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	<title>REFLEXes &#187; Philippe Vardon</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Philippe Vardon au Rassemblement Bleu Marine, retour sur un naufrage annoncé</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Nov 2013 15:45:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Rassemblement Bleu Marine (RBM), nous avait promis Marine Le Pen, devait attirer des personnalités de tout bord, et donner un nouvel élan dans la dédiabolisation de l’image du Front National. Résultat, après plusieurs mois d’existence, on se retrouve avec le chansonnier Jean Roucas, Philippe Vardon qui a adhéré en douce, ainsi que quelques passagers [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Rassemblement Bleu Marine (RBM), nous avait promis Marine Le Pen, devait attirer des personnalités de tout bord, et donner un nouvel élan dans la dédiabolisation de l’image du Front National. Résultat, après plusieurs mois d’existence, on se retrouve avec le chansonnier Jean Roucas, Philippe Vardon qui a adhéré en douce, ainsi que quelques passagers clandestins comme on le verra plus tard. Autant dire que le butin est maigre.</strong></p>
<p>On ne saura sans doute jamais ce qui est passé par la tête de Philippe Vardon dans cette histoire. Coup de bluff ou coup de folie, toujours est-il que le responsable des Identitaires n’aura pas profité longtemps de son coup médiatique. Et ce n’est pas son tweets du 5 novembre concernant la réception du chèque de remboursement de sa vraie-fausse adhésion au RBM qui va changer la donne.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/vardon_reboursement-820e5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1791" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/vardon_reboursement-820e5.jpg" alt="vardon_reboursement-820e5" width="502" height="240" /></a></p>
<p>Cette histoire nous donne néanmoins quelques informations intéressantes sur la santé des Identitaires et de leurs chefs. Vardon semble avoir tiré un trait concernant le potentiel des Identitaires. Après plus de 10 ans passés à la tête de la formation, il en a fait le bilan, comme il l’avait annoncé au début de l’histoire des Identitaires. Si le mouvement ne réussissait pas à dépasser sa condition groupusculaire, il en tirerait toutes les conséquences et il irait voir ailleurs. Ce qu’il a tenté de faire bien maladroitement. Depuis la tentative ratée de présenter un candidat aux présidentielles de 2012, plus rien ne marche chez les zids. Ils se font piquer leurs idées et leur rhétorique sur la laïcité par Marine Le Pen. Leurs groupes locaux se cassent la gueule (on pense en particulier à Paris avec la perte de leur local) et les derniers coups d’éclat médiatiques (Poitiers et l’occupation du siège du PS) leur rapportent surtout des emmerdes. Si on rajoute à ça la campagne Génération Identitaire qui ne parvient pas à décoller, surtout si on la compare à la précédente <strong>&laquo;&nbsp;<a href="http://reflexes.samizdat.net/une-autre-jeunesse/">Une Autre Jeunesse</a>&laquo;&nbsp;</strong>, et que d’autre part des cadres soient partis avec le clan Roudier pour fonder le Réseau-Identité, il ne reste plus grand chose.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1792" style="width: 778px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/IMG_6550.jpg"><img class="size-full wp-image-1792" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/IMG_6550.jpg" alt="Vardon à l'université d'été du Front National à Marseille en 2013" width="768" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Vardon à l&rsquo;université d&rsquo;été du Front National à Marseille en 2013</p></div>
<p>Il est quand même naïf de la part de Vardon de penser que les cadres frontistes le laisseraient adhérer à l’une de leur structure, surtout si il n’avait négocié aucun contact avec les dirigeants du FN (au contraire de ce qu’avait fait Unité Radicale avec le MNR de Mégret en multipliant au moins par 10 ses effectifs d’après Eddy Marsan<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/philippe-vardon-au-rassemblement-bleu-marine-retour-sur-un-naufrage-annonce/#footnote_0_504" id="identifier_0_504" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancien Secr&eacute;taire D&eacute;partemental du FNJ du Lot et Garonne, puis responsable du FN et t&ecirc;te de liste pour les r&eacute;gionales en 1992. En 1998, il quitte le FN pour le MNR en fondant son mouvement l&rsquo;Alternative Nationale, dans le but de regrouper militants FN et MNR sur une ligne &laquo; identitaire europ&eacute;enne sans ambigu&iuml;t&eacute; &raquo; pr&ocirc;nant un &laquo; discours radical &raquo;. Il publie alors son bulletin La Lettre de L&rsquo;Alternative Nationale. Devant son refus de rentrer dans le rang, il est exclu du MNR et rejoint Unit&eacute; Radicale. A la dissolution d&rsquo;UR, il se rapproche de l&rsquo;&eacute;quipe de Militant et profite de son bulletin, transform&eacute; en Lettre d&rsquo;Eddy Marsan, diffus&eacute; et financ&eacute; gr&acirc;ce aux cr&eacute;dits qui lui sont allou&eacute;s en tant que Conseiller R&eacute;gional, pour r&eacute;gler ses comptes avec les diff&eacute;rentes tendances et personnalit&eacute;s de la sc&egrave;ne nationaliste. Ce qui lui vaudra quelques &laquo; cassages de gueules &raquo; lors de r&eacute;unions unitaires, comme lors de la journ&eacute;e de l&rsquo;Identit&eacute; &agrave; Paris en 2003 ! Il semble qu&rsquo;Eddy Marsan ait disparu des rangs nationalistes, certaines mauvaises langues affirmant que son go&ucirc;t immod&eacute;r&eacute; pour la f&ecirc;te et la vie nocturne">1</a></sup>. Il est beaucoup trop marqué pour le FN version Marine, et bien plus utile à l’extérieur du FN, en incarnant une extrême droite en apparence plus radicale que le Front National pour les médias.</p>
<p>La carrière de Philipe Vardon, dans les rangs de la mouvance nationaliste-révolutionnaire, commence dans la seconde partie des années 90. Membre un temps du FNJ, il rejoint le GUD et UR. Il devient le chanteur de Fraction (anciennement <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/">Fraction Hexagone</a></strong>) en 1999 sur l’album « Le son d’histoire ». Fraction, après s’être débarrassé du mot Hexagone, <strong><a href="http://www.liberation.fr/culture/1996/12/07/l-observatoire-de-l-extremisme-denonce-fraction-hexagone_191686" target="_blank">suite à l’affaire « une balle »</a></strong>, jouera sous de nombreux noms comme Moloko Velocet, ou bien encore sous le nom Action, pour la compilation hommage à Légion 88, avec le morceau Légion Blanche (mais en version ska !). Il faut dire qu’entre le groupe, les paroles de la chanson, les autres groupes, rendre hommage au groupe phare de la scène RAC françaises des années 80 qui œuvrait alors dans la scène RIF, ça faisait un peu tache.</p>
<p><strong>VARDON ET LA SCENE BLOOD &amp; HONOR</strong></p>
<p>Ce passé, certains dans le milieu nationaliste, ne l’ont pas oublié et se sont fait un plaisir de ressortir de vieux dossiers, qui comme c’est souvent le cas (souvenez-vous de l’affaire Gabriac) se sont retrouvés très rapidement dans les rédactions françaises. On a ainsi vu resurgir une vieille vidéo, tirée d&rsquo;un documentaire diffusé sur ARTE il y a quelques années où l&rsquo;on peut voir et entendre le jeune Vardon reprendre en chœur une chanson du groupe Evil Skin, la Zyklon Army, devant une forêt de bras tendus.Une vidéo qui avait déjà été postée par l’ Œuvre Française, l&rsquo;ennemi juré des identitaires, il y a 2 ans sur un site très proche du mouvement. Vardon s&rsquo;est bien évidemment empressé de porter plainte contre le journal arguant pour sa défense qu&rsquo;à l&rsquo;époque il n&rsquo;avait que 15 ans.</p>
<p>Si effectivement Vardon a débuté très jeune dans la mouvance skinhead nazie, il l&rsquo;a fréquentée, comme son camarade Robert, très longtemps et ceci jusqu&rsquo;à un passé très récent. Les deux hommes avaient alors choisi leur camp, celui de Blood &amp; Honour (dirigé par Greg Reemers), alors ennemis avec les Charlemagne Hammerskins d’Hervé Guttuso, qui n’aimaient pas grand monde il faut bien le dire.<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/philippe-vardon-au-rassemblement-bleu-marine-retour-sur-un-naufrage-annonce/#footnote_1_504" id="identifier_1_504" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pour ceux et celles qui voudraient se rappeler cette folle &eacute;poque, nous vous invitons &agrave; consulter les articles publi&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;poque dans la version papier de REFLEXes,&nbsp;1,&nbsp;2, 3, 4">2</a></sup></p>
<p>Dans les années 2000, plusieurs groupes vont successivement revendiquer l’étiquette Blood &amp; Honour (que ce soit au niveau national ou régional) sans forcément avoir l’aval des Anglais. L’une de ces sections les plus dynamiques, était la section B&amp;H Midgard, dont les liens avec Vardon et Robert sont très sérieux. Le groupe de Montpellier DSH (Division Skinhead ou Division Sang &amp; Honneur, c’est selon), dont les membres appartiennent à Midgard, ont joué en 2002 ensemble, et le B&amp;H Midgard a participé au SO du concert de Fraction à Nice pour le 1er mai 2004.</p>
<p>Le fanzine de B&amp;H Midgard, Signal 28, de son côté parlait très positivement des Identitaires, comme dans son numéro 1 : « … il faut refaire les liens entre les partis dit nationalistes et nous. Il faut rassembler les gens de mêmes idées et éviter de trop vite juger sur l&rsquo;apparence … nous devons donc diffuser la propagande des partis officiels comme entre autres le BI et les JI qui sont surement aujourd&rsquo;hui les plus sérieuses et les plus militantes organisations au niveau national, composées de cadres politiques de valeur ».</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1793" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article.jpg" alt="signal_28_1_article" width="590" height="808" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article_2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1794" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article_2.jpg" alt="signal_28_1_article_2" width="608" height="788" /></a></p>
<p>Lors de la date aixoise de la tournée européenne de Fraction en juillet 2007, on retrouve des membres de B&amp;H Midgard dans le SO du concert comme on peut le lire dans le compte rendu de celui-ci dans le numéro 3 de Signal 28.</p>
<p>En octobre 2007, ils organisent leur 2ème festival dans la région de Montpellier après celui de 2005. Dans la salle on peut y croiser des &laquo;&nbsp;figures connues de la scène&nbsp;&raquo;, en l&rsquo;occurrence Philippe Vardon, qui ce soir là avait fait faux bond à la section des JI de Marseille. Ces derniers avaient décidé d&rsquo;organiser une distribution de soupe au cochon pour leur première apparition publique. Mais lâché par leur chef, et devant la mobilisation des antifas ce soir là, leur action sera annulée et se terminera pour certains le lendemain à l’hôpital, suite à un tractage avorté.</p>
<p>Les mauvaises langues expliqueront que, au-delà de l’amour de Vardon pour la grande musique du type RAC, sa présence s’expliquait également commercialement. Il venait en effet d’ouvrir sa boutique de fringue à Nice, The Firm « casual shop », spécialisée dans les « marques anglaises ». Autant dire que le public du festival RAC était l’occasion de se faire connaître et de faire marcher les affaires.<br />
Juin 2009 B&amp;H Midgard annonce un nouveau concert dans le sud. Curieusement sur le flyers un petit pictogramme indique qu&rsquo;il sera interdit de prendre des photos alors que généralement ce n&rsquo;est pas le cas. A l&rsquo;affiche : les lyonnais de Frakass, les locaux de Haïs &amp; Fiers (groupe de la région aixoise) et un groupe inconnu, originaire de Nice, répondant au doux nom de NRHC. Dans l’unique interview donnée par ce groupe on apprend que le nom à l’origine « … signifiait Nationaliste Révolutionnaire Hard Core, puis c&rsquo;est devenu Nice et sa Région Hard Core pour enfin Nissa Rebelle Hard Core ». Derrière ces explications un peu alambiquées, tout le monde aura reconnu Philippe Vardon et le groupe Fraction.</p>
<p>Le concert aura lieu dans un petit village du nom de Peyrolles, tout à côté d&rsquo;Aix en Provence. Malgré les consignes de sécurité, on pouvait déjà en lire le compte rendu sur un site aujourd&rsquo;hui disparu &laquo;&nbsp;les compagnons du Pain D&rsquo;épice&nbsp;&raquo;, animé par 2 figures de la scène skin des années 80, Olivier Moulin, devenu tatoueur à Saint Peray (Tatoo et traditions) et Philoi que l&rsquo;on peut aussi admirer dans le film produit par <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/serge-batskin-ayoub-troisieme-voie-ou-mauvaise-foi/">Batskin</a></strong> &laquo;&nbsp;Sur les pavés&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le public à ce concert est un curieux mélange de militants identitaires (principalement d’Aix en Provence et Nice) et de skins fafs. On notera également plusieurs stands dans la salle d’association de la galaxie identitaire comme le CEPE, tenu par <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/pierre-cassen-et-riposte-laique-on-tour/">Richard Roudier</a></strong> en personne ce jour-là. Le 1er groupe à jouer sera Hais et fiers, suivit de Frakass qui se voit rejoindre sur scène par Pascal, alias « Le Squale » le 1er chanteur de Fraction Hexagone. Il enflammera la sale avec une reprise de Légion 88, qui provoquera une épidémie de crampes du bras droit dans le public.</p>
<p>Entre-temps une voiture de gendarmerie arrive devant la salle, visiblement alertée par les voisins à cause du bruit, provoquant une certaine panique dans les rangs des JI. Certains d&rsquo;entre eux iront jusqu&rsquo;à se cacher dans les fourrés environnant jusqu&rsquo;au départ de la maréchaussée.</p>
<p>Pendant ce temps le père Roudier est monté sur scène et en appellera à la solidarité avec les prisonniers politiques avant que Fraction ne clôt le concert avec une nouvelle apparition du Squale sur scène pour reprendre les &laquo;&nbsp;tubes&nbsp;&raquo; de la grande époque.Le quotidien La Provence dans un article, publiera alors un très long article sur la mouvance néo-nazie en Provence ainsi qu’à cette mémorable soirée. On y apprendra que la salle était en autre décorée d&rsquo;un drapeau à croix gammée et que sur les stands on trouvait de nombreuses revues négationnistes et antisémites.</p>
<p>On comprend mieux alors pourquoi les appareils photos étaient bannis car 4 mois plus tard en octobre 2009 Fabrice Robert et Philippe Vardon nous jouaient un air totalement différent. Ils annonçaient la transformation du Bloc Identitaire en parti politique, amorçant là un grand virage idéologique et stratégique en déclarant &laquo;&nbsp;Nous ne sommes pas des nationalistes&#8230; le nationalisme a été un drame pour l&rsquo;Europe. Nous, nous sommes populistes. Ce que nous reproche l&rsquo;extrême-droite c&rsquo;est d&rsquo;avoir rompu avec l&rsquo;antisémitisme et l&rsquo;antisionisme&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Richard Roudier de son côté, pourtant lui aussi présent au concert de Peyrolles, affirmait au même meeting que &laquo;&nbsp;le FN a déshonoré la notion &laquo;&nbsp;d&rsquo;identité &laquo;&nbsp;par les déclarations de JM LE PEN sur les chambres à gaz. Il en profitait pour condamner, au nom du BI, la célèbre phrase du « détail » de Le Pen.</p>
<p>A partir de cette date, Vardon va devenir de plus en plus prudent prenant soin de ne plus trop s’exposer officiellement avec les milieux skins nazis. Pourtant ses liens continuent d’exister, comme avec Alex Garcia, dernier guitariste de Fraction à l’origine de la création des Jeunesses Identitaire dont il était le trésorier. Les JI étant domiciliées à une époque à son adresse perso. Fin octobre 2010, Alex était encore présent sur scène, cette fois avec <strong><a href="http://lahorde.samizdat.net/2013/05/14/un-meeting-neonazi-europeen-dans-le-sud-de-la-france/" target="_blank">Frakass</a></strong> pour le concert organisé par B&amp;H Midgard près de Montpellier.</p>
<p>Dans la série bonnes relations entre Vardon, les Identitaires et la scène skin néo-nazie n’oublions pas Mickaël Moustier, un ancien des JI (quelle zone ?), chanteur de Hais et Fiers et et de Time Bomb dont le guitariste n&rsquo;est autre que &#8230;. Alex Garcia. Que le monde est petit !</p>
<p>Pour mémoire, le label Alternative-s, descendant direct du label <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-6/">Bleu Blanc Rock</a></strong> de l’époque d’Unité Radicale, fondé par Fabrice Robert avait produit l’un des albums de Hais et Fiers.</p>
<p><strong>Pierre-Louis Mériguet tape l’incruste au RBM</strong></p>
<p>Dans la famille ancien skin-néonazi tentant de se faire oublier et de la jouer petit notable de province, n’oublions pas Pierre-Louis Mériguet. Profitant de la couverture médiatique concernant la courte adhésion de Vardon au Rassemblement Bleu Marine, Pierre-Louis Mériguet, chef de Vox Populi sur Tours, a officialisé la sienne en toute tranquillité.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/Pierre-Louis_Meriguet.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1795" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/Pierre-Louis_Meriguet-749x1024.jpg" alt="Pierre-Louis_Meriguet" width="474" height="648" /></a></p>
<p>Moins médiatisé que l’ancien chef d’Unité Radicale, ce monsieur gagne à être connu. Chef du groupuscule local d’extrême droite sur Tours, Vox Populi. Pierre-Louis a un sacré pédigrée.</p>
<p>Il commence à militer sur Châteauroux dans la Ligue National-Catholique et les Loups du Berry. Il quitte la ville en 2003 pour des raisons judicaires et s’installe sur Tours. Pour plus de détails sur cette période, nous renvoyons sur <strong><a href="http://fafwatchra.noblogs.org/files/2012/06/Vox-Populi.pdf" target="_blank">le dossier réalisé par des militants antifascistes de Tours</a>. </strong></p>
<p>Ancien de la mouvance skinhead NS (comme Philippe Vardon et Fabrice Robert), il a également été l’un des activistes de la scène RIF (Rock Identitaire Français) avec le groupe <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/">Insurrection</a></strong>. Groupe qui il faut le dire faisait un peu tache dans la scène RIF qui voulait se la jouer présentable. Le groupe tient plus du groupe RAC que du groupe pop. Sous le nom de scène de « Lapin » il officie au chant et à la guitare. Insurrection a été fondé en 1998, à Châteauroux, par des membres du FNJ, sous la houlette de <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/tiiiiiimber/">Paul Thore</a></strong> (le bûcheron sur les albums d’Insurrection, chargé des paroles et du management).</p>
<p>Malgré le nom du manager, le groupe est sur une ligne national-catholique. La première démo a pour titre Honneur et Fidélité (petite référence à la devise SS), et rend hommage au néo-nazi Michel Layoye et au négationniste Vincent Reynouard. Parmi les titres présents sur cette démo on trouve la reprise de « Maréchal nous voilà » ou un morceau sur le « <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a></strong> », puis l’album Honneur et Fidélité, Radicalcore, sorti chez <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/petites-soeurs-du-fnj/">Patriote Production</a></strong>, le label du Renouveau Français et Ne plus subir. Le groupe jouera à de nombreuses reprises avec des groupes RAC (voir lien sur rock haine roll). Insurrection était également présent sur la compilation hommage à Légion 88 (tribute do légion 88, sorti chez streetfighting production, le dernier disque puisqu’il arrêtera avec ce disque. Le nom du label n’apparaît pas, on aperçoit juste le logo). Un disque sorti avec l’autorisation du groupe. Insurrection, sans grande surprise y reprend l’un des tubes de Légion 88 Terroristes (aux paroles explicites Terroristes à mort, Immigrés Dehors) un titre qui n’est pas sans rappeler un morceau du groupe de Pierre-Louis, « Invasion », avec ce refrain « Immigrés dehors ».</p>
<div id="attachment_1796" style="width: 970px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/convention_identitaire_orange_2011.jpg"><img class="size-full wp-image-1796" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/convention_identitaire_orange_2011.jpg" alt="Pierre-Louis à la convention identitaire d’Orange en 2011" width="960" height="642" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre-Louis à la convention identitaire d’Orange en 2011</p></div>
<p>On pourrait parler d’erreur de jeunesse, sauf que Pierre-Louis continue de tourner avec Insurrection. Il a joué en particulier au Local, le bar associatif de Serge Batskin Ayoub, comme on peut le voir sur la photo prise par « un fan », en compagnie de Paul Thor.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert-insu_2009.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-1797" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert-insu_2009.png" alt="concert-insu_2009" width="580" height="387" /></a></p>
<div id="attachment_1798" style="width: 410px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert_inssurection_avec_pierre_louis_et_paul_emmanuel_thor_en_2009-724e2.jpg"><img class="size-full wp-image-1798" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert_inssurection_avec_pierre_louis_et_paul_emmanuel_thor_en_2009-724e2.jpg" alt="Pierre-Louis &quot;Lapin&quot; à gauche et Paul Thore à droite" width="400" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre-Louis &laquo;&nbsp;Lapin&nbsp;&raquo; à gauche et Paul Thore à droite</p></div>
<p>D’un côté il y a donc le Pierre-Louis de Vox Populi, <strong>tentant de nous la jouer cadre identitaire respectable, lorgnant vers un peu plus <a href="http://lahorde.samizdat.net/2013/11/09/tours-grattez-le-bleu-marine-vous-trouverez-toujours-le-brun/" target="_blank">d’embourgeoisement</a></strong>, en rejoignant le RBM, et de l’autre « Lapin », qui hante les lieux de l’extrême droite radicale avec son groupe de RIC ou de RAC, selon ses préférences. Lapin joue à l’occasion avec Philippe Vardon en concert acoustique ou dans des RAC. Quel dommage que Vardon ait été viré du RBM. Avec Pierre-Louis, ils auraient pu animer les fins de soirées des conventions FN, ça aurait été plus rock ‘n’roll que les Forbans …</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/confberry-philippe-vardon.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1800" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/confberry-philippe-vardon-723x1024.jpg" alt="confberry-philippe-vardon" width="474" height="671" /></a></p>
<div id="attachment_1799" style="width: 970px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/ConcertMeriguet-vardon.jpg"><img class="size-full wp-image-1799" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/ConcertMeriguet-vardon.jpg" alt="Pierre-Louis et Vardon en concert" width="960" height="720" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre-Louis et Vardon en concert</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_504" class="footnote">Ancien Secrétaire Départemental du FNJ du Lot et Garonne, puis responsable du FN et tête de liste pour les régionales en 1992. En 1998, il quitte le FN pour le MNR en fondant son mouvement l’Alternative Nationale, dans le but de regrouper militants FN et MNR sur une ligne « identitaire européenne sans ambiguïté » prônant un « discours radical ». Il publie alors son bulletin La Lettre de L’Alternative Nationale. Devant son refus de rentrer dans le rang, il est exclu du MNR et rejoint Unité Radicale. A la dissolution d’UR, il se rapproche de l’équipe de Militant et profite de son bulletin, transformé en Lettre d’Eddy Marsan, diffusé et financé grâce aux crédits qui lui sont alloués en tant que Conseiller Régional, pour régler ses comptes avec les différentes tendances et personnalités de la scène nationaliste. Ce qui lui vaudra quelques « cassages de gueules » lors de réunions unitaires, comme lors de la journée de l’Identité à Paris en 2003 ! Il semble qu’Eddy Marsan ait disparu des rangs nationalistes, certaines mauvaises langues affirmant que son goût immodéré pour la fête et la vie nocturne</li><li id="footnote_1_504" class="footnote">Pour ceux et celles qui voudraient se rappeler cette folle époque, nous vous invitons à consulter les articles publiés à l&rsquo;époque dans la version papier de <em>REFLEXes</em>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/skinheads-ou-le-le-pen-proletariat/">1</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/zik-zina-quand-la-musique-fait-boum/">2</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/et-maintenant-que-vont-ils-faire/">3</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/petite-musique-de-nuit-et-brouillard/">4</a></li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Philippe Vardon a la mémoire qui flanche…</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Sep 2012 16:28:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Bloc Identitaire (BI)]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Vardon]]></category>
		<category><![CDATA[Une Autre Jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Unité radicale (UR)]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Identitaires s’ennuient … entre une scission fratricide qui les a complètement désorientés en pleine période de campagne électorale, des difficultés à retrouver un second souffle militant (leur nouvelle campagne Génération ID, qui est sensée prendre le relais de la campagne « une Autre Jeunesse », peine à démarrer, un nouveau bureau directeur qui intègre à la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les Identitaires s’ennuient … entre une scission fratricide qui les a complètement désorientés en pleine période de campagne électorale, des difficultés à retrouver un second souffle militant (leur nouvelle campagne Génération ID, qui est sensée prendre le relais de la campagne <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/une-autre-jeunesse/">« une Autre Jeunesse »</a></strong>, peine à démarrer, un nouveau bureau directeur qui intègre à la va vite des membres du Projet Apache, les zids tentent de se remotiver par tous les moyens.</p>
<p>Dernière exemple en date, une vidéo qui fait le buzz comme on dit, enfin surtout chez les Identitaires, où <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Z_IesPyqH_0" target="_blank">Philipe Vardon « clash » des journalistes</a>.</p>
<p>En soit, rien de bien intéressant jusqu’à 2’17 où le ton monte légèrement lorsqu’un des journalistes parle des identitaires comme d’un mouvement dissous, ce qui évidemment est faux. Cette erreur permet à Vardon de menacer les journalistes d’une attaque devant les tribunaux pour diffamation, avec raison puisque c’était Unité Radicale qui avait été dissous. Se sentant pousser des ailes, Philippe s’enflamme et va même jusqu’à affirmer qu’il n’a jamais appartenu à Unité Radicale, suite à une question d’un journaliste à 2’50.</p>
<p>Visiblement, à l’instar de son camarade Fabrice Robert, qui dans son émouvante autobiographie de la fin de l’année 2010 semblait avoir oublié certains engagements politiques gênants, Vardon semble touché par une soudaine amnésie. En effet, contrairement à ce qu’il affirme sur cette vidéo, il a bien appartenu à Unité Radicale, et pas comme simple militant : dans le livre <i>les Nouveau Nationalistes </i> (ed.Déterna 2001), <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/notes-de-lecture-7/">un livre</a></strong> écrit par <a href="http://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/">Christian Bouchet </a>(alors chef d’Unité Radicale) pour faire l’autopromotion de cadres NR, Philipe Vardon est présenté comme « responsable du secteur étudiant du bureau politique <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/chirac-naurait-rien-risque-sil-avait-ete-en-prison/">d’Unité Radicale</a></strong> ». C’est ce qu’on appelle un cadre dans le jargon politique. C’est moche de vieillir …</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/09/vardon_les_nouveaux_natinalistes.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1814" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/09/vardon_les_nouveaux_natinalistes.jpg" alt="vardon_les_nouveaux_natinalistes" width="600" height="894" /></a></p>
