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	<title>REFLEXes &#187; Pierre Vial</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>La Nouvelle Droite Populaire et le Renouveau Français préparent les présidentielles de 2012</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Jun 2011 16:44:48 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<div id="textebreve">
<p>Alors que <a class="spip_out" href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/06/01/fn-vous-avez-dit-purges/" target="_blank" rel="external">la purge interne</a> au FN s’accentue, les opposants au FN version Marine s’organisent. Le dimanche 22 mai, la Nouvelle Droite Populaire (Robert Spieler, Roland Hélie et Pierre Vial), le Parti de la France (Carl Lang, Thomas Joly, Martial Bild, Martine Lehideux, Roger Holeindre), mais également le MNR (Annick Martin) ainsi que Jérôme Bourbon de Rivarol, André Gandillon de <a href="http://reflexes.samizdat.net/militant/"><i>Militant</i></a> et Thibaut de Chassey pour le Renouveau Français se sont retrouvés pour annoncer la création d’une confédération nationaliste en vue de présenter un candidat à l’élection présidentielle de 2012 et des listes pour les élections législatives. Si le nom du futur candidat n’est pas annoncé, on en sera sans doute plus le lundi 27 juin lors d’une réunion publique.</p>
<p>Cette initiative, promet donc une troisième candidature à l’extrême droite avec celle du FN et des Identitaires. Reste le problème des 500 signatures. La NDP compte sans doute sur le bonne volonté de l’UMP, soucieux de mettre un maximum de battons dans les roues du FN, pour les aider à les réunir. C’est également sur cette même bonne volonté que parient des Identitaires pour espérer présenter <a href="http://reflexes.samizdat.net/presidentielle-2012-du-gouillon-dans-la-soupe-aux-vardon/">leur candidat</a>. En tout cas cette future confédération a déjà commencé à faire comme les grands, en multipliant les structures pour se financer. Comme le révélait le journal 20 minutes, le Renouveau Français a récemment reçu l’agrément de la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des financements politiques, lui permettant ainsi de présenter un candidat aux élections, de toucher de l’argent des particuliers et de le reverser à d’autres partis. Cet agrément a également été accordé à la Ligue du Sud de Jacques Bompard et aux Identitaires sous le nom Bloc Identitaire &#8211; Mouvement Social Européen.</p>
</div>
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		<title>Marine Le Pen fait le ménage au FN ?</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Apr 2011 09:48:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi 25 mars une photo circule de rédaction en rédaction, montrant Alexandre Gabriac, candidat FN aux élections cantonales, en train de faire le salut hitlérien derrière un drapeau nazi. A peine contactés par les journalistes, Steeve Briois, Louis Aliot et Marine Le Pen, pourtant d’habitude si prompts à défendre les militants frontistes, condamnent immédiatement le candidat et annoncent sa suspension. Jusque là tout paraît simple : Marine Le Pen, comme les média aiment à nous le répéter, n’est pas aussi extrémiste que son père. Elle ne tolère plus aucun dérapage dans son parti et n’hésite plus à faire le ménage. Mais en y regardant de plus près, cette histoire, qui sent l’opération manipulation à plein nez, laisse à penser que Marine Le Pen a décidé de faire la chasse aux membres de l’Œuvre Française infiltrés au FN. Une très bonne opération pour la fille Le Pen qui affaiblit en interne Bruno Gollnisch, très entouré par les membres de l’OF, et qui se débarrasse dans le même temps de certains militants qui, potentiellement, pourraient venir ternir l’image lisse qu’elle tente de se construire pour la future campagne des présidentielles de 2012. Si Marine le Pen et Louis Aliot ont pu berner certains journalistes en leur faisant croire qu&rsquo;ils n&rsquo;étaient pas au courant <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110325.OBS0254/un-candidat-fn-aux-cantonales-photographie-faisant-le-salut-nazi.html">des orientations</a> du jeune Grenoblois, pour toute personne suivant un peu le Front National depuis plusieurs années, les options politiques d’Alexandre Gabriac ne sont pas mystérieuses. Acteur majeur d&rsquo;un FN grenoblois historiquement très radical<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/#footnote_0_473" id="identifier_0_473" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Agrave; l&rsquo;image d&rsquo;Andr&eacute;-Yves Beck, aujourd&rsquo;hui membre du bureau directeur du Bloc Identitaire et ancien pilier de Troisi&egrave;me Voie sur Grenoble.">1</a></sup> (on y retrouvait des anciens du SAC dans les années 1980 puis des nationalistes révolutionnaires dans les années 1990), Alexandre Gabriac est un pur produit du FN des années Jean-Marie Le Pen en comparaison de militants plus présentables comme David Racheline ou Julien Sanchez, mis en avant par Marine Le Pen.</p>
<div id="attachment_1510" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/9-mai-of-gabriac-2011.jpg"><img class="wp-image-1510" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/9-mai-of-gabriac-2011.jpg" alt="9-mai-of-gabriac-2011" width="600" height="345" /></a><p class="wp-caption-text">A. Gabriac (lunettes noires) et C. Georgy derrière lui (avec son gilet jaune et son Talkie-Walkie de S.O.)</p></div>
<p>Alexandre Gabriac n’est pas un obscur candidat frontiste. Adhérent au FN depuis 2007, encarté à l’Œuvre Française (on peut le voir faire le service d&rsquo;ordre de ce groupuscule le 9 mai 2010 à Paris au côté d&rsquo;Yvan Benedetti et <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/">Christophe Georgy</a> ou participer à des initiatives liées au groupuscule de Pierre Sidos), c&rsquo;est le plus jeune conseiller régional de France.<br />
Secrétaire Départemental FNJ de l&rsquo;Isère et secrétaire régional FNJ Rhône-Alpes, il a également été élu au comité central du FN lors du congrès de Tours du FN en 2011. Alexandre s’est également construit une réputation de petite frappe en n&rsquo;hésitant pas à faire le coup de poing dans les facs grenobloises ou lors de contre-manifestations anti-homosexuels. Il fut également entendu dans une obscure affaire de vol d&rsquo;armes commis par des sympathisants d’extrême droite <a href="http://www.mag2lyon.com/article/10764/Letrange-affaire-de-Saint-Andeol" target="_blank">qui se solda par la mort d’un gendarme en 2007</a>.</p>
<p>Le site <em>Contre-info</em>, « agence de presse indépendante » directement liée au Renouveau Français (à l&rsquo;instar de <em>Novopress</em> et des Identitaires dont C-I est une pâle copie) et proche de l’Œuvre Française, a bien tenté dans la nuit de samedi à dimanche de démontrer, montages à l’appui, que les photos du <em>Nouvel Obs</em> étaient des faux, mais sans convaincre. On attend avec impatience leurs prochaines explications quand à la présence au côté d&rsquo;A. Gabriac sur la photo publié par le site « infonacional.com » et illustrant l&rsquo;article « <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/">Les bonnes œuvres de Bruno</a> », de Jérôme Guigue. Lui aussi militant de l&rsquo;Œuvre Française, il a rejoint le FN en 2006 et devient le responsable DPS pour la région Rhône-Alpes. Il sera candidat (malheureux) au Comité Central du Front en janvier dernier lors du Congrès de Tours et soutiendra la candidature de B. Gollnisch à la présidence du FN.</p>
<dl id="attachment_1512" class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt">
<div id="attachment_1512" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/jerome-guigue.jpg"><img class="wp-image-1512" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/jerome-guigue.jpg" alt="jerome-guigue" width="600" height="265" /></a><p class="wp-caption-text">Présentation officielle de J. Guigue pour sa candidature au Comité Central du FN lors du Congrès de Tours de janvier dernier</p></div>
</dt>
</dl>
<p><strong>La chasse aux sorcières des adeptes de l’Eglise de Sidologie</strong><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/#footnote_1_473" id="identifier_1_473" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Surnom donn&eacute; &agrave; L&rsquo;&OElig;uvre Fran&ccedil;aise par les militants NR des ann&eacute;es 80 et 90 devant le fonctionnement quasi-sectaire du mouvement fond&eacute; par Pierre Sidos.">2</a></sup></p>
<p>Au delà des déclarations <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110325.OBS0274/alexandre-gabriac-sera-exclu.html" target="_blank">à l’attention des médias</a> dans lesquelles Marine Le Pen rejette la radicalité de certains groupuscules comme l’OF, la présidente du FN fait d’une pierre deux coups. Elle apparaît comme plus présentable et règle ses comptes en se débarrassant d’individus sur lesquels elle n’avait aucune prise et qui avaient soutenu son concurrent.<br />
La présence dans les rangs du FN de militants de l’OF inquiète de plus en plus la nouvelle direction frontiste (mais la réciproque est tout aussi vrai) qui semble craindre les débordements et les activités de ces militants un peu particuliers. Ce n’est pas pour rien qu’Yvan Benedetti, président de Jeune Nation (avatar lyonnais de l’OF et successeur désigné de son chef Pierre Sidos), numéro deux de Bruno Gollnisch lors de sa campagne pour l’élection à la tête du FN, fut traduit devant la commission de discipline du parti pour cause de double appartenance au Front national et à l’Œuvre française. Une vaste blague quand on sait que l’OF avait la main mise sur le FN Lyonnais et que Benedetti avait déjà été candidat pour le FN par le passé. Histoire de bien faire passer le message par voie de presse, Steeve Briois n&rsquo;hésitera pas à parler d&rsquo;entrisme en évoquant L’Œuvre Française, rappelant qu’il n’y avait pas de place pour des personnes qui « … seraient tentés de venir au Front national pour faire de l’entrisme, et je pense à l’Œuvre française ».</p>
<p>Un avertissement répété par Marine Le Pen sur les ondes de 90 FM – Israël<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/#footnote_2_473" id="identifier_2_473" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="En lire le cr fait par le tr&egrave;s sioniste Jonathan-Simon Sellem sur son site. Site sur lequel &laquo; JSS &raquo; reprend les communiqu&eacute;s et les comptes-rendus d&rsquo;actions de la LDJ, mais qui pour une fois exprime l&agrave; une opinion bien diff&eacute;rente de la leur : en effet il ne semble pas &ecirc;tre pr&ecirc;t &agrave; se contenter du d&eacute;part d&rsquo;individus tels que C. Bouchet ou F. Chatillon dans l&rsquo;entourage de Marine Le Pen, comme le r&eacute;clame r&eacute;guli&egrave;rement Carlisle sur le site de la LDJ, pour en faire un interlocuteur comme les autres">3</a></sup> où elle a clairement accusé l’Œuvre Française d’avoir fait adhérer certains de ses militants pour influencer le vote lors du Congrès de Tour et tenter de prendre le contrôle du parti.</p>
<p>Au passage elle en a profité pour se désolidariser de Christian Bouchet, pourtant fervent supporter de Marine Le Pen, en affirmant qu’elle ne l’avait croisé qu’à deux reprises et qu’elle était fatiguée que le FN soit victime d’un certain nombre de personnes s’amusant à nourrir la suspicion d’antisémitisme au sujet du Front National.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/Marine_et_boubou_2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1513 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/Marine_et_boubou_2.jpg" alt="Marine_et_boubou_2" width="604" height="402" /></a></p>
<div id="attachment_1514" style="width: 614px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/Avec_Marine_Le_Pen_et_Brigitte_Neveux_septembre_2009-.jpg"><img class="size-full wp-image-1514" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/Avec_Marine_Le_Pen_et_Brigitte_Neveux_septembre_2009-.jpg" alt="Marine Le Pen en cie de Christian Bouchet et Brigitte Neveux" width="604" height="346" /></a><p class="wp-caption-text">Marine Le Pen en cie de Christian Bouchet et Brigitte Neveux</p></div>
<p>Christian Bouchet qui était récemment au centre de tous les intérêts dans une interview de Rémi Boyer dans la revue occultiste <em>HISTORIA OCCULTAE</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/#footnote_3_473" id="identifier_3_473" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="qui a visiblement laiss&eacute; plut&ocirc;t un bon souvenir dans le petit milieu occultiste fran&ccedil;ais">4</a></sup> et pour qui cette déclaration sent le sapin, puisqu’il avait déjà été la cible de nombreuses attaques durant la campagne pour le Congrès de Tour par les milieux catholiques.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/reseau_nationaliste_2-2707b.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1515 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/reseau_nationaliste_2-2707b.jpg" alt="reseau_nationaliste_2-2707b" width="450" height="318" /></a></p>
<p>Mais ces déclarations peuvent également sonner comme un signal d’alarme pour un autre trublion mariniste, <a href="http://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/">Thierry Maillard</a> responsable FN à Reims. Cet ancien de l’Œuvre Française n’est pas vraiment dans la ligne officielle du parti version Marine avec ses hommages appuyés à Jacques Doriot, François Duprat ou Saddam Hussein. Il aura marqué les esprits en détournant, avec son « Réseau France Nationaliste », l&rsquo;affiche du FNJ « Ici c&rsquo;est chez nous », changeant profondément le sens et la cible de ce message sans appel et un brin menaçant.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/2010_affiche_Ici_c_est_la_France_LDJ_Betar_Crif-f3e75.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1516" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/2010_affiche_Ici_c_est_la_France_LDJ_Betar_Crif-f3e75.jpg" alt="2010_affiche_Ici_c_est_la_France_LDJ_Betar_Crif-f3e75" width="302" height="394" /></a></p>
<p>Pourtant l’homme n’a pas ménagé ses efforts pour se faire bien voir de la nouvelle présidente, puisqu’il a attaqué Yvan Benedetti <a href="http://france-nationaliste.hautetfort.com/archive/2010/12/01/yvan-benedetti-voleur-menteur-tricheur1.html" target="_blank">en décembre 2010</a>. Mais il y a fort à parier que ses débordements lors des manifestations officielles du FN et ses cortèges de boneheads ne vont pas cadrer avec la nouvelle image que Marine souhaite donner à son parti.</p>
<div id="attachment_1517" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/reseau_nationaliste-9939a.jpg"><img class="wp-image-1517" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2011/04/reseau_nationaliste-9939a.jpg" alt="reseau_nationaliste-9939a" width="600" height="663" /></a><p class="wp-caption-text">Paris, le 22 septembre 2007, manif contre le traité européen à l&rsquo;appel du Collectif France Indépendante et à laquelle participera le Réseau Nationaliste mais aussi le F.N., l&rsquo;Action Française&#8230;</p></div>
<p><em><br />
</em></p>
<p>On pourrait à vrai dire multiplier les exemples de ce type au risque de lasser. Pour finir en beauté, on n’a pas entendu Marine Le Pen s’exprimer sur un autre cas, tout aussi amusant, d’un militant FN occupant son temps libre à grenouiller dans des milieux folkloriques. On veut bien sûr parler de Pierre-Olivier Sabalot, directeur de campagne du secrétaire départemental du FN <a href="http://www.laprovence.com/article/france-9948?page=7" target="_blank">Laurent Comas à Marseille</a>. Ce garçon, qui signe généralement ses articles sous le pseudo de Klaas Malan, est un ancien collaborateur de la revue <em>Réfléchir &amp; Agir</em> ainsi que de la revue belge <em>Devenir</em>, et s’est distingué à plusieurs reprises. En 2004, un jardinier municipal à Marseille déterre un sac dans un parc. Jetant un œil pour vérifier son contenu, il juge plus prudent de le confier aux services de police qui découvrent une kalachnikov, un bidon de chlorate de soude, des revues sur les explosifs. Les flics n’ont pas à chercher bien longtemps pour découvrir le nom de son propriétaire, ce dernier ayant oublié d’effacer son nom sur le sac.<br />
Pierre-Olivier Sabalot a logiquement droit à une perquisition à son domicile où la police aurait mis la main sur un disque dur comportant des images à caractère pédophile. À son procès, Sabalot avouera qu&rsquo;il s’agissait bien de son sac et qu’il l’avait enterré en apprenant qu’une vague de perquisitions touchait le milieu bonehead<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/#footnote_4_473" id="identifier_4_473" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" La police menait &agrave; l&rsquo;&eacute;poque une enqu&ecirc;te dans le milieu bonehead marseillais suite &agrave; la profanation d&rsquo;un cimeti&egrave;re juif.">5</a></sup>, milieu qu’il fréquentait assidûment puisqu’il leur organisait les solstices. Malgré des explications scabreuses, par exemple sur la détention d’explosifs<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/#footnote_5_473" id="identifier_5_473" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il tentera d&rsquo;expliquer qu&rsquo;il formait un groupe de r&eacute;servistes &agrave; la manipulation d&rsquo;explosifs, mais il sera d&eacute;savou&eacute; par leur chef, Luc Poussel, ancien candidat MNR &agrave; Gardannes et responsable local du CNI.">6</a></sup>, Sabalot sera condamné à 2 ans fermes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/#footnote_6_473" id="identifier_6_473" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Agrave; noter que l&rsquo;individu avait d&eacute;j&agrave; eu maille &agrave; partir avec les autorit&eacute;s en Espagne.">7</a></sup>. A sa sortie de prison, il écrira une biographie sur le fondateur de l&rsquo;apartheid en Afrique du sud, Verwoerd et a par conséquent été copieusement invité par de nombreux groupes nationalistes pour évoquer l&rsquo;assassinat d&rsquo;Eugène Terreblanche au printemps 2010, y compris par le site Nations Presse Info sous la signature de Loïc Baudoin<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/#footnote_7_473" id="identifier_7_473" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Mort de la sentinelle, un entretien avec Pierre-Olivier Sabalot &ndash; 6 mai 2010">8</a></sup>, alias Christian Bouchet.<br />
Suite à l&rsquo;évocation dans la presse des <a href="http://www.laprovence.com/article/cantonales/marseille-entre-le-ps-et-le-fn-du-rififi-a-la-capelette" target="_blank">exploits oubliés</a> de Sabalot , ce dernier va rapidement disparaître des rangs du FN marseillais, le candidat FN en profitant au passage pour se désolidariser de Sabalot, puisqu&rsquo;allant jusqu’à nier ses fonctions de bras droit sur le terrain<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/#footnote_8_473" id="identifier_8_473" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sabalot &agrave; l&rsquo;automne 2008 avait d&eacute;j&agrave; propos&eacute; ses services &agrave; la mairie d&rsquo;Orange, en particulier pour le service Communication, mais A-Y Beck avait dress&eacute; imm&eacute;diatement un pare-feu&hellip;">9</a></sup> : « <em>je n&rsquo;ai pas de directeur de campagne ou de communication. Je fais tout, tout seul. Des militants comme monsieur Sabalot qui n&rsquo;est même pas adhérent au FN me donne un coup de main mais je ne le connais pas plus que cela et je ne peux d&rsquo;ailleurs pas savoir qui sont les militants avec qui je fais ma campagne et je ne peux pas connaitre leur passé&#8230;</em> ».<br />
Des propos étonnants pour un secrétaire de la fédération départementale qui visiblement ne connait pas ses adhérents et qui tracterait avec n&rsquo;importe qui. Ou peut-être connaît-il trop bien certaines obsessions de Sabalot&#8230; L’une d’entre-elles étant gênante à l’heure où Marine Le Pen tente par tous les moyens de se rendre en Israël, faisant profil bas sur la question de l’antisémitisme. En effet Sabalot est aussi connu de certains pour régulièrement faire suivre des mails dénonçant la présence de journalistes d&rsquo;origine juive dans les médias français, une obsession qui fleure bon les années 1930 !</p>
<p>Une question demeure : le FN nouveau débarrassé de ses éléments «radicaux » deviendrait-il pour autant un parti « républicain » c’est-à-dire « démocratique » ? À l’évidence non ! Les idées et le programme du FN sont là pour nous le rappeler. Encore faudrait-il que certaines télés et radios françaises arrêtent d’occulter cette réalité en lui « servant la soupe » ! Depuis de nombreux mois il est incontestable que les média sont tombés sous le charme de Marine Le Pen en la présentant comme plus moderne et moins extrémiste que son père ou Bruno Gollnisch, au point qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui le FN n&rsquo;a plus vraiment besoin de faire campagne. Omniprésente sur les plateaux télés et radios, Marine le Pen, qui reste &laquo;&nbsp;une bonne cliente&nbsp;&raquo; comme on dit dans le métier, n&rsquo;a plus besoin de provoquer ou de hausser le ton, comme le faisait son père par le passé pour attirer l&rsquo;attention : elle se contente d&rsquo;attendre que les journalistes français viennent chercher ses commentaires à chaque<br />
nouvelle provocation de la droite parlementaire sur les questions d&rsquo;immigration et de sécurité, la plaçant ainsi dans la position de référence sur ces questions, les seules d&rsquo;ailleurs sur lesquelles le FN s&rsquo;exprime vraiment.</p>
<p>Au final cette nouvelle image du FN et cette surexposition permettent de pallier la faiblesse persistante d&rsquo;un appareil militant décapité par des décennies de scission et de purges. Le FN serait dans l’incapacité totale de gérer les affaires publiques et tout le monde le sait. Mais sa fonction n’est de toutes façons pas là…Parmi les victimes collatérales de cette nouvelle donne, on trouve les Identitaires. Tous leurs choix stratégiques (<a href="http://reflexes.samizdat.net/pierre-cassen-et-riposte-laique-on-tour/">Candidature jeune à la présidentielle</a>, tentative de dédiabolisation de leur image, discours populiste, instrumentalisation du thème de la laïcité<br />
pour développer des <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-assises-internationales-contre-lislamisation-de-leurope-un-diner-de-neocons-pour-le-bloc-identitaire-et-riposte-laique/">thèmes islamophobes</a>) se sont retrouvés invalidés par la nouvelle tactique médiatique de Marine Le Pen et nous aurons l’occasion d’y revenir sous peu. La marge de manœuvre à droite du FN reste par ailleurs faible. Comme le montre l&rsquo;interview dans Rivarol des anciens de Pro Patria, reconverti en MAS (Mouvement d&rsquo;Action Social) ou le communiqué de Pierre Vial le 12 mars dernier, si l&rsquo;extrême droite radicale reste attentive à l&rsquo;évolution du FN, elle ne peut rivaliser avec lui. Il reste alors deux solutions, attendre dans l&rsquo;ombre un (plus qu’) hypothétique déclin du FN (cf la Nouvelle Droite Populaire) ou l&rsquo;intégrer. Mais aux vues des dernières évolutions, il semble évident que les militants d&rsquo;extrême droite devront accepter de se soumettre à la<br />
