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	<title>REFLEXes &#187; Rock Against Communism (RAC)</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>Philippe Vardon au Rassemblement Bleu Marine, retour sur un naufrage annoncé</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Nov 2013 15:45:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Rassemblement Bleu Marine (RBM), nous avait promis Marine Le Pen, devait attirer des personnalités de tout bord, et donner un nouvel élan dans la dédiabolisation de l’image du Front National. Résultat, après plusieurs mois d’existence, on se retrouve avec le chansonnier Jean Roucas, Philippe Vardon qui a adhéré en douce, ainsi que quelques passagers [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Rassemblement Bleu Marine (RBM), nous avait promis Marine Le Pen, devait attirer des personnalités de tout bord, et donner un nouvel élan dans la dédiabolisation de l’image du Front National. Résultat, après plusieurs mois d’existence, on se retrouve avec le chansonnier Jean Roucas, Philippe Vardon qui a adhéré en douce, ainsi que quelques passagers clandestins comme on le verra plus tard. Autant dire que le butin est maigre.</strong></p>
<p>On ne saura sans doute jamais ce qui est passé par la tête de Philippe Vardon dans cette histoire. Coup de bluff ou coup de folie, toujours est-il que le responsable des Identitaires n’aura pas profité longtemps de son coup médiatique. Et ce n’est pas son tweets du 5 novembre concernant la réception du chèque de remboursement de sa vraie-fausse adhésion au RBM qui va changer la donne.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/vardon_reboursement-820e5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1791" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/vardon_reboursement-820e5.jpg" alt="vardon_reboursement-820e5" width="502" height="240" /></a></p>
<p>Cette histoire nous donne néanmoins quelques informations intéressantes sur la santé des Identitaires et de leurs chefs. Vardon semble avoir tiré un trait concernant le potentiel des Identitaires. Après plus de 10 ans passés à la tête de la formation, il en a fait le bilan, comme il l’avait annoncé au début de l’histoire des Identitaires. Si le mouvement ne réussissait pas à dépasser sa condition groupusculaire, il en tirerait toutes les conséquences et il irait voir ailleurs. Ce qu’il a tenté de faire bien maladroitement. Depuis la tentative ratée de présenter un candidat aux présidentielles de 2012, plus rien ne marche chez les zids. Ils se font piquer leurs idées et leur rhétorique sur la laïcité par Marine Le Pen. Leurs groupes locaux se cassent la gueule (on pense en particulier à Paris avec la perte de leur local) et les derniers coups d’éclat médiatiques (Poitiers et l’occupation du siège du PS) leur rapportent surtout des emmerdes. Si on rajoute à ça la campagne Génération Identitaire qui ne parvient pas à décoller, surtout si on la compare à la précédente <strong>&laquo;&nbsp;<a href="http://reflexes.samizdat.net/une-autre-jeunesse/">Une Autre Jeunesse</a>&laquo;&nbsp;</strong>, et que d’autre part des cadres soient partis avec le clan Roudier pour fonder le Réseau-Identité, il ne reste plus grand chose.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1792" style="width: 778px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/IMG_6550.jpg"><img class="size-full wp-image-1792" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/IMG_6550.jpg" alt="Vardon à l'université d'été du Front National à Marseille en 2013" width="768" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Vardon à l&rsquo;université d&rsquo;été du Front National à Marseille en 2013</p></div>
<p>Il est quand même naïf de la part de Vardon de penser que les cadres frontistes le laisseraient adhérer à l’une de leur structure, surtout si il n’avait négocié aucun contact avec les dirigeants du FN (au contraire de ce qu’avait fait Unité Radicale avec le MNR de Mégret en multipliant au moins par 10 ses effectifs d’après Eddy Marsan<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/philippe-vardon-au-rassemblement-bleu-marine-retour-sur-un-naufrage-annonce/#footnote_0_504" id="identifier_0_504" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancien Secr&eacute;taire D&eacute;partemental du FNJ du Lot et Garonne, puis responsable du FN et t&ecirc;te de liste pour les r&eacute;gionales en 1992. En 1998, il quitte le FN pour le MNR en fondant son mouvement l&rsquo;Alternative Nationale, dans le but de regrouper militants FN et MNR sur une ligne &laquo; identitaire europ&eacute;enne sans ambigu&iuml;t&eacute; &raquo; pr&ocirc;nant un &laquo; discours radical &raquo;. Il publie alors son bulletin La Lettre de L&rsquo;Alternative Nationale. Devant son refus de rentrer dans le rang, il est exclu du MNR et rejoint Unit&eacute; Radicale. A la dissolution d&rsquo;UR, il se rapproche de l&rsquo;&eacute;quipe de Militant et profite de son bulletin, transform&eacute; en Lettre d&rsquo;Eddy Marsan, diffus&eacute; et financ&eacute; gr&acirc;ce aux cr&eacute;dits qui lui sont allou&eacute;s en tant que Conseiller R&eacute;gional, pour r&eacute;gler ses comptes avec les diff&eacute;rentes tendances et personnalit&eacute;s de la sc&egrave;ne nationaliste. Ce qui lui vaudra quelques &laquo; cassages de gueules &raquo; lors de r&eacute;unions unitaires, comme lors de la journ&eacute;e de l&rsquo;Identit&eacute; &agrave; Paris en 2003 ! Il semble qu&rsquo;Eddy Marsan ait disparu des rangs nationalistes, certaines mauvaises langues affirmant que son go&ucirc;t immod&eacute;r&eacute; pour la f&ecirc;te et la vie nocturne">1</a></sup>. Il est beaucoup trop marqué pour le FN version Marine, et bien plus utile à l’extérieur du FN, en incarnant une extrême droite en apparence plus radicale que le Front National pour les médias.</p>
<p>La carrière de Philipe Vardon, dans les rangs de la mouvance nationaliste-révolutionnaire, commence dans la seconde partie des années 90. Membre un temps du FNJ, il rejoint le GUD et UR. Il devient le chanteur de Fraction (anciennement <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/">Fraction Hexagone</a></strong>) en 1999 sur l’album « Le son d’histoire ». Fraction, après s’être débarrassé du mot Hexagone, <strong><a href="http://www.liberation.fr/culture/1996/12/07/l-observatoire-de-l-extremisme-denonce-fraction-hexagone_191686" target="_blank">suite à l’affaire « une balle »</a></strong>, jouera sous de nombreux noms comme Moloko Velocet, ou bien encore sous le nom Action, pour la compilation hommage à Légion 88, avec le morceau Légion Blanche (mais en version ska !). Il faut dire qu’entre le groupe, les paroles de la chanson, les autres groupes, rendre hommage au groupe phare de la scène RAC françaises des années 80 qui œuvrait alors dans la scène RIF, ça faisait un peu tache.</p>
<p><strong>VARDON ET LA SCENE BLOOD &amp; HONOR</strong></p>
<p>Ce passé, certains dans le milieu nationaliste, ne l’ont pas oublié et se sont fait un plaisir de ressortir de vieux dossiers, qui comme c’est souvent le cas (souvenez-vous de l’affaire Gabriac) se sont retrouvés très rapidement dans les rédactions françaises. On a ainsi vu resurgir une vieille vidéo, tirée d&rsquo;un documentaire diffusé sur ARTE il y a quelques années où l&rsquo;on peut voir et entendre le jeune Vardon reprendre en chœur une chanson du groupe Evil Skin, la Zyklon Army, devant une forêt de bras tendus.Une vidéo qui avait déjà été postée par l’ Œuvre Française, l&rsquo;ennemi juré des identitaires, il y a 2 ans sur un site très proche du mouvement. Vardon s&rsquo;est bien évidemment empressé de porter plainte contre le journal arguant pour sa défense qu&rsquo;à l&rsquo;époque il n&rsquo;avait que 15 ans.</p>
<p>Si effectivement Vardon a débuté très jeune dans la mouvance skinhead nazie, il l&rsquo;a fréquentée, comme son camarade Robert, très longtemps et ceci jusqu&rsquo;à un passé très récent. Les deux hommes avaient alors choisi leur camp, celui de Blood &amp; Honour (dirigé par Greg Reemers), alors ennemis avec les Charlemagne Hammerskins d’Hervé Guttuso, qui n’aimaient pas grand monde il faut bien le dire.<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/philippe-vardon-au-rassemblement-bleu-marine-retour-sur-un-naufrage-annonce/#footnote_1_504" id="identifier_1_504" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pour ceux et celles qui voudraient se rappeler cette folle &eacute;poque, nous vous invitons &agrave; consulter les articles publi&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;poque dans la version papier de REFLEXes,&nbsp;1,&nbsp;2, 3, 4">2</a></sup></p>
<p>Dans les années 2000, plusieurs groupes vont successivement revendiquer l’étiquette Blood &amp; Honour (que ce soit au niveau national ou régional) sans forcément avoir l’aval des Anglais. L’une de ces sections les plus dynamiques, était la section B&amp;H Midgard, dont les liens avec Vardon et Robert sont très sérieux. Le groupe de Montpellier DSH (Division Skinhead ou Division Sang &amp; Honneur, c’est selon), dont les membres appartiennent à Midgard, ont joué en 2002 ensemble, et le B&amp;H Midgard a participé au SO du concert de Fraction à Nice pour le 1er mai 2004.</p>
<p>Le fanzine de B&amp;H Midgard, Signal 28, de son côté parlait très positivement des Identitaires, comme dans son numéro 1 : « … il faut refaire les liens entre les partis dit nationalistes et nous. Il faut rassembler les gens de mêmes idées et éviter de trop vite juger sur l&rsquo;apparence … nous devons donc diffuser la propagande des partis officiels comme entre autres le BI et les JI qui sont surement aujourd&rsquo;hui les plus sérieuses et les plus militantes organisations au niveau national, composées de cadres politiques de valeur ».</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1793" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article.jpg" alt="signal_28_1_article" width="590" height="808" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article_2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1794" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article_2.jpg" alt="signal_28_1_article_2" width="608" height="788" /></a></p>
<p>Lors de la date aixoise de la tournée européenne de Fraction en juillet 2007, on retrouve des membres de B&amp;H Midgard dans le SO du concert comme on peut le lire dans le compte rendu de celui-ci dans le numéro 3 de Signal 28.</p>
<p>En octobre 2007, ils organisent leur 2ème festival dans la région de Montpellier après celui de 2005. Dans la salle on peut y croiser des &laquo;&nbsp;figures connues de la scène&nbsp;&raquo;, en l&rsquo;occurrence Philippe Vardon, qui ce soir là avait fait faux bond à la section des JI de Marseille. Ces derniers avaient décidé d&rsquo;organiser une distribution de soupe au cochon pour leur première apparition publique. Mais lâché par leur chef, et devant la mobilisation des antifas ce soir là, leur action sera annulée et se terminera pour certains le lendemain à l’hôpital, suite à un tractage avorté.</p>
<p>Les mauvaises langues expliqueront que, au-delà de l’amour de Vardon pour la grande musique du type RAC, sa présence s’expliquait également commercialement. Il venait en effet d’ouvrir sa boutique de fringue à Nice, The Firm « casual shop », spécialisée dans les « marques anglaises ». Autant dire que le public du festival RAC était l’occasion de se faire connaître et de faire marcher les affaires.<br />
Juin 2009 B&amp;H Midgard annonce un nouveau concert dans le sud. Curieusement sur le flyers un petit pictogramme indique qu&rsquo;il sera interdit de prendre des photos alors que généralement ce n&rsquo;est pas le cas. A l&rsquo;affiche : les lyonnais de Frakass, les locaux de Haïs &amp; Fiers (groupe de la région aixoise) et un groupe inconnu, originaire de Nice, répondant au doux nom de NRHC. Dans l’unique interview donnée par ce groupe on apprend que le nom à l’origine « … signifiait Nationaliste Révolutionnaire Hard Core, puis c&rsquo;est devenu Nice et sa Région Hard Core pour enfin Nissa Rebelle Hard Core ». Derrière ces explications un peu alambiquées, tout le monde aura reconnu Philippe Vardon et le groupe Fraction.</p>
<p>Le concert aura lieu dans un petit village du nom de Peyrolles, tout à côté d&rsquo;Aix en Provence. Malgré les consignes de sécurité, on pouvait déjà en lire le compte rendu sur un site aujourd&rsquo;hui disparu &laquo;&nbsp;les compagnons du Pain D&rsquo;épice&nbsp;&raquo;, animé par 2 figures de la scène skin des années 80, Olivier Moulin, devenu tatoueur à Saint Peray (Tatoo et traditions) et Philoi que l&rsquo;on peut aussi admirer dans le film produit par <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/serge-batskin-ayoub-troisieme-voie-ou-mauvaise-foi/">Batskin</a></strong> &laquo;&nbsp;Sur les pavés&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le public à ce concert est un curieux mélange de militants identitaires (principalement d’Aix en Provence et Nice) et de skins fafs. On notera également plusieurs stands dans la salle d’association de la galaxie identitaire comme le CEPE, tenu par <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/pierre-cassen-et-riposte-laique-on-tour/">Richard Roudier</a></strong> en personne ce jour-là. Le 1er groupe à jouer sera Hais et fiers, suivit de Frakass qui se voit rejoindre sur scène par Pascal, alias « Le Squale » le 1er chanteur de Fraction Hexagone. Il enflammera la sale avec une reprise de Légion 88, qui provoquera une épidémie de crampes du bras droit dans le public.</p>
<p>Entre-temps une voiture de gendarmerie arrive devant la salle, visiblement alertée par les voisins à cause du bruit, provoquant une certaine panique dans les rangs des JI. Certains d&rsquo;entre eux iront jusqu&rsquo;à se cacher dans les fourrés environnant jusqu&rsquo;au départ de la maréchaussée.</p>
<p>Pendant ce temps le père Roudier est monté sur scène et en appellera à la solidarité avec les prisonniers politiques avant que Fraction ne clôt le concert avec une nouvelle apparition du Squale sur scène pour reprendre les &laquo;&nbsp;tubes&nbsp;&raquo; de la grande époque.Le quotidien La Provence dans un article, publiera alors un très long article sur la mouvance néo-nazie en Provence ainsi qu’à cette mémorable soirée. On y apprendra que la salle était en autre décorée d&rsquo;un drapeau à croix gammée et que sur les stands on trouvait de nombreuses revues négationnistes et antisémites.</p>
<p>On comprend mieux alors pourquoi les appareils photos étaient bannis car 4 mois plus tard en octobre 2009 Fabrice Robert et Philippe Vardon nous jouaient un air totalement différent. Ils annonçaient la transformation du Bloc Identitaire en parti politique, amorçant là un grand virage idéologique et stratégique en déclarant &laquo;&nbsp;Nous ne sommes pas des nationalistes&#8230; le nationalisme a été un drame pour l&rsquo;Europe. Nous, nous sommes populistes. Ce que nous reproche l&rsquo;extrême-droite c&rsquo;est d&rsquo;avoir rompu avec l&rsquo;antisémitisme et l&rsquo;antisionisme&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Richard Roudier de son côté, pourtant lui aussi présent au concert de Peyrolles, affirmait au même meeting que &laquo;&nbsp;le FN a déshonoré la notion &laquo;&nbsp;d&rsquo;identité &laquo;&nbsp;par les déclarations de JM LE PEN sur les chambres à gaz. Il en profitait pour condamner, au nom du BI, la célèbre phrase du « détail » de Le Pen.</p>
<p>A partir de cette date, Vardon va devenir de plus en plus prudent prenant soin de ne plus trop s’exposer officiellement avec les milieux skins nazis. Pourtant ses liens continuent d’exister, comme avec Alex Garcia, dernier guitariste de Fraction à l’origine de la création des Jeunesses Identitaire dont il était le trésorier. Les JI étant domiciliées à une époque à son adresse perso. Fin octobre 2010, Alex était encore présent sur scène, cette fois avec <strong><a href="http://lahorde.samizdat.net/2013/05/14/un-meeting-neonazi-europeen-dans-le-sud-de-la-france/" target="_blank">Frakass</a></strong> pour le concert organisé par B&amp;H Midgard près de Montpellier.</p>
<p>Dans la série bonnes relations entre Vardon, les Identitaires et la scène skin néo-nazie n’oublions pas Mickaël Moustier, un ancien des JI (quelle zone ?), chanteur de Hais et Fiers et et de Time Bomb dont le guitariste n&rsquo;est autre que &#8230;. Alex Garcia. Que le monde est petit !</p>
<p>Pour mémoire, le label Alternative-s, descendant direct du label <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-6/">Bleu Blanc Rock</a></strong> de l’époque d’Unité Radicale, fondé par Fabrice Robert avait produit l’un des albums de Hais et Fiers.</p>
<p><strong>Pierre-Louis Mériguet tape l’incruste au RBM</strong></p>
<p>Dans la famille ancien skin-néonazi tentant de se faire oublier et de la jouer petit notable de province, n’oublions pas Pierre-Louis Mériguet. Profitant de la couverture médiatique concernant la courte adhésion de Vardon au Rassemblement Bleu Marine, Pierre-Louis Mériguet, chef de Vox Populi sur Tours, a officialisé la sienne en toute tranquillité.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/Pierre-Louis_Meriguet.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1795" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/Pierre-Louis_Meriguet-749x1024.jpg" alt="Pierre-Louis_Meriguet" width="474" height="648" /></a></p>
<p>Moins médiatisé que l’ancien chef d’Unité Radicale, ce monsieur gagne à être connu. Chef du groupuscule local d’extrême droite sur Tours, Vox Populi. Pierre-Louis a un sacré pédigrée.</p>
<p>Il commence à militer sur Châteauroux dans la Ligue National-Catholique et les Loups du Berry. Il quitte la ville en 2003 pour des raisons judicaires et s’installe sur Tours. Pour plus de détails sur cette période, nous renvoyons sur <strong><a href="http://fafwatchra.noblogs.org/files/2012/06/Vox-Populi.pdf" target="_blank">le dossier réalisé par des militants antifascistes de Tours</a>. </strong></p>
<p>Ancien de la mouvance skinhead NS (comme Philippe Vardon et Fabrice Robert), il a également été l’un des activistes de la scène RIF (Rock Identitaire Français) avec le groupe <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/">Insurrection</a></strong>. Groupe qui il faut le dire faisait un peu tache dans la scène RIF qui voulait se la jouer présentable. Le groupe tient plus du groupe RAC que du groupe pop. Sous le nom de scène de « Lapin » il officie au chant et à la guitare. Insurrection a été fondé en 1998, à Châteauroux, par des membres du FNJ, sous la houlette de <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/tiiiiiimber/">Paul Thore</a></strong> (le bûcheron sur les albums d’Insurrection, chargé des paroles et du management).</p>