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		<title>Manifestation nationaliste du 9 juin : Facho Incognito</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jun 2012 09:17:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Annoncée dès le 1er mai via par des tracts distribués par le GUD, puis de nouveau lors du 13 mai, cette manifestation contre le « droit de vote des étrangers » n&#8217;aura pas attiré les foules. Une centaine d’individus, soit autant que les Identitaires lors d’un rassemblement dans le cadre de leur campagne anti-Hollande le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Annoncée dès le 1er mai via par des tracts distribués par le GUD, puis de nouveau lors du 13 mai, cette manifestation contre le « droit de vote des étrangers » n&rsquo;aura pas attiré les foules. Une centaine d’individus, soit autant que les Identitaires lors d’un rassemblement dans le cadre de leur campagne anti-Hollande le jeudi soir 7 juin à Paris !</p>
<h3><strong>N&rsquo;importe quoi</strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Autant le dire tout de suite, cette manifestation ne ressemblait pas à grand-chose. On avait l’impression de se retrouver devant une fin de cortège d’une manifestation nationaliste, de celle où l’on retrouve tous les « sans amis » de l’extrême droite : il n’y avait aucun SO et si les gendarmes mobiles, présents en nombre pour assurer la sécurité du cortège, n&rsquo;avaient pas contraint les manifestants à former un cortège très resserré, la manifestation aurait eu l’air encore plus minable.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/manif_montparanasse.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1644" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/manif_montparanasse-1024x576.jpg" alt="manif_montparanasse" width="600" height="338" /></a><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/GUD-2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1643" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/GUD-2-1024x576.jpg" alt="GUD-2" width="600" height="338" /></a></p>
<p>Cordonnée par Logan Duce du GUD, cette manifestation était sans surprise au niveau des slogans : « Islam hors d’Europe », « socialistes collabos », « on est chez nous », l&rsquo;inoxydable « aujourd’hui l’Anarchie, demain l’Ordre Nouveau » et le récent « Antifa ahahah<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/manifestation-nationaliste-du-9-juin-facho-incognito/#footnote_0_488" id="identifier_0_488" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce slogan, issu d&rsquo;un groupe RAC Allemand, semble devenir un classique des manifestations d&rsquo;extr&ecirc;me droite. Comme souvent, certains militants d&rsquo;extr&ecirc;me droite l&rsquo;ont entonn&eacute; &agrave; l&rsquo;abri derri&egrave;re deux rang&eacute;es de gendarmes mobiles. Ces m&ecirc;mes militants seront nettement moins vaillants quelques minutes plus tard, lors de la dissolution de la manifestation, lorsque bon nombre d&rsquo;entre eux cacheront sous de gros pulls ou coupe-vent les diff&eacute;rents signes distinctifs de leur appartenance &agrave; l&rsquo;extr&ecirc;me droite !">1</a></sup> ».</p>
<div id="attachment_1645" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/logan_duce_Mega.jpg"><img class="wp-image-1645" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/logan_duce_Mega-1024x576.jpg" alt="Logan Duce en meneur de troupes, au mégaphone" width="600" height="338" /></a><p class="wp-caption-text">Logan Duce en meneur de troupes, au mégaphone</p></div>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/Logan_Duce_GUD_2_.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1646" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/Logan_Duce_GUD_2_-1024x576.jpg" alt="Logan_Duce_GUD_2_" width="600" height="338" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/rassemblement_saint_michel.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1647" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/rassemblement_saint_michel-1024x576.jpg" alt="rassemblement_saint_michel" width="600" height="338" /></a></p>
<p>Le plus amusant finalement était de tenter de reconnaître tous ceux qui d’habitude bombent le torse en première ligne des évènements fafs et qui cette fois-ci avaient choisi de se faire discret. On retrouvait donc le GUD avec Edouard Klein, mais également l’Œuvre Française avec Yvan Benedetti, Alexandre Gabriac pour les Jeunesses Nationalistes, le GUD Lyon avec Steven Bissuel, Thibaud de Chassey pour le Renouveau Français, Hervé « François » Lalin « Ryssen », des ex-membres du Bloc Identitaire Ile-de-France, le tout dans un joyeux n&rsquo;importe quoi.</p>
<div id="attachment_1648" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/klein_steven_bissuel-2.jpg"><img class="wp-image-1648" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/klein_steven_bissuel-2.jpg" alt=" Edouard Klein Gud Paris &amp; Steven Bisuel du Gud Lyon, tee-shirt &quot;contre le monde moderne&quot; " width="600" height="348" /></a><p class="wp-caption-text">Edouard Klein Gud Paris &amp; Steven Bisuel du Gud Lyon, tee-shirt &laquo;&nbsp;contre le monde moderne&nbsp;&raquo;</p></div>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/klein_bissuel_de_dos.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1649" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/klein_bissuel_de_dos.jpg" alt="klein_bissuel_de_dos" width="600" height="379" /></a></p>
<div id="attachment_1650" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/yvan_benedetti.jpg"><img class="wp-image-1650" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/yvan_benedetti.jpg" alt=" au centre, Yvan Benedetti de l'Oeuvre Française " width="600" height="313" /></a><p class="wp-caption-text">au centre, Yvan Benedetti de l&rsquo;Oeuvre Française</p></div>
<div id="attachment_1651" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/de_chassey-6b911.jpg"><img class="wp-image-1651" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/de_chassey-6b911.jpg" alt=" Thibault de Chassey du Renouveau Français " width="600" height="314" /></a><p class="wp-caption-text">Thibault de Chassey du Renouveau Français</p></div>
<div id="attachment_1652" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/gabriac_au_centre-57ba3.jpg"><img class="wp-image-1652" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/gabriac_au_centre-57ba3.jpg" alt=" Alexandre Gabriac des Jeunesses Nationalistes, très discret, au centre " width="600" height="274" /></a><p class="wp-caption-text">Alexandre Gabriac des Jeunesses Nationalistes, très discret, au centre</p></div>
<div id="attachment_1653" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/loik_le_priol_a_gauche.jpg"><img class="wp-image-1653" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/loik_le_priol_a_gauche-1024x433.jpg" alt="Quelques gudards, dont Loik Le Priol à gauche de profil lunettes de soleil " width="600" height="254" /></a><p class="wp-caption-text">Quelques gudards, dont Loik Le Priol à gauche de profil lunettes de soleil</p></div>
<div id="attachment_1654" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/volto_ex_bi.jpg"><img class="wp-image-1654" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/06/volto_ex_bi-1024x557.jpg" alt="Ancien du Bloc Identitaire" width="600" height="326" /></a><p class="wp-caption-text">Ancien du Bloc Identitaire</p></div>
<h3><strong>Les Identitaires , implosion 2.0</strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le rassemblement du 7 juin appelé par les Identitaires rue de Solférino avait-il plus de tenue ? Oui et non. Certes le nombre de personnes présentes atteignait bien la centaine et fidèles à leur habitude les Identitaires avaient soigné le décorum pour les journalistes : banderole, masques, fumigènes. Mais à l&rsquo;évidence les militants identitaires ne composaient qu&rsquo;un petit tiers de l&rsquo;assistance et le reste était surtout composé de curieux venus voir ce que pouvait mobiliser un Bloc Identitaire post implosion.</p>
<p>Même si nous aurons l&rsquo;occasion d&rsquo;y revenir bien plus longuement, rappelons que l&rsquo;abcès politique a crevé à la tête des Identitaires lorsqu&rsquo;une partie des dirigeants (Fabrice Robert, Philippe Vardon, André-Yves Beck) ont décidé de limoger Philippe Millau les 17 et 18 mars derniers. Richard Roudier sentant que son sort serait sans doute identique a alors tenté une contre-attaque début avril par le biais d&rsquo;un communiqué exigeant en vrac :</p>
<p>« <em>- Convocation immédiate d&rsquo;un Bureau Exécutif et d&rsquo;un Conseil Fédéral qui n&rsquo;ont pas été réunis depuis plus d&rsquo;un an</em></p>
<p><em>- Examen par le Bureau Exécutif -seul organe habilité à prendre ces décisions-, des procédures disciplinaires</em></p>
<p><em>- Présentation des comptes et du rapport financier au Bureau exécutif, pour arrêté des comptes 2011 &#8211; procédure impérieusement requise pour tout parti politique -</em></p>
<p><em>- Retour immédiat à une pratique collégiale et loyale dans le mode de fonctionnement du Bloc et au respect des statuts</em></p>
<p><em>- Rédaction d&rsquo;un règlement intérieur (plusieurs fois repoussé)</em></p>
<p><em>- Structuration du Bureau Exécutif avec répartition claire et publique des fonctions et délégations, pour faire pièces aux hommes de l&rsquo;ombre et autres conseillers occultes</em></p>
<p><em>- Rappel à l&rsquo;ordre à l&rsquo;encontre de ceux qui ont franchi la ligne rouge de la soumission au Front National et qui refusent de respecter le choix des adhérents clairement exprimé lors de la consultation</em></p>
<p><em>- Rappel de la ligne politique et de la stratégie d&rsquo;autonomie du Bloc Identitaire</em></p>
<p><em>- Présentation d&rsquo;une feuille de route visant à retrouver le juste équilibre entre d’une part &laquo;&nbsp;la rue&nbsp;&raquo;, l’action de terrain, et d’autre part la formation, la production d’idées et le développement d’actions d’influence.</em> »</p>
<p>S&rsquo;en est suivi une bataille de communiqués divers et variés représentant chaque tendance et l&rsquo;annonce du départ d&rsquo;un certain nombre de cadres et adhérents du Bloc Identitaire (BI), cadres au demeurant qui ne représentaient parfois qu&rsquo;eux-mêmes tant le BI pouvait apparaître comme une armée mexicaine. Il n&rsquo;empêche que certaines sections ont de fait disparu de l&rsquo;organigramme du BI, que ce soit en Alsace (Jacques Cordonnier et Alsace d&rsquo;Abord ayant repris leur indépendance), en Bretagne (Jeune Bretagne a suivi Philippe Millau et s&rsquo;est spectaculairement réconciliée avec ses frères ennemis d&rsquo;Adsav), en Languedoc (Richard Roudier s&rsquo;est replié sur la Ligue du Midi) ou encore à Paris où l&rsquo;équipe regroupée autour de Hugues Bouchu a claqué la porte, harcelant depuis les dirigeants du Bloc de commentaires mouchetés. De fait le BI maintenu s&rsquo;est replié sur des cadres sortis du moule des ex-Jeunesses Identitaires et on retrouve donc dans le nouveau bureau dirigeant de vieilles connaissances comme Simon Lechantre, alias Simon Charles, Gaetan Bertrand, alias Guillaume Lotti, ou encore Alban Ferrari et Damien Rieu. Paris n&rsquo;échappe pas à la règle puisque ce sont les cadres trentenaires du Projet Apache qui ont repris la boutique.</p>
<p>L&rsquo;enjeu du 7 juin était donc triple : démontrer que les Identitaires ne sont pas morts en rebondissant sur la crise du mois d&rsquo;avril, griller la politesse médiatique à la manifestation du 9 juin et tenter de se positionner à l&rsquo;avant-garde de l&rsquo;opposition au nouveau pouvoir socialiste, avec l&rsquo;humilité proverbiale qui est celle des dirigeants identitaires. On peut considérer que le deuxième objectif a été atteint, à la grande fureur de certains participants dela manifestation du 9. Pour les deux autres points, c&rsquo;est évidemment plus contestable.</p>
<p>Il n&rsquo;en demeure pas moins que le discours du Bloc a changé si on en juge par la conclusion de Fabrice Robert appelant à la fin de son discours à renvoyer « dans les poubelles de l&rsquo;histoire les Taubira, Belkacem et Fabius ». La présence du Ministre des Affaires étrangères dans cette liste &#8211; qui ne peut être liée qu&rsquo;à sa judéité &#8211; devrait faire grincer quelques dents du côté de certains milieux extrémistes pro-israéliens connus pour leur empathie identitaire et faire réfléchir tous ceux qui considéraient un peu vite que le courant identitaire avait rompu avec toute expression d&rsquo;antisémitisme&#8230; Cela montre en tout cas que la page Roudier est bien tournée !</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_488" class="footnote">Ce slogan, issu d’un groupe RAC Allemand, semble devenir un classique des manifestations d’extrême droite. Comme souvent, certains militants d’extrême droite l’ont entonné à l’abri derrière deux rangées de gendarmes mobiles. Ces mêmes militants seront nettement moins vaillants quelques minutes plus tard, lors de la dissolution de la manifestation, lorsque bon nombre d’entre eux cacheront sous de gros pulls ou coupe-vent les différents signes distinctifs de leur appartenance à l’extrême droite !</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Le 1er mai 2012 du Front National : du neuf avec du vieux&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 06 May 2012 17:22:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
		<category><![CDATA[Axel Loustau]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Chatillon]]></category>
		<category><![CDATA[Front national (FN)]]></category>
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		<description><![CDATA[Il y avait bien longtemps que la « Jeanne » n’avait pas été autant à la fête. Plusieurs milliers de personnes avaient répondu présent à l’appel de Marine Le Pen pour ce traditionnel défilé du Front National en l’honneur de Jeanne d’Arc, empruntant pour l’occasion le trajet de la manif FN des grandes années de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y avait bien longtemps que la « Jeanne » n’avait pas été autant à la fête. Plusieurs milliers de personnes avaient répondu présent à l’appel de Marine Le Pen pour ce traditionnel défilé du Front National en l’honneur de Jeanne d’Arc, empruntant pour l’occasion le trajet de la manif FN des grandes années de mobilisation. À savoir, départ place des pyramides et arrivée place de l’Opéra.Sans revenir aux effectifs du milieu des années 1990, ce défilé 2012 avait des relents old-school : si « On est chez nous » et « Français réveille-toi, tu es ici chez toi » étaient les deux slogans les plus repris, « Communistes assassins ! » a été très souvent entendu et massivement repris (on retrouvait d’ailleurs cette même ambiance anti-communiste quelques heures plus tard place du Trocadéro dans le discours de Nicolas Sarkozy et chez les militants de l’UMP). Plus classique, « Islam hors d&rsquo;Europe » a remporté lui aussi un vif succès, le FNJ tentant même un « Les Françaises aux Français ». On peut remarquer au passage que le soit-disant tournant « social et syndicaliste » du FN tant mis en avant par la presse en 2011 avait complètement disparu du cortège cette année. La manifestation de 2012 était nettement plus dynamique et moins bordélique que les années passées. L’arrivée massive de nouveaux adhérents &#8211; on parle de plusieurs milliers &#8211; ces derniers mois et le retour à la maison mère de nombreux militants et cadres, qui s’étaient perdus dans les marais du nationalisme groupusculaire, ne sont sans doute pas étrangers à cette impression.</p>
<p>Sur la place de l’Opéra à moitié pleine, occupée pour presqu’un quart par une immense tribune réservée à la presse (ce qui a fait râler dans les rangs frontistes), c’est Jean-Marie Le Pen, cette année, qui a ouvert le bal, se réservant la partie historique sur Jeanne d&rsquo;Arc (dont on a appris qu’elle avait été la première victime de la « diabolisation », et que JMLP a fini par comparer à sa fille !). Même si son cours d’histoire grandiloquent a quelque peu endormi la place de l’Opéra, on a pu constater que sa cote de popularité est toujours intacte. On ne peut pas en dire autant de Bruno Gollnisch : ce dernier a traversé la foule pour rejoindre la tribune dans l&rsquo;indifférence quasi-générale juste avant le discours des chefs.</p>
<p>Niveau folklore, là aussi, c’était le retour aux années 1990, quand le FN drainait toute l’extrême droite radicale dans son sillon. On pouvait croiser pêle-mêle des membres du Projet Apache, Bastkin venu distribuer son journal et faire la promotion de la manif du 13 mai, le GUD, des membres du MAS et plusieurs générations passées du GUD et des anciens du MNR. Cette présence montre une nouvelle fois que, malgré toutes les tentatives pour s’organiser en marge du Front National, dès le retour de succès électoraux, les radicaux rappliquent immédiatement dans l’orbite du Front National, tel un ours se précipitant au salon du miel.<br />
La présence du Projet Apache à ce 1er mai et l’insistance avec laquelle Philippe Vardon a cherché à recevoir l’investiture du FN pour les législatives démontrent bien que même pour les courants qui avaient tenté de s’émanciper au maximum de l’emprise du parti frontiste, il est désormais compliqué d’exister en s’opposant frontalement à Marine Le Pen.<br />
Pour terminer dans le folklore, le FNJ de l’Oise, au cortège assez conséquent, s’est fait remarquer par l’ambiance stade qui régnait dans ses rangs avec des slogans comme « Jeunesse Nation Rébellion ».</p>
<p>Côté sécurité, la clique Lousteau/Châtillon était aux commandes, ce qui n’étonnera personne. Conséquence directe, le DPS, très présent, était assez hétéroclite, donnant lieu à des situations étonnantes comme ces jeunes skins d’extrême droite repoussés par le DPS, alors que quelques dizaines de mètres plus loin, un autre groupe de DPS était composé essentiellement de skins nazis !<br />
Enfin, une petite anecdote pour finir. On a assisté à une scène étonnante sur le côté de la manif : quatre hommes ont déployé durant quelques minutes un drapeau syrien pour se prendre en photo devant le cortège du FN, avant de se faire gentiment dégager par les CRS qui ne voulaient pas de provocation. Cette présence avait-elle un rapport avec les responsabilités actuelles de Chatillon au sein du FN version Marine ? Nul ne le sait pour le moment et le ministère du tourisme syrien n&rsquo;a pas communiqué sur la question&#8230;</p>
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		<title>Lors des Assises du 10 mars 2012, il n&#8217;y avait pas que la France en danger&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Mar 2012 13:13:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le mouvement des Identitaires est arrivé à maturité ! La preuve : il est victime de sa première grande crise interne qui l’entraîne tout droit vers l’implosion du mouvement au rythme où vont les choses… C’est la chute finale ! Ce n’est plus un secret pour grand-monde que depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, toute [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2173" style="width: 247px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/03/la-France-en-danger.jpg"><img class="size-medium wp-image-2173" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/03/la-France-en-danger-237x300.jpg" alt="Affiche des Assises" width="237" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Affiche des Assises</p></div>
<p>Le mouvement des Identitaires est arrivé à maturité ! La preuve : il est victime de sa première grande crise interne qui l’entraîne tout droit vers l’implosion du mouvement au rythme où vont les choses…</p>
<h3>C’est la chute finale !</h3>
<p>Ce n’est plus un secret pour grand-monde que depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, toute la mouvance identitaire (Bloc Identitaire, mouvements de jeunes, associations satellites…) se déchire et est parcourue par de nombreuses dissensions. Si, pour certains, les problèmes semblaient porter sur la <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2012/02/26/bloc-identitaire-philippe-vardon-sur-le-banc-de-touche/" target="_blank">non-participation</a> de Philippe Vardon à la réunion publique de ce samedi 10 mars intitulée « La France en danger », il n’en était rien en réalité puisque Philippe Millau désirait organiser un événement qui soit moins typé « identitaire » que les Assises contre l’Islamisation et que Philippe Vardon, tout en étant au courant du projet, n’avait pas fait des pieds et des mains pour y participer. Les raisons de la discorde sont en fait bien plus profondes. Il semble qu’un fossé se soit creusé entre, d’un côté, tous les militants partisans d’une très large autonomie des différentes composantes du mouvement identitaire, soit une grande partie des « jeunes » emmenés par Philippe Vardon, et, de l’autre, tous ceux partisans d’une structuration politique plus classique et donc plus hiérarchique, soit les « vieux », à savoir la famille « tape-dur », alias les Roudier père et fils<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/lors-des-assises-du-10-mars-2012-il-ny-avait-pas-que-la-france-en-danger/#footnote_0_483" id="identifier_0_483" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La famille au quasi grand complet &eacute;tait pr&eacute;sente samedi.">1</a></sup>, Philippe Millau et dans une moindre mesure Dominique Lescure. Cette opposition, qui fait ressortir aujourd’hui bon nombre de querelles non réglées depuis des lustres, survient alors que le mouvement identitaire va <a href="http://reflexes.samizdat.net/identitaires-bloc-identitaire-jeunesses-identitaires-la-soupe-aux-vardon/">fêter ses 10 ans</a> à l’automne prochain. 10 ans qui correspondent également à la période que Philippe Vardon s’était fixée pour faire un bilan de son action politique au sein du mouvement. Si elle est finalement peu sortie sur la place publique, la crise semble cependant avoir atteint son paroxysme avec l’organisation du Conseil Fédéral des Identitaires, qui devait se tenir le lendemain des Assises de Nationalité-Citoyenneté-Identité (NCI) et qui a été annulé par la direction. Il semble que plusieurs sections jeunes, jugées un peu trop indépendantes et peu enclines à se plier à la volonté des chefs, aient été purement et simplement non conviées à ce conseil fédéral.</p>
<h3>Les Assises, combien de saucissons ?</h3>
<p>Le fait est que l’absence des jeunes identitaires à ces Assises, en particulier des jeunes Parisiens, était aussi manifeste que le nez au milieu de la figure. Ils n’étaient cependant pas les seuls et ces Assises marquent un net recul de la fréquentation si on les compare à l’affluence qui avait caractérisé celles de décembre 2010. Certes les conditions n’étaient pas les mêmes : l’apéro saucisson-pinard et son <em>buzz</em> monumental ne datait que de quelques mois, le travail avec Riposte Laïque portait tous ses fruits médiatiques. L’équipe aux manettes de la communication du BI était également différente puisqu’à l’époque Bruno Larebière faisait jouer toute l’étendue de son savoir-faire pour assurer le succès de la manifestation. Or ce dernier aspect n’a sans doute pas été négligeable dans le relatif échec de samedi tant les « couacs » de communication ont été nombreux, que ce soit le <em>buzz</em> raté autour de la participation supposée de Christian Vanneste ou les nombreux désistements survenus dans les jours précédents les Assises. La palme du grand-guignol revient à ce titre à – est-ce surprenant ? &#8211; Jean-Paul Bourre qui a annoncé son <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2012/03/06/assises-la-france-en-danger-une-defection-et-du-bris-de-vitres/" target="_blank">retrait</a> quasiment la veille, après avoir «appris» que Philippe Vardon ne serait pas présent, ce qui était pourtant prévu depuis le départ<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/lors-des-assises-du-10-mars-2012-il-ny-avait-pas-que-la-france-en-danger/#footnote_1_483" id="identifier_1_483" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cette version s&rsquo;est transform&eacute;e en suppos&eacute;es menaces dans le compte-rendu de Caroline Alamach&egrave;re, membre de Riposte La&iuml;que">2</a></sup>. Il faut dire que Jean-Paul Bourre semble s’être pris d’amitié pour les jeunes identitaires depuis un peu plus d’an. Le 25 septembre 2011, il était présent à la Barricade, l’ancien local du Projet Apache aujourd’hui fermé, pour la présentation du livre commis par Philippe Vardon. Quelques jours auparavant il avait reçu l’association identitaire Solidarité Kosovo sur les ondes de la radio Ici &amp; Maintenant sur laquelle il officiait alors. Cette antenne fut d’ailleurs plusieurs fois mise à contribution pour la promotion du Projet Apache (PA) ces derniers mois, que ce soit le 29 septembre 2011 avec la présence derrière le micro d’Alban Ferrari, l’un des responsables du PA ou en d’autres occasions avec la promotion du groupe Hôtel Stella et de la Marche Sainte-Geneviève au cours de ses émissions.</p>
<p>En tout état de cause, ces Assises n’ont sans doute pas dépassé les 600 à 700 personnes et le public était globalement âgé. On pouvait y reconnaître de « vieilles connaissances », de <a href="http://reflexes.samizdat.net/portrait-de-gilles-soulas/">Gilles Soulas</a> à <a href="http://reflexes.samizdat.net/portrait-guillaume-faye/">Guillaume Faye</a> en passant par Claudine Dupont-Tingaud<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/lors-des-assises-du-10-mars-2012-il-ny-avait-pas-que-la-france-en-danger/#footnote_2_483" id="identifier_2_483" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Membre de l&rsquo;OAS, elle fut la plus jeune prisonni&egrave;re politique de France au d&eacute;but des ann&eacute;es 1960. Elle a depuis parcouru tout l&rsquo;arc des organisations droitistes radicales.">3</a></sup> et si on était loin de l’ambiance des Fêtes de l’Identité des années 2000, certaines personnalités avaient un petit côté « cheval sur le retour »… À ce titre Jean-Yves Le Gallou a démontré à quel point il était redevenu une personnalité-clé de la droite radicale, à la fois par ses contacts et par ses capacités d’homme de réseau. Il n’est à l’évidence pas le moins impliqué dans ce retour de certaines figures grécistes des années 1970-1980.</p>
<p>Les interventions étaient conformes à ce qu’en pouvaient attendre les organisateurs, à l’exception de celle de Christine Tassin dans la matinée qui fut copieusement huée par l’assistance, à l’évidence peu réceptive au discours de gauche de la responsable de Résistance Républicaine. Il semble que C. Tassin n’était d’ailleurs pas prévue au programme et qu’elle se soit imposée à la suite de Pierre Cassen<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/lors-des-assises-du-10-mars-2012-il-ny-avait-pas-que-la-france-en-danger/#footnote_3_483" id="identifier_3_483" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Les deux comp&egrave;res sont d&rsquo;ailleurs partis avant la fin du discours de cl&ocirc;ture. Maigre consolation, ils auront pu entendre Fabrice Robert citer Georges Marchais dans le texte. Autant dire de la grande litt&eacute;rature&hellip;">4</a></sup> contre la volonté des dirigeants du BI. Cet épisode pourrait bien remettre en cause l’intérêt d’un travail commun entre le Bloc et Riposte Laïque qui étaient pourtant présents côte à côte à Toulouse cet automne au moment du procès d’Houria Boultedja<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/lors-des-assises-du-10-mars-2012-il-ny-avait-pas-que-la-france-en-danger/#footnote_4_483" id="identifier_4_483" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pour ce rassemblement le 14 d&eacute;cembre dernier, le Bloc a fourni le gros des troupes, faisant venir du monde d&rsquo;Aquitaine, de Bretagne, du Languedoc-Roussillon&hellip; tandis que de leur c&ocirc;t&eacute; Riposte La&iuml;que (et son avatar R&eacute;sistance R&eacute;publicaine) n&rsquo;a r&eacute;ussi &agrave; d&eacute;placer que tr&egrave;s peu d&rsquo;individus, une dizaine tout au plus. On a pu y voir entre autres Alain Bouisset, candidat FN aux derni&egrave;res cantonales &agrave; Aigues-Mortes et d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sent &agrave; Toulouse pour &laquo; l&rsquo;ap&eacute;ro r&eacute;publicain &raquo; en septembre 2010 (l&rsquo;ap&eacute;ro le plus bref de toute l&rsquo;histoire des ap&eacute;ros !! les militants antifas toulousains n&rsquo;ayant pas l&rsquo;intention de leur laisser le temps de s&rsquo;installer), Jean-Pierre Ouvrard qui pris la parole ce jour-l&agrave; pour RR. et qui sera aussi l&rsquo;organisateur de la venue de P. Cassen et C. Tasin &agrave; Toulouse en janvier dernier, ou encore Alain Barret, tous deux repr&eacute;sentants de R&eacute;sistance R&eacute;publicaine Midi-Pyr&eacute;n&eacute;es. Seuls un ou deux Parisiens avaient fait le d&eacute;placement semble t-il, notamment Caroline Alamach&egrave;re, qui &eacute;tait pr&eacute;sente ce samedi &agrave; l&rsquo;espace Charenton.
