considèrent le général comme « <em>le Plus Grand Traitre de l</em><em>’</em><em>Histoire de France</em> ».</p>
<div id="attachment_2668" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/9-novembre-2014-Colombey-les-Deux-Eglises-.jpg"><img class="wp-image-2668 size-medium" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/9-novembre-2014-Colombey-les-Deux-Eglises--300x225.jpg" alt="F. Philippot à Colombey-les-Deux-Eglises, Le Monde du 9 novembre 2014" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">F. Philippot à Colombey-les-Deux-Eglises, Le Monde 9 nov. 2014</p></div>
<p>Et il n’aura pas fallu longtemps pour que Ménard se trouve lui aussi face à cette contradiction : Florian Philippot, hasard du calendrier, souhaitait se rendre à Béziers le jour même de la cérémonie en l’honneur d’Hélie de Saint-Marc, afin d’y rencontrer les militants et candidats locaux du Front. Si la date tombe bien mal et peut expliquer l’indisponibilité du maire, il est évident que la personnalité du n°2 du FN y est aussi pour quelque chose : en effet, aucune autre date n’a été pour l’instant retenue, et il est fort probable que la tournée de Philippot dans cette région tourne court…</p>
<p>Voila donc notre maire Ménard forcé de jouer les équilibristes entre son électorat de base et la direction du parti censé le soutenir et être derrière lui. Nous lui souhaitons bien du courage !</p>
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<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1"><sup><sup>[1]</sup></sup></a> Rassemblement Bleue Marine, structure <em>mariniste</em> permettant aux « tièdes » de rouler pour la présidente sans être toutefois étiqueté Front National. Du moins le pensent-ils !</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2"><sup><sup>[2]</sup></sup></a> n° 2570 du 27 juin 2012</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3"><sup><sup>[3]</sup></sup></a> Sur le site <em>Enquêtes &amp; Débats</em> de Jean Robin.</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4"><em><sup><strong><sup>[4]</sup></strong></sup></em></a> Un peu à la manière d’un Zemmour inventeur d’un Pétain sauveur des juifs de France !!</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5"><sup><sup>[5]</sup></sup></a> L&rsquo;Association pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus de l&rsquo;Algérie française, autrement dit les anciens de l’OAS.</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6"><em><sup><strong><sup>[6]</sup></strong></sup></em></a> Lancé en 2012 par Jean-Yves le Gallou, ancien FN et MNR, et aujourd’hui animateur de la Fondation Polémia</p>
<p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7"><sup><sup>[7]</sup></sup></a> <em>Libération</em> du 5 juin 2008 « Robert Ménard, l’agité du vocal »</p>
<p><a href="#_ftnref8" name="_ftn8"><em><sup><strong><sup>[8]</sup></strong></sup></em></a> Autre date symbolique, avec celle du 19 mars 1962, pour les nostalgiques de l’AF</p>
<p><a href="#_ftnref9" name="_ftn9"><sup><sup>[9]</sup></sup></a> allant même jusqu’à déclarer « sans la France, pas d&rsquo;Algérie ! ». Tout comme on pourrait dire « sans les nazis pas de grands résistants » ??</p>
<p><a href="#_ftnref10" name="_ftn10"><sup><sup>[10]</sup></sup></a> Voir à ce sujet l’article d’<a href="http://blogs.mediapart.fr/blog/henri-pouillot/100714/en-2014-la-nostalgie-nauseabonde-de-l-oas-reste-active">Henri Pouillot sur son blog</a>, ou encore celui du <em>Nouvel Obs</em> intitulé « <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140710.OBS3393/beziers-menard-s-incline-devant-une-stele-glorifiant-l-oas.html">Béziers : Ménard s&rsquo;incline devant une stèle glorifiant l&rsquo;OAS</a> »</p>
<p><a href="#_ftnref11" name="_ftn11"><sup><sup>[11]</sup></sup></a> Kader HAMICHE « <a href="http://www.kader-hamiche.fr/fils-de-harki-et-fier-de-letre/">Manifeste d&rsquo;un fils de Harki fier de l&rsquo;être</a> » auto-édité éditions Astofell</p>
<p><a href="#_ftnref12" name="_ftn12"><sup><sup>[12]</sup></sup></a> Cela nous rappelle les déboires de nos camarades antifascistes de Ras l’Front Vitrolles lorsque l’un d’entre-eux avait fait de même avec une rue Jean-Pierre Stirbois du temps des époux Megret.</p>
<p><a href="#_ftnref13" name="_ftn13"><sup><sup>[13]</sup></sup></a> Bien qu’habitant en réalité à Palavas-les-Flots (34).</p>
<p><a href="#_ftnref14" name="_ftn14"><em><sup><strong><sup>[14]</sup></strong></sup></em></a> C’est aussi un des sujets récurent de ses conférences, comme celle donnée au Cercle National des Combattants de Roger Holeindre lors de la fête annuelle du CNC au Chateau de la Chapelle d’Angillon en 2013</p>
<p><a href="#_ftnref15" name="_ftn15"><sup><sup>[15]</sup></sup></a> Ancien responsable de l’OAS Metro il crée avec JP Stirbois le Mouvement Jeune Révolution (M.J.R.) avant de rejoindre le CNIP et enfin le FN où il finira sa carrière politique jusqu’à son décès en 1992. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages sur la Légion étrangère s’appuyant sur sa propre histoire de l’Indochine à l’Algérie</p>
<p><a href="#_ftnref16" name="_ftn16"><sup><sup>[16]</sup></sup></a> Edition L’Iconoclaste, Paris 2011</p>
<p><a href="#_ftnref17" name="_ftn17"><sup><sup>[17]</sup></sup></a> Surnommé dans ce milieu « PGTHF » c’est-à-dire <em>le Plus Grand Traitre de l’Histoire de France</em>, ou encore <em>la grande Zohra</em></p>
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		<title>L’histoire du FN en frise chronologique</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Nov 2014 10:34:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
		<category><![CDATA[Front National]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>

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		<description><![CDATA[Après la réalisation d’un schéma présentant les différentes familles et/ou composantes de l’extrême droite française, La Horde et REFLEXes renouvellent cette expérience de travail en commun pour vous offrir une chronologie du Front National de sa création en 1972 à aujourd’hui. Vous y trouverez les évènements marquants du Front : les arrivées et départs importants, les [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après la réalisation d’un <a href="http://reflexes.samizdat.net/schema-2014-lextreme-droite-mieux-la-connaitre-pour-mieux-la-combattre/">schéma</a> présentant les différentes familles et/ou composantes de l’extrême droite française,<a href="http://lahorde.samizdat.net" target="_blank"> La Horde</a> et REFLEXes renouvellent cette expérience de travail en commun pour vous offrir une chronologie du Front National de sa création en 1972 à aujourd’hui.</strong></p>
<p>Vous y trouverez les évènements marquants du Front : les arrivées et départs importants, les scissions, les affaires de violences ou encore les résultats significatifs lors de certaines élections… mais aussi l’influence en son sein des différents groupuscules ayant gravité dans son giron, de la Fane au<a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/"> Gud</a> en passant par l’<a href="http://reflexes.samizdat.net/tag/oeuvre-francaise/">Œuvre française</a> ou les solidaristes.</p>
<p>Tout comme le schéma, cette chronologie du Front se veut un outil, cette fois-ci pour la compréhension de ce qu’est l’histoire de ce mouvement qui se prétend 1<sup>er</sup> parti de France, et ceci à la veille de leur XVe congrès.</p>
<p>Vous pouvez la télécharger gratuitement en cliquant sur l’image ci-dessous, ou en commander des exemplaires sur papier (A3 couleur recto-verso) auprès de <a href="http://lahorde.samizdat.net/2014/11/25/lhistoire-du-fn-en-frise-chronologique/" target="_blank">la Horde</a></p>
<p>Bonne lecture !!</p>
<div id="attachment_2628" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Chrono-FN-.jpg"><img class="wp-image-2628" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Chrono-FN--729x1024.jpg" alt="cliquer sur l'image pour téléchrger la chrono" width="600" height="842" /></a><p class="wp-caption-text">cliquer sur l&rsquo;image pour télécharger la chrono</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Textes et notes figurant au verso de la plaquette :</em></p>
<h5>LES ANNÉES 1970</h5>
<p>Le Front national n’est, à l’origine, qu’un cache-sexe pour les nationalistes-révolutionnaires d’Ordre nouveau, qui souhaitent se présenter aux élections législatives de 1973, tout en poursuivant son agitation dans les rues et les universités. Pour cela, ses dirigeants imaginent de créer une structure plus large, avec le courant dit des « nationaux », héritiers du poujadisme et du soutien à l’Algérie française, courant auquel appartient Jean-Marie Le Pen. Ces deux composantes sont rejointes par des nationalistes-européens, des néonazis ou d’anciens collaborateurs. L’orientation du FN est, dès l’origine, nationale-populiste : le FN doit en effet être « le réceptacle de tous les mécontents ». Ordre nouveau retourne à l’activisme avant d’être finalement dissout en juin 1973 : Le Pen profite de cette désorganisation pour renforcer son pouvoir au sein du Front…</p>
<h5>LES ANNÉES 1980</h5>
<p>Du début des années 1980 au début des années 2000, l’extrême droite française est organisée de façon assez simple. Le Front National (FN), qui regroupe plusieurs familles de la mouvance nationaliste (catholiques, païens, anciens de l’Algérie française, nostalgiques du fascisme et du nazisme, anticommunistes, ultra-libéraux…) occupe la plus grande partie de l’espace politique et public de ce courant de pensée, laissant à sa périphérie divers groupuscules dont la marge de manœuvre est très limitée : l’Œuvre française, le GUD, le Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE), Troisième Voie… Si certains finissent par rallier le FN, d’autres choisissent la surenchère idéologique et la violence comme moyen d’expression, voire le terrorisme. La mainmise de Le Pen sur le FN et sa réussite médiatique ne laissent alors que peu de place à une autre personnalité ou mouvement venu le concurrencer, obligeant les autres formations à se soumettre ou à engager une longue traversée du désert.</p>
<h5>LES ANNÉES 1990</h5>
<p>Le FN connaît ses meilleures années au milieu des années 1990, que ce soit sur le plan électoral ou au niveau de son appareil militant. C’est alors une machine de guerre, avec un service d’ordre composé en grande partie d’anciens professionnels de la sécurité, mais surtout avec de nombreux militants capables de se mobiliser pour n’importe quel événement. Les années 1990 sont également marquées par une recrudescence de la violence d’extrême droite, avec plusieurs morts, tous français d’origine étrangère. La fin des années 1990 marque la fin de l’hégémonie du FN sur l’extrême droite française, avec en 1998 la scission provoquée par Bruno Mégret, numéro deux du FN, qui quitte le parti avec de très nombreux cadres et militants pour créer une nouvelle structure, le MNR. Cette brèche, ouverte dans la suprématie frontiste, permet à certains mouvements nationalistes de récupérer des cadres et militants du parti lepéniste, déçus par les tensions existant entre le FN et le MNR.</p>
<h5>LES ANNÉES 2000</h5>
<p>Le 11 septembre 2001, le conflit israélo-palestinien et l’émergence de certains communautarismes radicaux bouleversent le champ politique à l’extrême droite, avec d’un côté une extrême droite traditionnelle, restant sur ses bases, et de l’autre des mouvements prêt à passer ponctuellement des alliances inédites : on voit alors des groupes nationalistes s’allier avec militants en perdition venus de la gauche (Dieudonné, Riposte laïque) ou se prétendant venir de la gauche (Alain Soral). Parallèlement, l’émergence de Marine Le Pen à la tête du FN et ses orientations stratégiques ont entraîné un important désintérêt des jeunes d’extrême droite et des militants nationalistes radicaux pour le FN, même si le parti, surtout lors des périodes d’élections, attise toujours les ambitions et les intérêts de nombreux nationalistes. Alors que le parti n’est plus capable de recouvrir les murs des villes de France d’affiches ou de mettre dans la rue des milliers de gens comme par le passé, faute de militants de terrain, le FN enregistre de nombreuses adhésions de sympathisants, qui ne sont cependant pas prêts à se salir les mains.</p>
<h5>LES ANNÉES 2010</h5>
<p>La nouvelle stratégie du FN version Marine est basée essentiellement sur les médias. Bête médiatique comme son père, elle est présente quotidiennement à la télé ou la radio. Elle réussit à rallier à elle des personnalités médiatiques comme Gilbert Collard, ce que son père n’avait jamais réussi à faire. En interne, elle se débarrasse de tous ceux et celles qui pourraient s’opposer à elle ou dont les positions trop radicales pourraient la gêner dans sa quête de normalisation du FN. La situation actuelle du parti et le positionnement de sa présidente ont recréé un nouvel espace pour les mouvements radicaux, même si certains de ces radicaux rejoignent néanmoins le FN, comme les générations 1990 et 2010 du GUD.</p>
<h5>Compléments :</h5>
<p><i>1. Le Front National (FN) est créé le 5 octobre 1972 à l’initiative de l’équipe d’Ordre Nouveau, (ON) qui tente de regrouper toutes les tendances de l’extrême droite française. Ordre Nouveau, le journal </i>Militant<i>, François Brigneau, Alain Robert, Pierre Bousquet, François Duprat, Roland Gaucher, Roger Holeindre rejoignent le mouvement ; Jean-Marie Le Pen, plus jeune député de France, qui avait soutenu la campagne de Tixier-Vignancour, et était alors déconnecté politiquement, est choisi pour présider le mouvement, car les cadres d’ON espère pouvoir le manœuvrer facilement.</i></p>
<p>2. <i>Suite au meeting du 21 juin 1973 à Paris et aux affrontements avec la Ligue communiste, Ordre nouveau est dissout. Alain Robert et François Brigneau quittent le FN, emmenant avec eux les principaux cadres issus d’Ordre nouveau, du GUD et du Front de la Jeunesse. Le FN se réorganise alors autour de Jean-Marie Le Pen, tandis que François Duprat, homme de l’ombre, prend contact avec les néonazis de la FANE pour faire face au départ d’ON.</i><i> </i><i>Les anciens d’ON fondent le Parti des Forces Nouvelles (PFN) et soutiennent en sous main la candidature de Valéry Giscard d’Estaing à la présidentielle de 1974 (ils participent à son service d’ordre). Pierre Sidos de l’Œuvre française et Jean-Gilles Malliarakis, quant à eux, échouent à se présenter aux présidentielles.</i></p>
<p>3. <em>Le</em> <i>PFN et le FN tentent de participer ensemble aux européennes de 1978, mais le PFN, qui bénéficie des subsides du Movimento Social Italiano (MSI) de Giorgio Almirante et de Fuerza Nueva du franquiste Blas Piñar, écarte son rival et se présente seul aux élections sous le sigle Eurodroite : il obtient 1,3% des voix. Aux élections présidentielles de 1981, le PFN appelle à voter Chirac puis Giscard ; le FN, dont le candidat Jean-Marie Le Pen n’a pu se présenter faute des 500 signatures nécessaires, prône l’abstention. Aux élections législatives suivant l’élection de François Mitterrand, le FN atteint son score le plus bas, avec 0,18% des voix.</i></p>
<p><i>4. Le 19 juillet 1981, la tuerie d’Auriol, perpétrée par des militants du SAC contre un des leurs provoque la disparition de la structure, entraînant un départ vers le MIL et le FN.</i></p>
<p><i>5. À partir de 1977, les solidaristes, menés par Jean-Pierre Stirbois, intègrent le FN : opposés à l’économie libérale et favorables à l’association capital/travail, ils apportent une certaine rigidité politique, et le développement d’un travail d’implantation dans les communes de gauche. Lors d’élections locales en 1982 et 1983, le FN obtient ainsi ses premiers succès électoraux, à Dreux en particulier, où Jean-Pierre Stirbois, nommé secrétaire général du FN, obtient 16,7% aux municipales, fusionnant au second tour avec la liste de droite.</i></p>
<p><i> 6. </i><i>Intervention du président François Mitterand auprès des chaînes de télévision publiques afin que Le Pen soit invité plus souvent.</i></p>
<p><i>7. Le FN s’élargit. Bernard Antony, chef de file des catholiques intégristes, quitte le CNI pour le FN. François Brigneau et Jack Marchal quittent le PFN pour revenir au FN. Jean-Marie Le Chevallier quitte l’UDF pour rejoindre le FN.</i></p>
<p><i>8. En 1986, Bruno Mégret (RPR) et Jean-Yves Le Gallou, membres du Club de l’Horloge, rejoignent Jean-Marie Le Pen. La même année, le FN et ses listes ouvertes (le Rassemblement national) obtiennent 10%. 35 députés sont élus. Deux ans plus tard, suite à un changement de mode de scrutin, le FN perd tous ses députés.</i></p>
<p><i>9. Les provocations de Le Pen sur les chambres à gaz, « point de détail de l’Histoire de la Seconde Guerre mondiale » (sept. 1987), et le jeu de mots « Durafour crématoire » (sept. 1988), provoquent des troubles au sein du FN, entre ceux qui prônent le rassemblement et les tenants d’une certaine orthodoxie.</i></p>
<p><i>10. L’implantation locale du FN s’est renforcée dans l’Est de la France et dans le Sud-Est, ce qui se solde aux municipales de 1995 par la conquête des mairies de Toulon, d’Orange et de Marignane, respectivement par Jean-Marie Le Chevallier, Jacques Bompard et Daniel Simonpiéri, sans compter Jacques Peyrat, ex-FN qui devient maire de Nice sous l’étiquette RPR, sans rien renier idéologiquement.</i></p>
<p>11. <i>Bruno Gollnisch devient secrétaire général du FN, soutenu par la veille garde du FN qui veut contrer l’influence de Bruno Mégret, délégué général. En décembre 1995, la France connaît un mouvement social de grande envergure : le FN condamne ces grèves. De son côté, Bruno Mégret tente de mettre en place des syndicats FN, à la RATP et dans la police…</i></p>
<p><i> 12. En 1985, le service d’ordre du FN, le Département Protection et Sécurité (DPS) dirigé par un ex-OAS, le Colonel Janbart, recrute chez les anciens policiers, militaires et mercenaires. Au congrès du FN en 1997, équipé comme des CRS, le DPS charge les contre-manifestants et utilise des fausses cartes de police pour contrôler des gens. À la fin des années 1990, il est l’objet d’une commission d’enquête parlementaire. Sous Marine Le Pen, on continue à voir des figures connues de l’extrême droite radicale (comme Axel Loustau) participer au DPS.</i></p>
<p><i>13. Les 29 et 30 mars 1997 se tient à Strasbourg le congrès du FN : Mégret arrive en tête des votes pour l’élection au bureau politique. Le 30 avril, Jean-Marie Le Pen agresse une élue socialiste à Mantes-La-Jolie suite à la présence de militants antifascistes : le 2 avril 1998 , il est déclaré inéligible. Mégret aurait dû se retrouver tête de liste aux européennes, mais Le Pen impose sa femme Jany, novice en politique. Le FN implose, avec d’un côté le FN de Le Pen et de l’autre le FN-MN (futur MNR) de Mégret.</i></p>
<p>14.  <i>Laissant le soin aux partis de droite comme de gauche de relayer son discours sur les questions de sécurité et d’immigration, le FN mène campagne contre l’euro, contre le « fiscalisme », contre les « affaires »… Stratégie payante, Le Pen se retrouvant pour la première fois au second tour de l’élection présidentielle de 2002.</i></p>
<p>15.  <i>Fabrice Robert et Christian Bouchet sont élus au conseil national du MNR en février. En avril ce dernier est écarté de la direction d’Unité Radicale (UR) par Fabrice Robert et Philippe Vardon. Pour la manifestation du 1<sup>er</sup> mai, Bruno Gollnisch contact UR ainsi que d’autres groupuscules pour les intégrer au service d’ordre. Le 14 juillet Maxime Brunerie, militant du MNR et d’UR tente de tuer Jacques Chirac. Unité radicale est dissoute, pour réapparaître quelques semaines plus tard comme Bloc Identitaire.</i></p>
<p><i>16. 20 septembre 2006 : Jean-Marie Le Pen prononce un discours à Valmy, au ton très républicain et social. Le texte aurait été écrit par Alain Soral qui s’est rapproché du FN. Quelques semaines plus tard, Dieudonné, grâce à quelques anciens du GUD, est invité aux BBR.</i></p>
<p><i>17. Juin 2007 : Alain Soral crée Égalité et Réconciliation. Lors de son université d’été les 8 et 9 septembre, on peut croiser des anciens du GUD, Serge Ayoub ou Christian Bouchet.</i></p>
<p><i>18. Carl Lang quitte le FN suite à la décision de Marine Le Pen de ne pas le nommer tête de liste pour le Nord Pas-de-Calais. Alain Soral, déçu de ne pas être nommé tête de liste du FN aux élections européennes de 2009 en Ile-de-France quitte le FN et rejoint Dieudonné pour mettre en place la « Liste antisioniste ».</i></p>
<p><i>19. Opposée à Bruno Gollnisch, Marine Le Pen devient présidente du parti. Dans les mois qui suivent, elle et son équipe font la chasse aux soutiens de Gollnisch jugés trop radicaux. Alexandre Gabriac, membre de l’Œuvre française, est exclu du FN suite à la parution de photos le montrant effectuant le salut fasciste. En juillet, Yvan Benedetti, chef de Jeune Nation, membre de l’Œuvre française et soutien de Bruno Gollnisch, est exclu à son tour. </i></p>
<p><i>20. Le 8 mai est lancé le Rassemblement Bleu Marine (RBM), coalition politique à vocation électorale,  à l’initiative du parti Souveraineté, Indépendance et Libertés (SIEL) de Paul-Marie Coûteaux, dont le but est de rassembler des militants et sympathisants hors du FN pour les législatives de 2012. Florian Philippot est son porte-parole.</i></p>
<p><i>21. Lors de la fête organisée pour les 40 ans du FN, des dirigeants du GUD (relancé deux ans plus tôt par Édouard Klein, fils d’anciens militant d’Ordre Nouveau et du GUD, avec l’aval de Frédéric Châtillon) sont pris en photos avec la direction du FNJ et Marion Maréchal-Le Pen.</i></p>
<p><i>22. Lors du défilé du 1<sup>er</sup> mai 2013, la sécurité du clan Le Pen et de la manifestation est assurée par des JNR de Serge Ayoub, employés par Axel Loustau, ancien dirigeant du GUD et associé de Frédéric Châtillon. Un mois plus tard, Le 5 juin, un militant antifasciste, Clément Méric, est tué par Esteban Morillo, proche d’Ayoub.</i></p>
<p><i>23. Aux élections municipales, le FN obtient 1544 postes de conseillers municipaux, et plusieurs mairies  : Hénin-Beaumont (Steeve Briois) dès le premier tour, Fréjus (David Rachline), le septième secteur de Marseille (Stéphane Ravier), Beaucaire, Villers-Cotterêts, Hayange, Le Pontet, Le Luc, Cogolin, Mantes-la-Ville. Robert Ménard, soutenu par le FN, est élu à Béziers.</i></p>
<p><i>24. Congrès du FN les 29 et 30 novembre à Lyon. Mi-octobre, Julien Rochedy, qui avait nettoyé le FNJ pour le compte de Marine Le Pen, est débarqué de son poste à la surprise générale.</i></p>
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		<title>12 mai : quand l’État célèbre Jeanne d’Arc avec l’extrême droite</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 17:43:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les nostalgiques]]></category>
		<category><![CDATA[Action française (AF)]]></category>
		<category><![CDATA[Axel Loustau]]></category>
		<category><![CDATA[b]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Antony (Romain Marie)]]></category>
		<category><![CDATA[Chœurs Montjoie Saint-Denis]]></category>
		<category><![CDATA[Comité du 9 mai (C9M)]]></category>
		<category><![CDATA[Fernand Loustau]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Paul-Éric Blanrue]]></category>
		<category><![CDATA[Paul-Marie Coûteaux]]></category>
		<category><![CDATA[Serge Ayoub (Batskin)]]></category>
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		<category><![CDATA[Œuvre française]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 12 mai prochain, les principaux groupes de l’extrême droite radicale se donnent rendez-vous à Paris, devant la statue de Jeanne d’Arc, pour défiler dans les rues de la capitale : l’Action française le fait depuis toujours, l’Œuvre française le faisait autrefois1, et Serge Ayoub et ses amis tondus le font depuis que la commémoration [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 12 mai prochain, les principaux groupes de l’extrême droite radicale se donnent rendez-vous à Paris, devant la statue de Jeanne d’Arc, pour défiler dans les rues de la capitale : l’Action française le fait depuis toujours, l’Œuvre française le faisait autrefois<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/12-mai-quand-letat-celebre-jeanne-darc-avec-lextreme-droite/#footnote_0_494" id="identifier_0_494" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs &agrave; l&rsquo;occasion d&lsquo;un de ces d&eacute;fil&eacute;s (celui de 1988) qu&rsquo;Yvan Benedetti, actuel dirigeant d&rsquo;e l&rsquo;&OElig;uvre fran&ccedil;aise, fut gri&egrave;vement bless&eacute; lors de l&rsquo;attaque d&rsquo;un commando du Betar">1</a></sup>, et Serge Ayoub et ses amis tondus le font depuis que la commémoration du 9 mai s’est déplacée sur cette date. Tout cela est connu. Ce que l’on sait moins, c’est qu’une ou deux heures avant que débutent ces parades néo-fascistes, au même endroit, une cérémonie officielle a lieu, car ce jour-là, c’est aussi l’État français qui rend hommage à la Pucelle d’Orléans : sont en effet présents le maire du premier arrondissement, des représentants du Maire de Paris, de différents préfets, des présidents des assemblées parlementaires, du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants… Tout le gratin ! Différentes associations d’anciens combattants sont également invitées, ainsi que l’Union Nationale des Parachutistes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/12-mai-quand-letat-celebre-jeanne-darc-avec-lextreme-droite/#footnote_1_494" id="identifier_1_494" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cr&eacute;&eacute;e dans les ann&eacute;es 1960 par le Colonel Trinquier, ex officier para de la guerre d&rsquo;Alg&eacute;rie (il participa &agrave; la bataille d&rsquo;Alger sous les ordres de Massu dont il &eacute;tait l&rsquo;adjoint) et qui partit faire le mercenaire au Kantanga (province s&eacute;cessioniste de la R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo) avant de laisser sa place aux Bob Denard et autres Tony de Saint-Paul. L&rsquo;UNP est aujourd&rsquo;hui pr&eacute;sid&eacute; par le G&eacute;n&eacute;ral Piquemal, qui d&eacute;clarait r&eacute;cemment dans un &eacute;dito au journal Le Glaive, que la France est &laquo; un pays jud&eacute;o-chr&eacute;tien, de langue fran&ccedil;aise et &ldquo;de race blanche&rdquo; &raquo;, et qu&rsquo;&laquo; on l&rsquo;aime ou on la quitte &raquo;. On retrouve r&eacute;guli&egrave;rement certains des membres dans des attaques de piquets de gr&egrave;ve, comme cela fut le cas en 1982 en Normandie&nbsp;contre l&rsquo;usine Claudel d&rsquo;Isigny aux c&ocirc;t&eacute;s de Fernand Loustau (Papa certainement tr&egrave;s fier de ce qu&rsquo;est devenu son rejeton Axel !) ou encore dans les rangs du DPS, le service d&rsquo;ordre du FN">2</a></sup> ou encore l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc.</p>