ligne définie par l’héritière Le Pen, ou prendre leur bâton de pèlerin et entamer une nouvelle traversée du désert, en attendant une éventuelle opportunité pour tenter à nouveau leur chance. Charmante perspective…</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_473" class="footnote">À l&rsquo;image d&rsquo;André-Yves Beck, aujourd&rsquo;hui membre du bureau directeur du Bloc Identitaire et ancien pilier de Troisième Voie sur Grenoble.</li><li id="footnote_1_473" class="footnote">Surnom donné à L’Œuvre Française par les militants NR des années 80 et 90 devant le fonctionnement quasi-sectaire du mouvement fondé par Pierre Sidos.</li><li id="footnote_2_473" class="footnote">En lire le cr fait par le très sioniste Jonathan-Simon Sellem sur <a href="http://jssnews.com/2011/03/30/itw-lepen-israel/" target="_blank">son site</a>. Site sur lequel « JSS » reprend les communiqués et les comptes-rendus d&rsquo;actions de la LDJ, mais qui pour une fois exprime là une opinion bien différente de la leur : en effet il ne semble pas être prêt à se contenter du départ d&rsquo;individus tels que C. Bouchet ou F. Chatillon dans l&rsquo;entourage de Marine Le Pen, comme le réclame régulièrement Carlisle sur le site de la LDJ, pour en faire un interlocuteur comme les autres</li><li id="footnote_3_473" class="footnote">qui a visiblement laissé plutôt un bon souvenir dans le petit milieu occultiste français</li><li id="footnote_4_473" class="footnote"> La police menait à l’époque une enquête dans le milieu bonehead marseillais suite à la profanation d’un cimetière juif.</li><li id="footnote_5_473" class="footnote">Il tentera d’expliquer qu’il formait un groupe de réservistes à la manipulation d’explosifs, mais il sera désavoué par leur chef, Luc Poussel, ancien candidat MNR à Gardannes et responsable local du CNI.</li><li id="footnote_6_473" class="footnote">À noter que l&rsquo;individu avait déjà eu maille à partir avec les autorités en Espagne.</li><li id="footnote_7_473" class="footnote"><em>Mort de la sentinelle, un entretien avec Pierre-Olivier Sabalot</em> &#8211; 6 mai 2010</li><li id="footnote_8_473" class="footnote">Sabalot à l&rsquo;automne 2008 avait déjà proposé ses services à la mairie d&rsquo;Orange, en particulier pour le service Communication, mais A-Y Beck avait dressé immédiatement un pare-feu&#8230;</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>9 mai 2010 : De Jeanne d&#8217;Arc à Deyzieu, une même Occupation</title>
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		<pubDate>Fri, 14 May 2010 14:29:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[La rue de Rivoli avait dimanche matin dernier un petit air de fin des années 1980. Il ne manquait à vrai dire qu’une Kübelwagen pour définitivement fixer l’ambiance mais on peut supposer que ce sera pour l’année prochaine… Voici donc un petit bilan du 9 mai 2010 qui restera, sans nul doute, un très bon cru en zone occupée.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La rue de Rivoli avait dimanche matin dernier un petit air de fin des années 1980. Il ne manquait à vrai dire qu’une Kübelwagen pour définitivement fixer l’ambiance mais on peut supposer que ce sera pour l’année prochaine… Voici donc un petit bilan du 9 mai 2010 qui restera, sans nul doute, un très bon cru en zone occupée.</p>
<p>Cette année le 9 mai se trouvait correspondre au deuxième dimanche du mois de mai et à la célébration de la Jeanne c’est-à-dire la fête de Jeanne d’Arc. Depuis que le FN a opté pour le 1er Mai, cette célébration ne réunissait que des groupuscules, principalement l’Action Française, l&rsquo;Œuvre Française, la CRC de l’abbé Georges de Nantes ou encore épisodiquement l’ex-Garde Franque / Renouveau Français. Le 9 mai pour sa part consiste en un hommage à Sébastien Deyzieu, ex-militant de l’œuvre décédé à la suite d’une manifestation anti-américaine le 8 mai 1994 qui était alors organisée par le GUD et les JNR de Serge Ayoub. La conjonction de dates créée par le calendrier cette année a permis à tout ce petit monde de se retrouver, du moins pour une partie d’entre eux, et de fusionner les mots d’ordre.</p>
<h3>La manifestation !</h3>
<p>Le matin donc, une manifestation réunissait un conglomérat d’organisations sur une thématique de « résistance nationale au mondialisme » pour laquelle était convoquée la figure de Jeanne d’Arc. Elle devait permettre à tous les groupes participants d’afficher leurs couleurs, de se compter et accessoirement de renouer avec une manifestation de commémoration pour la mort de S. Deyzieu qui n’avait pas eu lieu l’année dernière. Accessoirement car à l’évidence cette thématique n’était pas le sujet central de mobilisation des troupes. Une messe ayant eu lieu, comme l’année dernière, la veille au soir à Saint-Nicolas du Chardonnet, Serge Ayoub a du considérer qu’il avait rempli le minimum syndical sur cette question. Place aux grandes manœuvres politiques !</p>
<p>Sous un caractère « unitaire », il s’agissait pour chaque groupuscule de montrer qu’il existe et qu’il entend faire entendre sa petite musique dans la recomposition actuelle de l’extrême droite. À ce petit jeu, c’est indéniablement Ayoub le grand gagnant comme nous le verrons ci-dessous : la banderole C9M drainait derrière elle plus de 200 manifestants qui contournaient ainsi la logique partidaire des autres groupes. Malin comme un gorille, Serge Ayoub se place ainsi en figure centrale du milieu nationaliste parisien trois ans seulement après un retour qui à l’époque provoqua plus de ricanements que d’applaudissements émus. Pour le reste, le cortège s’apparentait largement au mariage de la carpe et du lapin, entre paganistes chevelus et contre-révolutionnaires catholiques. Encore manquait-il le réseau France Nationaliste de Thierry Maillard qui s’en était récemment retiré au profit d’une manifestation à Reims au même moment et sur une thématique moins « sociale ». Signe de ces tempêtes dans un crachat, Maillard, déguisé en parachutiste<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/#footnote_0_457" id="identifier_0_457" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="sans doute pour mieux tromper les services psychiatriques">1</a></sup>, avait menacé des militants du Renouveau Français à l’occasion du 1er Mai du FN et retourné leur table en guise de punition bien méritée : ces militants étaient bien moins gros que lui. Il faut dire que la participation de Maillard aurait été une curiosité.</p>
<h3>Les absents</h3>
<p>Il est en effet le responsable du FN sur Reims et surtout un ami proche de Laurent <a href="http://reflexes.samizdat.net/agitation-dans-le-bocal/">Latruwe</a>, ancien tout comme lui de l&rsquo;Œuvre française et surtout co-animateur du blog Nations Presse Info ainsi que de la revue éponyme sous le pseudonyme de Roland Mâchefer. Or NPI ne manque jamais une occasion d’attaquer le petit milieu gravitant autour de la NDP, de Robert Spieler à Roland Hélie et la revue <em>Synthèse Nationale</em>. Ce que l’on retrouve dans ce qu’écrivait Maillard en octobre 2008 à propos de la réunion annuelle organisée par <em>Synthèse Nationale</em> : « <em>Puisque le Réseau France nationaliste n’a surtout pas été convié à cette réunion publique, après avoir été contacté et pressenti pour y participer, et puisque Roland Hélie a dédaigné répondre aux inquiétudes et interrogations que notre porte-parole, Thierry Maillard, lui avait exposées par téléphone, nous ne voyons pas pourquoi nous nous gênerions pour afficher devant tout le monde ce que nous pensons de cet éphémère rassemblement hétéroclite et contre nature qui ressemble plus à une « Groupuscule’s Fiesta » parisienne. </em></p>
<p>« Si Le Pen arrive un jour au pouvoir, nous serons tous dans l’opposition ! » affirmait crânement Roland Hélie en janvier dernier, au moment de la campagne présidentielle. Tel devrait être l’intitulé de cette réunion du 27 octobre à Paris destinée à rassembler tous les anti-Le Pen, des plus ringards aux plus aigris en passant par les parasites et autres boulets notoires. Et question boulet, l’organisateur de cette petite sauterie s’y connaît&#8230;</p>
<p>Outre qu’il collectionne les désastres politiques et les inimitiés, le « directeur » de Synthèse nationale vit, depuis plus de 30 ans, avec une seule obsession pathologique : la haine de Le Pen, du FN et de ses militants. […] La paresse intellectuelle (et physique), entremêlée d’égoïsme, de couardise, fourberie et mégalomanie, n’a jamais rien donné de positif en politique ou ailleurs. Il paraît même qu’il se prend pour un « courant de pensée » à lui tout seul&#8230; Désespérant !</p>
<p>Feignant de s’entendre comme larrons en foire, la plupart des intervenants ne peuvent pas se sentir&#8230; et certains de façon viscérale ! Et comme toute politique se juge à ses résultats, il pourrait être édifiant d’étaler le bilan politique des uns et des autres de ces dix dernières années, en commençant par celui du maître d’œuvre, justement. La grotesque « revue » qui parraine cette réunion est, de loin, l’absolu contraire d’un travail consciencieux, soigné, appliqué, intelligent et réfléchi. En tout état de cause, tout l’opposé de ce qu’il est nécessaire (et même urgent !) de faire au sein de notre mouvance politique pour préparer les mois et années à venir. […] L’amoncellement d’intervenants épars qui nourrit péniblement cette « feuille » semble vivre dans une douillette bulle idéalisée, bien à l’abri de tout ce qui pourrait contredire sa vision hédoniste du ghetto de l’extrême-droite. Ceux-là mêmes s’imaginent que l’électorat national issu de la gauche ouvrière est forcément acquis, alors que chacun sait qu’aucun électorat n’est jamais définitivement assujetti et que, justement, le corpus électoral frontiste subit une érosion fâcheuse de cet électorat là depuis la dernière présidentielle. Mais il est tellement rassurant de s’isoler dans des a priori lénifiants&#8230; Ainsi, par flémingite aiguë, on multiplie les marronniers (article d&rsquo;information de faible<br />
importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible) et on s’autosatisfait de peu&#8230; de bien peu !<br />
Et 12 euros pour essuyer les résidus de la grosse commission, c’est quand même très cher&#8230;</p>
<p>L’intitulé interrogatif de cette réunion, « Comment défendre notre identité ? », témoigne des limites intellectuelles des organisateurs : après plus de trois décennies de présence ininterrompue à l’extrême-droite, ils s’interrogent encore sur la façon d’aborder ce sujet incontournable. Lamentable !</p>
<p>Outre le fait qu’aucun responsable de poids du Front National n’est invité à s’exprimer librement, il est à<br />
noter que Synthèse nationale est une des rares feuilles, se prétendant « nationale », qui refuse de s’associer, de près ou de loin, aux manifestations qui ont lieu ces derniers temps contre le mini traité européiste de Sarközy et pour la défense d’une France indépendante et souveraine. Rien d’étonnant lorsque l’on sait que parmi les organisateurs se trouve Robert Spieler, ex-président du groupuscule séparatiste Alsace d’Abord, cache sexe d’une Allemagne d’Abord au service des euromondialistes, et qui prône une idéologie supranationale en accord avec la Constitution européiste de Sarkozy. Au demeurant, on peut s’étonner de la présence d’un certain nombre de personnalités à cette assemblée de bras cassés, qui se différencient nettement de la piétaille.</p>
<p>Comme la venue annoncée de Pierre Sidos, fondateur de L’Œuvre Française, lui qui a su donner la croix celtique aux nationalistes radicaux comme signe de ralliement et a toujours été d’une rigueur absolue concernant la défense de notre sol, de notre langue, de notre peau. Cautionne-t-il les délires francophobes, voire cosmopolites, de certains au mental de métèques ? Et sait-il vraiment ce que Roland Hélie ose déverser sur lui dans son dos ? Nous nous refusons à croire que ce chef historique du nationalisme français puisse s’être laissé abuser par des individus aussi malfaisants dans une aventure aussi ouvertement antinationale. Ceci reste incompréhensible pour nous.</p>
<p>Ou bien encore, comme Jean-François Touzé<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/#footnote_1_457" id="identifier_1_457" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="On avait un peu perdu de vue Jean-Fran&ccedil;ois Touz&eacute; depuis qu&rsquo;il s&rsquo;&eacute;tait fait mettre &agrave; la porte de la Nouvelle Droite Populaire le 17 septembre 2008, soit 7 mois apr&egrave;s la cr&eacute;ation du parti. Ses anciens comp&egrave;res des ann&eacute;es 80 et 90 (soit la bande d&rsquo;ancien du PFN de Roland H&eacute;lie &hellip;) avaient peu gout&eacute; ses prises positions pro-sionistes et pro-atlantistes. Il avait lanc&eacute; dans la foul&eacute;e la Nouvelle Droite R&eacute;publicaine, rapidement transform&eacute;e en Alliance pour les Libert&eacute;s, petite officine ultra-lib&eacute;rale qui vient de mettre la cl&eacute; sous la porte et donc certains membres ont rejoint Riposte La&iuml;que.
Jusque l&agrave; rien qui puisse bouleverser l&rsquo;&eacute;quilibre des forces au sein de l&rsquo;extr&ecirc;me droite fran&ccedil;aise, d&rsquo;autant que l&rsquo;APL a eu peu d&rsquo;activit&eacute;, mise &agrave; part la pr&eacute;sence de l&rsquo;un de ses membres sur la liste identitaire de la &laquo; la Ligue du Sud &raquo; de Bompard et Vardon. Tout &ccedil;a commence &agrave; sentir le sapin pour l&rsquo;ancien pigiste de Rock&rsquo;n Folk. Il faut dire que la stabilit&eacute; et la coh&eacute;rence id&eacute;ologique n&rsquo;ont jamais &eacute;t&eacute; le fort de JFT. En 1984 il rejoint le FN mais fait coller ses affiches en 1986, &agrave; Paris par des militants de l&rsquo;UNI recrut&eacute;s via Alain Denizet, num&eacute;ro 3 du mouvement estudiantin proche du RPR et de l&rsquo;ancien SAC. En 1989 il quitte le FN avec des anciens du PFN et fondent plusieurs structures nationalistes, dont les Comit&eacute;s &laquo; Espace Nouveau &raquo; et l&rsquo;Alliance Populaire en 1992. L&rsquo;AP pr&eacute;sentera 80 candidats lors des l&eacute;gislatives de 1993, dont Serge Ayoub. La derni&egrave;re fantaisie de Touz&eacute; est sa signature (au c&ocirc;t&eacute; de Beno&icirc;t Fleury ancien chef du GUD parisien des ann&eacute;es 1990) pour une p&eacute;tition sur dialexis.org qui appelle &agrave; contrer un appel &agrave; l&rsquo;unit&eacute; lanc&eacute; par des sionistes de gauche paru dans le journal Le Monde.">2</a></sup>, élu régional d’Ile-de-France qui, après avoir laborieusement gravit ces dernières années nombre d’échelons au sein du FN &#8211; grâce à l’appui bienveillant de Jean-Marie Le Pen, du reste &#8211; se compromet ici dans une attitude forcément stérile. Aurait-il à ce point peur du pouvoir en politique, si modeste soit-il, pour rétrograder dix ans en arrière, sous l’influence pathétique et pleurnicharde d’un Hélie « Nouilles-Saucisses » ayant le sens politique d’un enfant de quatre ans ? A moins qu’il ne cherche à briller au milieu des médiocres, sans s’apercevoir qu’il est le dindon de la farce&#8230; Il y a quelques mois encore, il était plus lepéniste que Le Pen. « Mon avenir politique, c’est Marine », lançait-il comme pour se justifier. Et gare à celui qui aurait osé le contredire ! Mais il est vrai qu’il a toujours été très réceptif aux jérémiades incessantes de son égocentrique « ami » ; une sorte de substitut de p’tit frère attardé que l’on tire derrière soi comme sa croix. Pourtant, ce dernier ne s’était pas gêné, devant tout le monde, pour le traîner d’une façon particulièrement abjecte dans la boue, le couvrir d’insultes et de reproches en tous genres, et cela pendant plus d’un an&#8230; Est-il si nécessaire de le rappeler ?</p>
<p>Celui-là justement parle de retour aux « fondamentaux », au sein de son parti, principes intangibles qui firent jadis le succès de la Droite nationale. Suggestion certes louable, mais qui, à l’évidence, est hors sujet au regard de l’ubuesque composition hétéroclite des intervenants et de la conception même de la feuille de choux qui parraine cette réunion. Quels « fondamentaux » peut-on tirer des provocations bêtement racistes et primitives d’un Lamberterie, morveux simplet -amateur de poncifs gauchisants-, à l’égard de tout ce qui n’est pas magyar ? Quels « fondamentaux » peut-on espérer des délires antinationaux, francophobes et pangermanistes d’un Spieler ou des rêveries mytho-helvétiques d’un Vial qui a manifestement trop abusé du chocolat Milka ?<br />
[…] Et si l’on prétend « rassembler sans exclusive » tout ce qui compte au sein de la mouvance nationale, alors pourquoi ne pas avoir invité Thierry Mudry ? Il aurait pu s’associer avec Bernard Antony pour étaler son amour immodéré des islamistes des Balkans qui oeuvrent pour l’éradication des chrétiens orthodoxes. Pourquoi ne pas faire venir Dieudonné M’Bala M’Bala qui aurait pu partager avec Anne Kling son approche très particulière de la communauté de « l’entité » ? Et, encore, pourquoi ne pas avoir invité Paul-Marie Couteaux qui aurait pu papoter chiffons avec Eric Miné ?</p>
<p>De semblables réunions publiques ont déjà eu lieu ces dernières années : on se souvient de celles des Comités Espace Nouveau puis, plus proche de nous, des deux réunions de la Maison de l’Identité. Initiatives à chaque fois qualifiées sans rire par leurs initiateurs d’« énorme succès »&#8230; Initiatives éphémères, sans lendemain et au résultat politique nul. Initiatives justes bonnes à amuser la galerie du ghetto de l’extrême-droite. […] Comme nous le confiait, il y a quelques années, le regretté Roland Gaucher : « Ces gens-là ne font pas de politique, ils font des coups et c’est tout ce qu’ils sont capables de faire ! ».</p>
<p>Avec de tels spécimens, les tenants du régime peuvent dormir tranquilles. Le plus souvent inaptes à toute entreprise sérieuse, leur demander de travailler vraiment –et pas de profiter du travail des autres !- serait leur faire violence&#8230; Leur farouche volonté de vouloir absolument retourner en 1970 (époque bénie des groupuscules et des petits services négociés aux gens du Système&#8230;), prouve que nous ne risquons pas d’être démentis.</p>
<p>Pourtant, nous savons très bien que quelques intervenants sont d’une parfaite honnêteté intellectuelle, notamment ces provinciaux soucieux de défendre leur véritable Identité. Aussi, nous ne doutons pas de la sincérité de la plupart de ceux qui viendront à cette après-midi festive. Mais, outre les éternels boutiquiers orientaux en quête, jamais assouvie, de lucre (Randa, Larebière&#8230;), et les sempiternels touristes de la mouvance qui vont toujours là où il y a&#8230; quelque chose à boire ; quelque puissent être les motivations de chacun, ceux qui participeront à cette réunion publique peuvent être assurés que les bénéfices récoltés (car il y en aura forcément) ne serviront nullement à défendre notre identité, et encore moins la France et les Français, mais bien à combattre, même modestement, l’idéal d’une France souveraine et indépendante, le Front National et son Président, Jean-Marie Le Pen.</p>
<p>Et, cela, en tant qu’ultras du nationalisme français, ardents défenseurs d’une France une et indivisible,<br />
nous ne pouvons l’accepter ! »</p>
<p>Pouf pouf.</p>
<p>D’autres mouvements nationalistes étaient d’ailleurs absents, comme le PDF ou l&rsquo;Œuvre Française. Si dans ce dernier cas il semble qu’il s’agisse d’un refus de Pierre Sidos de servir la soupe à Serge Ayoub, le choix de Carl Lang de se tenir loin de cette pantalonnade répondait sans doute davantage à un réel souci de respectabilité et de sérieux politique autant qu’aux incertitudes sur la capacité de mobilisation du parti sur une telle initiative.</p>
<h3>Les présents</h3>
<p>Restaient donc les autres, à savoir et dans l’ordre :<br />
- <strong>Les « vieux »</strong>. Robert Spieler, Pierre Vial. La veille, les mêmes étaient intervenus lors du Conseil National de la NDP dans le Xe arrondissement de Paris. Une partie de ce conseil étant ouverte au public, cela nous a permis de constater une fois de plus que la NDP ne savait pas compter puisque bien loin des 150 cadres et militants annoncés sur le site du groupuscule, nous n’en avons pas compté plus de 80, soit la moitié. Pierre Vial s’est d’ailleurs montré à cette occasion égal à lui-même en multipliant les allusions et clins d’œil antisémites comme à chaque fois qu’il intervient en public.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/RF_2010.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1445" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/RF_2010-1024x576.jpg" alt="RF_2010" width="600" height="338" /></a></p>
<p>- <strong>Le Renouveau Français</strong>. L’enjeu était de taille pour le RF : il lui fallait absolument afficher plus de militants que le GUD ou Terre &amp; Peuple sous peine de passer une fois de plus pour des branquignoles, à 15 jours de la 3ème édition de leur congrès nationaliste à Villepreux. De Chassey, Jaurand, Revenaz et les autres ont dû être soulagés, c’était le cas. À noter que le principal slogan du RF était « <em>Aujourd’hui l’anarchie, demain l’ordre nouveau !</em> », slogan de toute première fraîcheur s’il en est, qui collait bien avec l’ambiance générale de la manifestation et qui faisait comme un écho au novateur « <em>Communistes assassins !</em> » lancé en boucle par le FNJ lors du défilé du 1er Mai dernier. Le groupuscule, sans peur ni reproche, avait osé confier son mégaphone à François Dussoubs, c’est dire si les dirigeants du RF aiment prendre des risques.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/RF_2010-2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1446" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/RF_2010-2-1024x576.jpg" alt="RF_2010-2" width="600" height="338" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/RF_2010-3.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1447" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/RF_2010-3-1024x576.jpg" alt="RF_2010-3" width="600" height="338" /></a></p>
<p>- <strong>La Nouvelle Droite Populaire</strong>. Il suffit d’aller sur le site de <em><a href="http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2010/05/09/contre-le-mondialisme-ce-matin-les-forces-nationalistes-et-i.html" target="_blank">Synthèse Nationale</a></em> pour constater la singulière exactitude du bilan de la NDP sur son propre cortège, « des centaines de manifestants… », au regard de la photographie publiée par la revue. Par ailleurs, étant donnée l’importance numérique des jeunes skinheads dans le cortège mais également parmi les participants au conseil national de la veille, la NDP aurait mieux fait de s’appeler NPD, cela aurait été plus conforme à la réalité. Derrière la NDP, une petite délégation des (encore) Belges de Nation tentait de se faire une petite place, sans qu’on sache bien s’ils étaient là pour Deyzieu, pour Jeanne d’Arc ou par erreur puisqu’ils avaient dans un premier temps annoncé leur participation à la manifestation de Civitas l’après-midi même. Ils ont malgré tout assuré le SO de cette dernière, avec quelques membres de la Vlaams Huis.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NDP_2010.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1448" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NDP_2010-1024x576.jpg" alt="NDP_2010" width="600" height="338" /></a></p>