<p>Malgré le nom du manager, le groupe est sur une ligne national-catholique. La première démo a pour titre Honneur et Fidélité (petite référence à la devise SS), et rend hommage au néo-nazi Michel Layoye et au négationniste Vincent Reynouard. Parmi les titres présents sur cette démo on trouve la reprise de « Maréchal nous voilà » ou un morceau sur le « <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a></strong> », puis l’album Honneur et Fidélité, Radicalcore, sorti chez <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/petites-soeurs-du-fnj/">Patriote Production</a></strong>, le label du Renouveau Français et Ne plus subir. Le groupe jouera à de nombreuses reprises avec des groupes RAC (voir lien sur rock haine roll). Insurrection était également présent sur la compilation hommage à Légion 88 (tribute do légion 88, sorti chez streetfighting production, le dernier disque puisqu’il arrêtera avec ce disque. Le nom du label n’apparaît pas, on aperçoit juste le logo). Un disque sorti avec l’autorisation du groupe. Insurrection, sans grande surprise y reprend l’un des tubes de Légion 88 Terroristes (aux paroles explicites Terroristes à mort, Immigrés Dehors) un titre qui n’est pas sans rappeler un morceau du groupe de Pierre-Louis, « Invasion », avec ce refrain « Immigrés dehors ».</p>
<div id="attachment_1796" style="width: 970px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/convention_identitaire_orange_2011.jpg"><img class="size-full wp-image-1796" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/convention_identitaire_orange_2011.jpg" alt="Pierre-Louis à la convention identitaire d’Orange en 2011" width="960" height="642" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre-Louis à la convention identitaire d’Orange en 2011</p></div>
<p>On pourrait parler d’erreur de jeunesse, sauf que Pierre-Louis continue de tourner avec Insurrection. Il a joué en particulier au Local, le bar associatif de Serge Batskin Ayoub, comme on peut le voir sur la photo prise par « un fan », en compagnie de Paul Thor.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert-insu_2009.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-1797" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert-insu_2009.png" alt="concert-insu_2009" width="580" height="387" /></a></p>
<div id="attachment_1798" style="width: 410px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert_inssurection_avec_pierre_louis_et_paul_emmanuel_thor_en_2009-724e2.jpg"><img class="size-full wp-image-1798" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert_inssurection_avec_pierre_louis_et_paul_emmanuel_thor_en_2009-724e2.jpg" alt="Pierre-Louis &quot;Lapin&quot; à gauche et Paul Thore à droite" width="400" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre-Louis &laquo;&nbsp;Lapin&nbsp;&raquo; à gauche et Paul Thore à droite</p></div>
<p>D’un côté il y a donc le Pierre-Louis de Vox Populi, <strong>tentant de nous la jouer cadre identitaire respectable, lorgnant vers un peu plus <a href="http://lahorde.samizdat.net/2013/11/09/tours-grattez-le-bleu-marine-vous-trouverez-toujours-le-brun/" target="_blank">d’embourgeoisement</a></strong>, en rejoignant le RBM, et de l’autre « Lapin », qui hante les lieux de l’extrême droite radicale avec son groupe de RIC ou de RAC, selon ses préférences. Lapin joue à l’occasion avec Philippe Vardon en concert acoustique ou dans des RAC. Quel dommage que Vardon ait été viré du RBM. Avec Pierre-Louis, ils auraient pu animer les fins de soirées des conventions FN, ça aurait été plus rock ‘n’roll que les Forbans …</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/confberry-philippe-vardon.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1800" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/confberry-philippe-vardon-723x1024.jpg" alt="confberry-philippe-vardon" width="474" height="671" /></a></p>
<div id="attachment_1799" style="width: 970px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/ConcertMeriguet-vardon.jpg"><img class="size-full wp-image-1799" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/ConcertMeriguet-vardon.jpg" alt="Pierre-Louis et Vardon en concert" width="960" height="720" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre-Louis et Vardon en concert</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_504" class="footnote">Ancien Secrétaire Départemental du FNJ du Lot et Garonne, puis responsable du FN et tête de liste pour les régionales en 1992. En 1998, il quitte le FN pour le MNR en fondant son mouvement l’Alternative Nationale, dans le but de regrouper militants FN et MNR sur une ligne « identitaire européenne sans ambiguïté » prônant un « discours radical ». Il publie alors son bulletin La Lettre de L’Alternative Nationale. Devant son refus de rentrer dans le rang, il est exclu du MNR et rejoint Unité Radicale. A la dissolution d’UR, il se rapproche de l’équipe de Militant et profite de son bulletin, transformé en Lettre d’Eddy Marsan, diffusé et financé grâce aux crédits qui lui sont alloués en tant que Conseiller Régional, pour régler ses comptes avec les différentes tendances et personnalités de la scène nationaliste. Ce qui lui vaudra quelques « cassages de gueules » lors de réunions unitaires, comme lors de la journée de l’Identité à Paris en 2003 ! Il semble qu’Eddy Marsan ait disparu des rangs nationalistes, certaines mauvaises langues affirmant que son goût immodéré pour la fête et la vie nocturne</li><li id="footnote_1_504" class="footnote">Pour ceux et celles qui voudraient se rappeler cette folle époque, nous vous invitons à consulter les articles publiés à l&rsquo;époque dans la version papier de <em>REFLEXes</em>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/skinheads-ou-le-le-pen-proletariat/">1</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/zik-zina-quand-la-musique-fait-boum/">2</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/et-maintenant-que-vont-ils-faire/">3</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/petite-musique-de-nuit-et-brouillard/">4</a></li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>GUD Lyon, le rescapé des dissolutions</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Nov 2013 09:40:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Gabriac]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe union défense (GUD)]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesses Nationalistes]]></category>
		<category><![CDATA[Rock Against Communism (RAC)]]></category>
		<category><![CDATA[Steven Bissuel]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis la rentrée universitaire le GUD Lyon se fait globalement discret malgré ses tentatives pour faire parler de lui. C&rsquo;est donc avec des tags d&rsquo;une haute portée politique tel que « Melting Caca » que des sympathisants du groupuscule ont tagué la salle de tennis de la commune de Vaugneray accueillant le 7 septembre dernier le festival « Melting Potage » de <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/09/05/tags-raciste-extreme-droite-radicale-monts-du-lyonnais/" target="_blank">SOS Racisme</a> . Les mêmes recommencèrent il y a quelques semaines en taguant les rues adjacentes de la Maison des Associations où se tenait une <a href="http://rebellyon.info/?Reunion-publique-d-information-et" target="_blank">réunion d&rsquo;information publique</a> du Collectif de Vigilance contre l&rsquo;extrême-droite. Pour un groupuscule censé être composé d&rsquo;étudiants, les tags puérils, comme certains de leurs tracts, laissent perplexe sur leurs facultés intellectuelles comme sur leur présence dans les amphis. On est plus proche de prétendants au dîner de cons que du cercle des poètes disparus. Jusqu&rsquo;à ces actes héroïques, les gudars avaient passé un été plutôt calme, après six mois beaucoup plus intenses grâce au mouvement contre le mariage pour les personnes de même sexe. Si le printemps 2013 nous a confirmé que le GUD Lyon était un ramassis de bas-du-front castagneurs, il a aussi été synonyme de son autonomisation militante vis à vis d&rsquo;Alexandre Gabriac. D&rsquo;autant que depuis le mois d&rsquo;août, les dissolutions de l&rsquo;OF et des JN, font du GUD la seule organisation nationaliste folklorique restante. On peut d&rsquo;ailleurs être étonné qu&rsquo;ils soient passés entre les gouttes des dissolutions estivales vu leur palmarès en matière de violences, d&rsquo;appels à la haine et surtout la récente condamnation de deux de leurs militants.</strong><strong>9 mai 2013 à Lyon : Bataille pour un martyr</strong><br />
Le 9 Mai à Lyon a été riches d&rsquo;enseignements. <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-defiles-dextreme-droite-du-12-mai-2013-entre-tension-et-desillusions/">Les dissensions entrevues </a>début 2013 entre le <a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a> et les Jeunesses Nationalistes se sont affichées au grand jour. Au début du mois d&rsquo;avril le GUD avait fait circuler sur les réseaux sociaux son appel à un rassemblement, Alexandre Gabriac a lui attendu le dernier moment pour les organiser dans sept villes, avec des succès mitigés comme à Rennes où la mobilisation de militants antifascistes a sabordé l’événement.</p>
<p>À Lyon, GUD et JN ont tenu leur rassemblement. Le <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/">GUD</a> au pied de la Basilique de Fourvière a rassemblé une cinquantaine de personnes, renforcé par des militants de Terre &amp; Peuple et des membres du groupe de RAC Terre De France. <a href="http://reflexes.samizdat.net/manifestation-des-jeunesses-nationalistes-a-paris-du-29-septembre-2012-essai-non-transforme/">Les JN</a> de leur côté étaient une petite trentaine dans un square du 6ème arrondissement de Lyon, copieusement encadrés par les pandores qui une heure avant l&rsquo;horaire officielle du rassemblement quadrillaient déjà le quartier et contrôlaient toute personne ressemblant de près ou de loin à un « opposant antifasciste ». Le filet bleu marine fit prisonnier 25 antifascistes qui pour certains passèrent près de 40 heures en garde à vue. Des arrestations d&rsquo;autant plus discutables alors que les deux rassemblements nationalistes n&rsquo;avaient été ni déposés en préfecture, ni autorisés à la différence de ce qu&rsquo;on pu affirmer certains médias comme <em>Lyon Capital</em>, encore et toujours en première ligne pour relayer les fausses informations de leurs contacts à la DCRI et à la préfecture. Soit dit en passant, Fabien Fournier de Lyon Cap&rsquo; devrait sérieusement penser à changer de métier !</p>
<p>Les deux rassemblements néo-fascistes furent l&rsquo;occasion d&rsquo;un concours minable de celui qui a le plus gros, Alexandre Gabriac twittant un pathétique « 81 présents, 1 de plus que celui du GUD », oui on atteint des sommets ! Avec des défenseurs de cette envergure la civilisation européenne a de quoi se faire des soucis&#8230; Le torchon brûla également entre <a href="http://reflexes.samizdat.net/serge-batskin-ayoub-troisieme-voie-ou-mauvaise-foi/">3ème Voie</a> et Alexandre Gabriac, les premiers traitant de traîtres et d&rsquo;usurpateurs les seconds également sur Twitter, ambiance. Même s&rsquo;il n&rsquo;a jamais débouché sur grand chose il est bien loin le projet d&rsquo;<em><a href="http://rebellyon.info/Suites-de-l-Operation-Lyon-Propre.html" target="_blank">Unité Gauloise</a></em> initié au printemps 2012 rassemblant sur Lyon JN, GUD et 3ème Voie.</p>
<p><strong>« Contre le monde moderne » sur Twitter et Facebook&#8230;</strong></p>
<p>Pour le GUD la mobilisation contre le mariage pour tous fût comme un cadeau tombé du ciel et leur offra la possibilité durant plusieurs mois d&rsquo;appeler à des rassemblements presque toutes les semaines. Comme pierres angulaires de leurs outils de mobilisation on retrouve surtout Twitter et Facebook, qui leur permettent aussi de se lâcher et d&rsquo;interpeller les différents membres de la majorité dans leur ligne de mire. Ce fut le cas les 30 et 31 mai 2013, où ils appelèrent leurs troupes à venir perturber les passages à Lyon de Najat Vallaud-Belkacem, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marc_Ayrault" target="_blank">Jean-Marc Ayrault</a> et <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/05/31/amariage-gay-la-traque-du-depute-erwann-binet-continue/" target="_blank">Erwann Binet</a>. Les réseaux sociaux leur servent également à jouer les gros bras et à appeler les « antifascistes » à la confrontation.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/gudantifa-af72d.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1774" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/gudantifa-af72d.jpg" alt="gudantifa-af72d" width="501" height="120" /></a></p>
<p>Les réseaux sociaux leur servent donc à mobiliser, mais aussi et surtout à rendre compte des événements auxquels ils participent, à grand renforts de commentaires légèrement présomptueux et fantasmatiques (La révolution c&rsquo;est comme le vent&#8230; sortez les violons) comme le 26 mai à Paris lors de la dernière manifestation des &laquo;&nbsp;anti-mariage&nbsp;&raquo; qui se termina par de nombreux <a href="http://www.rue89.com/2013/05/26/lapres-manif-tous-tentation-jusquau-boutiste-242669" target="_blank">affrontements</a> avec la maison bleu. Plus que jamais internet joue le rôle de <a href="http://rebellyon.info/Faux-meurtre-de-Lourdes-entre.html" target="_blank">défouloir</a> pour le groupuscule et ses sympathisants.</p>
<p><strong>Mutation du GUD Lyon : Du « syndicat étudiant » nationaliste-révolutionnaire au groupuscule néo-nazi.</strong></p>
<div id="attachment_1775" style="width: 577px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/ratonscharle-08c28.jpg"><img class="size-full wp-image-1775" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/ratonscharle-08c28.jpg" alt="Photo souvenir (à gauche) où on appréciera le logo gudar directement inspiré du blason (à droite) de la Division Charlemagne regroupant les français engagés volontaires dans la Waffen-SS durant la Seconde Guerre mondiale" width="567" height="295" /></a><p class="wp-caption-text">Photo souvenir (à gauche) où on appréciera le logo gudar directement inspiré du blason (à droite) de la Division Charlemagne regroupant les français engagés volontaires dans la Waffen-SS durant la Seconde Guerre mondiale</p></div>
<p>Avant de partir en vacances le GUD Lyon laissa deux militants en prison, condamnés pour une <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/05/19/agression-raciste-gud-lyon/" target="_blank">agression raciste</a> dans le quartier populaire de la Guillotière. En soutien ils organisèrent un concert avec deux groupes jusqu&rsquo;ici connus pour jouer lors de concerts néo-nazis : Match Retour et Aghone. On remarquera que l&rsquo;affiche officielle de l’événement ne précise pas que l&rsquo;organisation revient au GUD, une soudaine discrétion étonnante pour des gens ne manquant pas une occasion de revendiquer tout et n&rsquo;importe quoi.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/rac29JUIN-68fa8.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1776" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/rac29JUIN-68fa8.jpg" alt="rac29JUIN-68fa8" width="505" height="720" /></a></p>
<p>Si l&rsquo;on ne présente plus le groupe de RAC de Renaud Mannheim Match Retour, Aghone est lui un groupe de « national-socialist black metal » (NSBM) créé en 2006 à Grenoble. Le groupe est habitué de la scène RAC lyonnaise et a joué par exemple pour le Blood &amp; Honour Lugdunum le 13 octobre 2007 aux côtés du groupe de RAC Lyonnais Frakass et le 12 juin 2010 au Bunker Korps pour Lyon Dissident.</p>
<div id="attachment_1777" style="width: 372px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/SAgone-37acf.jpg"><img class="size-full wp-image-1777" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/SAgone-37acf.jpg" alt="A gauche le logo du groupe Aghone, a droite celui des SA (Sturm Abteilung) bras armé du NSDAP d’Adolf Hitler." width="362" height="142" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche le logo du groupe Aghone, a droite celui des SA (Sturm Abteilung) bras armé du NSDAP d’Adolf Hitler.</p></div>
<p>Le public de ce concert RAC qui ne dit pas son nom aura pu apprécier également la prestation scénique de « Merc », <a href="http://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/">militant influent de Rebeyne !</a>, avec le groupe Division Saint Jean. Si la présence d&rsquo;un responsable identitaire à ce concert est relativement étonnante, la personnalité du bonhomme l&rsquo;explique mieux, entre bourrins, on se comprend. On peut y voir également là les liens noués en tribune du virage sud de Gerland, véritable cour des miracles nationalistes.<br />
Ce concert vient entériner une certaine radicalisation du GUD depuis un an, tant dans ses actions, de plus en plus violentes, que dans son gloubi-boulga idéologique puisqu&rsquo;ils multiplient les signes de sympathie pour la mouvance néo-nazie : Interview de Renaud Mannheim et publicité pour le B&amp;H Hexagone ainsi que pour le groupe Frakass dans leur « journal » <em>Le Rat Libéré </em> ou encore la présence des néo-nazis du groupe Terre De France à leur rassemblement du 9 mai évoqué plus avant. Le signe le plus récent de cette nazification étant la présence de certains gudars au RAC organisé par le B&amp;H Hexagone en région lyonnaise le 28 septembre dernier<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/gud-lyon-le-rescape-des-dissolutions/#footnote_0_503" id="identifier_0_503" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="">1</a></sup>.</p>
<div id="attachment_1779" style="width: 492px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/gudtirelire-4a83c.jpg"><img class="size-full wp-image-1779" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/gudtirelire-4a83c.jpg" alt="29 Juin 2013 « table de presse ». L'humour gudar : la tirelire mi cochon – mi Hitler. On remarquera également le drapeau de la République Sociale Italienne de Mussolini." width="482" height="361" /></a><p class="wp-caption-text">29 Juin 2013 « table de presse ». L&rsquo;humour gudar : la tirelire mi cochon – mi Hitler. On remarquera également le drapeau de la République Sociale Italienne de Mussolini.</p></div>
<p>Cette évolution nazillonne est à mettre en relation avec le rôle jouer par Jonathan Chatain alias « <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-gud-lyon-le-rat-des-villes-porteur-de-peste-brune/">Malko</a>» qui dès sa sortie de détention provisoire retrouva ses amis<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/gud-lyon-le-rescape-des-dissolutions/#footnote_1_503" id="identifier_1_503" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="
D&eacute;cembre 2012. Retrouvailles de la Section Saint Jean.