A noter une pr&eacute;sence singuli&egrave;re &agrave; ce rassemblement, celle du jeune Maxime Bena&iuml;m, militant acharn&eacute; de la LDJ il y a encore peu, et ayant disparu de la sc&egrave;ne parisienne. Son passage en fin de rassemblement et ses apparentes bonnes relations avec de jeunes identitaires toulousains nous laissent &agrave; penser qu&rsquo;il aurait fait le choix de se faire un peu oublier sous le soleil toulousain.">5</a></sup>.<br />
En l’absence d’Oskar Freysinger dont seule une intervention audiovisuelle était diffusée, l’applaudimètre aura été remporté par l’américain Jared Taylor dont le discours racialiste aurait défrisé n’importe quelle association antiraciste. Il n’avait pour réel concurrent sur ce terrain que Henry de Lesquen qui participait à une table ronde animée par Jean-Yves Le gallou mais dont la virulence plus émoussée ne lui permettait pas de remporter sa croix de fer en chocolat.</p>
<p>Pour le reste l’organisation était assez comparable à celle des Assises de décembre 2010, jusqu’au SO toujours dirigé par <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-assises-internationales-contre-lislamisation-de-leurope-un-diner-de-neocons-pour-le-bloc-identitaire-et-riposte-laique/">Michael Renuy</a> et à l’exception de la couverture médiatique nettement plus sommaire. La présence des journalistes était en effet particulièrement discrète et l’infrastructure multimedia très légère, se partageant entre Novopress et Novopress, si on excepte une émission sur Radio Courtoisie (dont le président était aux Assises en la personne d’Henry de Lesquen) et une autre sur Méridien Zero, la radio Internet du MAS.</p>
<h3>Au fond à droite !</h3>
<p>Alors qu’on pouvait logiquement penser que la crise au sein des Identitaires serait apparue après les législatives, les différentes tendances se déchirant sur la stratégie à adopter vis-à-vis du FN, il semble que l’affrontement pointe son nez plus tôt que prévu et s’annonce violent. Le moins étonnant n’est pas le curieux silence de Fabrice Robert, véritable lien entre le Bloc et les jeunes, qui semble dépassé par la tournure prise par les évènements, coincé sans doute entre sa phobie des conflits et son amitié pour les divers protagonistes de l’histoire.</p>
<p>Alors également que, paradoxalement, le projet de renouvellement culturel du militantisme à l’extrême droite semblait en passe d’être gagné par les Identitaires, c’est à cette période charnière que l’ensemble est proche de s’écrouler. Après avoir mis en place de nouvelles structures, une ligne « éditoriale » propre et identifiable (à défaut d&rsquo;une doctrine politique cohérente), en tentant de se débarrasser du folklore traditionnel du nationalisme français, les Identitaires sont face à un mur. Pour changer de dimension et sortir de la sphère groupusculaire, les Identitaires sont contraints de changer et de se positionner comme un parti politique, surtout que dans le domaine des jeunes et de l’activisme, ils sont talonnés sur leur droite par Batskin et ses toutes jeunes sections Troisième Voie, qui pour l’instant sont sur une dynamique positive<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/lors-des-assises-du-10-mars-2012-il-ny-avait-pas-que-la-france-en-danger/#footnote_5_483" id="identifier_5_483" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Mais pour combien de temps encore ? Au vu de la personnalit&eacute; de Serge Ayoub, il n&rsquo;est pas &agrave; &eacute;carter que certains clashs se produisent dans les prochains mois&hellip;">6</a></sup>.</p>
<p>La « crise d’adolescence » des Identitaires est en passe de leur être fatale. En cas d’éclatement, il ne serait pas farfelu d&rsquo;envisager qu&rsquo;une fraction des ex-Jeunesses Identitaires abandonne en partie le travail culturel effectué depuis des années par les cadres, pour revenir à plus de tradition dans le militantisme, en adoptant peut-être une ligne médiane, un peu comme le groupuscule parisien, le MAS, qui a opté pour une sorte de « Troisième Voie » du militantisme nationaliste, entre la modernité à la Casa Pound et l’héritage du folklore d’extrême droite français.</p>
<p>Nous laissons bien entendu la question « 10 ans pour en arriver là ? » aux seuls militants identitaires, convaincus que nous sommes que, quoiqu’il arrive, cette crise laissera des traces profondes… La suite donc à la Convention parisienne prévue cet automne&#8230; Pour peu qu&rsquo;elle ait lieu !</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_483" class="footnote">La famille au quasi grand complet était présente samedi.</li><li id="footnote_1_483" class="footnote">Cette version s&rsquo;est transformée en supposées menaces dans le compte-rendu de Caroline Alamachère, membre de Riposte Laïque</li><li id="footnote_2_483" class="footnote">Membre de l&rsquo;OAS, elle fut la plus jeune prisonnière politique de France au début des années 1960. Elle a depuis parcouru tout l&rsquo;arc des organisations droitistes radicales.</li><li id="footnote_3_483" class="footnote">Les deux compères sont d&rsquo;ailleurs partis avant la fin du discours de clôture. Maigre consolation, ils auront pu entendre Fabrice Robert citer Georges Marchais dans le texte. Autant dire de la grande littérature&#8230;</li><li id="footnote_4_483" class="footnote">Pour ce rassemblement le 14 décembre dernier, le Bloc a fourni le gros des troupes, faisant venir du monde d’Aquitaine, de Bretagne, du Languedoc-Roussillon… tandis que de leur côté Riposte Laïque (et son avatar Résistance Républicaine) n&rsquo;a réussi à déplacer que très peu d’individus, une dizaine tout au plus. On a pu y voir entre autres Alain Bouisset, candidat FN aux dernières cantonales à Aigues-Mortes et déjà présent à Toulouse pour « l’apéro républicain » en septembre 2010 (l’apéro le plus bref de toute l’histoire des apéros !! les militants antifas toulousains n’ayant pas l’intention de leur laisser le temps de s’installer), Jean-Pierre Ouvrard qui pris la parole ce jour-là pour RR. et qui sera aussi l’organisateur de la venue de P. Cassen et C. Tasin à Toulouse en janvier dernier, ou encore Alain Barret, tous deux représentants de Résistance Républicaine Midi-Pyrénées. Seuls un ou deux Parisiens avaient fait le déplacement semble t-il, notamment Caroline Alamachère, qui était présente ce samedi à l’espace Charenton.</p>
<p>A noter une présence singulière à ce rassemblement, celle du jeune Maxime Benaïm, militant acharné de la LDJ il y a encore peu, et ayant disparu de la scène parisienne. Son passage en fin de rassemblement et ses apparentes bonnes relations avec de jeunes identitaires toulousains nous laissent à penser qu’il aurait fait le choix de se faire un peu oublier sous le soleil toulousain.</li><li id="footnote_5_483" class="footnote">Mais pour combien de temps encore ? Au vu de la personnalité de Serge Ayoub, il n’est pas à écarter que certains clashs se produisent dans les prochains mois&#8230;</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Que la bête meure …</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 12:27:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Gouillon]]></category>
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		<category><![CDATA[Philippe Vardon]]></category>
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		<description><![CDATA[Les Identitaires ne sont pas à la fête. Leur projet de candidature aux présidentielles de 2012 s’est lamentablement scratché courant 2011 devant le peu d’intérêt médiatique pour Arnaud Gouillon et le manque d’originalité de la candidature identitaire après que Marine Le Pen et une partie de l’UMP aient récupéré leur démarche d’instrumentalisation de la laïcité [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="textebreve">
<p>Les Identitaires ne sont pas à la fête. Leur projet de candidature aux présidentielles de 2012 s’est lamentablement scratché courant 2011 devant le peu d’intérêt médiatique pour <a href="http://reflexes.samizdat.net/presidentielle-2012-du-gouillon-dans-la-soupe-aux-vardon/">Arnaud Gouillon</a> et le manque d’originalité de la candidature identitaire après que Marine Le Pen et une partie de l’UMP aient récupéré leur démarche d’instrumentalisation de la laïcité pour mieux développer des thèses islamophobes. De plus en plus de signes extérieurs et internes laissent à penser que le navire identitaire pourrait sombrer dans les mois à venir devant ses incohérences internes et les ambitions personnelles. Attiré sans doute par le goût du sang, certains à l’extrême droite, sentant le vent souffler, n’hésitent plus à tirer à boulets rouges sur les Identitaires. On pense en particulier à Thibault de Chassey, chef du Renouveau Français, lors d’une interview vidéo pour un mouvement nationaliste russe, disponible en ligne sur le blog de synthèse nationale. Il affirme face caméra que « …Le mot identitaire ne veut pas dire grand chose… », que « … le courant identitaire est récent en France mais assez minoritaire, on en parle un petit peu dans une certaine mouvance … la doctrine est assez limitée, ça reste assez floue ». Si l’ambiance n’a jamais été au top entre les deux formations, un pacte de non-agression tacite et d’ignorance mutuelle prévalait. Cet accord semble désormais obsolète. Quelques jours plus tard, c’est Robert Spieler qui en remet une couche sur les blogs de la mouvance Nouvelle Droite Populaire/<a href="http://reflexes.samizdat.net/synthese-nationale-revue/">Synthèse Nationale</a>. Il écrit que le Bloc Identitaire est en pleine confusion idéologique et politique, rappelant au passage quelques prises de positions publiques comme l’appel à voter Montebourg, lors des primaires du PS , ou le choix de Vardon de se rapprocher de Jacques Peyrat, ex-FN et ancien maire de Nice, dans le but de soutenir Marine Le Pen à la présidentielle alors que dans le même temps une consultation interne est organisée auprès des militants pour connaître le nom du candidat qui pourrait être soutenu par les Identitaires.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/01/2012__consultation_Identitaires.jpg"><img class="alignnone wp-image-2183 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/01/2012__consultation_Identitaires.jpg" alt="2012__consultation_Identitaires" width="450" height="640" /></a></p>
<p><i>voir le document &laquo;&nbsp;La grande consultation : 2012 le choix des Identitaires&nbsp;&raquo; là : <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/01/Identitaires_consultation_2012.pdf">Identitaires_consultation_2012</a><br />
</i></p>
<div class="spip_document_489 spip_documents spip_documents_center"></div>
<p>Il est certain que la situation actuelle des Identitaires est quelque peu inédite. Entre l’ambition personnelle affichée d’un Vardon qui désormais souhaite tourner la page des groupuscules pour rejoindre une formation de premier plan, le FN, quitte à renier ses 15 dernières années de militantisme, et de nombreux cadres, déçus du FN ou anciens du MNR, qui sont dans une logique du « tout sauf Marine », les Identitaires courent au suicide. Ne pouvant ouvertement déclarer la guerre au FN, les Identitaires caressent toujours le vieux rêve d’un effondrement du FN après les élections présidentielles et législatives de 2012, espérant au passage récupérer tous les déçus du parti frontiste. Ce rêve n’est pas nouveau, c’était déjà le cas en 2010, où les Identitaires avaient parié sur l’éclatement du FN lors du congrès de Tour en janvier 2011 pour la désignation du nouveau président. D’autres ont également fait ce rêve avant eux, le MNR de Bruno Mégret ou dans d’autres mouvements plus anecdotiques comme Troisième Voie dans les années 80. Force est de constater, que malgré les années qui passent, les tensions et les changements d’orientation politique au sein du FN, le parti du clan Le Pen résiste contre vents et marées, et reste la seule solution crédible pour tout militant ou militante d’extrême droite désirant faire de la politique et espérer décrocher un poste de conseiller municipal ou régional. Seule ombre au tableau, la jeunesse nationaliste ne semble plus attirée vers un FN, dont le FNJ a été tranquillement liquidé par Marine Le Pen avec une nouvelle structure totalement aseptisée Les Jeunes avec Marine. De ce fait, la jeunesse nationaliste reste la dernier véritable enjeux et espace à conquérir à l’extrême droite. Mais là aussi les Identitaires vont ramer. Rompant avec un certain folklore, espérant ainsi se débarrasser d’éléments incontrôlables (voir les épisodes Maxime Brunerie, et plus récemment <a href="http://reflexes.samizdat.net/de-loxymore-en-politique/">Nomad 88</a>) les Identitaires de fait se sont coupés d’une grande partie des jeunes tentés par l’activisme et la provocation, attirés par le nouveau phénomène des Nationalistes Autonomes (même si le mouvement reste localisé principalement dans l’Est et le Nord de la France) ou vers un revival skinhead d’extrême droite, voire le mouvement hools. Ces différents mouvements se fédérant aujourd’hui autour de Serge « Ayoub » Batskin, qui comme on peut le voir grâce <a class="spip_out" href="http://fafwatch.noblogs.org/post/2012/01/11/conference-sur-les-dangers-d%E2%80%99internet-chez-serge-ayoub-la-suite" target="_blank" rel="external"><strong>aux documents mis en ligne par le site fafwatch</strong>,</a>semble être sur une dynamique positive, et cherche, même si cela peut prêter à sourire, à devenir la deuxième force nationaliste en France. Si au niveau global la nouvelle version de Troisième Voie est encore très loin de ce niveau, on peut estimer qu’en ce qui concerne les jeunes à l’extrême droite, le mouvement d’Ayoub pourrait rapidement devenir la référence, devenant un pôle de fixation pour les radicaux à la droite du FN, laissant ce qui restera des Identitaires sur le bord de la route, à moins que ces derniers ne réussissent à trouver un second souffle après les législatives de 2012. Il leur est permis de rêver&#8230;</p>
<p>20 janvier 2012</p>
</div>
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		<title>Présidentielle 2012 : du Gouillon dans la soupe aux Vardon</title>
		<link>https://reflexes.samizdat.net/presidentielle-2012-du-gouillon-dans-la-soupe-aux-vardon/</link>
		<comments>https://reflexes.samizdat.net/presidentielle-2012-du-gouillon-dans-la-soupe-aux-vardon/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Nov 2010 14:56:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[André-Yves Beck]]></category>
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		<category><![CDATA[Solidarité Kosovo]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme REFLEXes l&#8217;avait annoncé il y a deux mois ici et là, c&#8217;est bien Arnaud Gouillon qui sera le candidat du Bloc Identitaire pour les présidentielles de 2012. L&#8217;annonce en a été faite lors d&#8217;une conférence de presse au Carré Parisien dans le XVe arrdt de Paris par Fabrice Robert, en présence de l&#8217;intéressé &#8211; voir là et là. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Comme REFLEXes l&rsquo;avait annoncé il y a deux mois <a href="http://reflexes.samizdat.net/pierre-cassen-et-riposte-laique-on-tour/">ici</a> et <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-fn-entre-media-et-luttes-intestines/">là</a>, c&rsquo;est bien Arnaud Gouillon qui sera le candidat du Bloc Identitaire pour les présidentielles de 2012. L&rsquo;annonce en a été faite lors d&rsquo;une conférence de presse au Carré Parisien dans le XVe arrdt de Paris par Fabrice Robert, en présence de l&rsquo;intéressé &#8211; voir <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/11/30/et-le-candidat-identitaire-en-2012-sera/" target="_blank">là</a> et <a href="http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/55879/date/2010-11-30/article/le-bloc-identitaire-presente-son-candidat-pour-2012/" target="_blank">là</a>.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/11/affiche_Arnaud_Gouillon_presidentilles.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2219" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/11/affiche_Arnaud_Gouillon_presidentilles-225x300.jpg" alt="affiche_Arnaud_Gouillon_presidentilles" width="225" height="300" /></a></p>
<p>Gouillon abandonne de fait la présidence de Solidarité Kosovo qu&rsquo;il dirigeait depuis quasiment ses origines. Le Bloc pousse donc sous les feux de la rampe un de ses rares dirigeants à n&rsquo;avoir relativement aucune casserole militante accrochée dans son dos, si on excepte une implication dans des violences racistes commises la veille de la fête du 1er Mai 2005 dans le vieux Nice. Le Bloc peut ainsi espérer ne pas voir ressortir les allusions à Unité Radicale puisque Gouillon a rejoint les Identitaires après 2002. Cette relative virginité aurait été évidemment impossible avec Fabrice Robert, Philippe Vardon, André-Yves Beck ou Richard Roudier, tous issus d&rsquo;UR. De la même façon, Bruno Larebière ou Philippe Millau font largement figures de chevaux sur le retour avec quelques décennies de militantisme au compteur, largement passées dans les rangs de la droite nationaliste.</p>
<p>L&rsquo;opération est donc une fois de plus médiatiquement bien pensée et s&rsquo;inscrit dans une démarche à laquelle les Identitaires ne cessent de s&rsquo;accrocher : apparaître comme une force politique neuve. On sent bien sûr de nouveau la patte de Larebière dont il va être intéressant d&rsquo;ailleurs de voir comment il va gérer les comptes-rendus de campagne militante dans <em>Minute</em> alors que son patron soutient plutôt Bruno Gollnisch, si jamais celui-ci parvenait à prendre la tête du FN. L&rsquo;objectif étant marginalement de pouvoir réellement se présenter &#8211; les 500 parrainages demeurent largement hypothétiques, même avec un coup de pouce de certains milieux ou partis politiques &#8211; tout ricanement sur la candidature serait vain. Les Identitaires vont évidemment essayer de créer une dynamique en profitant d&rsquo;un effet de curiosité et le pire qui pourrait leur arriver serait que leur campagne ne suscite qu&rsquo;un désintérêt général. On peut donc encore parier sur quelques coups médiatiques tout au long de 2011. Aux journalistes de poser les bonnes questions lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agira pour le candidat identitaire de parler du fond de leur programme qui demeure l&rsquo;homogénéité ethno-culturelle, c&rsquo;est-à-dire la défense d&rsquo;une Europe blanche par l&rsquo;expulsion de toutes les personnes immigrées et d&rsquo;origine immigrée.</p>
<p>En tout cas, le nouveau candidat identitaire va pouvoir rapidement se glisser dans son nouveau costume le samedi 4 décembre, lors du Colloque « Localisme et identité » organisé au Novotel de Sèvres et dont la plupart des intervenants appartiennent à la mouvance identitaire, ainsi que le samedi 18 décembre lors des &laquo;&nbsp;Assises Internationales sur l’Islamisation&nbsp;&raquo; à Paris.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/11/Colloque_Localisme_Identité.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2220" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/11/Colloque_Localisme_Identité.jpg" alt="Colloque_Localisme_Identité" width="300" height="251" /></a></p>
<p>Des assises qui n’ont d’internationales que le nom tant la liste des invités et des associations annoncés rappelle furieusement la liste des soutiens à l&rsquo;Apéro Saucisson du 18 juin et du 4 septembre derniers.</p>
<p>En effet mis à part quelques invités européens comme Tommy Robinson (de son vrai nom Stephen Yaxley-Lennon, ancien membre du parti d’extrême droite BNP-British National Party et actuel chef de l’English Defense League, mouvement nationaliste anti-islam regroupant principalement des hooligans d’extrême droite), Timo Vermeulen (représentant de la Dutch Defense League , version hollandaise de l’EDL) Oskar Freysinger, membre de l’UDC et initiateur du référendum suisse contre les minarets, la plupart des intervenants sont plus ou moins liés à la mouvance Riposte Laïque/Résistance Républicaine de Christine Tassin et Pierre Cassen :<br />
- Anne Zelenski de la Ligue du droit des femmes<br />
- Aldo-Michel Mungo de Vigilance citoyenne Belgique<br />
- Carl Pincemin, syndicaliste<br />
- Jacques Philarcheïn ( syndicaliste qui a donné une conférence le 28 octobre 2010 au « Local » de Serge « Batskin » Ayoub, sur le thème : « Vers un syndicalisme national et solidaire »)<br />
- Marie-Josée Le Tailleur de l’Association familiale laïque de Champs-sur-Marne (L’AFL s’est créée en juin 2007, sous l’appellation UFAL de Champs sur Marne. Cette section entretient des liens dès cette époque avec Riposte Laïque. La section Champs sur Marne décide de quitter l’UFAL en juin 2009 pour fonder l’Association Familiale Laïque sur des bases nettement plus dure en ce qui concerne l’Islam).</p>
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		<title>Le Rock Identitaire Français (5) Chapitre III : Les acteurs du RIF : les groupes</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 22:43:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Oubliés mais pas pardonnés]]></category>
		<category><![CDATA[Fabrice Robert]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Vardon]]></category>
		<category><![CDATA[Rock Identitaire Français (RIF)]]></category>

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		<description><![CDATA[Texte initialement publié en 2004 dans le livre Rock Haine Roll La mouvance du RIF est à la fois numériquement nombreuse et réduite. Nombreuse puisque l’on a compté jusqu’à plus d’une dizaine de groupes musicaux en activité et quatre ou cinq labels assurant la promotion de ce courant. Mais le fait que certains groupes ne [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Texte initialement publié en 2004 dans le livre Rock Haine Roll</p>
<p>La mouvance du RIF est à la fois numériquement nombreuse et réduite. Nombreuse puisque l’on a compté jusqu’à plus d’une dizaine de groupes musicaux en activité et quatre ou cinq labels assurant la promotion de ce courant. Mais le fait que certains groupes ne soient que des boutures de groupes déjà existants et que les animateurs des labels soient par ailleurs bien souvent eux-mêmes musiciens ramène finalement le nombre d’acteurs réels de ce courant à une vingtaine d’individus, ce qui est somme toute assez peu et tend d’ailleurs encore à diminuer.</p>
<h3>Vae Victis</h3>
<p>Comme on l’a vu précédemment, Vae Victis est le groupe que l’on peut qualifier de pionnier du RIF. Si le premier line-up est donc structuré autour de Thibaud Lamy (batterie), Jean-Christophe Bru (guitare et chant) et sa femme Cathie Mollius (basse) ainsi que François Montagne comme deuxième guitariste, la formation est remaniée dès 1996 avec le remplacement du couple Bru par deux autres musiciens dont Fabrice Lauffenburger (guitare). Ce dernier n’arrive pas par hasard puisqu’il est un proche de Jean-Chritophe avec qui il a participé au skinzine <em>One law for them</em> ainsi qu’au groupe Ultime Assaut. Sa maîtrise d’instruments traditionnels multiples s’avère décisive pour le groupe. Le line-up a encore changé par la suite, et le groupe a définitivement arrêté ses tribulations en 2002.</p>
<p>La perspective du groupe était simple<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_0_454" id="identifier_0_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Tribune musicale n&deg;2, &eacute;t&eacute; 2000">1</a></sup> : «<em> Le but était de mettre notre passion musicale au service de notre engagement politique. Le rock, phénomène culturel jeune et populaire par excellence, est un très bon moyen de toucher la jeunesse française abrutie et endormie par les bobards de l’éducation “ nationale ” et des médias. Peu de personnes de nos idées ont réellement saisi l’importance du combat culturel qui, contrairement aux gesticulations électoralistes ou groupusculaires, s’inscrit sur un long terme. Les débats sur le sexe des anges et les querelles de chapelles, ce n’est pas notre truc. C’est même presque criminel à l’heure de la colonisation de l’Europe. Il faut absolument bouger là où on ne nous attend pas : la musique, la BD, internet, le théâtre… En bref, faire de l’agit-prop.</em> » Vae Victis est également sans doute le groupe de RIF à avoir le plus clairement affiché son « admiration » pour le rock alternatif des années 1980 tout en en contestant les choix politiques, cela va sans dire : « <em>Nous avons toujours été fascinés par les groupes de rock alternatif des années 1980 et par leur mode de fonctionnement. Même si le message qu’ils divulguaient n’était pas le nôtre, nous avons toujours considéré leur démarche comme sincère et véritable (du moins au début, avant qu’ils ne passent sur NRJ). Aujourd’hui ils ont tous été récupérés et sont largement diffusés par le système quoi qu’ils en disent. Les seuls alternatifs sont aujourd’hui les groupes de RIF</em> »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_1_454" id="identifier_1_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="ibid.">2</a></sup>. Ce point de vue est tout entier contenu dans cet extrait d’une interview de décembre 1997<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_2_454" id="identifier_2_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="National Hebdo, semaine du 11 d&eacute;cembre 1997.">3</a></sup> : « <em>Face au désert musical actuel, nous avons voulu créer un nouveau style qui regroupe des musiciens qui pourraient s’identifier aux Béruriers Noirs des années 1980.</em> »</p>