<p>- <strong>Terre &amp; Peuple</strong>. La participation de l’association à prétention culturelle fondée par Pierre Vial à une manifestation politique était une première depuis longtemps puisque T&amp;P a toujours pratiqué un certain retrait à l’égard de ce type d’engagement. Le résultat fut à la hauteur, avec une petite dizaine de participants franciliens emmenés par Michel Colls, responsable de la bannière Ile-de-France. Ces militants auraient sans doute eu plus de succès s’ils avaient amené avec eux cette fameuse soupe au cochon à laquelle ils participent régulièrement. Penses-y pour l’année prochaine Raoul !</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/GUD_2010-1.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1449" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/GUD_2010-1-1024x576.jpg" alt="GUD_2010-1" width="600" height="338" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/GUD_2010-2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1450" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/GUD_2010-2-1024x576.jpg" alt="GUD_2010-2" width="600" height="338" /></a></p>
<p>-<strong> Le GUD</strong>. C’était évidemment le clou du spectacle puisque cette manifestation constituait la première sortie du groupe depuis sa « reconstitution » cet hiver. Autant dire que l’on n’a pas été déçu puisqu’on a pu y retrouver tous les agités du bocal qui tentent de se faire un nom en reprenant l’héritage laissé en déshérence depuis 2002. Outre <a href="http://aafparis.over-blog.com/article-facultes-du-mouvement-a-l-extreme-droite--43988195.html" target="_blank">Edouard Klein</a>, on pouvait donc reconnaître Baptiste Coquelle<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/#footnote_2_457" id="identifier_2_457" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Qui &eacute;ditait un fanzine naziskin il y a quelques ann&eacute;es quand il &eacute;tait dans la r&eacute;gion lilloise">3</a></sup>, Hadrien Palminteri, Valentin Bourgeois, Lancelot Galey ou encore Kevin « Gaven » Lamadieu. Ce dernier était d’ailleurs très en forme et visiblement pas le moins du monde assagi après <a href="http://aafparis.over-blog.com/article-gesticulations-fascistes-dans-le-quartier-latin-49319363.html" target="_blank">ses récentes frasques sorbonnesques</a>. Le jeune homme a pourtant déjà une casserole pénale avec l’agression de N. Rachedi il y a deux ans. Il faut croire que la vieille génération a cependant une confiance toute relative dans ce que les petits nouveaux vont faire de la marque de fabrique puisqu’elle n’a cessé de les chaperonner et de marquer sa présence. Il faut dire qu’elle était venue en nombre : outre Frédéric Chatillon<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/9-mai-2010-de-jeanne-darc-a-deyzieu-une-meme-occupation/#footnote_3_457" id="identifier_3_457" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le grand Fred portait pour l&rsquo;occasion un T-Shirt arborant un d&eacute;licat Leben ist Kampf (la vie est un combat) sur fond bleu entour&eacute; d&rsquo;armes diverses et vari&eacute;es sans doute command&eacute; chez les kamarades d&rsquo;outre-rhin. Entre autres, chez les&nbsp;n&eacute;o-nazis autichiens ou celui-ci sur le site du&nbsp;NPD">4</a></sup>, Jildaz Mahé et Axel Loustau qui ont cru bon de se <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/05/09/9-mai-2010-un-ancien-du-gud-menace-des-journalistes/" target="_blank">faire remarquer</a>, on pouvait voir Antoine <a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-le-gud-prend-le-parti-de-letranger/">Roucheray</a>, Fabien Bouttier ou encore Jean Denègre, soit toute la fine fleur du GUD vintage 90’. Tous ont d’ailleurs fort apprécié la pantalonnade anti-journaliste et on peut finalement en tirer la conclusion que la jeune génération n’est décidément pas à la hauteur des anciens puisque ce sont ceux-ci qui ont du se charger d’une besogne typiquement gudarde.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/GUD_2010-3.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1451" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/GUD_2010-3-1024x576.jpg" alt="GUD_2010-3" width="600" height="338" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NAL_2010.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1452" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NAL_2010-1024x576.jpg" alt="NAL_2010" width="600" height="338" /></a></p>
<p>- <strong>Les Nationalistes Autonomes lorrains</strong>. Regroupant une petite cinquantaine de participants, le cortège des NA faisait flotter sur la manifestation une petite atmosphère d’Outre-Rhin. Nous avons déjà eu <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-autonomes-nationalistes-en-allemagne-mefiez-vous-des-imitations/">l’occasion de l’écrire</a>, la révolution culturelle allemande n’a pour l’instant pas générer un mouvement de fond en France et en particulier en Ile-de-France. Pour autant, ce cortège prouve que les expériences européennes continuent de fasciner une fraction du mouvement nationaliste français en recherche de formules à succès pour sortir de la division et d’un relatif marasme. Les NA ont largement essaimé en Europe de l’Est comme en témoignent les visuels et compte-rendus diffusés régulièrement par le blog Zentropa. La question se pose donc d’évaluer dans quelle mesure la greffe peut prendre en France. La Lorraine et plus particulièrement la Moselle, de par son histoire propre, ne constitue pas de ce point de vue un exemple généralisable. Cependant, la sensation provoquée par le cortège lorrain montre la réalité de l’intérêt porté par les jeunes natios.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NAL_2010-2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1453" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NAL_2010-2-1024x576.jpg" alt="NAL_2010-2" width="600" height="338" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NAL_2010-3.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1454" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/NAL_2010-3-1024x576.jpg" alt="NAL_2010-3" width="600" height="338" /></a></p>
<p>- <strong>Le C9M</strong>. Sans conteste, le cortège numériquement le plus important puisqu’il regroupait tous ceux qui étaient là pour Sébastien Deyzieu et qui ne faisaient pas partie des groupes sus-nommés. Histoire de créer le buzz dans la jeunesse nationaliste, Ayoub avait décidé pour l’occasion de faire précéder le C9M d’une ligne de gros bras quarantenaires présentés comme des anciens JNR et affublés de jolis t-shirt siglés JNR Croire Combattre Obéir (chanson des Evil Skin), qui ont fait fureur chez les petites jeunes. Pour autant ils n’étaient pas tous retraités et à l’extrémité de cette ligne on pouvait voir Daniel Mack. Celui-ci a un profil des plus classiques puisqu’après avoir officié comme stewart du PSG il est devenu cogneur avec les indep de Boulogne. Autant dire qu’il était à sa place.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/C9M_2010-1.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1455" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/C9M_2010-1-1024x576.jpg" alt="C9M_2010-1" width="600" height="338" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/C9M_2010-2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1456" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/05/C9M_2010-2-1024x576.jpg" alt="C9M_2010-2" width="600" height="338" /></a></p>
<p>Côté sono, l’ambiance était assurée avec la musique de Militia Dei, un groupe de musique industriel du Nord, qui n’a rien de germanique comme certains ont pu le croire. Enfin la manifestation s’est terminée par des prises de parole des responsables, dont Serge Ayoub est largement sorti vainqueur à l’applaudimètre. Puis une grosse vingtaine de participants, essentiellement du GUD, sont partis déposés une gerbe rue des Chartreux, là où Deyzieu avait fait sa chute mortelle il y a 16 ans.</p>
<h3>Un bilan</h3>
<p>L’anecdotique étant posé, quel bilan peut-on tirer de ce 9 mai ? À l’évidence c’est un succès pour les organisateurs et il serait politiquement stupide d’affirmer le contraire. Ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle pour le FN et pour les Identitaires. Cela ne permet cependant pas d’en tirer des conclusions prospectives très claires. L’objectif pour tous les mouvements d’extrême droite est en effet à court terme : 2011, 2012 voire 2014 en gros. Le congrès du FN en janvier prochain, les élections cantonales de mars 2011, présidentielle de 2012 voire municipales de 2014 ouvrent en effet une période d’incertitude pour des mouvements en construction qui doivent donc renforcer leur base organisationnelle pour espérer durer. À ce titre, les perspectives de la NDP du MNR et du PDF sont limitées : leur base est faible est vieillissante. Cela explique largement la nécessité affirmée par ces trois mouvements lors du CN de la NDP de prolonger la coalition formée lors des dernières élections régionales. Cela devrait leur permettre d’exister lors des prochains rendez-vous électoraux et de jouer un vrai rôle de nuisance non seulement à l’égard du FN mais également envers le Bloc Identitaire. L’alliance NDP-MNR-PDF ne rate d’ailleurs jamais une occasion de placer ses mots d’ordre dans la double perspective du nationalisme et de l’identité, ce qui est tactiquement fondé puisqu’une majeure partie du public d’extrême droite peine à distinguer ces deux termes.<br />
Les perspectives de Serge Ayoub sont plus difficiles à définir. À l’évidence, ce 9 mai va lui bénéficier. Mais il n’a pour l’instant affiché aucune ambition électorale : son principal projet serait de sortir une marque de vêtements ! Au-delà du caractère quelque peu caricatural de l’annonce, il semble évident que le personnage ne devrait pas se contenter de cela. L’alternative est donc simple : soit construire quelque chose tout seul, soit monnayer cette aura régénérée auprès d’un des pôles nationalistes une fois la situation éclaircie, soit après le congrès du FN en janvier.<br />
Dans tous les cas, la concurrence des différents groupes les place à l’offensive. Écrire que les mois à venir vont être fondamentaux est donc une tautologie. Le mouvement antifasciste a des raisons d’être inquiet !</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_457" class="footnote">sans doute pour mieux tromper les services psychiatriques</li><li id="footnote_1_457" class="footnote">On avait un peu perdu de vue Jean-François Touzé depuis qu’il s’était fait mettre à la porte de la Nouvelle Droite Populaire le 17 septembre 2008, soit 7 mois après la création du parti. Ses anciens compères des années 80 et 90 (soit la bande d’ancien du PFN de Roland Hélie …) avaient peu gouté ses prises positions pro-sionistes et pro-atlantistes. Il avait lancé dans la foulée la Nouvelle Droite Républicaine, rapidement transformée en Alliance pour les Libertés, petite officine ultra-libérale qui vient de mettre la clé sous la porte et donc certains membres ont rejoint Riposte Laïque.<br />
Jusque là rien qui puisse bouleverser l’équilibre des forces au sein de l’extrême droite française, d’autant que l’APL a eu peu d’activité, mise à part la présence de l’un de ses membres sur la liste identitaire de la « la Ligue du Sud » de Bompard et Vardon. Tout ça commence à sentir le sapin pour l’ancien pigiste de <em>Rock’n Folk</em>. Il faut dire que la stabilité et la cohérence idéologique n’ont jamais été le fort de JFT. En 1984 il rejoint le FN mais fait coller ses affiches en 1986, à Paris par des militants de l’UNI recrutés via Alain Denizet, numéro 3 du mouvement estudiantin proche du RPR et de l’ancien SAC. En 1989 il quitte le FN avec des anciens du PFN et fondent plusieurs structures nationalistes, dont les Comités « Espace Nouveau » et l’Alliance Populaire en 1992. L’AP présentera 80 candidats lors des législatives de 1993, dont Serge Ayoub. La dernière fantaisie de Touzé est sa signature (au côté de Benoît Fleury ancien chef du GUD parisien des années 1990) pour une pétition sur dialexis.org qui appelle à contrer un <a href="http://www.rue89.com/la-tribune-du-vaticinateur/2010/05/01/jcall-lappel-des-juifs-deurope-pour-la-paix-149764" target="_blank">appel à l’unité</a> lancé par des sionistes de gauche paru dans le journal <em>Le Monde</em>.</li><li id="footnote_2_457" class="footnote">Qui éditait un fanzine naziskin il y a quelques années quand il était dans la région lilloise</li><li id="footnote_3_457" class="footnote">Le grand Fred portait pour l’occasion un T-Shirt arborant un délicat <em>Leben ist Kampf</em> (la vie est un combat) sur fond bleu entouré d&rsquo;armes diverses et variées sans doute commandé chez les kamarades d&rsquo;outre-rhin. Entre autres, chez les <a href="http://brodnig.org/index.php?/archives/160-Der-ORF-und-die-Neonazis.html" target="_blank">néo-nazis autichiens</a> ou celui-ci sur le site du <a href="http://www.ds-versand.de/product_info.php?info=p2353_Polo-Hemd-Leben-ist-Kampf.html&amp;XTCsid=iqc3n6tnko5cjild8v9uh73oc7" target="_blank">NPD</a></li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Synthèse Nationale (revue)</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 09:10:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Oubliés mais pas pardonnés]]></category>
		<category><![CDATA[André Gandillon]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Antony (Romain Marie)]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Synthèse Nationale est une revue nationaliste et « identitaire » dirigée par Roland Hélie, créée en octobre 2006, dont la ligne éditoriale pourrait être : « pas d’ennemi à l’extrême droite », et qui tiendrait le rôle de revue officieuse du parti Nouvelle Droite Populaire (NDP). Cette revue est le dernier avatar en date de l’équipe d’anciens du PFN, qui depuis le début des années 90, tente d’exister en marge du FN à travers de multiples structures (<a href="http://reflexes.samizdat.net/espace-nouveau/">Espace Nouveau</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/comite-espace-nouveau/">Comités Espace Nouveau</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/alliance-populaire/">Alliance Populaire</a>, [<a href="http://reflexes.samizdat.net/parti-national-republicain/">Parti National Républicain</a>, Club Ligne Droite), et que l’on retrouve aujourd’hui dans la NDP (Nouvelle Droite Populaire). De ce fait, il n’est pas étonnant de voir que Jean-François Touzé (jusqu’en 2008), Anne Kling, Robert Spieler …fassent partie de l’équipe rédactionnelle.</p>
<p>Le rédacteur en chef Roland Hélie commença sa carrière militante le 22 juin 1973, en décidant d’adhérer à Ordre Nouveau alors que celui-ci venait de tenir la veille un meeting qui allait lui être fatal puisqu’il aura pour conséquence la dissolution du groupe néo-fasciste quelques jours plus tard. Sa volonté de s’engager au sein d’ON ne peut donc pas se concrétiser…Il est ultérieurement contacté par des anciens d’ON qui l’invitent à rejoindre le Front National, fraîchement créé. Le temps que le père Roland réagisse, alors qu’il est décidé finalement à rejoindre ses nouveaux camarades au sein du parti frontiste, ces derniers ont, quant à eux, décidé de quitter le FN pour adhérer aux Comités Faire Front (qui donneront naissance au PFN), hostiles à la ligne défendue par Le Pen au FN ! Voilà comment Roland Hélie se retrouve au <a href="http://reflexes.samizdat.net/front-de-la-jeunesse/">Front de la jeunesse</a> et donc au PFN dans les années 70. En 1981 il est l'un des responsables du Parti des Forces Nouvelles au côté de Jack Marchal, Didier Lecerf et Olivier Cazal. En 1984, avec la fin du PFN, il rejoint le Front National, juste après les premiers succès électoraux du Front, pour renforcer l’équipe de Jean-Pierre Stirbois.<br />
En 1986 il intègre National-Hebdo, dirigé par <a href="http://reflexes.samizdat.net/ils-avaient-un-kamarade/">Roland Gaucher</a>, un autre ancien du PFN et fonde l'Institut d'Histoire et de Politique avec Philippe Colombani et Georges-Paul Wagner, futur centre de formation des cadres du Front National.<br />
Début des années 90, il s’éloigne du FN et fonde avec Jean-François Touzé les Comités Espace Nouveau, puis l’Alliance populaire et enfin le PNR.<br />
Synthèse Nationale, à la ligne éditoriale fortement islamophobe, a soutenu, au nom de l'union patriotique, la candidature de Jean-Marie Le Pen lors de la présidentielle d'avril 2007. La revue s’est fixé pour objectif de rassembler au sein de la droite nationale, toutes les familles politiques. La revue œuvre, pour ce faire, au rapprochement entre les différents mouvements qui composent cette famille politique, que leurs bannières « … soient frappées de la croix celtique ou du trident, du marteau de Thor ou du Sacré-Cœur, de la flamme tricolore ou de la feuille de chêne. » (Interview Roland Hélie, interview du 8 décembre 2008 site d’extrême droite GénérationFA8). En pratique, la revue fédère essentiellement des militants et des cadres nationalistes hostiles à Jean-Marie Le Pen et à sa fille.</p>
<div id="attachment_2269" style="width: 221px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/Synthese_Nationale.jpg"><img class="size-medium wp-image-2269" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/11/Synthese_Nationale-211x300.jpg" alt="Synthèse Nationale n°32 été 2013,  où Esteban Morillo devient victime d'un &quot;mensonge d'état&quot;" width="211" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Synthèse Nationale n°32 été 2013, où Esteban Morillo devient victime d&rsquo;un &laquo;&nbsp;mensonge d&rsquo;état&nbsp;&raquo;</p></div>
<p>Les participants de la 1ère journée de Synthèse Nationale pour le 1er anniversaire de la revue le 27 octobre 2007 :<br />
-Bernard Antony, ex FN, Président de Chrétienté Solidarité)<br />
-Alexis Arette, ancien syndicaliste agricole<br />
-Nicolas Bay, à l’époque n°2 du MNR et depuis dirigeant de Convergence Nationale<br />
-Martial Bild, FN<br />
-Odile Bonnivard, Porte- parole de <a href="http://reflexes.samizdat.net/identitaires-bloc-identitaire-jeunesses-identitaires-la-soupe-aux-vardon/">Solidarité des Français</a><br />
-Jérôme Bourbon, Journaliste à Rivarol<br />
-Filip Dewinter, Vlaams belang<br />
-Xavier Guillemot, Directeur de l’Idée bretonne<br />
-Roland Hélie, Directeur de Synthèse nationale<br />
-Anne Kling, Défendre notre identité<br />
-Bruno Larebière, rédacteur en chef de Minute et du Choc du Mois<br />
-Didier Lecerf, historien, rédacteur à Synthèse nationale<br />
-Thibaut de Chassey, directeur de l’Héritage et responsable du Renouveau français.<br />
-Hilde De Lobel, député au Parlement flamand (Vlaams belang)<br />
-Jack Marchal, fondateur du <a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a><br />
-Frédéric Pichon, président de Europae gentes<br />
-Olivier Pichon, Directeur de Monde et Vie<br />
-Philippe Randa, Ecrivain et éditeur<br />
-Fabrice Robert, ex FN et MNR, ancien membre de Troisième Voie et d’Unité Radicale, Président du Bloc identitaire<br />
-Catherine Robinson, Journaliste à Présent<br />
-Pierre Sidos, Président de l’Œuvre Française<br />
-Chantal Spieler, Présidente de Solidarité alsacienne (version alsacienne de la Soupe Identitaire)<br />
-Robert Spieler, ex FN et membre d’Alsace d’Abord à cette époque<br />
-Jean-François Touzé, ex PFN et ex FN, ex NDP et fondateur en 2008 de la Nouvelle Droite Républicaine<br />
-Pierre Vial, Président de Terre et Peuple, ex FN et ex MNR</p>
<p>Les participants à la 2ème journée de synthèse nationale, le 23 novembre 2008, avec pour thème : RENAISSANCE EUROPEENNE !<br />
-Pierre Descaves, ancien député, conseiller régional de Picardie, Président de France Résistance,<br />
-Filip Dewinter, député d&rsquo;Anvers, porte-parole du Vlaams belang,<br />
-André Gandillon, rédacteur en chef de <a href="http://reflexes.samizdat.net/militant/">Militant<br />
</a>-Nicolas Gauthier, directeur de FLASH<br />
-Pieter Kerstens, chef d&rsquo;entreprise<br />
-Anne Kling, écrivain<br />
-Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale,<br />
-Laurent Leclerc<br />
-Henry Nitzche, député au Bundestag (ex CDU – Pro Deutschland)<br />
-Frédéric Pichon, avocat, président d&rsquo;Europae gentes<br />
-Arnaud Raffard de Brienne, écrivain<br />
-Philippe Randa, éditeur et écrivain<br />
-Jean-Claude Rolinat, écrivain, élu local en Ile-de-France<br />
-Utta Scrembs. responsable de Pro Munich<br />
-Robert Spieler, ancien député, délégué général de la Nouvelle Droite Populaire<br />
-Nicolas Tandler, écrivain et journaliste</p>
<p>Lors de cette deuxième journée, Claude Hermant (ex mercenaire et ex DPS), responsable de Terre Celtique et de la Vlaams Huis, était également présent dans le public. A l’époque proche des Identitaires, il s’en est éloigné depuis.</p>
<p>Les participants de la 3ème journées de Synthèse Nationale le Mercredi 11 novembre 2009</p>
<p>- Gabriel Adinolfi, militant nationalise révolutionnaire fondateur de Terza Posizione, écrivain et journaliste (Rome)<br />
- Francis Bergeron, écrivain<br />
- Hilde Delobel, représentante du Vlaams belang (Anvers)<br />
- Andé Gandillon, directeur de Militant<br />
- Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale<br />
- Anne Kling, écrivain<br />
- Carl Lang, Président du Parti de la France<br />
- Annick Martin, secrétaire générale du MNR<br />
- Philippe Randa, écrivain et éditeur<br />
- Jean-Claude Rolinat, écrivain et journaliste<br />
- Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle Droite Populaire<br />
- Nicolas Tandler, écrivain et journaliste<br />
- Alberto Torresano, Identidad (Madrid)<br />
- Pierre Vial, président de <a href="http://reflexes.samizdat.net/terre-peuple-quand-les-gaulois-sont-dans-la-peine/">Terre et Peuple</a>-.</p>
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		<title>Affaire Leclercq : le syndrôme Brunerie&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Jun 2009 16:22:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Bloc Identitaire (BI)]]></category>
		<category><![CDATA[Identitaires]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Leclercq]]></category>
		<category><![CDATA[Maxime Brunerie]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle Droite Populaire (NDP)]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Vial]]></category>
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		<description><![CDATA[Quand à l&#8217;occasion d&#8217;un fait divers dont ils ne sont pas responsables, les identitaires montrent comment ils soignent leur réputation médiatique&#8230;Les identitaires nous ont habitué à rechercher l&#8217;exposition médiatique par tous les moyens mais il semble que celle-ci ne soit pas forcément toujours la bienvenue lorsqu&#8217;elle permet d&#8217;apercevoir ces mouvements sous un jour qui ne [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Quand à l&rsquo;occasion d&rsquo;un fait divers dont ils ne sont pas responsables, les identitaires montrent comment ils soignent leur réputation médiatique&#8230;Les identitaires nous ont habitué à rechercher l&rsquo;exposition médiatique par tous les moyens mais il semble que celle-ci ne soit pas forcément toujours la bienvenue lorsqu&rsquo;elle permet d&rsquo;apercevoir ces mouvements sous un jour qui ne leur convient pas.</p>