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<p>Or cette association, qui prétend n’avoir d’autre but que « présenter une image complète et exacte de Jeanne d&rsquo;Arc dans un esprit strictement culturel », est non seulement proche des milieux militaires, mais surtout des milieux nationalistes et catholiques intégristes. D’abord présidée par le général Maxime Weygand (décédé en 1965, ce dernier est toujours président d’honneur de l’association), puis par Pierre Virion (l’ancien rédacteur de la Revue internationale des sociétés secrètes) jusqu’à la fin des années 1980, l’association est dirigée par René Olivier puis par Hervé Coutau-Bégarie, capitaine de frégate, mais également camarade de Paul-Marie Coûteaux, le président du micro-parti souverainiste Souveraineté, Indépendance Et Libertés (SIEL), à qui il filait un coup de main pour son Libre Journal sur Radio Courtoisie (d’après Valeurs Actuelles). Il était également membre du comité de rédaction du bulletin L’indépendance, publié par le groupe Indépendance &amp; Souveraineté du même Coûteaux. Hervé Coutau-Bégarie est décédé l’an dernier, et a été remplacé par Jean-Pierre Brancourt, professeur à l’université de Tours et contre-révolutionnaire convaincu (il a participé à la rédaction du Livre noir de la Révolution française).</p>
<p>Aujourd’hui, la vice-présidence de l’association est partagée entre le général Bertrand Dupont de Dinechin, auteur (entre autres) d’un ouvrage prônant la réunion de l’Église et de l’État, intitulé La France, destinée d’une alliance, et Pierre Maire, qui est la vértiable colonne vertébrale de l’association. Car en réalité, l’association existe surtout grâce à Pierre Maire, qui en est toujours le principal animateur et le trésorier aujourd’hui (l’adresse de l’association correspond d’ailleurs à son domicile privé). C’est grâce à lui, à partir du milieu des années 1990, alors qu’elle était au plus mal du fait du décès successif de ses membres fondateurs, l’association reprend tout doucement vie, organise quelques conférences (dont l’une récemment avec comme intervenant le Père Michel Lelong<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/12-mai-quand-letat-celebre-jeanne-darc-avec-lextreme-droite/#footnote_2_494" id="identifier_2_494" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Proche de Garaudy, ou de l&rsquo;abb&eacute; Pierre, ce dernier est signataire de la p&eacute;tition pour l&rsquo;abrogation de la loi Gayssot et pour la lib&eacute;ration de Vincent Reynouard initi&eacute;e par&nbsp;P.E. Blanrue. C&rsquo;est aussi un r&eacute;dacteur de la d&eacute;funte revue Flash d&rsquo;Alain Soral et de Nicolas Gauthier, ancien de National Hebdo. Plus r&eacute;cemment, en d&eacute;cembre dernier, le p&egrave;re Michel Le Long donnait une interview &agrave; l&rsquo;association de&nbsp;Camel Bechikh">3</a></sup> ), participe à des commémorations, publie des articles dans des revues cathos intégristes comme Monde &amp; Vie ou L’Homme nouveau.</p>
<div id="attachment_1699" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Revue_Jeanne_d_arc-7bd7a.jpg"><img class="wp-image-1699" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Revue_Jeanne_d_arc-7bd7a.jpg" alt="Sa revue annuelle, en plus d’être une hagiographie de l’illuminée en armure, est surtout composée de tribunes extrêmement réactionnaires." width="600" height="945" /></a><p class="wp-caption-text">Sa revue annuelle, en plus d’être une hagiographie de l’illuminée en armure, est surtout composée de tribunes extrêmement réactionnaires.</p></div>
<p>Plus intéressant encore, et c’est une nouveauté pour cette année : la présence des chœurs Montjoie Saint-Denis pour assurer l’animation musicale de la matinée, encadrant les cérémonies officielles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>  </em></p>
<div id="attachment_1700" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Programme.jpg"><img class="wp-image-1700" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Programme.jpg" alt="Déjà pas de première jeunesse dans les années 1990, les Chœurs Montjoie Saint-Denis reprennent du service pour le 12 mai de cette année" width="600" height="598" /></a><p class="wp-caption-text">Déjà pas de première jeunesse dans les années 1990, les Chœurs Montjoie Saint-Denis reprennent du service pour le 12 mai de cette année</p></div>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Choeur_Montjoie_Saint_Denys.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1701" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Choeur_Montjoie_Saint_Denys-1024x559.jpg" alt="Choeur_Montjoie_Saint_Denys" width="600" height="328" /></a></p>
<p>Cette chorale a été créée par Jacques Arnould, un mélomane qui aime autant la musique militaire que le bruit des armes, puisqu’il est parti se battre au Liban aux côtés des milices maronites dans les années 1970.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/jacques_arnould-2ec0e.jpg"><img class="alignleft wp-image-1702 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/jacques_arnould-2ec0e.jpg" alt="jacques_arnould-2ec0e" width="300" height="424" /></a></p>
<p>C’est aussi un vieil ami de Bernard Antony, le fondateur du groupe de pression catholique intégriste Chrétienté-Solidarité, dont Arnould était le président dans les années 1990. Fondée en 1982 par Bernard Antony, Chrétienté-Solidarité fut longtemps la figure de l’intégrisme radical au sein du FN, avant qu’il ne prenne ses distances, agacé par l’importance grandissante de Marine Le Pen dans l’appareil à partir de 2003. Mais ce lobby catho intégriste est surtout connu pour les activités de son pseudopode, l’Alliance Générale pour le Respect de l’Identité Française (AGRIF), une sorte de SOS Racisme d’extrême droite, poursuivant en justice tout ce qui serait susceptible de nourrir des sentiments anti-nationaux ou anti-chrétiens, voire anti-blanc, parfois avec succès. En 2011, Arnould a soutenu la création d’une «Coordination laïque de solidarité chrétienne » une initiative portée par Antony pour la défense des chrétiens en Afrique et en Asie (depuis le début des années 1990, les activités de Chrétienté-Solidarité se sont surtout développées à l’échelle internationale).</p>
<p>Mais Arnould a d’autres amis, puisqu’il a participé par exemple, à la conférence organisée par le Bloc Identitaire le 11 octobre 2004 à la Mère agitée. Plus récemment, le 19 avril 2013, il participait sur radio Courtoisie à l’émission de Michel de Rostolan sur le thème « France : Crise politique ou crise morale ? » avec Bruno Gollnisch. Puisqu’on parle du FN, sa fille, Claire Arnould, était arrivée 13ème de la promotion 2000 du FNJ…</p>
<p>Les Chœurs Montjoie Saint-Denis ont donc connu leur heure de gloire dans les années 1980-1990, mais ils ont fait un retour remarqué (du moins dans les milieux nationalistes) en 2006 en rééditant en CD le premier vinyle de la chorale, sorti en 1980 par le Serp, la maison d’édition de disques fondée par Jean-Marie Le Pen et Léon Gauthier, ancien Waffen-SS. Leur répertoire ? La plupart des chants qui ont rythmé manifs et soirées de l’extrême droite depuis des décennies. Place à la poésie donc avec « Les Lansquenets » (« Et nos marches guerrières feront frémir la terre ») , « les Chacals » (« Dans la nuit partent nos commandos, heia oho, Déjà paraît l&rsquo;Ordre Nouveau, heia oho oh oh oh oh oh ! ») ou encore « Les partisans blancs », dont Serge de Beketch avait fait le jingle de son émission sur Radio Courtoisie. Notre préférée reste cependant Occident en avant, dont vous pouvez apprécier le lyrisme guerrier en cliquant <a href="http://www.youtube.com/watch?v=TsYRwXhv7Wo" target="_blank">ici</a>.</p>
<p>C’est que Jacques Arnould ne se contente pas d’être chef de chœur, mais également le gérant de la Société de Diffusion du Chœur Montjoie Saint-Denis (SDCMSD), une SARL au capital de 15 000 €, qui diffuse une vingtaine de CD des chants interprétés par la chorale. Le dernier en date, « Chant de France X » (lire « 10 », ce n’est pas une version pour adultes !), contient des chansons que Francis Bergeron, qui assure la préface du livret, se rappelle avoir chanté « mille fois depuis lors, face aux rouges, dans les bagarres à un contre dix, dans les souks libanais les armes à la main, et même dans une prison soviétique, avec mon vieux complice Jacques Arnould »…</p>
<p><div id="attachment_1703" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Rat.jpg"><img class="wp-image-1703" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/04/Rat.jpg" alt="On reconnaît sur l’un des CD édité par le Chœur Montjoie Saint-Denis les rats dessinés par Jack Marchal pour [le GUD des origines-&gt;http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article372], repris jusqu’à aujourd’hui par le groupuscule activiste de la fac d’Assas." width="600" height="235" /></a><p class="wp-caption-text">On reconnaît sur l’un des CD édité par le Chœur Montjoie Saint-Denis les rats dessinés par Jack Marchal pour <a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/" target="_blank">le GUD des origines</a>, repris jusqu’à aujourd’hui par le groupuscule activiste de la fac d’Assas.</p></div>On attend donc avec curiosité la prestation (et la programmation) des Chœurs Montjoie Saint-Denis cette année à la commémoration du 12 mai. D’abord parce que la plupart de ses membres doivent avoir la voix plutôt chevrotante aujourd’hui (il est vrai qu’Ayoub, avec ses « Jeunesses » Nationalistes Révolutionnaires aux cheveux gris, nous avait déjà habitué au come-back des seniors sur cette date !), mais surtout pour voir si les hauts représentants de l’État présents ce jour-là siffloteront le refrain de leur tube : « Occident, en avant, avant qu’il ne soit trop tard ! »…</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_494" class="footnote">C’est d’ailleurs à l’occasion d‘un de ces défilés (celui de 1988) qu’Yvan Benedetti, actuel dirigeant d’e l’Œuvre française, fut grièvement blessé lors de l’attaque d’un commando du Betar</li><li id="footnote_1_494" class="footnote">Créée dans les années 1960 par le Colonel Trinquier, ex officier para de la guerre d’Algérie (il participa à la bataille d’Alger sous les ordres de Massu dont il était l’adjoint) et qui partit faire le mercenaire au Kantanga (province sécessioniste de la République démocratique du Congo) avant de laisser sa place aux Bob Denard et autres Tony de Saint-Paul. L’UNP est aujourd’hui présidé par le Général Piquemal, qui déclarait récemment dans un édito au journal Le Glaive, que la France est « un pays judéo-chrétien, de langue française et “de race blanche” », et qu’« on l’aime ou on la quitte ». On retrouve régulièrement certains des membres dans des attaques de piquets de grève, comme cela fut le cas en 1982 en Normandie <a href="http://reflexes.samizdat.net/pitt-bull-bill-le-vigile/">contre l’usine Claudel d’Isigny aux côtés de Fernand Loustau</a> (Papa certainement très fier de ce qu’est devenu son rejeton Axel !) ou encore dans les rangs du DPS, le service d’ordre du FN</li><li id="footnote_2_494" class="footnote">Proche de Garaudy, ou de l&rsquo;abbé Pierre, ce dernier est signataire de la pétition pour l&rsquo;abrogation de la loi Gayssot et pour la libération de Vincent Reynouard initiée par <a href="http://reflexes.samizdat.net/proces-dieudonne-faurisson-la-cour-des-miracles-negationnistes/">P.E. Blanrue</a>. C’est aussi un rédacteur de la défunte revue Flash d’Alain Soral et de Nicolas Gauthier, ancien de National Hebdo. Plus récemment, en décembre dernier, le père Michel Le Long donnait une interview à l’association de <a href="http://reflexes.samizdat.net/alerte-sur-gaza/">Camel Bechikh</a></li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Le chemin de Damas de Monsieur C.</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Aug 2011 13:58:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[C’est moi le roi de la route, j&#8217;m&#8217;amuse à 200 à l’heure, Je peux faire Paris-Beyrouth, en une demie heure… Les Nonnes Troppo Début juin, le site Égalité et Réconciliation se faisait l’écho du lancement d’un nouveau site, Infosyrie, présenté comme un site de “réinformation” sur les événements syriens dont la réalité serait outrageusement travestie par [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>C’est moi le roi de la route, j&rsquo;m&rsquo;amuse à 200 à l’heure,</em><br />
<em>Je peux faire Paris-Beyrouth, en une demie heure…</em></p>
<p>Les Nonnes Troppo</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Ex-libris-fff60.gif"><img class="alignleft wp-image-1566 size-medium" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Ex-libris-fff60-300x230.gif" alt="Ex-libris-fff60" width="300" height="230" /></a>Début juin, le site Égalité et Réconciliation se faisait l’écho du lancement d’un nouveau site, <em><a href="http://www.infosyrie.fr/?gclid=CKup5ce03aoCFc0e3wodqD1K6w" target="_blank">Infosyrie</a></em>, présenté comme un site de “réinformation” sur les événements syriens dont la réalité serait outrageusement travestie par les media occidentaux à la solde des États-Unis et, cela va sans dire mais mieux en le disant, d’Israël. A priori rien d’étonnant : ce courant de l’extrême droite nationaliste et ses compagnons de route se sont fait une spécialité de ce type de dénonciation, de la Lybie à la Côte d’Ivoire.</p>
<p>Pour les mêmes raisons, il n’est donc guère surprenant de retrouver derrière ce site l’inévitable Frédéric Chatillon.</p>
<p>Ce n’est en effet pas la première fois que nous sommes amenés à évoquer ce tropisme chatillonesque pour le pays des Alaouites et le Proche-Orient en général. Ce fut le cas il y a quelques années à propos d’un <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">curieux montage</a> politico-policier. Mais cet intérêt a connu depuis quelques années un regain de vitalité dont l’administration du site <em>Info-Syrie</em> n’est qu’une énième manifestation et qui mélange comme toujours affinités politiques et intérêts commerciaux bien compris.</p>
<h3>Les feux de la rampe</h3>
<p>Sur le plan médiatico-politique, les liens entre Frédéric Chatillon et la Syrie ont connu une nouvelle visibilité avec l’implication de l’ancien dirigeant du GUD dans le rapprochement de Dieudonné avec le parti de Jean-Marie Le Pen et l’extrême droite en général. Ce rapprochement, on s’en souvient, est la conséquence de l’influence grandissante de Chatillon auprès de Dieudonné et s’est manifesté en fanfare avec quelques événements médiatisés, parfois à l’insu du plein gré des intéressés.</p>
<div id="attachment_1567" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Dieudonne_Gollnisch_Soral_Mahe_Chatillon_Joly_Dubois.jpg"><img class="wp-image-1567" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Dieudonne_Gollnisch_Soral_Mahe_Chatillon_Joly_Dubois.jpg" alt="Zenith, décembre 2006 : A. Soral, JM Dubois, B. Gollnish, D. Joly, Jany Le Pen, F. Chatillon, G. Mahé, Dieudonné... et les autres " width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Zenith, décembre 2006 : A. Soral, JM Dubois, B. Gollnish, D. Joly, Jany Le Pen, F. Chatillon, G. Mahé, Dieudonné&#8230; et les autres</p></div>
<p><em><br />
</em></p>
<p>La venue de Dieudonné à la Convention présidentielle Bleu Blanc Rouge organisée par le Front national en novembre 2006 dans le cadre de la candidature de Jean-Marie Le Pen à la présidentielle de 2007 en est l’élément médiatique fondateur et Chatillon en est à l’origine, même si c’est son épouse<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_0_477" id="identifier_0_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nous ne ferons aucun commentaire sur des rumeurs r&eacute;centes et d&rsquo;ordre priv&eacute;, m&ecirc;me si elles auront forc&eacute;ment des implications politiques.">1</a></sup>, Marie d’Herbais, qu’on peut alors apercevoir sur les photographies immortalisant l’événement. Mais d’autres épisodes viendront confirmer cette drôle de relation. C’est le cas en particulier du baptême d’une fille de Dieudonné en juillet 2008 par l’abbé Laguerie, ancienne figure de proue de la Fraternité Saint-Pie X et à présent en charge de l’église Saint-Eloi à Bordeaux, avec pour parrain Jean-Marie Le Pen. Chatillon semble alors avoir joué les intercesseurs, une de ses filles ayant pour parrain l’ancien président du FN.</p>
<p>Pour autant la proximité entre Dieudonné et Jean-Marie Le Pen datait d’au moins deux ans puisque M. M’Bala était présent à une soirée du président du FN datant probablement de 2006 à Montretout avec les époux Chatillon.</p>
<p>Le baptême, alors qu’il était avéré, provoqua en tout cas une mise sous pression par Chatillon des journalistes de <em>Minute</em> au courant de l’affaire, l’ancien meneur du GUD étant devenu tout à la fois agent, PR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_1_477" id="identifier_1_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Chatillon a en particulier sauv&eacute; la mise de &ldquo;l&rsquo;artiste&rdquo; le soir du 1er tour de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d&rsquo;avril 2007 lors de la f&ecirc;te qui se tenait au si&egrave;ge du FN et durant laquelle un petit groupe de hooligans semblait vouloir lui faire un mauvais parti.">2</a></sup> et pygmalion de Dieudonné. Jean-Marie Molitor rapportait ainsi l’épisode, dans un article tout en allusions éclairantes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_2_477" id="identifier_2_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Article paru dans le n&deg;2368 de Minute">3</a></sup> : « <em>L’information a beau être archi-confirmée, il faut encore joindre Dieudonné. Bruno Larebière s’en charge, lui laissant un message téléphonique. C’est à partir de là que tout va déraper. Dans l’heure qui suit ce message, alors que notre collaborateur s’apprête à rappeler l’humoriste, c’est Orléans</em> [c’est-à-dire Chatillon. NLDR] <em>qui se manifeste auprès de moi. Il appelle, explique-t-il, de la part de Dieudonné. Celui-ci ne veut pas qu’on parle de ce baptême. C’est une affaire privée. Et surtout, la divulgation de l’information ne peut que nuire à ses intérêts, au moment où il parvient à retrouver un peu de visibilité médiatique. Le ton est d’abord à peu près aimable, puis se fait sec, puis carrément comminatoire. </em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/2008-07_couv_Minute_Dieudo-2-9b01e.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-1568" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/2008-07_couv_Minute_Dieudo-2-9b01e.gif" alt="2008-07_couv_Minute_Dieudo-2-9b01e" width="227" height="305" /></a>Orléans téléphone aussi à Bruno Larebière. Deux fois. Tempêtant, exigeant qu’on ne publie pas l’information. Parlant comme s’il s’adressait à l’un de ses employés, si tant est qu’il existe encore des patrons qui osent encore parler comme cela à leurs employés. Essayant enfin de négocier, puisque l’intimidation ne fonctionne pas, jusqu’à ce que Bruno Larebière l’envoie paître […]. Cinq minutes plus tard, la soirée dominicale étant bien avancée, Dieudonné le rappelle enfin. Pour manifester sa colère ? Absolument pas. C’est un homme charmant que nous avons au téléphone. Aimable. Et courtois. […] Ce qu’il souhaite en fait, c’est laisser passer la « polémique » qui ne manquera pas de naître en raison de la personnalité du parrain. Puis il pourra parler de Dieu. À converser avec Dieudonné, qui ne demande rien, ne cherche pas à négocier, comme le très désobligeant intermédiaire, qu’on parle éventuellement du baptême de Plume mais en « omettant » la présence de Jean-Marie Le Pen, on comprend que sa démarche n’a rien à voir avec ce que Orléans a tenté de nous vendre&#8230; Un Orléans qui, excipant de son amitié avec Dieudonné, agissait plus comme s’il avait personnellement à perdre dans cette affaire, tel un dogue défendant son garde-manger, que pour protéger son « ami ». La journée qui suit va le confirmer.</p>
<p>Le lundi 14 juillet en effet, Orléans revient à la charge, encore plus déterminé. Appels et textos se succèdent. Cela devient si étrange que je décide de différer la publication de l’article, le temps de savoir qui manipule qui. L’information, de toute façon, sera publiée. Nous en avons informé, et Orléans, et Dieudonné. Un site d’informations en ligne est au courant. En raison d’échanges de bons procédés réguliers entre nous, et dans la mesure où nous étions au courant depuis mai, il avait été décidé que nous en aurions la primeur mais que, si nous ne publiions pas l’information, ce site serait averti et aurait la voie libre. Le lundi soir donc, à 23 h 55, la dépêche tombe sur le site de Novopress, diffusée par la branche aquitaine de l’agence de presse indépendante<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_3_477" id="identifier_3_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="J.-M. Molitor nous sert en l&rsquo;occurrence une aimable gal&eacute;jade, Novopress &eacute;tant rien moins qu&rsquo;une agence de presse et a fortiori ind&eacute;pendante.">4</a></sup>. Son titre : « Dieudonné, un parrain nommé Le Pen ».</p>
<p>La machine médiatique est-elle lancée ? Oui et non. Oui car, le lendemain, la nouvelle est sur la plupart des sites nationalistes. Mais c’est compter, encore une fois, sans Orléans, qui, ajoutant les courriers électroniques à sa panoplie de petit intimidateur déjà bien lourde, « ordonne » à tous ceux qui ont relayé l’information de Novopress de la retirer, n’hésitant pas à contourner ceux qui résistent en faisant intervenir directement auprès de l’hébergeur du site afin qu’il le censure, ou expliquant, histoire de discréditer du même coup, et l’information et l’agence Novopress, qu’il s’agit d’un « canular » ! Durant vingt-quatre heures, l’offensive est sur le point de réussir. Jusqu’à ce que la véracité des faits soit confirmée par Novopress et que « Libération », le mercredi, publie, sans citer bien sûr l’agence de presse, son « scoop » écrit au conditionnel et dégoulinant de fiel. Rage de Orléans, qui fait savoir à qui veut l’entendre qu’il se vengera (de qui ? de quoi ?), tandis que, de son côté, Dieudonné se montre serein&#8230; Comme si, décidément, Orléans avait des intérêts personnels en jeu, du genre de ceux qui mettent sur les nerfs les producteurs de spectacle quand le succès n’est pas garanti ou ceux qui rendent terriblement nerveux ceux qui, espérant un retour sur investissement, se sont portés caution pour la location d’une salle de grande dimension et craignent qu’elle ne soit à moitié vide le jour de la représentation venue. Est-ce de cela qu’il s’agit ?</p>
<p>Avec Orléans, difficile de savoir ce qui le motive. Cela fait plusieurs années que cet ancien dirigeant du GUD, le Groupe Union Défense qui fit tant pour la renommée de la faculté d’Assas et le chiffre d’affaires du rayon barres de fer du BHV, s’active dans l’ombre de l’humoriste ». Cet épisode est sans doute à l’origine d’un incident survenu le 18 juin 2010 lors du rassemblement organisé par le Bloc Identitaire et Riposte Laïque et qui vit Chatillon gifler magistralement Bruno Larebière. Celui-ci, ayant été agressé en tant que journaliste et non en tant que dirigeant identitaire, se réserva alors le droit de porter plainte. Nous ne savons à vrai dire ce qu’il en est advenu de cette éventualité.</p>
<p>On pourrait citer bien sûr d’autres épisodes tout aussi curieux comme ce projet de débat des finalistes du 2ème tour de l’élection présidentielle 2007 animé par Dieudonné, avec la participation de Jean-Marie Le Pen, et avec un spectacle du « comique » en ouverture de soirée.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/soiree_elections_avril2007.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1569" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/soiree_elections_avril2007.jpg" alt="soiree_elections_avril2007" width="600" height="300" /></a></p>
<p>Mais surtout cette présence constante dans l’ombre de Dieudonné va permettre à Chatillon d’élargir son cercle de connaissances à d’autres « parias » médiatiques que nous allons retrouver ci-après, Jacques Vergès ou Roland Dumas<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_4_477" id="identifier_4_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Qui tous deux, et sans surprise, ont r&eacute;pondu aux questions du site Info-Syrie.">5</a></sup>. Par ailleurs elle s’inscrit dans une démarche plus large cherchant à faire bouger les lignes puisqu’à la même époque Chatillon s’investit aux côtés d’Alain Soral dans les projets d’Égalité &amp; Réconciliation, en particulier l’ouverture du Local fin 2007 aux côtés de Philippe Peninque, personnage aux multiples facettes : proche conseiller de Marine Le Pen<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_5_477" id="identifier_5_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il semble que Philippe Peninque ait &eacute;t&eacute; pressenti pour devenir SG du FN en septembre 2009 en remplacement de Louis Aliot, &agrave; l&rsquo;instar de trois autres personnalit&eacute;s en l&rsquo;occurrence Michel Guiniot, Jean-Fran&ccedil;ois Jalkh et Steeve Briois. L&rsquo;&eacute;vocation de cette &eacute;ventualit&eacute; par Minute, sans citer d&rsquo;ailleurs les noms des pressentis, valut &agrave; l&rsquo;hebdomadaire un droit de r&eacute;ponse furibard de Jean-Marie Le Pen : &ldquo;Monsieur,
Mis en cause dans un article de votre hebdomadaire du mercredi 23 septembre 2009 consacr&eacute; &agrave; la libert&eacute; de la presse, vous faites &eacute;tat d&rsquo;informations qui sont fausses. [&hellip;] Vous &eacute;crivez, en effet, que le Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral du Front National ignore qu&rsquo;au moins quatre Cadres ont &eacute;t&eacute; approch&eacute;s pour lui succ&eacute;der. Vous admettrez qu&rsquo;il n&rsquo;y a que le Pr&eacute;sident du Front National qui puisse faire de telles d&eacute;marches. Or, je pose &agrave; cette affirmation un d&eacute;menti formel.