">2</a></sup> et notamment Renaud Mannheim. Il connaît bien le milieu néo-nazi et y a de nombreux contacts comme Pierre Scarano, un ex de Lyon Dissident, militant actif du B&amp;H Hexagone<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/gud-lyon-le-rescape-des-dissolutions/#footnote_2_503" id="identifier_2_503" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="
Pierre Scarano avec le service d&rsquo;ordre du Blood &amp; Honour Hexagone.
">3</a></sup>.</p>
<p>Elle tient également à la proximité du GUD avec Pierre Vial et Terre &amp; Peuple, puisque le local (Europe Identité) du groupuscule paganiste situé à Villeurbanne sert régulièrement de lieu de conférence et de réunion aux gudars.</p>
<div id="attachment_1782" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/malko_et_renaud-b6701.jpg"><img class="size-full wp-image-1782" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/malko_et_renaud-b6701.jpg" alt="Janvier 2013. Malko, tout à gauche, t-shirt du GUD Lyon, feintant la moustache d'Hitler avec ses doigts (humour de gudar quoi !) et Renaud Mannheim avec le bonnet posent pour la photo. En guest : Elisa Chabert, la blonde, fafounette du plateau de la Croix-Rousse dont l'appartement est devenu le lieu hype de la néo-nazerie lyonnaise avant de partir en ratonnade dans les pentes du quartier." width="500" height="375" /></a><p class="wp-caption-text">Janvier 2013. Malko, tout à gauche, t-shirt du GUD Lyon, feintant la moustache d&rsquo;Hitler avec ses doigts (humour de gudar quoi !) et Renaud Mannheim avec le bonnet posent pour la photo. En guest : Elisa Chabert, la blonde, fafounette du plateau de la Croix-Rousse dont l&rsquo;appartement est devenu le lieu hype de la néo-nazerie lyonnaise avant de partir en ratonnade dans les pentes du quartier.</p></div>
<p>Entre une gorgée de bière, une baston, un salut nazi et un tag SS, les gudars se souviennent parfois qu&rsquo;ils sont censés être des syndicalistes étudiants, alors poussivement ils essayent de rédiger des tracts sur l&rsquo;actualité sociale et économique. Difficile exercice de style comme ce tract contre l&rsquo;ANI, approximatif et caricatural.</p>
<div id="attachment_1784" style="width: 614px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/gaudche.jpg"><img class="size-full wp-image-1784" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/gaudche.jpg" alt="A gauche Steven Bissuel, leader maximo du GUD Lyon et un de ses lieutenants en pleine autodérision. A droite la dernière blague gudarde contre l’ANI." width="604" height="422" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche Steven Bissuel, leader maximo du GUD Lyon et un de ses lieutenants en pleine autodérision. A droite la dernière blague gudarde contre l’ANI.</p></div>
<p>Après une rentrée poussive, le prochain événement pour Le GUD Lyon est l&rsquo;organisation le 2 novembre de son congrès. On y retrouvera Georges Feltin-Tracol, nationaliste révolutionnaire, ancien membre et conférencier du GRECE, contributeur de nombreux journaux et sites nationalistes. Originaire de la région Rhône-Alpes il est lui aussi un proche de Terre &amp; Peuple puisqu&rsquo;il en anime régulièrement des conférences comme à Lyon en juin 2013 lors d&rsquo;un colloque sur Julius Evola.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/GUDCongres.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1786" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/GUDCongres.jpg" alt="GUDCongres" width="353" height="500" /></a></p>
<div id="attachment_1785" style="width: 970px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/GUD2112013.jpg"><img class="size-full wp-image-1785" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/GUD2112013.jpg" alt="Meeting du 2 novembre 2013 à Lyon" width="960" height="640" /></a><p class="wp-caption-text">Meeting du 2 novembre 2013 à Lyon</p></div>
<p><strong>GUD Lyon : Le palmarès (non exhaustif)</strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/gud-lyon.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1787" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/gud-lyon.jpg" alt="gud-lyon" width="640" height="478" /></a></p>
<p>Depuis sa création en 2011 et surtout au court de ces derniers mois, que ce soit dans le cadre des mobilisations contre le mariage pour tous ou en dehors, les militants et sympathisants du GUD sont devenus des abonnés des garde à vue et des tribunaux. Ils sont soupçonnés ou poursuivis pour différentes agressions, débordements ou dégradations.</p>
<p>➢ Septembre 2011. Leurs exactions commencèrent dès leur première action où ils accompagnèrent le retour de Bruno Gollnisch à Lyon III par <a href="http://www.lesinrocks.com/2011/09/22/actualite/agresses-apres-la-manif-anti-gollnisch-ils-portent-plainte-119368/" target="_blank">des coups contre ses opposants</a>.</p>
<p>➢ Janvier 2012. Déjà pas très malins et adeptes des gribouillages muraux, deux gudars sont arrêtés après des <a href="http://rebellyon.info/Des-membres-du-GUD-Lyon-arretes.html" target="_blank">dégradations </a>commises dans la commune d&rsquo;Amplepuis.</p>
<p>➢ Février 2012. Lors des élections universitaires le groupuscule nationaliste s&rsquo;exprime <a href="http://www.rue89lyon.fr/2012/02/17/universites-de-lyon-ca-cogne-en-periode-electorale/" target="_blank">en agressant</a> des syndicalistes étudiants.</p>
<p>➢ Mai 2012. Le GUD publie une <a href="http://www.rue89lyon.fr/2012/05/28/ni-synagogue-ni-mosquee-le-gud-prepare-une-nouvelle-manif/" target="_blank">affiche</a> à l&rsquo;antisémitisme et l&rsquo;islamophobie décomplexée.</p>
<p>➢ Septembre 2012. <a href="http://rebellyon.info/Attaque-du-siege-du-PCF-par-des.html" target="_blank">Intimidations</a> au siège départemental du Parti Communiste par trois gudars.</p>
<p>➢ Décembre 2012. <a href="http://lahorde.samizdat.net/2012/12/20/lyon-retour-des-agressions-fascistes/" target="_blank">Des lycéens du GUD</a> jouent du casque et de la bombe lacrymogène à la sortie d&rsquo;un Lycée de Charbonnière (commune de l&rsquo;ouest lyonnais).</p>
<p>➢ Février 2013. Steven Bissuel accompagné de quelques apprentis fascistes hantent les rues du Vieux Lyon en marge de la manifestation pour faire <a href="http://rebellyon.info/Ensemble-fermons-le-local-fasciste.html" target="_blank">fermer le local identitaire « la Traboule »</a>.</p>
<p>➢ Mai 2013. Les amoureux des gribouillis repassent à l&rsquo;action et <a href="http://rhone-alpes.france3.fr/2013/05/09/le-local-du-forum-gay-et-lesbien-de-lyon-tagge-l-extreme-droite-en-cause-248633.html" target="_blank">taguent</a> le local du Forum Gay et Lesbien de Lyon.</p>
<p>➢ Mai 2013. On prend les mêmes et on recommence, cette fois c&rsquo;est la permanence parlementaire d&rsquo;Erwann Binet (alors rapporteur de la loi sur le mariage pour tous) à Vienne qui est <a href="http://www.leparisien.fr/lyon-69000/mariage-homosexuel-la-permanence-du-rapporteur-de-la-loi-vandalisee-31-05-2013-2853611.php" target="_blank">vandalisée</a>.</p>
<p>➢ Juin 2013. Deux gudars <a href="http://www.rue89lyon.fr/2013/06/20/ratonnade-a-lyon-deux-membres-du-gud-condamnes-a-1-an-et-6-mois-de-prison-ferme/" target="_blank">agressent 3 personnes</a> et sont condamnés à un an et six mois de prison ferme. Depuis, le GUD Lyon, qui a enfin ses martyrs, ne cessent de faire passer ça comme la marque de l&rsquo;acharnement des autorités à leur endroit, si dangereux, politiquement, qu&rsquo;ils pensent être&#8230;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_503" class="footnote"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/BH2013.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1778" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/BH2013.jpg" alt="BH2013" width="480" height="526" /></a></li><li id="footnote_1_503" class="footnote"></p>
<div id="attachment_1780" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/retrouvailles_section_saint_jean.jpg"><img class="size-full wp-image-1780" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/retrouvailles_section_saint_jean.jpg" alt="Décembre 2012. Retrouvailles de la Section Saint Jean." width="500" height="375" /></a><p class="wp-caption-text">Décembre 2012. Retrouvailles de la Section Saint Jean.</p></div>
<p></li><li id="footnote_2_503" class="footnote"></p>
<div id="attachment_1781" style="width: 730px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/BHHEXAscar.jpg"><img class="size-full wp-image-1781" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/BHHEXAscar.jpg" alt="Pierre Scarano avec le service d’ordre du Blood &amp; Honour Hexagone." width="720" height="412" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre Scarano avec le service d’ordre du Blood &amp; Honour Hexagone.</p></div>
<p></li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>13 mai 2012 : 3ème édition de la Facho Pride de Batskin</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 16:49:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette 3ème édition de la manifestation nationaliste organisée par Batskin confirme sa place dans le calendrier des groupuscules d’extrême droite comme un rendez-vous incontournable de l’année. Si en apparence le défilé de cette année semblait être l’exacte réplique des manifestations passées, les premières tensions entre les différents participants ont pu se faire sentir ici et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Cette 3ème édition de la manifestation nationaliste organisée par Batskin confirme sa place dans le calendrier des groupuscules d’extrême droite comme un rendez-vous incontournable de l’année. Si en apparence le défilé de cette année semblait être l’exacte réplique des manifestations passées, les premières tensions entre les différents participants ont pu se faire sentir ici et là.Si les tensions avec l’Action Français<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/13-mai-2012-3eme-edition-de-la-facho-pride-de-batskin/#footnote_0_487" id="identifier_0_487" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="le mouvement royaliste sera renomm&eacute;e Inaction Fran&ccedil;aise lors du discours de Serge Ayoub">1</a></sup>, qui ne digère toujours pas la présence de Batskin et ses troupes sur ce qu’elle considère comme « sa date », sont évidentes, il semble que le Renouveau Français (RF) soit également en froid avec le chef des JNR. Coincé entre l’AF et les troupes d’Ayoub, le RF s’est constitué en cortège autonome, la décision ayant été prise quelques semaines avant le 13 mai, sans que l’on en connaisse pour l’instant les véritables raisons. Dans tous les cas l&rsquo;effectif militant du petit groupe contre-révolutionnaire était largement en-dessous de celui des prestations des années passées.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/05/ndp1-2-d9be5.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1633" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/05/ndp1-2-d9be5.jpg" alt="ndp1-2-d9be5" width="600" height="300" /></a><br />
C’était donc à la Nouvelle Droite Populaire<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/13-mai-2012-3eme-edition-de-la-facho-pride-de-batskin/#footnote_1_487" id="identifier_1_487" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ou plut&ocirc;t les cadres dirigeants de ce parti puisque les jeunes skins de la NDP Alsace d&eacute;filaient avec le C9M">2</a></sup> et à Terre et Peuple que revenaient le privilège d’ouvrir la manifestation avec quatre militants portant des panneaux représentant des croix celtiques. Et c’est derrière la banderole de la NDP que l&rsquo;on pouvait apercevoir les époux Bonnivard de Solidarité des Français (SdF), ce qui est loin d’être une première, ceux-ci ayant servis de prête-noms par le passé pour l’organisation d’un précédent 9 mai.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/05/banderole_ndp.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1634" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/05/banderole_ndp.jpg" alt="banderole_ndp" width="600" height="184" /></a><br />
À noter que la petite allocution de Pierre Vial en fin de manifestation sur &laquo;&nbsp;<em>le début de &laquo;&nbsp;l&rsquo;aube dorée&nbsp;&raquo; en Europe</em>&laquo;&nbsp;, en référence aux nazis grecs, fit son petit effet.</p>
<div id="attachment_1635" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/05/jeunesse_nationalistes.jpg"><img class="wp-image-1635" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/05/jeunesse_nationalistes-1024x556.jpg" alt="jeunesse_nationalistes" width="600" height="326" /></a><p class="wp-caption-text">Sur le côté A. Gabriac et C. Georgy en grande conversation.</p></div>
<p>On trouvait ensuite pour la première fois les Jeunesses Nationalistes d’Alexandre Gabriac<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/13-mai-2012-3eme-edition-de-la-facho-pride-de-batskin/#footnote_2_487" id="identifier_2_487" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Gabriac &eacute;tait n&eacute;anmoins pr&eacute;sent &agrave; cette manifestation en 2011 de fa&ccedil;on &laquo; autonome &raquo;">3</a></sup>.</p>
<p>L’ancien membre du FN n’était pas venu seul puisque <a href="http://reflexes.samizdat.net/les-bonnes-oeuvres-de-bruno-gollnisch/">Christophe Georgy</a> et <a href="http://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/">Jérome Guigue</a> coordonnaient le SO, tandis que <a href="http://reflexes.samizdat.net/la-chasse-aux-sorcieres-au-fnj-continue/">Laura Lussaud</a> tenait la banderole de tête, tous trois également anciens membres du FN. En fait c’est toute l’équipe de l’Oeuvre Française (OF) qui, bien que n’ayant pas officiellement répondu à l’appel de Serge Ayoub, était présente dès 9h30 pour un dépôt de gerbe au pied de la statue de la « pucelle d’Orléans ». Après une brève allocution du président de l’OF Yvan Benedetti, la petite troupe échangera chemises bleues « phalangistes » contre tee-shirts des Jeunesses Nationalistes avant de rejoindre les autres cortèges devant la Madeleine. Ils auront droit cette année à la présence à leur côté d’Hervé Lalin « Ryssen » qui l’année dernière avait choisi le GUD pour défiler. Il semble que ce dernier devienne peu à peu un compagnon de route de l’Oeuvre et des Jeunesses Nationaliste ; il était ainsi à Toulouse le 5 mai dernier à l’invitation de l’OF en compagnie d’Y. Benedetti et d’A. Gabriac.<br />
Cependant cette présence massive en tête de cortège ne saurait masquer certains problèmes avec les « organisateurs » de la manifestation puisqu’il fut signifié à Gabriac qu’il n’aurait pas le droit de prendre la parole.</p>