<p>Ces références ne sont qu’à moitié surprenantes, dans la mesure où les premiers membres de Vae Victis avaient une formation plus nationaliste-révolutionnaire que simplement nationaliste. Ainsi, avant de s’engager dans la LIED<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_3_454" id="identifier_3_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ligue Ind&eacute;pendante des &Eacute;tudiants de Droite, fond&eacute;e en 1989 sur Rouen, qui servit de base &agrave; la cr&eacute;ation du Renouveau &eacute;tudiant.">4</a></sup> à la fin des années 1980 et au début des années 1990, Thibaud Lamy a été un militant actif de Troisième Voie en Normandie. Cela n’empêche pas le groupe d’être l’un des rares, avec Insurrection, à afficher clairement son catholicisme, alors que ses premiers membres, lorsqu’ils étaient dans la scène skinhead avec Ultime Assaut, avaient des textes plutôt tournés vers le paganisme. Cette orientation catholique a sans doute fait beaucoup pour permettre la timide reconnaissance du RIF par les milieux nationalistes plus âgés.</p>
<h3>Ile-de-France</h3>
<p>Comme nous l’avons vu précédemment, Ile-de-France est une « scission » de Vae Victis qui a longtemps fonctionné en duo avec Jean-Christophe Bru et Cathie, sa femme. Le troisième membre du groupe était une boîte à rythmes. Ils ont néanmoins été rejoints ensuite par Thibault Lamy, l’ancien batteur de Vae Victis. Cette structure relativement restreinte a sans doute permis au groupe de garder une certaine neutralité dans les querelles internes du RIF.</p>
<p>Ile-de-France est le groupe qui a toujours affiché le plus clairement sa volonté de sortir de la mouvance nationaliste pour diffuser ses idées, le vecteur musical n’étant considéré que comme le plus efficace dans cette perspective. Ce parti pris est très clair dans une interview donnée par les membres du groupe au fanzine <em>Quartier libre</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_4_454" id="identifier_4_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Quartier libre n&deg;3, juin 2002. Pour une pr&eacute;sentation de ce fanzine, se reporter au chapitre V sur la mouvance RIF">5</a></sup>, en juin 2002 :</p>
<p>« <em> <strong>- Quartier libre</strong> <strong>: Vous avez toujours revendiqué une volonté d’ouverture vers divers nouveaux horizons, une envie de jouer devant des publics différents, de dépasser le cadre strictement “ politisé ”, mais cette ambition n’est-elle pas inéluctablement vouée à l’échec quand on connaît la vigilance hystérique de la “ police de la pensée ” ?</strong><br />
- Ile-de-France : Depuis la création de Vae Victis, début 1993, l’ouverture est au cœur de notre démarche. Peut-on se satisfaire d’animer une culture de ghetto ? Le premier concert de Vae a eu lieu dans une MJC de banlieue. Le premier concert d’IDF en 1995 a eu lieu également dans une MJC de banlieue. En 1996, Fraction arrivait en finale d’un tremplin rock et jouait devant plus de mille jeunes dans le théâtre antique d’Orange… […] Il y a quelques jours, un responsable de Ras L’Front s’en vantait encore [de l’exclusion du tremplin rock du Gibus en 1999. NDLR] dans les colonnes du <em>Monde</em> : “ <em>Quand un groupe de Rock identitaire français arrive en quart de finale d’un concours de chant, nous alertons le directeur de la salle et s’il n’entend pas, nous manifestons</em> ”… La preuve que ce sont les actions “ ouvertes ” qui inquiètent l’ennemi.</em> »</p>
<p>De fait, non seulement Ile-de-France a participé à un tremplin rock « grand public » le 12 février 2000 devant une salle remplie de fans nationalistes, ce qui devait lui permettre de concourir en finale le vendredi 14 avril 2000 au Gibus<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_5_454" id="identifier_5_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le concert fut annul&eacute; sous la pression des antifascistes. Les spectateurs nationalistes partirent se cacher pr&egrave;s de la Fac de Jussieu, o&ugrave; le groupe se produisit sous la pluie au bord de la Seine.">6</a></sup>, mais le groupe n’a jamais hésité à jouer dans des fêtes populaires, des bars ou même dans la rue. Ils ont ainsi joué pour la fête de la musique avec Vae Victis le 21 juin 2000 dans le XVe arrondissement, sous le métro Glacière ou sur une péniche parisienne en février 2001.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Ile_de_France.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1422" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Ile_de_France.jpg" alt="Ile_de_France" width="659" height="349" /></a><br />
Ils auraient également fait la première partie de Lio durant l’été 2000 et joué sous d’autres noms dans des milieux ouverts. Depuis 2002, leur actualité scénique est cependant plus que réduite pour cause de maternité.</p>
<p>L’autre caractéristique du groupe est de cultiver une posture ouvriériste qui n’est pas sans rappeler la mouvance skinhead. C’est le résultat d’un engagement très clair dans la mouvance nationaliste-révolutionnaire, ce que traduit l’affirmation selon laquelle le groupe ne serait pas et n’aurait jamais été « de droite », faisant sien le slogan « Ni droite, ni gauche ! » La thématique générale du groupe s’en ressent puisque la mondialisation constitue l’un des thèmes privilégiés des chansons du groupe, en particulier dans son dernier album (paru au printemps 2002) <em>Non à la dictature planétaire</em>, mais également dans le précédent, <em>Franc-parler</em> (décembre 1998). L’allure générale aussi va dans ce sens : c’est habillés en bleu de travail que les membres du groupe ont participé au concert de la fête de la musique déjà évoqué précédemment. Cela vaut au groupe d’être suspecté par ses petits camarades de tendances crypto-marxistes, d’autant plus que certaines chansons ou interviews expriment une hostilité non dissimulée envers le nazisme. Il est d’ailleurs assez amusant, avec le recul, de lire leur jugement sur le courant identitaire tel que le groupe l’exprimait en 1998<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_6_454" id="identifier_6_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jeune R&eacute;sistance n&deg;9, janvier-f&eacute;vrier 1998.">7</a></sup> : « <em>Le terme d’identité est à manier avec prudence. C’est bien si tu pars d’une démarche sincère de ressourcement. Hélas, le trip identitaire se résume souvent à une stérile autosatisfaction : Raoul est étudiant mais il se prend pour un viking !</em> ». Autant dire que ce jugement garde à nos yeux toute sa pertinence !!!</p>
<p>Enfin, on peut relever comme dernière caractéristique du groupe ses bons rapports avec les autres scènes européennes, qu’elles soient polonaise comme le montrent les articles et interviews (voir l’interview parue dans Narodowa Scena Rockowa<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_7_454" id="identifier_7_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="en mars 2000.">8</a></sup> par l’entremise d’Adam Gwiazda<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_8_454" id="identifier_8_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Militant d&rsquo;origine polonaise du GUD Paris dans les ann&eacute;es 1990 qui a pu faire occasionnellement le lien avec la sc&egrave;ne polonaise.">9</a></sup>) ou italienne, comme en témoignent le concert du 6 février 2000 à Turin avec Zetazeroalfa ou le mini-CD réalisé avec ce même groupe en 2001.</p>
<h3>Kaiserbund</h3>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Kaiserbund-74102.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1423" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Kaiserbund-74102.jpg" alt="Kaiserbund-74102" width="197" height="197" /></a>Le groupe s’est formé en 1999 sur la base d’un duo composé de Fabrice Lauffenburger, déjà cité, et d’Éric Rouxel, vieux militant de la mouvance nationaliste-révolutionnaire. Kaiserbund produit une musique que l’on peut qualifier d’électronique au sens large, avec une utilisation massive de samples. La passion d’Éric Rouxel pour les années 1930-1940 se ressent fortement tant dans la thématique générale du groupe que dans l’image que ce dernier renvoie. Cette orientation est d’ailleurs relativement contradictoire avec les positions politiques de Fabrice Lauffenburger, qui clame haut et fort sa volonté de s’affranchir de références historiques comme le fascisme et le nazisme ou même le pétainisme, qu’il juge politiquement contre-productives et dépassées.</p>
<p>Le groupe a fait sa première apparition publique en 1999 pour un solstice d’été en Normandie, et a un album à son actif, <em>Euromatrice type 1.7</em>, ainsi qu’une participation médiocre à une compilation de Memorial Records. L’orientation musicale du groupe fait que ses concerts ont été peu nombreux (Essonne et Bretagne en 2001, Bruxelles en 2002 entre autres) et qu’ils peuvent facilement se transformer en animation DJ, comme à une Fête de l&rsquo;Identité en 2002.</p>
<h3>Fraction</h3>
<p>RIF ou pas RIF ? Laissons le groupe se présenter lui-même<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_9_454" id="identifier_9_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pr&eacute;sent, 29 mars 2000.">10</a></sup> dans une interview publiée par <em>Présent</em>, &laquo;&nbsp;Au baroud dans le R.I.F. – Rencontre avec le groupe “ Fraction ”&nbsp;&raquo; mais qui n’est qu’une reprise abrégée d’un entretien publié dans <em>Tribune musicale</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_10_454" id="identifier_10_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Tribune musicale n&deg;1, printemps 2000.">11</a></sup> :</p>
<p>« <strong>- Tribune musicale : Pourquoi avoir enlevé le mot “ hexagone ” à votre nom ?</strong><br />
- Fraction : Le groupe est né en 1994 d’une volonté de diffuser un “ nationalisme révolutionnaire ” au sein de la jeunesse.<br />
À cette époque, en France, la scène musicale nationaliste était partagée entre des groupes skins au message souvent marginal et des productions un peu ringardes aux yeux de la jeunesse. Nous voulions développer un message radical et contestataire tout en restant en phase avec la réalité. Il s’agissait de dénoncer l’arrogance de l’impérialisme américain et du sionisme international, le capitalisme apatride, le métissage institutionnalisé et la corruption généralisée. Le mot Fraction symbolise toujours aussi bien l’esprit du groupe. Nous nous considérons comme faisant partie de cette “ minorité combattante ” qui a déclaré la guerre au Nouvel Ordre mondial et à tous ses avatars.</p>
<p><strong>- TM : Pourquoi avoir supprimé le mot hexagone ?</strong><br />
- Fraction : Fraction a progressivement évolué vers un style beaucoup plus métal tout en subissant quelques changements dans le line-up. Le groupe est donc bien différent aujourd’hui même si l’engagement militant et les motivations politiques restent identiques à celles du début.</p>
<p><strong>- TM : Le fait d’avoir eu un procès pour le texte d’une chanson du premier album vous a-t-il obligés à vous autocensurer ?</strong><br />
- Fraction : Nous n’avons finalement pas été poursuivis devant les tribunaux. Rappelons que nous avons été mis en examen pour “ complicité de provocations non suivies d’effets à des atteintes volontaires à la vie et à l’intégrité de la personne pour avoir participé à l’élaboration de la chanson « Une balle » ”. Nous avions alors été convoqués dans le bureau du juge Valat, le même qui a poursuivi Garaudy et Le Pen (pour le “ point de détail ”). Nous avons toujours perçu cette chanson comme une métaphore destinée à exprimer un cri de colère contre ce que nous combattons. Finalement, malgré une campagne de presse rondement menée, les poursuites ont été stoppées grâce à l’intervention de notre avocat, Me Delcroix<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_11_454" id="identifier_11_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il est l&rsquo;un des principaux, sinon le plus connu, des avocats nationalistes et r&eacute;visionnistes, longtemps militant FN puis MNR.">12</a></sup>, qui avait repéré un vice de procédure. Si les magistrats ont dû s’incliner, nous ne sommes pas à l’abri de nouvelles poursuites. En effet, tout nouveau pressage est susceptible de faire naître une nouvelle prescription. Nous sommes donc plus ou moins condamnés à abandonner la production de l’album <em>Rejoins nos rangs</em>. Il est clair que nous ne baissons pas les bras. Fraction cherchera toujours à répondre à l’attente de son public… <strong>D’ailleurs, il suffit d’écouter la production suivante, <em>Le fléau</em>, pour se rendre compte que Fraction a du mal à mettre de l’eau dans son vin. Outre la reprise de “ Une balle ” en version live, nous avions tenu à remercier les médias qui avaient indirectement assuré la promotion de notre groupe tout en saluant Philippe Douste-Blasy, alors ministre de la culture, pour son “ vibrant hommage ”. Un exemplaire du CD avait d’ailleurs été adressé au cabinet du maire de la ville de Lourdes. Une preuve que Fraction sait se montrer reconnaissant…</strong><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_12_454" id="identifier_12_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce passage avait &eacute;t&eacute; expurg&eacute; de l&rsquo;interview publi&eacute;e par Pr&eacute;sent mais figurait dans Tribune musicale">13</a></sup>. Aujourd’hui, s’il n’y a aucune autocensure, Fraction écrit des textes moins provocateurs mais tout aussi radicaux. Peut-être le signe d’une certaine maturité.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Fraction_II_verso_-ae3ff.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1424" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Fraction_II_verso_-ae3ff.jpg" alt="Fraction_II_verso_-ae3ff" width="354" height="298" /></a><br />
<strong>- TM : Politiquement, voyez-vous une solution pour l’avenir de notre pays ?</strong><br />
- Fraction : Nous sommes bien évidemment très pessimistes pour l’avenir et il faut bien se rendre compte que la scission du Front a déboussolé nombre de militants sincères. Mais il est interdit, encore plus aujourd’hui qu’hier, de baisser les bras. Pour notre part, nous agissons au sein d’Unité radicale, une structure née de l’alliance entre le GUD, Jeune Résistance et les Cercles Résistance. Le but de cette fédération est de structurer la tendance radicale et extra-parlementaire du mouvement national en France. En proposant des revues, en présentant des colloques de la radicalité, en organisant de grandes campagnes nationales, Unité radicale agit à la fois sur le terrain politique et culturel. Il est également parfois nécessaire de rappeler à la chienlit gauchiste que s’autoproclamer résistant comporte quelques risques&#8230;</p>
<p><strong>- TM : Fraction est sur beaucoup de compilations. C’est une reconnaissance envers les personnes qui se bougent ou tout simplement pour vous le fait d’être présents partout où vous pouvez ?</strong><br />
- Fraction : Il est vrai que Fraction est récemment apparu sur plusieurs compilations. Nous sommes très sollicités et c’est plutôt encourageant pour nous. Certaines initiatives nous semblent très intéressantes comme celles consistant à aider les militants politiques incarcérés. En outre, si le fait d’être souvent présents sur les productions musicales est une bonne façon d’accentuer la visibilité d’un groupe, nous ne cherchons absolument pas à être partout. Les productions doivent répondre à certains critères d’éthique et de qualité et nous nous voyons parfois dans l’obligation de refuser.</p>
<p><strong>- TM : Après la sortie de Le son d’histoire, vous allez sûrement remonter sur scène. Avez-vous des contacts pour jouer ?</strong><br />
- Fraction : Oui, nous avons déjà plusieurs propositions pour la France mais les plans les plus concrets viennent paradoxalement d’Europe (Italie, Espagne, Slovaquie, Allemagne). Il va donc falloir reprendre les répétitions sérieuses pour assurer la promotion de notre nouvel album.»<br />
Comme on peut le constater l’interview est à la fois assez complète et assez édulcorée…</p>
<p>Le groupe est né en août 1994 de la fusion de deux groupes RAC, Septembre noir, dans lequel officie Fabrice Robert et dont le nom est un hommage au groupe palestinien responsable du meurtre des athlètes israéliens aux jeux de Munich, et FreiKorps<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_13_454" id="identifier_13_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&laquo; Corps francs &raquo;. Organisations paramilitaires et nationalistes allemandes, actives en 1918-1919 contre les soul&egrave;vements et mouvements r&eacute;volutionnaires du type spartakiste.">14</a></sup>. Il s’appelle alors Fraction Hexagone, évolue entre oï et hard-core et fait partie de la scène RAC, même s’il revendique alors pour ce sigle un autre sens que Rock Against Communism : pour eux, RAC signifie Rock Against Capitalism<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_14_454" id="identifier_14_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jeune R&eacute;sistance n&deg;1, septembre 1995.">15</a></sup>. Fabrice Robert met à cette époque sur pied un discours qui ne variera plus, en apparence plein de bon sens (l’immigration est un drame humain) mais en réalité toujours fixé sur les mêmes obsessions (l’invasion étrangère, la pureté ethnique) comme le montre ses déclarations à <em>Réfléchir &amp; Agir</em> en 1996<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_15_454" id="identifier_15_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="R&eacute;fl&eacute;chir &amp; Agir, n&deg;0, nouvelle s&eacute;rie, printemps 1996.">16</a></sup> : « <em>Le véritable danger à l’heure actuelle vient du capitalisme apatride qui cherche à effacer les frontières pour mieux imposer la dictature de la loi du marché. Il faut savoir que s’il y a immigration et métissage en Europe, cela est dû essentiellement aux capitalistes qui ont déporté des populations entières pour avoir à leur disposition de la main d’œuvre corvéable à merci</em> ». Ce n’est qu’à partir de 1998, et à l’occasion d’un changement de musiciens, que certains membres de Fraction Hexagone réfléchissent à un repositionnement du groupe et affirment leur appartenance à la scène RIF naissante.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Proces_Fration-3ff41.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1425" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Proces_Fration-3ff41.jpg" alt="Proces_Fration-3ff41" width="472" height="378" /></a><br />
Les ennuis judiciaires que connaît alors le groupe n’y sont peut-être pas totalement étrangers. En 1998, NTM rencontre en effet quelques problèmes avec la chanson « Nique la police ». Une campagne de presse s’organise pour défendre le groupe et certains journalistes citent alors le groupe Fraction Hexagone et la chanson « Une balle » à titre de comparaison. Cette affaire donne une publicité inespérée au groupe. La chanson est interdite et Fraction Hexagone fait circuler une lettre qu’ils ont adressée à Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Culture. Jacques Bompard<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_16_454" id="identifier_16_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Maire FN d&rsquo;Orange depuis 1995.">17</a></sup> et André-Yves Beck<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_17_454" id="identifier_17_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancien militant de Troisi&egrave;me Voie puis de Nouvelle R&eacute;sistance, devenu depuis 1995 le charg&eacute; de communication de la municipalit&eacute; d&rsquo;Orange et le gendre de monsieur le maire.">18</a></sup> publient alors un communiqué de soutien dans lequel le passage suivant est assez explicite : « <em>Tout au plus peut-on parler de langage de banlieue et d’expression spontanée et un peu vive de la colère des jeunes Français face à leur exclusion</em> ». Le FN avait pourtant refusé que le groupe joue ce morceau lors du concert des BBR 1996, trouvant sans doute les paroles plus que « un peu vives ». Mais si la publicité est réelle, le confinement dans un ghetto provocateur aussi.</p>
<p>Le groupe atténue alors son image RAC et met en avant l’appellation hard-core nationaliste-révolutionnaire. On s’attend en toute logique à l’apocalypse sonore vue la définition du style musical. À l’écoute, c’est surtout du metal soft : les paroles renvoient parfois aux belles années du RAC en France, avec des groupes comme Bunker 84 ou Kontingent 88. Les chansons dénoncent tour à tour l’islamisation de l’Europe, les « collabos du système » et l’américanisation de la société. Ce dernier point n’empêche pas cependant le groupe de s’habiller et de prendre la pose comme n’importe quel groupe de hard-core américain.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Flyer_NRHC.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1426" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Flyer_NRHC.jpg" alt="Flyer_NRHC" width="591" height="294" /></a><br />
Rebaptisé Fraction, le groupe s’est stabilisé avec l’arrivée de Philippe Vardon qui ne devient le chanteur de Fraction qu’à partir de l’album <em>Le son d’histoire</em> en 1999.<br />
La musique n’est pas totalement étrangère à Vardon puisqu’auparavant, il officiait comme chanteur dans d’autres groupes de hard-core faf et niçois, Légitime Défense devenu Résistance début 1998. Ce dernier groupe était composé de militants d’Unité radicale et malgré sa brève durée d’existence, cette formation a eu le temps de jouer pour le solstice d’été 1998 près de Nice avec le groupe de Black Metal Gorgon. De fait, le style metal de Le son d’histoire est sans doute en partie dû à la présence de l’ex-guitariste de Gorgon, lui aussi passé à Fraction.</p>
<p>Côté activités, Fraction est sans doute avec In Memoriam le groupe qui affiche le plus beau tableau de chasse. Pour ce qui est des concerts, la plupart ont bien évidemment été organisés par des structures boneheads, en France ou à l’étranger, en particulier dans les premières années : citons par exemple le festival RAC de 1994 à Bordeaux avec Razor’s Edge (Royaume-Uni) et ADL 122 (Espagne) ou, la même année, le concert de Bourges avec Jeune Garde, groupe RAC emmené par une figure locale du mouvement skinhead, Sébastien Legentil, qui est devenu plus tard un responsable d’Unité radicale. Les deux exceptions principales sont des initiatives liées au Front national : les BBR 1996 qui constituent pour Fraction l’un des meilleurs souvenirs et le tremplin rock à Orange en juin 1996 où le groupe est arrivé deuxième. À cette occasion, Fraction a d’ailleurs été programmé sur une antenne locale de Skyrock sous le nom de Moloko Velocet<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_18_454" id="identifier_18_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="En r&eacute;f&eacute;rence au film Orange m&eacute;canique de Stanley Kubrick.">19</a></sup>.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Tremplin_rock_Orange-ae894.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1427" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Tremplin_rock_Orange-ae894.jpg" alt="Tremplin_rock_Orange-ae894" width="295" height="425" /></a>L’utilisation de ce nom d’emprunt résultait d’un constat évident fait par le groupe et décrit par Fabrice Robert dans <em>Jeune Résistance</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_19_454" id="identifier_19_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jeune R&eacute;sistance n&deg;4, octobre 1996.">20</a></sup> : « <em>Il est vrai que nous avons surtout joué dans des concerts organisés par et pour des skins. Or la flicaille est toujours à l’affût pour tenter d’annuler ce genre de manifestation. Désormais, nous pensons qu’il est stérile de se limiter à jouer devant un public composé en majorité de convaincus. Nous cherchons à apparaître dans des lieux publics pour nous faire entendre par des gens qui ne partagent pas totalement notre vision des choses, cela nous le faisons sous le nom de Moloko Velocet.</em> » Cela étant, le groupe n’a plus jamais renouvelé l’expérience.</p>
<p>Fraction est également l’un des groupes qui a le plus de disques à son actif. C’est en effet un peu l’électron libre de la scène RIF car il profite à la fois de la scène RIF, mais aussi de la scène RAC. Ainsi, malgré son « recentrage », il peut jouer avec les groupes des deux scènes, mais aussi participer à des compilations sur des labels RAC, comme pour la compilation en soutien aux prisonniers sortie en 1998 et sur laquelle figuraient Skuld, groupe RAC du Sud-Ouest, Elsass Korps, groupe RAC alsacien et la 9ème Panzer Symphonie, déjà citée précédemment, ou celle prévue en hommage à Légion 88 sur le label Street Fighting Records<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_20_454" id="identifier_20_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Label RAC anim&eacute; par Micha&euml;l Bellet dans l&rsquo;Ouest de la France.">21</a></sup>. D’ailleurs, les premiers pas musicaux du groupe ont été sortis par Pit Records, et le groupe revendique totalement ses anciennes productions : <em>Yankees go home</em> (cassette démo de janvier 1995), titres enregistrés pour la compilation <em>France explosion</em> n°1 de mai 1995 et enfin les deux dernières productions sous le nom de Fraction Hexagone, <em>Rejoins nos rangs</em> en octobre 1996 et <em>Le fléau</em> en septembre 1997. <em>Le son d’histoire</em> contient d’ailleurs un titre fantôme qui n’est rien d’autre que la reprise d’une chanson de Nouvelle Croisade, un groupe RAC des années 1980, intitulée « Gardien de l’ordre ».<br />
Cette situation n’est évidemment pas du goût de tout le monde, la plupart des groupes RIF essayant de ne pas se mélanger à la scène RAC qui pourrait effrayer les nouveaux venus. Mais Fraction n’en a cure, et le dernier CD du groupe, <em>Reconquista</em>, continue sur la même lancée.</p>