Il suffirait pour &eacute;tablir votre bonne foi, qui a peut-&ecirc;tre &eacute;t&eacute; surprise, que vous publiiez les noms, non pas de votre informateur, il est couvert par la confidentialit&eacute; des sources, mais des quatre personnes qui auraient &eacute;t&eacute; sollicit&eacute;es pour occuper le poste de Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral. Peut-&ecirc;tre auriez-vous pu m&rsquo;interroger sur le sujet ?
Sentiments sinc&egrave;res. Jean-Marie LE PEN &raquo;
Pour autant, Peninque semble &ecirc;tre accus&eacute; par certains cadres du parti d&rsquo;avoir ruiner le Front car c&rsquo;est sur ses conseils que Le Pen aurait refus&eacute; de payer Fernand Le Rachinel dans le conflit l&rsquo;opposant &agrave; l&rsquo;ancien imprimeur du FN.">6</a></sup>, ancien dirigeant du GUD dans les années 1970, ancien avocat radié du barreau de Paris à la suite de malversations financières et d’une sombre affaire de passeports et marié à une cadre supérieure de l’Oréal. Philippe Peninque joue par ailleurs un rôle économique important dans la galaxie Chatillon comme nous le verrons ci-après.</p>
<h3>L’Orient compliqué…</h3>
<p>Mais quel rapport entre cette relation soutenue avec Dieudonné et le Proche-Orient ? Durant l’été 2006, Chatillon avait joué les intercesseurs pour un voyage de Dieudonné, Alain Soral, Ahmed Moualek, Marc George et Thierry Meyssan au Liban. Malgré les fanfaronnades des trois sus-cités, le voyage ne débouchera sur rien, sinon quelques rencontres fortuites avec quelques « personnalités » locales mais pas seulement.</p>
<dl id="attachment_1570" class="wp-caption aligncenter">
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<div id="attachment_1570" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Dieudo_Jackson_liban_2006.jpg"><img class="wp-image-1570" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Dieudo_Jackson_liban_2006.jpg" alt="Dieudo_Jackson_liban_2006" width="600" height="421" /></a><p class="wp-caption-text">Ici avec Jesse Jackson qui a l&rsquo;air assez dubitatif sur la qualité de son interlocuteur, rencontré par hasard dans les ruines de Beyrouth</p></div>
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</dl>
<p>Jean-Marie Molitor en rend également compte en ces termes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_6_477" id="identifier_6_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Article cit&eacute;.">7</a></sup> : <em>«Eté 2006, quand Dieudonné, l’essayiste Alain Soral, le fondateur du Réseau Voltaire Thierry Meyssan et Ahmed Moualek, président de l’association La Banlieue s’exprime, s’envolent à destination de Damas, la capitale syrienne, pour gagner ensuite le Liban qui vient d’être bombardé par l’aviation israélienne, le voyage n’a été rendu possible que par l’entregent de Orléans. Celui-ci est d’ailleurs de la partie, prenant soin de se tenir à l’écart des photographes. Sauf une fois.<br />
Ce moment d’inattention – ou plutôt cet instant de vantardise<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_7_477" id="identifier_7_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce n&rsquo;est en fait pas le seul instant, en t&eacute;moignent les photos in&eacute;dites que nous publions ici. D&rsquo;ailleurs, ce ne fut pas le seul instant m&ecirc;me &agrave; l&rsquo;&eacute;poque puisque quibla.net, un site anim&eacute; par Fausto Guidice, publia &agrave; l&rsquo;&eacute;poque sous le pseudo d&rsquo;Ayman El Kayman une photographie de Chatillon, Dieudonn&eacute; et un cadre du Hezbollah pour mieux d&eacute;noncer les accointances entre Dieudonn&eacute; et l&rsquo;ancien Gudard.">8</a></sup> – va lui coûter cher. Sur cette photo, on le voit poser en compagnie de Soral, Dieudonné et Meyssan, tous assis sur un canapé surmonté des portraits du président syrien Bachar el-Assad et de son père, Hafez el-Assad. Et cette image, qui aurait dû rester une photo souvenir, va être publiée sur le site de La Banlieue s’exprime. Fureur, déjà, de Orléans, qui obtient d’Ahmed Moualek qu’il la retire, mais trop tard. Le mal est fait. Gérant et principal actionnaire d’une société spécialisée dans le conseil en communication, Orléans compte des clients qui n’apprécient ni son apparente complaisance à l’égard du régime syrien, ni son compagnonnage avec des individus qui ont la réputation, plutôt justifiée au demeurant, d’être des antisionistes fervents. Il y perdra un contrat, que l’on dit juteux, avec un « designer » renommé de la place de Paris»</em>.</p>
<div id="attachment_1571" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Chatillon_Dieudonne_et_Aoun.jpg"><img class="wp-image-1571 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Chatillon_Dieudonne_et_Aoun.jpg" alt="Chatillon_Dieudonne_et_Aoun" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Frédéric Chatillon &#8211; Général Michel Aoun &#8211; Dieudonné</p></div>
<div id="attachment_1572" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/getattachment_017b.jpg"><img class="wp-image-1572 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/getattachment_017b.jpg" alt="Dieudonné - Joseph &quot;Joss&quot; Elise - Frédéric Chatillon" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Dieudonné &#8211; Joseph &laquo;&nbsp;Joss&nbsp;&raquo; Elise &#8211; Frédéric Chatillon</p></div>
<p>Cela n’empêchera pas une partie des mêmes de repartir au Liban et en Syrie en mars 2008 sur le prétexte d’une série de spectacles de Dieudonné organisés par Michel Eleftériadés dans son cabaret à Beyrouth, le Music-Hall<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_8_477" id="identifier_8_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Une des principales sc&egrave;ne culturelle de Beyrouth, o&ugrave; se produisent des artistes aussi divers et vari&eacute;s que Bernard Lavilliers, Jane Birkin, les T&ecirc;tes Raides, Gnawa Diffusion&hellip; et Dieudonn&eacute;.">9</a></sup>, suivis d’une virée à Damas.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/getattachment_023.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1573" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/getattachment_023.jpg" alt="getattachment_023" width="474" height="355" /></a></p>
<p>Selon des sources locales, les cinq jours en Syrie comprenant hôtels, chauffeurs et visites touristiques auraient été largement financés par la famille Tlass<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_9_477" id="identifier_9_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sur le g&eacute;n&eacute;ral Mustapha Tlass, voir&nbsp;ici ou encore &ldquo;Petite le&ccedil;on de dictature Made in Syria&rdquo; dans Der Spiegel, 2005, repris par Le Courrier International, o&ugrave; l&rsquo;on d&eacute;couvre, entre autre, le go&ucirc;t prononc&eacute; pour la d&eacute;coration d&rsquo;int&eacute;rieur du G&eacute;n&eacute;ral puisque dans son salon, au milieu des portraits de famille figure &ldquo; [&hellip;] deux petits dessins &agrave; la craie repr&eacute;sentant des fleurs sauvages, sign&eacute;s&hellip; Adolf Hitler.&rdquo; ">10</a></sup>. Ces liens se manifesteront d’ailleurs par des rencontres avec des membres de la famille, notamment le fils Manaff, devenu à son tour général, et dont des sénateurs ont récemment demandé à ce que ses avoirs soient gelés en France en raison de son implication dans des massacres récent à Baniyas. C’est en effet un très proche de Bachar El-Assad, et il commande actuellement l’unité que Bachar commandait avant sa nomination à la tête de l’État.</p>
<div id="attachment_1574" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/diner_tlass_famille.jpg"><img class="size-full wp-image-1574" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/diner_tlass_famille.jpg" alt=" En cie de Manaff Tlass, au centre. Cette photo est très représentative de la place que Thierry Meyssan a du mal à se faire en Syrie et/ou au Liban. Il semblerait que son passé d'homme de gauche, laïc et homosexuel militant ne soit pas forcément un atout aux yeux de tous ses nouveaux amis. Bien isolé en bout de table notre voltairien... Encore moins sympa pour le pauvre Meyssan, même Dieudo ira jusqu'à se moquer de ses orientations sexuelles dans son dernier spectacle &quot;Mahmoud&quot;. On a les amis que l'on mérite !! " width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">En cie de Manaff Tlass, au centre.<br />Cette photo est très représentative de la place que Thierry Meyssan a du mal à se faire en Syrie et/ou au Liban. Il semblerait que son passé d&rsquo;homme de gauche, laïc et homosexuel militant ne soit pas forcément un atout aux yeux de tous ses nouveaux amis. Bien isolé en bout de table notre voltairien&#8230; Encore moins sympa pour le pauvre Meyssan, même Dieudo ira jusqu&rsquo;à se moquer de ses orientations sexuelles dans son dernier spectacle &laquo;&nbsp;Mahmoud&nbsp;&raquo;. On a les amis que l&rsquo;on mérite !!</p></div>
<p><em><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/diner.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1575" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/diner.jpg" alt="diner" width="600" height="450" /></a></em></p>
<p>Michel Eleftériadés est une “personnalité” de Beyrouth. Grec orthodoxe, très proche de Michel Aoun, Eleftériadés<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_10_477" id="identifier_10_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Michel Eleft&eacute;riad&eacute;s a une notice wikipedia ">11</a></sup><br />
est un ancien militant du MUR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_11_477" id="identifier_11_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le Mouvement Unifi&eacute; des R&eacute;sistances fut un mouvement nationaliste dirig&eacute; par Michel Aoun, compos&eacute; de chr&eacute;tiens, oppos&eacute; &agrave; la fois &agrave; l&rsquo;occupation syrienne du Liban et aux forces libanaises de Samir Geagea. Le Mouvement n&rsquo;existe plus et a &eacute;t&eacute; remplac&eacute; par le Courant Patriotique Libre (CPL), alli&eacute; du Hezbollah.">12</a></sup> et il est en bons termes avec la « résistance » libanaise, comprendre le Hezbollah, sans pour autant travailler avec ce parti ni même être membre du CPL. Il est aussi accessoirement très riche grâce, entre autres, à ses activités de gérant de spectacles dans son cabaret de Beyrouth. L’existence de ce lieu et les moyens financiers qu’Eleftériadès en tire en font un personnage intéressant pour beaucoup de personnes, y compris issues de milieux politiques travaillant sur les questions géopolitiques du Proche-Orient, en particulier la lutte contre les prétentions israéliennes et leurs funestes conséquences. Il est ainsi particulièrement précieux pour Frédéric Chatillon pour les opportunités de contacts libanais qu’il a pu ou qu’il pourrait lui offrir. C’est par exemple chez Michel Eleftériadés que se sont récemment<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_12_477" id="identifier_12_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="En avril 2010 apr&egrave;s une conf&eacute;rence internationale de soutien &agrave; la lib&eacute;ration du militant communiste et internationaliste Georges Ibrahim Abdallah, membre des FARL (Fractions Arm&eacute;es R&eacute;volutionnaires Libanaises) emprisonn&eacute; en France depuis 1984 et lib&eacute;rable depuis 2002 (cf&nbsp;blog du Collectif pour la Lib&eacute;ration de Georges Ibrahim Abdallah.">13</a></sup> revus Jacques Vergès<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_13_477" id="identifier_13_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Avocat en France d&rsquo;Anis Naccache.">14</a></sup> et Anis Naccache, personnalité très influente du paysage politique libanais, notamment par ses relations avec le pouvoir iranien. C’est ce dernier aspect qui peut bien évidemment intéresser certaines fractions de l’extrême droite française portant haut leur hostilité à « l’axe américano-sioniste »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_14_477" id="identifier_14_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="On peut rappeler &agrave; ce titre la conf&eacute;rence de l&rsquo;ambassadeur d&rsquo;Iran en France Seyed Mehdi Miraboutalebi au Doux Raisins organis&eacute;e par l&rsquo;hebdomadaire Flash ou encore son interview donn&eacute;e &agrave; R&eacute;fl&eacute;chir &amp; Agir. Tout comme les fanfaronnades de Blanrue pr&eacute;tendant avoir &eacute;t&eacute; re&ccedil;u dans cette m&ecirc;me ambassade. Ce qui est s&ucirc;r, c&rsquo;est qu&rsquo;il s&rsquo;est rendu en novembre dernier au festival du court-m&eacute;trage et du documentaire de T&eacute;h&eacute;ran en compagnie d&rsquo;Olivier Mukuna (journaliste belge proche de Dieudonn&eacute;), Thierry Meyssan ou encore&nbsp;Claudio Moffa. Blanrue dont on se souvient par ailleurs le r&ocirc;le aupr&egrave;s de Dieudonn&eacute;.">15</a></sup>, dès lors que par le passé, fin 2001, Chatillon avait déjà essayé de rencontrer le cheikh Nasralah, fondateur et responsable du Hezbollah au Liban fin 2001.</p>
<p>En sens inverse, l’influence grandissante de Chatillon auprès de certaines personnalités françaises peut s’avérer intéressante pour Eleftériadés. C’est le cas en particulier de Jacques Vergès<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_15_477" id="identifier_15_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Fr&eacute;d&eacute;ric Chatillon et d&rsquo;autres individus travaillant habituellement chez Vend&ocirc;me S&eacute;curit&eacute; ont en particulier d&eacute;j&agrave; accompagn&eacute; Jacques Verg&egrave;s lors de voyages au Liban, celui redoutant une &laquo; agression sioniste &raquo;. Chatillon semble &eacute;galement jouer ce r&ocirc;le en France puisqu&rsquo;on a pu le voir le 10 mars 2010 &agrave; l&rsquo;&eacute;mission de F. Tadde&iuml;

qui avait pour sujet &laquo; justice internationale ou injustice internationale &raquo;, avec notamment J. Verg&egrave;s et GW Goldnadel.">16</a></sup> et <a href="http://reflexes.samizdat.net/roland-dumas-lami-des-parias/">Roland Dumas</a><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_16_477" id="identifier_16_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Roland Dumas n&rsquo;est depuis longtemps plus trop regardant sur l&rsquo;&eacute;tiquette politique des hommes ou des structures qu&rsquo;il fr&eacute;quente. Ce printemps 2011 l&rsquo;aura ainsi vu accorder trois pages d&rsquo;entretien au journal Flash et surtout participer &agrave; la f&ecirc;te de Radio Courtoisie pour d&eacute;dicacer son livre de m&eacute;moires, flanqu&eacute; d&rsquo;un &ldquo;garde du corps&rdquo; un peu particulier puisqu&rsquo;il s&rsquo;agissait de l&rsquo;ineffable n&eacute;o-nazi Baptiste Coquelle qui travaille pour Vend&ocirc;me S&eacute;curit&eacute;, en charge de la s&eacute;curit&eacute; de la f&ecirc;te de la Courtoisie. Ce qu&rsquo;ignorait certainement Roland Dumas. Mais le monde est petit et les co&iuml;ncidences infinies&hellip;">17</a></sup>. En avril dernier, c’est ainsi Frédéric Chatillon qui a joué l’intermédiaire entre ces deux personnages et Michel Eleftériadés, fort désireux de faire valoir ses contacts internationaux et en particulier français pour décrocher un rôle politique au Liban – un poste de ministre par exemple ? – dans le cadre des tractations alors en cours dans le pays du Cèdre. À ce titre, Roland Dumas est bien sûr une figure en or, ex-ministre, ancien président du conseil constitutionnel, et ayant toujours eu d’excellents rapports avec certaines personnalités syriennes proches du régime baassiste<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_17_477" id="identifier_17_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Doux euph&eacute;misme, puisque Roland Dumas entretint une relation avec la fille du G&eacute;n&eacute;ral Tlass, Nahed Ojjed, du temps o&ugrave; il &eacute;tait ministre des Affaires Etrang&egrave;res, ce qui pour certains &ldquo;services&rdquo; cr&eacute;a de r&eacute;elles inqui&eacute;tudes. Cette derni&egrave;re, via la Fondation Tlass (bas&eacute; au Lichenstein) proposa de financer un scanner d&rsquo;un montant de huit millions de francs pour l&rsquo;h&ocirc;pital de Sarlat en Dordogne, fief &eacute;lectoral de Dumas. Cette affaire s&rsquo;&eacute;bruitant dans la presse il perdit les &eacute;lections l&eacute;gislatives de 1993 et se vit attribuer le surnom de &laquo; Lion de la Tlass &raquo;. Malgr&eacute; tout il eut le temps d&rsquo;&eacute;tablir via la fille, et surtout via son p&egrave;re Mustapha Tlass, un contact direct avec le Pr&eacute;sident Hafez el Assad qui d&eacute;boucha sur deux rendez-vous officieux. Plus r&eacute;cemment, c&rsquo;est le fils et nouveau maitre de la Syrie Bachar el Assad qui l&rsquo;a invit&eacute; lors de son passage &agrave; Paris. Dans l&rsquo;interview qu&rsquo;il donne ce mois &agrave; Info-Syrie, Dumas &eacute;voque ces entrevues en ces termes : &laquo; J&rsquo;ai obtenu mon premier rendez-vous avec le pr&eacute;sident syrien par l&rsquo;interm&eacute;diaire d&rsquo;un ami commun, ancien camarade de combat d&rsquo;Hafez el-Assad, un g&eacute;n&eacute;ral syrien &raquo; sans toutefois &eacute;voquer le nom de Mustapha Tlass, il n&rsquo;a pas cette pudeur virginale dans ses m&eacute;moires, parlant d&rsquo;un homme &laquo; tr&egrave;s francophile &raquo; qui &laquo; avait du chic et du charme &raquo;. Les esprits pervers tels que le n&ocirc;tre se demanderont tout de m&ecirc;me qu&rsquo;est-ce qui peut amener un homme, &agrave; 1re vue sain d&rsquo;esprit, r&eacute;sistant, fils de r&eacute;sistant fusill&eacute; par les nazis, &agrave; consid&eacute;rer un des principaux pourvoyeurs d&rsquo;&eacute;crits antis&eacute;mites et n&eacute;gationnistes &ndash; par le biais de sa maison d&rsquo;&eacute;dition Dar Tlass sise &agrave; Damas &ndash; comme un ami charmant ?">18</a></sup>.</p>
<p>Ce copinage a cependant des limites. Si Eleftériadés est peu étiquetable au regard des critères politiques occidentaux, ce n’est pas pour autant un « fasciste »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_18_477" id="identifier_18_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il ne manque d&rsquo;ailleurs jamais une occasion de rappeler son pass&eacute; &agrave; l&rsquo;extr&ecirc;me gauche, o&ugrave; sa proximit&eacute; avec certains partis communistes, notamment dans l&rsquo;interview qu&rsquo;il donna en avril dernier pour le site Egalit&eacute; &amp; R&eacute;conciliation.">19</a></sup> et on peut supposer que cette rencontre improbable avec l’ancien dirigeant du GUD l’amuse plus qu’autre chose. Par ailleurs il semble se méfier à plusieurs titres du « facho » comme il l’appelle. Il n’a ainsi pas favorisé une quelconque rencontre avec Anis Naccache, parce que celui-ci fait réellement de la politique et aussi sans doute pour des questions de sécurité. L’histoire pluri décennale du GUD fourmille en effet d’anecdotes de barbouzeries et de relations ambigües avec les « services » français. D’ailleurs il est à ce titre assez curieux de noter les liens entre Riwal, la société dirigée par Frédéric Chatillon, et la revue <em>Sentinel</em> dont le créneau est « l’antiterrorisme » et l’analyse des risques géopolitiques. Les numéros de téléphone et fax de la revue (notamment celui pour passer commande d’un numéro ou pour s’abonner<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_19_477" id="identifier_19_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="">20</a></sup>) sont en effet au nom de Riwal, ce qui ne laisse guère de doute sur les rapports entre les deux structures ! Tout comme le fameux « Frédéric Castillon » directeur commercial de la revue nous fait étrangement penser, allez savoir pourquoi, à notre spécialiste des pseudonymes foireux « Frédéric Chatillon »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_20_477" id="identifier_20_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sp&eacute;ciale mention au &laquo; Fr&eacute;d&eacute;ric Dalle &raquo; (= Que dalle) de la page &laquo; contacts &raquo; du site Riwal Communications :