<p>Dans les habitués de la manifestation, on retrouvait le GUD, égal à lui-même, qui se fit remarquer par quelques bras droits tendus, ainsi que par la pauvreté de certains de leurs slogans du type « G » « U » « D » « Groupe Union Défense ». Un GUD qui défila sous les yeux émus d&rsquo;Axel Lousteau, venu, sans Frédéric Chatillon, observer à distance ses rejetons. Cette année on échappa au discours soporifique d&rsquo;Edouard Klein, là aussi pour des raisons mystérieuses. Il faut peut-être y voir les conséquences des différentes mésaventures arrivées récemment à la bande à &laquo;&nbsp;Doudou&nbsp;&raquo; : rouste infligée par des hools de Boulogne, comportement peu glorieux pour « le groupuscule des dieux » lors du rassemblement anti-Qatar des Identitaires à Paris<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/13-mai-2012-3eme-edition-de-la-facho-pride-de-batskin/#footnote_3_487" id="identifier_3_487" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Lors de ce rassemblement, d&egrave;s la premi&egrave;re charge des contre-manifestants, le GUD pris la fuite, abandonnant Philippe Vardon sur la place de l&rsquo;Op&eacute;ra">4</a></sup>. Par ailleurs, le GUD ayant organisé sa propre commémoration le soir du 9 mai rue des Chartreux, il n&rsquo;est pas certain que son investissement le 13 mai se poursuive encore longtemps&#8230; Une absence remarquée toutefois dans les rangs du GUD, celle de Kevin « Gaven » Lamadieu. On ne peut y voir une conséquence de son procès en janvier dernier pour agression à caractère raciste&#8230; En effet, bien qu’il fut clairement identifié par la victime il a bénéficié d’une relaxe. Le parquet ayant fait appel, nous aurons certainement l’occasion de revenir sur cette affaire !!</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/05/troisieme_voie.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1637" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/05/troisieme_voie-1024x424.jpg" alt="troisieme_voie" width="600" height="249" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/05/troisime_voie_2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1638" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/05/troisime_voie_2-1024x411.jpg" alt="troisime_voie_2" width="600" height="241" /></a><br />
Parmi les groupes répondant présent à l’appel du plus célèbre des tenanciers de bar, outre son organisation Troisième Voie et ses JNR, qui a défaut de rajeunir se sont étoffés numériquement, on retrouvait le Front Comtois, le Front des patriotes, Nation, le C9M pour les « sans-amis » et les Nationalistes Autonomes Français qui cette année avaient reçu le soutien d&rsquo;Italiens et d&rsquo;Allemands.<br />
<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/05/nation-1f5c8.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1639" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/05/nation-1f5c8.jpg" alt="nation-1f5c8" width="600" height="300" /></a> <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/05/skins-8abdd.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1640" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2012/05/skins-8abdd.jpg" alt="skins-8abdd" width="600" height="300" /></a></p>
<p>A noter l’absence des membres de Troisième Voie Lyon (ex Lyon dissident) et des Lillois de la Maison Flamande (pourtant associés en septembre 2011 à la manifestation solidariste de Lille). Là aussi il semble que les germes de la division se portent bien&#8230;</p>
<p>La grande nouveauté cette année était le nombre élevé de skins d&rsquo;extrême droite par rapport aux années passées. Le concert RAC prévu dans l&rsquo;après-midi dans le 11ème arrondissement avec Frakass, Lemovice et FTP n&rsquo;est sans doute étranger à cela. Parmi les groupes s’affichant comme tel on pouvait retrouver le Picard Krew, les Loups de Turons<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/13-mai-2012-3eme-edition-de-la-facho-pride-de-batskin/#footnote_4_487" id="identifier_4_487" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Bande de skins n&eacute;o-nazis de Tour, proche de Vox Populi. On avait crois&eacute; quelques-uns d&rsquo;entre eux les ann&eacute;es pass&eacute;es. Voir &agrave; ce sujet le tr&egrave;s bon dossier sur Vox Populi et les skins de Tours .">5</a></sup> ainsi que la Fraternité des Artamans. Ce petit groupe de skins néo nazis de l&rsquo;Est de la France semble prendre de plus en plus d&rsquo;importance et son fonctionnement ainsi que ses activités n&rsquo;est pas sans rappeler celui de Nomad 88.</p>
<p>En marge de la manif quelques figures du milieu nationaliste observaient le défilé comme Patrick Gofman, Paul-Marie Couteaux ou encore Alberto Torresano de la Phalange.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_487" class="footnote">le mouvement royaliste sera renommée Inaction Française lors du discours de Serge Ayoub</li><li id="footnote_1_487" class="footnote">Ou plutôt les cadres dirigeants de ce parti puisque les jeunes skins de la NDP Alsace défilaient avec le C9M</li><li id="footnote_2_487" class="footnote">Gabriac était néanmoins présent à cette <a href="http://reflexes.samizdat.net/9-mai-2011-loin-deyzieu-loin-du-coeur/">manifestation en 2011</a> de façon « autonome »</li><li id="footnote_3_487" class="footnote">Lors de ce rassemblement, dès la première charge des contre-manifestants, le GUD pris la fuite, abandonnant Philippe Vardon sur la place de l’Opéra</li><li id="footnote_4_487" class="footnote">Bande de skins néo-nazis de Tour, proche de Vox Populi. On avait croisé quelques-uns d’entre eux les années passées. Voir à ce sujet <a href="http://scalpbesak.files.wordpress.com/2011/12/dossier-hq.pdf)" target="_blank">le très bon dossier sur Vox Populi et les skins de Tours</a> .</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Le Rock Identitaire Français (1) Avertissement de 2010</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 14:30:42 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Oubliés mais pas pardonnés]]></category>
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		<description><![CDATA[Les différents chapitres portant sur le rock identitaire français publiés sur ce site l&#8217;ont d&#8217;abord été en 2004 dans le livre Rock Haine Roll publié par les éditions No Pasaran. Nous les publions en ligne à titre d&#8217;archives. Cela signifie concrètement qu&#8217;ils sont publiés tels qu&#8217;ils ont été écrits sans ajouts, ni modifications, avec leurs [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les différents chapitres portant sur le rock identitaire français publiés sur ce site l&rsquo;ont d&rsquo;abord été en 2004 dans le livre <em>Rock Haine Roll</em> publié par les éditions No Pasaran. Nous les publions en ligne à titre d&rsquo;archives. Cela signifie concrètement qu&rsquo;ils sont publiés tels qu&rsquo;ils ont été écrits sans ajouts, ni modifications, avec leurs défauts et leurs hypothèses. Certaines se sont vérifiées, d&rsquo;autres non. À l&rsquo;heure où une petite scène rock issue de l&rsquo;extrême droite semble se reconstituer à côté de l&rsquo;inoxydable scène RAC<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-1/#footnote_0_451" id="identifier_0_451" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Rock Anti Communiste domin&eacute; par les groupes skinheads n&eacute;o-nazis.">1</a></sup>, ces informations nous semblent utiles pour comprendre les tentatives des différentes obédiences nationalistes et identitaires pour s&rsquo;implanter dans ce mouvement culturel.</p>
<p>Vers l&rsquo;<a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-2/">introduction 2004</a></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_451" class="footnote">Rock Anti Communiste dominé par les groupes skinheads néo-nazis.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>En Walhalla des héros</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Oct 2005 12:03:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le genre NS mytho, il est difficile de faire mieux que Combat 18. L&rsquo;ensemble de l&rsquo;argumentation de ce groupe néo-nazi repose, en effet, sur la construction de mythes et de légendes.</p>
<p>Des leaders post-mortem<br />
En effet, Combat 18 ne valorise pas son chef mais les “héros et martyrs” de la lutte, tant est si bien que le mouvement donne l&rsquo;impression de n&rsquo;avoir que des leaders post mortem.<br />
Bien entendu, le leader incontesté de Combat 18 est le Führer lui-même. Hitler est le Dieu, Mein Kampf, la Bible. Cependant, si le dictateur nazi est une référence politique pour C18, c&rsquo;est également une référence humaine mythifiée, C18 allant même jusqu&rsquo;à vanter les talents de peintre du Führer (que l&rsquo;on compare à ceux d&rsquo;un peintre Juif autrichien de l&rsquo;époque).<br />
Second dans la lignée des Héros, Ian Stuart Donaldson était le chanteur du groupe Skrewdriver, un groupe de Rock Against Communism (RAC). Il a été membre du National Front avant de s&rsquo;en éloigner pour créer la revue Blood and Honour. Il est mort d&rsquo;un accident de voiture en 1993 et fait l&rsquo;objet d&rsquo;un véritable culte dans le milieu national-socialiste anglais mais aussi européen. Combat 18 contredit d&rsquo;ailleurs la thèse de l&rsquo;accident : selon eux, il a été assassiné par l&rsquo;Etat car il constituait un trop grand danger pour le système. Ce point est loin d&rsquo;être anecdotique, car cela lui permet d&rsquo;accéder au rang des “ morts pour la cause ”, de construire le mythe du héros, héros dont le mouvement a besoin pour s&rsquo;incarner. Pourtant le héros n&rsquo;a pas fait grand chose à part chanter.<br />
Si ces deux personnages, mythifiés, ont le statut de Héros, d&rsquo;autres se trouvent aussi valorisés mais ne sont que des martyrs. Un hommage est ainsi rendu à Marcel Schift, qui dirigeait NS Records et participait à la branche scandinave de Blood and Honour (B&amp;H). Ceci dit le véritable martyr est Chris Castle, militant de C18, tué par Charlie Sargent, un ancien leader du mouvement. Les circonstances de la mort importent peu, il s&rsquo;agit de mettre en valeur leurs “ états de service ”, car il est important de montrer qu&rsquo;ils ne sont pas morts pour rien, qu&rsquo;ils étaient de “ bons soldats ”. Chris Castle, qui a été tué en raison de sa proximité avec Will Browning, le principal rival de Charlie Sargent, devient ainsi une victime de ZOG, l&rsquo;ennemi juré du groupe. Il faut bien maintenir la cohésion du groupe et donner des repères à ces jeunes en déshérance.<br />
La “ Cause ”, le “ Combat ” perd donc son contenu réel pour s&rsquo;incarner dans des êtres mythiques : Combat Adolf Hitler et tout est dit. On y associe une vague idée de “ guerre des races ” et de “ supériorité de la race aryenne ” et le tour est joué, ne reste que l&rsquo;image. L&rsquo;icône remplace les idées.</p>
<p>Images et mythes<br />
L&rsquo;ensemble de l&rsquo;affichage extérieur de C18 met, en effet, en oeuvre une logique de représentation de la violence et du nazisme. Sur la page d&rsquo;entrée du site internet se succèdent avec des variantes selon les dates, des hommes masqués et armés sur fond de croix celtique, un homme levant une arme devant une croix gammée dans une ambiance flamboyante, une jeune femme blonde armée d&rsquo;une mitraillette, et bien sûr la photo d&rsquo;Adolf Hitler entourée de croix gammées. Swatikas, têtes de mort (logo de C18, qui reprend le symbole de la SS Totenkopfverbande ), armes et soldats en armures, symboles runiques (la “ Three Sevens Swatika ” de B&amp;H, la croix celtique) et le poing blanc levé font partis du folklore obligé. Quant aux morts, on les accueille à Walhalla, la cité d&rsquo;Odin où les héros se retrouvent pour festoyer et faire la guerre. On entre ainsi dans un monde mythique, mélange de références celtiques, nationales-socialistes, odinistes et “ aryanistes ”, un univers dans lequel le militant se conçoit comme un soldat de la “ race blanche ”, un combattant de l&rsquo;ombre qui doit être prêt à subir l&rsquo;isolement et l&rsquo;incompréhension de tous, de ceux qui sont incapables de voir la vérité: il doit être prêt à tout quitter comme le souligne le “Manuel de Combat” qu&rsquo;ils proposent .<br />
Mais si l&rsquo;on parle de jeu sur l&rsquo;image, c&rsquo;est aussi que C18 n&rsquo;a pas, à proprement parler, de programme politique. En effet, l&rsquo;ensemble des objectifs du groupe se résume à l&rsquo;instauration d&rsquo;un régime national-socialiste et au combat contre ZOG. En d&rsquo;autre terme, C18 est engagé dans une logique de combat révolutionnaire et terroriste, dans lequel la “ Cause ” devient un référent mythique, plus qu&rsquo;un réel projet. Le programme de Combat 18 est la guerre et la destruction de l&rsquo;ordre existant. Tout est fait pour amener au passage à l&rsquo;acte “le guerrier national-socialiste”, l&rsquo;acte qui fera de lui un héros. L&rsquo;absence de programme doit être vue comme une conséquence de la posture des militants de Combat 18 : ce sont des résistants à l&rsquo;ordre actuel, avec ses martyrs, qui donnent une dimension quasi-religieuse à leur combat, la question d&rsquo;un programme politique réaliste n&rsquo;est donc pas à l&rsquo;ordre du jour.<br />
Le discours de Combat 18 comprend en cela les caractéristiques du fanatisme : simplification, certitude, personnalisation, refus des autres systèmes idéologiques. La tautologie tient lieu de définition : “Le National Socialisme est l&rsquo;idéologie des mouvements Nationalistes Révolutionnaires que Blood &amp; Honour représente. Il ne peut y avoir ni doute ni discussion à ce sujet. Pourquoi? Parce que c&rsquo;est la seule idéologie qui non seulement reflète les éternelles lois de la Nature et nos intérêts en particulier, mais aussi contient la force énergétique nécessaire pour amener ses partisans au mieux à la victoire, au moins à un combat honorable. Le National Socialisme n&rsquo;est pas seulement le Bien, c&rsquo;est surtout la seule alternative qui n&rsquo;est pas vouée à l&rsquo;échec.” Ce n&rsquo;est pas tant le contenu du national-socialisme qui est important mais sa nature. Le combat se conçoit, en effet, dans une dimension millénariste. Il ne sert dès lors plus à rien de définir le but du combat car il est nécessaire et inévitable.</p>
<p>Lutte armée : mythe et réalité<br />
Plus encore qu&rsquo;être violent, l&rsquo;important est d&rsquo;être perçu comme tel, de faire peur. Le groupe joue véritablement la carte de l&rsquo;image et en ce sens, on peut considérer que sa stratégie est un succès. Cependant, en dehors des bastons de hooligans et de sorties de pub, du passage à tabac d&rsquo;antifascistes et de quelques agressions envers des immigrés, on ne trouve pas grand chose. Certes, ce type d&rsquo;actes n&rsquo;est pas à minimiser, mais on attend quand même autre chose d&rsquo;un groupe qui se dit terroriste à l&rsquo;échelle mondiale. Une partie du groupe, sous l&rsquo;influence de Will Browning, avait décidé de passer un cran au-dessus et de faire ce dont ils avaient toujours parlé, commencer à détruire le système, pour que puisse émerger le national-socialisme. En 1997, ils ont donc décidé de lancer une campagne de colis piégé depuis le Danemark. Cependant, la campagne de terreur a été arrêtée avant qu&rsquo;elle ne commence par les policiers danois, alors qu&rsquo;ils faisaient des essais d&rsquo;explosifs dans un cimetière. Ce qui devait être le début de la guerre fut donc un échec. Elle a même coûté plus au groupe qu&rsquo;elle n&rsquo;a rapporté, coût financier pour la préparation mais aussi coût en terme de soutien, car cette campagne n&rsquo;était voulue que par une petite minorité et elle a suscité de nombreuses critiques à l&rsquo;extrême droite. Ainsi, on peut citer les commentaires de Georges Hawthorne (dirigeant du label Resistance records, l&rsquo;un des plus grands labels de White Noise, concurrent direct de ISD Records, le label de Will Browning, membre de C18) : “ C18 se considère comme des sortes de “terroristes”, et se comporte exactement comme dans un navet d&rsquo;Hollywood avec le mouvement White Power. Le seul problème est que les “terroristes” qui aime à raconter combien ils sont “terribles” ne font jamais ce qu&rsquo;ils promettent.” D&rsquo;ailleurs, beaucoup ont quitté C18 suite à cet épisode, d&rsquo;autant qu&rsquo;au même moment, Charlie Sargent assassinait Chris Castle. Les chefs de C18 se sont donc retrouvés en prison et Darren Wells, qui faisait partie du petit groupe de Browning est passé à l&rsquo;ennemi (il a commencé à donner des informations à Searchlight), tout en prenant la tête de C18. Le groupe s&rsquo;est donc retrouvé affaibli, mais il a continué à beaucoup parler autour d&rsquo;une bière, ne rien faire en attendant que des allumés passent à la pratique.</p>