<p>Une dimension importante du groupe est qu’il a toujours eu des activités politiques connexes. Dans la formation initiale, trois des membres étaient militants de Nouvelle Résistance et Fabrice Robert, qui était l’un des trois, en est le meilleur exemple. Né en 1971, il commence à militer à Nice à 16 ans pour le FN puis assez rapidement pour Troisième Voie. Il est arrêté en 1991 pour distribution de tracts négationnistes et bombages sur les murs du lycée Masséna ; lors d’une perquisition à son domicile, la police saisit à cette occasion des portraits de Hitler et de Mussolini, des croix gammées, des insignes de division SS, etc. Il est condamné pour cette affaire à 10 000 francs d’amende par le TGI de Nice, mais comme on peut s’en douter, cela ne refroidit pas son engagement nationaliste-révolutionnaire. Il suit la scission de Troisième Voie qui donne Nouvelle Résistance, et il entre au bureau exécutif de cette organisation lors du deuxième congrès de l’organisation en août 1995, tout en étant conseiller municipal FN de La Courneuve (93). Au sein de Nouvelle Résistance, il lance le bulletin <em>Jeune Résistance</em> en 1995 qui sert de point d’appui à la mise sur pied en 1998 d’Unité radicale, suite à la scission survenue au sein de Nouvelle Résistance entre les militants favorables à un rapprochement avec le FN et ceux qui y sont hostiles. À partir de 2000, Unité radicale se rapproche du MNR de Bruno Mégret et Fabrice Robert fait partie des militants radicaux qui prennent des responsabilités au sein du parti mégrétiste : il devient ainsi responsable du MNR à Nice. C’est en particulier lui qui organise le congrès du parti à Nice fin février 2002. La tentative d’assassinat de Maxime Brunerie, militant d’UR, contre Jacques Chirac amène la rupture avec le MNR et la dissolution d’Unité radicale, qui se transforme alors en Jeunesses identitaires puis en Bloc identitaire en 2003. Fabrice Robert en est évidemment le président et demeure bassiste de Fraction Hexagone puis Fraction.</p>
<p>Assez curieusement, le groupe a préféré taire ses accointances avec Nouvelle Résistance au début. C’est ainsi que dans le premier numéro de <em>Jeune Résistance</em>, Fabrice Robert déclarait que, tout en étant NR, les membres du groupe « [n’étaient] encartés nulle part », ce qui était évidemment un pieux mensonge. Les formations suivantes ont poursuivi dans cette démarche : actuellement, outre Fabrice Robert, Philippe Vardon est le dirigeant des Jeunesses identitaires après avoir connu depuis 1998 un itinéraire comparable à celui de son aîné. Malgré cette évolution de plus en plus racialiste, le logo du groupe reste une roue crantée au sein de laquelle se trouve un marteau et une épée, c’est-à-dire un logo inspiré de celui du Front noir des frères Strasser<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_21_454" id="identifier_21_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Les fr&egrave;res Strasser, chefs des SA (Sections d&rsquo;Assaut), dirigeaient l&rsquo;un des courants de l&rsquo;aile gauche du NSDAP. &Agrave; ce titre, ils sont souvent cit&eacute;s en exemple par les NR.">22</a></sup>. En outre, en bon groupe nationaliste-révolutionnaire, Fraction n’hésite pas à citer le sous-commandant Marcos et Che Guevara comme des figures politiques susceptibles de les influencer. Mais certaines déclarations du groupe peuvent être encore plus originales. Ainsi, à une question du fanzine naziskin allemand <em>Neue Ordnung</em> de l’hiver 2000<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_22_454" id="identifier_22_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Neue Ordnung n&deg;2, hiver 1999-2000.">23</a></sup> leur demandant ce que le groupe pensait de Jacques Chirac, la réponse fut : « Er ist ein Sklave von ZOG » ce que tout un chacun, même non germaniste, aura réussi à traduire par « C’est un esclave de ZOG », c’est-à-dire un esclave du « gouvernement d’occupation sioniste », c’est-à-dire, pour être encore plus clair, des Juifs. Opinion totalement empreinte de modération, cela va sans dire.</p>
<h3>AION</h3>
<p>Ce groupe est un duo dont seul Laurent Steiner est encore en France. Comme on l’a vu dans le chapitre sur les origines du RIF, il a été lancé au début des années 1990. Mais mise à part la participation à la première compilation <em>Nouvelles Musiques européennes</em>, il faut attendre 1999 pour que Aion sorte un album complet, produit par Memorial Records. Aion produit une musique assez éclectique qui va de la cold-wawe au néo-folk, ces deux types de musiques constituant d’ailleurs leurs références. La thématique générale du groupe est à la fois païenne et futuriste et n’est pas sans rappeler, dans un autre domaine, l’expérience de l’association L’Art s’affiche<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_23_454" id="identifier_23_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Association lanc&eacute;e au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990 dans le but d&rsquo;organiser artistes graphistes et architectes de la mouvance nationaliste. &Agrave; partir de 1993, l&rsquo;Art s&rsquo;affiche a en particulier mis sur pied une exposition annuelle &agrave; Paris. Sa derni&egrave;re apparition date de f&eacute;vrier 1999, au meeting du Front de la Jeunesse.">24</a></sup> dont Aion était très proche et qui fut d’ailleurs à l’origine des illustrations de certains CD de RIF, comme ceux de Vae Victis par exemple.<br />
De par son style musical et sa structure, le groupe se produit très peu en concert, l’un des rares exemples étant le concert de Nancy organisé le 31 octobre 1998 par le FNJ et le Renouveau étudiant nancéen dont on a vu précédemment que Laurent Steiner en faisait d’ailleurs partie. Aion jouait donc chez lui et les groupes purent alors compter sur la logistique de la Librairie lorraine de Jean-Marie Cuny. Normal : son fils Clément était alors secrétaire départemental du FNJ qui était de fait co-organisateur de la petite soirée.<br />
Depuis 1999, le groupe n’a rien sorti, sinon un morceau pour la compilation <em>Antimondial</em> de Bleu-Blanc-Rock.</p>
<h3>Elendil</h3>
<p>Le groupe s’est formé à l’origine sous la forme d’un duo rejoint par la suite par Nicolas Mirkovic à la batterie, Jack Marchal à la guitare et la fille de ce dernier, Ariane, à la basse. Le groupe tire son nom de l’épopée de Tolkien dont la chanteuse, Aude Bertrand<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_24_454" id="identifier_24_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. le paragraphe sur la BD dans le chapitre V sur la mouvance RIF">25</a></sup> , est fan. Cela constitue d’ailleurs l’un des points de rapprochement avec le milieu NR et musical italien avec lequel Marchal a gardé de très nombreux contacts. Les groupes italiens sont en effet les premiers à avoir fait une telle utilisation de l’univers créé par Tolkien. Ces liens expliquent qu’Elendil ait joué autant de fois en Italie et ait pu participer aux compilations sorties par le label Perimetro malgré une certaine confidentialité en France. Le groupe n’a sorti en effet qu’un album et un mini-album chez Memorial Records ainsi que des morceaux sur des compilations de RIF.<br />
Relativement en marge du milieu de par son style et la personnalité de Marchal, il l’est aussi par sa lucidité sur les limites de la mouvance dans laquelle il s’inscrit comme en témoigne cette interview parue dans <em>Fier de l’Être</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_25_454" id="identifier_25_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Fier de l&rsquo;&Ecirc;tre n&deg;14, avril-mai 2001.">26</a></sup> :</p>
<p>« <em> <strong>- Fier de l’Être : Selon vous, qu’est-ce qui pourrait encore manquer au RIF pour qu’il attire plus de monde en France et ailleurs ?</strong><br />
- Elendil : Que ce soit pas les mêmes qui fassent tout ! Les musiciens des groupes RIF sont producteurs, diffuseurs, agents marketing, vendeurs… Si les mecs qui écoutent du RIF étaient plus militants et moins consommateurs on n’en serait pas là ! En général ils pensent plus à graver les disques qu’à trouver des moyens de relayer la musique et donc… leurs idées !</em> »<br />
Elendil a officiellement cessé d’exister durant l’été 2001.</p>
<h3>Brixia</h3>
<p>C’est sans doute le groupe le plus modéré de la scène RIF, fondé en 1998 autour de la chanteuse du groupe, Aude Bertrand. Comme le dit le label BBRock, on peut sans aucun problème faire écouter du RIF à son cousin gauchiste grâce à Brixia, les textes étant peu politisés et la musique très soft, à la limite de l’insipide. Aude Bertrand est pourtant une vieille militante du FN et FNJ et on pouvait d’ailleurs la voir en 1995 parmi les onze portraits de la « Z carte » du FNJ, gadget de propagande lancé par Samuel Maréchal. Elle était alors présentée comme « artiste peintre en 1ère année de doctorat ».<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Brixia.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1428" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Brixia.jpg" alt="Brixia" width="600" height="353" /></a><br />
Ce groupe a fait peu de concerts, bien qu’il ait fait partie du voyage en avril 1999 avec Basic Celtos et In Memoriam à Belgrade. Sa discographie est d’ailleurs très limitée. Brixia a pourtant réussi à faire passer un de ses morceaux sur les ondes de la radio rock Ouï FM à Paris et il avait même postulé au concours de l’Eurovision pour représenter la France. Il est clair que c’est sans doute le groupe affichant le plus clairement ses références aux Cranberries, groupe irlandais dont la chanteuse Dolorès O’Riordan ne rate jamais une occasion de dire tout le bien qu’elle pense des « valeurs traditionnelles ».</p>
<h3>Basic Celtos</h3>
<p>Si Basic Celtos s’inscrit bien dans la mouvance RIF, c’est pourtant un groupe à part puisqu’il se veut un groupe de rap identitaire. Le projet initial de la part de ces militants était clairement de diffuser une musique susceptible d’intéresser les petits Blancs écoutant Fun Radio mais qui soit porteuse d’un message politique identitaire. Le groupe adoptait en cela une posture d’avant-garde telle qu’elle était définie dans un vieux numéro de <em>Réfléchir &amp; Agir</em> et telle que le groupe lui-même la définissait en 1999<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_26_454" id="identifier_26_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jeune R&eacute;sistance n&deg;15, mars-avril 1999.">27</a></sup> : « <em>Aujourd’hui le rap représente 20% du marché jeune. Est-ce que les fafs vont être les seuls à ne pas être de la partie ? Quand dans les années 1970, les jeunes s’initient au rock, les fafs en étaient encore à la guitare sèche et aux chants de marins… Il aura fallu attendre quasiment trente ans pour qu’on esquisse le début d’une scène de rock identitaire en France. Pour développer une véritable contre-culture, il faut être des précurseurs et pas des suiveurs.</em> » Le moins que l’on puisse dire est que cette stratégie a subi un feu nourri de critiques en tout genre de la part du milieu nationaliste, et très vite les membres de Basic Celtos ont affirmé ne pas faire du rap, mais plutôt de la fusion, avec des guitares tirant sur un style metal-indus comme peut le faire le groupe allemand Rammstein<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_27_454" id="identifier_27_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Les jeunes fafs sont fascin&eacute;s par le groupe de metal indus allemand Rammstein. Pourtant, ce groupe n&rsquo;a rien &agrave; voir avec l&rsquo;extr&ecirc;me droite. Certains membres de Rammstein faisaient partie du groupe punk FeellingB, dont l&rsquo;album fut produit par Division Nada, le label de l&rsquo;ancien chanteur des B&eacute;rurier Noir. Les seules raisons qui peuvent expliquer la fascination des fafs pour Rammstein sont leur musique tr&egrave;s martiale et le fait qu&rsquo;ils chantent en allemand. De l&agrave; &agrave; rappeler quelques souvenirs &agrave; certains, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas.">28</a></sup>. Une bonne partie de l’énergie du groupe s’est alors dispersée à essayer de convertir une partie du public nationaliste plutôt rétif et au moins à se faire accepter. Basic Celtos a pourtant pu produire et diffuser son premier mini-CD grâce à la SERP. Il faut dire que lorsque le groupe s’est formé et a commencé à être connu, les ondes étaient occupées par « La Tribu de Dana », une chanson du groupe Manau basée sur le sample d’une chanson traditionnelle bretonne popularisée par Alan Stivell. D’ailleurs, le CD de Basic Celtos a été présenté à cette époque par Thierry Ardisson dans l’émission « Tout le monde en parle » : Ardisson a même comparé Basic Celtos au groupe Manau, ce qui leur a permis de tenter de faire leur promotion vers l’extérieur, principalement dans des forums de rap ; mais ils ont rapidement été découverts.</p>
<p>Basic Celtos doit beaucoup à son batteur, Nicolas Mirkovic, dit « Darko », mais la formation a vu défiler d’autres militants célèbres comme Yvain Pottiez par exemple. Ce Normand a en effet maintes fois défrayé la chronique, que ce soit comme militant du GUD au début des années 1990 où il fut plusieurs fois inculpé pour violences volontaires, en particulier contre des journalistes, ou comme professionnel de la « sécurité » et garde du corps. Il a en particulier été contractuel à la mairie de Vitrolles sous l’équipe Mégret et servait de garde du corps à madame le maire. Il a également été impliqué dans ce cadre pour des violences commises contre des grévistes en novembre 1995. Cette activité professionnelle l’a amené à la limite de la barbouzerie puisqu’il semble qu’il aurait dû faire partie de l’opération de mercenariat montée par Bernard Courcelles en 1999 au Congo. S’il semble s’être un peu éloigné de l’activisme politique, il continue néanmoins son activité professionnelle.</p>
<p>D’autres musiciens RIF ont également donné un coup de main à Basic Celtos comme Julien Beuzard. Le groupe a d’ailleurs participé à deux concerts à Belgrade en avril 1999, organisés par le biais de responsables MNR et avec la participation de Brixia et In Memoriam, ce qui contraste avec le faible nombre de ses prestations en France.<br />
Basic Celtos fait partie de ceux qui réfutent la notion de RIF, considérant que c’est plus une étiquette qu’un véritable mouvement.</p>
<h3>In Memoriam</h3>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/T-Shirt_pirate-6588d.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1429" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/T-Shirt_pirate-6588d.jpg" alt="T-Shirt_pirate-6588d" width="166" height="283" /></a>Ce groupe s’est formé en 1995 sur Assas à l’initiative de Julien Beuzard et avec l’aide entre autres d’Aude Bertrand ou de Jean-Michel C. Il a connu dès le début un certain nombre de remaniements, s’enrichissant en particulier de la collaboration de l’ancien bassiste du groupe Skarface, et s’est stabilisé depuis 2000 autour de six membres dont les plus actifs sont Julien Beuzard comme chanteur et guitariste, Mattias Bricage pour les chœurs, Xavier Schleiter pour le chant et Richard Pareti à la batterie. Depuis cet automne 2003, le line-up a cependant encore changé suite à un conflit entre Xavier Schleiter, Richard Pareti d’une part et Julien Beuzard d’autre part qui a provoqué le départ des deux premiers et s’est manifesté par la commercialisation (par Schleiter et Pareti) d’un t-shirt pirate vendu en juin 2003 par la boutique London Style<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_28_454" id="identifier_28_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="C&eacute;l&egrave;bres boutiques parisiennes de v&ecirc;tements anglais marqu&eacute;s &laquo; skinheads &raquo; comme les marques Lonsdale ou Fred Perry et dont le patron est un sympathisant de la mouvance nationaliste.">29</a></sup> dont le patron est un proche de Schleiter.</p>
<p>In Memoriam présente des caractéristiques très particulières, aussi bien dans la vision que ce groupe peut avoir de la mouvance RIF que dans ses rapports avec les autres acteurs de cette mouvance. Il est sans doute celui qui est le moins volontariste dans la perspective de sortir du ghetto nationaliste, privilégiant la construction d’une communauté homogène pouvant à terme servir de pôle de diffusion des idées nationalistes. Cette vision des choses s’exprime parfaitement dans une interview donnée par Julien Beuzard au fanzine <em>Fier de l’Être</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_29_454" id="identifier_29_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Fier de l&rsquo;&Ecirc;tre, n&deg;20, automne 2002.">30</a></sup> à l’automne 2002 :</p>
<p>« <em>- <strong>Fier de l’Être : Ile-de-France a participé à un tremplin rock au Gibus, Vae Victis a joué dans les rues de Paris pour la fête de la musique… Le Rock identitaire semble sortir de la mouvance nationaliste. Peux-tu nous en expliquer les raisons ? Quels sont vos projets à ce sujet ?</strong><br />
- Julien Beuzard : Tout ça c’est très bien mais concrètement, qu’est-ce que ça apporte ? Je me le demande. Tu sais, il fut un temps où In Memo passait en radio et on était distribué chez Leclerc Hypermedia et autres temples dédiés à la consommation, on jouait à la fête de la musique, mais tout ça c’est un peu du vent, franchement, car à terme, on est de toute façon grillé et ça épuise à la longue. Autant se concentrer sur des projets qui portent et qui apportent. IDF au Gibus s’est fait balancer par des bolchos qui ont fait pression sur l’organisation et du coup ils se sont fait sortir. Le résultat ne donne pas envie de renouveler l’expérience. Nous, nous avons une vision plutôt communautariste ! Je m’explique : nous voulons faire de notre communauté de pensée une communauté musicale, culturelle, économique… Pour cela notre communauté se doit d’être attrayante pour attirer de nouveaux individus. Ça ne passe pas forcément par une stratégie d’ouverture au “ monde ” qui implique souvent compromissions et reniements mais par une stratégie de séduction. Si on ne le fait pas, c’est la communauté qui crève car la France se craquèle et se communautarise de plus en plus. […] Pour revenir à ta question, je crois en fait qu’un groupe musical identitaire, sous un nom bidon, peut, avec des textes un peu plus soft, percer sans trop de difficultés et si ce groupe déclarait un jour sur Canal + ou M6 qu’il adhère à des valeurs fortes et des idées saines et s’il présentait sa conception de la vie, ça aurait l’effet d’une bombe atomique, bien plus efficace que le RIF en soi. C’est une question à laquelle on réfléchit.</em> »<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Photo_IM_2-2ed64.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1430" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Photo_IM_2-2ed64.jpg" alt="Photo_IM_2-2ed64" width="340" height="230" /></a><br />
Cette vision des choses explique une bonne partie des choix du groupe comme la création de Memorial Records, le lancement maintes fois annoncé d’une revue intitulée <em>Entre Terre &amp; Lumière</em> (ETEL), la présence à son répertoire de certaines chansons faisant clairement référence au folklore faf français et ayant vocation à servir « d’hymnes », comme C9M<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_30_454" id="identifier_30_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="C&rsquo;est-&agrave;-dire Comit&eacute; du 9 Mai, chanson en hommage &agrave; S&eacute;bastien Deyzieu, militant nationaliste qui trouva la mort en tombant d&rsquo;un toit lors d&rsquo;une manif du GUD et des JNR en 1994.">31</a></sup>, ou la multiplication des concerts organisés dans le cadre de « journées identitaires ». Les ambitions du groupe ont d’ailleurs toujours été supérieures à celles des autres groupes de RIF en terme de promotion commerciale. Par le passé, In Memoriam annonçait ainsi la sortie imminente d’un DVD du concert de Lyon qui avait eu lieu en avril 2000, mais les fans n’ont rien vu venir. Ces perspectives expliquent sans doute en grande partie la situation de « splendide isolement » relatif du groupe qui a toujours été clairement opposé au gravage et à la copie de ses CD, contrairement à la politique menée par BBRock. Cela vient sans doute de la double casquette d’une partie du groupe, qui est à la fois dans In Memoriam et dans le label Memorial Records et a donc des impératifs de vente.</p>
<p>Cette volonté d’être attrayant a également poussé le groupe à lisser et à modérer son image, ce qui a pu prendre des tournures un peu ridicules comme lors de la première Fête de l’Identité et des Libertés à Paris le 9 novembre 2002 lorsque Gilles Soulas, grimpé sur la scène, tentait d’obtenir du public qu’il évite tout geste déplacé (au hasard : bras tendus par exemple…) en vue de l’enregistrement d’un DVD. Le projet ne devrait d’ailleurs pas aboutir car la salle Wagram a refusé d’autoriser l’utilisation de son image, ce qui semble évidemment avoir largement torpillé le projet.<br />
Pourtant certaines chansons viennent ternir cette image qui se veut modérée comme « La colonne », présente sur le dernier album <em>Persona non grata</em> et dont <em>Jeune Résistance</em> nous apprend<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_31_454" id="identifier_31_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jeune R&eacute;sistance n&deg;29, hiver 2002.">32</a></sup> qu’il s’agit en fait d’un chant de marche de la Jeunesse hitlérienne, composée par Herbert Napiersky en 1933. Il s’intitulait alors « Es dröhnet der Marsch der Kolonne ». Assez perfidement, le même magazine avait d’ailleurs demandé au groupe quelques mois auparavant s’il ne craignait pas pour son image avec cette reprise d’une « marche militaire chantée en allemand ». Ce à quoi Xavier Schleiter avait répondu benoîtement et sans rire : «<em> “ La Colonne ” n’est pas une marche militaire mais plutôt un chant traditionnel. Il est encore repris aujourd’hui par de nombreux mouvements scouts européens. C’est une chanson que j’apprécie particulièrement, d’autant plus que je la chantais lorsque j’allais marcher en montagne, sac au dos avec quelques camarades</em> ». Ce mythe de la « chanson scout » était d’ailleurs à cette époque assumé par le groupe puisque c’est la réponse qu’il fournissait à une question similaire du Coq gaulois sur l’origine de la chanson<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_32_454" id="identifier_32_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Interview d&rsquo;In Memoriam publi&eacute;e sur le site du Coq gaulois d&eacute;but octobre 2002.">33</a></sup>. Mais entraîné par sa mythomanie, Julien Beuzard ne pouvait s’empêcher d’ajouter : « <em>Je crois qu’il a été écrit par un chef scout contemporain</em> » (sic !!!). C’est évidemment une façon de voir les choses. Il est vrai que les Jeunesses hitlériennes et les organisations scouts ont au moins le short en commun… D’ailleurs, le public des concerts du groupe ne s’y trompe pas et s’obstine à être pour les trois-quarts composé de boneheads que leurs mauvaises manières et leur enthousiasme débridé poussent parfois à tendre le bras et à crier de retentissants saluts allemands !</p>
<p>Loin de son image prétendument modérée, In Memoriam est également avec Fraction et Insurrection le groupe le plus engagé dans l’action politique de terrain. Plusieurs de ses membres ont un solide passé de militants derrière eux, que ce soit dans la mouvance GUD du milieu des années 1990, au FNJ à la même époque, au FN puis au MNR ou au MNJ<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_33_454" id="identifier_33_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Mouvement National de la Jeunesse, mouvement de jeunesse du MNR de Bruno M&eacute;gret.">34</a></sup>. À titre d’exemple et encore dernièrement, Julien Beuzard a été candidat dans la 4ème circonscription du Pas-de-Calais pour les élections législatives de juin 2002 sous l’étiquette Droit de Chasse, une association satellite lancée par le MNR dans le milieu des chasseurs et qui a maintenant rompu avec lui. Mattias Bricage, qui a pour sa part milité au FNJ puis MNJ, était candidat dans les Hauts-de-Seine sous la même étiquette que Beuzard. Xavier Schleiter, militant lui aussi du MNR jusqu’en 2002, après avoir été candidat pour le FN aux élections législatives de 1997<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_34_454" id="identifier_34_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il a alors eu droit &agrave; divers papiers dans la &laquo; presse du Syst&egrave;me &raquo;, en particulier VSD.">35</a></sup>, est le frère de Philippe Schleiter, l’ancien directeur national du MNJ. Par ailleurs, comme on l’a vu précédemment, In Memoriam n’a pas hésité à aller jouer en avril 1999 à Belgrade contre les raids de l’OTAN en Serbie. C’est ainsi que quelques jours plus tard, pour le défilé du MNR le 1er mai, on pouvait voir les jeunes militants du MNJ défiler avec les cibles utilisées par la population serbe pendant les bombardements.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Affiche_Vitrolles-bb294.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1431" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Affiche_Vitrolles-bb294.jpg" alt="Affiche_Vitrolles-bb294" width="472" height="679" /></a><br />
De fait, In Memoriam est sans doute le groupe qui, avec Fraction, a le plus tourné en concert depuis sa première prestation à Châteauroux en mai 1996, avec parfois des résultats ne correspondant pas tout à fait à ce qui était espéré, que la faute en incombe à leurs adversaires antifascistes ou à son propre milieu… Notre mauvais esprit aidant, voici un petit aperçu de ces soirées mémorables !<br />