Page aujourd&rsquo;hui disparue. Le besoin de discr&eacute;tion se faisant cruellement sentir, les noms ont &eacute;t&eacute; remplac&eacute;s par les fonctions occup&eacute;es dans l&rsquo;entreprise.">21</a></sup>. Une fois de plus, quel grand écart idéologique entre cette recherche systématique de contacts avec les « mouvements de résistance à l’impérialisme américain » syrien ou libanais, et la participation, même de nature professionnelle, à une revue où l’on retrouve la fine fleur des pseudos spécialistes des « menaces terroristes » et de l’analyse des risques… On pense notamment à Roland Jacquard<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_21_477" id="identifier_21_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pr&eacute;sident du fantomatique Observatoire international du terrorisme et pr&eacute;sident du conseil strat&eacute;gique de Sentinel. Lire &agrave; ce sujet le tr&egrave;s document&eacute; Au nom du 11 septembre&hellip; Les d&eacute;mocraties &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve de l&rsquo;antiterrorisme de Didier Bigo, Laurent Bonelli et Thomas Deltombe aux &eacute;ditions La D&eacute;couverte, et plus pr&eacute;cis&eacute;ment le chapitre &laquo;&nbsp;Armer les esprits : le business des &laquo;&nbsp;experts&nbsp;&raquo; &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision fran&ccedil;aise&nbsp;&raquo;.">22</a></sup>, Aymeric Chauprade<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_22_477" id="identifier_22_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Professeur au Coll&egrave;ge interarm&eacute;es, mis &agrave; l&rsquo;&eacute;cart par son ministre de tutelle, c-a-d- la D&eacute;fense, et tout r&eacute;cemment r&eacute;int&eacute;gr&eacute;, occasionnellement collaborateur de l&rsquo;Afrique R&eacute;elle de Bernard Lugan ou encore de la Nouvelle Revue d&rsquo;Histoire de Dominique Venner. Il serait en contacts occasionnels avec une bonne partie de l&rsquo;extr&ecirc;me droite identitaire tout en refusant de manifester le moindre engagement par souci de l&rsquo;impact sur sa r&eacute;putation&hellip;">23</a></sup>, Bernard Carayon<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_23_477" id="identifier_23_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancien du GUD aujourd&rsquo;hui &agrave; l&rsquo;UMP, tendance droite dure puisqu&rsquo;il a rejoint la Droite Populaire. Il est &eacute;galement sp&eacute;cialiste de l&rsquo;Intelligence &eacute;conomique et c&rsquo;est &agrave; ce titre qu&rsquo;il participe &agrave; la revue.">24</a></sup> et d’autres, tous plus marqués à droite les uns que les autres… Par ailleurs, il se trouve que la sœur de Chatillon est mariée avec un catholique libanais, un Kataëb, membre du bureau politique des Forces Libanaises, ce qui ne milite évidemment pas en sa faveur, même si cela lui assure forcément des contacts sur place.</p>
<p>Enfin le soutien du GUD dirigé par Chatillon aux forces croates contre les Serbes et les Bosniaques au début des années 1990 durant les premières guerres de l’ex Yougoslavie pourrait aussi être un obstacle à de meilleures relations entre F. Chatillon et M. Eleftériadès. Ce dernier fût en effet plutôt proche, voire très proche, des Serbes, alors que du côté gudard, on s’engagea résolument « aux côtés des combattants croates contre les tchetniks ». Ne faisant pas dans la demi-mesure, ils rejoignirent les milices de Dobroslav Paraga du Parti du Droit qui déclarait que la milice HOS « accueille tous ceux qui sont prêts à combattre les communistes et les Serbes ». Parallèlement à l’engagement sur le terrain de certains, le GUD organisa à Paris un meeting « pour la Croatie nationaliste » le 19 décembre 1991, puis envoya une nouvelle délégation du Gud à Zagreb .<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/meeting_croatie_dec1991.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1579" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/meeting_croatie_dec1991.jpg" alt="meeting_croatie_dec1991" width="592" height="807" /></a></p>
<h3>Quand l&rsquo;hiver fut venu…</h3>
<p>Cet intérêt pour la Syrie et le Liban a évidemment un pendant économique car Chatillon et ses proches sont des chefs d’entreprise. Chatillon a créé Riwal Communication en mars 1995 avec un petit capital et trois associés : sa compagne Marie d’Herbais, Axel Loustau qu’on ne présente plus<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_24_477" id="identifier_24_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sinon en quelques mots : fils de Fernand Loustau, fondateur de Normandy S&eacute;curit&eacute;, Axel a fait ses premi&egrave;res armes militantes au GUD aux c&ocirc;t&eacute;s de Chatillon. Durant la campagne des r&eacute;gionales de 1992, c&rsquo;est lui en particulier qui assurait la coordination entre Normandy et le GUD pour la fourniture de renforts au service d&rsquo;ordre du FN. Devenu administrateur de Normandy apr&egrave;s la mort de son p&egrave;re, il a &eacute;t&eacute; inqui&eacute;t&eacute; par la police dans le cadre de l&rsquo;enqu&ecirc;te sur la tentative d&rsquo;attentat contre Yves Derai de Tribune Juive en 1996. Il a &eacute;galement &eacute;t&eacute; par la suite candidat pour le FN, en particulier aux l&eacute;gislatives de 1997 dans les Hauts-de-Seine. Parall&egrave;lement &agrave; la transformation de Normandy en Vend&ocirc;me S&eacute;curit&eacute;, il est devenu actionnaire de la SARL IDeveloppement, cr&eacute;atrice du site iencheres.com en 2001. En janvier 2011, Axel Loustau a revendu une partie de ses parts dans Vend&ocirc;me &agrave; une autre soci&eacute;t&eacute; de s&eacute;curit&eacute;, Colis&eacute;e S&eacute;curit&eacute;, dirig&eacute;e par Nicolas Chazot, devenant ainsi actionnaire minoritaire. Cela n&rsquo;emp&ecirc;che pas d&rsquo;y retrouver comme vigiles certaines figures montantes de la sc&egrave;ne nationaliste parisienne, de Baptiste Coquelle &agrave; S&eacute;bastien Vannier en passant par Alb&eacute;ric d&rsquo;Herbais, fr&egrave;re de Marie ou encore Tony Baroud, l&rsquo;ancien animateur des Jeunesses Libanaises Chr&eacute;tienne &agrave; Paris, aujourd&rsquo;hui reconverti dans le nouveau GUD d&rsquo;Edouard Klein.">25</a></sup> et Virginie Barlemont<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_25_477" id="identifier_25_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Proche du GUD lors de ses &eacute;tudes au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, cette fille d&rsquo;un haut cadre du FN a elle-m&ecirc;me &eacute;t&eacute; candidate pour le FN dans la Sarthe dont elle est originaire avant de basculer avec son p&egrave;re dans l&rsquo;aventure m&eacute;gretiste du MNR &agrave; partir de 1999.">26</a></sup>. Mais depuis 1996, la société a connu plusieurs remaniements dans la distribution de son capital, au gré des cessions de parts. Dès 1996, Thomas Lagane remplace V. Barlemont puis des membres de la famille de Frédéric Chatillon intègrent le capital, celui-ci se limitant à Frédéric Chatillon et Axel Loustau à partir de 2005. Le capital de la société est demeuré longtemps le même avant que les deux associés ne se décident à une brutale augmentation en décembre 2009. Il est alors porté à hauteur de 180 000 euros, officiellement pour faire face à des difficultés de trésorerie de la société et amortir l’impact de la crise économique ainsi que pour financer le développement de l’activité sur des créneaux à fort potentiel. Le dernier bilan comptable déposé par la société remontant à 2006, il est bien évidemment difficile de juger de la réalité de ces justifications. Le chiffre d’affaire approchait alors 900 000 euros pour seulement plus de 20 000 euros de bénéfices, ce qui est loin d’être Byzance et signifie que la masse salariale et les frais généraux doivent être plus que conséquents. Par ailleurs les associés ont décidé d’ajouter de nouveaux noms commerciaux en sus des Éditions des Monts d’Arrée : Riwal Communication, Riwal l’Agence, Iona, Ivaos et Taliesin<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_26_477" id="identifier_26_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Figure de la mythologie celte, barde et po&egrave;te.">27</a></sup> ainsi que d’étendre à l’étranger l’objet de la société : le conseil en communication, le marketing direct, l’édition de livres et revues. Sans guère de surprise, le premier pays à voir naître une antenne de la société a été… la Syrie ! Riwal Syria est installée à Damas et dirigée par Thiebault El Bakjaji. L’agence affiche déjà quelques références clients, dont bien sûr le ministère syrien du tourisme… Rien d’étonnant donc à ce que Riwal soit à l’origine de certaines campagnes de promotion de ce ministère<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_27_477" id="identifier_27_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Voir &agrave; ce propos. La correspondante du Minist&egrave;re du Tourisme en contact avec Chatillon s&rsquo;appelle Rania Kardahi, en charge du d&eacute;partement Promotion et c&rsquo;est Riwal qui g&egrave;re le site syrievoyage.fr qui est le site de promotion du Minist&egrave;re du Tourisme syrien depuis 2008.">28</a></sup>, du moins jusqu’aux événements récents survenus dans ce pays.</p>
<p>L’augmentation de capital s’est faite par apport de fonds personnels de Frédéric Chatillon et par intégration d’une nouvelle associée, au demeurant salariée de la société, Sighild Blanc. Née en 1982, Mlle Blanc n’est évidemment pas issue de la même génération militante que les anciens qui travaillent à Riwal, Chatillon ou Jildaz Mahé<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_28_477" id="identifier_28_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Fils d&rsquo;un journaliste c&eacute;l&egrave;bre de Paris-Match, qui fut un proche d&rsquo;Occident et prit des responsabilit&eacute;s dans un groupuscule Pour une Jeune Europe (cr&eacute;&eacute; lors de la scission d&rsquo;Occident par une faction oppos&eacute; &agrave; Alain Robert), puis participa &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;Ordre Nouveau &agrave; contre coeur. Jildas est responsable du FNJ Paris au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990 et intervenant &agrave; ce titre au grand meeting unitaire des &eacute;tudiants nationalistes &agrave; Paris le 30 novembre 1993 m&ecirc;me s&rsquo;il est d&eacute;j&agrave; un compagnon de route de Chatillon et du GUD. Rapidement rep&eacute;r&eacute; sur Paris I en Histoire, &laquo;bani&raquo; de Tolbiac en 1994 lors de sa deuxi&egrave;me ann&eacute;e de DEUG, il semble s&rsquo;&ecirc;tre reconverti en Droit. On le retrouve aux c&ocirc;t&eacute;s de Chatillon dans diverses initiatives politiques, d&rsquo;UDVS en 1998 &agrave; la PR de Soral au retour du voyage en Palestine fin ao&ucirc;t 2006 et lors de l&rsquo;invitation aux 59e journ&eacute;es de d&eacute;dicace de Science-Po d&eacute;but d&eacute;cembre 2006. Il n&rsquo;est cependant pas pour autant l&rsquo;ombre du grand Fred puisqu&rsquo;il ne suit que de loin certaines options de son camarade et patron.">29</a></sup>Mais on la retrouve comme directrice artistique dans toutes les activités de la société depuis le début des années 2000 et comme compagnon de route de certaines initiatives politiques des années 2000. Entre autres, elle participe à l’élaboration du Crazypack en 2003-2004, un emballage amovible pour paquet de cigarette pouvant servir de support publicitaire pour lequel Riwal reçoit une récompense de la profession. Ce travail est d’ailleurs accompli avec la collaboration de Gauthier Guillet dont nous avons déjà été amenés à parler par le passé<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_29_477" id="identifier_29_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Apr&egrave;s&nbsp;l&rsquo;&eacute;pisode de 1996, Guillet fut un compagnon de route des M&eacute;gret sur Vitrolles, comme &eacute;lu municipal et adjoint &agrave; l&rsquo;urbanisme. Mais auparavant, les auteurs des Rats maudits rapportent comment il aurait &eacute;t&eacute; sauv&eacute; d&rsquo;une agression gauchiste par des militants iraniens &ndash; toujours l&rsquo;Iran ! &ndash; mais partisans du Shah. C&rsquo;&eacute;tait en 1982 ! Sighild Blanc a &eacute;galement travaill&eacute; en tant que directrice artistique avec une autre vieille connaissance de Fr&eacute;d&eacute;ric Chatillon, Erick Bonnier, photographe et directeur litt&eacute;raire des &eacute;ditions Encres d&rsquo;Orient qui comme leur nom l&rsquo;indique &eacute;ditent des ouvrages sur le Proche-Orient. Elles viennent en particulier de publier un ouvrage de Mohamed Siffaoui, journaliste alg&eacute;rien aux m&eacute;thodes controvers&eacute;es et dont on peut dire qu&rsquo;il est proche des milieux &ldquo;n&eacute;o-cons&rdquo;.">30</a></sup>. En 2005, elle est directrice de publication de <em>The Monde</em>, pastiche du quotidien du soir qui brocarde très largement la politique américaine et les positions souvent atlantistes du journal<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_30_477" id="identifier_30_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sighild Blanc a depuis laiss&eacute; sa place &agrave; Caroline H&eacute;naff, ancienne &ldquo;journaliste&rdquo; sur M6 et conaissance d&rsquo;Alain Soral, P.-E. Blanrue ainsi que de l&rsquo;&eacute;quipe de Riwal bien &eacute;videmment.">31</a></sup>. Mais on la retrouve également dans le bureau de l’association Envie de rêver, fondée en octobre 2007 par Serge Ayoub et qui marquait son retour sur la scène publique.</p>
<p>Cependant c’est évidemment son rôle dans la revue <em>Cigale</em> qui est le plus intéressant. <em>Cigale</em> est un mensuel gratuit distribué dans les boulangeries parisiennes depuis mars 2006. Son directeur de publication était alors Jildas Mahé et la société éditrice Dolmen<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_31_477" id="identifier_31_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Dolmen est une soci&eacute;t&eacute; don&rsquo;t l&rsquo;activit&eacute; principale d&eacute;clar&eacute;e est le conseil pour les affaires et la gestion, domicili&eacute;e au 39 rue Vineuse dans le XVIe arrdt de Paris mais qui a un statut de groupement de droit priv&eacute; non dot&eacute; de la personnalit&eacute; morale et qui n&rsquo;est pas inscrit au registre du commerce, ce qui emp&ecirc;che toute consultation publique des statuts. Cela n&rsquo;emp&ecirc;che pas pour des observateurs un peu attentifs de retrouver sa trace dans des activit&eacute;s politiques r&eacute;centes comme la publication de Au Front ou dans certaines activit&eacute;s de Riwal comme la fabrication du Crazy Pack.">32</a></sup> avant que ce rôle ne soit transféré à Taliesin. Se présentant comme un gratuit touche-à-tout, <em>Cigale Magazine</em> brouille les pistes en mélangeant habilement des univers différents. Dans les personnes qui éditent et participent au magazine tout d’abord. Une bonne partie de l’équipe, sans préjuger de leurs opinions politiques, ne présente pas d’engagement passé connu. Mais ce n’est pas le cas de tous et on reconnaît bien là la patte de Riwal. Taliesin a été fondée en août 2006 avec un petit capital de 10 000 euros par des associés qu’il n’est absolument pas étonnant de retrouver là : Jildas Mahé O’Chinal (245 parts), F. Chatillon (235), Françoise Cocault<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_32_477" id="identifier_32_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="M&egrave;re de Jildas Mah&eacute; O&rsquo;Chinal et d&eacute;j&agrave; associ&eacute;e par le pass&eacute; avec lui dans des SARL, en particulier Auto Net, dissoute en 2000.">33</a></sup> (25), Alain Lefebvre<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_33_477" id="identifier_33_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Alain Lefebvre, n&eacute; en 1947, est un ancien militant de la F&eacute;d&eacute;ration des &Eacute;tudiants Nationalistes (FEN) et &agrave; ce titre il contribuait aux Cahiers Universitaires, le journal du mouvement. En 1968, il compte parmi les membres fondateurs du GRECE et il participe tout naturellement &agrave; l&rsquo;aventure du Figaro magazine avec Alain de Benoist et d&rsquo;autres &laquo; grecistes&raquo;. En 1983, il fonde l&rsquo;&eacute;ph&eacute;m&egrave;re Magazine hebdo alors qu&rsquo;il dirige le groupe Media qui comprend des titres aussi divers que l&rsquo;Officiel protection-s&eacute;curit&eacute;, dont il devient directeur de la r&eacute;daction avec Serge Ferrand comme r&eacute;dacteur en chef, ou La Tribune parlementaire et L&rsquo;Histoire magazine. Il s&rsquo;est &eacute;galement int&eacute;ress&eacute; &agrave; l&rsquo;univers de la publicit&eacute; en collaboration avec le journaliste Christian Blachas, animateur de l&rsquo;&eacute;mission Culture-Pub. En juillet 2009, l&rsquo;Express  a &eacute;voqu&eacute; un d&icirc;ner ayant eu lieu chez lui en compagnie d&rsquo;Albert Spaggiari et Marc-Edouard Nabe.">34</a></sup> (20), Riwal (10) et P. Peninque (465). Ce dernier est d’ailleurs désigné gérant de la société. En décembre 2008, il accepte de céder son poste à Christophe Collet «<em>… en raison du projet de développement d’une télévision sur Internet accessible sur le téléphone mobile, secteur dont il est un expert reconnu.</em> » L’opération s’accompagne d’une augmentation de capital et c’est une société danoise, Mulvaney’s Ejendomme ApS, qui n’est qu’une filiale d’une SEP dirigée par Peninque, Artec, qui devient actionnaire majoritaire en rachetant les parts de Jildas Mahé, F. Chatillon, Riwal et Peninque lui-même.<br />
En juin 2009, la société continue à se développer en faisant entrer dans son capital un fonds d’investissement nommé Octans Investissements SCA, domicilié 39 rue Vineuse ainsi que trois nouveaux actionnaires. Le capital social de Taliesin est dorénavant de 100 000 € réparti entre Françoise Cocault, Alain Lefebvre, Mulvaney’s Ejendomme, Christophe Collet<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_34_477" id="identifier_34_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="En f&eacute;vrier 2011, Christophe Collet c&egrave;de ses parts &agrave; la soci&eacute;t&eacute; BIRDEE (dont il est le g&eacute;rant !! et au capital de 299.017,50 &euro;).">35</a></sup>, Eric Le Gall, Alexis Sainte Marie<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_35_477" id="identifier_35_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Membre de la r&eacute;daction de Cigale. Il a r&eacute;alis&eacute; un entretien avec Alain de Benoit pour le Cigale d&rsquo;octobre 2009, mais qui n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; publi&eacute;e.">36</a></sup>, Guy Thion de la Chaume et Octans Investissements. Dirigée par Philippe Nguyen-Cong-Duc<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_36_477" id="identifier_36_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cette soci&eacute;t&eacute; de Philippe Nguyen-Cong-Duc Philippe brasse &eacute;norm&eacute;ment d&rsquo;argent (on parle en millions d&rsquo;euros). Un exemple : cette soci&eacute;t&eacute; au capital de 2.868.570 &euro; dont il est le dirigeant et qui porte un nom assez &eacute;vocateur non ? :&laquo; M. NGUYEN-CONG-DUC Philippe est n&eacute;(e) le 31.01.1958 et est president de la soci&eacute;t&eacute; COMPAGNIE EUROPEENNE DE LUXE ET TRADITION OU CELT SAS. &raquo;">37</a></sup>, cette société est à distinguer d’Octans Gestion, dont l’adresse est la même, mais qui est dirigée par Philippe Peninque<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_37_477" id="identifier_37_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Philippe Peninque est investi dans de tr&egrave;s nombreuses soci&eacute;t&eacute;s. L&rsquo;une d&rsquo;elles &eacute;tait une soci&eacute;t&eacute; immobili&egrave;re du nom de SCI La Rumine. Il y &eacute;tait associ&eacute; avec un autre ancien du GUD des ann&eacute;es 1974 76 du nom de Lionel Queudot qui dirigeait entre autre une fiduciaire en suisse. Son nom a &eacute;t&eacute; &eacute;voqu&eacute; dans l&rsquo;affaire du faux passeport de Sirven puisque c&rsquo;est lui qui aurait achet&eacute; un vrai passeport &agrave; un ancien camarade, ex-gudard et ex-membre de l&rsquo;&eacute;quipe de Bob Denard. C&rsquo;est avec ce passeport que Sirven se serait enfui aux Philippines.