<p>En témoigne un fait divers survenu dans la nuit de samedi à dimanche dernier dans la Sarthe. La bannière Terre &amp; Peuple d&rsquo;Ile-de-France y organisait en effet son solstice d&rsquo;été sous la houlette de Laurent Leclercq, militant identitaire sur Dreux. Il semble qu&rsquo;une altercation ait éclaté entre l&rsquo;organisateur et de jeunes participants et que Laurent Leclercq, sans doute humilié par l&rsquo;un d&rsquo;entre eux, soit parti chercher un couteau de chasse et soit revenu poignarder le fautif qui est mort sur le coup. Cette altercation ne nous surprend guère tant ce type de « fête » supposée identitaire est généralement l&rsquo;occasion de se défouler pour les participants, qui en profitent pour s&rsquo;enivrer et communier dans la nostalgie nazie. Le coup de sang de Laurent Leclercq ne vient donc que mener ce type de manifestation à son aboutissement tant le rassemblement de sociopathes peut difficilement donner autre chose.</p>
<p>Plus intéressante est la façon dont les différents milieux identitaires ont entrepris de gérer l&rsquo;affaire. Laurent Leclercq, sans être une personnalité de premier plan, était en effet un militant actif sur Dreux et présentait un profil assez classique de cadre d&rsquo;extrême droite. Militant au FN jusqu&rsquo;à la scission de décembre 1998, il s&rsquo;était embarqué dans l&rsquo;aventure du MNR et les avanies du mouvement mégretiste l&rsquo;avait amené avec 4 autres militants de Dreux à quitter le parti et a transformé leur groupe municipal en groupe indépendant, « Dreux-Identité ». À partir de 2007, Leclercq s&rsquo;était nettement rapproché du Bloc Identitaire qui l&rsquo;avait annoncé participant à la Convention de Beaune de novembre 2007 et l&rsquo;année 2008 avait vu sa participation à des réunions du Bloc, en particulier l&rsquo;université de rentrée de septembre dans l&rsquo;Eure qu&rsquo;il commentait ainsi : « <em>La semaine en Normandie a rassemblé plus de 100 personnes sur trois jours lors de réunions de cohésion et d&rsquo;ateliers pratiques sur les actions réalisées sur le terrain et à venir. Un grand merci à Jorgi, Dominique, Philippe ainsi qu&rsquo;aux adhérents de SDF, aux JI&#8230;sans oublier Fabrice Robert et Philippe Vardon qui vient d&rsquo;être condamné à Nice à 50 000 € d&rsquo;amende pour un tract distribué sur le thème de l&rsquo;islamisation de notre société, mobilisez vous pour l&rsquo;aidez financièrement. Dominique Venner et Jean Yves Le Gallou, respectivement historien pour le premier et ancien élu d&rsquo;île de France pour le second ont animé les débats une longue soirée de veillée cloturée par le Dr Merlin s&rsquo;en est suivie..</em> ».<br />
Cette participation faisait suite au soutien que Fabrice Robert lui avait apporté en mars 2008 dans le cadre des <a href="http://reflexes.samizdat.net/quelques-reflexions-sur-les-elections-municipales-2008/">élections municipales</a>, sous la forme d&rsquo;une conférence de presse et d&rsquo;une tournée des marchés de Dreux, ce qui ne lui avait guère profité puisque la liste de Leclercq n&rsquo;avait récolté que 355 voix, soit 4,30% des suffrages<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/affaire-leclercq-le-syndrome-brunerie/#footnote_0_443" id="identifier_0_443" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cette liste avait d&rsquo;ailleurs fait l&rsquo;objet d&rsquo;une pol&eacute;mique, certains colistiers de Leclercq d&eacute;non&ccedil;ant leur pr&eacute;sence sur la liste et l&rsquo;accusant de les avoir abus&eacute;. Nous ne savons pas si le versant judiciaire de cette pol&eacute;mique avait abouti &agrave; une condamnation ou si les plaintes avaient &eacute;t&eacute; class&eacute;es.">1</a></sup>.<br />
Il avait alors attribué ce score décevant aux manœuvres du FN :<br />
« <em>Trahis par les &laquo;&nbsp;nôtres&nbsp;&raquo;&#8230;<br />
Depuis mars 2008, il n&rsquo;y a plus d&rsquo;élus &laquo;&nbsp;nationaux&nbsp;&raquo; sur Dreux et Vernouillet, hélas !<br />
Les tentatives de rapprochement des élus de Dreux Identité Française avec les élus FN de la région centre et anciens conseillers municipaux de Dreux à l&rsquo;époque de Madame Stirbois se sont soldés par des échecs !</em></p>
<p>Jacques Dautrême a en effet, à chaque fois torpillé toute tentative de liste commune en relatant auprès des &laquo;&nbsp;journaleux&nbsp;&raquo; locaux ses &laquo;&nbsp;plans&nbsp;&raquo; contre les élus identitaires, toujours coupables selon lui d&rsquo;avoir été au MNR et d&rsquo;avoir tenus des propos trop virils, voire racistes (sic) contre Gérard Hamel, qui vomissait le FN et Marie France autant que le MNR et les élus Dreux Identité Française, issus des rangs Frontistes et Mégretistes.</p>
<p>Une plainte ayant même été déposée contre Laurent Leclercq, tête de liste identitaire en pleine campagne pour de prétendus appels anonymes alors que Dautrême venait d&rsquo;être exclu du FN, ne se faisant pas que des amis dans son propre camp !</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, cet individu pense se &laquo;&nbsp;recaser&nbsp;&raquo; en reniant complètement son parcours politique, parlant d&rsquo;adhérer à l&rsquo;UNICEF, qui l&rsquo;a rejeté entre temps, à cause de son passé frontiste ou de mener le combat contre Dieudonné qui selon lui, a trop touché (70 000 €) de Le Pen, ce qui a fait renoncer Dautrême à reverser une partie de ses revenus de conseiller régional au Front, pour essayer de rejoindre Carl Lang prochainement&#8230; grand bien lui fasse, on verra la réaction de l&rsquo;interessé !</p>
<p>Il y a quelques années, des journaleux vérolés, prédisaient à la télévision que le FN s&rsquo;autodétruirait tôt ou tard, grâce à des individus tout aussi pourris que &laquo;&nbsp;l&rsquo;élu médiocre&nbsp;&raquo; qu&rsquo;il est à la Région Centre, dixit ses colistiers, et atteints du sida mental qu&rsquo;injecte le système, y compris aux nôtres, nos ennemis ont de beaux jours devant eux et nombreux seront ceux parmi nous que nous laisserons sur le bord de la route&#8230; préférant trahir, qui pour se nourrir, qui par vengeance comme à Orange ou tout simplement las mais ce n&rsquo;est pas un argument, de nos échecs électoraux depuis trente ans&#8230; à bon entendeur&#8230;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Laurent Leclercq ancien conseiller municipal de Dreux&nbsp;&raquo;</p>
<p>Parallèlement Leclercq s&rsquo;était investi dans la mise sur pied de la Nouvelle Droite Populaire (NDP) lancée par Roland Hélie et Robert Spieler en juin 2008 à partir de la revue<em> Synthèse Nationale</em>.</p>
<div id="attachment_1354" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/laurent_leclerc_arnaud_raffard_de_brienne-7345e.jpg"><img class="wp-image-1354" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/laurent_leclerc_arnaud_raffard_de_brienne-7345e.jpg" alt="laurent_leclerc_arnaud_raffard_de_brienne-7345e" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Laurent et Arnaud Raffard de Brienne</p></div>
<p>Il semble d&rsquo;ailleurs que Leclercq ait opté pour cette structure plutôt que pour le Bloc puisqu&rsquo;il participait il y a encore une semaine au conseil national de la NDP à Paris. Or ce n&rsquo;est un secret pour personne que le Bloc Identitaire n&rsquo;est pas foncièrement en bons termes avec la NDP considérée comme un ramassis de nostalgiques et de « loosers », tous justes bons à déconsidérer l&rsquo;étiquette « identitaire ». L&rsquo;engagement &#8211; ancien &#8211; à <a href="http://reflexes.samizdat.net/terre-peuple-quand-les-gaulois-sont-dans-la-peine/">Terre &amp; Peuple</a> venait compléter le tableau, Pierre Vial étant par ailleurs en bons termes avec les responsables de la NDP.</p>
<p>Malgré cet engagement somme toute non négligeable, il est devenu impossible depuis aujourd&rsquo;hui de trouver la moindre allusion aux relations que pouvaient entretenir le Bloc Identitaire ou la NDP avec Leclercq puisque ces deux mouvements ont effacé toute trace de ces contacts sur leurs sites Internet respectifs. Sans doute très embêtés de voir leurs noms associés à celui d&rsquo;un meurtrier, les dirigeants de ces structures politiques ont donc utilisé une pratique que Georges Orwell décrivait dans <em>1984</em> et qu&rsquo;il attribuait à Big Brother à partir de l&rsquo;expérience soviétique : l&rsquo;effacement et la modification des archives&#8230;<br />
Ce qui n&rsquo;est qu&rsquo;un fait divers aura donc permis de constater que les identitaires dans leur très grande variété se retrouvent au moins sur un point : leur désir incommensurable de respectabilité. Le syndrome Brunerie a donc encore frappé&#8230;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_443" class="footnote">Cette liste avait d&rsquo;ailleurs fait l&rsquo;objet d&rsquo;une polémique, certains colistiers de Leclercq dénonçant leur présence sur la liste et l&rsquo;accusant de les avoir abusé. Nous ne savons pas si le versant judiciaire de cette polémique avait abouti à une condamnation ou si les plaintes avaient été classées.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Sur les pavés ???</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 09:52:55 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Année après année, le mois de mai confirme son statut de moment fort du calendrier nationaliste en France, avec néanmoins des variations qui ne sont que très largement conjoncturelles. Année après année, le mois de mai confirme son statut de moment fort du calendrier nationaliste en France, avec néanmoins des variations qui ne sont que très largement conjoncturelles. Ainsi le traditionnel défilé en l&rsquo;honneur de Jeanne d&rsquo;Arc du FN n’a rassemblé environ que 2000 personnes et les bataillons régionaux étaient squelettiques, signe que les finances sont au plus bas, que ce défilé n’est plus une priorité et que la scission Lang fait sentir ses effets, en particulier chez les vieux cadres du parti. Les effectifs du FNJ étaient cependant tout aussi ridicules et la structure fait bien figure de survivance d’un passé révolu pour le parti. La seule véritable attraction était la présence de Serge &laquo;&nbsp;Batskin&nbsp;&raquo; Ayoub, qui ne cessait d&rsquo;étre sollicité par de jeunes fafs, tout émoustillés de se faire prendre en photo avec lui. Il faut dire que la popularité d&rsquo;Ayoub a bénéficié d&rsquo;un véritable lifting avec la sortie début 2009 du film &laquo;&nbsp;Sur les pavés&nbsp;&raquo;, production sensée raconter la vie des skins nationalistes en France dans les années 80 mais dont le visionnage rappelle plutôt une oeuvre de propagande à la gloire de l&rsquo;ancien JNR.</p>
<div id="attachment_2287" style="width: 610px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/Sur-les-pavés.jpg"><img class="wp-image-2287" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/Sur-les-pavés.jpg" alt="Pochette intérieure du DVD &quot;Sur les pavés&quot; 2009" width="600" height="401" /></a><p class="wp-caption-text">Pochette intérieure du DVD &laquo;&nbsp;Sur les pavés&nbsp;&raquo; 2009</p></div>
<p>Lors de ce défilé, les différents groupuscules nationalistes parisiens, qui d&rsquo;habitude font l&rsquo;effort d&rsquo;assurer une présence minimum, ont, cette fois-ci (une fois n&rsquo;est pas coutume ?) brillé par leur absence. Le clan Le Pen ne s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas éternisé place Jeanne d&rsquo;Arc, lieu du discours de Jean-Marie. Sans doute parce que le FN Paris avait prévu, au frais, dans le XVe arrondissement de Paris, un buffet campagnard pour le peu de militants frontistes encore actifs sur la capitale.</p>
<p>Une semaine plus tard, l&rsquo;extrême droite était de nouveau en ébullition, avec le week-end militant de l&rsquo;Œuvre Française, prévu les 8, 9 et 10 mai. Ce week-end venait conclure la tournée hexagonale de réunions semi-publiques assurées par l&rsquo;OF depuis plusieurs mois. Au final, pas de réelles nouveautés, puisque, une fois de plus, les militants et sympathisants de l&rsquo;OF eurent droit aux discours de Pierre Sidos, Yvan Benedetti, Fabrice « Jérôme » Bourbon (rédacteur en chef adjoint de <em>Rivarol</em>) et André Gandillon (rédacteur en chef de <em><a href="http://reflexes.samizdat.net/militant/">Militant</a></em>). La seule innovation notable était leur présence officielle aux commémorations du 9 mai, dirigées, cette année, d&rsquo;une main de fer par Batskin, participation consistant à assister à la messe donnée dans l&rsquo;église de Saint-Nicolas du Chardonnet (qui a déjà servi, cette année, de QG contre une attaque de militants syndicalistes lors de la mise en place de stands sur le trajet du 1er mai) puis d’assister à un concert dans le XIVe arrdt de Paris. Difficile de tirer un bilan de cette soirée tant les points de vue peuvent varier. Du point de vue de Batskin, c’est indéniablement un succès personnel. Toute la fine fleur du nationalisme français était représentée, de Pierre Vial<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/sur-les-paves/#footnote_0_440" id="identifier_0_440" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="malgr&eacute; une belle unit&eacute; de fa&ccedil;ade le jour m&ecirc;me, Vial s&rsquo;est fait un malin plaisir dans son compte-rendu du 9 d&rsquo;allumer les Identitaires et le Renouveau Fran&ccedil;ais pour leur sectarisme !">1</a></sup>, à Pierre Sidos, de Paul Thore à Hervé Lalin en passant par Cyril Bozonnet. Serge Ayoub peut se targuer d’avoir réussi là où la commémoration avait été l’an passé un retentissant fiasco. La soirée a regroupé plus de 500 militants néo-nazis et le concert a pu se tenir dans une salle paroissiale. Du point de vue des organisations fascistes, seul le Renouveau Français peut également se féliciter du succès de la soirée, ses militants ayant largement assuré la logistique et l’encadrement de la messe, célébration religieuse qui ne peut d’ailleurs que ravir ces tenants de l’idéologie nationaliste et catholique la plus orthodoxe. La présence massive de skinheads néo-nazis montre par ailleurs que ce courant reste fort au sein d’une extrême droite pourtant travaillée par la thématique de la « révolution culturelle » identitaire<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/sur-les-paves/#footnote_1_440" id="identifier_1_440" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cela n&rsquo;a pas emp&ecirc;ch&eacute; le groupe H&ocirc;tel Stella, pseudopode musical du Projet Apache c&rsquo;est-&agrave;-dire des Jeunesses Identitaires d&rsquo;Ile-de-France, de jouer avec des groupes aussi marqu&eacute;s que Frakass ou Hais et Fiers. Cependant, l&rsquo;honneur est sauf : Gaetan Bertrand et ses amis ont r&eacute;ussi &agrave; emp&ecirc;cher Lemovice de jouer lors de ce concert">2</a></sup>. Pour autant, pour la première fois depuis 14 ans, les militants fascistes n’auront pas occupé la rue le 9 mai au soir. La volonté du sieur Ayoub d’éviter un nouvel échec qui aurait été peut-être fatal à la mobilisation y est pour beaucoup et cela n’augure rien pour l’année prochaine. La mobilisation antifasciste, aussi imparfaite soit-elle, y est aussi cependant pour quelque chose.</p>
<p>N&rsquo;en déplaise à certains, les militants et militantes antifascistes du Scalp, de la CNT, de RLF-MLV, de la FA, d&rsquo;AL, du MQJS et de SUD ont en effet, une fois de plus, uni leurs efforts pour organiser une contre-mobilisation. Celle-ci était placée cette année sous le signe de la mémoire et de l&rsquo;hommage aux résistants. Plusieurs rendez-vous étaient prévus à cet effet, dont un concert le vendredi soir, organisé par le collectif United Underground et une réunion publique en présence d&rsquo;un résistant antifranquiste et d&rsquo;un ancien combattant FTP. Si l&rsquo;on peut se féliciter du franc succès remporté par le concert donné en soutien aux sans papiers retenus à Vincennes (600 à 700 spectateurs), il est toutefois regrettable qu&rsquo;une partie du public n&rsquo;ait pas ressenti le besoin d&rsquo;assister aux débats du samedi (plus d&rsquo;une centaine de personnes quand même) et à la manifestation dont le parcours était celui emprunté par les fascistes depuis trois ans.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/photo-so-2.jpg"><img class="alignleft wp-image-1340" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/photo-so-2.jpg" alt="photo-so-2" width="600" height="342" /></a></p>
<p>A noter qu&rsquo;à la fin de la manifestation, une quinzaine de fafs, passés on ne sait trop comment au travers de l&rsquo;impressionnant dispositif policier, ont tenté de se frotter au cortège. Ils furent rapidement balayés par le SO et les manifestants. Profitant de l&rsquo;incident, des policiers en civil tentèrent alors vainement d&rsquo;interpeller des manifestants antifascistes isolés, mais c&rsquo;était sans compter sur la réaction rapide du SO de fin de cortège. Cette initiative policière n’est pas sans rappeler la provocation du 1er mai et démontre que certains responsables policiers poussent clairement à l’affrontement « préventif » en espérant ainsi garder la situation sous contrôle. Autant réaffirmer ici que ce ne sont pas les forces du désordre qui nous imposeront leur stratégie…</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/photo-so-1.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1341" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/06/photo-so-1.jpg" alt="photo-so-1" width="600" height="316" /></a></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_440" class="footnote">malgré une belle unité de façade le jour même, Vial s&rsquo;est fait un malin plaisir dans son compte-rendu du 9 d&rsquo;allumer les Identitaires et le Renouveau Français pour leur sectarisme !</li><li id="footnote_1_440" class="footnote">Cela n&rsquo;a pas empêché le groupe Hôtel Stella, pseudopode musical du Projet Apache c&rsquo;est-à-dire des Jeunesses Identitaires d&rsquo;Ile-de-France, de jouer avec des groupes aussi marqués que Frakass ou Hais et Fiers. Cependant, l&rsquo;honneur est sauf : Gaetan Bertrand et ses amis ont réussi à empêcher Lemovice de jouer lors de ce concert</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Quand l&#8217;extrême droite se met en culture</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 16:06:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Article publié en octobre1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes) À la lecture de l’article « Ces jeunes fachos qui peut-être, nous gouverneront&#8230; » (Réflexes n°39), on ne peut qu’être frappé par la rapidité et l’efficacité des implantations frontistes au sein des universités. Créés pour trouver et former les futurs cadres au sein [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-1.jpg"><img class="wp-image-2366 aligncenter" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-1-1024x356.jpg" alt="ED_culture-1" width="600" height="209" /></a><em><strong>(Article publié en octobre1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes)</strong></em> À la lecture de l’article « <a href="http://reflexes.samizdat.net/ces-jeunes-fachos-qui-peut-etre-nous-gouverneront/">Ces jeunes fachos qui peut-être, nous gouverneront&#8230;</a> » (<em>Réflexes</em> n°39), on ne peut qu’être frappé par la rapidité et l’efficacité des implantations frontistes au sein des universités. Créés pour trouver et former les futurs cadres au sein d’organisations regroupant toutes les parcelles de la droite et de l’extrême droite, les Cercles Nationaux des Étudiants ont apporté en moins de quatre années plus de cadres au parti qu’il ne pensait lui-même en obtenir ! Comment ne pas s’interroger alors sur les raisons d’une telle réussite ? Comment ne pas tenter d’expliquer cette soudaine facilité lorsque l’on connaît les rivalités qui existent au sein de l’extrême droite ? Si l’ébauche d’une réponse est apportée par le précédent article, l’observation et l’analyse à la loupe des universités concernées semblent vouloir nous donner bien plus d’indications. C’est donc fort logiquement que Lyon et son université, première à avoir créé un Cercle national des Étudiants, sont aujourd’hui sous le feu des projecteurs&#8230;</p>
<h3>Quand la droite fait le lit de l’extrême droite&#8230;</h3>
<p>Rien ne semblait prédestiner une ville calme et prospère comme Lyon à mériter un jour le titre, internationalement connu, de capitale universitaire de l’extrême droite et du négationnisme. Et pourtant les faits parlent d’eux mêmes. Pour n’en citer que quelques-uns, rappelons que l’université Lyon III détient le record de thèses universitaires négationnistes, le record du nombre de professeurs militants d’extrême droite et de droite extrême, un nombre fort élevé de groupes nationalistes en tous genres&#8230; C’est tout d’abord dans les conséquences de Mai 68 , lorsque l’université littéraire et juridique lyonnaise se partage en deux (1973-74) que cette triste histoire commence. Encloses à l’intérieur du même ensemble architectural, Lyon II devient une université rose pâle (majorité socialiste) à peine teintée de rouge, tandis que Lyon III (Jean Moulin !) repeint progressivement ses murs en vert-de-gris ! Seul bastion droitier au milieu d’une « invasion gauchiste », enclave culturelle et idéologique, l’université Jean Moulin devient tout d’abord un lieu de ralliement pour les diverses franges de la droite et de l’extrême droite. L’ennemi commun : le communisme. C’est réellement de 1978 à 1987, que Lyon III, gouvernée d’une main aussi ferme qu’adroite par l’italianisant Jacques Goudet, assisté de la non moins efficace Colette Demaizière<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_0_429" id="identifier_0_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Professeur de Grammaire &agrave; Lyon III, membre du RPR et Doyenne depuis 1989 de la Facult&eacute; de Lettres/Histoire/G&eacute;o. Elle est reconnue comme &eacute;tant l&rsquo;&eacute;minence grise de Goudet.">1</a></sup>, devient le lieu de collusion d’une droite dite classique (convenable, discrète&#8230;) et de l’extrême droite. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-2.jpg"><img class="alignleft wp-image-2368 size-thumbnail" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-2-150x150.jpg" alt="ED_culture-2" width="150" height="150" /></a> L’importance de Goudet dans cette volonté de faire cohabiter dans un même espace de réflexion toutes les franges de la droite et de l’extrême droite est considérable. Ce professeur d’italien avait envoyé en 1965 une « tribune libre » au <em>Monde</em>, dénonçant les dérives de l’Église après Vatican II. Puis au début des années 1970, il devient responsable du SAC (Service d’Action Civique) dans le Rhône, adhère au RPR, crée l’UNI (Union Nationale Inter-universitaire) dans cette même région avec l’aide d’André Decocq, professeur à Assas, responsable de l’UNI et du MIL<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_1_429" id="identifier_1_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. Rapport de la commission&hellip; Tome 1, page 220">2</a></sup>, puis prend en 1973 la direction de la faculté de langues de Lyon III. Cet homme de droite extrême, à la charnière politique entre la droite et l’extrême droite, persuadé de l’importance du combat culturel et partageant nombre de positions et d’actions du Club de l’Horloge, fait tout pour faire prendre en une même mayonnaise toutes les tendances alors présentes. Lorsqu’il arrive à la tête de l’université Jean Moulin en 1978, l’extrême droite a déjà fait sa place. Mais le succès de la politique Goudet, éclatant du moins durant son règne à la présidence de l’université, ne s’est pas obtenu sans le précieux appui de l’administration politique alors en place. Ainsi, Lyon III est l’objet, dès la scission de 1973 et sous toute la présidence de Valery Giscard d’Estaing, d’un favoritisme hors de toute limite. Le meilleur exemple semble être la profusion de crédits et de postes accordés par l&rsquo;ancienne ministre des universités, Alice Saunié-Seïté, à Lyon III dès la scission de 1973. Du mot prêté à Francisque Collomb (maire de Lyon de 1976 à 1989) « Lyon III Jean Moulin est notre université », à la Légion d’honneur attribuée à Goudet par le gouvernement Chirac (1988) et remise par Raymond Barre, jusqu’aux multiples contacts qu’il avait au Ministère de l’Éducation Nationale, c’est l’ensemble de l’establishment droitier qui s’est lancé dans la bataille lyonnaise. Ainsi, les professeurs sont nommés à Lyon III par affinité politique plutôt que pour leur compétence. On comprend mieux alors comment, dans un tel climat amical et complice, l’extrême droite universitaire lyonnaise n’aura aucun mal à asseoir chaque jour davantage son pouvoir, son influence et ses idées sur l’université, à tisser des réseaux de plus en plus larges et efficaces vers l’exterieur et à assurer sa pérennité pour de longues années. Quand on lui permet de s’installer, elle s’enracine !</p>