<p>The “ Leaderless Resistance ”, nouvelle forme d&rsquo;activisme<br />
Le concept de “ leaderless resistance ” a, en fait, été développé par le colonel Ulius Louis Amos, un agent des services secrets américains, en avril 1962. Ses théories sur l&rsquo;organisation concernaient à l&rsquo;origine la menace communiste qu&rsquo;il considérait pouvoir venir de partout. L&rsquo;idée a, ensuite, été reprise et popularisée par Louis Beam, un militant racialiste américain, qui expose son idée dans The Seditionist en 1992. L&rsquo;idée est de casser l&rsquo;organisation hiérarchique des mouvements et de favoriser les actes individuels. Un moyen particulièrement efficace pour une organisation, qui se veut terroriste, car elle-même ne risque rien, elle capitalise sur les actes des autres. Le site de C18 consacre à cet effet de nombreuses pages à expliquer comment être un bon militant, et même un bon terroriste, dans son chapitre appelé The National Socialist Political Soldiers Handbook. On y recense des conseils pour se maintenir en forme, à côté des moyens de “ ZOG ” pour surveiller le monde, des méthodes d&rsquo;enquête de police ainsi que des conseils de base aux futurs terroristes (par exemple, ne pas rester pour regarder une explosion, car certains sont morts de cette façon). Le “ guerrier politique ” est encore une fois à l&rsquo;honneur.<br />
La mise en valeur de la “ leaderless resistance ” est consécutive à l&rsquo;“ affaire Brunerie ”. Quel rapport entre ce membre d&rsquo;Unité Radicale, qui a cherché à tirer sur Jacques Chirac et C18 ? Aucun lien réel, effectivement, mais un lien virtuel. Combat 18 s&rsquo;est ainsi réapproprié l&rsquo;acte de sieur Maxime Brunerie qui avait écrit sur leur forum : “ Regardez la télé dimanche, je serais la star&#8230; Mort à zog,88! ”. Le 15 juillet, on pouvait lire en ouverture du site: “À tous les leaders européens et leurs collaborateurs qui cherchent à faire passer C18 pour un groupe de racistes sans cervelle, nous espérons que les événements du 14 juillet 2002 leur rappelleront que C18 et ses sympathisants veulent et sont capables d&rsquo;agir dans tous les pays d&rsquo;Europe.” Ainsi, C18 exploite l&rsquo;acte avorté de Maxime Brunerie comme un acte du mouvement. Voilà comment ils ont cherché à transformer un acte isolé, d&rsquo;amateur en acte international de guerre, une bataille contre ZOG. Maxime Brunerie voulait être un héros de la “ race blanche ”, le site de C18 lui en a donné la possibilité et peu importe que l&rsquo;acte ait échoué.<br />
Ce n&rsquo;était d&rsquo;ailleurs pas la première fois que C18 utilisait un acte individuel pour se faire de la publicité. Ainsi, en 1998, David Copeland organisait une campagne de plasticage dans les quartiers noirs de Londres . Or, si le jeune homme entretenait des relations avec le BNP, aucune relation n&rsquo;a pu être trouvé avec C18. Le premier a condamné les actes, les seconds ont approuvé et même revendiqué la campagne. Enfin, la “leaderless resistance” est le concept qui guide l&rsquo;opération Redwatch. Il s&rsquo;agit en fait de mettre en ligne nom, adresse, photos des ennemis à abattre. Rien de mieux pour attirer quelques fondus près à en découdre.</p>
<p>Alors C18 des mythos? Darren Wells revenant sur son passé et notamment les lettres piégées, explique “ tout n&rsquo;était que fantaisie, mais nous avons commencé à vivre dans notre propre monde irréel ”.<br />
En résumé : comment devenir un “bon à rien”<br />
1 &#8211; se faire tatouer des swatikas sur le corps, parler en “codes secrets” et boire de la bière en fantasmant sur la guerre des races<br />
2 &#8211; taper sur ses ennemis (en racontant qu&rsquo;ils sont dirigés par ZOG)<br />
3 &#8211; faire sauter des explosifs dans un cimetière<br />
4 &#8211; essayer de tirer sur un président<br />
5 &#8211; se faire tirer dessus par un copain (qui était en fait un agent de ZOG)<br />
6 &#8211; chanter en faisant des Zieg et mourir jeune dans un accident (qui est en fait un grand complot de ZOG)<br />
7 &#8211; être l&rsquo;Unique, Adolf Hitler</p>
<p>Encadré<br />
Les chiffres et les lettres<br />
Petit glossaire des codes secrets (non exhautif) à l&rsquo;usage du mytho</p>
<p>5 : pour 5 mots : I have nothing to say. (je n&rsquo;ai rien à déclarer, en particulier utilisé face à la police)<br />
311 : pour 3&#215;11, trois fois la onzième lettre de l&rsquo;alphabet. KKK &#8230; ça ne vous dit rien.<br />
33 : devinez, c&rsquo;est aussi 3&#215;11, le Ku Klux Klan.<br />
83 : pour la 8eme lettre de l&rsquo;alphabet H et la 3eme, C : Heil Christ ! Ah ça, vous ne vous y attendiez pas!<br />
4/20 : l&rsquo;anniversaire du Maitre, le seul, l&rsquo;unique, Le Führer Adolf Hitler.<br />
23 : la 23eme lettre de l&rsquo;alphabet, W pour White<br />
100% : 100% Aryen.<br />
Et bien sûr, les classiques, beaucoup plus répandus :<br />
18 : 1ere et 8eme lettre de l&rsquo;alphabet : Adolf Hitler<br />
88 : sur le même principe, Heil Hitler !<br />
14 : pour les 14 mots de David Lane, raciste notoire, notamment condamné pour avoir dynamité une synagogue : “ We must secure the existence of our people and a future for white children. ” (Nous devons sécuriser l&rsquo;existence de notre peuple et le future des enfants blancs.)</p>
<p>Rahowa : Racist Holy War (Guerre sainte raciste)<br />
SWP : Supreme White Power<br />
CI : Christian Identity (Identité Chrétienne)<br />
DOC : Disciple of Christ<br />
ORION : Our Race is Our Nation. (Notre race est notre nation)<br />
KIGY : Klansman, I Greet You. (Homme du Klan, je te salue !)<br />
WPWW : White Power World Wide<br />
ZOG : le grand classique forgé par William Pierce, auteur du célèbre Turner Diaries et ancien membre du parti nazi américain ; Zionist Occupation Government (Gouvernement sioniste d&rsquo;occupation), “L&rsquo; ennemi”.</p>
<p>Note de lecture :<br />
White Riot. The violent story of Combat 18. Nick Lowles. Milo Books, 2001, 338 p.<br />
Le livre relate l&rsquo;histoire de Combat 18 de sa naissance en tant que service d&rsquo;ordre du British National Party, jusqu&rsquo;aux coulisses des émeutes de 2001. Très bien documenté, le livre regorge d&rsquo;anecdotes et dresse un tableau clair de la mouvance néo-nazie à travers les réseaux internationaux de Blood &amp; Honour et le White Noise. Il permet d&rsquo;en finir avec les mythes sur C18. Seul inconvénient : il n&rsquo;est pas traduit et n&rsquo;est quasiment disponible qu&rsquo;en Angleterre.</p>
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		<title>MP 88 : quand les fafs chantent le web&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2004 13:13:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
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		<category><![CDATA[Coq gaulois]]></category>
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		<category><![CDATA[Rock Identitaire Français (RIF)]]></category>

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		<description><![CDATA[Le web a attiré toutes les tendances de l&#8217;extrême droite française sans pour autant réussir à toujours en tirer profit. Qu&#8217;en est-il dans le domaine musical ? On a vu apparaître ces dernières années une pléiade de sites spécialisés sur le Rock Identitaire Français (RIF) ou le Rock Against Communism (RAC), des sites de groupes [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le web a attiré toutes les tendances de l&rsquo;extrême droite française sans pour autant réussir à toujours en tirer profit. Qu&rsquo;en est-il dans le domaine musical ? On a vu apparaître ces dernières années une pléiade de sites spécialisés sur le Rock Identitaire Français (RIF) ou le Rock Against Communism (RAC), des sites de groupes musicaux (Fraction Hexagone, 9e Panzer Symphonie pour les plus anciens, Basic Celtos, Brixia, Elendil pour les plus récents), des labels ou distributeurs (rock en stock, Bleu Blanc Rock), des pages perso&#8230;<br />
qu&rsquo;en est-il réellement ?</strong></p>
<p>Dans le domaine musical, l&rsquo;utilisation d&rsquo;Internet par l&rsquo;extrême droite s&rsquo;est développée avec l&rsquo;apparition du RIF et s&rsquo;est surtout accentuée ces deux dernières années. Si, jusque dans les années 1997-1998, la musique nationaliste en France tournait principalement autour du RAC, se caractérisant par une musique puissante voire violente (oï ou hard-core) et suivie par un public composé de boneheads primaires et de néo-nazis dégénérés, ces dernières années furent plus axées sur la création et le développement du RIF, censé être plus «présentable». Les deux scènes ayant beaucoup de mal à se côtoyer, on a eu le plaisir d&rsquo;assister pendant quelques années à différentes embrouilles entre les anciens, partisans d&rsquo;une ligne dure, et la nouvelle tendance ne rêvant que de télé et de radio. C&rsquo;est dans ce contexte mouvementé que s&rsquo;est développé Internet pour eux.<br />
Si la question principale est de savoir si l&rsquo;activité sur Internet est bien le reflet de leur présence sur le terrain, on peut sans difficulté répondre par l&rsquo;affirmative. La pauvreté de la scène musicale faf (si on peut parler de scène) est semblable à celle de leur présence sur Internet. En effet le bilan après quelques années n&rsquo;est pas brillant. Les concerts réunissent rarement plus d&rsquo;une centaine de personnes, tournent autour d&rsquo;une dizaine de groupes, il n&rsquo;existe pas ou peu de fanzines sur la musique, bref, malgré tous les efforts pour rendre plus «fréquentables» leurs concerts et plus abordable leur musique (puisque maintenant la musique identitaire comprend aussi bien du rock que de la techno, de la variété, voire même du rap), le RIF n&rsquo;a pas réussi à s&rsquo;attirer un nouveau public ni à augmenter le nombre de ses concerts.</p>
<h3>Le roi des animaux</h3>
<p>Pourtant l&rsquo;outil Internet n&rsquo;a pas été négligé, et rapidement, plusieurs acteurs du milieu RIF s&rsquo;y sont intéressés. Parmi les sites plus anciens et les mieux faits dans ce domaine figurait le Lion des Flandres, site disparu depuis le début de l&rsquo;année 2001, probablement suite à la mise en lien des <em>Carnets de Turner</em> (publication interdite, ce qui déclencha l&rsquo;ouverture d&rsquo;une instruction judiciaire), l&rsquo;adresse renvoya un moment sur le site du groupe RIF Elendil, puis finalement sur celui du Gud Lille. Depuis le Lion semble s&rsquo;être mis au vert.<br />
On trouvait sur le site du Lion des Flandres ce qui constituera la composition classique d&rsquo;un site RIF, à savoir :<br />
- une description des groupes RIF avec photos, textes, fichiers MP3, discographie et interviews, les groupes RAC, trop marqués, étant souvent oubliés ;<br />
- l&rsquo;actualité musicale : sortie de K7, CD, démos des groupes, comptes rendus de concerts ayant eu lieu, publications liées au RIF ou en parlant ;<br />
- une liste de diffusion contrôlée : annonce des mises à jour du site, des dates de concerts ;<br />
- une liste de liens vers des sites «amis», souvent très complète ;<br />
- parfois, pour les sites les plus complets, des éditoriaux ou autres textes sortis de la mouvance NR.<br />
Le Lion des Flandres fut certainement un pionnier sur Internet dans le domaine du RIF.</p>
<h3>Les deux pieds dedans</h3>
<p>Depuis deux ans environ sont apparus ceux qui vont devenir les nouvelles références en matière de RIF sur Internet : le Coq gaulois (en mai 1999) et Bleu Blanc Rock (en mars 2001).<br />
Le Coq gaulois, d&rsquo;abord hébergé sur Angelfire, qu&rsquo;il quitta début 2001 suite à un «problème de déontologie», est maintenant propriétaire de son nom de domaine depuis mai 2001. Il l&rsquo;a acheté à l&rsquo;étranger, ce qui permet de ne pas déclarer son identité ou d&rsquo;en déclarer une fausse, en l&rsquo;occurrence Jean Dupont résidant 88 rue de Vichy à Paris (on notera l&rsquo;humour très particulier du webmestre).<br />
Ce site assez bien fait et mis à jour mensuellement est animé par une seule personne qui se fait appeler le Coq gaulois. Présent depuis longtemps dans tous les concerts fafs, il n&rsquo;hésite pas à faire des aller-retour dans toute la France et fait un peu figure d&rsquo;ancien dans le microcosme du RIF. Il suit aussi de près l&rsquo;évolution d&rsquo;Unité Radicale (UR) et autres «mouvement de jeunesse» (on a pu le voir cette année au 1er mai d&rsquo;UR directement débarqué de son fief lyonnais), le but étant d&rsquo;amener un maximum de jeunes nationalistes autour de la musique.<br />
Comme sur celui du Lion des Flandres, on trouve sur son site un descriptif de tous les groupes RIF de la scène actuelle : Aion, Basic Celtos, Brixia, Elendil, In Memoriam, Kaiserbund, le Ksan, Vae Victis&#8230;<br />
Il est aussi le seul à s&rsquo;être ouvert à l&rsquo;étranger avec des liens vers des groupes espagnols (Celtica, Estirpe Imperial), suédois (Hel, Ultima Thule), italiens (Lon-dinium SPQR, Sottofasciasemplice, Zetazeroalfa), allemand (Carpe Diem), québécois (Trouble Makers) et slovène (Laibach). La plupart peuvent être commandés chez Memorial Record à Paris.<br />
Le site du Coq gaulois est malgré tout beaucoup plus complet que celui du Lion des Flandres ou d&rsquo;autres sites musicaux puisqu&rsquo;on y trouve aussi des rubriques «Lectures», «Tribunes Libres» et «Fanzines» : dans la première, on retrouve les derniers ouvrages d&rsquo;auteurs d&rsquo;extrême droite, avec un lien vers l&rsquo;Orphéon (ancien bimestriel où l&rsquo;on peut lire les signatures de Roland Gaucher ou Jean Mabire et dont les sujets de prédilection sont l&rsquo;islam et l&rsquo;immigration ou la Seconde Guerre mondiale et les Waffen SS) ; dans la seconde rubrique, des tribunes libres de Philippe Schleiter, directeur national du MNJ, de Marguerite Bastien ou de Georges-Pierre Tonnelier du FNB (Front Nouveau de Belgique) ou encore de Guillaume Luyt, membre du comité directeur d&rsquo;UR et animateur de la CoordiNation, par ailleurs ancien directeur national du FNJ ; et enfin côté fanzine, il n&rsquo;y a plus que <em>Fier de l&rsquo;Être</em> (de la banlieue sud parisienne) à figurer sur le site depuis la disparition de <em>Tribune musicale</em> (éphémère revue consacrée au RIF, dont seul six numéros sont parus courant 2000-2001). Enfin, annoncé pour le mois d&rsquo;octobre sur le site, un nouveau magazine «culturel», <em>Quartier libre</em> (proche du MNJ, à la même adresse que Mémorial Records), n&rsquo;est toujours pas sorti.<br />