">38</a></sup>. On retrouve d’ailleurs celle-ci dans l’augmentation récente de capital de la <em>Lettre Sentinel</em>, son directeur Christophe Boucher justifiant son choix par le fait que Octans Gestion “partage notre [la Lettre Sentinel. NDLR] vision du long terme comme nos objectifs éditoriaux”. On ne saurait mieux dire. Le 39 rue Vineuse et le 36 rue Scheffer sont décidemment un tout petit monde…</p>
<p>Dans l’équipe de rédaction, certains profils sont tout aussi marqués. On y retrouve Françoise Cocault sous le nom de Françoise Lemoine comme directrice de la rédaction après avoir travaillé plus de vingt ans au <em>Figaro</em> mais également son fils Jildaz dans les différents postes possibles, de directeur de la publication à simple collaborateur<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_38_477" id="identifier_38_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Depuis ce printemps 2011, l&rsquo;OURS du magazine a vu dispara&icirc;tre tous les noms des personnes que nous citons &agrave; l&rsquo;exception de Fran&ccedil;oise Lemoine qui demeure directrice de la r&eacute;daction.">39</a></sup>. Le rédacteur en chef est par ailleurs depuis le numéro un Christian Rol<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_39_477" id="identifier_39_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf note pr&eacute;c&eacute;dente, ce qui a peut-&ecirc;tre un rapport avec la sortie de l&rsquo;ouvrage de Maxime Brunerie.">40</a></sup>. Ancien de Troisième Voie et du GRECE, son dernier fait d’armes est d’avoir co-écrit le livre de “mémoires” de Maxime Brunerie, livre qui a soulevé quelques légitimes <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/05/14/maxime-brunerie-un-livre-ambivalent/" target="_blank">interrogations</a><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_40_477" id="identifier_40_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Un vieux fond d&rsquo;&eacute;ducation chr&eacute;tienne nous poussera &agrave; faire preuve de charit&eacute; envers le pr&eacute;facier de l&rsquo;ouvrage, l&rsquo;ineffable Bourseiller, qui a rat&eacute; une fois de plus l&rsquo;occasion de ne pas se ridiculiser.">41</a></sup>. Mais on croise aussi, le temps de quelques numéros, d’autres figures connues. C’est le cas par exemple d’Alexandre Parmentier, qui fut en charge de la publicité et qui a fréquenté les groupuscules radicaux parisiens depuis le début des années 2000 : Unité Radicale, Jeunesses Identitaires… Il est d’ailleurs le compagnon de Marie-Céline Bruneaut, ancienne militante et candidate du MNJ-MNR, du FN mais aussi des JI et du Bloc Identitaire. D’une génération bien antérieure, on peut citer Minh Tran Long qui avec son frère Yann militait à la fin des années 1970 à la FANE avant de s’engager dans la Légion Étrangère et qui a assuré une chronique NTIC dans <em>Cigale</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_41_477" id="identifier_41_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sous la signature du &ldquo;v&eacute;n&eacute;rable Minh tran Long&rdquo;.">42</a></sup>.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Cigale_Minh_Tran_Long.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1580" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Cigale_Minh_Tran_Long-1024x296.jpg" alt="Cigale_Minh_Tran_Long" width="474" height="137" /></a></p>
<p>Le contenu est à <a href="http://www.cigalemag.com/magazine/index.htm" target="_blank">l’avenant</a>. Bien sûr, <em>Cigale</em> parle de beaucoup de choses, sans que l’on puisse noter une quelconque orientation politique et ses animateurs ne manqueront pas de le faire remarquer. C’est un gratuit qui est là pour récolter des recettes publicitaires et assurer des publi-reportages soignés et gratifiants pour les entreprises concernées ou les lieux évoqués. Disons-le tout net : le but est atteint et <em>Cigale</em> est une excellente démonstration du savoir-faire de Riwal en terme de communication.<br />
Cependant il n’est guère difficile pour un lecteur averti de déceler, au fil des numéros, des petites manifestations de l’ancrage politique des concepteurs de <em>Cigale</em>.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Cigale_Michel_Elefteriades_1_.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1581" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Cigale_Michel_Elefteriades_1_-1024x475.jpg" alt="Cigale_Michel_Elefteriades_1_" width="474" height="219" /></a><br />
Parmi de multiples exemples : articles réguliers sur l’actualité de la Fondation Bardot qui figure depuis longtemps dans les références clients de Riwal Communication et dont la fondatrice clame depuis aussi longtemps son amitié pour Jean-Marie Le Pen, promotion de lieux emblématiques comme le domaine de Grand’Maisons<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_42_477" id="identifier_42_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Domaine des Yvelines qui est la propri&eacute;t&eacute; de catholiques traditionnalistes et qui sert de lieu d&rsquo;accueil pour une multitude de r&eacute;unions d&rsquo;extr&ecirc;me droite depuis une bonne d&eacute;cennie, de Renaissance Catholique &agrave; Terre &amp; Peuple en passant par &Eacute;galit&eacute; &amp; R&eacute;conciliation.">43</a></sup> à Villepreux ou de produits très tendances tel que « Pur Rosée » de Didier Sicot<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_43_477" id="identifier_43_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sicot dirigeait auparavant une boite de s&eacute;curit&eacute; Body S&eacute;curit&eacute; Priv&eacute;e et a &eacute;t&eacute; incarc&eacute;r&eacute; au moment de l&rsquo;affaire Elf- Sirven pour vol de scell&eacute;es &agrave; la brigade financi&egrave;re ; il organise deux voyages d&rsquo;Alfred Sirven en France alors qu&rsquo;il est recherch&eacute; et a &eacute;t&eacute; l&rsquo;ancien garde du corps de Loic Le Floc Prigent et Christine Deviers Joncour maitresse de Dumas.">44</a></sup>, publicité pour la société spécialisée dans l’événementiel Crossroads, fondée et dirigée par Minh Tran long déjà cité ci-dessus, ou un projet internet fumeux de Michel Eleftériadés, nowheristan.org.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/cover_108-fe9b3.jpg"><img class="alignleft wp-image-1582" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/cover_108-fe9b3.jpg" alt="cover_108-fe9b3" width="200" height="274" /></a>Et numéro spécial sur la Syrie en 2008. Bien sûr, là aussi, Cigale a déjà évoqué de très nombreuses destinations touristiques. Mais ce numéro dithyrambique sur la Syrie ne sort pas de nulle part et peu de numéros du magazine ont été aussi complets sur une proposition de voyage…</p>
<h3>Et la politique bordel ?</h3>
<p>Quel commentaire politique peut-on faire sur tous ces éléments factuels ? À l’évidence, il est difficile de cerner un projet clair à partir de toutes ces initiatives mélangeant politique, show-bizness et intérêts financiers. Surout lorsqu’on rajoute d’autres éléments comme la proximité jamais démentie entre Chatillon, ses amis et Marine Le Pen.<br />
Chatillon n’est pas un idéologue et s’il est souvent présenté comme un NR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_44_477" id="identifier_44_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nationaliste-R&eacute;volutionnaire">45</a></sup> par des journalistes ou des « spécialistes de l’extrême droite », il n’en conserve apparemment qu’un nombre limité de fondamentaux : aversion affichée envers le monde juif et admiration toute aussi évidente pour certains régimes politiques nationalistes et socialistes européens des années 1930<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_45_477" id="identifier_45_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Outre Les rats maudits, les &eacute;ditions des Monts d&rsquo;Arr&eacute;e publi&egrave;rent &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque une plaquette sur la r&eacute;publique sociale italienne, c&rsquo;est-&agrave;-dire le dernier r&eacute;duit mussolinien, appel&eacute;e r&eacute;publique de Salo.">46</a></sup>. Il se trouve que le régime baasiste réunit ces deux dimensions même si l’idéologie baasiste n’est plus depuis longtemps qu’un aimable folklore politique à la “Potemkine”<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_46_477" id="identifier_46_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Auquel Chatillon n&rsquo;est pas le seul &agrave; se r&eacute;f&eacute;rer, en t&eacute;moigne cet&nbsp;article estival de Christian Bouchet.">47</a></sup>. Les liens avec la famille Tlass font le reste… En France, cette farouche hostilité à Israël et à la judéité en général est sans doute la seule ligne politique un tant soit peu constante de la bande à Chatillon depuis les années 1990. Cela explique sa présence dans des manifestations comme celle contre l’intervention israélienne à Gaza en janvier 2009 ou un intérêt récurrent pour la question du révisionnisme, d’<a href="http://reflexes.samizdat.net/politique/">UDVS</a> créée avec Roger Garaudy au procès de Dieudonné pour contestation de crimes contre l’humanité en présence des frères Faurisson.</p>
<div id="attachment_1583" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Dieudonne_Chatillon_Loustau_Skandrani.jpg"><img class="size-full wp-image-1583" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Dieudonne_Chatillon_Loustau_Skandrani.jpg" alt="Janvier 2009, manif pour Gaza durant l’opération &quot;Plomb durci&quot;, F. Chatillon et A. Lousteau accompagnent Dieudo et Ginette Skandrani lors d’une très brève apparition dans le cortège du Collectif Cheick Yassine, les seuls suceptibles de les accueillir, et surtout de laisser le micro à Dieudonné comme le fit Nelly Leboucher, l’épouse convertie du gourou du collectif Abdelhakim Sefrioui. " width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Janvier 2009, manif pour Gaza durant l’opération &laquo;&nbsp;Plomb durci&nbsp;&raquo;, F. Chatillon et A. Lousteau accompagnent Dieudo et Ginette Skandrani lors d’une très brève apparition dans le cortège du Collectif Cheick Yassine, les seuls suceptibles de les accueillir, et surtout de laisser le micro à Dieudonné comme le fit Nelly Leboucher, l’épouse convertie du gourou du collectif Abdelhakim Sefrioui.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1584" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Chatillon_Dieudonne_et_Faurisson.jpg"><img class="size-full wp-image-1584" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Chatillon_Dieudonne_et_Faurisson.jpg" alt="2009, théâtre de la Main d’Or : Chatillon, Dieudo et Faurisson, à qui l’ont vient certainement d’expliquer que cette photo n’existe pas et que cette rencontre n’a jamais eu lieu !!" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">2009, théâtre de la Main d’Or : Chatillon, Dieudo et Faurisson, à qui l’ont vient certainement d’expliquer que cette photo n’existe pas et que cette rencontre n’a jamais eu lieu !!</p></div>
<p>On aura bien sûr beau jeu de nous opposer la présence de Chatillon et de ses amis à une multitude de manifestations, les dernières en date étant par exemple celles du 9 mai 2010 avec Axel Loustau ou le 8 mai 2011<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_47_477" id="identifier_47_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jildaz Mah&eacute; y &eacute;tait seul, la petite bande ayant s&eacute;v&egrave;rement arros&eacute; l&rsquo;anniversaire d&rsquo;Axel Loustau sur une p&eacute;niche la veille au soir&hellip;">48</a></sup>, ou encore l’apéro saucisson-pinard du 18 juin 2010 ou la manifestation de l’Autre Jeunesse, c’est-à-dire les ex-Jeunesses Identitaires le 23 octobre 2010. Mais si cette très courte liste peut sembler incohérente, elle ne fait que refléter une autre constante de Chatillon, Loustau et cie, qui est d’essayer d’être la référence occulte de tout ce qui se monte ou se déroule sur Paris. Cette prétention n’est pas usurpée puisque les années 2000 ont vu défiler auprès de Chatillon et Loustau tout ce que Paris a vu se créer comme nouveaux mouvements droitistes, des Jeunesses Identitaires<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_48_477" id="identifier_48_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Exemple, la soir&eacute;e des Lambdas au printemps 2009 qui &eacute;tait pr&eacute;sent&eacute; en interne comme &laquo; une soir&eacute;e de Gala destin&eacute;e &agrave; pr&eacute;senter les militants identitaires &agrave; nos soutiens (financiers ou autres) et aux anciens afin de r&eacute;colter quelques menus argents &raquo;. Mais il y eut &eacute;galement un petit nombre de rencontres lors de repas entre les &laquo; Anciens &raquo; et les dirigeants des JI Paris, Ga&euml;tan Bertrand en particulier.">49</a></sup> au néo-GUD en passant par Pro Patria<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_49_477" id="identifier_49_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le petit groupe NR se r&eacute;unissait dans le sous-sol d&rsquo;un local de Vend&ocirc;me S&eacute;curit&eacute; dans le XVIe arrdt de Paris">50</a></sup>. Ce qui était recherché auprès des « Anciens » comme ils sont appelés n’était d’ailleurs pas tant la caution politique que les moyens financiers et matériels dont dispose la fine équipe. Mais toutes ces tentatives ont en général fait long feu, les « Anciens » rechignant à soutenir ce qu’ils ne contrôlent pas totalement.</p>
<p>Ce tropisme pour le Proche-Orient de la clique Chatillon engage-t-il politiquement Marine Le Pen ? La réponse est évidemment oui et non, la réciproque étant également vraie. Si Chatillon est un ami de la présidente du FN et un prestatire de services<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-chemin-de-damas-de-monsieur-c/#footnote_50_477" id="identifier_50_477" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il semble &eacute;vident que les perspectives &eacute;lectorales de Marine Le Pen suffisent &agrave; expliquer la pr&eacute;sence renforc&eacute;e de Riwal dans l&rsquo;orbite de la pr&eacute;sidente du FN car ce sont &eacute;galement des perspectives financi&egrave;res. Cela justifie largement de passer sur des d&eacute;saccords politiques. Gageons qu&rsquo;au gr&eacute; des sondages positifs, le FN va redevenir un p&ocirc;le attractif pour une grande partie des militants d&rsquo;extr&ecirc;me droite.">51</a></sup>, il n’en est pas un conseiller et une partie non négligeable des orientations du FN ne correspond pas à ses choix personnels. Pour autant, cela n’exclut pas une influence ponctuelle comme a pu le montrer la création du matériel de propagande de la campagne 2007 et l’orientation générale de celle-ci. D’ailleurs au congrès de Tours en janvier dernier, Riwal avait installé ses bureaux au deuxième étage du bâtiment utilisé par le parti pour ses débats. Chatillon aime avant tout être près de ce qui brille, tout en ayant l’impression de tirer les ficelles. Cela explique largement ce grand écart apparent entre la proximité avec le FN marinisé et ses options politiques.<br />
Par ailleurs, si Chatillon n’est pas un conseiller de Marine Le Pen, Philippe Peninque en est un. C’est lui qui s’est par exemple chargé ces dernières années des manœuvres d’approche en direction des milieux susceptibles de travailler avec la future présidente du FN, comme le 19 octobre 2009 lorsqu’il a appelé Fabrice Robert pour lui proposer de le rencontrer car selon lui, il n&rsquo;y avait plus que Marine et le Bloc Identitaire, soit des « gens intelligents en rupture avec l&rsquo;extrême-droite », ce qui imposait qu&rsquo;à terme, un accord politique soit conclu entre le Bloc et Marine Le Pen, en particulier pour s&rsquo;entendre localement pour des élections&#8230; Difficile de croire, étant donnée la proximité entre Frédéric Chatillon et Philippe Peninque, que les deux hommes n’échangent pas de points de vue politiques.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Le_pirate_vous_salue_bien-4-c4541.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1585" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Le_pirate_vous_salue_bien-4-c4541.jpg" alt="Le_pirate_vous_salue_bien----4-c4541" width="234" height="283" /></a></p>
<p>Les mois à venir nous diront si les amitiés syriennes de Frédéric Chatillon sont devenues plus qu’une anecdote pour une direction du FN aspirant à autre chose qu’au rôle dans lequel le fondateur du FN s’est complu à demeurer et dont le barnum chatillonesque est une manifestation parmi d’autres.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_477" class="footnote">Nous ne ferons aucun commentaire sur des rumeurs récentes et d’ordre privé, même si elles auront forcément des implications politiques.</li><li id="footnote_1_477" class="footnote">Chatillon a en particulier sauvé la mise de “l’artiste” le soir du 1er tour de l’élection présidentielle d’avril 2007 lors de la fête qui se tenait au siège du FN et durant laquelle un petit groupe de hooligans semblait vouloir lui faire un mauvais parti.</li><li id="footnote_2_477" class="footnote">Article paru dans le n°2368 de <em>Minute</em></li><li id="footnote_3_477" class="footnote">J.-M. Molitor nous sert en l’occurrence une aimable galéjade, Novopress étant rien moins qu’une agence de presse et a fortiori indépendante.</li><li id="footnote_4_477" class="footnote">Qui tous deux, et sans surprise, ont répondu aux questions du site Info-Syrie.</li><li id="footnote_5_477" class="footnote">Il semble que Philippe Peninque ait été pressenti pour devenir SG du FN en septembre 2009 en remplacement de Louis Aliot, à l’instar de trois autres personnalités en l’occurrence Michel Guiniot, Jean-François Jalkh et Steeve Briois. L’évocation de cette éventualité par <em>Minute</em>, sans citer d’ailleurs les noms des pressentis, valut à l’hebdomadaire un droit de réponse furibard de Jean-Marie Le Pen : “<em>Monsieur,<br />
Mis en cause dans un article de votre hebdomadaire du mercredi 23 septembre 2009 consacré à la liberté de la presse, vous faites état d’informations qui sont fausses. […] Vous écrivez, en effet, que le Secrétaire Général du Front National ignore qu’au moins quatre Cadres ont été approchés pour lui succéder. Vous admettrez qu’il n’y a que le Président du Front National qui puisse faire de telles démarches. Or, je pose à cette affirmation un démenti formel.<br />
Il suffirait pour établir votre bonne foi, qui a peut-être été surprise, que vous publiiez les noms, non pas de votre informateur, il est couvert par la confidentialité des sources, mais des quatre personnes qui auraient été sollicitées pour occuper le poste de Secrétaire Général. Peut-être auriez-vous pu m’interroger sur le sujet ?<br />
Sentiments sincères. Jean-Marie LE PEN</em> »<br />
Pour autant, Peninque semble être accusé par certains cadres du parti d&rsquo;avoir ruiner le Front car c&rsquo;est sur ses conseils que Le Pen aurait refusé de payer Fernand Le Rachinel dans le conflit l’opposant à l’ancien imprimeur du FN.</li><li id="footnote_6_477" class="footnote">Article cité.</li><li id="footnote_7_477" class="footnote">Ce n’est en fait pas le seul instant, en témoignent les photos inédites que nous publions ici. D’ailleurs, ce ne fut pas le seul instant même à l’époque puisque <em>quibla.net</em>, un site animé par Fausto Guidice, publia à l’époque sous le pseudo d&rsquo;Ayman El Kayman une photographie de Chatillon, Dieudonné et un cadre du Hezbollah pour mieux dénoncer les accointances entre Dieudonné et l’ancien Gudard.</li><li id="footnote_8_477" class="footnote">Une des principales scène culturelle de Beyrouth, où se produisent des artistes aussi divers et variés que Bernard Lavilliers, Jane Birkin, les Têtes Raides, Gnawa Diffusion… et Dieudonné.</li><li id="footnote_9_477" class="footnote">Sur le général Mustapha Tlass, voir <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">ici</a> ou encore “<em>Petite leçon de dictature Made in Syria</em>” dans <em>Der Spiegel</em>, 2005, repris par <a href="http://www.courrierinternational.com/article/2005/03/10/petite-lecon-de-dictature-made-in-syria" target="_blank"><em>Le Courrier International</em></a>, où l’on découvre, entre autre, le goût prononcé pour la décoration d’intérieur du Général puisque dans son salon, au milieu des portraits de famille figure “ […]<em> deux petits dessins à la craie représentant des fleurs sauvages, signés… Adolf Hitler.</em>” </li><li id="footnote_10_477" class="footnote">Michel Eleftériadés a une notice <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_%C3%89l%C3%A9ft%C3%A9riad%C3%A8s" target="_blank">wikipedia</a> </li><li id="footnote_11_477" class="footnote">Le Mouvement Unifié des Résistances fut un mouvement nationaliste dirigé par Michel Aoun, composé de chrétiens, opposé à la fois à l’occupation syrienne du Liban et aux forces libanaises de Samir Geagea. Le Mouvement n’existe plus et a été remplacé par le Courant Patriotique Libre (CPL), allié du Hezbollah.</li><li id="footnote_12_477" class="footnote">En avril 2010 après une conférence internationale de soutien à la libération du militant communiste et internationaliste Georges Ibrahim Abdallah, membre des FARL (Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises) emprisonné en France depuis 1984 et libérable depuis 2002 (cf <a href="http://liberonsgeorges.over-blog.com" target="_blank">blog</a> du Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah.</li><li id="footnote_13_477" class="footnote">Avocat en France d’Anis Naccache.</li><li id="footnote_14_477" class="footnote">On peut rappeler à ce titre la conférence de l’ambassadeur d’Iran en France Seyed Mehdi Miraboutalebi au Doux Raisins organisée par l’hebdomadaire <em>Flash</em> ou encore son interview donnée à <em>Réfléchir &amp; Agir</em>. Tout comme les fanfaronnades de Blanrue prétendant avoir été reçu dans cette même ambassade. Ce qui est sûr, c’est qu’il s’est rendu en novembre dernier au festival du court-métrage et du documentaire de Téhéran en compagnie d’Olivier Mukuna (journaliste belge proche de Dieudonné), Thierry Meyssan ou encore <a href="http://reflexes.samizdat.net/proces-dieudonne-faurisson-la-cour-des-miracles-negationnistes/">Claudio Moffa</a>. Blanrue dont on se souvient par ailleurs le rôle auprès de Dieudonné.</li><li id="footnote_15_477" class="footnote">Frédéric Chatillon et d’autres individus travaillant habituellement chez Vendôme Sécurité ont en particulier déjà accompagné Jacques Vergès lors de voyages au Liban, celui redoutant une « agression sioniste ». Chatillon semble également jouer ce rôle en France puisqu’on a pu le voir le 10 mars 2010 à l’émission de F. Taddeï<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Chat_Tadei__10mars2010.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1576" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Chat_Tadei__10mars2010.jpg" alt="Chat_Tadei__10mars2010" width="425" height="246" /></a><br />