<h3>Grandeur et décadence du GRECE : 1973 &#8211; 1988</h3>
<p>Lorsque l’on parle de l’implantation de l’extrême droite en milieu culturel dans les années 1970, facilitée par la complicité de l’administration de droite en place, on ne peut être étonné de la présence d’un cercle local du Groupe de Recherche sur la Civilisation Européenne (GRECE), d’un cercle local du Club de l’Horloge&#8230; donc de la Nouvelle Droite (ND) ! C’est effectivement une fois de plus le cas ici où, fortement implanté depuis 1969 à Lyon grâce principalement à Pierre Vial, le GRECE a joué au sein de Lyon III (Cercle Galilée) le rôle principal jusqu’en 1988. Personnage fondamental dans le développement de la ND aussi bien nationalement que régionalement, Vial n’est pour rien dans l’implantation du GRECE sur Lyon III puisqu’il n’y est nommé qu’en 1987 en tant que professeur d’histoire médiévale. Cette implantation est plutôt à mettre à l’actif de ce que l’on pourrait appeler « la troïka indo-européenne » composée de Jean Varenne, Jean-Paul Allard et Jean Haudry. Véritablement obsédés par la question des origines puisqu’il apparaît comme « une priorité politique que de justifier la notion d’identité française et européenne en remontant à nos racines indo-européennes » (Pierre Vial), ces trois hommes sont devenus des « spécialistes » de la civilisation indo-européenne. Ainsi, Haudry est professeur de linguistique et de sanskrit à Lyon III, ancien doyen de la faculté de lettres, directeur d’étude à l’École Pratique des Hautes Études, il est au comité de patronage de <em>Nouvelle École</em> en 1974-75, au Club de l’Horloge, participe à <em>Elemente</em>, revue de la nouvelle droite italienne avec Sigir Hinle, Alain de Benoist et Guillaume Faye. Il préside le 13ème colloque du GRECE en décembre 78, collabore à <em>Sol Invictus</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_2_429" id="identifier_2_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Revue d&rsquo;&eacute;tudes traditionnelles, &ldquo;Soleil invaincu&rdquo; est d&rsquo;orientation &eacute;volo-gu&eacute;nonienne melant d&rsquo;ancien SS comme L&eacute;on Colas et des membres de la nouvelle droite (Haudry-Christian Bouchet, Jean R&eacute;my, Christian J. Guyonvarc&rsquo;h&hellip;">3</a></sup>), aux Après-midi du Livre organisé par le Cercle Horizons<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_3_429" id="identifier_3_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ex Cercle Cadoudal, ce cercle organise des conf&eacute;rences et des manifestations o&ugrave; se retrouvent les tendances les plus oppos&eacute;es notamment lors de l&rsquo;Apr&egrave;s-midi du Livre de Droite &agrave; laquelle assistent 600 personnes environ. B&eacute;n&eacute;ficiant d&rsquo;un stand &agrave; la f&ecirc;te des Bleu-Blanc-Rouge tout en &eacute;tant mentionn&eacute; dans Le Figaro, Le Matin de Paris, National Hebdo, Lectures fran&ccedil;aises, Le Choc du Mois&hellip; Ce cercle est largement &ldquo;respect&eacute;&rdquo;.">4</a></sup>, participe à la maison d’édition Le Porte Glaive<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_4_429" id="identifier_4_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Maison d&rsquo;&eacute;dition dans la mouvance de la ND, elle publie sous la direction de R&eacute;gis Boyer des ouvrages de litt&eacute;rature classique du Nord, une collection &ldquo;Patrimoine de l&rsquo;Europe&rdquo; dirig&eacute;e par Jean-Paul Allard qui couvrait seulement l&rsquo;Europe nordique et germanique. La plus &eacute;tonnante production de ces &eacute;ditions est &ldquo;R&eacute;volution / Contre-R&eacute;volution&rdquo;, actes d&rsquo;un colloque organis&eacute;, au sein de Lyon III en Mai 1989, par le Centre d&rsquo;Histoire et d&rsquo;Analyse Politique de l&rsquo;universit&eacute;. Cf REFLEXes 39">5</a></sup>&#8230; Toujours prêt à faire plus, comme on peut s’en rendre compte, pour la promotion des idées de la nouvelle droite jusqu’à ce qu’elles deviennent culturellement hégémoniques, Haudry a posé les premières pierres de normalisation et d’institutionnalisation des thèses du GRECE en milieu universitaire. Il publie tout d’abord en 1979 un premier Que Sais-Je intitulé <em>L’indo-européen</em>, puis crée en 1981 au sein de Lyon III, l’Institut d’études indo-européennes et publie un autre Que Sais-Je sur <em>Les Indo-européens</em> dont la conclusion est un « mini-traité de racisme nordiciste » (P.A. Taguieff). Toujours prêt à faire plus pour la collaboration de toutes les parcelles de la droite et de l’extrême droite grâce à la position centrale qu’il occupe à cheval sur toutes les organisations et au sein de Lyon III sur deux départements (voir tableau), Haudry est une pièce stratégique dans l’architecture lyonnaise. Jean-Paul Allard est quant à lui professeur de langues à Lyon III Président du GRECE lyonnais (Cercle Galilée), directeur de « Patrimoine de l’Europe » aux Editions Le Porte Glaive, alors que Jean Varennne est un spécialiste de Sanskrit et de civilisation indienne, également collaborateur au <em>Figaro Magazine</em> à partir de 1977, directeur de <em>Panorama des idées actuelles</em> édité par le GRECE et devient en 1984 président national du GRECE après Roger Lemoine. Ces trois hommes très respectés au sein de l’université, développent avec l’aide de professeurs, de chercheurs de Lyon III membres du Club de l’Horloge<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_5_429" id="identifier_5_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="On citera : Denis-Clair Lambert (Professeur d&rsquo;&eacute;conomie politique), Jules Monnerot (Premier Pr&eacute;sident du Conseil Scientifique du FN, d&eacute;missionnaire en ao&ucirc;t 1990">6</a></sup>), de l’UNI, du CNIP&#8230; et la participation non moins active de groupes nationalistes révolutionnaires ou de sectes (voir encadré), toutes sortes de colloques et activités culturelles toujours couverts par une bonne dose d’intellectualisme. Ainsi, après la création de l’Institut d’études indo-européennes, véritable centre de formation néo-droitier, on a vu naître au fil des ans, le Centre d’histoire et d’analyse politique dirigé par Demotz<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_6_429" id="identifier_6_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Professeur d&rsquo;Histoire du Moyen-Age &agrave; Lyon III">7</a></sup>, le Centre d’études linguistiques Jacques Goudet, ainsi qu’une association étudiante, Aurore<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/quand-lextreme-droite-se-met-en-culture-2/#footnote_7_429" id="identifier_7_429" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cette association loi 1901 d&eacute;pendante administrativement de Lyon III, organise des bourses aux livres et des conf&eacute;rences-d&eacute;bats. Pr&eacute;sid&eacute; par le tr&egrave;s c&eacute;l&egrave;bre Bernard Notin, elle est tr&egrave;s proche du GRECE mais sait &eacute;galement s&rsquo;ouvrir vers la droite classique comme le d&eacute;montre la pr&eacute;sence d&rsquo;Henri-Christian Giraud, r&eacute;dacteur en chef au Figaro-Magazine et secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Institut d&rsquo;&eacute;tudes de la d&eacute;sinformation &agrave; un colloque d&rsquo;Aurore sur &laquo; Les rapports entre De Gaulle et les communistes &raquo;.">8</a></sup>. Véritables chapelles idéologiques au sein de l’université, il en ressort nombre de livres, de thèses et conférences proposés aux étudiants comme base de recherche ou de cours. Ce sont également des lieux de rencontre et de débat avec des intervenants, de sensibilité politique différente, extérieurs à la faculté. Royalistes, catholiques intégristes, nationalistes révolutionaires, néo-droitiers, révisionnistes et gaullistes se côtoient ainsi de colloque en colloque. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-3.jpg"><img class="size-medium wp-image-2369 alignleft" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-3-212x300.jpg" alt="ED_culture-3" width="212" height="300" /></a> Cette stratégie d’implantation préconisée par la nouvelle droite peu intéressée dans un premier temps par le pouvoir et préférant rendre hégémonique la pensée néo-droitière, développe en réseaux, des cercles de pensée, des clubs, et investi le milieu associatif et culturel de la fac, des autres facs8 puis progressivement de la ville. Appliquant par là même une stratégie défendue ardemment par Alain de Benoist qui dénonçant les «structures rigides et opaques du centre» a su contribuer à rendre les structures de la «périphérie» suffisamment souples afin que puissent s’estomper les barrières entre militants et sympathisants, entre partisans convaincus et simples compagnons de route, entre membres de la droite, de l’extrême droite voire même de gauche&#8230; Cette stratégie parfaitement adaptée au milieu universitaire et des grandes écoles de par le fait qu’elle dépasse l’engagement politique et se situe au niveau de la reflexion intellectuelle sur l’histoire, le social, la culture, la politique, etc. Ainsi, dès mai 68 puis sous le règne de Goudet à la présidence de l’université et de Francisque Collomb à la mairie de Lyon, la «nouvelle droite» renforcée par la peur suscitée par la gauchisante université Lyon II, a su profiter d’hommes comme Goudet, à la charnière de la droite républicaine et de l’activisme, sachant séduire et rassurer la bourgeoisie locale. Laissant ainsi se déployer les foyers nationalistes et fascistes tout en donnant des gages au gaullisme, il s’est organisé, institutionnalisé, un foyer intellectuel, un lieu de réflexion et d’analyse composé principalement de professeurs mais aussi de personnels administratifs de la fac. Ce foyer, quant à lui, a su laisser dans chacune de ses activités (ou actions) une place à ces hommes ou femmes de la droite qui luttent à son côté. Ainsi, l’ancienne ministre des universités, Alice Saunié-Seïté et Jacques Goudet, interviennent à un colloque du Club de l’Horloge en mars 1983. Il faut dire que le thème, «Quelle Université pour la France ? Guérir du socialisme», les interressait tout particulièrement ! Considérée tout d’abord comme un pôle anticommuniste, capable de faire contrepoids sur le plan idéologique aux débordements de la pensée subversive, la nouvelle droite, convaincue très tôt du fait que «le marxisme sera bientôt entrainé dans un interminable mouvement de reflux», se présente non plus comme un rempart au communisme mais bien plutôt comme une alternative. Cette influence grandissante de la nouvelle droite à Lyon III, accompagnée du sentiment d’impunité auquel elle semble s’être très bien habituée, relayée par les nombreux réseaux qu’elle a su et pu lier dans les autres sphères culturelles ainsi que l’imprégnation des esprits qui en découle lui assurent un avenir radieux&#8230; Mais l’émergence du Front national qui attire, dès 1983, bon nombre de néo-droitiers met un frein au développement de la nouvelle droite. Et lorsqu’en 1985 à Nantes, sous la direction de Jean-Claude Rivière, universitaire nantais, fondateur du GRECE et membre de Nouvelle École depuis 1968, Henri Roques, digne descendant de Faurisson, qui présenta et soutint une thèse mettant en doute la réalité des chambres à gaz obtint mention «très bien», le scandale éclata, le futur s’assombrit encore davantage. La thèse fut annulée par Devaquet et pour la première fois un membre du GRECE se retrouvait démis de ses fonctions pour un an et mis à la disposition du Centre National d’Enseignement à distance (CNED) ! Il semble tout de même important de noter que ce jury était présidé par Jean Haudry en personne accompagné de Jean-Paul Allard, tous deux professeur à Jean Moulin, et qu’il ne furent nullement inquiétés ! Serait-on mieux couvert à Lyon qu’à Nantes&#8230;? Cet «incident», ombre de l’objectif néo-droitier, entame notablement sa notoriété, son institutionnalité et marquera ainsi une première perte significative de son influence, de son impunité. Mais les problèmes du GRECE ne font que commencer puisque Goudet quitte trois ans plus tard la présidence pour une retraite bien méritée, Franscisque Collomb est remplacé par Michel Noir et les appuis deviennent de plus en plus rares. Le Club de l’Horloge, autre composante de la nouvelle droite, semble le plus affecté par ces départs. Il faut dire que l’initiateur et premier dirigeant du Club lyonnais n’est autre qu’Yvan Chiaverini, directeur de cabinet de Francisque Collomb. Chiaverini est encore un exemple de ces hommes de droite, prêts a tout pour banaliser l’extrême droite. Ainsi tout au long de sa carrière auprès du maire, il a permis et facilité l’organisation des activités du Club de l’Horloge ou du GRECE. L’apogée de sa stratégie semble atteinte un jour de mars 1982, où enfin il réussit à réunir, dans un diner-débat organisé par des horlogers et des grécistes, Charles Beraudier, Francisque Collomb et Raymond Barre! Malgré cela, le groupement de recherche lyonnais accueille avec joie (1987-1988), le retour de Jacques Marlaud d’Afrique du Sud et l’arrivée de Pierre Vial, Bernard Notin, Georges Pinault (Goulven Pernaod) au sein de l’université. Le groupe lyonnais composé alors de sept militants de pointe atteint un record national en la matière. Mais cet apport ne se mesure pas uniquement quantitativement mais également qualitativement. En effet, Jacques Marlaud séjourna durant plus de quinze ans en Afrique du Sud tout en étant rattaché à l’université Lyon III (!), présida en 1977 à Johannesbourg un cercle du GRECE dénommé Cercle Villebois-Mareuil et fut correspondant de Nouvelle École en Afrique du Sud. La puissance de ce maître de conférence en Infocom au sein du GRECE se mesure au regard du fait que dès son retour en France en 1988, il a immédiatement été nommé à la présidence du GRECE, remplaçant ainsi Jean Varenne. Pierre Vial accède enfin à l’université Jean Moulin en tant que professeur d’histoire médiévale. Ce ténor de la remise à jour sur papier glacé des thèses inégalitaires, déterministes, néo-paganistes tendance celte et germaine, a une longue histoire de militant qu’il serait trop long de détailler. Notons tout de même qu’il fit son éducation politique à travers le Dictionnaire du Militant édité en 1965 par Europe-Action et rédigé par son compagnon de toujours Dominique Venner. Il pouvait y apprendre entre autres à la lettre S : «&#8230;prenons par exemple, sous-développés : notion iréelle d’après laquelle l’incapacité des peuples de couleur à résoudre par eux-mêmes les problèmes de l’existence, proviendrait du sous-développement technique. Une observation réelle des choses permet de constater que le sous-développement technique est dû à une sous capacité de ces peuples. A notre contact, ils n’ont rien appris sinon à revendiquer, à profiter et à nous haïr». Pour Vial tout est alors dit. Cependant après son échec au sein du Mouvement nationaliste du Progrès aux législatives de 1967, il décide que la bonne voie pour la prise du pouvoir politique, c’est tout d’abord la reconquête du pouvoir culturel, le combat des idées, bref la stratégie métapolitique. Encore étudiant, il commence par être le directeur de publication d’une revue lyonnaise ronéotypée intitulée Socialisme européen (n°1 fin 1967), domiciliée au 3 place du Change à Lyon. Mais il n’y reste que peu de temps. Dès la création du GRECE en 1969, il deviendra successivement un des responsables de ses multiples antennes, membre du comité de rédaction de Nouvelle École, président de l’Union régionale du lyonnais, membre du conseil d’administration du GRECE et de la commission des traditions, membre fondateur de la SARL des Editions Copernic et principal porteur de parts avec Jean-Claude Valla, il en sera d’ailleurs le premier gérant (1976). Il participe en 1975 à la création du mouvement de scoutisme du GRECE, Europe Jeunesse (NOTE). Directeur de la revue Eléments, auteur de deux ouvrages édités par le GRECE : Pour une renaissance culturelle et Les solstices en collaboration avec Jean Mabire. En 1978, c’est enfin la consécration puisqu’il accède au poste de secrétaire général du groupement et y reste jusqu’en 1984. Lorsqu’il arrive à Lyon III, il est toujours place du Change et est alors président du cercle Henri Vincennot. Bien qu’ayant entretenu des rapports privilégiés de 1983 à 1986 avec le Mouvement Nationaliste Revolutionnaire(MNR) en compagnie d’Alain de Benoist et Guillaume Faye, Vial saura se forger au sein de Lyon III, une image de «personnalité respectueuse de la démocratie et très compétente dans son travail». On n’en doute pas ! Quant à Pinault et Notin (voir Réflexes n°39), «militants de choc», ils vont, une fois de plus, montrer clairement ce qui se cache derrière le métapolitique du GRECE&#8230; <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-4.jpg"><img class="wp-image-2370 size-large alignleft" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-4-218x1024.jpg" alt="ED_culture-4" width="218" height="1024" /></a> Cet apport en militants de pointe, constituant par là même la plus grosse unité gréciste qu’une université eut jusqu’alors comptée, aurait certainement pu permettre au GRECE de réagir. Mais cette réaction ne verra jamais le jour car comme lors de l’emergence du Front national dans les années 1983 (qui avait attirée par sa nouveauté bon nombre de néo-droitiers, venus principalement du Club de l’Horloge, en quête d’une vie politique) le second souffle du FN après la mort de Jean Pierre Stirbois, va décimer les rangs du groupement. Ajoutez à cela les «exploits» des nouveaux révisionnistes lyonnais, Pinault, Lugan et Notin (voir encadré), on comprend mieux encore comment le groupe lyonnais va perdre au fil des ans ses principaux militants, Jean Haudry et Pierre Vial en tête. Ce dernier, militant acharné, jusque-là persuadé du bien fondé du combat métapolitique mené par le Groupement et qui déclarait dix ans plus tôt : «c’est dans les forêts celtiques que nous allons chercher nos modèles», semble avoir, l’effet Le Pen aidant, perdu le Nord ! Pourtant, cet agrégé d’histoire né en 1944, affichait quatre ans plus tôt sa sympathie pour tous les mouvements révolutionnaires, Che Guevara, bande à Baader, Brigades rouges et se disait «prêt à [se] battre et à mourir dans l’espoir de changer un monde insupportable» ! La même année (1984), il déclarait : «Monsieur Le Pen pose bien les bonnes questions simplement nous n’avons pas exactement les mêmes réponses que lui» (cité par Taguieff, cf Les droites radicales et nationales en France p 791). Mais les évènements et bouleversements qui surviennent dès 1988 au sein de l’université, redistribuent les cartes. Ainsi, les plus partisans du combat métapolitique vont rejoindre au fur et à mesure les horlogers (Club de l’Horloge), qui attirés dès 1983 par le parti frontiste forment alors l’essentiel de l’armature de son conseil scientifique et montrent qu’il est possible de continuer à influencer la société, former l’élite de demain tout en menant un combat politique au sein d’un parti.   Ainsi, dès 1988, les trois quarts du groupe lyonnais tentent de garder un pied dans chaque organisation, menant ainsi le combat sur plusieurs niveaux. Mais la double appartenance (GRECE + autre) a été interdite par Vial lorsqu’il était secrétaire général du groupement. Ainsi, après de vives explications, le 25 Mars 1991, Vial démissionne en invitant dans une lettre ses compagnons de toujours «à quitter la chapelle idéologique marginalisée et fière de l’être (GRECE) pour le rejoindre, afin d’être une force d’implusion donnant une armature idéologique à un mouvement populiste (FN)». Cette démission ou plutôt cette exclusion vient mettre un terme aux relations conflictuelles qui opposaient les membres tentés par les sirènes nationalistes (Vial, Varenne, Haudry, Notin&#8230;) et les partisans du «métapolitique maintenu» (A. de Benoist, J. Marlaud). C’est alors l’éclatement. Varenne, Haudry, Allard et Notin suivent leur chef charismatique et vénéré, Pierre Vial, pour prendre place dans l’organigramme du parti. Rappelons que Vial est conseiller régional Rhones-Alpes, conseiller municipal de Villeurbanne, membre du Comité central du FN, de la direction générale, du centre d’études et argumentaires. Alors qu’Haudry, Varenne, Lugan et Notin participent ou ont participé à la formation des cadres du FN, soit en participant aux journées de formation organisées par le Centre d’Études et Argumentaires et le Conseil scientifique, soit en écrivant des articles dans diverses revues dites théoriques. Ainsi, Vial, Varenne et Haudry sont actuellement membre du comité de patronage d’Identité, revue du conseil scientifique du FN. Après de longues années d’hégémonie et de grands services rendus, le groupement lyonnais, dont Vial est le principal créateur et Varenne, Haudry, Notin et Allard les principaux animateurs, se retrouve en moins de dix ans aussi bas qu’il était vingt ans plus tôt. Même si les réseaux du GRECE restent efficients comme en témoignent les colloques encore organisés à Lyon III, ou la création en 1989 de la «nouvelle droite jeunesse», le FN grapille doucement mais sûrement dans le capital gréciste. Lorsqu’au mois de septembre 1991 on apprend l’ouverture d’un nouveau local du Front national à Lyon au 3 de la Place du Change, en lieu et place des locaux du GRECE depuis sa création, on mesure la mesquinerie de Vial. Lorsque Colette Demaizière nomme Bruno Gollnish à la présidence de l’université de langues de Lyon III alors qu’il n’est là que depuis un an, on mesure mieux son influence, son pouvoir. Certes ce pouvoir est aujourd’hui au service du FN et les relations entre les anciens grécistes et les convaincus du combat métapolitique semblent très envenimés. Mais n’etait-ce pas là qu’une apparence ? En effet, au delà d’un désaccord sur l’immigration et l’abandon du combat métapolitique pour un combat politique, les valeurs des anciens grécistes restent proches de celles de la nouvelle droite. Leur travail d’endoctrinement idéologique au sein des universités reste le même. Depuis vingt ans, ils travaillent, militent, forment, réflechissent, écrivent&#8230; en toute impunité, dans un silence qui fait parfois frémir, sans jamais perdre de vue l’idéal européen qui est le leur avec tout ce que cela comporte (voir encadré). Lyon III s’est construite sur toutes les franges de la droite et de l’extrême droite, avec toutes les divergences que cela comporte et ce n’est pas un désaccord de stratégie qui va rompre l’unité légendaire de Lyon III, qui va ternir l’image que l’on se fait ici du mot «collaboration»&#8230; Bien au contraire, le FN, le GRECE, L’UNI, Nouvelle Acropole, les cathos intégristes, les révisos et autres négationnistes en tout genre, Aurore, La Librairie de France, les charmants défenseurs des petits animaux style Brigitte Bardot, continuent, tous ensemble ou presque, main dans la main à endoctriner la future élite lyonnaise. C’est alors que l’importance du groupement n’apparait plus comme un critère pour juger de sa force, de son influence car les valeurs et l’idéal politique de personnages comme Vial n’ont pas changé en changeant d’étiquette politique. Comment pourrait on croire que l’homme «fort, viril, aryen» n’est plus un modele pour Vial et ses amis ? L’essentiel de l’objectif néo-droitier semble donc être réalisé : Lyon III est pour longtemps maintenant un laboratoire, un lieu d’échange, de rencontre, d’alliance, de recrutement pour l’extrême droite. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-5.jpg"><img class="wp-image-2371 size-large alignright" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2009/03/ED_culture-5-299x1024.jpg" alt="ED_culture-5" width="299" height="1024" /></a> L’histoire de l’université Lyon III, Jean Moulin éclaire donc d’un jour nouveau, les facilités d’implantation du Front national au sein de cette université. Partant d’un combat commun contre le communisme, la droite aura permis à l’extrême droite de trouver un fort point d’ancrage, de développer ses idées, de tisser des réseaux qu’elle ne peut aujourd’hui plus arrêter. Après le GRECE et le Club de l’Horloge, c’est aujourd’hui le Front national qui récupère les fruits de cette reconquête de l’université. Ainsi, lorsque Carl Lang et Jean-Marie Le Pen décident la création de Cercle national des Étudiants sur toutes les universités, regroupant toutes les parcelles de la «droite nationaliste» afin de trouver les futurs cadres du parti frontiste, c’est au regard de ce qui se pratique dans ce qui est aujourd’hui, son laboratoire, Lyon III. Lorsque Degrave, leader du groupe frontiste lyonnais dit «qu’il faut repérer, dans un premier temps, les gauchistes puis prendre contact avec le personnel enseignant et administratif de l’université», il ne fait que répéter clairement ce que toute l’extrême droite lyonnaise sait déjà et met en oeuvre depuis plus de 20 ans. Il n’a d’ailleurs pas besoin de nommer les professeurs puisque tout le monde les connaît, les reconnaît depuis longtemps. L’implantation frontiste sur Lyon, menée par Bruno Gollnish, Pierre Vial, jean Varenne, Jean Haudry&#8230;tous professeurs à Lyon III, s’appuie sur les réseaux tissés par la nouvelle droite depuis 1973 et l’expérience de ces professeurs. Le FN est aujourd’hui le porte-drapeau de l’extrême droite lyonnaise et de sa force impulsive, tout comme l’était la nouvelle droite hier. Mais au delà d’une simple passation de pouvoir ponctuée de quelques mouvements d’humeurs qui pourraient laisser croire à une réelle séparation, il s’agit peut-être de la naissance d’une force centrifuge. En effet, au regard de l’évolution et de la redistribution des pouvoirs au sein de l’université et de la ville, le nombre de professeurs et de militants d’extrême droite ou de droite extrême, tout comme la profusion de revues et matériaux théoriques, colloques, universités d’été&#8230; est aujourd’hui considérable. Les contributions apportées par Lyon III «à l’effort de guerre» entrepris par l’extrême droite pour reconquerir le pouvoir, est plus que jamais conséquent. Les appuis au sein de la droite classique existent toujours et le nouveau président de l’université Jean Moulin, Pierre Vialle (à ne pas confondre avec Pierre Vial) continue de marcher sur les traces de Goudet. Malgré la montagne d’articles de presse parus sur cette université lors des «exploits» de Notin, Lugan, Pinault, ou lors de la parution de thèses antisémites comme celle d’Abdelhamid Bdioui, rien ne semble avoir changé ! Bien au contraire, comme peuvent l’illustrer les déclarations d’un bras droit de Michel Noir, ex-doyen de la faculté de droit de Lyon III, Serge Guinchard, à Libération Lyon : «Les supposés rapports de Lyon III à l’extrême droite sont notablement exagérés». Mais tous les euphémismes du monde ne nous feront pas oublier que cette université, modèle au sein de la droite et l’extrême droite, en perpétuelle ébulition brune, est aujourd’hui capable d’être une force hétérogène, proposant un éventail de sensibilités et d’engagements politiques, une véritable machine à sensibiliser, à attirer des jeunes, à former des militants, des cadres, des nationalistes, des fascistes&#8230; Article publié initialement en octobre 1993</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_429" class="footnote">Professeur de Grammaire à Lyon III, membre du RPR et Doyenne depuis 1989 de la Faculté de Lettres/Histoire/Géo. Elle est reconnue comme étant l’éminence grise de Goudet.</li><li id="footnote_1_429" class="footnote">Cf. Rapport de la commission&#8230; Tome 1, page 220</li><li id="footnote_2_429" class="footnote">Revue d’études traditionnelles, “Soleil invaincu” est d’orientation évolo-guénonienne melant d’ancien SS comme Léon Colas et des membres de la nouvelle droite (Haudry-Christian Bouchet, Jean Rémy, Christian J. Guyonvarc’h&#8230;</li><li id="footnote_3_429" class="footnote">Ex Cercle Cadoudal, ce cercle organise des conférences et des manifestations où se retrouvent les tendances les plus opposées notamment lors de l’Après-midi du Livre de Droite à laquelle assistent 600 personnes environ. Bénéficiant d’un stand à la fête des Bleu-Blanc-Rouge tout en étant mentionné dans <em>Le Figaro</em>, <em>Le Matin de Paris</em>, <em>National Hebdo</em>, <em>Lectures françaises</em>, <em>Le Choc du Mois</em>&#8230; Ce cercle est largement “respecté”.</li><li id="footnote_4_429" class="footnote">Maison d’édition dans la mouvance de la ND, elle publie sous la direction de Régis Boyer des ouvrages de littérature classique du Nord, une collection “Patrimoine de l’Europe” dirigée par Jean-Paul Allard qui couvrait seulement l’Europe nordique et germanique. La plus étonnante production de ces éditions est “Révolution / Contre-Révolution”, actes d’un colloque organisé, au sein de Lyon III en Mai 1989, par le Centre d’Histoire et d’Analyse Politique de l’université. Cf REFLEXes 39</li><li id="footnote_5_429" class="footnote">On citera : Denis-Clair Lambert (Professeur d’économie politique), Jules Monnerot (Premier Président du Conseil Scientifique du FN, démissionnaire en août 1990</li><li id="footnote_6_429" class="footnote">Professeur d’Histoire du Moyen-Age à Lyon III</li><li id="footnote_7_429" class="footnote">Cette association loi 1901 dépendante administrativement de Lyon III, organise des bourses aux livres et des conférences-débats. Présidé par le très célèbre Bernard Notin, elle est très proche du GRECE mais sait également s’ouvrir vers la droite classique comme le démontre la présence d’Henri-Christian Giraud, rédacteur en chef au <em>Figaro-Magazine</em> et secrétaire général de l’Institut d’études de la désinformation à un colloque d’Aurore sur « Les rapports entre De Gaulle et les communistes ».</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Terre &amp; Peuple :: Quand les Gaulois sont dans la peine…</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Oct 2007 22:49:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Mégret]]></category>
		<category><![CDATA[Front national (FN)]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe de Recherches et d'Études sur la Civilisation Européenne (GRECE)]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement National Républicain (MNR)]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Terre &amp; Peuple tiendra sa XIIe Table Ronde annuelle dans quelques jours. L&rsquo;occasion pour nous de faire le point sur cette association au statut particulier dans la mouvance nationaliste.</strong></p>
<p>Terre &amp; Peuple est officiellement lancée en avril 1995 avec un bureau composé alors de Pierre Vial, Christophe Bordon et Pierre Giglio. Si ces deux derniers sont de simples militants FN (et du Renouveau Étudiant pour Bordon), Pierre Vial n’est en principe plus à présenter tant il a été écrit d’articles sur lui.</p>
<p>Né en décembre 1942, il s’engage très tôt dans la mouvance nationaliste en rejoignant Jeune Nation en 1958. Le parti étant dissous pour son engagement en faveur de l’Algérie Française, Vial adhère à la Fédération des Étudiants Nationalistes au début des années 1960 et participe à la fondation d’Europe-Action qui en est partiellement issue. Comme beaucoup d’autres, il suit ensuite le parcours classique du militant nationaliste : Mouvement Nationaliste de Progrès (MNP) en 1966 puis Rassemblement Européen de la Liberté (REL) en 1967. Mais il devient une figure importante de la droite radicale en cofondant le GRECE au printemps 1968 et en y prenant la responsabilité de la commission Histoire l’année suivante. Animateur des structures lyonnaises du Groupement, il en est surtout le secrétaire général de 1978 à 1984 ainsi que le directeur de certaines des publications : <em>Éléments</em>, <em>Études et Recherches</em>. Il devient également conseiller culturel de l’association Domus lors de sa fondation le 04 novembre 1973. Celle-ci est la structure qui gère la Domus Europa, propriété détenue par l’association à Ventabren (13) et qui aujourd’hui encore est animée par l’un de ses fondateurs au parcours quasi-identique à celui de Pierre Vial : Maurice Rollet. La montée en puissance du FN, en particulier son accession à l’Assemblée Nationale et, parallèlement, l’affaiblissement du GRECE miné par l’absence de perspectives et les querelles internes poussent certains des cadres de l’organisation à rejoindre la structure frontistes à partir de 1987-1988, semblant ainsi tourner le dos à la stratégie métapolitique qui était au cœur de la démarche néo-droitiste. En 1990, Pierre Vial entre au Comité Central du FN et entame un parcours classique de cadre politique : élections locales et législatives à Villeurbanne et en Rhône-Alpes, formation et conférences, participation aux publications, sans oublier les extra comme une intervention au meeting de soutien à la Croatie libre organisé par Alain Sanders le 7 février 1994 et soutenu par le GUD. La crise de 1998 le voit participer à la fronde mégretiste, sans doute à la fois par hostilité à certains courants frontistes (« marinistes », catholiques nationaux de Bernard Antony, partisans de Bruno Gollnisch) et par affinité avec la radicalité politique d’une partie des partisans de Bruno Mégret. La scission est d’ailleurs très violente en Rhône-Alpes où le FN est investi dans certaines sociétés comme la SARL Telegone et la SCI Liberté. Vial devient immédiatement un des dirigeants du FN-Mouvement National, futur MNR, en prenant la responsabilité du secrétariat national aux milieux populaires et au social dans l’organigramme du parti présenté par B.Mégret le 10 novembre 1999. Mais l’absence de perspectives du MNR et l’évolution politique du parti le mettent rapidement en porte-à-faux avec Bruno Mégret et il est officiellement exclu du MNR le 14 octobre 2001 pour avoir critiqué les positions proaméricaines de B. Mégret, suite aux attentats du 11 septembre que les proches de Vial ne se cachent pas d’avoir fêtés. Il fonde alors le groupe Europe-Identité au conseil régional Rhône-Alpes avec la poignée de conseillers MNR l’ayant suivi. Ce groupe, à défaut de peser dans les décisions régionales, s’avérera fort utile à Terre &amp; Peuple puisque cela permettra à l’association d’envoyer son courrier aux frais du contribuable sous couvert de celui d’Europe-Identité. Il en sera de même des autres facilités offertes par les mandats régionaux (au même titre que les autres groupes politiques), en particulier en termes de frais de déplacements. Europe-Identité fera d’ailleurs des « boutures » en Champagne-Ardenne et en Midi-Pyrénées. Depuis, Pierre Vial a quelque peu brouillé les pistes politiques et nous aurons l’occasion d’y revenir dans la suite de l’article.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Mer &amp; Poulpe, qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est ?</h3>
<p>Terre &amp; Peuple s’inscrit clairement dans un courant politico-culturel hérité du premier tiers du XXème siècle et que nous pouvons qualifier de « völkisch », suivant en cela l’étude pionnière d’Armin Mohler (<em>Die Konservative Revolution in Deutschland</em>, 1950).</p>
<p>De tous les courants de la « révolution conservatrice » allemande, le courant volkisch est sans doute le plus ancien puisqu’il émerge dès la fin du XIXème siècle. À l’époque, ses centres d’intérêt reflètent une bonne part des orientations culturelles de cette période : approche « scientifique » des origines guidée par l’esprit positiviste et l’élan romantique du mouvement des nationalités ; effervescence « spiritualiste » née de la crise de l’identité religieuse traditionnelle, en l’occurrence le christianisme. Ces deux voies convergent chez les « Völkischen » dans la défense du « peuple » conçu non comme masse mais comme identité, à la fois biologique et spirituelle. Le courant völkisch est donc foncièrement tourné vers le passé sans pour autant être réellement réactionnaire puisqu’il ne cherche pas à revenir à une époque révolue mais à se rattacher à ce qu’il considère être la plus lointaine origine. Un des fondements intellectuels de ce courant est alors Herman Wirth, philologue de la première moitié du XIXème siècle, qui, dans L’aube de l’humanité (1828), entendait reconstruire l’histoire de la religion, du symbolisme et des écrits d’une « race nordico-atlantique » primordiale, dont il faisait remonter les origines au paleolithique. Wirth situait le berceau originel de cette race dans la région correspondant à l’actuelle Arctique et la décrivait comme porteuse d’une culture cosmico-symbolique dont le thème central serait l’année solaire comme expression d’une loi universelle de renouvellement, cycle dans lequel le solstice d’hiver aurait revêtu une importance particulière.</p>
<p>Dans cette recherche des origines, le monde indo-européen (terme qui finit par l’emporter sur « indo-aryen ») est au centre des préoccupations. Découverte par les linguistes à la fin du XIXème siècle, « l’indo-européanité » identifiée comme noyau originel de la civilisation européenne donna un socle scientifique plus solide au courant völkisch. Ce dernier s’intéressa immédiatement au groupe germanique des peuples indo-européens, considéré comme le moins dénaturé et le plus proche des caractéristiques originelles. Reprenant des arguments développés par Arthur de Gobineau, deux philologues vont imposer leurs idées dans le courant völkisch : Hans F.K. Günther et Ludwig Ferdinand Clauss. Si Günther est célèbre, Clauss l’est un peu moins en raison d’une approche ethnique assez éloignée du racisme « suprémaciste » d’essence coloniale fort en vogue à l’époque. Il considérait en effet que chaque homme est porteur d’un « style » caractéristique de l’âme du groupe ethnique auquel il appartient, style fondamentalement distinct des caractères purement individuels : « chaque race possède en elle-même le criterium de ses valeurs les plus hautes et il n’existe pas de mesure commune qui puisse permettre de la comparer à une autre ».</p>
<p>Parallèlement à cette quête « raciale », le courant völkisch développe tout un intérêt pour l’occultisme, en particulier en Allemagne du Sud et en Autriche, terres catholiques s’il en est. La principale conséquence de cet intérêt fut la création de petites sectes occultistes et surtout un intérêt appuyé pour les runes, ancien alphabet nordique dont les vertus divinatoires supposées ne pouvaient que les attirer. De ces catholiques autrichiens apostats est venu également un antisémitisme typiquement lié à leur origine et conjugué sur le mode classique du conspirationnisme. D’autres tendances du mouvement désirèrent cependant simplement refonder une religion purement allemande. Certains optèrent pour la thèse fantaisiste du « Christ aryen » développée par Houston Stewart Chamberlain dans ses Fondements du XIXe siècle publié en 1899. Luther était à leurs yeux l’émancipateur de l’âme allemande, désormais libérée du carcan méditerranéen et despotique de Rome. Ils prétendaient achever la Réforme en purgeant le christianisme de son contenu spirituel sémitique. L’absurdité théorique et l’impossibilité pratique d’un tel projet n’échappèrent cependant pas aux plus lucides qui se tournèrent alors vers le paganisme nordique ou vers une « religiosité indo-européenne » plus large.</p>
<p>Cette quête des racines de « l’âme allemande » amène les « Völkischen » à porter une attention particulière aux traditions populaires (fêtes, folklore, coutumes) où, sous le vernis chrétien, se perpétuent des éléments beaucoup plus anciens, d’origine païenne. Dans le même esprit, ils accordent une grande importance au paysage et leur position est celle d’une écologie intégrale avant même que cette notion ne connaisse la popularité qui est la sienne à partir des années 1960. Défenseur de « l’art du terroir », ils créent ainsi un mode de vie alternatif relativement hors norme pour l’époque.<br />
Enfin, très attachés aux vertus privées du lignage et aux identités locales, les « Völkischen » ont relativement peu théorisé sur ce qui leur semblerait l’État idéal, la majorité se retrouvant dans la conception de l’empire germanique avec ses libertés locales.<br />
On retrouve nombre de ces orientations dans les choix idéologiques de Terre &amp; Peuple : attachement aux coutumes locales et paysannes, spiritualité païenne affirmée et revendiquée, référence permanente à l’enracinement.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Mer &amp; Poulpe, combien de flotilles ?</h3>
<p>La structure ou l’importance de Terre &amp; Peuple n’ont guère évolué depuis le début des années 2000. L’association compte officiellement une grosse vingtaine de bannières c’est-à-dire une grosse vingtaine de groupes locaux plus une bannière en Belgique. Le nombre d’adhérents plus ou moins à jour de cotisations est sans doute aux alentours de 1000 personnes mais cela ne reflète pas leur implication réelle dans la structure. Sur cette vingtaine de bannières, 4 ou 5 regroupent environ la moitié des adhérents, ce qui signifie que certaines bannières sont virtuelles. Terre &amp; Peuple demeure donc une petite structure et ses activités présentent une vitalité inégale. La principale demeure la Table Ronde qui en est à la 12ème édition cette année et qui a lieu au début de l’automne, en général en octobre. Si on excepte les premières années qui virent une ou deux Tables décentralisées (entre autres à Strasbourg grâce à l’activisme de Stéphane Bourhis), cette manifestation est « francilienne ». En effet, le coût de location d’une salle à Paris et le risque de mobilisation d’opposants ont conduit les dirigeants de l’association à louer le domaine de Grand Maisons à Villepreux (78), qui, ironie politique, appartient à des catholiques traditionalistes. Organisées autour de thèmes variés («Le destin de l’homme européen» en 2002, «L’amitié franco-allemande» en 2003, « Liberté pour l&rsquo;Histoire » cette année), ces Tables Rondes rassemblent entre 400 et 500 participants, voire plus pour le cru 2006 ce qui est évidemment un bon score. Le public est varié, assez âgé, mais on y voit aussi un nombre non négligeable de jeunes, en général autour de 30 ans. L’ancien militant du Renouveau Étudiant en barbour y côtoie ainsi le skinhead en para montantes. Cette visibilité skinhead a d’ailleurs tendance à augmenter au fil des années, Terre &amp; Peuple étant la seule structure d’importance nationale à les accueillir sans sourciller. Ils étaient donc en force l&rsquo;année dernière, de Sébastien Legentil avec le label Martel en Tête à Thomas Crae et la Lemovice Krew en passant par le bourguignon Brice Aulion.<br />
Par ailleurs les Tables Rondes sont l’occasion pour l’association de donner l’impression de faire vivre une communauté par le biais des stands d’exposition : libraires (Licorne bleue, Librairie Nationale), artisans, éditeurs, labels musicaux, mouvements ou revues amis. En un sens, ces Tables Rondes reproduisent chaque année dans le créneau volkisch ce qui était l’objectif de la Maison de l’Identité par le biais de la Fête de l’Identité et des Libertés en 2002 et 2003. Cependant il est clair que l’on est très loin de l’efficacité des réseaux catholiques traditionalistes, qu’ils soient ou non schismatiques avec leurs écoles, leurs bailleurs, leurs agences pour l’emploi, etc.</p>
<p>Par ailleurs, le succès des Tables Rondes annuelles ne correspond pas exactement à l’activité réelle de l’association. Il suffit pour cela de comparer ces chiffres avec ceux de la fréquentation de l’assemblée communautaire annuelle de l’association qui a lieu fin mai ou début juin et ne réunit qu’entre 50 et 70 personnes en province (en forêt de Brocéliande, dans le Berry ou en Sologne selon les années). Or cette assemblée qui vaut assemblée générale ordinaire de l’association est sans doute le moment le plus important de la structure puisque les adhérents y ont alors accès aux rapports d’activité de l’année écoulée et aux orientations que Pierre Vial entend donner à l’association.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/10/JS2006_13-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1120" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/10/JS2006_13-2.jpg" alt="JS2006_13-2" width="600" height="400" /></a><br />