Quatre autres rubriques complètent le site sans briller par leur contenu : elles n&rsquo;ont quasiment jamais été mises à jour depuis l&rsquo;ouverture du site. L&rsquo;une s&rsquo;appelle «Quelques interrogations légitimes» : elle fait le tour des questions racistes les plus primaires ; l&rsquo;autre regroupe des «propos politiquement incorrects» (ceux de Chirac sur le bruit et l&rsquo;odeur ou ceux de Rocard sur toute la misère du monde que l&rsquo;on ne peut accueillir, bref, rien de bien neuf), la troisième nous dévoile «quelques infos sur F. Mitterrand», là encore pas de scoop, la jeunesse française de Mitterrand ayant déjà fait couler beaucoup d&rsquo;encre. La dernière rubrique, la plus risible, nous rappelle notre «culture nationale», à savoir le coq gaulois, la Marseillaise et le drapeau tricolore : pauvre de nous !<br />
Bizarrement, le forum du site ne figure pas sur la page d&rsquo;accueil mais dans une sous-rubrique du chapitre consacrée au RIF, comme pour axer les discussions autour de la musique et éviter tous risques de considérations politiques de bas étage. On retrouve dans ce forum tous les acteurs du milieu musical d&rsquo;extrême droite actuel, des groupes musicaux au simple spectateur, tout ce petit monde débattant des grandes questions existentielles de la scène RIF : comment sortir de l&rsquo;isolement médiatique, comment réussir l&rsquo;union autour du RIF après la scission FN-MNR, doit-on investir tous les styles musicaux au risque de se couper d&rsquo;une partie du public (celui qui a le bras tendu n&rsquo;étant pas toujours compatible avec la recherche de respectabilité)&#8230;<br />
Depuis quelques mois, le site du Coq gaulois organisait également un concours RIF où l&rsquo;on pouvait gagner les CDs de nos groupes détestés, malheureusement la réactivation du plan Vigipirate l&rsquo;a contraint à suspendre le jeu, car il n&rsquo;est plus possible actuellement d&rsquo;expédier par la poste des colis anonymement, et le webmestre se refuse à divulguer son identité. À noter aussi dans la série parano sa page d&rsquo;accueil, sur laquelle, si l&rsquo;on clique sur l&rsquo;écusson du Coq, apparaît le dessin d&rsquo;une personne que l&rsquo;on cherche à faire parler et qui déclame «Mais puisque j&rsquo;vous dis que je ne sais pas qui c&rsquo;est le coq gaulois !!!». Aurait-il honte de ses opinions, ou bien de la musique qu&rsquo;il écoute (ou qu&rsquo;il vante en tout cas) ?<br />
Une liste de liens vient compléter le site avec une trentaine d&rsquo;adresses, pour moitié consacrées à la musique, pour le reste à des organisations politiques (FNJ, MNJ, FNB) et autres associations militantes (AGIR, Unité radicale, Nation française).<br />
Depuis peu figure sur sa page d&rsquo;accueil un lien direct avec Canal RIF, une radio via Internet créée au début de l&rsquo;été qui diffuse des concerts (comme le concert d&rsquo;In Memoriam à Vitrolles en novembre 1998) ou qui donne des «cartes blanches» à des groupes (Aion en septembre et Basic Celtos en octobre). Le site n&rsquo;est pas assez ancien pour en voir réellement l&rsquo;utilité, mais cela a au moins le «mérite» de combler une lacune puisque même sur Radio Courtoisie, le RIF n&rsquo;a pas réussi à faire son entrée. Malgré le soutien du Coq gaulois, le webmestre a l&rsquo;air de se plaindre du manque d&rsquo;auditeurs.</p>
<h3>BBR, ach gross Filou</h3>
<p>Bleu Blanc Rock, l&rsquo;autre site de référence sur le RIF, est la vitrine de l&rsquo;association du même nom. Créée fin 1998 par Fabrice Robert d&rsquo;Unité radicale, membre du groupe Fraction (ex-Fraction Hexagone), par Jean-Christophe Bru du groupe Ile-de-France et par Paul Thore du fanzine L&rsquo;Épervier, l&rsquo;association a ouvert son site en mars 2001 sous l&rsquo;impulsion de Fabrice Robert (déjà webmestre du site d&rsquo;Unité radicale).<br />
L&rsquo;association prétend avoir pour but «de diffuser le rock indépendant anti-mondialiste auprès du grand public», c&rsquo;est du moins ce qu&rsquo;il dit dans une interview qu&rsquo;on peut lire actuellement sur leur site. À l&rsquo;ouverture du site, la même interview en ligne parlait de «diffuser le rock nationaliste», ce qui n&rsquo;est pas exactement la même chose.<br />
Il faut reconnaître qu&rsquo;ils ont su faire évoluer leur discours au vu de l&rsquo;actualité internationale&#8230; comme le montre l&rsquo;exemple suivant, qui pourrait s&rsquo;intituler «Comment dissimuler un bon gros nationaliste derrière un gentil manifestant anti-mondialisation» et qui rappelle la tentative d&rsquo;action des militants d&rsquo;Unité radicale lors du grand ballet anti-mondialisation de Millau au mois de mai 2001. À la même époque, et durant plusieurs mois, la page d&rsquo;accueil du site BBR était un édito intitulé «Le rock n&rsquo;est pas une marchandise». La volonté clairement affichée d&rsquo;infiltrer les luttes anti-mondialisation (mais aussi les campagnes anti-MacDo ou les luttes écolos) pour y apporter, doucement mais sûrement, un discours nationaliste et identitaire, se ressent sur chaque page du site. On y parle davantage de rock anti-système que de rock nationaliste ou identitaire. Les liens annoncés sur la page d&rsquo;accueil sont dans la droite ligne de cette stratégie de récupération. Le premier lien à inaugurer cette rubrique, appelée «Actualité sur le web» fut le site d&rsquo;Indymédia France (voir capture d&rsquo;écran ci-dessus), agence de presse alternative créée à l&rsquo;occasion du contre-sommet de Seattle en 1999 et qui a depuis couvert tous les sommets (Prague, Göteborg, Gênes). Menacé d&rsquo;une plainte par l&rsquo;animateur d&rsquo;Indymédia, le lien a été supprimé (ou plutôt archivé) et remplacé successivement par une autre agence de presse alternative : le Maquis de Paname, puis par les écolos d&rsquo;Earth First, eco-warriors américains.<br />
L&rsquo;actualité musicale reste dans le même esprit, s&rsquo;y retrouvent chroniqués des groupes clairement antifascistes comme Assassin, Rage againt The Machine, Parabellum ou Tryo (chacun dans un style musical différent), permettant ainsi à la fois d&rsquo;avancer masqué derrière des groupes qui servent à leur insu de caution, mais aussi et surtout de figurer dans les moteurs de recherche lorsque l&rsquo;on tape un nom de groupe : le fan inconditionnel est ainsi attiré, de même que le groupe lui-même qui, souvent, vérifie son nom sur les moteurs de recherche. Dans le même temps, leur catalogue de distribution est des plus explicites puisqu&rsquo;il ne comprend que des groupes RIF, commandables à l&rsquo;adresse de l&rsquo;association à Châteauroux.</p>
<h3>Pour vivre heureux, vivons cachés</h3>
<p>Avec une présentation de leur activité militante (plus que pauvre) et des «outils» mis à la disposition des militants (autocollants, affiches, K7), les animateurs du site ne laissent rien paraître de leurs réelles activités, comme la présence du webmestre du site, Fabrice Robert, aux Assises d&rsquo;Unité radicale le 22 mai 2001 à Paris (intervention intitulée «Investir le champ culturel et les nouveaux médias») ou aux Rencontres nationalistes à Bruxelles le 6 octobre, organisées par les animateurs de la revue Devenir et du groupe politique Nation (sur «La presse nationaliste, perspectives, espoir», Robert intervenant pour parler de son rôle de webmestre). Aucune allusion non plus au stand qu&rsquo;ils ont tenu aux BBR (pour Bleu Blanc Rouge, cette fois ci), la fête annuelle du Front national à Paris, stand où l&rsquo;on pouvait se tenir informés sur le prochain concert organisé par le GUD Bretagne à Mordelles avec Bagadou Stourm, Reconquista et Fraction (toujours avec l&rsquo;inévitable Fabrice Robert). D&rsquo;ailleurs, ce concert ne fut même pas annoncé sur le site, comme tous les autres concerts du genre d&rsquo;ailleurs, car sinon le vernis «rock anti-système / anticapitaliste / anti-mondialistion» risquerait de se craqueler pour révéler le vrai visage de cette musique.<br />
Toutefois, nos petits amis du RIF semblent faire des émules puisque vient d&rsquo;apparaître un lien vers un site de musique identitaire allemande : IDM.</p>
<h3>Et la concurrence ?</h3>
<p>Bizarrement absent d&rsquo;Internet jusqu&rsquo;à présent, Mémorial Records, l&rsquo;autre label du RIF, devrait avoir ouvert son site au mois de décembre, mais rien de bien neuf n&rsquo;est annoncé : news, groupes, forum, MP3, vidéo, tout cela en écoutant Canal Rif.<br />
Du côté des groupes, pratiquement tous ont leur site, mais peu d&rsquo;entre eux cherchent à l&rsquo;exploiter : pas de mise à jour, aucune info, pas de forum&#8230; À noter quand même l&rsquo;exemple de Basic Celtos (rap / fusion) qui, depuis quelque temps, tente de squatter les forums musicaux pour annoncer son dernier album. Ils ont presque réussi avec le site de rap les Rapaces, mais cela a finalement produit l&rsquo;effet inverse, puisque les rappeurs ont découvert la supercherie et ont mis en ligne sur leur site un dossier sur Basic Celtos avec différentes interviews du groupe ne laissant aucun doute sur leurs opinions.<br />
Voilà donc le paysage actuel du web musical faf en France ; après quelques années de travail sur ce média, on pourrait dire que la boucle est bouclée. La tentative de dissimulation derrière un discours anti-&#8230;tout par certains ou bien la recherche (presque la quête) de respectabilité avec la mise en avant de musique plus abordable pour d&rsquo;autres n&rsquo;ont finalement rien apporté de plus à ce jour au milieu de la musique d&rsquo;extrême droite.</p>
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		<title>Blood and Honour en Grande-Bretagne</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Feb 2003 18:36:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Blood & Honour (BH)]]></category>
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		<description><![CDATA[Blood and Honour en Grande-Bretagne La naissance de Blood and Honour remonte à 1979 : cette année-là, le parti néo-nazi anglais National Front (NF), en réaction au développement du mouvement « Rock Against Racism » appela à la création du « Rock Against Communism » (RAC), et gagna à sa cause le groupe-phare de la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Blood and Honour en Grande-Bretagne<br />
</strong><br />
La naissance de Blood and Honour remonte à 1979 : cette année-là, le parti néo-nazi anglais National Front (NF), en réaction au développement du mouvement « Rock Against Racism » appela à la création du « Rock Against Communism » (RAC), et gagna à sa cause le groupe-phare de la scène rock néo-nazie de l’époque, Skrewdriver, dont le chanteur était Ian Stuart Donaldson. La collaboration entre le NF et les militants de la scène skinhead néo-nazie anglaise mena en 1984 à la création du White Noise Club (WNC), un réseau rassemblant des groupes, des organisateurs de concerts et des cadres politiques. Le WNC offrait ainsi aux groupes de musique néo-nazie la possibilité de produire des disques de qualité plus professionnelle qu’auparavant et d’organiser des concerts.</p>
<p>Une partie des skinheads néo-nazis militants, s’étant sentis trahis par le NF sur la question financière, décida de prendre ses distances avec ce parti au sein du WNC pour finalement créer Blood and Honour, dont le leader incontesté était Ian Stuart Donaldson. Libéré de toutes contraintes, Blood and Honour devint une organisation politique, sans pour autant exiger de ses membres une appartenance formelle. « La musique est le moyen idéal d’amener la jeunesse au national-socialisme. » : ces paroles de Ian Stuart constituent le credo politique de Blood and Honour, et de fait, cette organisation joua un rôle important dans la diffusion de l’idéologie néo-nazie, s’appropriant la culture skinhead et choisissant la musique comme vecteur principal.</p>
<p>À la fin des années 1980, Blood and Honour finit par devenir populaires dans d’autres pays européens ainsi qu’aux États-Unis. Après la mort de Ian Stuart en 1993 dans un accident de voiture, une lutte pouvoir s’engagea au sein de Blood and Honour, provoquée par le groupe terroriste néo-nazi anglais Combat 18 (C18), qui chercha à prendre le contrôle de Blood and Honour par la violence et la manipulation.<br />
Une fois sous l’influence de C18, Blood and Honour devint de plus un alibi culturel et une source de financement pour l’organisation terroriste néo-nazie, qui par la suite n’hésita pas une seule foi à assassiner aussi bien ses adversaires que ses concurrents du très lucratif marché de la musique néo-nazie.</p>
<p>Paru dans REFLEXes n°2, automne 2000</p>
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		<title>Nazi Rock</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jan 2003 18:14:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Durandal]]></category>
		<category><![CDATA[Lemovice]]></category>
		<category><![CDATA[Rock Against Communism (RAC)]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 11 janvier dernier a eu lieu à Bonnac-la-Côte, près de Limoges, le premier concert RAC (Rock Against Communism) de l&#8217;année. Réunissant environ 150 boneheads et/ou militants nationalistes ou carrément nazis, le set avait pour affiche Konkwista 88 (Pologne), Durandal (Essonne), Lemovice (Limoges) et Legittima Offesa (Italie). Il était organisé par l&#8217;équipe de Lemovice, emmenée [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 11 janvier dernier a eu lieu à Bonnac-la-Côte, près de Limoges, le premier concert RAC (Rock Against Communism) de l&rsquo;année. Réunissant environ 150 boneheads et/ou militants nationalistes ou carrément nazis, le set avait pour affiche Konkwista 88 (Pologne), Durandal (Essonne), Lemovice (Limoges) et Legittima Offesa (Italie). Il était organisé par l&rsquo;équipe de Lemovice, emmenée par Mickaël Marchadier et Thomas Craé. L&rsquo;un et l&rsquo;autre sont &nbsp;&raquo; bien &nbsp;&raquo; connus dans la région, le premier pour avoir animé une boutique de boneheads pendant quelques temps sur Limoges même et le second pour produire un fanzine assez représentatif de l&rsquo;humour bonehead, &nbsp;&raquo; Et pourquoi pas ? &laquo;&nbsp;. Comme d&rsquo;habitude, le concert a généré son lot d&rsquo;embrouilles internes au milieu bonehead, en l&rsquo;occurence avec la 9° Panzer Symphonie (Essonne). Au delà de ces anecdotes, ce 1° RAC 2003 amène quelques réflexions :<br />
- le maire socialiste de Bonnac est un abruti. Alors qu&rsquo;il était prévenu depuis plusieurs jours de la possibilité de la tenue d&rsquo;un concert nazi, il a préféré ne rien faire pour ensuite mieux pleurnicher d&rsquo;avoir été &nbsp;&raquo; piégé &laquo;&nbsp;. Pauvre type.<br />
- les concerts RAC français doivent une partie de leur succès aux boneheads étrangers qui n&rsquo;hésitent pas à parcourir des centaines de kilomètres pour venir assister à un set. On peut faire ce constat non seulement dans les régions frontalières mais aussi pour des concerts &nbsp;&raquo; centraux &laquo;&nbsp;. Cette fois-ci on pouvait remarquer des Anglais, Allemands, Flamands, Polonais et Italiens.<br />