qui avait pour sujet « justice internationale ou injustice internationale », avec notamment J. Vergès et GW Goldnadel.</li><li id="footnote_16_477" class="footnote">Roland Dumas n’est depuis longtemps plus trop regardant sur l’étiquette politique des hommes ou des structures qu’il fréquente. Ce printemps 2011 l’aura ainsi vu accorder trois pages d’entretien au journal <em>Flash</em> et surtout participer à la fête de Radio Courtoisie pour dédicacer son livre de mémoires, flanqué d’un “garde du corps” un peu particulier puisqu’il s’agissait de l’ineffable néo-nazi Baptiste Coquelle qui travaille pour Vendôme Sécurité, en charge de la sécurité de la fête de la Courtoisie. Ce qu’ignorait certainement Roland Dumas. Mais le monde est petit et les coïncidences infinies…</li><li id="footnote_17_477" class="footnote">Doux euphémisme, puisque Roland Dumas entretint une relation avec la fille du Général Tlass, Nahed Ojjed, du temps où il était ministre des Affaires Etrangères, ce qui pour certains “services” créa de réelles inquiétudes. Cette dernière, via la Fondation Tlass (basé au Lichenstein) proposa de financer un scanner d’un montant de huit millions de francs pour l’hôpital de Sarlat en Dordogne, fief électoral de Dumas. Cette affaire s’ébruitant dans la presse il perdit les élections législatives de 1993 et se vit attribuer le surnom de « Lion de la Tlass ». Malgré tout il eut le temps d’établir via la fille, et surtout via son père Mustapha Tlass, un contact direct avec le Président Hafez el Assad qui déboucha sur deux rendez-vous officieux. Plus récemment, c’est le fils et nouveau maitre de la Syrie Bachar el Assad qui l’a invité lors de son passage à Paris. Dans l’interview qu’il donne ce mois à <em>Info-Syrie</em>, Dumas évoque ces entrevues en ces termes : « J’ai obtenu mon premier rendez-vous avec le président syrien par l’intermédiaire d’un ami commun, ancien camarade de combat d’Hafez el-Assad, un général syrien » sans toutefois évoquer le nom de Mustapha Tlass, il n’a pas cette pudeur virginale dans ses mémoires, parlant d’un homme « très francophile » qui « avait du chic et du charme ». Les esprits pervers tels que le nôtre se demanderont tout de même qu’est-ce qui peut amener un homme, à 1re vue sain d’esprit, résistant, fils de résistant fusillé par les nazis, à considérer un des principaux pourvoyeurs d’écrits antisémites et négationnistes – par le biais de sa maison d’édition Dar Tlass sise à Damas &#8211; comme un ami charmant ?</li><li id="footnote_18_477" class="footnote">Il ne manque d’ailleurs jamais une occasion de rappeler son passé à l’extrême gauche, où sa proximité avec certains partis communistes, notamment dans l’interview qu’il donna en avril dernier pour le site Egalité &amp; Réconciliation.</li><li id="footnote_19_477" class="footnote"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/sentinel_commande.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1578" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/sentinel_commande.jpg" alt="sentinel_commande" width="600" height="849" /></a></li><li id="footnote_20_477" class="footnote">Spéciale mention au « Frédéric Dalle » (= Que dalle) de la page « contacts » du site Riwal Communications :<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Riwal_l_equipe-2.gif"><img class="alignleft wp-image-1577" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/08/Riwal_l_equipe-2.gif" alt="Riwal_l_equipe-2" width="600" height="206" /></a><br />
Page aujourd’hui disparue. Le besoin de discrétion se faisant cruellement sentir, les noms ont été remplacés par les fonctions occupées dans l’entreprise.</li><li id="footnote_21_477" class="footnote">Président du fantomatique <em>Observatoire international du terrorisme</em> et président du conseil stratégique de <em>Sentinel</em>. Lire à ce sujet le très documenté <em>Au nom du 11 septembre… Les démocraties à l’épreuve de l’antiterrorisme</em> de Didier Bigo, Laurent Bonelli et Thomas Deltombe aux éditions La Découverte, et plus précisément le chapitre &laquo;&nbsp;Armer les esprits : le business des &laquo;&nbsp;experts&nbsp;&raquo; à la télévision française&nbsp;&raquo;.</li><li id="footnote_22_477" class="footnote">Professeur au Collège interarmées, mis à l’écart par son ministre de tutelle, c-a-d- la Défense, et tout récemment réintégré, occasionnellement collaborateur de l’<em>Afrique Réelle</em> de Bernard Lugan ou encore de la <em>Nouvelle Revue d’Histoire</em> de Dominique Venner. Il serait en contacts occasionnels avec une bonne partie de l’extrême droite identitaire tout en refusant de manifester le moindre engagement par souci de l’impact sur sa réputation&#8230;</li><li id="footnote_23_477" class="footnote">Ancien du GUD aujourd’hui à l’UMP, tendance droite dure puisqu’il a rejoint la Droite Populaire. Il est également spécialiste de l’Intelligence économique et c’est à ce titre qu’il participe à la revue.</li><li id="footnote_24_477" class="footnote">Sinon en quelques mots : fils de Fernand Loustau, fondateur de Normandy Sécurité, Axel a fait ses premières armes militantes au GUD aux côtés de Chatillon. Durant la campagne des régionales de 1992, c’est lui en particulier qui assurait la coordination entre Normandy et le GUD pour la fourniture de renforts au service d’ordre du FN. Devenu administrateur de Normandy après la mort de son père, il a été inquiété par la police dans le cadre de l’enquête sur la tentative d’attentat contre Yves Derai de <em>Tribune Juive</em> en 1996. Il a également été par la suite candidat pour le FN, en particulier aux législatives de 1997 dans les Hauts-de-Seine. Parallèlement à la transformation de Normandy en Vendôme Sécurité, il est devenu actionnaire de la SARL IDeveloppement, créatrice du site iencheres.com en 2001. En janvier 2011, Axel Loustau a revendu une partie de ses parts dans Vendôme à une autre société de sécurité, Colisée Sécurité, dirigée par Nicolas Chazot, devenant ainsi actionnaire minoritaire. Cela n’empêche pas d’y retrouver comme vigiles certaines figures montantes de la scène nationaliste parisienne, de Baptiste Coquelle à Sébastien Vannier en passant par Albéric d’Herbais, frère de Marie ou encore Tony Baroud, l’ancien animateur des Jeunesses Libanaises Chrétienne à Paris, aujourd’hui reconverti dans le nouveau GUD d’Edouard Klein.</li><li id="footnote_25_477" class="footnote">Proche du GUD lors de ses études au début des années 1990, cette fille d’un haut cadre du FN a elle-même été candidate pour le FN dans la Sarthe dont elle est originaire avant de basculer avec son père dans l’aventure mégretiste du MNR à partir de 1999.</li><li id="footnote_26_477" class="footnote">Figure de la mythologie celte, barde et poète.</li><li id="footnote_27_477" class="footnote"><a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2009/12/18" target="_blank">Voir à ce propos</a>. La correspondante du Ministère du Tourisme en contact avec Chatillon s’appelle Rania Kardahi, en charge du département Promotion et c’est Riwal qui gère le site <em>syrievoyage.fr</em> qui est le site de promotion du Ministère du Tourisme syrien depuis 2008.</li><li id="footnote_28_477" class="footnote">Fils d’un journaliste célèbre de <em>Paris-Match</em>, qui fut un proche d&rsquo;Occident et prit des responsabilités dans un groupuscule Pour une Jeune Europe (créé lors de la scission d&rsquo;Occident par une faction opposé à Alain Robert), puis participa à la création d&rsquo;Ordre Nouveau à contre coeur. Jildas est responsable du FNJ Paris au début des années 1990 et intervenant à ce titre au grand meeting unitaire des étudiants nationalistes à Paris le 30 novembre 1993 même s&rsquo;il est déjà un compagnon de route de Chatillon et du GUD. Rapidement repéré sur Paris I en Histoire, «bani» de Tolbiac en 1994 lors de sa deuxième année de DEUG, il semble s’être reconverti en Droit. On le retrouve aux côtés de Chatillon dans diverses initiatives politiques, d&rsquo;UDVS en 1998 à la PR de Soral au retour du voyage en Palestine fin août 2006 et lors de l’invitation aux 59e journées de dédicace de Science-Po début décembre 2006. Il n&rsquo;est cependant pas pour autant l&rsquo;ombre du grand Fred puisqu&rsquo;il ne suit que de loin certaines options de son camarade et patron.</li><li id="footnote_29_477" class="footnote">Après <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">l’épisode de 1996</a>, Guillet fut un compagnon de route des Mégret sur Vitrolles, comme élu municipal et adjoint à l’urbanisme. Mais auparavant, les auteurs des Rats maudits rapportent comment il aurait été sauvé d’une agression gauchiste par des militants iraniens – toujours l’Iran ! – mais partisans du Shah. C’était en 1982 ! Sighild Blanc a également travaillé en tant que directrice artistique avec une autre vieille connaissance de Frédéric Chatillon, Erick Bonnier, photographe et directeur littéraire des éditions Encres d’Orient qui comme leur nom l’indique éditent des ouvrages sur le Proche-Orient. Elles viennent en particulier de publier un ouvrage de Mohamed Siffaoui, journaliste algérien aux méthodes controversées et dont on peut dire qu’il est proche des milieux “néo-cons”.</li><li id="footnote_30_477" class="footnote">Sighild Blanc a depuis laissé sa place à Caroline Hénaff, ancienne “journaliste” sur M6 et conaissance d’Alain Soral, P.-E. Blanrue ainsi que de l’équipe de Riwal bien évidemment.</li><li id="footnote_31_477" class="footnote">Dolmen est une société don’t l’activité principale déclarée est le conseil pour les affaires et la gestion, domiciliée au 39 rue Vineuse dans le XVIe arrdt de Paris mais qui a un statut de groupement de droit privé non doté de la personnalité morale et qui n’est pas inscrit au registre du commerce, ce qui empêche toute consultation publique des statuts. Cela n’empêche pas pour des observateurs un peu attentifs de retrouver sa trace dans des activités politiques récentes comme la publication de Au Front ou dans certaines activités de Riwal comme la fabrication du Crazy Pack.</li><li id="footnote_32_477" class="footnote">Mère de Jildas Mahé O’Chinal et déjà associée par le passé avec lui dans des SARL, en particulier Auto Net, dissoute en 2000.</li><li id="footnote_33_477" class="footnote">Alain Lefebvre, né en 1947, est un ancien militant de la Fédération des Étudiants Nationalistes (FEN) et à ce titre il contribuait aux <em>Cahiers Universitaires</em>, le journal du mouvement. En 1968, il compte parmi les membres fondateurs du GRECE et il participe tout naturellement à l’aventure du <em>Figaro magazine</em> avec Alain de Benoist et d&rsquo;autres « grecistes». En 1983, il fonde l&rsquo;éphémère <em>Magazine hebdo</em> alors qu&rsquo;il dirige le groupe Media qui comprend des titres aussi divers que l’<em>Officiel protection-sécurité</em>, dont il devient directeur de la rédaction avec Serge Ferrand comme rédacteur en chef, ou <em>La Tribune parlementaire</em> et <em>L&rsquo;Histoire magazine</em>. Il s’est également intéressé à l’univers de la publicité en collaboration avec le journaliste Christian Blachas, animateur de l’émission Culture-Pub. En juillet 2009, <em>l’Express </em> a évoqué un dîner ayant eu lieu chez lui en compagnie d’Albert Spaggiari et Marc-Edouard Nabe.</li><li id="footnote_34_477" class="footnote">En février 2011, Christophe Collet cède ses parts à la société BIRDEE (dont il est le gérant !! et au capital de 299.017,50 €).</li><li id="footnote_35_477" class="footnote">Membre de la rédaction de <em>Cigale</em>. Il a réalisé un entretien avec Alain de Benoit pour le <em>Cigale</em> d’octobre 2009, mais qui n’a jamais été publiée.</li><li id="footnote_36_477" class="footnote">Cette société de Philippe Nguyen-Cong-Duc Philippe brasse énormément d’argent (on parle en millions d’euros). Un exemple : cette société au capital de 2.868.570 € dont il est le dirigeant et qui porte un nom assez évocateur non ? :« M. NGUYEN-CONG-DUC Philippe est né(e) le 31.01.1958 et est president de la société COMPAGNIE EUROPEENNE DE LUXE ET TRADITION OU CELT SAS. »</li><li id="footnote_37_477" class="footnote">Philippe Peninque est investi dans de très nombreuses sociétés. L’une d’elles était une société immobilière du nom de SCI La Rumine. Il y était associé avec un autre ancien du GUD des années 1974 76 du nom de Lionel Queudot qui dirigeait entre autre une fiduciaire en suisse. Son nom a été évoqué dans l’affaire du faux passeport de Sirven puisque c&rsquo;est lui qui aurait acheté un vrai passeport à un ancien camarade, ex-gudard et ex-membre de l&rsquo;équipe de Bob Denard. C&rsquo;est avec ce passeport que <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/faux-passeport-vrais-complices_492579.html" target="_blank">Sirven se serait enfui aux Philippines</a>.<br />
</li><li id="footnote_38_477" class="footnote">Depuis ce printemps 2011, l&rsquo;OURS du magazine a vu disparaître tous les noms des personnes que nous citons à l&rsquo;exception de Françoise Lemoine qui demeure directrice de la rédaction.</li><li id="footnote_39_477" class="footnote">Cf note précédente, ce qui a peut-être un rapport avec la sortie de l&rsquo;ouvrage de Maxime Brunerie.</li><li id="footnote_40_477" class="footnote">Un vieux fond d’éducation chrétienne nous poussera à faire preuve de charité envers le préfacier de l’ouvrage, l’ineffable Bourseiller, qui a raté une fois de plus l’occasion de ne pas se ridiculiser.</li><li id="footnote_41_477" class="footnote">Sous la signature du “vénérable Minh tran Long”.</li><li id="footnote_42_477" class="footnote">Domaine des Yvelines qui est la propriété de catholiques traditionnalistes et qui sert de lieu d’accueil pour une multitude de réunions d’extrême droite depuis une bonne décennie, de Renaissance Catholique à Terre &amp; Peuple en passant par Égalité &amp; Réconciliation.</li><li id="footnote_43_477" class="footnote">Sicot dirigeait auparavant une boite de sécurité Body Sécurité Privée et a été incarcéré au moment de l’affaire Elf- Sirven pour vol de scellées à la brigade financière ; il organise deux voyages d’Alfred Sirven en France alors qu’il est recherché et a été l&rsquo;ancien garde du corps de Loic Le Floc Prigent et Christine Deviers Joncour maitresse de Dumas.</li><li id="footnote_44_477" class="footnote">Nationaliste-Révolutionnaire</li><li id="footnote_45_477" class="footnote">Outre <em>Les rats maudits</em>, les éditions des Monts d’Arrée publièrent à la même époque une plaquette sur la république sociale italienne, c’est-à-dire le dernier réduit mussolinien, appelée république de Salo.</li><li id="footnote_46_477" class="footnote">Auquel Chatillon n’est pas le seul à se référer, en témoigne cet <a href="http://www.infosyrie.fr/contributeurs/un-francais-dit-ce-quil-vient-de-voir-en-syrie/" target="_blank">article estival</a> de Christian Bouchet.</li><li id="footnote_47_477" class="footnote">Jildaz Mahé y était seul, la petite bande ayant sévèrement arrosé l’anniversaire d’Axel Loustau sur une péniche la veille au soir…</li><li id="footnote_48_477" class="footnote">Exemple, la soirée des Lambdas au printemps 2009 qui était présenté en interne comme « <em>une soirée de Gala destinée à présenter les militants identitaires à nos soutiens (financiers ou autres) et aux anciens afin de récolter quelques menus argents</em> ». Mais il y eut également un petit nombre de rencontres lors de repas entre les « Anciens » et les dirigeants des JI Paris, Gaëtan Bertrand en particulier.</li><li id="footnote_49_477" class="footnote">Le petit groupe NR se réunissait dans le sous-sol d&rsquo;un local de Vendôme Sécurité dans le XVIe arrdt de Paris</li><li id="footnote_50_477" class="footnote">Il semble évident que les perspectives électorales de Marine Le Pen suffisent à expliquer la présence renforcée de Riwal dans l’orbite de la présidente du FN car ce sont également des perspectives financières. Cela justifie largement de passer sur des désaccords politiques. Gageons qu’au gré des sondages positifs, le FN va redevenir un pôle attractif pour une grande partie des militants d’extrême droite.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Alliance Populaire</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jan 2009 10:14:36 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Alliance populaire est une formation d’extrême droite des années 90 qui regroupait les exclus ou les indésirables du FN. Il s’agit à l’origine des Comités Espace Nouveau qui se sont transformés en Alliance Populaire en 1992 en vue de préparer les élections législatives de 1993. Le 11 et 12 novembre 1992 à Reims, l’AP tient son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Alliance populaire est une formation d’extrême droite des années 90 qui regroupait les exclus ou les indésirables du FN. Il s’agit à l’origine des <a href="http://reflexes.samizdat.net/comite-espace-nouveau/">Comités Espace Nouveau</a> qui se sont transformés en Alliance Populaire en 1992 en vue de préparer les élections législatives de 1993. Le 11 et 12 novembre 1992 à Reims, l’AP tient son premier congrès au cours duquel Jean-François Touzé est nommé Président de l’Alliance Populaire, tandis que Roland Hélie hérite du Secrétariat général. Ils sont rejoints par l’Alternative Nationale, le CNI de Philipe Malaud et quelques militants frontistes. L’Alliance Populaire présenta 78 candidats aux élections de 1993 (dont Serge « Batskin » Ayoub) et plus de 100 aux cantonales de 1994. En 1994 toujours, l’Alliance Populaire connaît un premier départ massif de militants derrière Patrice Lallouette. Touzé, qui a quelque peu modifié sa stratégie politique, opte pour un discours plus souverainiste en direction des « patriotes républicains » de droite ou de gauche et tente de se présenter à la présidentielle de 1995. Mais devant le peu de signatures collectées, il décide d’apporter son soutien à Jean-Marie Le Pen au premier tour, et appelle alors à voter Chirac au second. Dans la foulée, L’Alliance Populaire se transforma transforme en Parti National Républicain et prend le contrôle de l’Union Nationale des Etudiants de Droite ( syndicat étudiant rassemblant aussi bien des anciens de l’UNI que des étudiants Nationalistes). Alliance Populaire fut régulièrement attaquée dans les milieux et dans la presse frontistes au sujet de son financement (comme le fut le PNF à son époque). L’AP et le PNR ont été accusés d’être financés par les réseaux Pasqua ou par ceux de Chirac. Aujourd’hui encore, les quelques sites hostiles à Touzé et Hélie reprennent ces accusations.</p>
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		<title>Feu à volonté !</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 22:22:34 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Lu cet essorage d&#8217;André-Yves Beck sur un blog nationaliste proche de Jacques Vassieux1 (FN, loyaliste marino-lepéniste) : &#160; Quand les Identitaires s’arrogent le droit de donner des leçons de politique Après les résultats très encourageants obtenus par le Front national à Croix (Pas-de-Calais) à l’occasion du premier tour de l’élection municipale partielle, résultats salués par [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Lu cet essorage d&rsquo;André-Yves Beck sur un <a href="http://uniondespatriotes.hautetfort.com/archive/2008/12/09/quand-les-identitaires-s-arrogent-le-droit-de-donner-des-lec.html#more" target="_blank">blog nationaliste</a> proche de Jacques Vassieux<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/feu-a-volonte/#footnote_0_356" id="identifier_0_356" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Article d&rsquo;ailleurs repris en partie par la pseudo agence de presse anim&eacute;e entre autres par le m&ecirc;me Vassieux, Nation Presse Infos">1</a></sup> (FN, loyaliste marino-lepéniste) :</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Quand les Identitaires s’arrogent le droit de donner des leçons de politique</em></h3>
<p><em>Après les résultats très encourageants obtenus par le Front national à Croix (Pas-de-Calais) à l’occasion du premier tour de l’élection municipale partielle, résultats salués par la plupart des médias honnêtes, voilà que le site d’information Novopress, se permet d’émettre des critiques comparables à celles que l’on pourrait retrouver dans Libération ou Le Monde.</em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/12/Novopress.png"><img class="size-medium wp-image-2386 alignleft" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/12/Novopress-300x123.png" alt="Novopress" width="300" height="123" /></a></p>
<p><em>Le correspondant de Novopress.info Flandre ose interpréter les résultats de la liste menée par Marcel Dubus (7,29 %) d’une façon pour le moins malhonnête et remet en cause le fait indéniable que le FN a fait une percée inattendue qui est d’abord la conséquence d’un énorme travail sur le terrain. Il est vrai que les Identitaires, en matière de percée électorale sont des experts : avec les glorieux résultats de l’Identitaire Spieler à Strasbourg en mars dernier (2,17 % des voix après trente années de militantisme local) et ceux de la liste Nissa rebella de Philippe Vardon à Nice (3,03 %), pour ne citer que celles-là, ils peuvent asseoir crânement leur expertise en matière d’échecs.</em></p>
<p><em>Leur devise pourrait être : Faites ce que nous disons, ne faites surtout pas ce que nous faisons !</em></p>
<p><em>Pour rendre justice aux Identitaires, il faut reconnaître qu’ils ne sont pas très bien lotis en matière de conseils politiques. En effet, c’est un bien curieux personnage qui a en charge la délicate question de conseil en stratégie et analyse politique au sein de la mouvance de Fabrice Robert. Un personnage qui n’a reculé devant aucun revirement depuis une quinzaine d’années : André-Yves Beck. Ancien militant NR (ou prétendu tel…), ex gudard, Beck a commencé sa carrière d’agité du bocal au FNJ de Grenoble (Isère), puis dans les milieux tercéristes (Malliarakis…), avant de cautionner à son modeste niveau l’OTAN, bras armé du mondialisme, dans son entreprise de nettoyage ethnique des Serbes de Krajina au début des années 1990 avec le « suivi » dans le sud-est de la France de mercenaires destinés à s’engager chez les paramilitaires extrémistes croates. Des milices, mêlant toutes sortes d’aventuriers, de néo-nazis de tous horizons et autres sociopathes de premier choix, qui étaient totalement gangrenées par les « services » occidentaux et mises à disposition des projets mondialistes en charge de redessiner la carte de l’Europe du Sud-Est pour des intérêts ouvertement supranationaux. Ces mêmes milices firent cause commune avec les islamistes de Bosnie à l’occasion de l’offensive de l’été 1995 chassant près de 250 000 Serbes de souche de Krajina et en massacrant plusieurs milliers d’autres. Mais, contrairement à la rumeur, André-Yves Beck ne s’engagea pas directement sur le terrain préférant laisser ce risque à d’autres…</em></p>
<p><em>Il tente insidieusement de se reconvertir dans la respectabilité politique, par l’intermédiaire du Front national dans les années 1990. Mais bien vite, André-Yves Beck se taille une solide réputation de thuriféraire pro-Mégret lors du pu-putch du polytechnicien de choc en 1998-1999, sans toutefois aller jusqu’à franchir le Rubicon. Là aussi, il laissa cela à d’autres&#8230; Courageux, mais pas téméraire !</em></p>
<p><em>La rupture avec le Front se fit tout de même quelques années plus tard, puisqu’il suivit avec une servilité exemplaire son bon maître Jacques Bompard dans la dissidence puis rejoignit, avec tout autant de docilité, le villiérisme sarkompatible. Et le voilà propulsé SD du MPF du Vaucluse : la gloire ! Aussi, l’ancien dir comm’ de la ville d’Orange a été élevé en mars dernier, au poste de maire adjoint de Marie-Claude Bompard, en charge des… finances ! Espérons tout de même que Christian Baeckeroot, expert comptable de la mairie, saura avoir un œil vigilant sur le travail de l’énergumène en question… Parce que ce dernier semble passer plus de temps sur Internet, que dans les livres de comptes !</em></p>