L’autre moment important et qui voit le même ordre de grandeur dans l’affluence est son «université d’été» rebaptisée «Journées du soleil» qui a lieu en juillet à la Domus Europa. Y interviennent ou ont intervenu feu Jean Mabire, Maurice Rollet, Georges Hupin, Jean Haudry ou Pierre Vial lui-même, soit toute la vieille garde de la Nouvelle Droite paganiste.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/10/Blitz_1939-19410001-2-66b94.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1121" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/10/Blitz_1939-19410001-2-66b94.jpg" alt="Blitz_1939-19410001-2-66b94" width="157" height="219" /></a>Enfin la principale vitrine de Terre &amp; Peuple demeure sa revue trimestrielle de bonne qualité, tant dans la forme que le fond. Elle a longtemps été animée par Olivier Chalmel, ancien militant du FNJ puis du FN 37, cofondateur du Renouveau Etudiant avec Michel Murat, rédacteur en chef d’<em>Offensive pour une nouvelle université</em>, revue du RE en 1998. Ayant choisi le camp mégretiste, il devint secrétaire national aux actions catégorielles dans l’organigrame du parti présenté par B. Mégret en novembre 1999. Il vivait en partie de ses activités militantes grâce à sa société Heliodromos Communication créée en mars 2001 et qui était chargée de la maquette de Terre &amp; Peuple. Le déclin de la maison Mégret, un certain opportunisme et sa vie privée semblent l’avoir conduit à chercher d’autres rivages politiques (il avait déjà essayé d’adhérer à Démocratie Libérale durant l’été 2002). La revue a depuis été reprise par la société Ogham dirigée par Harald Mourreau qui s’occupe également de <em>Réfléchir &amp; Agir</em> et de <em>War Roak</em>. De fait le style graphique des trois revues est similaire et il faut bien le dire de qualité.</p>
<p>Localement, chaque bannière a ses propres activités à un rythme très inégal selon le dynamisme des animateurs et les possibilités de la région. Cela va des visites aux randonnées en passant par les solstices. Un peu plus hors normes, la bannière Bourgogne animée par Gérard Le Vert, tenancier d&rsquo;un surplus militaire à Autun, ancien responsable DPS et militant déjà mis en cause par le passé pour ses penchants idéologiques nazis, propose depuis 2003 des stages de boxe, self-défense et escalade. Ceci étant, la moyenne d’âge de T&amp;P demeurant assez élevée, les jeunes susceptibles d’être attirés par ce type d’activités demeurent assez rares.</p>
<h3>Mer et Poulpe et Crustacés</h3>
<p>Quelle place pour Terre &amp; Peuple dans la mouvance nationaliste ? Il est évident que Terre &amp; Peuple a subi la fragmentation progressive à l’œuvre depuis la fin des années 1990. Pierre Vial a toujours présenté Terre &amp; Peuple comme une structure associative et politico-culturelle, n’ayant pas vocation à intervenir directement dans l’arène « politicienne ». Cela aurait en principe du mettre l’association à l’abri des déchirements consécutifs à l’aventure mégretiste. Mais les revirements politiques de Vial ont largement pesé sur le développement de Terre &amp; Peuple. Le soutien actif à la scission mégretiste a éloigné des militants restés fidèles au FN (même s’il en resté certains, en témoigne la bannière Anjou emmenée par Benoît Couetoux du Tertre, resté fidèle au FN en 1999). Puis la rupture avec Bruno Mégret en octobre 2001 a désorienté une partie des militants et cadres du MNR, crise confirmée par la signature accordée par Pierre Vial pour la candidature de Jean-Marie Le Pen à la présidentielle de 2002. Cela s’est d’ailleurs traduit alors par une tentative de « puputsch » de quelques cadres emmenés par Anne-Laure Le Gallou lors de l’assemblée communautaire de juin 2002. Les deux années suivantes ont vu l’accent mis sur le développement de la structure Europe-Identité et ses antennes régionales (Champagne-Identité, Midi-Identié), nées de scissions des groupes MNR dans certains conseils régionaux et censées porter dans l’arène politique les thématiques développées par Terre &amp; Peuple. Mais son caractère groupusculaire et les élections régionales de mars 2004 ont mis fin à l’expérience et Terre &amp; Peuple s’est donc retrouvée investie du rôle politique que Pierre Vial avait toujours fait passer au second plan.</p>
<p>L’organisation a pris sa place dans la mouvance dite « identitaire » en martelant deux thèmes. Le premier est le « choc des civilisations », notion reprise de Samuel Huntington et appuyée par le batteleur Guillaume Faye. Cela a amené certains milieux militants, en particulier Christian Bouchet et ses proches, à accuser Vial d’être devenu pro-occidental et pro-soniste, d’où une mise au point parue en juillet 2006 sur le site Internet de la structure. Par ailleurs, très logiquement, Pierre Vial a lancé un Appel au communautarisme européen (<em>Terre &amp; Peuple</em> n°19, équinoxe de printemps 2004). Faisant le constat que les différentes communautés présentes sur le sol européen se repliaient sur elles-mêmes et versaient dans le communautarisme, Vial entend faire la même chose avec les Européens. Pour autant il n’abandonne pas l’idée d’un retour des immigrés dans leur pays d’origine ou de supposée origine. Mais cela montre une inflexion qui indique que la Nouvelle Droite Völkisch a compris que l’immigration ne pouvait plus être abordée comme il y a 20 ou 30 ans. Cette orientation communautariste blanche rejoint celle développée par certains milieux post-mégrétistes et par les Identitaires et c’est un moyen de revitaliser la vieille grille de lecture raciale des rapports sociaux. Autant dire que cette perspective est très loin de celle du FN.</p>
<p>Par contre elle a amené Terre &amp; Peuple à développer ses contacts avec d’autres organisations. En France, le champ des possibles est réduit même si la longévité militante de Vial lui permet d’avoir un solide carnet de contacts. Mais le créneau « identitaire » est déjà bien encombré et il était difficile pour Terre &amp; Peuple d’ignorer les Identitaires tels qu’ils se sont structurés depuis 2002. À ce titre, en mars 2004, Pierre Vial a rencontré des responsables du Bloc Identitaire pour envisager un travail commun. Cela ne s’est pas concrétisé par des initiative de fond, si on excepte l’annonce fanfaronne de la création d’un CRAB pour répondre au CRAN. Par contre, sur le terrain, T&amp;P organise de plus en plus fréquemment ses activités en lien avec les Identitaires et un certain nombre de militants ou de cadres ont la double appartenance, comme Franck Vandekerkof dans le nord ou Yvan Lajeanne en Franche-Comté. Par ailleurs, l’initiative des soupes au lard lancée par le Bloc Identitaire d’Ile-de-France a trouvé un appui et un relais important en la personne de Georges Hupin, responsable de la bannière Wallonie. Terre &amp; Peuple entretient les mêmes relations avec l’équipe de <em>Réfléchir &amp; Agir</em> (Eric Fornal intervenait au meeting de lancement du Front de la Jeunesse le 04 février 1999 au nom de Terre &amp; Peuple, Bertrand Le Digabel était trésorier de la bannière Pays Cathare à la même époque et Yvan Lajeanne est l’un des cadres de la bannière Franche-Comté) et avec diverses structures régionalistes comme Alsace d’Abord, l’ectoplasmique MRB et l’Alliance Régionale Flandre-Artois-Hainaut. Mais c’est surtout à l’étranger que Terre &amp; Peuple s’est imposée comme un interlocuteur important en multipliant les contacts, ce qui s’est traduit par une conférence de deux jours en à Moscou en juin dernier à laquelle participait des personnalités ou des représentants de petits groupes politiques issus d’Espagne, Russie, Ukraine, Portugal, Suisse, Flandre, Allemagne, Grèce et naturellement France. Cette réunion a débouché sur la constitution d’un conseil des peuples d’origine européenne dont l’orientation est racialiste blanche. Même si la déclaration finale est indigente et si l’objectif rappelle celui de l’Église Mondiale du Créateur (« Blancs du monde entier unissez-vous ! »), la conférence traduit un approfondissement des liens internationaux, ce qui semble être la dernière marotte de Pierre Vial.</p>
<p>La participation en ce printemps 2007 de T&amp;P et de Pierre Vial à l’Union des Patriotes en soutien à la candidature de J.-M. Le Pen montre que le dirigeant de Terre &amp; Peuple tente une fois de plus un calcul politique comme il en a le secret, peut-être dans la perspective des municipales de 2008 ? Gageons que ces calculs seront une fois de plus particulièrement erronés…</p>
<p>Publié le 18 octobre 2007</p>
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		<title>National-bolchevisme : de nouvelles convergences</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jan 2007 13:11:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
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		<description><![CDATA[(Article publié en octobre1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes) Fin juin, suite à une enquête de la journaliste Mariette Besnard et du romancier Didier Daeninckx, le Canard enchaîné révèle des liens unissant communistes et extrémistes de droite à notamment travers la collaboration à certains journaux comme l&#8217;Idiot International et le Choc du [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>(Article publié en octobre1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes)</strong></em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/01/nazbol-convergence.jpg"><img class="wp-image-2481 aligncenter" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2007/01/nazbol-convergence.jpg" alt="nazbol-convergence" width="600" height="174" /></a>Fin juin, suite à une enquête de la journaliste Mariette Besnard et du romancier Didier Daeninckx, <em>le Canard enchaîné</em> révèle des liens unissant communistes et extrémistes de droite à notamment travers la collaboration à certains journaux comme <em>l&rsquo;Idiot International</em> et <em>le Choc du Mois</em>. Histoire de remplir quelques pages de plus et de régler certains comptes, des rédactions parisiennes (dont <em>Libération</em>) n&rsquo;hésiteront pas à parler de convergences entre bruns et rouges. Qu&rsquo;en est-il exactement et se matérialisent-elles par des rapprochements entre organisations ?</p>
<p>Dès juillet 1967, tirant les leçons de l&rsquo;activisme de l&rsquo;OAS et de l&rsquo;échec du REL-MNP (Rassemblement européen de la liberté &#8211; Mouvement nationaliste du progrès) aux élections législatives de la même année, Dominique Venner<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_0_294" id="identifier_0_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Dominique Venner, ancien responsable de Jeune Nation et fondateur d&rsquo;Europe Action, est le r&eacute;dacteur de l&rsquo;essai Pour une critique positive (1962), sorte de &laquo; Que faire ? &raquo; des nationalistes.">1</a></sup> met en avant l&rsquo;intérêt d&rsquo;une stratégie culturelle, métapolitique sur l&rsquo;action partisane pour conquérir le pouvoir. Afin d&rsquo;apparaître de façon plus honorable et de sortir de la marginalité où l&rsquo;avait poussée la fin de la seconde guerre mondiale, l&rsquo;extrême droite, à travers ce qui allait devenir la Nouvelle droite, cherche à en finir avec les commémorations folkloriques en se lançant dans un travail d&rsquo;élaboration théorique, bien sûr, mais aussi organisationnelle et stratégique : Venner définit le GRECE (Groupement de recherche et d&rsquo;étude pour la civilisation européenne) comme une structure «extrêmement souple et diversifiée», avec à sa tête une direction dont le «rôle interne serait celui d&rsquo;une centrale idéologique diffusant aux membres un enseignement doctrinal actualisé et permanent. À la base, une organisation sans hiérarchie, sans délimitation territoriale, mais des membres qui fassent rayonner notre enseignement, suivant leur milieu, leurs capacités et leurs affinités. Cela signifie que chaque membre a l&rsquo;obligation de militer dans une activité civique, sociale, politique ou culturelle qui lui donne une influence sur d&rsquo;autres hommes.» En effet, pour reprendre le pouvoir, l&rsquo;extrême droite se doit de sortir de son isolement. La Nouvelle droite le fait en tentant dans les années 1970 de noyauter les milieux du pouvoir, en investissant des journaux comme <em>le Figaro</em>, <em>Valeurs actuelles</em> et <em>Spectacle du Monde</em>, en influençant des hommes de droite comme Michel Poniatowski (ministre de l&rsquo;Intérieur sous Giscard), ou encore Jacques Médecin. Le relatif échec de cette tentative, les évolutions d&rsquo;une partie des membres du GRECE qui rejoignent le Front national, les changements politiques (chute du Mur, écroulement du communisme, consensus libéral en Europe) entraînent de nouvelles orientations : en 1989, Robert Steuckers<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_1_294" id="identifier_1_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Robert Steuckers, conf&eacute;rencier polyglotte, joue, depuis le d&eacute;part de Guillaume de Faye en 1986, le r&ocirc;le d&rsquo;animateur en second de la Nouvelle droite au plan intellectuel. Il dirige la revue Vouloir.">2</a></sup> estime que «la Nouvelle droite se trouve confrontée à un défi : rénover son discours, s&rsquo;annexer de nouvelles pistes intellectuelles (Foucault, Deleuze, Guattari, Gus Dorf, Péguy, etc.), opérer une greffe entre ces nouveaux adstrats et son corpus existant»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_2_294" id="identifier_2_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Robert Steuckers, Vouloir, n&deg;52-53, f&eacute;v-mars 1989.">3</a></sup>.La Nouvelle droite belge a été la première à étudier le national-bolchevik allemand Ernst Niekisch<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_3_294" id="identifier_3_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jean-Yves Camus et Ren&eacute; Monzat, Les droites nationales et radicales en France, PUL, 2&egrave;me trimestre 1992.">4</a></sup>. Par la suite, on voit fleurir dans la presse de la Nouvelle droite les références aux philosophes, auteurs de gauche et la reprise pure et simple de mots d&rsquo;ordre libertaires critiquant la société de consommation et l&rsquo;idéologie du travail par exemple<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_4_294" id="identifier_4_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Eacute;l&eacute;ments, hiver 1992, n&deg;75.">5</a></sup>. Ceci dans le but, bien sûr, d&rsquo;affirmer des idées inégalitaires, de développement séparé derrière une phraséologie gauchiste, mais aussi de gommer l&rsquo;opposition droite / gauche et faire apparaître de nouvelles «convergences périphériques», «combattant l&rsquo;univers de la marchandise et la toute puissance de la raison économique»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_5_294" id="identifier_5_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Eacute;l&eacute;ments, printemps 1992, n&deg;74.">6</a></sup>.</p>
<p><strong>Convergences idéologiques ?<br />
</strong></p>
<p>Le 12 mai 1993, Alain de Benoist, membre entre autres du GRECE, plaide pour l&rsquo;abandon du clivage droite / gauche pour lui préférer la notion d&rsquo;un «centre» et de «périphérie», le premier étant constitué par «l&rsquo;idéologie dominante», la seconde regroupant «tous ceux qui n&rsquo;acceptent pas cette idéologie». (Ceci étant une copie / adaptation des analyses sur les rapports entre les pays du centre, du nord et les pays périphériques, du sud). Cette intervention aurait été des plus banales si elle n&rsquo;avait eu lieu à la Mutualité dans le cadre d&rsquo;une conférence dirigée par Francette Lazare, membre du bureau politique du PCF. Personne dans les rangs communistes ne trouva rien à redire<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_6_294" id="identifier_6_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ren&eacute; Monzat, pr&eacute;sent dans la salle, fut le seul &agrave; intervenir et se fit remettre &agrave; sa place par Francette Lazare.">7</a></sup>. Une semaine plus tard, la revue <em>Éléments</em> (revue du GRECE) invite Marc Cohen, membre du PCF et rédacteur en chef de <em>l&rsquo;Idiot international</em>, journal fondé par Jean-Edern Hallier, à venir disserter là encore de la «recomposition du paysage intellectuel français». Edouard Limonov<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_7_294" id="identifier_7_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Eacute;douard Limonov est depuis mai 1993, le pr&eacute;sident du Front national-bolchevik &agrave; Moscou.">8</a></sup>, conseiller à la rédaction de <em>l&rsquo;Idiot</em>, collabore aussi bien à <em>Révolution</em>, hebdo du PC pour intellectuels qu&rsquo;au <em>Choc du Mois</em>, mensuel d&rsquo;une extrême droite moderne, conquérante, intellectuellement agressive<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_8_294" id="identifier_8_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Droites nationales et radicales en France,op. cit.">9</a></sup>. Enfin, en mai dernier, <em>l&rsquo;Idiot</em> publie l&rsquo;appel «Vers un Front national» de Jean-Paul Cruse. Ce communiste, délégué SNJ-CGT et membre de la rédaction de <em>Libération</em>, propose «une politique autoritaire de redressement du pays» rassemblant là encore «les gens de l&rsquo;esprit contre les gens des choses, la civilisation contre la marchandise &#8211; et la grandeur des nations contre la balkanisation du monde [...] sous les ordres de Wall Street, du sionisme international, de la bourse de Francfort et des nains de Tokyo». Décidément, on y revient toujours, et surtout parce que «la destruction précipitée de la vieille gauche n&rsquo;ouvre sur rien de neuf, à l&rsquo;intérieur du champ.» Il faut donc en sortir «pour forger une nouvelle alliance», un «front» regroupant «Pasqua, Chevènement, les communistes et les ultra-nationalistes», un nouveau front pour «un violent sursaut de nationalisme, industriel et culturel». Le bureau national du SNJ-CGT réagit dans un communiqué en réaffirmant la liberté d&rsquo;expression de J-P Cruse et en condamnant ses positions, rappelant que «ces idées ne sont pas celles de la CGT», qu&rsquo;elle les combat «même de toutes [ses] forces». Pas par opportunisme, mais par conviction profonde<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_9_294" id="identifier_9_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&laquo;&Agrave; propos d&rsquo;un article publi&eacute; par l&rsquo;Idiot international&raquo;, communiqu&eacute; du SNJ-CGT du 25 juin 1993.">10</a></sup>.</p>
<p>L&rsquo;anti-américanisme a toujours été en France une valeur partagée pour des raisons différentes par beaucoup de forces politiques. Des gaullistes aux communistes en passant par l&rsquo;extrême droite et l&rsquo;extrême gauche, l&rsquo;Amérique se retrouve accusée de ne pas être une véritable nation historique, de reprendre sans les comprendre les principes des Lumières et les valeurs universelles de la Révolution française, et de vouloir dominer l&rsquo;ensemble de la planète. L&rsquo;écroulement du «communisme» et la guerre du Golfe ont ravivé ce sentiment.</p>
<p><strong>Rien de très neuf sous les auspices du national-bolchevisme<br />
</strong></p>
<p>Il est donc certain qu&rsquo;un courant national-bolchevik existe en France, combattant la société marchande, l&rsquo;Amérique, le «sionisme international» et la social-démocratie mais celui-ci n&rsquo;a rien de nouveau. Déjà, dans les années 1970, l&rsquo;organisation Lutte du peuple, fondée par des scissionnistes d&rsquo;Ordre nouveau, se réclamait du national-bolchevisme et employait «un vocabulaire calqué sur celui de la gauche extraparlementaire, notamment dans la critique du capitalisme et de la bourgeoisie»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_10_294" id="identifier_10_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Droites nationales et radicales en France,op.cit.">11</a></sup>. Aujourd&rsquo;hui, le mouvement Nouvelle résistance est l&rsquo;expression politique de ce courant et tente lui aussi de «mettre en oeuvre une ligne stratégique» de «front anti-système»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_11_294" id="identifier_11_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="cf. REFLEXes n&deg;37 pour en savoir plus sur Nouvelle r&eacute;sistance.">12</a></sup>.<br />
Il y a une véritable mode franco-russe du national-bolchevisme. Les amitiés du groupe Nouvelle résistance avec les différents groupes qui se réclament peu ou prou du national-bolchevisme en Russie sont là pour le prouver. Dans leur journal <em>Lutte du Peuple</em>, on fait souvent mention des différents groupes et des alliances avec ceux-ci. La «haine» contre l&rsquo;Occident, et Eltsine qui «brade» la Russie au profit du capitalisme, servent de fer de lance à un rapprochement entre anciens communistes et conservateurs. On peut citer A. Douguine (n°2 du Front national bolchevique), un des correspondants de Nouvelle résistance en Russie, qui se félicite de la «révolution russe actuelle où respectivement les néo-communistes nationalistes représenteraient l&rsquo;aile gauche et les néo-monarchistes l&rsquo;aile droite». On le retrouvait aux côtés de Thiriart et Schneider (directeur de la revue <em>Nationalisme et République<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_12_294" id="identifier_12_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nationalisme et R&eacute;publique, disparue aujourd&rsquo;hui, se voulait une revue de soutien critique &agrave; JM Le Pen et au FN. Elle a &eacute;volu&eacute; sur la fin vers des positions proches du mouvement Nouvelle r&eacute;sistance.">13</a></sup></em>) lors d&rsquo;un voyage au mois d&rsquo;août 1992 dont l&rsquo;objectif était de tisser des liens avec l&rsquo;opposition à Eltsine. Il est encore avec A. De Benoist au début de l&rsquo;année 1992 et se félicite de la naissance du journal <em>Dien</em> (Le Jour) qui, à l&rsquo;instar de <em>Krisis</em> en France, a «introduit le non-conformisme et le radicalisme dans l&rsquo;univers rouge-brun et a pour mot d&rsquo;ordre la recherche d&rsquo;une troisième voie nationale et russe». Quant à l&rsquo;antisémitisme de ce journal, il faut d&rsquo;après lui ne pas en exagérer la teneur. C&rsquo;est aussi dans les anciens journaux communistes officiels que l&rsquo;on retrouve ce type de discours. Dans les manifestations, il n&rsquo;est pas rare de voir se côtoyer drapeaux rouges et tsaristes&#8230; C&rsquo;est aujourd&rsquo;hui une opposition structurée, qui a des relais et non des moindres dans l&rsquo;armée. Staline est réhabilité et l&rsquo;on voit dans différentes revues d&rsquo;extrême droite (<em>Lutte du Peupl</em>e ou <em>Orion</em>, revue italienne) des articles faisant référence au «petit père des peuples». Décidément cela ne tourne pas très rond. Mais est-ce une raison pour perdre la boule comme le fait J-P Cruse ? Sûrement pas.</p>
<p>À l&rsquo;instar de J-P Cruse, le PCF a souvent développé un anti-américanisme sans nuance. Le grand Satan américain d&rsquo;un côté, le grand frère soviétique de l&rsquo;autre&#8230; Le «Collectif communiste des travailleurs des médias» (PCF) se plaint dans un communiqué du 8 juillet 1993 du procès qui est fait à l&rsquo;un de ses membres (en l&rsquo;occurrence Marc Cohen), et qui vise «à interdire tout débat politique, liant la question de la souveraineté nationale, contre l&rsquo;hégémonie américaine, et les valeurs historiques du mouvement ouvrier international.» Il est bien connu que les pays de l&rsquo;Est ont défendu avec ardeur ces valeurs&#8230;<br />