Commençons par les problèmes à imputer aux autorités ou aux adversaires politiques du groupe. Ainsi en 1998, Mémorial Records tente de renouveler l’expérience du Club Dunois dans le XIIIème arrondissement pour la date du 9 mai, mais le concert qui devait voir jouer Ile-de-France, Vae Victis et In Memoriam est annulé. Cette date n’a en effet pas été choisie au hasard : il s’agit de la commémoration de la mort de Sébastien Deyzieu. Ce militant proche de l’Œuvre française est en effet mort le 9 mai 1994 en tombant d’un toit, poursuivi par la police alors qu’il participait à une manifestation contre l’impérialisme américain organisée le 8 mai à l’appel des JNR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_35_454" id="identifier_35_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jeunesses Nationalistes R&eacute;volutionnaires, structure skinhead dirig&eacute;e &agrave; cette &eacute;poque par Serge Ayoub alias Batskin.">36</a></sup>, du GUD et du FNJ. Or les noms des groupes commencent à circuler dans les milieux antifascistes et le projet ne passe pas inaperçu. Les menaces de violences liées à une éventuelle contre-manifestation décident alors le Club à annuler le concert, la mairie de Paris intervenant également dans ce sens. Memorial Records a d’ailleurs attaqué les responsables du théâtre en justice pour rupture unilatérale du contrat de location, mais le label a été débouté. Il a eu malgré tout la consolation d’attirer l’attention de la presse, et <em>Libération</em> a consacré un article au phénomène RIF.</p>
<p>La même année, en octobre, la mairie de Vitrolles annonce dans son bulletin municipal la tenue d’un concert de rock identitaire pour le 7 novembre au Stadium avec Vae Victis, In Memoriam et Ile-de-France. Cette initiative, qui a été lancée dès juillet 1998, n’a pas immédiatement déclenché l’enthousiasme de toute l’équipe municipale. L’image qui colle au rock d’extrême droite (skin, baston, bras tendus et apologie de la race blanche…) effraie en effet certains membres de l’équipe municipale, qui pensent que ce concert risque de donner une image trop marquée de la mairie. Mais Bruno Mégret et son bras droit Hubert Fayard font le forcing pour que le concert ait lieu et il a effectivement lieu. Sa préparation s’avère simplement un peu plus difficile que prévu…<br />
Courant juillet, des contacts sont donc pris entre la mairie de Vitrolles et une société parisienne que l’on commence à bien connaître, puisqu’il s’agit de Memorial Records. Les deux parties tombent rapidement d’accord et trois groupes sont envisagés : In Memoriam, Vae Victis et Ile-de-France, le tout pour un montant de 80 000 francs (dont 30 000 francs de frais de transport en avion pour 27 personnes, 11 000 francs pour la sécurité et 14 400 francs de cachet). La boîte de sécurité chargée du concert est Ambassy Sécurité, dont le dirigeant est Gilles Sereau, qui n’est autre que l’associé de Gilles Soulas à la librairie l’Æncre. L’un des autres fondateurs d’Ambassy est Michel Schneider, un nationaliste-révolutionnaire ami des ultranationalistes serbes et russes, qui a longtemps été militant FN avant d’animer la revue <em>Nationalisme &amp; République</em>. Sereau a lui-même été candidat du Front national et Ambassy a plusieurs fois assuré la sécurité pour des manifestations du FN. Il n’est donc pas étonnant que cette boîte décroche le contrat, d’autant plus qu’elle possède une antenne à Aix-en-Provence. À la mairie de Vitrolles, on voit les choses en grand : on prévoit de mettre à la disposition du public des cars au départ de Paris, Lyon, Nice et Toulouse ; le prix d’entrée au concert est faible et attractif : 50 francs. Le but est évidemment d’attirer un maximum de spectateurs, en particulier hors du milieu nationaliste. Au service culturel, on parle même de plusieurs milliers de jeunes.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Contrat_MR_1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1432" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Contrat_MR_1.jpg" alt="Contrat_MR_1" width="591" height="836" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Contrat_MR_2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1433" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Contrat_MR_2.jpg" alt="Contrat_MR_2" width="474" height="720" /></a><br />
La réalité fut heureusement moins rose. Tout d’abord, la FNAC refuse de prendre les billets du concert en location. En outre, l’affichage est inexistant, sauf à Vitrolles, et les cars prévus n’ont pas été remplis. Les deux cars de Paris, en particulier, n’ont pas pris la route. La promotion fonctionne donc à l’envers, et pas grand-monde n’a envie de travailler sur un tel concert. Clou du spectacle, une charge explosive détruit l’installation électrique de la salle louée, le Stadium, dans la nuit du 29 octobre 1998, la rendant inutilisable pour le concert. L’attentat est d’abord revendiqué au nom du groupe FTP, puis démenti quelques heures plus tard. Il est finalement attribué à ce groupe. Évidemment, Bruno Mégret se pose immédiatement en victime et annonce que le concert aura quand même lieu.<br />
Mais les ennuis des organisateurs ne sont pas finis. La mairie décide en effet que le concert doit se passer sur le parking du Stadium et veut donc installer un chapiteau. Le problème est que les candidats ne se bousculent pas pour louer leur matériel, et seule une entreprise de Géménos, Azur Chapiteaux, finit par accepter. Reste le problème de la sonorisation car, là encore, aucune entreprise ne semble décidée à participer, tout étant officiellement loué. Ainsi arrive le jour du concert, et à quatre heures de l’après midi, les organisateurs n’ont toujours pas de sono et les balances ne sont pas faites. En désespoir de cause, la mairie décide de se servir de la sono de la salle des fêtes de Vitrolles et envoie donc une équipe d’employés municipaux la chercher. Là encore, un fâcheux contretemps survient lorsqu’ils veulent démarrer le camion puisque l’antivol a été cassé et que le camion ne veut pas partir. La mission de récupération ayant tout de même été menée à bien et les balances expédiées en quatrième vitesse, la soirée peut commencer.<br />
La zone autour du concert est quadrillée d’une part par la police nationale et par la police municipale, d’autre part par Ambassy mais aussi par la sécurité du Stadium ce qui entraîne quelques tensions. Ces derniers semblent en effet trop métissés au responsable du concert qui demande alors au chef de la sécurité du Stadium de relever ses vigiles trop « bronzés » du parking pour éviter tout problème. Le responsable de la sécurité promettant de lui éclater personnellement la tête s’il arrive quoi que ce soit à un de ses gars, l’autre préfère ne pas insister.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Tract_Lansquenet_concert_Vitrol-5902c.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1434" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Tract_Lansquenet_concert_Vitrol-5902c.jpg" alt="Tract_Lansquenet_concert_Vitrol-5902c" width="354" height="500" /></a>Sur le parking, il y a peu de voitures, et encore moins de voitures immatriculées en dehors de la région, en l’occurrence deux de Seine-Saint-Denis, et une bande de skinheads lyonnais au drapeau tricolore. À l’entrée du chapiteau, les appareils photos sont interdits et l’équipe de France 2 qui voulait filmer le concert est refoulée. Tous les journalistes sont obligés de présenter leur carte de presse, de décliner leur nom et le titre de leur journal. C’est ainsi qu’une journaliste de <em>L’Humanité</em> se fait bousculer par quelques courageux sous le regard impassible d’Ambassy et d’Yvain Pottiez, déjà cité précédemment et à qui cela a dû rappeler quelque chose.<br />
À l’intérieur, au regard des moyens déployés, c’est le désert : pas plus de 300 personnes et parmi elles, de nombreux représentants de la municipalité, certains mêmes ceints de leur écharpe tricolore. D’autres, plus âgés, sont juste là pour accompagner leur progéniture. Parmi les plus jeunes, on peut alors reconnaître des militants aixois, regroupés autour de Damien Leclère, le responsable local du Renouveau étudiant, Grégory Ombrouck et ses acolytes de <em>Impact</em>, ex-<em>Napalm Rock</em>, les Niçois de Fraction Hexagone, accompagnés de leurs copines et quelques Italiens. Fraction Hexagone demande alors à jouer, d’autant plus qu’une partie du public leur est largement acquis, mais le staff de Memorial refuse. Ils ont juste droit à quelques dédicaces de la part des groupes sur scène. Dans la salle même, l’ambiance est froide, les plus excités étant les skins de Lyon qui n’arrêtent pas de lever le bras. Les organisateurs calment leur ardeur intempestive et trop politiquement incorrecte.</p>
<p>La soirée s’étire jusqu’à deux heures, devant un public de plus en plus clairsemé. Ils ne sont qu’une centaine à tout casser à la fin.<br />
Le concert a donc été un bide et un crash financier : il a coûté 150 000 francs, en comptant les groupes, la location du chapiteau, les groupes électrogènes, les sonorisateurs et les techniciens. Or il n’a réussi à attirer qu’environ 300 personnes (en comptant le fort contingent de conseillers municipaux), ce qui fait 500 francs de coût par entrée payante, pour seulement 50 francs d’entrée. Si, pour Memorial, l’opération est plutôt positive d’un point de vue financier, elle laisse un goût amer à la municipalité. C’est la dernière fois qu’elle se risque à organiser une manifestation de ce type…</p>
<p>In Memoriam n’est pas forcément plus chanceux à l’étranger : cela ne lui est d’ailleurs pas réservé puisque Fraction Hexagone a parfois connu les mêmes mésaventures. Le groupe est ainsi invité fin juin 2002 à Cologne (Allemagne) pour participer à un concert organisé par la revue <em>Signal</em> et le label identitaire IDM (Identität Durch Musik), équivalent allemand de Memorial Records. Les autres groupes prévus (Nordwind, Ekil et Von Thronstahl) étaient allemands. Mais le concert n’a pas eu lieu. Lorsqu’ils arrivent, les Français tombent en effet directement dans une contre-manifestation antifasciste, et le quartier est bouclé par les forces de l’ordre. Échappant malgré tout aux incidents, le groupe en est quitte pour rentrer à Paris.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Journee_identitaire_normande-25a17.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1435" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Journee_identitaire_normande-25a17.jpg" alt="Journee_identitaire_normande-25a17" width="252" height="472" /></a>Ce type de situation est malgré tout extrême. Trois mois plus tard, le 14 septembre, In Memoriam doit jouer au Havre dans le cadre d’une journée identitaire normande organisée par Thomas Hélène et Laurence Grandvallet, deux étudiants de l’École Supérieure de Commerce du Havre proches du MNR et du Mouvement normand. Ces derniers entendaient rééditer une manifestation qui s’était correctement déroulée le 19 mai 2001 et qui comportait déjà un concert d’In Memoriam. Las, l’activisme local des antifas et les pressions exercées par la préfecture, par le biais des Renseignements généraux, aboutit à l’annulation du concert prévu dans la ville-même. Mais la France n’est pas l’Allemagne, et le concert a eu lieu au prix d’une petite délocalisation dans la propriété d’un cadre local du MNR. L’assistance fut simplement moins nombreuse que prévu, avec une cinquantaine d’entrées payantes.</p>
<p>Cependant, une partie des problèmes rencontrés par In Memoriam par le passé a pu venir précisément du milieu politique du groupe ! Ainsi, le 11 octobre 2000, In Memoriam et les Troubles Makers sont prévus à l’Oscar Wilde, à Paris, bar bien connu des milieux nationalistes pour accueillir les hooligans du PSG. Une fois encore, l’action des milieux antifascistes permet l’annulation du concert. Les groupes se rabattent alors sur un bar tenu par un sympathisant de l’extrême droite, dans le XVème arrondissement. Hélas, depuis décembre 1999, le groupe est en conflit avec la mouvance Bleu-Blanc-Rock et Unité radicale. Ce concert permet donc aux militants du GUD de régler certains contentieux avec des membres du MNJ. Résultat : la police arrive pour remettre de l’ordre et en profite pour faire un contrôle d’identité des 200 personnes présentes ce soir-là, ce qui contribue à diviser encore un peu plus le milieu militant parisien. Cela se concrétise le 23 septembre 2001 alors qu’In Memoriam joue alors en compagnie de Dernier Rempart pour la fête du MNR à la salle Equinoxe dans le XVème arrondissement. Cette fois encore, la soirée est émaillée d’incidents entre militants après que Gaëtan Dirand, responsable du GUD, a lancé son verre de bière à la tête de Philippe Schleiter. Cette fois-ci, les gudars présents dans la salle se font jeter, perdant ainsi le match retour de l’affrontement d’octobre 2000.</p>
<p>Le 8 mars 2002, In Memoriam est invité par l’Œuvre française Lorraine et joue à Brouderdorff, près de Sarrebourg, malgré l’absence de son deuxième chanteur, messire Schleiter. Comme d’habitude la salle est remplie de boneheads venus de tout l’est de la France. Si le concert se déroule sans incidents, l’après-concert est « musclé ». Cinq skinheads revenant du concert agressent au pistolet 6.35 mm un passant d’origine turque à Sarrebourg. Arrêtés peu après, les deux plus violents passent en procès à Metz début avril 2002 et sont condamnés à un an de prison ferme pour l’un et à trois mois pour l’autre. Assez curieusement, In Memoriam et même l’Œuvre française ne sont pas cités par la presse locale, qui rapporte pourtant l’agression et signale simplement le fait que les accusés revenaient d’un concert « nationaliste ». L’appartenance de l’un des deux, Pierre Hilgert, à la mouvance néo-nazie, en l’occurrence la Lotheringen Korps, est pourtant particulièrement bien mise en lumière par le tribunal lors de l’audience.</p>
<p>Ces problèmes à répétition avec son propre milieu politique viennent sans doute en partie du fait que les relations d’In Memoriam avec une partie de la scène RIF se sont lentement dégradées à partir de 1999, ce dont le groupe a eu d’ailleurs parfaitement conscience et qu’il traduisait par la réponse laconique suivante faite lors d’une interview accordée à <em>Fier de l’Être</em> en 2000 :<br />
« <em>- Avez-vous des projets de concerts avec d’autres groupes de RIF ou d’autres groupes à l’étranger ?<br />
Dans l’état actuel des choses, il nous paraît difficile de jouer avec d’autres groupes de Rock identitaire français autres que Elendil, Brixia, Kaiserbund, Aion et Basic Celtos pour la bonne et simple raison que les autres groupes n’expriment pas pour le moment un vif intérêt à jouer en notre compagnie…</em> ». Le groupe confirmait d’ailleurs cette vision des choses en décembre 2001 dans <em>Quartier libre</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_36_454" id="identifier_36_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Quartier libre n&deg;1, d&eacute;cembre 2001.">37</a></sup> : « <em>Il faut dire qu’au début du RIF, tous les groupes étaient soudés, avaient la volonté de bosser ensemble… Aujourd’hui il n’y a plus cette dynamique donc moins d’émulation… Mais rien n’est jamais définitif</em> ».</p>
<p>Cette mauvaise presse chez certains acteurs de la scène RIF s’explique en partie par le fait qu’In Memoriam a toujours joué assez personnel malgré de grandes déclarations sur le RIF. Ils ont ainsi bien souvent été les seuls à jouer lors de soirées nationalistes. Il faut ajouter à cela certaines rancœurs liées aux liens très étroits unissant In Memoriam à la mouvance mégretiste, ce qui, par le passé, a pu se traduire par un soutien au groupe sous la forme de propositions de concert, en particulier lors des fêtes parisiennes du MNR. De même, In Memoriam a également reçu de l’argent de l’association Aurore en 1999 pour l’album <em>Paris-Belgrade</em>, cette dernière association regroupant les anciens du Renouveau étudiant, mouvement dans lequel Julien Beuzard militait. Or, ce coup de pouce n’a pas forcément été du goût de tous les adhérents de l’association.</p>
<p>De la même façon, In Memoriam ne possède pas non plus de très bonnes relations avec les skinheads, leur reprochant bien souvent de n’être que des provocateurs sans cervelle. Une partie des skins le leur rend bien d’ailleurs comme en témoigne ce petit commentaire désabusé<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_37_454" id="identifier_37_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Fier de l&rsquo;&Ecirc;tre n&deg;21, janvier-avril 2003.">38</a></sup> de Lionel Guého, batteur du groupe RAC Celtic Cross : « <em>En concert, quand tu joues avec des stars, il est impossible de fraterniser avec des mecs qui te prennent de haut. Si ce n’est en plus la jalousie de certains, les ragots… Nous avons joué avec quelques groupes de RIF, rares sont les formations qui gardent les pieds sur terre ! Ces gens sont malsains ! Je fais, nous faisons de la musique pour le plaisir, pour faire passer un message et non pour flatter notre égo.</em> »</p>
<h3>La Firme</h3>
<p>Ce groupe a longtemps été une bouture de deux autres groupes de RIF, en l’occurrence In Memoriam et Dernier Rempart. Il permettait surtout à Julien Beuzard et Richard Pareti de jouer d’autres instruments que ceux qu’ils pratiquent habituellement dans In Memoriam, et à Laurent Martini, fan de musique électro-indus, de se frotter à un autre style, plus pop. Follement provocateur, le groupe peut se targuer d’avoir écrit une chanson homophobe délicatement intitulée « Gaystro-entérite », dont l’idée serait venue à Paretti de la façon suivante<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_38_454" id="identifier_38_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Fier de l&rsquo;&Ecirc;tre n&deg;16, automne 2001.">39</a></sup> : « <em>Gaystro a été écrite une nuit où j’ai appris que des homosexuels traînaient dans le milieu et que je leur avais serré la main sans le savoir ! Ça m’a énervé et le lendemain, je me suis tapé une gastro-entérite ! C’est drôle non ?</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_39_454" id="identifier_39_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Tr&egrave;s&hellip; Un vrai comique troupier le Richard ! NDLR.">40</a></sup> ». Depuis l’automne 2003, la composition du groupe a changé mais sans que ce dernier trouve vraiment les moyens de parvenir à quelque chose de définitif. Il a par contre changé son fusil d’épaule suite à sa rupture avec Julien Beuzard en entrant en contact avec Bleu-Blanc-Rock.</p>
<h3>Dernier Rempart</h3>
<p>Ce groupe s’est fondé sous la forme d’un trio originaire de l’Essonne. Son nom vient peut-être d’une chanson d’un des premiers groupes skins nationalistes parisiens, les Bootboys. Leur seul et unique disque, <em>Soldats politiques</em>, est sorti sur Street Fighting Records, un label RAC. Dernier Rempart a par ailleurs fait peu de concerts, les plus connus étant une prestation dans un pub de l’Essonne en janvier 2001 avec Ile-de-France, et une autre pour le MNR en septembre 2001 avec In Memoriam, ainsi qu’un ou deux concerts RAC, en Bourgogne en particulier.<br />
La célébrité du groupe vient en fait et surtout des mésaventures de son batteur intrépide, Guillaume Duchesne. Ce militant du MNR et candidat pour ce parti aux législatives de juin 2002 dans la 11ème circonscription des Yvelines, faisait en effet partie des 14 personnes qui ont agressé le curé de la basilique Saint-Denis le 15 septembre 2002, en représailles de l’accueil d’immigrés clandestins dans la basilique. Or si les 14 personnes ont été identifiées et entendues par la police, seules quatre, dont Duchesne, ont été arrêtées. Même si les faits qui leur étaient reprochés étaient relativement légers, le tribunal correctionnel de Bobigny a eu la main assez lourde, et Duchesne a écopé de 500 euros d’amende pour complicité dans l’agression. Ceci dit, le pauvre Guillaume était déjà célèbre avant cette affaire grâce à la rubrique régulière que lui consacrait <em>Fier de l’Etre</em> en 2002.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Campagne_Guillaume_D.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1436" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Campagne_Guillaume_D.jpg" alt="Campagne_Guillaume_D" width="591" height="386" /></a><br />
Le magazine se moquait gentiment de lui en rappelant ses faits d’armes militants. On peut prendre comme exemple le fait d’être présenté comme ancien électeur de Charles Pasqua par une publication du MNR avec ce commentaire qui lui était attribué<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_40_454" id="identifier_40_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Fier de l&rsquo;&Ecirc;tre n&deg;19, &eacute;t&eacute; 2002">41</a></sup> : « <em>Aux Européennes, j’ai voté Pasqua et je me sens trahi. Pour moi, la probité est une valeur essentielle tout comme la souveraineté de la France. Je veux un homme neuf et intègre comme Mégret</em> ».</p>
<h3>Insurrection</h3>
<p>Ce groupe a été fondé en 1998 à Châteauroux par trois militants du FNJ managés par une figure locale du militantisme extrême droitier, nationaliste et catholique, Paul Thore ; il s’est appuyé sur la mouvance du magazine <em>L’Épervier</em>. Paul Thore a également écrit la plupart des paroles du groupe.</p>
<p>Insurrection n’est pas séparable de son environnement et du militantisme politique qui constituent un microcosme très particulier et lui impriment son style. Cela se ressent dans l’idéologie du groupe qui reste assez confuse. Insurrection revendique un catholicisme virulent, et à travers certaines chansons, un royalisme ultra comme dans la chanson « Contre-Révolution ». Cette orientation correspond aux références politiques de cette petite mouvance, dont la majeure partie est très proche de la Garde franque, une structure regroupant des militants du FNJ, mais hors FNJ, sur une base nationale-catholique. Le site internet de la Garde permet d’ailleurs de télécharger le deuxième disque du groupe, <em>Honneur et Fidélité</em>. Mais dans le même temps, Insurrection multiplie les références à des mouvements ou à des idéologies fort éloignées du national-catholicisme. La chanson « Honneur et Fidélité » renvoie ainsi directement à la Légion et au-delà immanquablement au nazisme. Difficile en effet de faire oublier que « Mon Honneur s’appelle Fidélité » était la devise des SS. Il en est de même des nombreuses références à quelques figures de la mouvance nationaliste ultra comme Vincent Reynouard<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_41_454" id="identifier_41_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancien militant n&eacute;o-nazi investi dans le n&eacute;gationnisme historique depuis plus de 15 ans et r&eacute;cemment condamn&eacute; &agrave; de la prison ferme par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour des &eacute;crits sur Oradour-sur-Glane.">42</a></sup> ou Michel Lajoye<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_42_454" id="identifier_42_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancien militant n&eacute;o-nazi condamn&eacute; &agrave; la fin des ann&eacute;es 1980 &agrave; la prison &agrave; perp&eacute;tuit&eacute; pour un attentat manqu&eacute; contre un caf&eacute; immigr&eacute; en Normandie. Se reporter &agrave; REFLEXes n&deg;3.">43</a></sup>. Toujours dans le même cadre de référence à certaines expériences du passé, le premier album d’Insurrection était de nature à combler les nostalgiques de Vichy avec la reprise de « Maréchal nous voilà ». Enfin, dans une autre chanson intitulée « Les Rats Noirs », le groupe rend hommage au GUD, plutôt réputé pour ses références brunes. Ce grand fourre-tout a d’ailleurs valu à Insurrection cette critique discrètement ironique de <em>Rivarol</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_43_454" id="identifier_43_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Rivarol, semaine du 4 avril 2002.">44</a></sup> : « <em>On aime ou l’on n’aime pas le “ rock identitaire ”, mais on ne peut pas lui dénier sa spécificité : musique et paroles également agressives, son poussé au maximum, violences d’impitoyables percussions, tout là-dedans est volontairement fruste et brut de décoffrage, et les pochettes des disques montrent des garçons certainement doux et gentils dans la vie courante mais qui se forcent à prendre, le temps de la photo, l’air de grands méchants loups.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Insurrection_2-0dc42.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1437" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Insurrection_2-0dc42.jpg" alt="Insurrection_2-0dc42" width="142" height="142" /></a>Ce disque [Honneur &amp; Fidélité. NDLR] n’échappe pas à la règle, mais la surprise vient de la bannière sous laquelle se présentent ses auteurs : là où l’on imaginerait de farouches néo-païens primitivistes, on trouve des adeptes de la monarchie, qui réclament non pas Thor ou Odin, mais Dieu et le roy, avec un Y. Il est vrai que le l’Y ne s’entend pas dans la musique et la dentelle Pompadour n’est pas au rendez-vous. Les thèmes abordés par les chansons sont d’ailleurs communs à tous les nationalismes, sans éviter l’outrance qui est la règle de ce jeu musical : l’attaque contre les flics “ ripoublicains ” oublie que le flic de base en lutte contre les voyous est plus près de nous que de ses ministres ! […] Les limites d’un disque comme celui-ci sont celles du genre : loin de l’invention mélodique qui a fait le succès du rock traditionnel, cette musique ne donne pas envie de frétiller sur une piste de danse ou de chantonner en épluchant les légumes. Son succès est freiné par le refus de séduire et certains disques sont plus proches du chœur parlé que de la danse. Rythme parlé, paroles simplistes : mon dieu, ce rock ne serait-il pas plutôt du rap ? Dans toute guerre, les adversaires combattent avec les mêmes armes… Mais la victoire – musicale pour commencer – est à celui qui sait en tirer l’effet le plus large. C’est la grâce qu’il faut souhaiter à tous les rockeurs identitaires.</em> »</p>