<p><em>Mais c’est en tant que membre actif et officieux du Bloc identitaire qu’André-Yves Beck a pu dévoiler son authentique talent : celui de comploteur à la petite semaine. Bien que n’apparaissant jamais officiellement dans l’organigramme identitaire, il est de toutes les décision importantes qui doivent être prises, aux côtés de Fabrice Robert, de Guillaume Luyt, de l’ex ( ?) trotskiste Jean-Baptiste Santamaria et, accessoirement, de Philippe Vardon. Ainsi, lors de la dernière campagne présidentielle, Beck fut à la pointe du combat anti-Le Pen, combat partagé par la mouvance identitaire, à tel point que d’aucuns ont cru voir dans « les-nationalistes-contre-Le Pen » sa griffe personnelle.</em></p>
<p><em>Aujourd’hui, Beck a largement son mot à dire dans les délicates négociations qui s’annoncent entre les Identitaires et l’initiative scissionniste de Carl Lang pour la campagne des européennes de 2009 ; tout comme dans l’intention du clan Bompard de lancer, avec l’aide de la mouvance identitaire, une liste dans le grand Sud-Est contre celle menée par Jean-Marie Le Pen, et vraisemblablement sans l’accord du villiériste Patrick Louis qui mènera celle du MPF dans cette euro-circonscription.</em></p>
<p><em>Grand amateur éclairé de Cotes du Ventoux, « le vin qui permet de laver le sol » selon ses dires, André-Yves Beck, depuis deux ou trois ans, s’est déniché une mission à la hauteur de ses capacités : devenir le gourou des sales mioches qui polluent la galaxie cybervilliériste. Aussi, à la quarantaine bien tassée, notre dadet bompardien se fait fort de donner des leçons de politique à une poignée de cyberwarriors boutonneux au potentiel cérébral comparable à celui d’un poisson rouge. Mais, qu’on se le dise, notre maire adjoint désoeuvré est un intellectuel… Un cerveau même ! « 7,5% à Paris, c&rsquo;est un très bon score. 7,5% à Croix, c&rsquo;est 400 voix. Vu la taille de la ville, il devait y avoir 35 gus sur la liste. Mathématiquement, 35 gus, avec les amis, la famille, c&rsquo;est 200 voix assurées. Grand grand minimum. Ce score est donc passable pour le % et mauvais sur le fond », assure-t-il sur un ton professoral sur le forum des morveux de UMPF, France Espoir. Outre que Beck vient de nous réinventer le vote familial, voire le vote amical, ce qui en sciences politiques est une hérésie absolue, voire un non sens, si l’on suit son raisonnement aviné, gagner la mairie de Bollène, en somme, ce serait minable, parce que Bollène est bien plus petite qu’Avignon en nombre d’habitants… Voilà un raisonnement qui va certainement intéresser sa patronne, Marie-Claude Bompard. Cette dernière ne se doute vraisemblablement pas que son adjoint préféré passe une bonne partie de son temps sur Internet à refaire le monde comme d’autres au bistro du coin.</em></p>
<p>source : http://uniondespatriotes.hautetfort.com/archive/2008/12/09/quand-les-identitaires-s-arrogent-le-droit-de-donner-des-lec.html</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Fichtre, quel portrait. Même l&rsquo;antifasciste le plus mal intentionné n&rsquo;aurait pas accumulé autant d&rsquo;éléments potentiels de diffamation dans un seul article. Faut-il que la situation de l&rsquo;extrême droite soit à ce point dégradée pour que certains de ses cadres deviennent complètement hystériques ???<br />
En tout cas, cela augure un cruel dilemme : procès ou distribution de baffes ?</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_356" class="footnote">Article d&rsquo;ailleurs repris en partie par la pseudo agence de presse animée entre autres par le même Vassieux, Nation Presse Infos</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Agitation dans le bocal</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Oct 2007 15:24:25 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Cette rentrée 2007 a vu se préciser ce que devraient être les deux grands axes de recomposition de l’extrême droite en vue de l’après Le Pen. Même si celui-ci devrait se succéder sans problème lors du prochain congrès du FN à Bordeaux début novembre, il est évident que le temps joue contre lui. Il le sait bien et les semaines passant, le vieux chef continue de souffler le chaud et le froid sur des prétendants à la succession contraints à l’attentisme, en l’absence de perspectives chronologiques bien claires. Bruno Gollnisch ayant été mis provisoirement KO cet été par un quadruple pontage coronarien, Carl Lang a officiellement repris la tête du courant « conservateur » au sein du FN et clairement annoncé qu’il serait candidat à la présidence du parti lorsque J.-M. Le Pen passerait la main. Cela lui a immédiatement valu une réplique de l’intéressé qui a indiqué que sa fille serait bien plus apte que lui pour remplir la fonction de dirigeant du FN. J.-M. Le Pen ne s’était sans doute jamais aussi clairement exprimé en faveur de sa fille et il faut sans doute y voir un agacement certain face aux manœuvres qui se précisent au fur et à mesure du temps qui passe. Dans la même vaine, on peut évidemment inscrire le méchant coup de patte en direction de J.-F. Touzé, pourtant très proche des Le Pen depuis 2002, mais qui s’est rendu coupable de lèse-majesté lors d’un bureau politique du FN début septembre en réclamant un recadrage de la ligne frontiste après la défaite d’avril dernier. Ce coup de pouce à Marine ne peut bien évidemment surprendre que ceux ou celles qui n’auraient pas compris que J.-M. Le Pen a toujours géré son parti comme une PME. Or les patrons de PME aiment bien que le patrimoine reste dans la famille…</p>
<p>Indépendamment de ces manœuvres et tout en gardant un œil dessus, les marges du FN ont d’ores et déjà entrepris une recomposition qui fait émerger deux lignes antithétiques – d’aucuns ont parlé du « partage des eaux » nationalistes &#8211; et réapparaître quelques vieilles figures de l’extrême droite française. La première est évidemment le pôle constitué par Alain Soral et son association Égalité &amp; Réconciliation. Celle-ci a tenu sa 1ère « Université d’été » le week-end des 8 et 9 septembre dernier. Le week-end a réuni plus de 200 personnes aux personnalités et options politiques pour le moins hétéroclites : représentants du vieux courant nationaliste-révolutionnaire (C. Bouchet par exemple), anciens du GUD du début des années 1990 (F. Chatillon, Jildaz Mahé, P. Pennequin), « célébrités » diverses et (a)variées (Dieudonné, Batskin), militants du FN, islamistes militants… L’axe développé est qu’il faut accepter comme un fait définitif la présence sur le sol français de populations (et de jeunes en particulier) issues de l’immigration d’origine africaine et qu’il faut refonder avec elles, notamment avec les jeunes arabo-musulmans, un pacte national pour empêcher une dissolution dans le mondialisme. Pour y parvenir, le meilleur moyen est encore de désigner un ennemi commun qui se trouve être « l’axe américano-sioniste ». De fait, si l’antisémitisme n’est sans doute pas la 1ère motivation des animateurs d’E&amp;R, il constitue un élément de cohésion puissant qui a attiré à l’UdT des personnalités très marquées comme le révisionniste Pierre Guillaume, présent le samedi. La liste des intervenants pourrait laisser supposer que ce courant est voué à l’échec dès lors que, par le passé, ce type de discours s’est soldé par des échecs organisationnels retentissants. Les mauvaises langues donnent d’ailleurs comme preuve de cet échec programmé le fait que le projet est soutenu par Christian Bouchet dont toutes les entreprises politiques ont irrémédiablement sombré depuis la fin des années 1980 : Troisième Voie, Lutte du Peuple, Unité Radicale, l’infiltration du MNR, etc. Mais il faut demeurer cependant prudent dans ce genre de pronostics. Égalité &amp; Réconciliation a sans doute bénéficié d’un succès de curiosité les 8 et 9 septembre derniers. Mais elle possède quelques vrais atouts : l’appui de Jean-Marie Le Pen venu discourir le dimanche et qui a décerné un véritable satisfecit à l’association, la présence de quelques figures célèbres susceptibles d’attirer des adhérents (Soral bien sûr mais Batskin aussi tant l’aura de l’ancien skinhead demeure puissante), des soutiens financiers solides grâce à des adhérents dont la situation sociale est plus que confortable (F. Châtillon en 1er lieu)… et une incertitude sur l’influence qu’E&amp;R est susceptible d’avoir sur Marine Le Pen en cas de prise de contrôle de l’appareil frontiste dans quelques mois. La petite bande de F. Châtillon est en effet très proche de la cadette Le Pen, tout comme certaines personnalités comme Nicolas Gauthier, journaliste à <em>National Hebdo</em>, et qui a fait un compte-rendu dithyrambique de la réunion. Par ailleurs, le discours d’E&amp;R correspond à une tendance de fonds au sein de l’encadrement du FN, en particulier celui ayant connu l’empire colonial. Il peut donc recevoir un vrai écho. Mais dans le même temps, il brouille le message de Marine Le Pen en direction d’une partie de la communauté juive dès lors que certaines personnalités ne peuvent que lui hérisser les poils, Dieudonné en 1er lieu.</p>
<p>En réaction, un autre courant est lui aussi en train d’essayer de se structurer, en réunissant des structures et personnalités toutes aussi hétéroclités : Les Identitaires, Terre &amp; Peuple, Alsace d’Abord mais également des structures représentant le vieux nationalisme français comme l’Œuvre Française ou son surgeon le réseau France-Nationaliste de Thierry Maillard<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/agitation-dans-le-bocal/#footnote_0_320" id="identifier_0_320" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pr&eacute;sent &agrave; la manifestation avec des drapeaux rouges &agrave; croix celtique et des militants tondus de pr&egrave;s, d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;agacement de Paul-Marie Co&ucirc;teaux, principal organisateur de la manifestation.">1</a></sup>. Le seul point commun à tous ces groupes qui n’ont par ailleurs pas forcément beaucoup d’affinités est de s’opposer au « national-cosmopolitisme » comme l’a récemment désigné Fabrice Robert, principal responsable du Bloc Identitaire. Cela ne les amène pas encore évidemment à des initiatives communes. La structuration du courant identitaire se fait sans les vieilles structures nationalistes et assez largement contre le FN alors que l’OF est bien implantée dans la fédération frontiste du Rhône. Dans le même registre, la manifestation parisienne contre le projet de traité européen light du 22 septembre dernier a réuni certaines organisations opposées au « national-cosmopolitisme » (le Renouveau Français par exemple, squelettique en fin de manifestation) mais sans les Identitaires et avec au contraire la présence d’E&amp;R. Les espaces de rencontres sont donc limités, l’un d’entre eux pouvant être la revue <em>Synthèse Nationale</em>. Comme l’a dénoncé l’un de ses anciens collaborateurs<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/agitation-dans-le-bocal/#footnote_1_320" id="identifier_1_320" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Lettre ouverte &agrave; Roland H&eacute;lie">2</a></sup>, Laurent Latruwe, la revue n’est qu’un remake d’une vieille revue de Philippe Randa, <em>Dualpha</em>, dont celui-ci s’est contenté de garder la maquette et l’esthétique redoutablement moche. Mais alors que <em>Dualpha</em> était largement animée par la mouvance d’Unité Radicale, <em>Synthèse Nationale</em> « roule » pour les Identitaires. Les rencontres auxquelles sa 1ère année d’existence sert de prétexte le 27 octobre prochain devraient permettre de voir si ce courant a réellement des velléités unitaires.</p>
<p>C’est donc peu dire que les mois prochains devraient être fertiles en rebondissements et psychodrames divers…</p>
<p>Publié le 11 octobre 2007</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_320" class="footnote">Présent à la manifestation avec des drapeaux rouges à croix celtique et des militants tondus de près, d&rsquo;où l&rsquo;agacement de Paul-Marie Coûteaux, principal organisateur de la manifestation.</li><li id="footnote_1_320" class="footnote"><a href="http://jacques.vassieux.free.fr/modules/news/print.php?storyid=415" target="_blank">Lettre ouverte à Roland Hélie</a></li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Dieudonné par Le Pen repris</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Mar 2007 18:12:02 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ce teste est un extrait d&rsquo;un dossier sur le repli identitaire en France qui paraîtra dans Réflexes n°8 en avril-mai 2007.<em>Dieudonné appartient-il à l&rsquo;extrême-droite ? D&rsquo;évidence non. Dieudonné a-t-il été victime d&rsquo;une cabale destinée à le briser ? Il n&rsquo;y a pas le moindre doute. Cette cabale est-elle justifiée ? Elle a eu ses puanteurs. Dieudonné est-il vraiment antisémite ? De la judéomanie à l&rsquo;antisémitisme, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas que le comédien a depuis allègrement franchi. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce que pensent, quoiqu&rsquo;en disent les naïfs, les antisémites de tout faf et de tout négationnisme qui se sont empressés de le rallier ou de l&rsquo;aider, prélude à d&rsquo;originales manipulations&#8230;Au bout de la route, sans grande surprise, le FN&#8230;</em></p>
<p>Un colon israélien qui hurle « Isra-Heil » à la télé, c&rsquo;est Dieudonné, caricaturant à peine le discours d&rsquo;une extrême-droite juive, ultra-sioniste et violemment raciste que nous traitons par ailleurs dans ce numéro. Ce n&rsquo;est certes pas fin. Comme ce secteur s&rsquo;est spécialisé dans l&rsquo;accusation d&rsquo;antisémitisme tout azimuth, la nouvelle cible est toute trouvée, d&rsquo;autant que Dieudonné avait déjà dérapé auparavant !</p>
<p>Dans une ambiance délétère ou l&rsquo;antisémitisme a connu une montée indéniable, liée au conflit en Israël-Palestine, Dieudonné se juge injuste victime d&rsquo;un « lobby » représenté par le CRIF, se rebiffe et&#8230; en rajoute. Outre l&rsquo;insistance avec laquelle il revient sur le phénomène « sioniste » et « les sionistes qui l&rsquo;attaquent » (même si ce n&rsquo;en sont pas), quand il parle des « négriers reconvertis dans la banque », quel que soit le contexte, il passe largement les limites du tolérable. Cela lui vaut procès sur procès (une vingtaine à ce jour) sur des mots plus que douteux, mais aussi, c&rsquo;est sa défense, tronqués ou/et sortis de leur contexte. Comme il les a tous gagnés, sauf le dernier, actuellement en instance d&rsquo;appel, il se persuade peut-être qu&rsquo;il n&rsquo;est pas plus antisémite que d&rsquo;autres victimes de cabales anti-antisémites, carrément grotesques quant à elles, comme celles initiées contre Daniel Mermet, Pascal Boniface ou Edgar Morin&#8230;</p>
<p>De dérapage en outrance judéomaniaque, Dieudonné a ainsi perdu la plupart des soutiens de ceux qui espéraient que son antisionisme était une option politique, et pas une déviance antisémite. La liste EuroPalestine s&rsquo;est débarrassé de lui à cause de ses mauvaises fréquentations<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dieudonne-par-le-pen-repris/#footnote_0_313" id="identifier_0_313" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" en l&rsquo;occurence Alain Soral et Ginette Skandrani (voir le communiqu&eacute; d&rsquo;Europalestine/CAPJPO du 29 oct. 2004">1</a></sup>) ; l&rsquo;historien Louis Sala-Molins, avec lequel il avait pourtant rédigé le scénario de son projet de film Le Code Noir, pourtant une grande idée, l&rsquo;a récemment lâché&#8230;</p>
<p>D&rsquo;autres font les aveugles et les sourds, autour notamment du site internet « Les Ogres », ou de l&rsquo;association « La banlieue s&rsquo;exprime », que Dieudonné parraine. Il est vrai que le reste du discours dieudonniste, profondément républicain, anticommunautariste, social et ralliant les oubliés du post-colonialisme a de quoi attirer.</p>
<p>Mais d&rsquo;autres encore ont parfaitement compris où il se dirigeait et se sont vite précipités à ses côtés, pour l&rsquo;accompagner ou en rajouter. On ne peut croire que le fait soit volontaire, mais Dieudonné a réussi le tour de force d&rsquo;attirer autour de lui la quasi totalité des mouvances antisionistes ultra et antisémites, auparavant éclatées.</p>
<p>Le phénomène de dérive vers des alliances contre-nature n&rsquo;est pas nouveau et a connu ces dernières décennies quelques exemples célèbres, comme le dirigeant vert Jean Brière au début des années 90 ou le militant libertaire Fausto Giudice : des dérapages verbaux ou écrits, pas forcément révélateurs, suivi de procès politiques pas toujours de bonne foi, un refus de la personne de fermer sa grande gueule, et pendant que les portes se ferment devant lui, d&rsquo;autres s&rsquo;entrouvrent qui lui murmurent dans une haleine de souffre : « tu as raison ; nous, on te comprend&#8230; » Une solidarité des réprouvés qui amène rapidement sur des terrains fangeux&#8230;</p>
<p><strong>Carrefour des antisémitismes</strong></p>
<p>Ainsi, la petite bande du site négationniste de l&rsquo;Association des anciens amateurs de récits de guerres et d&rsquo;holocaustes (Aaargh) toujours en recherche d&rsquo;un damné de la terre fleurant bon la haine du « sionisme », n&rsquo;hésite pas à accompagner dans le même temps les communautaristes islamistes (cf article « Allah va comme je te pousse ») et à fréquenter, paradoxe, le théâtre de la Main d&rsquo;Or de l&rsquo;anticommunautariste Dieudonné. Officiellement, le soutien à la cause palestinienne et l&rsquo;antisionisme radical sont la base de l&rsquo;alliance. Ginette Skandrani, copine du facho-islamiste Latrèche, intègre même le staff de campagne présidentiel de l&rsquo;ex-comique. Son bon camarade, le chercheur négationniste Serge Thion, viré pour cette raison du CNRS en 2000, intervient dans le site dieudo.net sous le pseudo peu original de Serge Noith ; Israël Shamir, alias Adam Ermash (anciennement Jöran Jermas) a fait de même, ne cachant même plus sa haine sous le vocable « sioniste », et parlant ouvertement de « juiverie »: il est vrai que le malheureux était alors sous le choc de l&rsquo;emprisonnement de son ami négationniste britannique David Irving, aux sympathies néo-nazies affichées&#8230; La traduction de ses textes est de Maria Poumier, autre rédactrice du site, enseignante à l&rsquo;université Paris 8-Saint-Denis et proche de Roger Garaudy, puis qu&rsquo;elle est secrétaire de rédaction de sa revue <em>A Contre Nuit</em>. Elle est aussi responsable de l&rsquo;association « Entre la plume et l&rsquo;enclume », que l&rsquo;on trouvait au côté de Dieudo organisatrice d&rsquo;une manifestation en soutien au peuple palestinien en juin 2006. Cette manifestation avait la particularité d&rsquo;être appelée par tout ce que la cause palestinienne peut compter de soutien nauséabond, à savoir La Pierre et l&rsquo;Olivier de Ginette Skandrani, l&rsquo;Association Zapatiste de Libération Sociale et le Collectif Guantanamo de son vieux pote Fausto Giudice, le Comité Cheik Yassine, (du nom de l&rsquo;ancien chef du Hamas tué par les Israéliens) de Abdelhakim Sefrioui, membre lui aussi du bureau de campagne de Dieudonné et trésorier du Conseil des Imams de France(!!), et le Collectif de la Communauté Tunisienne en Europe de Mondher Sfar, aussi bien connu de la sphère négationniste. Pas de surprise : ce petit monde travaille ensemble depuis bien longtemps.</p>
<p>Dieudonné lui-même ne nie pas le génocide juif. Mais il relativise la portée de la Shoah par le parallèle fait, entre autres, avec les victimes de la traite négrière. C&rsquo;est regrettable puisque les deux combats pour la mémoire, aussi légitimes l&rsquo;un que l&rsquo;autre, ne sortent pas renforcés par ce type de stratégie de comparaison victimaire. Il fait aussi la critique de l&rsquo;utilisation de la Shoah pour la justification et la défense de l&rsquo;Etat israélien. Ce n&rsquo;est pas forcément faux, même si l&rsquo;idéologie sioniste s&rsquo;en est fort bien passé avant les années 40, mais les références choisies sont plus que douteuses puisque Dieudonné fait appel au livre L&rsquo;industrie de l&rsquo;Holocauste de l&rsquo;américain Norman Finkelstein, fortement sujet à caution à cause de son ambigüité et d&rsquo;erreurs manifestes, et défendu par la plupart des négationnistes. Notons que le maladroit Finkelstein n&rsquo;est pas lui-même suspect des dérives de ses « sympathisants ».</p>
<p>Hors groupe négationniste autour de l&rsquo;Aaaargh, on retrouvera dans les mauvaises fréquentations de Dieudonné toute une clique islamisto-populiste, quasiment au grand complet, qui avait fondé le Mouvement Justice et Dignité et appelé à la manif islamiste contre la loi sur le voile du 7 févrer 2004 (cf article « <a href="http://reflexes.samizdat.net/allah-va-comme-je-te-le-pousse/">Allah va comme je te pousse</a> »). On a pu croiser à plusieurs reprises Nouari Khiari et Maata-Makhlouq faisant la claque à la Main d&rsquo;Or. Nouari Khiari, lors d&rsquo;un rassemblement en novembre 2004 contre un gala de soutien à l&rsquo;armée israélienne, s&rsquo;est fendu d&rsquo;un petit discours antisioniste musclé conclu par un vibrant appel à soutenir Dieudonné. Lors du spectacle « Mes excuses » au Zénith à Paris en décembre 2004, il assurait le service d&rsquo;ordre aux côtés de Joss, le garde du corps du comique, avec un fort groupe de jeunes des quartiers qu&rsquo;il avait mobilisé pour l&rsquo;occasion. Etranges passages, étranges fusions entre des groupes et des idéaux que tout devrait opposer, à part la haine du « sioniste », pris bien entendu au sens extra-large. Dans la clique MJD soutenant Dieudonné, on notera encore la présence de Jean-Paul Cruse (voir encadré et article « <a href="http://reflexes.samizdat.net/allah-va-comme-je-te-le-pousse/">Allah va comme je te pousse</a> »)&#8230;</p>
<p>C&rsquo;est probablement grâce à une de ces mouvances qu&rsquo;on a pu voir à quelques reprises Dieudonné s&rsquo;afficher avec les juifs ultra-orthoxes Naturei Karta, une scission de 1935 du mouvement Agudat israël. Profondément antisionistes par conviction religieuse, il considèrent que l&rsquo;Etat israélien est une hérésie puisqu&rsquo;il doit être donné par Dieu et non construit par les hommes. On les trouve principalement à New York, mais aussi dans le vieux quartier de Mea Sharim à Jerusalem, où ils font leur possible pour ne rien accepter de l&rsquo;Etat hébreu. Par haine d&rsquo;Israël, ils sont prêts à se compromettre avec tout mouvement antisioniste, surtout les pires ; les radicaux antisémites ne se privent pas de les utiliser. Ils étaient ainsi présents en décembre dernier à la conférence négationniste de Téhéran . Mais laquelle des tendances a payé leur venue et leur hébergement en France ?</p>
<p>Après les piliers de l&rsquo;Aaaargh, les opportunistes d&rsquo;Allah et les toqués de Yaveh, on trouve aussi les complotistes de Thierry Meyssan et du réseau Voltaire, pour qui l&rsquo;avion sur le Pentagone du 11 septembre 2001 n&rsquo;a jamais existé ! La dérive de ce personnage et de ses fidèles mérite un article entier que nous réservons pour un prochain numéro (avant deux ans, c&rsquo;est juré !). Parmi les amis du personnage, Francesco Condemi, caution « de gauche » du staff présidentiel de Dieudo et mystérieusement disparu depuis le voyage au Liban de son boss. La découverte de l&rsquo;entourage fascisant de Dieudo l&rsquo;a-t-il choqué ? Ce n&rsquo;était pas le cas quand il faisait le beau aux dédicaces d&rsquo;Alain Soral à la très nazifiante librairie Facta d&rsquo;Emmanuel Ratier.</p>