- même s&rsquo;il est encore peu envisageable de vouloir empêcher ces concerts &#8211; pour des raisons évidentes, tant policières que &nbsp;&raquo; physiques &nbsp;&raquo; &#8211; le Scalp Limoges a prouvé ce week-end qu&rsquo;on pouvait clairement les gêner en faisant un bon travail d&rsquo;information et de pression en direction des autorités municipales. Cela met une fois de plus certains &nbsp;&raquo; antifascistes &nbsp;&raquo; de salon face à leurs contradictions et à la nullité du discours selon lequel il n&rsquo;y aurait que le recours à l&rsquo;autorité policière pour annuler ce type d&rsquo;&nbsp;&raquo; événement &laquo;&nbsp;&#8230;</p>
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		<title>Et maintenant, que vont-ils faire ?</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Apr 2002 09:42:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[bonehead]]></category>
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		<description><![CDATA[De fait, cette division du milieu l’a durablement marqué. La scène skinhead française présente actuellement un état de décomposition avancée au regard de la situation dans les autres pays européens. Non pas que la mouvance en elle-même ait disparu]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>De fait, cette division du milieu l’a durablement marqué. La scène skinhead française présente actuellement un état de décomposition avancée au regard de la situation dans les autres pays européens. Non pas que la mouvance en elle-même ait disparu. On compte sans doute toujours environ 600 boneheads se revendiquant légitimement comme tels. Mais le niveau d’activité de la génération actuelle est pitoyable à côté de celui de la génération précédente. Il demeure d’ailleurs peu de représentants de celle-ci encore en service : on peut y inclure entre autres Franck Malandain du fanzine <em>Il Faudra Bien Vous Y Faire</em> (Rouen), Olivier Draspa avec <em>Charlemagne</em> (Aniche dans le Nord), ou Jimmy Funck (Fraize dans les Vosges). Mais d’une façon générale, la durée de vie des fanzines ou des groupes n’a jamais été aussi brève. <em>Ultime Combat</em> à Marseille aura duré six mois (deux numéros) en 1999, <em>Final Solution</em>d’E. Cazaban à Toulouse un an (trois numéros), etc. Cette situation est en partie liée à la faiblesse du milieu musical. La scène française compte peu de groupes stables, susceptibles d’offrir un quelconque intérêt pour des interviews, quel que soit le style de musique Oï ou RAC : 9e Panzer Symphonie (Essonne), Celtic Cross (Bretagne), Elsass Korps (Alsace), Bagadou Stourm (Bretagne), Panzerjäger (Nord), Durandal (Val d’Oise), Frakass (Lyon) ainsi que quelques groupes toulousains comme Sang pour sang, Chenin blanc ou Skuld. Une majeure partie de ces groupes est d’ailleurs liée à «l’ancienne» génération, que ce soit Olivier Draspa (Panzerjäger) ou les frères Loisel à Toulouse. Par ailleurs, il est indéniable que le mouvement a une foi moindre en lui-même, ce qui a conduit certains à se reconvertir sur la scène Black Metal ou Hard-Core. Pour autant des concerts<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/et-maintenant-que-vont-ils-faire/#footnote_0_17" id="identifier_0_17" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Quelques concerts de l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re (liste non-exhaustive faute de place dans ces notes !) :
06 f&eacute;vrier ; Elsasskorps, Faustrecht et Durandal &agrave; une centaine de kilom&egrave;tres de Strasbourg
20 mars : Durandal, Bagadou Stourm et Les Vilains &agrave; St Amand
01 mai : Durandal, Londinium SPQR et Mistreat &agrave; Chartres
01 mai : Fraction Hexagone, Sturmtrupp, Involved Patriots &agrave; Strasbourg
19 juin : Panzerj&auml;ger dans la banlieue de Lille
17 juillet : Panzerj&auml;ger &agrave; Rouvroy (62)
24 juillet : idem
07 ao&ucirc;t : Elsasskorps, Landstorm (le groupe de Jasper), Panzerj&auml;ger, Gesta Bellica et Razors Edge dans la banlieue de Strasbourg pour le 6&egrave;me anniversaire d&rsquo;Elsasskorps.
14 ao&ucirc;t : Fraction Hexagone, Baignade interdite et Dernier Rempart &agrave; quelques kilom&egrave;tres d&rsquo;Auxerre
04 septembre : Panzerj&auml;ger &agrave; Somain (59)
11 septembre : Criminal in Feast et The Vero&rsquo;s (nouvelle formation d&rsquo;un vieux skinhead issu du groupe Snix dans les ann&eacute;es 1980) &agrave; Beuvry (62">1</a></sup>) ont lieu avec quelques endroits incontournables comme la région de Bourges sous l’impulsion de Sébastien Legentil et sa copine, Chartres avec Cyril Marchand et Nation 88<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/et-maintenant-que-vont-ils-faire/#footnote_1_17" id="identifier_1_17" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Un peu &laquo; grill&eacute; &raquo; depuis la bagarre survenue entre lui et un membre de Sang &amp; Honneur fin 1998.">2</a></sup>, Limoges avec Mickaël Machadier, Auxerre avec l’association Bourgogne Rock (Joux-la-Ville), Lyon et les Vosges / Alsace. Cette dernière région s’affirme de plus en plus comme l’espace privilégié de développement de la culture bonehead. L’équipe de Poster Service à Gerbeviller, le vivier bonehead de Gérardmer et les Alsaciens fournissent la base suffisante à l’organisation de concerts réguliers et à un activisme tranquille, comme celui des frères Poulet (Arnould &#8211; 88), animateurs l’année dernière du fanzine <em>Front Est</em> jusqu’à ce que le placement en détention pour violences volontaires de l’un des deux vienne interrompre momentanément cette publication. La proximité de l’Allemagne est pour beaucoup dans cette situation. Non seulement les caractéristiques du milieu sont les mêmes, en particulier du point de vue de la ruralité, mais le voisin germanique fournit parfois une partie du public des concerts alsaciens. Cela a encore été le cas le 19 février dernier à Seebach, près de Wissembourg. Organisé par l’équipe d’Elsass Korps et le sieur Bilger, le concert a attiré plus de 900 participants dont facilement les 3/4 d’Allemands. Pour autant, le milieu vosgien reproduit la même situation de division et de rivalités que l’on peut retrouver n’importe où, malgré les appels incessants à l’unité et l’apparent soutien aux prisonniers. Ce dernier point est d’ailleurs une source de querelle sans fin, l’équipe de Blood &amp; Honour accusant régulièrement les autres structures s’occupant du soutien aux prisonniers (SP 88 en Normandie ou Sang &amp; Honneur à Gerbeviller) de ne pas reverser l’argent collecté par le biais de la distribution de CD et badges.</p>
<p><strong>Money, money, money…</strong></p>
<p>C’est donc une scène encore très largement marquée par l’amateurisme. La musique White Power, autrement appelée RAC (Rock Against Communism) est pourtant née en Angleterre à la fin des années 1970, contribuant à politiser la mouvance skinhead grâce aux éléments les plus radicaux du National Front. Mais comme on l’a vu précédemment, la France n’a été que tardivement touchée par le phénomène. Les structures de diffusion n’ont pas de statut commercial et se rabattent sur le statut association loi 1901 ou sur pas de statut du tout. La loi 1901 leur interdit en principe de faire des bénéfices mais cette entrave est facilement contournable en salariant les membres de l’association. Par ailleurs, le statut est très confortable du point de vue juridique. De fait, la diffusion est composée comme suit :</p>
<p>- une majorité de petits catalogues de VPC liés le plus souvent à des fanzines ainsi que des labels amateurs. Ces listes sont souvent crypto-NS mais il n’est pas rare de les voir afficher un certain apolitisme, aussi bien dans les styles musicaux que dans les opinions exprimées, même si la xénophobie est un référent commun. On peut citer en vrac Mr Clean (F. Malandain de Rouen), Street Fighting Distribution (Michaël Bellet de Château-Gonthier (53)), Working class Rds (Christian David<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/et-maintenant-que-vont-ils-faire/#footnote_2_17" id="identifier_2_17" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Dit &laquo;Rosco&raquo;, autrefois animateur du fanzine One Voice et distributeur depuis Segr&eacute; (Maine-et-Loire) des productions du label nazi et am&eacute;ricain Resistance Rds">3</a></sup> de Thionville), Nuits Blanches distrib. (Stéphane Brousse<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/et-maintenant-que-vont-ils-faire/#footnote_3_17" id="identifier_3_17" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Autrefois l&rsquo;une des &laquo;cibles&raquo; de Guttuso et animateur du fanzine Nuits Blanches sur Limoges.">4</a></sup> de Limoges), Fenris distrib. (Philippe Wagner de Fanjeaux<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/et-maintenant-que-vont-ils-faire/#footnote_4_17" id="identifier_4_17" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Animateur durant trois num&eacute;ros du fanzine Der Kampf.">5</a></sup> (11)), liste de distrib. (J.-C. Matarese de Mazeres-Lezons (64)) ainsi que les listes des Crânes blasés (Paris) ou Like a shot Rds (Val d’Oise).</p>
<p>- l’émergence de deux ou trois structures à vocation professionnelle. Ces structures ne sont guère différentes des «amateurs» puisque c’est là aussi de la VPC. Mais le matériel proposé montre une démarche de contact avec la scène européenne. Outre Musique &amp; Tradition à Lyon qui distribue tous les styles ou BoHa Rds en région parisienne, le principal label et catalogue est Pit Rds dans l’Essonne. Fondé en 1994 entre autres par Olivier Garnier, le label n’a pas réellement de style privilégié, ayant même été le premier à produire un groupe de RIF, l’inoxydable Vae Victis, sur l’une de leur première compilation France Explosion. L’équipe est malgré tout plutôt orientée Oï et RAC et c’est sans doute la structure de diffusion la plus liée aux productions étrangères White Power. Celles-ci constituent plus de 90 % du catalogue avec quelques «grosses» pointures comme les Américains de Bound for Glory, les Australiens de Fortress ou les Italiens de Gesta Bellica. Il était inévitable que ce développement suscite des rivalités et des jalousies, que ce soit avec d’autres structures aux mêmes objectifs comme Memorial Rds (sur lesquels nous reviendrons dans un prochain article) ou des groupes boneheads refusant cette dérive commerciale. C’est le cas d’une partie des boneheads du Nord posant la question la plus simple qui soit : «Qui tire tous les liens de ces groupes ? Les sous des concerts, maillots, qui en bénéficie ? Depuis 20 ans tous ces gens se disant pour la race blanche, qu’ont-ils fait de tout l’argent ramassé ? Ils se foutent du mouvement. Leur porte-monnaie est plus important». Ce type de discours n’est pas sans rappeler celui que tenait H. Guttuso en son temps et qui amena les CHS à se rapprocher de la scène Black Metal : «Tous ces habiles marchands sans scrupules au service de leur seul et unique intérêt sont conscients des faiblesses morales du mouvement, ils sont conscients que la scène skinhead est Le Havre<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/et-maintenant-que-vont-ils-faire/#footnote_5_17" id="identifier_5_17" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Allusion pleine de finesse &agrave; Greg Reemers.">6</a></sup> de paix des pires matérialistes […]. L’artificielle extase de ces individus primaires est donc assurée au mieux par des catalogues de plus en plus soignés autant en présentation qu’en choix et leur offrant, moyennant des sommes majorées d’une énorme marge bénéficiaire, les derniers gadgets dans le vent pour parfaire leurs panoplies de nazis du dimanche».</p>
<p>Ce constat est bien sûr extensible à tout le commerce White Power européen et nord-américain. Il suffit de consulter quelques catalogues pour remarquer à quel point l’offre de babioles nazies s’est étendue. La production et diffusion française fait heureusement pâle figure et se limite à quelques structures comme ACTE animée par Paul Pittet en Picardie ou Kostia en Normandie. Le catalogue de Pit Rds est emblématique de cette situation. Mis à part quelques pin’s ou T-Shirts… Il faut sans doute y voir la conséquence d’une législation répressive assez ferme de la part de l’État français, contrairement à celle d’autres États comme la Belgique par exemple. De la même façon, les boutiques directement gérées par des skinheads sont rares depuis la disparition des magasins parisiens, du Chelsea au Darklords. Elles se limitent à l’Orange metallique (anciennement Tapé dans le mille) à Cherbourg, le Boys à Béthune et Saint-Omer et enfin le Spirit of London à Limoges. Cette dernière est animée par Michaël Machadier, chanteur du groupe Délit d’opinion.</p>
<p><strong>La tacatacatacatique du gendarme</strong></p>
<p>Cette situation générale du milieu nazi-skin est donc plutôt encourageante et explique que la dizaine de RG travaillant à plein temps sur la mouvance ne soit pas surchargée de travail. Même politiquement, le constat est vite fait. Si le FN reste LA référence politique, c’est surtout parce que le DPS continue de représenter un Eldorado potentiel, une structure amenant reconnaissance et émoluments divers. L’enquête parlementaire sur le service de sécurité du FN, pour aussi incomplète qu’elle soit, a montré succintement que la mouvance bonehead était l’une des filières de recrutement en personnel motivé. Les liens avec le MNR sont globalement inexistants et seul le GUD, ponctuellement, en fonction des situations régionales, parvient à nouer quelques contacts. C’est en particulier le cas à Lille ou Toulouse, mais la méfiance reste latente. L’une des causes en est certainement l’importance des différences sociales entre des gudards issus de la petite et moyenne bourgeoisie et des skinheads à l’origine sociale modeste ou prolétaire. On est donc loin de la grande période du PNFE, lorsque S. Cornilleau était à la tête de quelques dizaines de skinheads politisés. De la même façon, les liens avec l’étranger sont minimes. Mis à part les contacts musicaux, la scène française n’a que peu de relais avec les pays européens, à l’exception des boneheads des régions frontalières, Nord et Alsace. Mais cela reste lié à l’esprit d’ouverture des boneheads allemands ou belges.</p>
<p>De ce point de vue, la palme revient à ces derniers qui ont monté en moins de deux ans un pôle musical efficace à Brugges avec le café De Kastelein. Organisant au moins un concert de Oï par mois, l’équipe du Kastelein se situe à la confluence géographique et musicale de la scène skinhead nord-européenne. Cela rend encore plus manifeste le contraste entre celle-ci et la scène française comme nous allons le voir ci-après.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_17" class="footnote">Quelques concerts de l’année dernière (liste non-exhaustive faute de place dans ces notes !) :<br />
06 février ; Elsasskorps, Faustrecht et Durandal à une centaine de kilomètres de Strasbourg<br />
20 mars : Durandal, Bagadou Stourm et Les Vilains à St Amand<br />
01 mai : Durandal, Londinium SPQR et Mistreat à Chartres<br />
01 mai : Fraction Hexagone, Sturmtrupp, Involved Patriots à Strasbourg<br />
19 juin : Panzerjäger dans la banlieue de Lille<br />
17 juillet : Panzerjäger à Rouvroy (62)<br />
24 juillet : idem<br />
07 août : Elsasskorps, Landstorm (le groupe de Jasper), Panzerjäger, Gesta Bellica et Razors Edge dans la banlieue de Strasbourg pour le 6ème anniversaire d’Elsasskorps.<br />
14 août : Fraction Hexagone, Baignade interdite et Dernier Rempart à quelques kilomètres d’Auxerre<br />
04 septembre : Panzerjäger à Somain (59)</p>