<p>De la même façon, Insurrection est sans doute musicalement parlant l’un des groupes les plus durs de la mouvance, avec des influences et donc des paroles qui renvoient directement au RAC. Le groupe n’hésite d’ailleurs pas à faire des reprises de groupes skinheads et sur le dernier album on trouve ainsi une chanson de Nouvelle Croisade, « Tu aimeras ». Comme Nouvelle Croisade était le groupe à l’origine d’Ultime Assaut, où, comme on l’a vu précédemment, officiaient les futurs membres de Vae Victis et lle-de-France, tout ça reste dans un petit milieu. Du coup, c’est peu dire qu’Insurrection ne fait pas l’unanimité dans la scène RIF. Ses MP3 furent retirés du site du Lion des Flandres, et Insurrection n’a pas de page internet sur le site du Coq gaulois, ce dernier considérant que ce n’est pas un groupe de RIF, et les autres groupes craignant que la présence d’Insurrection à leurs côtés ne les crament définitivement. Insurrection prend d’ailleurs tout ce petit milieu de très haut en n’hésitant pas à attaquer des « camarades »<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_44_454" id="identifier_44_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jeune R&eacute;sistance n&deg;28, automne 2002.">45</a></sup> :<br />
« <em>À l’époque de la création d’Insurrection, les nouveaux venus au sein de la famille RIF étaient Brixia et Basic Celtos… Pour nous, faire du rock identitaire voulait dire faire du rock nationaliste sans provocation mais sans rien renier non plus !!! Face à un groupe de rap et un groupe de variété dont les paroles ne veulent rien dire, nous voulions affirmer que la relève du RIF, ce n’était pas ça ! Dès le début, Insurrection a affiché haut et fort ses convictions nationalistes et catholiques radicales ! […] Plusieurs groupes de gauche de la région de Châteauroux nous ont même proposé de jouer avec nous !!! Avis à certains groupes ringards parisiens dont c’est le rêve depuis des années…</em> » Les susdits « groupes ringards », à savoir Brixia, Basic Celtos mais aussi sans doute Elendil ou In Memoriam, auront bien entendu apprécié…</p>
<p>Ce profil explique qu’Insurrection évolue dans deux sphères bien précises et également bien limitées. Il joue en effet assez souvent sur invitation du Front National de la Jeunesse, comme par exemple à l’université d’été de l’organisation en juillet 2001 dans le château du CNC, à Neuvy-sur-Barangeon dans le Cher, ou le 22 février 2003 à Paris dans le local du FNJ 75, le Forum Jeunesse. L’autre occasion de se produire en public lui est fourni par son propre milieu avec l’étiquette Bleu-Blanc-Rock et dans le milieu bonehead avec des concerts RAC. On peut ainsi citer en vrac les concerts à Châteauroux (ce qui est la moindre des choses…) organisés par la LNC<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_45_454" id="identifier_45_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ligue Nationale Catholique.">46</a></sup> ou BBRock ainsi que ceux qui ont eu lieu à Rennes grâce à la cellule locale BBR qui équivaut grosso modo au GUD Roazhon<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_46_454" id="identifier_46_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="GUD Rennes.">47</a></sup>. On peut ainsi citer le concert du 3 mars 2001 à Rennes qui a rassemblé une cinquantaine de personnes, le concert du 14 avril 2001 à Châteauroux, le concert du 25 août 2001 en Suisse avec Fraternité blanche (groupe RAC du Nord), Panzerjäger (groupe RAC également originaire du Nord) et Durandal (groupe metal de la région parisienne), ou encore le concert du 9 novembre 2002 à Rennes avec Fraternité blanche, Panzerjäger, Bagadou Stourm (groupe RAC breton) et Regnum Æternam. Bien sûr, ces fréquentations contredisent parfaitement les professions de foi du groupe, telle celle publiée par <em>Jeune Résistance</em> en 2002<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_44_454" id="identifier_47_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jeune R&eacute;sistance n&deg;28, automne 2002.">45</a></sup> :<br />
« <em>Lorsque nous avons créé Insurrection, nous avions plusieurs objectifs : tout d’abord ne pas tomber dans le trip NS<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_47_454" id="identifier_48_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="NS pour National-Socialiste.">48</a></sup> et / ou skinhead. Nous n’avons personnellement rien contre les skins ou les NS, d’ailleurs certains d’entre eux sont beaucoup plus politiques et beaucoup plus militants que bien des donneurs de leçons en la matière ! Nous avons juste fait le choix politique de ne pas reprendre à notre compte des étendards qui effraient trop nos contemporains…</em> » Mais la cohérence n’est peut-être pas la première qualité de ce groupe ?</p>
<h3>Regnum Æternam</h3>
<p>Basé à Châteauroux et faisant donc partie de l’écurie BBRock, ce groupe développe une musique qu’il qualifie lui-même de « métal identitaire ». Il a fait sa première apparition publique lors d’un concert organisé le 14 avril 2001 à Châteauroux par la petite équipe de <em>L’Épervier</em> mais il a également joué pour le FNJ. C’est relativement normal, puisque Émeric Gervais qui en fait partie est un militant actif du FNJ : on peut d’ailleurs voir sa chevelure de fan de black-metal « traîner » dans les manifestations de l’organisation de jeunesse du FN. Plus que par l’originalité de sa musique ou l’importance de sa biographie, Regnum Æternam est surtout célèbre dans le petit milieu RIF pour le caractère hautement provocateur de la pochette de son unique album, sorti chez Pit Records. On y voit en effet des soldats de la Waffen SS s’apprêtant à se lancer à l’assaut. Ce style de pochette faisant directement référence au nazisme est assez courant de la part de ce label qui y voit un excellent moyen de vendre sa camelote. En tout état de cause, cette apologie rampante du nazisme colle assez bien avec la démarche du groupe qui, à l’instar d’Insurrection, n’a jamais hésité à jouer avec des groupes RAC, comme le 9 novembre 2002 à Rennes par exemple ou le 30 novembre 2002 à Bourges avec Lemovice, un groupe RAC de Limoges.</p>
<h3>Le Ksan</h3>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Le_Ksan-f9eb7.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1438" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/02/Le_Ksan-f9eb7.jpg" alt="Le_Ksan-f9eb7" width="236" height="332" /></a>De son vrai nom Fabien Gaudry, ce musicien nancéen est en fait un « homme orchestre » jouant de la variété. Il se produisait auparavant sous le nom de Docteur Petit dans le même style musical, mais un médecin portant le même nom l’obligea à en changer<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_48_454" id="identifier_49_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Tribune musicale n&deg;3, automne 2000.">49</a></sup>. En tant que tel, le personnage a peu de réalisations à son actif avec seulement une démo et deux concerts en 2001 : le 31 mars avec Elendil et Kaiserbund dans l’Essonne et en avril pour la fête de Jeanne d’Arc à Domrémy en Lorraine lors de la journée organisée à cette occasion par le MNR. Sa prestation lui valut ce commentaire désobligeant (mais justifié ?) de <em>France-Soir</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/#footnote_49_454" id="identifier_50_454" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="France-Soir, lundi 14 mai 2001.">50</a></sup> : « Un jeune Lorrain, Ksan, est venu donner de la voix. Sur une musique qui oscille entre la techno et la bourrée lorraine, il décline les idées de Mégret d’une voix de canard malade : “ Prends garde à toi France chérie, des gens s’installent sans ton avis ”, “ Notre identité c’est d’être Français, notre lien sacré une terre, un peuple, une culture ” ». Il faut dire que le style développé par le « Ksan » ne semble pas avoir convaincu grand-monde dans le petit milieu RIF, ce qui explique son absence des projets collectifs comme le CD <em>Antimondial</em> de BBR.</p>
<p>À cette liste, il faudrait encore ajouter tous les groupes n’ayant fait qu’une éphémère apparition dans le milieu RIF : Windspies, Thyl, un groupe flamand, dont plusieurs membres étaient issus du groupe bonehead de la fin des années 1980, ou encore Jong Wacht, qui était produit par Gaël Bodilis du label Rebelles Européens. Le bassiste de ce groupe, Arnaud Pattin, activiste de Troisième Voie à Lille dans les années 1980, se rendit « célèbre » par sa participation passive à l’assassinat du SDF Patrick Le Mauff le 1er octobre 1988. On pourrait encore citer Hacktivist, un groupe de metal indus censé révolutionner l’année 1999, Calvatronic, groupe éphémère formé autour de Jack Marchal, dont la courte existence s’est résumée à un concert organisé sous le patronage de BBR en Normandie pour le solstice d’été 1999. Il y aurait aussi les groupes situés en marge du RIF, soit parce qu’ils arrivèrent trop tôt, soit parce qu’ils n’éprouvèrent pas le besoin de s’inscrire dans cette démarche comme Korma, un groupe de rock gaélique nationaliste lyonnais qui a existé de 1993 à 1997.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_454" class="footnote"><em>Tribune musicale</em> n°2, été 2000</li><li id="footnote_1_454" class="footnote">ibid.</li><li id="footnote_2_454" class="footnote"><em>National Hebdo</em>, semaine du 11 décembre 1997.</li><li id="footnote_3_454" class="footnote">Ligue Indépendante des Étudiants de Droite, fondée en 1989 sur Rouen, qui servit de base à la création du Renouveau étudiant.</li><li id="footnote_4_454" class="footnote"><em>Quartier libre</em> n°3, juin 2002. Pour une présentation de ce fanzine, se reporter au chapitre V sur la mouvance RIF</li><li id="footnote_5_454" class="footnote">Le concert fut annulé sous la pression des antifascistes. Les spectateurs nationalistes partirent se cacher près de la Fac de Jussieu, où le groupe se produisit sous la pluie au bord de la Seine.</li><li id="footnote_6_454" class="footnote"><em>Jeune Résistance</em> n°9, janvier-février 1998.</li><li id="footnote_7_454" class="footnote">en mars 2000.</li><li id="footnote_8_454" class="footnote">Militant d’origine polonaise du GUD Paris dans les années 1990 qui a pu faire occasionnellement le lien avec la scène polonaise.</li><li id="footnote_9_454" class="footnote"><em>Présent</em>, 29 mars 2000.</li><li id="footnote_10_454" class="footnote"><em>Tribune musicale</em> n°1, printemps 2000.</li><li id="footnote_11_454" class="footnote">Il est l’un des principaux, sinon le plus connu, des avocats nationalistes et révisionnistes, longtemps militant FN puis MNR.</li><li id="footnote_12_454" class="footnote">Ce passage avait été expurgé de l’interview publiée par <em>Présent</em> mais figurait dans <em>Tribune musicale</em></li><li id="footnote_13_454" class="footnote">« Corps francs ». Organisations paramilitaires et nationalistes allemandes, actives en 1918-1919 contre les soulèvements et mouvements révolutionnaires du type spartakiste.</li><li id="footnote_14_454" class="footnote"><em>Jeune Résistance</em> n°1, septembre 1995.</li><li id="footnote_15_454" class="footnote"><em>Réfléchir &amp; Agir</em>, n°0, nouvelle série, printemps 1996.</li><li id="footnote_16_454" class="footnote">Maire FN d’Orange depuis 1995.</li><li id="footnote_17_454" class="footnote">Ancien militant de Troisième Voie puis de Nouvelle Résistance, devenu depuis 1995 le chargé de communication de la municipalité d’Orange et le gendre de monsieur le maire.</li><li id="footnote_18_454" class="footnote">En référence au film <em>Orange mécanique</em> de Stanley Kubrick.</li><li id="footnote_19_454" class="footnote"><em>Jeune Résistance</em> n°4, octobre 1996.</li><li id="footnote_20_454" class="footnote">Label RAC animé par Michaël Bellet dans l’Ouest de la France.</li><li id="footnote_21_454" class="footnote">Les frères Strasser, chefs des SA (Sections d&rsquo;Assaut), dirigeaient l’un des courants de l&rsquo;aile gauche du NSDAP. À ce titre, ils sont souvent cités en exemple par les NR.</li><li id="footnote_22_454" class="footnote"><em>Neue Ordnung</em> n°2, hiver 1999-2000.</li><li id="footnote_23_454" class="footnote">Association lancée au début des années 1990 dans le but d’organiser artistes graphistes et architectes de la mouvance nationaliste. À partir de 1993, l’Art s’affiche a en particulier mis sur pied une exposition annuelle à Paris. Sa dernière apparition date de février 1999, au meeting du Front de la Jeunesse.</li><li id="footnote_24_454" class="footnote">Cf. le paragraphe sur la BD dans le chapitre V sur la mouvance RIF</li><li id="footnote_25_454" class="footnote"><em>Fier de l’Être</em> n°14, avril-mai 2001.</li><li id="footnote_26_454" class="footnote"><em>Jeune Résistance</em> n°15, mars-avril 1999.</li><li id="footnote_27_454" class="footnote">Les jeunes fafs sont fascinés par le groupe de metal indus allemand Rammstein. Pourtant, ce groupe n&rsquo;a rien à voir avec l&rsquo;extrême droite. Certains membres de Rammstein faisaient partie du groupe punk FeellingB, dont l&rsquo;album fut produit par Division Nada, le label de l&rsquo;ancien chanteur des Bérurier Noir. Les seules raisons qui peuvent expliquer la fascination des fafs pour Rammstein sont leur musique très martiale et le fait qu&rsquo;ils chantent en allemand. De là à rappeler quelques souvenirs à certains, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas.</li><li id="footnote_28_454" class="footnote">Célèbres boutiques parisiennes de vêtements anglais marqués « skinheads » comme les marques Lonsdale ou Fred Perry et dont le patron est un sympathisant de la mouvance nationaliste.</li><li id="footnote_29_454" class="footnote"><em>Fier de l’Être</em>, n°20, automne 2002.</li><li id="footnote_30_454" class="footnote">C’est-à-dire Comité du 9 Mai, chanson en hommage à Sébastien Deyzieu, militant nationaliste qui trouva la mort en tombant d’un toit lors d’une manif du GUD et des JNR en 1994.</li><li id="footnote_31_454" class="footnote"><em>Jeune Résistance</em> n°29, hiver 2002.</li><li id="footnote_32_454" class="footnote">Interview d’In Memoriam publiée sur le site du Coq gaulois début octobre 2002.</li><li id="footnote_33_454" class="footnote">Mouvement National de la Jeunesse, mouvement de jeunesse du MNR de Bruno Mégret.</li><li id="footnote_34_454" class="footnote">Il a alors eu droit à divers papiers dans la « presse du Système », en particulier <em>VSD</em>.</li><li id="footnote_35_454" class="footnote">Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires, structure skinhead dirigée à cette époque par Serge Ayoub alias Batskin.</li><li id="footnote_36_454" class="footnote"><em>Quartier libre</em> n°1, décembre 2001.</li><li id="footnote_37_454" class="footnote"><em>Fier de l’Être</em> n°21, janvier-avril 2003.</li><li id="footnote_38_454" class="footnote"><em>Fier de l’Être</em> n°16, automne 2001.</li><li id="footnote_39_454" class="footnote">Très… Un vrai comique troupier le Richard ! NDLR.</li><li id="footnote_40_454" class="footnote"><em>Fier de l’Être</em> n°19, été 2002</li><li id="footnote_41_454" class="footnote">Ancien militant néo-nazi investi dans le négationnisme historique depuis plus de 15 ans et récemment condamné à de la prison ferme par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour des écrits sur Oradour-sur-Glane.</li><li id="footnote_42_454" class="footnote">Ancien militant néo-nazi condamné à la fin des années 1980 à la prison à perpétuité pour un attentat manqué contre un café immigré en Normandie. Se reporter à <em>REFLEXes</em> n°3.</li><li id="footnote_43_454" class="footnote"><em>Rivarol</em>, semaine du 4 avril 2002.</li><li id="footnote_44_454" class="footnote"><em>Jeune Résistance</em> n°28, automne 2002.</li><li id="footnote_45_454" class="footnote">Ligue Nationale Catholique.</li><li id="footnote_46_454" class="footnote">GUD Rennes.</li><li id="footnote_47_454" class="footnote">NS pour National-Socialiste.</li><li id="footnote_48_454" class="footnote"><em>Tribune musicale</em> n°3, automne 2000.</li><li id="footnote_49_454" class="footnote"><em>France-Soir</em>, lundi 14 mai 2001.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Feu à volonté !</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 22:22:34 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Lu cet essorage d&#8217;André-Yves Beck sur un blog nationaliste proche de Jacques Vassieux1 (FN, loyaliste marino-lepéniste) : &#160; Quand les Identitaires s’arrogent le droit de donner des leçons de politique Après les résultats très encourageants obtenus par le Front national à Croix (Pas-de-Calais) à l’occasion du premier tour de l’élection municipale partielle, résultats salués par [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Lu cet essorage d&rsquo;André-Yves Beck sur un <a href="http://uniondespatriotes.hautetfort.com/archive/2008/12/09/quand-les-identitaires-s-arrogent-le-droit-de-donner-des-lec.html#more" target="_blank">blog nationaliste</a> proche de Jacques Vassieux<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/feu-a-volonte/#footnote_0_356" id="identifier_0_356" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Article d&rsquo;ailleurs repris en partie par la pseudo agence de presse anim&eacute;e entre autres par le m&ecirc;me Vassieux, Nation Presse Infos">1</a></sup> (FN, loyaliste marino-lepéniste) :</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Quand les Identitaires s’arrogent le droit de donner des leçons de politique</em></h3>
<p><em>Après les résultats très encourageants obtenus par le Front national à Croix (Pas-de-Calais) à l’occasion du premier tour de l’élection municipale partielle, résultats salués par la plupart des médias honnêtes, voilà que le site d’information Novopress, se permet d’émettre des critiques comparables à celles que l’on pourrait retrouver dans Libération ou Le Monde.</em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/12/Novopress.png"><img class="size-medium wp-image-2386 alignleft" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/12/Novopress-300x123.png" alt="Novopress" width="300" height="123" /></a></p>
<p><em>Le correspondant de Novopress.info Flandre ose interpréter les résultats de la liste menée par Marcel Dubus (7,29 %) d’une façon pour le moins malhonnête et remet en cause le fait indéniable que le FN a fait une percée inattendue qui est d’abord la conséquence d’un énorme travail sur le terrain. Il est vrai que les Identitaires, en matière de percée électorale sont des experts : avec les glorieux résultats de l’Identitaire Spieler à Strasbourg en mars dernier (2,17 % des voix après trente années de militantisme local) et ceux de la liste Nissa rebella de Philippe Vardon à Nice (3,03 %), pour ne citer que celles-là, ils peuvent asseoir crânement leur expertise en matière d’échecs.</em></p>
<p><em>Leur devise pourrait être : Faites ce que nous disons, ne faites surtout pas ce que nous faisons !</em></p>
<p><em>Pour rendre justice aux Identitaires, il faut reconnaître qu’ils ne sont pas très bien lotis en matière de conseils politiques. En effet, c’est un bien curieux personnage qui a en charge la délicate question de conseil en stratégie et analyse politique au sein de la mouvance de Fabrice Robert. Un personnage qui n’a reculé devant aucun revirement depuis une quinzaine d’années : André-Yves Beck. Ancien militant NR (ou prétendu tel…), ex gudard, Beck a commencé sa carrière d’agité du bocal au FNJ de Grenoble (Isère), puis dans les milieux tercéristes (Malliarakis…), avant de cautionner à son modeste niveau l’OTAN, bras armé du mondialisme, dans son entreprise de nettoyage ethnique des Serbes de Krajina au début des années 1990 avec le « suivi » dans le sud-est de la France de mercenaires destinés à s’engager chez les paramilitaires extrémistes croates. Des milices, mêlant toutes sortes d’aventuriers, de néo-nazis de tous horizons et autres sociopathes de premier choix, qui étaient totalement gangrenées par les « services » occidentaux et mises à disposition des projets mondialistes en charge de redessiner la carte de l’Europe du Sud-Est pour des intérêts ouvertement supranationaux. Ces mêmes milices firent cause commune avec les islamistes de Bosnie à l’occasion de l’offensive de l’été 1995 chassant près de 250 000 Serbes de souche de Krajina et en massacrant plusieurs milliers d’autres. Mais, contrairement à la rumeur, André-Yves Beck ne s’engagea pas directement sur le terrain préférant laisser ce risque à d’autres…</em></p>
<p><em>Il tente insidieusement de se reconvertir dans la respectabilité politique, par l’intermédiaire du Front national dans les années 1990. Mais bien vite, André-Yves Beck se taille une solide réputation de thuriféraire pro-Mégret lors du pu-putch du polytechnicien de choc en 1998-1999, sans toutefois aller jusqu’à franchir le Rubicon. Là aussi, il laissa cela à d’autres&#8230; Courageux, mais pas téméraire !</em></p>
<p><em>La rupture avec le Front se fit tout de même quelques années plus tard, puisqu’il suivit avec une servilité exemplaire son bon maître Jacques Bompard dans la dissidence puis rejoignit, avec tout autant de docilité, le villiérisme sarkompatible. Et le voilà propulsé SD du MPF du Vaucluse : la gloire ! Aussi, l’ancien dir comm’ de la ville d’Orange a été élevé en mars dernier, au poste de maire adjoint de Marie-Claude Bompard, en charge des… finances ! Espérons tout de même que Christian Baeckeroot, expert comptable de la mairie, saura avoir un œil vigilant sur le travail de l’énergumène en question… Parce que ce dernier semble passer plus de temps sur Internet, que dans les livres de comptes !</em></p>
<p><em>Mais c’est en tant que membre actif et officieux du Bloc identitaire qu’André-Yves Beck a pu dévoiler son authentique talent : celui de comploteur à la petite semaine. Bien que n’apparaissant jamais officiellement dans l’organigramme identitaire, il est de toutes les décision importantes qui doivent être prises, aux côtés de Fabrice Robert, de Guillaume Luyt, de l’ex ( ?) trotskiste Jean-Baptiste Santamaria et, accessoirement, de Philippe Vardon. Ainsi, lors de la dernière campagne présidentielle, Beck fut à la pointe du combat anti-Le Pen, combat partagé par la mouvance identitaire, à tel point que d’aucuns ont cru voir dans « les-nationalistes-contre-Le Pen » sa griffe personnelle.</em></p>
<p><em>Aujourd’hui, Beck a largement son mot à dire dans les délicates négociations qui s’annoncent entre les Identitaires et l’initiative scissionniste de Carl Lang pour la campagne des européennes de 2009 ; tout comme dans l’intention du clan Bompard de lancer, avec l’aide de la mouvance identitaire, une liste dans le grand Sud-Est contre celle menée par Jean-Marie Le Pen, et vraisemblablement sans l’accord du villiériste Patrick Louis qui mènera celle du MPF dans cette euro-circonscription.</em></p>
<p><em>Grand amateur éclairé de Cotes du Ventoux, « le vin qui permet de laver le sol » selon ses dires, André-Yves Beck, depuis deux ou trois ans, s’est déniché une mission à la hauteur de ses capacités : devenir le gourou des sales mioches qui polluent la galaxie cybervilliériste. Aussi, à la quarantaine bien tassée, notre dadet bompardien se fait fort de donner des leçons de politique à une poignée de cyberwarriors boutonneux au potentiel cérébral comparable à celui d’un poisson rouge. Mais, qu’on se le dise, notre maire adjoint désoeuvré est un intellectuel… Un cerveau même ! « 7,5% à Paris, c&rsquo;est un très bon score. 7,5% à Croix, c&rsquo;est 400 voix. Vu la taille de la ville, il devait y avoir 35 gus sur la liste. Mathématiquement, 35 gus, avec les amis, la famille, c&rsquo;est 200 voix assurées. Grand grand minimum. Ce score est donc passable pour le % et mauvais sur le fond », assure-t-il sur un ton professoral sur le forum des morveux de UMPF, France Espoir. Outre que Beck vient de nous réinventer le vote familial, voire le vote amical, ce qui en sciences politiques est une hérésie absolue, voire un non sens, si l’on suit son raisonnement aviné, gagner la mairie de Bollène, en somme, ce serait minable, parce que Bollène est bien plus petite qu’Avignon en nombre d’habitants… Voilà un raisonnement qui va certainement intéresser sa patronne, Marie-Claude Bompard. Cette dernière ne se doute vraisemblablement pas que son adjoint préféré passe une bonne partie de son temps sur Internet à refaire le monde comme d’autres au bistro du coin.</em></p>
<p>source : http://uniondespatriotes.hautetfort.com/archive/2008/12/09/quand-les-identitaires-s-arrogent-le-droit-de-donner-des-lec.html</p>
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<p>Fichtre, quel portrait. Même l&rsquo;antifasciste le plus mal intentionné n&rsquo;aurait pas accumulé autant d&rsquo;éléments potentiels de diffamation dans un seul article. Faut-il que la situation de l&rsquo;extrême droite soit à ce point dégradée pour que certains de ses cadres deviennent complètement hystériques ???<br />