<p>Puisqu&rsquo;on est sur les curiosités, rappelons le flirt de Dieudonné avec la surmédiatisée et groupusculaire Tribu Kâ et son leader, le fara Kémi Séba (cf article dans ce numéro). Dieudonné avait pris ses distances avec eux en 2004 pour extrémisme. Ca ne l&rsquo;avait pas empêché de les inviter à faire une conférence de presse au théâtre de la Main d&rsquo;Or en octobre 2005. Kémi Séba est aussi passé faire un tour au dernier spectacle de Dieudo au Zenith de Paris en décembre dernier. Est-ce réellement leur extrémisme antisémite qui l&rsquo;a dérangé ? On pense plutôt à leur zèle communautariste et séparatiste racial, alors que Dieudo rêve d&rsquo;une République idéale type 1793, réconciliée avec un passé qui du coup se doit d&rsquo;être reconnu et revisité pour soigner tous les trous de la mémoire nationale (traite négrière, colonisation). Certains ont du coup voulu accuser Dieudonné de communautarisme noir. C&rsquo;était idiot ! Le problème, c&rsquo;est que réconcilier la république avec son passé ne veut pas forcément dire avec tout le monde. Et aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est avec l&rsquo;extrême-droite la plus décomplexée que Dieudonné fait alliance, quoiqu&rsquo;il puisse dire ou penser. En est-il vraiment conscient ?</p>
<p>C&rsquo;est là une partie du problème. D&rsquo;après ceux qui le connaissent, Dieudonné est un bon comique, un brave type, mais un parfait crétin sur le plan politique : de fait, par antisionisme, il copine avec des antisémites. Bien qu&rsquo;anticommunautariste, il s&rsquo;entend avec des séparatistes noirs. Par esprit de réconciliation républicaine, il est allé serrer la pince de Jean-Marie Le Pen et se fâche avec tous les autres. En attendant pire ? Pour les analyses du phénomène Dieudo par rapport à l&rsquo;extrême-droite, on se reportera à l&rsquo;<a href="http://reflexes.samizdat.net/2007-lannee-des-idiots-utiles/">exhaustif article</a> sur notre site.</p>
<p><strong>Fachos sous camouflage</strong></p>
<p>Mais il reste quand même intéressant de zoomer sur les deux personnages à l&rsquo;origine de l&rsquo;alliance Dieudonné-FN. D&rsquo;abord Marc Robert, qui fut le coordinateur de campagne, s&rsquo;occupant de la <em>« mise en cohérence de l&rsquo;ensemble des soutiens à Dieudo »</em>. Marc Robert, de son vrai nom Marc George, candidat malheureux du FN en 1995 aux municipales à Eragny dans le 95, est aussi le président d&rsquo;un très fantômatique Cercle République Sociale. Il aurait découvert Dieudonné lors de son spectacle à l&rsquo;Olympia en 2004, débordant de blagues&#8230; « antisionistes »&#8230; Il est passé du PS au FN lors de la première guerre du Golfe, au nom de la « <em>lutte des nations libres contre l&rsquo;Empire » et parce que « le PS était passé au capitalisme ».</em> Déjà un étrange parcours<em>&#8230;</em> Qu&rsquo;il avoue son passé frontiste était subtil, lui donnant un certificat de repenti. Mais lors d&rsquo;une interview faite par son copain Ahmed Moualek sur « <em>La banlieue s&rsquo;exprime</em>», il déclare tout de go que <em>« Le Pen n&rsquo;est pas raciste (&#8230;) Le vrai raciste, c&rsquo;est l&rsquo;axe américano-sioniste »</em>. Pour les suspicieux que nous sommes, tout celà renifle le registre nationaliste-révolutionnaire (le mélange anti-capitalisme/alliance des périphéries contre le centre, représenté par le système américano-sioniste et ses alliés/ Le Pen n&rsquo;est pas raciste&#8230;). Selon le site d&rsquo;informations Bakchich.Info, c&rsquo;était déjà avec des anciens du GUD non-repentis que Marc Robert/George établissait ses contacts&#8230;</p>
<p>L&rsquo;autre proche de Dieudonné que l&rsquo;on voyait fricoter depuis quelques temps avec les bruns est évidemment l&rsquo;essayiste Alain Soral, bien avant son outing pro-FN : cet « agitateur depuis 1976 », ancien communiste, s&rsquo;est spécialisé dans la provocation politique tout azimut, et on se souviendra de sa sortie sur France 2, le 21 septembre 2004. Il avait déclaré, alors que Dieudonné était présent : <em>»Ce n&rsquo;est pas systématiquement de la faute de l&rsquo;autre (&#8230;) si personne ne peut vous blairer partout où vous mettez les pieds (&#8230;). Parce qu&rsquo;en gros c&rsquo;est à peu près ça leur histoire -des juifs-, tu vois. Ça fait quand même 2 500 ans, où chaque fois où ils mettent les pieds quelque part, au bout de cinquante ans, ils se font dérouiller</em>.» Est-ce une définition nouvelle de « l&rsquo;antisionisme » ? Il y a des provocations qui ne passent pas. Soral a bien essayé de se rattraper par un correctif sur Oumma.com qui n&rsquo;a convaincu que ses fans. A l&rsquo;avenant, on trouvera aussi des attaques contre les homos, ce qui lui valut un zapping d&rsquo;Act-Up sur sa maison d&rsquo;éditions, une vision toute particulière du féminisme, etc&#8230; Sans insister plus que nécessaire sur son interview paru dans le n°d&rsquo;Eléments d&rsquo;été 2004 (intéressante pour mieux connaître le bonhomme), Ce marxiste revendiqué avait aussi donné une interview à « Rebellion », fanzine national-bolchevik de Toulouse en 2005. Il était également passé à la soupe des identitaires à Montparnasse en janvier 2006, après avoir entamé une correspondance, certes critique, mais fructueuse avec eux. A l&rsquo;avenant, il a signé un appel pour la libération de l&rsquo;apprenti terroriste et militant néo nazi Michel Lajoye, aux côtés de Fabrice Robert et Richard Roudier du Bloc Identitaire, Gilles Soulas propriétaire de la Librairie Nationale&#8230; et a beaucoup fréquenté les librairies les plus nazbroques pour signer ses livres. Curieusement, les sicaires de la LDJ préféraient l&rsquo;attaquer sur des librairies moins marquées. Enfin, il est le préfacier du 1er livre d&rsquo;Anne Kling<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dieudonne-par-le-pen-repris/#footnote_1_313" id="identifier_1_313" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="pass&eacute;e du RPR &agrave; &laquo; La Droite &raquo; de Charles Millon pour finir &agrave; &laquo; Alsace d&rsquo;abord &raquo; de Robert Spieler&hellip;">2</a></sup>, La France LICRAtisée (aux Editions Dualpha/Déterna de notre vieille connaissance Philippe Randa&#8230;</p>
<p>Pas de surprise donc quand le 27 novembre, il définit lui-même sur la webradio québecoise Rockik.com, son rôle au sein du FN depuis plus d&rsquo;un an comme celui d&rsquo;un «<em>conseiller technique</em>», produisant des idées et des concepts, «<em>en charge des affaires sociales et des banlieues</em>». Il a déjà eu l&rsquo;occasion de marquer le FN de son empreinte, à travers le fameux discours tenu par Le Pen à Valmy le 20 septembre dernier. La patte nationale républicaine (voir encadré Cruse-Soral) de Soral y était manifeste.</p>
<p><strong>C&rsquo;est nous les gars de la Marine</strong></p>
<p>Avec un tel entourage, pas étonnant de voir Dieudonné se prêter à une interview très complaisante au <em>Choc du Mois</em>, mensuel nationaliste ou une autre interview dans Novopress (pseudo agence de presse des Identitaires) en juin 2005. Moins étonnant aussi de voir de quelle manière s&rsquo;est déroulé l&rsquo;été dernier le voyage au Liban et en Syrie de l&rsquo;équipe Dieudonné-Soral-Robert/George-Meyssan-Moualek&#8230; Ils étaient officiellement allés se rendre compte sur place des dégâts provoqués par les bombardements dans la banlieue sud de Beyrouth. De fait, c&rsquo;était le premier voyage international du candidat Dieudonné. L&rsquo;équipe a été reçue par le Président Lahoud, le général Aoun, le Président du CNA (équivalent du CSA), un lambda de la chaîne Al Manar puisqu&rsquo;ils s&rsquo;y sont raboulés sans prévenir, le Président du groupe « Soutien à la résistance » (Hezbollah) au parlement, le Président du Parti National Social Syrien (PNSS), le vice ministre des affaires étrangères de Syrie&#8230; Nous avions à l&rsquo;époque tiqué sur le Parti National Social Syrien (libanais par ailleurs), appelé aussi Parti Social National ou Parti National-Socialiste Syrien !! Leur bannière est sans ambiguité, la tornade remplaçant la croix gammée et le rouge et le noir du drapeau s&rsquo;interchangeant avec le drapeau nazi. Le fondateur, Antoun Saadé, avait été dans les années 30 un grand admirateur des régimes fascistes européens. Le parti, rigoureusement laïc, milite pour une grande Syrie allant de Chypre ( ?!) à l&rsquo;Irak en passant par la Palestine, le Sinaï et la Jordanie !! Aujourd&rsquo;hui partie de la résistance libanaise, de la tendance pro-syrienne évidemment, il ne laisse pas forcément de bons souvenirs dans les mémoires libanaises (quel parti en laisse, d&rsquo;ailleurs ?). Dans les années 70, le néo-nazi François Duprat, alors numéro deux du Front National, correspondait régulièrement avec eux. Pourquoi ce groupe plutôt qu&rsquo;un autre ?</p>
<p>Il est depuis connu que le voyage et les rencontres, PNSS inclus, ont été organisées par Frédéric Chatillon, déjà cité dans <em>Réflexes</em> tant pour son passé comme responsable du GUD, son présent dans les mêmes sphères, son livre co-écrit avec Jack Marchal et Thomas Lagane sur l&rsquo;histoire du « groupuscule des dieux » (Les Rats Maudits, épuisé) que pour ses vieilles connexions syriennes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/dieudonne-par-le-pen-repris/#footnote_2_313" id="identifier_2_313" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="cf l&rsquo;article de Reflexes paru en 1998 &laquo; Quand le GUD prend le parti de l&rsquo;&eacute;tranger &raquo;. Chatillon est aujourd&rsquo;hui directeur de Riwal Communication, une boite tr&egrave;s s&eacute;rieuse qui bosse aussi, c&rsquo;est bien normal, pour les kamarades (Nouvelle Revue d&rsquo;Histoire, Fondation Brigitte Bardot&hellip;) et a gagn&eacute; r&eacute;cemment un troph&eacute;e pour son &laquo;Crazypack&raquo;, le fameux &eacute;tui en carton cache-paquet de cigarettes. Encore du n&eacute;gationnisme&hellip;&nbsp;Plus sur le personnage">3</a></sup>. Celles-ci passaient par le canal du général Tlass, ancien ministre de la défense et l&rsquo;un des principaux financeurs étrangers des négationnistes et des fascistes français, de préférence les antisémites avérés. On sait qu&rsquo;une rencontre a déjà été organisé entre Dieudo et Chatillon autour d&rsquo;un repas il y a plus d&rsquo;un an, mais il aura fallu attendre cet été et la guerre au Liban pour que les 2 hommes s&rsquo;affichent ensemble. Selon Fausto Giudice, qui se croit toujours de gauche et n&rsquo;apprécie manifestement pas les nouvelles amitiés de sa vieille copine Skandrani, les Syriens eux-même auraient allongé 5000 € pour le voyage.</p>
<p>La présence de Dieudonné aux BBR et aux côtés de Jean-Marie Le Pen n&rsquo;est donc qu&rsquo;un aboutissement, quoiqu&rsquo;en dise le triste bouffon qui s&rsquo;obstine à vouloir « arrêter de diaboliser cet homme ». « J&rsquo;ai voulu me faire une opinion par moi-même », ajoute-t-il à qui veut l&rsquo;entendre, comme si le FN était sans passé, sans histoire, sans opinion&#8230; Les cris de singes saluant son passage ne l&rsquo;ont apparemment pas troublé&#8230; Quant à son opinion sur les slogans FN concernant l&rsquo;immigration, il se demande encore si ça concerne « les flux financiers, les matières premières, les marchandises » !!&#8230; La réconciliation nationale, base du pacte « national républicain », ne doit pas concerner les sans-papiers ou les familles mixtes. Et Dieudonné s&rsquo;étonne de se faire régulièrement vider de la plupart de manifs, rassemblements ou réunions antiracistes, pour l&rsquo;égalité ou pro-palestiniennes. Même quand il envoie en reconnaissance son fidèle garde du corps Joss, ce dernier a le plus grand mal à trouver des mains à serrer. Encore un coup des sionistes, sans doute&#8230; Il est vrai que Joss a longtemps bossé dans une boîte de sécurité connue comme appartenant à un cadre du FN&#8230; Décidément&#8230;</p>
<p>« Dépôt de bilan » ou passage vers d&rsquo;autres sphères ? Le dernier spectacle de Dieudonné a permis de rassembler toute la famille dans une célébration de l&rsquo;idéal « national-républicain », aux accents « antisionistes » plus que limites : étaient présents Skandrani et Faurisson pour les cousins négationnistes, Kémi Séba pour la tribu Kâ, l&rsquo;ancien antifasciste Thierry Meyssan cotoyant sans vergogne les « stars » du FN comme Bruno Gollnisch, accompagné par Marc Robert, ou Jany Le Pen, Jean-Michel Dubois, Eric Iorio et Farid Smahi ; rapppelons que ce dernier est un grand copain du populo-islamiste Nouari Khiari, déjà cité. Mais on y trouvait aussi une bonne délégation des radicaux du Renouveau Français avec Thibaud de Chassey et Bruno Archier, devenus inséparables d&rsquo;Alain Soral (et de Kémi Séba par ailleurs), lui même aux côtés de Frédéric Châtillon. A l&rsquo;aise dans ses pompes, on a croisé aussi Roland Dumas&#8230;</p>
<p>L&rsquo;affaire Dieudonné est-elle une manipulation réussie ou la conjonction de nouvelles forces emmenées dans une nouvelle dynamique par le Front National ? Une gageure pour Marine Le Pen, porteuse de la stratégie au sommet du parti. Les prochaines échéances électorales décideront de son succès, mais celui des spectacles sans nuances de Dieudonné montrent déjà ses fortes capacités de nuisances -même relatives- dans des milieux jusque là peu explorés et exploités par la mouvance&#8230;</p>
<p><em>Citizen Caïn</em></p>
<p><strong>Encadré : DE CRUSE A SORAL, DU DISCOURS « BRUN-ROUGE » AU « NATIONAL-REPUBLICAIN »</strong></p>
<p>Cruse est un revenant que l&rsquo;on espérait coincé à jamais dans les caves poussiéreuses du souverainisme. Cet ancien mao, puis militant du PCF fut longtemps journaliste à <em>Libération</em>; il dut en démissionner en 1993 après avoir publié dans <em>L&rsquo;Idiot International</em> un article titré « vers un Front National » appelant à « un violent sursaut de nationalisme, industriel et culturel » contre l&rsquo;ultralibéralisme mondialisé illustré par « Wall Street, le sionisme international, la bourse de Francfort et les nains de Tokyo », et à « une politique autoritaire de redressement du pays », liant les problèmes « de l&rsquo;immigration, du chômage et de l&rsquo;insécurité urbaine » et prônant une alliance allant des communistes aux ultra-nationalistes, en passant par Chevènement et Pasqua&#8230; « On est loin, évidemment, du perfectionnement infini de la démocratie, et de mille bavardages (&#8230;) C&rsquo;est un front qui se forge, et qui se forgera, qu&rsquo;on aime ou qu&rsquo;on n&rsquo;aime pas. Dans une dynamique de redressement, de dépassement, d&rsquo;efforts de citoyens lucides, contre la logique de crise, de soumission, d&rsquo;avilissement et d&rsquo;éclatement, qui déferle sur la planète au rythme du Sida ». C&rsquo;est envoyé comme du Doriot, ce communiste passé au fascisme puis à la Collaboration sur des bases similaires ! Cruse était loin à l&rsquo;époque d&rsquo;être seul au PCF. Le rédac&rsquo; chef de <em>L&rsquo;Idiot International</em>, Marc Cohen, avait participé à l&rsquo;écriture du texte, et Jacques Dimet, du magazine communiste <em>Révolution</em> soutenait les mêmes idées&#8230; Du beau monde&#8230; le PCF avait dû s&rsquo;interroger alors sur les rapprochements tout à fait officiels entre la Nouvelle Droite et l&rsquo;Institut de Recherches Marxistes de Francette Lazard, membre du Bureau National, et a fait discrètement le ménage&#8230; L&rsquo;affaire médiatique des « liaisons rouges-brunes » n&rsquo;a duré qu&rsquo;un été, et a donné naissance à des « comités de vigilance » vite disparus, comme d&rsquo;habitude&#8230;</p>
<p>Mais cette volonté exprimée dans l&rsquo;article n&rsquo;est qu&rsquo;une reprise de la vieille théorie du GRECE d&rsquo;Alain de Benoist : la convergence des périphéries contre le centre, représentant le système en place. On lui donne alors le nom que l&rsquo;on veut : discours « anti-système », « brun-rouge », « national-bolchevik » ou&#8230; « national-républicain »&#8230; Car Alain Soral, ex-communiste ré-inventeur pour le FN de ce concept, a revendiqué début décembre lors d&rsquo;une conférence du FNJ niçois avoir été l&rsquo;un des rédacteurs du texte signé Cruse, raison pour laquelle il a été exclus du PCF&#8230; Il avait avoué il y a quelques temps sa participation à <em>La lettre écarlate</em>, revue interne à la fédé de Paris du PCF qui défendait déjà ces idées&#8230; Vérité ou mensonge, Soral se pose de toute façon au sein du FN dans une continuité radicale historique qui détonne face aux rassurantes déclarations de sa copine Marine Le Pen. Le lifting ne serait donc qu&rsquo;un maquillage&#8230;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_313" class="footnote"> en l&rsquo;occurence Alain Soral et Ginette Skandrani (voir le communiqué d&rsquo;Europalestine/CAPJPO du 29 oct. 2004</li><li id="footnote_1_313" class="footnote">passée du RPR à « La Droite » de Charles Millon pour finir à « Alsace d&rsquo;abord » de Robert Spieler&#8230;</li><li id="footnote_2_313" class="footnote">cf l&rsquo;article de Reflexes paru en 1998 « <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">Quand le GUD prend le parti de l&rsquo;étranger</a> ». Chatillon est aujourd&rsquo;hui directeur de Riwal Communication, une boite très sérieuse qui bosse aussi, c&rsquo;est bien normal, pour les kamarades (Nouvelle Revue d&rsquo;Histoire, Fondation Brigitte Bardot&#8230;) et a gagné récemment un trophée pour son «Crazypack», le fameux étui en carton cache-paquet de cigarettes. Encore du négationnisme&#8230; <a href="http://reflexes.samizdat.net/nuit-divresse/">Plus sur le personnage</a></li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Brèves &#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jan 2007 13:31:00 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[- Le rassemblement et la marche à la mémoire de Rudolf Hess au mois d&#8217;août ont vu une fois de plus la présence de John «Veux-tu acheter un luger ?» Peacock, l&#8217;organisateur du BNP dans les Midlands, dont la télévision britannique découvrit qu&#8217;il était un trafiquant d&#8217;armes. - Peacock1 dirige la section britannique du Odal [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>- Le rassemblement et la marche à la mémoire de Rudolf Hess au mois d&rsquo;août ont vu une fois de plus la présence de John «Veux-tu acheter un luger ?» Peacock, l&rsquo;organisateur du BNP dans les Midlands, dont la télévision britannique découvrit qu&rsquo;il était un trafiquant d&rsquo;armes.</p>
<p>- Peacock<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/breves/#footnote_0_301" id="identifier_0_301" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Dirigeant du BNP.">1</a></sup> dirige la section britannique du Odal ring ou Ring UK comme on l&rsquo;appelle aussi parfois. Le fait que Richard Edmonds<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/breves/#footnote_1_301" id="identifier_1_301" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Vice-pr&eacute;sident du BNP.">2</a></sup> soit le représentant patenté du réseau international le plus vieux, le plus financé et le mieux organisé, le Nouvel ordre européen, le place en meilleure position que Peacock, qui s&rsquo;était donné beaucoup de peine pour faire du réseau Odal ring un succès. Si John Tyndall<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/breves/#footnote_2_301" id="identifier_2_301" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Leader du BNP.">3</a></sup> peut remercier Peacock pour avoir été invité en France par des néo-nazis<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/breves/#footnote_3_301" id="identifier_3_301" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Voir article sur le PNFE.">4</a></sup>, Edmonds a cependant courtisé des personnalités nazies comme Manfred Roeder ou Florie Rost van Tonningen afin d&rsquo;assurer sa nouvelle position dans le réseau international nazi.</p>
<p>- <em>Searchlight</em> se demande si le trésor de guerre du général SS Léon Degrelle aurait été utilisé pour financer les tentatives d&rsquo;exportation du Nouvel ordre européen au crépuscule de sa vie (Degrelle a aujourd&rsquo;hui plus de 80 ans). Peut être le BNP a-t-il trouvé cet argent, qui gonflerait ses propres coffres. Depuis que le BNP a rencontré le Nouvel ordre européen ces dernières années, certains membres du BNP, comme certains membres d&rsquo;International third position ont apparemment reçu de l&rsquo;aide pour mettre en place des entreprises de sécurité à Londres, et à Dundee en Écosse. Dans le cas de l&rsquo;entreprise écossaise, on trouve l&rsquo;appui financier d&rsquo;un mystérieux Belge.</p>
<p>- Si les informations qui circulent dans les médias sont vraies, alors Aloïs Brunner, alias George Fischer, l&rsquo;adjoint de Adolf Eichmann est mort, ce qui fait de Degrelle le criminel de guerre vivant le plus recherché. Paradoxalement, Degrelle apprécie beaucoup plus la vie politique actuelle en Espagne aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;à la période franquiste, où sa présence donnait une mauvaise image du pays : Franco s&rsquo;inquiétait visiblement des possibles tentatives des groupes nazis internationaux pour prendre le pouvoir à sa mort. Maintenant, même s&rsquo;il y a un gouvernement socialiste à Madrid, les nazis peuvent agir ouvertement et sont en position d&rsquo;aider leurs alliés à l&rsquo;étranger.</p>
<p>- La découverte tardive par la presse britannique de l&rsquo;appartenance au parti conservateur du fasciste Mark Cotterill a causé une tempête. Des journaux comme <em>The Guardian</em> ont donné du crédit aux informations que <em>Searchlight</em> avait livrées l&rsquo;année dernière avec l&rsquo;aide d&rsquo;antifascistes du sud-ouest de l&rsquo;Angleterre. Mieux vaut tard que jamais ! Le député conservateur Rupert Allason, qui écrit des livres sur les services secrets sous le nom de Nigel West, avait déjà causé des problèmes dans le parti à cause de son refus de soutenir le gouvernement dans le vote crucial de la ratification du traité de Maastricht. Maintenant, il doit faire face à un fasciste dans la branche locale de son parti. Indiquant que Cotterill n&rsquo;a rejoint le parti que cette année ou très tard l&rsquo;année dernière, nous avons compris qu&rsquo;il fut autorisé à joindre une section du parti dans une autre région, quelques semaines après avoir quitté son poste d&rsquo;organisateur de l&rsquo;ouest de l&rsquo;Angleterre pour le National front. Cotterill est en partie responsable de la mise en place du Revolutionary conservative caucus, qui compte dans ses membres d&rsquo;anciennes personnalités fascistes : Steve Brady et Tom Acton qui tentèrent de rencontrer Le Pen après le dîner infâmant de Le Pen avec Western goals il y a deux ans. Cotterill dirige un journal <em>British Patriot</em> dont le nom fut déjà utilisé par le British movement pour une de ses haineuses publications. Le numéro de juillet comporte un article sur la purification ethnique en Ulster.</p>
<p><em>Mis en ligne le 3 janvier 2007</em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_301" class="footnote">Dirigeant du BNP.</li><li id="footnote_1_301" class="footnote">Vice-président du BNP.</li><li id="footnote_2_301" class="footnote">Leader du BNP.</li><li id="footnote_3_301" class="footnote">Voir article sur le PNFE.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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