<p>11 septembre : Criminal in Feast et The Vero’s (nouvelle formation d’un vieux skinhead issu du groupe Snix dans les années 1980) à Beuvry (62</li><li id="footnote_1_17" class="footnote">Un peu « grillé » depuis la bagarre survenue entre lui et un membre de Sang &amp; Honneur fin 1998.</li><li id="footnote_2_17" class="footnote">Dit «Rosco», autrefois animateur du fanzine <em>One Voice</em> et distributeur depuis Segré (Maine-et-Loire) des productions du label nazi et américain Resistance Rds</li><li id="footnote_3_17" class="footnote">Autrefois l’une des «cibles» de Guttuso et animateur du fanzine <em>Nuits Blanches</em> sur Limoges.</li><li id="footnote_4_17" class="footnote">Animateur durant trois numéros du fanzine <em>Der Kampf</em>.</li><li id="footnote_5_17" class="footnote">Allusion pleine de finesse à Greg Reemers.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Petite musique de nuit (et brouillard…)</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Apr 2002 10:39:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Docteur Merlin, Jean-Pax Méfret, Isabella… La droite extrême nous a toujours surpris par la perspicacité de ses goûts musicaux et la qualité des chanteurs ou chanteuses se réclamant de ses idées. Mais ces troubadours des temps modernes ne sont en fait que l’arbre qui cache la forêt car au delà de ces aspects folkloriques, la musique constitue l’un des principaux enjeux du combat des jeunes nationalistes. Nous verrons dans cet article un aperçu de la scène bonehead française et européenne, laissant le Rock Identitaire Français pour un prochain REFLEXes.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Docteur Merlin, Jean-Pax Méfret, Isabella… La droite extrême nous a toujours surpris par la perspicacité de ses goûts musicaux et la qualité des chanteurs ou chanteuses se réclamant de ses idées. Mais ces troubadours des temps modernes ne sont en fait que l’arbre qui cache la forêt car au delà de ces aspects folkloriques, la musique constitue l’un des principaux enjeux du combat des jeunes nationalistes. Nous verrons dans cet article un aperçu de la scène bonehead française et européenne, laissant le Rock Identitaire Français pour un prochain REFLEXes.<br />
La scène bonehead demeure le plus ancien vecteur de diffusion des thèmes nationalistes musicaux. Si les premiers groupes nazi-skins français datent de la première moitié des années 1980, on peut raisonnablement associer la structuration de cette scène avec la création du label brestois Rebelles Européens. Créée en 1987 par Gaël Bodilis, l’association sort son premier disque avec le groupe Brutal Combat. Bodilis n’est pas vraiment ce qu’on pourrait appeler un touriste dans le milieu politique : fasciné par Léon Degrelle et Primo de Rivera, il entre à la même époque au FNJ qu’il quitte quelques mois plus tard pour Troisième Voie. Son label est alors l’un des plus important d’Europe, l’amateurisme étant encore la règle. Cela l’amène tout naturellement à se lancer dans l’organisation de concerts avec les groupes phares de cette époque : Legion 88, Bunker 84, Skinkorps, Brutal Combat… Celui (annulé) du 28 mai 1988 avec Skrewdriver &#8211; le groupe de feu Ian Stuart Donaldson &#8211; en tête d’affiche se transforme en émeute et ratonnades. Cela contribue largement à placer le label sous les projecteurs médiatiques et à le mettre hors-course. Une autre tentative est lancée au début des années 1990 avec l’Association Musicale Européenne (AME). Animée principalement par un bonehead de la région PACA, Richard Sauvage<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petite-musique-de-nuit-et-brouillard/#footnote_0_16" id="identifier_0_16" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. REFLEXes n&deg;47">1</a></sup>, l’association se veut un outil de diffusion de la musique nationaliste et s’appuie sur quelques relais dans l’Ouest et dans l’Essonne. Mais Ritchie n’a qu’un sens restreint de l’organisation et l’expérience s’avère vite un fiasco. Le renouveau de la scène skinhead à partir de 1993 se fait donc sans lui. Une nouvelle génération est en effet apparue, souvent très jeune, investissant massivement l’outil des skinzines, plus nombreux et plus politisés. Leur diffusion est certes restreinte (150 à 200 exemplaires maximum) et leur existence assez courte (moyenne de 4 à 5 numéros), mais leur renouvellement continu est le signe d’un nouveau développement du mouvement. Les groupes musicaux sont eux aussi en pleine reconstitution malgré une durée de vie assez courte. Citons en vrac, 9e Panzer Symphonie<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petite-musique-de-nuit-et-brouillard/#footnote_1_16" id="identifier_1_16" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La 9&egrave;me existe toujours et anime un petit label, RIH Kontact, ainsi qu&rsquo;un skinzine &agrave; la parution erratique, Engrenage infernal">2</a></sup>, Les Chauves Pourris, 5e Colonne, Oïffensive, Jeune Garde, Force de Frappe, Ultime Assaut…</p>
<p>On estime alors la mouvance skin à près d’un millier de membres dont un noyau dur de 150 à 200 personnes, qui se répartissent géographiquement entre la région parisienne, la Normandie, la Bretagne, le Sud, et enfin l’Est de la France. Certains groupes sont plus structurés que d’autres. À Bordeaux, l’équipe du skinzine <em>Un Jour Viendra</em> a à son actif l’organisation de plusieurs concerts dans la région bordelaise. À chaque fois, entre 200 et 300 skins viennent de toute la France et même d’Europe (Angleterre, Espagne, Italie&#8230;). On peut avoir un témoignage tardif de cette importance de Bordeaux à l’échelon national avec une vidéo produite par un groupe de birds animé entre autres par Agnès Gustin : Crazy Birds Crew. Cette K7 destinée à «tous les NS» montre quelques aspects des concerts bordelais de la saison 96/97 avec des prestations de Durandal, Rafale (préformation du groupe toulousain Skuld) mais aussi English Rose ou les Espagnols de Torquemada. Une autre région phare est la Normandie.</p>
<p>En décembre 1993, un concert RAC (Rock Against Communism) réunit près de Caen environ 500 skins, dont de nombreux Parisiens venus en car. Rien d’étonnant à cela, car Caen est une ville où le PNFE dispose alors d’un groupe important dirigé par le vice-président du parti, Eric Sausset. L’état actuel de mort clinique du PNFE ne permet plus d’avoir une idée correcte de son importance dans la scène nazi-skin à cette époque. Un autre bastion dans la région : Le Havre. On y retrouve une vieille connaissance, Régis Kérhuel (<em>alias</em>Madskin), l’ancien bassiste des Evilskins qui a été inculpé plusieurs fois pour coups et blessures<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petite-musique-de-nuit-et-brouillard/#footnote_2_16" id="identifier_2_16" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jeunesses Nationalistes R&eacute;volutionnaires anim&eacute;es par Serge Ayoub, alias Batskin. Longtemps principale figure de la sc&egrave;ne nazi-skin, ce triste individu s&rsquo;est ensuite recycl&eacute; dans le mileu Biker puis a &eacute;t&eacute; emprisonn&eacute; pour trafic de stup&eacute;fiants. Lib&eacute;r&eacute;, il serait actuellement en reconversion au Salvador.">3</a></sup>. Mais cette nouvelle génération havraise s’organise aussi autour d’une revue et d’un groupe portant le même nom, Viking, dirigés tous les deux par un étudiant, Greg Reemers. Très actif, il se déplace alors beaucoup en France et en Europe, notamment en Angleterre où il joue en décembre 1994 avec son groupe pour un concert organisé par Charlie Sargent et Combat 18.</p>
<p>Cette implication des relations étrangères, leur personnalisation en France ainsi que deux grosses affaires criminelles vont venir faucher la scène skinhead en plein vol.</p>
<p><strong>1995, année fatidique</strong></p>
<p>1995 est en effet l’année des meurtres et des embrouilles. Meurtres au Havre et à Paris tout d’abord qui voient l’implication de quelques seconds couteaux du mouvement mais qui vont durablement marquer le milieu par la répression policière qui s’en suit, ainsi que par la réaction du FN. Les relations entre ce parti et la scène skinhead sont en effet depuis longtemps déjà basées sur un malentendu. Une majeure partie des jeunes skinheads a en effet été bercée par les récits et/ou les légendes des «anciens», en particulier des JNR<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petite-musique-de-nuit-et-brouillard/#footnote_3_16" id="identifier_3_16" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Se reporter &agrave; REFLEXes n&deg; 47 et 50 pour de plus amples d&eacute;tails.">4</a></sup>, sur la perméabilité du DPS et la tolérance du FN à leur égard. Mais en 1995 les temps ont changé. Le parti de J.-M. Le Pen représente 15 % des suffrages et n’a plus à se soucier de jeunes nationalistes considérés comme incontrôlables. Les assassins de la manif du Premier mai à Paris sont donc livrés sans remords par B. Courcelle, responsable du DPS. Cette situation déstabilise le milieu alors même qu’il est déjà en proie à la rivalité entre Greg Reemers et Hervé Guttuso.</p>
<p>Celui-ci est un skinhead d’origine marseillaise entré très jeune (14 ans) dans le milieu. Parti en 1992 aux États-Unis, il y découvre la confrérie skinhead Hammer Skins qui se développe alors dans tous les États-Unis mais aussi au Canada, en Australie, ainsi que vers l’Europe (Allemagne, Suisse et même République tchèque). Guttuso se charge alors de créer la branche française qu’il baptise Exiled Charlemagne Hammer Skin : exilée puisque pour l’instant basée aux États-Unis, Charlemagne en souvenir de la division SS composée de Français. Après une première tentative ratée, il se rabat sur la confection d’une revue intitulée <em>Terreur d’Élite</em>, au contenu violemment antisémite et destinée à diffuser en France les thèses des groupes suprémacistes blancs. Pour ces derniers, une conspiration juive influence et domine la politique des nations blanches, visant à l’abâtardissement de celles-ci en prônant le métissage, les États-Unis et sa capitale étant pour eux aux mains d’un gouvernement d’occupation d’origine juive, qu’ils ont baptisé ZOG (Zionist Occupation Government). Autour de ce concept se rassemblent les membres du KKK, les nationaux-socialistes, les catholiques antisémites, les skins prônant la «résistance» par tous les moyens, y compris par les armes. Le cas le plus connu est le mouvement The Order dirigé par Bob Mathews, qui fut impliqué dans des braquages et des assassinats de la fin 1983 à la fin 1984. Mathews fut abattu par le FBI, tandis que plusieurs de ses militants furent condamnés à perpétuité. Ces derniers sont devenus des héros pour les nazis américains et ils sont désignés dans leur presse comme des prisonniers de guerre (POW). L’un d’entre eux, David Lane, a écrit plusieurs textes qui sont devenus des références pour ces mouvements. Ces mêmes groupes ont également adopté pour signature une phrase de Lane : «Nous devons assurer l’existence de notre race et un futur pour les enfants blancs», connue aussi sous le nom des «14 mots de Lane». Mais la revue sert aussi à Guttuso pour régler ses comptes avec le mouvement skin français qu’il trouve trop mou. Fin 1993, Guttuso rentre à Marseille, bien décidé à recruter pour la CHS. Il était inévitable que Guttuso entre en conflit avec Reemers, auréolé de ses contacts avec Blood &amp; Honour<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/petite-musique-de-nuit-et-brouillard/#footnote_4_16" id="identifier_4_16" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cet homme a un pass&eacute; &eacute;loquent: condamn&eacute; pour une bagarre avec un punk (2 mois de prison), puis &agrave; nouveau &agrave; la suite d&rsquo;une bagarre lors d&rsquo;un concert en d&eacute;cembre 1985, bagarre qui fit un bless&eacute; grave (30 mois dont six avec sursis en ao&ucirc;t 1986) ; participant actif aux ratonnades &agrave; Brest du 28 mai 1988 ; condamn&eacute; &agrave; 3 mois fermes en comparution directe puis &agrave; un mois ferme en septembre 1988. Le 30 octobre 1988 arr&ecirc;t&eacute; pour avoir avec trois autres skinheads &agrave; moiti&eacute; d&eacute;truit un bar du Havre, le Restobar ; condamn&eacute; avec Ayoub, Giraud et E. Rossi le 19 janvier 1994 &agrave; 8 mois de prison avec sursis a la suite de l&rsquo;attaque d&rsquo;un groupe de jeunes le 22 avril 1990 ; poursuivi et incarc&eacute;r&eacute; depuis le 12 juin 1998 pour le meurtre de James Dindoyal, le 19 juin 1990 et condamn&eacute; en novembre 1998. &Agrave; noter qu&rsquo;il &eacute;tait int&eacute;gr&eacute; au DPS lors des BBR de 1997&hellip;">5</a></sup>. Commencée sur des questions mineures (une annulation de concert à Marseille en juin 1995 par exemple), la rivalité prend assez vite le masque du conflit organisationnel entre les CHS et Blood &amp; Honour France. Utilisant la revue des CHS, <em>Wotan</em>, Guttuso ne rate pas une occasion de tourner en ridicule Reemers et ses amis (<em>cf. illustration</em>). Cette situation déchire le milieu et dure jusqu’à l’arrestation en décembre 1997 et janvier 1998 en France et en Angleterre, dans le cadre de l’enquête sur la profanation du cimetière de Toulon en juin 1996, de Guttuso et ses amis, Éric Monnier (Lyon), Ronald Robin et Cyril Dieupart (Rouen). Ces derniers, très actifs sur la scène Black Metal nazie, marquaient le rapprochement entre des skins déçus par leur milieu et un genre musical propice à la diffusion de l’idéologie NS.</p>
<p><em>Qui fait le malin tombe dans le ravin !</em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_16" class="footnote">Cf. <em>REFLEXes</em> n°47</li><li id="footnote_1_16" class="footnote">La 9ème existe toujours et anime un petit label, RIH Kontact, ainsi qu’un skinzine à la parution erratique, <em>Engrenage infernal</em></li><li id="footnote_2_16" class="footnote">Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires animées par Serge Ayoub, <em>alias</em> Batskin. Longtemps principale figure de la scène nazi-skin, ce triste individu s’est ensuite recyclé dans le mileu Biker puis a été emprisonné pour trafic de stupéfiants. Libéré, il serait actuellement en reconversion au Salvador.</li><li id="footnote_3_16" class="footnote">Se reporter à <em>REFLEXes</em> n° 47 et 50 pour de plus amples détails.</li><li id="footnote_4_16" class="footnote">Cet homme a un passé éloquent: condamné pour une bagarre avec un punk (2 mois de prison), puis à nouveau à la suite d’une bagarre lors d’un concert en décembre 1985, bagarre qui fit un blessé grave (30 mois dont six avec sursis en août 1986) ; participant actif aux ratonnades à Brest du 28 mai 1988 ; condamné à 3 mois fermes en comparution directe puis à un mois ferme en septembre 1988. Le 30 octobre 1988 arrêté pour avoir avec trois autres skinheads à moitié détruit un bar du Havre, le Restobar ; condamné avec Ayoub, Giraud et E. Rossi le 19 janvier 1994 à 8 mois de prison avec sursis a la suite de l’attaque d’un groupe de jeunes le 22 avril 1990 ; poursuivi et incarcéré depuis le 12 juin 1998 pour le meurtre de James Dindoyal, le 19 juin 1990 et condamné en novembre 1998. À noter qu’il était intégré au DPS lors des BBR de 1997…</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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