En tout cas, cela augure un cruel dilemme : procès ou distribution de baffes ?</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_356" class="footnote">Article d&rsquo;ailleurs repris en partie par la pseudo agence de presse animée entre autres par le même Vassieux, Nation Presse Infos</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Notes de lecture : Jeunes nationalistes d&#8217;aujourd&#8217;hui</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Nov 2008 11:09:03 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[De Christian Bouchet &#8211; Editions Deterna &#8211; 2008 Au début de l’année 2008 Christian Bouchet a publié une série d’entretiens avec des militants d’extrême droite dans un livre intitulé Jeunes Nationalistes d’aujourd’hui. C’est la deuxième fois que Bouchet se livre à cet exercice. Il avait déjà tenté l’expérience en 2001 avec un livre intitulé Les Nouveaux [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>De Christian Bouchet &#8211; Editions Deterna &#8211; 2008</strong></em></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/jeunes-nationalistes-aujourdhui.jpg"><img class="wp-image-2393 size-full alignleft" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/jeunes-nationalistes-aujourdhui.jpg" alt="jeunes-nationalistes-aujourd'hui" width="378" height="548" /></a></p>
<p>Au début de l’année 2008 <a href="http://reflexes.samizdat.net/christian-bouchet-militant-politique/">Christian Bouchet</a> a publié une série d’entretiens avec des militants d’extrême droite dans un livre intitulé <em>Jeunes Nationalistes d’aujourd’hui</em>. C’est la deuxième fois que Bouchet se livre à cet exercice. Il avait déjà tenté l’expérience en 2001 avec un livre intitulé <em>Les Nouveaux Nationalistes</em>. A l’époque, ce livre avait surtout pour vocation de faire la promotion des individus qui gravitaient autour d’Unité Radicale et de la galaxie NR. On y retrouvait alors entre autres André-Yves Beck<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunes-nationalistes-daujourdhui/#footnote_0_342" id="identifier_0_342" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Andr&eacute;-Yves Beck, ancien militant du FNJ, de Troisi&egrave;me Voie, de Nouvelle R&eacute;sistance et d&rsquo;Unit&eacute; Radicale, aujourd&rsquo;hui membre de la direction des Identitaires. Il est &eacute;galement parti combattre en 1991 en Croatie avec des militants nationalistes Fran&ccedil;ais. Au sein de Nouvelle R&eacute;sistance il avait tent&eacute; d&rsquo;infiltrer Socialisme International et Ecolo-J &agrave; Grenoble ainsi que la Scalp local. Il est toujours le directeur de la communication du maire d&rsquo;Orange, Jacques Bompard, membre du MPF de Philippe de Villiers et ancien d&rsquo;Occident et du FN et a &eacute;t&eacute; &eacute;lu conseiller municipal de Boll&egrave;ne en 2008 sur la liste conduite par l&rsquo;&eacute;pouse de J. Bompard.">1</a></sup>, Christian Bouchet, Sébastien Legentil<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunes-nationalistes-daujourdhui/#footnote_1_342" id="identifier_1_342" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="S&eacute;bastien Legentil, militant de Bourges, vient du mouvement skinhead et a fr&eacute;quent&eacute; toute la galaxie nationaliste radicale, en particulier R&eacute;fl&eacute;chir &amp; Agir ou Unit&eacute; Radicale. Proche &agrave; pr&eacute;sent de Terre &amp; Peuple, il poursuit ses activit&eacute;s musicales avec le label Martel en t&ecirc;te et le groupe Wolfsangel.">2</a></sup>, Guillaume Luyt<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunes-nationalistes-daujourdhui/#footnote_2_342" id="identifier_2_342" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancien militant de l&rsquo;Action Fran&ccedil;aise et du FNJ. Apr&egrave;s avoir rejoint Unit&eacute; Radicale, il suit Robert et Vardon aux Identitaires. Il est alors porte-parole du mouvement. Depuis plusieurs mois il s&rsquo;est fait plus discret chez les Identitaires, se concentrant sur son nouvel objectif, devenir assistant parlementaire d&rsquo;un &eacute;lu de la Ligue du Nord. Il continue de faire cependant partie de la direction du mouvement et s&rsquo;occupe en particulier du secteur des &eacute;lus identitaires via la &laquo; f&eacute;d&eacute;ration identitaire &raquo;.">3</a></sup> , Eddy Marsan<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunes-nationalistes-daujourdhui/#footnote_3_342" id="identifier_3_342" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancien Secr&eacute;taire D&eacute;partemental du FNJ du Lot et Garonne, puis responsable du FN et t&ecirc;te de liste pour les r&eacute;gionales en 1992. En 1998, il quitte le FN pour le MNR en fondant son mouvement l&rsquo;Alternative Nationale, dans le but de regrouper militants FN et MNR sur une ligne &laquo; identitaire europ&eacute;enne sans ambigu&iuml;t&eacute; &raquo; pr&ocirc;nant un &laquo; discours radical &raquo;. Il publie alors son bulletin La Lettre de L&rsquo;Alternative Nationale. Devant son refus de rentrer dans le rang, il est exclu du MNR et rejoint Unit&eacute; Radicale. A la dissolution d&rsquo;UR, il se rapproche de l&rsquo;&eacute;quipe de Militant et profite de son bulletin, transform&eacute; en Lettre d&rsquo;Eddy Marsan, diffus&eacute; et financ&eacute; gr&acirc;ce aux cr&eacute;dits qui lui sont allou&eacute;s en tant que Conseiller R&eacute;gional, pour r&eacute;gler ses comptes avec les diff&eacute;rentes tendances et personnalit&eacute;s de la sc&egrave;ne nationaliste. Ce qui lui vaudra quelques &laquo; cassages de gueules &raquo; lors de r&eacute;unions unitaires, comme lors de la journ&eacute;e de l&rsquo;Identit&eacute; &agrave; Paris en 2003 ! Il semble qu&rsquo;Eddy Marsan ait disparu des rangs nationalistes, certaines mauvaises langues affirmant que son go&ucirc;t immod&eacute;r&eacute; pour la f&ecirc;te et la vie nocturne l&rsquo;aurait pouss&eacute; &agrave; rejoindre Ibiza !">4</a></sup>, Stéphane Parédé<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunes-nationalistes-daujourdhui/#footnote_4_342" id="identifier_4_342" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Membre du MNR en 2001 et d&rsquo;UR, responsable r&eacute;gional MNJ du Languedoc-Roussillon. Il &eacute;tait &eacute;galement directeur de la revue Monts&eacute;gur. Il se d&eacute;clarait alors comme National-Bolchevique !">5</a></sup>, Fabrice Robert, Philippe Vardon et Franck Vandekerkof<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunes-nationalistes-daujourdhui/#footnote_5_342" id="identifier_5_342" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancien militant FN qui passe aux m&eacute;gr&eacute;tistes en tant que secr&eacute;taire de circonscription et prend imm&eacute;diatement contact avec les NR par le biais de R&eacute;sistance ! Devenu conseiller municipal MNR de La Madeleine (59), il participe aux initiatives d&rsquo;Unit&eacute; Radicale tout en animant Terre &amp; Peuple localement. Il s&rsquo;est ensuite rapproch&eacute; des Identitaires apr&egrave;s leur cr&eacute;ation en 2003.">6</a></sup>. Cette fois-ci <a href="http://reflexes.samizdat.net/christian-bouchet-docteur-jeckyll-ou-mister-hyde/">C. Bouchet</a> a voulu faire un livre plus oecuménique (du moins en théorie) et réaliser un état des lieux des préoccupations et des références idéologiques des nationalistes en 2008. Pour cela l’ancien dirigeant de Nouvelle Résistance a ratissé très large dans le paysage nationaliste : David Rachline du FNJ, Romain Vincent du RED, Thierry Boudreux alias Thibaut de Chassey du Renouveau Français, Kavan Herbin<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunes-nationalistes-daujourdhui/#footnote_6_342" id="identifier_6_342" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Kavan Herbin est un personnage bien particulier. Il est d&rsquo;abord gaulliste au lyc&eacute;e, puis bonapartiste. Il entre ensuite &agrave; l&rsquo;Action Fran&ccedil;aise pour ensuite fonder un groupuscule souverainiste L&rsquo;Alliance pour la R&eacute;sistance Nationale. Dans une interview, il pr&eacute;tend &eacute;galement avoir &eacute;t&eacute; Pr&eacute;sident des Jeunesses bonapartistes entre 2005 et 2006 Aujourd&rsquo;hui il se d&eacute;clare &laquo; ind&eacute;pendantiste fran&ccedil;ais &raquo; et partisan d&rsquo;un &laquo; socialisme fran&ccedil;ais et d&rsquo;une nation syndicale &raquo;. Il dirige la Gauche Nationale et son journal La Cocarde. Il serait &eacute;galement &agrave; l&rsquo;origine du site &laquo; les nationalistes avec Le Pen &raquo; en 2007. Il a appartenu &agrave; l&rsquo;Action Sociale Populaire avant d&rsquo;en &ecirc;tre exclu par le pasteur Blanchard en 2007.">7</a></sup> de la Gauche Nationale, Evgueni Ivanov de la revue <em>Eurasia</em> et de l’association « Les Notres », Ayar Lozano d’Egalité et Réconciliation, Pierre Gillieth<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunes-nationalistes-daujourdhui/#footnote_7_342" id="identifier_7_342" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="On se demande ce que Gillieth fait dans les pages de ce livre, ce dernier &eacute;tant plus proche de la quarantaine que de ses 20 ans. Il a &eacute;t&eacute; membre de l&rsquo;UNI puis du GUD sur Toulouse, et &agrave; partir de 1992 int&egrave;gre le FNJ et le Renouveau Etudiant. Il quitte le FN pour Terre et Peuple en 1998. Il &eacute;crit pour Rivarol et Ecrits de Paris et prend la direction de R&eacute;fl&eacute;chir et Agir en 2001 en amenant une coquette somme d&rsquo;argent sur le tapis. Il a &eacute;galement &eacute;crit un B.A.BA sur les Gaulois pour Pard&egrave;s et s&rsquo;occupe de la maison d&rsquo;&eacute;dition Auda Isarn, qui a r&eacute;cemment &eacute;dit&eacute; Combat pour Thule, roman de science-fiction nazi qui fait fureur dans les milieux n&eacute;o-nazis allemands et anglo-saxons. Il va encore sans doute nous traiter de &laquo; gestapistes &raquo;, ce en quoi il nous d&eacute;&ccedil;oit : ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs nous qualifiaient plus souvent de &laquo; gestapettes &raquo;. Faut-il voir dans ce changement s&eacute;miologique le r&eacute;sultat de l&rsquo;orientation sexuelle de certains membres de R&eacute;fl&eacute;chir &amp; Agir ?">8</a></sup> alias Bertrand Le Digabel de la revue <em>Réfléchir et Agir</em> et Grégory Gennaro<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/jeunes-nationalistes-daujourdhui/#footnote_8_342" id="identifier_8_342" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il est &agrave; l&rsquo;origine du groupuscule Action-Nation &agrave; Lyon en 2004. Il transforme ce mouvement en 2006 en Mouvement Social et Populaire. La ligne politique de ces mouvements a beaucoup &eacute;volu&eacute; au fil du temps (passant d&rsquo;un nationalisme classique &agrave; une ligne NR). Gr&eacute;gory Gennaro, a &eacute;t&eacute; membre du FN et semble entretenir de bonnes relations avec l&rsquo;Oeuvre Fran&ccedil;aise. Il participe au projet europ&eacute;en Metapedia (sorte de wikipedia) aux c&ocirc;t&eacute;s de Christian Bouchet. Apr&egrave;s avoir r&eacute;pondu aux questions de Bouchet, Gennaro a refus&eacute; de voir ses r&eacute;ponses publi&eacute;es, justifiant sa demande par son &eacute;loignement de la mouvance nationaliste. Depuis quelque temps Gennaro semble avoir d&eacute;velopp&eacute; un discours m&eacute;langeant patriotisme, r&eacute;f&eacute;rences &agrave; De Gaulle et Hugo Chavez. Bien &eacute;videmment tout cela ressemble beaucoup &agrave; la ligne nationale-r&eacute;publicaine d&rsquo;Alain Soral. Il n&rsquo;y a rien d&rsquo;&eacute;tonnant &agrave; cela puisque Gennaro aurait demand&eacute; &agrave; ses troupes (c&rsquo;est &agrave; dire pas grand monde) de rejoindre Egalit&eacute; et R&eacute;conciliation. Cependant Gennaro continue de temps &agrave; autre &agrave; &laquo; piger &raquo; pour le FN puisque apr&egrave;s s&rsquo;&ecirc;tre occup&eacute; du site &laquo; Les Jeunes avec le Pen &raquo; en 2007, il a &eacute;t&eacute; directeur de campagne pour David Rachline, directeur du FNJ, pour les &eacute;lections l&eacute;gislatives &agrave; Fr&eacute;jus en 2008. En mars 2009 il devient l&rsquo;un des responsables de la section jeune du CNI pour la f&eacute;d&eacute;ration du Rh&ocirc;ne, charg&eacute; de la communication. Il participe &eacute;galement au site Emediat, l&rsquo;Agora des Droites.">9</a></sup> du MSP ( Son interview ayant finalement été retirée à sa demande).</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/R_A-b7f0d.jpg"><img class="size-full wp-image-1215 alignleft" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/R_A-b7f0d.jpg" alt="R_A-b7f0d" width="227" height="315" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/eurasia-d8707.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1216" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/eurasia-d8707.jpg" alt="eurasia-d8707" width="224" height="328" /></a></p>
<p>À l’énoncé des différentes organisations citées, on peut noter l’absence de l’Action Française étudiante, du FNJ ou du MNJ (aujourd’hui disparu) et surtout des Jeunesses Identitaires, pourtant l’un des groupes les plus important parmi les jeunes nationalistes aujourd’hui en France. Mais comme le précise C. Bouchet, ses « inimitiés idéologiques », ses sympathies ou ses relations personnelles ont joué tout leur rôle dans la sélection des individus interviewés. Les rapports plus que tendus entre Bouchet et le duo infernal Robert/Vardon expliquent sans doute l’absence des Identitaires dans cet ouvrage. Pour rappel, Fabrice Robert et Philippe Vardon avaient réussi en 2002 à exclure Christian Bouchet d’Unité Radicale quelques mois avant sa dissolution. Par la suite, ils avaient tenté de <a href="http://reflexes.samizdat.net//nice-ville-interdite/">l’agresser physiquement</a> à plusieurs reprises. Depuis, leurs relations ne se sont évidemment pas arrangées.</p>
<p>Que retenir de ce livre ?<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/R_A-pub-314a2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1217" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/R_A-pub-314a2.jpg" alt="R_A-pub-314a2" width="153" height="378" /></a>L’une des premières informations qui ressort de ce livre concerne les références idéologiques citées par les jeunes militants. Mis à part peut-être Le Digabel/Gillieth (qui trouve le moyen de saluer la pugnacité et la persévérance d’Hitler, mais la provocation est le fond de commerce de la bande à R&amp;A), la plupart revendiquent l’héritage politique de Maurras ou du GRECE. Certains comme De Chassey du RF affinent le point de vue en évoquant le Maréchal Pétain. Kavan Herbin pour sa part récite la liste parfaite des auteurs que tout bon militant nationaliste-révolutionnaire se doit de faire semblant de connaître (Rossel, Blanqui, Georges Valois, Georges Sorel …).<br />
Ces interviews montrent également la quasi-unanimité au sujet de Le Pen et du FN. Aucun ne conteste aujourd’hui la place et le rôle du FN dans le camp nationaliste. Ils estiment même inutile de créer une structure concurrente au FN (Le MNR, Le Parti Populiste et la Nouvelle Droite Populaire ou Convergences Nationales apprécieront le message). Pour ces militants, le Front National reste toujours le parti autour duquel tous les nationalistes doivent se retrouver pour les élections, même si certains avouent être en désaccord avec la ligne incarnée par Marine Le Pen.<br />
On constate également que l’impact et l’influence de Guillaume Faye sur les jeunes militants d’extrême droite a quasiment disparu. L’imminence de la « Guerre Ethnique » prophétisée par Faye il y a quelques années et qui faisait tant fantasmer les militants radicaux d’alors passe aujourd’hui pour une chimère et un alibi à l’inaction. Les récentes sorties de l’ancien du GRECE à propos d’Israël ou des USA, ainsi que l’interview-piège menée par William Bonnefoy, ont considérablement terni son message et son image. Cependant si Guillaume Faye perd du terrain chez les militants politiques, il reste toujours une référence pour des cercles moins encadrés ou formés politiquement comme le milieu bonehead ou les groupuscules nationalistes déconnectés des structures d’extrême droite classiques.<br />
Au final, en comparant les réponses on découvre qu’il existe peu de divergences idéologiques entre ces jeunes nationalistes, excepté Pierre Gillieth, qui rappelons-le a une dizaine d’années de plus que les autres militants interrogés. Du coup son parcours idéologique et ses analyses expliquent sans doute qu’il soit quelquefois éloigné des constats des autres militants.<br />
A l’unisson, ces militants nous livrent le nouveau discours d’une fraction de l’extrême droite sur l’immigration. Afin d’éviter d’être taxé de raciste, en préambule à toute théorie, l’immigration extra-européenne n’est plus désignée par les jeunes nationalistes comme l’ennemi, mais comme une victime … du patronat. Par conséquent ces populations doivent quitter le sol européen !<br />
En ce qui concerne l’Islam la plupart considère que cette religion est synonyme de danger pour « leur Europe » sans pour autant en faire leur ennemi numéro 1, refusant ainsi de tomber dans une vision du monde simpliste dessinée par un « axe américano-sioniste ». La très forte hostilité de ces militants vis-à-vis des USA et d’Israël est d’ailleurs l’un de leurs points communs.</p>
<p>Au final après avoir refermé ce livre on a le sentiment qu’une fois de plus, Christian Bouchet n’a pas sorti ce livre au hasard. L’ouvrage roule clairement en faveur de la mouvance gravitant autour d’Alain Soral. Tout est fait pour en faire le nouvel idéologue ou penseur de la jeunesse nationaliste radicale ou « anti-système ». En plus des interviews, C. Bouchet n’a pas hésité à rajouter des articles sur Soral ou sur l’université d’été d’Egalité et Réconciliation de 2007, pour mieux enfoncer le clou.<br />
Si Soral aimerait bien se voir dans ce costume, « la réalité du terrain nationaliste » est plus compliquée comme il a pu s’en apercevoir à plusieurs reprises. Lors des défilés du 1er mai frontiste, le cortège E&amp;R n’était constitué que de quelques dizaines d’individus, et ils ont parfois dû faire face à l’hostilité de sympathisants et militants frontistes. Quant à son association avec Batskin (à travers un bar associatif, « Le Local », financé en partie par l’ancien Gudard Frédéric Chatillon, occupé aujourd’hui uniquement par Ayoub), elle a vite tourné court, les sympathisants ou militants d’E&amp;R un peu bronzés s’étant fait prendre à parti à plusieurs reprises par les amis du « Beau Serge » dans le bar, obligeant Soral et ses amis à trouver un autre local pour E&amp;R.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/jeunes-nationalistes-5aace.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1218" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2008/11/jeunes-nationalistes-5aace.jpg" alt="jeunes-nationalistes-5aace" width="378" height="548" /></a></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_342" class="footnote">André-Yves Beck, ancien militant du FNJ, de Troisième Voie, de Nouvelle Résistance et d’Unité Radicale, aujourd’hui membre de la direction des Identitaires. Il est également parti combattre en 1991 en Croatie avec des militants nationalistes Français. Au sein de Nouvelle Résistance il avait tenté d’infiltrer Socialisme International et Ecolo-J à Grenoble ainsi que la Scalp local. Il est toujours le directeur de la communication du maire d&rsquo;Orange, Jacques Bompard, membre du MPF de Philippe de Villiers et ancien d’Occident et du FN et a été élu conseiller municipal de Bollène en 2008 sur la liste conduite par l’épouse de J. Bompard.</li><li id="footnote_1_342" class="footnote">Sébastien Legentil, militant de Bourges, vient du mouvement skinhead et a fréquenté toute la galaxie nationaliste radicale, en particulier <em>Réfléchir &amp; Agir</em> ou Unité Radicale. Proche à présent de Terre &amp; Peuple, il poursuit ses activités musicales avec le label Martel en tête et le groupe Wolfsangel.</li><li id="footnote_2_342" class="footnote">Ancien militant de l’Action Française et du FNJ. Après avoir rejoint Unité Radicale, il suit Robert et Vardon aux Identitaires. Il est alors porte-parole du mouvement. Depuis plusieurs mois il s’est fait plus discret chez les Identitaires, se concentrant sur son nouvel objectif, devenir assistant parlementaire d’un élu de la Ligue du Nord. Il continue de faire cependant partie de la direction du mouvement et s’occupe en particulier du secteur des élus identitaires via la « fédération identitaire ».</li><li id="footnote_3_342" class="footnote">Ancien Secrétaire Départemental du FNJ du Lot et Garonne, puis responsable du FN et tête de liste pour les régionales en 1992. En 1998, il quitte le FN pour le MNR en fondant son mouvement l’Alternative Nationale, dans le but de regrouper militants FN et MNR sur une ligne « identitaire européenne sans ambiguïté » prônant un « discours radical ». Il publie alors son bulletin La Lettre de L’Alternative Nationale. Devant son refus de rentrer dans le rang, il est exclu du MNR et rejoint Unité Radicale. A la dissolution d’UR, il se rapproche de l’équipe de Militant et profite de son bulletin, transformé en <em>Lettre d’Eddy Marsan</em>, diffusé et financé grâce aux crédits qui lui sont alloués en tant que Conseiller Régional, pour régler ses comptes avec les différentes tendances et personnalités de la scène nationaliste. Ce qui lui vaudra quelques « cassages de gueules » lors de réunions unitaires, comme lors de la journée de l’Identité à Paris en 2003 ! Il semble qu’Eddy Marsan ait disparu des rangs nationalistes, certaines mauvaises langues affirmant que son goût immodéré pour la fête et la vie nocturne l’aurait poussé à rejoindre Ibiza !</li><li id="footnote_4_342" class="footnote">Membre du MNR en 2001 et d’UR, responsable régional MNJ du Languedoc-Roussillon. Il était également directeur de la revue <em>Montségur</em>. Il se déclarait alors comme National-Bolchevique !</li><li id="footnote_5_342" class="footnote">Ancien militant FN qui passe aux mégrétistes en tant que secrétaire de circonscription et prend immédiatement contact avec les NR par le biais de <em>Résistance !</em> Devenu conseiller municipal MNR de La Madeleine (59), il participe aux initiatives d’Unité Radicale tout en animant Terre &amp; Peuple localement. Il s’est ensuite rapproché des Identitaires après leur création en 2003.</li><li id="footnote_6_342" class="footnote">Kavan Herbin est un personnage bien particulier. Il est d’abord gaulliste au lycée, puis bonapartiste. Il entre ensuite à l’Action Française pour ensuite fonder un groupuscule souverainiste L’Alliance pour la Résistance Nationale. Dans une interview, il prétend également avoir été Président des Jeunesses bonapartistes entre 2005 et 2006 Aujourd’hui il se déclare « indépendantiste français » et partisan d’un « socialisme français et d’une nation syndicale ». Il dirige la Gauche Nationale et son journal La Cocarde. Il serait également à l’origine du site « les nationalistes avec Le Pen » en 2007. Il a appartenu à l’Action Sociale Populaire avant d’en être exclu par le pasteur Blanchard en 2007.</li><li id="footnote_7_342" class="footnote">On se demande ce que Gillieth fait dans les pages de ce livre, ce dernier étant plus proche de la quarantaine que de ses 20 ans. Il a été membre de l’UNI puis du GUD sur Toulouse, et à partir de 1992 intègre le FNJ et le Renouveau Etudiant. Il quitte le FN pour Terre et Peuple en 1998. Il écrit pour <em>Rivarol</em> et <em>Ecrits de Paris</em> et prend la direction de <em>Réfléchir et Agir</em> en 2001 en amenant une coquette somme d’argent sur le tapis. Il a également écrit un B.A.BA sur les Gaulois pour Pardès et s’occupe de la maison d’édition Auda Isarn, qui a récemment édité <em>Combat pour Thule</em>, roman de science-fiction nazi qui fait fureur dans les milieux néo-nazis allemands et anglo-saxons. Il va encore sans doute nous traiter de « gestapistes », ce en quoi il nous déçoit : ses prédécesseurs nous qualifiaient plus souvent de « gestapettes ». Faut-il voir dans ce changement sémiologique le résultat de l’orientation sexuelle de certains membres de <em>Réfléchir &amp; Agir</em> ?</li><li id="footnote_8_342" class="footnote">Il est à l’origine du groupuscule Action-Nation à Lyon en 2004. Il transforme ce mouvement en 2006 en Mouvement Social et Populaire. La ligne politique de ces mouvements a beaucoup évolué au fil du temps (passant d’un nationalisme classique à une ligne NR). Grégory Gennaro, a été membre du FN et semble entretenir de bonnes relations avec l’Oeuvre Française. Il participe au projet européen Metapedia (sorte de wikipedia) aux côtés de Christian Bouchet. Après avoir répondu aux questions de Bouchet, Gennaro a refusé de voir ses réponses publiées, justifiant sa demande par son éloignement de la mouvance nationaliste. Depuis quelque temps Gennaro semble avoir développé un discours mélangeant patriotisme, références à De Gaulle et Hugo Chavez. Bien évidemment tout cela ressemble beaucoup à la ligne nationale-républicaine d’Alain Soral. Il n’y a rien d’étonnant à cela puisque Gennaro aurait demandé à ses troupes (c’est à dire pas grand monde) de rejoindre Egalité et Réconciliation. Cependant Gennaro continue de temps à autre à « piger » pour le FN puisque après s’être occupé du site « Les Jeunes avec le Pen » en 2007, il a été directeur de campagne pour David Rachline, directeur du FNJ, pour les élections législatives à Fréjus en 2008. En mars 2009 il devient l&rsquo;un des responsables de la section jeune du CNI pour la fédération du Rhône, chargé de la communication. Il participe également au site Emediat, <em>l&rsquo;Agora des Droites</em>.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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