Le rapprochement bruns-rouges est un remake des années 1930. Rappelons-nous Doriot, le national-populiste qui se séparait du PC pour fonder le PPF (Parti populaire français) et allait devenir collaborateur des nazis. Le «scoop» journalistique de F. Bonnet de <em>Libération</em> découvrant (il était temps) les «compagnons de route de la galaxie nationale-bolchevik» a pour but de démontrer que «le communisme est vraiment pourri puisqu&rsquo;il n&rsquo;hésite pas à s&rsquo;allier au fascisme» et accessoirement «qu&rsquo;extrême gauche et extrême droite, c&rsquo;est pareil». En 1990 déjà, un certain C. Bourseiller (acteur et journaliste, paraît-il), renvoyait dos à dos extrême droite et extrême gauche dans un livre s&rsquo;intitulant <em>Les ennemis du système</em> (voir <em>REFLEXes</em> n°31). De tels amalgames font peu de cas des dialogues établis entre l&rsquo;extrême droite et les intellectuels de gauche et encore moins des évolutions idéologiques et politiques du Parti socialiste au pouvoir depuis dix ans (notamment sur l&rsquo;immigration, la sécurité, le libéralisme&#8230;). Il est vrai qu&rsquo;il serait gênant de dénoncer ses petits camarades.</p>
<p><strong>L&rsquo;arbre cache-t-il une forêt ?<br />
</strong></p>
<p>Ceux qui mettent tant d&rsquo;empressement à dénoncer la convergence entre les rouges et les bruns oublient souvent les errances idéologiques de leur propre milieu. À travers la revue <em>Krisis</em> se sont établis beaucoup de contacts entre intellectuels de la Nouvelle droite et intellectuels de gauche. Durant l&rsquo;été 1988, <em>Krisis</em>, dirigée par A. De Benoist, entend rompre l&rsquo;isolement intellectuel de la nouvelle droite et asseoir son hégémonie idéologique. Y participent aussi bien des idéologues du GRECE que des penseurs de gauche. Les débuts sont marqués par quelques manipulations puisque la revue reproduit des articles déjà parus ailleurs sans l&rsquo;autorisation de leurs auteurs. Mais Garaudy (aussi collaborateur à <em>Nationalisme et République</em>), Jean-Michel Palmier, André Comte-Sponville, Jean-François Kahn, Régis Debray, Jacques Domenach, Jacques Julliard, Bernard Langlois ou encore Claude Karenooh, collaborateur assidu (qui se prétend libertaire), ont participé sans sourciller à la revue. Alain Decaux, ancien ministre d&rsquo;un gouvernement socialiste, ne semble nullement gêné de côtoyer des personnes comme Jean Mabire, Jean-Jacques Mourreau et Pierre Vial, tous trois passés par le GRECE et le FN.<br />
La confusion idéologique due à une perte des repères politiques et des marques référentielles à gauche a permis de telles accointances et la remise en selle de l&rsquo;idéologie réactionnaire.<br />
Ces problèmes de glissements ou de rapprochements ne sont pas à prendre à la légère. Il s&rsquo;agit bien de décortiquer le discours tenu par ces nationaux-bolcheviks qui reprennent à la fois les symboles révolutionnaires (Commune de Paris, Che Guevara, etc.), se veulent solidaires des luttes de libération nationale (basque, corse, irlandaise), reprennent à leur compte les luttes écologistes, s&rsquo;en vont combattre en Bosnie ou en Croatie «contre le dépeçage de ces territoires» par les Serbes, se réclament libertaires, etc. et seraient prêts à «faire un bout de chemin avec tous les anti-systèmes» ; il ne resterait plus aujourd&rsquo;hui que deux façons d&rsquo;être : soit du côté de ceux qui «acceptent le monde de la marchandise et la toute-puissance de la raison économique, [soit du côté de] ceux qui la refusent»<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/national-bolchevisme-de-nouvelles-convergences/#footnote_13_294" id="identifier_13_294" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Article de D. Barney dans &Eacute;l&eacute;ments n&deg;74, op. cit.">14</a></sup>. Le danger est bien dans cette vision manichéenne promue par A. De Benoist, et par certains groupes dans le milieu révolutionnaire.</p>
<p>En tout cas, il n&rsquo;est pas question d&rsquo;avoir des rapports avec l&rsquo;extrême droite ou la Nouvelle droite. Déjà en 1991, pendant la guerre du Golfe, des militants nationalistes-révolutionnaires et de la Nouvelle droite (A. De Benoist signataire de l&rsquo;Appel des 30 aux côté de C. Cheysson, M. Gallo, A. Waechter, eh oui !) voulaient participer aux manifestations ainsi que des révisionnistes. Les militants antifascistes radicaux leur ont indiqué le chemin à suivre&#8230;<br />
Couper avec la peste &#8211; en l&rsquo;occurrence la «gauche caviar» &#8211; pour s&rsquo;associer avec le choléra, comme l&rsquo;appelle de tous ses voeux J-P Cruse n&rsquo;est pas un choix. Les marges de manoeuvre pour la fondation d&rsquo;une alternative politique et sociale aux politiques autoritaires et nationalistes se rétrécissent de jour en jour. Les repères idéologiques se font de plus en plus flous. Les fractures au sein de la société s&rsquo;agrandissent et c&rsquo;est là-dessus qu&rsquo;espèrent prospérer les extrêmes droites, les pouvoirs sécuritaires et totalitaires en Europe et ailleurs. La clairvoyance, les bases et les alliances à construire pour résister à l&rsquo;ordre établi en sont d&rsquo;autant plus nécessaires.</p>
<p><em>Mis en ligne le 3 janvier 2007</em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_294" class="footnote">Dominique Venner, ancien responsable de Jeune Nation et fondateur d&rsquo;Europe Action, est le rédacteur de l&rsquo;essai <em>Pour une critique positive</em> (1962), sorte de « <em>Que faire ?</em> » des nationalistes.</li><li id="footnote_1_294" class="footnote">Robert Steuckers, conférencier polyglotte, joue, depuis le départ de Guillaume de Faye en 1986, le rôle d&rsquo;animateur en second de la Nouvelle droite au plan intellectuel. Il dirige la revue <em>Vouloir</em>.</li><li id="footnote_2_294" class="footnote">Robert Steuckers, <em>Vouloir</em>, n°52-53, fév-mars 1989.</li><li id="footnote_3_294" class="footnote">Jean-Yves Camus et René Monzat, <em>Les droites nationales et radicales en France</em>, PUL, 2ème trimestre 1992.</li><li id="footnote_4_294" class="footnote"><em>Éléments</em>, hiver 1992, n°75.</li><li id="footnote_5_294" class="footnote"><em>Éléments</em>, printemps 1992, n°74.</li><li id="footnote_6_294" class="footnote">René Monzat, présent dans la salle, fut le seul à intervenir et se fit remettre à sa place par Francette Lazare.</li><li id="footnote_7_294" class="footnote">Édouard Limonov est depuis mai 1993, le président du Front national-bolchevik à Moscou.</li><li id="footnote_8_294" class="footnote"><em>Droites nationales et radicales en France,</em>op. cit.</li><li id="footnote_9_294" class="footnote">«À propos d&rsquo;un article publié par <em>l&rsquo;Idiot international</em>», communiqué du SNJ-CGT du 25 juin 1993.</li><li id="footnote_10_294" class="footnote"><em>Droites nationales et radicales en France,</em>op.cit.</li><li id="footnote_11_294" class="footnote">cf. <em>REFLEXes</em> n°37 pour en savoir plus sur Nouvelle résistance.</li><li id="footnote_12_294" class="footnote"><em>Nationalisme et République</em>, disparue aujourd&rsquo;hui, se voulait une revue de soutien critique à JM Le Pen et au FN. Elle a évolué sur la fin vers des positions proches du mouvement Nouvelle résistance.</li><li id="footnote_13_294" class="footnote">Article de D. Barney dans <em>Éléments</em> n°74, op. cit.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Le fil identitaire</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 13:10:21 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Si donc la communication nationaliste est finalement assez contrastée dans ses modes d&rsquo;action et ses résultats, il est un secteur qui a connu un certain développement, à savoir le créneau identitaire. Revues, boutiques, ateliers de création, groupes musicaux : le terme est utilisé par tous les supports possibles et imaginables et cette inflation n&rsquo;est pas innocente. La notion présente en effet des avantages politiques tout autant qu&rsquo;idéologiques. Les avantages les plus évidents sont sur la neutralité du terme. Il est en effet peu connoté et ne renvoie pas de prime abord aux «heures les plus sombres de notre histoire» comme diraient nos chers démocrates. Contrairement au mot nationalisme qui est associé dans l&rsquo;imaginaire européen à la violence et à la fermeture aux autres, «identitaire» est plutôt dans l&rsquo;air du temps. Il évoque le «terroir», les «racines», le «ressourcement», bref toutes ces notions qui sont la base du marketing commercial depuis une dizaine d&rsquo;années et que l&rsquo;on retrouve dans de nombreuses publicités télévisées. Et à qui reprocherait-on de vouloir avoir une identité ?<br />
Par ailleurs, le terme correspond également assez bien à l&rsquo;évolution idéologique d&rsquo;une fraction du courant nationaliste français, à savoir tous ceux pour qui le combat prioritaire et légitime n&rsquo;est plus tant dans la défense de la nation française que dans celle du peuplement blanc européen. Cela englobe Terre &amp; Peuple, Unité radicale dans une certaine mesure mais également toute une série de petites structures qui font passer le combat culturel avant le combat purement militant. L&rsquo;étiquette de «nationalistes européens» leur conviendrait bien mais elle n&rsquo;est pas très parlante et peut prêter à confusion. Aussi le terme d&rsquo;identitaire leur va-t-il à merveille, ce que Jean Mabire traduisait parfaitement à la dernière table ronde de Terre &amp; Peuple début octobre en recommandant d&rsquo;abandonner définitivement le terme de nationaliste, trop ambigu. En outre l&rsquo;adoption du mot traduit parfaitement le repli politique prôné par ses utilisateurs. Au début du Contrat social, Rousseau établit une distinction importante entre agrégation et association. Pour lui, la société ne saurait être le résultat d&rsquo;une multitude d&rsquo;individus poursuivant chacun des buts particuliers mais d&rsquo;une association d&rsquo;individus s&rsquo;unissant par un acte volontaire. Il allait en cela contre certains auteurs libéraux comme Bernard Mandeville qui considérait que le bien commun provenait de la réalisation des biens individuels. Pour lui, la volonté générale, indispensable à toute société, ne saurait jaillir de la multitude et de l&rsquo;agrégation. Or il faut bien constater que le système capitaliste a «réussi» en deux siècles dans les pays européens à substituer l&rsquo;agrégation à l&rsquo;association, tant par la diffusion de valeurs individualistes et hédonistes que par des mouvements migratoires nationaux dans un premier temps et internationaux dans un deuxième temps. Le développement de la thématique «identitaire» dans une partie du courant nationaliste n&rsquo;est donc finalement pas si éloignée que cela dans sa démarche de la thématique «républicaine» dans d&rsquo;autres courants politiques, chevènementistes en particulier. Ces thématiques visent à retourner à un âge d&rsquo;or de la vie en société, quand tout le corps social, pour hétérogène qu&rsquo;il soit, avait une véritable volonté générale, qu&rsquo;elle soit politique ou ethnique.</p>
<h3>Mer &amp; Poulpe</h3>
<p>C&rsquo;est donc cette thématique que l&rsquo;on retrouve dans <em>Terre &amp; Peuple &#8211; La revue</em> qui marche de plus en plus sur les brisées du GRECE ancienne mouture. On y trouve une rubrique qui figurait autrefois dans <em>Éléments</em> sur les traditions populaires européennes. Il est d&rsquo;ailleurs à noter que la revue multiplie les hommages et clins d&rsquo;œil au GRECE, que ce soit avec un compte rendu élogieux des derniers numéros d&rsquo;<em>Éléments</em>, en particulier celui consacré à l&rsquo;Europe, ou des encarts consacrés au château de Roquefavour (Ventabren), propriété du GRECE, à partir duquel M. Rollet, «greciste» historique, anime le bulletin <em>L&rsquo;Âtre</em>. Mais c&rsquo;est aussi la thématique des premiers ouvrages publiés par la nouvelle SARL de presse lancée par Pierre Vial, les Éditions de la Forêt. Mais il existe bien d&rsquo;autres structures diffusant ce type de discours du «retour aux racines» :<br />
- journaux «enracinés» comme le bulletin <em>Alternative Europe</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-fil-identitaire/#footnote_0_205" id="identifier_0_205" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancienne scission alsacienne de Nouvelle R&eacute;sistance, dont les animateurs s&rsquo;affirment &laquo;militants europ&eacute;ens convaincus, pour qui l&rsquo;Alsace ne pourra se d&eacute;velopper pleinement uniquement dans le cadre d&rsquo;une Europe f&eacute;d&eacute;rale des r&eacute;gions, o&ugrave; la conscience identitaire europ&eacute;enne sera affirm&eacute;e face &agrave; l&rsquo;imp&eacute;rialisme am&eacute;ricain et face &agrave; l&rsquo;immigration extra-europ&eacute;enne&raquo;.">1</a></sup> ou le trimestriel <em>Utlagi </em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-fil-identitaire/#footnote_1_205" id="identifier_1_205" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cela signifie hors-la-loi. Ce journal est implant&eacute; en Bretagne, en Normandie et dans le Maine.">2</a></sup>, <em>Montségur </em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-fil-identitaire/#footnote_2_205" id="identifier_2_205" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="N&eacute; en 2000 de la r&eacute;union des anciennes &eacute;quipes de l&rsquo;Avant-Garde Jeunesse (St&eacute;phane Par&eacute;d&eacute;, responsable MNJ et UR &agrave; N&icirc;mes), Parcours d&rsquo;Europe (Bruno Favrit), Auda Isarn et des militants occitans isol&eacute;s">3</a></sup> ou <em>Le Lansquenet </em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-fil-identitaire/#footnote_3_205" id="identifier_3_205" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Assez curieusement, sans doute parce qu&rsquo;ils n&rsquo;y connaissent rien, les r&eacute;dacteurs encensent le CCI (Courant Communiste Internationaliste) c&rsquo;est-&agrave;-dire l&rsquo;ultra-gauche conseilliste, ce groupuscule &eacute;tant traditionnellement hostile &agrave; l&rsquo;antifascisme.">4</a></sup> à Aix, <em>Gwenn Ha Du</em> en Bretagne ou <em>Solaria</em> en Alsace, trimestriel animé par Jean-Christophe Mathelin et rattaché à la Maison du Soleil<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-fil-identitaire/#footnote_4_205" id="identifier_4_205" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce centre produit des bijoux, posters, calendriers, etc. Il est vivement recommand&eacute; aussi bien par Ratier que par les NR ou encore par Terre &amp; Peuple.">5</a></sup> (centre d&rsquo;études solaires) à Diedendorf ;<br />
- petites maisons d&rsquo;édition comme le Veilleur de Proue, affiliée au Mouvement de la Jeunesse Normande (MJN, lié au Mouvement normand dont le président est Didier Patte, ancien membre de Nouvelle Résistance) et qui éditent des brochures de paganisme nordique;<br />
- ateliers artisanaux comme l&rsquo;Atelier de l&rsquo;Elfe ou l&rsquo;Atelier des Léopards d&rsquo;Or à Remiremont ou les «boutiques d&rsquo;artisanat enraciné» comme Lou Paradou à Nice ou Terres celtiques à Grenoble. Cette boutique animée par de vieux militants NR grenoblois déjà à l&rsquo;œuvre du temps de la revue <em>Noir &amp; Rouge</em> se veut à la fois pôle de diffusion de vêtements (surplus, T-Shirts mytho, fringues skinheads), de bibelots pour «décorer son petit bunker» (sic) (emblèmes médiévaux, fanions nazis, etc.), de livres et de CDs, de boissons et enfin d&rsquo;armes (matraques, poings américains&#8230;) et pôle de regroupement NR autour de l&rsquo;association La Bagaude. D&rsquo;après eux, tout cela ne vaut pas «une charge de panzers au petit matin» mais apparemment ils s&rsquo;en contentent&#8230; Le gérant-propriétaire Christian Mollier ainsi que d&rsquo;autres militants MNR de l&rsquo;Isère ont d&rsquo;ailleurs été poursuivis l&rsquo;année dernière pour l&rsquo;attaque d&rsquo;un meeting sur l&rsquo;immigration algérienne en novembre 1999. Même si le tribunal correctionnel a été obligé d&rsquo;abandonner les accusations de coups et blessures, port d&rsquo;armes, en raison de l&rsquo;imprécision des témoignages, les inculpés ont été jugés pour «entrave concertée à la liberté de réunion» et surtout pour «incitation à la haine raciale» pour divers slogans. Ils ont été condamnés les uns et les autres à des amendes, à des peines de prison avec sursis (10 mois) et à la privation de leurs droits civiques (5 ans). Le lâchage par le MNR a aussitôt poussé Mollier dans les bras du FN, ce qui a valu de nouvelles poursuites au responsable local de ce parti, Georges Theil, pour des propos négationnistes.</p>
<h3>L&rsquo;Oreille cassée</h3>
<p>On ne saurait conclure ce bref panorama sans un mot sur le bien nommé Rock Identitaire Français. Le RIF apparaît en tant que tel avec le groupe Vae Victis, monté par des militants du Renouveau étudiant en 1993. Brocardée à ses débuts, l&rsquo;expérience finit par s&rsquo;avérer concluante et suscite la création d&rsquo;autres groupes, sans pour autant qu&rsquo;il y ait de ligne politico-musicale bien claire et sans même que la notion de RIF constitue autre chose qu&rsquo;une définition par défaut. Nationaliste, le RIF rassemble tous ceux qui veulent sortir du ghetto bonehead et essayer de faire de la musique un média militant comme a pu l&rsquo;être le rock alternatif pour le milieu libertaire à la fin des années 1980. De l&rsquo;extérieur, le pari semble réussi. Deux labels, Memorial Records et Bleu-Blanc-Rock, parviennent à produire une dizaine de groupes comme Aion (Lorraine, musique indus), Basic Celtos (région parisienne, fusion), Brixia (région parisienne, rock), Elendil (région parisienne, rock), Fraction (PACA, metal), Ile-de-France (région parisienne, rock), In Memoriam (région parisienne, rock), Kaiserbund (région parisienne, musique indus), Vae Victis (région parisienne, rock), Insurrection (Châteauroux, rock limite RAC). Chaque label a une démarche spécifique qui lui permet d&rsquo;exploiter un créneau. Dans le cas de Memorial Records, la démarche est clairement commerciale puisque le label est une SARL montée avec l&rsquo;aide de Gilles Soulas. Memorial s&rsquo;appuie essentiellement sur In Memoriam, les membres étant les mêmes : Julien Beuzard, Matthias Briccage ou Xavier Schleiter. Lié de façon militante au MNR, In Memoriam bénéficie de fait de ce créneau. Bleu-Blanc-Rock est clairement plus militant et rassemble à présent les deux tiers des groupes. Lancé en 1998 par Fabrice Robert, Jean-Christophe Bru et Paul Thore entre autres, BBR a adopté dès le début une politique de promotion du RIF visant clairement à en faire un outil politique, copiant en cela la démarche des Italiens du groupe Zetazeroalfa, avec qui ils ont des liens très étroits. Le principal support a été une cassette-compilation vendue 10 francs et qui a été diffusée à 5000 exemplaires, lors de fêtes de la musique par exemple. Souhaitant rééditer l&rsquo;expérience, le label s&rsquo;apprête à faire la même chose avec un CD-Rom vendu deux euros et centré sur la lutte contre la mondialisation. BBR a par ailleurs mis en place un site Internet efficace qui pratique la tactique du «cheval de Troie». Le site chronique en effet des groupes non nationalistes, voire d&rsquo;extrême gauche, ce qui lui permet d&rsquo;apparaître dans les sélections des moteurs de recherche lors de recherches portant sur ces groupes, et de toucher ainsi un public qui lui aurait totalement échappé. Enfin, le label a mis en place des relais locaux, en général une ou deux personnes, pompeusement appelés «cellules militantes». Mais en creusant un peu, on peut s&rsquo;apercevoir que le bilan de l&rsquo;expérience est heureusement moins positif. D&rsquo;une part, faute de stratégie bien définie, le RIF reste confiné à un petit public et, pire pour ses promoteurs, à un public largement bonehead ! Celui-ci compose en effet une bonne part du public des concerts. Le constat vaut aussi pour les musiciens qui sont sur la brèche depuis quelques années et ne sont finalement qu&rsquo;une bonne quinzaine. On retrouve en effet Julien Beuzard, Fabrice Lauffenburger ou Thibaud Lamy dans plusieurs groupes à la fois. D&rsquo;autre part, le milieu est très divisé et multiplie les embrouilles internes, en particulier entre les musiciens d&rsquo;In Memoriam et les autres. Enfin, la politique de confinement des antifascistes a porté ses fruits en empêchant le RIF de devenir cet outil politique que voulaient en faire ses promoteurs. On peut rappeler à titre d&rsquo;exemple l&rsquo;affaire du Podium Rock du Gibus au printemps 2000. Ayant franchi en douce la première élimination qui avait vu l&rsquo;élimination de 120 groupes sur 200, Ile-de-France comptait faire de même pour la deuxième. Finalement, cette deuxième compétition a eu lieu sans eux à la suite des pressions exercées sur le Gibus et de l&rsquo;annonce d&rsquo;un rassemblement à côté de la salle. Même si le groupe et ses fans se sont réfugiés sous un pont avec un groupe électrogène, la manœuvre a échoué. Néanmoins, il est évident que la neutralité du terme identitaire ne peut que permettre ce type de tentative et il serait bien étonnant qu&rsquo;on n&rsquo;assiste pas dans les années à venir à des tentatives de prise de contact avec des organisateurs de spectacle ou des groupes non nationalistes, mais séduits par la thématique identitaire et antimondialisation. Après tout, il existe déjà des activités de ce type dans le domaine intellectuel. C&rsquo;est le cas des conférences annuelles de la revue <em>Politica Hermetica</em> publiée par L&rsquo;Âge d&rsquo;Homme, ou du festival européen des mythes et légendes de Carcassonne, dont le vice-président est Christophe Levalois, proche du GRECE et fidèle alter ego d&rsquo;Arnaud Guyot-Jeannin dans le cercle Sol Invictus. Comme quoi tout est tristement possible&#8230;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_205" class="footnote">Ancienne scission alsacienne de Nouvelle Résistance, dont les animateurs s&rsquo;affirment «militants européens convaincus, pour qui l&rsquo;Alsace ne pourra se développer pleinement uniquement dans le cadre d&rsquo;une Europe fédérale des régions, où la conscience identitaire européenne sera affirmée face à l&rsquo;impérialisme américain et face à l&rsquo;immigration extra-européenne».</li><li id="footnote_1_205" class="footnote">Cela signifie hors-la-loi. Ce journal est implanté en Bretagne, en Normandie et dans le Maine.</li><li id="footnote_2_205" class="footnote">Né en 2000 de la réunion des anciennes équipes de l&rsquo;Avant-Garde Jeunesse (Stéphane Parédé, responsable MNJ et UR à Nîmes), Parcours d&rsquo;Europe (Bruno Favrit), Auda Isarn et des militants occitans isolés</li><li id="footnote_3_205" class="footnote">Assez curieusement, sans doute parce qu&rsquo;ils n&rsquo;y connaissent rien, les rédacteurs encensent le CCI (Courant Communiste Internationaliste) c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;ultra-gauche conseilliste, ce groupuscule étant traditionnellement hostile à l&rsquo;antifascisme.</li><li id="footnote_4_205" class="footnote">Ce centre produit des bijoux, posters, calendriers, etc. Il est vivement recommandé aussi bien par Ratier que par les NR ou encore par Terre &amp; Peuple.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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